Titre : L'Humanité : journal socialiste quotidien
Auteur : Parti communiste français. Auteur du texte
Éditeur : L'Humanité (Paris)
Éditeur : L'HumanitéL'Humanité (Saint-Denis)
Date d'édition : 1936-11-26
Contributeur : Jaurès, Jean (1859-1914). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb327877302
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 63335 Nombre total de vues : 63335
Description : 26 novembre 1936 26 novembre 1936
Description : 1936/11/26 (Numéro 13859). 1936/11/26 (Numéro 13859).
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k406910k
Source : Bibliothèque nationale de France
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 15/10/2007
~ME~PM~
Cest parce qu'il ^ait Imparti"
san convaincu du rapprochement
franco^allemand que von Ossiètzky
a été condamné pour haute trahi-
son et torturé par Hitler.
RÉDACTION ET ADMINISTRATION
j 138, RUE MONTMARTRE, PARIS (Ie)
LE NUMÉRO :3O CENTIMES j
M MB HH ^H ^H ^B A ^H 1^ ^H 0^ «̃ l^b ^A ^am m* «• ^H ^h i^to bm ^A ^h m^ ^h ^h ̃« v4 A* ^»
33° ANNEE. N° 13.859
JEUDI 26 NOVEMBRE 1936
DEUX ÉDITIONS
Fondateur JEAN JAURÈS 1
I Directeur MARCEL OACHIN j i
| SÉNATEUR DE LA SEINE j
ALLIANCE RACISTE 1, 1.
Nous autres, grands aryens blonds, il nous ap-
partient de sauver la culture et la civilisation.
<_ ma bm ̃̃̃ ayr n Ml Ml M^Hk'
Maigre le tir de barrage
.lt
i E*C C & 6 !BE@
PARCE que nous avons rappelé la.
décision du comité confédéral de
septembre, réclamant l'institution
de l'échelle mobile, parce que nous
avons démontré que le rajustement des
salaires s'imposait, dès à présent, nous
assistons à un redoublement d'attaques
contre le mouvement ouvrier.
Nous sommes habitués à ces sortes de
diversions qui ne sauraient nous détour-
ner de notre objectif.
Avant juin aussi les milieux du grand
patronat et de la réaction affirmaient
que notre campagne pour l' amélioration
des salaires cachait des buts 'ténébreux.
C'est un moyen de défense, sans doute
peu scrupuleux, mais couramment'em-
ployé pour troubler l'opinion publique
et tâcher d'échapper aux légitimes re-
vendications d'une classe auvrière qui
souffre et dont les exigences sont raison-
nables et fort modestes.
On ne s'étonnera pas que nous ra-
menions systématiquement nos contradic-
teurs à la véritable question. ̃
Il ne s'agit ni d'agitation révolution-
naire, ni de « tactique savante .» destir
née à créer le trouble. Il s'agit simple-
ment d'un rajustement, des salaires, né-
cessité par' la hausse sensible du coût
de la'vie.
Personne ne nie cette hausse. Dam.
Y'Infransigeant, Kédiforialistë a bien vou-
lu reconnaître avec nous que l'augmen-.
tation du cpût de la vie avait annihilé^
en grande partie, l'effort des augmen-.
tations de salaires. II. en tire une conclu-
sion différente de la nôtre, mais il 're-
connaît le fait et c'est l'essentiel.
̃-̃̃̃Qu'on, ne nous parle pas. du cercle
vicieux l'augmentation des salaires en-
traînant automatiquement la hausse du
çôûV '<&̃ /.la' /vie. :Çeux .qui expriment. t
1 cette, opinion- ée, se doutent pas cju'ils,
fartent le plus terrible jugement ccafje,
le, régime qu'ils croient défendre. Ainsi,
on, ferait l'aveu que te système .capi-
taliste interdit toutes amélioration du sort
de;,là, classe. ouvrière.'
Qu'on' consulte' tes bilans des grosses
sociétés publies ces temps 'derniers'! Les
chiffres sont éloquents par /eux-mêmes,
les commentaires y sont, en- général, très
optimistes. Nous voulons,' -nous, y que .la
ménagère qui reçoit la paie dû chef de
famille ne soit pas gagnée par le pessi-
misme. La joie des actionnaires ne doit
peis être faite de la souffrance des sala-
.n&; ;̃̃̃ :̃ ̃ '• .̃ 'V'
'M. de Kerillis, avec son empressé
ment habituel, se met au service. du
grand patronat pour ta campagne de
peur, et de fausses nouvelles qui séides,
sîne. Il annonce que le syndicat des
métallurgistes parisiens doit essayer
«avant huit jours de déclencher un rioq-
céau mouvement de grève et d' occupa-
tions prétextées parle rajustement, dès
salaires..»-•
Ces messieurs avaient déjà inventé la
révolution pour le 11 juin. Le syndicat
des métaux, comme les autres, a fait
des efforts méritoires pour éviter que
certaines provocations n'entraînent la
grève. Il le même' souci présente-
ment. Il réclame un rajustement justifié
des salaires et ne souhaité rien tant que
les patrons se rendent compte de la mo-
dération de sa revendication et fassent
justice à leurs ouvriers.
