Titre : Le Réveil des colons : journal républicain radical hebdomadaire : organe des intérêts de la région : Bouïra, Aumale, Palestro, Ménerville, les Issers, Aïn-Bessem, Maillot, Dra-el-Mizan, etc. / rédacteur en chef A. Casteran
Éditeur : [s.n.] (Alger)
Date d'édition : 1896-09-13
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34538909x
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 52 Nombre total de vues : 52
Description : 13 septembre 1896 13 septembre 1896
Description : 1896/09/13 (A1,N18). 1896/09/13 (A1,N18).
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6253237q
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JO-89613
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 30/07/2012
Première /\nnér.--- XO 18 10 CENTIMES Dimanche i<'ï Septembre 1890.
-
LE REVEIL tMtphp a COLONS
JOURNAL REPUBLICAIN RADICAL HEBDOMADAIRE
Organe des intérêts de la Région : Bouïra, Aumale, Palestro, lénerville, les Issers, Aïn-Bessem, maillot, Dra-el-Mizan, etc.
Abonnements :
Six mois Un an
FHANCE ET TUNISIE.. 4 IV. 7 lr.
ALGÉRIE 3 fr. 5 fr
Los abonnements so paiout (l'avance
et parlent des 1er et 15 de chaque mois.
Rédacteur en Chef: A. GA-STERAN
RÉDACTION ET ADMINISTRATION : i, RUE DE L'ECHELLE, 1, ALGER
Le Réveil des Colons est désigné pour l'insertion des annonces légales, judiciaires, etc.
Annonces :
LEGALES (la ligne) 0 18
DIVERSES 0 25
RÉCLAMES FAITS DIVERS 0 50
Pour les annonces et réclames, s'adresser
aux bureaux du Journal
J'écris ce que je pense,
Ce que je pense est la vérité.
LA MONTAGNE,
Le RÉVEIL DES COLONS est en
vente à Alger dans les Kiosques du
square Bresson et à la Bibliothèque
de la gare. A Mènerville, chez la dépo-
sitaire de journaux.
--*--.-
AUiEH, LE 12 Si-.t'THMBR!-; 1890
A un Confrère
En France, depuis quelques se-
maines, où je suis pour des raisons
littérairement personnelles, j'ai dit,
apparemment, négliger la défense
entreprise d'intérêts généraux et de
questions individuelles. Certes,
j'eusse été heureux de posséder un
don d'ubiquité, ou, tout au moins,
d'être nanti de deux visages comme
le Janus mythologique, car j'aurais
sur-le-champ signalé aux lecteurs
du Réveil les mirifiques collabora-
tions nouvelles du Radical. Mais
les seize cents kilomètres qui me
séparent de l'Algérie, jusqu'à la fin
de ce mois, ne sont franchissables
que dans trois ou quatre jours de
déambulation. Ne vous en prenez
donc, confrère, qu'aux compagnies
de navigation et de chemins de fer
si je n'ai plus tôt souhaité la bien-
venue à vos talentueux correspon-
dants de Bouïra et de Palestro.
Il est regrettable toutefois que
de semblables artistes dissimulent
leur nom sous l'anonymat, car les
innombrables lecteurs du Radical,
en leur enthousiaste admiration,
acclameraient ces remarquables po-
lémistes. Le mystérieux X bouï-
rien et le vengeur de Palestro sont
des incarnations magnifiques de
dame Modestie, pudibonde personne
à ses heures, mais combien tou-
jours vénérable.
Allons, confrère, vous n'ignorez
pas que vous vous devez au public
qui vous lit, que diable ! Qu'atten-
dez-vous pour satisfaire à ses exi-
gences. Il veut connaître ces rara
avis in terris. génies algébriques,
ces .défenseurs, déconcertants de
logique, des personnalités honnêtes,
loyales, franches, que sont Mes-
sieurs Gémy et Micoud.
Mais aussi, a-t-on idée de s'atta-
quer à des magistrats communaux
dont la haute impartialité, la bonne
foi, l'abnégation sont les attributs
admirés de tous '? N'est-ce pas té-
méraire,vraiment, que de chercher à
renverser du socle municipal ces
hommes de bien que des adminis-
très reconnaissants y ont élevés ?
Quel châtiment serait - assez dou-
loureux à intliger au publiciste qui
insulte à ces personnifications du
Devoir et de la Vertu ?
A mon avis, il n'en est qu'un.
qu'on le décore.
