Titre : Les Coulisses : petit journal... : programme des théâtres
Éditeur : Impr. Boulé et Cie (Paris)
Éditeur : Impr. d'A.-T. BretonImpr. d'A.-T. Breton (Paris)
Date d'édition : 1841-06-13
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb344484563
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
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Description : 13 juin 1841 13 juin 1841
Description : 1841/06/13 (A2,N47). 1841/06/13 (A2,N47).
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k54341983
Source : Bibliothèque nationale de France, département Littérature et art, Z-1686
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 13/08/2008
TRAVAUX ACADEMIQUES
Les passions, ces mauvaises conseiller es -de
l'esprit humain, ont diversement apprécié la ré-
ception de M. Victor Hugo à l'Académie fran-
çaise. Les uns, ennemis politiques d'un homme
qui n'est que poète, ont trouvé de fâcheuses in-
terprétations jusque dans la manière de mettre
sa cravate; les autres, ennemis prononcés de
sa forme littéraire, ont attaqué jusqu'à la pensée
de son élection, comme si nous avions aujour-
d'hui beaucoup d'écrivains plus dignes d'occu-
per le fauteuil.
A notre avis, c'est faire fausse route que se
laisser aller à de telles inquiétudes d'esprit.
Quelle que soit votre opinion littéraire, ou votre
religion politique, votre foi ou votre drapeau,
ne devez-vous pas respecter un fait qui n'est
après tout qu'un hommage rendu au poète, abs-
traction faite de socialisme ou de philosophie ?
Aussi, pendant que les querelles s'élèvent au-
tour de cette grande figure, l'Académie s'occu-
pe silencieusement de recevoir MM. de Saiut-
Aulaire et Ancelot. N'est-ce pas, au contraire ,
sur ces nominations qu'il s'agirait de s'appesan-
tir? Quant aux Coulisses, elles se proposent de
s'en occuper, par égard pour la dignité de notre
premier corps littéraire.
Les habitués de l'Opéra s'entretiennent tout
bas d'une division intestine qui serait sur le
point d'éclater. Avant d'ajouter foi à de sembla-
bles on dit, nous croyons prudent d'attendre
des détails plus circonstanciés. Nous ne pouvons
croire qu'entre gens d'honneur, on s'oublie au
point de donner au public le spectacle d'une dis-
solution dont la haine et les petites jalousies se-
raient les seules causes.
Les grands journaux ont publié des détails
sur l'incendie du théâtre d'Asttey, à Londres.
Une lettre particulière que nous recevons à l'ins-
tant nous annonce que ce monument a été en-
tièrement détruit par le fléau, sans qu'on ait pu
encore découvrir la cause de ce sinistre. Une
eqquête vient d'être ordonnée à ce sujet.
La réouverture de l'Odéon est certaine au-
jourd'hui, si nous devons en croire les rapports
circonstanciés qui nous arrivent à cet égard.
M. d'Epagny est attendu à Paris, et doit s'en-
tendre pour le privilège avec M. le ministre de
l'intérieur. Toutefois, la troupe n'est pas encore
composée.
Avant-hier, M. Léon Pilet, directeur de l'O-
péra, s'est présenté à l'entrée de l'amphithéâtre
où l'ouvreuse lui a assez impoliment refusé la
porte. H a été obligé de décliner ses noms et
qualités pou- pénétrer chez lui, ce qui a fort
égayé les assistans. Il'n'est pas mauvais que
MM. les directeurs apprennent quelquefois par
eux-mêmes quelle est la politesse des gens pré-
posés aux entrées de leurs théâtres.
Les amis, les élèvts et les admirateurs de M.
Ingres ont résolu d'offrir à leur ami, à leur maî-
tre, au grand artiste, un banquet pour fêter son
retour. Déjà les listes de souscriptions se sont
couvertes des plus grands noms dans tous les
arts.
COULISSES DE LA FINANCE
BIOGRAPHIE DES AGEftS M CHANGE.
m. DiBRiir.
La vie de ce financier n'est point un poème
épique, et cependant on y trouve parfois des
émeutes et des batailles, des croix et des rubans,
des éclairs de canon et des parfums de poudre.
C'est ce qu'on peut appeler une Iliade bourgeoise,
cuisinée à la financière.
Première période.
M. Michei-Paul-Dabrin vient au monde. On
ne remarque dans l'azur céleste aucun signe
particulier, mais sa nourrice a toutes les peines
du monde à emmailloter ce grand garçon qui
promet de devenir un énorme gaillard de cinq
pieds plusieurs pouces (ancienne monnaie).
BSesixlème période.
