Titre : Le Semeur algérien : paraissant le dimanche
Éditeur : [s.n.] (Alger)
Date d'édition : 1920-07-11
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32867269g
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
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Description : 11 juillet 1920 11 juillet 1920
Description : 1920/07/11 (A9,N471). 1920/07/11 (A9,N471).
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6376962x
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JO-90199
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 16/01/2013
tiBur/MIe Année ff 471
210 CENTIMES
11 Juillet 1910
ABQtrcwusNirs
ALGÉRIE lIIIbMie.) -1j mois ffrs
- - - un.n?r..
FRANCE, TUNISIB, MAROQ 8 frs
ETRANGER., , T, ~F.,. –~è frs
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gemèn.ts d'adresse
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y Semeif Juiriei
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Le Semeur Algérien est désigné
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t ë4 he
Paraissant le Dimanche
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est seule chargée de recevoir la publicité extra-locale pour le
journal. -
KrissimirfUjod fieorge
A iltvrJJvée de Kraseine à Londres,
le Premier Anglais se montra ravi.
Sa politique aem'Mait triompher.
Aussi l'envoyé 'de Lénine futr-il reçu
offloîe'Mem'ent ccxmlme -un ambassa-
deur changé d'une mission dont dé-
pendait la 'paix du monde. M. Lloyd
George lui ût aménager un apparte-
ment somptueux, dans un hôtel prin-
cier et d'eux étages pour ses cinq e-
crétaires.
C'eet qu'én effet, il avait rêvé, dès
la signature de l'orinietice, de la re-
prise des relations avec -la Russie ré-
- -
La conférence de Prinkipo, qui n'a
été qu'un ballon d'esaai tendait..à ce
but. A l'époque, la question n'était
pas -mûre. Londres, ou du moins M.
Lloyd George, a jugé qu'elle T'est au-
iou'rd'hiui.
Mais que s'est-il passé ? Après plu-
sieurs entretiens qui concluaient à
des arrangements économiques, un
télégramme de Lénine a désavoué
Ksrawin'e/'TVmt est rompu, La mission
soviétique retourne à Moscou.
La grande tartuferie diplomatique
s'est terminée par une mystification
pour -M. Lloyd George, car tout indi-
que que .les deux. oompères n'ayant
pas obtenu ce qu'ils voulaient, se sont
entendusnpou-r le rouler.
Dans Oitte comédie montée par des
maîtres comédiens, n y a ce qu'on
voit et oe qu'on ne voit pas, ce qui æ
dit1 peur >la eelerb., et ce qui m mur-
fanê dortfl d. cooitetts; il y a 111
bute déclarés, officiellement poursui-
vis par les principaux acteurs etlte
buts seorets ; il y a les apparences qui
sont menteuses et la réalité qui seule
est vraie, d'est là l'eeeenoe de toute
bonne iQonfédie humaine.
Que voulait «donc M. Lloyd GeOl'ge?
D'après iseo déclarations, il voulait
l'aire dos affaires avec la Russie, rien
que des affaires et pas autre chose.
Il fallait l'entendre développer ses
idées à la Chambre des Communes.
Avec que-le. verve il rabrouait ses con-
tradicteurs de là-has et surtout ceux
d'ici 1
« On nous reproche, disait-il, de
vouloir commercer avec les bolche-
viks, et pourquoi ? Parce que les bdl-
cheviks I8oo.n L des bandits. Quels scru-
pules ! Est-ce qu^eai matièrô commer-
ciale nous nous sommes jamais pré-
occupés de ce point- de vue piu-rement
moral ? Va-ton exiger que nous de-
mandions à nos clients un certificat
de bonne vi'e et mœurs ? Les affaires.
sont les affaires.
« La Russie, avant la guerre, nour-
rissait une grande partie de l'Europe.
Nous irvos lui Acheter son Mé sans
ptlrler du reste. La Russie est actuel-
lement pour nous un ,m,agnifique dé-
bouché elle a besoin de locomotives,
d'instruments aratoires, d'étoffes, de
matières 'premières. Nous lui livre-
rons tout cola dans d'exoellont&s 'con-
ditions. C'est son intérêt, c'est le nô-
tre. Que veut-on de plus ? >N
On aurait -pu obj ecter à M. Lloyd
Ge-orge que si la Russie a-été sous les
Tza'rs, le grenier de l'Europe, c'est 'au-
j ourd'h-ui un grenier vide et que, dans
tous les cas, eut-elle des .anomemux
de blé en réserve, elle n'a ni routes ni
chemins de fer pour les amener aux
ports de la Baltique et de la mer Noire.
On au-rait ipu ajouter qu'elle n'a
plus le sou pour acheter les marchan-
dises anglaises, à. moins que nos bons
alliés ine consentent à se faire payer
avec de l'or .volé à la France, ce à quoi
M. Millera.nd n'eut -pas consenti.
Mais toutes cés misons n'auraient
pas touché Monsieur Lloyd George.
Krassine était là. Il s'entêtait à négo-
[ cier avec lui. Pourquoi, pairce que
derrière te but commercial, plus haut
que lui, bl en poursuivait -un autre :
un ibut. politique, la réconciliation -po-
Htilque' de ''l':AngI:eterre avec la R/ussie
soviétique.
Le mérite de ce revirement (reve-
nait sans doute aux armées rouges
qui par delà le Caucase, franchissent
la Perse et (menacent l'Asie Centrale.
Toute l'explication de il-a -politique
anglaise est là;
,Les bolchevistes ne sont pas plus
francs.
A Jes 'OOltendre, la mission Krassine
ne tendait qu'à sauver le peuple russe
de la misère et de la faim. Au fond,
Lénine visait un autre objooH. Kras-
sine, le inégaciat-our économique, avait
pour mission d'amorcer des négocia-
tions en vue d'obtenir des alliés la
reconnaissance du gouvernement des
soviets, -résultat infiniment plus im-
portant que tous les avantages com-
merciaux et c'était l'enjeu des trac-
tations de Londres.
Mais nious ne fûmes pas dupes de
la comédie.
Nous avons de bonnes raisons,
nous, Français, pour ne pas traiter
avec les soviets, et M. MHlrallda.
très énergiquement repoussé les invi-
tes de M. Lloyd George.Celui-ci, aban-
donné par le représentant de la Fran-
ce, n'osa plus s'aventurer; Lénine, de
son côté, n'obtenant pas oe qui lui te-
nait surtout à coeuf, fit alors sem-
blant de désavouer son Krassine et
lui donna l'ordre de rentrer à Mos-
cou. Les deux compères s'étaient en-
tendus pour remettre la partie.
Et maintenant, le Premier Anglais
ooiwprendra-t-il qu'en faisant échec
à ses combinaisons, nous avons agi
non seulement 'dans notre intérêt,
mais tdans l'tntarêt de son pays?
ta Russie soviétique a la haine de
l'Angleterre tout autant que l'ancien-
ne Russie des Tzars; pour elle, l'An-
gleterre est toujouirs l'ennemie. A cela
s'ajoute la haine qu'a le bolchevieme
pour toute société capitaliste, et la
mission qu'il se donne de porter la
révolution Ipartput où régnent les
classes bourgeoises.
