Titre : L'Humanité : journal socialiste quotidien
Auteur : Parti communiste français. Auteur du texte
Éditeur : L'Humanité (Paris)
Éditeur : L'HumanitéL'Humanité (Saint-Denis)
Date d'édition : 1936-12-31
Contributeur : Jaurès, Jean (1859-1914). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb327877302
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 63335 Nombre total de vues : 63335
Description : 31 décembre 1936 31 décembre 1936
Description : 1936/12/31 (Numéro 13894). 1936/12/31 (Numéro 13894).
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k406945h
Source : Bibliothèque nationale de France
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 15/10/2007
«La situation du peuple de
France est la même que celle que
connut l'Espagne. Si le colonel de
La Rocque ne met pas bon ordre à
cette situation, les événements
d'Espagne se reproduiront en
France.»
(Allocution du général QUEÎPO DE LLANO,
devant le micro de Radio-Séviite, le 29-12-36).
Queipo é Llano qui trahie pour filer
fait appel 1 La Rocqiie. CONCLUEZ
.Œ:@Q!~I~Æ~ ÉDITION pM)S)[HKE
PARISIENNE
OR G A N E C E N T R AL D~PAF~T~)C 0 M M UN ) ST E (S. F.t .C.)
I~IIIIIm 111111 1 IIu
I RÉDACTION ET wisTRATiiîN 1
1138, RUE MONTMARTRE, PARIS (2e)
ï, LE NUMÉRO 30- CENTIMES j
33" ANNEE. N° 13.894
JE01 31 DÉCEMBRE 1936
CINQ ÉDITIONS
.1111111.1111111111111:.·1111111111111.11··1·.11.1·.1·ili.l~1·1·
Fondateur JEAN JAURÈS
Directeur MARCEL CACHIN v
j: SÉNATEUR DE LA SEINE |
LA PETITE BARAQUE DU JOUR DE L'AW il
DANS «E ÏASÎES RASSEMBLEMENTS
40.000 métallurglstes
ont ~éclamé hier
!c~ des salaires
Les grands magnats du Nord continuent
à se dresser contre la loi
Une vue de l'imposant meeting des métallurgistes au VéF d'Hiv'
T' Dans les entreprises
et les localités
collectez pour soutenir
les 29.000 familles ouvrières
en lutte
contre le Comité des Forges q
Les métallurgistes. de la région pari-,
~mtiT-"nlé1"Wre-tœ1'1U:fm
de leur puissance réfléchie.
Appliquant les mots d'ordre de leur
syndicat, ils ont cessé le travail cinq mi-
nutes avant l'heure habituelle, sans grè-
ve ni manifestation à l'entreprise.
En bon ordre, donnant un exemple ad-
mirable de calme et de discipline, ils se
sont rendus aux rassemblements fixés.
L'immense nef du Vélodrome d'Hiver,
Je gymnase Huyghens étaient combles,
la grande salle Japy s'est avérée trop
petite pour contenir les milliers et les
milliers d'ouvriers qui étaient venus
.assister au meeting. Il a fallu improvi-
ser une quatrième réunion à la Grange-
Bux-Belles trop petite elle aussi.
Les métallurgistes ont affirmé avec
force que la revendication du rajuste-
ment des salaires nîest.pas le fait de
quelques meneurs comme le prétend le
Comité des forges, mais répond .au. désir
profond des masses laborieuses;
Ne voulant rien faire qui puisse nuire
à l'économie et à la défense du pays,
ils ont fait la preuve de leur discipline
et de leur sang-froid.
Ces sentiments ne sont pas une preu-
ve de faiblesse, au contraire. Avec leur
syndicat, avec la C.G.T., les métallurgis-
tes qui ont déjà: obtenu les 40 heures à
la date fixée par eux, imposeront -à da-
ter du 1er janvier 1937 le rajustement
des salaires nécessité par la hausse du
coût de la vie.
(Voir nos informations en 5e page.)
~~I~~
Sous le titre « L'anar-
chie a installé un
quartier général »,
un certain M. Jean
d'Esme, traitant des
événements d'Espagne, s'Ingénie à démon-
trer dans I' « Intransigeant » qu'à Perpi-
gnan, ville française, grouille l'intrigue et
prolifère la haine ». Brr! Voyez-vous ta
riante capitale du Rousslllon est envahie de
pègre Internationale.
Rien n'y manque, pas même les relents
do complots, les bouffeurs de conjuration
et les succursales dos groupements anar-
chistes espagnols.
Et, en homme dont l'objective Impartia-
lité ne peut être mise en doute, M. d'Esme
nous apprend que la confédération natio-
nale des travailleurs et la Fédération anar-
ohlque (sic) ibérique sont toutes deux
adhérentes à l'Internationale communiste 1
Pauvre M. Jean d'Esme pauvres lec-
teurs PEP1FS.
