Titre : L'Humanité : journal socialiste quotidien
Auteur : Parti communiste français. Auteur du texte
Éditeur : L'Humanité (Paris)
Éditeur : L'HumanitéL'Humanité (Saint-Denis)
Date d'édition : 1937-01-07
Contributeur : Jaurès, Jean (1859-1914). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb327877302
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
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Description : 07 janvier 1937 07 janvier 1937
Description : 1937/01/07 (Numéro 13901). 1937/01/07 (Numéro 13901).
Droits : Consultable en ligne
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Source : Bibliothèque nationale de France
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 15/10/2007
L'HUMANITÉ
7-1-37
font-les frais d'une telle politique fis-
cale et, pour s'en rendre compte, il
suffira de 'iciter quelques chiffres par.
,:ticulièrement éloquents.
"Pour en rester simplement à quel-
.'ques exemples, signalons que le mon-
'tant des droits prélevés par l'Etat
sur un hectolitre de vin s'élève à 26
francs, signalons aussi que sur cha-
que kilo de sucre la ménagère paie
1 fr. 05 d'impôts indirects signa-
lons encore que, chaque fois que la
v^r ménagère achète pour 8 francs do
café, elle paie plus de 3 francs de
droits divers, sans parler pour d'au
.très denrées des différentes taxes qui,
ïipàr exemple, à Paris représentent
^environ -.15 du prix de la' viande.
,L'impôt indirect est générateur de
vie chère. Il fait payer les travail-
leurs et il est, par conséquent, in-
juste, De plus. il transforme le com-
merçant en collecteur d'impôts et il
est. par cela même, un élément de.
division.
C'est pourquoi nous sommes sûrs
d'agir dans 1 intérêt du peuple, dans
~j;tl*intérêt du pays, en demandant qu'on
.v 'change quelque chose dans le systè-
me des impôts et qu'on fasse payer
.davantage aux riches pour pouvoir
-̃dégrever les pauvres.
La démonstration a été faite par
-vt-notré Parti communiste que, sans
introduire en France une fiscalité
.–révolutionnaire, en s'en tenant, à
'•̃"tihe adaptation du système anglais,
on aboutirait à introduire dans noire
pays plus de justice fiscale et il. pro-
-.curer à l'Etat des ressources plus
abondantes.
Aucun argument n'a été opposé cl
nos démonstrations et dans un mo-
.jrnent comme celui que nous vivons,
-Véans un moment où la lutte contre la
"vie chère est particulièrement néces-
'"s'Sire, dans un moment où les pro-
blèmes financiers sont si gros de con-
séquences pour la F.rance, on ne peut
"nier' qu'il y ait urgence fi apporter
de profondes modifications au régime
fiscal actuel..
-̃ Nous ne sommes pas seuls à p.en-
Hèér' ainsi puisque Vincent Auriol an
acceptant de désigner une commis-
sion qui étudiera le problème de la
r'ré'fôrmë. fiscale a, par cela même, re-
connu que le projet voté par la
-("Chambre ne pouvait être considéré
que comme une amorce.
y-,1 -Nous pensons que les riches de-'
vraient payer plus qu'ils ne paient.
"'Nous pensons qu'il faudrait les" em-
"̃p'êcher de se livrer, comme ils le
;ïb.nt, à la fraude fiscale nous pen-
sons qu'il faudrait identifier les re-
venus et en empêcher la dissimula-
tion, afin de les frapper comme il
^cgrivient et afin de ne pas accabler
-lies contribuables incapables de payer
̃ "ce qui leur est demandé.
-̃ .-Réformer l'impôt pour assurer les
-̃'revenus à l'Etat en tenant compte de
"T'ial situation de chacun, en tenant
compte dé la nécessité de sauvegar-
der les intérêts et l'avenir des pe-
tites gens, des commerçants, des
classes moyennes, en tenant compte
de la situation de famille du contri-
liuable, voilà qui est parfaitement
possible, comme nous l'avons dé-,
montré voilà ce qui, de l'avis du
Parti communiste, doit être fait.
Les riches doivent payer et pour
les faire paver il faut démocratiser
l'impôt, il faut gagner la bataille que,
à^d^puis des décades, les forces de
•*àémôcratie mènent contre les puis-
sances d'argent, bataille menée tour
à tour par Camille Pelletan., Paul
'Downer, Malmj, Joseph Caillaux,
pour ne citer que quelques-uns des
"hommes politiques qui se sont pro-
noncés pour 'l'impôt sur le revenu,
,danl' las organisations ouvrières oijit
• toujours été- partisanes.
:Eh rappelant de vieux textes, en
montrant tout le passé de lutte du
peuple français pour l'impôt démo-
cratique, nous avons par cela môme
montré que le Parti communiste est
l'héritier de tous les efforts qui ont
él,é faits tout au long de l'histoire de
notre pays pour introduire un peu
plus d'équité dans la politique finan-
cière. doute, certtins défenseùrs~
"̃Sans doute, certains défenseurs
d'hier de la fiscalité démocratique ont
changé d'opinion depuis, mais ce,
««qu'ils disaient, hier condamne sans'
jgSpel'leurs abjurations, dont ledésin-
-térèssement ne saurait tromper per-
sonne..
'Pour notre part, nous entendons
̃luller de toutes nos forces afin que
''«oit. établie une. fiscalité démocrati-
Zi$&ë 11-16' 1-e1 Front populaire doit à la
'̃-France,
'Nous trouverons des hommes qui
'diront que cela :n' est point possible.
nst, ta une contre-vérité. 'Notre pro-
̃rjasition'de prélèvement sur: les gros-
2se3, fortunes au-dessus de 1 million
-̃est elle-même réalisable,: puisque
".Vincent Auriol; en, a .chiffré, le pro-
duit à 7 milliards et cela est, croyons-
«jqous, en, dessous des possibilités réel-
:'Ms Quant à: '.a réforme de l'impôt,
Elle est, d'autant, plus possible dans
̃le sens indiqué par, nous qu'il suffit
«.âe regarder ce qui. se passe en An-
«peieterre gour en avoir la preuve
'Tout/cela nous le dirons' au sein de
<».-l«- commission qui, sera désignée ces
'tjliurs prochains et les articles dont la
«série prend fin avec celui-ci ont mon-
"ffié à l'opinion publique .que c'est'avec
>^dfis arguments sérieux que nous en-
'^gindons. discuter le, problème 'de la
-réforme fiscale. '•'̃̃'̃
'̃D'ailleurs notre parti se propose de
ifaire, en conclusion de toutes ces ex-
;|)lica lions, des propositions que nous
̃'soumettrons- à cette commission en
fjriômé temps qu'à la masse des tra-
vailleurs et des petites gens Oi.'ht nous
^̃̃sommes sûrs qu'ils veulent ovec nous
que soit allégé le fardeau ce Icurs
̃; impôts, de même qu'ils veulent que
̃les riches paient et :< contribuent en
̃i; [[proportion de ce qu'ils peuvent » H
comme le demandait déjà, le 7 octo-
MJjre 1789. l'Assemblée constituante.
Avec le concours des masses popu-
.Jaires la bataille pour la réforme fis-,
cale peut être gagnée. Il faut tout
faire pour la gagner. Pour notre
-.part, nous ne faillirons pas à. cet en-
gagement, certains d'agir ainsi en
faveur de l'application du program-
me du Front populaire et d'exprimer
la volonté du peuple français.
FIN
Jacques DUCLOS.
™ ̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃!)̃»̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃••
::4^£[;- ERRATUM
Dans notre article « Pour les petits
propriétaires logeant les chômeurs »,
une erreur s'est glissée. Il faut lire
(art. 5, 2)
« Cette caisse de compensation sera
̃ ̃ alimentée par un prélèvement sur les
revenus locatifs supérieurs à trente
mille francs. »
Au lieu de « revenus mobiliers. ;>
».
Epidémie d'influenza
à Londres
L'épidémie d'influenza, loin de s'étein-
i: dre, prend des proportions inquiétantes
à Londres. Un tiers de la population de
v t-; l'agglomération de la capitale géante est
,"i:f actuellement terrassé par le mal. On
déplore plusieurs dizaines de décès.
POINTES
IHHJ&ES
MAUVAISE FOI
Nos amis socialistes de Vclizy
avaient organisé pour la Noël
un bal de nuit dans la salle de
la mairie. Et voilà que Mgr Ro-
land Gosselin vient d'adresser
au préfet de Seine-et-Oise une
lettre indignée pour lui exposer ses cri-
tiques du programme de cette fête que
YEcho de Paris a porté d'ailleurs
avec une, évidente mauvaise foi à
notre compte.
La Liberté d'hier a suivi, ajoutant
même que la municipalité de Vélizv est
communiste.
Et le préfet enquête' i
Singulière initiative Nous aurions
aimé entendre l'évêque de Versailles,
censeur infatigable, donner son avis sur
l'acte de soumission récent des évêques
allemands devant Hitler, fondateur d'un
rite néo-païen et bourreau du peuple al-
lemand, catholiques compris
Le zèle intempestif d'aujourd'hui con-
traste étrangement avec le silence d'hier.
Serons-nous seuls à le constater et à le
déploier, nous qui, tout en restant réso-
lument laïques, appelons tous les catho-
liques de bonne foi à coopérer avec nous
pour défendre la paix et la liberté et
pour venir au secours des malheureux ?
JEAN-CLAUDE.
IlIIllailIlllllBHIlIlIlKEl
Pc que sera
Uu 1|UD oui u
« La Terre », tel sera le titre du
nouvel hebdomadaire communiste de
défense paysanne. Pourquoi La Terre
au lieu de Terre de France ainsi que
nous -l'avions précédemment an-
noncé ?
Une petite revue réactionnaire, qui
n'est d'ailleurs pas destinée aux
paysans, parait sous ce dernier" titre.
Le propriétaire de cette feuille un
colonel eh retraite nous fait savoir
qu'il nous poursuivra si nous utili-
sons son titrej
Nous nous inclinons devant là loi.,
mais les hommes de la réaction et du
fascisme se trompent lourdement s'ils
croient empêcher la voix des paysans
de France de se faire entendre.
Forts des encouragements 'que nous
recevons de tous les' coins du pays,
nous vaincrons toutes les difficultés
que l'on tente d'accumuler sur notre
chemin.
Avec La Terre, les paysans de
France auront un grand journal qui
se consacrera, entièrement à la dé-
fense de leurs intérêts. '̃̃̃̃
.iC^on 'sëulênién't. La Terre apportera;
fë¥ '̃solÏÏtioris"'ai''erïserhble "'îën,aânt;du
sauvetage de l'agriculture "française,,
mais elle' sera ramifl aidant e paysan
à surmonter ses difficultés journaliè-
res et contribuant à la satisfaction de
ses besoins matériels et moraux.
La Terre renseignera le lecteur sur
les cours de nos marchés nationaux
et régionaux. Elle conseillera utile-
ment le cultivateur, le vigneron, l'é-
leveur dans toutes les questions d'a-
gronomie et de médecine vétérinaire.
Par ses conseils juridiques, elle sera
d'un concours précieux pour les pe-
tit propriétâireSi petits fermiers, mé-
tayers, artisans de villages et ou-
vriers agricoles qui,- dans le dédale
de nos lois extrêmement nombreuses
et compliquées, ont beaucoup de mal
à connaître quels sont leurs droits,
La ménagère trouvera également
dans La Terre les petits conseils,dont
elle a besoin.
Enfin, par ses contes- et romans,
elle ne manquera d'iatéresser des
plus jeunes 'aux plus vieux membres
de la famille paysanne.
