802
OEST OLUF OEUF
macie. Mélange de gros vin et d'huile, dont on fai-
sait des fomentations.
— ÉTYM. Otvo;, vin, et ë).aiov, huile.
t OENO... Élément de composition qui signifie
vin, et qui est le grec oîvo; (voy. vm).
t OENOCHOÉ (è-no-ko-é), s. /. Sorte de vase grec.
— ÉTYM. OUoyôri, de oîvo;, vin, et ytïv, verser.
tOENOGALA(è-no-ga-la),s. m.Breuvage composé
de vin et de lait, dont se servaient les hippocratiques.
— ÉTYM. Oîvo;, vin, et yâXoe, lait.
f OENOLÊ (è-no-lé), s. m. Terme de pharmacie.
Nom générique des médicaments liquides destinés
à l'usage interné qu'on prépare avec du vin et des
principes médicamenteux.
OENOLOGIE (è-no-lo-jie), s. f. Traité sur les
vins; art de faire le \!n.
— ÉTYM. Oîvo;, vin, et >.6Y°Ç, traité.
t OENOLOGIQUE (,è-no-lo-ji-k'), adj. Qui est re-
latif a l'oenologie.
f OENOLOGISTE (è-no-lo-ji-sf) ou OENOLOGUE
(è-no-lo-gh'), s. m. Celui qui écrit sur les vins, sur
la fabrication du vin. Les écrits des oenologues four-
millent de recettes qu'on propose pour corriger l'aci-
dité des vins, GENLIS, Maison rust. t. m, p. 309,
dans POUGENS.
OENOMANCIE (è-no-man-sie), s. f. Terme d'anti-
quité. Divination qui se faisait avec le vin destiné
aux libations.
— ÉTYM. Oîvo;, vin, et ptavreta, divination.
t OENOMANIE (è-no-ma-nie), s. f. Terme de
médecine. Nom donné au delirium tremens, qui
provient de l'abus des liqueurs alcooliques.
— ÉTY'M. Oîvo;, vin, et manie.
f OENOMEL (è-no-mèl), s. f. Terme de phar-
macie. Sirop dont le vin fait la base, et dans la com-
position duquel le sucre est remplacé par le miel.
— ÉTYM. Oîvo;, vin, et pi).i, miel.
OENOMÈTRE (è-no-mè-tr'), s. m. Instrument pro-
pre à connaître les pesanteurs spécifiques des vins.
— ÉTYM. Oïvo;, vin, et [iSTpov, mesure.
f OENOMÉTRIE (è-no-mé-trie), s. f. Action, ma-
nière de mesurer la qualité du vin avec l'oenomètre.
t OENOMÉTRIQUE (è-no-mé-tri-k'), adj. Qui a
rapport à l'oenométrie.
t OENOPUILE (è-no-fi-P), adj". Qui aime le vin.
|] Société oenophile, société qui fait le commerce
des vins.
—ÉTYM.Oîvo;, vin, et phile, suffixe (voy. ce suffixe).
f OENOPUOBE (è-no-fo-b'), adj. Qui a horreur
du vin.
— ÉTYM. Oïvoç, vin, et çôêoç, crainte.
f OENOPHOB1E (è-no-fo-bie), s. f. Aversion pour
le vin.
. OENOPHORE (è-no-fo-r'), s. m.||l° Grand vase
où les anciens mettaient du vin. || 2° Officier qui
avait soin du vin, qui portait le vin.
—ÉTYM. Olvo9Ôpoç, de oTvo;, vin, et çopàç, qui porte.
t OENOTHÈRE (è-no-tè-r'j, s. f. Genre d'onagra-
riées, dans lequel on distingue l'oenothère bisan-
nuelle, dite herbe aux ânes, et onagre.
—ÉTYM. Oîvo6r,pa; OU oivoOripE;.
f OENOTUION1QUE (è-no-ti-o-ni-k'), adj. Terme
de chimie. Synonyme de sulfovinique.
— ÉTYM. Otvo;, vin, et 8eîov, soufre.
f OEONIE (è-o-nie), s. f. Genre d'orchidées créé
par Lindley pour des herbes de Madagascar et de
Bourbon, LEGOARANT.
OESOPHAGE (è-zo-fa-j'), s. f. Terme d'anatomie.
Canal membraneux qui s'étend du pharynx à l'ori-
fice supérieur de l'estomac.
