Titre : Journal des débats politiques et littéraires
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1930-11-30
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Type : texte texte
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Langue : français
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Description : 30 novembre 1930 30 novembre 1930
Description : 1930/11/30 (Numéro 332). 1930/11/30 (Numéro 332).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
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Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : Révolution - Empire (1789-1815)
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : Restauration - Monarchie de Juillet (1814-1848)
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : IIe République - Second Empire (1848-1870)
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : IIIe République (1870-1914)
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
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Source : Bibliothèque nationale de France
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 17/12/2007
'JOURNAL DES DEBATS DU DIMANCHE 30 NOVEMBRE 1930
Nouvelles ''de TÉtranger
Allemagne
La situation politique
Après les conversations qui ont' eu lieu, hier,
entre le chancelier Brûning et les chefs de la
social-déinotrate, on envisage, dans les milieux,
politiques, avec plus d'optimisme la situation.
On pense, en effet, qu'au prix de certaines
concessions les social-démocrates donneront
leur soutien aux projets de lois du gouverne-
ment et qu'en conséquence celui-ci l'emportera,
malgré la défection du parti de l'économie na-
tionale, par une majorité d'une quinzaine de
voix.
Pour les points du programme où l'accord
serait impossible à réaliser avec la social-dé-
mocratie, et pour ces points-là seulement, on
recourrait au système des décrets-lois.
M. Hugenberg réclame la liberté
des armements
M. Hugenberg, chef du parti nationaliste, a
adressé un télégramme au chancelier, deman-
dant, en raison de l'attitude attribuée à la
France et aux pays qui la soutiennent, la li-
berté d'armement pour l'Allemagne.
Si ce droit n'était pas reconnu par les signa-
taires du traité de Versailles, l'Allemagne de-
vrait se retirer de la Société des nations.
Italie
Condamnation au domicile forcé
L'agence Stefani annonce que la commission
du « Confino de la province de Milan a
condamné à cinq ans de confino (domicile forcé),
le professeur Ernesto Belloni, ancien podestat
de Milan. La même commission a condamné à
la même peine l'ancien ministre Bellotti pour
son activité antifasciste.
Les députés réduisent leur traitement
Les membres de la Chambre des députés ont
voté une réduction de 12 d? leur traitement.
Autriche
La situation parlementaire
Les pourparlers en vue de la constitution
d'une majorité parlementaire se sont poursui-
vis, hier, entre les trois partis non socialistes,
sous la présidence de M. Vaugoin. Les pour-
parlers seront repris cet après-midi, après que
les délégués des trois partis en auront référé
dans la matinée, à leur club respectif.
Un communiqué officiel fait entrevoir la con-
clusion rapide de ces négociations.
Dans les cercles chrétiens-sociaux, on croit
savoir que le"conflit persiste entre le bloc Scho-
ber et le Moc des Heimwehren au sujet de l'at-
tribution du portefeuille de l'intérieur que tous
deux revendiquent..
D'autre part, le bloc des Heimwehren a cons-
titué sian club parlementaire sous la présidence
du député Hueber, actuel ministre de la justice.
Russie
Le procès des contre-révolutionnaires
L'agence Tass publie encore de longues infor-
mations sur le procès des contre-révolutionnai-
AU SÉNAT
Séance du 28 novembre
La Haute Assemblée a siégé hier exception-
nellement pour discuter et voter des projets
financiers concernant lîexercice financier de
1929 et en terminer avec l'interpellation con-
cernant les mesures que compte p'rendrele' gôù-'
vernement pour remédier à la situation désas-
treuse des finances communales.
La séance était présidée par M. Paul Dou-
bler.
On aborde la discussion des trois projets
financiers tendant à reporter à l'exercice 1930-
1931 un crédit de 1.300.000.000 de francs.
Le .rapporteur général se borne, en deman-
dant le vote des projets, à constater que l'on
y prévoit ie développement des travaux pour
l'aménagement du Rhin et aussi du Rhône. Il si-
gnale aussi le report de 622 millions pour la
défense nationale, ce qui l'amène à demander
que l'on renonce aux anticipations en ramenant
les reports à ce "qui est raisonnable.
M. Germain-Martin, ministre du budget, tout
en demandant le vote des projets, «reconnaît
que certaines observations sont justifiées et si-
gnale que, dans le budget de IO31> il s'est em-
ployé à comprimer certaines dépenses. Quant
au texte législatif, il félicite M. Charles Du-
mont d'être allé au-devant de ses désirs.
Finalement, le premier projet est adopté par
280- voix contre 19 et le second par 277 voix
contre 30.
On reprend la suite de la discussion des in-
terpellations sur les moyens à employer pour
remédier à la situation financière des départe-
ments et des communes.
M. Germain-Martin dit ce qu'il compte faire
pour trouver des taxes de remplacement. Il exa-
mine après les divers systèmes proposés par
MM. Mario Roustan, Mounié, Lécuyer et
Emile Sari. Le ministre montre les suggestions
de ses services, qui sont au nombre de trois.
En premier lieu, on maintiendrait jusqu'en 1935
le système actuel 2" la recette qu'on envisa-
gerait serait une taxe sur les valeurs mobi-
lière s'attachant à la valeur locative réelle
3° on substituerait à la patente Une taxe indé-
pendante de tout principal fictif.
Puis le ministre parle de la Caisse d'avances
que le gouvernement a tenu à incorporer dans
son programme d'outillage national.
M. Joseph Caillaux approuve le ministre, af-
firmant que la Caisse doit être alimentée par
l'Etat.
La suite de la discussion est renvoyée à mardi
prochain, d'accord avec M. Néron, auteur d'une
interpellation sur le reboissement, qui viendra
aussitôt après.
Prochaine séance mardi 2 décembre, à 15
heures.
La commission de la marine réunie sous la
présidence de M. Bergion a entendu une
communication de M. Bergion, sur la célé-
bration du centenaire de la fondation de
l'Ecole Navale. M. Brindeau a donné lecture
de son rapport sur le projet de ioi relatif à
la navigation côtière, et M. Le Moignic de
son rapport sur le projet de loi relatif à
l'avancement des commis et agents techni-
ques de la Marine. Les conclusions de ces
deux rapports ont été dpprouvét;s.
Le président a fait connaître qu'à la suite
de son entrevue avec M. Tardieu, cclui-çi
serait entendu par la commission le 3 dé-
cembre prochain sur la question de la défense
de la Corse.
UN INCIDENT AU CONSEIL MUNICIPAL
Au cours de la séance du Conseil municipal,
hier soir, un assez vif incident s'est produit.
Un élu communiste, M. Joly, est monté à la
tribune articles et notes parus dans dçs journaux cl
renfermant des allégations désobligeantes *»
l'égard des membres du Conseil municipal.
« Le bureau a-t-il provoque des explications
de la part des auteurs de ces articles et notes?
a dit M. Joly. Dans la négative, nous lui deman-
dons de le faire, sans tarder, et de faire con-
naître publiquement les .résultats de cette en-
quête. »
M. Jean de Castellane, président du Conseil
municipal, déclara qu'il n'avait pas eu connais-
sance des articles mis en cause et qu'il déférait
à la demande qui lui était adressée. Cette dé-
claration n'a pas paru suffisante à MM..Conte-
not, vice-président, et Levillain, secrétaire, qui
res. Les dépositions d'hier n'apportent rien de
nouveau. Le tribunal a décidé qu'une au-
dience à huis clos serait consacrée à la dé-
termination de la personnalité des agents fran-
çais et à l'examen d'autres questions relatives
au travail d'espionnage du parti industriel et
des agents de l'état-major français.
La révolte des paysans
Le correspondant du Daily Mail à Riga an-
nonce que, suivant des informations reçues de
la frontière russo-latvienne, les agents du Gué-
péou ont réprimé la révolte des paysans de
Russie blanche qui, depuis cinq semaines, brû-
laient leur lin plutôt que de le laisser confisquer
par le gouvernement.
Suivant des rapports sérieux, plus de 1.000
paysans auraient été tués et 4.000 membres de
leurs familles déportés.
Des garde-frontières ont vu hier 150 pay-
sans escortant des charrettes dans lesquelles se
trouvaient 15 cercueils; le cortège alla au pas
jusqu'au cimetière, sans les chants et les pleurs
habituels, sans pope et sans porte-croix. Un des
paysans dit aux garde-frontières que les cer-
cueils contenaient les corps des fils aînés de
15 famille qui avaient brûlé leurs récoltes de lin.
Turquie
Dans le parti populaire
Selon des bruits dignes de foi, venant d'An-
kara, le parti populaire se scinderait en trois
groupes: la gauche, le centre et la droite, aux-
quels adhéreront librement les députés selon
leurs convictions personnelles et leur pro-
gramme politique.
Ces trois groupes resteraient néanmoins affi-
liés au parti populaire. Quatre députés libéraux
ont réintégré le parti populaire. Les députés li-
béraux restants ont formé un groupe d'oppo-
sition et ont élaboré des propositions tendant à
la modification de certaines lois.
Egypte
Le maréchal Franchet d'Esperey au Caire
Notre correspondant du Caire nous télégra-
phie
M. Gaillard, ministre de France, a donné,
jeudi, en l'honneur du maréchal Franchet d'Es-
pérey, un dîner auquel ont assisté: Sidky pa-
cha, premier ministre Sir Percy L. Loraine,
haut-commissaire britannique, et le chef du Ca-
binet royal. Une réception brillante a réuni, ven-
dredi, à la légation de France, les notabilités
égyptiennes et françaises. Berthev.
Brésil
Prochain départ >
de la mission navale américaine au Brésil
On mande de Washington au Moming Post
Le gouvernement .brésilien a notifié aux Etats-
Unis la suppression de la section navale améri-
caine qui "existait au Brésil depuis 1922, en don-
nant comme raison officielle de cette décision
qu'elle est prise par mesure d'économie adminis-
trative. On s'attendait à celle suppression en
raison de l'irritation qu'avait éprouvée le gou-
vernement actuel, lorsqu'il n'était qu'une organi-
sation révolutionnaire, de l'embargo américain
sur les armes.
sont venus à leur tour insister pour que l'en-
quête réclamée soit sérieusement menee.
« C'est ce que j'ai dit, a souligné M. de
Castellane.
Et le Conseil a poursuivi l'examen des ques-
tions inscrites à son ordre du jour.
Contre la licence des rues
Les déclarations de M. Chiappe
M. Fcrnand-Laureirt a, ainsi que nous l'avons
indiqué hier, posé une question au préfet' de
police sur la licence excessive de l'affiche, du
livre et du prospectus- sur la voie publique, et
plus généralement sur les mesures qu'il comp-
tait prendre pour assurer, dans l'avenir, plus
complètement encore qu'aujourd'hui, la propreté
morale de Paris.
Et en se défendant d'être trop rigoriste, de
faire du puritanisme, M. Fernand-Laurent a
dit qu'il entendait seulement dénoncer des abus,
s'attaquer à l'obscénité sous toutes ses formes
publications, livres, images, photographies, etc.,
etc. Enfin, il s'est élevé contre la « licence
orale » dont les rues donnent trop souvent le
spectacle.
M. Jean Chiaippc, répondant à cette question,
a fait une -révision complète de tout ce qui me-
nace, de quelque manière que ce soit, non seu-
lement l'hygiène morale, mais aussi la vigueur
physique et le rayonnement intellectuel de Paris.
Elargissant le débat, il a imaginé une prome-
nade à travers Paris, où il a examiné, point
par point, tout ce qui outrage ou inquiète la
décence, la pudieur et les bonnes mœurs. Tout
d'abord, il établit une discrimination entre tes
ouvrages licencieux qui ne contiennent que de
l'imprimé, sans gravure ni dessin, et l'ouvrage
illustré.
Dans -le premier cas, le livre ne conieuatit
que Ae l'imprimé tourbe soins le coup de la loi
du 29 juillet 1881, sur 'la liberté de la presse
et relève de la compétence de la cour d'assi-
ses. Mais le parquet hésite bien souvent à l'y
envoyer.
