Titre : Le Semeur algérien : paraissant le dimanche
Éditeur : [s.n.] (Alger)
Date d'édition : 1920-05-30
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32867269g
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
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Description : 30 mai 1920 30 mai 1920
Description : 1920/05/30 (A9,N466). 1920/05/30 (A9,N466).
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6376957m
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JO-90199
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 16/01/2013
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ALGER, le 24 Mai1920
QCMTMN8 DBNSEMNBMENT
A pps t'i piot du réforme
M«N.Mlm»
On n'a peut-être pas oublié que,
le 24 février dernier, MM. Ferdinand
Buisson et Groussier déposèrent sur
let bureau de la Chambre une propo-
sition de loi ayant pour objet d'ins-
tituer dans l'Université nouvelle
« l'Enseignement liDlégral par l'école
unique ». La réforme qu'ils propo-
sent comme mandataires des « Com.
pagnons ? a pour but de « recruter
renseignement secondaire d'après
les aptitudes des enfants, et non plus
d'après la fortune des parents. »
Quand nos enfauts auront atteint
rAie scolaire à sept ans, ils devront
tous suivre obligatoirement les cours
d'une école primaire unique, où ils
recevront une formation officielle,
exclusivement primaire, jusqu'à 14
ans. A partir de oe moment, l'Etat
seul décidera de leur avenir. Les
parents ne seront pas même consul-
tés. L'Etat s'arrogera le droit de se
prononoer sans appel sur les goûts,
es aptitudes et les vocations, d'éta-
blir le classement définitif des élèves
et leur répartition en deux oatégo.
ries. !<vaux manuels, et ils devront opter
entre le commerce, l'industrie et l'a-
rrloqlture. Les autres, travailleurs
ntelleetuels, seront dirigés vers les
professions libérales.
L'srtiols 4 du projet de loi s ex-
prime ainsi ; « Admission annuelle
ans les établissements secondaires
et professionnels des candidats re-
connus aptes à en suivre les ensei-
gnements, à la suite d'examens ou
de concours domt le programme sera
réglé par le Conseil Supérieur, et qui
seront ouverts aux élèves de l'ensei-
gnement privé. » A la sortie de ces
écoles, le jeune homme aura une si-
tuation qui li i permettra de travail-
ler utilement selon ses goûts et ses
aptitudes. L'Etat, d'ailleurs, l'Etat
providence, a tout krévu. L'ensei-
gnement sera gratuit. Les iamilles
n'auront à se préoccuper ni des irais
d'études, ni de l'entretien, ni môme
des frais d'internat, là où il sera né-
cessaire. L'article 6 met toutes ces
dépenses au compte de l'Etat.
Telle est dans ses grandes lignes
la réforme élaborée, j'allais dire rè.
vée par les « Compagnons », et qui
a pour parrains M. Buisson, un des
a pour parrains
collaborateurs les plus actifs et les
plus connus de Jules Ferry, et M,
Groussier, un des militants les plus
en vue du Socialisme unifié.
Un de nos plus distingués con-
frères de Paris, Jean Guiraud, n'hé-
site pas à appeler cette tentative un
attentat contre la famille. Nous ne
savons si les auteurs de la proposi-
tion dont le passé n'a rien qui
puisse nous rassurer nourrissent
contre la fàmille française d'aussi
noirsdesseins; mais qu'ils le veuillent
ou non, la loi qu'ils proposent aurait
pour coMÔquence fatale de paralyser
- l'actionetde ruiner Vinfluencedu père
de famille dont le préniier devoir est
de. diriger lui-même la formation et
rtfdvieation de ses enfants. Si depuis
l'âge de sept ans jusqutà sfc majorité,
l'enfant échappe à la direction de - ses
parents; si vous faites miroiter de-
vant les yCtrf des humbles et des
pauvres les bienfaits enviés d'une
instruction absolument gratuite pour
leurs fils et pour leurs filles, avec la
promesse. d une position aisée, lu-
crative, Du même brillante ; com-
ment voulez-vous que ces braves
gens, h-à -%td= pas :àl. tentation et
ne tombent pas dans le piège qui
leur est tendu ? Car, "ü tOnd, c'est
bien d'un piège qu'il s'agit. En sup-
primant pour eux l'effort, c'est à dire
le dévouement, en leur enlevant le
souci matériel et moral de l'éduca-
tion de leurs enfants, on les dépouil-
le, sans qu'ils s'en doutént, d'un
droit sacré l On revient tout simple-
nferit là cette abominable doctrine
Sayenne, que le» « grande ancêtres »
de la dévolution remireDt en hon-
neur, à savoir que l'enfant étant la
propriété de l'Etat, ITEtat peut le
jeter dans son moule officiel et uni-
1 : e, le façonner & sa guise et à son
image, connue l'artiste, pétrit son ar-
gile où broie ses couleurs.
'- m nous dit pour justifier le 8
tle ReDt ans dans l'école primaire uni-
qu,w-ou -um ! Fwwnim-q 1 J a dans les
lyvées et eouèges un trop grand nom-
bre d'écoliers paresseux ou incapa-
bles qui encombrent les classes au
grand détriment de l'élite et sans
profit pour eux-mêmes. Rien n'est
plus vrai, liélas 1 Qu'on les élimine
donc sans faiblesse, nous ne deman-
dons pas mieux. Mais les règlements
universitaires en vigueur ne per-
mettept-ils pas d'opérer cette sélec-
tion nécessaire, à la condition qu'on
les applique avec fermeté ? Est-oe
que vous n'ôtes pas suffisamment
armés contre cet envahissement de
l'enseignement secondaire par l'in-
nombrable armée des « parasites.
et des « non-valeurs » ?
Il y a d'abord l'examen dit « de
passage) qui doit interdire l'entrée de
la sixième, s'il est honnêtement pra-
tiqué, à tous ceux qui ne justifient
pas d'une préparation satisfaisante.
Le même examen est prévu pour
chaque année scolaire, et il doit en-
traîner les mêmes sanctions. S'il
n'est plus dans beaucoup d'établis-
sements qu'une vaine formalité, à
qui faut-il s'en prendre, sinon à la
faiblesse ou à la coupable indiffé-
rence des examinateurs responsa-
bles ? Viennent ensuite d'autres
épreuves que le législateur a entou-
rées de toutes les garanties désira-
bles, mais qui peu à peu ont perdu
de leur efficacité et sont presque de-
venus une routine : examens de di-
vers baccalauréats, examens pour
l'admission aux cours des Facultés,
concours pour l'entrée dans les gran-
des Ecoles, concours pour les diver-
ses agrégations, etc. etc. Si ces exa-
mens et concours ne sont pas une
fiction, et il dépend de vous qu'ils
soient une réalité, vous pouvez,
sans nouvelle loi, interdire l'accès
des carrières libérales, droit, méde-
cine, enseignement, à tous les can-
didats médiocres ou insuffisants, et
cela sans violence confine sans arbi-
traire. Mais imposer à des enfauts et
à des jeunes gens un stage obliga-
toire de sept ans, dans une école
primaire unique ; interdire à des
enfants bien doués, jusqu'à 14 ans,
l'étude des langues anciennes, ce
n'est pas seulement porter atteinte
grave à la liberté des pères de fa-
mille, c'est ruiner d'avance les étu-
des secondaires, et cette haute cul-
ture morale classique, dont nous
avons plus que jamais besoin, à une
époque où l'on ne songe plus guère
qu'à s'enrichir promptement, coûte
que coùte et par tous les moyens.