A. CASTÉRAN.
- .4>
INFORMATIONS
Un de nos amis, M. Bresson, d'Alger, mo
parlait, hier, d'un nommé Doua, agent
d'affaires, grand ami de Micoud, maire de
Palestro, pour pas bien longtemps encore.
Je reçois plusieurs lettres visant le bon-
homme. Je prie nos amis de patienter
quelques jours, je saurai faire droit à leurs
justes revendications. Il y a, à Alger, un
ou plusieurs journaux qui inséreront tout
ce qui sera d'un intérêt sérieux. Faire cela
est une œuvre de propreté, du reste.
LA «GARANTIE FONCIÈRE»
Je vous avais promis, amis lec-
teurs, dans le dernier numéro du
Réveil des COIOIlS, de vous faire
connaître cette société qui avait
découvert dans les feuilles d'ar-
bousier un nouveau et excellent
fourrage.
Or, voici ce qu'est cette société :
La « Garantie Foncière » est une
société coopérative dont les socié-
taires versent mensuellement deux
francs par moir à la caisse sociale.
Quand le sociétaire a versé réguliè-
rement, pendant quinze ans, ses
mensualités, la société lui sert une
rente annuelle et viagère de 400 fr.
Pour favoriser la plus modeste
épargne, la société a établi des rentes
viagères de 200 francs dont le verse-
ment est de 1 franc par mois.
Los sociétaires reçoivent un livret
sur lequel sont apposés des timbres-
quittance de la société à mesure de
leurs versements.
La «Garantie Foncière» emploie les
sommes minimes que lui versent ses
sociétaires à l'acquisition d^ domai-
nes qu'elle exploite dans les contrées
- où le prix de la terre et la main-
d'œuvre est très réduit et le climat
exceptionnel.
Elle a été fondée en 1885 et a
débuté en Corse avec un capital
initial de 3,000 francs ; aujourd'hui
elle possède des propriétés d'une
valeur de 8,053,456 tr. 35.
Elle acquiert généralement les
terres en friches pour une somme
relativement minime ; ce qu'expli-
quent l'étendue de la contrée, le
petit nombre des habitants et leurs
modestes exigences.
La société défriche ces terres qui
n'ont jamais été travaillées et qui
n'en sont que plus fertiles.
Pour éviter le phylloxéra, elle
plante le pied américain sur lequel
elle greffe les cépages français les
plus fins.
Elle ne fait que des vins fins pour
éviter l'encombrement de ses caves
et d'être obligée d'avoir trop de
vaisselle vinaire ; d'un autre côté,
elle a plus d'intérêt à ne faire que
des vins fins, car elle les vend plus
cliers. „
Or, elle vend ses vins de 1894
50 francs rhecto, et ceux de 1895,
qui ont obtenu la médaille d'or à
L'Exposition de 1890 à Nantes, 60
francs l'hecto.
Toutes les sommes versées dans
ses caisses sont gagées par les do-
maines de la mutualité. Ce gage a
la valeur d'une hypothèque légale.
Pour la modeste somme que lui
a versé son sociétaire, la « Garantie
Foncière » lui sert une rente de
400 francs ou la propriété d'un demi-
hectare en plein rapport, et ce ter-
rain est si bien sa propriété, qu'il
peut, en vertu des statuts, renoncer
à la rente de 400 francs et prendre
possession de la vigne, par acte
notarié.
S'il ne veut pas l'occuper person-
nellement, la société le lui admi-
nistre en prenant une part dans les
revenus.
Voilà, en' quatre mots, l'histori-
que, le but, les voies et moyens et
les garanties que la « Garantie Fon-
cière » offre à ses sociétaires.
Si vous voulez des renseignements
plus complémentaires, adressez-
vous au directeur pour l'Algérie,
M. Bouyssaly, rue Sadi-Carnot, 46, à
Mustapha.
Cette société, par l'article 22 de
ses statuts, s'est interdite toute
opération de bourse, elle ne peut
hypothéquer ses propriétés puis-
qu'elles appartiennent à ses socié-
taires et sont la garantie de leurs
versemenls, elle ne peut faire
d'achats à crédit même de produits
forestiers.
Mais, me dira-t-on, est-elle ga-
rantie par l'Etat ? Non, elle ne veut
ni ne peut l'être. Car l'Etat sert aux
sociétés qu'il couvre de son aile
tutélaire un intérêt dérisoire et on
obtient à la « Garantie Foncière » 30
fois au moins, par la capitalisation
des terrains vierges, de plus que
par la rente sur l'Etat.