Au sunp'hiis, la lettre adressée par
Lénine aux camarades travaiHis-tes
anglais montre assez quel est le des-
sin du dictateur de Moscou. Bien fou
qui se flatterait d'amadouer do pa-
reils forcenés,
M. Lloyd George y perdrait son la-
tin, si ce grand homme sait lIe latin,
et l'Angleterre sa dernière illusion.
On tue les bêtes féroces, on ne les
apprivoise pas.
V. DB THORME.
La Pologne demande des Secours
La Pologne, - après avoir repoussé
victorieusement les attaques des ar-
mées bolcheviques, doit résister à une
nouvelle offensive. Les rouges revien-
nent à l'assaut avec des troupes fraî-
ches et bien approvisionnées. Nos
amis au contraire, comblent difficile-
ment Jours pertes et commencent à
manquer de munitions, Ils font, donc
appel à ceux qui, à. la Conférence de
la Paix, ont reconstitué l'Etat polo-
nais pour qu'il puisse, le das échéant,
contenir l'invasion des Barbares mos-
covites on attendant notre. arrivée, et
aussi pour empêcher une extension
allemande vers rOrtent. Or, depuis
que la Russie révolutionnaire s'est je-
tée sur la Pologne, inous avons sou-
tenu la jeune -république contre les
Bolcheviks; c'est l'Europe que nous
défendons, et c'est la France.
L'Angleterre a fait le contraire; elle
a défendu les Soviets contre la Po-
logne que la presse anglaise accuse
de visées impérialistes.
Nous sommes prêts à répondre à
J'appel que les alliés .viennent de re-
cevoir.
Que va faire l'Angleterre? que va
faire l'Italie?
Oseront-elles laisser 'les armées de
Lénine détruire les forces polonai-
ses et marcher contre nous, ce qui est
dans les choses .possibles, avec la com-
plicité de l'Allemagne, ou pour mieux
dire, appelées par l'Allemagne ivre
de revanche 1 ,
Je ibroie du noir, dira-t-on.
Je ne suis pas plus optimiste que
Fooh qui s'attend a toutes les surpri-
ses,
V. T.
M. Léon Daudet nous donne dans
l'Action Française cette information :
Je tiens de bonne source les directives
que YQici,.. envoyées secrètement par Léo-
nine aux agents et ouvriers des' trans-
ports dans tous les pays de l'Entente,
afin d'établir le blocus de la Pologne :
1° Autant que possible être prévenu
à temps du départ de tout matériel de
guerre à destination de la Pologne ou de
ses. alliés.
2° En 'cours de Toute s'assurer de
l'exactitude des informations données re*
l-ativement au dit matâriel.
3° Refuser la continuation du mouve-1
ment, môme s'il y a doute sur la nature
de l'expédition ou si on ne possède que
des probabilités ; au besoin, saboter le
train, provoquer l'explosion -d'es muni-
rions, etc. -
4° Les chefs doivent donner des ins-
tructions rmpératives aux cheminots et
aux ouvriers des transports internatio-
nalisés, afin que les transponts qui au-
raient pu -passer indemnes dans uli-pays
soient ressaisis à temps dans un aflLre.
5° Dans ilous les cas et même sur un
simple wUJpçon, saisir -de la chose la
presse amie de manière à intimider les
gouvernemnts et prévenir les camarades
des divers pays.
A BRUXELLES
- 1
Les Alliés se sont entendus à
Bruxelles sur la nécessité d'imposer
à l'Allemagne l'exécution imtnédiatp
des conditions militaires du dëid-
mement tant en matériel qu'en effec-
tifs. S'il le faut on emploiera la foroe.
Très laborieux a été l'accord finan-
cier au sujet de la répartition de in-
demnité. On s'est arrêté aux propor-
tions suivantes: 8 à la Belgique
avec priorité jusqu'à concurrence de
2 milliards et demi ; 52 à la Franua;
22 à l'Angleterre; 10 à Pltallo,
8 entre la 'Roumanie, le Portugal
et le Japon. , .-
On est maintenant à Spa. La pre-
mière séance n'a donné aucun résul-
tàt, les délégués allemands ayant de-
mandé jusqu'à jeudi pour Iplus am-
ples instructions. w
La Reprise des Relations
avec le Vatican
On sait que M. colrat. député de
Soine-et-Oise, a exposé devant la
Commission des Affaires extérieures
son rapport sur les négociations en-
gagées avec le Vatican.
Nous -lisons à ce sujet dans La
Croix:
« Il résulte de l'exposé très éloquent de
M. Colra-t, que les négociations engagées
depuis plusieurs semaines entre renvoyé
du gouvernement français et le Saint-
Siège sont terminées, et que i-ien ne s'op-
pose plus à une -prochaine discussion de-
vant la Chambre, pour une solution ra-
pide. L'accord est, complet.
D'après les renseignements que le mi-
nistre des Affaires étrangères a donnas et
que .M. Colrat a transmis à la Commission,
les questions concernant le fonctionne-
ment des lois intérieures de la France,
notamment ccHo qui a trai,t, à la forma-
tion des cultuelles, ne séront pas soule-
vées. La législation française continuera
d'être en vigueur. Le Sain-t-Siège n'inter-
viendra en rien sur ce terrain. Dès lors,
la question du. réta.hlisscmcnt des rapports
diplomatiques conserve le caractère ex-
clusif d'une question de poilitique exté-
rieure, et les motifs qui avaient détermi-
né -notre gouvernement à proposer la re-
prise des -relations, au point de vue de la
satisfaction des intérêts français "dans le
monde, conservent tonte leur va-leur. »
La Commission, à l'unanimité, a
approuvé le rapport de M. Colrat.
La Commission -des Finances a entendu
le rapport de M Notolemairc demand,ant
un crédit pour le rétablissement de l'am-
bassade.
;La discussion immédiate 'a été votée
par 17 voix contre 20 proposant l'ajour-
nement.
,t Notolemaire a donné sa démission
de rapporteur qui fut repoussée par la
Üommis-sioTI.
PENSÉES
Le malhew est plm favorable à la
vertu que la prospérité.
La, modémtion est iune condition de
la vertu, et aussi du bonheur.
Le médisant à irn diable swr la lan-
gue, l'écoutant l'a dans l'oreille.
Pour la justice divinic, il n'y a pas
de prescription.
Le plus riche en mourant n'emporte
qu'un linceul.
J. D.
LES PROMGAUTH1. LOUCHEUR
Tout oomme la C. G. T. et le Mi-
nistre defl Travaux publics, M. Lou-
cteeur s'est fendu d'un projet de na-
tionalisation des chemins de fer.
- -Le système est simple.
UEtàt raohète les réseaux, puis il
lés rétrocède à une Société fermière
Aiique, constituée au capital de 500
millions.
Cinq cent millions pour devenir
concessionnaire de tout le réseau
français, ce n'est vraiment pas cher.
D'accord avec l'ami Gitroën on
pourra s'offrir ça sur ses bénéfices
de guerre.
N'est-ce pas Monsieur Loucheur?.
