Titre : Le Semeur algérien : paraissant le dimanche
Éditeur : [s.n.] (Alger)
Date d'édition : 1920-08-08
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32867269g
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
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Description : 08 août 1920 08 août 1920
Description : 1920/08/08 (A9,N475). 1920/08/08 (A9,N475).
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6376966k
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JO-90199
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 16/01/2013
Neuvième Année H" 476
10 alEmIriDAIEU
8 Août 1920
ABONNEMENTS
ALGÉRIE (3 provinces) Q" mots 1 frs
- - < un an 7 FMI
FRANQB, TuNISIB, MAROCI 8 frs
ETRANGER. 9 frs
Envoyer 50 centimes pour les chan-
gements d'adreegé
Des abonnements partent'du tir et
du 15 de chaque mois et sont
payables d'avance.
le Seieur Algérien
- ,
ANNONCES
Annonces (la lign-e) 0 fr. 10
Réclames - 0 fr. 20
Chronique locale - 0 fr. 30
Le Semeur Algérien esL désigné
pour l'insertion des annonces lé-
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Les annonces pour Alger et l'Afri-
que du Nord sont reçues aux bu-
reaux du journal et à l'Agence Ha-
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'Les Communications concernant la Rédaction et l'Administration
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Paraissant le Dimanche
La Société de Publicité Religieuse, 6, Place de la Bourse, à Paris,
est seule chargée de recevoir la publicité extra-locale pour le
journal.
- LES
T Pluparts Mariti.
AMÉIUBMB
Une grande partie se joije actuelle-
ment au Parlement sur cette question,
et les journaux quotidiens nous ont
apporté les échos de l'éloquenoo dé-
ployée par le nouveau tribun, Mori-
naud, pour faire triompher la solu-
tion qui est chère.
Je commence par dire que si j'ad-
mire la parole de Morinaud, je mie
défie de lui ; son «lliiance avec Outtoli,
dont il était l'adversaire et révéla vio-
lemment les tares aux élections de
1899, l'association formée entre lui.,
le môme Cuttoli, Lacanaud, de la Dé-
pêche Algérienne, Perrier de Y Echo
d'Oran et autres pour obtenir, au
moyen de leups influences, la conces-
sion, à leur consortium, duTJje-bel-
Onck, la manière dont il s'est fait, de-
puis plusieurs années, aux Déléga-
tions Financières, l'Adulateur et le
Terre-neuve des Gouverneurs Géné-
raux, me le renejent suspect de cher-
cher plus son intérêt .personnel, que
celui de la Colonie.
Au sujet des transports maritimes,
donc, Morinaud me paraît s'être fait
le porte-paroles de l'Administration.
Nul n'ignore que M. Bouisson, sous-
secrétaire d'Etat de funeste mémoire,
rÕvant d'une flotte d'Etat, avait comr
mandé au prix fort, six «paquebots
pour les services entre la France et
l'Algérie. On trouve en haut-lieu, qu'a-
vec un budget obéré comme l'est celui
de la Métropole, c'est une piluqe fort
amène à digérer que de payer oes Dar
vires au prix élevé du grarohé; et T on
;':t.4Iu.Jt.lUl
- llait à digérer. Ètiëvfc*n
seconde - de son éloquent, ce désir
gouvernemental, tout comme il pré-
conise la romise aux Compagnies du
P.-L.-M. et du Midi de ces bateaux.
Cette remise serait certainement
une bonne solution. pourvu que les
conditions ne nous en soient pas oné-
l'cuses; -si ces Compagnies acceptent
de reprendre le marché des paquebots
commandés, ce -ne sera pas sans ob-
tenir dos compensations sous une
forme ou sous une autre.
D'aulres critiques, s& sont faites et
se feront jour; d'ailleurs à cet égard,
le seul point sur lequel on paraît d'ac-
cord étalit 'qu'il faut ircmiipre avec lies
anciennes Compagnies concession-
naires et mettre fin à l'hégémonie
qu'elles s'étaient forgées sur lia navi-
gation franco-algérienne en Méditer-
ranée. -
L'Algérie a le malheur d'être- par-
tagée en trois dôartements dont ceux
de l'Ouest et de l'Est supportent dif-
ncÛemant la suprématie que donne à
Alger sa position-centrale. Or, les na-
vires co-mtoandés sont surtout des-
tinés aux lignes Alger-Marseille et
Alger-Port-Vendros. De là, un mécon-
tentement que M. Gazes a traduit dains
VEcho à/Oran en ce 'qui concerne le
chef-lieu de l'Ouest.
C'est touj ours un régal pour moi,
que de lire les articles de M. Cazes,
toujours très judicieux, parfaits de
logique et de forme. Est-ce qu'en
- France, les lignes aboutissant à Pa-
ris ne bénéficient pas. des améliora-
tions avant celles des grandes villes
provinciales entre elles?
: 'II en est de même en Algérie, et
olm,m'8 au point de vue voyageurs les
lignes desservant Alger sont les plus
fructueuses -il n'y a pas à s'étonner
que les entrepreneurs do services ma-
ritimes les exploitent de préférence à
toutes autres.
Et pourquoi les Oranai-s ne se crée-
faient-ils pas une Compagnie de na-
vigation en demandant pour elle des
avantages aux concessionnaires des
navi-res sur Alger? Ce n'est pas l'ar-
gent qui leur manque et ils seraient
certains d'être bien servis, l'était par
eux-mêmes.
D'ailleurs, personnellement, j'au-
rais été heureux de voir les -Algérois
faire une Compagnie de navigation.
Ils ont bien su trouver des fonds pour
un chantier de construction mariti-
mes. H faut nous habituer à vivre par
nous-mêmes en créant tous les ser-
vices et toutes des industries possibles;
n'ayant rien ou peu de chose à de-
mander aux autres, nous en serons
d'autant plus forts.
Réformons et supîprûimons des .abus,
il y en ia tant. Et probablement
nous trouverons plus facilement
des preneurs pour nos services ma-
ri urnes, si! nous n'avons pas assez
d'initiatives 'pour lIes enireptreniéne à
nous seuls. Ces services nous coûte-
ront en outre moins cher.
Dans la discussion qui a eu lieu
à la Chambre, M. Bouisson, dont j'ai
parl'é, a défendu ses actes de l'époque
où il fut sous-secrétaire d'Etat et la
réquisition qulf ilt de navires pour
assurer nos services franco-algérieus;
cela dénote de sa part quelque in-
conscience, pour 'no pas employer un
qualificatif trop dur. Qu'il ait eu rai-
son d'employer la réquisition, cel'a est
fort possible, mais ce qui eut été cri-
tiquable à juste titre, c'eût été le
mode d'emploi de la flotte réquisition-
née, qui faisait ses traversées souvent
avec un grand creux dans les flancs
des navires, alors qu'il y avait tant de
grains et de vins à transporter. Je se-
rais curieux qu'un statisticien admi-
nistratif ou autre nous ilt connaître
les recettes et dépenses de cette flotte
et leur balance, et M. Bouisson aurait
bien fait de nous la donner; c'eût été
sa meilleure justifioation. On nous a
tenu tant de choses cachées qu'il ne
iaut pas nous étonner que cette sta-
tistique ftom'-k .soit aussi,
: .'i -/ .'7 ',':.-:- >- :.bEQNBÈ.-.
UN NOUVEL EMPRUNT
Dans une séanco^do .nuit, la Cham-
bre a voté à mains levées un proj et
d'emprunt présenté par le minisire
des Finances.