L'enfant martyr.
a
r ®
Voi~i-
!,Lf" .dA,(,r,,rtl,B' <
•• ̃ ̃ • ̃• ̃•̃̃ ?̃ ̃«' i 2 ̃'
C'EST le 16 janvier que paraîtra le
premier numéro de- « Terre de
France » le grand hebdomadaire
communiste de défense paysanne.
« Terre de France sera l'arme de
défense qui jusqu'à ce jour manquait aux
paysans de France.
Certes, de nombreux quotidiens et heb-
domadaires sont répandus dans nos cam-
pagnes. Mais à quelques, exceptions près
qife valent, ces journaux ? Où bien ils
négligent, totalement la défense des in-
térêts paysans, ou bien ils appartien-
nent à cette presse qui comme
l'a démontré Vaillant-Couturier– -ment
̃ et. -calomnie pour le compte des trusts et
de la finance internationale.
« Terre de France », journal indépen-
dont des trusts et des puissances d'argent,
se consacrera tout entier à la défense de
l'Agriculture française et de nos popula-
tions rurales. Il dira tout ce que le paysan
doit savoir et combattra pour "que la fa-
mille paysanne ait la'' place qui lui re-
vient dans la société.
Donner au paysan une vie meilleure
et plus facile, lui assurer une plus -juste
rémunération de son labeur, défendre ef-
ficacement son bien et son patrimoine,
telles sont les, grandes idées qui inspire-
ront « Terre de France ».
« Terre de France » sera donc, avant
tout l'organe sonnant le rassemblement
des forces paysannes, appelant fous tes
remueurs de terre s'ttm'r sans jM~ncfton
d'opinions politiques- et religieuses pour
la défense de leurs droits et pour l'action
efficace et salutaire contre les trusts ca-
pitalistes, les hobereaux et grands.' sei-
gneurs terriens, les spéculateurs et pré-
fiteurs de toute sorte qui s' enrichisseni
de la misère des campagnes.
Waldeck ROCHET.
(SUITE EN 2e PAGE, 2e COLONNE)
Dessin de, HAVTOT.
Lé dernier message
de Madrid envoyé
par Louis DELAPRÉE
journaliste honnête
était
une mise en accusation
de la presse qui ment
Les insurgés ont lancé cette nuit de nouveaux assauts contre Madrid. De
dix heures à une heure du matin, nous avons entendu une violente canonnade.
Toute l' artillerie gouvernementale tirait en même temps. Il 'semble (tue les
rebelles, essaient de prendre pied sûr le plateau de Rosales. À l'heure actuelle,
ils 11'ont pas encore réussi. ̃-
Note pour MM. Lazare)) '-Mille
Vous n'avez passé que la moitié de mes -papiers.- Je .le. mis. ̃
C'est votre droit, Mais j'aurais pensé que vous me fériés: l'amitié. de m' 'épar-
gner un travaU inutile. Depuis trois semaines, je ifie lève tous les jours, à
cinq heures dû, 'matin pour que vous ayez des informations dans les premières s
éditions.. Vous m'avez, fait' travailler pour le roi-de Prusse et la corbeille à
papier. Merci. V
.7 Je prendrai l'avion dimanche, à moins que je- ne subisse le sort de Guy de
Traversay ce qui 'serait très bien, n'est-ce pas, car vous auriez aussi « votre »
mort. .•̃"
D'ici là, je ne vous enverrai plus rien. Pas la peine. Le massacré de cent
gosses espagnoLs est moins intéressant qu'un, soupir de Mrs Simpson, putain
royale. "̃ ̃'̃̃. •' ̃̃ :̃̃ •
En 12 El e ur es 5 minutes
MARYSE BAST)É
a traversé l'Atl^ntiqtie -Sud
Elle a battu le record détenu par Joan Batten
Louis DELAPREE
{Voir nos informations en 2e page.)
Nous en i publions
aujourd'hui
le texte
dans le manuscrit même
de l'auteur
L'Humanité fonde
le prix Louis-DELAPRÉE
UNE affiche qui fera quelque
u bruit a été placardée hier soir
sur les murs de Paris, signée de
l'Association internationale des écrivains
pour la défense de la Culture.
Son titre La voix -d'un mort accuse
la presse qui ment.
Le mort, c'est Louis Delapiée, corres-
pondant de Paris-Soir à Madrid, tué par
les balles fascistes ?ur l'avion de l'am-
bassade -de France.
Lie 'texte, écrit de sa main, c'est celui
-̃ _er son. ^rnier coup tfertéléphorie, celui
qu'il avait, le 4 décembre, soumis au
visa de la censure espagnole ayant d'en-
trer en communication avec'son journal.