A'pxcs avoir indiqué comment pouvait s'exer-
cer la surveillance sur les spectacles, M.
Chiappe a conclu en montrant que le bon re-
sïom de Paris ne faiblissait pas au dehors puis-
que la population écolière venant de l'étranger
s'accroissait d'année en année. Et il a conclu
en disant:
Vivons selon notre ranpr -et notre race. Les
terroirs de notre patrie ne produisent ni opkim,
ni coco. Ils donnent de bous vins et des fruits
délectables. Notre population parisienne a été
formée par des Auvergnats, des Bordelais, des
Bourguignons, des Bretons, des Champenois,
des Provençaux j'en passe et des meilleurs
qui représentent la volonté de travail dont
est née et dont se nourrit la plus prestigieuse
̃capitale de l'univers. L'énergie, l'intelligence,
k force créatrice illustrée par ce grand nom
Paris, comment supposer que l'appel d'-une quel-
conque sirène, les peut séduire et mettre en
danger?
Le vice n'a guère de prise sur ces cœurs
bien placés et le travail est un antidote souve-
rain. Non, c'est du côté des oisifs qu'on oeut
vous dénoncer quelque maladie ou quelque mau-
vais atocès. Ne vous effrayez pas et laissez ve-
nir le chirurgien. Il vous pas organique, mais sporadique et que la Ville
n'en est pas sérieusement atteinte. Les cordons
sanitaires que j'établis autour des foyers d'in-
fection empêchent désormais toute contamina-
tion. C'est une affaire de vigilance, de clair-
vovance, de sévérité.
Nous nous y employons de toutes nos forces;
mais nous nous gardons de passer la mesure
et de tomber dans l'excès contraire.
Ni rigorisme, ni licence, mais la liberté, la
bonne et saine liberté pour tou* ceux qui eu
sont dignes, afin- de leur laisser au moins une
ville au monde où 'l'homme bien portant puisse
encore, aiprès- son. effort quotidien, apprécier
librement et goûter à loisir la joie de vivre, où
il puisse sans contrainte, sans restrictions, sans
prohibitions, sans autres- freins que le souci de
sa santé et le .r-espect de l'ordre TittbKc, vivre
à sa Kuise! 1
C'est cette joie de vivre que nous avons
toujours offerte et voulons encore offrir à nos
frères et à nos hôtes parce qu'elle est 3e meil-
leur et le plus honnête complément à la splen-
deur intellectuelle et artistique de notre capi-
tale; parce qu'elle est le meilleur et le plus
honnête délassement dû à 'la somme de travail
que produit chaque jour Paris, ville de beauté,
1 ville de labeur et de saine allégresse.
Le discours de M. Chiappe a été vivement
applaudi par toute l'assemblée.
Arrestation de M. Otistric
et de trois coulissiers
Hier soir, sur mandat et M. Audibert, juge
d'instruction, M. Albert Ouslric cf treis ban-
quiers coulissiers ont été arrêtés. Vers 18 h, 30,
MM. Oustric et Paul Bloch lurent amenés au
cabinet de M. Audibert, qui Je:; plaça sous man-
dat de dépôt, à la prison de la Sant'é.
M. Oustric a déclaré que Al' Bizos était char-
gé de- sa défense, et M. Paul Bloch a choisi, de
son côté, M' Pierre Masse,
MM. Drieu et Albert Meunier ont été arrê-
tés un peu plus tard et envoyés au Dépôt.
Ces arrestations n'ont pas été ordonnées par
M. Brack, le juge chargé d'instruire les plaintes
du ministre des finances, de. M. Vuillaume et
de MM. de Rivaud et Thierrée. Elles sont moti-,
vées ,par la vieille affaire Maixandeau, qu'il im-
p-orte de rappeler brièvement
En 1927, les financiers Maixandeau et Torel
avaient placé dans le public un grand nombre
de titres sans valeur.
M. Villette, alors juge d'instruction, 'fit arrê-
ter les deux [financiers et aussi M. Rochette, qui,
agissant en qualité de publiciste financier, rédi-
geait dans l'organe des deux inculpés, Bonne
et Finance, des articles préconisant l'achat des
valeurs en question.
Le rapport, dont furent chargés MM. Doyen
et Guillaume Robinet, fut long à établir, si long
même que, finalement, M. Audibert, qui avait
pris la suite du cabinetconseiller à la cour, signa la mise en liberté
provisoire des inculpés, M. Maixandeau restant
d'ailleurs à la Santé pour d'autres escroqueries.
Le rapport des experts fut enfin déposé, au
mois de juillet dernier, le jour où M. Audibert
partait en vacances.
Le magistrat en prit connaissance à son retour
et il constata que les experts mettaient en cause
de nouveaux financiers, trois banquiers en va-
leurs, MM. Oustric, Btdel, A. Meunier, et deux
coulissiers, MM. Drieu et Pau! Bloch.
Les experts expliquaient notamment que des
ristournes avaient été versées à M. Maixandeau
sur des achats de titres, les cours des valeurs
étant absolument fictifs et majorés de façon que
la ristourne fût réglée, non pas par le banquier
vendeur, mais par le client lui-même.
Le cas particulier de M. Oustric porte sur
une valeur appelée la Borvvisk française. Une
convention avait été passée, ̃̃paraît-il, entre M.
Maixandeau et M. Oustric pour assurer au pre-
mier une commission de 75 francs par* titre pla-
cé, la moitié du bénéfice devant, en outre, être
versée pour les actions vendues au-dessus de
300 francs.
On a saisi une lettre du 2g mai 1926, adressiî
par le journal Bourse et Finance à la banque
Oustric, lettre accusant réception d'une ristour-
ne de 150.975 fr., ayant trait au placement de
2.015 actions Borwisk!
Et le. rapport relevait à la charge des incul-
pés un démarchage excessif, une publicité ten-
dancieuse de Bowse et Fina»ce (les articles 'de
M. Rochette), une, présentation spéciale de la
cote publiée par ce journal, qui faisait appa-
raître des valeurs de « pieds humides > parmi
des titres sérieux, enfin -des cotations fictives.
Mais quel était le principal intéressé à l'écou-
lement des titres ?
Il sembla, au parquet, que c'était M. Oustric.
M. Fontaine, substitut chargé de suivre l'affaire,
délivra en conséquence un réquisitoire supplétif
relevant contre M. Oustric le délit d'escroque-
ries, en qualité d'auteur principal, le coulissier
étant seulement complice.
M. Fontaine releva également le même délit
contre les deux autres (banquiers, KLM. Bedel eL
A. Meunier, et contre un cculissier, M. Paul
Bloch, maire de Cormeilles-cn-Parisis.
M. Audibert, saisi de ce réquisitoire, inculpa.
On sait le reste.
Ajoutons que M. Brack a entendu, hinr, M.
Gualino, 'banquier italien, administrateur de la,.
:Ho!ding française.
UN DEPUTE INCULPE D'ESCROQUERIE
M. Philippe Dela'barre, député de la première
circonscription de Meaux, vient, sur .réquisitoire
de M. Pressard, .procureur de la République,
d'être renvoyé en police correctionnelle, par _M.
Brack, juge d'instruction, sous l'inculpation
d'escroquerie.
En garantie d'un prêt de 200.000 francs qu il
avait obtenu d'un propriétaire, M. Roux, M.
Delabarre avait remis wi supplément d'une
hypothèque, trois traites d'une valeur to-
tale de 175.000 francs et portant la signature
de M. Cornu qui était débiteur à son égard
d'un complément de prix pour une ferme ven-
due par le député.
Lorsque M. Roux présenta la première traite
de 55.000 francs .reçue en garantie, elle ne fut
pas payée. M. Delabarre avait, de soncôté, fait
présenter .une traite de même valeur à M. Cor.
nu. L'enquête établit aussitôt que les trois trai-
tes remises par M. Dclabanre eu garantie à M.
Roux portaient de fausses signatures de
M. Cornu. ̃ :[' Chres-
M. Dolabarre, qui a comme avocat M* Chres-
tei'l, a protesté de sa bonne foi. 11 a .refusé de
faire connaître la personne qui lui aurait remis
les traites fausses. f
M. Delabarre, élu pour la première fois en
1928. est inscrit au groupé radical-socialiste. Sa
situation était très obérée. On a vendu derniè-
rement tous ses biens, notamment la ferme de
Largillière, située à Claye-Souiliy. M. Dela-
ïarre, qui habitait Claye, dont il était maire, a
déménage pour venir résider à Pomponne, près
de Lagny. Ancien élève de l'Ecole de Grignon,
ingénieur agricole. M. Delabarre a fait brillam-
ment son devoir pendant la guerre. Blessé1 trois
fois, il gagna la croix de guerre et la croix
d'honneur et fut évacué en 1918.
FAITS "DIVERS
Paris et Banlieue
Arrestation d'un assassin présume. On
a arrêté, hier, sur le champ de courses de Vin-
cennes, un Arabe, Dresis Ben Mohamed, aux
identités multiples. qui a subi dtja six con-
damnations sous différents noms. Les poli-
ciers le soupçonnent d'être 1 assassin de
Mme Delaure, qui a été trouvée tuée dans
son débit de vins au 100, rue de Ponthieu.
La brocanteuse avait été assassinée.
Nous avons signalé, hier, le cambriolage
commis chez Mme Augustine Mauger, bro-
canteuse, demeurant à Maison-Aifort, et la
disparition de cette dernière. Hier on a décou-
vert son corps dissimulé sous nu tas d'objets
amassés. La malheureuse avait été assassi-
née.
Une pluie de boue est tombée sur Paris.
Une violente pluie de boue est tombée hier
sur Paris, forçant les passants à chercher
des abris pour préserver leurs vêtements.
C'étaient de larges gouttes d'eau trouble qui
laissaient, en séchant, sur les toits. les fa-
çades et les vitres exposés au vent, une
poudre impalpable d'un jaune -oujreâtre.
Ce phénomène s'est déjà produit plusieurs
fois en France, notamment sur le littoral mé-
diterranéen, en 1926» et sur le département
de l'Yonne, en 1028. La boue séchée fut alors
analysée et le cheniin qui l'avait amenée en
France fut reconstitué.
Des régions sèches et très chaudes, les dé-
serts de l'Afrique du Nord et de l'Arabie, par
exemple, sont balayées par des vents qui en-
traînent les plus fines particules du sable. Ces
vents, réchauffés au contact de la terre brû-
lante, montent suivant la loi des densités et,
conservant leur chargement de sable, attei-
gnent rapidement une grande hauteur 5.000
ou 6.000 mètres.
Départements
Arrestation d'un maire. La gendarmerie
de Tarbes a mis en état d'arrestation le
comptable Jean-Marie Vilhaç, quarante-sept
ans, 4, rue Massey, recherché par le parquet
de Reims depuis le 26 octobre dernier. Vilhac,
maire de Lhéry, près de Châlons-sur-Marne,
s'était approprié le montant d'une sous-
cription au profit de la caisse départemental?
d'incendie, s'élevant à 2.057 francs.
On trouve des épaves provenant de l'hyv
dravion italien. M. Marins Pierre, qui
chassau sur la plage de Fos-sur-Mer, à
recueilli diverses épaves qui semblent pro-
venir des débris d'un fuselage d'avion. Tout
fait croire qu'on se trouve en présence d'une
partie de l'hydravion italien quadrimoteur qui
s'est perdu en Méditerranée, ces jours der-
niers. avec ses huit passagers.
Pour les victimes des tempêtes
M. Louis Rollin, ministre de la marine mar-
chande, a fait connaître à" la Fédération natio-
nale des journaux français la décision du gou-
vernement d'organiser, ..pour le dimanche 30 no-
vembre, une Journée nationale en faveur des fa-
milles des marins bretons disparus dans les ré-
centes tempêtes.
L'objet de cette Journée nationale est double:
^lle sera im hommage aux marins disparus (ils
'spnt plus de deux cents) et à leurs familles, dont
là 'résignation et la dignité dans le malheur ne
doivent pas faire oublier la détresse. D'autre
part, elle permettra de recueillir des fonds qui
viendront compléter l'assistance de l'Etat.