-Cet emprunt sera de 6 de ren"
tes perpétuelles remboursables en to-
talité ou par séries, il partir du 1er
janvier 1937.
U Le taux d'émission, la date, les mo-
dalités seront fixées par décret.
Les bo.ns et obligations de la Dé-
fense 'Nationale, les titres de rentes
3 V2 amortissables, les Bons du
Trésor seront acceptés en libération
des souscriptions. Les rentes 4 émi-
ses précédemment seront également
acceptées jusqu'à concurrence de la
moitié de -- ia souscription.
Le ministre a fait un exposé opti-
miste de notre situation financière.
Il a insisié sur l'amélioration de notre
change et de notre balance commer-
ciale.
A une question qui lui fut posée, M.
Marsal a confirmé qu'aucun, gouver-
nement russe ne sera reconnu s'il
n'accepte pas la responsabilité des
engagements financiers contractés par
es gouvernements précédents.
*
**
EN VACANCES
Le Sénat ayant voté sans débat le
dit emprunt, sénateurs et députés ont
pris la clef des champs. ̃Rentrée rte 1er
octobre.
Le cinquantenaire de la République
ne iserapas céBébré le 4 sQptembre, an-
niversaire die Sedan, mais le 2 novem-
bre. La Chambre, lavant sa séparation,
a fatit acte de patriotisme en repous-
sant illa- date qu'on lui proposait.
MEDAILLES D'HONNEUR
Des • médailles d'honneur ont été décer-
nées pour Heur dévouement au Murs de
diverses épidémies en Algérie, à Gayda, en religion Sœur Anne-Marie, et
Trastour, en religion Sœur Marie-Anne,
infirmières à l'hôpital civil de Bône; Pou-
deroux CMa-ric), en Teligion Sœur Mario
de Pazz-i, et Gristofary (SY'lvia).,- en reli-
giion Sœur Joseph-Ernest, Sœurs hospita-
lièrQS, injftimièr es-majors à l'hôpital
d1 Am-Témouchen t.
Crème
mStsJSclipSG
POLITIQUI ALGERIENNE
Revenu de Frahce depuis quelques
jours, j'ai - été - surpris - et choque de
l'attitude de .plus en plus arrôgante et
agressive des indigènes. Est-ce donc
là où nous mène la politique de dou-
ceur d'un des derniers représentants
de la Métropole en Algérie?
On ne peut plue rien dire à ces
« messieurs M, car cst du titre de
« monsieur » qu'il faut les appeler
comme le demandait l'un d'eux, avec
hauteur, et en un français douteux,
à une dame, au marché de la Lyre.
Les petiits faits- suivants sont signi-
ficatifs de cet état d'esprit :
A une fontaine de la rue Rovigo,
où 11 y a presse par ces temps de pé-
nurie d'eau, un indigène veut passer
avant son tour. Une femme, une mé-
nagère française, qui attendait là
avant lui, l'en empêche, comme il
oonvient. Elle s'entend alors menacée
par celui a qui tout est permis, et qui
commence déjà par l'insulter en mots
orduriers aratbes et français.
Un peu plus loin, c'est un mar-
chand de légumes ambulant qui in-
sulte de même en mots grossière une
personne qui marchande une denrée
très chère et de qualité médiocre..Les
acheteuses étaient outrées et non loin
de là, les mains derrière le dos, un
agent se promenait d'un air dégagé,
sans se soucier que c'étaient des
Françaises qui, sous ses yeux, étaient
traitées de la sorte. Ceci se passait
au coin du café Cadix.
Ce sont des faits sans grande im-
portance, mais ils réflètent l'état d'fl-
m'e des protégés de M. Jonnart et ils
montrent que dans les cafés maures
la propagande anti - française doit
être aussi intense, sinon plus, qu'a-
vant.
Une autre politique irait mieux à
ces gens-là que la politique de dou-
ceur et de favoritisme inaugurée de-
puis quelques.années. Cette politique,
peut nous conduire à notre perte. Lea
droits accordés sorjt trop grands et il
fatrt - crafnarc qtte oeux qui en jouts-
sent ne relèvent par trop la tête et ne
oherchent un jour à se débarrasser
de ceux qui veulent introduire ohoz
eux des coutumes plus civilisées et
qui n'auront travaillé qu'à forger des!
armes contre eux-mêmes et leurs co.n-
citoyens. Il faut se fairo craindre des
gens nui ne savent pas aimer et nui
ne comprennent pas l'amour.
Qu'on demande donc l'avis des co-
lons et qu'on agisse en conséquence.
Mieux que personne ils connaissent la
mentalité de ceux qu'ils emploient et
la manière dont il faut s'y prendre
avec eux. Ils sont à même dé travail-
ler comme il convient au bien de la
colonie; qu'on les soulhmnc. ils peu-
vent enseigner et aider pour le mieux
ceux qui sont chargés de représenter
la France en Algérie. _n.
UINYS.
Cet artiiole était écrit quand nous
avons appris ;le vote du Parlement.
Le Régime de l'Indigénat est rétabli
Il était temps. Le Parlement, reve-
nant sur l'erreur oommise, a rétabli
le régime de l'tndigénat, tel qu'il était
avant la guerre. -
La nouvelle loi remet en vigueur
l'article 3 de la loi du 15 juillet 1914
qui dit que la mise en surveillance des
indigènes peut être prononcée pour
acte d'hostilité contre la souveraineté
de la France, pour prédications m ara-
boutiques ou religieuses, pour menées
de nature à favoriser l'insécurité,
pour tous les actes qui, en dehors des
cas de complicités limitaLivoment - dé-
terminés par le Code pénal, favori-
sent manifestement les vols de récol-
tes ou de bestiaux.
Les administrateurs reprennent
leurs pouvoirs discipli naires ; ils veil-
lent spécialement à l'achat, la vente
et la détention des armes et munitions
par les indigènes.
Le Congrès des Maires a donc reçu
satisfaction.
Espérons que les colons*retrouve-
ront leur sécurité et que rindigéimt
viendra à Ihout dou 'banditks.me,dcs- vols
et des assassinats qui répandent de
plus en plus la terreur dans tout le
bled.
Mais un autre dangcr, non moins
grave, plus grave peut-être, existe :
l'achat des terres et des maisons d'ha-
bitations par les indigènes. Lorsqu'un
européen change de centre ou quitte
l'Algérie, ces derniers se présentent
les mains pleine» d'or et achètent -au
prix fort, sans marchander. Et com-
ment reiriédier à cet état de choses,
qui appellent, nous en sommes per-
, '.,. ,
7
suadé, l'attention de M. Abbo, à qui
nous devons en très grande partie le
vote du Parlement. V. T.
La Ligue dci Droits de I Romme
Le Secrétaire général de la Ligue
des Droits de l'Homme -et du Citoyen
nous adresse la note suivante :
Paris, le 22 juillet 1920.
Monsieur le directeur,
Dans, votre numéro du 11 juillet,
dont j'ai connaissance aujourd'hui
seulement, vous écrivez:
« La trop célèbre Ligue des Droits
de l'Homme, amorce une ,nouvelle
campagne de chambardement et de
destruction.
« Dans lee premières phrases du
premier rapport établi par ses ordres,
une vigoureuse défense des Boches
.est formulée.
>« Attendons-nous à ce que ces mes-
sieurs de la Ligue des Droits de
LHomme établisesnt bientôt la com-
pléte innocence de l'Allemagne et la
culpabilité des gouvelmmenw de
l'Entente. »
Je ne sais, Monsieur le Directeur, à
quel rapport de la Ligue ou établi par
les ordres de la Ligue vous faites al-
lusion, et je vous mets au défi de jus-
tifier par un texte l'assertion que vous
avez publiée. -
Je vous demande, Monsieur le Di-
recteur, de bien vouloir, aux termes
de la loi, publier dans le prochain nu-
ijaéro, à la même place et dans les
mêmes oaraotères, cette rectification.
