Titre : Journal de l'enseignement : organe des institutions, des pensions et des professeurs libres / directeur A. Viollet
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1889-11-16
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32797696x
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 12671 Nombre total de vues : 12671
Description : 16 novembre 1889 16 novembre 1889
Description : 1889/11/16 (A11,N46). 1889/11/16 (A11,N46).
Description : Collection numérique : Arts de la marionnette Collection numérique : Arts de la marionnette
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k5480401z
Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, FOL-R-93
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 17/01/2011
H 52
LE JOURNAL DE L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE
UNE MARMITE DK PAPIBR.—. Pourquoi alors préférer l
les imarmiles de fer battu, dans beaucoup de cui- j
sines ? D'abord parce quelles coétent moins cher, j
Et puis, parce qii!e;n réalité, l'eau yboul au moins j
aussi vite ;que.dansles imarmitesideiC.uivre, ce qui ;
s'explique par leur peu d'épaisseur. La faible ,
épaisseur supplée à une conductibilité plus par-
faite.. .: ',-•-, ■ :.;. ;,■,[, ■ ,'■;■ -.,■; :. \
Cela^est si vrai îque les corps mauvais conduc- \
teurs, eux-mêmes se laissent.tfaeilemmt traverser par ;
la chaleur,.s'ils sont peu épais eten contact avec un ;
corps btn conducteur, lYoici, pour le prouver, une ;
expérience: bien; frappante :
Avec une feuille de papierdont nous relevons les
bords, faisons une sorte de cuvette plate que nous
plaçons: pleine d'eau sur ,une toile métallique et
chauffons, à l'aide de la lampe à l'alcool. La toile
métallique devient très rouge, mai. lîeau entre en :
ébullition, sans que le papier soit même carbonisé.
-miC^estique Je papier, gràçe à;sa faible épaisseur,
se laisse:.facilement, traverser par la chaleur, et
Comnie l'eau- en prend une énorme quantité pour
son chaudement d'abord, pour sa vaporisation en-
suite, ;:la,température du papier ne dépasse
pas!lOO<',,,tant quil reste ds l'eau a vaporiser. — :
.Voilà,: .n'est il. pas vrai, une bien .curieuse mar- i
mile!
EKKET n,fs. INCRUSTATIONS PIERREUSES. POURQUOI \
LES MARMITES, REÇOIVENT DES COUPS Du FEU. — Cette
expérience explique pourquoi la tôle mince qui i
forme, les ^parois, des marmites de, fer battu ne peut
être i détruite par lo, feu le plus vif,.tant que ces mar-
miles contiennent de l'eau.
Souvent,.cependant, les marmites sont,brûlées, \
etiàl faut, ou les réparer, pu les mettre au rebut. '
C'est.qu'elles n'ont pas été soigneusement entrele-
nues, c'est que,.surtout, elles n'ont pas été débar- .
rassées, chaque jour, du dépôl.pierréux que laisse :
l'eau qui bout et qui, à la longue, peut former une
incrustation calcaire,id/une.: épaisseur très appré-
ciable. Ces incrustations sont quinze ou seize fois
moins conductrices que, la tôle, à épaisseur égale,
et, comme.elles; s'opposent au contact de l'eau et du
métal, i bon iConducteur, celui-ci est bientôt détruit
par.iraçtiviié'duj,foyer. Telle est l'explication des
:« coups; de -feu, i, que reçoivent les marmites pu les
chaudières. Si, dans lé vase de papier de notre expé-
rience,, npus mettons, un;Çaillou,.,1e papier;brûlera;
immédiatement à l;'endroil touché à la fois par la
flamme et par la.pjer.re.
CE QUI,ARRIVERAIT, S.l ON CUAU,FEA1T, LA MARMITE EN;
DI'.SSUS. LES ;L1QU1PES. SONT MOINS .BONS CONDUCTEURS
QUE LES SOLIDES. — Une question se pose .mainte-;
nant à nous, dont la réponse semble,appartenir au
répertoire de M. de la l'alisse, et qui, on ya levçir, i
mérite cependant d'être ,exaniinèe.;l'our.qupi,çhaulTe-
t-pn la marmite., par, lé .dessous?
: Pemand.ons-nous, d'abord ce qui se. produirait siI
oni la chauffait por.je dessus ? \
Au-dessus de 1 eau .d'un, ye,rrevenflaninions,iJtpe!
couche d'essence de;pétrole.,Après cornbustipn.com-!
plè.te, le llmmn^mè.tre n'accuse qu'une., très; légère
,éiéyatiop de, température dans les partiesivoisines
:de la^urface-j.au fond, 1 èl,éy.aii.nulle,—..Çhauftpnsà l'èbtdlUlpn.la^pàrlïe supérieure
d'un :tùb.e,:à,essais ;p)ein d'eau;; un morceau de.glace
..placè.àu fond restera .intact. —. Ces^deux; expériences
prouve que let..l^f^i^s^iff.-^^vinillçpn^ufiitefi^..fte
,ta.canle,ur, ::,-. \.A-,../, ^ '.,.',, ] '. ,\,,...'"■. ^'-._•;'
i..POURQUOI .ON CHAUFFE AU-DESSOUS, r- COURANTS
ASCENDANTS ET.DESCENDANTS A,L.INTEHIEUR D'UN Ll-
QU.DK CHAUFFE. — Mais alors, pourquoi l'eau de la
marmite posée sur le foyer s'échauffe-l-elle dans
toute sa masse. Une expérience des plus simples va
nous fournir la réponse.