Mais pour séduire les foules, le pro-
jet prévoit Pactionnariat ouvrier: le
quart des titres sera la propriété du
personnel.
Bravo, voilà qui est démocratique!!
Applaudissons d'abord, et puis
prenons un orayeri :
- L'Etat, qui fixera les tarifs ne per-
mettra pas sans doute que le divi-
dende soit supérieur à celui que tou-
ohent les actionnaires des Compa-
gnies actuelles, .soit environ 7
- Le capital de 500 millions touchera
donc 35 millions qui se répartiraient
de la façon suivante: 5 aux 375
millions du capital-action, soit 18
millions 750.000 francs. Le solde,
soit 16.250.000 fr. serait è distribuer
entre tous les actionnaires. Les ac-
tidns-travail en recevraient donc le
qaart, soit le million.
- Les cheminots sont 400.000. Cha-
cun d'eux participerait donc aux bé-
néfices à raison de la somme mirifi-
que de dix francs par an!il
- Prenez garde, Monsieur Loucheur,
c'est aveo des prodigalités de cette
natilre que l'on' compromet les plus
belles fortunes t 1 Et ces vilains che-
minots sont encore capables de ne
pas vous être reconnaissants de vo-
tre. bluff.
LERAIL.
La Ligue des Prolts de l'Homme
et les Responsabilités de la Guerre
La lorup célùbre Ligue des Droits de
l'Homme amorce une nouvelle cam-
pagne de chambardement et de des-
truction.
Dans les premières phrases du pre-
mier rapport établi par ses ordres,
une vigoureuse défense des Boches
est formulée.
- - ---
Attendons-nous à ce que ces mes-
sieurs de la Ligue des Droits de
l'Homme établissent bientôt la com-
plète innocence de 0 et la
culpabilité des gouvernements de
l'Entente.
Ils réclameront la mise en accusa-
tion de Clemenceau, Poincaré, Foch,
etc.
Pourvu qu'ils n'exigent pas la res-
tauration de Guillaume II.
Quels sinistres farceurs !!!
"journée des palronaSes'
27 Juin 1990
Ce fut une journée réussie, très réus-
sie. Les pessimistes IBU ont- été stupé-
faits. Bravo 1
iMialigrê la ,chaleur lourde de ce matin
brumeux, les jouinies pèlerins gravissent
alilègrement -les. chemins sinueux qui
conduisent à Notre-Dame d'Afrique.
Qu'ils sont nombreux ces garçonnets, ces
jeunes 'hoimmsont venus -des qua-tro ceins de notre yille
et de notre bamli-eue, de l'intérieur même.
Toutes les paroisses sonft dignement re-
présentées. Pas un seul « Patro » n'a
manqué Jio gvand rendez-vous. St-Phiilip-
P" Si-Augustin, S t-V i ne on t-de-Pau 1, Sto
Croix, St-Charles, St-Bonavenfure, d'au-
tres encore. Toute 1-a jeunesse catholique
algéroise est ici.
Dès 1-e primo aborld on 'a -l'impression
bien notte que les choses ae passeront au
mieux. Du norrahre, de l'entente, de ;la dis-
cipline, de il'iexipérience, de l'entrain: en
faut-il davantage pour que lie succès soit
certain!
9 heures. - -Stir le plat-eau qui ilongo la
basiHquo, au lev-ant, tous les congressis-
tes sont réurnis. On dirait un bataillon
rangé pour l'assaut, au « Garoe-à-vous »,
drapeaux largement dBployés. "Vers de
centre, quelle est donc cette soudaine ef-
florescence de fiers coquelicots? Ce sont
I JEUNESSE St-Bon-aveniture, dans IIOUT
tenuo sportive rouge et. blanche.
Mgr Lcyniaud Mo se "fait pas attendre.
Il arrive avec l'exactitude qui sied' eu
grand chef donneur d'Ioemple. Laj
« Joyeuse Hanmonie » sonne Ift générale.
1res cœurs tressaillent. Un immense vi-
vat se mède aux notes guerrières des fan-
fares. L'enthousiasme est à son comble.
Un long cortège se forime bientOt. En
chantant un pieux cantique d'hommage à
I-aria, de voici qui pénètre dan-s le sanc-
tuaire de la Vierge Noire. Les voûtes
tremblent dirait-on, tant les voix de ces
adolescente sont ardentes et généreuses:
leurs accents s'échappent bien du cœur,
du fond du cœur.
M'ais, célébré par Il\Lgr, assisté des cha-
noines Tcuillères, secrétaire général de
l'Archevêché, -et Thiénard, son secrétaire
particulier, le saint sacrifice a déjà com-
mencé.
U-n ,autre officier id'ordonnance de Sa
Grandeur, M. le vicaire général Dauzon,
l'heureux ordonnateur de cette « Jour-
née », récite la prière du matin à laquelle
l'assemblée -répond d'uno seule voix.
Après le Saint EvangHe, Mgr l'Archevê-
que prend la parole. Dans un admirable
sermon bien à la portée de tous, jus-
qu'aux petits, iMgr nous parle des secours
indispensables au jeune homme qui dé-
sire rester dans le droit chemin de l'hon-
neur et de la verlu.Ct-,s secours il les trou-
vera seulement auprès de Dieu. Avec Lui
et par Lui, il n'aura rien à craindre* ni
de ses passions, ni des méchants: il sera
sûr -de triompher. 'Mais nous sommes si
faibles, me confierez-vous. Hé quoi 1 Le
petit (David qui terrassa le géant philis-
tin, n'était-il pas faible lui aussi? Cha-
cun d'entro vous, mes enfants, pourra
réussir, à sa façon, l'exploit du pâtre
d'Israël. Les Phi-listims modernes ne sont
pas plus forts, plus arrogants que ceux
de l'histoire biblique, aussi bien la bonté
de Dieu et sa 'puiEJsanoo n'ont pas dimi-
nué. Et si le cœur des enfants de prédi-
lection est resté pur et débordant de foi
et tl'espérence, aucune crainte, même la
moindre, ne doit le troubler.
Il vous faut aussi, chers jeunes gens,
un tonftiller qui vous éclairera aux heu-
fces de douto, qui vous soutiendra aux
heures de découragement. Nul mieux quo
le Directeur ou l'Aumônier de votre Pa-
tronage n'est qualifié pour rem-plir vis-
à-vis de wue ce beau rôle de confident.
Et vous avez enem besoin d'un ami,
un ami sincère et dévoué qui sera votre
compagnon d'armes et que vous aime-
rez comme un frère. Où le Irouvrcz-
vous plus facilement que parmi vos ca-
marades du Patronage cet ami fidNe, ce
trésor inn.p,prcilablo?
Mgr termine en nous bénissant. Et la
messe continuo, tandis que 'l'assistanco
chante à pleins Jpoumons notre, vieux
Crédo et le vaillant cantique (1 Catholi-
que ot Français Toujours 1 »
Vers 10 heures, nous recevons la béné-
diction paipale le,t la cérémmiie s'achève
citpondant que la « Joyeuso Harmonie »
exécute, avec son brio habituel, l'une de
ses plus entraînantes marches guerrières.