Mais il ne faudrait pas qu?' les cris
d'.orfraie de ta réaction' troublent là à
conscience de certains de nos amis. du
Rassembleînent populaire. < II serait pro-
fondément reffettable que, sous pré-
f¡:mdb:nentre¡(:çtt,\ble que, 507,S pr~r
texte d'une justice égale, certains jour-
niàûx qui habituellement, défendent
lès idées du Front populaire, se fassent
l'écho des campagnes de panique.
Des conseils de sagesse. Eh oui de-
puis six mois, nous en donnons nous-
mêmes. Nous ne le regrettons pas, nous
né sommes pas mécontents des résultats
obtenus. Mais la sagesse des ouvriers
ne saurait suffire quand leur calme, leur
pondération sont interprétés comme une
faiblesse.
Bien longtemps avant le mois de juin,
nous avons crié la misère de la classe
ouvrière. Notre voix se perdait dar)s
l'indifférence. Il a fàllu la formidable
poussée des travaillcurà poùr qu'on l'en-
tende.. On devrait bien tenir compte
d une expérience si- récente. C'est main-
tenant qÛ*!i faut comprendre tes justes
réclamations de travailleurs qui, ne dé-
mandent rien que de très -raisonnable.
Je m'en excuse auprès de l'éditoria-
liste de YŒttvre, mais,, nous qui, cha-
que jour. avons à connaître ce qui se
passe dans les entreprises, nous ne pou-
vons mettre. sur le même pied les ou-
j/vriers et les patrons. ̃'̃•'
Enfin, après avoir accepté tous tes
conseils qu on veut bien nous donner,
nous nous permettons d'en donner un
celui de veiller à l'unité du Frontpopu-
laire. Or, cette unité réclame qu'on. se
penche en toute impartialité sur la vie
etvles réclamations de 7 millions de sa-
lariés.
B. FRACHON.
LM~~
IL FAUT ROMPRE AVEC LA FAUSSE MÏRAUÏÉ i
:IMM nt
LA ORANOE-BiiETAONE PREND DES MESURES NATALES
EH MÉDITERRANÉE
Marcel GiTTON, vice-président de la Commission de l'Armée,
en présence de l'intervention directe des gouvernements allemand
et i tal ien en faveur jdes;, rebel les, dérnaricle une- réun ion c-omrrïune
de la Commission des Affairés étrangères et des commissions
) parlementaires intéressées à la .défense du pays
Les -grandioses obsèques '.̃•̃. àe-\ Bonavejituiè DURRUT j, à à
'.̃̃̃ ̃̃ '̃' '̃ Barcelone '̃'̃̃ .̃̃̃
Lee Cons8rl.dtJs'"minisfre s'
~p~~8Mïe~
~le~~t~~M
!~hT
Let.t,e;se.'r.a itd$!J9,S~ aujourd'hui
Educatton ph~sâque obligàtoire!
~dè6à'8''ans
(V,oir eH 'deui ème le_, compte
rendù'du-conseii-dés m~nistres èt de la
séancè, du coïtséii.~ iéné~ci4)~
homma~e Paul La~ar~ue'
Vingt-cinq ans après ..la mort de Paul
LAFARCUE, le Parti. -communiste français
tout entier honore ta mémoire dé celui
Que Lénine, appela un des propagateurs
les pins doues et les plus profonds du
marxisme»..
Paul. LAFARCUE 'fut,: par son. tempéra-
ment, par ta précision et la profondeur de
sa- pensée» par ta richesse et Inélégance,
la limpidité et la simplicité' de son. style,
un vrai fils du peuole de France, un con-
tinuateur de la .grande. -tradition des" ency-
clopédistes-; du'XVI IIe siècle. ̃
lia donné; toute sa vie toutes ses
forces, avec' ardeur et passion ta cause
Ye-ud~ d'lu 2 v 1 Hlv'
avec le Front populaire de la Région parisienne
arca^nB^^ (VOIR LES INDICATIONS EN DEUXIÈME PAGE) m^mmmmsammmmsmmsmm^^Bmmm
A la commis
sion des Affai-
res étrangères
Gabriel PERI
défend
une résolution
tendant au
rétablissement
des relations
commerciales
normales avec
la République
espagnole
~£a Commission des affaires étrangères
a repoussé hier la résolution que lui pré-
sentaient les communistes, en faveur du
[établissement dés relations commerciales
normales- entre la. France et l'Espagne.
La Commission n'a pas voulu enregis-
trer Téchèc d'une politique qui a favo-
risé la; rébellion espagnole, au plus grand
détriment' de la paix. Elle n'a pas voulu
tirer la conséquence de cette constatation.