LA CURIOSITÉ
Avec la vente Doucet, M" Lair Dubreuil et
Henri Baudoin inauguraient le grand hall de la
Galerie Petit, nouvellement aménagé au goût du
jour. Il est certain que de très heureuses amé-
liorations ont été obtenues, notamment celle de
l'éclairage, qui fut des plus appréciés, tant par
le public que .par. les commissaires-priseurs et
l'expert. On était venu nombreux se partager les
pièces qui auront eu l'honneur d'appartenir à la
collection J. Doucet et, comme il convenait, les
enchères, auxquelles le Louvre prit une grande
part, furent des plus chaleureuses. En effet, avec
les deux magnifiques sculptures offertes ipar
Mme Jacques Doucet en mémoire de son mari,
d'autres pièces importantes vont entrer dans
nos collections nationales, notamment un vase
̃balustre en terre et émail de la Mésopotamie,
dixième et onzième siècle, qui atteignit 81.000
francs l'une des grosses adjudications de la
vente. Entre autres beaux prix, citons encore
pour des miniatures persanes, Portrait d'un
prince turc assis/ un album sur ses genoux,
140.000 f.r.; Portrait d'un chef blessé, 91.000 fr.,
page de manuscrit provenant d'un Shah Nameh,
87.000 fr.; une autre page du même manuscrit,
61.000 fr., etc.
Malgré cette forte concurrence, l'Hôtel Drouot
était resté très animé et en particulier la vente
̃des dessins et estampes provenant de l'atelier
Steinlen, n'a pas manqué de faire recette. Avec
le calme qui sied à ces sortes de vacations, les
Collectionneurs y ont témoigné de tout l'entête-
ment désirable pour faire réaliser le maximum
à M" Bivort. Pour ̃cette {première vacation, eu
effet, iprès de 100.000 francs furent obtenus, dont
6.100 francs de la suite de douze dessins à la
plume pour la Danse macabre.
'Chez M" Gabriel, où la vente après décès de
Mme veuve M. commençait .par les bijoux, une
paire de boucles d'oreilles avec 'brillants fut
payée 11.000 francs, et M" Ffagel, terminant la
dispersion de la colleçtioirCalvet, eut à adjuger
2.650 francs une paire de (pistolets dix-huitième
siècle, qui auraient appartenu au bailli de Suf- f.
fren. Résultats satisfaisants également chez M*
Giard, qui obtint pour un surtout en bronze ci-
selé et doré, 5.600 francs; deux bergères, époque
Louis XVI, 4.000 francs une table coiffeuse,
époque Louis XVI, 2.500 francs une petite com-
mode, époque Régence, 2.105 francs; une am-
phore en terre cuite, époque grecque antique,
3.000 francs; une petite statue de Bacchus ado-
lescent en marbre, époque romaine, 2.000 fr.
Notons enfin qu'entre autres livres vendus par
M" André Couturier, les œuvres de Racine, pre-
mier tirage de l'édition de 1768, dans une reliure
de l'époque, firent 1.700 francs. C. P.
Prochaines ventes »
Dimanche 30. Hôtel Drouot, salle 6, exposi-
tion d'objets -d'art anciens, dessins, pastels et
tableaux anciens, argenterie ancienne, porcelai-
nes et faïences, bois sculptés, bronzes, pendule,
sièges et meubles anciens, tapis d'Orient, appar-
tenant à Mlle Paulette Darty. M' André Des-
vonges et M. E. Pape.
Salle 12, exposition de beaux tapis de Perse
et du Turkestan (Férahan, Chiniz, Cinné. Ha-
madan, Sarouk, Tebriz, Meched, Kirman, Heriz
et Boukhara), appartenant à lady Batcheler. M'
Ch. Dubourg, et M. J. F.nkiri.
Galerie Georges Petit, exposition d'objets d'art
et d'ameublement, tableaux provenant de la col-
lection de M. T. D. M" Lair Dubrcitil et Henri
Baudoin. MM. Ferai. Catroux et Mannhcim,
<=
Demain dimanche également, M' Robert Bi-
t/non présentera, salle 1, pour y être disperse
lundi, un bon ensemble d'art et d'ameublement
avec, en outre, des fourrures et quelques beaux
bijoux, tels que colliers ornés de turquoises ou
d'émeraudes, bagues en platine brillant solitaire,
barrette et broches ornées de brillants, boucles
d'oreilles gros (brillants, bracelets saphirs et 'bril-
lants, C:tC.
Entre autres objets d'art on y remarquera une
petite pendule en Saxe et des coupes en Sèvres,
des statuettes cl coupe en «bronze, édition Bar-
bedienne un groupe « Chasseurs et chiens »,
signé Mène; puis, .parmi les objets d'amcuble-
ment, de beaux lustres des maisons Gagneau et
Nelson, et, dans une importante réunion de siè-
ges et mculiles d'époque ou de style, deux sa-
Ions Louis XVI couverts en tapisserie d'Aubus-
son des fauteuils Régence; une chaise longue
de chez .lansen; un beau lit de repos, style
Louis XIV tal)les époque Louis XV, en mar-
queterie hollandaise; importante vitrine bois de
rose; conunode dix-huitième siècle; psyché Em-
pire, etc. Cet ensemble se complète d'une an-
cienne tapisserie verdure d'Aubusson et de tapis
d'Orient.
« u
..Par suite de décès, autre exposition intéres- i
saute ipour demain, salle 14, où se trouvera réuni j
un beau mobilier moderne que M' Roger Appert
dispersera lundi. A signaler notamment, avec de
bons ameublements de bureau, salon, salle à j
manger et chambre; un piano quart-queue de
Steiiïway, presque à l'état de neuf. Ou y trou-
vera également un choix varié de belles four-
rures, entre autres une ccharpe en vison;* un col
d'hermine et un manteau loutre d'Hudson.
COLLECTION MICHEL PELLETIER
Les amateurs de haute curiosité à leur tour
vont avoir cette occasion qui devient pour eux
si .peu fréquente de pouvoir enrichir leur collée-
tion de quelques chefs-d'œuvre de qualité. AI"
R. Homard et Lair Dubreuil avec, pour les as-
sister, les experts MM. Ferai, Catroux et Mann-
liçitti, disperseront, mercredi, salles 5 et 6 réu-
nies, la belle collection formée par M. Michel
Pelletier, bien connu cour avoir apporté le goût
le plus sûr à sa connaissance certame du Moyen
âge et de la Renaissance.
Les tableaux y constituent un ensemble d'une
srandc magnificence avec ces œuvres capitales,
telles qu'un ravissant Portrait d'enfant, attribué
à Bourdichon; une belle comi>ositiou biblique,
Tobie et l'ange, attribuée à Bicci deux précieux
volets de triptyque, attribués à Th. Bouts, la Dé-
position de croix et F.cce homo; deux remar-
quables Portraits d'apothicaire, attribués à Van
Clève et se faisant pendants une magistrale
composition allemande de la fin du seizième siè-
cle sur la Légende de Sainte Ursule et les onze
mille vierges; des pages superbes de l'école fla-
mande di< début du seizième siècle, dont cette
Sainte Famille et cette Flagellation du Christ;
des panneaux non moins magnifiques de l'école
florentine et d'autres de l'école italienne -du
quinzième; plusieurs de ces incomparables pri-
mitifs de l'école rhénane, une Présentation au-
temple, de l'école de Tournai, quantième siècle,
nui appartint à la collection du baron Vivant
Denon et dans laquelle on l'avait attribuée à
Van Eyck Adam et Eve, attribués à Memling,
etc., etc.
Quant aux objets d'art, le choix n'est pas
moins merveilleux avec, entre autres émaux
peints et champlevés, cette si précieuse châsse
de Limoges du treizième, et cet important cof-
fret de Pierre Raymond, avec ces marbres et ces
pierres des quinzième et seizième siècles; cette
suite importante de statuettes et groupes d'appli-
ques en bois sculpté; ces quelques meubles de la
plus giandè rareté, tel ce meuble Renaissance
aux: montants ornés de trophées guerriers. Enfin,
pour encadrer un ensemble si magnifique, une
large place ayant été consentie au dix-huitième
siècle, les tapisseries à côté de précieux pan-
neaux flamands du seizième siècle comptent de
ravissantes tentures d'Aubusson à pastorales et
aimables paysages.
Un seul jour d'exposition, mardi, précédera
cette vacation, qui nous réserve quelques enchè-
res sensationnelles.
Les Échos de partout
Il y a Cent Ans
journal des Débats
du mardi 30 novembre 1830
Paris, 29 novembre. Un individu qui pas-
sait pour indigent est mort à Saint-Omer, lais-
sant vingt mille francs en iliards, ce qui fait
un million six cent mille liards.
Variétés. Les Quatre Stuarts, par M. de
Chateaubriand.
Voici un ouvrage qu'on peut dire de cir-
constance. Dès le temps de M. de Villèle, il
courait dans le .public un pressentiment vague
que des Bourbons finiraient comme les Stuarts.
Ce fameux ministre persuada aux Bourbons
qu'un coup de main hardi achèverait l'œuvre
des finesses. Un fanfaron et quelques fanati-
ques se chargèrent de ce coup de main. Le
fanfaron, pour l'honneur d'avoir un duel avec
une grande nation; des fanatiques, par ce faux
principe d'obéissance qui pousse un esclave à
tuer son maître quand celui-ci le lui ordonne.
A présent, les uns sont au fond d'un donjon
sous île poids d'une accusation capitaJe, les
autres s'en sont allés rejoindre le vieux roi
exilé, auquel ils n'ont pas eu Je courage de
désobéir dans une action injuste.
Les bons conseils ne manquèrent pas à la
Restauration, ni îles vrais et sincères amis.
Parmi ceux-ci se trouvait un homme qui l'ai-
mait dans sa haute raison comme principe
d'ordre, d'indépendance et de liberté, et qui,
en outre, portait les Bourbons dans son cœur,
parce qu'ils avaient (beaucoup souffert et par
ce penchant des âmes élevées à flatter le
malheur en présence du pouvoir heureux cet
homme, c'était M. de Chateaubriand.
(A suivre.)
Les Filles de la Charité
en Terre*Sainte
Les sœurs de Saint-Vincent de Paul entre
autres oeuvres dévolues en Palestine à leur mis-
sion de charité, dirigent deux institutions im-
portantes l' « Hospice Saint-Vincent de Paul »
de Jérusalem et l' « Hospice français de
Bethléem.
Le premier de ces établissements est la seule
œuvre catholique qui reçoive les infirmes en
Orient. Parmi ceux-ci, beaucoup sont des aveu-
gles qui sont instruits en français et en arabe,
d'après la méthode Braille. Un certain nombre
sont des sourds-muets qui demandent des soins
encore plus attentifs. L'hospice abrite, outre une
quarantaine de bébés, cent soixante-dix jeunes
filles infirmes ou orphelines abandonnées, une
centaine d'orphelins, soixante-dix vieillards ou
infirmes. De plus, un dispensaire, des soins aux
lépreux de la maison municipale de Seloë, la
visite des 'malades à domicile complètent l'oeu-
vre des dévouées religieuses.
I,' « Hôpital français » de Bethléem présente
une variété de services encore plus remarqua-
ble. Commence en 1887, achevé en 1903, il
contient quatre-vingts lits. De plus, le dispen-
saire qui y est joint soigne annuellement quinze
à dix-huit mille malades. D'autres dispensaires,
au nombre de quinze, sont installés dans les vil-
lages disséminés de la montagne. Une institu-
tion bien touchante est celle d'une maternité,
ouverte surtout aux pauvres filles qu'il faut
soustraire aux redoutables conséquences de leur
faute; elle comporte une pouponnière qui re-
cueille les petits abandonnés ramassés sur le
chemin par la police, ou déposés clandestine-
ment à la porte de l'hôpital. Un orphelinat, en-
fin, abrite une quarantaine de fillettes à qui on
enseigne le français et l'arabe, et que l'on forme
aux travaux du ménage,
Pour l'entretien fort onéreux de ce"s deux éta-
blissements si utiles, les sœurs tirent leurs plus
importantes ressources de la libéralité des âmes
généreuses. Mais, depuis que la Palestine est
sous mandat britannique, on a vu fléchir les
œuvres catholiques et françaises dans le pays.