Une •demi-heure plus tard nous voici do
nouveau réunis à l'ancien Carme-l, dans
la chape lie désaffectée que Iron a trans-
formée pour aujourd'hui en salit* de réu-
nion.
Mgr préside cette séance d'étude tout
intilme. Elle débute par un échange de
vues sur la question des sports, plus que
jamais d'actualité. De nombreuses com-
pétences prennent la parole. La discus-
sion s'anime, toujours coirdialc. On finit
par se mettre d'accond c.t l'on décide, sur
la proposition de M. l'Abbé Grau et de M.
Naudin: t" de « réveiller » il'Union régio-
nale algéroise de la Fédération gymnas-
tique des Patronages de France (Dr .)li-
chaud) et de s'y affilier en masse; 2° d'in-
tensifier sans relâche la culture physi-
que dans chacun des patronages du dio-
cèse.
L'ordre du jour appelle ensuite la dis-
cussion sur l'organe qui servira irk trait-
d'union, qui établira une liaison étroite
et suivie entre les divers groupements
de jeunesse catholique de ila contrée. Cet
organe existe déjà. Mais quelques patro-
nages hésitent encore à le faire leur. Un
des membres du Comité de rédaction ex-
pose en quelques mots les intentions des
dirigeants do « Jeunesse Catholique »
(c'est le titre de ce Bulletin mensuel).
Nous voulons mettre notre journal à la
disposition de tous. Nous sollicitons la
coUtàhoralion et les avis des uns et des
autres. Nous sommes disposés à Iffiodi-
fier, à transformer, chaque fois qu'on
voudra bien nous démontrer l'utilité de
ces changements. Dorénavant notre Bul-
letin publiera régulièrement une chro-
nique sportive rédigée par l'un de nos
meilleurs spécialistes. Ces explications
produisent un excellent effet. Les malen-
tendus se dissipent et quand l'orateur de-
mande si l'on a quelques observations à
formuler encoro, il ne se trouve person-
ne pour répondre.
U.n des organisateurs du- Congrès de
Blid,a., qui fût -le prélude de cette. « Jour-
née n, ne peut s'mpôcher de félieiter
l'assistance pour -l'incomparable specta-
cle de force, ide conconrdo et de disci-
pline qu'elle offre au public.
Un peu de musique pour terminer. Et
l'on s'en va déjeuner sur l'herbe.
A 14 heures, on s'arrache aux douceurs
de la sieste, on s'apprête, on se regroupe
toujours courageux et, en bon ordre, com-
me d'habitude, on se rend à nouveau dans
la salle de réunion du matin où va s'ou-
vrir la séance publique.
•Mgr préside, inlassable.
Prend le premier la parole, Le Président
iu Patronage St-Augustin. Le conféren-
ier expose, tout d'abord, les dangers qui
menacent notre jeunesse masculine entre
12 et 20 ans, alors que les passions mau-
vaises fond entendre une voix de sirène,
cnchamteressc" impérieuse; alors que de
toutes parts, le^ tentations surgissent bru-
tales, sournoises, irrésistibles. Il démon-
tre qu'aucune organisation n'est mieux à
même que le Patronage pour sauver du
péril ces jeunes âmes d'adolescents. M.
Gault s'étend, par la suite, sur le rôle
que le Patronage peut et doit jouer dans
la paroisse. Auxiliaires dévoués du prê-
tre, les membres de ce groupes de jeu-
nesse organiseront des chorales, des ser-
vices d'ordre; ils vendront de bonis jour-
naux et distribueront des tracts de saine
propagande, au sortir des offices impor-
tants; ils donneront quelques séances ré-
créatives et moralisatrices; ils visiteront
les pauvres.D'autre part, ils participeront
plus spécialement à l'édification des fi-
dèles en communiant souvent, en prenant
part aux processions, aux -c-érpmolnf@fdc
l'Adoration) Perpétuelle, tout cela en
groupe autant que possible. L'Eglise alors
- - - -
ne sera plus vide. Les jeunes nommes,
même étrangers au Patronage, ne rougi-
ront plus d'être chrétiens et d'agir en
conformité avec leurs croyances. En un
mot, la face des choses sera trans-formée,
la paroisse vivra une existence nouvelle
plus sainte et plus large.
D'tunanimes applaudissements saluent
la fin de ce discours plein de choses pra-
tiques.
Louis ROYER. (A suivre.)
hE PÈLERINAGE DE LOURDES
C'est le mardi soir 6 juillet, que se sont
embarqués pour Marseille les deux cents
pèlerins qui se rendent à Lourdes, sous la
conduite de M, le vicaire général Dauzon =
Nous nous associons d'avance à toutes les
grandes manifestations de foi auxquelles
ils vont -prendre part. C'est- pour nous un
vrai chagrin de n'avoir pu les accompa-
gner. Mais la prière a des ailes et elle
franchit sans effort tous les espaces. Di-
manche prochain, 11 juillet, dans te sanc-
tuaire de- N.-'D. d'Afrique, nos prières s'u-
niront 1t leurs prières, aussi ferventes et
confiantes qii# si nous étions avec eux à
la grotte de 'Massabiello.
PMLALETHE
a
Echo de la Journée
de S71WT-MICHT.L
Nous avons publié h son heure le
compte-rendu de rel te luurhante mani-
festation, et, la semaine dernière, la belle
allocution prononcée par M. Henry Fuul'-
nier, Président de la Conférence de St-
Vinctent-de-l'aul, de N.-l).-des- Y jet.u i rt'.
Nous répondons au désir Je ceux qui
ont entendu la causerie, toute paternelle,
faite par M. Palisser aux enfants de l'Or-
phelinat, en reproduisant la lin de cette,
causerie, demande d'organisation d'une
ligue do jeun es adorateurs du ïSainl-Sa-
creinent, qui, devenus hoiininies, continue-
ront à aimer, à adurer Jésus-Hostie, de
même il le feront aimeir el adorer autour
d'eux.
(( J(' me rappelle qu'un jour, visitant
pour la première l'ois !a Cathédrale de
Marseille, dès ma rentrée el avant d'ad-
mirer l'édifice, je me dirigeai tout droit
vers la chapelle où brillait la pietile lampe
mystique, indiquant la présence de N. s.,
et je me prosternai. Un vénérable abbé,
que je n'avais pas vu. vint, au-devant de
noi, les unains tendues: « Oli Monsieur,
« 'ffiP diit-il, quelle joie est la niïire, lors-
«1 que nous voyons entrer dans nos l'.d i-
CI =es, un chrétien qui commence par adu-
« rer N. S. dans son Sacrement ! »
« Celle joie, mes enfanls. Dieu hli-
nème la ressent, lorsque nous l'adorons;
es anges el les sainls se prosternent avec
nous devant la Divine Majesté. Donnons-
Lui donc l'efle joie. C'est 1""11,' que Lui
donne le Souverain Pontife Cui-mènu1 ;
Nous avons tous pu lire ces jours-ci que
le Pape, chaque fois qu'il est entré à la
Basilique Vaficane [tour 1-es grandioses
fêtes de canonisation qui viennent do s'y
dérouler, se dirige de suite, avant de
prendre contact, avec les cardinaux el les
puissants de ce monde, qui l'entourent,
vers la chapelle du St-Sacrement pour y
faire un acte d'adoration.
c Je voudrais, mes chers enfants, qu'a-
vec l'assentiment de vos maîtres et mai-
210 CENTIMES
11 Juillet 1910
ABQtrcwusNirs
ALGÉRIE lIIIbMie.) -1j mois ffrs
- - - un.n?r..
