Titre : Journal des débats et des décrets
Éditeur : Baudoin (Paris)
Éditeur : Imprimerie nationaleImprimerie nationale (Paris)
Éditeur : Imprimerie du Journal des débatsImprimerie du Journal des débats (Paris)
Date d'édition : 1804-05-20
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb327995159
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 7964 Nombre total de vues : 7964
Description : 20 mai 1804 20 mai 1804
Description : 1804/05/20. 1804/05/20.
Description : Note : 30 floréal an XII. Note : 30 floréal an XII.
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k417275w
Source : Bibliothèque nationale de France
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 15/10/2007
DIMANCHE 20 M£;iSc'4i
3o FLOREAL mm
^Ç&TT B. N A L D ES DijAX'i
tefl^te^^is LQix © o V© u-'v ôi a 0 tiers l ̃& ïirjv,
X^^TP' DIS à. G T B S D O ÏO0 tf-K EUS 11- 1. 1! »
EMPIRE FRANÇAIS.
-̃ Parts, 29 floréal.
Le sénat en corps s'est transporté hier ainsi que nous
l'avons (lit à Saint-Cloud à l'effet de présenter le sénatns-
consulte organique à l'empereur; le cortège étoit accompagné
de plusieurs corps de troupes. Le sdnai, à son arrivée a été
adaais aussitôt à l'audience dé l'empereur. Le consul Camba-
ciuès président du sénat a jparlé en cït termes
Sikb, ̃ W..
« Le décret que le sénat vient de rendre et qu'il s'empresse de pré-
senter a votre .majesté impériale n'est que l'expression authentique
d'uue volonté déjà manifestée par la nation. (Je déertit qui vous défère un e
ppuveau titre et qui après vous en assure l'hérédité ;( votre race n'a-
joute rien ni à votre gloire ni a vos droits.
i ,1) L'amour et la reeaunoissaiiçe du peuple frangais ont depuis, quatre
années, confié à votre majesté les rênes, du gouvernement j.et les constitu-
tions de J'état s.e veposoient déjà sur vous du choix d'un successeur., La
ile'uoujinatiou plu» imposante qui vonsest décernée n'est donc qu'un tribut
nue la nation paye à sa propre dignité et au besoin qu'elle sent de vous
tlonaer chaque jour des témoignages d'un respect et d'un attachement que
«liaque jour voit iiugmenter..
>> Eh comment le peuple français'pourroit-il trouver des bornes pour
sa reconiioissiiace lorsque vous n'en mettez aucune a vos soins et à, votre
sollicitude pour lui ? Comment pourroil-il conseivant le souvenir des
maux q"'il a soufferts lorsqu'il fut livré J lui-même penser sans enthou-
iiasaie au bouheiir qu'il éprouve depuis que la Providence lui a inspiré de
se jeter dans yos bras? Les armées étoienl vaincues, les finances en déj-
«ordre le crédit piùSlic anéanti les factions se disputaient les restes de
notre antique splendeur j les idées de religion et même de morale s^étoieut
obscurcies l'habitude de donner et de reprendte le pouvoir laissoit les
magistrats sans considération, et même avoit rendu odieuse toute espèce
rité. fc
"Votre majesté a paru. Elle a rappelé Li victffeiSoas.nos drapeaux j-elte
a établi la règle et l'économie dans les dépenses publiques; la nation,
rassurée par l'usage que vous en avez su»fsire, a repris confiance-dons ses
propies ressources votre sagesse a câliné la fureur des. partis la religion
a vu relever ses autels; les, notions du juste et de l'injuste se sont réveillées
clans l'ame des citoyens quand on a vu !gfc ine suivre le crime et
̃d'honorahles distinctions récompenser et signaler les:vertus. Enfin- et
c'est-là sans doute le plus grand des miracles opérés par votre génie ce
peuple, que l'effervescence civile avoit rendu indocile a toute contrainte,
eunemi de toute autorité vous avez suiiii faire chérir «inspecter un
pouvoir qui ne s'oxercoit que pour sa gloire et soa -repas.