Le texte est daté du 4 décembre. De-
laprée avait été envoyé à Madrid par
Paris-Soir trois semaines auparavant,
quand la presse des trusts annonçait que
la prise_ de la capitale espagnole» n'était
plus qu'une question d'heures.
Paris-Soir a envoyé Delaprée chez les
gouvernementaux pour qu'il assiste à l'en-
trée « triomphale » de-Franco dans Ma-
drid et qu'il décrive la déroute républi-
caine.
L'impartialité, n'est-ce pas, exige
qu on ait des envoyés spéciaux dans les
deux camps 1 Mais il doit être implicite-
ment entendu que les uns et les autres
accompliront la même besogne celle
qui consiste à salir les défenseurs de la
liberté de l'Espagne et de la sécurité de
la France.
Or, Madrid résiste.
Delaprée assiste aux combats héroïques
qui arrêtent Franco.
Père de famille, il voit les malheu-
reux corps déchiquetés des petits enfants
fauchés par les bombes hitlériennes.
Homme de cceur, il découvre les com-
battants magnifiques de la brigade inter-
nationale. Journaliste honnête, il dit avec
talent la vérité sur eux, sur leur désinté-
ressement, sur leur enthousiasme, au mo-
ment où toute la grande presse s'acharne
à les couvrir de boue.
Il ose téléphoner le 23 novembre, par-
lant d'eux « Ils n'ont d'autre espoir
que le triomphé de leur foi et ils ne re-
çoivent pas de solde. »
^Delaprée a été trop loin. Tant d'hon-
nêteté ne lui sera pas pardonnée.
P. VAILLANT-COUTURIER.
.'(SUITE 2» PAGE, 6e COLONNE) |
.t~?«^-«naCVmmae«_m£ma»ak.«_VVV
A Lorient, une auto tombe
à la mer avec 7 personnes
̃̃̃ -m !.<
Une jeune fille se noie!
Lorient 30 décembre. Cet après-
midi, une automobile transportant sept
jeunes filles et deux employés de; mo-
au port de pêche Keromari-Lo-
rient, manquant son virage, est tom-
bée à la mer par 4 mètres de fond.
Grâce aux secours immédiats, six des
jeunes filles. et les deux hommes ont
pu être 'sauves.
Mlle Héléna Bouter, âgée de 18 ans,
retirée de la voiture au prix de périlleux
efforts, n'a pu être rappelée à la Vie.-
1 :»'•
GRAVE ACCIDENT DU TRAVAIL
AUX FONDERIES- CHAPPM
AU MANS
Un cubilot rempli de fonte
en fusion explose
blessant neuf ouvriers
.i.
Le Mans, 30 'décembre. Un cubilot,
contenant de la fonte en fusion, a îp-ï
explosion, hier soir, à? 22 heures,; la
fonderie Chappée à SainterXâ,rnmes.
Neuf ouvriers ont été blessés, dont
quatre assez sérieusement. Ce sont les
nommés Mathé,* mouleur* blessé à; un
bras et brûlé" sur de nombreuses, parties
du corps. de Vasconcelles, blessé à une
jambe Cuprix, fondeur, brûlé à un
bras Pans, mouleur, blessé à la tête.
Da toiture, de l'usine a été sérieuse-
ment endommagée sur une longueur, de
50 mètres. Les dégâts sont importants.
AIDONS, L'ESPAGNE QUI LUTTE POUR LA LIBERTÉ e
Sm'teMs!esîrents
centre eîtensives
victorieuses .t"
y
Les fascistes n'ont pu couper Madrid de, l'Escurial. Les
bataillons de la Reichswehr n'ont pas arrêté l'ava'rice
~des~miM~ns''àndàtoùK'
Hitler et MussoHm accélèrent le ravitaillement de la rébel4pn,
Avant de partir en exods les Madrilènes viennent une dernière fois sur les
ruines de teur maison
| ATTENTAT CRIMINEL A MARSEILLE
Une bombe détruit des ambulances à destination
de la république espagnole
Hier, mercredi 30 -décembre, à 2 heu-,
res du. matin, une terrible explosion
secouait les entrepôts de Marseille où,
prêtes à être chargées, se trouvaient des
marchandises et des ambulances desti-
nées à l'Espagne républicaine. Une
bombe à retardement munie d'un mou-
vement d'horlogerie, qui avait été pla-
cée par une main criminelle dans une
des voitures d'ambulance, venait d'écla-
ter, prématu:ément sans aucun doute.
Elle détruisit deux des voitures ambu-
lances.
C'était un projet de longue date des
fascistes français, amis de Hitler et de
Franco, que de porter atteinte à l'œu-
vre humaine de la commission de soli-
darité du Rassemblement populaire.
