Titre : Le Semeur algérien : paraissant le dimanche
Éditeur : [s.n.] (Alger)
Date d'édition : 1920-07-25
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32867269g
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
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Description : 25 juillet 1920 25 juillet 1920
Description : 1920/07/25 (A9,N473). 1920/07/25 (A9,N473).
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6376964r
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JO-90199
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 16/01/2013
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Neurllm, Année - «• 478 » 10 alENTIMXB - 25 Juillet 1920
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4
FIGURES DISPARUES
- 1 ..,
LAbbé FRÉMONT
Orateur et Apologlat*
Au moment où l'on se préoccupe
avec tant de raisegi d'organiser ici et
là des bibliothèques et des salles de
lecture -pour combattre l'ignorance
religieuse, un des plus redoutables
fléaux de notre temps, je me permets
de rappeler à nos lecteurs l'existence
d'un grand ouvrage d'apologétique,
qu'ils liront, j'en suis sûr, avec pro-
fit. Cet ouvrage, interrompu par la
mort de l'auteur, a pour titre : « Les
Principes ou Essai sur le problème
des Destinées de l'Homme ». Il est de
VAbbé Frént, un prêtre émiifent,
un orateur d'une puissance rare, un
apologiste d'un mérite 'plus rare en-
core, dont je salue ici la mémoire
avec un profond respect.
*
A
L'abbé Marie-Georges Frémont, fit!
ses premières études au .pelit. Sémi-
naire de Montmorillon (Vienne), sous
les yeux d'un Evêque qui ne tarda
pas à distinguer les qualités d'esprit
et de caractère qui, déjà, mettaient
hors de pair le collégien de seize ans.
Le iCardinal Pie confia aux Sulpi-i
ciens ce sujet d'élite, et c'est dans sa
petite chambre de la Maison d'Issy
que le jeune séminariste se sentit né
pour l'étude et pour l'action, et prit
avec sa conscience l'engagèment de
vouer tout entière sa vie sacerdotale
à la défense de la Vérité par la plume
et par la parole. Il nous a dit lui-
même avec quel enthousiasme il se
prépara dans la solitude à cette car-
rière laborieuse et 'militante qui 8e..
; ivaîÇtduretr quarante^ails: *
":. "-'t('.üat':ùver .tè."Mt:.
J'avais dix-neuf ans. Je sentais mon!
oceûr saigner. Ntayant pu lutter sur
les champs de bataille, où la loi de la
conscription, à cause de mon âge, ne
m'avait pas appelé, j'avais juré pen-
dant de longues et sanglantes jour-
nées de cette affreuse guerre, de'" ven-
ger ifion pays, non par l'epee, mais
par la paroleJe n'avais pas d'autres
pensées. La vie humaine, en prenant
ce mot dans son sens le plus vaste,
devenait l'objet impérieux de mes
méditations. Ma jeunesse passionnée,
mais réfléchie, jusque dans ses élans
les plus vifs, se précipitait au devant
des problèmes les plus redoutables.
Je passais des nuits sans somàieil à
creuser les questions insondahles de
la certitude, du scepticisme, de l'ori-
gine du mal, de l'existence de Dieu,
de l'immortalité de l'âme. » (1).
Ordonné prêtre, l'abbé FRÉMONT
débute dans le Clergé de Paris com-
me Vicaire de Saint-Antoine, dans ce
quartier des Quinze-Vingt dont la
pauvre église était souvent déserte.
En quelques semaines, le jeune prê-
tre y groupe au pied de sa chaire, des
auditeurs que bientôt le temple ne
,. peut plus contenir. Lacordaire s'était
; révélé danl une modeste chapelle du
Collège Stanislas. L'abbé Perreyve
avait fait ses premières armes au
Col'lége Sainte-Barbe. L'abbé Fré-
mont, nommé ium ônker de l'Ecole
normale d'Auteuil, conquit lui aussi
et entraîna par sa parole loyale et
ardente, la jeunesse de son époque.
Une loi sectaire supprimera plus
tard son emploi, et la chapelle de
l'Ecole sera fermée. Qu'importe ?
L'auditoire fidèle se retrouvera le
lendemain plus sympathique encore,
et plus compact dans la crypte de l'é-
glise paroissiale voisine.
A Saint-Philippe du Roule, où
l'appelle bientôt la confiance de ses
.chefs, l'abbé Frémont trouve ea voie
définitive et se spécialise en des con-
férences d'hommes qui lui valent,
4lans toute la France, une juste célé-
brité. De l'orateur il a, en effet, tous
les dons: l'orgalm sonore et très pur,
- (i) ÎLes principes, p. XX, XXVI. ,
- r -
qu'ïl : discipliné et étendu par d'in-
cessants exercices une diction Im
peccable; une imagination de poète
et d'artiste; une érudition acquise par
une immense lecture; et, par sur-
croît, un grand cœur, d'où jaillissait
la flamme divine qui se communique
sans effort et produit la véritable
éloquence.
***
Lorsqfte le P. Monsabré, après vingt
ans de succès ininterrompus, des-
cendit de la chaire de Notre-Dame, le
nom de l'abbé Frémont fut prononcé
dans le conseil de l'Archevêque pour
recueillir - la -- redoutable succession.
La proposition fut écartée, dit-on,
par le cardinal 'Richard, en raison de
l'âge du prédicateur, peut-être aussi
à cause de la hardiesse de ses idées -et
de sa tendance à traiter des sujets de'
trop brûlante actualité. Touj ours est-
i'1 que da mission déllicatè, qu'il n'Iflvuit
pas sollicitée, échut à Mgr d'HuIst, et
qu'il partit pour Rome, où, après deux
nouvelles années d'études, il -prit son
grade de docteur eu théologie.
De retour en France, l'abbé Fré-
mont reprend ses conférences avec
plus d'expérience encore et plus d'au-
torité. Son succès est hors de pair.
Dans les circonstances les plus so-
lennelles, les Evêques font appel à
son dévouement. Les nombreux dis-
cours qu'il prononce dans nos gran-
des cathédrales attirent les foules et
témoignent d'une prodigieuse acti-
vité. A Orléans, son panégyrique de
jeanne-d'Arc fut un événement. C'est,
lui qui porta la parole à Clermont., à
l'occasion de la grande fête du Con-
cile. A Paris, à Poitiers, à Bourges et
à Nice, il donna aux « Intellectuels »
des conférences dont le succès fut re-
tentissant, et elle serpit longùe la liste
des incroyants, rationalistes et libres-
penseurs, de toute école, qui lui ont
dû la j ole et le repos dans la tran-
quille possession de la vérité.
*V
Ce n'était pourtant là qu'une des
formes de son apostolat. Cet orateur
fut aussi un écrivain de grand talent.