̃> Le peuple françaisne prétend points'ériger en juge des constitutions
ides autres états; il n'a point de critiques a faire, point d'exemples à
suivre l'expérience désormais devient sa leçon. Il a pendant des siècles
goûté les avantages attachés à l'hérédité du pouvoir; il a fait une épreuve
courte, mais pénible du système contraire il rentre, par l'effet d'une
̃délibération libre et réfléchie, daus un sentier conforme à son génie.
» II use librement de ses droits, pour déléguer à votre majesté impé-
riale une puissance que son intérêt lui défend d'exercer ipar lui-inêrae. Il
stipule pour les générations à venir; et, par un pacte solennel il confie
le bonheur de ses neveux à des rejetons de votre race. Ceux-ci imiteront
vos vertus j ceux-là hériteront de notre amour et <î^ -tre fidélité.
» Heureuse la nation qui après tant de troubles et d'incertitudes
trouve dans son sein un homme digne d'appaiser la tempête des passions,
de concilier tous les intérêts et de réunir toutes.les vois 1 •'̃
FEUILLETON DU JOURNAL DES DEBATS-
Dimanche, 5o Floréal an XII.
THÉ AT «K DRLA- RKPUSIilQUE ET DSI 1KTI,
Saiil, le Retour de Zéphire. <'̃
En attendant la prem. rep. des Bardes. '•
THÉÂTRE FRANÇAIS t> E LA BEPUBLIQUeT
La Gouvernante, 1» Belle Fermiète.
Mlle Contât jouera dans les deux pièces.
En attendant Shakespeare çmoweux.
Iucessamtnent, au théâtre de la porte Saint-Martin au bénéfice de
la succession ëHTeu Mole, tirtiste du Théâtre Français, la première rep.
de la reprise û^tacbeth, trajpdie, suivie d'un opéra comique joué par
les acteurs du Théâtre Fevdeaû.
S'adresser pour la location des loges, au cit. Damunce à l'Opéra.
THÉÂTRE HE i/opÉaA-COM-IQUE NATIONAL (rtt8 FejdeaU ).
Incessamment le début de Mlle Saint-Aubin.
En attendant la reprise de Y Ami de la. Maison. ''•̃ '̃'
T H K A T R E L o U y O I S.
Pincent dç Paule, le (Jollatêral. "f:
T H É A T H K 1 T A Ii ï E N.
Helâche.
S'adresser, pour la ilocation1 administration, audit théàlre.
T M É A T I. E D V V A V S S T I I,. Ii B>
Edouard et A.dèl&, iFwichon.
THBATRK E Mt>CTTAMI!EH.
La Ctjéf la Mii-se d*t itijafoyx, Georges, f^fofeZ rf« Xorwwe,
» Hffinrenx le prince qui tient son ponvoir de I« Tolonté de la confiance
et de l'affection des citoyens S'il est dans les principes de notre constitu-
tion, et déjà plusieurs exemples semblables ont été donnés, de soumettre
à la sanction div peuple la partie du décret qui concerne l'établissement
.d'un gouvernement héréditaire, le sénat a pensé qu'il devoit supplier votre
majesté impériale d'agréer que les dispositions organiques reçussent iuinié-
diatement four exécution et pour ta gloire comme pour le bonheur de 1*
république, il proclame à l'instant màme Napoléon empereur des français. »
L'empereur a répondu en ces termes
« Tout ce qui peut contribuer au bien de lapatrie est essentiellement,
lié à îïlon bonheur. J'accepte le titreque vous croyez utile h la gloire de
la nation Je soumets à la sanction du peuple la loi de l'hérédité. J'es-
père que la France ne se repentira jamais des honneurs dont elle environ-
nera ma famille. Banstous les cas, mon esprit ne sera plus avec ma pos-
térité ,"< le jour où elle cesserait de méiiter' l'amour et la confiauce ae là,
grande nation. »
Le sénat a été ensiiite admis à l'audience de S. M. l'impératrice. Lç
consul C^^jacérès président lui a dit
me~ .j
» ^pu venons de présenter à votre' auguste époux le décret qui lui
donne le titre d'empereur et qui établissant dans sa famille le gouver-
nement héréditaire associe les races futures au bonheur de la génératiop
présente. Il reste au sénat un devoir bicn'doux à remplir; celui d'offrir a a
yotrç lii-ijesté impériale l'hommage de son respect et l'expression de la
gratitùtje des fiançais. Oui madame 1* renommée publie le bien que
vou5 ire cessez de fuire. Elle dit que toujours accessible aux malheureux,
vous n'usez de votre crédit auprès du chef de l'état que pour soulager leur
infortuné, et qu'au plaisir d'obliger votre majesté ajoute cette délicatesse
aimable qui rend la reconnaissance plus douce et le bienfait plus pré"
cieux.
