Titre : Journal des débats politiques et littéraires
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1868-07-08
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb39294634r
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 200316 Nombre total de vues : 200316
Description : 08 juillet 1868 08 juillet 1868
Description : 1868/07/08. 1868/07/08.
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : BIPFPIG63 Collection numérique : BIPFPIG63
Description : Collection numérique : Arts de la marionnette Collection numérique : Arts de la marionnette
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Grande collecte... Collection numérique : Grande collecte d'archives. Femmes au travail
Description : Collection numérique : La Grande Collecte Collection numérique : La Grande Collecte
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : Révolution - Empire (1789-1815)
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : Restauration - Monarchie de Juillet (1814-1848)
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : IIe République - Second Empire (1848-1870)
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : IIIe République (1870-1914)
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k456927s
Source : Bibliothèque nationale de France
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 15/10/2007
MERCREDI 8 JUILLET
1868.
ON S'ABONNE
rue des Prêtres-Saint-Germain-rAuxerrol*, Il.
PRIX DE L'ABONNEMENT
Un an. Six mois. Trois mois
Dêpartemens. 80 fr. 40fr. 20 h.
Pans 72 h. 36 fr. i8fr.
Un Numéro, à Paris, 25 centime.
In toNDON, apply to cowŒÏand «on foretea
newspapèrs office, 2, Saint-Ann's lane, G. P. 0.;
and delizt, davibs et ce 1 Fineù lane,
GornMU, et, 1, Cecil strieet Strand;
And to à. madmck, gênerai advertiaing agent,
14, Tavistoch street, Covent-Garden, W C.
N.B. Le jockmx »Ks débats ne répond pu,
MERCREDI 8* JUILLET
1868. S:.
ON S'ABONNB
à Rome,
ona pœrrr memjb, place Coloneo;
Pour la Prusse et la Russie,
chez le directeur des postes, à Coloras T
et à Sarrebruck (Prusse);
“« Pour l'Allemagne et l'Autriche,
chez le directeur des postes, à Kehl (Bad«),
it chez M. G.-A.. auxanpbb, à Strasboorgi
annoncer sont reçues :•?
CkeZ )m. FAUCHKY, LAFFITH, 3ULMKR «t
8, place de la Bourse,
e| au bureau du jouhnak;
prajjce.
PARtS JUILLET.
Nous regrettions vivement avant-hier
que le Corps-Législatif eût prononcé la
clôture de la discussion générale du bud-
get immédiatement après le discours de
M. le ministre d'Etat malgré les légi-
times réclamations de M. Emile Ollivier,
Dans la séance d'hier, on a fait droit, au-
tant que cela se pouvait aux observa-
tions présentées à ce sujet par la presse li-
bérale et par l'Opposition à propos du
projet de loi relatif aux supplémens 'de
crédit de 1867, l'honorable M. Buffet a pu
faire à M. ïlouher la réponse qu'il avait
inutilement réclamé le droit de lui adresser
samedi dernier. Il aurait été fâcheux qu'on
empêchât dé si excellentes idées de se pro-
duire devant le Corps-Législatif. Tout le
monde lira avec intérêt et profit ce remar-
quable discours. Nous appelons tout spé-
cialement l'attention des lecteurs sur le
long passage consacré aux finances de l'An-
gleterre et au rachat de la dette publique
chez nos voisins. Voilà des exemples qu'il
est bon de nous présenter souvent, et dont
il faudra bien nous décider à faire un jour
notre profit,
Il est permis d'espérer que ce jour n'est
pas trop éloigné, car ce ne sont plus seu-
lement aujourd'hui les membres de la gau-
che ou du tiers-parti qui parlent en termes
sévères de l'incessante augmentation de
nos dépenses et de la nécessité de s'arrêter
dans cette voie fatale. On se rappelle le
langage tenu la semaine dernière par les
hommes mêmes dont le gouvernement
a le moins le droit de révoquer en doute
l'entier dévouement, par MM. Loùvet, de
Talhouët, Haentjens et plusieurs autres de
leurs amis politiques. Dans la séance d'hier,
deux des hommes les plus considérables de
la majorité, M. Gressier, et surtout M. Se-
gris, ont parlé avec une fermeté encore
plus remarquable, parce qu'au lieu de s'en
tenir à des généralités, ou, comme jadis, à
quelques conseils d'économie donnés à
demi-voix et suivis de la proposition de
voter tout ce que demande le gouverne-
ment, ils se sont cette fois décidés à en-
gager la Chambre à avoir une volonté et
à la manifester par des votes.
La réduction de 100,000 fr. qu'ils ont
proposée sur un chapitre du projet de loi
relatif aux crédits supplémentaires pour
1868 est assurément fort peu de chose en
elle-même; mais il est intéressant d'en-
tendre un membre de la majorité dé-
clarer sans ambages que le but principal
de cette proposition est de fournir à la
Chambre un moyen d'accentuer vigou-
reùsement » sa pensée sur la question des
économies à réaliser. Lorsque M. Segris
parle de la nécessité d'appliquer enfin le
principe de résistance aux accroissemens
de dépense D, quand il nous montre la
commission venant « planter bravement son
drapeau 1) devant un adversaire qui n'est plus
cette fois placé à la gauche du président,
quand il nous entretient du besoin urgent
de « rétablir la spécialité » des dépenses et
« d'assurer le contrôle de la Chambre »,
on ne peut se dissimuler qu'il s'est fait un
changement profond dans le ton de la ma-
jorité, et il est impossible de ne pas voir dans
ce fait un « signe du temps » dont tous les
esprits libéraux doivent se féliciter. Si nous
nous sommes parfois permis de soumettre
quelques observations à la majorité de la
Chambre, nous comprenons que les élus
du pays n'aient pas toujours tenu beaucoup
de compte, des paroles « d'écrivains sans
mandat », mais aujourd'hui ce n'est plus
nous qui parlons c'est un député na-
guère élu sur la recommandation du gou-
vernement, qui dit à ses collègues après
nous, mais avec une tout autre autorité
« Le moment est venu de ne plus se ren-
fermer dans les avis: il fautvouloir! »
La Chambre a voulu hier. Ce vote est fort
peu de chose en lui-même. Les déclara-
tions qui l'ont précédé et amené lui don-
nent une valeur toute particulière.
Zt secrétaire de la rédaction, p. i>Ayn>.
Le Corps-Législatif a pris aujourd'hui en
considération un amendement proposé par
la commission du budget, afin d'obtenir du
ministère de la guerre, pendant le second
semestre de 1868, un nombre de congés
militaires suffisant pour déterminer une
économie de 1 million. P. David.
Télégraphie privée.
Belgrade, le 6 juillet.
Hier soir, toutes les maisons de Belgrade ont
été.illuminees. Il y avait des feux.de joie de tous
les côtés et des musiques se faisaient entendre
sur les places principales. Une foule immense cir-
culait d^ns la ville, malgré le mauvais temps, en
poussant des hourras.
L'exécution du chef d'escadrons Nenadovitch,
beau-frère du prince Karageorgevitch, a eu lieu
aujourd'hui.
Bucharest-, le 6 juillet.
Un décret du prince ajourne les élections pour
le Sénat au 19 juillet.
Vienne, le 7 juillet.
La Gazelte de Vienne publie les décrets impé-
riaux sanctionnant les lois relatives à l'organisa-
tion du suffrage direct pour l'élection des députés,
une modification provisoire des statuts de la
15 inclue nationale, et enfin à un arrangement avec
le ministère hongrois pour l'émission .d'une nou-
velle monnaie de billon.
Florence, le 7 juillet.
La Correspondance italienne dément formelle-
ment la nouvelle donnée par le journal V Union
au sujet d'enrôlemens garibaldiens en Italie.
Londres, le 7 juillet, deux heures
cinquante-cinq minutes du matin.
La Chambre des Communes, formée en comité,
a discuté cette nuit le bill relatif aux préventions
de corruption électorale.
Le paragraphe concernant la nomination de
deux Juges spéciaux a été rejeté par 13(i contre 71.
M. Disraeli a proposé d'ajourner la discussion,
afin d'examiner les exigences de la question.
ijonstantinople, le 6 Juillet:
Le Sultan a invité aujourd'hui à dîner le prince
Napoléon avec M. Bourée, Aali-Pacha, Fuad-Pacha,
Omer-Pàcha et Namik.
New-York, le 25 juin
(par VHermann. arrivé à Southampton
avec 354,b27 dollars).
Les représehtans du Kansas ont été admis à la
Chambre des Représentans à "Washington. Les
membres démocrates ont protesté contre cette ad-
mission, en se basant sur la pression exercée sur
les électeurs pdr le régime militaires.
New-York, le 27 jum (par le City-of-Paris,
arrivé à Queenstown avec I60,000ïdollars).
M. Johnson, en,apposant son véto au bill d'ad-
mission des deux Carolines de la Géorgie, de
l'Alàbama, de la Louisiane et de la Floride; a re-
nouvelé les objections déjà faites contre le bill
d'admission de l'Arkansas. Il déclare que le Con-
qu'il ne possède pas. M. Johnson reproche en ou-
tre au Congrès d'avoir imposé à l'Alabama une
Constitution que cet Etat avait rejetée.
L'admission de l'Arkansas au Congrès a été an-
noncée officiellement par le général Grant.
Le bruit court que le régime militaire dans
l'Arkansas va cesser immédiatement..
M. Smythe est nommé ministre des Etats-Unis
en Autriche.
Madrid, le 6 juillet, soir.
Une ordonnance royale en date du 3 juillet porte
que, dans les îles de Cuba, Porto-Rico, les Phi-
lippines et Fernando-Po, les bâtimens français
seront mis sur le pied de l'égalité avec les bâti-
mens espagnols pour l'acquittement des droits de
navigation et de port.
(Service télégraphique Eavâs-Bvilitr
Service de nnit.
Madrid, le 7 juillet.
Les généraux duc de la Torre, Dulce, Zabala,
Cordova et Serrano Bedoya, et le brigadier Letona
ont été emprisonnés ce matin.