Elle ne peut l'être, car l'Etat ne
garantit que les sociétés qui versent
l'argent dans ses caisses.
Et tout d'abord, il serait à souhai-
haiter que les sociétés ne soient pas
garanties par l'Etat, car plus l'Etat
a d'intérêt à servir, plus nous, les
contribuables, nous supportons
d'impôts. C'est nous, ouvriers prolé-
taires, qui payons les intérêts dus
aux sociétés.
D'un autre côté, le gage olfert par
la « Garantie Foncière » est impé-
rissable, à moins d'une catastrophe
terrestre, mais dans ces conditions,
nous n'aurions plus besoin de son-
ger à l'avenir.
Cet article peut paraitre de com-
mande, eh bien, non, je suis socié-
taire moi-même, je verse pour mes
trois livrets 6 francs par mois, ce
qui me fera au bout de 15 ans
1,200 francs de rentes ou i hectare
et demi de vignes en rapport, mais
je suis un sincère admirateur de
cette vaillante société après en avoir
été un ennemi acharné, car je ne
m'étais pas amusé à connaître ni ses
statuts ni vouloir reconnaître que la
terre est toujours la vache au bon
lait.
Faites comme moi, amis lecteurs,
voyez et croyez.
Emile DE LAMOUZIE ST-MARTIN.
La Pèche dans la Régence de Trmis
L'industrie de la pèche, en Tuni-
sie, est fort productive, ainsi que le
montrent les chiffres suivants em-
pruntés à l'Annuaire statistique de
la Régence :
En 1895, les produits de la pêche,
à laquelle 349 bateaux ont été em-
ployés, ont consisté en 208,430 kilos
de sardines, 18,000 kilos d'anchois
et 610,000 kilos d'allaches.
Ces résultats sont inférieurs à
ceux de la campagne précédente
(1894), pendant laquelle 403 bateaux
avaient rapporté 613,000 kilos de
sardines, 796,000 kilos d'anchois et
326,000 kilos d'allaches.
En tenant compte de la pèche de
toutes les espèces (dorade, mulei,
loup, rouget, merlan, sole, mérot,
pajot, maigre, barbeau, rascasse,
anguille, etc., grande et petite tor-
tue, langouste et autres crustacés),
on obtient un produit total de
1,806,000 kilos, d'une valeur de
666,000 francs, pour 864 navires,
2,918 hommes d'équipage et 1,727
pêcheurs à pied.
Pendant la dernière période, l'an-
née la plus productive a été 1893,
pendant laquelle 970 bateaux et
2,223 pêcheurs à pied ont capturé
811,000 kilos de poissons et crus-
tacés.
Il faut ajouter à ces diverses pè-
ches celle des éponges et des poul-
pes qui a produit, en 1895, 180,000
kilos d'épongés, d'une valeur de
1,348,000 francs, et 108,000 kilos de
poulpes, d'une valeur de 50,000 fr.
La pèche des éponges et des
poulpes occupe à elle seule 1,750
navires avec 5,711 hommes d'équi-
page plus 702 pècheurs à pied.
-
LE REVEIL tMtphp a COLONS
JOURNAL REPUBLICAIN RADICAL HEBDOMADAIRE
Organe des intérêts de la Région : Bouïra, Aumale, Palestro, lénerville, les Issers, Aïn-Bessem, maillot, Dra-el-Mizan, etc.
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Ce que je pense est la vérité.
LA MONTAGNE,
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--*--.-
AUiEH, LE 12 Si-.t'THMBR!-; 1890
A un Confrère
En France, depuis quelques se-
maines, où je suis pour des raisons
littérairement personnelles, j'ai dit,
apparemment, négliger la défense
entreprise d'intérêts généraux et de
questions individuelles. Certes,
j'eusse été heureux de posséder un
don d'ubiquité, ou, tout au moins,
d'être nanti de deux visages comme
le Janus mythologique, car j'aurais
sur-le-champ signalé aux lecteurs
du Réveil les mirifiques collabora-
tions nouvelles du Radical. Mais
les seize cents kilomètres qui me
séparent de l'Algérie, jusqu'à la fin
de ce mois, ne sont franchissables
que dans trois ou quatre jours de
déambulation. Ne vous en prenez
donc, confrère, qu'aux compagnies
de navigation et de chemins de fer
si je n'ai plus tôt souhaité la bien-
venue à vos talentueux correspon-
dants de Bouïra et de Palestro.