Veuillez agréer, Monsieur le Direc-
teur, mes sauutations.
Le Secrétaire Général,
Henri GUERNUT.
Nous sommes heureux de consta-
ter que la Ligue, en tant "que Ligue,
rejette toute responsabilité dans la
tentative de campagne entreprise.
Il n'en reste pas moins, quo plu-
sieurs membres - de la.dite - Ligue ont
manifesté leur sympathie pour les
'Allemands en cette ciroonstanoe.
Pour les Familles Nombreuses
L' « Editorial » expo&o une intéresante
proposition de loi do- M. le Docteur Thi-
bout, député do la Seine.
M. lo Docteur Thibout a déposé réJecm-
mout une proposition do loi prévoyant
dos allocations nnUoImlos pour les famil-
les nombreuses provenant d'une union
régulière. Les taux qui y flgurcnt. et que
la prudence fiscale ne sera probablement
pas portée à accroître, sont do 300 francs
pour le troisième on tant, do ,cRO pour lo
quatrième, do 600 pour chacun des sui-
vants. C'est ipeu, sans doute, c'est insuffi-
Bant a coup sûr; It-ce une raison valable
de se désintéresser pour autant de cette
première .l'Óformc et, sous (prétexte de la
réaliser plus grandement, de la remettre
à plus tard ?
Certes, nul ne prétendra, qu'avec six
cents l'rancs un père de famille, mÔmoO
dans de pauvres 'campagnes, réalise sur
la MtJe de chacun de ses enfants des bé-
néfices scandaleux; nul ne prétendra que
toute naissance représente pour lui, au
point de vue financier, une excellente
opération. Mais aussi ibien, il ne s'agit pas
ddeflino m
de donner un avantage à celui qui peuple
largement son foyer; iil s'agit pour l'ins-
tant, de l'empêcher de succomber (et
quelques billets IMeus y suffiraient .bien
souvent), de le préserver, sinon' de la
pauvreté, du imoins de la misère, et de
réaliser ainsi à son bénéfice, entre lui et
le célibataire ou le pére de peu d'enfants,
non pas une prime (le mot serait déri-
soite), m,Ms un commencement de péré-
quation; tentative d'amélioration bien ru-
dimentaire et qui devra être renforcée
notablement par une salaire familial élar-
gi, mais enfirn tentative réelle et réalisa-
ble, et d'autant plus précieuse qu'on l'a
ni us attendue.
C'est là, en effet, que réside le gros .in-
térêt de 'la proposition nouv, j1e. Au tfoml,
si l'on veut beaucoup d'enfants dans l'a-
venir, il importe d'aibord qu'on se rende
compte dans île pays qu'il y a quelque
chose de chaingé, qu'à la racine de la vi-e
nationale, nous plaçons désormais cette
réalité divine, la Famille, avec les vertus
de salut public qui y sont, étroitement
liées.
Conseil Pratique
Quel que soit la cause (Je l'étoufTement,
qu'il provienne d'une crise d'asthme, d'un
catarrhe, d'une bronchite chronique, de
suites de .pleurésie ou d'influenza, on est
soulagé instantanément en faisant usage
de la Poudre Louis (Legras, ce iroerveil-
leux Temède qui a obtenu Œa (plus haute
récompense à l'Exposition Universelle de
1300 One boîte est exipédiée contre man-
darf, de 2 tfr. 80 (ipipAt compris) adressé à
Louis ÎLegras 139, Bd Maçcnta, à Parisv
U Vie Religieuse à Alger
Voici l'allocution prononcée .par M. H.
Foumier à l'Assemblée généraile des Con-
férences de St-Vincent de Paul du di-
manche 25 juillet.
Messieurs, et chers Confrères,
Il y a un an, à ipareille heure et pres-
que à pareil jour, nous célébrions notre
fête statutaire de St-Vincent de Paul en
l'église St-Joseph, de Bab-el-Oued, et no-
tre Assemblée se tenait dans la pieuse et
hospitalière Maison que dirigent, sur cette
paroisse, les saintes « Filles de la Cha-
rité M. Et nous avions pour Président
d'honneur, vous vous en souvenez, le Pré-
lat très bon et très aimé, dont les jours
hélas ! étaient déjà comptés, que nous
pleurons aujourd'hui, et que nous regret-
terons toujours Eh bien, il m'a semblé1
que je ne (pouvais mieux répondue à vo-
tre secret désir, comme d'ailleurs à J'es-
prit de notre Règlement, qu'en vous rap-
pelant lies conseils qu'il nous donna alors,
les derniers que nous devions recevoir
de lui; ces paroles suprêmes, auxquelles
s'attachaient une autorité et une, gravité
exceptionnelles, qui renfermaient le plus
magnifique programme d'action et de vie
catholique et résumaient tous les devoiirs
qui incombent à ceux qui ont, comme
nous, l'honneur et le bonheur d'aipparte-
air à la Société de Sl-Yinccllt de PauL
11 avait pris .pour texte de cette ho-
mélie1 touchante que vous entendez en-
core, - vous savez comme il excellait
dams ce genre de prédication - ces pa-
roles suiblimes, tombées des lèvres de
Nôtre-Seigneur Jésus-Christ, il y a deux
mille ans, et qui demeurent comme la
devise incomparable de ceux qui veulent,
à sa suite et à son exemple, remplir le
devoir social de la Cha,rdtlé.:
<1
« Misercor super lurbam.
J'ai pitié de cette foule. »
T>& que.Ue foule s'agissait-il? Quels
étaient, quels sont encore maintenat les
besoins impérieux 'et permaments de cette
mullritude qui attirait les regards et ex-
citait la divine compassion du Maître?
Que devons-nous faire, nous au XX* siè-
cle, ipour témoigner notre fraternel dé-
vouement à ces malheureux, « qui vien-
nent de loin .,), « qui ont faim et soif, et
qui -vonf. tomber en défaillance sur les
chemins, si on les renvoie à jeun dans
leurs mlaisons? »
A ces questions, iMgr Piqurvmal répon-
dit avee la dlarté, la précision, et la eba-
leuT que vous savez. La foule sur la-
quelle s'abaissent .les reigards attendris de
Nôtre-Seigneur, plln n'a pas. changlq. C'csl
lo peuple n,ti milieu duquel nous vivons;
c'est la grande masse des ipeLils, des hum-
oIns, la race - qui 11e s'étekidra (pas -
de ceux qui travaillent et. qui soutirent,
et qui, de l'authe au soir, gagnent le mor-
ceau de paim de chaque jour à la siieu.-
de leurs fronts brûlants et dans la blrs-
sure de ileurs mains calleuses et quelque-
fois saignantes. VoiHà la Poule qu'il faut
secourir dans- son rorps et dans son âme.
Dans son corps, car il faut vivre d'abord,
e-L, selon le mot profond de. Léon XTlT, il
faut assurer au pauvre et à l'ouvrier « un
minimum de bien-être pour qu'il puisse
pratiquer la vc'.lu ». Dam- son finie aussi,
car 011c a faiim et soif de lumière, de
justice et de vérité, et c'est à nous, les
privilégiés, qu'il appartient de former et
d'éclairer son esprit, de discipliner sa
volonté et, d'orienter sa vie tout entière
vers ses destinées immortelles.