Nous croyons d'ailleurs savoir que
la proposition Buisson - G) oussier
suscite la contradiction dans les mi.
lieux universitaires : elle se heurte à
une opposition qui n'est pas négli-
geable, venant du corps enseignant
lui-même. Ou nous dit que les pro-
fesseurs des classes élémentaires de
nos lycées de tilles et de garçons se
sont émus en apprenant qu'on son-
geait à les taire disparaître comme un
rouage inutile. On a mis sous nos
yeux une protestation très digne et
fortement motivée contre le malen-
contreux projet des « Compagnons ».
La Chambre est avertie. Quant à
nous, nous sommes certains que nos
amis, les catholiques, s'opposeront
de toutes leurs forces à l'adoption
d'une loi qui ruinerait les fonde-
ments de la famille, en supprimant
l'initiative et la responsabilité des
parents, et du même coup provoquè
rait une nouvelle crise de l'ensei-
gnement secondaire qu'on prétend
vouloir fortifier, Les libéraux eux-
mêmes seront avec nous. Ils ne tolé-
reront pas qu'on fasse de l'Univer-
sité une vaste usine de médiocrité.
Nous n'avons pas le droit de priver
nos enfants de l'éducation que nous
avons reçue nous-mêmes et quya
classé la France au premier i&ng^osb
nations dans * l'ordre de l'esprit. Sa-
chons garder avec un foin jaloux le
double culte des nos traditious reli-
gieuses et de nos traditions littérai-
res. C'est de là que nous viendra sû-
rement le principe d'une régénéra-
tion morale et sociale dont nous
avons tant besoin.
PHILALÈTHB.
IMtntlvIlMllMiM
Dans la nuit du 23 au 24fcmai, M.
Deschanel se rendant à Montbrison
en cheAin de fer, se sentit incom-
modé -Il voulut ouvrir la fenêfre ;
pris d'un éumrdissement il bascula
et fut projeté sur la voietumbé heu-
reuseiireut sur un talus gazunné, il
y -fut découvert par un Iiuniiue d'é-
quipe qui le conduisit à la cabame
d'un garde barrière. Le Président
de la République ayant dit qui il
était, on le prit pour un fou ; néan-
moins le garde envoya chercher le
sous-préfet de Montargis, & 4 kilo-
mètres du lieu de l'accident. Le sous-
préfet reconnut M. DesohaDel. l'em-
mena chez lui en auto et l'Elysée fut
aussitôt prévenu. Madame Deschanel
et M. Millerand arrivèrent ; le Pré-
sident était complètement remis ; le
soir il couchait à l'Elysée où les mé-
decins constatèrent quelques contu-
sions sans gravité. Ils prescrivirent
toutefoisun repos de plusieurs joùrs.
Nous faisons les vœux les plus ar-
dents pour le prompt rétablissement
de M. Deschanel que Dieu. visible-
ment protégé.
Il y a encore des morts glorieux
SAJTS SÉPULTURE t
Nous lisons dam le Mutilé de l'Algérii ces
lignes suivantes qui nous révèlent un véri-
table scandale :
Voudrait-on croire qu'après seize
mois de paix, il est encore, sur cette
grande cicatrice qui balafre la Fran-
ce des morts glorieux dont les osse-
ments s'effritent au soleil, des héros
tombés dans le fracas des batailles,
qui n'ont pas trouvé, à l'heure du si-
lence, une tombe pour reposer en
paix.
A quelques kilomètres de Reims,
dans les tranchées avancées de l'éclu-
se de Sapigneul, sur la cote 91, dans
les réseaux de barbelé, dans les
trous d'obus que l'herbe envahit en-
core par ce printemps préooce, ils
sont plus d'une centaine de petits sol
data de France, dont les crânes dé-
tanoés tet les to& décharnés sèdhent
m setalL-Qn-ne comprend, pas tlW
près tant de jours l'armée n'ait
pas trouvé le temps d'assurer une
sépulture décente à ceux qui sont
tombés dans l'accomplissement de
leur devoir
Peut-être y a-t-il encore là quel-
que chinoiserie administrative
comme celle qui valut aux morts du
chemin des Dames de rester long-
temps sans sépulture ? Sapigneul et
le territoire de la cote 91 se trouvent
à la frontière de la Marne et de
l'Aisne ; lequel des deux secteurs,
d'état civil doit opérer ? Dans la
crainte d'exécuter le travail qui in-
comberait au voisin, les services
compétents s'abstiennent tous deux 1
Si les touristes qui vont en pèlerina-
ge à Berry-au-Bac, plutôt que de
fouler les restes de la ferme du cho-
léra, faisaient un petit crochet de
quelques centaines de mètres, ils
tomberaient en plein charnier ! Peut-
être leur indignation serait telle que
l'administration militaire s'aviserait
d'explorer les tranchées dç la cote
91, qu'elle n'a jamais dû visiter depuis
le 11 novembre 1918. R. MAS.
An sujet fle la loi sur les disparus
Les disparus au cours des combats
et péripéties de la grande guerre qui
vient de finir ont éte pombreax. Aussi
a-t-il paru utile et' indispensable de
donner à leurs familles on moyen facile
de taire déclarer leurs décès.
Une loi est intervenue le 25 juin 1919
à cet égard ; dans son article 12, elle
porte que, en ce qui concerne l'Algérie,
non applicabilité Sera réglée ultérieure-
ment par - décret. -
Ce décret n'a pas encore été rendu ;
en rewpche, les Parquets algériens au-
raient: reÇu un€ tircttlaire-récente leur
.enjoignant de VopjpOser it l'instruction
par les tribunaux de la Colonie des de-
mandes en déclaration de décès jus-
qu'à nouvel ordre.
Le haut fonctionnaire magistrat ou
autre qui est coupable de cette circu-
laire n'a rtellementtpas une haute idée:
de l'intelligence des anciens membres-
du Parlement, s'il s'agit de d«%mcres<
en déclaration de décès de disparus èn
frontfrançais ou autres fronts de guérré.
Il tant en effet supposer que le farifr
men a été capable de faire one dlf-
tinctîon entre Français et Algériens ft
que, par exemple, pour deux disparus
dans la même affaire au front franyais,
les ayants droit de l'un d'eux domicilié
en France peuvent poursuivre la décla-
ration de son décès devant un tribunal
de la Métropole et ceux du second do-
micilié enAlgéri devront attendre la ptt-
biioationdu décret prévu pour entamer
la mtnfe poursuite devant un tribunal
delà colonie.