Il est regrettable toutefois que
de semblables artistes dissimulent
leur nom sous l'anonymat, car les
innombrables lecteurs du Radical,
en leur enthousiaste admiration,
acclameraient ces remarquables po-
lémistes. Le mystérieux X bouï-
rien et le vengeur de Palestro sont
des incarnations magnifiques de
dame Modestie, pudibonde personne
à ses heures, mais combien tou-
jours vénérable.
Allons, confrère, vous n'ignorez
pas que vous vous devez au public
qui vous lit, que diable ! Qu'atten-
dez-vous pour satisfaire à ses exi-
gences. Il veut connaître ces rara
avis in terris. génies algébriques,
ces .défenseurs, déconcertants de
logique, des personnalités honnêtes,
loyales, franches, que sont Mes-
sieurs Gémy et Micoud.
Mais aussi, a-t-on idée de s'atta-
quer à des magistrats communaux
dont la haute impartialité, la bonne
foi, l'abnégation sont les attributs
admirés de tous '? N'est-ce pas té-
méraire,vraiment, que de chercher à
renverser du socle municipal ces
hommes de bien que des adminis-
très reconnaissants y ont élevés ?
Quel châtiment serait - assez dou-
loureux à intliger au publiciste qui
insulte à ces personnifications du
Devoir et de la Vertu ?
A mon avis, il n'en est qu'un.
qu'on le décore.
A. CASTÉRAN.
- .4>
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Un de nos amis, M. Bresson, d'Alger, mo
parlait, hier, d'un nommé Doua, agent
d'affaires, grand ami de Micoud, maire de
Palestro, pour pas bien longtemps encore.
Je reçois plusieurs lettres visant le bon-
homme. Je prie nos amis de patienter
quelques jours, je saurai faire droit à leurs
justes revendications. Il y a, à Alger, un
ou plusieurs journaux qui inséreront tout
ce qui sera d'un intérêt sérieux. Faire cela
est une œuvre de propreté, du reste.
LA «GARANTIE FONCIÈRE»
Je vous avais promis, amis lec-
teurs, dans le dernier numéro du
Réveil des COIOIlS, de vous faire
connaître cette société qui avait
découvert dans les feuilles d'ar-
bousier un nouveau et excellent
fourrage.
Or, voici ce qu'est cette société :
La « Garantie Foncière » est une
société coopérative dont les socié-
taires versent mensuellement deux
francs par moir à la caisse sociale.
Quand le sociétaire a versé réguliè-
rement, pendant quinze ans, ses
mensualités, la société lui sert une
rente annuelle et viagère de 400 fr.
Pour favoriser la plus modeste
épargne, la société a établi des rentes
viagères de 200 francs dont le verse-
ment est de 1 franc par mois.
Los sociétaires reçoivent un livret
sur lequel sont apposés des timbres-
quittance de la société à mesure de
leurs versements.
La «Garantie Foncière» emploie les
sommes minimes que lui versent ses
sociétaires à l'acquisition d^ domai-
nes qu'elle exploite dans les contrées
- où le prix de la terre et la main-
d'œuvre est très réduit et le climat
exceptionnel.
Elle a été fondée en 1885 et a
débuté en Corse avec un capital
initial de 3,000 francs ; aujourd'hui
elle possède des propriétés d'une
valeur de 8,053,456 tr. 35.
Elle acquiert généralement les
terres en friches pour une somme
relativement minime ; ce qu'expli-
quent l'étendue de la contrée, le
petit nombre des habitants et leurs
modestes exigences.
La société défriche ces terres qui
n'ont jamais été travaillées et qui
n'en sont que plus fertiles.
Pour éviter le phylloxéra, elle
plante le pied américain sur lequel
elle greffe les cépages français les
plus fins.
Elle ne fait que des vins fins pour
éviter l'encombrement de ses caves
et d'être obligée d'avoir trop de
vaisselle vinaire ; d'un autre côté,
elle a plus d'intérêt à ne faire que
des vins fins, car elle les vend plus
cliers. „
Or, elle vend ses vins de 1894
50 francs rhecto, et ceux de 1895,
qui ont obtenu la médaille d'or à
L'Exposition de 1890 à Nantes, 60
francs l'hecto.
Toutes les sommes versées dans
ses caisses sont gagées par les do-
maines de la mutualité. Ce gage a
la valeur d'une hypothèque légale.
