Titre : Le Petit Parisien : journal quotidien du soir
Éditeur : Le Petit Parisien (Paris)
Date d'édition : 1902-01-04
Contributeur : Roujon, Jacques (1884-1971). Directeur de publication
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Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
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Description : 04 janvier 1902 04 janvier 1902
Description : 1902/01/04 (Numéro 9199). 1902/01/04 (Numéro 9199).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
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Source : Bibliothèque nationale de France, Gr Fol-Lc2-3850
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 06/05/2008
PARIS, 4 Janvier
!Le Petit Parisien
'pour crimes ou délits; les mineures; 3°
les prostituées.
Au quartier des prostituées est annexée une
infirmerie pour les malades qu'y expédie le
dispensaire de la Préfecture de police.
Malgré les divisions ci-dessus indiquées,
ijne dangereuse promiscuité règne entre tou-
tes les détenues; nous disons dangereuse,
parce que les influences corruptrices y sont
par suite inévitables, et que l'action avilis-
sante, pervertissante des chevronnées du
,¡ce s'exerce abotninablement sur les mi-
neures détenues provisoirement, qui, après
un court s(.jour dans la « maison sortent
moralement contaminées pour toujours,
Tel est l'édifice qui va disparaître et dont
l'aspect rébarbatif et sombre donne bien l'im-
pression d'un lieu sinistre où croupissent des
où germent, se développent et s'é-
panouisseut des ferments de pourriture phy-
sique et morale
BULLETIN DU TRAVAIL
LES CANTINES POPULAIRES
On mande de Lyon
Le Petit Parisien a relaté la décision prise
par les ouvriers sans travail d'ouvrir des
cantines populaires dans un local cédé par
la municipalité et situé rue Duguestlin,
Cette, cantine s'est ouverte aujourd'hui et
le premier repas a été pris à onze heures.
Voici quelques renseignements sur le
fonctionnement de la future cantine, un peu
•calque sur les fourneaux de la presse
Moyennant un ticket pris ia la Bourse du
travail, ie chômeur pourra, de dix heures à
midi et le soir de cinq il sept heures, venir
manger sans bourse délier, s'il est garçon.
Par contre, si l'ouvrier est père de famille,
le ticket srra transformé en bon en nature
et il pourra emporter chez lui ce que les
célibataires consommeront sur place.
La ration comporte une soupe, 200 gram-
mes de pain et un morceau de fromage. Les
repas seront préparés par un cuisinier de pro-
fession pris parmi les ouvriers sans travail.
Menu frugal, on le voit, mais qui sera tou-
jours mangé de bon appétit en admettant que
2a cantine puisse marcher longtemps, car,
tout capital, les ouvriers sans travail
n'ont qu'une somme de francs environ,
sur laquelle il» doivent acheter la vaisselle,
xs ustensiles de cuisine et les provisions.
La commisse des sans-travail reçoit les
dons en nature et en argent à son siège, rue
Duguesclin, 2î2.
CONVOCATIONS OUVRIÈRES
•*•• Ce soir, à huit heures et demie, à la Bourse
du travail, 3, rue du Château-d'Eau, assemblée gé-
nérale des teinturiers-dégraisseurs (salle des Con.
férences), des tailleurs de pierres (salle des Grèves),
ces fleuristes-plumassières, des fontainiers; réu.
nione des conseils des coupeurs-brocheurs en
chaussures, des employés et ouvriers des affaires
municipales, de la sellerie-bourrellerie.
•~« A l'annexe, 35, rue Jean-Jacques-Rousseau,
assemblées générales des femmes sténographes et
des naturalistes-taxidermistes.
A l'Université populaire la Fraternelle du
troisième arrondissement,6, rue de Montmorency,
réunion de la chambre syndicale des ouvrières et
ouvriers tailleurs et couturières de la Seine (sec-
tions des et ♦• arrondissements).
Les sections des cinquième et sixième arron-
dissements du même syndicat se réuniront 37, rue
Bonaparte, maison Vautier.
̃ Réunion génèrale des employés et ouvriers
du groupe de Paris-Ouest (rive gauche) et Etat,90,
rue Vercingétorix.
L'agitation des étudiants de Saint-Péters-
bourg n'est pas encore calmée. Il y a quelque
temps, d'entre eux tenaient un meeting
pour protester contre la relégation de leurs
camarades de Kharkow la police ayant fait
irruption dans la salle, une rixe s'ensuivit,
au cours de laquelle 27 manifestants furent
blessés.
L'état de choses que révèlent des incidents
de ce genre est particulièrement grave,
comme on voit. A distance, il est très difficile
de s'expliquer les raisons du conflit. C'est
qu'on ignore généralement sur quelles bases
repose l'enseignement supérieur en Russie
comparées aux universités d'occident, les
universités russes sont de fondation relati-
vement récente. La première en date, l'Uni-
versité de Moscou {Aima L'niversüris Elisa-
hethana), ne remonte qu'à 1755. Elle ne com-
prenait à l'origine que trois facultés droit,
médecine, philosophie.
L'année suivante (1756), une imprimerie
est annexée à l'Université de Moscou. L'im-
primerie publie un journal, la Gazette russe,
dirigé par le célèbre publiciste Katkow, lui-
même professeur it l'Université. Elle donne
aussi des éditions savantes et des traduc-
tions d'auteurs étrangers, tels que Pope,
Locke, Baumeister, Molière. Dans le cadre
des premiers professeurs figurent six Alle-
mands et deux Russes. L'enseignement de la
langue française est coniié ù des Français.
Les professeurs peuvent faire leurs cours en
russe ou en latin, plus tard en français et en
allemand. Un haut privilège est accordé il
l'Université celui de ne ressortir aucune
juridiction de l'empire, sauf le Sénat.
Cette organisation subit de notables chan-
gements lors du règlement de La direc-
tion des universités fut confiée à un conseil
composé des professeurs et présidé par le rec-
teur, celui-ci élu par ses pairs. Les trois fa-
cultés primitives (droit, médecine, philoso-
phie) furent remplacées par quatre facultés
dites 1° Faculté des lettres 2° Faculté des
sciences médicales 3° Faculté des scienees
physiques et mathématiques 4° Faculté des
sciences morales et politiques.
En même temps, le nombre des Universi-
tés s'accroissait en était fondée l'Uni-
versité de Dorpat en 1803, celle de Vilna;
en 1805, celle de Kharkow en 1894, celle
de Kasan. En 1889, l'institut pédagogique
de Pétersbourg était transformée en Univer-
situé et l'Université de Vilna transférée à Kiev.
La Russie possède aujourd'hui neuf Uni-
versités, y compris celies de Varsovie,
d'Odessa et de Tomsk. Leur histoire, com-
me l'a très bien montré Ni. F. Lannes, est
intimement liée it celle du régime politique
général de l'empire russe et les périodes de
.0 prospérité ou d'abaissement qu'on y observe
Correspondent au caractère plus ou moins
libéral de la tutelle que l'Etat exerce sur
elles.
Ainsi le règne de Paul T" ne fut pas fa-
•vorable aux Universités. Sous Alexandre 1er,
le régime changea mais, dans la seconde
partie du règne, la réaction est marquée par
l'obscurantisme des curateurs Magnitoky et
Rounitch. La Révolution de 1848 a un fà-
eheux contre-coup sur les Universités russes,
jusqu'il ce qu'une nouvelle époque de pros-
périté reparaisse avec l'empereur Alexan-
dre II, En il est défendu d'envoyer des
jeunes gens à l'étranger pour leurs études.
Ln 1850, l'enseignement de la logique et de
Ia psychologie- est confié au professeur de
théologie. Le chiffre des étudiants (l l'excep-
tion de la faculté de médecine) est fixé par
le gouvernement à ;iû0, et l'inscription pro-
visoirement suspendue à l'Univeraité de
Moscou.
Le règlement de lSGi, dû au libéralisme
qui anima la plupart des actes du tsar
Alexandra II, marqua pour les Universités
russes une période de relèvement et de pros-
périté sans égale. Une autonomie presque
complète était accordée aux étudiants et au
corps professorat. Cette autonomie fut en
partie supprimée car le règlement de
qni créait un poste de curateur, nomme par
l'Etat, côté du recteur et des doyens et
soustrayait, ces derniers au régime de l'élco-
de plus, les queslions de discipline de-
vaient, ressortir dorénavant a un inspecteur,
aidé de plusieurs sous-Anspeeteurs et de su.-
veillants subalternes choisis parmi d'anciens
tous-officiers ou des gendarmes en retraite
Ces surveillants étaient particulièrement
odieux aux étudiant?, et l'ukase récent qui
les supprime, et qui est tout à l'honneur .'e'
Nicolas H, fut accueilli par des cris de joie
dans les
L'enseignement, dans ces trhîrèrsltês, est
donné par les professeurs ordinaires et ex-
traordinaires, les privat-docent et les lec-
teurs. Pour être nommé professeur ordi-
naire, il faut posséder le grade de docteur.
Toutefois, si le docent s'est fait connattre par
des travaux remarquables il peut être
nommé professeur extraordinaire.
D'après la Recue internationale de l'Ensei-
gnement, la préparation au professorat d'Uni-
versité russe se fait habituellement de la
manière suivante le « candidat », qui a
brillamment terminé ses études à l'Univer-
sité, demande l'autorisation de poursuivre
ses recherches scientifiques auprès d'un pro-
fesseur qui représente il la Faculté une
sciences ou un enseignement déterminés,et il
peut recevoir, pendant ce temps, une bourse
de roubles. Environ deux ans après, il ast
censé être apte à passer le premier degré de
i'examen qui lui confère te titre de maqis-
tranl et le droit d'ouvrir un cours à l'Univer-
sité comme docenl; il prépare ensuite une
« dissertation », après laquelle il est nommé
m agis ter enfin, pour être docteur, il doit
écrire une seconde « dissertation » ou thee?,
dont le caractère est plus scientifiquement
élevé. Généralement, le futur professeur
d'Université va préparer les matériaux de
cette thèse dans les pays étrangers, si bien
qu'il revient muni de la connaissance d'une
ou plusieurs langues étrangères.
Ce n'est pas une petite affaire, comme en
voit, de parvenir' che2 les Russes ,nu grade
de docteur. Dans nos Universités françaises,
il n'est pas rare de rencontrer des docteurs
de vingt-cinq et de vingt-six ans. Tel de nos
maîtres de conférence a la Sorbonne, comme
M. Félix Le Dantec, avait même conquis sa
barrette doctorale à vingt ans. En Russie,
on n'est guère docteur avant trente-cinq ou
quarante ans. Ajoutez que le traitement des
professeurs titulaires, qui va de 1,200 il
roubles, n'est pas toujours en rapport
avec les efforts qu'il a fallu faire, le talent
qu'il a fallu déployer, -pour parvenir à ces
fonctions.
11 est vrai qu'en Russie le traitement des
professeurs s'augmente du casuel qu'ils ti-
rent des étudiants sous forme d'honoraires.
Mais qu'est-ce donc que ces étudiants russes,
si peu semblables aux nôtres, et dont les agi-
tations périodiques déconcerient quelque peu
notre conception du haut enseignement.