Il avait fait une étude approfondie de
l'histoire, de la philosophie scolatique
et moderne, de la théologie, de toutes
les sciences sacrées et profanes. Dans
l'intervalle de ses prédications, il con-
sacrait ses loisirs et *B. veilles à la
composition d'un grand guvrage d'a-
pologétique, qui, bien qu'inachevé,
restera. Cet « Essai sur le pnobl9n°
des destinées de l'Homme », dont le
titre est beaucoup trop modeste, est
une œuvre considérable, très moder-
ne, -rigoureusement scientifique, où 11.
oppose des arguments décisifs aux
objections les plus spécieuses du ra-
tionalisme contemporain. II a abordé
et poursuivi l'étude de ces tquestions
capitales, mais délicates et parfois
troublantes, avec une franchise, une
impartialité, une probité intellectuelle
qui inspireront confiance aux contra-
dicteurs ies plus prévenus, ipourvu
qu'ils aiment et cherchent sincère-
ment lu vérité. Ceprêtre si pieux, si
ferme dans ses croyances, mais si
épris de justice et de progrès, il .n'au-
rait pas hésité à nous dire: « Je me
suis trompé M, si ses travaux l'avaient
conduit à des conclusions contraires
là la Foi catholique.
- A
J'ai dit que cette nouvelle Apologie
du Christianisme, encouragée par
Déon XIII et approuvée par nos Eyê-
ques, est une œuvre de forme et de
méthode toutes modernes, et se dis-
tingue nettement des ouvrages simi-
laires antérieurs. Vous constaterez
d'abord que, dès la première page,
l'auteur ..Y répudie toute solidarité
avec les anciens partis politiques.
Longtemps avant le toast historique
qui donna au Clergé de France le si-
gnal dm ralliement à la République,
l'Abbé Frémont n'avait pas eu de pei-
ne 'à démontrer que l'Eglise ne re-
pousse aucune forme de gouverne-
tnetit et qu'elle petit vivre ei bonne
«
intelligence avec tous les régimes qui
ne la traitent pas en ennemie. S'il a
intrépidement combattu jusqu'à son
dernier souffle les lois de proecrip-s
tion, de spoliation et de haine qui
nous oppriment encore, il accepta,
dès le premier jour et sans arrière
pensée les institutions politiques que
notre 'pays s'est données.
1
Vous remarquerez également l'in8¡ 1
sistance avec laquelle il déclaré qu'il
ne supposé jamais acquis et incon-
testés des principes qui ne le «ont pas,
et ne s'appuie que sur des faits pa-
tents et indénables. « L'expériencei
dit-il, m'a appris qu'un grand nom-
bre d'ouvrages catholiques ne pro-
duisent sur ceux qui les lisent qu'un
effet insuffisant ou médiocre parce
Ique leurs auteurs supposent chez
leurs lecteurs des prncipes que ceux-
ci n'admettent pas. Parler de surna-
turel, de grâce, de chûte Adamiqne, à
des hommes qui croient à peine en
Dièu quand ils y croient ! c'est
courir le danger de n'être ni compris,
ni suivi. » Il a voulu, lui, éviter cet
écueil. Il n'affirme rien d'avance et
de parti-pris. Il ne .préj uge aucune
solution. Il « considère comme un de-
voir, non seulement de courtoisie,
mais de justice de toujours citer l'ad-
versaire » qu'il s'appeUtBet,thelo(,
Renan ou Réville, « dans la forme
qu'il a lui-même imprimée à sa pen-
sée. »
Il y a des esprits inquiets qui, avant
tout, se piquent de rigorisme et d'in-
transigeance et sont à la recherche de
ce qui divise L'Abbé Frémont cher-
chait au contraire d'abord tout ce qui
pouvait se rapprocher, et ne signalait
qufà regret les dissidences sur les
points importants, Il savait bien que
la -polémique se fait à elle-même sa
destinée. On ramène rarement ceux
qu4hon irrite; male il y a dans la me-
sure de l'expression* une puissance de
prosélytisme dont la vérité profite
touj ours.
A
L'Abbé Frémont vivant, ne nous;
permettrait pas de comparer son œu-
vre immense à la « Somme » de St-
Thomas d'Aquin et telle n'est point
notre intention. Les «Prl:ndpes')) n'en
sont pas moins une « Somme », une
Somme philosophique, écrite dans la
plus pure langue française et acces-
sible à tous les esprits cultivés. D'a-
près le plan primitif, l'ouvrage devait
se composer de quatorze volumes
in-8°. Le onzième venait de paraître,
il y a huit ans, quand le rude travail-
leur, vaincu par la maladie, tomba
sur son champ de (bataille, à Poitiers,
dans la vieille maison de Jarfiille,
transformée en une vaste bibiothèque,
sa tour d'ivoire, où il a cherché, lutté,
prié, jusqu'à son dernier jour. Les au-
tres volumes, il faut l'espérer, seront
livrés au public dans un avenir pro-
chain. Parmi les nombreux amis du
savant enlevé trop tôt à' l'Eglise de
France, il se trouvera sans doute un
écrivain, confident de* ses dernières
pensées, qu i rassemblera les maté-
riaux, dès longtemps anl8.ssés, et
achèvera cette vaste et imposante
construction.
Pour moi, je regarde comme un de-
voir de signaler ces pages éloquences
à tous ceux croyants ou incroyants,
qui aiment et cherchent, obstinément
la vérité. Je sais qu'à notre époque où
la frivolité et la corruption gagnent
chaque jour du terrain, ,on le Jit plus
guère les gros livres, surtout les gros
livres d'inspiration religieuse. Mais il
faut lutter contre cette déplorable in-
différence. C'est le but que se propose
Mgr Bollon en fondant à Alger une
grande Bibliothèque religieuse.
Aidons-le de toutes nos îorces. Ré-
pandons autour de nous les livres qui
dénoncent rerreur, disBfcpent les pré-
jugés, etjpotften-t avec eux la-lumière,
la répamtion et l'espérance. L'« Es-
sai sur le problème des destinées de
l'Homme », est un de ces livres.
, Henri FOURNIER.
fin de la Conféreoes de Spa
11 "i. 11
La Conférence de Spa a pris flp. L'arri-
vée du maréchal Foch a "fait réfléchir les
délégués allemands qui, le rage au amr,
ont accepté de nous livrer les charbons
qui nous sont absolument nécessaires, et
qui sont pour 'la France une question vi-
tale. M. Lloyd George ne tenait que médio-
crement à ce que nous obtenions gain de
cause; Mais M. Millerand -lui a déclaré très
nettement que s'il refusait de nous sou-
tenir jusqu'au bout, nous marcherions
seuls et pour notre propre compte, au ris-
que de toutes les ruptures possibles avec
rA'lleihagne. Devant cette attitude énergi-
que, le Premder Anglais s'est incliné. *
'La. question des réparations est ren-
voyée à l'examen. d'une Commission mixte
de deux membres par puissance qui se
réunira à Genève, probablement dans la
seconde semaine d'août. ,
-M. von Simone, en quittant la Villa Frai-
neuse, a déclaré aux journalistes :
« Nous avons terminé les deux premières
parties de notre programme La plus gran-
de partie, c'est-à-dire les réparations, res-
te à faire. »
A LA CHAMBRE
1 Ordre du jour de confiance
M. MUterand interpellé sur la Conféren-
ce de Spa, a obtenu l'ordre du jour de con-
fiance par 420 voix contre 152, malgré les
critiques do M.M. Tardieu et Loucheur.