On est à la rechercha des brigadiers Sanchez,
Bregua et Buceta.
Florence, le 7 juillet.
Le ministre des finances s'est rendu ce matin au
sein de la commission chargée d'examiner le pro-
jet de convention relatif à la ferme des tabacs.
On assure qu'il existe des dissentimens entre le
ministre et la commission, et que l'entente n'a pu
encore s'établir.
[Service Havaè-BvllUr
Si l'on veut voir jusqu'à quel point la re-
ligion est devenue, de nos jours, une af-
faire de convention, on n'a qu'à relever
quelques uns des singuliers faits qui se
passent quotidiennement parmi nous et
autour de nous. On vient, par exemple, de
célébrer de grandes fêtes à Worms, en Al-
lemagne, pour l'inauguration de la statue
de Luther, et, comme circonstance des plus
intéressantes, on nous cite le discours d'un
bourgmestre catholique qui a, nous dit-on,
énuméré les services que le réformateur
a rendus à l'humanité, ses grandes qualités
morales, et l'heureuse influence qu'il a
exercée sur le développement de la langue
allemande. S'il ne s'agit que d'une ques-
tion de philologie, nous n'avons rien à
dire; ce que nous ne comprenons pas,
c'est qu'on veuille nous faire admirer un
catholique qui célèbre les grandes qualités
morales de Luther, et qui exalte les ser-
vices du moine qui a fait la réformation.
Si ce magistrat catholique est si enthou-
siaste de Luther, il n'a qu'à se faire pro-
testant, et nous trouverons son admiration
toute naturelle. Mais jusque-là nous trou-
vons plus logiques les catholiques qui re-
grettent que Luther n'ait pas été brûlé.
D'autre part, la dernière célébration de
la Fête-Dieu a été une occasion nouvelle
de soulever l'éternelle controverse sur les
processions. Nous n'avons pas l'intention
d'y rentrer mais, parmi les argumens qui
ont été opposés aux libres penseurs, comme
on les appelle, il y en a un qui nous semble
plus que ridicule, c'est celui de la proces-
sion de la Fête-Dieu faite dans les rues de
Constantinople. Ne nous a-t-on pas raconté
comment le Saint-Sacrement avait été es-
corté par la garde du Sultan, comment les
familles musulmanes avaient envoyé des
fleurs, des tapis, les objets les plus pré-
cieux pour orner les reposoirs, et com-
ment le plus luxueux de ces reposoirs
avait été érigé par un riche israélite ?
Et c'est avec ces beaux exemples qu'on
a voulu faire honte à l'intolérance des
libres penseurs et des membres du grand
diocèse signalé par M. Sainte-Beuve Fran-
chement, qu'est-ce que cela prouve? L'E-
glise catholique a-t-elle lieu d'être bien
fière de ces hommages des infidèles, et est-
ce un bien grand triomphe pour le Saint-
Sacrement d'être accompagné par des Turcs
et par des juifs? C'est comme pour les dé-
fenseurs du pouvoir temporel du Pape;
nous y trouvons de tout des athées, des
matérialistes, d'anciens philosophes, des
israélites encore et tous naturellement
plus royalistes que le roi il y a des jours
où nous demandons qu'on nous y montre
les catholiques.
La religion n'est plus qu'une affaire po-
litique, une affaire nationale, une affaire
locale, une affaire d'arrangement de fa-
mille. Voyez encore les nouvelles lois que
vient de faire le Parlement autrichien.
Nous n'avons pas besoin de dire notre opi-
nion sur l'ancien Concordat, aujourd'hui
annulé, nous l'avons assez souvent ex-
primée nous ne pouvons cependant nous
empêcher de reconnaître que, sur certains
points, la protestation du Pape est parfaite-
ment juste. Le Pape est dans le vrai,
même aux yeux des libres penseurs
quand il condamne cette singulière dis-
position qui, dans les mariages mixtes, fait
élever les garçons dans la religion du père
et les filles dans la religion de la mère.
Nous ne croyons pas q ze la méthode ex-
périmentale soit encore parvenue à distin-
guer dans les âmes des sexes différens, ni
à prouver qu'il y ait deux vérités, une à
l'usage des garçons et l'autre à l'usage des
filles. A ce. compte-là, il faudrait inventer
un Paradis avec deux entrées, l'une pour
les hommes et l'autre pour les femmes.
Rien ne prouve mieux à quel point la vraie
notion de la religion s'est dénaturée. Ques-
tion de naissance, d'accident, de munici-
palité, mais de conscience et de croyance,
point. JOHN LEMOINNE.
Les députés au Corps-Législatif ontyeçu aujourd'hui communication du document
suivant r
A l'appui du projet de loi ayant pour objet d'approwoer le traité posé entre la ville de Paris
et la Société du Crédit foncier de France, au sujet du remboursement d'une somme de 398 mil-
lions 440,040 fr. 24 c, due par la ville de Paris, pour l'exécution de travaux d'utilité publique.
Eu^agentcns de la ville de Paris envers les concessionnaires dès opérations el-après, et
dont les titres sont en la possession dn Crédit foncier;
NOMS des TOTAL
Bouh Beaujon Prolongé.; Il janvier. 1.764.516 95
Rue Monge Heullant père et flls. 15 janvier. Il 3.500,000 »
Boulev. de l'Empereur et
avenue d'Iéna T'home et Ce, Id. il 4.500.000 Il
Avenue Bosquet. Id. Id. Il
Boulevard Arago HunebelleetLegrand. 15 mars. Il 1.500.000 »
Boul. Beaujon prolongé.. Il Il 1er juin.
R. Mouffetardfelargiss.).. Mahieu et Pauchet. 20 juin. » 3 OOC.OCO «
Abords des halles (degag.) Soc. Anglo-Française. 15 juillet. » 3.000.000 Il
R. de Maubeuge (prolong.) Leroi, Sourdis et C°. 15 octobre. » 8C0.00O »
RuedeTurblgo Petit et Ce. 20 octobre. » 6.500.000 Il
B.Beaujon(Haussmann).. » » 5 novembre. 2.9M7.427 10
Avenue de l'Alma, » ? 14 décembre. 2.346.420 03
Place de l'Etoile Lescanne-Perdoux. 15 décembre. Il 1.500.000 Il
Boul. Beaujon prolongé. Il Il 13 janvier. 1.764.516 95
Rue Monge Heullant père et fils. 15 janvier. » »
Boulevard de l'Empereur
et avenue d'Iéna Thome et Ce. Id. »
Avenue Bosquet Id. Id. Il 1.000.000
Boulevard Arago HunebelleetLegrand. 15 mars. » 2 500.000 »
Boul. Beaujon prolongé. » » 1 or juin. 2.575.709 59
Rue Mouffetard (élargiss.). Mahieu et Pauchet. 20 juin. » 2.500.000 »
Boulevard de Magenta. Berlencourt et Ce. 1er juillet » 1.870 000 il
Abord des halles (dégag.) Soc. anglo-Française. 15 juillet. 3.000.000 »
R.de Maubeuge (prolong.) Leroi, Sourdis et Ce. 15 octobre. » 800.000 »
Rue de' Turbigo Petit et Ce 20 octobre. » 6.400.000
B. Beaujon (Haussmann).' Il » 5 navembre. 2.987.427 10
Place de l'Etoile. Lescanne-Perdoux. 15 décembre. 1.500.000
18*O_
Rue Monge Heullant père et fils. 15* janvier. » 3.500.000 »
Boulevard de l'Empereur
et avenue d'Iéna. Thome et Ce. Id. » 4 289.566 90
Boul. Haussmann (prol.). Petit et Ce. Id.