» Cette disposition présage que le nom de l'impératrice Joséphine sent
le signal de la consolation et de l'espérance et comme les vertus de
Napeléon serviront toujours d'exemple à ses successeurs pour leur ap-
prendre -l'art de gouverner les nations la mémoire vivante de votre
bonté apprendra à leurs augustes compagnes que le soin de sécher les
lanaes tst, le moyeu le plus sûr de régner sur tous les coeurs. Le sénat se
félicite dévaluer le .premier votre majesté impériale, et celui qui a l'hon-
neur d'être soii organe, ose espérer que vous daignerez le compter au
nombre de vos plus fidèles serviteurs.'
Le séoaius-consulte organique a 4U proclamé par l'empereur et il
.sera -pnt>Iic,d»ns Paris^ dimanche provL.iin à midi.
S. M. I. a nommé à la dignité de grand-électeur, son altesse impé-
riale le prince Joseph 15 maparte a ceile de connétable, son altesse im*
pédale le orince Louis Bonaparte; à celle d'archi-chancelier de l'empire,
le consul Cambacérès et à celled'archi-trésorier le consul Lebrun.
• L'archi-chancelier de l'emp're i'archi- trésorier et le connétable oat
prêté serment entre les raaiua de l'empereur-.
L'archi-ehance!i«r de l'empire a ptée;>té les minisire» et le secrétaire»
d'état au serment qu'ils ont prêté enti e lermains de l'empereur. Leçon-
fnclablea enim te présenté au 'serment les colone's-génératlx d'Avoust et
'Ba.tsières ainsi que le général Murât y gouverneur de Parif. L'archi-4
̃ chancelier de l'empire a également présenté au serinent le général Duroc>
• gouverneur d-u palais impérial.
Lettre de S. M- I, aux consuls Cambacérès et LebrUni.
-> Citoyen consul Cambacérès, votre titre va changer; vos Fonctions et
ma confiance restent les mêmes. Dans'la haate dignité d'archi-chancelier
de l'empire ( et d'urchi-trésorier ) dont vous allez être revêtu vous ma-
nifesterez coma» vous l'avez fait dans celle -de consul la jagesse
j THKATHE' BB LA SOCIÉTÉ Ol.riVtPI1 L'heureuse Erreur^ la Gjtueçxle jGrien($r, l'auteur et la Folié,
THÉÂTRE E DE LA C I T S.
Les trois Sultanes, la Méloinanie.
THÉÂTRE DV MARAIS.
La prem. rcp. du Château, et, fa Chaumière, les Mineurs suiioii.
THÉÂTRE DE LA P O R T K S A I»T BI ART iM\
ta Fille mal gardée, J'aiperdu mon Procès.
.A M B I Q V -r C O M I Q V (,
Les Maures d'Espagne, Greprges, et Pauline.
T II É A.iX R E .JD K h X GAIETÉ
La Tour du Sud, Mad. Miroton, les Huit sous, Adieu ma jambe*
THÉÂTRE SANS S ~P PRKTEKT 1OH,
Les Enfans à deux Mères, la Marchandée' Amadou..
,» T II É A T* E PESJEMNKS ARTIS T*i S.
Le Prince invisible. •
T H É A T K E DES S J E W N E S E L B Y B J,
• L'es ttois Sultanes, le Bon Père. .i:
b o u r> o 1 n n e s muses.