Une telle interprétation de la loi est
inadmissible et j'aime mieux croire que
le décret 11 intervenu* .doit senlement
régler la question des disparitions sur-
venues en Algérie.
Il y a en une bourde commise par le
Parlement ou par l'auteur de là circu-
laire. Par qui ? En attendant la Loi du
25 juin 1919 ne peut recevoir aucune
application même pour les disparitions
snirvennes au front de guerre français
de soldat t domiciliés en Algérie.
LÉONDE.
- - -- --..
PENSÉES
Il est des heures oà le cœur ne ren-
contre que sacrifices à faire : la
volonté qu'obstacles à surmonter.
L'altier dans L'affliction redepient.
abordable.
La deuleur est un breuvage qui brise
L'prgueil et attendrit le cœur.
PiiH une nature est élevée, ptus elle
a de Vessor, de l'élan vers l'idéal,
vers l'infiui.
Les maux sont les scories ; la douleur
est le creuset qui lss rejette.
Le cœur ne veut pas de sacrifices, la
volonlé ne veut pas,d'effort} la dou-
leur remplace l effort et le sacrifice.
La douleur pèse sur le cœur, mais il
n"en rejaillit que mieux.
J. D.
K CONTRE LA RÉVOLUTION
Une œuvre capitale
»
Le mouvement révolutionnaire dé.
clanchè contre le pays car les meneurs
de la C. G. T. a provoqué dans tous
Ils milieux une magnifique réaction.
1»% bens olvoyene viennent par milliers
aUnscrire aux ligues ehiquIs, qui sur-
gissent de tous côtés pour sauver une
fois de plus la patrie en danger. Nous
ne pouvons qu'applaudir à cet empres-
sement et que soutenir de toutes nos
forces ce bel élan. Mais il est cependant
des écueils qu'il faut éviter.
Trop souvent des personnes, d'ail-
leurs bien intentionnées et soulevees
d'une très juste indignation, s'en pren-
nent directement aux ouvriers grévistes
réclamant contre eux des sanctions
sévères, en oubliant les dirigeants qui.
de très haut, ont tout réglé, qai ont
lancé dans W mêlée criminelle toute une
pariie de ce peuple de France, si facile
a leurrer lorsqu'on le berce de paroles
aux apparences généreuses. Ce sont
pourtant ceux-là qu'il faudrait attein-
dre, car ils sont les vrais responsables
de tous les crimes et de tous les délits,
produits naturels de l'ordre de crève où
ils sont contenus en germe. Et" ce n'ef',t
pas sans un certain serrement .de cœnr
que j'ai vu condamner à des peines
variant de 15 jours à 1 mois de prison
de pauvres cheminots aveuglés, tandis
que le maximum du chàtiment qui
puisse atteindre un Jouhaux ne dépasse
pas 200 francs d'amende. Les multiples
condamnations prononcées contre les
petits ne serviront de rien, si l'on ne
frappe en même temps, et surtout, à
la tête.
Mais il ne faut pas se contenter de
justes sanctions contre les organisa-
teurs de grèves révolutionnaires. Il
faut se rendre compte que la question
sociale n'est pas seulement une ques-
tion de force, mais bien au contraire
c'est sur le plan de l'intelligence qu'il
faut se placer pour y engager utilement
la lutte. Laissons aux tenants du maté
rialisme, aux, disciples de Kiifi Marx,
la croyance insensée en la toûle-puis-
sance de la matière. l^ons croyons,
nous, à la supériorité dé l'Esprit, qui
nous vient de Dieu, qui seul anime et
vivifie la matière, et que le Créateur
nous a donné pour nous permettre de
régner sur cette même matière, aveu-
gle et inerte.
Ce serait une profonde erreur de
croire qu'une force irrésistible eniraîne
dans le sens révolutionnaire ce que
l'on nomme le prolétariat. Ce qui est à
la source de tous les mouvements spas-
modiques qui agitent aujourd'hui l'Eu-
ftènt des ddurineis, ce sont dès
lâres'lftusses inculquées aux ouvriers,
ft qui eeules Us lm agir; Dès lors l'u-,
nique moyen dtfttêter vraiment la Ré-
toltTtion menaçànte, (fefit de ebmbat-
tre ces doctrines, de rendre la lumière
aux* intelligences obnubilées par les
brouillards germaniques du marxisme.
Il faut parler au peuple français, à et
peuple dont le bons sens a tbtnoçrs
été la qualité maîtresse, et qui ne peut,
si on lui montre la vérité, se laisser sé-
duite par le mensonge et par l'erreur.
Là seulement est le salut 1
Mats comment s'adresser au peuple
avec Ifficacité, J'entendais, il y a peu
de jours, un éminent conférencier se
plaindre des difficultés que l'on ren-
contre pour attirer les ouvriers et leur
faiTe écouter la bonne parole. Et c'est
,f' -
bien vrai. Soit par. suite de je ne sais
quelles préventions, savamment entre-
tenues par les meneurs, soit tout sim-
plement parce que l'ouvrier français
n'aime pas à se trouver mêlé aux
a bourgeois n, le peuple ne vient pas à
nous.
Faut-il pour cela se désespérer ? Tout
au contraire I 11 faut seulement aller à
lui. Il faut lui donner des locaux où il
se sente" ien chez lui, où l'ouvrier ne
rencontre que d'autres ouvriers, où il
coudoie des camarades d'usine ou de
travail. Dans ces locaux il faut mettre
à sa disposition tous les instruments
intellectuels susceptibles de l'éclairer et
"de le guider : livres, revues, journaux.
Alors le peuple nous écoutera ; il nous
entendra quaud nous irons lui parler,
chez lui et pour lui. Et parce qu'il
aime la vérité, la lumière et la raison,
il nous suivra.
L'œuvre qui répond le mieux à ces
nécessités est sans contredit celle des
salles de lecture populaires. Il s'agit
de vastes locaux, aménagés pour la
lectnre et la correspondance, où de
grandes tables sont couvertes de jour-
nanx et de revues, mis gratuitement à
la disposition des ouvriers. U ¡I e biblio-
thèque populaire complète le plus sou-
vent la salle de lecture, en achevant
son œuvre. Et le lucal se prête mer-
veilleusement à des conférences, adres-
sées directement au peuple, et qui loi
soient spécialement réservées. Pour
peu que les ressources ne manquentpas
trop, des développements considérables
peuvent être réalises : secrétariats so-
ciaux, restaurants coopératifs et même
séances de cinéma attireront sans ce se
de nouveaux membres, auxquels ils
fourniront, avec de saines distractions,
ln nourriture intellectuelle qui leur fait
défaut. Le domaine d'action d'une
œuvre semblable est évidemment inap-
préciable.Et sa généralisation snr tout le
territoire français pourrait en peu d'an-
nées modifier profondément l'orienta-
tion des idées dans la grandô masse
des ouvriers.