N'avaient-ils pas déjà placé une bombe
sur un bateau espagnol à l'endroit où se
tenaient les marins. Ceux-ci ne durent
la vie qu'au sang-froid de deux doua-
niers qui arrivèrent juste à temps pour
détruire cet engin de mort
Une fois encore, les fascistes français,
dont les chefs de file ont récemment
rendu visite, à Franco, l'assassin des
femmes et des enfants espagnols, vien-
nent de se,montrer sous.leur jour véri-
table.
Cette bombe avec mouvement d'hor-
logerie ne devait très certainement ex-
ploser que lorsque le bateau aurait pris
la mer. Tel est le crime .qu'ils avaient
projeté à Marseille, parcc'ipant ainsi à
la destruction des œuvres de vie desti-
nées à l'Espagne républicaine, comme le
fait, le félon Franco avec les armes et
munitions, dons de Hitler et de Musso-
lini.
Peut-être puisque la police a en-
tre les mains une partie du mouvement
d'horlogerie sur lequel on peut lire en-
core le nom du fabricant pourrait-on
savoir si cette bombe n'est pas la sœur
de celle lancée, à Vienne, dans un bal
des Jeunesses communistes.
1937 :hE MONDE R PRR1S
Une ville sort
de terre
Une partie de la maquette
de l'Exposition
ff w
Une enquête est ouverte. La commis-
sion a porté plainte, mais cette fois on
espère que les fascistes criminels seront
retrouvés et que tout sera mis en œu-
vre poux y arriver.
Deux bombes à Marseille; un camion
contenant des masques à gaz. et du ma-
tériel sanitaire toujours saisi à Lyon 1
C'est assez.
La Commission de solidârité
du Rassemblement populaire
pour l'aide au peuple espagnol
Un geste de solidarité
des dockers de Marseille
Ht
Marseille, 30 décembre. Le vapeur
allemand Indra, venant de Huelva avec
un chargement de pyrites de cuivre, est
arrivé au port de la Lave, à l'Estaque.
et s'est amarré à l'appontement de
l'usine de produits chimiques qui-traite
les pyrites. Les dockers syndiqués ont
refusé de décharger le navire en ̃ rai-
son de sa provenance. Huelva est, en
effet, dans le territoire;espagnol occupé
par les rebelles.
ug>
Bombardement du pont
international- de Culera
Par Bayonne, 30 décembre. On ap-
prend que le pont international de
Culera a été bombardé par les rebelles.
Le tunnel aurait subi d'importants dé-
gâts.
I.BaillllllllMIBIUlUB!
Tous ce soir la Mutualité Le
peuple de France et le peuple d'Es-
pagne chantent la nouvelle année.
(.Voir les détails en 8e page.)
-1 La*-T:oûr-Ej|fcl, posée sur ses tjuaitre-
pieds rénognls,' profile sur le ciel "gris
sa haute stature à la fois massive.i;iéï';v
aérieane. ̃̃̃•̃̃. ̃ ̃̃̃ .̃̃
En'face, l'horizon est nouvellement
dégagé. Le Trocadéro, contemporain
de la'lpour, est heureusement, disparu,
et à sa place, desbâtiments aux.Kgnes
sobres; s'élèvent. A
On l'avait vu s'élever, vous rap-
pelez-vous ? dit un vieil homme en
pardessus, à un autre promeneur qui
l'accompagne dans ces lieux qui ne •
connaissaient jusqu'à, ces, derniers
tenipsdes oiseaux et le crissement des voitu-
res d'enfants sur le sable du Champ'de
Mats. '̃̃'̃̃ ̃ ̃•
Et, maintenant, du haut de ses 300
mètres, la Tour, surgie de l'Exposi-
tion Universelle de 1889,. voit s'élever à
ses pieds, minuscules et allongés, ce
qui sera dans quatre mois « l'Exposi-
tion Internationale des Arts et Tech-
niques dans la Vie moderne » l'Ex-; ?
position tout. court pour tous ceux qui >
en parlent dans les- provinces de. Fran- V
ce, et aussi à l'étranger en atten-
darit d'y venir..
Exposition ,37 Ce sera ce doit
France est la même que celle que
connut l'Espagne. Si le colonel de
La Rocque ne met pas bon ordre à
cette situation, les événements
d'Espagne se reproduiront en
France.»
(Allocution du général QUEÎPO DE LLANO,
devant le micro de Radio-Séviite, le 29-12-36).
Queipo é Llano qui trahie pour filer
fait appel 1 La Rocqiie. CONCLUEZ
.Œ:@Q!~I~Æ~ ÉDITION pM)S)[HKE
PARISIENNE
OR G A N E C E N T R AL D~PAF~T~)C 0 M M UN ) ST E (S. F.t .C.)