Au cours' du débat cependant, Grumbach
avait développé des considérations très
Voisines des nôtres. Par contre, les com-
missaires de droite ont formulé contre
notre texte les objections suivantes
Rétablir dans leur vigueur les clauses
du traité' commercial franco-espagnol,
ont-ils dit, c'est accepter la guerre.
Réponse De l'aveu de tous, le danger
de guerre s'est aggravé au cours des der-
nières semaines.'
Gabriel PERI.
(SUITE EN 38 PAGE, 4° COLONXE)
du peuple, contre l'injustice, contre l'op-
pression.
Avec Jules Guesde il a propagé en
France le socialisme scientifique, il a créé
dans notre pays les bases du mouvement
socialiste-marxiste.
Fidèle aux enseignements de Marx et
d'Engels, il .combattit en même temps les
erreurs de Bakounine et des anarchistes
et les illusions de Proudhon.
Notre Parti qui s'honore d'avoir tiré
de "l'oubli- l'œuvre de ce grand Français
et de ce valeureux combattant du sccia-
lisme, s'efforcera de maintenir vivant son
enseignement et de travailler, à son exem-
ple, à l'union de la classe ouvrièe et à
celle du peuple ,tout entier pour la pain,
la paix et la liberté; pour l'émancipation
totale de tous les travailleurs; pour une
humanité nouvelle.
Le Bureau politique
du Parti communiste francais.
'̃̃ les délégués.
ie.;PÛJ00 iïiêfaliissfas
•:̃ .-̃ tiennent à Paris,
leur ~ongrès d'~mité
Réunis au VéT d'Hiv',
25.00Q métallurgistes récla-
ment l'application de la se-
maine de quarante 'heures.
XVOir nos informations en 2e et 5e page)
Le coup de force de l'usine Cusîmberghe
lA lui muni OUR
Mt~M~
DE. LA.B1LtE.PIIRDlltE
Châtiment exemplaire pour l'assassin
et ses complices fascistes! 1
L'Union
des Syndicats
prend
à sa charge
les obsèques
Inanche
les travailleurs
feront
une grandiose
escorte
au corps
de leur frère
noril-afiicasn
NE nouvelle victime au tableau
de chasse du colonel comte de
La Rocque.
L'ouûrier algérien Acher chour est
mort des suites des blessures provoquées
par les balles tirées sur lui par le pa-
tron Cusinberghe, trésorier de la 18e sec-
tion des croix de jeu.
En même temps que, nous apprenions
ce nouveau deuil qui frappe le proléta-
riat, on nous communiquait que dans une
usine de brocriagii un autre patron, M.
Cambert, auaif j`ipnpé coups de poing
et à coups de pied les ouvrières en grève
de son usine en en blessant deux. Ce
triste monsieur, qui s'attaque à des fem-
978.000
~.c ~eeû e4-.
Ce. *«- «* /-«*«>̃♦
,<~e~r-~<
f C2. i
/0 ~.iG~
p~ ,e.
444.. 1T~
(Voir en &page le détail du lancement
de Z'Humanité.) e e al du lancement
A BAS LE BLOCUS Ï
Va-1-oo cofin la~sscr passer
¡les i « •
La « granvV » presse menait hier un
tapage in..Eçrnal autour d'une soi-disant
expédition d'armes aux républicains es-
pagnols.
Neuf camions avaient été arrêtés par
des barrages de gardes mobiles installés
à S&ptèmes-les-Vallons, en' Provence.
Ces camions transportaient plusieurs
dizaines de tonnes d'armes obuiJiefs,
explosifs, caisses de cartouches, etc.
Deux bateaux espagnols étant ancrés
dans le port de Marseille, les journaux
fascistes n'eiu'ent rien de plus pressé
que d'affirmer que ces armes étaient
destinées à être chargées sur ces ba-
teaux pour être transportées à Barce-
lone. ̃"
Or, toutes vérifications faites, il fut
établi que ces armes étaient destinées
au Mexique. Les convoyeurs des ca-
mions qui avaient été arrêtés
étaient parfaitement en règle, et une
LA VICTIME -1 1
iv'~l ",y~d lQ~
mes, est un chef croix de leu du 14r
arrondissement.
Les diviseurs de Français sont en train
cf organiser la guerre civile au sein des
usines.
Ils se croient tout permis, surtout par-
ce que leurs chefs poursuivis n'ont pas
été coffrés comme ils auraient dû: l'être.