C'est une de ces salles de lecture que
le groupe de Jeunesse Catholique de
Blida veut crétr et taire vivre. Ce sera,
je crois, la première réalisaiiou de ce
genre sur notre terre atricainc. Je tufs
persuadé qu'elle trouvera un plein suc-
cès et produira des résultats féconds,
non seulement par S)O action locale,
mais ansal par les œuvres similaires
Scelle ne manquera pas de susciter
dans ros autres cites. A ce point de
vue elle intéresse lous la cathulique.
algériens, qui se doivent desoutenir les
bonnes volontés qui s'affirment parmi
la jeunesse btidéenne. Car, il faut bien
le dire, ce ne sont pas l'ardeur ni la tê-
naoilé, non plus que les encourage-
ments précieux qui leur vienne nt d'un
peu partout, qai font défaut à ces jeu-
nes. Ce qui leur manque encure, ce
sont les munitions financières dont il
ne peuveut se passer pour assurer les
débuts de leur œ ivre. J'ai confiance
que tous les lecteurs du Semeur, que
tous les catholiques comprendront
l'importance de la « salle delectuie po-
pulaire » de Blida, et enverront gcué-
reusement leur oboie aux organisateurs
de cette renfle capitale.
M anrice ROURE.
N. B, Les souscriptions sont reçues chez
MM. l'abbé Quillet, rus Tirman ; Amédée
Martin, avenue Bizot ; Ch. Collin, rue Four-
nier; M. Rour, place Lavigerie, à Blida.
♦
Nouvelles brèves
--eu--
Plusieurs associations de femmss françaises
comptant 1.800.000 adhérentes, ont adressé à
la Chambre, au nom de leurs maris et de
leurs enfants morts pour la défense de la pa-
trie, une véhémente protestation contre les
appétits de l'Angteterre qui veut nous dé-
pouiller de nos droits sécula|res en Orient.
Elles demandent au Parlement de ne pas ra-
tifier les arrangements de San Remo.
Le comité Dupleix publie un manifeste
dans le même sens, « On veut nous arracher
l'Orient, on nous interdit le Rhin qui nous
est égulemeni indIspensable. Il iippartient au
Parlement français de ne pas laisser faire, «
On considère comme imminent en Alle-
magne un nouveau coup d'Etat réactionnaire.
(Toutes les mesures militaires sont prises pour
assurer son succès et rendre Impossible la
résistanee du gouvernement d'Ibert.
L'Espagne est à la veille d'un mouve-
ment ouvrier très sérieux. Les grèves se mul-
tiplient partout à Valence et à Séville la
grève générale a commencé; dimanche à Bar-
celone et à Madrid un très grand nombre
d'usines viennent de termer. Ues ouvriers ne
demandent pas une augmentation de salaires
mais la via à bon marché,
Une nouvelle révolution a éclaté au Me-
xique, Le président Caranza a été assassiné
pendant son sommeil.
Grande baisse des prix des marchandi
SA et denrées a UT Etats-Unis et en Angleter-
re. Parmi les marchandises dont les prix ont
déjà fortement diminué et diminueront en-
core ont cite ; les cotons, les laines, les vête-
ments, les chaussures, la volaille, le beurre,
les conserve. les poissons, le thé, les fruite
secs. Baisse également sur le fret maritime,
Faisons des vaux pour que le même mou-
vement se produise en France.
---
EN IRLANDE
L'agitation en Irlande prend, de très
graves proportions. Aux cris de : « A
bas FAngteterre ! » plus de 60 casernes
ont été incendiées ; les bureaux de
perceptions sont atta ués et dépouil-
lés de toutes leurs pièces comptables :
dans plusieurs villes des bandes ar-
mées envahissent les tribunaux et en-
lèvent tous les dossiers.
Les agents de police qui osent se
montrer dans les rues reçoivent des
coups de iea ; quand ils ne sont pas
tués, ils sont grièvement blessés.
Sur lect routes on attaque les voitures-
poste et on vole le courrier.
A Dublin la comtesse Markievez a
pris là semaine dernière la parole à une
démonstration en mémoire des Irlan-
dais exécutés après le soulèvement de
1916. La comtesse a déclaré que ni les
tanks ni les aéroplanes ne pourront
intimider l'âme du plus petit garçon en
Irlande.
Devant l'impuissance des autorités à
rétablir l'ordre, le gouvernement de M.
Lloyd George vifnt de prendre des
mesures de répression en donnant l'or-
dre de les taire exécuter sans faiblesse.
¡ê;-,C,.eme
(lÊm eumuiEcltpSC
t CBACSSOMS Jt&~~MM~c~~
Un Ami de Caillaux
A l'issue de la dernière séance de
la Haute-Cour, le camarade Rappo-
port a fait parvenir à M. Caillaux un
exemplaire de la Revue communiste,
dont il est le directeur, avec cette dé-
dicace inscrite sur la feuille de garde :
A Monsieur Caillaux, glorieuse
viotime de la sottise et de la
canaillerie bourgeoise. Cor-
dialement.
Ch. RAPPOPORT.
, On a toujours constaté l'attraction
particulière qu'exerçait M. Caillaux
sur les métèques et les révolution-
naires exotiques. Il sera très fier,
sans doute, de l'approbation et de la
cordialité du bolchevik Rappoport.
-
BansTEpiscopât français
Mgr du Bois de la Villerabel évêque
d'Enos, vicaire général d Amiens est
nommé auxiliaire de l'archevêque de
Tours. Il est né à Saint-Brieuc le 29
septembte 1877, fils de M. le vicomte
Arthur du Bois de la Villerabel et de
Adèle de Kersauzon de Pennendrefl.
Bachelier de Sorbonne. Il entra au Sé-
minaire français à Rome en 1895 et fit
toutes ses études ecclésiastiques - au Col-
lège romain.
Ordonné pretre à Saint-Jean de La-
tran, le 9join 1900, et docteur en théo-
logie de l'Université grégorienne en
1901, il rentra dans son diocèse d'o-
rigine devint directeur au Grand Sémi-
naire et professa Ja philosophie et le
dogme.
Mobilisé au début de la guerre il a été
réformé en 1915.
Le nouveau prélat est auteur d'une
Vie de Charles de Blois ; de la Coré-
demption mariale chc{ les Pères des cinq
premiers siècles et des Dons du Saint-
Esprit.
On annonce la mort dé Mgr Péche-
nard, évêque de Soissons.
Bibliographie
Librairie Joseph Paillard, Boulevard Raspall,
51, Pails(6«). Vient de paraître : Aux
Français de vingt ans, LES SIXIÈME ET
NEUVIÈME COMMANDEMENTS. - En-
tretiens d'un Aumônier avec un Soldat da
la Grande Guerre, par labbé Du bourg,
Directeur Général des œuvres du Diocèse
de Besançon. Prix : 2 fr. 50.
Ce petit livre reproduit, en les complétant,
quelques articles parus pendant la guerre
dans la revue Frères tCArmes. Les lettres que
M. l'abbé Dubourg * reçues de beaucoup de
jeunes gens et les sollicitations dont il a été
l'objet de la part de ses amis t'ont décidé à pu-
blier cette étude.