I~IIIIIm 111111 1 IIu
I RÉDACTION ET wisTRATiiîN 1
1138, RUE MONTMARTRE, PARIS (2e)
ï, LE NUMÉRO 30- CENTIMES j
33" ANNEE. N° 13.894
JE01 31 DÉCEMBRE 1936
CINQ ÉDITIONS
.1111111.1111111111111:.·1111111111111.11··1·.11.1·.1·ili.l~1·1·
Fondateur JEAN JAURÈS
Directeur MARCEL CACHIN v
j: SÉNATEUR DE LA SEINE |
LA PETITE BARAQUE DU JOUR DE L'AW il
DANS «E ÏASÎES RASSEMBLEMENTS
40.000 métallurglstes
ont ~éclamé hier
!c~ des salaires
Les grands magnats du Nord continuent
à se dresser contre la loi
Une vue de l'imposant meeting des métallurgistes au VéF d'Hiv'
T' Dans les entreprises
et les localités
collectez pour soutenir
les 29.000 familles ouvrières
en lutte
contre le Comité des Forges q
Les métallurgistes. de la région pari-,
~mtiT-"nlé1"Wre-tœ1'1U:fm
de leur puissance réfléchie.
Appliquant les mots d'ordre de leur
syndicat, ils ont cessé le travail cinq mi-
nutes avant l'heure habituelle, sans grè-
ve ni manifestation à l'entreprise.
En bon ordre, donnant un exemple ad-
mirable de calme et de discipline, ils se
sont rendus aux rassemblements fixés.
L'immense nef du Vélodrome d'Hiver,
Je gymnase Huyghens étaient combles,
la grande salle Japy s'est avérée trop
petite pour contenir les milliers et les
milliers d'ouvriers qui étaient venus
.assister au meeting. Il a fallu improvi-
ser une quatrième réunion à la Grange-
Bux-Belles trop petite elle aussi.
Les métallurgistes ont affirmé avec
force que la revendication du rajuste-
ment des salaires nîest.pas le fait de
quelques meneurs comme le prétend le
Comité des forges, mais répond .au. désir
profond des masses laborieuses;
Ne voulant rien faire qui puisse nuire
à l'économie et à la défense du pays,
ils ont fait la preuve de leur discipline
et de leur sang-froid.
Ces sentiments ne sont pas une preu-
ve de faiblesse, au contraire. Avec leur
syndicat, avec la C.G.T., les métallurgis-
tes qui ont déjà: obtenu les 40 heures à
la date fixée par eux, imposeront -à da-
ter du 1er janvier 1937 le rajustement
des salaires nécessité par la hausse du
coût de la vie.
(Voir nos informations en 5e page.)
~~I~~
Sous le titre « L'anar-
chie a installé un
quartier général »,
un certain M. Jean
d'Esme, traitant des
événements d'Espagne, s'Ingénie à démon-
trer dans I' « Intransigeant » qu'à Perpi-
gnan, ville française, grouille l'intrigue et
prolifère la haine ». Brr! Voyez-vous ta
riante capitale du Rousslllon est envahie de
pègre Internationale.
Rien n'y manque, pas même les relents
do complots, les bouffeurs de conjuration
et les succursales dos groupements anar-
chistes espagnols.
Et, en homme dont l'objective Impartia-
lité ne peut être mise en doute, M. d'Esme
nous apprend que la confédération natio-
nale des travailleurs et la Fédération anar-
ohlque (sic) ibérique sont toutes deux
adhérentes à l'Internationale communiste 1
Pauvre M. Jean d'Esme pauvres lec-
teurs PEP1FS.
L'enfant martyr.
a
r ®
Voi~i-
!,Lf" .dA,(,r,,rtl,B' <
•• ̃ ̃ • ̃• ̃•̃̃ ?̃ ̃«' i 2 ̃'
C'EST le 16 janvier que paraîtra le
premier numéro de- « Terre de
France » le grand hebdomadaire
communiste de défense paysanne.
« Terre de France sera l'arme de
défense qui jusqu'à ce jour manquait aux
paysans de France.
Certes, de nombreux quotidiens et heb-
domadaires sont répandus dans nos cam-
pagnes. Mais à quelques, exceptions près
qife valent, ces journaux ? Où bien ils
négligent, totalement la défense des in-
térêts paysans, ou bien ils appartien-
nent à cette presse qui comme
l'a démontré Vaillant-Couturier– -ment
̃ et. -calomnie pour le compte des trusts et
de la finance internationale.
« Terre de France », journal indépen-
dont des trusts et des puissances d'argent,
se consacrera tout entier à la défense de
l'Agriculture française et de nos popula-
tions rurales. Il dira tout ce que le paysan
doit savoir et combattra pour "que la fa-
mille paysanne ait la'' place qui lui re-
vient dans la société.