— HIST. xive s. Les plaies de l'ysofague, H. DE
MONDEVILLE, f° 62, t-erso.
—ÉTYM. OUTOÇOCYO;, de oïcw, ancien présent de oUiv,
porter, etOn remarquera que ysofague duxive siècle représente
la prononciation moderne de la diphthongue oi.
f OESOPHAGIEN, IENNE (è-zo-fa-jiin , jiè-n'),
adj. Qui appartient à l'oesophage.
f OESOPIIAGISME (è-zo-n-ji-sm'), s. m. Terme
de médecine. Spasme de l'oesophage.
t OESOPUAG1TE (è-zo-fa-ji-f), s. f. Inflammation
de l'oesophage.
— ÉTYM. OEsophage, et la finale médicale ife,
indiquant inflammation.
f OESOPHAGOTOMIE (è-zo-fa-go-to-mie), s. f.
Terme de chirurgie. Incision qu'on pratique à la par-
tie supérieure de l'oesophage pour en retirer quel-
que corps étranger qui s'y est introduit et arrêté.
— ÉTYM. OEsophage, et TOJJ.^, section.
OESTRE (è-str'), s. m. || 1° Genre d'insectes à
deux ailes, formant une petite famille dans l'ordre
des diptères, caractérisés essentiellement par l'ab-
sence presque absolue des parties de la li juche, ce
qui les a fait désigner sous le nom d'astomes ; ils
piquent violemment le bétail. || 2° Fig. Violente
impulsion, excitation. Là, me livrant à tout l'oestre
poétique et musical, je composai rapidement en
sept ou huit heures la meilleure partie de mon acte,
j. J. ROUSSEAU, Confess. vu.
— ÉTYM. Oîo-xpo;, oestre, et passion violente.
t OESTRIDES (è-stri-d'), s. m. pi. Terme de zoo-
logie. Tribu de l'ordre des diptères.
— ÉTYM. OEstre.
f OESTROMANIE (è-stro-ma-nie), s. f. Terme de
médecine. Désir furieux des plaisirs de l'amour.
—ÉTYM. Oî
OEUF (euf ; au pluriel, \'f ni Ps ne se prononcent :
des eu ; Ps se lie : des eû-z au beurre noir ; d'après
Chiffiet, Gramm. p. 208, au xvir siècle, au singulier
iy ne sonnait pas devant les consonnes, et devant les
voyelles il était indifférent de la prononcer ou non;
aujourd'hui encore quelques-uns disent un eu frais,
un eu dur), s. m. || 1° Masse qui se forme dans les
ovaires et les oviductes des oiseaux, et qui, sousune
enveloppe commune, renferme le germe animal fu-
tur (ovule), et certains liquidés destinés à le nourrir
pendant quelque temps. Des oeufs de rossignol. Les
oiseaux viennent d'oeufs, pondent des oeufs, couvent
des oeufs. On a pris la mère sur les oeufs. Dès
qu'un oeuf est pondu, il commence à transpirer, et
perd chaque jour quelques grains de son poids par
l'évaporation des parties les plus volatiles de ses
sucs, BUFF. Ois. t. m, p. H2. Ces oeufs [d'autru-
che] sont très-durs, très-pesants et très-gros; mais on
se les représente quelquefois encore plus gros qu'ils
ne sont, en prenant des oeufs de crocodiles pour
des oeufs d'autruche, m. t'b. t. n, p. 252. L'oeuf de
poule est composé de blanc, de jaune, de ligaments
qu'on nomme glaire, de la cicalricule, d'une mem-
brane mince intérieure, et d'une coquille solide
placée au dehors et servant d'enveloppe à toutes
les parties qui en constituent l'ensemble, FOURCROY,
Connaiss. chim. t. x, p. 307, dans POUGENS. [| 2° Ab-
solument, oeufs se dit pour oeufs de poule, qui sont
d'un grand usage comme aliment. Un oeuf mollet.