FRANCE, TUNISIB, MAROQ 8 frs
ETRANGER., , T, ~F.,. –~è frs
Envoyer "50 oontimes pour dea-chan-
gemèn.ts d'adresse
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KrissimirfUjod fieorge
A iltvrJJvée de Kraseine à Londres,
le Premier Anglais se montra ravi.
Sa politique aem'Mait triompher.
Aussi l'envoyé 'de Lénine futr-il reçu
offloîe'Mem'ent ccxmlme -un ambassa-
deur changé d'une mission dont dé-
pendait la 'paix du monde. M. Lloyd
George lui ût aménager un apparte-
ment somptueux, dans un hôtel prin-
cier et d'eux étages pour ses cinq e-
crétaires.
C'eet qu'én effet, il avait rêvé, dès
la signature de l'orinietice, de la re-
prise des relations avec -la Russie ré-
- -
La conférence de Prinkipo, qui n'a
été qu'un ballon d'esaai tendait..à ce
but. A l'époque, la question n'était
pas -mûre. Londres, ou du moins M.
Lloyd George, a jugé qu'elle T'est au-
iou'rd'hiui.
Mais que s'est-il passé ? Après plu-
sieurs entretiens qui concluaient à
des arrangements économiques, un
télégramme de Lénine a désavoué
Ksrawin'e/'TVmt est rompu, La mission
soviétique retourne à Moscou.
La grande tartuferie diplomatique
s'est terminée par une mystification
pour -M. Lloyd George, car tout indi-
que que .les deux. oompères n'ayant
pas obtenu ce qu'ils voulaient, se sont
entendusnpou-r le rouler.
Dans Oitte comédie montée par des
maîtres comédiens, n y a ce qu'on
voit et oe qu'on ne voit pas, ce qui æ
dit1 peur >la eelerb., et ce qui m mur-
fanê dortfl d. cooitetts; il y a 111
bute déclarés, officiellement poursui-
vis par les principaux acteurs etlte
buts seorets ; il y a les apparences qui
sont menteuses et la réalité qui seule
est vraie, d'est là l'eeeenoe de toute
bonne iQonfédie humaine.
Que voulait «donc M. Lloyd GeOl'ge?
D'après iseo déclarations, il voulait
l'aire dos affaires avec la Russie, rien
que des affaires et pas autre chose.
Il fallait l'entendre développer ses
idées à la Chambre des Communes.
Avec que-le. verve il rabrouait ses con-
tradicteurs de là-has et surtout ceux
d'ici 1
« On nous reproche, disait-il, de
vouloir commercer avec les bolche-
viks, et pourquoi ? Parce que les bdl-
cheviks I8oo.n L des bandits. Quels scru-
pules ! Est-ce qu^eai matièrô commer-
ciale nous nous sommes jamais pré-
occupés de ce point- de vue piu-rement
moral ? Va-ton exiger que nous de-
mandions à nos clients un certificat
de bonne vi'e et mœurs ? Les affaires.
sont les affaires.
« La Russie, avant la guerre, nour-
rissait une grande partie de l'Europe.
Nous irvos lui Acheter son Mé sans
ptlrler du reste. La Russie est actuel-
lement pour nous un ,m,agnifique dé-
bouché elle a besoin de locomotives,
d'instruments aratoires, d'étoffes, de
matières 'premières. Nous lui livre-
rons tout cola dans d'exoellont&s 'con-
ditions. C'est son intérêt, c'est le nô-
tre. Que veut-on de plus ? >N
On aurait -pu obj ecter à M. Lloyd
Ge-orge que si la Russie a-été sous les
Tza'rs, le grenier de l'Europe, c'est 'au-
j ourd'h-ui un grenier vide et que, dans
tous les cas, eut-elle des .anomemux
de blé en réserve, elle n'a ni routes ni
chemins de fer pour les amener aux
ports de la Baltique et de la mer Noire.
On au-rait ipu ajouter qu'elle n'a
plus le sou pour acheter les marchan-
dises anglaises, à. moins que nos bons
alliés ine consentent à se faire payer
avec de l'or .volé à la France, ce à quoi
M. Millera.nd n'eut -pas consenti.
Mais toutes cés misons n'auraient
pas touché Monsieur Lloyd George.
Krassine était là. Il s'entêtait à négo-
[ cier avec lui. Pourquoi, pairce que
derrière te but commercial, plus haut
que lui, bl en poursuivait -un autre :
un ibut. politique, la réconciliation -po-
Htilque' de ''l':AngI:eterre avec la R/ussie
soviétique.
Le mérite de ce revirement (reve-
nait sans doute aux armées rouges
qui par delà le Caucase, franchissent
la Perse et (menacent l'Asie Centrale.
Toute l'explication de il-a -politique
anglaise est là;
,Les bolchevistes ne sont pas plus
francs.
A Jes 'OOltendre, la mission Krassine
ne tendait qu'à sauver le peuple russe
de la misère et de la faim. Au fond,
Lénine visait un autre objooH. Kras-
sine, le inégaciat-our économique, avait
pour mission d'amorcer des négocia-
tions en vue d'obtenir des alliés la
reconnaissance du gouvernement des
soviets, -résultat infiniment plus im-
portant que tous les avantages com-
merciaux et c'était l'enjeu des trac-
tations de Londres.
Mais nious ne fûmes pas dupes de
la comédie.
Nous avons de bonnes raisons,
nous, Français, pour ne pas traiter
avec les soviets, et M. MHlrallda.
très énergiquement repoussé les invi-
tes de M. Lloyd George.Celui-ci, aban-
donné par le représentant de la Fran-
ce, n'osa plus s'aventurer; Lénine, de
son côté, n'obtenant pas oe qui lui te-
nait surtout à coeuf, fit alors sem-
blant de désavouer son Krassine et
lui donna l'ordre de rentrer à Mos-
cou. Les deux compères s'étaient en-
tendus pour remettre la partie.
Et maintenant, le Premier Anglais
ooiwprendra-t-il qu'en faisant échec
à ses combinaisons, nous avons agi
non seulement 'dans notre intérêt,
mais tdans l'tntarêt de son pays?
ta Russie soviétique a la haine de
l'Angleterre tout autant que l'ancien-
ne Russie des Tzars; pour elle, l'An-
gleterre est toujouirs l'ennemie. A cela
s'ajoute la haine qu'a le bolchevieme
pour toute société capitaliste, et la
mission qu'il se donne de porter la
révolution Ipartput où régnent les
classes bourgeoises.