* Aux applaudissements de tous, à l'ex-
ception des socialistes, 'M. Millerand a dé-
claré que 'la Francea ne laisserait pas
succoinber la Pologne, dut-elle 6tre seule
à la secourir.
Il a annoncé une grande victoire du
général russe Wrangel sur les Bolche-
vJs»tes', il espère qu'-il pourra mettre fin
au régime terroriste, et reprendre l'allian-
ce de la Russie et de la France.
NotiveHcs Br«bv«s
ft -,
- Le corps de l'impératrice Eugénie,
transporté en Angleterre, est arrivé en
gare d'Austerlitz à Paris, dans un wagon
transformé en chapelle ardente. Un. nom-
breux public a défilé devant lui et les re-
gistres furent couverts de milliers de si-
gnatures.
Le plus jeune des fils de Guillaume II1
s'est suicidé.
'M. Oeschanel est toujours à Ram-
bouillet; on espère qu'il pourra bientôt
reprendre en mains les affaires de l'Etat.
- Le « Nouvelliste de Bordeaux », le
journal « l'Ordre ,PUtbliic », le « Mémorial
des Pyrénées », fondé il y a cent dix-sept
ans, dispara'issent. Le « Journal de l'Yon-
ne » est en vente. Cette crise du journallis-
me doit décider tous les honnêtes gens à
s'imposer des sacrifices pour soutenir la
bonne presse.
- La fresse catholique de Rome rap-
pelle à nouveau, avec insistance, que les
« prétendues visions, révélations, prophé-
ties » comprises sous le nom de « Faits de
Loublande » (au diocèse de Poitiers) ne
peuvent être approuvées ». Ainsi l'a dé-
claré le SJaint-Offlce.
Le 14 juillet à Berlin, un ouvrier
ayant arrachg.ile drapeau français qui
flottait sur l'ambassade, notre ambassa-
deur exigea une réparation. Le Ministre
de l'Intérieur envoya un demi-régiment
présenter les armes pendant que le dra-
peau était de nouveau hissé, mais lorsque
la foule vit nos trotis couleurs, elle fit en-
tendre des hurlements et des menaces et
entonna 'le chant national qui fut repris
par les soldats.
Le maire socialiste de Lille, a écrit
à .Mr Charost, une lettre officielle pour
lui exprimer les profonds regrets que
cause à la population lilloise. le départ de
l'évèque, qui, pendant la guelfe, avait
partagé ses angoisses patriotiques et fut
pour tous sans distinction, le père le metl-
leur et l'ami dttnt .le- dévouement sans bor-
nes ne s'est jamais reposè une seconde.
Un Traitement efficace
A toutes les personnes qui ont la res-
piration courte; qui ont de l'oppression,
nous conseillions l'emploi de le poudre
Louis Legras, qui a obtenu la plus haute
récompense à l'Exposition U-nivermlle d c,
1900. Il n'exiete pas de lm ei Heur. traite-
ment. Ces le seul remède quoi dissipe lins-
tantanément Jes plue violents accès d'as-
ihme, de catarrbe, -d.'essoufflemenlt, e
toux de vieilles bronchites et guérit pro-
gressivement. Une boîte est expédiée con-
tre mandait de 2 St. 85, adressé a Louis Le-
gras, 130, Bd Magenta, à Paris.
Au Sommet du Vieil Armand
Danses macabres
Nous avons dit la semaine dernière
qu'une croix géante allait être élevée
au sommet alsacien du « Vieil Ar-
mand » où tant die nos -soldats ont
versé leur sang pour la défense du
pays. - Sur ce même sommet, dit une
correspondance d'Alsace, un véritable
scandale s'est produit pendant les
fêtes de la Pentecôte. Des touristes en
excursion ont profané cette terre en
y organisant un bal et dansant les
danses modernes les plus échevelées.
M. le général Tabanis qui com-
mandait une brigade de chasseurs
au pied du « Vieil Armand », aujour-
d'hui à la tête de la 27e brigade d'in-
fanterie, à Mulhouse, a exprimé sa
juste indignation dans la -lettre sui-
vante :
Que l'on danse dans les salons et les
dancings toutes l'es danses que Ion vou-
dra, je n'ai rien à y voir, mais cette fo-
lie de la danse n'abandonne pas certaines
personnes quand elles foulent un sol de-
venu sacré; quiconque a du cœur ne peut
pas 'ne pas en souffrir.
Je sais, par exemple, que l'on a récem-
ment dan6é au sommet de l'Haptmanns-
willerkopf. Ceux qui se sont permis cette
insiulte aux morts, ignorent sans doute
que, à l'Hairtmannaiswi 11 erskopf, plus de
2.000 Français sont morts et ensevelis,
que plus de 3.000 Allemands y sont tom-
bés également, les premiers pour que
l'Al6ace redevienne française, lès seconds
pour qu'elle reste allemande.
Ce terrain HH-éralement pétri de s.ang
généreux est un lieu où les têtes doivent
se découvrir, où les écervejés ne doivent
pas aller 1
Général TABAlS.
Il serait A désirer que 'l'on publiât
les noms des sacrilèges. Ces gens-là
relèvent du mépris de tous les gens
de cœur. La justice n'est, donc pas
armée contre de tels actes?
CERCUEILS ET CROIX DE BOIS
La Commission des marchés de la
guerre fouottée, semble-t-il, par la
concurrence de sa rivale, la Commis-
sion de la spéculation met les bou-
chées doubles et s'efforce à grand ren-
fort d'enquêtes, d'élucider l'affaire des
rhums.
On annonce qu'ensuite elle sera
saisie d'une histoire de cercueils tout
à, fait plaisante si tant, est qu'on
puisse trouver matière à plaisanter
dans une histoire de ce genre.
Il s'agit, en effet, d'un entrepreneur
qui reçut à Reims, pendant.la guerre,
une commande de 66.000 cercueils et
88.000 croix de bois, laquelle lui fut
renouvelée, de sorte qu'il fournit
13&000 bières et 176.000 croix.
Les cercueils furent facturés par
lui et payés par l'administration
39 fr. 50 la tpièce, alors que le prix
de revient, bénéfice normal aJouté, ne
dépassait pas 25 francs.