Résultat les campagnes de calomnies
i et la mort de Salengro, le sabotage de
I la reprise économique et des lois socia-
les, les grèves qui en résultent, les morts
et les blessés que nous déplorons, l'in-
sécurité intérieure et extérieure.
est temps d'en f inir 1
Derrière le cercueil d'Acherchour, ce
ne sera pas seulement Paris qui défilera
mais ce sera aussi l'Afrique du Nord,
le long cortège de ceux– ouvriers
marocains, algériens, tunisiens qui
croient en la France du Front- populaire,
qui maudissent le fascisme qui vient en-
core de tuer un de leurs frères, le fas-
cisme, qui, là-bas, dans leur pays, pré-
pare ouvertement une armée Franco con-
tre la République pour mieux asservir
et exploiter leur race.
Chatier l'assassin est nécessaire; mais,
plus que tout, il est 'urgent de rendre
impossible la répétiiipn du crime.
Répétons-le: ce que cherchent les
fascistes, ce qu'ils veulent, c'est, à
coups d'attentats et de représailles, ns-
taurer une guerre civile larvée en France.
C'est la méthode qui a réussi aux nazis
et qui a amené l'avènement du fûhrer.
Les ouvriers de France ne tomberont pas
dans la provocation. Mais ils exigent
que des mesures soient prises pour l'écra-
ser dans l'œuf.
Il]) a là une tâche immédiate qui in-
combe à notre nouveau ministre de l'in-
térieur, le camarade Max Dormoy.
P.. VAILLANT-COUTURIER.
(Voir nos informations en 2e page)
licence régulière d'exportation avait été
accordée. Le chargement put donc être
embarqué hier soir sur le vapeur nor-
végien Lyng Chang, qui doit appareil-
ler pour Véra-Cruz.
Dans ces conditions, on peut donc
s'étonner que les services de la police
aient été si prompts à mettre la main
sur, ce convoi, alors qu'en toute sécu-
rité) les fascistes français peuvent expé-
dier directement dès armes aux rebel-
les et que les départs d'armes pour
l'Italie et le Pérou ont lieu sans que
ces mêmes services interviennent.
Après le blocus de l'Espagne républi-
caine, va-t-on à présent instituer un ré-
gime spécial contre le Mexique dont on
connaît la sympathie pour la Républi-
que espagnole
L. SAMPAIX.
(SUITE EN 7" PAGE, 28 COLONNE)
>_ ̃̃̃ _b mi wm h m ̃ nu ̃̃ n m en ?̃̃ ta m mi m^ n m on m u m ̃
DN ACTE M OURBtl PB FM£IS«
L'alliance
Diop -hitI8:rieuRe
'est siuué:e
L'accord «contre l'Internationale Communiste»
est dirigé contre l'U. R. S. S., la France
et l'Angleterre, contre la paix et la démocratie
I/Italie n'adhère pas à cette
alliance qui prévoit, dans les
documents rendus publics
Une information mutuelle
sur l'activité commu-
niste.
Des mesures communes
contre les communistes
« à l'intérieur ou à
l'étranger».
(Voir nos informations en 3e page)
AU CONGRÈS DES VICTOIRES SOCIALISTES
que )a C
LE 8e CONGRÈS DES SOVIETS S'EST OUVERT HIER
DANS UN ENTHOUSIASME INDESCRIPTIBLE
.̃̃'̃̃' (Voir nos informations en 7e page.)
Il y a des juges à Oslo ?
~r~ ~~ssar'"W*~E~
rRIX NO,RfiL
|| prenais part, hier soir, à la
I séance de clôture de l'exposition
ri? que les écrivains allemands exilés
à Paris ont organisée en l'honneur
du livre allemand, le vrai livre alle-
mand, non pas celui qui paraît en Al-
lemagne, mais celui qui en a été ex-
clu et celui qui parait hors d'Allema-
gne.
Il y avait là aussi quelques débris-
de livres arrachés aux cendres, et,
sur la couverture de l'un d'eux, on
pouvait encore lire, au-dessus du
nom de Voltaire, les mots Génie de
la France. Ainsi, ce livre maudit
pouvait-il témoigner du génie de no-
tre pays, frère de celui de tous les
peuples. 'et accompagner dans sa dé-
tresse toute cette culture condamnée
à vivre désormais suspendue dans
l'abstrait et sans plus être jamais
reconnue. Car où est la culture alle-
mande ?
Pour le savoir il faut s'adresser à ¡
!il'
Von RIBBSNTROP, qui a signé
l'accord avec le vicomte Mushakoji
a 1 g
par Jean CASSOU
l'Allemagne, sans doute, au gouver-
nement allemand, et jamais la voix
publique ne répondra que la culture
allemande est dans une humble pe-
tite salle de la Société de géogra-
phie. Cela, c'est nous qui le disons,
qui, à la question posée, répondons
Thomas et Heinrich Mann,. ou Régler
et Henn, p-ont d'Esvarjne.
Mais nous ne sommes plus seuls à
le dire, puisqu'une grande académie
européenne, se plaçant au-dessus dos
règles diplomatiques et officielles,
vient de désigner, au monde le nom
d'un représentant de cette Allema-
gne-là, qui n'est i-lus aujourd'hui que
vagabonde ou prisonnière.