Messieurs, ces paroles élolluenLrR, que
je ne .puis qu'imIP'a.rfaiLr-mcml reqproduire,
laissèrent dans inos âmes une impression
profonde. EL chacun de nous prit, avec
sa conscience et devamt Drieu, l'engagr-
ment dei travailler dans la masure de ses
forces à !la formation, intellectuelle, mo-
rale et religieuse des enfants du peuiplo
par Yédu-cation chrétienne?
Avons-.n'ous tenu cette ,promf'ss(\? Quoi
qu'il en soit, les besoins du peuples dont
parlait M;gr - Piqueanal, ne sont TIti moins
nombreux, ni moins urgents en 1920
qu'ten 1 flii9. Si le bien-être physique et
matériel' est ou paraît plus répandu, qui
oserait dire que le progrès moral a suivi
parallèlement la même courbe ascendan-
te.? Est-ee que l'ignorance religieuse n'est
plus un des graves dangers, un des fléaux
de notre iLam!¡)s? Quel est oelui de nous,
m'es eh ers Confrères, qui m'éprouve cha-
que jour un profond sentiment de tris-
tesse et de pitié en voyait cas flots Lu-
multueux d'enfants, d'hommes et de fem-
m'es du peufple assiéger, envahir des lieux
dits de récréation et d'amusement où cette
foule ignorante et avide de p-laisiir, voit,
écoute et - entend des choses qu'elle ne de-
vrait ni voir, ni entendre ; où tics mal-
faiteurs publics lui vrrBnt" sans qu'elle
s'en doube, le poison fatal qui tue les
I et les oorps, îles individus et les ra-
ces 1 e
C'est (pourquoi mous 00 saurions trop
louer et soutenir les catholiques mili-
tants qdi s'efforcent d'enrayer le mal.
Contre l'ignorance religieuse, dont souf-
frent toutes lee classes de la Société con-
ttporaine, votre môme IIlOB « intellec-
tuels » les plus en vue, not.re prédica-
teur de la « Miesse des Hommes » a lutté,
cette année pendant plusieurs mois, avec
son énergie ooutumière et il prépare en
ce moment une Biblothèque d'apologéti-
que -pour ceux qui méconnaissent ou qui
connaissent mal les vérités essentielles
de notre Religion. Puissent, iMgr Bollon,
et ses vaillants collaborateurs, mener à
bien une entreprise si opportune et 3i
chrétienne !
Dans d'autres mi-lieux, le zèle des Ca-
tholiques algériens ne se montre pas
moins actif. Là-bas, aux pieds de Notre-
Dame d'Afrique, sur la colline donl le
nom seul évoque tout un glorieux passé
d'histoire religieuse africaine, voicii qu'un
établissement d'enseignement secondaire
va s'ouvrir, offrant aux familles, avec
tous les avantages d'une culture classi-
que intégrale, l'inappréciable bienfait d'u-
ne éducation foncièrement chrétienne.
Aux 'hommes clairvoyants et dévoués qui
-
ont pris cette courageuse initiative, tou-
tes nos félicitations respectueuses* et tous
nos vœux les plus cordiaux.
Mais ic/est surtout au relèvement de
notre pays par l'éducation chrétienne du
peuple que songeait Mgr Piquemal; et
c'est surtout au profit des humbles qu'a
été fondé sous le .haut patronage de Mgr
1 Archevêque le « Comité d'Enseignement
libre » qui vient dr vous adresser un
pressant appel. Vous connaissez son but,
son programme, les statuts de l'Associa-
tion qu'il a ¡f{)ndr', les premiers fruits de
ses travaux. C'est en son nom que je viens,
non pas solliciter votre concours, qui lui
est acquis, mais vous remercier de votre
précieuse collaborait ion. C'est vous qui,
dans un magnifique élan de générosité
avez fourni les premières ressources.
C'est, vous qui contribuerez dans la plus
large mesure au su-eès de' notre propa-
gande. Et c'est pourquoi je me permets
d'entrer dans quelques détails. Nous avons
oiîiert une première' obole à M. le Curé
de SakiteeCroix pour l'organisation d'uno
petite Ecole paroissiale, et à M. le Guré
de St-Bonaveniture ipour Ja créatiion d'uno
classe nouvelle dans une Ecole déjà exis-
tante, at mous aiderons de notre mieux M.
le Curé de St-Vinr.c.nl de Paul qui, lui
aussi, s'est, mis à "({'uv!,p,
Ici-même, dans 'la jolie salle que nous
inaugurons, deux classes fonctionneront
le 1er octobre. La déclaration, d'ouverture
est faite; ICI Direcrte.ur est agréé; et l'ap-
pel aux. parents chrétiens est déjà en-
tendu. Jn n'insislei pas; je 'blesserais la
modestie du pasteur, qui esL ici..Mais je
peux bien remercier le prêtre de grand
cceur - il est. a'benf - qui a contribué
de ses deniers, et pour -nno large part à
la construction de cette école. C'est le mô-
me qui eut le premier l'intuition du bien
qui pouvait, se faire' itcû; c'est celui qui
acheta la première parcelle du terrain on
s'élèvera plus lard, espérons-le, une Egli-
se, telle que la veut Mgr l'Archevêque,
digne d'e no-lrc ville, digne du vénérable
Géronimo, digne de iSI-Vineeut île l'aul.
J envoie à M. le. ilhanoine Deyrieux, l'an-
cien Cur. de, X.-D. des VicLoires, l'auxi-
liaire dévoué de M. l'abbé OhoveU l'hom-
mage de 'no-Ire rcspeNui'use et atï'eclueuse
gratitude.
Mes clieii's Confrères, ceux qui lravail-
lent ainsi, sur tous les terrains, à la dif-
fusion d,, r, catholique, ne
se 'dissimulent 'pas les difficultés île leur
tùche. Avant que des écoles libre-j. telles
que >nous les voulons, solidement établies,
répondant à tous les besoins de -l'heure
présente, tleurissent et rayonnent s-ur tous
les points de notre vaste diocèse, que de
sacrifices, que tl-e luttes, que* d'efforts per-
sévérants seront nécessaires! Nous dis-
paraîtrons, nous, avant .le succès iléfini-
tiif; mais l'avu-vre, à peine ébauchée, sera
continuée par nos successeurs. Kl le -g'J'all-
dira, elle se développera, elle vivra par
vous, Messieurs les Jeunes !
Aliberl do .M-U'ii- raconte, que, -le> 2 dé-
cembre 1870, dans un des combats meur-
triers qui si- livraient autour du Mans, le
général de Sonis, à un moment critique,
courut à ses zouaves, et .levant son épée,
s'écria : « Messieurs, donnons l'exemple;
montrons comment meurent des chré-
tiens ! » Et la petiite troupe s'avança, fau-
chée par la mitraille. T.e porte-étendard
tombe un des premiers; un autre relève
la bannière .sR.rr,é.(') désormais teinte d'un
sang 'hér'Oï.quc.. II tombe à son tour, rl,
efi expirant, il donne l'étendard à son fils,
qUi le relève encore, et va mourir après
quelques pas. Mais l'ennemi reculait, et
la glorieuse bannière était sauvée. Ello
Hotte, aujourd'hui, libre et fièvre, à Mont-
martre, dans la basilique du Ra('ré-.Cœur r
Messieurs, notre drapeau à nous, c'est
1e drapeau de la Charité, 1e drapeau de
St-Vincent de Paul. Nous vous le trans-
mettrons bientôt, Jeunes gens, avec la
certitude qu'il ne périclitera pas dans vos
mains.