Donner au paysan une vie meilleure
et plus facile, lui assurer une plus -juste
rémunération de son labeur, défendre ef-
ficacement son bien et son patrimoine,
telles sont les, grandes idées qui inspire-
ront « Terre de France ».
« Terre de France » sera donc, avant
tout l'organe sonnant le rassemblement
des forces paysannes, appelant fous tes
remueurs de terre s'ttm'r sans jM~ncfton
d'opinions politiques- et religieuses pour
la défense de leurs droits et pour l'action
efficace et salutaire contre les trusts ca-
pitalistes, les hobereaux et grands.' sei-
gneurs terriens, les spéculateurs et pré-
fiteurs de toute sorte qui s' enrichisseni
de la misère des campagnes.
Waldeck ROCHET.
(SUITE EN 2e PAGE, 2e COLONNE)
Dessin de, HAVTOT.
Lé dernier message
de Madrid envoyé
par Louis DELAPRÉE
journaliste honnête
était
une mise en accusation
de la presse qui ment
Les insurgés ont lancé cette nuit de nouveaux assauts contre Madrid. De
dix heures à une heure du matin, nous avons entendu une violente canonnade.
Toute l' artillerie gouvernementale tirait en même temps. Il 'semble (tue les
rebelles, essaient de prendre pied sûr le plateau de Rosales. À l'heure actuelle,
ils 11'ont pas encore réussi. ̃-
Note pour MM. Lazare)) '-Mille
Vous n'avez passé que la moitié de mes -papiers.- Je .le. mis. ̃
C'est votre droit, Mais j'aurais pensé que vous me fériés: l'amitié. de m' 'épar-
gner un travaU inutile. Depuis trois semaines, je ifie lève tous les jours, à
cinq heures dû, 'matin pour que vous ayez des informations dans les premières s
éditions.. Vous m'avez, fait' travailler pour le roi-de Prusse et la corbeille à
papier. Merci. V
.7 Je prendrai l'avion dimanche, à moins que je- ne subisse le sort de Guy de
Traversay ce qui 'serait très bien, n'est-ce pas, car vous auriez aussi « votre »
mort. .•̃"
D'ici là, je ne vous enverrai plus rien. Pas la peine. Le massacré de cent
gosses espagnoLs est moins intéressant qu'un, soupir de Mrs Simpson, putain
royale. "̃ ̃'̃̃. •' ̃̃ :̃̃ •
En 12 El e ur es 5 minutes
MARYSE BAST)É
a traversé l'Atl^ntiqtie -Sud
Elle a battu le record détenu par Joan Batten
Louis DELAPREE
{Voir nos informations en 2e page.)
Nous en i publions
aujourd'hui
le texte
dans le manuscrit même
de l'auteur
L'Humanité fonde
le prix Louis-DELAPRÉE
UNE affiche qui fera quelque
u bruit a été placardée hier soir
sur les murs de Paris, signée de
l'Association internationale des écrivains
pour la défense de la Culture.
Son titre La voix -d'un mort accuse
la presse qui ment.
Le mort, c'est Louis Delapiée, corres-
pondant de Paris-Soir à Madrid, tué par
les balles fascistes ?ur l'avion de l'am-
bassade -de France.
Lie 'texte, écrit de sa main, c'est celui
-̃ _er son. ^rnier coup tfertéléphorie, celui
qu'il avait, le 4 décembre, soumis au
visa de la censure espagnole ayant d'en-
trer en communication avec'son journal.
Le texte est daté du 4 décembre. De-
laprée avait été envoyé à Madrid par
Paris-Soir trois semaines auparavant,
quand la presse des trusts annonçait que
la prise_ de la capitale espagnole» n'était
plus qu'une question d'heures.
Paris-Soir a envoyé Delaprée chez les
gouvernementaux pour qu'il assiste à l'en-
trée « triomphale » de-Franco dans Ma-
drid et qu'il décrive la déroute républi-
caine.
L'impartialité, n'est-ce pas, exige
qu on ait des envoyés spéciaux dans les
deux camps 1 Mais il doit être implicite-
ment entendu que les uns et les autres
accompliront la même besogne celle
qui consiste à salir les défenseurs de la
liberté de l'Espagne et de la sécurité de
la France.
Or, Madrid résiste.
Delaprée assiste aux combats héroïques
qui arrêtent Franco.
Père de famille, il voit les malheu-
reux corps déchiquetés des petits enfants
fauchés par les bombes hitlériennes.
Homme de cceur, il découvre les com-
battants magnifiques de la brigade inter-
nationale. Journaliste honnête, il dit avec
talent la vérité sur eux, sur leur désinté-
ressement, sur leur enthousiasme, au mo-
ment où toute la grande presse s'acharne
à les couvrir de boue.