Carl von Ossietzky vient de rece-
voir le prix Nobel de 1p. Paix. Depuis
des années, il ne connaît plus de son
pays que les tribunaux et les camps
déconcentration, fet son pays ne voit
plus en lui qi-'an condamné, intii-
gne de prendre part ta commu-
nauté allemande, rejeté hors de cel-
Cest parce qu'il ^ait Imparti"
san convaincu du rapprochement
franco^allemand que von Ossiètzky
a été condamné pour haute trahi-
son et torturé par Hitler.
RÉDACTION ET ADMINISTRATION
j 138, RUE MONTMARTRE, PARIS (Ie)
LE NUMÉRO :3O CENTIMES j
M MB HH ^H ^H ^B A ^H 1^ ^H 0^ «̃ l^b ^A ^am m* «• ^H ^h i^to bm ^A ^h m^ ^h ^h ̃« v4 A* ^»
33° ANNEE. N° 13.859
JEUDI 26 NOVEMBRE 1936
DEUX ÉDITIONS
Fondateur JEAN JAURÈS 1
I Directeur MARCEL OACHIN j i
| SÉNATEUR DE LA SEINE j
ALLIANCE RACISTE 1, 1.
Nous autres, grands aryens blonds, il nous ap-
partient de sauver la culture et la civilisation.
<_ ma bm ̃̃̃ ayr n Ml Ml M^Hk'
Maigre le tir de barrage
.lt
i E*C C & 6 !BE@
PARCE que nous avons rappelé la.
décision du comité confédéral de
septembre, réclamant l'institution
de l'échelle mobile, parce que nous
avons démontré que le rajustement des
salaires s'imposait, dès à présent, nous
assistons à un redoublement d'attaques
contre le mouvement ouvrier.
Nous sommes habitués à ces sortes de
diversions qui ne sauraient nous détour-
ner de notre objectif.
Avant juin aussi les milieux du grand
patronat et de la réaction affirmaient
que notre campagne pour l' amélioration
des salaires cachait des buts 'ténébreux.
C'est un moyen de défense, sans doute
peu scrupuleux, mais couramment'em-
ployé pour troubler l'opinion publique
et tâcher d'échapper aux légitimes re-
vendications d'une classe auvrière qui
souffre et dont les exigences sont raison-
nables et fort modestes.
On ne s'étonnera pas que nous ra-
menions systématiquement nos contradic-
teurs à la véritable question. ̃
Il ne s'agit ni d'agitation révolution-
naire, ni de « tactique savante .» destir
née à créer le trouble. Il s'agit simple-
ment d'un rajustement, des salaires, né-
cessité par' la hausse sensible du coût
de la'vie.
Personne ne nie cette hausse. Dam.
Y'Infransigeant, Kédiforialistë a bien vou-
lu reconnaître avec nous que l'augmen-.
tation du cpût de la vie avait annihilé^
en grande partie, l'effort des augmen-.
tations de salaires. II. en tire une conclu-
sion différente de la nôtre, mais il 're-
connaît le fait et c'est l'essentiel.
̃-̃̃̃Qu'on, ne nous parle pas. du cercle
vicieux l'augmentation des salaires en-
traînant automatiquement la hausse du
çôûV '<&̃ /.la' /vie. :Çeux .qui expriment. t
1 cette, opinion- ée, se doutent pas cju'ils,
fartent le plus terrible jugement ccafje,
le, régime qu'ils croient défendre. Ainsi,
on, ferait l'aveu que te système .capi-
taliste interdit toutes amélioration du sort
de;,là, classe. ouvrière.'
Qu'on' consulte' tes bilans des grosses
sociétés publies ces temps 'derniers'! Les
chiffres sont éloquents par /eux-mêmes,
les commentaires y sont, en- général, très
optimistes. Nous voulons,' -nous, y que .la
ménagère qui reçoit la paie dû chef de
famille ne soit pas gagnée par le pessi-
misme. La joie des actionnaires ne doit
peis être faite de la souffrance des sala-
.n&; ;̃̃̃ :̃ ̃ '• .̃ 'V'
'M. de Kerillis, avec son empressé
ment habituel, se met au service. du
grand patronat pour ta campagne de
peur, et de fausses nouvelles qui séides,
sîne. Il annonce que le syndicat des
métallurgistes parisiens doit essayer
«avant huit jours de déclencher un rioq-
céau mouvement de grève et d' occupa-
tions prétextées parle rajustement, dès
salaires..»-•
Ces messieurs avaient déjà inventé la
révolution pour le 11 juin. Le syndicat
des métaux, comme les autres, a fait
des efforts méritoires pour éviter que
certaines provocations n'entraînent la
grève. Il le même' souci présente-
ment. Il réclame un rajustement justifié
des salaires et ne souhaité rien tant que
les patrons se rendent compte de la mo-
dération de sa revendication et fassent
justice à leurs ouvriers.