Ces entretiens ne s'adressent ni aux enfants
ni aux jeunes gens, mais à tous.ceux qai sont
-. f
SO mal ld*t>
ABONNEMENTS
ALOSRII (8 pmiinou) 6 mois 8 If. 50
- un an 6 frs
Frtàigcz, TUNISIE, MAROC » 7 frs
ETRANGER. Il 8 1rs
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est seule chargée de recevoir la publicité extra-locale pour le journal.
ALGER, le 24 Mai1920
QCMTMN8 DBNSEMNBMENT
A pps t'i piot du réforme
M«N.Mlm»
On n'a peut-être pas oublié que,
le 24 février dernier, MM. Ferdinand
Buisson et Groussier déposèrent sur
let bureau de la Chambre une propo-
sition de loi ayant pour objet d'ins-
tituer dans l'Université nouvelle
« l'Enseignement liDlégral par l'école
unique ». La réforme qu'ils propo-
sent comme mandataires des « Com.
pagnons ? a pour but de « recruter
renseignement secondaire d'après
les aptitudes des enfants, et non plus
d'après la fortune des parents. »
Quand nos enfauts auront atteint
rAie scolaire à sept ans, ils devront
tous suivre obligatoirement les cours
d'une école primaire unique, où ils
recevront une formation officielle,
exclusivement primaire, jusqu'à 14
ans. A partir de oe moment, l'Etat
seul décidera de leur avenir. Les
parents ne seront pas même consul-
tés. L'Etat s'arrogera le droit de se
prononoer sans appel sur les goûts,
es aptitudes et les vocations, d'éta-
blir le classement définitif des élèves
et leur répartition en deux oatégo.
ries. !<
entre le commerce, l'industrie et l'a-
rrloqlture. Les autres, travailleurs
ntelleetuels, seront dirigés vers les
professions libérales.
L'srtiols 4 du projet de loi s ex-
prime ainsi ; « Admission annuelle
ans les établissements secondaires
et professionnels des candidats re-
connus aptes à en suivre les ensei-
gnements, à la suite d'examens ou
de concours domt le programme sera
réglé par le Conseil Supérieur, et qui
seront ouverts aux élèves de l'ensei-
gnement privé. » A la sortie de ces
écoles, le jeune homme aura une si-
tuation qui li i permettra de travail-
ler utilement selon ses goûts et ses
aptitudes. L'Etat, d'ailleurs, l'Etat
providence, a tout krévu. L'ensei-
gnement sera gratuit. Les iamilles
n'auront à se préoccuper ni des irais
d'études, ni de l'entretien, ni môme
des frais d'internat, là où il sera né-
cessaire. L'article 6 met toutes ces
dépenses au compte de l'Etat.
Telle est dans ses grandes lignes
la réforme élaborée, j'allais dire rè.
vée par les « Compagnons », et qui
a pour parrains M. Buisson, un des
a pour parrains
collaborateurs les plus actifs et les
plus connus de Jules Ferry, et M,
Groussier, un des militants les plus
en vue du Socialisme unifié.
Un de nos plus distingués con-
frères de Paris, Jean Guiraud, n'hé-
site pas à appeler cette tentative un
attentat contre la famille. Nous ne
savons si les auteurs de la proposi-
tion dont le passé n'a rien qui
puisse nous rassurer nourrissent
contre la fàmille française d'aussi
noirsdesseins; mais qu'ils le veuillent
ou non, la loi qu'ils proposent aurait
pour coMÔquence fatale de paralyser
- l'actionetde ruiner Vinfluencedu père
de famille dont le préniier devoir est
de. diriger lui-même la formation et
rtfdvieation de ses enfants. Si depuis
l'âge de sept ans jusqutà sfc majorité,
l'enfant échappe à la direction de - ses
parents; si vous faites miroiter de-
vant les yCtrf des humbles et des
pauvres les bienfaits enviés d'une
instruction absolument gratuite pour
leurs fils et pour leurs filles, avec la
promesse. d une position aisée, lu-
crative, Du même brillante ; com-
ment voulez-vous que ces braves
gens, h-à -%td= pas :àl. tentation et
ne tombent pas dans le piège qui
leur est tendu ? Car, "ü tOnd, c'est
bien d'un piège qu'il s'agit. En sup-
primant pour eux l'effort, c'est à dire
le dévouement, en leur enlevant le
souci matériel et moral de l'éduca-
tion de leurs enfants, on les dépouil-
le, sans qu'ils s'en doutént, d'un
droit sacré l On revient tout simple-
nferit là cette abominable doctrine
Sayenne, que le» « grande ancêtres »
de la dévolution remireDt en hon-
neur, à savoir que l'enfant étant la
propriété de l'Etat, ITEtat peut le
jeter dans son moule officiel et uni-
1 : e, le façonner & sa guise et à son
image, connue l'artiste, pétrit son ar-
gile où broie ses couleurs.
'- m nous dit pour justifier le 8
tle ReDt ans dans l'école primaire uni-
qu,w-ou -um ! Fwwnim-q 1 J a dans les
lyvées et eouèges un trop grand nom-
bre d'écoliers paresseux ou incapa-
bles qui encombrent les classes au
grand détriment de l'élite et sans
profit pour eux-mêmes. Rien n'est
plus vrai, liélas 1 Qu'on les élimine
donc sans faiblesse, nous ne deman-
dons pas mieux. Mais les règlements
universitaires en vigueur ne per-
mettept-ils pas d'opérer cette sélec-
tion nécessaire, à la condition qu'on
les applique avec fermeté ? Est-oe
que vous n'ôtes pas suffisamment
armés contre cet envahissement de
l'enseignement secondaire par l'in-
nombrable armée des « parasites.
et des « non-valeurs » ?
Il y a d'abord l'examen dit « de
passage) qui doit interdire l'entrée de
la sixième, s'il est honnêtement pra-
tiqué, à tous ceux qui ne justifient
pas d'une préparation satisfaisante.
Le même examen est prévu pour
chaque année scolaire, et il doit en-
traîner les mêmes sanctions. S'il
n'est plus dans beaucoup d'établis-
sements qu'une vaine formalité, à
qui faut-il s'en prendre, sinon à la
faiblesse ou à la coupable indiffé-
rence des examinateurs responsa-
bles ? Viennent ensuite d'autres
épreuves que le législateur a entou-
rées de toutes les garanties désira-
bles, mais qui peu à peu ont perdu
de leur efficacité et sont presque de-
venus une routine : examens de di-
vers baccalauréats, examens pour
l'admission aux cours des Facultés,
concours pour l'entrée dans les gran-
des Ecoles, concours pour les diver-
ses agrégations, etc. etc. Si ces exa-
mens et concours ne sont pas une
fiction, et il dépend de vous qu'ils
soient une réalité, vous pouvez,
sans nouvelle loi, interdire l'accès
des carrières libérales, droit, méde-
cine, enseignement, à tous les can-
didats médiocres ou insuffisants, et
cela sans violence confine sans arbi-
traire. Mais imposer à des enfauts et
à des jeunes gens un stage obliga-
toire de sept ans, dans une école
primaire unique ; interdire à des
enfants bien doués, jusqu'à 14 ans,
l'étude des langues anciennes, ce
n'est pas seulement porter atteinte
grave à la liberté des pères de fa-
mille, c'est ruiner d'avance les étu-
des secondaires, et cette haute cul-
ture morale classique, dont nous
avons plus que jamais besoin, à une
époque où l'on ne songe plus guère
qu'à s'enrichir promptement, coûte
que coùte et par tous les moyens.