Pour la modeste somme que lui
a versé son sociétaire, la « Garantie
Foncière » lui sert une rente de
400 francs ou la propriété d'un demi-
hectare en plein rapport, et ce ter-
rain est si bien sa propriété, qu'il
peut, en vertu des statuts, renoncer
à la rente de 400 francs et prendre
possession de la vigne, par acte
notarié.
S'il ne veut pas l'occuper person-
nellement, la société le lui admi-
nistre en prenant une part dans les
revenus.
Voilà, en' quatre mots, l'histori-
que, le but, les voies et moyens et
les garanties que la « Garantie Fon-
cière » offre à ses sociétaires.
Si vous voulez des renseignements
plus complémentaires, adressez-
vous au directeur pour l'Algérie,
M. Bouyssaly, rue Sadi-Carnot, 46, à
Mustapha.
Cette société, par l'article 22 de
ses statuts, s'est interdite toute
opération de bourse, elle ne peut
hypothéquer ses propriétés puis-
qu'elles appartiennent à ses socié-
taires et sont la garantie de leurs
versemenls, elle ne peut faire
d'achats à crédit même de produits
forestiers.
Mais, me dira-t-on, est-elle ga-
rantie par l'Etat ? Non, elle ne veut
ni ne peut l'être. Car l'Etat sert aux
sociétés qu'il couvre de son aile
tutélaire un intérêt dérisoire et on
obtient à la « Garantie Foncière » 30
fois au moins, par la capitalisation
des terrains vierges, de plus que
par la rente sur l'Etat.
Elle ne peut l'être, car l'Etat ne
garantit que les sociétés qui versent
l'argent dans ses caisses.
Et tout d'abord, il serait à souhai-
haiter que les sociétés ne soient pas
garanties par l'Etat, car plus l'Etat
a d'intérêt à servir, plus nous, les
contribuables, nous supportons
d'impôts. C'est nous, ouvriers prolé-
taires, qui payons les intérêts dus
aux sociétés.
D'un autre côté, le gage olfert par
la « Garantie Foncière » est impé-
rissable, à moins d'une catastrophe
terrestre, mais dans ces conditions,
nous n'aurions plus besoin de son-
ger à l'avenir.
Cet article peut paraitre de com-
mande, eh bien, non, je suis socié-
taire moi-même, je verse pour mes
trois livrets 6 francs par mois, ce
qui me fera au bout de 15 ans
1,200 francs de rentes ou i hectare
et demi de vignes en rapport, mais
je suis un sincère admirateur de
cette vaillante société après en avoir
été un ennemi acharné, car je ne
m'étais pas amusé à connaître ni ses
statuts ni vouloir reconnaître que la
terre est toujours la vache au bon
lait.
Faites comme moi, amis lecteurs,
voyez et croyez.
Emile DE LAMOUZIE ST-MARTIN.
La Pèche dans la Régence de Trmis
L'industrie de la pèche, en Tuni-
sie, est fort productive, ainsi que le
montrent les chiffres suivants em-
pruntés à l'Annuaire statistique de
la Régence :
En 1895, les produits de la pêche,
à laquelle 349 bateaux ont été em-
ployés, ont consisté en 208,430 kilos
de sardines, 18,000 kilos d'anchois
et 610,000 kilos d'allaches.
Ces résultats sont inférieurs à
ceux de la campagne précédente
(1894), pendant laquelle 403 bateaux
avaient rapporté 613,000 kilos de
sardines, 796,000 kilos d'anchois et
326,000 kilos d'allaches.
En tenant compte de la pèche de
toutes les espèces (dorade, mulei,
loup, rouget, merlan, sole, mérot,
pajot, maigre, barbeau, rascasse,
anguille, etc., grande et petite tor-
tue, langouste et autres crustacés),
on obtient un produit total de
1,806,000 kilos, d'une valeur de
666,000 francs, pour 864 navires,
2,918 hommes d'équipage et 1,727
pêcheurs à pied.
Pendant la dernière période, l'an-
née la plus productive a été 1893,
pendant laquelle 970 bateaux et
2,223 pêcheurs à pied ont capturé
811,000 kilos de poissons et crus-
tacés.
Il faut ajouter à ces diverses pè-
ches celle des éponges et des poul-
pes qui a produit, en 1895, 180,000
kilos d'épongés, d'une valeur de
1,348,000 francs, et 108,000 kilos de
poulpes, d'une valeur de 50,000 fr.
La pèche des éponges et des
poulpes occupe à elle seule 1,750
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