Modestes ouvriers de la prermière heure,
nous préparons le trrain et nous semons.
10 alEmIriDAIEU
8 Août 1920
ABONNEMENTS
ALGÉRIE (3 provinces) Q" mots 1 frs
- - < un an 7 FMI
FRANQB, TuNISIB, MAROCI 8 frs
ETRANGER. 9 frs
Envoyer 50 centimes pour les chan-
gements d'adreegé
Des abonnements partent'du tir et
du 15 de chaque mois et sont
payables d'avance.
le Seieur Algérien
- ,
ANNONCES
Annonces (la lign-e) 0 fr. 10
Réclames - 0 fr. 20
Chronique locale - 0 fr. 30
Le Semeur Algérien esL désigné
pour l'insertion des annonces lé-
gales et judiciaires.
Les annonces pour Alger et l'Afri-
que du Nord sont reçues aux bu-
reaux du journal et à l'Agence Ha-
vas, 72, rue d'Isly, Alger.
'Les Communications concernant la Rédaction et l'Administration
qoivlnt are adresaMs -
à M. l'Administrateur du SEMEUR ALGBRIEN. 40. rue Miçhelet
Paraissant le Dimanche
La Société de Publicité Religieuse, 6, Place de la Bourse, à Paris,
est seule chargée de recevoir la publicité extra-locale pour le
journal.
- LES
T Pluparts Mariti.
AMÉIUBMB
Une grande partie se joije actuelle-
ment au Parlement sur cette question,
et les journaux quotidiens nous ont
apporté les échos de l'éloquenoo dé-
ployée par le nouveau tribun, Mori-
naud, pour faire triompher la solu-
tion qui est chère.
Je commence par dire que si j'ad-
mire la parole de Morinaud, je mie
défie de lui ; son «lliiance avec Outtoli,
dont il était l'adversaire et révéla vio-
lemment les tares aux élections de
1899, l'association formée entre lui.,
le môme Cuttoli, Lacanaud, de la Dé-
pêche Algérienne, Perrier de Y Echo
d'Oran et autres pour obtenir, au
moyen de leups influences, la conces-
sion, à leur consortium, duTJje-bel-
Onck, la manière dont il s'est fait, de-
puis plusieurs années, aux Déléga-
tions Financières, l'Adulateur et le
Terre-neuve des Gouverneurs Géné-
raux, me le renejent suspect de cher-
cher plus son intérêt .personnel, que
celui de la Colonie.
Au sujet des transports maritimes,
donc, Morinaud me paraît s'être fait
le porte-paroles de l'Administration.
Nul n'ignore que M. Bouisson, sous-
secrétaire d'Etat de funeste mémoire,
rÕvant d'une flotte d'Etat, avait comr
mandé au prix fort, six «paquebots
pour les services entre la France et
l'Algérie. On trouve en haut-lieu, qu'a-
vec un budget obéré comme l'est celui
de la Métropole, c'est une piluqe fort
amène à digérer que de payer oes Dar
vires au prix élevé du grarohé; et T on
;':t.4Iu.Jt.lUl
- llait à digérer. Ètiëvfc*n
seconde - de son éloquent, ce désir
gouvernemental, tout comme il pré-
conise la romise aux Compagnies du
P.-L.-M. et du Midi de ces bateaux.
Cette remise serait certainement
une bonne solution. pourvu que les
conditions ne nous en soient pas oné-
l'cuses; -si ces Compagnies acceptent
de reprendre le marché des paquebots
commandés, ce -ne sera pas sans ob-
tenir dos compensations sous une
forme ou sous une autre.
D'aulres critiques, s& sont faites et
se feront jour; d'ailleurs à cet égard,
le seul point sur lequel on paraît d'ac-
cord étalit 'qu'il faut ircmiipre avec lies
anciennes Compagnies concession-
naires et mettre fin à l'hégémonie
qu'elles s'étaient forgées sur lia navi-
gation franco-algérienne en Méditer-
ranée. -
L'Algérie a le malheur d'être- par-
tagée en trois dôartements dont ceux
de l'Ouest et de l'Est supportent dif-
ncÛemant la suprématie que donne à
Alger sa position-centrale. Or, les na-
vires co-mtoandés sont surtout des-
tinés aux lignes Alger-Marseille et
Alger-Port-Vendros. De là, un mécon-
tentement que M. Gazes a traduit dains
VEcho à/Oran en ce 'qui concerne le
chef-lieu de l'Ouest.
C'est touj ours un régal pour moi,
que de lire les articles de M. Cazes,
toujours très judicieux, parfaits de
logique et de forme. Est-ce qu'en
- France, les lignes aboutissant à Pa-
ris ne bénéficient pas. des améliora-
tions avant celles des grandes villes
provinciales entre elles?
: 'II en est de même en Algérie, et
olm,m'8 au point de vue voyageurs les
lignes desservant Alger sont les plus
fructueuses -il n'y a pas à s'étonner
que les entrepreneurs do services ma-
ritimes les exploitent de préférence à
toutes autres.
Et pourquoi les Oranai-s ne se crée-
faient-ils pas une Compagnie de na-
vigation en demandant pour elle des
avantages aux concessionnaires des
navi-res sur Alger? Ce n'est pas l'ar-
gent qui leur manque et ils seraient
certains d'être bien servis, l'était par
eux-mêmes.
D'ailleurs, personnellement, j'au-
rais été heureux de voir les -Algérois
faire une Compagnie de navigation.
Ils ont bien su trouver des fonds pour
un chantier de construction mariti-
mes. H faut nous habituer à vivre par
nous-mêmes en créant tous les ser-
vices et toutes des industries possibles;
n'ayant rien ou peu de chose à de-
mander aux autres, nous en serons
d'autant plus forts.
Réformons et supîprûimons des .abus,
il y en ia tant. Et probablement
nous trouverons plus facilement
des preneurs pour nos services ma-
ri urnes, si! nous n'avons pas assez
d'initiatives 'pour lIes enireptreniéne à
nous seuls. Ces services nous coûte-
ront en outre moins cher.
Dans la discussion qui a eu lieu
à la Chambre, M. Bouisson, dont j'ai
parl'é, a défendu ses actes de l'époque
où il fut sous-secrétaire d'Etat et la
réquisition qulf ilt de navires pour
assurer nos services franco-algérieus;
cela dénote de sa part quelque in-
conscience, pour 'no pas employer un
qualificatif trop dur. Qu'il ait eu rai-
son d'employer la réquisition, cel'a est
fort possible, mais ce qui eut été cri-
tiquable à juste titre, c'eût été le
mode d'emploi de la flotte réquisition-
née, qui faisait ses traversées souvent
avec un grand creux dans les flancs
des navires, alors qu'il y avait tant de
grains et de vins à transporter. Je se-
rais curieux qu'un statisticien admi-
nistratif ou autre nous ilt connaître
les recettes et dépenses de cette flotte
et leur balance, et M. Bouisson aurait
bien fait de nous la donner; c'eût été
sa meilleure justifioation. On nous a
tenu tant de choses cachées qu'il ne
iaut pas nous étonner que cette sta-
tistique ftom'-k .soit aussi,
: .'i -/ .'7 ',':.-:- >- :.bEQNBÈ.-.
UN NOUVEL EMPRUNT
Dans une séanco^do .nuit, la Cham-
bre a voté à mains levées un proj et
d'emprunt présenté par le minisire
des Finances.
-Cet emprunt sera de 6 de ren"
tes perpétuelles remboursables en to-
talité ou par séries, il partir du 1er
janvier 1937.