Au sunp'hiis, la lettre adressée par
Lénine aux camarades travaiHis-tes
anglais montre assez quel est le des-
sin du dictateur de Moscou. Bien fou
qui se flatterait d'amadouer do pa-
reils forcenés,
M. Lloyd George y perdrait son la-
tin, si ce grand homme sait lIe latin,
et l'Angleterre sa dernière illusion.
On tue les bêtes féroces, on ne les
apprivoise pas.
V. DB THORME.
La Pologne demande des Secours
La Pologne, - après avoir repoussé
victorieusement les attaques des ar-
mées bolcheviques, doit résister à une
nouvelle offensive. Les rouges revien-
nent à l'assaut avec des troupes fraî-
ches et bien approvisionnées. Nos
amis au contraire, comblent difficile-
ment Jours pertes et commencent à
manquer de munitions, Ils font, donc
appel à ceux qui, à. la Conférence de
la Paix, ont reconstitué l'Etat polo-
nais pour qu'il puisse, le das échéant,
contenir l'invasion des Barbares mos-
covites on attendant notre. arrivée, et
aussi pour empêcher une extension
allemande vers rOrtent. Or, depuis
que la Russie révolutionnaire s'est je-
tée sur la Pologne, inous avons sou-
tenu la jeune -république contre les
Bolcheviks; c'est l'Europe que nous
défendons, et c'est la France.
L'Angleterre a fait le contraire; elle
a défendu les Soviets contre la Po-
logne que la presse anglaise accuse
de visées impérialistes.
Nous sommes prêts à répondre à
J'appel que les alliés .viennent de re-
cevoir.
Que va faire l'Angleterre? que va
faire l'Italie?
Oseront-elles laisser 'les armées de
Lénine détruire les forces polonai-
ses et marcher contre nous, ce qui est
dans les choses .possibles, avec la com-
plicité de l'Allemagne, ou pour mieux
dire, appelées par l'Allemagne ivre
de revanche 1 ,
Je ibroie du noir, dira-t-on.
Je ne suis pas plus optimiste que
Fooh qui s'attend a toutes les surpri-
ses,
V. T.
M. Léon Daudet nous donne dans
l'Action Française cette information :
Je tiens de bonne source les directives
que YQici,.. envoyées secrètement par Léo-
nine aux agents et ouvriers des' trans-
ports dans tous les pays de l'Entente,
afin d'établir le blocus de la Pologne :
1° Autant que possible être prévenu
à temps du départ de tout matériel de
guerre à destination de la Pologne ou de
ses. alliés.
2° En 'cours de Toute s'assurer de
l'exactitude des informations données re*
l-ativement au dit matâriel.
3° Refuser la continuation du mouve-1
ment, môme s'il y a doute sur la nature
de l'expédition ou si on ne possède que
des probabilités ; au besoin, saboter le
train, provoquer l'explosion -d'es muni-
rions, etc. -
4° Les chefs doivent donner des ins-
tructions rmpératives aux cheminots et
aux ouvriers des transports internatio-
nalisés, afin que les transponts qui au-
raient pu -passer indemnes dans uli-pays
soient ressaisis à temps dans un aflLre.
5° Dans ilous les cas et même sur un
simple wUJpçon, saisir -de la chose la
presse amie de manière à intimider les
gouvernemnts et prévenir les camarades
des divers pays.
A BRUXELLES
- 1
Les Alliés se sont entendus à
Bruxelles sur la nécessité d'imposer
à l'Allemagne l'exécution imtnédiatp
des conditions militaires du dëid-
mement tant en matériel qu'en effec-
tifs. S'il le faut on emploiera la foroe.
Très laborieux a été l'accord finan-
cier au sujet de la répartition de in-
demnité. On s'est arrêté aux propor-
tions suivantes: 8 à la Belgique
avec priorité jusqu'à concurrence de
2 milliards et demi ; 52 à la Franua;
22 à l'Angleterre; 10 à Pltallo,
8 entre la 'Roumanie, le Portugal
et le Japon. , .-
On est maintenant à Spa. La pre-
mière séance n'a donné aucun résul-
tàt, les délégués allemands ayant de-
mandé jusqu'à jeudi pour Iplus am-
ples instructions. w
La Reprise des Relations
avec le Vatican
On sait que M. colrat. député de
Soine-et-Oise, a exposé devant la
Commission des Affaires extérieures
son rapport sur les négociations en-
gagées avec le Vatican.
Nous -lisons à ce sujet dans La
Croix:
« Il résulte de l'exposé très éloquent de
M. Colra-t, que les négociations engagées
depuis plusieurs semaines entre renvoyé
du gouvernement français et le Saint-
Siège sont terminées, et que i-ien ne s'op-
pose plus à une -prochaine discussion de-
vant la Chambre, pour une solution ra-
pide. L'accord est, complet.
D'après les renseignements que le mi-
nistre des Affaires étrangères a donnas et
que .M. Colrat a transmis à la Commission,
les questions concernant le fonctionne-
ment des lois intérieures de la France,
notamment ccHo qui a trai,t, à la forma-
tion des cultuelles, ne séront pas soule-
vées. La législation française continuera
d'être en vigueur. Le Sain-t-Siège n'inter-
viendra en rien sur ce terrain. Dès lors,
la question du. réta.hlisscmcnt des rapports
diplomatiques conserve le caractère ex-
clusif d'une question de poilitique exté-
rieure, et les motifs qui avaient détermi-
né -notre gouvernement à proposer la re-
prise des -relations, au point de vue de la
satisfaction des intérêts français "dans le
monde, conservent tonte leur va-leur. »
La Commission, à l'unanimité, a
approuvé le rapport de M. Colrat.
La Commission -des Finances a entendu
le rapport de M Notolemairc demand,ant
un crédit pour le rétablissement de l'am-
bassade.
;La discussion immédiate 'a été votée
par 17 voix contre 20 proposant l'ajour-
nement.
,t Notolemaire a donné sa démission
de rapporteur qui fut repoussée par la
Üommis-sioTI.
PENSÉES
Le malhew est plm favorable à la
vertu que la prospérité.
La, modémtion est iune condition de
la vertu, et aussi du bonheur.
Le médisant à irn diable swr la lan-
gue, l'écoutant l'a dans l'oreille.
Pour la justice divinic, il n'y a pas
de prescription.
Le plus riche en mourant n'emporte
qu'un linceul.
J. D.
LES PROMGAUTH1. LOUCHEUR
Tout oomme la C. G. T. et le Mi-
nistre defl Travaux publics, M. Lou-
cteeur s'est fendu d'un projet de na-
tionalisation des chemins de fer.
- -Le système est simple.
UEtàt raohète les réseaux, puis il
lés rétrocède à une Société fermière
Aiique, constituée au capital de 500
millions.
Cinq cent millions pour devenir
concessionnaire de tout le réseau
français, ce n'est vraiment pas cher.
D'accord avec l'ami Gitroën on
pourra s'offrir ça sur ses bénéfices
de guerre.
N'est-ce pas Monsieur Loucheur?.
Mais pour séduire les foules, le pro-
jet prévoit Pactionnariat ouvrier: le
quart des titres sera la propriété du
personnel.
Bravo, voilà qui est démocratique!!