Mais il ne faudrait pas qu?' les cris
d'.orfraie de ta réaction' troublent là à
conscience de certains de nos amis. du
Rassembleînent populaire. < II serait pro-
fondément reffettable que, sous pré-
f¡:mdb:nentre¡(:çtt,\ble que, 507,S pr~r
texte d'une justice égale, certains jour-
niàûx qui habituellement, défendent
lès idées du Front populaire, se fassent
l'écho des campagnes de panique.
Des conseils de sagesse. Eh oui de-
puis six mois, nous en donnons nous-
mêmes. Nous ne le regrettons pas, nous
né sommes pas mécontents des résultats
obtenus. Mais la sagesse des ouvriers
ne saurait suffire quand leur calme, leur
pondération sont interprétés comme une
faiblesse.
Bien longtemps avant le mois de juin,
nous avons crié la misère de la classe
ouvrière. Notre voix se perdait dar)s
l'indifférence. Il a fàllu la formidable
poussée des travaillcurà poùr qu'on l'en-
tende.. On devrait bien tenir compte
d une expérience si- récente. C'est main-
tenant qÛ*!i faut comprendre tes justes
réclamations de travailleurs qui, ne dé-
mandent rien que de très -raisonnable.
Je m'en excuse auprès de l'éditoria-
liste de YŒttvre, mais,, nous qui, cha-
que jour. avons à connaître ce qui se
passe dans les entreprises, nous ne pou-
vons mettre. sur le même pied les ou-
j/vriers et les patrons. ̃'̃•'
Enfin, après avoir accepté tous tes
conseils qu on veut bien nous donner,
nous nous permettons d'en donner un
celui de veiller à l'unité du Frontpopu-
laire. Or, cette unité réclame qu'on. se
penche en toute impartialité sur la vie
etvles réclamations de 7 millions de sa-
lariés.
B. FRACHON.
LM~~
IL FAUT ROMPRE AVEC LA FAUSSE MÏRAUÏÉ i
:IMM nt
LA ORANOE-BiiETAONE PREND DES MESURES NATALES
EH MÉDITERRANÉE
Marcel GiTTON, vice-président de la Commission de l'Armée,
en présence de l'intervention directe des gouvernements allemand
et i tal ien en faveur jdes;, rebel les, dérnaricle une- réun ion c-omrrïune
de la Commission des Affairés étrangères et des commissions
) parlementaires intéressées à la .défense du pays
Les -grandioses obsèques '.̃•̃. àe-\ Bonavejituiè DURRUT j, à à
'.̃̃̃ ̃̃ '̃' '̃ Barcelone '̃'̃̃ .̃̃̃
Lee Cons8rl.dtJs'"minisfre s'
~p~~8Mïe~
~le~~t~~M
!~hT
Let.t,e;se.'r.a itd$!J9,S~ aujourd'hui
Educatton ph~sâque obligàtoire!
~dè6à'8''ans
(V,oir eH 'deui ème le_, compte
rendù'du-conseii-dés m~nistres èt de la
séancè, du coïtséii.~ iéné~ci4)~
homma~e Paul La~ar~ue'
Vingt-cinq ans après ..la mort de Paul
LAFARCUE, le Parti. -communiste français
tout entier honore ta mémoire dé celui
Que Lénine, appela un des propagateurs
les pins doues et les plus profonds du
marxisme»..
Paul. LAFARCUE 'fut,: par son. tempéra-
ment, par ta précision et la profondeur de
sa- pensée» par ta richesse et Inélégance,
la limpidité et la simplicité' de son. style,
un vrai fils du peuole de France, un con-
tinuateur de la .grande. -tradition des" ency-
clopédistes-; du'XVI IIe siècle. ̃
lia donné; toute sa vie toutes ses
forces, avec' ardeur et passion ta cause
Ye-ud~ d'lu 2 v 1 Hlv'
avec le Front populaire de la Région parisienne
arca^nB^^ (VOIR LES INDICATIONS EN DEUXIÈME PAGE) m^mmmmsammmmsmmsmm^^Bmmm
A la commis
sion des Affai-
res étrangères
Gabriel PERI
défend
une résolution
tendant au
rétablissement
des relations
commerciales
normales avec
la République
espagnole
~£a Commission des affaires étrangères
a repoussé hier la résolution que lui pré-
sentaient les communistes, en faveur du
[établissement dés relations commerciales
normales- entre la. France et l'Espagne.
La Commission n'a pas voulu enregis-
trer Téchèc d'une politique qui a favo-
risé la; rébellion espagnole, au plus grand
détriment' de la paix. Elle n'a pas voulu
tirer la conséquence de cette constatation.
Au cours' du débat cependant, Grumbach
avait développé des considérations très
Voisines des nôtres. Par contre, les com-
missaires de droite ont formulé contre
notre texte les objections suivantes
Rétablir dans leur vigueur les clauses
du traité' commercial franco-espagnol,
ont-ils dit, c'est accepter la guerre.