Soit un trop porçn de 1 million
914.000 francs, sur les cercueils seu-
lement.
On voit par ce simple exemple que
le sacrifice des braves qui ont donné
leur vie au pays, n'a pas été perdu
pour tout le monde.
Pour la Restauration de la Cathédrale
d* R«lu
L'Œuvre du Timbre de la Paix pour
la rtesttiuration de la Cathédrale de
Reims s'organise dans le monde en-
tier. Ein très grand nombre déjà, les
pays alliés ou ineutres y ont adhéré;
et dans chacun d'eux, -un Comité na-
tiional s'est constitué pour son fonc-
tiomneiment.
(Son objet effectif, la restauration
de la Cathédrale de Reims, pond à
l'idée d'une manifestation grandiose ;
de la protestation contre la barba-rie
des armées alleimiendes ; d'admiration
pouir la culture -latine et les nianu-
ments du passé.
Faisant appel partout à la généro-
sité de tous, elle recueille des 'fonds
par la venté d'un timbric spooial, à
emrployer dans 'la correspondance
postale, en sus du timbre ofHciel. Le
produit de cette vente, en tous pays,
sera merais, pour être consacré à la
restauration de -la Cathédrale de
&ill'Os,&u Gouvernement français qui
a donné son assentiment officiel.
Il faut cpie * la contribution fran-
çaise à l'œuvre réparatrice soit assez
imipoirtante, pour que nous acceptions
avec fierté celle des autres peuples.
Le iimbre sera mis en vente dans
les bureaux de poste : 0 fr. 10.
ha Participation aux Bénéfices
La Chambre est saisie d'un projet
déposé par M. E. Brousse, et qui tend
à rendre obligatoire le système de la
participation aux bénéfices. Le Mi-
nistère du Travail vient de publier
sur la participation aux bénéfices en
Angleterre des statistiques qui ne sont
pae-s très encourageantes. Au 31 dé-
cembre 1919, un système était appli-
qué dans 182 maisons occupant en-
viron 250.000 personnes. Depuis 1865,
380 tentatives ont été faites. La moitié
d'entre elles ont donc échoué. Parmi
celles qui subsistent, il en est 36 seu-
lement qui soient antérieures à 1901.
C5 de ces expériences sont postérieu-
res à 1911. La durée moyenne des
tentatives encore en vigueur ne dé-
passe pas 14 ans. L'une des causes
principales de l'abandon des diffé-
rents essais a été l'insuffisance des
gains réalisés. Dans 91 cas, l'échec
provint diu mécontentement des em-
ployeurs ou des employés. En ce qui
concerne les sommes distribuées, elles
se sont élevées dans 105 établisse-
mients, à 299.728 -livres réparties en-
tre"52.026 salariés. D'autre part, 29.777
« participants » n'ont rien reçu faute
de bénéfices.
On voit c-ombien sont maigres les
résultats obtenus. En France, ils sont
plus faibles encore.
JtLGEJl
Les Jeux. Le « Mutilé de VAlgérie »
était assigné par M'M. M+'lé et Va-Ions in,
qui lui demandaient 5.000 francs do dom-
mages-'intérôts pour diffamation.
.Nol]\{' conlfirère Aseionc avaiL choisi
pour défenseur 1f1 Marcel Foissiii, bâton-
nier do l'Ordre. qui répondit victorieuse^
ment à la plaidoirie de M" Roger. Il a
monlrô dt. vaillant zouuve Ascione, qua-
tro fois blessé a Craonne et en Bdgique,
resté pendant la paix sur la brèche pour
le service du pays et ayant ouvert contre
les jeux une campagne de anoraité, pre-
nant dans son journal la défense de tous
ceux qu'attirent les tenanciers de -mal-
sons de jeux. Et M" Folssin a fait passer
sous 'les yeux des juges de nombreuses
lettres do fonctionnaires, étudiants, ou-
vnlors, pleurant Jcur ruino matérielle et
morale.
L'éloquent avocat n'a pas eu de peine
a convaincre le tribunal qui, rejetant les
conclusions du demandeur, a condamné
notre confrère pour l'affaire Mêlé, à 25
francs d'amende, 50 francs de dommages-
intéréts et une insertion dans « Le Mu-
tilé »; pour l'affaire Valensin, 50 francs
d'amende, 200 francs de dommages-inté-
rôts et une insertion, le tout avec le bé-
néfice de la loi de sursis.
« Ainsi, conclut notre confrère, le coup
que voulait porter au « Mutilé » MM. Mêlé
et Vnllensin: s'est retourné contre eux. Une
fois de plus, des .maisons de jeu ont été
condamnées par la vindicte publique. Et
nous ,con:tJinu:()ronsl notre campagne d-e
plus belle, fort de notre conscience, fort
de l'appui du public, fort des encourage-
ments que nous recevons de toutes parts.»
Mgr nlboUet. -L'archevêque d'Alger a
écrit à Mgr Ribollet, à l'occasion de ses
noces de diamant, une lettre par -laquelle
il lui trans-met la spéciale Bénédiction
apostolique du -Souverain Pontife Benoît
XV, reconnaissant .les services rendus
pendant soixante ans au diocèse d'Alger
par le prêtre émi.nent À qui nous devons,
« grâce à la royale libéralité de Mme
Wouters et de ':Mme. de TJerwangne H, la
magnifique, église -Ste-M'-arie-St-Charles, et
qui LravaiHa avec un Zèle inlassable à la
création et au développenn'iit dos œuvres
paroissiales.
Société d £ Saint-VinceiU-de-Paul.– Les
Confédences d'Alger célébreront la Fête
de leur saint Patron, St Vincent do Paul,
le Dimanche 25 juii-llet, en l'église parois-
siale de Saint Vincent de Paul de Bah-el-
Oued, rue Eugène-Robe.
7 h. 30. Messe. A-llocution. «
8 h. 30. Petit déjetiner.
9 h. Assemblée générale prescrite par
le RAglenie'nt dans la salle attenant à i 'L.
glise, sous la présidence de M. le Ohanoùie
Thiénard, délégué par Mgr 'Archevêque.
A Lotirdes..- Le « Semeur .) était sous
presse la semaine der.nifre lorsquo mus1
avons reçu -cette seconde dé-pehe :
« Notre pèlerinage -est arrivé à Lourdes
« jeudi soi-r, 8 juillet, à 6 heures.
« A 8 h. %, procession aux flambeaux,
« à 'laquelle ont pris part de nombreux
« pèlerins du diocèse de Namur (Belgi-
« que.
« Samedi matin, à 7 heures, messe, de
« communiion; générale, célébrée à la
« Grotte, par 'Mgr l'Archevêque d'Alger.