Le premier numéro de La Terre
paraîtra le 30 janvier. Nous avons
reculé la parution de deux semaines
• |iGrmettre un meilleur lance-
ment.
Ainsi nos militants, nos cellules et
tous nos amis disposeront de tout le
temps nécessaire pour distribuer' ju-
dicieusement dans tous les villages
de France, la feuille de propagande e
que nous tirons a un demi-million
d'exemplaires et qui sera à la dispo-
sition de nos régions à partir du
10 janvier.'
Tous à l'œuvre et la Terre sera
rapidement le grand journal de la
paysannerie française.. '̃
Waldeck ROCHET;
P.S. -T- Adressez les commandes pour
le premier numéro ainsi que les abon-
nements à La Terre, 30, rue d'En-
ghien, Paris (Xe).
Uutiliser le compte courant postal
Rochet 2074-98 Paris.
Abonnements un an, 18 fr. six
mois, 10 fr. trois mois, 5 fr.
–«s»».
Bulletin de l'Office national
météorologique
Probabilités pour aujourd'hui
Etat du ciel Dans le sud et le sud-est,
beau peu nuageux dans le quart nord-
ouest, pluie intermittente avec éclaircies et
rares averses ailleurs, mauvais temps avec
pluie intermittente.
Vents Dans le quart nord-ouest, secteur
sud-ouest fort passant à qufest fort à assez
fort; tempête sur le littoral, dans le sud- 1-
est, secteur nord modéré ailleurs, sud-
ouest modéré.
Température Dans le quart nord-est en
baisse faible-; dans le sud et. le sud-est, en
faillie hausse ailleurs, en hausse- do. 2 a
4 degrés.
Dans la région parisienne
Pluies intermittentes suivies en fin de
journée d'éclaircies et de rares averses
vents de sud-ouest, puis ouest assez iorts
température stationnairc.
i»
M. Gasnier-Duparc
en Tunisie
Tunis, 6 janvier. Le ministre de la
marine, après avoir consacré la mati-
née à la visite des installations mari-
times et réservoirs à mazout, aux en-
virons de Bizerte, a assisté à un déjeu-
ner officiel à l'amirauté.
A 18 heures, le ministre de la marine
est parti avec M. Guillon pour la Mar- ·
sa, dont il sera l'hôte pendant son sé-
jour à Tunis,
w^mmÊmm ]m ^^HHn
JSf.outielles.
hrèaej
.s. ~N~
• La demande d'extradition en France
de Mme Schmeder-Chappelut a été ac-
cordée par le tribunal de Bow Street.
9 A Bourges, des terrassiers ont mis
à jour, sous le Palmarium en démoli-
tion, des vestiges de construction, datant
de l'époque gallo-romaine, en marbre
blanc.
9 La police spéczale de Thionville a
arrêté, il y a trois jours un sujet you-
goslave suspect recherché par la police
sous 23 états civils différents. Grande
discrétion.
• Après une lutte terrible, M. Char-
les Anselin, conseiller municipal d'Em-
breville, près d'Abbeville, a empêché
Eugène Villemant, chiffonnier, d'étran-
gler l'enfant de sa maîtresse. Le petit
blessé a été transporté à l'hôpital.
• La succursale de la Société Lyon-
naise de dépôts et crédit industriel, si-
tuée en plein centre du village de Bar-
jols, près de Draguignart, a été cambrio-
lée, la nuit dernière.
Le coffre-fort a été éventré en partie,
mais, grâce à sa solidité, n'a pu être
ouvert complètement.
• En Italie deux hydravions de la
base de Vigna di Valle sont entrés en
collision au cours d'une manœuvre d'a-
mérissage.
Les deux pilotes ont été tués sur le
couv.
• Dans le courant de la soirée, le dé-
tenu Jacques Moppert, est parvenu à
s'évader de la maison d'arrêt d'Aix-en-
Provence où il purgeait une peine de
plusieurs années de prison.
• La Cour d'appel d'Alger a confirmé
la peine de six mois de prison au ban-
quier escroc Perier et à son complice
Lagoumier. Celui-ci bénéficie du sursis.
• On a arrêté à Thionville le sujet
yougoslave Manovitch, porteur d'un
jaux passeport.
Il s'agit d'un membre de la bande des
Oustachis de triste mémoire.
LE MYSTERE DU RAPIDE 759
La confrontation du contrôleur
avec un sous-officier
n'apporte aucun fait nouveau
Nice, 6 janvier. Marius Veyrac, le
contrôleur du rapide n° 759, accusé du
meurtre de Mme Suzanne Garola, a
été confronté,hier matin.dans le bureau
de M. Giacomoni, avec le sergent-chef
Sylvain Villeneuve, du 125° bataillon
de Metz, attaché au centre d'Istres, qui
avait écrit au magistrat instructeur
pour lui dire qu'il y a deux ans, voya-
geant dans le « Strasbourg-Vintimille »,
il avait en gare de Toulon, été inter-
pellé par un contrôleur du P.-L.-M. qui
lui avait dit
Cette jeune femme, qui est dans
votre compartiment, veut être eeule.
Quittez le compartiment.
Le sergent-chef acquiesça à ce désir,
et, quelques instants après, il vit le
compartiment éteint et fermé.
Confronté avec lui, le sous-officier
n'a pu, hier matin, reconnaître Veyrac.
Il semble en effet que la police se soit
lancée sur ur.-î piste qui était alléchan-
te par sa facilité, mais qu'elle n'ait guè-
re tenu- compte de tous les problèmes
que posait cette étrange affaire.
Quant aux personnes qui ont occupé
les trois couchettes qu'auraient louées
Mme -Garola et son ami au départ de
Cannes. ^mystère- et discrétion.- Personne
"ne veut' en parler. ̃ ,.̃- 1. •̃ •̃ •
.Ml">i""j| ™7
JEAN NAPOIiON PROWOSÎ
A la recherche des agresseurs
du convoyeur d'Àntibes
̃ » 1««
.Nice, 6 janvier. Les policiers pour-
suivent leur enquête sur l'affaire de l'at-
tentat commis à Antibes à la suite du-
quel furent dérobés les sacs postaux
contenant, outre le courrier, la coquette
somme de 900.000 francs.
Nous annoncions hier que l'auto grise
qui avait servi à ce coup de, force et qui
avait été volée à M. Ramixès, était re-
trouvée.
Certaines informations indiqueraient
qu'il ne s'agirait pas de la véritable au-
tomobile des bandits.
On ajoute qu'ils seraient partis en
direction de Marseille, où la police va
essayer de retrouver leurs traces.
Les sacs volés, vides naturellement,
ainsi que deux salopettes bleues et un
chapeau de feutre ont été également' re-
trouvés à. 100 mètres à peine du lieu de
l'attentat.
On suppose que l'un des trois malfaU
teurs n'est pas parti avec ses complices
et s'est, chargé seul de venir se débar-
rasser des effets et des sacs.
La police croit qu'il doit s'agir de
l'indicateur du coup et qu'il doit se trou-
ver encore dans la région.
Il est activement recherché.
Tient-on les auteurs de l'attentat?
La gendarmerie de Lus-la-Croix-Haute
et arrêté, cet après-midi, trois jeunes
gens en qui elle croit tenir les auteurs
de l'agression commise en gare d'An-
tibes. Il s'agit des nommés Emile
Morel, âgé de 18 ans, Edmond Durand,
âgé de 25 ans, et Marcel Sachet, âgé de
20 ans, tous trois habitant Grenoble. Ils
arrivaient de la Côte d'Azur dans une
voiture portant le numéro 2881 HK et
étaient tombés en panne à Lus-la-Croix-
Haute.
Tous trois nient, pour l'instant, toute
participation à l'affaire.
Mais nous croyons savoir qu'il ne
peut s'agir d'une piste sérieuse.
iwswwsw~~www®swmrbswsewwl
(SUITE DE LA PREMIERE PAGE)
Les « oubliant » parfois, sans argent,
à des milliers de kilomètres de leur foyer,
lorsque le reportage a cessé de lui plaire
et les obligeant ainsi à de lamentables
« resquillages », faisant traîner des jours
et semaines le paiement de leur travail.
L'homme est' rancunier et d'une ma-
gnifique ingratitude je connais un jour-
naliste d'un immense talent, son « pré-
cepteur » des premières années, alors
qu'il s'en venait tout droit de ses fila-
tures, celui à qui il est uniquement rede-
vable. du. succès de Paris-Soir, et qu'il a
froidement jeté au pavé le jour où fut
définitivement passé le cap du tirage
d'un million et demi. Et dont il continue
à gêner la carrière, par suite de l'inex-
plicable servilité des autres directeurs de
journaux.
D'une intelligence assez moyenne,
comme on s'en rendra compte par cette
histoire un écrivain, dont je tairai cha-
ritablement le nom, dans un accès de ly-
risme intéressé, lui assura qu'il était le
Napoléon du journalisme; et flatté, grave
comme un pape, Jeanjean s'inclina.
Je n'écris pas ces lignes de gaîté de
cœur en dépit de son directeur général,
j'avais fini par aimer ce journal, suivi son
ascension avec orgueil. Pour mieux le
servir, il m'était arrivé de me geler un
poumon quelque part au-dessus du Cer-
cle Arctique; dans la fournaise du Cran
Chaco, j'avais ramassé les fièvres. En
Abyssinie, pour défendre ma vie, quatre
jours et quatre nuits durant, il m'avait
fallu faire le coup de feu contre les asca-
ris de Badoglio, camouflés pour les be-
A La Haye, pavoisée et illuminée'
LE MARIAGE
DE LA PRINCESSE JULIANA
ET DU PRINCE DE LIPPE
A LIEU AUJOURD'HUI
.H
La grande fête de gala
de mardi soir
a été marquée d'une manifestation
antihitlérienne
C'est aujourd'hui à 11 heures 30
qu'a lieu, à la. Haye, le mariage de la
princeàse Juliana avec le prince de
Lippe.
Mardi soir eut lieu, dans la salle de
spectacle des Beaux-Arts, un grand gala
en présence de la reine Wilhelmine, des
futurs époux, des invités princier!
Cette fête a été marquée d'un inci-
dent antiliitiérien qui, à l'entr'acte, dé-
fraya toutes les conversations. On sait
que Hitler avait fait confisquer les pas-
seports de trois princesses allemandes
se rendant à ce mariage. Une réaction
se produisit hier soir lorsque, après
l'hymne néerlandais, l'orchestre attaqua
l'hymne nazi.
La presque totalité des musiciens li-
rent la greve du silence, et on pouvait
voir les princes et princesses allemands,
seuls debout; le bras tendu, saluer à
l'hitlérienne, tandis que l'orchestre ba-
fouillait lamentablement et que la foule,
par un silence de glace, montrait sa
désapprobation du geste insolent d'Hit-
ler.
La princesse était drapée dans une
étoffe de soie blanche constellée de bi-
joux.
Le prince, en officier de cavalerie,
faisait bonne figure au milieu des toi-
lettes claires et des vêtements sombres
des invités.
Fêtes populaires
Ce soir, à 20 h. 15, une grande fête
populaire avec chants,, musique, danses,
aura lieu dans le jardin écologique.
Toute la ville est pavoisée et illumi-
née., ̃̃; t .;• ,̃̃ ̃
Lés mutins du « Sept-Provinces »
sont amnistiés^
Hier soir, la reine Wilhelmine a signé
un décret d'amnistie en faveur de nom-
breux condamnés, parmi lesquels les
douze mutins du cuirassé « Sept Pro-
vinces ».