Avenue Bosquet Thome et Co. Id, Il »
Rue Ollivier (achèvem.).. Petit et Ce. Id, » 4.500.000 »
Rue de Lafayette (achèv.). Id. Id. Il 1.900.000 »
Rue de Fonde (achèvem.) Id. Id. » 1.000.000 »
Boulevard Arago HunebelleetLegrand. Id. » 3.000.000 o
Rue Mouffetard(élargiss.). Mahieu et Pauchet. 20 juin. » 2.500 000 »
Boul. Mrgenta(dégagem.). Berlencourt et Ce, ler juillet. n 2.120.000 »
Abords des Halles (dègag.) Soc. Anglo-Française. 15juillet. » 3.000.000 »
Rue de Maubeuge (prol.), Leroi, Sourdis et Ce. 15 octobre. » 800 000 »
Rue de Turbigo Petit et Ce. 20 octobre. » 6.300.000 »
Place de l'Etoile Lescanne-Perdoux. 15 décembre. Il 1.500.000 Il 39.109.566 90
18TI
Rue Monge Heullant père et flls.. 15 janvier. Il 3,500.000 Il
Boulevard de' l'Empereur
et avenue d'Iéna Thome et Ce. Id. » 3.500.000 Il
mann.(pro-} 000 Petit et Ce. » 4.700.000
longement). 1.500.000 CA. in juin. » 4.700.000 »
Rue Ollivier (achèvem.) Id, 15 janvier. » 4.500 000 »
Rue Lafayette ( 1achèvem) Id. Id. » 1-?22S22 »
Rue de Rome (achèvem.). Id: Id. » 500,000 »
RueRéaumur Id, Id. » 7.000 000
Rue de Rennes. Thome et Ce. Id. » 68^8-6i? 25
Boulevard Saint-Germain Blondel et Ce, Id, » 4.592.450 »
Boulevard Saint-Marcel.. Mahieu et Pauchet, Id. » »
Boulevard de Magenta. Berlencourt et Ce. 1er juillet. » 750.000
Abords des Halles (dègag.) Société anglo-franç. 1.1 juillet. » 3.000.000 «
R. de Maubeuge (prolong.) Leroi, Sourdis et CI'. 15 octobre. 800. D00
Rue de Turbigo. v Petit et CI. 20 octobre. » »
Rue Monge. Heullant père et fils. 15 janvier. » 3.500.000 »
Boulevard de l'Empereur
et avenue d'Iéna Thome et Ce. Id. » 3 000.000 »
longement).. mann (pro- { (1.500. C 00 Petit et Go 15 juin. » 4.700.000 »
Rue Ollivier achèvement) Id. 15 janvier. » 4.500.000
Rue de Lafayette (achév.) Id. Id. » 1.900.000 »
Rue de Rome (achèvem.). Id. Id. 500.000 n
Rue Réaumur. Id. Id. ^gOO.OOO »
Boulevard Saint-Germain Blondel et Ce. Id. n 4 592.450 »
Boulevard Saint-Marcel.. Mahieu et Pauchet. Id. » 2.630.537 »
Rue de Rennes, Thome et Ce. Id. 6 848 619 25
Avenue Bosquet Id. Id. » 1.500.000 »
BoulevardArago. HunehelleetLegrand. 15 mars. » 3.000.0t;0
RueMouffetard(élargiss.). Mahieu et Pauchet. 20juin. »
Rue de Maubeuge(prol.)..Leroi, Sourdis et CE. 15 octobre. 800.000
Rue de Turbigo. Petit et Ce. 20 octobre. » 9.900.000
Place de l'Etoile Lescanne-Perdoux. 15 décembre. 1.100.000
Rue Monge. Heullant père et fils. 15 janvier. » 3.500 000 »
Boulevard de l'Empereur
et avenue d'Iéna. Thome et Ce. Id. » 3.000.000
BdHaussmannJ 3.200.000 ro Id. »
(prolong.). j Petit et 15 juin. J) 5.200.000 »
Rue Ollivier (achèvement) Petit et Ce. 15 janvier. » 4.600.000 »
Rue de Lafa ette (achèv.) Id. Id. » 1.900.000 »
R de Rome (achèvement). Id. Id. Il 1.000.000 »
Rue Réaumur prolong.). Id. Id. » 8.000.000 »
Boulevard St-Germain. Blondel et Ce. Id. » k 592.450 »
Boulevard Saint-Marcel.. Mahieu et Pauchet. Id. » 2.630.537 »
Rue de Rennes. Thome et Go. Id. » 6.848 619 25
Avenue Bosquet Id. Id. » i 92S 92S »
Boulevard Arago. HunebelleetLegrand. 15 mars. » »
Rue Mouffetard (élargis.). Mahieu et Pauchet. 20 juin. » Il
R.deMaubeuge (prolong.) Leroi, Sourdis et Ce. 15 octobre. » Il
RuadeTurbigo. Petitet Ce. 20 octobre. » 10.000.000 »
Place de l'Etoile Lescanne-Perdoux. 15 décembre. » 2.000 000 J)
Rue Monge Heullantpère et fils. 15 janvier. » 3.108.850 »
Boulev. Hauss-(3.200.000 Id. »
mann (pro-< Petit et Ce. 5.200 000
Rue Ollivier (achèvement) Id. 15 janvier. 4 60D.000 »
Rué de Lafayette (achèv.) Id. Id. » »
Rue de Rome (achèvem.). Id. Id. 1 000.600 »
Rue Réaumur (prolong.). il., Id, Il 8 000 000 Il
Boulevard Saint-Germain Blondel et Ce. Id. » 4.K92.450
Boulevard Saint-Marcel.. Mahieu et Pauchet. Id. » 2 630.537 »
Rue de Rennes Thome et Ce. Id. » 6.848
Rue Moutretard (élargiss.) Mahieu et Pauchet. 20 juin. » 000 »
Rue de, Maubeuge (p'ol.). Leroi, Sourdis et Ce. 15 octobre. » 100.00) »
Rue de Turbigo Petit et Ce. 20 octobre. » 8.939 305 21
Place de l'Etoile Lescanne-Perdoux. 15 décembre. Il 3 »
̃̃•̃ ̃̃̃•< r 18H5
BdHaussmann 3.200.000 Petit et Ce. 1". janvier. 5.200.000 »
(prolongera.) j l eut et IA 15 juin.
Rue Ollivier (achèvem.). Id.. 15 janvier. Il 4.600.000 »
Rue Lafayette (achèvem.): ld. Id. » 1.3u0.000 »
Rue de Rome (achèvem.). Id. H. »
Rue Id. Id. » n
Boulevard St-Germain. Blondel et Ce. Id. » 4 B92.4R0 »
Rue do Rennes Thome et Ce. Id. 6 848.619 2n
Rue Moufletard (élargis.). Mathieu et Pauchet. 20 juin. Il 2 000.000 »
Place de l'Etoile. Lescanne-Perdoux. 15 décembre. 3 000.000 »
Boulev. Hauss- et Ce 1 S janvier. » »
mann (prol.).. Petit et ° • 15 juin. Il
Rue Ollivier (achèvement) Id. 15 janvier, » 4K00 000 »
Rue de Lafayette -ichèv.). Id. Id. » 1 900 000 »
Place de l'Etoile Lescanne-Perdoux. 15 décembre. _I 4 800 Ooo
Boul. Haussmann (prol.. Petit et Ce. 15 janvier. » 3.900.000
Rue Ollivier (achèvem.. Id. Id. » 4.600 000 »
Rue de Lafayette (achèv.) Id. Il. » » _ÎJ^L.! io 400 000
ÉCHÉANCES
de délégation résultant
de traités.
BOURSE DE PAWS.
clôture le 6. le 7. n*wss. BAISSB.
3 O/O
Comptant. t » » 35
Fin cour.. 70 85 > » » 30
«V©
Comptant. 101 40 ». »-60 » »
Fin cour.. 100 50 » » » » ./• • » •/•
On lisait avant-hier dans la France
« Nous connaissons enfin le secret de M. de
Saint-Paul. Il avait dit, on s'en souvient « J'ai
» un secret pour procurer au Trésor une éco-
» nomie annuelle de 20 millions- Mais je ne le
dirai qu'au ministre des finances. En vain
la Chambre pressait l'honorable député, dont
elle connaît la compétence il est resté muet.
Son secret, il l'a communiqué à M. Magne. Le
voici, tel que nous avons pu le comprendre
Il faudrait que désormais l'Etat ne prêtât plus
d'argent aux communes; mais qu'en les auto-
risant à emprunter, il les autorisât à négocier
leurs emprunts, en leur permettant de réali-
ser sur l'opération un bénéfice qui couvrirait
une partie des frais. Est-ce bien cela ? C'est
ainsi que nous avons compris. Si nous nous
trompons, l'honorable M. de Saint-Paul nous
rectifiera. »
M. Calley Saint-»Paul n'a, jusqu'à présent,
adressé à la France aucune rectification,
CORPS-LÉGISLATIF.
Compte-rendu analytique de la séance du
mardi 1 juillet lises.
PRÉSIDENCE DE S. EXC. M. SCHNEIDER.
La séance est ouverte à deux heures.
Le procès-verbal de la séance du 6 juillet,
lu par M. Martel, l'un des secrétaires, est
adopté.
Congés. Autorisations. Rapport.
Un congé est accordé à M. le duc de Rivoli.
M. Belmontet s'excuse par lettre de ne pou-
voir, par suite d'une indisposition, assister à
la séance.
MM. Magnin, Chauchard, Peyrusse, Cazelles,
Creuzet, le marquis d'Andelarre, le comte de
Chambrun, Josseau, Larrabure, Calvet-Ro-
gniat, Thiers et Louvet ont demandé l'autori-
sation de faire imprimer et distribuer les dis-
cours qu'ils ont prononcés dans la discussion
des lois concernant l'armée, le règlement définitif
du budget de 1864, les chemins vicinaux, l'exé-
cution de plusieurs chemins de fer, les che-
mins de fer du Midi et de Paris Lyon, un
appel de 100,000 hommes sur la classe de 1868,
un emprunt par la Compagnie du canal de Suez
et les budgets.
La commission des présidens de bureaux a
accordé cette autorisation, qui est approuvée
par le Corps-Législatif.
M. Bavtholopi dépose un rapport sur le
projet de loi ayant pour objet de proroger une
surtaxe sur les vins il l'octroi de la commune
d'Evian-les-Bains (Haute-Savoie).
Supplémens de crédits de lob».
L'ordre du jour appelle la discussion du
projet de loi relatif aux supplémens de crédits
de l'exercice 1868 (budget rectificatif).
LL. EExc. MM. Rouher, ministre d'Etat;
Vuitry, ministre présidant le Conseil d'Etat;
Magne, ministre des finances; de Forcade La
Roquette, ministre de l'agriculture, du" com-
merce et des travaux publics; Baroche, mi-
nistre de la justice et des cultes Pinard, mi-
nistre de l'intérieur Duruy, ministre de l'in-
struction publique; le maréchal Niel, ministre
de la guerre; l'amiral Rigault de Genouilly, mi-
nistre de la marine et des colonies; de Mous-
tier, ministre des affaires étrangères MM. de
Parieu, vice-président du Conseil d'Etat, Du-
vergier, le général Allard, Cornudet, de La-
venay, Marchand, présidens de sections au
Conseil d'Etat, L'Hôpital, Goussard, Darri-
cau, Alfred Blanche, de Boureuille, de Fran-
que ville, Gautier, Dupuy de Lôme, Barbier,
Vandal, Anselme Petetin, Lenormant, Hau-
dry de Janvry, Guillemot, Ozenne, de Saint-
Paul, Charles Robert, de Bosredon, Faré,
Grandperret, Desprez, le général vicomte De-
jean, conseillers d'Etat, siègent au banc des
commissaires du gouvernement.
HI. le président Schneider La Chambre
a voté hier les dépenses du ministère de l'in-
térieur, à l'exception de la section, qui est
réservée. Nous passons maintenant au mini-
stère de la guerre.
Les sections 1 et 2 sont successivement
adoptées.
Sur la troisième section (solde et entretien
des troupes), 48 millions 804,606 fr., il y a deux
amène? emens de la commission; le premier
porte sur le chapitre VI et propose une réduc-
tion d'un million sur la solde par suite d'un
plus grand nombre de congés à accorder.
M. Glaîs-Bïzoin La déclaration faite hier
par M. le ministre de l'intérieur a tranché la
question. (Bruit.)
lài. le président Schneider Si vous
vouliez bien vous abstenir de parler pour le
gouvernement, je crois que tout le monde y
gagnerait. (On rit.)