« A 3 h. %, Vêpres solennelles Aa. Ba-
« silique, -présidées par Mgr. rArohe.vô-
« que, et procession du T.--S. Sacrement
« sur l'esplanade, devant la Basilique. Ar-
Neurllm, Année - «• 478 » 10 alENTIMXB - 25 Juillet 1920
ABONNEMENTS I)
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I
ALGÉRIE (8 provinces) 6 mois 4 frs
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PRAMat, TuNISIE; MAM)0 - 8 frs
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que du Nord sont reçues aux bu-
reaux du journal et à l'Agence Ha-
vas, 72, rue d'hly, Alger.
4
FIGURES DISPARUES
- 1 ..,
LAbbé FRÉMONT
Orateur et Apologlat*
Au moment où l'on se préoccupe
avec tant de raisegi d'organiser ici et
là des bibliothèques et des salles de
lecture -pour combattre l'ignorance
religieuse, un des plus redoutables
fléaux de notre temps, je me permets
de rappeler à nos lecteurs l'existence
d'un grand ouvrage d'apologétique,
qu'ils liront, j'en suis sûr, avec pro-
fit. Cet ouvrage, interrompu par la
mort de l'auteur, a pour titre : « Les
Principes ou Essai sur le problème
des Destinées de l'Homme ». Il est de
VAbbé Frént, un prêtre émiifent,
un orateur d'une puissance rare, un
apologiste d'un mérite 'plus rare en-
core, dont je salue ici la mémoire
avec un profond respect.
*
A
L'abbé Marie-Georges Frémont, fit!
ses premières études au .pelit. Sémi-
naire de Montmorillon (Vienne), sous
les yeux d'un Evêque qui ne tarda
pas à distinguer les qualités d'esprit
et de caractère qui, déjà, mettaient
hors de pair le collégien de seize ans.
Le iCardinal Pie confia aux Sulpi-i
ciens ce sujet d'élite, et c'est dans sa
petite chambre de la Maison d'Issy
que le jeune séminariste se sentit né
pour l'étude et pour l'action, et prit
avec sa conscience l'engagèment de
vouer tout entière sa vie sacerdotale
à la défense de la Vérité par la plume
et par la parole. Il nous a dit lui-
même avec quel enthousiasme il se
prépara dans la solitude à cette car-
rière laborieuse et 'militante qui 8e..
; ivaîÇtduretr quarante^ails: *
":. "-'t('.üat':ùver .tè."Mt:.
J'avais dix-neuf ans. Je sentais mon!
oceûr saigner. Ntayant pu lutter sur
les champs de bataille, où la loi de la
conscription, à cause de mon âge, ne
m'avait pas appelé, j'avais juré pen-
dant de longues et sanglantes jour-
nées de cette affreuse guerre, de'" ven-
ger ifion pays, non par l'epee, mais
par la paroleJe n'avais pas d'autres
pensées. La vie humaine, en prenant
ce mot dans son sens le plus vaste,
devenait l'objet impérieux de mes
méditations. Ma jeunesse passionnée,
mais réfléchie, jusque dans ses élans
les plus vifs, se précipitait au devant
des problèmes les plus redoutables.
Je passais des nuits sans somàieil à
creuser les questions insondahles de
la certitude, du scepticisme, de l'ori-
gine du mal, de l'existence de Dieu,
de l'immortalité de l'âme. » (1).
Ordonné prêtre, l'abbé FRÉMONT
débute dans le Clergé de Paris com-
me Vicaire de Saint-Antoine, dans ce
quartier des Quinze-Vingt dont la
pauvre église était souvent déserte.
En quelques semaines, le jeune prê-
tre y groupe au pied de sa chaire, des
auditeurs que bientôt le temple ne
,. peut plus contenir. Lacordaire s'était
; révélé danl une modeste chapelle du
Collège Stanislas. L'abbé Perreyve
avait fait ses premières armes au
Col'lége Sainte-Barbe. L'abbé Fré-
mont, nommé ium ônker de l'Ecole
normale d'Auteuil, conquit lui aussi
et entraîna par sa parole loyale et
ardente, la jeunesse de son époque.
Une loi sectaire supprimera plus
tard son emploi, et la chapelle de
l'Ecole sera fermée. Qu'importe ?
L'auditoire fidèle se retrouvera le
lendemain plus sympathique encore,
et plus compact dans la crypte de l'é-
glise paroissiale voisine.
A Saint-Philippe du Roule, où
l'appelle bientôt la confiance de ses
.chefs, l'abbé Frémont trouve ea voie
définitive et se spécialise en des con-
férences d'hommes qui lui valent,
4lans toute la France, une juste célé-
brité. De l'orateur il a, en effet, tous
les dons: l'orgalm sonore et très pur,
- (i) ÎLes principes, p. XX, XXVI. ,
- r -
qu'ïl : discipliné et étendu par d'in-
cessants exercices une diction Im
peccable; une imagination de poète
et d'artiste; une érudition acquise par
une immense lecture; et, par sur-
croît, un grand cœur, d'où jaillissait
la flamme divine qui se communique
sans effort et produit la véritable
éloquence.
***
Lorsqfte le P. Monsabré, après vingt
ans de succès ininterrompus, des-
cendit de la chaire de Notre-Dame, le
nom de l'abbé Frémont fut prononcé
dans le conseil de l'Archevêque pour
recueillir - la -- redoutable succession.
La proposition fut écartée, dit-on,
par le cardinal 'Richard, en raison de
l'âge du prédicateur, peut-être aussi
à cause de la hardiesse de ses idées -et
de sa tendance à traiter des sujets de'
trop brûlante actualité. Touj ours est-
i'1 que da mission déllicatè, qu'il n'Iflvuit
pas sollicitée, échut à Mgr d'HuIst, et
qu'il partit pour Rome, où, après deux
nouvelles années d'études, il -prit son
grade de docteur eu théologie.
De retour en France, l'abbé Fré-
mont reprend ses conférences avec
plus d'expérience encore et plus d'au-
torité. Son succès est hors de pair.
Dans les circonstances les plus so-
lennelles, les Evêques font appel à
son dévouement. Les nombreux dis-
cours qu'il prononce dans nos gran-
des cathédrales attirent les foules et
témoignent d'une prodigieuse acti-
vité. A Orléans, son panégyrique de
jeanne-d'Arc fut un événement. C'est,
lui qui porta la parole à Clermont., à
l'occasion de la grande fête du Con-
cile. A Paris, à Poitiers, à Bourges et
à Nice, il donna aux « Intellectuels »
des conférences dont le succès fut re-
tentissant, et elle serpit longùe la liste
des incroyants, rationalistes et libres-
penseurs, de toute école, qui lui ont
dû la j ole et le repos dans la tran-
quille possession de la vérité.
*V
Ce n'était pourtant là qu'une des
formes de son apostolat. Cet orateur
fut aussi un écrivain de grand talent.