U Le taux d'émission, la date, les mo-
dalités seront fixées par décret.
Les bo.ns et obligations de la Dé-
fense 'Nationale, les titres de rentes
3 V2 amortissables, les Bons du
Trésor seront acceptés en libération
des souscriptions. Les rentes 4 émi-
ses précédemment seront également
acceptées jusqu'à concurrence de la
moitié de -- ia souscription.
Le ministre a fait un exposé opti-
miste de notre situation financière.
Il a insisié sur l'amélioration de notre
change et de notre balance commer-
ciale.
A une question qui lui fut posée, M.
Marsal a confirmé qu'aucun, gouver-
nement russe ne sera reconnu s'il
n'accepte pas la responsabilité des
engagements financiers contractés par
es gouvernements précédents.
*
**
EN VACANCES
Le Sénat ayant voté sans débat le
dit emprunt, sénateurs et députés ont
pris la clef des champs. ̃Rentrée rte 1er
octobre.
Le cinquantenaire de la République
ne iserapas céBébré le 4 sQptembre, an-
niversaire die Sedan, mais le 2 novem-
bre. La Chambre, lavant sa séparation,
a fatit acte de patriotisme en repous-
sant illa- date qu'on lui proposait.
MEDAILLES D'HONNEUR
Des • médailles d'honneur ont été décer-
nées pour Heur dévouement au Murs de
diverses épidémies en Algérie, à
Trastour, en religion Sœur Marie-Anne,
infirmières à l'hôpital civil de Bône; Pou-
deroux CMa-ric), en Teligion Sœur Mario
de Pazz-i, et Gristofary (SY'lvia).,- en reli-
giion Sœur Joseph-Ernest, Sœurs hospita-
lièrQS, injftimièr es-majors à l'hôpital
d1 Am-Témouchen t.
Crème
mStsJSclipSG
POLITIQUI ALGERIENNE
Revenu de Frahce depuis quelques
jours, j'ai - été - surpris - et choque de
l'attitude de .plus en plus arrôgante et
agressive des indigènes. Est-ce donc
là où nous mène la politique de dou-
ceur d'un des derniers représentants
de la Métropole en Algérie?
On ne peut plue rien dire à ces
« messieurs M, car cst du titre de
« monsieur » qu'il faut les appeler
comme le demandait l'un d'eux, avec
hauteur, et en un français douteux,
à une dame, au marché de la Lyre.
Les petiits faits- suivants sont signi-
ficatifs de cet état d'esprit :
A une fontaine de la rue Rovigo,
où 11 y a presse par ces temps de pé-
nurie d'eau, un indigène veut passer
avant son tour. Une femme, une mé-
nagère française, qui attendait là
avant lui, l'en empêche, comme il
oonvient. Elle s'entend alors menacée
par celui a qui tout est permis, et qui
commence déjà par l'insulter en mots
orduriers aratbes et français.
Un peu plus loin, c'est un mar-
chand de légumes ambulant qui in-
sulte de même en mots grossière une
personne qui marchande une denrée
très chère et de qualité médiocre..Les
acheteuses étaient outrées et non loin
de là, les mains derrière le dos, un
agent se promenait d'un air dégagé,
sans se soucier que c'étaient des
Françaises qui, sous ses yeux, étaient
traitées de la sorte. Ceci se passait
au coin du café Cadix.
Ce sont des faits sans grande im-
portance, mais ils réflètent l'état d'fl-
m'e des protégés de M. Jonnart et ils
montrent que dans les cafés maures
la propagande anti - française doit
être aussi intense, sinon plus, qu'a-
vant.
Une autre politique irait mieux à
ces gens-là que la politique de dou-
ceur et de favoritisme inaugurée de-
puis quelques.années. Cette politique,
peut nous conduire à notre perte. Lea
droits accordés sorjt trop grands et il
fatrt - crafnarc qtte oeux qui en jouts-
sent ne relèvent par trop la tête et ne
oherchent un jour à se débarrasser
de ceux qui veulent introduire ohoz
eux des coutumes plus civilisées et
qui n'auront travaillé qu'à forger des!
armes contre eux-mêmes et leurs co.n-
citoyens. Il faut se fairo craindre des
gens nui ne savent pas aimer et nui
ne comprennent pas l'amour.
Qu'on demande donc l'avis des co-
lons et qu'on agisse en conséquence.
Mieux que personne ils connaissent la
mentalité de ceux qu'ils emploient et
la manière dont il faut s'y prendre
avec eux. Ils sont à même dé travail-
ler comme il convient au bien de la
colonie; qu'on les soulhmnc. ils peu-
vent enseigner et aider pour le mieux
ceux qui sont chargés de représenter
la France en Algérie. _n.
UINYS.
Cet artiiole était écrit quand nous
avons appris ;le vote du Parlement.
Le Régime de l'Indigénat est rétabli
Il était temps. Le Parlement, reve-
nant sur l'erreur oommise, a rétabli
le régime de l'tndigénat, tel qu'il était
avant la guerre. -
La nouvelle loi remet en vigueur
l'article 3 de la loi du 15 juillet 1914
qui dit que la mise en surveillance des
indigènes peut être prononcée pour
acte d'hostilité contre la souveraineté
de la France, pour prédications m ara-
boutiques ou religieuses, pour menées
de nature à favoriser l'insécurité,
pour tous les actes qui, en dehors des
cas de complicités limitaLivoment - dé-
terminés par le Code pénal, favori-
sent manifestement les vols de récol-
tes ou de bestiaux.
Les administrateurs reprennent
leurs pouvoirs discipli naires ; ils veil-
lent spécialement à l'achat, la vente
et la détention des armes et munitions
par les indigènes.
Le Congrès des Maires a donc reçu
satisfaction.
Espérons que les colons*retrouve-
ront leur sécurité et que rindigéimt
viendra à Ihout dou 'banditks.me,dcs- vols
et des assassinats qui répandent de
plus en plus la terreur dans tout le
bled.
Mais un autre dangcr, non moins
grave, plus grave peut-être, existe :
l'achat des terres et des maisons d'ha-
bitations par les indigènes. Lorsqu'un
européen change de centre ou quitte
l'Algérie, ces derniers se présentent
les mains pleine» d'or et achètent -au
prix fort, sans marchander. Et com-
ment reiriédier à cet état de choses,
qui appellent, nous en sommes per-
, '.,. ,
7
suadé, l'attention de M. Abbo, à qui
nous devons en très grande partie le
vote du Parlement. V. T.
La Ligue dci Droits de I Romme
Le Secrétaire général de la Ligue
des Droits de l'Homme -et du Citoyen
nous adresse la note suivante :
Paris, le 22 juillet 1920.
Monsieur le directeur,
Dans, votre numéro du 11 juillet,
dont j'ai connaissance aujourd'hui
seulement, vous écrivez:
« La trop célèbre Ligue des Droits
de l'Homme, amorce une ,nouvelle
campagne de chambardement et de
destruction.
« Dans lee premières phrases du
premier rapport établi par ses ordres,
une vigoureuse défense des Boches
.est formulée.
>« Attendons-nous à ce que ces mes-
sieurs de la Ligue des Droits de
LHomme établisesnt bientôt la com-
pléte innocence de l'Allemagne et la
culpabilité des gouvelmmenw de
l'Entente. »
Je ne sais, Monsieur le Directeur, à
quel rapport de la Ligue ou établi par
les ordres de la Ligue vous faites al-
lusion, et je vous mets au défi de jus-
tifier par un texte l'assertion que vous
avez publiée. -
Je vous demande, Monsieur le Di-
recteur, de bien vouloir, aux termes
de la loi, publier dans le prochain nu-
ijaéro, à la même place et dans les
mêmes oaraotères, cette rectification.