Cet amoindrissement alarme le patriarche de
Jérusalem, Mgr Barlassina, et cause de patrio-
tiques soucis à notre consul.
Nous nous faisons volontiers, auprès de nos
lecteurs, l'écho de cette situation. Il nous suf-
fira de la leur signaler pour que leur charité
s'émeuve et veuille venir au secours de deux
œuvres si chrétiennes et si françaises.
̃ '•• ̃.̃̃••"
é1
Une eau minérale naturelle et vivante s'est
révélée, ainsi que d'attestent de nombreux té-
moignages, d'un effet vraiment merveilleux
l'Hydroxydase. Arthritiques, surmenés, in-
toxiqués, essayez-la. Compagnie de l'Hydro-
xydase, 10, rue Blanche, Paris.
,'•> '̃ •̃•
La situation des femmes anglaises. La
législation britannique actuelle met les fem-
unes 'dans une posture fâcheuse. Une Anglaise
épousant un étranger .perd sa nationalité pri-
mitive. Aussi ila Chain'bre des Communes s'est-
elle émue sa dernière séance a été consacrée
à 'la discussion, d'un projet de loi tendant à
redonjTe.r aux femmes ^britanniques te droit de
conserver leur nationalité quand elles contrac-
tent mariage avec des étrangers, et prévoyant
que les femmes étrangères qui épousent des
sujets 'britanniques ne deviendront pas ipso
facto des citoyennes .britanniques, mais de-
vront faire connaître leu,r désir d'adopter la
nationalité de leur ijiart et effectuer tes démar-
ches exigées des personnes qui veulent se
faire naturaliser.
Miss H«*en Kilkinson, député travailliste, a
appuyé chaleureusement le projet en faisant
remarquer très justement que si elle épousait
par exemple actuellement un Allemand, elle ne
̃pourrait .plus siéger au Parlement, tandis que,
couramment, des députés se marient avec des
étrangères et conservent teur mandat. Les dé-
bats ont également révélé qu'actuellement cer-
taines étrangères de mœurs faciles trouvent
̃des Anglais ipeu scrupuleux qui acceptent de
se 'marier 'avec elles, ,pour de l'argent, ce qui
rend l'impossible l'expulsion de ces femmes -in-
désirables. Le projet a été adopté en deuxième
lecture c'est un succès pour les femmes.
LES AMBASSADES
Très brillante réception, hier après-midi, à
l'ambassade de France, à Londres, où les ama-
teurs de musique française ont entendu et ap-
iplaudi le Quintette instrumental de Paris. Les
excellents artistes qui le composent, MM. Le
Roy, iRené Bas, Pierre Grout, Boulmé et Mlle
Micheline Kaiin, Cfui n'est pas une inconnue à
Londres, où son beau talent de harpiste est
fort apprécié, ont tout lieu de se féliciter de
l'accueil que leur a fait l'auditoire d'élite qui
s'était rendu à l'invitation de Mme de Fleuriau.'
Le ministre de France et la comtesse
Clauzel, qui avaient réuni la semaine dernière,
en une très brillante réception en l'honneur du
prince Gustave Adolphe de Suède, la haute
aristocratie autrichienne, ont donné, en ̃l'hon-
neur du président de la République d'Autriche
et de Mme et Mlles Miklas, un grand dîner
auquel assistaient notamment, le vice-chancelier
et Mime Schmitz, suivi d'une soirée à laquelle
établit conviés avec tout le corps diplomatique,
plusieurs centaines des personnalités marquan-
tes du monde 'politique, financier, littéraire, ar-
tistique, universitaire, ainsi que de la colonie
française. Mme Bourdon, de l'Opéta, devait se
f aice entendre à la soirée, mais, indisposée au der-
nier moment, elle a été remplacée par la canta-
trioe bien connue, Mme Félici'e de Kaszowska,
ainsi que par ta. baronne de Rosen qu'on, avait
déjà beaucoup applaudie dans des lieder suédois
à. la réception de son aucustc comnatriotc. Les
deux artistes- ont eu le plus vif succès. Sut
quoi, l'on dansa jusqu'au ma.tin. M. Du.
INFORMATIONS
Avant-hier .a eu lieu une soirée yougoslave,
organisée par l'Association philotechnique de
Bc-ulofjne-s'ur-Seine, en présence de MM. Esint-
sarmarkovitch, conseiller à la légation, et le co-
lonel Preditch, attaché militaire.
M. Arnàoutovitch, chef de l'Office scolaire
yougoslave, a fait une conférence sur la You-.
goslavie, ses luttes pour l'indépendance et l'unité
nationale dans le passé et sa volonté pacifique
d'aujourd'hui. La conférence a été suivie d'une
partie artistique avec le concours de Mlle Con-
teau et de MM. Govin, Markovitch et Spiller,
A l'occasion de l'inauguration du monu-
mient de la Reconnaissance yougoslave en-
vers la France, le roi Alexandre a décoré 3e
la grand'eroix de la Couronne yougoslave," ̃̃̃
M..Charles Loiseau, l'écrivain français bien
connu, et un des plus anciens amis de la na-
tion yougoslave.
Un. dîner a été donné sous la présidence.
de AL Ruthiven.Stuart, président de la Société
des Ecossais de Paris, en l'honneur de Sir
James Colquhoun of Luss Bt.
DEUIL
Un des peintres îles plus estimés de 4'Ecole
bordelaise, Hubert Gauthier, vient de mourir,
à l'âge de cinquante-huit ans. Originaire de
Norndieu (Lot-et-Garonne), il était depuis
1900 professeur à l'Ecole des beaux-arts de
Bordeaux.
Le chevalier Francisco de Ipanema Mo-
reira s'est éteint, à Paris, dans sa quatre-
vingt-huitième année.
Nous apprenons la mort de M. Albert
Cuvillier, maire du 12" arrondissement de Paris,
officier de la Légion-d'H 01111 eu r, décédé à Paris.
Notre oonfirère M. Daniel Cousin, cheva-
lier de la Légiou-d'Honneur, membre de l'As-
sociation^ des journalistes sportifs, est décédé
hier à rage de 59 ans.
On annonce >la mort de Mme Michel Ca-
ramano, née Zervudachi, veuve de l'ancien con-
sul de Grèce à Paris.
Ou annonce la mort à Gruffy (Haute- Sa-
voie). dont il était maire depuis onze ans. de
M. Antoine Emonet, directeur" honoraire d'école,
conseiller d'arrondissement d'Albv-sur-Chéran.
Ainsi que nous l'avons annoncé hier, les' <
-obsèques du général Berdoulat. ancien Rouiver-
Heur -militaire de Paris, grand-croix de la Lé-
igion-d'Honneur, ont été célébrées, en. la cha-
pelle du Val-de-Grâce, en .présence d'une assis--
tance très nombreuse de personnalités civiles et
militaires.
Le Président de la République était représenté
par le général La s son. M. Maginot, ministre de
la guerre, était présent. Le capitaine Tordo, re-
présentait M. Rieolfi. sous-secrétaire d'Etat à la
guerre le capitaine Daru, le ministre des colo-
nies le lieutenant de vaisseau Michaud. le mi-
nistre de la marine; M. Roussel le Roy, consul
de France, je ministre des affaires étrangères; le
général Pujo, le_ ministre de l'air.
Le cercueil a été transporté à Reims, où.aura
lieu l'inhumation.
Saimprê.
Le X' anniversaire de l'Union catholique
d'études internationales
L'Union catholique d'études internationales a
célébré, hier, le dixième anniversaire de sa
fondation.
Le matin, une messe fut célébrée en la cha-
.pelle des Carmes par S. Gr. Mgr Besson, évê-
qu« de Lausanne, Genève et Fribours; le R. P.
de La Brière prononça l'allocution, de circons-
tance.
L'après-midi, en la salle des Actes de l'Insti-
tut catholique, eut lieu «ne grande séance que
présjda S. Em. le cardinal Verdier, assis-îé de
S. Exc. Mgr Maglione, nonce apostolique LL.
GG. NN. SS. Baudrillart, Besson, Chaptal et
Zavoral. Sur l'estrade, on remarquait égale-
-roent NN. SS. -Beaupin, Pruncl et de La Se-nx-.
M. Gpnza.guie de Reynokl et des représentants.
̃du ministre des affaires étrangères, ainsi que
des ambassades et .légations étrangères.
Après quelques mots de M. Paul Fournier,
membre de l'Institut et président du groupe
f'KUiçais de l' « Union », Mgr Beaupin, secré-
taire général de l'Union catholique d'études in-
ternationales, présenta" dans tin rapport subs-
tantiel, le bilan de l'œuvre depuis- sa fondation.
Il rappela quelques-unes des interventions effi-
caces de l' « Union », notamment à propos
des Lieux saints, de la coopération intellec-
tuelle, de l'-esclaivagie, de la lutte contre l'opium.
M. Lcfebvrc-Dibon parla ensuite de la Ligue
des catholiques français .ppinr la justice et la
paix internationales M. Riickl prit la parole au
nom des groupes nationaux étrangers de
̃l'Union. Puis, dans une remarquable allocution,
M. GonzîiRue de Reynold, président général de
l'Union, rendit hommage à l'activité du groupe
français. Enfin, S. Em. le cardinal Verdier re-
mercia tous les orateurs, félicita l'Union de
l'œuvre accomplie et de mettre en reldef les
principes de justice et de paix sans oublier- de
prudence. « Peu d.c connaissance mutuelle,
dit-il, éloigne les peuples de la paix beaucoup
de connaissance mutuelle les .ramène à ̃ la
paix. >
ACADEMIE DES INSCRIPTIONS
ET BELLES-LETTRES
Séance du 28 novembre
Présidence de M. René Dussàud." =:~ :i-
M. Dussaud prononce l'éloge funèbre du pro-
fesseur Pio Rajiui, sénateur du royaume d'Ita- '̃
lie, membre associé de la Compagnie, mort ré»
cemment à Florence.
Présentations d'ouvrages. M. Henri Omont
présente de la part de M. André Pascal (le doc-
teur Henri de Rothschild), un recueil intitulé
Les autographes de Corneille. C'est, dit-il, la
réalisation d'un projet suggéré il y a quinze
ans par M. Emile Picot, auteur de la Èibiio~
graphie cornélienne. Ce volume contient la re-
production en fac-similé de seize lettres ou
pièces autographes de Pierre Corneille, datées
de 1648 à 1678, et conservées à la Bibliothèque
nationale, à Saint-Geneviève, aux archives dé-
partementales de Rouen, au British Muséum et
dans la collection de M. de Rothschild. Le texte
de ces seize lettres ou pièces a été soigneuse-
ment établi ict accompagné d'un commentaire
par M. Gaucheron. archiviste paléographe et
secrétaire d'ambassade.
M. Brtuiot présente le tome VI de la
Grammaire historique de la langue française,
qui termine l'œuvre admirable commencée il
y a trente ans par le savant danois, M. Xyrop,
membre associé de l'Académie.
Comité secret. L'Académie se constitue en
comité secret pour entendre les rapports de la
commission chargée de présenter des candidats
aux sièges vacants de membres correspondants
et associés.
A l'Exposition coloniale international!
Le commissariat général de l'Exposition co-
loniale internationale avait invité tous les di-
recteurs des journaux parisiens, quotidiens,
d'information et d'opinion, et les directeurs des
agences d'information à visiter hier les chan-
tiers de l'Exposition.
A i3 heures, un déjeuner a eu lieu sous la
présidence du maréchal Lyaute-y, commissaire
général.
Au dessert, le' maréchal a remercié la presse
parisienne du concours aussi désintéressé qus
continu qu'elle apporte à la propagande de FExi
position.