Il avait fait une étude approfondie de
l'histoire, de la philosophie scolatique
et moderne, de la théologie, de toutes
les sciences sacrées et profanes. Dans
l'intervalle de ses prédications, il con-
sacrait ses loisirs et *B. veilles à la
composition d'un grand guvrage d'a-
pologétique, qui, bien qu'inachevé,
restera. Cet « Essai sur le pnobl9n°
des destinées de l'Homme », dont le
titre est beaucoup trop modeste, est
une œuvre considérable, très moder-
ne, -rigoureusement scientifique, où 11.
oppose des arguments décisifs aux
objections les plus spécieuses du ra-
tionalisme contemporain. II a abordé
et poursuivi l'étude de ces tquestions
capitales, mais délicates et parfois
troublantes, avec une franchise, une
impartialité, une probité intellectuelle
qui inspireront confiance aux contra-
dicteurs ies plus prévenus, ipourvu
qu'ils aiment et cherchent sincère-
ment lu vérité. Ceprêtre si pieux, si
ferme dans ses croyances, mais si
épris de justice et de progrès, il .n'au-
rait pas hésité à nous dire: « Je me
suis trompé M, si ses travaux l'avaient
conduit à des conclusions contraires
là la Foi catholique.
- A
J'ai dit que cette nouvelle Apologie
du Christianisme, encouragée par
Déon XIII et approuvée par nos Eyê-
ques, est une œuvre de forme et de
méthode toutes modernes, et se dis-
tingue nettement des ouvrages simi-
laires antérieurs. Vous constaterez
d'abord que, dès la première page,
l'auteur ..Y répudie toute solidarité
avec les anciens partis politiques.
Longtemps avant le toast historique
qui donna au Clergé de France le si-
gnal dm ralliement à la République,
l'Abbé Frémont n'avait pas eu de pei-
ne 'à démontrer que l'Eglise ne re-
pousse aucune forme de gouverne-
tnetit et qu'elle petit vivre ei bonne
«
intelligence avec tous les régimes qui
ne la traitent pas en ennemie. S'il a
intrépidement combattu jusqu'à son
dernier souffle les lois de proecrip-s
tion, de spoliation et de haine qui
nous oppriment encore, il accepta,
dès le premier jour et sans arrière
pensée les institutions politiques que
notre 'pays s'est données.
1
Vous remarquerez également l'in8¡ 1
sistance avec laquelle il déclaré qu'il
ne supposé jamais acquis et incon-
testés des principes qui ne le «ont pas,
et ne s'appuie que sur des faits pa-
tents et indénables. « L'expériencei
dit-il, m'a appris qu'un grand nom-
bre d'ouvrages catholiques ne pro-
duisent sur ceux qui les lisent qu'un
effet insuffisant ou médiocre parce
Ique leurs auteurs supposent chez
leurs lecteurs des prncipes que ceux-
ci n'admettent pas. Parler de surna-
turel, de grâce, de chûte Adamiqne, à
des hommes qui croient à peine en
Dièu quand ils y croient ! c'est
courir le danger de n'être ni compris,
ni suivi. » Il a voulu, lui, éviter cet
écueil. Il n'affirme rien d'avance et
de parti-pris. Il ne .préj uge aucune
solution. Il « considère comme un de-
voir, non seulement de courtoisie,
mais de justice de toujours citer l'ad-
versaire » qu'il s'appeUtBet,thelo(,
Renan ou Réville, « dans la forme
qu'il a lui-même imprimée à sa pen-
sée. »
Il y a des esprits inquiets qui, avant
tout, se piquent de rigorisme et d'in-
transigeance et sont à la recherche de
ce qui divise L'Abbé Frémont cher-
chait au contraire d'abord tout ce qui
pouvait se rapprocher, et ne signalait
qufà regret les dissidences sur les
points importants, Il savait bien que
la -polémique se fait à elle-même sa
destinée. On ramène rarement ceux
qu4hon irrite; male il y a dans la me-
sure de l'expression* une puissance de
prosélytisme dont la vérité profite
touj ours.
A
L'Abbé Frémont vivant, ne nous;
permettrait pas de comparer son œu-
vre immense à la « Somme » de St-
Thomas d'Aquin et telle n'est point
notre intention. Les «Prl:ndpes')) n'en
sont pas moins une « Somme », une
Somme philosophique, écrite dans la
plus pure langue française et acces-
sible à tous les esprits cultivés. D'a-
près le plan primitif, l'ouvrage devait
se composer de quatorze volumes
in-8°. Le onzième venait de paraître,
il y a huit ans, quand le rude travail-
leur, vaincu par la maladie, tomba
sur son champ de (bataille, à Poitiers,
dans la vieille maison de Jarfiille,
transformée en une vaste bibiothèque,
sa tour d'ivoire, où il a cherché, lutté,
prié, jusqu'à son dernier jour. Les au-
tres volumes, il faut l'espérer, seront
livrés au public dans un avenir pro-
chain. Parmi les nombreux amis du
savant enlevé trop tôt à' l'Eglise de
France, il se trouvera sans doute un
écrivain, confident de* ses dernières
pensées, qu i rassemblera les maté-
riaux, dès longtemps anl8.ssés, et
achèvera cette vaste et imposante
construction.
Pour moi, je regarde comme un de-
voir de signaler ces pages éloquences
à tous ceux croyants ou incroyants,
qui aiment et cherchent, obstinément
la vérité. Je sais qu'à notre époque où
la frivolité et la corruption gagnent
chaque jour du terrain, ,on le Jit plus
guère les gros livres, surtout les gros
livres d'inspiration religieuse. Mais il
faut lutter contre cette déplorable in-
différence. C'est le but que se propose
Mgr Bollon en fondant à Alger une
grande Bibliothèque religieuse.
Aidons-le de toutes nos îorces. Ré-
pandons autour de nous les livres qui
dénoncent rerreur, disBfcpent les pré-
jugés, etjpotften-t avec eux la-lumière,
la répamtion et l'espérance. L'« Es-
sai sur le problème des destinées de
l'Homme », est un de ces livres.
, Henri FOURNIER.
fin de la Conféreoes de Spa
11 "i. 11
La Conférence de Spa a pris flp. L'arri-
vée du maréchal Foch a "fait réfléchir les
délégués allemands qui, le rage au amr,
ont accepté de nous livrer les charbons
qui nous sont absolument nécessaires, et
qui sont pour 'la France une question vi-
tale. M. Lloyd George ne tenait que médio-
crement à ce que nous obtenions gain de
cause; Mais M. Millerand -lui a déclaré très
nettement que s'il refusait de nous sou-
tenir jusqu'au bout, nous marcherions
seuls et pour notre propre compte, au ris-
que de toutes les ruptures possibles avec
rA'lleihagne. Devant cette attitude énergi-
que, le Premder Anglais s'est incliné. *
'La. question des réparations est ren-
voyée à l'examen. d'une Commission mixte
de deux membres par puissance qui se
réunira à Genève, probablement dans la
seconde semaine d'août. ,
-M. von Simone, en quittant la Villa Frai-
neuse, a déclaré aux journalistes :
« Nous avons terminé les deux premières
parties de notre programme La plus gran-
de partie, c'est-à-dire les réparations, res-
te à faire. »
A LA CHAMBRE
1 Ordre du jour de confiance
M. MUterand interpellé sur la Conféren-
ce de Spa, a obtenu l'ordre du jour de con-
fiance par 420 voix contre 152, malgré les
critiques do M.M. Tardieu et Loucheur.