M. Magnin La déclaration du ministre de
l'intérieur engage.
ni. le président Schneider Aucune
parole ne peut nous engager par avance.
Poursuivons l'ordre de nos discussions. (Très
bien très bien !)
La parole est à M. Gressier.
NI.d'hier, j'ai dû. à cette tribune, résumer le prin-
cipe qui a été la base du travail de la commis-
sion, et vous en demander une application ri-
goureuse que vous avez bien voulu accueillir
par votre vote.
Aujourd'hui l'amendement de la commission
a une portée beaucoup plus haute, sinon pour
le présent, au moins pour l'avenir. M. le ma-
réchal ministre de la guerre, auquel on ne
saurait trop rendre hommage pour la rapidité
avec laquelle il a accompli la transformation
de l'armement, et approprié aux armes nou-
velles l'instruction des troupes, estime qu'un
effectif entretenu de 400,000 hommes est né-
cessaire. Votre commission a d'autant plus fa-
cilement accepté ce chiffre que l'effectif est
l'élément qui est à la disposition immédiate
du ministre de la guerre. Elle n'a donc pas
refusé un seul homme.
Ces 400,000 hommes entretenus sont et se-
ront à la disposition du ministre de la guerre,
qu'ils soient tous dans les rangs ou qu'un cer-
tain nombre soient en congé. Ceux-ci peu-
vent, par un seul mouvement du télégraphe,
être rappelés et réunis. Quelle est, par l'envoi
de ces hommes en congé, la situation faite au
budget? Elle est très nette.
A la section 3 chapitre VI première par-
tie, il est traité de la solde en argent; la
deuxième partie du même chapitre concerne
la solde en nature. Lorsqu'on a ainsi établi
les chiffres de l'effectif entretenu, on en distrait
i 1/2S pour les hommes à l'hôpital, 1/16 pour
les hommes présumés en congé dans la partie
de l'armée qui est en France, pour les
hommes présumés en congé dans la partie
4 1 de l'armée qui est en Algérie soit 20,000
hommes prévus en congé. La coinml6$tpis",L"«i:*
croit qu'il est possible de faire plus, sans
minùer la force de l'armée. Elle croit
dehors de l'époque de l'instruction surplac^ .>>i
et dans les camps, il y a possibilité de donner
un nombre de congés plus considérable aux
hommes ayant quelques années de service et
n'ayant plus besoin d'une instruction quoti-
dienne.
Chacun des 100 régimens d'infanterie se
compose de 3 bataillons à 8 compagnies et
compte 1,846 hommes; chacun des 20 bataillons
de chasseurs a 801 hommes. La commission
pense qu'il est possible de ne pas garder dans
les rangs la totalité de ce personnel, en de-
hors des époques où se'donne l'instruction, et
d'accorder un plus grand nombre de congés,
sans que, pour le cas d'une lutte que mon es-
prit se refuse à prévoir, la force de l'armée soit
affaiblie. J'en dirai autant, mais à un moin-
dre degré, car je ne veux rien exagérer, pour
la cavalerie et les armes spéciales. En tenant
compte de tout, de l'augmentation de l'effectif
entretenu, de l'élévation de la solde du soldat,
nous voyons figurer au budget rectificatif une
augmentation de 49 millions, et au budget or-
dinaire de 1869, par suite des mêmes causes,
une augmentation de 33 millions. La commis-
sion ne retranche rien de cette augmentation,
mais elle croit, et vous croirez avec elle qu'il
est possible de trouver, à côté de cet accrois-
sement, des compensations.
Il serait digne de l'illustre maréchal qui est
à la tête du ministère de la guerre d'employer
les ressources de son esprit si ingénieux, si
actif, si fécond, à la réalisation de ce double
problème maintenir pour les époques de lutte
nos forces militaires à leur puissance la plus
élevée, et arriver pour les temps de paix à
donner au travail le plus de bras possible, et
aux finances les plus larges économies. (Très
bien très bien 1 sur un grand nombre de
Sd Exc. M. le maréchal Niel, ministre
de la guerre Ce n'est pas sans un vif regret
que je me trouve en opposition avec la com-
mission du budget; mais j'espère que quelques
observations suffiront pour éclairer la Chambre
sur le différend qui nous divise. Je n'aborderai
pas les questions qui touchent au budget nor-
mal, dont l'honorable rapporteur a dit quelques
mots en m'engageant à l'économie.
Je ne crois pas que quelqu'un dans cette
enceinte soit plus intéressé que moi à la pra-
tiquer énergiquement; mais nous avons a-
pourvoir aux nécessités du moment, à assurer
l'organisation de l'armée alors que la paix est
à peu près ou plutôt complètement assurée.
(Très bien I très bien !)
Mon ambition est de poser la question en
ces termes avec un budget de 360 ou 36"
millions, avoir une arnnée, une garde nationale,
mobile complètement organisées, assurer ai la.
France une armée en état de résister, je ne dis
pas à toutes les puissances qui nous entourent,
si elles nous attaquaient en même temps, mais
à une quelconque de ces puissances.
Dans quelle position nous trouvons-nous
pour les effectifs de 1868? Remontons 1867.
En 1867, il était incontestable que notre armée
n'aurait pu lutter avec avantage contre les ar-
mées d'une puissance voisine. (Mouvemens
divers.) Cette situation ne pouvait convenir a
la France. Il fallait la moditier.
S'est-on préoccupé dans cette organisa-
tion des circonstances du moment? Non, on
n'a opéré qu'en vue de l'avenir. Il a fallu
remonter les effectifs, compléter Jes appro-
visionnemens des magasins et des arsenaux'
donner à l'armée une composition plus res-
pectable. Des conseils nous sont arrivés les
uns de l'intérieur, les autres de l'extérieur. On
nous disait La paix est chancelante, vous la
compromettrez tout à fait;.vous ferez pencher
la balance du côté de la guerre, si vous modi-
fiez la composition de l'armée.
Le gouvernement a marché résolument vers;
une organisation nouvelle. Il y a un an, la paix
était compromise; aujourd'hui, tout le monde
la croit assurée. Ce qui importe surtout, c'est
que la France y croit, et elle y croit, parce
qu'elle a pris ses garanties. (Très bien! très
bien!) Tant qu'elle n'aurait pas ces garanties.
elle ne croirait pas à la paix.
Mais cette organisation nous a coûté des sa-
crifices. Au 1er janvier 1868, nous avions
418,000 hommes, les uns sous les armes, les
autres en congé. C'était plus que ne comporte
le budget. Je ne le cache pas, je ne l'ai pas ca-
ché car je considère comme mon premier
devoir de n'avoir pas de secrets pour vous et
de vous apporter sur le ministère de la guerre
tous les détails de nature à vous éclairer.
(Nouvelle approbation.,)
Si nous avions 418,000 hommes, cela venait
de ce que nous avions rappelé une partie des
réserves pour les instruire, car on ne savait
pas ce que préparait le printemps de 1868. Au-
jourd'hui il n'y a pas un seul homme, soit dans
les rangs, soit en congé, qui ne soit instruit
pour le combat; les moins instruits ont six
mois de leçons. Nous sommes arrivés ainsi au
1er avril.
C'est'l'époque où l'on rappelle les semestriers.
Comme l'a fait observer l'honorable M. Gressier,
les hommes en congé coûtent moins que les
hommes sous les drapeaux. Si l'observation est
juste, les calculs de l'honorable rapporteur le
sont moins, en ce qui touche les hommes pré-
sens sous les drapeaux.
Le seizième de l'effectif déduit, il ne nous
reste que 375,000 hommes, et comme la Cham-
bre nous a imposé une réduction de 1 million
800,000 fr., ce n'est plus en réalité qu'un peu
moins de 370,000 hommes.
Le mois d'avril arrivé, le printemps pouvait
se juger; la guerre n'était pas'à à craindre.
L'Empereur a décidé alors qu'on laisserait dans
leurs familles 5,400 hommes de la classe de
1863 que 3,000 rengagés, dont le service ex-
pirait en 1868, seraient renvoyés, aussi bien
que les hommes devenus, sous les drapeaux,
soutiens de famille, aux termes de la nouvelle
loi militaire. Ces diverses mesures nous ont
encore enlevé 12,000 hommes.
Ici se place cette question Oui, au prin-
temps de 1868, la guerre n'était pas probable;
mais fallait-il priver d'instruction les hommes
qui, du lor avril au 1er septembre, allaient être
appelés dans les corps? C'eût été une mesure
déplorable.
Nous avons un armement nouveau. Dans les
anciens fusils, quand une pièce se cassait, il
fallait renvoyer l'arme chez l'armurier; avec
les nouveaux, les pièces cassées sont immé-
diatement remplacées parle soldat lui-même. En
outre, le nouveau fusil ne se charge pas comme
les autres il a plus de portée, une plus grande
justesse, et lorsqu'un régiment le reçoit, il se
produit, pendant un mois ou deux, divers ac-
cidens dans l'arme. Les soldats croient y dé-
couvrir alors des imperfections qui ne tien-
nent qu'à leur inexpérience mais, lorsqu'ils la
connaissent, ils prennent confiance et s'y atta-
client. Il y a donc nécessité de les instruire.
Nous venons de les voir manœuvrer au
camp de Châlons. Le terrain est n de telle na-
ture que tout projectile qui frappe le sol sou-
j fève la poussière. Eh bien, c'est une chose
l'effrayante qu'un feu de bataillon avec le nou-
veau fusil Jusqu'à 1,000 mètres, la sûreté en
̃ est telle, qu'on ne comprend pas comment, dans
cette trajectoiredel,000àl,100mètres,ilpourrait
i rester un être vivant. (Mouvemens divers.)
Etait-il de bonne administration de ne pas
1868.
ON S'ABONNE
rue des Prêtres-Saint-Germain-rAuxerrol*, Il.
PRIX DE L'ABONNEMENT
Un an. Six mois. Trois mois
Dêpartemens. 80 fr. 40fr. 20 h.