M. Henry Simond a répondu au maréchal en
exprimant son admiration à l'égard de l'Exposi-
tion dont l'état avancé des travaux l'avait frappé
et, se faisant l'interprète de tous ses confrères,
M. Siinond a donné au maréchal l'assurance"
que la presse bout entière continuerait comms
par le passé, à servir la grande cause nationale
de l'Exposition. 11 a terminé en disant que la
presse ne pouvait que :-e féliciter de se
ranger aux côtés d'un homme dont le passé
avait été tout entier consacré à la .gloire, du
pays-
Nouvelles ''de TÉtranger
Allemagne
La situation politique
Après les conversations qui ont' eu lieu, hier,
entre le chancelier Brûning et les chefs de la
social-déinotrate, on envisage, dans les milieux,
politiques, avec plus d'optimisme la situation.
On pense, en effet, qu'au prix de certaines
concessions les social-démocrates donneront
leur soutien aux projets de lois du gouverne-
ment et qu'en conséquence celui-ci l'emportera,
malgré la défection du parti de l'économie na-
tionale, par une majorité d'une quinzaine de
voix.
Pour les points du programme où l'accord
serait impossible à réaliser avec la social-dé-
mocratie, et pour ces points-là seulement, on
recourrait au système des décrets-lois.
M. Hugenberg réclame la liberté
des armements
M. Hugenberg, chef du parti nationaliste, a
adressé un télégramme au chancelier, deman-
dant, en raison de l'attitude attribuée à la
France et aux pays qui la soutiennent, la li-
berté d'armement pour l'Allemagne.
Si ce droit n'était pas reconnu par les signa-
taires du traité de Versailles, l'Allemagne de-
vrait se retirer de la Société des nations.
Italie
Condamnation au domicile forcé
L'agence Stefani annonce que la commission
du « Confino de la province de Milan a
condamné à cinq ans de confino (domicile forcé),
le professeur Ernesto Belloni, ancien podestat
de Milan. La même commission a condamné à
la même peine l'ancien ministre Bellotti pour
son activité antifasciste.
Les députés réduisent leur traitement
Les membres de la Chambre des députés ont
voté une réduction de 12 d? leur traitement.
Autriche
La situation parlementaire
Les pourparlers en vue de la constitution
d'une majorité parlementaire se sont poursui-
vis, hier, entre les trois partis non socialistes,
sous la présidence de M. Vaugoin. Les pour-
parlers seront repris cet après-midi, après que
les délégués des trois partis en auront référé
dans la matinée, à leur club respectif.
Un communiqué officiel fait entrevoir la con-
clusion rapide de ces négociations.
Dans les cercles chrétiens-sociaux, on croit
savoir que le"conflit persiste entre le bloc Scho-
ber et le Moc des Heimwehren au sujet de l'at-
tribution du portefeuille de l'intérieur que tous
deux revendiquent..
D'autre part, le bloc des Heimwehren a cons-
titué sian club parlementaire sous la présidence
du député Hueber, actuel ministre de la justice.
Russie
Le procès des contre-révolutionnaires
L'agence Tass publie encore de longues infor-
mations sur le procès des contre-révolutionnai-
AU SÉNAT
Séance du 28 novembre
La Haute Assemblée a siégé hier exception-
nellement pour discuter et voter des projets
financiers concernant lîexercice financier de
1929 et en terminer avec l'interpellation con-
cernant les mesures que compte p'rendrele' gôù-'
vernement pour remédier à la situation désas-
treuse des finances communales.
La séance était présidée par M. Paul Dou-
bler.
On aborde la discussion des trois projets
financiers tendant à reporter à l'exercice 1930-
1931 un crédit de 1.300.000.000 de francs.
Le .rapporteur général se borne, en deman-
dant le vote des projets, à constater que l'on
y prévoit ie développement des travaux pour
l'aménagement du Rhin et aussi du Rhône. Il si-
gnale aussi le report de 622 millions pour la
défense nationale, ce qui l'amène à demander
que l'on renonce aux anticipations en ramenant
les reports à ce "qui est raisonnable.
M. Germain-Martin, ministre du budget, tout
en demandant le vote des projets, «reconnaît
que certaines observations sont justifiées et si-
gnale que, dans le budget de IO31> il s'est em-
ployé à comprimer certaines dépenses. Quant
au texte législatif, il félicite M. Charles Du-
mont d'être allé au-devant de ses désirs.
Finalement, le premier projet est adopté par
280- voix contre 19 et le second par 277 voix
contre 30.
On reprend la suite de la discussion des in-
terpellations sur les moyens à employer pour
remédier à la situation financière des départe-
ments et des communes.
M. Germain-Martin dit ce qu'il compte faire
pour trouver des taxes de remplacement. Il exa-
mine après les divers systèmes proposés par
MM. Mario Roustan, Mounié, Lécuyer et
Emile Sari. Le ministre montre les suggestions
de ses services, qui sont au nombre de trois.
En premier lieu, on maintiendrait jusqu'en 1935
le système actuel 2" la recette qu'on envisa-
gerait serait une taxe sur les valeurs mobi-
lière s'attachant à la valeur locative réelle
3° on substituerait à la patente Une taxe indé-
pendante de tout principal fictif.
Puis le ministre parle de la Caisse d'avances
que le gouvernement a tenu à incorporer dans
son programme d'outillage national.
M. Joseph Caillaux approuve le ministre, af-
firmant que la Caisse doit être alimentée par
l'Etat.
La suite de la discussion est renvoyée à mardi
prochain, d'accord avec M. Néron, auteur d'une
interpellation sur le reboissement, qui viendra
aussitôt après.
Prochaine séance mardi 2 décembre, à 15
heures.
La commission de la marine réunie sous la
présidence de M. Bergion a entendu une
communication de M. Bergion, sur la célé-
bration du centenaire de la fondation de
l'Ecole Navale. M. Brindeau a donné lecture
de son rapport sur le projet de ioi relatif à
la navigation côtière, et M. Le Moignic de
son rapport sur le projet de loi relatif à
l'avancement des commis et agents techni-
ques de la Marine. Les conclusions de ces
deux rapports ont été dpprouvét;s.
Le président a fait connaître qu'à la suite
de son entrevue avec M. Tardieu, cclui-çi
serait entendu par la commission le 3 dé-
cembre prochain sur la question de la défense
de la Corse.
UN INCIDENT AU CONSEIL MUNICIPAL
Au cours de la séance du Conseil municipal,
hier soir, un assez vif incident s'est produit.
Un élu communiste, M. Joly, est monté à la
tribune
renfermant des allégations désobligeantes *»
l'égard des membres du Conseil municipal.
« Le bureau a-t-il provoque des explications
de la part des auteurs de ces articles et notes?
a dit M. Joly. Dans la négative, nous lui deman-
dons de le faire, sans tarder, et de faire con-
naître publiquement les .résultats de cette en-
quête. »
M. Jean de Castellane, président du Conseil
municipal, déclara qu'il n'avait pas eu connais-
sance des articles mis en cause et qu'il déférait
à la demande qui lui était adressée. Cette dé-
claration n'a pas paru suffisante à MM..Conte-
not, vice-président, et Levillain, secrétaire, qui
res. Les dépositions d'hier n'apportent rien de
nouveau. Le tribunal a décidé qu'une au-
dience à huis clos serait consacrée à la dé-
termination de la personnalité des agents fran-
çais et à l'examen d'autres questions relatives
au travail d'espionnage du parti industriel et
des agents de l'état-major français.
La révolte des paysans
Le correspondant du Daily Mail à Riga an-
nonce que, suivant des informations reçues de
la frontière russo-latvienne, les agents du Gué-
péou ont réprimé la révolte des paysans de
Russie blanche qui, depuis cinq semaines, brû-
laient leur lin plutôt que de le laisser confisquer
par le gouvernement.
Suivant des rapports sérieux, plus de 1.000
paysans auraient été tués et 4.000 membres de
leurs familles déportés.
Des garde-frontières ont vu hier 150 pay-
sans escortant des charrettes dans lesquelles se
trouvaient 15 cercueils; le cortège alla au pas
jusqu'au cimetière, sans les chants et les pleurs
habituels, sans pope et sans porte-croix. Un des
paysans dit aux garde-frontières que les cer-
cueils contenaient les corps des fils aînés de
15 famille qui avaient brûlé leurs récoltes de lin.
Turquie
Dans le parti populaire
Selon des bruits dignes de foi, venant d'An-
kara, le parti populaire se scinderait en trois
groupes: la gauche, le centre et la droite, aux-
quels adhéreront librement les députés selon
leurs convictions personnelles et leur pro-
gramme politique.
Ces trois groupes resteraient néanmoins affi-
liés au parti populaire. Quatre députés libéraux
ont réintégré le parti populaire. Les députés li-
béraux restants ont formé un groupe d'oppo-
sition et ont élaboré des propositions tendant à
la modification de certaines lois.
Egypte
Le maréchal Franchet d'Esperey au Caire
Notre correspondant du Caire nous télégra-
phie
M. Gaillard, ministre de France, a donné,
jeudi, en l'honneur du maréchal Franchet d'Es-
pérey, un dîner auquel ont assisté: Sidky pa-
cha, premier ministre Sir Percy L. Loraine,
haut-commissaire britannique, et le chef du Ca-
binet royal. Une réception brillante a réuni, ven-
dredi, à la légation de France, les notabilités
égyptiennes et françaises. Berthev.
Brésil
Prochain départ >
de la mission navale américaine au Brésil
On mande de Washington au Moming Post
Le gouvernement .brésilien a notifié aux Etats-
Unis la suppression de la section navale améri-
caine qui "existait au Brésil depuis 1922, en don-
nant comme raison officielle de cette décision
qu'elle est prise par mesure d'économie adminis-
trative. On s'attendait à celle suppression en
raison de l'irritation qu'avait éprouvée le gou-
vernement actuel, lorsqu'il n'était qu'une organi-
sation révolutionnaire, de l'embargo américain
sur les armes.
sont venus à leur tour insister pour que l'en-
quête réclamée soit sérieusement menee.
« C'est ce que j'ai dit, a souligné M. de
Castellane.
Et le Conseil a poursuivi l'examen des ques-
tions inscrites à son ordre du jour.
Contre la licence des rues
Les déclarations de M. Chiappe
M. Fcrnand-Laureirt a, ainsi que nous l'avons
indiqué hier, posé une question au préfet' de
police sur la licence excessive de l'affiche, du
livre et du prospectus- sur la voie publique, et
plus généralement sur les mesures qu'il comp-
tait prendre pour assurer, dans l'avenir, plus
complètement encore qu'aujourd'hui, la propreté
morale de Paris.
Et en se défendant d'être trop rigoriste, de
faire du puritanisme, M. Fernand-Laurent a
dit qu'il entendait seulement dénoncer des abus,
s'attaquer à l'obscénité sous toutes ses formes
publications, livres, images, photographies, etc.,
etc. Enfin, il s'est élevé contre la « licence
orale » dont les rues donnent trop souvent le
spectacle.
M. Jean Chiaippc, répondant à cette question,
a fait une -révision complète de tout ce qui me-
nace, de quelque manière que ce soit, non seu-
lement l'hygiène morale, mais aussi la vigueur
physique et le rayonnement intellectuel de Paris.
Elargissant le débat, il a imaginé une prome-
nade à travers Paris, où il a examiné, point
par point, tout ce qui outrage ou inquiète la
décence, la pudieur et les bonnes mœurs. Tout
d'abord, il établit une discrimination entre tes
ouvrages licencieux qui ne contiennent que de
l'imprimé, sans gravure ni dessin, et l'ouvrage
illustré.
Dans -le premier cas, le livre ne conieuatit
que Ae l'imprimé tourbe soins le coup de la loi
du 29 juillet 1881, sur 'la liberté de la presse
et relève de la compétence de la cour d'assi-
ses. Mais le parquet hésite bien souvent à l'y
envoyer.
A'pxcs avoir indiqué comment pouvait s'exer-
cer la surveillance sur les spectacles, M.