Un oeuf dur. Une omelette de six oeufs. Elle [la gre-
nouille] qui n'était pas grosse en tout comme un
oeuf, LA FONT. Fabl. i, 3. Notre laitière ainsi trous-
sée Comptait déjà dans sa pensée Tout le prix de son
lait, en employait l'argent, Achetait un cent d'oeufs,
faisait triple couvée, ID. ib. vu, to. Il [Charlemagne]
ordonnait qu'on vendit les oeufs des basses-cours de
ses domaines et les herbes inutiles de ses jardins,
MONTESQ. Esp. xxxi, 4 8. Pour juger qu'un oeuf est
frais, les ménagères le présentent à la lumière d'une
chandelle : s'il est transparent et plein, c'est la preuve
qu'il vient d'être pondu, PARMENTIER, 7nstif. Mém.
scienc. 4806, 2esem. p. 47. || OEuf à la mouillette, oeuf
à la coque, oeuf cuit dans la coquille de manière que
le blanc soit seul pris, et que le jaune reste liquide.
|| OEufs clairs, oeufs qui n'ont pas été fécondés par le
coq. Ces oeufs pondus sans coq sont ce qu'on appelle
vulgairement des oeufs clairs, et l'on ne sait pourquoi
ils ont été accusés d'être moins sains et moins sa-
voureux que les autres, PARMENTIER, Instit. Mém.
scienc. 4806, 2" sem. p. 37. || OEufs rouges, ou oeufs
de Pâques, oeufs durcis dont la coque est teinte en
rouge et qu'on vend vers le temps de Pâques.
Autrefois c'était l'usage le lundi de Pâques de don-
ner aux enfants des oeufs durcis et teints, avec les-
quels ils jouaient à certains jeux ; cet usage tend à
se remplacer par l'usage d'oeufs en carton dans les-
quels on met comme dans une boîte de petits jouets
et des bonbons. Mme R... était vêtue d'un rouge
foncé qui lui sied mal ; et notre ami lui disait :
Comment! chère soeur, vous voilà belle comme un
oeuf de Pâques, DIDEROT, Mém. t. i, p. 339, dans
POUGENS. Il OEufs de Pâques, dans le Midi, oeufs que
les paroissiens donnent à leur curé qui va bénir
les maisons. || Fig. et familièrement. Donner à quel-
qu'un ses oeufs de Pâques, lui faire quelque présent
à Pâques. Ô mes anges, daignez recevoir pour vos
oeufs de Pâques ce Droit du seigneur [comédie de
Voltaire], VOLT. Lett. d'Argental. 10 avr.. 1762.
|| OEuf blanc, celui qui ne renferme pas de jaune.
|| OEuf de coq ou cocatris, oeuf regardé par la su-
perstition populaire comme résultat de l'accouple-
ment d'un serpent et d'une poule, ou d'un vieux coq
et d'une couleuvre ; ce n'est qu'un oeuf avorté de
poule qui a de la ressemblance avec les oeufs véri-
tables de couleuvres, dont la présence est assez fré-
quente dans les poulaillers. Le cultivateur du Bocage
qui trouve un oeuf de coq dans sa basse-cour se
signe et l'écrase du pied, de peur qu'il ne soit trouvé
par un chat; condition nécessaire pour qu'un ba-
silic vienne au monde, VIAUD-GRAND-MARAIS, les
Serpents de la Vendée, dans Revue de Paris, 20 nov.
1867, p. 286. Il Fig. Marcher sur des oeufs, aller avec
précaution, ménagement. Le premier [Villeroy] était
vendu au duc du Maine; l'autre [l'évêquedeTroyes],
marchant sur des oeufs, n'osait être que complai- "
sant, ST-SIM. 422, 93. Dubois avait marché sur des
oeufs à l'égard du parlement, m. 508, 499. Je mar-
che sur des oeufs entre ces deux partis, umt DU DEF-
FAND, Lett. à 77. Walpole, t. n, p. 207, dans POU-
GENS. d Plein comme un oeuf, tout à fait plein.
Il Etre plein comme un oeuf, avoir bien mangé,
j] Chercher à tondre sur un oeuf, agir en avare qui
cherche à faire du profit sur les moindres choses.
Il Fig. Il pond sur ses oeufs, il couve ses oeufs, se
dit d'un homme riche qui n'a pas besoin de tra-
vailler. Il Fig. Mettre tous ses oeufs dans un même
panier, mettre tout son avoir dans une même entre-
prise, dans un même placement, de manière que,
s'il y a un revers, on perdra tout; et aussi faire dé-
pendre d'une seule chose son sort, sa fortune, son
bonheur. Je jure de ne plus mettre Tous mes oeufs
dans un panier, BOURSAULT, Lett. nouv. t. m,
p. 394, dans POUGENS. || Se ressembler comme deux
oeufs, se dit de choses qui se ressemblent tout à
fait. Un oeuf n'est pas plus semblable à un oeuf que
les observations de Bullus le sont aux miennes, JU-
RIEU, dans BOSS. 6e avert. 80. || Cela est égal comme
deux oeufs, se dit d'une chose indifférente. || Fig.