Applaudissons d'abord, et puis
prenons un orayeri :
- L'Etat, qui fixera les tarifs ne per-
mettra pas sans doute que le divi-
dende soit supérieur à celui que tou-
ohent les actionnaires des Compa-
gnies actuelles, .soit environ 7
- Le capital de 500 millions touchera
donc 35 millions qui se répartiraient
de la façon suivante: 5 aux 375
millions du capital-action, soit 18
millions 750.000 francs. Le solde,
soit 16.250.000 fr. serait è distribuer
entre tous les actionnaires. Les ac-
tidns-travail en recevraient donc le
qaart, soit le million.
- Les cheminots sont 400.000. Cha-
cun d'eux participerait donc aux bé-
néfices à raison de la somme mirifi-
que de dix francs par an!il
- Prenez garde, Monsieur Loucheur,
c'est aveo des prodigalités de cette
natilre que l'on' compromet les plus
belles fortunes t 1 Et ces vilains che-
minots sont encore capables de ne
pas vous être reconnaissants de vo-
tre. bluff.
LERAIL.
La Ligue des Prolts de l'Homme
et les Responsabilités de la Guerre
La lorup célùbre Ligue des Droits de
l'Homme amorce une nouvelle cam-
pagne de chambardement et de des-
truction.
Dans les premières phrases du pre-
mier rapport établi par ses ordres,
une vigoureuse défense des Boches
est formulée.
- - ---
Attendons-nous à ce que ces mes-
sieurs de la Ligue des Droits de
l'Homme établissent bientôt la com-
plète innocence de 0 et la
culpabilité des gouvernements de
l'Entente.
Ils réclameront la mise en accusa-
tion de Clemenceau, Poincaré, Foch,
etc.
Pourvu qu'ils n'exigent pas la res-
tauration de Guillaume II.
Quels sinistres farceurs !!!
"journée des palronaSes'
27 Juin 1990
Ce fut une journée réussie, très réus-
sie. Les pessimistes IBU ont- été stupé-
faits. Bravo 1
iMialigrê la ,chaleur lourde de ce matin
brumeux, les jouinies pèlerins gravissent
alilègrement -les. chemins sinueux qui
conduisent à Notre-Dame d'Afrique.
Qu'ils sont nombreux ces garçonnets, ces
jeunes 'hoimm
et de notre bamli-eue, de l'intérieur même.
Toutes les paroisses sonft dignement re-
présentées. Pas un seul « Patro » n'a
manqué Jio gvand rendez-vous. St-Phiilip-
P" Si-Augustin, S t-V i ne on t-de-Pau 1, Sto
Croix, St-Charles, St-Bonavenfure, d'au-
tres encore. Toute 1-a jeunesse catholique
algéroise est ici.
Dès 1-e primo aborld on 'a -l'impression
bien notte que les choses ae passeront au
mieux. Du norrahre, de l'entente, de ;la dis-
cipline, de il'iexipérience, de l'entrain: en
faut-il davantage pour que lie succès soit
certain!
9 heures. - -Stir le plat-eau qui ilongo la
basiHquo, au lev-ant, tous les congressis-
tes sont réurnis. On dirait un bataillon
rangé pour l'assaut, au « Garoe-à-vous »,
drapeaux largement dBployés. "Vers de
centre, quelle est donc cette soudaine ef-
florescence de fiers coquelicots? Ce sont
I JEUNESSE St-Bon-aveniture, dans IIOUT
tenuo sportive rouge et. blanche.
Mgr Lcyniaud Mo se "fait pas attendre.
Il arrive avec l'exactitude qui sied' eu
grand chef donneur d'Ioemple. Laj
« Joyeuse Hanmonie » sonne Ift générale.
1res cœurs tressaillent. Un immense vi-
vat se mède aux notes guerrières des fan-
fares. L'enthousiasme est à son comble.
Un long cortège se forime bientOt. En
chantant un pieux cantique d'hommage à
I-aria, de voici qui pénètre dan-s le sanc-
tuaire de la Vierge Noire. Les voûtes
tremblent dirait-on, tant les voix de ces
adolescente sont ardentes et généreuses:
leurs accents s'échappent bien du cœur,
du fond du cœur.
M'ais, célébré par Il\Lgr, assisté des cha-
noines Tcuillères, secrétaire général de
l'Archevêché, -et Thiénard, son secrétaire
particulier, le saint sacrifice a déjà com-
mencé.
U-n ,autre officier id'ordonnance de Sa
Grandeur, M. le vicaire général Dauzon,
l'heureux ordonnateur de cette « Jour-
née », récite la prière du matin à laquelle
l'assemblée -répond d'uno seule voix.
Après le Saint EvangHe, Mgr l'Archevê-
que prend la parole. Dans un admirable
sermon bien à la portée de tous, jus-
qu'aux petits, iMgr nous parle des secours
indispensables au jeune homme qui dé-
sire rester dans le droit chemin de l'hon-
neur et de la verlu.Ct-,s secours il les trou-
vera seulement auprès de Dieu. Avec Lui
et par Lui, il n'aura rien à craindre* ni
de ses passions, ni des méchants: il sera
sûr -de triompher. 'Mais nous sommes si
faibles, me confierez-vous. Hé quoi 1 Le
petit (David qui terrassa le géant philis-
tin, n'était-il pas faible lui aussi? Cha-
cun d'entro vous, mes enfants, pourra
réussir, à sa façon, l'exploit du pâtre
d'Israël. Les Phi-listims modernes ne sont
pas plus forts, plus arrogants que ceux
de l'histoire biblique, aussi bien la bonté
de Dieu et sa 'puiEJsanoo n'ont pas dimi-
nué. Et si le cœur des enfants de prédi-
lection est resté pur et débordant de foi
et tl'espérence, aucune crainte, même la
moindre, ne doit le troubler.
Il vous faut aussi, chers jeunes gens,
un tonftiller qui vous éclairera aux heu-
fces de douto, qui vous soutiendra aux
heures de découragement. Nul mieux quo
le Directeur ou l'Aumônier de votre Pa-
tronage n'est qualifié pour rem-plir vis-
à-vis de wue ce beau rôle de confident.
Et vous avez enem besoin d'un ami,
un ami sincère et dévoué qui sera votre
compagnon d'armes et que vous aime-
rez comme un frère. Où le Irouvrcz-
vous plus facilement que parmi vos ca-
marades du Patronage cet ami fidNe, ce
trésor inn.p,prcilablo?
Mgr termine en nous bénissant. Et la
messe continuo, tandis que 'l'assistanco
chante à pleins Jpoumons notre, vieux
Crédo et le vaillant cantique (1 Catholi-
que ot Français Toujours 1 »
Vers 10 heures, nous recevons la béné-
diction paipale le,t la cérémmiie s'achève
citpondant que la « Joyeuso Harmonie »
exécute, avec son brio habituel, l'une de
ses plus entraînantes marches guerrières.
Une •demi-heure plus tard nous voici do
nouveau réunis à l'ancien Carme-l, dans
la chape lie désaffectée que Iron a trans-
formée pour aujourd'hui en salit* de réu-
nion.