Son père, ancien syndic des entrepreneurs de
la ville de Paris, a fait honorablement une for-
tune indépendante. Il veut donner au jeune Da-
brin une éducation aussi convenable et aussi lit-
téraire que le comportait le régime NapoléoD, et
le fait élever au lycée impérial. La, le jeune
nourrisson universitaire trouve dans les évolu-
tions de l'école d'exercice un goût prononcé
Les passions, ces mauvaises conseiller es -de
l'esprit humain, ont diversement apprécié la ré-
ception de M. Victor Hugo à l'Académie fran-
çaise. Les uns, ennemis politiques d'un homme
qui n'est que poète, ont trouvé de fâcheuses in-
terprétations jusque dans la manière de mettre
sa cravate; les autres, ennemis prononcés de
sa forme littéraire, ont attaqué jusqu'à la pensée
de son élection, comme si nous avions aujour-
d'hui beaucoup d'écrivains plus dignes d'occu-
per le fauteuil.
A notre avis, c'est faire fausse route que se
laisser aller à de telles inquiétudes d'esprit.
Quelle que soit votre opinion littéraire, ou votre
religion politique, votre foi ou votre drapeau,
ne devez-vous pas respecter un fait qui n'est
après tout qu'un hommage rendu au poète, abs-
traction faite de socialisme ou de philosophie ?
Aussi, pendant que les querelles s'élèvent au-
tour de cette grande figure, l'Académie s'occu-
pe silencieusement de recevoir MM. de Saiut-
Aulaire et Ancelot. N'est-ce pas, au contraire ,
sur ces nominations qu'il s'agirait de s'appesan-
tir? Quant aux Coulisses, elles se proposent de
s'en occuper, par égard pour la dignité de notre
premier corps littéraire.
Les habitués de l'Opéra s'entretiennent tout
bas d'une division intestine qui serait sur le
point d'éclater. Avant d'ajouter foi à de sembla-
bles on dit, nous croyons prudent d'attendre
des détails plus circonstanciés. Nous ne pouvons
croire qu'entre gens d'honneur, on s'oublie au
point de donner au public le spectacle d'une dis-
solution dont la haine et les petites jalousies se-
raient les seules causes.
Les grands journaux ont publié des détails
sur l'incendie du théâtre d'Asttey, à Londres.
Une lettre particulière que nous recevons à l'ins-
tant nous annonce que ce monument a été en-
tièrement détruit par le fléau, sans qu'on ait pu
encore découvrir la cause de ce sinistre. Une
eqquête vient d'être ordonnée à ce sujet.
La réouverture de l'Odéon est certaine au-
jourd'hui, si nous devons en croire les rapports
circonstanciés qui nous arrivent à cet égard.
M. d'Epagny est attendu à Paris, et doit s'en-
tendre pour le privilège avec M. le ministre de
l'intérieur. Toutefois, la troupe n'est pas encore
composée.
Avant-hier, M. Léon Pilet, directeur de l'O-
péra, s'est présenté à l'entrée de l'amphithéâtre
où l'ouvreuse lui a assez impoliment refusé la
porte. H a été obligé de décliner ses noms et
qualités pou- pénétrer chez lui, ce qui a fort
égayé les assistans. Il'n'est pas mauvais que
MM. les directeurs apprennent quelquefois par
eux-mêmes quelle est la politesse des gens pré-
posés aux entrées de leurs théâtres.
Les amis, les élèvts et les admirateurs de M.
Ingres ont résolu d'offrir à leur ami, à leur maî-
tre, au grand artiste, un banquet pour fêter son
retour. Déjà les listes de souscriptions se sont
couvertes des plus grands noms dans tous les
arts.
COULISSES DE LA FINANCE
BIOGRAPHIE DES AGEftS M CHANGE.
m. DiBRiir.
La vie de ce financier n'est point un poème
épique, et cependant on y trouve parfois des
émeutes et des batailles, des croix et des rubans,
des éclairs de canon et des parfums de poudre.
C'est ce qu'on peut appeler une Iliade bourgeoise,
cuisinée à la financière.
Première période.
M. Michei-Paul-Dabrin vient au monde. On
ne remarque dans l'azur céleste aucun signe
particulier, mais sa nourrice a toutes les peines
du monde à emmailloter ce grand garçon qui
promet de devenir un énorme gaillard de cinq
pieds plusieurs pouces (ancienne monnaie).
BSesixlème période.
Son père, ancien syndic des entrepreneurs de
la ville de Paris, a fait honorablement une for-
tune indépendante. Il veut donner au jeune Da-
brin une éducation aussi convenable et aussi lit-
téraire que le comportait le régime NapoléoD, et
le fait élever au lycée impérial. La, le jeune
nourrisson universitaire trouve dans les évolu-
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