Nous croyons d'ailleurs savoir que
la proposition Buisson - G) oussier
suscite la contradiction dans les mi.
lieux universitaires : elle se heurte à
une opposition qui n'est pas négli-
geable, venant du corps enseignant
lui-même. Ou nous dit que les pro-
fesseurs des classes élémentaires de
nos lycées de tilles et de garçons se
sont émus en apprenant qu'on son-
geait à les taire disparaître comme un
rouage inutile. On a mis sous nos
yeux une protestation très digne et
fortement motivée contre le malen-
contreux projet des « Compagnons ».
La Chambre est avertie. Quant à
nous, nous sommes certains que nos
amis, les catholiques, s'opposeront
de toutes leurs forces à l'adoption
d'une loi qui ruinerait les fonde-
ments de la famille, en supprimant
l'initiative et la responsabilité des
parents, et du même coup provoquè
rait une nouvelle crise de l'ensei-
gnement secondaire qu'on prétend
vouloir fortifier, Les libéraux eux-
mêmes seront avec nous. Ils ne tolé-
reront pas qu'on fasse de l'Univer-
sité une vaste usine de médiocrité.
Nous n'avons pas le droit de priver
nos enfants de l'éducation que nous
avons reçue nous-mêmes et quya
classé la France au premier i&ng^osb
nations dans * l'ordre de l'esprit. Sa-
chons garder avec un foin jaloux le
double culte des nos traditious reli-
gieuses et de nos traditions littérai-
res. C'est de là que nous viendra sû-
rement le principe d'une régénéra-
tion morale et sociale dont nous
avons tant besoin.
PHILALÈTHB.
IMtntlvIlMllMiM
Dans la nuit du 23 au 24fcmai, M.
Deschanel se rendant à Montbrison
en cheAin de fer, se sentit incom-
modé -Il voulut ouvrir la fenêfre ;
pris d'un éumrdissement il bascula
et fut projeté sur la voietumbé heu-
reuseiireut sur un talus gazunné, il
y -fut découvert par un Iiuniiue d'é-
quipe qui le conduisit à la cabame
d'un garde barrière. Le Président
de la République ayant dit qui il
était, on le prit pour un fou ; néan-
moins le garde envoya chercher le
sous-préfet de Montargis, & 4 kilo-
mètres du lieu de l'accident. Le sous-
préfet reconnut M. DesohaDel. l'em-
mena chez lui en auto et l'Elysée fut
aussitôt prévenu. Madame Deschanel
et M. Millerand arrivèrent ; le Pré-
sident était complètement remis ; le
soir il couchait à l'Elysée où les mé-
decins constatèrent quelques contu-
sions sans gravité. Ils prescrivirent
toutefoisun repos de plusieurs joùrs.
Nous faisons les vœux les plus ar-
dents pour le prompt rétablissement
de M. Deschanel que Dieu. visible-
ment protégé.
Il y a encore des morts glorieux
SAJTS SÉPULTURE t
Nous lisons dam le Mutilé de l'Algérii ces
lignes suivantes qui nous révèlent un véri-
table scandale :
Voudrait-on croire qu'après seize
mois de paix, il est encore, sur cette
grande cicatrice qui balafre la Fran-
ce des morts glorieux dont les osse-
ments s'effritent au soleil, des héros
tombés dans le fracas des batailles,
qui n'ont pas trouvé, à l'heure du si-
lence, une tombe pour reposer en
paix.
A quelques kilomètres de Reims,
dans les tranchées avancées de l'éclu-
se de Sapigneul, sur la cote 91, dans
les réseaux de barbelé, dans les
trous d'obus que l'herbe envahit en-
core par ce printemps préooce, ils
sont plus d'une centaine de petits sol
data de France, dont les crânes dé-
tanoés tet les to& décharnés sèdhent
m setalL-Qn-ne comprend, pas tlW
près tant de jours l'armée n'ait
pas trouvé le temps d'assurer une
sépulture décente à ceux qui sont
tombés dans l'accomplissement de
leur devoir
Peut-être y a-t-il encore là quel-
que chinoiserie administrative
comme celle qui valut aux morts du
chemin des Dames de rester long-
temps sans sépulture ? Sapigneul et
le territoire de la cote 91 se trouvent
à la frontière de la Marne et de
l'Aisne ; lequel des deux secteurs,
d'état civil doit opérer ? Dans la
crainte d'exécuter le travail qui in-
comberait au voisin, les services
compétents s'abstiennent tous deux 1
Si les touristes qui vont en pèlerina-
ge à Berry-au-Bac, plutôt que de
fouler les restes de la ferme du cho-
léra, faisaient un petit crochet de
quelques centaines de mètres, ils
tomberaient en plein charnier ! Peut-
être leur indignation serait telle que
l'administration militaire s'aviserait
d'explorer les tranchées dç la cote
91, qu'elle n'a jamais dû visiter depuis
le 11 novembre 1918. R. MAS.
An sujet fle la loi sur les disparus
Les disparus au cours des combats
et péripéties de la grande guerre qui
vient de finir ont éte pombreax. Aussi
a-t-il paru utile et' indispensable de
donner à leurs familles on moyen facile
de taire déclarer leurs décès.
Une loi est intervenue le 25 juin 1919
à cet égard ; dans son article 12, elle
porte que, en ce qui concerne l'Algérie,
non applicabilité Sera réglée ultérieure-
ment par - décret. -
Ce décret n'a pas encore été rendu ;
en rewpche, les Parquets algériens au-
raient: reÇu un€ tircttlaire-récente leur
.enjoignant de VopjpOser it l'instruction
par les tribunaux de la Colonie des de-
mandes en déclaration de décès jus-
qu'à nouvel ordre.
Le haut fonctionnaire magistrat ou
autre qui est coupable de cette circu-
laire n'a rtellementtpas une haute idée:
de l'intelligence des anciens membres-
du Parlement, s'il s'agit de d«%mcres<
en déclaration de décès de disparus èn
frontfrançais ou autres fronts de guérré.
Il tant en effet supposer que le farifr
men a été capable de faire one dlf-
tinctîon entre Français et Algériens ft
que, par exemple, pour deux disparus
dans la même affaire au front franyais,
les ayants droit de l'un d'eux domicilié
en France peuvent poursuivre la décla-
ration de son décès devant un tribunal
de la Métropole et ceux du second do-
micilié enAlgéri devront attendre la ptt-
biioationdu décret prévu pour entamer
la mtnfe poursuite devant un tribunal
delà colonie.
Une telle interprétation de la loi est
inadmissible et j'aime mieux croire que
le décret 11 intervenu* .doit senlement
régler la question des disparitions sur-
venues en Algérie.
