Titre : Revue contemporaine
Éditeur : [s.n.?] (Saint-Pétersbourg)
Date d'édition : 1916-05-01
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb328566919
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
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Description : 01 mai 1916 01 mai 1916
Description : 1916/05/01 (A7,N141)-1916/05/31. 1916/05/01 (A7,N141)-1916/05/31.
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6237367w
Source : Bibliothèque nationale de France, département Littérature et art, 8-Z-18251
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 24/12/2012
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.- ¿ m ANNEE N° 141. - Mai 1916. »"
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REVUE:
CONTEMPORAINE .:,
# - PARAISSANT TOUS LES MOIS :,:;;,,': : .; ,¡ n
SEPTIÈME ANNÉE ,.¡. MAI 1916 Nt 141
Impressions d'Angleterre,
Chapitre I-er.
L'hospitalité britannique. -
L'audience royale. — Un «',.out. ":
chez Lady Littelton. - Le ban-
quet officiel au «Lancaster-BoM-
se». — Réception à Westminster
dans le cHQUSe of Cmnmons». -
Banquet des Directeurs de la Presse
au «Ritz-Hotel». —Déjeuner chez
le Grand-Duc Michel. -
A peine arrivée à Londres notre délégation de pu-
blicistes russes fut l'objet de la plus délicate attention
et de la plus large hospitalité. Le ton de la presse qUi
donnait des renseignements quotidiens sur nos faits et
gestes, reflétait bien les dispositions unanimes de toutes
les classes de la société anglaise, entrainées très sérieuse-
ment dans les voies assurément nouvelles de l'alliance
anglo-russe. Ces dispositions avaient justement atteint
tout, récemment le ton de l'enthousiasme, à l'occasion de
la prise d'Erzeroum. Ce courant fort sincère se trahissait
parfois dans des conversations de hasard avec des pas-
sants, des gens de la foule; aussitôt qu'un homme du
peuple apprend que vous êtes russe, il commence à vous
exprimer mille choses aimables : il vous parle de la force
et de l'héroïsme des nôtres, il vous parle du nombre et
il relève le caractère moral de la guerre que nous fai-
sons eux et nous contre l'infamie de l'Allemand.
,. La première semaine à Londres fut entièrement
consacrée à nous orienter dans la société anglaise, faisant
les connaissances les plus précieuses parmi les représen-
tants de la vie politique, des lettres, de l'industrie, du
monde militaire et de la science. Dès le premier soir
■ on nous offrit Un dîner dans les appartements si confor-
tables du «Reform Club», cette ancienne association qui
a joué un rôle des plus considérables dans l'évolution
sociale et économique de l'Angleterre depuis les temps
de Cobden. La réception avait été organisée par le
«Anglo-Russian Committee», présidé par le sympathique
Lord Weardale, grand ami de la Russie et ci-devant
chef de la délégation anglaise qui visita Pétrograd en
1912. Il est d'ailleurs apparenté à notre haute société,
ayant épousé une comtesse Cancrine. Citons parmi les
nombreux assistants à ce dlner — Mr Hubbard (proprié-
taire d'une fabrique de papier près de Pétrograd); M.
Hagberg-Wright, directeur de la «London Library», (fort-
originale bibliothèque publique organisée par l'initiative
privée). Tous deux, aussi bien M. Hubbard que M. Bag-
berg-Wright parlent fort-bien le russe. Citons encore le
célèbre auteur de «Sherlock-Holmes», M. Conan-Doyle; ,
M. Jean Malcolm, membre du Parlement; le publiciste
fort-distingué John Strachey» directeur de la revue heb-
domadoire «the Spectator»; M.. Jon Baddeley, auteur
d'un grand ouvrage sur la «Conquête du Caucase», ex-
plorateur consciencieux des monts et vallées qui assistè-
rent à la lutte contre Chamyl et d'ailleurs — bon con-
naiseur de la longue russe; M. Montagu Balfour, ancien
directeur des usines et hauts fourneaux de Hughes dans
le Donetz et beaucoup d'autres personnes de marque.