Veuillez agréer, Monsieur le Direc-
teur, mes sauutations.
Le Secrétaire Général,
Henri GUERNUT.
Nous sommes heureux de consta-
ter que la Ligue, en tant "que Ligue,
rejette toute responsabilité dans la
tentative de campagne entreprise.
Il n'en reste pas moins, quo plu-
sieurs membres - de la.dite - Ligue ont
manifesté leur sympathie pour les
'Allemands en cette ciroonstanoe.
Pour les Familles Nombreuses
L' « Editorial » expo&o une intéresante
proposition de loi do- M. le Docteur Thi-
bout, député do la Seine.
M. lo Docteur Thibout a déposé réJecm-
mout une proposition do loi prévoyant
dos allocations nnUoImlos pour les famil-
les nombreuses provenant d'une union
régulière. Les taux qui y flgurcnt. et que
la prudence fiscale ne sera probablement
pas portée à accroître, sont do 300 francs
pour le troisième on tant, do ,cRO pour lo
quatrième, do 600 pour chacun des sui-
vants. C'est ipeu, sans doute, c'est insuffi-
Bant a coup sûr; It-ce une raison valable
de se désintéresser pour autant de cette
première .l'Óformc et, sous (prétexte de la
réaliser plus grandement, de la remettre
à plus tard ?
Certes, nul ne prétendra, qu'avec six
cents l'rancs un père de famille, mÔmoO
dans de pauvres 'campagnes, réalise sur
la MtJe de chacun de ses enfants des bé-
néfices scandaleux; nul ne prétendra que
toute naissance représente pour lui, au
point de vue financier, une excellente
opération. Mais aussi ibien, il ne s'agit pas
ddeflino m
de donner un avantage à celui qui peuple
largement son foyer; iil s'agit pour l'ins-
tant, de l'empêcher de succomber (et
quelques billets IMeus y suffiraient .bien
souvent), de le préserver, sinon' de la
pauvreté, du imoins de la misère, et de
réaliser ainsi à son bénéfice, entre lui et
le célibataire ou le pére de peu d'enfants,
non pas une prime (le mot serait déri-
soite), m,Ms un commencement de péré-
quation; tentative d'amélioration bien ru-
dimentaire et qui devra être renforcée
notablement par une salaire familial élar-
gi, mais enfirn tentative réelle et réalisa-
ble, et d'autant plus précieuse qu'on l'a
ni us attendue.
C'est là, en effet, que réside le gros .in-
térêt de 'la proposition nouv, j1e. Au tfoml,
si l'on veut beaucoup d'enfants dans l'a-
venir, il importe d'aibord qu'on se rende
compte dans île pays qu'il y a quelque
chose de chaingé, qu'à la racine de la vi-e
nationale, nous plaçons désormais cette
réalité divine, la Famille, avec les vertus
de salut public qui y sont, étroitement
liées.
Conseil Pratique
Quel que soit la cause (Je l'étoufTement,
qu'il provienne d'une crise d'asthme, d'un
catarrhe, d'une bronchite chronique, de
suites de .pleurésie ou d'influenza, on est
soulagé instantanément en faisant usage
de la Poudre Louis (Legras, ce iroerveil-
leux Temède qui a obtenu Œa (plus haute
récompense à l'Exposition Universelle de
1300 One boîte est exipédiée contre man-
darf, de 2 tfr. 80 (ipipAt compris) adressé à
Louis ÎLegras 139, Bd Maçcnta, à Parisv
U Vie Religieuse à Alger
Voici l'allocution prononcée .par M. H.
Foumier à l'Assemblée généraile des Con-
férences de St-Vincent de Paul du di-
manche 25 juillet.
Messieurs, et chers Confrères,
Il y a un an, à ipareille heure et pres-
que à pareil jour, nous célébrions notre
fête statutaire de St-Vincent de Paul en
l'église St-Joseph, de Bab-el-Oued, et no-
tre Assemblée se tenait dans la pieuse et
hospitalière Maison que dirigent, sur cette
paroisse, les saintes « Filles de la Cha-
rité M. Et nous avions pour Président
d'honneur, vous vous en souvenez, le Pré-
lat très bon et très aimé, dont les jours
hélas ! étaient déjà comptés, que nous
pleurons aujourd'hui, et que nous regret-
terons toujours Eh bien, il m'a semblé1
que je ne (pouvais mieux répondue à vo-
tre secret désir, comme d'ailleurs à J'es-
prit de notre Règlement, qu'en vous rap-
pelant lies conseils qu'il nous donna alors,
les derniers que nous devions recevoir
de lui; ces paroles suprêmes, auxquelles
s'attachaient une autorité et une, gravité
exceptionnelles, qui renfermaient le plus
magnifique programme d'action et de vie
catholique et résumaient tous les devoiirs
qui incombent à ceux qui ont, comme
nous, l'honneur et le bonheur d'aipparte-
air à la Société de Sl-Yinccllt de PauL
11 avait pris .pour texte de cette ho-
mélie1 touchante que vous entendez en-
core, - vous savez comme il excellait
dams ce genre de prédication - ces pa-
roles suiblimes, tombées des lèvres de
Nôtre-Seigneur Jésus-Christ, il y a deux
mille ans, et qui demeurent comme la
devise incomparable de ceux qui veulent,
à sa suite et à son exemple, remplir le
devoir social de la Cha,rdtlé.:
<1
« Misercor super lurbam.
J'ai pitié de cette foule. »
T>& que.Ue foule s'agissait-il? Quels
étaient, quels sont encore maintenat les
besoins impérieux 'et permaments de cette
mullritude qui attirait les regards et ex-
citait la divine compassion du Maître?
Que devons-nous faire, nous au XX* siè-
cle, ipour témoigner notre fraternel dé-
vouement à ces malheureux, « qui vien-
nent de loin .,), « qui ont faim et soif, et
qui -vonf. tomber en défaillance sur les
chemins, si on les renvoie à jeun dans
leurs mlaisons? »
A ces questions, iMgr Piqurvmal répon-
dit avee la dlarté, la précision, et la eba-
leuT que vous savez. La foule sur la-
quelle s'abaissent .les reigards attendris de
Nôtre-Seigneur, plln n'a pas. changlq. C'csl
lo peuple n,ti milieu duquel nous vivons;
c'est la grande masse des ipeLils, des hum-
oIns, la race - qui 11e s'étekidra (pas -
de ceux qui travaillent et. qui soutirent,
et qui, de l'authe au soir, gagnent le mor-
ceau de paim de chaque jour à la siieu.-
de leurs fronts brûlants et dans la blrs-
sure de ileurs mains calleuses et quelque-
fois saignantes. VoiHà la Poule qu'il faut
secourir dans- son rorps et dans son âme.
Dans son corps, car il faut vivre d'abord,
e-L, selon le mot profond de. Léon XTlT, il
faut assurer au pauvre et à l'ouvrier « un
minimum de bien-être pour qu'il puisse
pratiquer la vc'.lu ». Dam- son finie aussi,
car 011c a faiim et soif de lumière, de
justice et de vérité, et c'est à nous, les
privilégiés, qu'il appartient de former et
d'éclairer son esprit, de discipliner sa
volonté et, d'orienter sa vie tout entière
vers ses destinées immortelles.