Réponse De l'aveu de tous, le danger
de guerre s'est aggravé au cours des der-
nières semaines.'
Gabriel PERI.
(SUITE EN 38 PAGE, 4° COLONXE)
du peuple, contre l'injustice, contre l'op-
pression.
Avec Jules Guesde il a propagé en
France le socialisme scientifique, il a créé
dans notre pays les bases du mouvement
socialiste-marxiste.
Fidèle aux enseignements de Marx et
d'Engels, il .combattit en même temps les
erreurs de Bakounine et des anarchistes
et les illusions de Proudhon.
Notre Parti qui s'honore d'avoir tiré
de "l'oubli- l'œuvre de ce grand Français
et de ce valeureux combattant du sccia-
lisme, s'efforcera de maintenir vivant son
enseignement et de travailler, à son exem-
ple, à l'union de la classe ouvrièe et à
celle du peuple ,tout entier pour la pain,
la paix et la liberté; pour l'émancipation
totale de tous les travailleurs; pour une
humanité nouvelle.
Le Bureau politique
du Parti communiste francais.
'̃̃ les délégués.
ie.;PÛJ00 iïiêfaliissfas
•:̃ .-̃ tiennent à Paris,
leur ~ongrès d'~mité
Réunis au VéT d'Hiv',
25.00Q métallurgistes récla-
ment l'application de la se-
maine de quarante 'heures.
XVOir nos informations en 2e et 5e page)
Le coup de force de l'usine Cusîmberghe
lA lui muni OUR
Mt~M~
DE. LA.B1LtE.PIIRDlltE
Châtiment exemplaire pour l'assassin
et ses complices fascistes! 1
L'Union
des Syndicats
prend
à sa charge
les obsèques
Inanche
les travailleurs
feront
une grandiose
escorte
au corps
de leur frère
noril-afiicasn
NE nouvelle victime au tableau
de chasse du colonel comte de
La Rocque.
L'ouûrier algérien Acher chour est
mort des suites des blessures provoquées
par les balles tirées sur lui par le pa-
tron Cusinberghe, trésorier de la 18e sec-
tion des croix de jeu.
En même temps que, nous apprenions
ce nouveau deuil qui frappe le proléta-
riat, on nous communiquait que dans une
usine de brocriagii un autre patron, M.
Cambert, auaif j`ipnpé coups de poing
et à coups de pied les ouvrières en grève
de son usine en en blessant deux. Ce
triste monsieur, qui s'attaque à des fem-
978.000
~.c ~eeû e4-.
Ce. *«- «* /-«*«>̃♦
,<~e~r-~<
f C2. i
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444.. 1T~
(Voir en &page le détail du lancement
de Z'Humanité.) e e al du lancement
A BAS LE BLOCUS Ï
Va-1-oo cofin la~sscr passer
¡les i « •
La « granvV » presse menait hier un
tapage in..Eçrnal autour d'une soi-disant
expédition d'armes aux républicains es-
pagnols.
Neuf camions avaient été arrêtés par
des barrages de gardes mobiles installés
à S&ptèmes-les-Vallons, en' Provence.
Ces camions transportaient plusieurs
dizaines de tonnes d'armes obuiJiefs,
explosifs, caisses de cartouches, etc.
Deux bateaux espagnols étant ancrés
dans le port de Marseille, les journaux
fascistes n'eiu'ent rien de plus pressé
que d'affirmer que ces armes étaient
destinées à être chargées sur ces ba-
teaux pour être transportées à Barce-
lone. ̃"
Or, toutes vérifications faites, il fut
établi que ces armes étaient destinées
au Mexique. Les convoyeurs des ca-
mions qui avaient été arrêtés
étaient parfaitement en règle, et une
LA VICTIME -1 1
iv'~l ",y~d lQ~
mes, est un chef croix de leu du 14r
arrondissement.
Les diviseurs de Français sont en train
cf organiser la guerre civile au sein des
usines.
Ils se croient tout permis, surtout par-
ce que leurs chefs poursuivis n'ont pas
été coffrés comme ils auraient dû: l'être.
Résultat les campagnes de calomnies
i et la mort de Salengro, le sabotage de
I la reprise économique et des lois socia-
les, les grèves qui en résultent, les morts
et les blessés que nous déplorons, l'in-
sécurité intérieure et extérieure.
est temps d'en f inir 1
Derrière le cercueil d'Acherchour, ce
ne sera pas seulement Paris qui défilera
mais ce sera aussi l'Afrique du Nord,
le long cortège de ceux– ouvriers
marocains, algériens, tunisiens qui
croient en la France du Front- populaire,
qui maudissent le fascisme qui vient en-
core de tuer un de leurs frères, le fas-
cisme, qui, là-bas, dans leur pays, pré-
pare ouvertement une armée Franco con-
tre la République pour mieux asservir
et exploiter leur race.