Chiappe a conclu en montrant que le bon re-
sïom de Paris ne faiblissait pas au dehors puis-
que la population écolière venant de l'étranger
s'accroissait d'année en année. Et il a conclu
en disant:
Vivons selon notre ranpr -et notre race. Les
terroirs de notre patrie ne produisent ni opkim,
ni coco. Ils donnent de bous vins et des fruits
délectables. Notre population parisienne a été
formée par des Auvergnats, des Bordelais, des
Bourguignons, des Bretons, des Champenois,
des Provençaux j'en passe et des meilleurs
qui représentent la volonté de travail dont
est née et dont se nourrit la plus prestigieuse
̃capitale de l'univers. L'énergie, l'intelligence,
k force créatrice illustrée par ce grand nom
Paris, comment supposer que l'appel d'-une quel-
conque sirène, les peut séduire et mettre en
danger?
Le vice n'a guère de prise sur ces cœurs
bien placés et le travail est un antidote souve-
rain. Non, c'est du côté des oisifs qu'on oeut
vous dénoncer quelque maladie ou quelque mau-
vais atocès. Ne vous effrayez pas et laissez ve-
nir le chirurgien. Il vous
n'en est pas sérieusement atteinte. Les cordons
sanitaires que j'établis autour des foyers d'in-
fection empêchent désormais toute contamina-
tion. C'est une affaire de vigilance, de clair-
vovance, de sévérité.
Nous nous y employons de toutes nos forces;
mais nous nous gardons de passer la mesure
et de tomber dans l'excès contraire.
Ni rigorisme, ni licence, mais la liberté, la
bonne et saine liberté pour tou* ceux qui eu
sont dignes, afin- de leur laisser au moins une
ville au monde où 'l'homme bien portant puisse
encore, aiprès- son. effort quotidien, apprécier
librement et goûter à loisir la joie de vivre, où
il puisse sans contrainte, sans restrictions, sans
prohibitions, sans autres- freins que le souci de
sa santé et le .r-espect de l'ordre TittbKc, vivre
à sa Kuise! 1
C'est cette joie de vivre que nous avons
toujours offerte et voulons encore offrir à nos
frères et à nos hôtes parce qu'elle est 3e meil-
leur et le plus honnête complément à la splen-
deur intellectuelle et artistique de notre capi-
tale; parce qu'elle est le meilleur et le plus
honnête délassement dû à 'la somme de travail
que produit chaque jour Paris, ville de beauté,
1 ville de labeur et de saine allégresse.
Le discours de M. Chiappe a été vivement
applaudi par toute l'assemblée.
Arrestation de M. Otistric
et de trois coulissiers
Hier soir, sur mandat et M. Audibert, juge
d'instruction, M. Albert Ouslric cf treis ban-
quiers coulissiers ont été arrêtés. Vers 18 h, 30,
MM. Oustric et Paul Bloch lurent amenés au
cabinet de M. Audibert, qui Je:; plaça sous man-
dat de dépôt, à la prison de la Sant'é.
M. Oustric a déclaré que Al' Bizos était char-
gé de- sa défense, et M. Paul Bloch a choisi, de
son côté, M' Pierre Masse,
MM. Drieu et Albert Meunier ont été arrê-
tés un peu plus tard et envoyés au Dépôt.
Ces arrestations n'ont pas été ordonnées par
M. Brack, le juge chargé d'instruire les plaintes
du ministre des finances, de. M. Vuillaume et
de MM. de Rivaud et Thierrée. Elles sont moti-,
vées ,par la vieille affaire Maixandeau, qu'il im-
p-orte de rappeler brièvement
En 1927, les financiers Maixandeau et Torel
avaient placé dans le public un grand nombre
de titres sans valeur.
M. Villette, alors juge d'instruction, 'fit arrê-
ter les deux [financiers et aussi M. Rochette, qui,
agissant en qualité de publiciste financier, rédi-
geait dans l'organe des deux inculpés, Bonne
et Finance, des articles préconisant l'achat des
valeurs en question.
Le rapport, dont furent chargés MM. Doyen
et Guillaume Robinet, fut long à établir, si long
même que, finalement, M. Audibert, qui avait
pris la suite du cabinet
provisoire des inculpés, M. Maixandeau restant
d'ailleurs à la Santé pour d'autres escroqueries.
Le rapport des experts fut enfin déposé, au
mois de juillet dernier, le jour où M. Audibert
partait en vacances.
Le magistrat en prit connaissance à son retour
et il constata que les experts mettaient en cause
de nouveaux financiers, trois banquiers en va-
leurs, MM. Oustric, Btdel, A. Meunier, et deux
coulissiers, MM. Drieu et Pau! Bloch.
Les experts expliquaient notamment que des
ristournes avaient été versées à M. Maixandeau
sur des achats de titres, les cours des valeurs
étant absolument fictifs et majorés de façon que
la ristourne fût réglée, non pas par le banquier
vendeur, mais par le client lui-même.
Le cas particulier de M. Oustric porte sur
une valeur appelée la Borvvisk française. Une
convention avait été passée, ̃̃paraît-il, entre M.
Maixandeau et M. Oustric pour assurer au pre-
mier une commission de 75 francs par* titre pla-
cé, la moitié du bénéfice devant, en outre, être
versée pour les actions vendues au-dessus de
300 francs.
On a saisi une lettre du 2g mai 1926, adressiî
par le journal Bourse et Finance à la banque
Oustric, lettre accusant réception d'une ristour-
ne de 150.975 fr., ayant trait au placement de
2.015 actions Borwisk!
Et le. rapport relevait à la charge des incul-
pés un démarchage excessif, une publicité ten-
dancieuse de Bowse et Fina»ce (les articles 'de
M. Rochette), une, présentation spéciale de la
cote publiée par ce journal, qui faisait appa-
raître des valeurs de « pieds humides > parmi
des titres sérieux, enfin -des cotations fictives.
Mais quel était le principal intéressé à l'écou-
lement des titres ?
Il sembla, au parquet, que c'était M. Oustric.
M. Fontaine, substitut chargé de suivre l'affaire,
délivra en conséquence un réquisitoire supplétif
relevant contre M. Oustric le délit d'escroque-
ries, en qualité d'auteur principal, le coulissier
étant seulement complice.
M. Fontaine releva également le même délit
contre les deux autres (banquiers, KLM. Bedel eL
A. Meunier, et contre un cculissier, M. Paul
Bloch, maire de Cormeilles-cn-Parisis.
M. Audibert, saisi de ce réquisitoire, inculpa.
On sait le reste.
Ajoutons que M. Brack a entendu, hinr, M.
Gualino, 'banquier italien, administrateur de la,.
:Ho!ding française.
UN DEPUTE INCULPE D'ESCROQUERIE
M. Philippe Dela'barre, député de la première
circonscription de Meaux, vient, sur .réquisitoire
de M. Pressard, .procureur de la République,
d'être renvoyé en police correctionnelle, par _M.
Brack, juge d'instruction, sous l'inculpation
d'escroquerie.
En garantie d'un prêt de 200.000 francs qu il
avait obtenu d'un propriétaire, M. Roux, M.
Delabarre avait remis wi supplément d'une
hypothèque, trois traites d'une valeur to-
tale de 175.000 francs et portant la signature
de M. Cornu qui était débiteur à son égard
d'un complément de prix pour une ferme ven-
due par le député.
Lorsque M. Roux présenta la première traite
de 55.000 francs .reçue en garantie, elle ne fut
pas payée. M. Delabarre avait, de soncôté, fait
présenter .une traite de même valeur à M. Cor.
nu. L'enquête établit aussitôt que les trois trai-
tes remises par M. Dclabanre eu garantie à M.
Roux portaient de fausses signatures de
M. Cornu. ̃ :[' Chres-
M. Dolabarre, qui a comme avocat M* Chres-
tei'l, a protesté de sa bonne foi. 11 a .refusé de
faire connaître la personne qui lui aurait remis
les traites fausses. f
M. Delabarre, élu pour la première fois en
1928. est inscrit au groupé radical-socialiste. Sa
situation était très obérée. On a vendu derniè-
rement tous ses biens, notamment la ferme de
Largillière, située à Claye-Souiliy. M. Dela-
ïarre, qui habitait Claye, dont il était maire, a
déménage pour venir résider à Pomponne, près
de Lagny. Ancien élève de l'Ecole de Grignon,
ingénieur agricole. M. Delabarre a fait brillam-
ment son devoir pendant la guerre. Blessé1 trois
fois, il gagna la croix de guerre et la croix
d'honneur et fut évacué en 1918.
FAITS "DIVERS
Paris et Banlieue
Arrestation d'un assassin présume. On
a arrêté, hier, sur le champ de courses de Vin-
cennes, un Arabe, Dresis Ben Mohamed, aux
identités multiples. qui a subi dtja six con-
damnations sous différents noms. Les poli-
ciers le soupçonnent d'être 1 assassin de
Mme Delaure, qui a été trouvée tuée dans
son débit de vins au 100, rue de Ponthieu.
La brocanteuse avait été assassinée.
Nous avons signalé, hier, le cambriolage
commis chez Mme Augustine Mauger, bro-
canteuse, demeurant à Maison-Aifort, et la
disparition de cette dernière. Hier on a décou-
vert son corps dissimulé sous nu tas d'objets
amassés. La malheureuse avait été assassi-
née.
Une pluie de boue est tombée sur Paris.
Une violente pluie de boue est tombée hier
sur Paris, forçant les passants à chercher
des abris pour préserver leurs vêtements.
C'étaient de larges gouttes d'eau trouble qui
laissaient, en séchant, sur les toits. les fa-
çades et les vitres exposés au vent, une
poudre impalpable d'un jaune -oujreâtre.
Ce phénomène s'est déjà produit plusieurs
fois en France, notamment sur le littoral mé-
diterranéen, en 1926» et sur le département
de l'Yonne, en 1028. La boue séchée fut alors
analysée et le cheniin qui l'avait amenée en
France fut reconstitué.
Des régions sèches et très chaudes, les dé-
serts de l'Afrique du Nord et de l'Arabie, par
exemple, sont balayées par des vents qui en-
traînent les plus fines particules du sable. Ces
vents, réchauffés au contact de la terre brû-
lante, montent suivant la loi des densités et,
conservant leur chargement de sable, attei-
gnent rapidement une grande hauteur 5.000
ou 6.000 mètres.
Départements
Arrestation d'un maire. La gendarmerie
de Tarbes a mis en état d'arrestation le
comptable Jean-Marie Vilhaç, quarante-sept
ans, 4, rue Massey, recherché par le parquet
de Reims depuis le 26 octobre dernier. Vilhac,
maire de Lhéry, près de Châlons-sur-Marne,
s'était approprié le montant d'une sous-
cription au profit de la caisse départemental?
d'incendie, s'élevant à 2.057 francs.
On trouve des épaves provenant de l'hyv
dravion italien. M. Marins Pierre, qui
chassau sur la plage de Fos-sur-Mer, à
recueilli diverses épaves qui semblent pro-
venir des débris d'un fuselage d'avion. Tout
fait croire qu'on se trouve en présence d'une
partie de l'hydravion italien quadrimoteur qui
s'est perdu en Méditerranée, ces jours der-
niers. avec ses huit passagers.
Pour les victimes des tempêtes
M. Louis Rollin, ministre de la marine mar-
chande, a fait connaître à" la Fédération natio-
nale des journaux français la décision du gou-
vernement d'organiser, ..pour le dimanche 30 no-
vembre, une Journée nationale en faveur des fa-
milles des marins bretons disparus dans les ré-
centes tempêtes.
L'objet de cette Journée nationale est double:
^lle sera im hommage aux marins disparus (ils
'spnt plus de deux cents) et à leurs familles, dont
là 'résignation et la dignité dans le malheur ne
doivent pas faire oublier la détresse. D'autre
part, elle permettra de recueillir des fonds qui
viendront compléter l'assistance de l'Etat.