III
L'enquête sur l'agression
de Saint-Antonin
Montauban, 6 janvier. A la suite
de l'agression nocturne contre le notaire
de Saint-Antonin, qui fut ligoté et bâil-
lonné, ainsi que sa femme et sa fille
avant que les agresseurs emportent
132.000 francs, le parquet de Montauban
s'est rendu sur les lieux et a commencé
aussitôt son enquête, aidé dans cette
tâche par des inspecteurs de la brigade
mobile de Toulouse.
Les voitures utilisées par les bandits
pour accomplir leur exploit avaient été
volées lundi après-midi à Toulouse.
L'une d'elles a été retrouvée, hier
après-midi, abandonnée sur la route na-
tionale, à quelques kilomètres de Mon-
tauban.
On suppose que les occupants ont dlû
gagner Toulouse.
On rapproche cette audacieuse agres-
sion d'autres cambriolages commis dans
la même région, et vraisemblablement
par les mêmes auteurs.- •̃ •-̃ ̃̃
̃ TJri sighaïemenf'' assez précis' des mal-
faiteurs a été donné par -un garagiste
de Saint-Antonin, chez lequel ils firent
réparer leurs roues de secours, vers
21 h. 30, et par le patron d'un hôtel où
ils dînèrent joyeusement à 22 heures.
L'identification des six cambrioleurs
ne tarderait guère et quatre arresta-
tions au moins seraient imminentes.
̃̃̃iifrm.i
L'équipage Doret-Micheletti est arrivé
au Bourget hier après-midi, à 13 h. 30, à
bord du Simoun, avec lequel il doit ten-
ter prochainement le 'raid Paris-Tokio.
Les aviateurs ont procédé à' .15 h. 45
à la compensation des compas df> leur
monoplan.
TÈÉTE AUSSI LES ROIS
soins de la cause en « pillards abyssins ».
Mais j'évoquais ces expériences sans re-
gret et sans amertume, disposé à recom-
mencer par goût de l'aventure.
Ces derniers jours encore, naïvement,
des scrupules m'assiégeaient sur le
compte de Jean Prouvost. Peut-être ne
s'agissait-il que d'un fantoche savamment
épaulé par des administrateurs ou des
affairistes habiles et plus maladroit que
méchant.
Cette douloureuse affaire de mon con-
frère Louis Delaprée dissipa mes dernières
illusions, acheva de ;m'écoeurer.
.Et pourtant,- comme il aurait été fa-
cile à M. Prouvost de faire le « geste »
nécessaire De conserver malgré tout l'es-
time de ses collaborateurs et peut-être
la sienne propre
Lorsqu'il ne fut plus permis d'espérer
sur le sort de la « Croix-du-Sud ». M.
Allègre, directeur général d'Air France,
s'envola, lui, vers Dakar et coup sur coup
réalisa deux traversées aériennes de l'At-
lantique-Sud.
Qu'attend donc M. Jean Prouvost, di-
recteur général de Paris-Soir, lui qui aime
tant écrire dans les colonnes de son jour-
nal, pour s'en aller faire un reportage sur
le front de Madrid, s'incliner devant ce
pauvre lit d'hôpital où agonisa Louis De-
laprée ?:,̃̃,
Pour donner l'exemple, comme le lui
commandent ses devoirs de « chef ».
Jean-Napoléon Prouvost redouterait-il
par hasard les Fiat de son ami Franco ?
Jean-Napoléon Prouvost aurait-il peur ?
Jean ALLOUCHERIE.
DRAME DE LA MER
Un navire espagnol
et nn paquebot t anglais
entrent en collision
H«
IL Y AURAIT 20 MORTS
Santander, 6 janvier. Des informa-
tions en provenance de Gijon annon-
cent que le navire espagnol José Maria
est entré en collision, au large de Riba,
avec un paquebot britannique. Le ba-
teau espagnol aurait coulé en quelques
secondes et les vingt membres de l'équi-
page auraient été noyés.
Troublantes précisions sur l'affaire
de l'explosion de Saulieu
-0+<
Deux complices de Marini
seraient bientôt arrêtés
Lyon, 6 janvier. Le conducteur
Fraisse, témoin oculaire de l'explosion
du camion de Siegel, à Saulieu, a donné
de nouvelles précisions
« Pour mon camarade Piero Salvador
et pour moi il y avait surtout dans le
camion des caisses de balles ou de gre-
nades. On ne pouvait approcher du ca-
mion tellement il s'en dégageait de
chaleur.
« Toutes les deux ou trois minutes
on entendait de formidables explosions.
« Cela dura au moins une demi-
heure.
« Pour nous, Siégel a voulu dormir
un moment sur la route. Il a éteint ses
phares et allumé ses veilleuses, et c'est
pour vérifier si celles-ci étaient bien ré-
glées qu'il est descendu de son siège.
S'il dormait déjà au moment de l'ex-
plosion, son réveil a dû être terrible.
Quand nous l'avons relevé pour le sortir
du camion, ses deux pieds se sont déta-
chés de ses jambes à hauteur des che-
villes. »
D'autre part, on a trouvé de nom-
breuses douilles vides à quelque dis-
tance du sinistre. Plusieurs personnes
étaient présentes-et durent se coucher
comme sous une rafale de mitrailleuse.
'Marini aurait-il bourré ses meubles
d'un véritable dépôt de munitions. ?
D'autre part, à l'issue de l'entrevue
qu'eut le commissaire Sauvaire avec
Mme Siegel, une perquisition a été
opérée dans la cave du café de la rue
Eugène-Jumin.
Certains objets compromettants au-
raient été découverts.
Les policiers sont sur la piste de deux
nouveaux complices de Marini.
n»iaw–
L'arbitrage
du conflit
de Lille
̃ *̃ ̃
Lille, 6 janvier. (De notre envoyé,
spécial). Hier les arbitres ont reçu
tour à tour les délégations ouvrières et
patronales.
Ils ont examiné les points litigieux.
Au début de la soirée, 23 cas de sanc-
tions restaient posés 12 ouvriers et 11
patrons et agents de maîtrise..
A 18 h. 45, la délégation ouvrière a
de ..nouveau,, été. introduite .auprè.s, des(
-deux arbitres. Ensuite, ce fut le tour de
la délégation patronale, A 22 heures, ou-
vriers et patrons entendaient la sen-
tence prise par les arbitres. Sentence
arbitrale prononcée le 6 janvier à
22 heures
« Les soussignés, arbitres désignés
par la chambre syndicale patronale de
la métallurgie de Lille et la chambre
syndicale ouvrière de la métallurgie de
Lille, pour examiner les désaccords qui
ont motivé le conflit en cours dans la
région lilloise, et les résoudre dans le
cadre de la loi sur les procédures de
conciliation et d'arbitrage dans le con-
flit collectif du travail du 31 décembre
1936, ont convoqué les parties intéres-
sées, savoir les représentants de la
chambré syndicale patronale de la mé-
tallurgie, les représentants du syndicat
des ingénieurs, agents de maitrise et
techniciens, les représentants de la
chambre syndicale ouvrière de la métal-
lurgie.
Après avoir entendu lés parties dans
leur exposé et contestations de nature
à retarder la reprise immédiate du tra-
vail pour toutes les parties, ils ont déci-
dé ce qui suit
Les cas particuliers faisant l'objet de
contestations de la part des parties se-
ront examinés par les arbitres après la
reprise du travail. Pour les 23 cas, objets
de plaintes pénales, les intéressés res-
teront en position d'attente hors de l'en-
treprise, jusqu'à la décision arbitrale qui
interviendra au plus tard lundi. Pour
tous les autres cas, les salariés en fai-
sant l'objet seront repris aux mêmes
conditions que l'ensemble du personnel,,
jusqu'à la décision arbitrale qui inter-
viendra le plus rapidement possible.
Ceci posé, ils ont défini comme suit
le protocole de la reprise du travail, qui
est obligatoire de plein droit pour tou-
tes les parties dans la mise en. mouve-
ment de la procédure d'arbitrage.
La suppression complète et sans res-
triction des piauets de grève à lit porte
des usines et bureaux aura lieu des ce
mercredi 6 janvier à minuit, dans tou-
tes les usines sans exception de la ré-
gion lilloise. Dès le jeudi 7' janvier au
matin, sera commencée contradictoire-
meiit entré les parties intéressées, la
constatation de l'état des usines, qui
devra être faite dans le minimum de
temps, mais avec le soin nécessaire pour
la pleine édification des parties et l'éta-
blissement de constats complets et li-
ntitatifs. ,,1
Dès vendredi 8 janvier au matin se-
font convoquées les équipes nécessaires
pour les remises en état qui résulteront
des constatations ci-dessus et pour la
préparation de la reprise du travail.
La reprise du travail s'effectuera à
partir dit lundi 11 janvier, progressive-
ment, au fur et à ntesure des possibilités
techniques de remise en activité des aie-
liers, pour être complète dans un délai'
maximum de quatre jours pour les
usines de moins de 200 ouvriers, huit
jours pour les usines de plus de 200 ou.
vriers, sauf cas de force majeure qui de-
vront être constatés par les délégués des
parties de l'usine en question.
Les « nécessités commerciales » (ab-
sence de commandes et' manque d'ap-
provisionnement) pouvant apporter une
impossibilité de reprise de tout le per-
sonnel, si à l'expiration du délai et-
dessus une usine n'a pu reprendre tout
son effectif, elle s'engage à n'embaucher
les ouvriers étrangers à son personnel
au moment de la grève qu'après avoir
repris tous ceux qui en faisaient partie
au moment de la cessation du travail,
ceci à poste équivalent, à moins de re-
noncement de ces derniers de reprendre
leur poste, constaté par l'envoi de deux
lettres recommandées.
Les arbitres entendront ensuite toutes
les parties pour prendre connaissance
des motifs des difficultés en cours et
les résoudre.
Signé ARBEL, Bourneton.
Cette sentence sera soumise ce matin
à l'assemblée générale des grévistes.
BIBÏiallDIIBUBlllllllISIBIB'
N'acceptez ni rendez-vous
ni invitation pour la soirée
du vendredi 22 janvier
7~J7 L~ MOND~ P~AS
= 1937 LE MONDE R PRRIS H
Oui, et à la date fixée
L'E.vposition_ de t937 peut et doit
s'ouvrir le i.or rnaij affirmait, dans l'in-
terview que nous avons donnée de
lui (1), notre camarade Marcel Gitton,
président du groupe des parlementaires
de la Seine., ·
Et Gitton donnait les arguments qui
militent en faveur de cette date d'ou-
verture date d'ailleurs officieuse-
ment prévue, comme en témoigne le
programme des grandes fêtes que
nous avons sous les yeux, dont les pre-
mières manifestations sont justement
le ier mai, d'une part le Cortège du
Travail que Paul Colin organise, la
Fête de la Lumière et enfin le magni-
fique spectacle du Vél' d'Hiv', à la pi'é_
paration duquel préside Jean-Richard
Bloch.
Mais nous savons que certains une
minortié, mais puissante souhaitent
que cela ne soit pas réalisé.
Nous savons que les mêmes souhai-
tent et travaillent, dans leur haine du
Front populaire et du peuple de
France, à saboter la préparation et le
succès de l'Exposition internationale.
Tout est bon dans ce but et l'on
voit jusqu'à certaines de ces « trafi-
quantes de mystère », dénoncées par
Henriette Nizan, y collaborer sous le
signe infaillible du marc de café.