Il y a en une bourde commise par le
Parlement ou par l'auteur de là circu-
laire. Par qui ? En attendant la Loi du
25 juin 1919 ne peut recevoir aucune
application même pour les disparitions
snirvennes au front de guerre français
de soldat t domiciliés en Algérie.
LÉONDE.
- - -- --..
PENSÉES
Il est des heures oà le cœur ne ren-
contre que sacrifices à faire : la
volonté qu'obstacles à surmonter.
L'altier dans L'affliction redepient.
abordable.
La deuleur est un breuvage qui brise
L'prgueil et attendrit le cœur.
PiiH une nature est élevée, ptus elle
a de Vessor, de l'élan vers l'idéal,
vers l'infiui.
Les maux sont les scories ; la douleur
est le creuset qui lss rejette.
Le cœur ne veut pas de sacrifices, la
volonlé ne veut pas,d'effort} la dou-
leur remplace l effort et le sacrifice.
La douleur pèse sur le cœur, mais il
n"en rejaillit que mieux.
J. D.
K CONTRE LA RÉVOLUTION
Une œuvre capitale
»
Le mouvement révolutionnaire dé.
clanchè contre le pays car les meneurs
de la C. G. T. a provoqué dans tous
Ils milieux une magnifique réaction.
1»% bens olvoyene viennent par milliers
aUnscrire aux ligues ehiquIs, qui sur-
gissent de tous côtés pour sauver une
fois de plus la patrie en danger. Nous
ne pouvons qu'applaudir à cet empres-
sement et que soutenir de toutes nos
forces ce bel élan. Mais il est cependant
des écueils qu'il faut éviter.
Trop souvent des personnes, d'ail-
leurs bien intentionnées et soulevees
d'une très juste indignation, s'en pren-
nent directement aux ouvriers grévistes
réclamant contre eux des sanctions
sévères, en oubliant les dirigeants qui.
de très haut, ont tout réglé, qai ont
lancé dans W mêlée criminelle toute une
pariie de ce peuple de France, si facile
a leurrer lorsqu'on le berce de paroles
aux apparences généreuses. Ce sont
pourtant ceux-là qu'il faudrait attein-
dre, car ils sont les vrais responsables
de tous les crimes et de tous les délits,
produits naturels de l'ordre de crève où
ils sont contenus en germe. Et" ce n'ef',t
pas sans un certain serrement .de cœnr
que j'ai vu condamner à des peines
variant de 15 jours à 1 mois de prison
de pauvres cheminots aveuglés, tandis
que le maximum du chàtiment qui
puisse atteindre un Jouhaux ne dépasse
pas 200 francs d'amende. Les multiples
condamnations prononcées contre les
petits ne serviront de rien, si l'on ne
frappe en même temps, et surtout, à
la tête.
Mais il ne faut pas se contenter de
justes sanctions contre les organisa-
teurs de grèves révolutionnaires. Il
faut se rendre compte que la question
sociale n'est pas seulement une ques-
tion de force, mais bien au contraire
c'est sur le plan de l'intelligence qu'il
faut se placer pour y engager utilement
la lutte. Laissons aux tenants du maté
rialisme, aux, disciples de Kiifi Marx,
la croyance insensée en la toûle-puis-
sance de la matière. l^ons croyons,
nous, à la supériorité dé l'Esprit, qui
nous vient de Dieu, qui seul anime et
vivifie la matière, et que le Créateur
nous a donné pour nous permettre de
régner sur cette même matière, aveu-
gle et inerte.
Ce serait une profonde erreur de
croire qu'une force irrésistible eniraîne
dans le sens révolutionnaire ce que
l'on nomme le prolétariat. Ce qui est à
la source de tous les mouvements spas-
modiques qui agitent aujourd'hui l'Eu-
ftènt des ddurineis, ce sont dès
lâres'lftusses inculquées aux ouvriers,
ft qui eeules Us lm agir; Dès lors l'u-,
nique moyen dtfttêter vraiment la Ré-
toltTtion menaçànte, (fefit de ebmbat-
tre ces doctrines, de rendre la lumière
aux* intelligences obnubilées par les
brouillards germaniques du marxisme.
Il faut parler au peuple français, à et
peuple dont le bons sens a tbtnoçrs
été la qualité maîtresse, et qui ne peut,
si on lui montre la vérité, se laisser sé-
duite par le mensonge et par l'erreur.
Là seulement est le salut 1
Mats comment s'adresser au peuple
avec Ifficacité, J'entendais, il y a peu
de jours, un éminent conférencier se
plaindre des difficultés que l'on ren-
contre pour attirer les ouvriers et leur
faiTe écouter la bonne parole. Et c'est
,f' -
bien vrai. Soit par. suite de je ne sais
quelles préventions, savamment entre-
tenues par les meneurs, soit tout sim-
plement parce que l'ouvrier français
n'aime pas à se trouver mêlé aux
a bourgeois n, le peuple ne vient pas à
nous.
Faut-il pour cela se désespérer ? Tout
au contraire I 11 faut seulement aller à
lui. Il faut lui donner des locaux où il
se sente" ien chez lui, où l'ouvrier ne
rencontre que d'autres ouvriers, où il
coudoie des camarades d'usine ou de
travail. Dans ces locaux il faut mettre
à sa disposition tous les instruments
intellectuels susceptibles de l'éclairer et
"de le guider : livres, revues, journaux.
Alors le peuple nous écoutera ; il nous
entendra quaud nous irons lui parler,
chez lui et pour lui. Et parce qu'il
aime la vérité, la lumière et la raison,
il nous suivra.
L'œuvre qui répond le mieux à ces
nécessités est sans contredit celle des
salles de lecture populaires. Il s'agit
de vastes locaux, aménagés pour la
lectnre et la correspondance, où de
grandes tables sont couvertes de jour-
nanx et de revues, mis gratuitement à
la disposition des ouvriers. U ¡I e biblio-
thèque populaire complète le plus sou-
vent la salle de lecture, en achevant
son œuvre. Et le lucal se prête mer-
veilleusement à des conférences, adres-
sées directement au peuple, et qui loi
soient spécialement réservées. Pour
peu que les ressources ne manquentpas
trop, des développements considérables
peuvent être réalises : secrétariats so-
ciaux, restaurants coopératifs et même
séances de cinéma attireront sans ce se
de nouveaux membres, auxquels ils
fourniront, avec de saines distractions,
ln nourriture intellectuelle qui leur fait
défaut. Le domaine d'action d'une
œuvre semblable est évidemment inap-
préciable.Et sa généralisation snr tout le
territoire français pourrait en peu d'an-
nées modifier profondément l'orienta-
tion des idées dans la grandô masse
des ouvriers.