* Aux applaudissements de tous, à l'ex-
ception des socialistes, 'M. Millerand a dé-
claré que 'la Francea ne laisserait pas
succoinber la Pologne, dut-elle 6tre seule
à la secourir.
Il a annoncé une grande victoire du
général russe Wrangel sur les Bolche-
vJs»tes', il espère qu'-il pourra mettre fin
au régime terroriste, et reprendre l'allian-
ce de la Russie et de la France.
NotiveHcs Br«bv«s
ft -,
- Le corps de l'impératrice Eugénie,
transporté en Angleterre, est arrivé en
gare d'Austerlitz à Paris, dans un wagon
transformé en chapelle ardente. Un. nom-
breux public a défilé devant lui et les re-
gistres furent couverts de milliers de si-
gnatures.
Le plus jeune des fils de Guillaume II1
s'est suicidé.
'M. Oeschanel est toujours à Ram-
bouillet; on espère qu'il pourra bientôt
reprendre en mains les affaires de l'Etat.
- Le « Nouvelliste de Bordeaux », le
journal « l'Ordre ,PUtbliic », le « Mémorial
des Pyrénées », fondé il y a cent dix-sept
ans, dispara'issent. Le « Journal de l'Yon-
ne » est en vente. Cette crise du journallis-
me doit décider tous les honnêtes gens à
s'imposer des sacrifices pour soutenir la
bonne presse.
- La fresse catholique de Rome rap-
pelle à nouveau, avec insistance, que les
« prétendues visions, révélations, prophé-
ties » comprises sous le nom de « Faits de
Loublande » (au diocèse de Poitiers) ne
peuvent être approuvées ». Ainsi l'a dé-
claré le SJaint-Offlce.
Le 14 juillet à Berlin, un ouvrier
ayant arrachg.ile drapeau français qui
flottait sur l'ambassade, notre ambassa-
deur exigea une réparation. Le Ministre
de l'Intérieur envoya un demi-régiment
présenter les armes pendant que le dra-
peau était de nouveau hissé, mais lorsque
la foule vit nos trotis couleurs, elle fit en-
tendre des hurlements et des menaces et
entonna 'le chant national qui fut repris
par les soldats.
Le maire socialiste de Lille, a écrit
à .Mr Charost, une lettre officielle pour
lui exprimer les profonds regrets que
cause à la population lilloise. le départ de
l'évèque, qui, pendant la guelfe, avait
partagé ses angoisses patriotiques et fut
pour tous sans distinction, le père le metl-
leur et l'ami dttnt .le- dévouement sans bor-
nes ne s'est jamais reposè une seconde.
Un Traitement efficace
A toutes les personnes qui ont la res-
piration courte; qui ont de l'oppression,
nous conseillions l'emploi de le poudre
Louis Legras, qui a obtenu la plus haute
récompense à l'Exposition U-nivermlle d c,
1900. Il n'exiete pas de lm ei Heur. traite-
ment. Ces le seul remède quoi dissipe lins-
tantanément Jes plue violents accès d'as-
ihme, de catarrbe, -d.'essoufflemenlt, e
toux de vieilles bronchites et guérit pro-
gressivement. Une boîte est expédiée con-
tre mandait de 2 St. 85, adressé a Louis Le-
gras, 130, Bd Magenta, à Paris.
Au Sommet du Vieil Armand
Danses macabres
Nous avons dit la semaine dernière
qu'une croix géante allait être élevée
au sommet alsacien du « Vieil Ar-
mand » où tant die nos -soldats ont
versé leur sang pour la défense du
pays. - Sur ce même sommet, dit une
correspondance d'Alsace, un véritable
scandale s'est produit pendant les
fêtes de la Pentecôte. Des touristes en
excursion ont profané cette terre en
y organisant un bal et dansant les
danses modernes les plus échevelées.
M. le général Tabanis qui com-
mandait une brigade de chasseurs
au pied du « Vieil Armand », aujour-
d'hui à la tête de la 27e brigade d'in-
fanterie, à Mulhouse, a exprimé sa
juste indignation dans la -lettre sui-
vante :
Que l'on danse dans les salons et les
dancings toutes l'es danses que Ion vou-
dra, je n'ai rien à y voir, mais cette fo-
lie de la danse n'abandonne pas certaines
personnes quand elles foulent un sol de-
venu sacré; quiconque a du cœur ne peut
pas 'ne pas en souffrir.
Je sais, par exemple, que l'on a récem-
ment dan6é au sommet de l'Haptmanns-
willerkopf. Ceux qui se sont permis cette
insiulte aux morts, ignorent sans doute
que, à l'Hairtmannaiswi 11 erskopf, plus de
2.000 Français sont morts et ensevelis,
que plus de 3.000 Allemands y sont tom-
bés également, les premiers pour que
l'Al6ace redevienne française, lès seconds
pour qu'elle reste allemande.
Ce terrain HH-éralement pétri de s.ang
généreux est un lieu où les têtes doivent
se découvrir, où les écervejés ne doivent
pas aller 1
Général TABAlS.
Il serait A désirer que 'l'on publiât
les noms des sacrilèges. Ces gens-là
relèvent du mépris de tous les gens
de cœur. La justice n'est, donc pas
armée contre de tels actes?
CERCUEILS ET CROIX DE BOIS
La Commission des marchés de la
guerre fouottée, semble-t-il, par la
concurrence de sa rivale, la Commis-
sion de la spéculation met les bou-
chées doubles et s'efforce à grand ren-
fort d'enquêtes, d'élucider l'affaire des
rhums.
On annonce qu'ensuite elle sera
saisie d'une histoire de cercueils tout
à, fait plaisante si tant, est qu'on
puisse trouver matière à plaisanter
dans une histoire de ce genre.
Il s'agit, en effet, d'un entrepreneur
qui reçut à Reims, pendant.la guerre,
une commande de 66.000 cercueils et
88.000 croix de bois, laquelle lui fut
renouvelée, de sorte qu'il fournit
13&000 bières et 176.000 croix.
Les cercueils furent facturés par
lui et payés par l'administration
39 fr. 50 la tpièce, alors que le prix
de revient, bénéfice normal aJouté, ne
dépassait pas 25 francs.
Soit un trop porçn de 1 million
914.000 francs, sur les cercueils seu-
lement.