Une d'entre celles, qu'un journal in-
terviewait et qui rivalisaient d'ardeur
à (c prédire la victoire de Franco et
un changement de ministère au prin-
temps, ne déclarait-elle pas que l'Ex-
position aurait lieu, « mais retar-
dée » ? p
Ces différentes prédictions qui se
rejoignent si bien laissent penser
que' ces diseuses d'avenir vont chercher
leur inspiration ailleurs que dans les
tarots
Où « L'Echo de Paria »
a perdu une belle occasion
de se taire
Le désir de nuire, dans tous les do-
maines, à l'Exposition, pousse ceux
qui n'ont nul souci de ce qu'elle doit
apporter à notre pays, à avancer des
faits qui leur valent de sévères démen-
tis.
Ceci vient d'arriver à L'Echo de
Paris et de Franco.
Le 3 janvier, il laissait entendre,
entre autres allégations du même or-
dre, que la démolition du Trocadéro
avait été confiée à des entrepreneurs
et ouvriers italiens, ceci dans le but
unique d'essayer de démontrer que
l'Exposition n'était nullement un pal-
liatif au chômage.
M. Jacques Greber, architecte en
chef de l'Exposition, adressait, le jour
même, à L'Echo de Paris, tme réponse
que l'organe de Kérillis devait insérer
le lendemain.
M. Greber commençait par affirmer
que « l'exemple die Trocadéro ne pou-
vait être. plies mal choisi la démoli-
tion dit vieux palais a été réalisée, à
(1) Voir l'Humanité du ler janvier.
^̃̃BBBBaBBBigagSHHBBBBDBaH
ET L* AMNISTIE?
Au seuil de la nouvelle année et après
les fêtes de la. Noël et du- jour- de l'an,
nous aurions voulu pouvoir annoncer
une bonne nouvelle à ceux dont le bon-
heur de participer à ces réjouissances
bien populaires a été terni par l'an-
goisse.
Angoisse de la maman ou des vieux
parents, dont le fils insoumis depuis
20 ans n'a pu regagner le logis fami-
lial et venir les embrasser.
Angoisse des parents et des amis des
coloniaux emprisonnés ou bagnards
d'Indochine et de Madagascar, que les
grâces accordées jusqu'ici par le minis-
tre n'ont pu libérer et qui attendent
l'amnistie.
Angoisse de l'antifasciste agressé par
les croix de feu ou les gens du parti
populaire français et menacé par des
juges complices, d'emprisonnement, de
saisie ou de contrainte par corps.
Angoisse du gréviste et du manifes-
tant pacifiste dont la condamnation ce-
pendant non Infamante, infligée sous
Laval, a entaché le casier judiciaire et
privé à la fois de ses droits civiques et
de possibilités de travail.
Angoisse du réfugié politique italien,
polonais, autrichien, qui n'a pas encore
bénéficié du statut accordé jusqu'ici aux
émigrés allemands et qui risque encore
la prison.
Pendant des années, les pacifistes, les
antifascistes, les grévistes, les fonction-
naires, les paysans, les petits commer-
çants, les soldats et marins, les colo-
niaux furent impitoyablement frappés
par la répression policière et judicîane.
Voici, en effet, le bilan effroyable de
la répression Laval en 1935
5 travailleurs tués
202 blessés
4.349 arrestations
766 poursuites
132 années et 2 mois de prison dis-
tribués
139.870 francs d'amende;
252 expulsions politiques.
Bilan auquel on doit ajouter 65 an-
nées et 10 mois de prison et 30.455 fr.
d'amendes, distribués du ler janvier à
fin mai 1936.
Le projet d'amnistie vient à peine de
sortir des délibérations et des mises au
̃ iBBiaiiiiiiiiiiigipnii
Hommage à un combattant
de la liberté et de la paix
Le Populaire publiait hier un hom-
mage de la 7° section socialiste à l'un
de ses membres, le jeune camarade
Jean Belaïdi, « mort en héros le 28 dé-
cembre en Espagne, dans un violent
combat, avec des avions allemands
Heinkels. »
Nous nous associons à cet hommage
rendu à l'un de ces valeureux combat-
tants tombés sur le front de la liberté.
Les héros socialistes, communistes,
anarchistes, républicains, etc., qui lut-
tent pour protéger la paix du monde
attaquée par le fascisme hitlérien et
mussolinien et pour garantir l'indépen-
dance et la sécurité de notre pays, ont
droit non seulement à la reconnaissance,
mais à un appui effectif, une aide réelle
qui rendent efficaces leurs sacrifices.
DANS LA MANCHE
Trois belles réunions antifascistes
Les organisations antifascites de Cou.
tances, Bayeux et Carantan (Manche),
appuyées par les trois partis du Front
populaire, avaient demandé à Paul Cho-
pine une tournée de conférences sur le
P.S.P. et La Rocque.
Dans ces trois villes, devant des audi-
toires nombreux de paysans et d'ouvriers
le conférencier, a montré les transfor-
mations du colonel de la Rocque et ce
qu'étaient les anciens combattants croix
do feu, il a longuement disséqué le pro-
gramme du P.S.P.
De nombreux membres du parti so-
cial français qui assistaient à ces réu-
nions ne se gênaient pas pour dire qu'ils
voyaient enfin-clair dans le but pour-
suivi par.leur président général.
notre entière satisfaction, Par des. en.
trepreneurs ~rctn,c.ais ` ~arisierts~ esy~.
ployant de la maiu-d' œuvre françai-
se ».
Après avoir ajouté, que les presciîp-
tions du ministre du travail concer-
nant l'emploi de la main-d'œuvre im-
migrée étaient scrupuleusement sui-
vies, M.. Greber concluait ainsi
« Le contrôle quotidien de toutes ces
stipulations est scrupuleusement effec-
tué les services d'architecture, .pour
cette tâche délicate, se sont assurés le
précieux concours d'un inspecteur dit
travail, de deux délégués patronaux et
de deux délégués de la C.G.T. Depuis
Plusieurs mois que çe service fonc-
tionne aucune grève ni aucun différend
n'ont été constatés sur les chantiers de
l'exposition eutre les entrepreneurs et
leurs ouvriers.
Il est même nécessaire de' dire que,
grâce à cette utile collaboration, le
rendement et le rythme d'avancement
ont pu être notablement améliorés n.
Voilà qui vient fort a point répondre
à toutes les calomnies de la presse des
ennemis du peuple, laquelle ne cesse
d'accuser les « meneurs ouvriers, la
C.G.T., les lois sociales, de sabotage
de la production, ceci étant lancé à
travers le pays pour dissimuler que les
vrais saboteurs sont parmi le grand
patronat fasciste.
Nous aurons l'occasion de le voir
même dans une plus complète visite
des travaux de l'exposition que la
collaboration des techniciens et des
ouvriers permettra d'ouvrir à la date
qui s'impose.
P. MARS,
POUR LES TOURISTES ÉTRANGERS
Le comité groupant les représentants
des organismes intéressés à la- réception
des visiteurs de l'Exposition (chemins
de fer, Air-France, Ville de Paris, syn-
dicat d'initiative, hôteliers, etc.), s'est
réuni hier au siège du commissariat
général du tourisme et il communique
les mesures suivantes, arrêtées en fa-
veur des visiteurs étrangers
Création de bureaux de ville,- de gare,
d'aérodrome, et aux portes de Paris,
pour l'information et le logement immé-
diat de nos hôtels, soit à titre indivi-
duel, soit par groupes, inventaire des
garages, organisation du service des
guidas-interprètes réception des asso-
ciations étrangères par les associations
françaises correspondantes, coordination
et coopération des agences de voyages
accréditées, etc. Ces mesures permet-
tront aux visiteurs étrangers de trouver
auprès des différents organismes inté-
ressés, qui travaillent en liaison cons-
tante, sous les aupices des deux com-
missariats généraux du tourisme et de
l'exposition, toutes les garanties pro-
pres à leur faciliter leur séjour dans la
capitale, puis de voyager en France dans
les meilleures conditions possibles, de
temps et de prix.
On se souvient que notre camarade
Gitton, dans son interview, rappelait la
nécessité, par des tarifs réduits aux
étrangers, de permettre à ces derniers
de visiter la France. Certaines disposi-
tions prises répondent à cela, et nous
nous en félicitons. M.
point de la Conunission de législation
civile'et criminelle, et d'être soumis à
la discussion parlementaire.
Certains pourront penser que la
Chambre a bien tardé d'accomplir ce
geste tant attendu des masses popu-
laires.
D'autres prétendront que le déroule-
ment impérieux des formidables événe-
ments que nous vivons à l'heure ac-
tuelle a obligé le gouvernement à' relé-
guer à l'arrière-plan cette revendication
si clairement exprimée par la volonté
du peuple et inscrite en tête du pro-
gramme du rassemblement populaire.
Mais il est un fait que l'actualité. si
pressante fût-elle, n'aurait pas .dû tel-
lement retarder le vote d'une loi que
d'aucuns considèrent comme une loi de
pardon et d'oubli, mais que le grand
cœur généreux du peuple de France
exige comme la réparation des injus-
tices accumulées par les gouvernements
pro-fascistes à la Doumergue ou à la
Laval.
̃'̃'̃̃•̃• ̃
D'ailleurs, son action, stimulée par le
Secours populaire de France avec le
concours des autres organisations du
Front populaire a permis, depuis le
14 juillet 1935, de nombreuses- libéra-
tions anticipées comme celles des sol-
dats Toukschnelder, Ferrero, Di Husso
et Boussingault, des pacitistes Leretow
et Bernizet, des gérants Finot, Loréal.
et notre regretté camarade Coutant; etc.
Mais le peuple veut une amnistie vrai-
ment générale en France et dan5; les
colonies.
Avec lui, nous espérons que, malgré
son retard, l'amnistie sera un vérita-
ble coup d'épongé rendant tous leurs
droits de citoyens à des malheureux
qu'une peccadille ou tout simplement la
misère a poussés sous le glaive de la
justice"; et surtout aux meilleurs fils
du peuple de France et des Colonies, à
tous les défenseurs du pain si chère-
ment disputé des travailleurs, de la
liberté contre les attentats de ses assas-
sins, et de la paix du monde si mena-
cée par les incendiaires fascistes.
Emile BUREAU.
Secrétaire du Secours populaire
de France.
Les troupes de Doriot
vont provoquer à Troyes
Voici une quinzaine de jours, la presse
fasciste de la région de Troyes annon-
çait la tenue dans l'Aube, les 7, 8 et
9 janvier, de plusieurs réunions du parti
populaire français. ̃̃̃̃'
Mais la population n'admet pas que
les agents de Hitler viennent créer du
désordre.
Sur l'initiative du Comité de coordi-
nation groupant Parti communiste,
Parti socialiste et. Amis du Rappel.
une demande d'audience au préfet de
l'Aube fut formnlée, avec l'appui du
citoyen Brachard, député radical de
l'Aube, au nom de l'ensemble du Comité
de Front populaire départemental.
Les représentants du Front populaire
ont eu l'assurance que toutes les me-
sures seraient prises pour,assurer l'ordre
républicain.-
Oui, il est nécessaire d'assurer l'ordre;
il ne faut plus que se renouvellent les
incidents de Lyon où, dernièrement, les
troupes de Doriot agressèrent la police
et les travailleurs.
Les travailleurs et les petits commer-
çants de la région, évitant les provoca-
tions des hitlériens, suivront les ins-
tructions du Comité de coordination.