Il ne faut pas oublier qu'en Russie tout et
tous sont hiérarchisés à outrance. Pour être
admis à suivre comme étudiant les cours
d'une Université, il faut d'abord avoir ob-
tenu, à la sortie du gymnase, le ci certificat
de maturité », correspondant ù notre bac-
calauréat. Les étudiants, là-bas, portent un
oniforme officiel, et il leur est interdit de
le quitter ailleurs que chez eux. De plus, ils
doivent jurer obéissance au règlement de
leur ordre. Toute infraction à ce règlement.
les expose il des peines disriplinaires qni
vont de la réprimande à l'exclusion, en pas-
sant par le cachot
D'après M. Lannes, les troubles qui ont
entravé il diverses reprises dans ces der-
nières années la vie régulière des Univer-
sités russes n'ont pas d'autre cause que la
sévérité excessive de ce. régime, Nicolas II
s'en est rendu compte lui-même. Aussi le
premier acte du ministre actuel de l'instruc-
tion publique, le général Vantiovsky, obéis-
sant il la volonté impériale, a-t-il été d'or-
donner une enquête approfondie sur les maux
de la situation et les remèdes il, lui apporter.
fer, Il convient d'ajouter, d'ailleurs, avec î.fr
Lannes, que, s'il est vrai qu'au point de tue
organique les Universités russes traversent
un moment difficile, elles constituent une
autorité d'une force scientifique et morale
trop élevée pour qu'oo puisse douter de leur
avenir.
Lucien VRILY.
DÉPARTEMENTS
(DE NOS CORRESPONDANTS PARTICULIERS)
Vendredi 3 janvier.
CLERMONT (Oise). SUICIDE. Ce matin,
M. Félix Ariel, cultivateuràla Rue-Saint-Pierre, a
trouvé, pendu dans sa grange, un domestique
qu'il venait de congédier à cause de ses habi-
tudes d'intempérance. D'après les certificat.s
fournis par le désespéré son entrée au service
de M. Ariel, on croit qu'il se nomme Alphonse.
Biard, âgé de quarante-trois ans et natif de Vic-
bur-Aisne.
ESTRÉES-SAINT-DENIS (Oise). L'Ivresse.
Dans la matinée d'hiar, deux habitants de la
commune de Reroy, à quatre kilomètres de
notre localité, nommés Bousquet et Breton, se
prenaient de querclle. Tout à coup, le premier
ifçé de quarante-quatre ans, qui était en état
d'ivresse, se jeta sur son adversaire et le frappa
d'un coup de couteau au bras. Cet individu a été
arrêté pw les gendarmes.
CHARTRES. Poua rve PLUS sotifpriR. Un
nommé Peaute, ancien marchand de vins au
Gué-rîe-Longroi, propriétaire à Gallardon, s'est
suicidé hier après-midi en se tirant un coup de
fusil sous le menton. Pour mettre son funeste
projet à exécution, if malheureux s'était assis
sur une ehaise, et, après avoir placé le canon de
l'arme sous- sou menton, avait fait jouar la gâ-
chette avec son pied. La mort a été instantanée.
Peaute était atteint d'une maladie incurable et
c'est aux souffrances qu'il endurait qu'il faut at-
tribuer la résolution qu'il a a prise.
LE MARS. NOYÉE, Une dame Chesnais,
âgée de soixante-dix ans, demeurant à .taillé,
s est noyée accidentellement en lavant du linge.
BOULOGME SUR-MER. DÉCOUVERTE D'UN CA-
davrk. !>a mer a rejeté hier soir à la côte,
boulevard Sainte-Beuve, le cadavre d'un inconnu
en complet état de putréfaction. Il a été impossi-
ble d'établir son identité.
CALAIS. UN Grave Accideot. Un jeune
apprenti, employé à l'usine Petit-Level, Henri
Gbneau, âgé de quinze ans, demeurant 162, rue
du r.hateau-d'Eau, voulut placer une courroie
sur la poulie de transmission, mais la machine
étant en marche, le pauvre petit fut enlevé. Mme
Caeheux, directrice de l'atelier, recut dans ses
bras l'apprenti dont le bras gauche, presque ar-
raché, a dû être ampute. L'état du blessé est as-
sez grave.
VALENCiENNES. Arrestation. La police
a arrêté ce matin un nommé Georges Lebrun,
âgé de vingt et un ans, employé Ii la banque
Dupont, qui, ayant fait un faux reçu de 3,000 fr.,
signe du nom de M. Namur, notaire, avait tou-
ché cette somme la banque Pierard et MabUle.
Lebrun a été déféré au parquet et écroué.
ARCJENTlèRES. UN Emfant ébouillanté.
Hier, vera dix heures du matin, dans l'une des
maiiwis du hameau de la choque, rue Marie, à
la Chapelte-d'ArmenUères, une ménagère, Mme
Sobrie, était allée cherctrrr un seau d'eau dans
la cour, en laissant seul son petit garçon Mau-
rice, â#ée de trois ans. Sur le sol, l'imprudente
mère avait déposé un chaudron d'eau chaude
dans lequel L'ftnfant vingt tomber. Le pauvre petit
est mort uzre heure plue tard.
ROUEN. Lncekdie. Lin violant incendie
s'est déclaré ce maün, à une heure, dans le ma-
gasin de M. Riehez, marchand de charbon, rue
Ueauvoisiue, qui en un instant a été la proie des
flammes. Au cours des opérations de sauvetage,
le lieutenant de pompiers Busnel est tombé dans
l'nscalier et s'est fortement contusionné. Les dé-
j^ts sont évalués ît7, CHA.UNOMT. Accioext mobtel. Un ter-
rible accident s'est produit avant-hier soir aux
fonderies de Saint-Disùer. Un ouvrier nommé
Baillot était occupé au graissnge d'une machines
en marche, lorsqu'il fut saisi par un volant et
projeté violemment à terre. Transporté à l'hô-
1 pliai, le malheureux y est mort hier.
Dans use Une- femme Misery,
Agée de soixante ans, s«st s*tte*a*e en se jetant.
dans une citerne pleine d'eau. Depuis longtemps
cette malheureuse mantfestnrt l'intention de se
donner la mort.'
S'AJNT-BRIEUC Victime d'uns Imprudence.
Mme Goinguenet, ménagère à !a Poterie, se
rendait au lavoir lorsqu'elle aperçut, flottant sur
le ruisseau, le corps d'une domestique, Jeanne
Le Taconnoux, âgée de quarante-quatre ans, au
service des époux Haroon. Avec t'aide d'une voi-
sine, Mme Goinffuenat réussit à repêcher Jeanne
Le Taconnoux. Mais malgré les soins prodigués,
la pauvre femme ne tarda pas à expiïer. On sup-
pose que la domestique est tombée accidentelle-
ment à î'eau en voulant rattraper un objet Uot-
tant sur la rivière.
ALGÉRIE
CRAN. h\ Mission marocaine. Si Moha-
med el Guebaz, chef de la mission marocaine,
est arrivé hier, à sept heures du soir, venant
d'Aller.
Ce personnage important est .iccompagne dli
capitaine Farbeau, directeur des affaires indigè-
nes, et ben Giiabrit, drogmau de la légation de
France à Tanger.
Les membres de la commission de délimita-
tion des frontières et le chef de la mission vont
conférer avec M. Saint-René Taillandier, sncces-
seur de M. Revoil, ministre plénipotentiaire au
au qui arrivera demain à Oran et repar-
tira prochainement pour T:uiger.
TUNISIE
TUNIS. Drame de la JalocbiU. >t[h ârame
sanglant, qui a causé une grande émotion, s'test
dérould, her soir, dans le quartier Bab-Saadonn,
à Tunis. Une jeune israélise, chanteuse de café-
concert, extrêmement belle, âgée à peine de
vingt ans, Kanouna-Bent-Temen, vivait maritale-
ment, depuis dix-huit mois, axec un de ses co-
religionnaires, horloger, nommé Victor Bemba-
ron, âgé de vingt-cinq ans. Hier, à six heures et
demie, par une nuit très noire, Kanouna passai t
avee son amant devant le café Maure, rue
Bab-Saadot;n, lorsqu'un homme, tapi dans un
coin,fit, il intervalle d'une seconde, feu sur le
couple qui tomba mortellement atteint. Le bruit
des deux détonations ayant été couvert par le
iraeas du passage de tramways, l'assassin jeta
à terre son fusil de chasse à deux coups et. s'en-
fuit, profitant de l'obscurité, a ttavers les ruelles
de la ville arabe. La foule s'amassa et les cada-
vres, dont l'identité fut vite établie, furent trans-
portés à leur domicile situé à quelques pas du
théâtre du crfme. Pendant .ce temps, la police
recherchait l'asslB qu'elfe arrêtait G!est un
wattman indigène de la Compagnie de tramways
électriques, nommé Hassen-L&bassi, qui était
amoureux de Kanouna.
v Exposition d'articles d'étreenas mobiliers com-
plets par milliers, machines à coudre, etc., aux
Grands Magasins Dufayel.
^Nombreuses attractions.
Drame mystérieux
(De notre correspondant particulier)
Angers, 3 janvier.
t'ue horrible découverte vient d'être faite
dans la petite commune de Meurcé, arrondis-
sement de Mamers (Sarthe).
Un habitant de cette localité, M. Louatron,
ûgé de quatre-vingt-sept ans, a été trouvé
mort dans sa maison.
Le corps gisait au milieu d'une mare de
sang la tête avait été traversée de part en
part par un coup de feu.
Les bords noircis de la blessure Indiquent
que le coup a été tiré à bout portant.
L'arme qui a occasionné la mort est le pro-
pre fusil de chasse de la victime, qui était
accroché à sa place habituelle. Un coup avait
été tiré et l'arme était éclaboussée de sang.
La gondarmerie immédiatentent prévenue
s est transportée sur les ueux et a ouvert une
enquête. Au cours des premières investiga-
tions, on a découvert, pendu à l'aide d'un fil
de fer, à une poutre du grenier, le corps du
domestique de la victime, un nommé Brard,
âgé de vingt-quatre ans.
On croit que c'est ce garçon, dont l'intelli-
gence était des plus médiocres, qui a tué son
maître, probablement par accident, et qui se
sera suicidé ensuite.
L'enquête vivement menée jettera, espé-
rons-le, un peu de lumière sur ce sombre
drame qui a causé uue très vive émotion
dans la région.
NOTHE SUPPLÉMENT
IlLUSTRÉ EN COULEURS
tlui est en vente celle semaine conüent deux
magnifiques gravures d'actualité.
Celle de la premières page représente
BONNE ANNÉE!
LA RONTXJE DES B/JUCSEFtS
Ceale de la hmmitièrne page est consacrée à
L'ECHOUEMENT DU « ELÈBER »
MORT DU COMMANDANT SÉRVIX
A l'intérieur de ce numéro On y trouvera
LE MONUMENT A BAUDIN
La Clatastrophe de Lyon
LE SUPPLÉMENT LITTERAIRE ILLUSTRÉ du
Pktit Parisien (8 pages de texte, superbes
graaures d'actualité) est iuU eu vente tous
©u:R_jvi::e:F£
(Dt NOS CORRESPONDANTS PARTICULIERS)
Vendredi 3 janvier.
LE HAVRE. Le steamer transatlantique la
Savoie, venant de New-York est entré dans notre
port, ce soir, sans avoir été aperçu Il son passage
iL la côte anglaise par les guetteurs de Lizard.
Mais l'appareil de télégraphie sans fil qui est
installé à bord a permis de faire connaître sa
présence dans la région et d'informer la famille
d'un des passagers habitant notre ville.
On a transporté à la morgue le cadavre
d'un marin espagnol, Benito Pertubas. âgé de
vingt-deux ans, faisant partie de l'équipage du
Ifio Juano, et qui était tombé dans la cale de ce
navire.
BREST. Une lugubre trouvaille vient d'être
faite sur la grève de Porspoder, épave nouvelle
provenant probablement du naufrage du voilier
allcmand t'risia. C'est un cadavre n'ayant ni
bras, ni tfite, vêtu d'un tricot gris et d'un panta-
lon de marin. Après les constatations d'usage, ce
cadavre a été inhumé provisoirement dans le ci-
metisre de Porspoder.
•«*» La tempête continue de sécir sur nos cô-
tes. Un canot en panne, faisant eau et monté par
deux employés du sanatorium de Pei&Midi, a
été sauvé, hier, près de 111e de Sieck, paa le ba-
teau de pêche l'/feiene, patron M. Alain Kergoat,
de Roscoff.