Il ose téléphoner le 23 novembre, par-
lant d'eux « Ils n'ont d'autre espoir
que le triomphé de leur foi et ils ne re-
çoivent pas de solde. »
^Delaprée a été trop loin. Tant d'hon-
nêteté ne lui sera pas pardonnée.
P. VAILLANT-COUTURIER.
.'(SUITE 2» PAGE, 6e COLONNE) |
.t~?«^-«naCVmmae«_m£ma»ak.«_VVV
A Lorient, une auto tombe
à la mer avec 7 personnes
̃̃̃ -m !.<
Une jeune fille se noie!
Lorient 30 décembre. Cet après-
midi, une automobile transportant sept
jeunes filles et deux employés de; mo-
au port de pêche Keromari-Lo-
rient, manquant son virage, est tom-
bée à la mer par 4 mètres de fond.
Grâce aux secours immédiats, six des
jeunes filles. et les deux hommes ont
pu être 'sauves.
Mlle Héléna Bouter, âgée de 18 ans,
retirée de la voiture au prix de périlleux
efforts, n'a pu être rappelée à la Vie.-
1 :»'•
GRAVE ACCIDENT DU TRAVAIL
AUX FONDERIES- CHAPPM
AU MANS
Un cubilot rempli de fonte
en fusion explose
blessant neuf ouvriers
.i.
Le Mans, 30 'décembre. Un cubilot,
contenant de la fonte en fusion, a îp-ï
explosion, hier soir, à? 22 heures,; la
fonderie Chappée à SainterXâ,rnmes.
Neuf ouvriers ont été blessés, dont
quatre assez sérieusement. Ce sont les
nommés Mathé,* mouleur* blessé à; un
bras et brûlé" sur de nombreuses, parties
du corps. de Vasconcelles, blessé à une
jambe Cuprix, fondeur, brûlé à un
bras Pans, mouleur, blessé à la tête.
Da toiture, de l'usine a été sérieuse-
ment endommagée sur une longueur, de
50 mètres. Les dégâts sont importants.
AIDONS, L'ESPAGNE QUI LUTTE POUR LA LIBERTÉ e
Sm'teMs!esîrents
centre eîtensives
victorieuses .t"
y
Les fascistes n'ont pu couper Madrid de, l'Escurial. Les
bataillons de la Reichswehr n'ont pas arrêté l'ava'rice
~des~miM~ns''àndàtoùK'
Hitler et MussoHm accélèrent le ravitaillement de la rébel4pn,
Avant de partir en exods les Madrilènes viennent une dernière fois sur les
ruines de teur maison
| ATTENTAT CRIMINEL A MARSEILLE
Une bombe détruit des ambulances à destination
de la république espagnole
Hier, mercredi 30 -décembre, à 2 heu-,
res du. matin, une terrible explosion
secouait les entrepôts de Marseille où,
prêtes à être chargées, se trouvaient des
marchandises et des ambulances desti-
nées à l'Espagne républicaine. Une
bombe à retardement munie d'un mou-
vement d'horlogerie, qui avait été pla-
cée par une main criminelle dans une
des voitures d'ambulance, venait d'écla-
ter, prématu:ément sans aucun doute.
Elle détruisit deux des voitures ambu-
lances.
C'était un projet de longue date des
fascistes français, amis de Hitler et de
Franco, que de porter atteinte à l'œu-
vre humaine de la commission de soli-
darité du Rassemblement populaire.
N'avaient-ils pas déjà placé une bombe
sur un bateau espagnol à l'endroit où se
tenaient les marins. Ceux-ci ne durent
la vie qu'au sang-froid de deux doua-
niers qui arrivèrent juste à temps pour
détruire cet engin de mort
Une fois encore, les fascistes français,
dont les chefs de file ont récemment
rendu visite, à Franco, l'assassin des
femmes et des enfants espagnols, vien-
nent de se,montrer sous.leur jour véri-
table.
Cette bombe avec mouvement d'hor-
logerie ne devait très certainement ex-
ploser que lorsque le bateau aurait pris
la mer. Tel est le crime .qu'ils avaient
projeté à Marseille, parcc'ipant ainsi à
la destruction des œuvres de vie desti-
nées à l'Espagne républicaine, comme le
fait, le félon Franco avec les armes et
munitions, dons de Hitler et de Musso-
lini.
Peut-être puisque la police a en-
tre les mains une partie du mouvement
d'horlogerie sur lequel on peut lire en-
core le nom du fabricant pourrait-on
savoir si cette bombe n'est pas la sœur
de celle lancée, à Vienne, dans un bal
des Jeunesses communistes.