Le Gouvernement anglais nous ayant invite à être
ses hôtes en Angleterre, nous accorda l'hospitalité la
plus gracieuse. On nous logea dans les luxueux apparte-
ments du «Savoy-Hotel», au Strand, où nous eûmes
toutes les facilités de confort intellectuel pour travailler
et recevoir les représentants de la presse et du monde
politique ; des grêles de lettres, communications, ouvrages
gracieusement offerts par leurs auteurs, invitations dé
personnalités distinguées etc. se succédèrent rapidement
et dans cette fort-intéressante fièvre, ce qui était
c'était de trouver des heures libres, pour classer et noter,
pour résumer nos impressions, pour penser et écrire.
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Impressions d'Angleterre,
Chapitre I-er.
L'hospitalité britannique. -
L'audience royale. — Un «',.out. ":
chez Lady Littelton. - Le ban-
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se». — Réception à Westminster
dans le cHQUSe of Cmnmons». -
Banquet des Directeurs de la Presse
au «Ritz-Hotel». —Déjeuner chez
le Grand-Duc Michel. -
A peine arrivée à Londres notre délégation de pu-
blicistes russes fut l'objet de la plus délicate attention
et de la plus large hospitalité. Le ton de la presse qUi
donnait des renseignements quotidiens sur nos faits et
gestes, reflétait bien les dispositions unanimes de toutes
les classes de la société anglaise, entrainées très sérieuse-
ment dans les voies assurément nouvelles de l'alliance
anglo-russe. Ces dispositions avaient justement atteint
tout, récemment le ton de l'enthousiasme, à l'occasion de
la prise d'Erzeroum. Ce courant fort sincère se trahissait
parfois dans des conversations de hasard avec des pas-
sants, des gens de la foule; aussitôt qu'un homme du
peuple apprend que vous êtes russe, il commence à vous
exprimer mille choses aimables : il vous parle de la force
et de l'héroïsme des nôtres, il vous parle du nombre et
il relève le caractère moral de la guerre que nous fai-
sons eux et nous contre l'infamie de l'Allemand.
,. La première semaine à Londres fut entièrement
consacrée à nous orienter dans la société anglaise, faisant
les connaissances les plus précieuses parmi les représen-
tants de la vie politique, des lettres, de l'industrie, du
monde militaire et de la science. Dès le premier soir
■ on nous offrit Un dîner dans les appartements si confor-
tables du «Reform Club», cette ancienne association qui
a joué un rôle des plus considérables dans l'évolution
sociale et économique de l'Angleterre depuis les temps
de Cobden. La réception avait été organisée par le
«Anglo-Russian Committee», présidé par le sympathique
Lord Weardale, grand ami de la Russie et ci-devant
chef de la délégation anglaise qui visita Pétrograd en
1912. Il est d'ailleurs apparenté à notre haute société,
ayant épousé une comtesse Cancrine. Citons parmi les
nombreux assistants à ce dlner — Mr Hubbard (proprié-
taire d'une fabrique de papier près de Pétrograd); M.
Hagberg-Wright, directeur de la «London Library», (fort-
originale bibliothèque publique organisée par l'initiative
privée). Tous deux, aussi bien M. Hubbard que M. Bag-
berg-Wright parlent fort-bien le russe. Citons encore le
célèbre auteur de «Sherlock-Holmes», M. Conan-Doyle; ,
M. Jean Malcolm, membre du Parlement; le publiciste
fort-distingué John Strachey» directeur de la revue heb-
domadoire «the Spectator»; M.. Jon Baddeley, auteur
d'un grand ouvrage sur la «Conquête du Caucase», ex-
plorateur consciencieux des monts et vallées qui assistè-
rent à la lutte contre Chamyl et d'ailleurs — bon con-
naiseur de la longue russe; M. Montagu Balfour, ancien
directeur des usines et hauts fourneaux de Hughes dans
le Donetz et beaucoup d'autres personnes de marque.
Le Gouvernement anglais nous ayant invite à être
ses hôtes en Angleterre, nous accorda l'hospitalité la
plus gracieuse. On nous logea dans les luxueux apparte-
ments du «Savoy-Hotel», au Strand, où nous eûmes
toutes les facilités de confort intellectuel pour travailler
et recevoir les représentants de la presse et du monde
politique ; des grêles de lettres, communications, ouvrages
gracieusement offerts par leurs auteurs, invitations dé
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