.Chauffons, dans un vase de verre, de l'eau dans
laquelle nous avons jeté de la sciure du bois. La
sciure se met bientôt à danser ; mais, avec un peu
d'attention, nous distinguons dans cette agitation
des mouvements très réguliers. Les parcelles de
sciure montent,du fond vers:la surface en une co-
lonne ascendante occupant le centre, puis redes-
cendent vers le fond en suivant les parois.
11 faut donc qu?il y.ait, dans l'eau, des courants
qui enlraînent la sciure, de même que l'air chaud
est plus léger que l'air froid, l'eau chaude est, en
effet, plus légère que l'eau froide. On conçoit, dès
lors, la cause de ces courants. La couche d'eau qui
touche le métal chauffé par le foyer devient légère,
elle monte au-dessus de l'eau froide et produit un
courant ascennaul. Pendant ce temps, l'eau moins
cliaude.de la surface et celle qui est en contact
avec les parois froides,: va au fond, en raison de
sa plus forte densité, et donne naissance à un cou-
rant descen-iant;
De ces courants résulte une agitation continuelle
de l'eau, un mélange.parfait, ce qui explique que
la température de la masse liquide soit à peu près
uniforme dans toutes ses parties.
Les GAZ SONT PLUS MAUVAIS CONDUCTEURS ENCORE
QUE LES L1QU1DKS. LA MARMITE NORVÉGIENNE. — Les
gaz conduisent la chaleur plus mal encore que les
liquides', eux au*si ne veuvent s'échauffer que par
des courants déplaçant les couches chaudes. Si ces
déplacements sont impossibles, la conductibilité
est à peu près nulle. C'est le cas de l'air emprisonné
dans le duvet; des édredons, dans les coussins de
plume, dans les étoffes à larges mailles, etc., qui
conservent si bien la chaleur du corps.
Celle mauvaise conductibilité de l'air immobilisé
dans, les substances très poreuses trouve son ap-
plication dans la marmite n\, automatique. Si nous mettons dans une petite mar-
mite: une pomme de terre uéeoupée ou un petit
morceau de viande, et qu'après avoir fait bouillir
nous cessions le feu et introduisions la marmite
avec son couvercle dans une,boite contenant de la
sciure de bois bien sèche, nous retirerons, une
heure après, la pomme de terre ou la viande, abso-
, lumenticuile. ■■■...'
■ La imarmile. automatique ne fonctionne; pas; au-
trement: Elle consiste en une marmite ordinaire
qui s'adapte à.jl intérieur capitonné d'une boite de
bois. Une fois, écume, on enferme le pot-au-feu
dans, la boite, ;et le rembourrage, formé.de, sub-
stances mauvaises conductrices, ouate, feutre,
laine, maintient une température.suffisamment éle-
vée pour que, au bout de cinq à six heures, le bouil-
lon soit prêt.
Cette marmite norvégienne est), certes, la plus
économique ; c'est donc la meilleure'de toutes.
LE JOURNAL DE L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE
UNE MARMITE DK PAPIBR.—. Pourquoi alors préférer l
les imarmiles de fer battu, dans beaucoup de cui- j
sines ? D'abord parce quelles coétent moins cher, j
Et puis, parce qii!e;n réalité, l'eau yboul au moins j
aussi vite ;que.dansles imarmitesideiC.uivre, ce qui ;
s'explique par leur peu d'épaisseur. La faible ,
épaisseur supplée à une conductibilité plus par-
faite.. .: ',-•-, ■ :.;. ;,■,[, ■ ,'■;■ -.,■; :. \
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teurs, eux-mêmes se laissent.tfaeilemmt traverser par ;
la chaleur,.s'ils sont peu épais eten contact avec un ;
corps btn conducteur, lYoici, pour le prouver, une ;
expérience: bien; frappante :
Avec une feuille de papierdont nous relevons les
bords, faisons une sorte de cuvette plate que nous
plaçons: pleine d'eau sur ,une toile métallique et
chauffons, à l'aide de la lampe à l'alcool. La toile
métallique devient très rouge, mai. lîeau entre en :
ébullition, sans que le papier soit même carbonisé.
