Titre : La Culture physique : revue bi-mensuelle illustrée
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1913-06-15
Contributeur : Surier, Albert (1871-1944). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb344303451
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 15531 Nombre total de vues : 15531
Description : 15 juin 1913 15 juin 1913
Description : 1913/06/15 (A10,N203). 1913/06/15 (A10,N203).
Description : Collection numérique : Musée national du sport. Collection numérique : Musée national du sport.
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6131950k
Source : Bibliothèque nationale de France
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 26/12/2011
i Q° j*Àp$ë{:
-;N:ff^203'
.^5v;jwîï"';l9i'^ï-
La Culture Physique
ADMINISTRATION, DIRECTION ET RÉDACTION :
48, Faubourg Poissonnière, PARIS (Xe Arrond')
' ' Téléphone 125-03 ==
ADMINISTRATEUR, Edmond DESBONNET * Albert SURIER, DIRECTEUR
„.«^»,~ ^r»,.,„, { France (Métropole et Colonies). . 10 francs
ABONNEMENT ANNUEL ^ „ ,
f Etranger 12 francs
EXPLOITATION DE LA TABAGIE
A quoi bon essayer de guérir les consommateurs de tabac?
Exploitons plutôt leur vice
S'il faut en croire la statistique fiscale, on
a beaucoup fumé cti France pendantt le
■cours de l'année 1912. On n'a môme pas Tait
que fumer, on a aussi prise el chiqué à telle
enseigne qlue .près d'un demi-milliard de
francs se sont ainsi .envolés en fumée ou se
sont écoulés en mucosités odorantes el colo-
riées.
Chaque citoyen français pa.ye sous cette
forme à l'Etat" une .somme moyenne el an- ■
nuelle égale à. près de 13 francs. Si on lui
imposait cette contribution aux charges col-
lectives sous prétexte de défense nationale,
d'assistance ou d'éducation, le peuple
crierait qu'on l'écorchc et qu'il est à bout de
souffle, mails du moment qu'il s'agit de s'in-
troduire de la pondre dans le nez, de la
« carotte » ou de la « ficelle » sous les man-
dibules ou de lancer dans l'atmosphère des
volutes de fumée, nos compatriotes n'y re-
gardent pas si près. Le buraliste est un per-
cepteur chez lequel on va plus volontiers
'jme chez l'autre. Paire appel à la vertu, à
i esprit de solidarité et de patriotisme est
u'i iiuuivais calcul. Le vice est d'un meilleur
renuornent. Des législateurs avisés ne de-
uaiont- avoir d'autre but que son exploita-
won. Ou devrait imposer non seulement l'al-
f 00 r'\ le tabac, mais les filles publiques,
i fis maisons closes el leurs clients, les oi-
^aix en cage, ,1e jeu, etc. Ce serait infini-
: "^'; P'us moral et moralisateur que d'im-
i. ffv'1^ lop*n cle ^erre Qu,'un paysan se tue
■de >-f " ' des fe(nêtres qui nous donnent
ce ni 11' 1 ou (ïue de *an,e pa-yer une redevan-
d'aii ' ri assisber à l'audition d'une oeuvre
■état.V i rGe. serait d'un profit certain, le vice
■et éh 1{]lnim6nt plus répandu que la vertu
des -,'.?• lln mobite beaucoup plus effectif
es étions humaines.
On le voit bien par ce qui est du tabac.
Quand le fisc se donne un mal extraordi-
naire et use de rigueurs impitoyables pour
faire rentrer ses impôts directs, sans re-
cors, sans frais de justice, les fumeurs, pri-
seurs et chiqueurs français font annuelle-
ment tomber dans ses caisses l'énorme
somme d'un demi-millliard de francs. De
quoi alimenter tout le budget de la ma-
rine !...
J'ignore si l'herbe à Nicot a sur la santé
de ses adeptes une influence aussi nocive
que nous le disent certains hygiénistes. J'a-
voue, au reste, que je n'en ai cure ; chacun
doit être assez intelligent pour savoir ce qui
lui fait du bien ou du mal. Je n'attends pas
de la loi, mais de la raison, de l'instruction,
le triomphe de l'hygiène.
Pourtant, où je trouve que la loi est im-
prévoyante et absurde, c'est dans l'usage
qu'elle fait de l'argent ainsi obtenu par
l'exploitation d'un vice réputé malfaisant
pour ceux qui le pratiquent.
On note cependant une légère tendance
à «es compensations sociales que je préco-
nise à. l'heure actuelle. Une partie de l'ar-
gent soutiré par le pari mutuel aux gogos
qui vont chercher fortune sur les champs
de courses n'est-il pas, dès maintenant, af-
fecté aux oeuvres de bienfaisonce et d'as-
sistance ?