Donner un oeuf pour avoir un boeuf, faire de petits
présents dans l'espérance d'en recevoir de gros en
retour. Comme il n'y a pas de proportion entre ces
choses-là, je n'aime point à donner un oeuf pour
avoir un boeuf, J. 3. ROUSS. Lett. à Panckoucke,
21 déc. 1764. Il Je ne lui ai dit ni oeuf ni boeuf, je
ne lui ai dit ni grosse ni petite injure. || Il ne sau-
rait pas tourner un oeuf, se dit d'un, maladroit qui
ne sait rien faire. || Il aimerait mieux deux oeufs
qu'une prune, se dit d'un homme qui ne fait pas le
dégoûté. Il Ris-t-en, Jean, on te frit des oeufs, se dit
pour se moquer de quelqu'un qui rit. || Populaire-
ment. Elle a cassé ses oeufs, se dit d'une femme qui
accouche avant terme. || 3° Par extension, le nom
d'oeufs se donne aux produits, analogues aux oeufs
des oiseaux, qui se forment dans le corps des fe-
melles appartenant à de tout autres classes d'ani-
maux. OEufs de couleuvre. OEufs de brochet. Un
oeuf de tortue. Des oeufs de ver à soie. Il est des
oeufs d'insectes qui ont une sorte de couvercle
que le petit fait sauter ou qu'il soulève pour venir
au jour, BONNET, Contempl. nat. OEuv. t. vm,
p. 327, dans POUGENS. U OEufs de fourmis, très-petits
oeufs, presque imperceptibles, qui donnent naissance
aux larves et nymphes, dites improprement oeufs de
fourmis (voy. FOuaMi).||4° Chez les mammifères,
on donne le nom d'oeuf au produit de la conception,
quand il est parvenu dans la matrice ; jusque-là il
porte celui d'ovule. || 5° En un sens plus générai,
dans le langage des physiologistes, oeuf désigne à
la fois l'ovule ou germe dont l'existence est absolu-
ment'générale, et l'oeuf proprement dit .qui résulte
de l'addition successive à l'ovule de nouvelles par-
ties durant son évolution et son trajet. Harvey pré-
tend que l'homme et tous les animaux viennent
d'un oeuf, que le premier produit de la conception
chez les vivipares est une espèce d'oeuf, et que la
seule différence qu'il y ait entre les vivipares et les
ovipares, c'est que les foetus des premiers prennent
leur origine, acquièrent leur accroissement, et ar-
rivent à leur développement entier dans la matrice,
au lieu que les foetus des ovipares prennent à la vé-
rité leur première origine dans le corps de la mère,
où ils ne sont encore qu'oeufs... BUFF. Hist.anim.
chap. 6. Il [Vallisnieri] ajoute qu'il est persuadé
que l'oeuf est caché dans là cavité du corps glandu-
leux [l'ovaire], et que c'est là où se fait tout l'ou-
vrage de la fécondation, quoique, dit-il, ni moi ni
aucun des anatomistes en qui j'ai eu pleine con-
fiance, n'ayons jamais vu, ni trouvé cet oeuf, ID. ib
Il 6° Terme d'anatomie. OEufs, de Graaf, ou vési-
cules de Graaf, petits sacs membraneux qui se
trouvent dans l'ovaire. || OEufs de Nabotb, nom
donné à des concrétions globuleuses distendant
les follicules qui occupent la membrane interne du
col de l'utérus. || 7° OEuf de serpent, espèce d'amu-
lette des druides, auquel ils attribuaient de grandes
vertus, et qu'ils croyaient formé de la bave des ser-
pents, lorsqu'ils étaient entortillés ensemble.
Il 8° OEuf primitif, ou oeuf d'Orphée, symbole mys-
térieux de certains philosophes anciens pour dési-
gner le principe intérieur de fécondité, f] OEuf phi-
losophique, la matière préparée des alchimistes, pour
produire le grand oeuvre, ou transmutation des mé-
taux. Il 9° OEuf de vache, oeuf de chamois, espèce
OEST OLUF OEUF
macie. Mélange de gros vin et d'huile, dont on fai-
sait des fomentations.
