Titre : Revue contemporaine
Éditeur : [s.n.?] (Saint-Pétersbourg)
Date d'édition : 1916-06-01
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb328566919
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
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Description : 01 juin 1916 01 juin 1916
Description : 1916/06/01 (A7,N142)-1916/07/31 (A7,N143). 1916/06/01 (A7,N142)-1916/07/31 (A7,N143).
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k62373689
Source : Bibliothèque nationale de France, département Littérature et art, 8-Z-18251
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 24/12/2012
Vil* ANNEE N° 142—143. Juin-Juillet igib.
REVUE
CONTEMPORAINE
PARAISSANT TOUS LES MOIS
SEPTIÈME ANNÉg JUIN—JUILLET 1916 M 142--143
La Conférence de Pa- Editorial.
ris. Une ligue économique
contre VAllemagne.
Lors de la première conférence des Alliés à Paris,
en Mars 1916, où l'on établit l'unité des mesures néces-
saires à la défense de nos territoires et à la pleinitude
du ravitaillement en munitions, il avait déjà été décidé
en principe, que l'on réunirait à Paris même une deuxi-
ème conférence pour les questions économiques, qui de-
mandaient aussi l'unité de point de vue et la concen-
tration de l'action en mesures uniformes. Cette confé-
rence économique s'est conséquemment réunie à Paris
dès les premiers jours de Juin et en fort peu de jours
elle a expédié avec une unité de vues absolument re-
marquable toutes les questions qui lui ont été soumises.
A la clôture, les Alliés avaient devant eux un programme
parfaitement achevé de guerre économique contre l'Al-
lemagne, même pour après la guerre, selon la formule
depuis longtemps préconisée par la presse anglaise: «The
War after the War». On peut dire, que cette conférence
a été couronnée du plus brillant succès et certes, si le
programme qu'elle a donné est réalisé jusqu'au bout
dans les pays alliés, nous serons délivrés de toute part
de ce cauchemar presque mondial qui a nom: la péné-
tration abusive de la puissance germanique dans nos af-
faires économiques.
C'est le 4/17 Juin dernier que le protocole de clô-
ture de la conférence de Paris a été signé. Il contient
la stipulation de trois ordres de mesures à prendre con-
tre l'envahissement germanique: 1) les mesures durant
la guerre; 2) les mesures durant la période de liquida-
tion de l'état de guerre; 3) les mesures après la guerre.
En ce qui concerne les dispositions arrêtées pour la pé-
riode de hostilités, elles tendent à la suppression radi-
cale de toutes relations commerciales entre les pays al-
liés et l'Austro-Germanie. A cet effet, non seulement la
Conférence s'est prononcée dans le sens d'une interdic-
tion absolue de tout commerce et de la prohibition la
plus catégorique de toute importation allemande, mais
encore elle a établi le principe, que toute relation commer-
ciale doit être interdite même à l'égard des neutres ré-
sidant en Allemagne ou en Autriche; en sorte que l'on
ne pourra désormais entrer en relations d'affaires qu'
avec des neutres, résidant effectivement en pays neutres
ou en pays alliés. En outre, la Conférence a décrété la
nécessité de restreindre même le commerce avec les
pays neutres, du moment où il servirait de paravent à
l'importation déguisée de marchandises en Allemagne.
On n'autorise par conséquent l'importation de marchan-
dises en territoire neutre que dans la mesure où une or-
ganisation suffisante sera établie dans le pays neutre,
afin de garantir sûrement aux Alliés, que la marchan-
dise ne sera pas réexpédiée en Allemagne. En ce qui
concerne la période de liquidation de l'état de guerre,
qui durera depuis la cessation des hostilités jusqu'à la
signature de la paix, on a visé surtout à l'abolition de
la clause dite «de la nation la plus favorisée.» On sait
le rôle important que cette clause a toujours, joué dans
tous les traités de commerce, que l'Allemagne a conclu
avec la plupart des pays, ceux-ci s'engageant à faire
bénéficier l'Allemagne de tous les avantages qui seraient
stipulés à l'égard des tiers. L'importance, accordée à
cette clause, par les gens d'affaires en pays allemand,
est si considérable, qu'un financier allemand a pu dire,
que la simple abrogation de cette clause équivaudrait à
elle seule à la défaite de l'Allemagne. Visant l'abolition
absolue de cette clause à l'égard de l'Allemagne, la Con-
férence est partie avant tout de ce point de vue, que
l'état de guerre a entièrement annulé tous les traités
établis entre l'Allemagne ou l'Autriche et les pays alliés.