Chatier l'assassin est nécessaire; mais,
plus que tout, il est 'urgent de rendre
impossible la répétiiipn du crime.
Répétons-le: ce que cherchent les
fascistes, ce qu'ils veulent, c'est, à
coups d'attentats et de représailles, ns-
taurer une guerre civile larvée en France.
C'est la méthode qui a réussi aux nazis
et qui a amené l'avènement du fûhrer.
Les ouvriers de France ne tomberont pas
dans la provocation. Mais ils exigent
que des mesures soient prises pour l'écra-
ser dans l'œuf.
Il]) a là une tâche immédiate qui in-
combe à notre nouveau ministre de l'in-
térieur, le camarade Max Dormoy.
P.. VAILLANT-COUTURIER.
(Voir nos informations en 2e page)
licence régulière d'exportation avait été
accordée. Le chargement put donc être
embarqué hier soir sur le vapeur nor-
végien Lyng Chang, qui doit appareil-
ler pour Véra-Cruz.
Dans ces conditions, on peut donc
s'étonner que les services de la police
aient été si prompts à mettre la main
sur, ce convoi, alors qu'en toute sécu-
rité) les fascistes français peuvent expé-
dier directement dès armes aux rebel-
les et que les départs d'armes pour
l'Italie et le Pérou ont lieu sans que
ces mêmes services interviennent.
Après le blocus de l'Espagne républi-
caine, va-t-on à présent instituer un ré-
gime spécial contre le Mexique dont on
connaît la sympathie pour la Républi-
que espagnole
L. SAMPAIX.
(SUITE EN 7" PAGE, 28 COLONNE)
>_ ̃̃̃ _b mi wm h m ̃ nu ̃̃ n m en ?̃̃ ta m mi m^ n m on m u m ̃
DN ACTE M OURBtl PB FM£IS«
L'alliance
Diop -hitI8:rieuRe
'est siuué:e
L'accord «contre l'Internationale Communiste»
est dirigé contre l'U. R. S. S., la France
et l'Angleterre, contre la paix et la démocratie
I/Italie n'adhère pas à cette
alliance qui prévoit, dans les
documents rendus publics
Une information mutuelle
sur l'activité commu-
niste.
Des mesures communes
contre les communistes
« à l'intérieur ou à
l'étranger».
(Voir nos informations en 3e page)
AU CONGRÈS DES VICTOIRES SOCIALISTES
que )a C
LE 8e CONGRÈS DES SOVIETS S'EST OUVERT HIER
DANS UN ENTHOUSIASME INDESCRIPTIBLE
.̃̃'̃̃' (Voir nos informations en 7e page.)
Il y a des juges à Oslo ?
~r~ ~~ssar'"W*~E~
rRIX NO,RfiL
|| prenais part, hier soir, à la
I séance de clôture de l'exposition
ri? que les écrivains allemands exilés
à Paris ont organisée en l'honneur
du livre allemand, le vrai livre alle-
mand, non pas celui qui paraît en Al-
lemagne, mais celui qui en a été ex-
clu et celui qui parait hors d'Allema-
gne.
Il y avait là aussi quelques débris-
de livres arrachés aux cendres, et,
sur la couverture de l'un d'eux, on
pouvait encore lire, au-dessus du
nom de Voltaire, les mots Génie de
la France. Ainsi, ce livre maudit
pouvait-il témoigner du génie de no-
tre pays, frère de celui de tous les
peuples. 'et accompagner dans sa dé-
tresse toute cette culture condamnée
à vivre désormais suspendue dans
l'abstrait et sans plus être jamais
reconnue. Car où est la culture alle-
mande ?
Pour le savoir il faut s'adresser à ¡
!il'
Von RIBBSNTROP, qui a signé
l'accord avec le vicomte Mushakoji
a 1 g
par Jean CASSOU
l'Allemagne, sans doute, au gouver-
nement allemand, et jamais la voix
publique ne répondra que la culture
allemande est dans une humble pe-
tite salle de la Société de géogra-
phie. Cela, c'est nous qui le disons,
qui, à la question posée, répondons
Thomas et Heinrich Mann,. ou Régler
et Henn, p-ont d'Esvarjne.
Mais nous ne sommes plus seuls à
le dire, puisqu'une grande académie
européenne, se plaçant au-dessus dos
règles diplomatiques et officielles,
vient de désigner, au monde le nom
d'un représentant de cette Allema-
gne-là, qui n'est i-lus aujourd'hui que
vagabonde ou prisonnière.
Carl von Ossietzky vient de rece-
voir le prix Nobel de 1p. Paix. Depuis
des années, il ne connaît plus de son
pays que les tribunaux et les camps
déconcentration, fet son pays ne voit
plus en lui qi-'an condamné, intii-
gne de prendre part ta commu-
nauté allemande, rejeté hors de cel-
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