Pans 72 h. 36 fr. i8fr.
Un Numéro, à Paris, 25 centime.
In toNDON, apply to cowŒÏand «on foretea
newspapèrs office, 2, Saint-Ann's lane, G. P. 0.;
and delizt, davibs et ce 1 Fineù lane,
GornMU, et, 1, Cecil strieet Strand;
And to à. madmck, gênerai advertiaing agent,
14, Tavistoch street, Covent-Garden, W C.
N.B. Le jockmx »Ks débats ne répond pu,
MERCREDI 8* JUILLET
1868. S:.
ON S'ABONNB
à Rome,
ona pœrrr memjb, place Coloneo;
Pour la Prusse et la Russie,
chez le directeur des postes, à Coloras T
et à Sarrebruck (Prusse);
“« Pour l'Allemagne et l'Autriche,
chez le directeur des postes, à Kehl (Bad«),
it chez M. G.-A.. auxanpbb, à Strasboorgi
annoncer sont reçues :•?
CkeZ )m. FAUCHKY, LAFFITH, 3ULMKR «t
8, place de la Bourse,
e| au bureau du jouhnak;
prajjce.
PARtS JUILLET.
Nous regrettions vivement avant-hier
que le Corps-Législatif eût prononcé la
clôture de la discussion générale du bud-
get immédiatement après le discours de
M. le ministre d'Etat malgré les légi-
times réclamations de M. Emile Ollivier,
Dans la séance d'hier, on a fait droit, au-
tant que cela se pouvait aux observa-
tions présentées à ce sujet par la presse li-
bérale et par l'Opposition à propos du
projet de loi relatif aux supplémens 'de
crédit de 1867, l'honorable M. Buffet a pu
faire à M. ïlouher la réponse qu'il avait
inutilement réclamé le droit de lui adresser
samedi dernier. Il aurait été fâcheux qu'on
empêchât dé si excellentes idées de se pro-
duire devant le Corps-Législatif. Tout le
monde lira avec intérêt et profit ce remar-
quable discours. Nous appelons tout spé-
cialement l'attention des lecteurs sur le
long passage consacré aux finances de l'An-
gleterre et au rachat de la dette publique
chez nos voisins. Voilà des exemples qu'il
est bon de nous présenter souvent, et dont
il faudra bien nous décider à faire un jour
notre profit,
Il est permis d'espérer que ce jour n'est
pas trop éloigné, car ce ne sont plus seu-
lement aujourd'hui les membres de la gau-
che ou du tiers-parti qui parlent en termes
sévères de l'incessante augmentation de
nos dépenses et de la nécessité de s'arrêter
dans cette voie fatale. On se rappelle le
langage tenu la semaine dernière par les
hommes mêmes dont le gouvernement
a le moins le droit de révoquer en doute
l'entier dévouement, par MM. Loùvet, de
Talhouët, Haentjens et plusieurs autres de
leurs amis politiques. Dans la séance d'hier,
deux des hommes les plus considérables de
la majorité, M. Gressier, et surtout M. Se-
gris, ont parlé avec une fermeté encore
plus remarquable, parce qu'au lieu de s'en
tenir à des généralités, ou, comme jadis, à
quelques conseils d'économie donnés à
demi-voix et suivis de la proposition de
voter tout ce que demande le gouverne-
ment, ils se sont cette fois décidés à en-
gager la Chambre à avoir une volonté et
à la manifester par des votes.
La réduction de 100,000 fr. qu'ils ont
proposée sur un chapitre du projet de loi
relatif aux crédits supplémentaires pour
1868 est assurément fort peu de chose en
elle-même; mais il est intéressant d'en-
tendre un membre de la majorité dé-
clarer sans ambages que le but principal
de cette proposition est de fournir à la
Chambre un moyen d'accentuer vigou-
reùsement » sa pensée sur la question des
économies à réaliser. Lorsque M. Segris
parle de la nécessité d'appliquer enfin le
principe de résistance aux accroissemens
de dépense D, quand il nous montre la
commission venant « planter bravement son
drapeau 1) devant un adversaire qui n'est plus
cette fois placé à la gauche du président,
quand il nous entretient du besoin urgent
de « rétablir la spécialité » des dépenses et
« d'assurer le contrôle de la Chambre »,
on ne peut se dissimuler qu'il s'est fait un
changement profond dans le ton de la ma-
jorité, et il est impossible de ne pas voir dans
ce fait un « signe du temps » dont tous les
esprits libéraux doivent se féliciter. Si nous
nous sommes parfois permis de soumettre
quelques observations à la majorité de la
Chambre, nous comprenons que les élus
du pays n'aient pas toujours tenu beaucoup
de compte, des paroles « d'écrivains sans
mandat », mais aujourd'hui ce n'est plus
nous qui parlons c'est un député na-
guère élu sur la recommandation du gou-
vernement, qui dit à ses collègues après
nous, mais avec une tout autre autorité
« Le moment est venu de ne plus se ren-
fermer dans les avis: il fautvouloir! »
La Chambre a voulu hier. Ce vote est fort
peu de chose en lui-même. Les déclara-
tions qui l'ont précédé et amené lui don-
nent une valeur toute particulière.
Zt secrétaire de la rédaction, p. i>Ayn>.
Le Corps-Législatif a pris aujourd'hui en
considération un amendement proposé par
la commission du budget, afin d'obtenir du
ministère de la guerre, pendant le second
semestre de 1868, un nombre de congés
militaires suffisant pour déterminer une
économie de 1 million. P. David.
Télégraphie privée.
Belgrade, le 6 juillet.
Hier soir, toutes les maisons de Belgrade ont
été.illuminees. Il y avait des feux.de joie de tous
les côtés et des musiques se faisaient entendre
sur les places principales. Une foule immense cir-
culait d^ns la ville, malgré le mauvais temps, en
poussant des hourras.
L'exécution du chef d'escadrons Nenadovitch,
beau-frère du prince Karageorgevitch, a eu lieu
aujourd'hui.
Bucharest-, le 6 juillet.
Un décret du prince ajourne les élections pour
le Sénat au 19 juillet.
Vienne, le 7 juillet.
La Gazelte de Vienne publie les décrets impé-
riaux sanctionnant les lois relatives à l'organisa-
tion du suffrage direct pour l'élection des députés,
une modification provisoire des statuts de la
15 inclue nationale, et enfin à un arrangement avec
le ministère hongrois pour l'émission .d'une nou-
velle monnaie de billon.
Florence, le 7 juillet.
La Correspondance italienne dément formelle-
ment la nouvelle donnée par le journal V Union
au sujet d'enrôlemens garibaldiens en Italie.
Londres, le 7 juillet, deux heures
cinquante-cinq minutes du matin.
La Chambre des Communes, formée en comité,
a discuté cette nuit le bill relatif aux préventions
de corruption électorale.
Le paragraphe concernant la nomination de
deux Juges spéciaux a été rejeté par 13(i contre 71.
M. Disraeli a proposé d'ajourner la discussion,
afin d'examiner les exigences de la question.
ijonstantinople, le 6 Juillet:
Le Sultan a invité aujourd'hui à dîner le prince
Napoléon avec M. Bourée, Aali-Pacha, Fuad-Pacha,
Omer-Pàcha et Namik.
New-York, le 25 juin
(par VHermann. arrivé à Southampton
avec 354,b27 dollars).
Les représehtans du Kansas ont été admis à la
Chambre des Représentans à "Washington. Les
membres démocrates ont protesté contre cette ad-
mission, en se basant sur la pression exercée sur
les électeurs pdr le régime militaires.
New-York, le 27 jum (par le City-of-Paris,
arrivé à Queenstown avec I60,000ïdollars).
M. Johnson, en,apposant son véto au bill d'ad-
mission des deux Carolines de la Géorgie, de
l'Alàbama, de la Louisiane et de la Floride; a re-
nouvelé les objections déjà faites contre le bill
d'admission de l'Arkansas. Il déclare que le Con-
qu'il ne possède pas. M. Johnson reproche en ou-
tre au Congrès d'avoir imposé à l'Alabama une
Constitution que cet Etat avait rejetée.
L'admission de l'Arkansas au Congrès a été an-
noncée officiellement par le général Grant.
Le bruit court que le régime militaire dans
l'Arkansas va cesser immédiatement..
M. Smythe est nommé ministre des Etats-Unis
en Autriche.
Madrid, le 6 juillet, soir.
Une ordonnance royale en date du 3 juillet porte
que, dans les îles de Cuba, Porto-Rico, les Phi-
lippines et Fernando-Po, les bâtimens français
seront mis sur le pied de l'égalité avec les bâti-
mens espagnols pour l'acquittement des droits de
navigation et de port.
(Service télégraphique Eavâs-Bvilitr
Service de nnit.
Madrid, le 7 juillet.
Les généraux duc de la Torre, Dulce, Zabala,
Cordova et Serrano Bedoya, et le brigadier Letona
ont été emprisonnés ce matin.
On est à la rechercha des brigadiers Sanchez,
Bregua et Buceta.
Florence, le 7 juillet.
Le ministre des finances s'est rendu ce matin au
sein de la commission chargée d'examiner le pro-
jet de convention relatif à la ferme des tabacs.
On assure qu'il existe des dissentimens entre le
ministre et la commission, et que l'entente n'a pu
encore s'établir.
[Service Havaè-BvllUr
Si l'on veut voir jusqu'à quel point la re-
ligion est devenue, de nos jours, une af-
faire de convention, on n'a qu'à relever
quelques uns des singuliers faits qui se
passent quotidiennement parmi nous et
autour de nous. On vient, par exemple, de
célébrer de grandes fêtes à Worms, en Al-
lemagne, pour l'inauguration de la statue
de Luther, et, comme circonstance des plus
intéressantes, on nous cite le discours d'un
bourgmestre catholique qui a, nous dit-on,
énuméré les services que le réformateur
a rendus à l'humanité, ses grandes qualités
morales, et l'heureuse influence qu'il a
exercée sur le développement de la langue
allemande. S'il ne s'agit que d'une ques-
tion de philologie, nous n'avons rien à
dire; ce que nous ne comprenons pas,
c'est qu'on veuille nous faire admirer un
catholique qui célèbre les grandes qualités
morales de Luther, et qui exalte les ser-
vices du moine qui a fait la réformation.