SA1HT-NAZAIBE.– Le nommé Lemoing, chauf-
feur à. bord du cargo-boat Colomba, de la Com-
pagnie générait! transaUaaëque, en passant sur le
pont, a éGi projeté violemment dans la cale et
s'est blessé si grièvement à la tête que l'on craint
beaucoup pour ses jours.
Le dundee François-Alexandre, parti de
Lisbonne à destination ;le tantes. a élu assailli
en route par une série de tempêtes qui l'ont dé-
semparé. Le capitaine et un homme furent lan-
ces a la mer par la grande voile, qui venait de se
déchircr; le capitaine seul a éte sauvé. Apres
Stre resté sur rade quelque temps, le dundee est
remonté à tantes.
BORDEAUX. On n'a pas de nouvelles du na-
vire français Arica, capitaine Macé, abandonné
au larges du cap Perret, ainsi qua noas l'avons
annoncé, dans son voyage de Èayonne à Cona-
kry. Le chargement, compsé de sel, était assuré
à Bordeaux. L'Arica était un trois-mâts-barque
en fer, construit à Liverpool en jaugeant
402 tonneaux. It est probablo qae l'Arica aura
coulé. C'est, croyons-nous, la troisième fois que
le capitaine Macé fait naufrage. A son avant-der-
nier, il fut grièvement blessé.
MARSEILLE. L'Ernest-Simons, commandant
Vaquier. est arrivé hier, L quatre heures, dans le
bassin de la Joliette, venant de l'Indo-Chine, la
(jnine, te roman et eoniDay, avec ou pass»K<:rs
et aprt-9 avoir subi tin fort coup de mer dang
l'Adriatique qui ne lui a heureusement causé ni
d'avaries ni d'accident de personnes. Parmi les
passagers sa trouvaient le commandant Cornuel,
l'administrateur Houmayou, les capitaines Debay,
Albcrtucci, le capitaine de vaisseau Joannet qui
vient de quitter le commandement de la division
navale de l'Indo-Chine NI. Plique, administra-
teur le capitaine Marty, M. Ranze, médecin prin-
cipal, et une cargaison de tonnes de café,
soie, lingots d'étain, peaux et thé.
̃» LE Renflouement DU Klèotr Le
vapeur de sauvetage Daneftiark, malgré le mau-
vais temps d'est qui règne dans les parages de
Saiat-Louis-du-Rhone, a pu accoster lo Klébtr
et commencer les opérations du unflouément.
Ses paissantes pompes ont réussi à épuiser com-
plètcment l'eau qui était dans ses cales et la Da-
nemarl: n'attend plus çue ta venue de la Xéva,
qui est en station à Gibraltar, remplaçant le Ser-
(ter-Vilhelm retenu à Pianozza, pour le renlloue-
lient d'un steamer anglais.
CARDIfF. Le Petit Parisien a dûja annoncé
que le vapeur Âtiguslc-Zeqembre, d'Alger, avait
été remorqué ici avec avaries graves et était entré
pour réparations en cale sèche. Le capitaine rap-
porte que, au cours de l'avant-derniërç tempête,
nne corde s'étant embrayée dans l'hélice, le va-
peur partit en dérive et alla donner par trois
iois, violemment, sur les barrsl-rtcks, par-des-
sus lesquels un formidable coup i\e mer le flt
passer. L'eau envahit alors la cale numéro 2 et
la chambre des machines. C'est seulement trois
jours après que le vapeur désemparé fût pris a
la remorque.
CUXHAVEN. Le vapeur neichstnfj, arrivé ici,
du Mozambique, dit avoir passé en baie de Bis-
caye, et flottant entre deux eaux, une épavo à
laquelle était attaché un mât dont l'extrémité,
blanche et noire, émergeait de quelques pieds.
IRVINE (Ecosse). Nos chantiers viennent de
procéder au lancement d'un vapeur à hélice en
acier, portant 500 tonneaux en lourd, pour le
compte de M. Raoul Bigot, de Calais. Le navire
a reçu le nom de Pauline.
PGîttLÀND (Orégon). Le quatre-mats Asie,
capitaine Ollivaud, a- MM. d'Orbignp, Faustin et
C1#, de la Rochelle, a chaviré le long du wharf en
mettant sa cargaison iL terre. Les avaries aux
mats, vergues, gréement, etc., sont considérables.
Longs courriers. Pabti d'Iquiqus, Made-
leine, pour Dunkerque.
Rencontré le 9 décembre, au nord-est de Fer-
iiamio-Noronba, Sai/nt-Èogatien, courant au sud.
LA TEMPÉRATURE
Samedi 4 JANVIER igoa, 4e JOUR DE L'ANNÉE,
14l JOUR DE L'HIVER. Saint Rigobert.
Lever du soleil à •? h. coacHer à 4 h.
Lever de la lune à 2 h. 5o, coucher à 12 h. 36.
Ciel couvert, hier. La température est tou-
jours d'une douceur exceptionnelle.
La dépression qui était jeudi sur l'Ecosse a
marché vers l'est en se comblant (Même!,
7-13 m/m;, et le cent se calme sur nos eûtes Je
la Manche et de l'Océan.
Une zone de basse pression persiste au large
des Iles-Britanniques.
Une dépression secondaire qui s'est formée
sur le golfe de Gènes amène des coups de vent
du nord-ouest sur nos côtes de la Méditer-
ranée.
Des pluies sont tombées sur l'ouest de l'Eu-
rope en France, on a recueilli 21 m/m d'eau
à Besançon, i3 à Limoges, 5 à Lorient, i à Mar-
seille.
La température a baissé dans le nord du
continent elle était hier matin de 24" à Ha-
paranda, i4 à Alger.
On notait: 4° au Puy de Dôme, 3 au mont
AigDual, 1 au Pic du itidi.
Monaco midi, t5°. Temps splendide.
En France, des averses restent probables
dans la moitté nord, avec temps doux.
Situation particulière aux ports français
La mer est très houleuse généralement.
Variations atmosphériques du 3 janvier
à l'hôtel du Petit Parisien
IIEURES BAROMÈTRE THERMOMÈTRE
A 8 h. matin 764 8° au-dessus deo.
Midi» 11°
4 h. soir 76S ̃ 10.
Minuit 766 m!"
NAVIGATION FLUVIALE.– 3 janvier, 7 heures
du matin.
HAUTE-SEINE, Pont de Seine, à Montereau,
écluse de Varennes, pont de Melun, 3'*il;
pont de Corbeil,! "71; écluse de Port-à-rAnglais,41-83.
Marne. Ecluse de Cumières, 3·87 écluse de
Chalifert, écluse de Charenton,
Basse-Seine.– Eciusedu canal Saint-Martin, 2mS9
pont de la Tournei!e,2-41 pont Royal, 3~4S écluse
de Suresnes, 5*98 barrage de Bezons, pont
de Mantes, écluse de Méricourt, 3-39.
Oisz. Barrage de Venette, 3-65,
ENCRES J, GARDOT
N'oxydant pas les Plumes, n'épairsissant pas.
BULLETIN FINANCIER
Paris, 3 janvier.
Il est impossible de ne pas parler tout de
suite de la hausse de plus en plus rapide de
l'Extérieure, mais il faut ajouter que la fa-
veur dont jouit ce fonds ne fait pas négliger
le reste du marché les Rentes ottomanes,
brésiliennes, argentines font également des
progrès marqués. Les valeurs industrielles
russes se relèvent par bonds précipitas. Le
marché sud-africain conserve des tendances
excellentes et le reste de la cote, sans être
aussi brillant, fait preuve d'une remarquable
fermeté.
L'impression serait donedetous points par-
faite, si larapidité même de la hausse ne don-
nait quelaues inquiétudes aux esprits pru-
dents.
Sans être fort animées, nos rentes se raf-
fermissent de plus en plus le 3 0/0 avance
de 100 25 à 100 42.
L'Italien, à 101 95, continue à profiter du
rapprochement économique et politique qui
s'opère actuellement entre la France et
l'Italie.
Hien n'arrête l'Extérieure dans sa course
brillante de 78 12, elle s'enlève aujour-
d'bui à 79, après avoir même dépassé ce
cours.
La hausse est vive également dans le
groupe ottoman la série C passe de 27 45 à
l7 8?, la série D de 25 25 à 25 60.
Bonne fermeté des établissements de cré-
dit Lyonnais 1002, Banque de Paris 995,
Comptoir d'Escompte 577.
Entraînés par la hausse de l'Extérieure et
l'amélioration du change, les chemins espa-
gnols gagnent tous plusieurs points, le llord
de l'Espagne à 209, le Saragosse à 296, les
Andalous à 235.
Dans le compartiment des valeurs de trac-
tion, la Thomson reste discutée à 678 en re-
vanche, la Compagnie générale de Traction
accentue son raffermissement à 36 fr. le
Métropolitain est ferme aussi à 573.
Le Rio se maintient, un peu lourd, à 1017;
l'Amalgamated est mieux tenue à New-York,
mais le stock des cuivres a augmenté de 1841
tonnes depuis l.o commencement de décembre
et les cours du métal nous arrivent de Lon-
dres en baisse de. 1/4 de liv. st.
La Sûsnowice fait de nouveaux progrès de
2025 à 2058, ainsi que la Huanehaca à 125.
Le marché sud-africain est ferme, avec une
nouvelle avance légère.
NOUVELLES FINANCIÈRES
Compagnie générale de TRACTION. On an,
nonce que l'arrangement entre cette société et
le syndicat américain vient d'être définitivement
signé,
THOMSON Houston. Dans sa réunion de jeudi,
le conseil d'administration a constaté que les bé-
néfices industriels ont été supérieurs à ceux de
l'année dernière. Une partie de ces bénéfices,
jointe au montant dos bénéfices réservés prove-
nant de l'aroortissfwnent des obligations et au
fonds de prévoyance, sutflt à compenser la dé-
préciation du portefeuille la réserve de 2S mil-
lions demeurerait ainsi intacte et il resterait un
solde disponible de 2 millions de francs, suffi-
sant pour répartir un dividende de francs par
action. Mais, comme seule rassemblée çénérale
a droit de disposer du fonds de prévoyance, te
conseil ne etroit pas devoir répartir l'acompte
habituel de janvier.
COMPAQNIE GÊSfenALÈ PARISIENNE DE ''TRAM-
ways. On dit que le syndicat américain qui
visent de prêter son appui à la Compagnie géné-
ralo de Traction et il s&? liliàtes vient élément
de prendre ferme les obligations que las Tram-
ways-Sud sont autorisés àémeUre. Cette Société
pourra ainsi achever sa ligne Mon14>arnasse-
Saînt-Ouen et continuer la transformation de son
mode de traction.
Banqced'Espagxe.– ï* dividende d0 deuxième
semestre de 1001 a ôl-j fixé a fiO pcsist/is, contre
65 pesetas pour la semestre correspondant do
l'annéc dernière.
MÉTROPOLITAIN.
Voyag" transportés Recettes
Du 21 au 31 décembre.. 1 .847 5-48 318 ^906 f.
Du l"janvier au 31 déc. 8.0S9.792 f.
Recettes du 2 janvier 32.70a f.
Compagnie I\tkrsation"ai,s des Wacovs-Lits.
Etat comparatif des recettes nettes des Voi-
tures
̃ «'00
Exposition
1» janvan i0ii4c*Pr. ie.399.nœ ia.478 o-s-. Il ,001,10:;
11 au 20 décembre y» t^> s", 057 ?m .7r.t)
500 I2.7i3.a9â iH.ibi.S6i
Diffircnca en faveur do • «–
sur 1899 Fr.
Différence en laveur de isao sur 1901 J?r.