— ÉTYM. Otvo;, vin, et ë).aiov, huile.
t OENO... Élément de composition qui signifie
vin, et qui est le grec oîvo; (voy. vm).
t OENOCHOÉ (è-no-ko-é), s. /. Sorte de vase grec.
— ÉTYM. OUoyôri, de oîvo;, vin, et ytïv, verser.
tOENOGALA(è-no-ga-la),s. m.Breuvage composé
de vin et de lait, dont se servaient les hippocratiques.
— ÉTYM. Oîvo;, vin, et yâXoe, lait.
f OENOLÊ (è-no-lé), s. m. Terme de pharmacie.
Nom générique des médicaments liquides destinés
à l'usage interné qu'on prépare avec du vin et des
principes médicamenteux.
OENOLOGIE (è-no-lo-jie), s. f. Traité sur les
vins; art de faire le \!n.
— ÉTYM. Oîvo;, vin, et >.6Y°Ç, traité.
t OENOLOGIQUE (,è-no-lo-ji-k'), adj. Qui est re-
latif a l'oenologie.
f OENOLOGISTE (è-no-lo-ji-sf) ou OENOLOGUE
(è-no-lo-gh'), s. m. Celui qui écrit sur les vins, sur
la fabrication du vin. Les écrits des oenologues four-
millent de recettes qu'on propose pour corriger l'aci-
dité des vins, GENLIS, Maison rust. t. m, p. 309,
dans POUGENS.
OENOMANCIE (è-no-man-sie), s. f. Terme d'anti-
quité. Divination qui se faisait avec le vin destiné
aux libations.
— ÉTYM. Oîvo;, vin, et ptavreta, divination.
t OENOMANIE (è-no-ma-nie), s. f. Terme de
médecine. Nom donné au delirium tremens, qui
provient de l'abus des liqueurs alcooliques.
— ÉTY'M. Oîvo;, vin, et manie.
f OENOMEL (è-no-mèl), s. f. Terme de phar-
macie. Sirop dont le vin fait la base, et dans la com-
position duquel le sucre est remplacé par le miel.
— ÉTYM. Oîvo;, vin, et pi).i, miel.
OENOMÈTRE (è-no-mè-tr'), s. m. Instrument pro-
pre à connaître les pesanteurs spécifiques des vins.
— ÉTYM. Oïvo;, vin, et [iSTpov, mesure.
f OENOMÉTRIE (è-no-mé-trie), s. f. Action, ma-
nière de mesurer la qualité du vin avec l'oenomètre.
t OENOMÉTRIQUE (è-no-mé-tri-k'), adj. Qui a
rapport à l'oenométrie.
t OENOPUILE (è-no-fi-P), adj". Qui aime le vin.
|] Société oenophile, société qui fait le commerce
des vins.
—ÉTYM.Oîvo;, vin, et phile, suffixe (voy. ce suffixe).
f OENOPUOBE (è-no-fo-b'), adj. Qui a horreur
du vin.
— ÉTYM. Oïvoç, vin, et çôêoç, crainte.
f OENOPHOB1E (è-no-fo-bie), s. f. Aversion pour
le vin.
. OENOPHORE (è-no-fo-r'), s. m.||l° Grand vase
où les anciens mettaient du vin. || 2° Officier qui
avait soin du vin, qui portait le vin.
—ÉTYM. Olvo9Ôpoç, de oTvo;, vin, et çopàç, qui porte.
t OENOTHÈRE (è-no-tè-r'j, s. f. Genre d'onagra-
riées, dans lequel on distingue l'oenothère bisan-
nuelle, dite herbe aux ânes, et onagre.
—ÉTYM. Oîvo6r,pa; OU oivoOripE;.
f OENOTUION1QUE (è-no-ti-o-ni-k'), adj. Terme
de chimie. Synonyme de sulfovinique.
— ÉTYM. Otvo;, vin, et 8eîov, soufre.
f OEONIE (è-o-nie), s. f. Genre d'orchidées créé
par Lindley pour des herbes de Madagascar et de
Bourbon, LEGOARANT.
OESOPHAGE (è-zo-fa-j'), s. f. Terme d'anatomie.
Canal membraneux qui s'étend du pharynx à l'ori-
fice supérieur de l'estomac.