Si ce magistrat catholique est si enthou-
siaste de Luther, il n'a qu'à se faire pro-
testant, et nous trouverons son admiration
toute naturelle. Mais jusque-là nous trou-
vons plus logiques les catholiques qui re-
grettent que Luther n'ait pas été brûlé.
D'autre part, la dernière célébration de
la Fête-Dieu a été une occasion nouvelle
de soulever l'éternelle controverse sur les
processions. Nous n'avons pas l'intention
d'y rentrer mais, parmi les argumens qui
ont été opposés aux libres penseurs, comme
on les appelle, il y en a un qui nous semble
plus que ridicule, c'est celui de la proces-
sion de la Fête-Dieu faite dans les rues de
Constantinople. Ne nous a-t-on pas raconté
comment le Saint-Sacrement avait été es-
corté par la garde du Sultan, comment les
familles musulmanes avaient envoyé des
fleurs, des tapis, les objets les plus pré-
cieux pour orner les reposoirs, et com-
ment le plus luxueux de ces reposoirs
avait été érigé par un riche israélite ?
Et c'est avec ces beaux exemples qu'on
a voulu faire honte à l'intolérance des
libres penseurs et des membres du grand
diocèse signalé par M. Sainte-Beuve Fran-
chement, qu'est-ce que cela prouve? L'E-
glise catholique a-t-elle lieu d'être bien
fière de ces hommages des infidèles, et est-
ce un bien grand triomphe pour le Saint-
Sacrement d'être accompagné par des Turcs
et par des juifs? C'est comme pour les dé-
fenseurs du pouvoir temporel du Pape;
nous y trouvons de tout des athées, des
matérialistes, d'anciens philosophes, des
israélites encore et tous naturellement
plus royalistes que le roi il y a des jours
où nous demandons qu'on nous y montre
les catholiques.
La religion n'est plus qu'une affaire po-
litique, une affaire nationale, une affaire
locale, une affaire d'arrangement de fa-
mille. Voyez encore les nouvelles lois que
vient de faire le Parlement autrichien.
Nous n'avons pas besoin de dire notre opi-
nion sur l'ancien Concordat, aujourd'hui
annulé, nous l'avons assez souvent ex-
primée nous ne pouvons cependant nous
empêcher de reconnaître que, sur certains
points, la protestation du Pape est parfaite-
ment juste. Le Pape est dans le vrai,
même aux yeux des libres penseurs
quand il condamne cette singulière dis-
position qui, dans les mariages mixtes, fait
élever les garçons dans la religion du père
et les filles dans la religion de la mère.
Nous ne croyons pas q ze la méthode ex-
périmentale soit encore parvenue à distin-
guer dans les âmes des sexes différens, ni
à prouver qu'il y ait deux vérités, une à
l'usage des garçons et l'autre à l'usage des
filles. A ce. compte-là, il faudrait inventer
un Paradis avec deux entrées, l'une pour
les hommes et l'autre pour les femmes.
Rien ne prouve mieux à quel point la vraie
notion de la religion s'est dénaturée. Ques-
tion de naissance, d'accident, de munici-
palité, mais de conscience et de croyance,
point. JOHN LEMOINNE.
Les députés au Corps-Législatif ontyeçu aujourd'hui communication du document
suivant r
A l'appui du projet de loi ayant pour objet d'approwoer le traité posé entre la ville de Paris
et la Société du Crédit foncier de France, au sujet du remboursement d'une somme de 398 mil-
lions 440,040 fr. 24 c, due par la ville de Paris, pour l'exécution de travaux d'utilité publique.
Eu^agentcns de la ville de Paris envers les concessionnaires dès opérations el-après, et
dont les titres sont en la possession dn Crédit foncier;
NOMS des TOTAL
Bouh Beaujon Prolongé.; Il janvier. 1.764.516 95
Rue Monge Heullant père et flls. 15 janvier. Il 3.500,000 »
Boulev. de l'Empereur et
avenue d'Iéna T'home et Ce, Id. il 4.500.000 Il
Avenue Bosquet. Id. Id. Il
Boulevard Arago HunebelleetLegrand. 15 mars. Il 1.500.000 »
Boul. Beaujon prolongé.. Il Il 1er juin.
R. Mouffetardfelargiss.).. Mahieu et Pauchet. 20 juin. » 3 OOC.OCO «
Abords des halles (degag.) Soc. Anglo-Française. 15 juillet. » 3.000.000 Il
R. de Maubeuge (prolong.) Leroi, Sourdis et C°. 15 octobre. » 8C0.00O »
RuedeTurblgo Petit et Ce. 20 octobre. » 6.500.000 Il
B.Beaujon(Haussmann).. » » 5 novembre. 2.9M7.427 10
Avenue de l'Alma, » ? 14 décembre. 2.346.420 03
Place de l'Etoile Lescanne-Perdoux. 15 décembre. Il 1.500.000 Il
Boul. Beaujon prolongé. Il Il 13 janvier. 1.764.516 95
Rue Monge Heullant père et fils. 15 janvier. » »
Boulevard de l'Empereur
et avenue d'Iéna Thome et Ce. Id. »
Avenue Bosquet Id. Id. Il 1.000.000
Boulevard Arago HunebelleetLegrand. 15 mars. » 2 500.000 »
Boul. Beaujon prolongé. » » 1 or juin. 2.575.709 59
Rue Mouffetard (élargiss.). Mahieu et Pauchet. 20 juin. » 2.500.000 »
Boulevard de Magenta. Berlencourt et Ce. 1er juillet » 1.870 000 il
Abord des halles (dégag.) Soc. anglo-Française. 15 juillet. 3.000.000 »
R.de Maubeuge (prolong.) Leroi, Sourdis et Ce. 15 octobre. » 800.000 »
Rue de' Turbigo Petit et Ce 20 octobre. » 6.400.000
B. Beaujon (Haussmann).' Il » 5 navembre. 2.987.427 10
Place de l'Etoile. Lescanne-Perdoux. 15 décembre. 1.500.000
18*O_
Rue Monge Heullant père et fils. 15* janvier. » 3.500.000 »
Boulevard de l'Empereur
et avenue d'Iéna. Thome et Ce. Id. » 4 289.566 90
Boul. Haussmann (prol.). Petit et Ce. Id.
Avenue Bosquet Thome et Co. Id, Il »
Rue Ollivier (achèvem.).. Petit et Ce. Id, » 4.500.000 »
Rue de Lafayette (achèv.). Id. Id. Il 1.900.000 »
Rue de Fonde (achèvem.) Id. Id. » 1.000.000 »
Boulevard Arago HunebelleetLegrand. Id. » 3.000.000 o
Rue Mouffetard(élargiss.). Mahieu et Pauchet. 20 juin. » 2.500 000 »
Boul. Mrgenta(dégagem.). Berlencourt et Ce, ler juillet. n 2.120.000 »
Abords des Halles (dègag.) Soc. Anglo-Française. 15juillet. » 3.000.000 »
Rue de Maubeuge (prol.), Leroi, Sourdis et Ce. 15 octobre. » 800 000 »
Rue de Turbigo Petit et Ce. 20 octobre. » 6.300.000 »
Place de l'Etoile Lescanne-Perdoux. 15 décembre. Il 1.500.000 Il 39.109.566 90
18TI
Rue Monge Heullant père et flls.. 15 janvier. Il 3,500.000 Il
Boulevard de' l'Empereur
et avenue d'Iéna Thome et Ce. Id. » 3.500.000 Il
mann.(pro-} 000 Petit et Ce. » 4.700.000
longement). 1.500.000 CA. in juin. » 4.700.000 »
Rue Ollivier (achèvem.) Id, 15 janvier. » 4.500 000 »
Rue Lafayette ( 1achèvem) Id. Id. » 1-?22S22 »
Rue de Rome (achèvem.). Id: Id. » 500,000 »
RueRéaumur Id, Id. » 7.000 000
Rue de Rennes. Thome et Ce. Id. » 68^8-6i? 25
Boulevard Saint-Germain Blondel et Ce, Id, » 4.592.450 »
Boulevard Saint-Marcel.. Mahieu et Pauchet, Id. » »
Boulevard de Magenta. Berlencourt et Ce. 1er juillet. » 750.000
Abords des Halles (dègag.) Société anglo-franç. 1.1 juillet. » 3.000.000 «
R. de Maubeuge (prolong.) Leroi, Sourdis et CI'. 15 octobre. 800. D00
Rue de Turbigo. v Petit et CI. 20 octobre. » »
Rue Monge. Heullant père et fils. 15 janvier. » 3.500.000 »
Boulevard de l'Empereur
et avenue d'Iéna Thome et Ce. Id. » 3 000.000 »
longement).. mann (pro- { (1.500. C 00 Petit et Go 15 juin. » 4.700.000 »
Rue Ollivier achèvement) Id. 15 janvier. » 4.500.000
Rue de Lafayette (achév.) Id. Id. » 1.900.000 »
Rue de Rome (achèvem.). Id. Id. 500.000 n
Rue Réaumur. Id. Id. ^gOO.OOO »
Boulevard Saint-Germain Blondel et Ce. Id. n 4 592.450 »
Boulevard Saint-Marcel.. Mahieu et Pauchet. Id. » 2.630.537 »
Rue de Rennes, Thome et Ce. Id. 6 848 619 25
Avenue Bosquet Id. Id. » 1.500.000 »
BoulevardArago. HunehelleetLegrand. 15 mars. » 3.000.0t;0
RueMouffetard(élargiss.). Mahieu et Pauchet. 20juin. »
Rue de Maubeuge(prol.)..Leroi, Sourdis et CE. 15 octobre. 800.000
Rue de Turbigo. Petit et Ce. 20 octobre. » 9.900.000
Place de l'Etoile Lescanne-Perdoux. 15 décembre. 1.100.000
Rue Monge. Heullant père et fils. 15 janvier. » 3.500 000 »
Boulevard de l'Empereur
et avenue d'Iéna. Thome et Ce. Id. » 3.000.000
BdHaussmannJ 3.200.000 ro Id. »
(prolong.). j Petit et 15 juin. J) 5.200.000 »
Rue Ollivier (achèvement) Petit et Ce. 15 janvier. » 4.600.000 »
Rue de Lafa ette (achèv.) Id. Id. » 1.900.000 »
R de Rome (achèvement). Id. Id. Il 1.000.000 »
Rue Réaumur prolong.). Id. Id. » 8.000.000 »
Boulevard St-Germain. Blondel et Ce. Id. » k 592.450 »
Boulevard Saint-Marcel.. Mahieu et Pauchet. Id. » 2.630.537 »
Rue de Rennes. Thome et Go. Id. » 6.848 619 25
Avenue Bosquet Id. Id. » i 92S 92S »
Boulevard Arago. HunebelleetLegrand. 15 mars. » »
Rue Mouffetard (élargis.). Mahieu et Pauchet. 20 juin. » Il
R.deMaubeuge (prolong.) Leroi, Sourdis et Ce. 15 octobre. » Il
RuadeTurbigo. Petitet Ce. 20 octobre. » 10.000.000 »
Place de l'Etoile Lescanne-Perdoux. 15 décembre. » 2.000 000 J)
Rue Monge Heullantpère et fils. 15 janvier. » 3.108.850 »
Boulev. Hauss-(3.200.000 Id. »
mann (pro-< Petit et Ce. 5.200 000
Rue Ollivier (achèvement) Id. 15 janvier. 4 60D.000 »
Rué de Lafayette (achèv.) Id. Id. » »
Rue de Rome (achèvem.). Id. Id. 1 000.600 »
Rue Réaumur (prolong.). il., Id, Il 8 000 000 Il
Boulevard Saint-Germain Blondel et Ce. Id. » 4.K92.450
Boulevard Saint-Marcel.. Mahieu et Pauchet. Id. » 2 630.537 »
Rue de Rennes Thome et Ce. Id. » 6.848
Rue Moutretard (élargiss.) Mahieu et Pauchet. 20 juin. » 000 »
Rue de, Maubeuge (p'ol.). Leroi, Sourdis et Ce. 15 octobre. » 100.00) »
Rue de Turbigo Petit et Ce. 20 octobre. » 8.939 305 21
Place de l'Etoile Lescanne-Perdoux. 15 décembre. Il 3 »
̃̃•̃ ̃̃̃•< r 18H5
BdHaussmann 3.200.000 Petit et Ce. 1". janvier. 5.200.000 »
(prolongera.) j l eut et IA 15 juin.