Mgr préside cette séance d'étude tout
intilme. Elle débute par un échange de
vues sur la question des sports, plus que
jamais d'actualité. De nombreuses com-
pétences prennent la parole. La discus-
sion s'anime, toujours coirdialc. On finit
par se mettre d'accond c.t l'on décide, sur
la proposition de M. l'Abbé Grau et de M.
Naudin: t" de « réveiller » il'Union régio-
nale algéroise de la Fédération gymnas-
tique des Patronages de France (Dr .)li-
chaud) et de s'y affilier en masse; 2° d'in-
tensifier sans relâche la culture physi-
que dans chacun des patronages du dio-
cèse.
L'ordre du jour appelle ensuite la dis-
cussion sur l'organe qui servira irk trait-
d'union, qui établira une liaison étroite
et suivie entre les divers groupements
de jeunesse catholique de ila contrée. Cet
organe existe déjà. Mais quelques patro-
nages hésitent encore à le faire leur. Un
des membres du Comité de rédaction ex-
pose en quelques mots les intentions des
dirigeants do « Jeunesse Catholique »
(c'est le titre de ce Bulletin mensuel).
Nous voulons mettre notre journal à la
disposition de tous. Nous sollicitons la
coUtàhoralion et les avis des uns et des
autres. Nous sommes disposés à Iffiodi-
fier, à transformer, chaque fois qu'on
voudra bien nous démontrer l'utilité de
ces changements. Dorénavant notre Bul-
letin publiera régulièrement une chro-
nique sportive rédigée par l'un de nos
meilleurs spécialistes. Ces explications
produisent un excellent effet. Les malen-
tendus se dissipent et quand l'orateur de-
mande si l'on a quelques observations à
formuler encoro, il ne se trouve person-
ne pour répondre.
U.n des organisateurs du- Congrès de
Blid,a., qui fût -le prélude de cette. « Jour-
née n, ne peut s'mpôcher de félieiter
l'assistance pour -l'incomparable specta-
cle de force, ide conconrdo et de disci-
pline qu'elle offre au public.
Un peu de musique pour terminer. Et
l'on s'en va déjeuner sur l'herbe.
A 14 heures, on s'arrache aux douceurs
de la sieste, on s'apprête, on se regroupe
toujours courageux et, en bon ordre, com-
me d'habitude, on se rend à nouveau dans
la salle de réunion du matin où va s'ou-
vrir la séance publique.
•Mgr préside, inlassable.
Prend le premier la parole, Le Président
iu Patronage St-Augustin. Le conféren-
ier expose, tout d'abord, les dangers qui
menacent notre jeunesse masculine entre
12 et 20 ans, alors que les passions mau-
vaises fond entendre une voix de sirène,
cnchamteressc" impérieuse; alors que de
toutes parts, le^ tentations surgissent bru-
tales, sournoises, irrésistibles. Il démon-
tre qu'aucune organisation n'est mieux à
même que le Patronage pour sauver du
péril ces jeunes âmes d'adolescents. M.
Gault s'étend, par la suite, sur le rôle
que le Patronage peut et doit jouer dans
la paroisse. Auxiliaires dévoués du prê-
tre, les membres de ce groupes de jeu-
nesse organiseront des chorales, des ser-
vices d'ordre; ils vendront de bonis jour-
naux et distribueront des tracts de saine
propagande, au sortir des offices impor-
tants; ils donneront quelques séances ré-
créatives et moralisatrices; ils visiteront
les pauvres.D'autre part, ils participeront
plus spécialement à l'édification des fi-
dèles en communiant souvent, en prenant
part aux processions, aux -c-érpmolnf@fdc
l'Adoration) Perpétuelle, tout cela en
groupe autant que possible. L'Eglise alors
- - - -
ne sera plus vide. Les jeunes nommes,
même étrangers au Patronage, ne rougi-
ront plus d'être chrétiens et d'agir en
conformité avec leurs croyances. En un
mot, la face des choses sera trans-formée,
la paroisse vivra une existence nouvelle
plus sainte et plus large.
D'tunanimes applaudissements saluent
la fin de ce discours plein de choses pra-
tiques.
Louis ROYER. (A suivre.)
hE PÈLERINAGE DE LOURDES
C'est le mardi soir 6 juillet, que se sont
embarqués pour Marseille les deux cents
pèlerins qui se rendent à Lourdes, sous la
conduite de M, le vicaire général Dauzon =
Nous nous associons d'avance à toutes les
grandes manifestations de foi auxquelles
ils vont -prendre part. C'est- pour nous un
vrai chagrin de n'avoir pu les accompa-
gner. Mais la prière a des ailes et elle
franchit sans effort tous les espaces. Di-
manche prochain, 11 juillet, dans te sanc-
tuaire de- N.-'D. d'Afrique, nos prières s'u-
niront 1t leurs prières, aussi ferventes et
confiantes qii# si nous étions avec eux à
la grotte de 'Massabiello.
PMLALETHE
a
Echo de la Journée
de S71WT-MICHT.L
Nous avons publié h son heure le
compte-rendu de rel te luurhante mani-
festation, et, la semaine dernière, la belle
allocution prononcée par M. Henry Fuul'-
nier, Président de la Conférence de St-
Vinctent-de-l'aul, de N.-l).-des- Y jet.u i rt'.
Nous répondons au désir Je ceux qui
ont entendu la causerie, toute paternelle,
faite par M. Palisser aux enfants de l'Or-
phelinat, en reproduisant la lin de cette,
causerie, demande d'organisation d'une
ligue do jeun es adorateurs du ïSainl-Sa-
creinent, qui, devenus hoiininies, continue-
ront à aimer, à adurer Jésus-Hostie, de
même il le feront aimeir el adorer autour
d'eux.
(( J(' me rappelle qu'un jour, visitant
pour la première l'ois !a Cathédrale de
Marseille, dès ma rentrée el avant d'ad-
mirer l'édifice, je me dirigeai tout droit
vers la chapelle où brillait la pietile lampe
mystique, indiquant la présence de N. s.,
et je me prosternai. Un vénérable abbé,
que je n'avais pas vu. vint, au-devant de
noi, les unains tendues: « Oli Monsieur,
« 'ffiP diit-il, quelle joie est la niïire, lors-
«1 que nous voyons entrer dans nos l'.d i-
CI =es, un chrétien qui commence par adu-
« rer N. S. dans son Sacrement ! »
« Celle joie, mes enfanls. Dieu hli-
nème la ressent, lorsque nous l'adorons;
es anges el les sainls se prosternent avec
nous devant la Divine Majesté. Donnons-
Lui donc l'efle joie. C'est 1""11,' que Lui
donne le Souverain Pontife Cui-mènu1 ;
Nous avons tous pu lire ces jours-ci que
le Pape, chaque fois qu'il est entré à la
Basilique Vaficane [tour 1-es grandioses
fêtes de canonisation qui viennent do s'y
dérouler, se dirige de suite, avant de
prendre contact, avec les cardinaux el les
puissants de ce monde, qui l'entourent,
vers la chapelle du St-Sacrement pour y
faire un acte d'adoration.
c Je voudrais, mes chers enfants, qu'a-
vec l'assentiment de vos maîtres et mai-
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