Rehettes des Chemins DE FER semaine
de 19(il), en mille franco
Recettes Difi^roace avec 1003.
delà depuis de la «îc
51'sem. lel"janv. semaine l'exercice
Réseaux
Lyon. 423. Nord. –423 –17.-488
Ouost.. 29&3 86
Orléans
Bst 17O.5?iJ 3 li.964
Midi. + 52 1.544
(
Chemins Anbaloub. ̃*• Recettes du 17 au 23 dé-
c«œtor«
Recettes depuis le 1" janvier. J9.231 .763
Diminution en 1901 de la s2maine.. 30.9âl
fte l'exércke. 156. 89S
COUPONS DÉTACHÉS LE 2 JANVIER
Dette autrichienne 5 O'0 convenue (argent) 2fl.lflk
Berne 3 8 75
Danois 3 010
Etals-Unis. ConBoiidés 4 0/0 i »
Hollandais 0/0 C. Il 1 25
Norvégien 40/01900 (Banque hypothécaire) 10
Emprunt Québec 4 1/2 0/0 ISSU 11 25
4 0;0 18S8.. 50 60
Gaz et Eaux de Tunis 10 »
Télégraphes du Nord C 23
COMMUNICATIONS DIVERSES
Dans les Univertités Populaires. Ce soir
samedi
A la Coopération des Idées, 157, faubourg
Saint-Antoine. Le docteut Garrigues: Comment
on devient tuberculeux.
A Voltaire, 140, rue Saint-Maur. M. Ch.
Guieysse les Coopératives du Jura étude sur les
coopératives de consommation et de production.
A Diderot, 8, rue Rondelet répétition du
Choral.
A l'Emancipation, 38, rue de l'Fglise. Soirée
théàtrale: Autnier d'un Baiser, de Jean Hugues,
précédé d'une conférence surles Conséquences so-
cvales des découvertes de Pasteur, par Germain
Martin.
A l'Education sociale de Montmartre, 3 et 5,
rue Jules-Jouy Soirée musicale et littéraire.
A l'Enseignement mutuel, 41, rue de la Cha-
pelle. M. Raymond Kœcklin la Sculpture fran-
çaise au moyen âge.
A la Semailte,78, rue des Partants. M. Rama:
Etude contradictoire.
SAVON En vente partout
Courrier des Théâtres
M. JEAN DE Reszké. Le Sieg-fried d'hier,
M. Jean de Reszké est né à Varsovie. En quelle
année? Les encyclopédistes ne sont pas d'ac-
cord là-dessus. C'est un point peu important.
Ainé d'une famille d'artistes son frère, M.
Edouard de Reszké, fut une des basses pro-
fondes les plus réputées, et sa sœur, Mme Jo-
séphine de Reszké, obtint pendant son cours
passage à l'Opéra de grands succès comme
cantatrice.
M. Jean de Reszké débuta Londres, comme
baryton, en 1875, la musique italienne étant en
vogue à cette époque; il s'était fait appeler
Giovanni di Reszki. Il fit partie ensuite de la
troupe du théâtre Italien. C'est en qu'il
devint pensionnaire de l'Opéra où il débuta
comme ténor. Sa création de ta Dame de Monl-
soreau le mit en vedette, mais il se surpassa
surtout dans Roméo et Juliette qu'il a joué
avec la Patti et où son triomphe fut au moins
égal à celui de la célèbre cantatrice.
Alors commencèrent les grands engagements
et les fructueuses tournées en Aménque.
M. Jean de Reszké est un sportsman distin-
gué, possédant une écurie de courses; poly-
glotte remarquable, il habite de préférence à
Paris.
Aujourd'hui samedi, au Châtelet, matinée à
une heure trois quarts avec le Voyage de Su-
̃zette.
La première représentation du Détour, au
Gymnase, aura lieu demain dimanche.
Ce soir 'et demain, en matinée, deux der-
nières de la Eascule.
On sait que Coquelin ainé part prochaine-
ment pour une tournée de deux mois en Bel-
gique, Hollande et Allemag-ne.
C'est par Berlin que le grand artiste com-
mencera ses représentations en Allemagne.
Il jouera au Schauspielhaus-Theater, que l'in-
tendant des théâtres impériaux a bien voulu
mettre à sa disposition d'une façon très ai-
mable.
C'est, du reste, au théâtre de la cour que
Coquelin sera reçu dans chacune des villes
qu'il visitera.
C'est la première fois, croyons-nous, que pa-
reil honneur est fait à un artiste étranger. La
tournée quittera Paris le 7 au matin, pour jouer
à Bruxelles, au théâtre du Parc.
Rappelons que le ministre de l'Instruction
publique et des Beaux-Arts vient d'autoriser
une loterie en faveur de la caisse de retraites
des musiciens, chanteurs, machinistes et em-
ployés de l'Opéra-Comique.
L'émission comprendra cent mille billets
dont le prix n'est pas encore fixé, et lesdits
billets pourront être vendus au public vers la
fin du mois.
M. Albert Carré, en ce moment en voyage,
arrêtera à son retour toutes les questions de
détail concernant cette loterie.
La liste des lots comprendra ceux envoyés
par le Président de la République, le ministre j J
des Beaux-Arts, les grands {acteurs de pianos,»
les grands magasins de nouveautés, les éditeur^
de musique, les artistes peititres, la duchesse,
d'L'/ès, la famitle de Rothschild, les grandes
banques et les particuliers.
Les personnes charitables qui désirent s'inté^
resser à cette œuvre de bienfaisance en envoyant
des lois peuvent les adresser à M. Veyret, dé-
lénué de l'orchestre de l'Opéra-Comique, a..
rôpéra-Oomique, rue Favart.
Le tiraoe de cette loterie aura lieu vers le;
iSj mai.
L'Œuvre des Arts, fandée'et présidée par
Mme Th. Funck-Brentano,donnÈJa mardi, dans
les locaux de sa prochaine exposition, 16, rua
Balzac, une soirée d'inauguration. On y dira de
beaux vers et on y jouera de bonne musique.
La direction du théâtre des Arts de Rouen
espère pouvoir donner IL Janvier 4a première'
représentation des de Benjamin
SPECTACLES DIVERS
*̃•̃– Tout-Paris défile en ce moment à Parisïdfhs1-.
pour applaudir la divette TuTiol-Bautré dans Paris.
Joujoux. Impossible d'être à la fois plus crâTie,
plus gracieuse et meilleure cantatrice que Jachar-
mante artiste; aussi est-elle fêtée, rappeléeeaprès
voix chaude et vibrante. Il faut l'entendre lancer
VEvohv A'Orpkée m< Enfrrs, elle y est inimita-
ble c'est le clou de la soirée.
En parlant de Paràiana, annonçons pour lundi
les débuts de Mlles Napoiinette, Lacroix et Mal-
ville, trois ravissantes diseuses.
Demain dimanche, matinée avec Paris-Joujoux,
̃">*•• Ce soir samedi, au Nouveau-Cirque, grande
soirée de gala.
En dehors d'un programme spécialement choisi
aura lieu la rentrée de la gracieuse et bien jolis
Lira Pant7er et des sœurs Daineff, les six merveil-
ieusas gvmnnstes qui ont su donner asxx jeux ica·
riens un cachet artistique tout particulier.
Par suite de traités antéViencrs, les Mathurins
se voient dans d'obligation d'arrêter en piein suc-
cès leur spectacle actuel, qui sera donné troisjours
encore.
̃*w A la matinée d'àujoTïrdiml, au cirque Me*
drano, débuts de Barber and M«ie)ein«, cyclistes
humoristiques, et des Poppcsen, gymnasks.
L'établissement -de la rue des Martyrs, où le pro-
gramme est si attrayant et fréquernmeat renou-
velé, retrouvera en 1902 le succès qui est de règl»
au cirque Medranu.
T.N VBXTE PARTOU1
rAU&KâCH ILLUSTRE
DU
J'etit IParisiea
POUR
pages de texte
Nombreuses et belles Gravure»
PRIX 35 CENTIMES
LES SPORTS
AUTOMOBILISME
LA COUPE EEIMICTT
Nous diskms, l'au dernier déjà Cette Pauvre
coupe Gordon Bennett h'a pas de chance.
Cette année, répétons: Elle a'a pas de chance!
Voici encore qu'en 1902 elle se présentera, selon
toute vraisemblance, comme un véritable four.
Les Automobiles Clubs de Belgique, d'Allema-
gne, d'Angleterre, d'Amérique, de Suisse inêtne,
devaient s'engager et donner à l'épreuve sen ca-
chet de grande internationalité, qu'elle demande
par essence.
Or, l'Automobile Club de Grande-Bretagtte ef
d'Irlande seul a fait parvenir son engagement en
règle, dans les délais fixés.
Encore cette année nous assistérons donc à un
simple match franco-anglais dans lequel, je vous
le prédis d'avance, les fils pour ne
pas en perdre l'habitude,- vont recevoir unît
lorffiidabie raclée.
Les « tenants » français ne sont pas encore aignés, mais déjà on parle de ûitardot, PûOT'
nier et René de Knyff.
Pauvre coupe Benttstt!
L'AUTOMOBILE A MADAGASCAR
Le général G&lkéni, considérant que les essàia
d'automobiles faits à Madagascar ont donné des
résultats Satisfaisants et qu'il y » lieu d'eaWsp
dans une période d'organisation définitive et
d'exploitation pratique, a fixé la composition et
la solde du personnel aflecté à la conduite des
automobiles et à leur entretien.
Un chef mesinieien (Européen) reçoit 150 fr.
par mois; un sous-chef mécanicien (Européen),
dix mécaniciens-conducteurs (Européens),
50; quatre aides-mécanicien? (Européens ou in-
digènes), 40; un forgeron (Européen ou indi-
gène), 60.
Une somme globale de 1,000 francs est allouée,
à titre de première mise, en vue de l'aahat dea
costumes spéciaux nécessaires u la bonne exécu-
tign du service.
Une masse d'entretien, alimentée au moyen
d'une prime journalière de 30 centimes par
homme (Européen ou indigène), permettra.de
faire face aux dépenses de réparation et de re-
nouvellement de ces costumes spéciaux.
UNE ROUTE POUR AUTOMOBILES
Avant son départ pour Nice, le roi des Belges
s'est entretenu avec le président de l'Automo-
bile Club, le baron de Zuylen, de la création.,
d'une route exclusivement réservée à la circula-
tion des automobiles.
Dès bon retour en Belgique, le souverain fera
examiner cette question. Il désirerait établir une
large route qui partirait d'Ostende et aboutirait
à un point de la frontière française. De son côté*
la baron de Zuyien se propose de faire auprès
des pouvoirs publics des démarches pour obtenir
l'autorisation d^ créer une route pour automo-
biles qui, partant de Paris, irait rejoindre à lu
frontière française la route d'Osteade.
Ainsi l'on aurait une route spéciale aux auto-
mobiles, sorte de chemin de fer sans raij, qui
irait de Paris à Ostende et constituerait une piste
permanente pour les matches organisés entré'
automobiles.
A la suite de l'entretien qu'il a eu sur ce sajet
avec M. de Zuyten, le roi des Belues lui a iùtj
remettre les insignes de l'ordre de Léopold
ATHLÉTISME
FOOTBALL ASSOCIATION
Dimanche prochain, se disputera au haras de
Suresnes un match entre le Club français et le
Standard athletic-club, comptant pour le chal-
lenge international du nord.
SPORTS DIVERS
TIR AU! PIGEORS
Quatorze tireurs ont pris part au prix de Jan
vier à Monte-Carlo. Le premier prix a été gagn6
par M. Tbellussoa Les seconde ettroi-,
sième places partagées entre Mlt. Aspleu et Ro-
berts 9f10. Les autres poules gagnées par MM. le
comte d'Havrincourt, de Javernau, Thellusson,
Mackintosch et Roberts.