LA CURIOSITÉ
Avec la vente Doucet, M" Lair Dubreuil et
Henri Baudoin inauguraient le grand hall de la
Galerie Petit, nouvellement aménagé au goût du
jour. Il est certain que de très heureuses amé-
liorations ont été obtenues, notamment celle de
l'éclairage, qui fut des plus appréciés, tant par
le public que .par. les commissaires-priseurs et
l'expert. On était venu nombreux se partager les
pièces qui auront eu l'honneur d'appartenir à la
collection J. Doucet et, comme il convenait, les
enchères, auxquelles le Louvre prit une grande
part, furent des plus chaleureuses. En effet, avec
les deux magnifiques sculptures offertes ipar
Mme Jacques Doucet en mémoire de son mari,
d'autres pièces importantes vont entrer dans
nos collections nationales, notamment un vase
̃balustre en terre et émail de la Mésopotamie,
dixième et onzième siècle, qui atteignit 81.000
francs l'une des grosses adjudications de la
vente. Entre autres beaux prix, citons encore
pour des miniatures persanes, Portrait d'un
prince turc assis/ un album sur ses genoux,
140.000 f.r.; Portrait d'un chef blessé, 91.000 fr.,
page de manuscrit provenant d'un Shah Nameh,
87.000 fr.; une autre page du même manuscrit,
61.000 fr., etc.
Malgré cette forte concurrence, l'Hôtel Drouot
était resté très animé et en particulier la vente
̃des dessins et estampes provenant de l'atelier
Steinlen, n'a pas manqué de faire recette. Avec
le calme qui sied à ces sortes de vacations, les
Collectionneurs y ont témoigné de tout l'entête-
ment désirable pour faire réaliser le maximum
à M" Bivort. Pour ̃cette {première vacation, eu
effet, iprès de 100.000 francs furent obtenus, dont
6.100 francs de la suite de douze dessins à la
plume pour la Danse macabre.
'Chez M" Gabriel, où la vente après décès de
Mme veuve M. commençait .par les bijoux, une
paire de boucles d'oreilles avec 'brillants fut
payée 11.000 francs, et M" Ffagel, terminant la
dispersion de la colleçtioirCalvet, eut à adjuger
2.650 francs une paire de (pistolets dix-huitième
siècle, qui auraient appartenu au bailli de Suf- f.
fren. Résultats satisfaisants également chez M*
Giard, qui obtint pour un surtout en bronze ci-
selé et doré, 5.600 francs; deux bergères, époque
Louis XVI, 4.000 francs une table coiffeuse,
époque Louis XVI, 2.500 francs une petite com-
mode, époque Régence, 2.105 francs; une am-
phore en terre cuite, époque grecque antique,
3.000 francs; une petite statue de Bacchus ado-
lescent en marbre, époque romaine, 2.000 fr.
Notons enfin qu'entre autres livres vendus par
M" André Couturier, les œuvres de Racine, pre-
mier tirage de l'édition de 1768, dans une reliure
de l'époque, firent 1.700 francs. C. P.
Prochaines ventes »
Dimanche 30. Hôtel Drouot, salle 6, exposi-
tion d'objets -d'art anciens, dessins, pastels et
tableaux anciens, argenterie ancienne, porcelai-
nes et faïences, bois sculptés, bronzes, pendule,
sièges et meubles anciens, tapis d'Orient, appar-
tenant à Mlle Paulette Darty. M' André Des-
vonges et M. E. Pape.
Salle 12, exposition de beaux tapis de Perse
et du Turkestan (Férahan, Chiniz, Cinné. Ha-
madan, Sarouk, Tebriz, Meched, Kirman, Heriz
et Boukhara), appartenant à lady Batcheler. M'
Ch. Dubourg, et M. J. F.nkiri.
Galerie Georges Petit, exposition d'objets d'art
et d'ameublement, tableaux provenant de la col-
lection de M. T. D. M" Lair Dubrcitil et Henri
Baudoin. MM. Ferai. Catroux et Mannhcim,
<=
Demain dimanche également, M' Robert Bi-
t/non présentera, salle 1, pour y être disperse
lundi, un bon ensemble d'art et d'ameublement
avec, en outre, des fourrures et quelques beaux
bijoux, tels que colliers ornés de turquoises ou
d'émeraudes, bagues en platine brillant solitaire,
barrette et broches ornées de brillants, boucles
d'oreilles gros (brillants, bracelets saphirs et 'bril-
lants, C:tC.
Entre autres objets d'art on y remarquera une
petite pendule en Saxe et des coupes en Sèvres,
des statuettes cl coupe en «bronze, édition Bar-
bedienne un groupe « Chasseurs et chiens »,
signé Mène; puis, .parmi les objets d'amcuble-
ment, de beaux lustres des maisons Gagneau et
Nelson, et, dans une importante réunion de siè-
ges et mculiles d'époque ou de style, deux sa-
Ions Louis XVI couverts en tapisserie d'Aubus-
son des fauteuils Régence; une chaise longue
de chez .lansen; un beau lit de repos, style
Louis XIV tal)les époque Louis XV, en mar-
queterie hollandaise; importante vitrine bois de
rose; conunode dix-huitième siècle; psyché Em-
pire, etc. Cet ensemble se complète d'une an-
cienne tapisserie verdure d'Aubusson et de tapis
d'Orient.
« u
..Par suite de décès, autre exposition intéres- i
saute ipour demain, salle 14, où se trouvera réuni j
un beau mobilier moderne que M' Roger Appert
dispersera lundi. A signaler notamment, avec de
bons ameublements de bureau, salon, salle à j
manger et chambre; un piano quart-queue de
Steiiïway, presque à l'état de neuf. Ou y trou-
vera également un choix varié de belles four-
rures, entre autres une ccharpe en vison;* un col
d'hermine et un manteau loutre d'Hudson.
COLLECTION MICHEL PELLETIER
Les amateurs de haute curiosité à leur tour
vont avoir cette occasion qui devient pour eux
si .peu fréquente de pouvoir enrichir leur collée-
tion de quelques chefs-d'œuvre de qualité. AI"
R. Homard et Lair Dubreuil avec, pour les as-
sister, les experts MM. Ferai, Catroux et Mann-
liçitti, disperseront, mercredi, salles 5 et 6 réu-
nies, la belle collection formée par M. Michel
Pelletier, bien connu cour avoir apporté le goût
le plus sûr à sa connaissance certame du Moyen
âge et de la Renaissance.
Les tableaux y constituent un ensemble d'une
srandc magnificence avec ces œuvres capitales,
telles qu'un ravissant Portrait d'enfant, attribué
à Bourdichon; une belle comi>ositiou biblique,
Tobie et l'ange, attribuée à Bicci deux précieux
volets de triptyque, attribués à Th. Bouts, la Dé-
position de croix et F.cce homo; deux remar-
quables Portraits d'apothicaire, attribués à Van
Clève et se faisant pendants une magistrale
composition allemande de la fin du seizième siè-
cle sur la Légende de Sainte Ursule et les onze
mille vierges; des pages superbes de l'école fla-
mande di< début du seizième siècle, dont cette
Sainte Famille et cette Flagellation du Christ;
des panneaux non moins magnifiques de l'école
florentine et d'autres de l'école italienne -du
quinzième; plusieurs de ces incomparables pri-
mitifs de l'école rhénane, une Présentation au-
temple, de l'école de Tournai, quantième siècle,
nui appartint à la collection du baron Vivant
Denon et dans laquelle on l'avait attribuée à
Van Eyck Adam et Eve, attribués à Memling,
etc., etc.
Quant aux objets d'art, le choix n'est pas
moins merveilleux avec, entre autres émaux
peints et champlevés, cette si précieuse châsse
de Limoges du treizième, et cet important cof-
fret de Pierre Raymond, avec ces marbres et ces
pierres des quinzième et seizième siècles; cette
suite importante de statuettes et groupes d'appli-
ques en bois sculpté; ces quelques meubles de la
plus giandè rareté, tel ce meuble Renaissance
aux: montants ornés de trophées guerriers. Enfin,
pour encadrer un ensemble si magnifique, une
large place ayant été consentie au dix-huitième
siècle, les tapisseries à côté de précieux pan-
neaux flamands du seizième siècle comptent de
ravissantes tentures d'Aubusson à pastorales et
aimables paysages.
Un seul jour d'exposition, mardi, précédera
cette vacation, qui nous réserve quelques enchè-
res sensationnelles.
Les Échos de partout
Il y a Cent Ans
journal des Débats
du mardi 30 novembre 1830
Paris, 29 novembre. Un individu qui pas-
sait pour indigent est mort à Saint-Omer, lais-
sant vingt mille francs en iliards, ce qui fait
un million six cent mille liards.
Variétés. Les Quatre Stuarts, par M. de
Chateaubriand.
Voici un ouvrage qu'on peut dire de cir-
constance. Dès le temps de M. de Villèle, il
courait dans le .public un pressentiment vague
que des Bourbons finiraient comme les Stuarts.
Ce fameux ministre persuada aux Bourbons
qu'un coup de main hardi achèverait l'œuvre
des finesses. Un fanfaron et quelques fanati-
ques se chargèrent de ce coup de main. Le
fanfaron, pour l'honneur d'avoir un duel avec
une grande nation; des fanatiques, par ce faux
principe d'obéissance qui pousse un esclave à
tuer son maître quand celui-ci le lui ordonne.
A présent, les uns sont au fond d'un donjon
sous île poids d'une accusation capitaJe, les
autres s'en sont allés rejoindre le vieux roi
exilé, auquel ils n'ont pas eu Je courage de
désobéir dans une action injuste.
Les bons conseils ne manquèrent pas à la
Restauration, ni îles vrais et sincères amis.
Parmi ceux-ci se trouvait un homme qui l'ai-
mait dans sa haute raison comme principe
d'ordre, d'indépendance et de liberté, et qui,
en outre, portait les Bourbons dans son cœur,
parce qu'ils avaient (beaucoup souffert et par
ce penchant des âmes élevées à flatter le
malheur en présence du pouvoir heureux cet
homme, c'était M. de Chateaubriand.
(A suivre.)
Les Filles de la Charité
en Terre*Sainte
Les sœurs de Saint-Vincent de Paul entre
autres oeuvres dévolues en Palestine à leur mis-
sion de charité, dirigent deux institutions im-
portantes l' « Hospice Saint-Vincent de Paul »
de Jérusalem et l' « Hospice français de
Bethléem.
Le premier de ces établissements est la seule
œuvre catholique qui reçoive les infirmes en
Orient. Parmi ceux-ci, beaucoup sont des aveu-
gles qui sont instruits en français et en arabe,
d'après la méthode Braille. Un certain nombre
sont des sourds-muets qui demandent des soins
encore plus attentifs. L'hospice abrite, outre une
quarantaine de bébés, cent soixante-dix jeunes
filles infirmes ou orphelines abandonnées, une
centaine d'orphelins, soixante-dix vieillards ou
infirmes. De plus, un dispensaire, des soins aux
lépreux de la maison municipale de Seloë, la
visite des 'malades à domicile complètent l'oeu-
vre des dévouées religieuses.
I,' « Hôpital français » de Bethléem présente
une variété de services encore plus remarqua-
ble. Commence en 1887, achevé en 1903, il
contient quatre-vingts lits. De plus, le dispen-
saire qui y est joint soigne annuellement quinze
à dix-huit mille malades. D'autres dispensaires,
au nombre de quinze, sont installés dans les vil-
lages disséminés de la montagne. Une institu-
tion bien touchante est celle d'une maternité,
ouverte surtout aux pauvres filles qu'il faut
soustraire aux redoutables conséquences de leur
faute; elle comporte une pouponnière qui re-
cueille les petits abandonnés ramassés sur le
chemin par la police, ou déposés clandestine-
ment à la porte de l'hôpital. Un orphelinat, en-
fin, abrite une quarantaine de fillettes à qui on
enseigne le français et l'arabe, et que l'on forme
aux travaux du ménage,
Pour l'entretien fort onéreux de ce"s deux éta-
blissements si utiles, les sœurs tirent leurs plus
importantes ressources de la libéralité des âmes
généreuses. Mais, depuis que la Palestine est
sous mandat britannique, on a vu fléchir les
œuvres catholiques et françaises dans le pays.
Cet amoindrissement alarme le patriarche de
Jérusalem, Mgr Barlassina, et cause de patrio-
tiques soucis à notre consul.