Nous pensons que le meilleur moyen
de sauvegarder l'ordre était d'interdire
aux complices des agents de Hitler en
France de venir provoquer la paisible
population de l'Aube.
iinmn»in
Le mariage de Jacques Ducios
Les camarades de la ceilule 1987 ïtwt-
heureux de transmettre leurs meilleurs
vœux de bonh:r à Gilberte Boulnot,
ex-secrétaire de leur cellule et à Jac-
ques Duclos, à l'occasion de leur ma-
riage.
7-1-37
font-les frais d'une telle politique fis-
cale et, pour s'en rendre compte, il
suffira de 'iciter quelques chiffres par.
,:ticulièrement éloquents.
"Pour en rester simplement à quel-
.'ques exemples, signalons que le mon-
'tant des droits prélevés par l'Etat
sur un hectolitre de vin s'élève à 26
francs, signalons aussi que sur cha-
que kilo de sucre la ménagère paie
1 fr. 05 d'impôts indirects signa-
lons encore que, chaque fois que la
v^r ménagère achète pour 8 francs do
café, elle paie plus de 3 francs de
droits divers, sans parler pour d'au
.très denrées des différentes taxes qui,
ïipàr exemple, à Paris représentent
^environ -.15 du prix de la' viande.
,L'impôt indirect est générateur de
vie chère. Il fait payer les travail-
leurs et il est, par conséquent, in-
juste, De plus. il transforme le com-
merçant en collecteur d'impôts et il
est. par cela même, un élément de.
division.
C'est pourquoi nous sommes sûrs
d'agir dans 1 intérêt du peuple, dans
~j;tl*intérêt du pays, en demandant qu'on
.v 'change quelque chose dans le systè-
me des impôts et qu'on fasse payer
.davantage aux riches pour pouvoir
-̃dégrever les pauvres.
La démonstration a été faite par
-vt-notré Parti communiste que, sans
introduire en France une fiscalité
.–révolutionnaire, en s'en tenant, à
'•̃"tihe adaptation du système anglais,
on aboutirait à introduire dans noire
pays plus de justice fiscale et il. pro-
-.curer à l'Etat des ressources plus
abondantes.
Aucun argument n'a été opposé cl
nos démonstrations et dans un mo-
.jrnent comme celui que nous vivons,
-Véans un moment où la lutte contre la
"vie chère est particulièrement néces-
'"s'Sire, dans un moment où les pro-
blèmes financiers sont si gros de con-
séquences pour la F.rance, on ne peut
"nier' qu'il y ait urgence fi apporter
de profondes modifications au régime
fiscal actuel..
-̃ Nous ne sommes pas seuls à p.en-
Hèér' ainsi puisque Vincent Auriol an
acceptant de désigner une commis-
sion qui étudiera le problème de la
r'ré'fôrmë. fiscale a, par cela même, re-
connu que le projet voté par la
-("Chambre ne pouvait être considéré
que comme une amorce.
y-,1 -Nous pensons que les riches de-'
vraient payer plus qu'ils ne paient.
"'Nous pensons qu'il faudrait les" em-
"̃p'êcher de se livrer, comme ils le
;ïb.nt, à la fraude fiscale nous pen-
sons qu'il faudrait identifier les re-
venus et en empêcher la dissimula-
tion, afin de les frapper comme il
^cgrivient et afin de ne pas accabler
-lies contribuables incapables de payer
̃ "ce qui leur est demandé.
-̃ .-Réformer l'impôt pour assurer les
-̃'revenus à l'Etat en tenant compte de
"T'ial situation de chacun, en tenant
compte dé la nécessité de sauvegar-
der les intérêts et l'avenir des pe-
tites gens, des commerçants, des
classes moyennes, en tenant compte
de la situation de famille du contri-
liuable, voilà qui est parfaitement
possible, comme nous l'avons dé-,
montré voilà ce qui, de l'avis du
Parti communiste, doit être fait.
Les riches doivent payer et pour
les faire paver il faut démocratiser
l'impôt, il faut gagner la bataille que,
à^d^puis des décades, les forces de
•*àémôcratie mènent contre les puis-
sances d'argent, bataille menée tour
à tour par Camille Pelletan., Paul
'Downer, Malmj, Joseph Caillaux,
pour ne citer que quelques-uns des
"hommes politiques qui se sont pro-
noncés pour 'l'impôt sur le revenu,
,danl' las organisations ouvrières oijit
• toujours été- partisanes.
:Eh rappelant de vieux textes, en
montrant tout le passé de lutte du
peuple français pour l'impôt démo-
cratique, nous avons par cela môme
montré que le Parti communiste est
l'héritier de tous les efforts qui ont
él,é faits tout au long de l'histoire de
notre pays pour introduire un peu
plus d'équité dans la politique finan-
cière. doute, certtins défenseùrs~
"̃Sans doute, certains défenseurs
d'hier de la fiscalité démocratique ont
changé d'opinion depuis, mais ce,
««qu'ils disaient, hier condamne sans'
jgSpel'leurs abjurations, dont ledésin-
-térèssement ne saurait tromper per-
sonne..
'Pour notre part, nous entendons
̃luller de toutes nos forces afin que
''«oit. établie une. fiscalité démocrati-
Zi$&ë 11-16' 1-e1 Front populaire doit à la
'̃-France,
'Nous trouverons des hommes qui
'diront que cela :n' est point possible.
nst, ta une contre-vérité. 'Notre pro-
̃rjasition'de prélèvement sur: les gros-
2se3, fortunes au-dessus de 1 million
-̃est elle-même réalisable,: puisque
".Vincent Auriol; en, a .chiffré, le pro-
duit à 7 milliards et cela est, croyons-
«jqous, en, dessous des possibilités réel-
:'Ms Quant à: '.a réforme de l'impôt,
Elle est, d'autant, plus possible dans
̃le sens indiqué par, nous qu'il suffit
«.âe regarder ce qui. se passe en An-
«peieterre gour en avoir la preuve
'Tout/cela nous le dirons' au sein de
<».-l«- commission qui, sera désignée ces
'tjliurs prochains et les articles dont la
«série prend fin avec celui-ci ont mon-
"ffié à l'opinion publique .que c'est'avec
>^dfis arguments sérieux que nous en-
'^gindons. discuter le, problème 'de la
-réforme fiscale. '•'̃̃'̃
'̃D'ailleurs notre parti se propose de
ifaire, en conclusion de toutes ces ex-
;|)lica lions, des propositions que nous
̃'soumettrons- à cette commission en
fjriômé temps qu'à la masse des tra-
vailleurs et des petites gens Oi.'ht nous
^̃̃sommes sûrs qu'ils veulent ovec nous
que soit allégé le fardeau ce Icurs
̃; impôts, de même qu'ils veulent que
̃les riches paient et :< contribuent en
̃i; [[proportion de ce qu'ils peuvent » H
comme le demandait déjà, le 7 octo-
MJjre 1789. l'Assemblée constituante.
Avec le concours des masses popu-
.Jaires la bataille pour la réforme fis-,
cale peut être gagnée. Il faut tout
faire pour la gagner. Pour notre
-.part, nous ne faillirons pas à. cet en-
gagement, certains d'agir ainsi en
faveur de l'application du program-
me du Front populaire et d'exprimer
la volonté du peuple français.
FIN
Jacques DUCLOS.
™ ̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃!)̃»̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃••
::4^£[;- ERRATUM
Dans notre article « Pour les petits
propriétaires logeant les chômeurs »,
une erreur s'est glissée. Il faut lire
(art. 5, 2)
« Cette caisse de compensation sera
̃ ̃ alimentée par un prélèvement sur les
revenus locatifs supérieurs à trente
mille francs. »
Au lieu de « revenus mobiliers. ;>
».
Epidémie d'influenza
à Londres
L'épidémie d'influenza, loin de s'étein-
i: dre, prend des proportions inquiétantes
à Londres. Un tiers de la population de
v t-; l'agglomération de la capitale géante est
,"i:f actuellement terrassé par le mal. On
déplore plusieurs dizaines de décès.
POINTES
IHHJ&ES
MAUVAISE FOI
Nos amis socialistes de Vclizy
avaient organisé pour la Noël
un bal de nuit dans la salle de
la mairie. Et voilà que Mgr Ro-
land Gosselin vient d'adresser
au préfet de Seine-et-Oise une
lettre indignée pour lui exposer ses cri-
tiques du programme de cette fête que
YEcho de Paris a porté d'ailleurs
avec une, évidente mauvaise foi à
notre compte.
La Liberté d'hier a suivi, ajoutant
même que la municipalité de Vélizv est
communiste.
Et le préfet enquête' i
Singulière initiative Nous aurions
aimé entendre l'évêque de Versailles,
censeur infatigable, donner son avis sur
l'acte de soumission récent des évêques
allemands devant Hitler, fondateur d'un
rite néo-païen et bourreau du peuple al-
lemand, catholiques compris
Le zèle intempestif d'aujourd'hui con-
traste étrangement avec le silence d'hier.
Serons-nous seuls à le constater et à le
déploier, nous qui, tout en restant réso-
lument laïques, appelons tous les catho-
liques de bonne foi à coopérer avec nous
pour défendre la paix et la liberté et
pour venir au secours des malheureux ?
JEAN-CLAUDE.
IlIIllailIlllllBHIlIlIlKEl
Pc que sera
Uu 1|UD oui u
« La Terre », tel sera le titre du
nouvel hebdomadaire communiste de
défense paysanne. Pourquoi La Terre
au lieu de Terre de France ainsi que
nous -l'avions précédemment an-
noncé ?
Une petite revue réactionnaire, qui
n'est d'ailleurs pas destinée aux
paysans, parait sous ce dernier" titre.
Le propriétaire de cette feuille un
colonel eh retraite nous fait savoir
qu'il nous poursuivra si nous utili-
sons son titrej
Nous nous inclinons devant là loi.,
mais les hommes de la réaction et du
fascisme se trompent lourdement s'ils
croient empêcher la voix des paysans
de France de se faire entendre.
Forts des encouragements 'que nous
recevons de tous les' coins du pays,
nous vaincrons toutes les difficultés
que l'on tente d'accumuler sur notre
chemin.
Avec La Terre, les paysans de
France auront un grand journal qui
se consacrera, entièrement à la dé-
fense de leurs intérêts. '̃̃̃̃
.iC^on 'sëulênién't. La Terre apportera;
fë¥ '̃solÏÏtioris"'ai''erïserhble "'îën,aânt;du
sauvetage de l'agriculture "française,,
mais elle' sera ramifl aidant e paysan
à surmonter ses difficultés journaliè-
res et contribuant à la satisfaction de
ses besoins matériels et moraux.
La Terre renseignera le lecteur sur
les cours de nos marchés nationaux
et régionaux. Elle conseillera utile-
ment le cultivateur, le vigneron, l'é-
leveur dans toutes les questions d'a-
gronomie et de médecine vétérinaire.
Par ses conseils juridiques, elle sera
d'un concours précieux pour les pe-
tit propriétâireSi petits fermiers, mé-
tayers, artisans de villages et ou-
vriers agricoles qui,- dans le dédale
de nos lois extrêmement nombreuses
et compliquées, ont beaucoup de mal
à connaître quels sont leurs droits,
La ménagère trouvera également
dans La Terre les petits conseils,dont
elle a besoin.
Enfin, par ses contes- et romans,
elle ne manquera d'iatéresser des
plus jeunes 'aux plus vieux membres
de la famille paysanne.
Le premier numéro de La Terre
paraîtra le 30 janvier. Nous avons
reculé la parution de deux semaines
• |iGrmettre un meilleur lance-
ment.