Rue Ollivier (achèvem.). Id.. 15 janvier. Il 4.600.000 »
Rue Lafayette (achèvem.): ld. Id. » 1.3u0.000 »
Rue de Rome (achèvem.). Id. H. »
Rue Id. Id. » n
Boulevard St-Germain. Blondel et Ce. Id. » 4 B92.4R0 »
Rue do Rennes Thome et Ce. Id. 6 848.619 2n
Rue Moufletard (élargis.). Mathieu et Pauchet. 20 juin. Il 2 000.000 »
Place de l'Etoile. Lescanne-Perdoux. 15 décembre. 3 000.000 »
Boulev. Hauss- et Ce 1 S janvier. » »
mann (prol.).. Petit et ° • 15 juin. Il
Rue Ollivier (achèvement) Id. 15 janvier, » 4K00 000 »
Rue de Lafayette -ichèv.). Id. Id. » 1 900 000 »
Place de l'Etoile Lescanne-Perdoux. 15 décembre. _I 4 800 Ooo
Boul. Haussmann (prol.. Petit et Ce. 15 janvier. » 3.900.000
Rue Ollivier (achèvem.. Id. Id. » 4.600 000 »
Rue de Lafayette (achèv.) Id. Il. » » _ÎJ^L.! io 400 000
ÉCHÉANCES
de délégation résultant
de traités.
BOURSE DE PAWS.
clôture le 6. le 7. n*wss. BAISSB.
3 O/O
Comptant. t » » 35
Fin cour.. 70 85 > » » 30
«V©
Comptant. 101 40 ». »-60 » »
Fin cour.. 100 50 » » » » ./• • » •/•
On lisait avant-hier dans la France
« Nous connaissons enfin le secret de M. de
Saint-Paul. Il avait dit, on s'en souvient « J'ai
» un secret pour procurer au Trésor une éco-
» nomie annuelle de 20 millions- Mais je ne le
dirai qu'au ministre des finances. En vain
la Chambre pressait l'honorable député, dont
elle connaît la compétence il est resté muet.
Son secret, il l'a communiqué à M. Magne. Le
voici, tel que nous avons pu le comprendre
Il faudrait que désormais l'Etat ne prêtât plus
d'argent aux communes; mais qu'en les auto-
risant à emprunter, il les autorisât à négocier
leurs emprunts, en leur permettant de réali-
ser sur l'opération un bénéfice qui couvrirait
une partie des frais. Est-ce bien cela ? C'est
ainsi que nous avons compris. Si nous nous
trompons, l'honorable M. de Saint-Paul nous
rectifiera. »
M. Calley Saint-»Paul n'a, jusqu'à présent,
adressé à la France aucune rectification,
CORPS-LÉGISLATIF.
Compte-rendu analytique de la séance du
mardi 1 juillet lises.
PRÉSIDENCE DE S. EXC. M. SCHNEIDER.
La séance est ouverte à deux heures.
Le procès-verbal de la séance du 6 juillet,
lu par M. Martel, l'un des secrétaires, est
adopté.
Congés. Autorisations. Rapport.
Un congé est accordé à M. le duc de Rivoli.
M. Belmontet s'excuse par lettre de ne pou-
voir, par suite d'une indisposition, assister à
la séance.
MM. Magnin, Chauchard, Peyrusse, Cazelles,
Creuzet, le marquis d'Andelarre, le comte de
Chambrun, Josseau, Larrabure, Calvet-Ro-
gniat, Thiers et Louvet ont demandé l'autori-
sation de faire imprimer et distribuer les dis-
cours qu'ils ont prononcés dans la discussion
des lois concernant l'armée, le règlement définitif
du budget de 1864, les chemins vicinaux, l'exé-
cution de plusieurs chemins de fer, les che-
mins de fer du Midi et de Paris Lyon, un
appel de 100,000 hommes sur la classe de 1868,
un emprunt par la Compagnie du canal de Suez
et les budgets.
La commission des présidens de bureaux a
accordé cette autorisation, qui est approuvée
par le Corps-Législatif.
M. Bavtholopi dépose un rapport sur le
projet de loi ayant pour objet de proroger une
surtaxe sur les vins il l'octroi de la commune
d'Evian-les-Bains (Haute-Savoie).
Supplémens de crédits de lob».
L'ordre du jour appelle la discussion du
projet de loi relatif aux supplémens de crédits
de l'exercice 1868 (budget rectificatif).
LL. EExc. MM. Rouher, ministre d'Etat;
Vuitry, ministre présidant le Conseil d'Etat;
Magne, ministre des finances; de Forcade La
Roquette, ministre de l'agriculture, du" com-
merce et des travaux publics; Baroche, mi-
nistre de la justice et des cultes Pinard, mi-
nistre de l'intérieur Duruy, ministre de l'in-
struction publique; le maréchal Niel, ministre
de la guerre; l'amiral Rigault de Genouilly, mi-
nistre de la marine et des colonies; de Mous-
tier, ministre des affaires étrangères MM. de
Parieu, vice-président du Conseil d'Etat, Du-
vergier, le général Allard, Cornudet, de La-
venay, Marchand, présidens de sections au
Conseil d'Etat, L'Hôpital, Goussard, Darri-
cau, Alfred Blanche, de Boureuille, de Fran-
que ville, Gautier, Dupuy de Lôme, Barbier,
Vandal, Anselme Petetin, Lenormant, Hau-
dry de Janvry, Guillemot, Ozenne, de Saint-
Paul, Charles Robert, de Bosredon, Faré,
Grandperret, Desprez, le général vicomte De-
jean, conseillers d'Etat, siègent au banc des
commissaires du gouvernement.
HI. le président Schneider La Chambre
a voté hier les dépenses du ministère de l'in-
térieur, à l'exception de la section, qui est
réservée. Nous passons maintenant au mini-
stère de la guerre.
Les sections 1 et 2 sont successivement
adoptées.
Sur la troisième section (solde et entretien
des troupes), 48 millions 804,606 fr., il y a deux
amène? emens de la commission; le premier
porte sur le chapitre VI et propose une réduc-
tion d'un million sur la solde par suite d'un
plus grand nombre de congés à accorder.
M. Glaîs-Bïzoin La déclaration faite hier
par M. le ministre de l'intérieur a tranché la
question. (Bruit.)
lài. le président Schneider Si vous
vouliez bien vous abstenir de parler pour le
gouvernement, je crois que tout le monde y
gagnerait. (On rit.)
M. Magnin La déclaration du ministre de
l'intérieur engage.
ni. le président Schneider Aucune
parole ne peut nous engager par avance.
Poursuivons l'ordre de nos discussions. (Très
bien très bien !)
La parole est à M. Gressier.
NI.
cipe qui a été la base du travail de la commis-
sion, et vous en demander une application ri-
goureuse que vous avez bien voulu accueillir
par votre vote.
Aujourd'hui l'amendement de la commission
a une portée beaucoup plus haute, sinon pour
le présent, au moins pour l'avenir. M. le ma-
réchal ministre de la guerre, auquel on ne
saurait trop rendre hommage pour la rapidité
avec laquelle il a accompli la transformation
de l'armement, et approprié aux armes nou-
velles l'instruction des troupes, estime qu'un
effectif entretenu de 400,000 hommes est né-
cessaire. Votre commission a d'autant plus fa-
cilement accepté ce chiffre que l'effectif est
l'élément qui est à la disposition immédiate
du ministre de la guerre. Elle n'a donc pas
refusé un seul homme.