Aujourd'hui, prix Briaseo.
CYCLISME
LES ,TRI-POSTEURS
h'Auto-Vélo, organise cette année encore • Ta;
19 janvicr une course de tricycles porteurs.
j Le départ sera donné neuf heures du matin.
!Le Petit Parisien
'pour crimes ou délits; les mineures; 3°
les prostituées.
Au quartier des prostituées est annexée une
infirmerie pour les malades qu'y expédie le
dispensaire de la Préfecture de police.
Malgré les divisions ci-dessus indiquées,
ijne dangereuse promiscuité règne entre tou-
tes les détenues; nous disons dangereuse,
parce que les influences corruptrices y sont
par suite inévitables, et que l'action avilis-
sante, pervertissante des chevronnées du
,¡ce s'exerce abotninablement sur les mi-
neures détenues provisoirement, qui, après
un court s(.jour dans la « maison sortent
moralement contaminées pour toujours,
Tel est l'édifice qui va disparaître et dont
l'aspect rébarbatif et sombre donne bien l'im-
pression d'un lieu sinistre où croupissent des
où germent, se développent et s'é-
panouisseut des ferments de pourriture phy-
sique et morale
BULLETIN DU TRAVAIL
LES CANTINES POPULAIRES
On mande de Lyon
Le Petit Parisien a relaté la décision prise
par les ouvriers sans travail d'ouvrir des
cantines populaires dans un local cédé par
la municipalité et situé rue Duguestlin,
Cette, cantine s'est ouverte aujourd'hui et
le premier repas a été pris à onze heures.
Voici quelques renseignements sur le
fonctionnement de la future cantine, un peu
•calque sur les fourneaux de la presse
Moyennant un ticket pris ia la Bourse du
travail, ie chômeur pourra, de dix heures à
midi et le soir de cinq il sept heures, venir
manger sans bourse délier, s'il est garçon.
Par contre, si l'ouvrier est père de famille,
le ticket srra transformé en bon en nature
et il pourra emporter chez lui ce que les
célibataires consommeront sur place.
La ration comporte une soupe, 200 gram-
mes de pain et un morceau de fromage. Les
repas seront préparés par un cuisinier de pro-
fession pris parmi les ouvriers sans travail.
Menu frugal, on le voit, mais qui sera tou-
jours mangé de bon appétit en admettant que
2a cantine puisse marcher longtemps, car,
tout capital, les ouvriers sans travail
n'ont qu'une somme de francs environ,
sur laquelle il» doivent acheter la vaisselle,
xs ustensiles de cuisine et les provisions.
La commisse des sans-travail reçoit les
dons en nature et en argent à son siège, rue
Duguesclin, 2î2.
CONVOCATIONS OUVRIÈRES
•*•• Ce soir, à huit heures et demie, à la Bourse
du travail, 3, rue du Château-d'Eau, assemblée gé-
nérale des teinturiers-dégraisseurs (salle des Con.
férences), des tailleurs de pierres (salle des Grèves),
ces fleuristes-plumassières, des fontainiers; réu.
nione des conseils des coupeurs-brocheurs en
chaussures, des employés et ouvriers des affaires
municipales, de la sellerie-bourrellerie.
•~« A l'annexe, 35, rue Jean-Jacques-Rousseau,
assemblées générales des femmes sténographes et
des naturalistes-taxidermistes.
A l'Université populaire la Fraternelle du
troisième arrondissement,6, rue de Montmorency,
réunion de la chambre syndicale des ouvrières et
ouvriers tailleurs et couturières de la Seine (sec-
tions des et ♦• arrondissements).
Les sections des cinquième et sixième arron-
dissements du même syndicat se réuniront 37, rue
Bonaparte, maison Vautier.
̃ Réunion génèrale des employés et ouvriers
du groupe de Paris-Ouest (rive gauche) et Etat,90,
rue Vercingétorix.
L'agitation des étudiants de Saint-Péters-
bourg n'est pas encore calmée. Il y a quelque
temps, d'entre eux tenaient un meeting
pour protester contre la relégation de leurs
camarades de Kharkow la police ayant fait
irruption dans la salle, une rixe s'ensuivit,
au cours de laquelle 27 manifestants furent
blessés.
L'état de choses que révèlent des incidents
de ce genre est particulièrement grave,
comme on voit. A distance, il est très difficile
de s'expliquer les raisons du conflit. C'est
qu'on ignore généralement sur quelles bases
repose l'enseignement supérieur en Russie
comparées aux universités d'occident, les
universités russes sont de fondation relati-
vement récente. La première en date, l'Uni-
versité de Moscou {Aima L'niversüris Elisa-
hethana), ne remonte qu'à 1755. Elle ne com-
prenait à l'origine que trois facultés droit,
médecine, philosophie.
L'année suivante (1756), une imprimerie
est annexée à l'Université de Moscou. L'im-
primerie publie un journal, la Gazette russe,
dirigé par le célèbre publiciste Katkow, lui-
même professeur it l'Université. Elle donne
aussi des éditions savantes et des traduc-
tions d'auteurs étrangers, tels que Pope,
Locke, Baumeister, Molière. Dans le cadre
des premiers professeurs figurent six Alle-
mands et deux Russes. L'enseignement de la
langue française est coniié ù des Français.
Les professeurs peuvent faire leurs cours en
russe ou en latin, plus tard en français et en
allemand. Un haut privilège est accordé il
l'Université celui de ne ressortir aucune
juridiction de l'empire, sauf le Sénat.
Cette organisation subit de notables chan-
gements lors du règlement de La direc-
tion des universités fut confiée à un conseil
composé des professeurs et présidé par le rec-
teur, celui-ci élu par ses pairs. Les trois fa-
cultés primitives (droit, médecine, philoso-
phie) furent remplacées par quatre facultés
dites 1° Faculté des lettres 2° Faculté des
sciences médicales 3° Faculté des scienees
physiques et mathématiques 4° Faculté des
sciences morales et politiques.
En même temps, le nombre des Universi-
tés s'accroissait en était fondée l'Uni-
versité de Dorpat en 1803, celle de Vilna;
en 1805, celle de Kharkow en 1894, celle
de Kasan. En 1889, l'institut pédagogique
de Pétersbourg était transformée en Univer-
situé et l'Université de Vilna transférée à Kiev.
La Russie possède aujourd'hui neuf Uni-
versités, y compris celies de Varsovie,
d'Odessa et de Tomsk. Leur histoire, com-
me l'a très bien montré Ni. F. Lannes, est
intimement liée it celle du régime politique
général de l'empire russe et les périodes de
.0 prospérité ou d'abaissement qu'on y observe
Correspondent au caractère plus ou moins
libéral de la tutelle que l'Etat exerce sur
elles.
Ainsi le règne de Paul T" ne fut pas fa-
•vorable aux Universités. Sous Alexandre 1er,
le régime changea mais, dans la seconde
partie du règne, la réaction est marquée par
l'obscurantisme des curateurs Magnitoky et
Rounitch. La Révolution de 1848 a un fà-
eheux contre-coup sur les Universités russes,
jusqu'il ce qu'une nouvelle époque de pros-
périté reparaisse avec l'empereur Alexan-
dre II, En il est défendu d'envoyer des
jeunes gens à l'étranger pour leurs études.
Ln 1850, l'enseignement de la logique et de
Ia psychologie- est confié au professeur de
théologie. Le chiffre des étudiants (l l'excep-
tion de la faculté de médecine) est fixé par
le gouvernement à ;iû0, et l'inscription pro-
visoirement suspendue à l'Univeraité de
Moscou.
Le règlement de lSGi, dû au libéralisme
qui anima la plupart des actes du tsar
Alexandra II, marqua pour les Universités
russes une période de relèvement et de pros-
périté sans égale. Une autonomie presque
complète était accordée aux étudiants et au
corps professorat. Cette autonomie fut en
partie supprimée car le règlement de
qni créait un poste de curateur, nomme par
l'Etat, côté du recteur et des doyens et
soustrayait, ces derniers au régime de l'élco-
de plus, les queslions de discipline de-
vaient, ressortir dorénavant a un inspecteur,
aidé de plusieurs sous-Anspeeteurs et de su.-
veillants subalternes choisis parmi d'anciens
tous-officiers ou des gendarmes en retraite
Ces surveillants étaient particulièrement
odieux aux étudiant?, et l'ukase récent qui
les supprime, et qui est tout à l'honneur .'e'
Nicolas H, fut accueilli par des cris de joie
dans les
L'enseignement, dans ces trhîrèrsltês, est
donné par les professeurs ordinaires et ex-
traordinaires, les privat-docent et les lec-
teurs. Pour être nommé professeur ordi-
naire, il faut posséder le grade de docteur.
Toutefois, si le docent s'est fait connattre par
des travaux remarquables il peut être
nommé professeur extraordinaire.
D'après la Recue internationale de l'Ensei-
gnement, la préparation au professorat d'Uni-
versité russe se fait habituellement de la
manière suivante le « candidat », qui a
brillamment terminé ses études à l'Univer-
sité, demande l'autorisation de poursuivre
ses recherches scientifiques auprès d'un pro-
fesseur qui représente il la Faculté une
sciences ou un enseignement déterminés,et il
peut recevoir, pendant ce temps, une bourse
de roubles. Environ deux ans après, il ast
censé être apte à passer le premier degré de
i'examen qui lui confère te titre de maqis-
tranl et le droit d'ouvrir un cours à l'Univer-
sité comme docenl; il prépare ensuite une
« dissertation », après laquelle il est nommé
m agis ter enfin, pour être docteur, il doit
écrire une seconde « dissertation » ou thee?,
dont le caractère est plus scientifiquement
élevé. Généralement, le futur professeur
d'Université va préparer les matériaux de
cette thèse dans les pays étrangers, si bien
qu'il revient muni de la connaissance d'une
ou plusieurs langues étrangères.
Ce n'est pas une petite affaire, comme en
voit, de parvenir' che2 les Russes ,nu grade
de docteur. Dans nos Universités françaises,
il n'est pas rare de rencontrer des docteurs
de vingt-cinq et de vingt-six ans. Tel de nos
maîtres de conférence a la Sorbonne, comme
M. Félix Le Dantec, avait même conquis sa
barrette doctorale à vingt ans. En Russie,
on n'est guère docteur avant trente-cinq ou
quarante ans. Ajoutez que le traitement des
professeurs titulaires, qui va de 1,200 il
roubles, n'est pas toujours en rapport
avec les efforts qu'il a fallu faire, le talent
qu'il a fallu déployer, -pour parvenir à ces
fonctions.
11 est vrai qu'en Russie le traitement des
professeurs s'augmente du casuel qu'ils ti-
rent des étudiants sous forme d'honoraires.
Mais qu'est-ce donc que ces étudiants russes,
si peu semblables aux nôtres, et dont les agi-
tations périodiques déconcerient quelque peu
notre conception du haut enseignement.
Il ne faut pas oublier qu'en Russie tout et
tous sont hiérarchisés à outrance. Pour être
admis à suivre comme étudiant les cours
d'une Université, il faut d'abord avoir ob-
tenu, à la sortie du gymnase, le ci certificat
de maturité », correspondant ù notre bac-
calauréat. Les étudiants, là-bas, portent un
oniforme officiel, et il leur est interdit de
le quitter ailleurs que chez eux. De plus, ils
doivent jurer obéissance au règlement de
leur ordre. Toute infraction à ce règlement.
les expose il des peines disriplinaires qni
vont de la réprimande à l'exclusion, en pas-
sant par le cachot
D'après M. Lannes, les troubles qui ont
entravé il diverses reprises dans ces der-
nières années la vie régulière des Univer-
sités russes n'ont pas d'autre cause que la
sévérité excessive de ce. régime, Nicolas II
s'en est rendu compte lui-même. Aussi le
premier acte du ministre actuel de l'instruc-
tion publique, le général Vantiovsky, obéis-
sant il la volonté impériale, a-t-il été d'or-
donner une enquête approfondie sur les maux
de la situation et les remèdes il, lui apporter.
fer, Il convient d'ajouter, d'ailleurs, avec î.fr
Lannes, que, s'il est vrai qu'au point de tue
organique les Universités russes traversent
un moment difficile, elles constituent une
autorité d'une force scientifique et morale
trop élevée pour qu'oo puisse douter de leur
avenir.