C'est une de ces salles de lecture que
le groupe de Jeunesse Catholique de
Blida veut crétr et taire vivre. Ce sera,
je crois, la première réalisaiiou de ce
genre sur notre terre atricainc. Je tufs
persuadé qu'elle trouvera un plein suc-
cès et produira des résultats féconds,
non seulement par S)O action locale,
mais ansal par les œuvres similaires
Scelle ne manquera pas de susciter
dans ros autres cites. A ce point de
vue elle intéresse lous la cathulique.
algériens, qui se doivent desoutenir les
bonnes volontés qui s'affirment parmi
la jeunesse btidéenne. Car, il faut bien
le dire, ce ne sont pas l'ardeur ni la tê-
naoilé, non plus que les encourage-
ments précieux qui leur vienne nt d'un
peu partout, qai font défaut à ces jeu-
nes. Ce qui leur manque encure, ce
sont les munitions financières dont il
ne peuveut se passer pour assurer les
débuts de leur œ ivre. J'ai confiance
que tous les lecteurs du Semeur, que
tous les catholiques comprendront
l'importance de la « salle delectuie po-
pulaire » de Blida, et enverront gcué-
reusement leur oboie aux organisateurs
de cette renfle capitale.
M anrice ROURE.
N. B, Les souscriptions sont reçues chez
MM. l'abbé Quillet, rus Tirman ; Amédée
Martin, avenue Bizot ; Ch. Collin, rue Four-
nier; M. Rour, place Lavigerie, à Blida.
♦
Nouvelles brèves
--eu--
Plusieurs associations de femmss françaises
comptant 1.800.000 adhérentes, ont adressé à
la Chambre, au nom de leurs maris et de
leurs enfants morts pour la défense de la pa-
trie, une véhémente protestation contre les
appétits de l'Angteterre qui veut nous dé-
pouiller de nos droits sécula|res en Orient.
Elles demandent au Parlement de ne pas ra-
tifier les arrangements de San Remo.
Le comité Dupleix publie un manifeste
dans le même sens, « On veut nous arracher
l'Orient, on nous interdit le Rhin qui nous
est égulemeni indIspensable. Il iippartient au
Parlement français de ne pas laisser faire, «
On considère comme imminent en Alle-
magne un nouveau coup d'Etat réactionnaire.
(Toutes les mesures militaires sont prises pour
assurer son succès et rendre Impossible la
résistanee du gouvernement d'Ibert.
L'Espagne est à la veille d'un mouve-
ment ouvrier très sérieux. Les grèves se mul-
tiplient partout à Valence et à Séville la
grève générale a commencé; dimanche à Bar-
celone et à Madrid un très grand nombre
d'usines viennent de termer. Ues ouvriers ne
demandent pas une augmentation de salaires
mais la via à bon marché,
Une nouvelle révolution a éclaté au Me-
xique, Le président Caranza a été assassiné
pendant son sommeil.
Grande baisse des prix des marchandi
SA et denrées a UT Etats-Unis et en Angleter-
re. Parmi les marchandises dont les prix ont
déjà fortement diminué et diminueront en-
core ont cite ; les cotons, les laines, les vête-
ments, les chaussures, la volaille, le beurre,
les conserve. les poissons, le thé, les fruite
secs. Baisse également sur le fret maritime,
Faisons des vaux pour que le même mou-
vement se produise en France.
---
EN IRLANDE
L'agitation en Irlande prend, de très
graves proportions. Aux cris de : « A
bas FAngteterre ! » plus de 60 casernes
ont été incendiées ; les bureaux de
perceptions sont atta ués et dépouil-
lés de toutes leurs pièces comptables :
dans plusieurs villes des bandes ar-
mées envahissent les tribunaux et en-
lèvent tous les dossiers.
Les agents de police qui osent se
montrer dans les rues reçoivent des
coups de iea ; quand ils ne sont pas
tués, ils sont grièvement blessés.
Sur lect routes on attaque les voitures-
poste et on vole le courrier.
A Dublin la comtesse Markievez a
pris là semaine dernière la parole à une
démonstration en mémoire des Irlan-
dais exécutés après le soulèvement de
1916. La comtesse a déclaré que ni les
tanks ni les aéroplanes ne pourront
intimider l'âme du plus petit garçon en
Irlande.
Devant l'impuissance des autorités à
rétablir l'ordre, le gouvernement de M.
Lloyd George vifnt de prendre des
mesures de répression en donnant l'or-
dre de les taire exécuter sans faiblesse.
¡ê;-,C,.eme
(lÊm eumuiEcltpSC
t CBACSSOMS Jt&~~MM~c~~
Un Ami de Caillaux
A l'issue de la dernière séance de
la Haute-Cour, le camarade Rappo-
port a fait parvenir à M. Caillaux un
exemplaire de la Revue communiste,
dont il est le directeur, avec cette dé-
dicace inscrite sur la feuille de garde :
A Monsieur Caillaux, glorieuse
viotime de la sottise et de la
canaillerie bourgeoise. Cor-
dialement.
Ch. RAPPOPORT.
, On a toujours constaté l'attraction
particulière qu'exerçait M. Caillaux
sur les métèques et les révolution-
naires exotiques. Il sera très fier,
sans doute, de l'approbation et de la
cordialité du bolchevik Rappoport.
-
BansTEpiscopât français
Mgr du Bois de la Villerabel évêque
d'Enos, vicaire général d Amiens est
nommé auxiliaire de l'archevêque de
Tours. Il est né à Saint-Brieuc le 29
septembte 1877, fils de M. le vicomte
Arthur du Bois de la Villerabel et de
Adèle de Kersauzon de Pennendrefl.
Bachelier de Sorbonne. Il entra au Sé-
minaire français à Rome en 1895 et fit
toutes ses études ecclésiastiques - au Col-
lège romain.
Ordonné pretre à Saint-Jean de La-
tran, le 9join 1900, et docteur en théo-
logie de l'Université grégorienne en
1901, il rentra dans son diocèse d'o-
rigine devint directeur au Grand Sémi-
naire et professa Ja philosophie et le
dogme.
Mobilisé au début de la guerre il a été
réformé en 1915.
Le nouveau prélat est auteur d'une
Vie de Charles de Blois ; de la Coré-
demption mariale chc{ les Pères des cinq
premiers siècles et des Dons du Saint-
Esprit.
On annonce la mort dé Mgr Péche-
nard, évêque de Soissons.
Bibliographie
Librairie Joseph Paillard, Boulevard Raspall,
51, Pails(6«). Vient de paraître : Aux
Français de vingt ans, LES SIXIÈME ET
NEUVIÈME COMMANDEMENTS. - En-
tretiens d'un Aumônier avec un Soldat da
la Grande Guerre, par labbé Du bourg,
Directeur Général des œuvres du Diocèse
de Besançon. Prix : 2 fr. 50.
Ce petit livre reproduit, en les complétant,
quelques articles parus pendant la guerre
dans la revue Frères tCArmes. Les lettres que
M. l'abbé Dubourg * reçues de beaucoup de
jeunes gens et les sollicitations dont il a été
l'objet de la part de ses amis t'ont décidé à pu-
blier cette étude.
Ces entretiens ne s'adressent ni aux enfants
ni aux jeunes gens, mais à tous.ceux qai sont
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