— HIST. xive s. Les plaies de l'ysofague, H. DE
MONDEVILLE, f° 62, t-erso.
—ÉTYM. OUTOÇOCYO;, de oïcw, ancien présent de oUiv,
porter, et
la prononciation moderne de la diphthongue oi.
f OESOPHAGIEN, IENNE (è-zo-fa-jiin , jiè-n'),
adj. Qui appartient à l'oesophage.
f OESOPIIAGISME (è-zo-n-ji-sm'), s. m. Terme
de médecine. Spasme de l'oesophage.
t OESOPUAG1TE (è-zo-fa-ji-f), s. f. Inflammation
de l'oesophage.
— ÉTYM. OEsophage, et la finale médicale ife,
indiquant inflammation.
f OESOPHAGOTOMIE (è-zo-fa-go-to-mie), s. f.
Terme de chirurgie. Incision qu'on pratique à la par-
tie supérieure de l'oesophage pour en retirer quel-
que corps étranger qui s'y est introduit et arrêté.
— ÉTYM. OEsophage, et TOJJ.^, section.
OESTRE (è-str'), s. m. || 1° Genre d'insectes à
deux ailes, formant une petite famille dans l'ordre
des diptères, caractérisés essentiellement par l'ab-
sence presque absolue des parties de la li juche, ce
qui les a fait désigner sous le nom d'astomes ; ils
piquent violemment le bétail. || 2° Fig. Violente
impulsion, excitation. Là, me livrant à tout l'oestre
poétique et musical, je composai rapidement en
sept ou huit heures la meilleure partie de mon acte,
j. J. ROUSSEAU, Confess. vu.
— ÉTYM. Oîo-xpo;, oestre, et passion violente.
t OESTRIDES (è-stri-d'), s. m. pi. Terme de zoo-
logie. Tribu de l'ordre des diptères.
— ÉTYM. OEstre.
f OESTROMANIE (è-stro-ma-nie), s. f. Terme de
médecine. Désir furieux des plaisirs de l'amour.
—ÉTYM. Oî
OEUF (euf ; au pluriel, \'f ni Ps ne se prononcent :
des eu ; Ps se lie : des eû-z au beurre noir ; d'après
Chiffiet, Gramm. p. 208, au xvir siècle, au singulier
iy ne sonnait pas devant les consonnes, et devant les
voyelles il était indifférent de la prononcer ou non;
aujourd'hui encore quelques-uns disent un eu frais,
un eu dur), s. m. || 1° Masse qui se forme dans les
ovaires et les oviductes des oiseaux, et qui, sousune
enveloppe commune, renferme le germe animal fu-
tur (ovule), et certains liquidés destinés à le nourrir
pendant quelque temps. Des oeufs de rossignol. Les
oiseaux viennent d'oeufs, pondent des oeufs, couvent
des oeufs. On a pris la mère sur les oeufs. Dès
qu'un oeuf est pondu, il commence à transpirer, et
perd chaque jour quelques grains de son poids par
l'évaporation des parties les plus volatiles de ses
sucs, BUFF. Ois. t. m, p. H2. Ces oeufs [d'autru-
che] sont très-durs, très-pesants et très-gros; mais on
se les représente quelquefois encore plus gros qu'ils
ne sont, en prenant des oeufs de crocodiles pour
des oeufs d'autruche, m. t'b. t. n, p. 252. L'oeuf de
poule est composé de blanc, de jaune, de ligaments
qu'on nomme glaire, de la cicalricule, d'une mem-
brane mince intérieure, et d'une coquille solide
placée au dehors et servant d'enveloppe à toutes
les parties qui en constituent l'ensemble, FOURCROY,
Connaiss. chim. t. x, p. 307, dans POUGENS. [| 2° Ab-
solument, oeufs se dit pour oeufs de poule, qui sont
d'un grand usage comme aliment. Un oeuf mollet.