Lucien VRILY.
DÉPARTEMENTS
(DE NOS CORRESPONDANTS PARTICULIERS)
Vendredi 3 janvier.
CLERMONT (Oise). SUICIDE. Ce matin,
M. Félix Ariel, cultivateuràla Rue-Saint-Pierre, a
trouvé, pendu dans sa grange, un domestique
qu'il venait de congédier à cause de ses habi-
tudes d'intempérance. D'après les certificat.s
fournis par le désespéré son entrée au service
de M. Ariel, on croit qu'il se nomme Alphonse.
Biard, âgé de quarante-trois ans et natif de Vic-
bur-Aisne.
ESTRÉES-SAINT-DENIS (Oise). L'Ivresse.
Dans la matinée d'hiar, deux habitants de la
commune de Reroy, à quatre kilomètres de
notre localité, nommés Bousquet et Breton, se
prenaient de querclle. Tout à coup, le premier
ifçé de quarante-quatre ans, qui était en état
d'ivresse, se jeta sur son adversaire et le frappa
d'un coup de couteau au bras. Cet individu a été
arrêté pw les gendarmes.
CHARTRES. Poua rve PLUS sotifpriR. Un
nommé Peaute, ancien marchand de vins au
Gué-rîe-Longroi, propriétaire à Gallardon, s'est
suicidé hier après-midi en se tirant un coup de
fusil sous le menton. Pour mettre son funeste
projet à exécution, if malheureux s'était assis
sur une ehaise, et, après avoir placé le canon de
l'arme sous- sou menton, avait fait jouar la gâ-
chette avec son pied. La mort a été instantanée.
Peaute était atteint d'une maladie incurable et
c'est aux souffrances qu'il endurait qu'il faut at-
tribuer la résolution qu'il a a prise.
LE MARS. NOYÉE, Une dame Chesnais,
âgée de soixante-dix ans, demeurant à .taillé,
s est noyée accidentellement en lavant du linge.
BOULOGME SUR-MER. DÉCOUVERTE D'UN CA-
davrk. !>a mer a rejeté hier soir à la côte,
boulevard Sainte-Beuve, le cadavre d'un inconnu
en complet état de putréfaction. Il a été impossi-
ble d'établir son identité.
CALAIS. UN Grave Accideot. Un jeune
apprenti, employé à l'usine Petit-Level, Henri
Gbneau, âgé de quinze ans, demeurant 162, rue
du r.hateau-d'Eau, voulut placer une courroie
sur la poulie de transmission, mais la machine
étant en marche, le pauvre petit fut enlevé. Mme
Caeheux, directrice de l'atelier, recut dans ses
bras l'apprenti dont le bras gauche, presque ar-
raché, a dû être ampute. L'état du blessé est as-
sez grave.
VALENCiENNES. Arrestation. La police
a arrêté ce matin un nommé Georges Lebrun,
âgé de vingt et un ans, employé Ii la banque
Dupont, qui, ayant fait un faux reçu de 3,000 fr.,
signe du nom de M. Namur, notaire, avait tou-
ché cette somme la banque Pierard et MabUle.
Lebrun a été déféré au parquet et écroué.
ARCJENTlèRES. UN Emfant ébouillanté.
Hier, vera dix heures du matin, dans l'une des
maiiwis du hameau de la choque, rue Marie, à
la Chapelte-d'ArmenUères, une ménagère, Mme
Sobrie, était allée cherctrrr un seau d'eau dans
la cour, en laissant seul son petit garçon Mau-
rice, â#ée de trois ans. Sur le sol, l'imprudente
mère avait déposé un chaudron d'eau chaude
dans lequel L'ftnfant vingt tomber. Le pauvre petit
est mort uzre heure plue tard.
ROUEN. Lncekdie. Lin violant incendie
s'est déclaré ce maün, à une heure, dans le ma-
gasin de M. Riehez, marchand de charbon, rue
Ueauvoisiue, qui en un instant a été la proie des
flammes. Au cours des opérations de sauvetage,
le lieutenant de pompiers Busnel est tombé dans
l'nscalier et s'est fortement contusionné. Les dé-
j^ts sont évalués ît7,
rible accident s'est produit avant-hier soir aux
fonderies de Saint-Disùer. Un ouvrier nommé
Baillot était occupé au graissnge d'une machines
en marche, lorsqu'il fut saisi par un volant et
projeté violemment à terre. Transporté à l'hô-
1 pliai, le malheureux y est mort hier.
Dans use Une- femme Misery,
Agée de soixante ans, s«st s*tte*a*e en se jetant.
dans une citerne pleine d'eau. Depuis longtemps
cette malheureuse mantfestnrt l'intention de se
donner la mort.'
S'AJNT-BRIEUC Victime d'uns Imprudence.
Mme Goinguenet, ménagère à !a Poterie, se
rendait au lavoir lorsqu'elle aperçut, flottant sur
le ruisseau, le corps d'une domestique, Jeanne
Le Taconnoux, âgée de quarante-quatre ans, au
service des époux Haroon. Avec t'aide d'une voi-
sine, Mme Goinffuenat réussit à repêcher Jeanne
Le Taconnoux. Mais malgré les soins prodigués,
la pauvre femme ne tarda pas à expiïer. On sup-
pose que la domestique est tombée accidentelle-
ment à î'eau en voulant rattraper un objet Uot-
tant sur la rivière.
ALGÉRIE
CRAN. h\ Mission marocaine. Si Moha-
med el Guebaz, chef de la mission marocaine,
est arrivé hier, à sept heures du soir, venant
d'Aller.
Ce personnage important est .iccompagne dli
capitaine Farbeau, directeur des affaires indigè-
nes, et ben Giiabrit, drogmau de la légation de
France à Tanger.
Les membres de la commission de délimita-
tion des frontières et le chef de la mission vont
conférer avec M. Saint-René Taillandier, sncces-
seur de M. Revoil, ministre plénipotentiaire au
au qui arrivera demain à Oran et repar-
tira prochainement pour T:uiger.
TUNISIE
TUNIS. Drame de la JalocbiU. >t[h ârame
sanglant, qui a causé une grande émotion, s'test
dérould, her soir, dans le quartier Bab-Saadonn,
à Tunis. Une jeune israélise, chanteuse de café-
concert, extrêmement belle, âgée à peine de
vingt ans, Kanouna-Bent-Temen, vivait maritale-
ment, depuis dix-huit mois, axec un de ses co-
religionnaires, horloger, nommé Victor Bemba-
ron, âgé de vingt-cinq ans. Hier, à six heures et
demie, par une nuit très noire, Kanouna passai t
avee son amant devant le café Maure, rue
Bab-Saadot;n, lorsqu'un homme, tapi dans un
coin,fit, il intervalle d'une seconde, feu sur le
couple qui tomba mortellement atteint. Le bruit
des deux détonations ayant été couvert par le
iraeas du passage de tramways, l'assassin jeta
à terre son fusil de chasse à deux coups et. s'en-
fuit, profitant de l'obscurité, a ttavers les ruelles
de la ville arabe. La foule s'amassa et les cada-
vres, dont l'identité fut vite établie, furent trans-
portés à leur domicile situé à quelques pas du
théâtre du crfme. Pendant .ce temps, la police
recherchait l'asslB qu'elfe arrêtait G!est un
wattman indigène de la Compagnie de tramways
électriques, nommé Hassen-L&bassi, qui était
amoureux de Kanouna.
v Exposition d'articles d'étreenas mobiliers com-
plets par milliers, machines à coudre, etc., aux
Grands Magasins Dufayel.
^Nombreuses attractions.
Drame mystérieux
(De notre correspondant particulier)
Angers, 3 janvier.
t'ue horrible découverte vient d'être faite
dans la petite commune de Meurcé, arrondis-
sement de Mamers (Sarthe).
Un habitant de cette localité, M. Louatron,
ûgé de quatre-vingt-sept ans, a été trouvé
mort dans sa maison.
Le corps gisait au milieu d'une mare de
sang la tête avait été traversée de part en
part par un coup de feu.
Les bords noircis de la blessure Indiquent
que le coup a été tiré à bout portant.
L'arme qui a occasionné la mort est le pro-
pre fusil de chasse de la victime, qui était
accroché à sa place habituelle. Un coup avait
été tiré et l'arme était éclaboussée de sang.
La gondarmerie immédiatentent prévenue
s est transportée sur les ueux et a ouvert une
enquête. Au cours des premières investiga-
tions, on a découvert, pendu à l'aide d'un fil
de fer, à une poutre du grenier, le corps du
domestique de la victime, un nommé Brard,
âgé de vingt-quatre ans.
On croit que c'est ce garçon, dont l'intelli-
gence était des plus médiocres, qui a tué son
maître, probablement par accident, et qui se
sera suicidé ensuite.
L'enquête vivement menée jettera, espé-
rons-le, un peu de lumière sur ce sombre
drame qui a causé uue très vive émotion
dans la région.
NOTHE SUPPLÉMENT
IlLUSTRÉ EN COULEURS
tlui est en vente celle semaine conüent deux
magnifiques gravures d'actualité.
Celle de la premières page représente
BONNE ANNÉE!
LA RONTXJE DES B/JUCSEFtS
Ceale de la hmmitièrne page est consacrée à
L'ECHOUEMENT DU « ELÈBER »
MORT DU COMMANDANT SÉRVIX
A l'intérieur de ce numéro On y trouvera
LE MONUMENT A BAUDIN
La Clatastrophe de Lyon
LE SUPPLÉMENT LITTERAIRE ILLUSTRÉ du
Pktit Parisien (8 pages de texte, superbes
graaures d'actualité) est iuU eu vente tous
©u:R_jvi::e:F£
(Dt NOS CORRESPONDANTS PARTICULIERS)
Vendredi 3 janvier.
LE HAVRE. Le steamer transatlantique la
Savoie, venant de New-York est entré dans notre
port, ce soir, sans avoir été aperçu Il son passage
iL la côte anglaise par les guetteurs de Lizard.
Mais l'appareil de télégraphie sans fil qui est
installé à bord a permis de faire connaître sa
présence dans la région et d'informer la famille
d'un des passagers habitant notre ville.
On a transporté à la morgue le cadavre
d'un marin espagnol, Benito Pertubas. âgé de
vingt-deux ans, faisant partie de l'équipage du
Ifio Juano, et qui était tombé dans la cale de ce
navire.
BREST. Une lugubre trouvaille vient d'être
faite sur la grève de Porspoder, épave nouvelle
provenant probablement du naufrage du voilier
allcmand t'risia. C'est un cadavre n'ayant ni
bras, ni tfite, vêtu d'un tricot gris et d'un panta-
lon de marin. Après les constatations d'usage, ce
cadavre a été inhumé provisoirement dans le ci-
metisre de Porspoder.
•«*» La tempête continue de sécir sur nos cô-
tes. Un canot en panne, faisant eau et monté par
deux employés du sanatorium de Pei&Midi, a
été sauvé, hier, près de 111e de Sieck, paa le ba-
teau de pêche l'/feiene, patron M. Alain Kergoat,
de Roscoff.