Ainsi nos militants, nos cellules et
tous nos amis disposeront de tout le
temps nécessaire pour distribuer' ju-
dicieusement dans tous les villages
de France, la feuille de propagande e
que nous tirons a un demi-million
d'exemplaires et qui sera à la dispo-
sition de nos régions à partir du
10 janvier.'
Tous à l'œuvre et la Terre sera
rapidement le grand journal de la
paysannerie française.. '̃
Waldeck ROCHET;
P.S. -T- Adressez les commandes pour
le premier numéro ainsi que les abon-
nements à La Terre, 30, rue d'En-
ghien, Paris (Xe).
Uutiliser le compte courant postal
Rochet 2074-98 Paris.
Abonnements un an, 18 fr. six
mois, 10 fr. trois mois, 5 fr.
–«s»».
Bulletin de l'Office national
météorologique
Probabilités pour aujourd'hui
Etat du ciel Dans le sud et le sud-est,
beau peu nuageux dans le quart nord-
ouest, pluie intermittente avec éclaircies et
rares averses ailleurs, mauvais temps avec
pluie intermittente.
Vents Dans le quart nord-ouest, secteur
sud-ouest fort passant à qufest fort à assez
fort; tempête sur le littoral, dans le sud- 1-
est, secteur nord modéré ailleurs, sud-
ouest modéré.
Température Dans le quart nord-est en
baisse faible-; dans le sud et. le sud-est, en
faillie hausse ailleurs, en hausse- do. 2 a
4 degrés.
Dans la région parisienne
Pluies intermittentes suivies en fin de
journée d'éclaircies et de rares averses
vents de sud-ouest, puis ouest assez iorts
température stationnairc.
i»
M. Gasnier-Duparc
en Tunisie
Tunis, 6 janvier. Le ministre de la
marine, après avoir consacré la mati-
née à la visite des installations mari-
times et réservoirs à mazout, aux en-
virons de Bizerte, a assisté à un déjeu-
ner officiel à l'amirauté.
A 18 heures, le ministre de la marine
est parti avec M. Guillon pour la Mar- ·
sa, dont il sera l'hôte pendant son sé-
jour à Tunis,
w^mmÊmm ]m ^^HHn
JSf.outielles.
hrèaej
.s. ~N~
• La demande d'extradition en France
de Mme Schmeder-Chappelut a été ac-
cordée par le tribunal de Bow Street.
9 A Bourges, des terrassiers ont mis
à jour, sous le Palmarium en démoli-
tion, des vestiges de construction, datant
de l'époque gallo-romaine, en marbre
blanc.
9 La police spéczale de Thionville a
arrêté, il y a trois jours un sujet you-
goslave suspect recherché par la police
sous 23 états civils différents. Grande
discrétion.
• Après une lutte terrible, M. Char-
les Anselin, conseiller municipal d'Em-
breville, près d'Abbeville, a empêché
Eugène Villemant, chiffonnier, d'étran-
gler l'enfant de sa maîtresse. Le petit
blessé a été transporté à l'hôpital.
• La succursale de la Société Lyon-
naise de dépôts et crédit industriel, si-
tuée en plein centre du village de Bar-
jols, près de Draguignart, a été cambrio-
lée, la nuit dernière.
Le coffre-fort a été éventré en partie,
mais, grâce à sa solidité, n'a pu être
ouvert complètement.
• En Italie deux hydravions de la
base de Vigna di Valle sont entrés en
collision au cours d'une manœuvre d'a-
mérissage.
Les deux pilotes ont été tués sur le
couv.
• Dans le courant de la soirée, le dé-
tenu Jacques Moppert, est parvenu à
s'évader de la maison d'arrêt d'Aix-en-
Provence où il purgeait une peine de
plusieurs années de prison.
• La Cour d'appel d'Alger a confirmé
la peine de six mois de prison au ban-
quier escroc Perier et à son complice
Lagoumier. Celui-ci bénéficie du sursis.
• On a arrêté à Thionville le sujet
yougoslave Manovitch, porteur d'un
jaux passeport.
Il s'agit d'un membre de la bande des
Oustachis de triste mémoire.
LE MYSTERE DU RAPIDE 759
La confrontation du contrôleur
avec un sous-officier
n'apporte aucun fait nouveau
Nice, 6 janvier. Marius Veyrac, le
contrôleur du rapide n° 759, accusé du
meurtre de Mme Suzanne Garola, a
été confronté,hier matin.dans le bureau
de M. Giacomoni, avec le sergent-chef
Sylvain Villeneuve, du 125° bataillon
de Metz, attaché au centre d'Istres, qui
avait écrit au magistrat instructeur
pour lui dire qu'il y a deux ans, voya-
geant dans le « Strasbourg-Vintimille »,
il avait en gare de Toulon, été inter-
pellé par un contrôleur du P.-L.-M. qui
lui avait dit
Cette jeune femme, qui est dans
votre compartiment, veut être eeule.
Quittez le compartiment.
Le sergent-chef acquiesça à ce désir,
et, quelques instants après, il vit le
compartiment éteint et fermé.
Confronté avec lui, le sous-officier
n'a pu, hier matin, reconnaître Veyrac.
Il semble en effet que la police se soit
lancée sur ur.-î piste qui était alléchan-
te par sa facilité, mais qu'elle n'ait guè-
re tenu- compte de tous les problèmes
que posait cette étrange affaire.
Quant aux personnes qui ont occupé
les trois couchettes qu'auraient louées
Mme -Garola et son ami au départ de
Cannes. ^mystère- et discrétion.- Personne
"ne veut' en parler. ̃ ,.̃- 1. •̃ •̃ •
.Ml">i""j| ™7
JEAN NAPOIiON PROWOSÎ
A la recherche des agresseurs
du convoyeur d'Àntibes
̃ » 1««
.Nice, 6 janvier. Les policiers pour-
suivent leur enquête sur l'affaire de l'at-
tentat commis à Antibes à la suite du-
quel furent dérobés les sacs postaux
contenant, outre le courrier, la coquette
somme de 900.000 francs.
Nous annoncions hier que l'auto grise
qui avait servi à ce coup de, force et qui
avait été volée à M. Ramixès, était re-
trouvée.
Certaines informations indiqueraient
qu'il ne s'agirait pas de la véritable au-
tomobile des bandits.
On ajoute qu'ils seraient partis en
direction de Marseille, où la police va
essayer de retrouver leurs traces.
Les sacs volés, vides naturellement,
ainsi que deux salopettes bleues et un
chapeau de feutre ont été également' re-
trouvés à. 100 mètres à peine du lieu de
l'attentat.
On suppose que l'un des trois malfaU
teurs n'est pas parti avec ses complices
et s'est, chargé seul de venir se débar-
rasser des effets et des sacs.
La police croit qu'il doit s'agir de
l'indicateur du coup et qu'il doit se trou-
ver encore dans la région.
Il est activement recherché.
Tient-on les auteurs de l'attentat?
La gendarmerie de Lus-la-Croix-Haute
et arrêté, cet après-midi, trois jeunes
gens en qui elle croit tenir les auteurs
de l'agression commise en gare d'An-
tibes. Il s'agit des nommés Emile
Morel, âgé de 18 ans, Edmond Durand,
âgé de 25 ans, et Marcel Sachet, âgé de
20 ans, tous trois habitant Grenoble. Ils
arrivaient de la Côte d'Azur dans une
voiture portant le numéro 2881 HK et
étaient tombés en panne à Lus-la-Croix-
Haute.
Tous trois nient, pour l'instant, toute
participation à l'affaire.
Mais nous croyons savoir qu'il ne
peut s'agir d'une piste sérieuse.
iwswwsw~~www®swmrbswsewwl
(SUITE DE LA PREMIERE PAGE)
Les « oubliant » parfois, sans argent,
à des milliers de kilomètres de leur foyer,
lorsque le reportage a cessé de lui plaire
et les obligeant ainsi à de lamentables
« resquillages », faisant traîner des jours
et semaines le paiement de leur travail.
L'homme est' rancunier et d'une ma-
gnifique ingratitude je connais un jour-
naliste d'un immense talent, son « pré-
cepteur » des premières années, alors
qu'il s'en venait tout droit de ses fila-
tures, celui à qui il est uniquement rede-
vable. du. succès de Paris-Soir, et qu'il a
froidement jeté au pavé le jour où fut
définitivement passé le cap du tirage
d'un million et demi. Et dont il continue
à gêner la carrière, par suite de l'inex-
plicable servilité des autres directeurs de
journaux.
D'une intelligence assez moyenne,
comme on s'en rendra compte par cette
histoire un écrivain, dont je tairai cha-
ritablement le nom, dans un accès de ly-
risme intéressé, lui assura qu'il était le
Napoléon du journalisme; et flatté, grave
comme un pape, Jeanjean s'inclina.
Je n'écris pas ces lignes de gaîté de
cœur en dépit de son directeur général,
j'avais fini par aimer ce journal, suivi son
ascension avec orgueil. Pour mieux le
servir, il m'était arrivé de me geler un
poumon quelque part au-dessus du Cer-
cle Arctique; dans la fournaise du Cran
Chaco, j'avais ramassé les fièvres. En
Abyssinie, pour défendre ma vie, quatre
jours et quatre nuits durant, il m'avait
fallu faire le coup de feu contre les asca-
ris de Badoglio, camouflés pour les be-
A La Haye, pavoisée et illuminée'
LE MARIAGE
DE LA PRINCESSE JULIANA
ET DU PRINCE DE LIPPE
A LIEU AUJOURD'HUI
.H
La grande fête de gala
de mardi soir
a été marquée d'une manifestation
antihitlérienne
C'est aujourd'hui à 11 heures 30
qu'a lieu, à la. Haye, le mariage de la
princeàse Juliana avec le prince de
Lippe.
Mardi soir eut lieu, dans la salle de
spectacle des Beaux-Arts, un grand gala
en présence de la reine Wilhelmine, des
futurs époux, des invités princier!
Cette fête a été marquée d'un inci-
dent antiliitiérien qui, à l'entr'acte, dé-
fraya toutes les conversations. On sait
que Hitler avait fait confisquer les pas-
seports de trois princesses allemandes
se rendant à ce mariage. Une réaction
se produisit hier soir lorsque, après
l'hymne néerlandais, l'orchestre attaqua
l'hymne nazi.
La presque totalité des musiciens li-
rent la greve du silence, et on pouvait
voir les princes et princesses allemands,
seuls debout; le bras tendu, saluer à
l'hitlérienne, tandis que l'orchestre ba-
fouillait lamentablement et que la foule,
par un silence de glace, montrait sa
désapprobation du geste insolent d'Hit-
ler.
La princesse était drapée dans une
étoffe de soie blanche constellée de bi-
joux.
Le prince, en officier de cavalerie,
faisait bonne figure au milieu des toi-
lettes claires et des vêtements sombres
des invités.
Fêtes populaires
Ce soir, à 20 h. 15, une grande fête
populaire avec chants,, musique, danses,
aura lieu dans le jardin écologique.
Toute la ville est pavoisée et illumi-
née., ̃̃; t .;• ,̃̃ ̃
Lés mutins du « Sept-Provinces »
sont amnistiés^
Hier soir, la reine Wilhelmine a signé
un décret d'amnistie en faveur de nom-
breux condamnés, parmi lesquels les
douze mutins du cuirassé « Sept Pro-
vinces ».
III
L'enquête sur l'agression
de Saint-Antonin
Montauban, 6 janvier. A la suite
de l'agression nocturne contre le notaire
de Saint-Antonin, qui fut ligoté et bâil-
lonné, ainsi que sa femme et sa fille
avant que les agresseurs emportent
132.000 francs, le parquet de Montauban
s'est rendu sur les lieux et a commencé
aussitôt son enquête, aidé dans cette
tâche par des inspecteurs de la brigade
mobile de Toulouse.