Un oeuf dur. Une omelette de six oeufs. Elle [la gre-
nouille] qui n'était pas grosse en tout comme un
oeuf, LA FONT. Fabl. i, 3. Notre laitière ainsi trous-
sée Comptait déjà dans sa pensée Tout le prix de son
lait, en employait l'argent, Achetait un cent d'oeufs,
faisait triple couvée, ID. ib. vu, to. Il [Charlemagne]
ordonnait qu'on vendit les oeufs des basses-cours de
ses domaines et les herbes inutiles de ses jardins,
MONTESQ. Esp. xxxi, 4 8. Pour juger qu'un oeuf est
frais, les ménagères le présentent à la lumière d'une
chandelle : s'il est transparent et plein, c'est la preuve
qu'il vient d'être pondu, PARMENTIER, 7nstif. Mém.
scienc. 4806, 2esem. p. 47. || OEuf à la mouillette, oeuf
à la coque, oeuf cuit dans la coquille de manière que
le blanc soit seul pris, et que le jaune reste liquide.
|| OEufs clairs, oeufs qui n'ont pas été fécondés par le
coq. Ces oeufs pondus sans coq sont ce qu'on appelle
vulgairement des oeufs clairs, et l'on ne sait pourquoi
ils ont été accusés d'être moins sains et moins sa-
voureux que les autres, PARMENTIER, Instit. Mém.
scienc. 4806, 2" sem. p. 37. || OEufs rouges, ou oeufs
de Pâques, oeufs durcis dont la coque est teinte en
rouge et qu'on vend vers le temps de Pâques.
Autrefois c'était l'usage le lundi de Pâques de don-
ner aux enfants des oeufs durcis et teints, avec les-
quels ils jouaient à certains jeux ; cet usage tend à
se remplacer par l'usage d'oeufs en carton dans les-
quels on met comme dans une boîte de petits jouets
et des bonbons. Mme R... était vêtue d'un rouge
foncé qui lui sied mal ; et notre ami lui disait :
Comment! chère soeur, vous voilà belle comme un
oeuf de Pâques, DIDEROT, Mém. t. i, p. 339, dans
POUGENS. Il OEufs de Pâques, dans le Midi, oeufs que
les paroissiens donnent à leur curé qui va bénir
les maisons. || Fig. et familièrement. Donner à quel-
qu'un ses oeufs de Pâques, lui faire quelque présent
à Pâques. Ô mes anges, daignez recevoir pour vos
oeufs de Pâques ce Droit du seigneur [comédie de
Voltaire], VOLT. Lett. d'Argental. 10 avr.. 1762.
|| OEuf blanc, celui qui ne renferme pas de jaune.
|| OEuf de coq ou cocatris, oeuf regardé par la su-
perstition populaire comme résultat de l'accouple-
ment d'un serpent et d'une poule, ou d'un vieux coq
et d'une couleuvre ; ce n'est qu'un oeuf avorté de
poule qui a de la ressemblance avec les oeufs véri-
tables de couleuvres, dont la présence est assez fré-
quente dans les poulaillers. Le cultivateur du Bocage
qui trouve un oeuf de coq dans sa basse-cour se
signe et l'écrase du pied, de peur qu'il ne soit trouvé
par un chat; condition nécessaire pour qu'un ba-
silic vienne au monde, VIAUD-GRAND-MARAIS, les
Serpents de la Vendée, dans Revue de Paris, 20 nov.
1867, p. 286. Il Fig. Marcher sur des oeufs, aller avec
précaution, ménagement. Le premier [Villeroy] était
vendu au duc du Maine; l'autre [l'évêquedeTroyes],
marchant sur des oeufs, n'osait être que complai- "
sant, ST-SIM. 422, 93. Dubois avait marché sur des
oeufs à l'égard du parlement, m. 508, 499. Je mar-
che sur des oeufs entre ces deux partis, umt DU DEF-
FAND, Lett. à 77. Walpole, t. n, p. 207, dans POU-
GENS. d Plein comme un oeuf, tout à fait plein.
Il Etre plein comme un oeuf, avoir bien mangé,
j] Chercher à tondre sur un oeuf, agir en avare qui
cherche à faire du profit sur les moindres choses.
Il Fig. Il pond sur ses oeufs, il couve ses oeufs, se
dit d'un homme riche qui n'a pas besoin de tra-
vailler. Il Fig. Mettre tous ses oeufs dans un même
panier, mettre tout son avoir dans une même entre-
prise, dans un même placement, de manière que,
s'il y a un revers, on perdra tout; et aussi faire dé-
pendre d'une seule chose son sort, sa fortune, son
bonheur. Je jure de ne plus mettre Tous mes oeufs
dans un panier, BOURSAULT, Lett. nouv. t. m,
p. 394, dans POUGENS. || Se ressembler comme deux
oeufs, se dit de choses qui se ressemblent tout à
fait. Un oeuf n'est pas plus semblable à un oeuf que
les observations de Bullus le sont aux miennes, JU-
RIEU, dans BOSS. 6e avert. 80. || Cela est égal comme
deux oeufs, se dit d'une chose indifférente. || Fig.