SA1HT-NAZAIBE.– Le nommé Lemoing, chauf-
feur à. bord du cargo-boat Colomba, de la Com-
pagnie générait! transaUaaëque, en passant sur le
pont, a éGi projeté violemment dans la cale et
s'est blessé si grièvement à la tête que l'on craint
beaucoup pour ses jours.
Le dundee François-Alexandre, parti de
Lisbonne à destination ;le tantes. a élu assailli
en route par une série de tempêtes qui l'ont dé-
semparé. Le capitaine et un homme furent lan-
ces a la mer par la grande voile, qui venait de se
déchircr; le capitaine seul a éte sauvé. Apres
Stre resté sur rade quelque temps, le dundee est
remonté à tantes.
BORDEAUX. On n'a pas de nouvelles du na-
vire français Arica, capitaine Macé, abandonné
au larges du cap Perret, ainsi qua noas l'avons
annoncé, dans son voyage de Èayonne à Cona-
kry. Le chargement, compsé de sel, était assuré
à Bordeaux. L'Arica était un trois-mâts-barque
en fer, construit à Liverpool en jaugeant
402 tonneaux. It est probablo qae l'Arica aura
coulé. C'est, croyons-nous, la troisième fois que
le capitaine Macé fait naufrage. A son avant-der-
nier, il fut grièvement blessé.
MARSEILLE. L'Ernest-Simons, commandant
Vaquier. est arrivé hier, L quatre heures, dans le
bassin de la Joliette, venant de l'Indo-Chine, la
(jnine, te roman et eoniDay, avec ou pass»K<:rs
et aprt-9 avoir subi tin fort coup de mer dang
l'Adriatique qui ne lui a heureusement causé ni
d'avaries ni d'accident de personnes. Parmi les
passagers sa trouvaient le commandant Cornuel,
l'administrateur Houmayou, les capitaines Debay,
Albcrtucci, le capitaine de vaisseau Joannet qui
vient de quitter le commandement de la division
navale de l'Indo-Chine NI. Plique, administra-
teur le capitaine Marty, M. Ranze, médecin prin-
cipal, et une cargaison de tonnes de café,
soie, lingots d'étain, peaux et thé.
̃» LE Renflouement DU Klèotr Le
vapeur de sauvetage Daneftiark, malgré le mau-
vais temps d'est qui règne dans les parages de
Saiat-Louis-du-Rhone, a pu accoster lo Klébtr
et commencer les opérations du unflouément.
Ses paissantes pompes ont réussi à épuiser com-
plètcment l'eau qui était dans ses cales et la Da-
nemarl: n'attend plus çue ta venue de la Xéva,
qui est en station à Gibraltar, remplaçant le Ser-
(ter-Vilhelm retenu à Pianozza, pour le renlloue-
lient d'un steamer anglais.
CARDIfF. Le Petit Parisien a dûja annoncé
que le vapeur Âtiguslc-Zeqembre, d'Alger, avait
été remorqué ici avec avaries graves et était entré
pour réparations en cale sèche. Le capitaine rap-
porte que, au cours de l'avant-derniërç tempête,
nne corde s'étant embrayée dans l'hélice, le va-
peur partit en dérive et alla donner par trois
iois, violemment, sur les barrsl-rtcks, par-des-
sus lesquels un formidable coup i\e mer le flt
passer. L'eau envahit alors la cale numéro 2 et
la chambre des machines. C'est seulement trois
jours après que le vapeur désemparé fût pris a
la remorque.
CUXHAVEN. Le vapeur neichstnfj, arrivé ici,
du Mozambique, dit avoir passé en baie de Bis-
caye, et flottant entre deux eaux, une épavo à
laquelle était attaché un mât dont l'extrémité,
blanche et noire, émergeait de quelques pieds.
IRVINE (Ecosse). Nos chantiers viennent de
procéder au lancement d'un vapeur à hélice en
acier, portant 500 tonneaux en lourd, pour le
compte de M. Raoul Bigot, de Calais. Le navire
a reçu le nom de Pauline.
PGîttLÀND (Orégon). Le quatre-mats Asie,
capitaine Ollivaud, a- MM. d'Orbignp, Faustin et
C1#, de la Rochelle, a chaviré le long du wharf en
mettant sa cargaison iL terre. Les avaries aux
mats, vergues, gréement, etc., sont considérables.
Longs courriers. Pabti d'Iquiqus, Made-
leine, pour Dunkerque.
Rencontré le 9 décembre, au nord-est de Fer-
iiamio-Noronba, Sai/nt-Èogatien, courant au sud.
LA TEMPÉRATURE
Samedi 4 JANVIER igoa, 4e JOUR DE L'ANNÉE,
14l JOUR DE L'HIVER. Saint Rigobert.
Lever du soleil à •? h. coacHer à 4 h.
Lever de la lune à 2 h. 5o, coucher à 12 h. 36.
Ciel couvert, hier. La température est tou-
jours d'une douceur exceptionnelle.
La dépression qui était jeudi sur l'Ecosse a
marché vers l'est en se comblant (Même!,
7-13 m/m;, et le cent se calme sur nos eûtes Je
la Manche et de l'Océan.
Une zone de basse pression persiste au large
des Iles-Britanniques.
Une dépression secondaire qui s'est formée
sur le golfe de Gènes amène des coups de vent
du nord-ouest sur nos côtes de la Méditer-
ranée.
Des pluies sont tombées sur l'ouest de l'Eu-
rope en France, on a recueilli 21 m/m d'eau
à Besançon, i3 à Limoges, 5 à Lorient, i à Mar-
seille.
La température a baissé dans le nord du
continent elle était hier matin de 24" à Ha-
paranda, i4 à Alger.
On notait: 4° au Puy de Dôme, 3 au mont
AigDual, 1 au Pic du itidi.
Monaco midi, t5°. Temps splendide.
En France, des averses restent probables
dans la moitté nord, avec temps doux.
Situation particulière aux ports français
La mer est très houleuse généralement.
Variations atmosphériques du 3 janvier
à l'hôtel du Petit Parisien
IIEURES BAROMÈTRE THERMOMÈTRE
A 8 h. matin 764 8° au-dessus deo.
Midi» 11°
4 h. soir 76S ̃ 10.
Minuit 766 m!"
NAVIGATION FLUVIALE.– 3 janvier, 7 heures
du matin.
HAUTE-SEINE, Pont de Seine, à Montereau,
écluse de Varennes, pont de Melun, 3'*il;
pont de Corbeil,! "71; écluse de Port-à-rAnglais,41-83.
Marne. Ecluse de Cumières, 3·87 écluse de
Chalifert, écluse de Charenton,
Basse-Seine.– Eciusedu canal Saint-Martin, 2mS9
pont de la Tournei!e,2-41 pont Royal, 3~4S écluse
de Suresnes, 5*98 barrage de Bezons, pont
de Mantes, écluse de Méricourt, 3-39.
Oisz. Barrage de Venette, 3-65,
ENCRES J, GARDOT
N'oxydant pas les Plumes, n'épairsissant pas.
BULLETIN FINANCIER
Paris, 3 janvier.
Il est impossible de ne pas parler tout de
suite de la hausse de plus en plus rapide de
l'Extérieure, mais il faut ajouter que la fa-
veur dont jouit ce fonds ne fait pas négliger
le reste du marché les Rentes ottomanes,
brésiliennes, argentines font également des
progrès marqués. Les valeurs industrielles
russes se relèvent par bonds précipitas. Le
marché sud-africain conserve des tendances
excellentes et le reste de la cote, sans être
aussi brillant, fait preuve d'une remarquable
fermeté.
L'impression serait donedetous points par-
faite, si larapidité même de la hausse ne don-
nait quelaues inquiétudes aux esprits pru-
dents.
Sans être fort animées, nos rentes se raf-
fermissent de plus en plus le 3 0/0 avance
de 100 25 à 100 42.
L'Italien, à 101 95, continue à profiter du
rapprochement économique et politique qui
s'opère actuellement entre la France et
l'Italie.
Hien n'arrête l'Extérieure dans sa course
brillante de 78 12, elle s'enlève aujour-
d'bui à 79, après avoir même dépassé ce
cours.
La hausse est vive également dans le
groupe ottoman la série C passe de 27 45 à
l7 8?, la série D de 25 25 à 25 60.
Bonne fermeté des établissements de cré-
dit Lyonnais 1002, Banque de Paris 995,
Comptoir d'Escompte 577.
Entraînés par la hausse de l'Extérieure et
l'amélioration du change, les chemins espa-
gnols gagnent tous plusieurs points, le llord
de l'Espagne à 209, le Saragosse à 296, les
Andalous à 235.
Dans le compartiment des valeurs de trac-
tion, la Thomson reste discutée à 678 en re-
vanche, la Compagnie générale de Traction
accentue son raffermissement à 36 fr. le
Métropolitain est ferme aussi à 573.
Le Rio se maintient, un peu lourd, à 1017;
l'Amalgamated est mieux tenue à New-York,
mais le stock des cuivres a augmenté de 1841
tonnes depuis l.o commencement de décembre
et les cours du métal nous arrivent de Lon-
dres en baisse de. 1/4 de liv. st.
La Sûsnowice fait de nouveaux progrès de
2025 à 2058, ainsi que la Huanehaca à 125.
Le marché sud-africain est ferme, avec une
nouvelle avance légère.
NOUVELLES FINANCIÈRES
Compagnie générale de TRACTION. On an,
nonce que l'arrangement entre cette société et
le syndicat américain vient d'être définitivement
signé,
THOMSON Houston. Dans sa réunion de jeudi,
le conseil d'administration a constaté que les bé-
néfices industriels ont été supérieurs à ceux de
l'année dernière. Une partie de ces bénéfices,
jointe au montant dos bénéfices réservés prove-
nant de l'aroortissfwnent des obligations et au
fonds de prévoyance, sutflt à compenser la dé-
préciation du portefeuille la réserve de 2S mil-
lions demeurerait ainsi intacte et il resterait un
solde disponible de 2 millions de francs, suffi-
sant pour répartir un dividende de francs par
action. Mais, comme seule rassemblée çénérale
a droit de disposer du fonds de prévoyance, te
conseil ne etroit pas devoir répartir l'acompte
habituel de janvier.
COMPAQNIE GÊSfenALÈ PARISIENNE DE ''TRAM-
ways. On dit que le syndicat américain qui
visent de prêter son appui à la Compagnie géné-
ralo de Traction et il s&? liliàtes vient élément
de prendre ferme les obligations que las Tram-
ways-Sud sont autorisés àémeUre. Cette Société
pourra ainsi achever sa ligne Mon14>arnasse-
Saînt-Ouen et continuer la transformation de son
mode de traction.
Banqced'Espagxe.– ï* dividende d0 deuxième
semestre de 1001 a ôl-j fixé a fiO pcsist/is, contre
65 pesetas pour la semestre correspondant do
l'annéc dernière.
MÉTROPOLITAIN.
Voyag" transportés Recettes
Du 21 au 31 décembre.. 1 .847 5-48 318 ^906 f.
Du l"janvier au 31 déc. 8.0S9.792 f.
Recettes du 2 janvier 32.70a f.
Compagnie I\tkrsation"ai,s des Wacovs-Lits.
Etat comparatif des recettes nettes des Voi-
tures
̃ «'00
Exposition
1» janvan i0ii4c*Pr. ie.399.nœ ia.478 o-s-. Il ,001,10:;
11 au 20 décembre y» t^> s", 057 ?m .7r.t)
500 I2.7i3.a9â iH.ibi.S6i
Diffircnca en faveur do • «–
sur 1899 Fr.
Différence en laveur de isao sur 1901 J?r.
Rehettes des Chemins DE FER semaine
de 19(il), en mille franco
Recettes Difi^roace avec 1003.
delà depuis de la «îc
51'sem. lel"janv. semaine l'exercice
Réseaux
Lyon. 423.