Les voitures utilisées par les bandits
pour accomplir leur exploit avaient été
volées lundi après-midi à Toulouse.
L'une d'elles a été retrouvée, hier
après-midi, abandonnée sur la route na-
tionale, à quelques kilomètres de Mon-
tauban.
On suppose que les occupants ont dlû
gagner Toulouse.
On rapproche cette audacieuse agres-
sion d'autres cambriolages commis dans
la même région, et vraisemblablement
par les mêmes auteurs.- •̃ •-̃ ̃̃
̃ TJri sighaïemenf'' assez précis' des mal-
faiteurs a été donné par -un garagiste
de Saint-Antonin, chez lequel ils firent
réparer leurs roues de secours, vers
21 h. 30, et par le patron d'un hôtel où
ils dînèrent joyeusement à 22 heures.
L'identification des six cambrioleurs
ne tarderait guère et quatre arresta-
tions au moins seraient imminentes.
̃̃̃iifrm.i
L'équipage Doret-Micheletti est arrivé
au Bourget hier après-midi, à 13 h. 30, à
bord du Simoun, avec lequel il doit ten-
ter prochainement le 'raid Paris-Tokio.
Les aviateurs ont procédé à' .15 h. 45
à la compensation des compas df> leur
monoplan.
TÈÉTE AUSSI LES ROIS
soins de la cause en « pillards abyssins ».
Mais j'évoquais ces expériences sans re-
gret et sans amertume, disposé à recom-
mencer par goût de l'aventure.
Ces derniers jours encore, naïvement,
des scrupules m'assiégeaient sur le
compte de Jean Prouvost. Peut-être ne
s'agissait-il que d'un fantoche savamment
épaulé par des administrateurs ou des
affairistes habiles et plus maladroit que
méchant.
Cette douloureuse affaire de mon con-
frère Louis Delaprée dissipa mes dernières
illusions, acheva de ;m'écoeurer.
.Et pourtant,- comme il aurait été fa-
cile à M. Prouvost de faire le « geste »
nécessaire De conserver malgré tout l'es-
time de ses collaborateurs et peut-être
la sienne propre
Lorsqu'il ne fut plus permis d'espérer
sur le sort de la « Croix-du-Sud ». M.
Allègre, directeur général d'Air France,
s'envola, lui, vers Dakar et coup sur coup
réalisa deux traversées aériennes de l'At-
lantique-Sud.
Qu'attend donc M. Jean Prouvost, di-
recteur général de Paris-Soir, lui qui aime
tant écrire dans les colonnes de son jour-
nal, pour s'en aller faire un reportage sur
le front de Madrid, s'incliner devant ce
pauvre lit d'hôpital où agonisa Louis De-
laprée ?:,̃̃,
Pour donner l'exemple, comme le lui
commandent ses devoirs de « chef ».
Jean-Napoléon Prouvost redouterait-il
par hasard les Fiat de son ami Franco ?
Jean-Napoléon Prouvost aurait-il peur ?
Jean ALLOUCHERIE.
DRAME DE LA MER
Un navire espagnol
et nn paquebot t anglais
entrent en collision
H«
IL Y AURAIT 20 MORTS
Santander, 6 janvier. Des informa-
tions en provenance de Gijon annon-
cent que le navire espagnol José Maria
est entré en collision, au large de Riba,
avec un paquebot britannique. Le ba-
teau espagnol aurait coulé en quelques
secondes et les vingt membres de l'équi-
page auraient été noyés.
Troublantes précisions sur l'affaire
de l'explosion de Saulieu
-0+<
Deux complices de Marini
seraient bientôt arrêtés
Lyon, 6 janvier. Le conducteur
Fraisse, témoin oculaire de l'explosion
du camion de Siegel, à Saulieu, a donné
de nouvelles précisions
« Pour mon camarade Piero Salvador
et pour moi il y avait surtout dans le
camion des caisses de balles ou de gre-
nades. On ne pouvait approcher du ca-
mion tellement il s'en dégageait de
chaleur.
« Toutes les deux ou trois minutes
on entendait de formidables explosions.
« Cela dura au moins une demi-
heure.
« Pour nous, Siégel a voulu dormir
un moment sur la route. Il a éteint ses
phares et allumé ses veilleuses, et c'est
pour vérifier si celles-ci étaient bien ré-
glées qu'il est descendu de son siège.
S'il dormait déjà au moment de l'ex-
plosion, son réveil a dû être terrible.
Quand nous l'avons relevé pour le sortir
du camion, ses deux pieds se sont déta-
chés de ses jambes à hauteur des che-
villes. »
D'autre part, on a trouvé de nom-
breuses douilles vides à quelque dis-
tance du sinistre. Plusieurs personnes
étaient présentes-et durent se coucher
comme sous une rafale de mitrailleuse.
'Marini aurait-il bourré ses meubles
d'un véritable dépôt de munitions. ?
D'autre part, à l'issue de l'entrevue
qu'eut le commissaire Sauvaire avec
Mme Siegel, une perquisition a été
opérée dans la cave du café de la rue
Eugène-Jumin.
Certains objets compromettants au-
raient été découverts.
Les policiers sont sur la piste de deux
nouveaux complices de Marini.
n»iaw–
L'arbitrage
du conflit
de Lille
̃ *̃ ̃
Lille, 6 janvier. (De notre envoyé,
spécial). Hier les arbitres ont reçu
tour à tour les délégations ouvrières et
patronales.
Ils ont examiné les points litigieux.
Au début de la soirée, 23 cas de sanc-
tions restaient posés 12 ouvriers et 11
patrons et agents de maîtrise..
A 18 h. 45, la délégation ouvrière a
de ..nouveau,, été. introduite .auprè.s, des(
-deux arbitres. Ensuite, ce fut le tour de
la délégation patronale, A 22 heures, ou-
vriers et patrons entendaient la sen-
tence prise par les arbitres. Sentence
arbitrale prononcée le 6 janvier à
22 heures
« Les soussignés, arbitres désignés
par la chambre syndicale patronale de
la métallurgie de Lille et la chambre
syndicale ouvrière de la métallurgie de
Lille, pour examiner les désaccords qui
ont motivé le conflit en cours dans la
région lilloise, et les résoudre dans le
cadre de la loi sur les procédures de
conciliation et d'arbitrage dans le con-
flit collectif du travail du 31 décembre
1936, ont convoqué les parties intéres-
sées, savoir les représentants de la
chambré syndicale patronale de la mé-
tallurgie, les représentants du syndicat
des ingénieurs, agents de maitrise et
techniciens, les représentants de la
chambre syndicale ouvrière de la métal-
lurgie.
Après avoir entendu lés parties dans
leur exposé et contestations de nature
à retarder la reprise immédiate du tra-
vail pour toutes les parties, ils ont déci-
dé ce qui suit
Les cas particuliers faisant l'objet de
contestations de la part des parties se-
ront examinés par les arbitres après la
reprise du travail. Pour les 23 cas, objets
de plaintes pénales, les intéressés res-
teront en position d'attente hors de l'en-
treprise, jusqu'à la décision arbitrale qui
interviendra au plus tard lundi. Pour
tous les autres cas, les salariés en fai-
sant l'objet seront repris aux mêmes
conditions que l'ensemble du personnel,,
jusqu'à la décision arbitrale qui inter-
viendra le plus rapidement possible.
Ceci posé, ils ont défini comme suit
le protocole de la reprise du travail, qui
est obligatoire de plein droit pour tou-
tes les parties dans la mise en. mouve-
ment de la procédure d'arbitrage.
La suppression complète et sans res-
triction des piauets de grève à lit porte
des usines et bureaux aura lieu des ce
mercredi 6 janvier à minuit, dans tou-
tes les usines sans exception de la ré-
gion lilloise. Dès le jeudi 7' janvier au
matin, sera commencée contradictoire-
meiit entré les parties intéressées, la
constatation de l'état des usines, qui
devra être faite dans le minimum de
temps, mais avec le soin nécessaire pour
la pleine édification des parties et l'éta-
blissement de constats complets et li-
ntitatifs. ,,1
Dès vendredi 8 janvier au matin se-
font convoquées les équipes nécessaires
pour les remises en état qui résulteront
des constatations ci-dessus et pour la
préparation de la reprise du travail.
La reprise du travail s'effectuera à
partir dit lundi 11 janvier, progressive-
ment, au fur et à ntesure des possibilités
techniques de remise en activité des aie-
liers, pour être complète dans un délai'
maximum de quatre jours pour les
usines de moins de 200 ouvriers, huit
jours pour les usines de plus de 200 ou.
vriers, sauf cas de force majeure qui de-
vront être constatés par les délégués des
parties de l'usine en question.
Les « nécessités commerciales » (ab-
sence de commandes et' manque d'ap-
provisionnement) pouvant apporter une
impossibilité de reprise de tout le per-
sonnel, si à l'expiration du délai et-
dessus une usine n'a pu reprendre tout
son effectif, elle s'engage à n'embaucher
les ouvriers étrangers à son personnel
au moment de la grève qu'après avoir
repris tous ceux qui en faisaient partie
au moment de la cessation du travail,
ceci à poste équivalent, à moins de re-
noncement de ces derniers de reprendre
leur poste, constaté par l'envoi de deux
lettres recommandées.
Les arbitres entendront ensuite toutes
les parties pour prendre connaissance
des motifs des difficultés en cours et
les résoudre.
Signé ARBEL, Bourneton.
Cette sentence sera soumise ce matin
à l'assemblée générale des grévistes.
BIBÏiallDIIBUBlllllllISIBIB'
N'acceptez ni rendez-vous
ni invitation pour la soirée
du vendredi 22 janvier
7~J7 L~ MOND~ P~AS
= 1937 LE MONDE R PRRIS H
Oui, et à la date fixée
L'E.vposition_ de t937 peut et doit
s'ouvrir le i.or rnaij affirmait, dans l'in-
terview que nous avons donnée de
lui (1), notre camarade Marcel Gitton,
président du groupe des parlementaires
de la Seine., ·
Et Gitton donnait les arguments qui
militent en faveur de cette date d'ou-
verture date d'ailleurs officieuse-
ment prévue, comme en témoigne le
programme des grandes fêtes que
nous avons sous les yeux, dont les pre-
mières manifestations sont justement
le ier mai, d'une part le Cortège du
Travail que Paul Colin organise, la
Fête de la Lumière et enfin le magni-
fique spectacle du Vél' d'Hiv', à la pi'é_
paration duquel préside Jean-Richard
Bloch.
Mais nous savons que certains une
minortié, mais puissante souhaitent
que cela ne soit pas réalisé.
Nous savons que les mêmes souhai-
tent et travaillent, dans leur haine du
Front populaire et du peuple de
France, à saboter la préparation et le
succès de l'Exposition internationale.
Tout est bon dans ce but et l'on
voit jusqu'à certaines de ces « trafi-
quantes de mystère », dénoncées par
Henriette Nizan, y collaborer sous le
signe infaillible du marc de café.
Une d'entre celles, qu'un journal in-
terviewait et qui rivalisaient d'ardeur
à (c prédire la victoire de Franco et
un changement de ministère au prin-
temps, ne déclarait-elle pas que l'Ex-
position aurait lieu, « mais retar-
dée » ? p
Ces différentes prédictions qui se
rejoignent si bien laissent penser
que' ces diseuses d'avenir vont chercher
leur inspiration ailleurs que dans les
tarots
Où « L'Echo de Paria »
a perdu une belle occasion
de se taire
Le désir de nuire, dans tous les do-
maines, à l'Exposition, pousse ceux
qui n'ont nul souci de ce qu'elle doit
apporter à notre pays, à avancer des
faits qui leur valent de sévères démen-
tis.