Donner un oeuf pour avoir un boeuf, faire de petits
présents dans l'espérance d'en recevoir de gros en
retour. Comme il n'y a pas de proportion entre ces
choses-là, je n'aime point à donner un oeuf pour
avoir un boeuf, J. 3. ROUSS. Lett. à Panckoucke,
21 déc. 1764. Il Je ne lui ai dit ni oeuf ni boeuf, je
ne lui ai dit ni grosse ni petite injure. || Il ne sau-
rait pas tourner un oeuf, se dit d'un, maladroit qui
ne sait rien faire. || Il aimerait mieux deux oeufs
qu'une prune, se dit d'un homme qui ne fait pas le
dégoûté. Il Ris-t-en, Jean, on te frit des oeufs, se dit
pour se moquer de quelqu'un qui rit. || Populaire-
ment. Elle a cassé ses oeufs, se dit d'une femme qui
accouche avant terme. || 3° Par extension, le nom
d'oeufs se donne aux produits, analogues aux oeufs
des oiseaux, qui se forment dans le corps des fe-
melles appartenant à de tout autres classes d'ani-
maux. OEufs de couleuvre. OEufs de brochet. Un
oeuf de tortue. Des oeufs de ver à soie. Il est des
oeufs d'insectes qui ont une sorte de couvercle
que le petit fait sauter ou qu'il soulève pour venir
au jour, BONNET, Contempl. nat. OEuv. t. vm,
p. 327, dans POUGENS. U OEufs de fourmis, très-petits
oeufs, presque imperceptibles, qui donnent naissance
aux larves et nymphes, dites improprement oeufs de
fourmis (voy. FOuaMi).||4° Chez les mammifères,
on donne le nom d'oeuf au produit de la conception,
quand il est parvenu dans la matrice ; jusque-là il
porte celui d'ovule. || 5° En un sens plus générai,
dans le langage des physiologistes, oeuf désigne à
la fois l'ovule ou germe dont l'existence est absolu-
ment'générale, et l'oeuf proprement dit .qui résulte
de l'addition successive à l'ovule de nouvelles par-
ties durant son évolution et son trajet. Harvey pré-
tend que l'homme et tous les animaux viennent
d'un oeuf, que le premier produit de la conception
chez les vivipares est une espèce d'oeuf, et que la
seule différence qu'il y ait entre les vivipares et les
ovipares, c'est que les foetus des premiers prennent
leur origine, acquièrent leur accroissement, et ar-
rivent à leur développement entier dans la matrice,
au lieu que les foetus des ovipares prennent à la vé-
rité leur première origine dans le corps de la mère,
où ils ne sont encore qu'oeufs... BUFF. Hist.anim.
chap. 6. Il [Vallisnieri] ajoute qu'il est persuadé
que l'oeuf est caché dans là cavité du corps glandu-
leux [l'ovaire], et que c'est là où se fait tout l'ou-
vrage de la fécondation, quoique, dit-il, ni moi ni
aucun des anatomistes en qui j'ai eu pleine con-
fiance, n'ayons jamais vu, ni trouvé cet oeuf, ID. ib
Il 6° Terme d'anatomie. OEufs, de Graaf, ou vési-
cules de Graaf, petits sacs membraneux qui se
trouvent dans l'ovaire. || OEufs de Nabotb, nom
donné à des concrétions globuleuses distendant
les follicules qui occupent la membrane interne du
col de l'utérus. || 7° OEuf de serpent, espèce d'amu-
lette des druides, auquel ils attribuaient de grandes
vertus, et qu'ils croyaient formé de la bave des ser-
pents, lorsqu'ils étaient entortillés ensemble.
Il 8° OEuf primitif, ou oeuf d'Orphée, symbole mys-
térieux de certains philosophes anciens pour dési-
gner le principe intérieur de fécondité, f] OEuf phi-
losophique, la matière préparée des alchimistes, pour
produire le grand oeuvre, ou transmutation des mé-
taux. Il 9° OEuf de vache, oeuf de chamois, espèce
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