Titre : Le Journal des transports : revue internationale des chemins de fer et de la navigation
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1896-01-18
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb328005112
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 36187 Nombre total de vues : 36187
Description : 18 janvier 1896 18 janvier 1896
Description : 1896/01/18 (A19,N3). 1896/01/18 (A19,N3).
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k5472270v
Source : Bibliothèque nationale de France, département Sciences et techniques, 4-V-2922
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 19/12/2008
196 ANNÉE
LE JOURNAL DES TRANSPORTS
N« 3
TÉLÉPHONE — 29, Rue de Londres. — TÉLÉPHONE
XIX» Année. — N» 3. — 18 Janvier 1896
SOMMAIRE DU N' 3 DU 18 JANVIER 1896
Le trafic franco-anglais.
Les lignes de la Manche en 1895.
Correspondance : Le Métropolitain joujou.
L'organisation des services au Congres de Londres.
Informations : Les contrôleurs généraux. — Le chemin de fer
de Chamonix :iu Montenvcrs. — Les tramways de Saumur.
L'accord des chemins espagnols.
Enregistrement direct des bagages.
Nouvelles étrangères : Les tarifs du chemin de fer du Simplon
La ligne Beyrouth-Damas. — Les employés de chemins de fer aux
Etats-Unis.— La fcdcraiion des Trunk-Lines aux Etats-Unis.—
La voie étroite en Turquie. — Les chemins de fer économiques en
Italie. — Suppression du service des colis postaux sur la ligne
Madrid-Caccrès-Portagal. — Une expérience en matière d« tarifs
pour voyageurs. — Carte des chemins de fer d'Autriche-Hongrie.
La pêche et les chemins de fer dans le Royaume-Uni.
Navigation : Le Congrès de navigation ; tentative île scission.— Les
subventions postales américaines.— Service rapide entre l'Angleterre
et le Canada. — Nouveau bateau pour le service do la Seine à Paris.
— Le canal du Danube â l'Oder.— Nouveaux paquebo's commerciaux
allemands. — Le port d'Anvers en 1895.
Jurisprudence : Transport en voiture ; collision. — Le ttansport
des ouvriers sur les chantiers.
Aux Travaux Publics : Bulletin du personnel. — Tarife homolo-
gués.
LE TRAFIC FRANCO-ANGLAIS
«Là où la coalition est possible, a dit l'illustre
Itobert Stephenson, la concurrence est impossi-
ble». Quand deux Compagnies de chemins de fer
desservent les mêmes directions, qu'elles ont le
môme point d'arrivée,qu'elles puisent toutes deux
dans le même fonds de voyageurs et de marchan-
dises, l'entente est certaine, inévitable: on en a
eu de célèbres exemples dans les pays anglo-
saxons, en Angleterre et en Amérique, où les
chemins de fer ont été soustraits au début de leur
création, à l'influence régulatrice de l'Etat. 11
faut en relire le récit résumé en traits saillants
dans le Tvailêdes chemins de fer, où ce bénédic-
tin laïque qui a nom Alfred Picard, a mis tant de
science des faits et des vues d'une si pénétrante
profondeur. On y retrouvera aussi le souvenir, in-
téressant pour nous, des essais de concurrence
tentés sur notre propre territoire, et celui des en-
tentes qui, à la suite, sont survenues quelquefois.
Le cas d'une entente de ce genre, s'est présenté
à propos du trafic avec le Sud de l'Angleterre,
plus particulièrement avec Londres, quand le ser-
vice régulier entre Dieppe et Newliaven fut orga-
nisé. La distance par mer était plus grande qu'en-
tre Calais el Douvres; la durée totale plus longue
aussi, mais d'une façon peu sensible. Par contre
les prix étaient bien moindres. La Compagnie du
Nord s'en aperçut-elle au début? Tout au moins,
elle craignit une concurrence — et bientôt un ac-
cord survint.
Le Comité consultatif des chemins de fer, à qui
le traité fut soumis, en admit le principe le 18
mars 18G7. Les traités tle partage du trafic entre
les deux Compagnies se sont succédé de période
décennale en période décennale, ou à peu près. Le
dernier conclu le 30 janvier 1885, n'a été homolo-
gué que deux ans après, le 9 avril 1887. Il est rem-
placé aujourd'hui par un autre, daté du 1er mars
1895, et auquel l'inveslilure administrative a été
un peu moins longue à venir.
Ce nouveau traité disent les deux Compagnies
dans les lettres qu'elles ont adressées à ce sujet
au ministre des Travaux Publics, diffère en quel-
ques points seulement du traité antérieur. Le prin-
cipe est le munie: faire masse des recettes attri-
buables au trafic avec l'Angleterre, effectuées sur
les deux réseaux, et partager cette masse entre les
deux Compagnies suivant coefficients. C'est la dé-
termination de ces coefficients qui donne précisé-
ment lieu aux négociations entre les Compagnies,
et qui fait l'objet des traités.
Celui de 1885 cumulait les recettes de toute pro-
venance, avec un seul coefficient par Compagnie.