Nous nous faisons volontiers, auprès de nos
lecteurs, l'écho de cette situation. Il nous suf-
fira de la leur signaler pour que leur charité
s'émeuve et veuille venir au secours de deux
œuvres si chrétiennes et si françaises.
̃ '•• ̃.̃̃••"
é1
Une eau minérale naturelle et vivante s'est
révélée, ainsi que d'attestent de nombreux té-
moignages, d'un effet vraiment merveilleux
l'Hydroxydase. Arthritiques, surmenés, in-
toxiqués, essayez-la. Compagnie de l'Hydro-
xydase, 10, rue Blanche, Paris.
,'•> '̃ •̃•
La situation des femmes anglaises. La
législation britannique actuelle met les fem-
unes 'dans une posture fâcheuse. Une Anglaise
épousant un étranger .perd sa nationalité pri-
mitive. Aussi ila Chain'bre des Communes s'est-
elle émue sa dernière séance a été consacrée
à 'la discussion, d'un projet de loi tendant à
redonjTe.r aux femmes ^britanniques te droit de
conserver leur nationalité quand elles contrac-
tent mariage avec des étrangers, et prévoyant
que les femmes étrangères qui épousent des
sujets 'britanniques ne deviendront pas ipso
facto des citoyennes .britanniques, mais de-
vront faire connaître leu,r désir d'adopter la
nationalité de leur ijiart et effectuer tes démar-
ches exigées des personnes qui veulent se
faire naturaliser.
Miss H«*en Kilkinson, député travailliste, a
appuyé chaleureusement le projet en faisant
remarquer très justement que si elle épousait
par exemple actuellement un Allemand, elle ne
̃pourrait .plus siéger au Parlement, tandis que,
couramment, des députés se marient avec des
étrangères et conservent teur mandat. Les dé-
bats ont également révélé qu'actuellement cer-
taines étrangères de mœurs faciles trouvent
̃des Anglais ipeu scrupuleux qui acceptent de
se 'marier 'avec elles, ,pour de l'argent, ce qui
rend l'impossible l'expulsion de ces femmes -in-
désirables. Le projet a été adopté en deuxième
lecture c'est un succès pour les femmes.
LES AMBASSADES
Très brillante réception, hier après-midi, à
l'ambassade de France, à Londres, où les ama-
teurs de musique française ont entendu et ap-
iplaudi le Quintette instrumental de Paris. Les
excellents artistes qui le composent, MM. Le
Roy, iRené Bas, Pierre Grout, Boulmé et Mlle
Micheline Kaiin, Cfui n'est pas une inconnue à
Londres, où son beau talent de harpiste est
fort apprécié, ont tout lieu de se féliciter de
l'accueil que leur a fait l'auditoire d'élite qui
s'était rendu à l'invitation de Mme de Fleuriau.'
Le ministre de France et la comtesse
Clauzel, qui avaient réuni la semaine dernière,
en une très brillante réception en l'honneur du
prince Gustave Adolphe de Suède, la haute
aristocratie autrichienne, ont donné, en ̃l'hon-
neur du président de la République d'Autriche
et de Mme et Mlles Miklas, un grand dîner
auquel assistaient notamment, le vice-chancelier
et Mime Schmitz, suivi d'une soirée à laquelle
établit conviés avec tout le corps diplomatique,
plusieurs centaines des personnalités marquan-
tes du monde 'politique, financier, littéraire, ar-
tistique, universitaire, ainsi que de la colonie
française. Mme Bourdon, de l'Opéta, devait se
f aice entendre à la soirée, mais, indisposée au der-
nier moment, elle a été remplacée par la canta-
trioe bien connue, Mme Félici'e de Kaszowska,
ainsi que par ta. baronne de Rosen qu'on, avait
déjà beaucoup applaudie dans des lieder suédois
à. la réception de son aucustc comnatriotc. Les
deux artistes- ont eu le plus vif succès. Sut
quoi, l'on dansa jusqu'au ma.tin. M. Du.
INFORMATIONS
Avant-hier .a eu lieu une soirée yougoslave,
organisée par l'Association philotechnique de
Bc-ulofjne-s'ur-Seine, en présence de MM. Esint-
sarmarkovitch, conseiller à la légation, et le co-
lonel Preditch, attaché militaire.
M. Arnàoutovitch, chef de l'Office scolaire
yougoslave, a fait une conférence sur la You-.
goslavie, ses luttes pour l'indépendance et l'unité
nationale dans le passé et sa volonté pacifique
d'aujourd'hui. La conférence a été suivie d'une
partie artistique avec le concours de Mlle Con-
teau et de MM. Govin, Markovitch et Spiller,
A l'occasion de l'inauguration du monu-
mient de la Reconnaissance yougoslave en-
vers la France, le roi Alexandre a décoré 3e
la grand'eroix de la Couronne yougoslave," ̃̃̃
M..Charles Loiseau, l'écrivain français bien
connu, et un des plus anciens amis de la na-
tion yougoslave.
Un. dîner a été donné sous la présidence.
de AL Ruthiven.Stuart, président de la Société
des Ecossais de Paris, en l'honneur de Sir
James Colquhoun of Luss Bt.
DEUIL
Un des peintres îles plus estimés de 4'Ecole
bordelaise, Hubert Gauthier, vient de mourir,
à l'âge de cinquante-huit ans. Originaire de
Norndieu (Lot-et-Garonne), il était depuis
1900 professeur à l'Ecole des beaux-arts de
Bordeaux.
Le chevalier Francisco de Ipanema Mo-
reira s'est éteint, à Paris, dans sa quatre-
vingt-huitième année.
Nous apprenons la mort de M. Albert
Cuvillier, maire du 12" arrondissement de Paris,
officier de la Légion-d'H 01111 eu r, décédé à Paris.
Notre oonfirère M. Daniel Cousin, cheva-
lier de la Légiou-d'Honneur, membre de l'As-
sociation^ des journalistes sportifs, est décédé
hier à rage de 59 ans.
On annonce >la mort de Mme Michel Ca-
ramano, née Zervudachi, veuve de l'ancien con-
sul de Grèce à Paris.
Ou annonce la mort à Gruffy (Haute- Sa-
voie). dont il était maire depuis onze ans. de
M. Antoine Emonet, directeur" honoraire d'école,
conseiller d'arrondissement d'Albv-sur-Chéran.
Ainsi que nous l'avons annoncé hier, les' <
-obsèques du général Berdoulat. ancien Rouiver-
Heur -militaire de Paris, grand-croix de la Lé-
igion-d'Honneur, ont été célébrées, en. la cha-
pelle du Val-de-Grâce, en .présence d'une assis--
tance très nombreuse de personnalités civiles et
militaires.
Le Président de la République était représenté
par le général La s son. M. Maginot, ministre de
la guerre, était présent. Le capitaine Tordo, re-
présentait M. Rieolfi. sous-secrétaire d'Etat à la
guerre le capitaine Daru, le ministre des colo-
nies le lieutenant de vaisseau Michaud. le mi-
nistre de la marine; M. Roussel le Roy, consul
de France, je ministre des affaires étrangères; le
général Pujo, le_ ministre de l'air.
Le cercueil a été transporté à Reims, où.aura
lieu l'inhumation.
Saimprê.
Le X' anniversaire de l'Union catholique
d'études internationales
L'Union catholique d'études internationales a
célébré, hier, le dixième anniversaire de sa
fondation.
Le matin, une messe fut célébrée en la cha-
.pelle des Carmes par S. Gr. Mgr Besson, évê-
qu« de Lausanne, Genève et Fribours; le R. P.
de La Brière prononça l'allocution, de circons-
tance.
L'après-midi, en la salle des Actes de l'Insti-
tut catholique, eut lieu «ne grande séance que
présjda S. Em. le cardinal Verdier, assis-îé de
S. Exc. Mgr Maglione, nonce apostolique LL.
GG. NN. SS. Baudrillart, Besson, Chaptal et
Zavoral. Sur l'estrade, on remarquait égale-
-roent NN. SS. -Beaupin, Pruncl et de La Se-nx-.
M. Gpnza.guie de Reynokl et des représentants.
̃du ministre des affaires étrangères, ainsi que
des ambassades et .légations étrangères.
Après quelques mots de M. Paul Fournier,
membre de l'Institut et président du groupe
f'KUiçais de l' « Union », Mgr Beaupin, secré-
taire général de l'Union catholique d'études in-
ternationales, présenta" dans tin rapport subs-
tantiel, le bilan de l'œuvre depuis- sa fondation.
Il rappela quelques-unes des interventions effi-
caces de l' « Union », notamment à propos
des Lieux saints, de la coopération intellec-
tuelle, de l'-esclaivagie, de la lutte contre l'opium.
M. Lcfebvrc-Dibon parla ensuite de la Ligue
des catholiques français .ppinr la justice et la
paix internationales M. Riickl prit la parole au
nom des groupes nationaux étrangers de
̃l'Union. Puis, dans une remarquable allocution,
M. GonzîiRue de Reynold, président général de
l'Union, rendit hommage à l'activité du groupe
français. Enfin, S. Em. le cardinal Verdier re-
mercia tous les orateurs, félicita l'Union de
l'œuvre accomplie et de mettre en reldef les
principes de justice et de paix sans oublier- de
prudence. « Peu d.c connaissance mutuelle,
dit-il, éloigne les peuples de la paix beaucoup
de connaissance mutuelle les .ramène à ̃ la
paix. >
ACADEMIE DES INSCRIPTIONS
ET BELLES-LETTRES
Séance du 28 novembre
Présidence de M. René Dussàud." =:~ :i-
M. Dussaud prononce l'éloge funèbre du pro-
fesseur Pio Rajiui, sénateur du royaume d'Ita- '̃
lie, membre associé de la Compagnie, mort ré»
cemment à Florence.
Présentations d'ouvrages. M. Henri Omont
présente de la part de M. André Pascal (le doc-
teur Henri de Rothschild), un recueil intitulé
Les autographes de Corneille. C'est, dit-il, la
réalisation d'un projet suggéré il y a quinze
ans par M. Emile Picot, auteur de la Èibiio~
graphie cornélienne. Ce volume contient la re-
production en fac-similé de seize lettres ou
pièces autographes de Pierre Corneille, datées
de 1648 à 1678, et conservées à la Bibliothèque
nationale, à Saint-Geneviève, aux archives dé-
partementales de Rouen, au British Muséum et
dans la collection de M. de Rothschild. Le texte
de ces seize lettres ou pièces a été soigneuse-
ment établi ict accompagné d'un commentaire
par M. Gaucheron. archiviste paléographe et
secrétaire d'ambassade.
M. Brtuiot présente le tome VI de la
Grammaire historique de la langue française,
qui termine l'œuvre admirable commencée il
y a trente ans par le savant danois, M. Xyrop,
membre associé de l'Académie.
Comité secret. L'Académie se constitue en
comité secret pour entendre les rapports de la
commission chargée de présenter des candidats
aux sièges vacants de membres correspondants
et associés.
A l'Exposition coloniale international!
Le commissariat général de l'Exposition co-
loniale internationale avait invité tous les di-
recteurs des journaux parisiens, quotidiens,
d'information et d'opinion, et les directeurs des
agences d'information à visiter hier les chan-
tiers de l'Exposition.
A i3 heures, un déjeuner a eu lieu sous la
présidence du maréchal Lyaute-y, commissaire
général.
Au dessert, le' maréchal a remercié la presse
parisienne du concours aussi désintéressé qus
continu qu'elle apporte à la propagande de FExi
position.
M. Henry Simond a répondu au maréchal en
exprimant son admiration à l'égard de l'Exposi-
tion dont l'état avancé des travaux l'avait frappé
et, se faisant l'interprète de tous ses confrères,
M. Siinond a donné au maréchal l'assurance"
que la presse bout entière continuerait comms
par le passé, à servir la grande cause nationale
de l'Exposition. 11 a terminé en disant que la
presse ne pouvait que :-e féliciter de se
ranger aux côtés d'un homme dont le passé
avait été tout entier consacré à la .gloire, du
pays-
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