Pourquoi ne distrairait-on pas une partie
de cet énorme impôt sur la tabagie payé
sans murmurer, pour le consacrer aux oeu-
vres d'éducation physique et de santé ? La
seul© condition, pour ceux qui en profite-
raient, serait de prendre, sous peine d'être
exclu de la répartition, l'engagement de ne
pas user de tabac sous quelque forme que
ce soit.
-;N:ff^203'
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La Culture Physique
ADMINISTRATION, DIRECTION ET RÉDACTION :
48, Faubourg Poissonnière, PARIS (Xe Arrond')
' ' Téléphone 125-03 ==
ADMINISTRATEUR, Edmond DESBONNET * Albert SURIER, DIRECTEUR
„.«^»,~ ^r»,.,„, { France (Métropole et Colonies). . 10 francs
ABONNEMENT ANNUEL ^ „ ,
f Etranger 12 francs
EXPLOITATION DE LA TABAGIE
A quoi bon essayer de guérir les consommateurs de tabac?
Exploitons plutôt leur vice
S'il faut en croire la statistique fiscale, on
a beaucoup fumé cti France pendantt le
■cours de l'année 1912. On n'a môme pas Tait
que fumer, on a aussi prise el chiqué à telle
enseigne qlue .près d'un demi-milliard de
francs se sont ainsi .envolés en fumée ou se
sont écoulés en mucosités odorantes el colo-
riées.
Chaque citoyen français pa.ye sous cette
forme à l'Etat" une .somme moyenne el an- ■
nuelle égale à. près de 13 francs. Si on lui
imposait cette contribution aux charges col-
lectives sous prétexte de défense nationale,
d'assistance ou d'éducation, le peuple
crierait qu'on l'écorchc et qu'il est à bout de
souffle, mails du moment qu'il s'agit de s'in-
troduire de la pondre dans le nez, de la
« carotte » ou de la « ficelle » sous les man-
dibules ou de lancer dans l'atmosphère des
volutes de fumée, nos compatriotes n'y re-
gardent pas si près. Le buraliste est un per-
cepteur chez lequel on va plus volontiers
'jme chez l'autre. Paire appel à la vertu, à
i esprit de solidarité et de patriotisme est
u'i iiuuivais calcul. Le vice est d'un meilleur
renuornent. Des législateurs avisés ne de-
uaiont- avoir d'autre but que son exploita-
won. Ou devrait imposer non seulement l'al-
f 00 r'\ le tabac, mais les filles publiques,
i fis maisons closes el leurs clients, les oi-
^aix en cage, ,1e jeu, etc. Ce serait infini-
: "^'; P'us moral et moralisateur que d'im-
i. ffv'1^ lop*n cle ^erre Qu,'un paysan se tue
■de >-f " ' des fe(nêtres qui nous donnent
ce ni 11' 1 ou (ïue de *an,e pa-yer une redevan-
d'aii ' ri assisber à l'audition d'une oeuvre
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■et éh 1{]lnim6nt plus répandu que la vertu
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es étions humaines.
On le voit bien par ce qui est du tabac.
Quand le fisc se donne un mal extraordi-
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faire rentrer ses impôts directs, sans re-
cors, sans frais de justice, les fumeurs, pri-
seurs et chiqueurs français font annuelle-
ment tomber dans ses caisses l'énorme
somme d'un demi-millliard de francs. De
quoi alimenter tout le budget de la ma-
rine !...
J'ignore si l'herbe à Nicot a sur la santé
de ses adeptes une influence aussi nocive
que nous le disent certains hygiénistes. J'a-
voue, au reste, que je n'en ai cure ; chacun
doit être assez intelligent pour savoir ce qui
lui fait du bien ou du mal. Je n'attends pas
de la loi, mais de la raison, de l'instruction,
le triomphe de l'hygiène.
Pourtant, où je trouve que la loi est im-
prévoyante et absurde, c'est dans l'usage
qu'elle fait de l'argent ainsi obtenu par
l'exploitation d'un vice réputé malfaisant
pour ceux qui le pratiquent.
On note cependant une légère tendance
à «es compensations sociales que je préco-
nise à. l'heure actuelle. Une partie de l'ar-
gent soutiré par le pari mutuel aux gogos
qui vont chercher fortune sur les champs
de courses n'est-il pas, dès maintenant, af-
fecté aux oeuvres de bienfaisonce et d'as-
sistance ?
Pourquoi ne distrairait-on pas une partie
de cet énorme impôt sur la tabagie payé
sans murmurer, pour le consacrer aux oeu-
vres d'éducation physique et de santé ? La
seul© condition, pour ceux qui en profite-
raient, serait de prendre, sous peine d'être
exclu de la répartition, l'engagement de ne
pas user de tabac sous quelque forme que
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