On a innové sur ce point dans celui de 1895 et il
y a distinction, pour la répartition entre les di-
verses sortes de trafic. Les nouveaux coefficients
de répartition seront ceux indiqués dans les deux
premières colonnes- du tableau ci-dessous. Nous
en rapprochons les chilïres de répartition sur la
moyenne des résultats obtenus pour l'ensemble
des dix années, de 1885 à 1894 inclus :
COEKKIC1KNTS "«™™
du effectives
CATKOOUIES nouveau tiaitc lSSMSOi
NORD I OUEST NORD OUEST
©/ «/ O. 4»
• 0 • l> / O / U
Voyageurs et bagages.... 70 30 78 22
Grande vitesse..' .'... î>3 47 .'52 48
l'ctile vitesse 59 41 «3 37
.Moyenne du trafic total.. » » 70 30
LE JOURNAL DES TRANSPORTS
N« 3
TÉLÉPHONE — 29, Rue de Londres. — TÉLÉPHONE
XIX» Année. — N» 3. — 18 Janvier 1896
SOMMAIRE DU N' 3 DU 18 JANVIER 1896
Le trafic franco-anglais.
Les lignes de la Manche en 1895.
Correspondance : Le Métropolitain joujou.
L'organisation des services au Congres de Londres.
Informations : Les contrôleurs généraux. — Le chemin de fer
de Chamonix :iu Montenvcrs. — Les tramways de Saumur.
L'accord des chemins espagnols.
Enregistrement direct des bagages.
Nouvelles étrangères : Les tarifs du chemin de fer du Simplon
La ligne Beyrouth-Damas. — Les employés de chemins de fer aux
Etats-Unis.— La fcdcraiion des Trunk-Lines aux Etats-Unis.—
La voie étroite en Turquie. — Les chemins de fer économiques en
Italie. — Suppression du service des colis postaux sur la ligne
Madrid-Caccrès-Portagal. — Une expérience en matière d« tarifs
pour voyageurs. — Carte des chemins de fer d'Autriche-Hongrie.
La pêche et les chemins de fer dans le Royaume-Uni.
Navigation : Le Congrès de navigation ; tentative île scission.— Les
subventions postales américaines.— Service rapide entre l'Angleterre
et le Canada. — Nouveau bateau pour le service do la Seine à Paris.
— Le canal du Danube â l'Oder.— Nouveaux paquebo's commerciaux
allemands. — Le port d'Anvers en 1895.
Jurisprudence : Transport en voiture ; collision. — Le ttansport
des ouvriers sur les chantiers.
Aux Travaux Publics : Bulletin du personnel. — Tarife homolo-
gués.
LE TRAFIC FRANCO-ANGLAIS
«Là où la coalition est possible, a dit l'illustre
Itobert Stephenson, la concurrence est impossi-
ble». Quand deux Compagnies de chemins de fer
desservent les mêmes directions, qu'elles ont le
môme point d'arrivée,qu'elles puisent toutes deux
dans le même fonds de voyageurs et de marchan-
dises, l'entente est certaine, inévitable: on en a
eu de célèbres exemples dans les pays anglo-
saxons, en Angleterre et en Amérique, où les
chemins de fer ont été soustraits au début de leur
création, à l'influence régulatrice de l'Etat. 11
faut en relire le récit résumé en traits saillants
dans le Tvailêdes chemins de fer, où ce bénédic-
tin laïque qui a nom Alfred Picard, a mis tant de
science des faits et des vues d'une si pénétrante
profondeur. On y retrouvera aussi le souvenir, in-
téressant pour nous, des essais de concurrence
tentés sur notre propre territoire, et celui des en-
tentes qui, à la suite, sont survenues quelquefois.
Le cas d'une entente de ce genre, s'est présenté
à propos du trafic avec le Sud de l'Angleterre,
plus particulièrement avec Londres, quand le ser-
vice régulier entre Dieppe et Newliaven fut orga-
nisé. La distance par mer était plus grande qu'en-
tre Calais el Douvres; la durée totale plus longue
aussi, mais d'une façon peu sensible. Par contre
les prix étaient bien moindres. La Compagnie du
Nord s'en aperçut-elle au début? Tout au moins,
elle craignit une concurrence — et bientôt un ac-
cord survint.
Le Comité consultatif des chemins de fer, à qui
le traité fut soumis, en admit le principe le 18
mars 18G7. Les traités tle partage du trafic entre
les deux Compagnies se sont succédé de période
décennale en période décennale, ou à peu près. Le
dernier conclu le 30 janvier 1885, n'a été homolo-
gué que deux ans après, le 9 avril 1887. Il est rem-
placé aujourd'hui par un autre, daté du 1er mars
1895, et auquel l'inveslilure administrative a été
un peu moins longue à venir.
Ce nouveau traité disent les deux Compagnies
dans les lettres qu'elles ont adressées à ce sujet
au ministre des Travaux Publics, diffère en quel-
ques points seulement du traité antérieur. Le prin-
cipe est le munie: faire masse des recettes attri-
buables au trafic avec l'Angleterre, effectuées sur
les deux réseaux, et partager cette masse entre les
deux Compagnies suivant coefficients. C'est la dé-
termination de ces coefficients qui donne précisé-
ment lieu aux négociations entre les Compagnies,
et qui fait l'objet des traités.
Celui de 1885 cumulait les recettes de toute pro-
venance, avec un seul coefficient par Compagnie.
On a innové sur ce point dans celui de 1895 et il
y a distinction, pour la répartition entre les di-
verses sortes de trafic. Les nouveaux coefficients
de répartition seront ceux indiqués dans les deux
premières colonnes- du tableau ci-dessous. Nous
en rapprochons les chilïres de répartition sur la
moyenne des résultats obtenus pour l'ensemble
des dix années, de 1885 à 1894 inclus :
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CATKOOUIES nouveau tiaitc lSSMSOi
NORD I OUEST NORD OUEST
©/ «/ O. 4»
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Voyageurs et bagages.... 70 30 78 22
Grande vitesse..' .'... î>3 47 .'52 48
l'ctile vitesse 59 41 «3 37
.Moyenne du trafic total.. » » 70 30
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