Ces 400,000 hommes entretenus sont et se-
ront à la disposition du ministre de la guerre,
qu'ils soient tous dans les rangs ou qu'un cer-
tain nombre soient en congé. Ceux-ci peu-
vent, par un seul mouvement du télégraphe,
être rappelés et réunis. Quelle est, par l'envoi
de ces hommes en congé, la situation faite au
budget? Elle est très nette.
A la section 3 chapitre VI première par-
tie, il est traité de la solde en argent; la
deuxième partie du même chapitre concerne
la solde en nature. Lorsqu'on a ainsi établi
les chiffres de l'effectif entretenu, on en distrait
i 1/2S pour les hommes à l'hôpital, 1/16 pour
les hommes présumés en congé dans la partie
de l'armée qui est en France, pour les
hommes présumés en congé dans la partie
4 1 de l'armée qui est en Algérie soit 20,000
hommes prévus en congé. La coinml6$tpis",L"«i:*
croit qu'il est possible de faire plus, sans
minùer la force de l'armée. Elle croit
dehors de l'époque de l'instruction surplac^ .>>i
et dans les camps, il y a possibilité de donner
un nombre de congés plus considérable aux
hommes ayant quelques années de service et
n'ayant plus besoin d'une instruction quoti-
dienne.
Chacun des 100 régimens d'infanterie se
compose de 3 bataillons à 8 compagnies et
compte 1,846 hommes; chacun des 20 bataillons
de chasseurs a 801 hommes. La commission
pense qu'il est possible de ne pas garder dans
les rangs la totalité de ce personnel, en de-
hors des époques où se'donne l'instruction, et
d'accorder un plus grand nombre de congés,
sans que, pour le cas d'une lutte que mon es-
prit se refuse à prévoir, la force de l'armée soit
affaiblie. J'en dirai autant, mais à un moin-
dre degré, car je ne veux rien exagérer, pour
la cavalerie et les armes spéciales. En tenant
compte de tout, de l'augmentation de l'effectif
entretenu, de l'élévation de la solde du soldat,
nous voyons figurer au budget rectificatif une
augmentation de 49 millions, et au budget or-
dinaire de 1869, par suite des mêmes causes,
une augmentation de 33 millions. La commis-
sion ne retranche rien de cette augmentation,
mais elle croit, et vous croirez avec elle qu'il
est possible de trouver, à côté de cet accrois-
sement, des compensations.
Il serait digne de l'illustre maréchal qui est
à la tête du ministère de la guerre d'employer
les ressources de son esprit si ingénieux, si
actif, si fécond, à la réalisation de ce double
problème maintenir pour les époques de lutte
nos forces militaires à leur puissance la plus
élevée, et arriver pour les temps de paix à
donner au travail le plus de bras possible, et
aux finances les plus larges économies. (Très
bien très bien 1 sur un grand nombre de
Sd Exc. M. le maréchal Niel, ministre
de la guerre Ce n'est pas sans un vif regret
que je me trouve en opposition avec la com-
mission du budget; mais j'espère que quelques
observations suffiront pour éclairer la Chambre
sur le différend qui nous divise. Je n'aborderai
pas les questions qui touchent au budget nor-
mal, dont l'honorable rapporteur a dit quelques
mots en m'engageant à l'économie.
Je ne crois pas que quelqu'un dans cette
enceinte soit plus intéressé que moi à la pra-
tiquer énergiquement; mais nous avons a-
pourvoir aux nécessités du moment, à assurer
l'organisation de l'armée alors que la paix est
à peu près ou plutôt complètement assurée.
(Très bien I très bien !)
Mon ambition est de poser la question en
ces termes avec un budget de 360 ou 36"
millions, avoir une arnnée, une garde nationale,
mobile complètement organisées, assurer ai la.
France une armée en état de résister, je ne dis
pas à toutes les puissances qui nous entourent,
si elles nous attaquaient en même temps, mais
à une quelconque de ces puissances.
Dans quelle position nous trouvons-nous
pour les effectifs de 1868? Remontons 1867.
En 1867, il était incontestable que notre armée
n'aurait pu lutter avec avantage contre les ar-
mées d'une puissance voisine. (Mouvemens
divers.) Cette situation ne pouvait convenir a
la France. Il fallait la moditier.
S'est-on préoccupé dans cette organisa-
tion des circonstances du moment? Non, on
n'a opéré qu'en vue de l'avenir. Il a fallu
remonter les effectifs, compléter Jes appro-
visionnemens des magasins et des arsenaux'
donner à l'armée une composition plus res-
pectable. Des conseils nous sont arrivés les
uns de l'intérieur, les autres de l'extérieur. On
nous disait La paix est chancelante, vous la
compromettrez tout à fait;.vous ferez pencher
la balance du côté de la guerre, si vous modi-
fiez la composition de l'armée.
Le gouvernement a marché résolument vers;
une organisation nouvelle. Il y a un an, la paix
était compromise; aujourd'hui, tout le monde
la croit assurée. Ce qui importe surtout, c'est
que la France y croit, et elle y croit, parce
qu'elle a pris ses garanties. (Très bien! très
bien!) Tant qu'elle n'aurait pas ces garanties.
elle ne croirait pas à la paix.
Mais cette organisation nous a coûté des sa-
crifices. Au 1er janvier 1868, nous avions
418,000 hommes, les uns sous les armes, les
autres en congé. C'était plus que ne comporte
le budget. Je ne le cache pas, je ne l'ai pas ca-
ché car je considère comme mon premier
devoir de n'avoir pas de secrets pour vous et
de vous apporter sur le ministère de la guerre
tous les détails de nature à vous éclairer.
(Nouvelle approbation.,)
Si nous avions 418,000 hommes, cela venait
de ce que nous avions rappelé une partie des
réserves pour les instruire, car on ne savait
pas ce que préparait le printemps de 1868. Au-
jourd'hui il n'y a pas un seul homme, soit dans
les rangs, soit en congé, qui ne soit instruit
pour le combat; les moins instruits ont six
mois de leçons. Nous sommes arrivés ainsi au
1er avril.
C'est'l'époque où l'on rappelle les semestriers.
Comme l'a fait observer l'honorable M. Gressier,
les hommes en congé coûtent moins que les
hommes sous les drapeaux. Si l'observation est
juste, les calculs de l'honorable rapporteur le
sont moins, en ce qui touche les hommes pré-
sens sous les drapeaux.
Le seizième de l'effectif déduit, il ne nous
reste que 375,000 hommes, et comme la Cham-
bre nous a imposé une réduction de 1 million
800,000 fr., ce n'est plus en réalité qu'un peu
moins de 370,000 hommes.
Le mois d'avril arrivé, le printemps pouvait
se juger; la guerre n'était pas'à à craindre.
L'Empereur a décidé alors qu'on laisserait dans
leurs familles 5,400 hommes de la classe de
1863 que 3,000 rengagés, dont le service ex-
pirait en 1868, seraient renvoyés, aussi bien
que les hommes devenus, sous les drapeaux,
soutiens de famille, aux termes de la nouvelle
loi militaire. Ces diverses mesures nous ont
encore enlevé 12,000 hommes.
Ici se place cette question Oui, au prin-
temps de 1868, la guerre n'était pas probable;
mais fallait-il priver d'instruction les hommes
qui, du lor avril au 1er septembre, allaient être
appelés dans les corps? C'eût été une mesure
déplorable.
Nous avons un armement nouveau. Dans les
anciens fusils, quand une pièce se cassait, il
fallait renvoyer l'arme chez l'armurier; avec
les nouveaux, les pièces cassées sont immé-
diatement remplacées parle soldat lui-même. En
outre, le nouveau fusil ne se charge pas comme
les autres il a plus de portée, une plus grande
justesse, et lorsqu'un régiment le reçoit, il se
produit, pendant un mois ou deux, divers ac-
cidens dans l'arme. Les soldats croient y dé-
couvrir alors des imperfections qui ne tien-
nent qu'à leur inexpérience mais, lorsqu'ils la
connaissent, ils prennent confiance et s'y atta-
client. Il y a donc nécessité de les instruire.
Nous venons de les voir manœuvrer au
camp de Châlons. Le terrain est n de telle na-
ture que tout projectile qui frappe le sol sou-
j fève la poussière. Eh bien, c'est une chose
l'effrayante qu'un feu de bataillon avec le nou-
veau fusil Jusqu'à 1,000 mètres, la sûreté en
̃ est telle, qu'on ne comprend pas comment, dans
cette trajectoiredel,000àl,100mètres,ilpourrait
i rester un être vivant. (Mouvemens divers.)
Etait-il de bonne administration de ne pas
Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 99.76%.
En savoir plus sur l'OCR
En savoir plus sur l'OCR
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 99.76%.
-
-
Page
chiffre de pagination vue 1/4
- Recherche dans le document Recherche dans le document https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/search/ark:/12148/bpt6k456927s/f1.image ×
Recherche dans le document
- Partage et envoi par courriel Partage et envoi par courriel https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/share/ark:/12148/bpt6k456927s/f1.image
- Téléchargement / impression Téléchargement / impression https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/download/ark:/12148/bpt6k456927s/f1.image
- Mise en scène Mise en scène ×
Mise en scène
Créer facilement :
- Marque-page Marque-page https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/bookmark/ark:/12148/bpt6k456927s/f1.image ×
Gérer son espace personnel
Ajouter ce document
Ajouter/Voir ses marque-pages
Mes sélections ()Titre - Acheter une reproduction Acheter une reproduction https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/pa-ecommerce/ark:/12148/bpt6k456927s
- Acheter le livre complet Acheter le livre complet https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/indisponible/achat/ark:/12148/bpt6k456927s
- Signalement d'anomalie Signalement d'anomalie https://sindbadbnf.libanswers.com/widget_standalone.php?la_widget_id=7142
- Aide Aide https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/aide/ark:/12148/bpt6k456927s/f1.image × Aide
Facebook
Twitter
Pinterest