1937 :hE MONDE R PRR1S
Une ville sort
de terre
Une partie de la maquette
de l'Exposition
ff w
Une enquête est ouverte. La commis-
sion a porté plainte, mais cette fois on
espère que les fascistes criminels seront
retrouvés et que tout sera mis en œu-
vre poux y arriver.
Deux bombes à Marseille; un camion
contenant des masques à gaz. et du ma-
tériel sanitaire toujours saisi à Lyon 1
C'est assez.
La Commission de solidârité
du Rassemblement populaire
pour l'aide au peuple espagnol
Un geste de solidarité
des dockers de Marseille
Ht
Marseille, 30 décembre. Le vapeur
allemand Indra, venant de Huelva avec
un chargement de pyrites de cuivre, est
arrivé au port de la Lave, à l'Estaque.
et s'est amarré à l'appontement de
l'usine de produits chimiques qui-traite
les pyrites. Les dockers syndiqués ont
refusé de décharger le navire en ̃ rai-
son de sa provenance. Huelva est, en
effet, dans le territoire;espagnol occupé
par les rebelles.
ug>
Bombardement du pont
international- de Culera
Par Bayonne, 30 décembre. On ap-
prend que le pont international de
Culera a été bombardé par les rebelles.
Le tunnel aurait subi d'importants dé-
gâts.
I.BaillllllllMIBIUlUB!
Tous ce soir la Mutualité Le
peuple de France et le peuple d'Es-
pagne chantent la nouvelle année.
(.Voir les détails en 8e page.)
-1 La*-T:oûr-Ej|fcl, posée sur ses tjuaitre-
pieds rénognls,' profile sur le ciel "gris
sa haute stature à la fois massive.i;iéï';v
aérieane. ̃̃̃•̃̃. ̃ ̃̃̃ .̃̃
En'face, l'horizon est nouvellement
dégagé. Le Trocadéro, contemporain
de la'lpour, est heureusement, disparu,
et à sa place, desbâtiments aux.Kgnes
sobres; s'élèvent. A
On l'avait vu s'élever, vous rap-
pelez-vous ? dit un vieil homme en
pardessus, à un autre promeneur qui
l'accompagne dans ces lieux qui ne •
connaissaient jusqu'à, ces, derniers
tenips
res d'enfants sur le sable du Champ'de
Mats. '̃̃'̃̃ ̃ ̃•
Et, maintenant, du haut de ses 300
mètres, la Tour, surgie de l'Exposi-
tion Universelle de 1889,. voit s'élever à
ses pieds, minuscules et allongés, ce
qui sera dans quatre mois « l'Exposi-
tion Internationale des Arts et Tech-
niques dans la Vie moderne » l'Ex-; ?
position tout. court pour tous ceux qui >
en parlent dans les- provinces de. Fran- V
ce, et aussi à l'étranger en atten-
darit d'y venir..
Exposition ,37 Ce sera ce doit
Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 68.95%.
En savoir plus sur l'OCR
En savoir plus sur l'OCR
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 68.95%.
- Auteurs similaires Fonds régional : Rhône-Alpes Fonds régional : Rhône-Alpes /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=colnum adj "RhoneAlp1"Rapport d'avis de la commission d'enquête du chemin de fer de Saint-Étienne à Lyon... /ark:/12148/bd6t542064861.highres Édit... portant suppression de l'office de notaire au fauxbourg de la Croix-Rousse de Lyon, et l'établissement dudit office au bourg de Cuire... [Enregistré au Parlement le 8 janvier 1716.] /ark:/12148/bd6t54204044p.highres
-
-
Page
chiffre de pagination vue 1/8
- Recherche dans le document Recherche dans le document https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/search/ark:/12148/bpt6k406945h/f1.image ×
Recherche dans le document
- Partage et envoi par courriel Partage et envoi par courriel https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/share/ark:/12148/bpt6k406945h/f1.image
- Téléchargement / impression Téléchargement / impression https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/download/ark:/12148/bpt6k406945h/f1.image
- Mise en scène Mise en scène ×
Mise en scène
Créer facilement :
- Marque-page Marque-page https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/bookmark/ark:/12148/bpt6k406945h/f1.image ×
Gérer son espace personnel
Ajouter ce document
Ajouter/Voir ses marque-pages
Mes sélections ()Titre - Acheter une reproduction Acheter une reproduction https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/pa-ecommerce/ark:/12148/bpt6k406945h
- Acheter le livre complet Acheter le livre complet https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/indisponible/achat/ark:/12148/bpt6k406945h
- Signalement d'anomalie Signalement d'anomalie https://sindbadbnf.libanswers.com/widget_standalone.php?la_widget_id=7142
- Aide Aide https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/aide/ark:/12148/bpt6k406945h/f1.image × Aide
Facebook
Twitter
Pinterest