-miC^estique Je papier, gràçe à;sa faible épaisseur,
se laisse:.facilement, traverser par la chaleur, et
Comnie l'eau- en prend une énorme quantité pour
son chaudement d'abord, pour sa vaporisation en-
suite, ;:la,température du papier ne dépasse
pas!lOO<',,,tant quil reste ds l'eau a vaporiser. — :
.Voilà,: .n'est il. pas vrai, une bien .curieuse mar- i
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EKKET n,fs. INCRUSTATIONS PIERREUSES. POURQUOI \
LES MARMITES, REÇOIVENT DES COUPS Du FEU. — Cette
expérience explique pourquoi la tôle mince qui i
forme, les ^parois, des marmites de, fer battu ne peut
être i détruite par lo, feu le plus vif,.tant que ces mar-
miles contiennent de l'eau.
Souvent,.cependant, les marmites sont,brûlées, \
etiàl faut, ou les réparer, pu les mettre au rebut. '
C'est.qu'elles n'ont pas été soigneusement entrele-
nues, c'est que,.surtout, elles n'ont pas été débar- .
rassées, chaque jour, du dépôl.pierréux que laisse :
l'eau qui bout et qui, à la longue, peut former une
incrustation calcaire,id/une.: épaisseur très appré-
ciable. Ces incrustations sont quinze ou seize fois
moins conductrices que, la tôle, à épaisseur égale,
et, comme.elles; s'opposent au contact de l'eau et du
métal, i bon iConducteur, celui-ci est bientôt détruit
par.iraçtiviié'duj,foyer. Telle est l'explication des
:« coups; de -feu, i, que reçoivent les marmites pu les
chaudières. Si, dans lé vase de papier de notre expé-
rience,, npus mettons, un;Çaillou,.,1e papier;brûlera;
immédiatement à l;'endroil touché à la fois par la
flamme et par la.pjer.re.
CE QUI,ARRIVERAIT, S.l ON CUAU,FEA1T, LA MARMITE EN;
DI'.SSUS. LES ;L1QU1PES. SONT MOINS .BONS CONDUCTEURS
QUE LES SOLIDES. — Une question se pose .mainte-;
nant à nous, dont la réponse semble,appartenir au
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mérite cependant d'être ,exaniinèe.;l'our.qupi,çhaulTe-
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: Pemand.ons-nous, d'abord ce qui se. produirait siI
oni la chauffait por.je dessus ? \
Au-dessus de 1 eau .d'un, ye,rrevenflaninions,iJtpe!
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,éiéyatiop de, température dans les partiesivoisines
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ASCENDANTS ET.DESCENDANTS A,L.INTEHIEUR D'UN Ll-
QU.DK CHAUFFE. — Mais alors, pourquoi l'eau de la
marmite posée sur le foyer s'échauffe-l-elle dans
toute sa masse. Une expérience des plus simples va
nous fournir la réponse.
.Chauffons, dans un vase de verre, de l'eau dans
laquelle nous avons jeté de la sciure du bois. La
sciure se met bientôt à danser ; mais, avec un peu
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des mouvements très réguliers. Les parcelles de
sciure montent,du fond vers:la surface en une co-
lonne ascendante occupant le centre, puis redes-
cendent vers le fond en suivant les parois.
11 faut donc qu?il y.ait, dans l'eau, des courants
qui enlraînent la sciure, de même que l'air chaud
est plus léger que l'air froid, l'eau chaude est, en
effet, plus légère que l'eau froide. On conçoit, dès
lors, la cause de ces courants. La couche d'eau qui
touche le métal chauffé par le foyer devient légère,
elle monte au-dessus de l'eau froide et produit un
courant ascennaul. Pendant ce temps, l'eau moins
cliaude.de la surface et celle qui est en contact
avec les parois froides,: va au fond, en raison de
sa plus forte densité, et donne naissance à un cou-
rant descen-iant;
De ces courants résulte une agitation continuelle
de l'eau, un mélange.parfait, ce qui explique que
la température de la masse liquide soit à peu près
uniforme dans toutes ses parties.
Les GAZ SONT PLUS MAUVAIS CONDUCTEURS ENCORE
QUE LES L1QU1DKS. LA MARMITE NORVÉGIENNE. — Les
gaz conduisent la chaleur plus mal encore que les
liquides', eux au*si ne veuvent s'échauffer que par
des courants déplaçant les couches chaudes. Si ces
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est à peu près nulle. C'est le cas de l'air emprisonné
dans le duvet; des édredons, dans les coussins de
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qui s'adapte à.jl intérieur capitonné d'une boite de
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dans, la boite, ;et le rembourrage, formé.de, sub-
stances mauvaises conductrices, ouate, feutre,
laine, maintient une température.suffisamment éle-
vée pour que, au bout de cinq à six heures, le bouil-
lon soit prêt.
Cette marmite norvégienne est), certes, la plus
économique ; c'est donc la meilleure'de toutes.
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