Ceci vient d'arriver à L'Echo de
Paris et de Franco.
Le 3 janvier, il laissait entendre,
entre autres allégations du même or-
dre, que la démolition du Trocadéro
avait été confiée à des entrepreneurs
et ouvriers italiens, ceci dans le but
unique d'essayer de démontrer que
l'Exposition n'était nullement un pal-
liatif au chômage.
M. Jacques Greber, architecte en
chef de l'Exposition, adressait, le jour
même, à L'Echo de Paris, tme réponse
que l'organe de Kérillis devait insérer
le lendemain.
M. Greber commençait par affirmer
que « l'exemple die Trocadéro ne pou-
vait être. plies mal choisi la démoli-
tion dit vieux palais a été réalisée, à
(1) Voir l'Humanité du ler janvier.
^̃̃BBBBaBBBigagSHHBBBBDBaH
ET L* AMNISTIE?
Au seuil de la nouvelle année et après
les fêtes de la. Noël et du- jour- de l'an,
nous aurions voulu pouvoir annoncer
une bonne nouvelle à ceux dont le bon-
heur de participer à ces réjouissances
bien populaires a été terni par l'an-
goisse.
Angoisse de la maman ou des vieux
parents, dont le fils insoumis depuis
20 ans n'a pu regagner le logis fami-
lial et venir les embrasser.
Angoisse des parents et des amis des
coloniaux emprisonnés ou bagnards
d'Indochine et de Madagascar, que les
grâces accordées jusqu'ici par le minis-
tre n'ont pu libérer et qui attendent
l'amnistie.
Angoisse de l'antifasciste agressé par
les croix de feu ou les gens du parti
populaire français et menacé par des
juges complices, d'emprisonnement, de
saisie ou de contrainte par corps.
Angoisse du gréviste et du manifes-
tant pacifiste dont la condamnation ce-
pendant non Infamante, infligée sous
Laval, a entaché le casier judiciaire et
privé à la fois de ses droits civiques et
de possibilités de travail.
Angoisse du réfugié politique italien,
polonais, autrichien, qui n'a pas encore
bénéficié du statut accordé jusqu'ici aux
émigrés allemands et qui risque encore
la prison.
Pendant des années, les pacifistes, les
antifascistes, les grévistes, les fonction-
naires, les paysans, les petits commer-
çants, les soldats et marins, les colo-
niaux furent impitoyablement frappés
par la répression policière et judicîane.
Voici, en effet, le bilan effroyable de
la répression Laval en 1935
5 travailleurs tués
202 blessés
4.349 arrestations
766 poursuites
132 années et 2 mois de prison dis-
tribués
139.870 francs d'amende;
252 expulsions politiques.
Bilan auquel on doit ajouter 65 an-
nées et 10 mois de prison et 30.455 fr.
d'amendes, distribués du ler janvier à
fin mai 1936.
Le projet d'amnistie vient à peine de
sortir des délibérations et des mises au
̃ iBBiaiiiiiiiiiiigipnii
Hommage à un combattant
de la liberté et de la paix
Le Populaire publiait hier un hom-
mage de la 7° section socialiste à l'un
de ses membres, le jeune camarade
Jean Belaïdi, « mort en héros le 28 dé-
cembre en Espagne, dans un violent
combat, avec des avions allemands
Heinkels. »
Nous nous associons à cet hommage
rendu à l'un de ces valeureux combat-
tants tombés sur le front de la liberté.
Les héros socialistes, communistes,
anarchistes, républicains, etc., qui lut-
tent pour protéger la paix du monde
attaquée par le fascisme hitlérien et
mussolinien et pour garantir l'indépen-
dance et la sécurité de notre pays, ont
droit non seulement à la reconnaissance,
mais à un appui effectif, une aide réelle
qui rendent efficaces leurs sacrifices.
DANS LA MANCHE
Trois belles réunions antifascistes
Les organisations antifascites de Cou.
tances, Bayeux et Carantan (Manche),
appuyées par les trois partis du Front
populaire, avaient demandé à Paul Cho-
pine une tournée de conférences sur le
P.S.P. et La Rocque.
Dans ces trois villes, devant des audi-
toires nombreux de paysans et d'ouvriers
le conférencier, a montré les transfor-
mations du colonel de la Rocque et ce
qu'étaient les anciens combattants croix
do feu, il a longuement disséqué le pro-
gramme du P.S.P.
De nombreux membres du parti so-
cial français qui assistaient à ces réu-
nions ne se gênaient pas pour dire qu'ils
voyaient enfin-clair dans le but pour-
suivi par.leur président général.
notre entière satisfaction, Par des. en.
trepreneurs ~rctn,c.ais ` ~arisierts~ esy~.
ployant de la maiu-d' œuvre françai-
se ».
Après avoir ajouté, que les presciîp-
tions du ministre du travail concer-
nant l'emploi de la main-d'œuvre im-
migrée étaient scrupuleusement sui-
vies, M.. Greber concluait ainsi
« Le contrôle quotidien de toutes ces
stipulations est scrupuleusement effec-
tué les services d'architecture, .pour
cette tâche délicate, se sont assurés le
précieux concours d'un inspecteur dit
travail, de deux délégués patronaux et
de deux délégués de la C.G.T. Depuis
Plusieurs mois que çe service fonc-
tionne aucune grève ni aucun différend
n'ont été constatés sur les chantiers de
l'exposition eutre les entrepreneurs et
leurs ouvriers.
Il est même nécessaire de' dire que,
grâce à cette utile collaboration, le
rendement et le rythme d'avancement
ont pu être notablement améliorés n.
Voilà qui vient fort a point répondre
à toutes les calomnies de la presse des
ennemis du peuple, laquelle ne cesse
d'accuser les « meneurs ouvriers, la
C.G.T., les lois sociales, de sabotage
de la production, ceci étant lancé à
travers le pays pour dissimuler que les
vrais saboteurs sont parmi le grand
patronat fasciste.
Nous aurons l'occasion de le voir
même dans une plus complète visite
des travaux de l'exposition que la
collaboration des techniciens et des
ouvriers permettra d'ouvrir à la date
qui s'impose.
P. MARS,
POUR LES TOURISTES ÉTRANGERS
Le comité groupant les représentants
des organismes intéressés à la- réception
des visiteurs de l'Exposition (chemins
de fer, Air-France, Ville de Paris, syn-
dicat d'initiative, hôteliers, etc.), s'est
réuni hier au siège du commissariat
général du tourisme et il communique
les mesures suivantes, arrêtées en fa-
veur des visiteurs étrangers
Création de bureaux de ville,- de gare,
d'aérodrome, et aux portes de Paris,
pour l'information et le logement immé-
diat de nos hôtels, soit à titre indivi-
duel, soit par groupes, inventaire des
garages, organisation du service des
guidas-interprètes réception des asso-
ciations étrangères par les associations
françaises correspondantes, coordination
et coopération des agences de voyages
accréditées, etc. Ces mesures permet-
tront aux visiteurs étrangers de trouver
auprès des différents organismes inté-
ressés, qui travaillent en liaison cons-
tante, sous les aupices des deux com-
missariats généraux du tourisme et de
l'exposition, toutes les garanties pro-
pres à leur faciliter leur séjour dans la
capitale, puis de voyager en France dans
les meilleures conditions possibles, de
temps et de prix.
On se souvient que notre camarade
Gitton, dans son interview, rappelait la
nécessité, par des tarifs réduits aux
étrangers, de permettre à ces derniers
de visiter la France. Certaines disposi-
tions prises répondent à cela, et nous
nous en félicitons. M.
point de la Conunission de législation
civile'et criminelle, et d'être soumis à
la discussion parlementaire.
Certains pourront penser que la
Chambre a bien tardé d'accomplir ce
geste tant attendu des masses popu-
laires.
D'autres prétendront que le déroule-
ment impérieux des formidables événe-
ments que nous vivons à l'heure ac-
tuelle a obligé le gouvernement à' relé-
guer à l'arrière-plan cette revendication
si clairement exprimée par la volonté
du peuple et inscrite en tête du pro-
gramme du rassemblement populaire.
Mais il est un fait que l'actualité. si
pressante fût-elle, n'aurait pas .dû tel-
lement retarder le vote d'une loi que
d'aucuns considèrent comme une loi de
pardon et d'oubli, mais que le grand
cœur généreux du peuple de France
exige comme la réparation des injus-
tices accumulées par les gouvernements
pro-fascistes à la Doumergue ou à la
Laval.
̃'̃'̃̃•̃• ̃
D'ailleurs, son action, stimulée par le
Secours populaire de France avec le
concours des autres organisations du
Front populaire a permis, depuis le
14 juillet 1935, de nombreuses- libéra-
tions anticipées comme celles des sol-
dats Toukschnelder, Ferrero, Di Husso
et Boussingault, des pacitistes Leretow
et Bernizet, des gérants Finot, Loréal.
et notre regretté camarade Coutant; etc.
Mais le peuple veut une amnistie vrai-
ment générale en France et dan5; les
colonies.
Avec lui, nous espérons que, malgré
son retard, l'amnistie sera un vérita-
ble coup d'épongé rendant tous leurs
droits de citoyens à des malheureux
qu'une peccadille ou tout simplement la
misère a poussés sous le glaive de la
justice"; et surtout aux meilleurs fils
du peuple de France et des Colonies, à
tous les défenseurs du pain si chère-
ment disputé des travailleurs, de la
liberté contre les attentats de ses assas-
sins, et de la paix du monde si mena-
cée par les incendiaires fascistes.
Emile BUREAU.
Secrétaire du Secours populaire
de France.
Les troupes de Doriot
vont provoquer à Troyes
Voici une quinzaine de jours, la presse
fasciste de la région de Troyes annon-
çait la tenue dans l'Aube, les 7, 8 et
9 janvier, de plusieurs réunions du parti
populaire français. ̃̃̃̃'
Mais la population n'admet pas que
les agents de Hitler viennent créer du
désordre.
Sur l'initiative du Comité de coordi-
nation groupant Parti communiste,
Parti socialiste et. Amis du Rappel.
une demande d'audience au préfet de
l'Aube fut formnlée, avec l'appui du
citoyen Brachard, député radical de
l'Aube, au nom de l'ensemble du Comité
de Front populaire départemental.
Les représentants du Front populaire
ont eu l'assurance que toutes les me-
sures seraient prises pour,assurer l'ordre
républicain.-
Oui, il est nécessaire d'assurer l'ordre;
il ne faut plus que se renouvellent les
incidents de Lyon où, dernièrement, les
troupes de Doriot agressèrent la police
et les travailleurs.
Les travailleurs et les petits commer-
çants de la région, évitant les provoca-
tions des hitlériens, suivront les ins-
tructions du Comité de coordination.
Nous pensons que le meilleur moyen
de sauvegarder l'ordre était d'interdire
aux complices des agents de Hitler en
France de venir provoquer la paisible
population de l'Aube.
iinmn»in
Le mariage de Jacques Ducios
Les camarades de la ceilule 1987 ïtwt-
heureux de transmettre leurs meilleurs
vœux de bonh:r à Gilberte Boulnot,
ex-secrétaire de leur cellule et à Jac-
ques Duclos, à l'occasion de leur ma-
riage.
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