Màrton et Frontin, l'Orphelin, Dreliniindin.
̃• THKATHE »ITTOHE8IJ((E ET MÉeANlQVB^.
Rue IVeuve-dc-la- Fontaine.
Les dimaBche, lundi, mercredi et jeudi, à »«pt heure» et demie
précises, «pecUçlf- 1
Nota. Le citoyen Piebk e provient quM » changé ses UMeani h»
~CçR-r~:a';1 ti~ttEe ~6~pt~k~tt fS7il~ ~ff~!ü~~ p~ ~S,~dë~F#
3o FLOREAL mm
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EMPIRE FRANÇAIS.
-̃ Parts, 29 floréal.
Le sénat en corps s'est transporté hier ainsi que nous
l'avons (lit à Saint-Cloud à l'effet de présenter le sénatns-
consulte organique à l'empereur; le cortège étoit accompagné
de plusieurs corps de troupes. Le sdnai, à son arrivée a été
adaais aussitôt à l'audience dé l'empereur. Le consul Camba-
ciuès président du sénat a jparlé en cït termes
Sikb, ̃ W..
« Le décret que le sénat vient de rendre et qu'il s'empresse de pré-
senter a votre .majesté impériale n'est que l'expression authentique
d'uue volonté déjà manifestée par la nation. (Je déertit qui vous défère un e
ppuveau titre et qui après vous en assure l'hérédité ;( votre race n'a-
joute rien ni à votre gloire ni a vos droits.
i ,1) L'amour et la reeaunoissaiiçe du peuple frangais ont depuis, quatre
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nue la nation paye à sa propre dignité et au besoin qu'elle sent de vous
tlonaer chaque jour des témoignages d'un respect et d'un attachement que
«liaque jour voit iiugmenter..
>> Eh comment le peuple français'pourroit-il trouver des bornes pour
sa reconiioissiiace lorsque vous n'en mettez aucune a vos soins et à, votre
sollicitude pour lui ? Comment pourroil-il conseivant le souvenir des
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propies ressources votre sagesse a câliné la fureur des. partis la religion
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c'est-là sans doute le plus grand des miracles opérés par votre génie ce
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eunemi de toute autorité vous avez suiiii faire chérir «inspecter un
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̃> Le peuple françaisne prétend points'ériger en juge des constitutions
ides autres états; il n'a point de critiques a faire, point d'exemples à
suivre l'expérience désormais devient sa leçon. Il a pendant des siècles
goûté les avantages attachés à l'hérédité du pouvoir; il a fait une épreuve
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» II use librement de ses droits, pour déléguer à votre majesté impé-
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Dimanche, 5o Floréal an XII.
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Le séoaius-consulte organique a 4U proclamé par l'empereur et il
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S. M. I. a nommé à la dignité de grand-électeur, son altesse impé-
riale le prince Joseph 15 maparte a ceile de connétable, son altesse im*
pédale le orince Louis Bonaparte; à celle d'archi-chancelier de l'empire,
le consul Cambacérès et à celled'archi-trésorier le consul Lebrun.
• L'archi-chancelier de l'emp're i'archi- trésorier et le connétable oat
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THÉÂTRE E DE LA C I T S.
Les trois Sultanes, la Méloinanie.
THÉÂTRE DV MARAIS.
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THÉÂTRE DE LA P O R T K S A I»T BI ART iM\
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Les Maures d'Espagne, Greprges, et Pauline.
T II É A.iX R E .JD K h X GAIETÉ
La Tour du Sud, Mad. Miroton, les Huit sous, Adieu ma jambe*
THÉÂTRE SANS S ~P PRKTEKT 1OH,
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T H É A T K E DES S J E W N E S E L B Y B J,
• L'es ttois Sultanes, le Bon Père. .i:
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Màrton et Frontin, l'Orphelin, Dreliniindin.
̃• THKATHE »ITTOHE8IJ((E ET MÉeANlQVB^.
Rue IVeuve-dc-la- Fontaine.
Les dimaBche, lundi, mercredi et jeudi, à »«pt heure» et demie
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