Messieurs, ces paroles élolluenLrR, que
je ne .puis qu'imIP'a.rfaiLr-mcml reqproduire,
laissèrent dans inos âmes une impression
profonde. EL chacun de nous prit, avec
sa conscience et devamt Drieu, l'engagr-
ment dei travailler dans la masure de ses
forces à !la formation, intellectuelle, mo-
rale et religieuse des enfants du peuiplo
par Yédu-cation chrétienne?
Avons-.n'ous tenu cette ,promf'ss(\? Quoi
qu'il en soit, les besoins du peuples dont
parlait M;gr - Piqueanal, ne sont TIti moins
nombreux, ni moins urgents en 1920
qu'ten 1 flii9. Si le bien-être physique et
matériel' est ou paraît plus répandu, qui
oserait dire que le progrès moral a suivi
parallèlement la même courbe ascendan-
te.? Est-ee que l'ignorance religieuse n'est
plus un des graves dangers, un des fléaux
de notre iLam!¡)s? Quel est oelui de nous,
m'es eh ers Confrères, qui m'éprouve cha-
que jour un profond sentiment de tris-
tesse et de pitié en voyait cas flots Lu-
multueux d'enfants, d'hommes et de fem-
m'es du peufple assiéger, envahir des lieux
dits de récréation et d'amusement où cette
foule ignorante et avide de p-laisiir, voit,
écoute et - entend des choses qu'elle ne de-
vrait ni voir, ni entendre ; où tics mal-
faiteurs publics lui vrrBnt" sans qu'elle
s'en doube, le poison fatal qui tue les
I et les oorps, îles individus et les ra-
ces 1 e
C'est (pourquoi mous 00 saurions trop
louer et soutenir les catholiques mili-
tants qdi s'efforcent d'enrayer le mal.
Contre l'ignorance religieuse, dont souf-
frent toutes lee classes de la Société con-
ttporaine, votre môme IIlOB « intellec-
tuels » les plus en vue, not.re prédica-
teur de la « Miesse des Hommes » a lutté,
cette année pendant plusieurs mois, avec
son énergie ooutumière et il prépare en
ce moment une Biblothèque d'apologéti-
que -pour ceux qui méconnaissent ou qui
connaissent mal les vérités essentielles
de notre Religion. Puissent, iMgr Bollon,
et ses vaillants collaborateurs, mener à
bien une entreprise si opportune et 3i
chrétienne !
Dans d'autres mi-lieux, le zèle des Ca-
tholiques algériens ne se montre pas
moins actif. Là-bas, aux pieds de Notre-
Dame d'Afrique, sur la colline donl le
nom seul évoque tout un glorieux passé
d'histoire religieuse africaine, voicii qu'un
établissement d'enseignement secondaire
va s'ouvrir, offrant aux familles, avec
tous les avantages d'une culture classi-
que intégrale, l'inappréciable bienfait d'u-
ne éducation foncièrement chrétienne.
Aux 'hommes clairvoyants et dévoués qui
-
ont pris cette courageuse initiative, tou-
tes nos félicitations respectueuses* et tous
nos vœux les plus cordiaux.
Mais ic/est surtout au relèvement de
notre pays par l'éducation chrétienne du
peuple que songeait Mgr Piquemal; et
c'est surtout au profit des humbles qu'a
été fondé sous le .haut patronage de Mgr
1 Archevêque le « Comité d'Enseignement
libre » qui vient dr vous adresser un
pressant appel. Vous connaissez son but,
son programme, les statuts de l'Associa-
tion qu'il a ¡f{)ndr', les premiers fruits de
ses travaux. C'est en son nom que je viens,
non pas solliciter votre concours, qui lui
est acquis, mais vous remercier de votre
précieuse collaborait ion. C'est vous qui,
dans un magnifique élan de générosité
avez fourni les premières ressources.
C'est, vous qui contribuerez dans la plus
large mesure au su-eès de' notre propa-
gande. Et c'est pourquoi je me permets
d'entrer dans quelques détails. Nous avons
oiîiert une première' obole à M. le Curé
de SakiteeCroix pour l'organisation d'uno
petite Ecole paroissiale, et à M. le Guré
de St-Bonaveniture ipour Ja créatiion d'uno
classe nouvelle dans une Ecole déjà exis-
tante, at mous aiderons de notre mieux M.
le Curé de St-Vinr.c.nl de Paul qui, lui
aussi, s'est, mis à "({'uv!,p,
Ici-même, dans 'la jolie salle que nous
inaugurons, deux classes fonctionneront
le 1er octobre. La déclaration, d'ouverture
est faite; ICI Direcrte.ur est agréé; et l'ap-
pel aux. parents chrétiens est déjà en-
tendu. Jn n'insislei pas; je 'blesserais la
modestie du pasteur, qui esL ici..Mais je
peux bien remercier le prêtre de grand
cceur - il est. a'benf - qui a contribué
de ses deniers, et pour -nno large part à
la construction de cette école. C'est le mô-
me qui eut le premier l'intuition du bien
qui pouvait, se faire' itcû; c'est celui qui
acheta la première parcelle du terrain on
s'élèvera plus lard, espérons-le, une Egli-
se, telle que la veut Mgr l'Archevêque,
digne d'e no-lrc ville, digne du vénérable
Géronimo, digne de iSI-Vineeut île l'aul.
J envoie à M. le. ilhanoine Deyrieux, l'an-
cien Cur. de, X.-D. des VicLoires, l'auxi-
liaire dévoué de M. l'abbé OhoveU l'hom-
mage de 'no-Ire rcspeNui'use et atï'eclueuse
gratitude.
Mes clieii's Confrères, ceux qui lravail-
lent ainsi, sur tous les terrains, à la dif-
fusion d,, r, catholique, ne
se 'dissimulent 'pas les difficultés île leur
tùche. Avant que des écoles libre-j. telles
que >nous les voulons, solidement établies,
répondant à tous les besoins de -l'heure
présente, tleurissent et rayonnent s-ur tous
les points de notre vaste diocèse, que de
sacrifices, que tl-e luttes, que* d'efforts per-
sévérants seront nécessaires! Nous dis-
paraîtrons, nous, avant .le succès iléfini-
tiif; mais l'avu-vre, à peine ébauchée, sera
continuée par nos successeurs. Kl le -g'J'all-
dira, elle se développera, elle vivra par
vous, Messieurs les Jeunes !
Aliberl do .M-U'ii- raconte, que, -le> 2 dé-
cembre 1870, dans un des combats meur-
triers qui si- livraient autour du Mans, le
général de Sonis, à un moment critique,
courut à ses zouaves, et .levant son épée,
s'écria : « Messieurs, donnons l'exemple;
montrons comment meurent des chré-
tiens ! » Et la petiite troupe s'avança, fau-
chée par la mitraille. T.e porte-étendard
tombe un des premiers; un autre relève
la bannière .sR.rr,é.(') désormais teinte d'un
sang 'hér'Oï.quc.. II tombe à son tour, rl,
efi expirant, il donne l'étendard à son fils,
qUi le relève encore, et va mourir après
quelques pas. Mais l'ennemi reculait, et
la glorieuse bannière était sauvée. Ello
Hotte, aujourd'hui, libre et fièvre, à Mont-
martre, dans la basilique du Ra('ré-.Cœur r
Messieurs, notre drapeau à nous, c'est
1e drapeau de la Charité, 1e drapeau de
St-Vincent de Paul. Nous vous le trans-
mettrons bientôt, Jeunes gens, avec la
certitude qu'il ne périclitera pas dans vos
mains.
Modestes ouvriers de la prermière heure,
nous préparons le trrain et nous semons.
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