Ouost.. 29&3 86
Orléans
Bst 17O.5?iJ 3 li.964
Midi. + 52 1.544
(
Chemins Anbaloub. ̃*• Recettes du 17 au 23 dé-
c«œtor«
Recettes depuis le 1" janvier. J9.231 .763
Diminution en 1901 de la s2maine.. 30.9âl
fte l'exércke. 156. 89S
COUPONS DÉTACHÉS LE 2 JANVIER
Dette autrichienne 5 O'0 convenue (argent) 2fl.lflk
Berne 3 8 75
Danois 3 010
Etals-Unis. ConBoiidés 4 0/0 i »
Hollandais 0/0 C. Il 1 25
Norvégien 40/01900 (Banque hypothécaire) 10
Emprunt Québec 4 1/2 0/0 ISSU 11 25
4 0;0 18S8.. 50 60
Gaz et Eaux de Tunis 10 »
Télégraphes du Nord C 23
COMMUNICATIONS DIVERSES
Dans les Univertités Populaires. Ce soir
samedi
A la Coopération des Idées, 157, faubourg
Saint-Antoine. Le docteut Garrigues: Comment
on devient tuberculeux.
A Voltaire, 140, rue Saint-Maur. M. Ch.
Guieysse les Coopératives du Jura étude sur les
coopératives de consommation et de production.
A Diderot, 8, rue Rondelet répétition du
Choral.
A l'Emancipation, 38, rue de l'Fglise. Soirée
théàtrale: Autnier d'un Baiser, de Jean Hugues,
précédé d'une conférence surles Conséquences so-
cvales des découvertes de Pasteur, par Germain
Martin.
A l'Education sociale de Montmartre, 3 et 5,
rue Jules-Jouy Soirée musicale et littéraire.
A l'Enseignement mutuel, 41, rue de la Cha-
pelle. M. Raymond Kœcklin la Sculpture fran-
çaise au moyen âge.
A la Semailte,78, rue des Partants. M. Rama:
Etude contradictoire.
SAVON En vente partout
Courrier des Théâtres
M. JEAN DE Reszké. Le Sieg-fried d'hier,
M. Jean de Reszké est né à Varsovie. En quelle
année? Les encyclopédistes ne sont pas d'ac-
cord là-dessus. C'est un point peu important.
Ainé d'une famille d'artistes son frère, M.
Edouard de Reszké, fut une des basses pro-
fondes les plus réputées, et sa sœur, Mme Jo-
séphine de Reszké, obtint pendant son cours
passage à l'Opéra de grands succès comme
cantatrice.
M. Jean de Reszké débuta Londres, comme
baryton, en 1875, la musique italienne étant en
vogue à cette époque; il s'était fait appeler
Giovanni di Reszki. Il fit partie ensuite de la
troupe du théâtre Italien. C'est en qu'il
devint pensionnaire de l'Opéra où il débuta
comme ténor. Sa création de ta Dame de Monl-
soreau le mit en vedette, mais il se surpassa
surtout dans Roméo et Juliette qu'il a joué
avec la Patti et où son triomphe fut au moins
égal à celui de la célèbre cantatrice.
Alors commencèrent les grands engagements
et les fructueuses tournées en Aménque.
M. Jean de Reszké est un sportsman distin-
gué, possédant une écurie de courses; poly-
glotte remarquable, il habite de préférence à
Paris.
Aujourd'hui samedi, au Châtelet, matinée à
une heure trois quarts avec le Voyage de Su-
̃zette.
La première représentation du Détour, au
Gymnase, aura lieu demain dimanche.
Ce soir 'et demain, en matinée, deux der-
nières de la Eascule.
On sait que Coquelin ainé part prochaine-
ment pour une tournée de deux mois en Bel-
gique, Hollande et Allemag-ne.
C'est par Berlin que le grand artiste com-
mencera ses représentations en Allemagne.
Il jouera au Schauspielhaus-Theater, que l'in-
tendant des théâtres impériaux a bien voulu
mettre à sa disposition d'une façon très ai-
mable.
C'est, du reste, au théâtre de la cour que
Coquelin sera reçu dans chacune des villes
qu'il visitera.
C'est la première fois, croyons-nous, que pa-
reil honneur est fait à un artiste étranger. La
tournée quittera Paris le 7 au matin, pour jouer
à Bruxelles, au théâtre du Parc.
Rappelons que le ministre de l'Instruction
publique et des Beaux-Arts vient d'autoriser
une loterie en faveur de la caisse de retraites
des musiciens, chanteurs, machinistes et em-
ployés de l'Opéra-Comique.
L'émission comprendra cent mille billets
dont le prix n'est pas encore fixé, et lesdits
billets pourront être vendus au public vers la
fin du mois.
M. Albert Carré, en ce moment en voyage,
arrêtera à son retour toutes les questions de
détail concernant cette loterie.
La liste des lots comprendra ceux envoyés
par le Président de la République, le ministre j J
des Beaux-Arts, les grands {acteurs de pianos,»
les grands magasins de nouveautés, les éditeur^
de musique, les artistes peititres, la duchesse,
d'L'/ès, la famitle de Rothschild, les grandes
banques et les particuliers.
Les personnes charitables qui désirent s'inté^
resser à cette œuvre de bienfaisance en envoyant
des lois peuvent les adresser à M. Veyret, dé-
lénué de l'orchestre de l'Opéra-Comique, a..
rôpéra-Oomique, rue Favart.
Le tiraoe de cette loterie aura lieu vers le;
iSj mai.
L'Œuvre des Arts, fandée'et présidée par
Mme Th. Funck-Brentano,donnÈJa mardi, dans
les locaux de sa prochaine exposition, 16, rua
Balzac, une soirée d'inauguration. On y dira de
beaux vers et on y jouera de bonne musique.
La direction du théâtre des Arts de Rouen
espère pouvoir donner IL Janvier 4a première'
représentation des de Benjamin
SPECTACLES DIVERS
*̃•̃– Tout-Paris défile en ce moment à Parisïdfhs1-.
pour applaudir la divette TuTiol-Bautré dans Paris.
Joujoux. Impossible d'être à la fois plus crâTie,
plus gracieuse et meilleure cantatrice que Jachar-
mante artiste; aussi est-elle fêtée, rappeléeeaprès
voix chaude et vibrante. Il faut l'entendre lancer
VEvohv A'Orpkée m< Enfrrs, elle y est inimita-
ble c'est le clou de la soirée.
En parlant de Paràiana, annonçons pour lundi
les débuts de Mlles Napoiinette, Lacroix et Mal-
ville, trois ravissantes diseuses.
Demain dimanche, matinée avec Paris-Joujoux,
̃">*•• Ce soir samedi, au Nouveau-Cirque, grande
soirée de gala.
En dehors d'un programme spécialement choisi
aura lieu la rentrée de la gracieuse et bien jolis
Lira Pant7er et des sœurs Daineff, les six merveil-
ieusas gvmnnstes qui ont su donner asxx jeux ica·
riens un cachet artistique tout particulier.
Par suite de traités antéViencrs, les Mathurins
se voient dans d'obligation d'arrêter en piein suc-
cès leur spectacle actuel, qui sera donné troisjours
encore.
̃*w A la matinée d'àujoTïrdiml, au cirque Me*
drano, débuts de Barber and M«ie)ein«, cyclistes
humoristiques, et des Poppcsen, gymnasks.
L'établissement -de la rue des Martyrs, où le pro-
gramme est si attrayant et fréquernmeat renou-
velé, retrouvera en 1902 le succès qui est de règl»
au cirque Medranu.
T.N VBXTE PARTOU1
rAU&KâCH ILLUSTRE
DU
J'etit IParisiea
POUR
pages de texte
Nombreuses et belles Gravure»
PRIX 35 CENTIMES
LES SPORTS
AUTOMOBILISME
LA COUPE EEIMICTT
Nous diskms, l'au dernier déjà Cette Pauvre
coupe Gordon Bennett h'a pas de chance.
Cette année, répétons: Elle a'a pas de chance!
Voici encore qu'en 1902 elle se présentera, selon
toute vraisemblance, comme un véritable four.
Les Automobiles Clubs de Belgique, d'Allema-
gne, d'Angleterre, d'Amérique, de Suisse inêtne,
devaient s'engager et donner à l'épreuve sen ca-
chet de grande internationalité, qu'elle demande
par essence.
Or, l'Automobile Club de Grande-Bretagtte ef
d'Irlande seul a fait parvenir son engagement en
règle, dans les délais fixés.
Encore cette année nous assistérons donc à un
simple match franco-anglais dans lequel, je vous
le prédis d'avance, les fils pour ne
pas en perdre l'habitude,- vont recevoir unît
lorffiidabie raclée.
Les « tenants » français ne sont pas encore aignés, mais déjà on parle de ûitardot, PûOT'
nier et René de Knyff.
Pauvre coupe Benttstt!
L'AUTOMOBILE A MADAGASCAR
Le général G&lkéni, considérant que les essàia
d'automobiles faits à Madagascar ont donné des
résultats Satisfaisants et qu'il y » lieu d'eaWsp
dans une période d'organisation définitive et
d'exploitation pratique, a fixé la composition et
la solde du personnel aflecté à la conduite des
automobiles et à leur entretien.
Un chef mesinieien (Européen) reçoit 150 fr.
par mois; un sous-chef mécanicien (Européen),
dix mécaniciens-conducteurs (Européens),
50; quatre aides-mécanicien? (Européens ou in-
digènes), 40; un forgeron (Européen ou indi-
gène), 60.
Une somme globale de 1,000 francs est allouée,
à titre de première mise, en vue de l'aahat dea
costumes spéciaux nécessaires u la bonne exécu-
tign du service.
Une masse d'entretien, alimentée au moyen
d'une prime journalière de 30 centimes par
homme (Européen ou indigène), permettra.de
faire face aux dépenses de réparation et de re-
nouvellement de ces costumes spéciaux.
UNE ROUTE POUR AUTOMOBILES
Avant son départ pour Nice, le roi des Belges
s'est entretenu avec le président de l'Automo-
bile Club, le baron de Zuylen, de la création.,
d'une route exclusivement réservée à la circula-
tion des automobiles.
Dès bon retour en Belgique, le souverain fera
examiner cette question. Il désirerait établir une
large route qui partirait d'Ostende et aboutirait
à un point de la frontière française. De son côté*
la baron de Zuyien se propose de faire auprès
des pouvoirs publics des démarches pour obtenir
l'autorisation d^ créer une route pour automo-
biles qui, partant de Paris, irait rejoindre à lu
frontière française la route d'Osteade.
Ainsi l'on aurait une route spéciale aux auto-
mobiles, sorte de chemin de fer sans raij, qui
irait de Paris à Ostende et constituerait une piste
permanente pour les matches organisés entré'
automobiles.
A la suite de l'entretien qu'il a eu sur ce sajet
avec M. de Zuyten, le roi des Belues lui a iùtj
remettre les insignes de l'ordre de Léopold
ATHLÉTISME
FOOTBALL ASSOCIATION
Dimanche prochain, se disputera au haras de
Suresnes un match entre le Club français et le
Standard athletic-club, comptant pour le chal-
lenge international du nord.
SPORTS DIVERS
TIR AU! PIGEORS
Quatorze tireurs ont pris part au prix de Jan
vier à Monte-Carlo. Le premier prix a été gagn6
par M. Tbellussoa Les seconde ettroi-,
sième places partagées entre Mlt. Aspleu et Ro-
berts 9f10. Les autres poules gagnées par MM. le
comte d'Havrincourt, de Javernau, Thellusson,
Mackintosch et Roberts.
Aujourd'hui, prix Briaseo.
CYCLISME
LES ,TRI-POSTEURS
h'Auto-Vélo, organise cette année encore • Ta;
19 janvicr une course de tricycles porteurs.
j Le départ sera donné neuf heures du matin.
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