REVUE
CONTEMPORAINE
PARAISSANT TOUS LES MOIS
SEPTIÈME ANNÉg JUIN—JUILLET 1916 M 142--143
La Conférence de Pa- Editorial.
ris. Une ligue économique
contre VAllemagne.
Lors de la première conférence des Alliés à Paris,
en Mars 1916, où l'on établit l'unité des mesures néces-
saires à la défense de nos territoires et à la pleinitude
du ravitaillement en munitions, il avait déjà été décidé
en principe, que l'on réunirait à Paris même une deuxi-
ème conférence pour les questions économiques, qui de-
mandaient aussi l'unité de point de vue et la concen-
tration de l'action en mesures uniformes. Cette confé-
rence économique s'est conséquemment réunie à Paris
dès les premiers jours de Juin et en fort peu de jours
elle a expédié avec une unité de vues absolument re-
marquable toutes les questions qui lui ont été soumises.
A la clôture, les Alliés avaient devant eux un programme
parfaitement achevé de guerre économique contre l'Al-
lemagne, même pour après la guerre, selon la formule
depuis longtemps préconisée par la presse anglaise: «The
War after the War». On peut dire, que cette conférence
a été couronnée du plus brillant succès et certes, si le
programme qu'elle a donné est réalisé jusqu'au bout
dans les pays alliés, nous serons délivrés de toute part
de ce cauchemar presque mondial qui a nom: la péné-
tration abusive de la puissance germanique dans nos af-
faires économiques.
C'est le 4/17 Juin dernier que le protocole de clô-
ture de la conférence de Paris a été signé. Il contient
la stipulation de trois ordres de mesures à prendre con-
tre l'envahissement germanique: 1) les mesures durant
la guerre; 2) les mesures durant la période de liquida-
tion de l'état de guerre; 3) les mesures après la guerre.
En ce qui concerne les dispositions arrêtées pour la pé-
riode de hostilités, elles tendent à la suppression radi-
cale de toutes relations commerciales entre les pays al-
liés et l'Austro-Germanie. A cet effet, non seulement la
Conférence s'est prononcée dans le sens d'une interdic-
tion absolue de tout commerce et de la prohibition la
plus catégorique de toute importation allemande, mais
encore elle a établi le principe, que toute relation commer-
ciale doit être interdite même à l'égard des neutres ré-
sidant en Allemagne ou en Autriche; en sorte que l'on
ne pourra désormais entrer en relations d'affaires qu'
avec des neutres, résidant effectivement en pays neutres
ou en pays alliés. En outre, la Conférence a décrété la
nécessité de restreindre même le commerce avec les
pays neutres, du moment où il servirait de paravent à
l'importation déguisée de marchandises en Allemagne.
On n'autorise par conséquent l'importation de marchan-
dises en territoire neutre que dans la mesure où une or-
ganisation suffisante sera établie dans le pays neutre,
afin de garantir sûrement aux Alliés, que la marchan-
dise ne sera pas réexpédiée en Allemagne. En ce qui
concerne la période de liquidation de l'état de guerre,
qui durera depuis la cessation des hostilités jusqu'à la
signature de la paix, on a visé surtout à l'abolition de
la clause dite «de la nation la plus favorisée.» On sait
le rôle important que cette clause a toujours, joué dans
tous les traités de commerce, que l'Allemagne a conclu
avec la plupart des pays, ceux-ci s'engageant à faire
bénéficier l'Allemagne de tous les avantages qui seraient
stipulés à l'égard des tiers. L'importance, accordée à
cette clause, par les gens d'affaires en pays allemand,
est si considérable, qu'un financier allemand a pu dire,
que la simple abrogation de cette clause équivaudrait à
elle seule à la défaite de l'Allemagne. Visant l'abolition
absolue de cette clause à l'égard de l'Allemagne, la Con-
férence est partie avant tout de ce point de vue, que
l'état de guerre a entièrement annulé tous les traités
établis entre l'Allemagne ou l'Autriche et les pays alliés.
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