On voit par ce simple exemple que
le sacrifice des braves qui ont donné
leur vie au pays, n'a pas été perdu
pour tout le monde.
Pour la Restauration de la Cathédrale
d* R«lu
L'Œuvre du Timbre de la Paix pour
la rtesttiuration de la Cathédrale de
Reims s'organise dans le monde en-
tier. Ein très grand nombre déjà, les
pays alliés ou ineutres y ont adhéré;
et dans chacun d'eux, -un Comité na-
tiional s'est constitué pour son fonc-
tiomneiment.
(Son objet effectif, la restauration
de la Cathédrale de Reims, pond à
l'idée d'une manifestation grandiose ;
de la protestation contre la barba-rie
des armées alleimiendes ; d'admiration
pouir la culture -latine et les nianu-
ments du passé.
Faisant appel partout à la généro-
sité de tous, elle recueille des 'fonds
par la venté d'un timbric spooial, à
emrployer dans 'la correspondance
postale, en sus du timbre ofHciel. Le
produit de cette vente, en tous pays,
sera merais, pour être consacré à la
restauration de -la Cathédrale de
&ill'Os,&u Gouvernement français qui
a donné son assentiment officiel.
Il faut cpie * la contribution fran-
çaise à l'œuvre réparatrice soit assez
imipoirtante, pour que nous acceptions
avec fierté celle des autres peuples.
Le iimbre sera mis en vente dans
les bureaux de poste : 0 fr. 10.
ha Participation aux Bénéfices
La Chambre est saisie d'un projet
déposé par M. E. Brousse, et qui tend
à rendre obligatoire le système de la
participation aux bénéfices. Le Mi-
nistère du Travail vient de publier
sur la participation aux bénéfices en
Angleterre des statistiques qui ne sont
pae-s très encourageantes. Au 31 dé-
cembre 1919, un système était appli-
qué dans 182 maisons occupant en-
viron 250.000 personnes. Depuis 1865,
380 tentatives ont été faites. La moitié
d'entre elles ont donc échoué. Parmi
celles qui subsistent, il en est 36 seu-
lement qui soient antérieures à 1901.
C5 de ces expériences sont postérieu-
res à 1911. La durée moyenne des
tentatives encore en vigueur ne dé-
passe pas 14 ans. L'une des causes
principales de l'abandon des diffé-
rents essais a été l'insuffisance des
gains réalisés. Dans 91 cas, l'échec
provint diu mécontentement des em-
ployeurs ou des employés. En ce qui
concerne les sommes distribuées, elles
se sont élevées dans 105 établisse-
mients, à 299.728 -livres réparties en-
tre"52.026 salariés. D'autre part, 29.777
« participants » n'ont rien reçu faute
de bénéfices.
On voit c-ombien sont maigres les
résultats obtenus. En France, ils sont
plus faibles encore.
JtLGEJl
Les Jeux. Le « Mutilé de VAlgérie »
était assigné par M'M. M+'lé et Va-Ions in,
qui lui demandaient 5.000 francs do dom-
mages-'intérôts pour diffamation.
.Nol]\{' conlfirère Aseionc avaiL choisi
pour défenseur 1f1 Marcel Foissiii, bâton-
nier do l'Ordre. qui répondit victorieuse^
ment à la plaidoirie de M" Roger. Il a
monlrô dt. vaillant zouuve Ascione, qua-
tro fois blessé a Craonne et en Bdgique,
resté pendant la paix sur la brèche pour
le service du pays et ayant ouvert contre
les jeux une campagne de anoraité, pre-
nant dans son journal la défense de tous
ceux qu'attirent les tenanciers de -mal-
sons de jeux. Et M" Folssin a fait passer
sous 'les yeux des juges de nombreuses
lettres do fonctionnaires, étudiants, ou-
vnlors, pleurant Jcur ruino matérielle et
morale.
L'éloquent avocat n'a pas eu de peine
a convaincre le tribunal qui, rejetant les
conclusions du demandeur, a condamné
notre confrère pour l'affaire Mêlé, à 25
francs d'amende, 50 francs de dommages-
intéréts et une insertion dans « Le Mu-
tilé »; pour l'affaire Valensin, 50 francs
d'amende, 200 francs de dommages-inté-
rôts et une insertion, le tout avec le bé-
néfice de la loi de sursis.
« Ainsi, conclut notre confrère, le coup
que voulait porter au « Mutilé » MM. Mêlé
et Vnllensin: s'est retourné contre eux. Une
fois de plus, des .maisons de jeu ont été
condamnées par la vindicte publique. Et
nous ,con:tJinu:()ronsl notre campagne d-e
plus belle, fort de notre conscience, fort
de l'appui du public, fort des encourage-
ments que nous recevons de toutes parts.»
Mgr nlboUet. -L'archevêque d'Alger a
écrit à Mgr Ribollet, à l'occasion de ses
noces de diamant, une lettre par -laquelle
il lui trans-met la spéciale Bénédiction
apostolique du -Souverain Pontife Benoît
XV, reconnaissant .les services rendus
pendant soixante ans au diocèse d'Alger
par le prêtre émi.nent À qui nous devons,
« grâce à la royale libéralité de Mme
Wouters et de ':Mme. de TJerwangne H, la
magnifique, église -Ste-M'-arie-St-Charles, et
qui LravaiHa avec un Zèle inlassable à la
création et au développenn'iit dos œuvres
paroissiales.
Société d £ Saint-VinceiU-de-Paul.– Les
Confédences d'Alger célébreront la Fête
de leur saint Patron, St Vincent do Paul,
le Dimanche 25 juii-llet, en l'église parois-
siale de Saint Vincent de Paul de Bah-el-
Oued, rue Eugène-Robe.
7 h. 30. Messe. A-llocution. «
8 h. 30. Petit déjetiner.
9 h. Assemblée générale prescrite par
le RAglenie'nt dans la salle attenant à i 'L.
glise, sous la présidence de M. le Ohanoùie
Thiénard, délégué par Mgr 'Archevêque.
A Lotirdes..- Le « Semeur .) était sous
presse la semaine der.nifre lorsquo mus1
avons reçu -cette seconde dé-pehe :
« Notre pèlerinage -est arrivé à Lourdes
« jeudi soi-r, 8 juillet, à 6 heures.
« A 8 h. %, procession aux flambeaux,
« à 'laquelle ont pris part de nombreux
« pèlerins du diocèse de Namur (Belgi-
« que.
« Samedi matin, à 7 heures, messe, de
« communiion; générale, célébrée à la
« Grotte, par 'Mgr l'Archevêque d'Alger.
« A 3 h. %, Vêpres solennelles Aa. Ba-
« silique, -présidées par Mgr. rArohe.vô-
« que, et procession du T.--S. Sacrement
« sur l'esplanade, devant la Basilique. Ar-
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