Titre : Figaro : journal non politique
Éditeur : Figaro (Paris)
Date d'édition : 1931-11-28
Contributeur : Villemessant, Hippolyte de (1810-1879). Directeur de publication
Contributeur : Jouvin, Benoît (1810-1886). Directeur de publication
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Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
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Description : 28 novembre 1931 28 novembre 1931
Description : 1931/11/28 (Numéro 332). 1931/11/28 (Numéro 332).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
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Description : Collection numérique : Commune de Paris de 1871 Collection numérique : Commune de Paris de 1871
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Source : Bibliothèque nationale de France
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 15/10/2007
FIGARO
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106' Année. N« 332 de 1931.
Fondé le H Janvier 1826
Anciens Directeurs: H. de Villemessant
F.MAONARO. G.CALMETTE. A.CAPUS. R. DE FUERS
F.MAG.NARD. G.CALMETTE. A.CAPUS. R. DE FLERS
ABONNEMENTS 3 mois 6 mais 1 an
I»ar!s,Départem. et Colonies. 30" 54» IOO"
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FIGARO
14, Rond-Point des Champs-Elysées
PARIS (Vm-)
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Adresse Télêgraphique s TIGASO 45-PASIS
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SAMEDI 28 NOVEMBRE 1931
LA POLITIQUE
Une bonne leçon
Après le scandale de la Sorbonne, li-
vrée toute une soirée aux révolution-
naires internationaux, après la mani-
festation de haine déchaînée au Pa-
lais-Royal par un discours plein de bon sens et de
réalisme, prononcé par M. Painlevé, après les in-
vectives dont la même salle a retenti hier, com-
ment le Congrès organisé à Paris, en faveur du dé-
sarmement, n'apparaîtrait-il pas à tous ce qu'il est
réellement Une entreprise de chantage sur l'opi-
mon publique française pour amener notre pays à
désarmer ?.
Le peuple de France ne se laisse pas duper si
facilement. Une imposante et grave manifestation
S'est organisée en quelque sorte spontanément à la
salle Wagram pour répondre, sur le ton le plus sé-
rieux, le plus sage et le plus modéré, à cette hypo-
crite tentative. Pas un des arguments mis en avant
par les apôtres du désarmement sans sécurité, qui
ne trouve là une réponse puisée non dans l'idéologie
mais dans les faits, dans l'expérience humaine.
C'est le bon sens populaire, la tradition vivante qui
se dressent devant les chimères des intellectuels ou
les mystifications de nos ennemis Un aveugle de
guerre comme le député Scapini, des patriotes
comme M. Jacques Ditte, M. Lucien Souchon,
M. Jean Renaud, M. Jean Ferraudi, dans une
atmosphère de véritable fraternité française, ont ré-
pondu avec cœur à la campagne tendancieuse des
pacifistes, tandis que d'anciens combattants, frois-
sés dans toutes leurs fibres, coupaient la parole
aux orateurs spécieux du Trocadéro.
Mais comment qualifier l'attitude de M. Briand
et de la camarilla du Quai d'Orsay ? Personne en
France n'est en position d'être renseigné comme le
sont ces gens-là sur les mobiles cachés des person-
nages venus à Paris pour corrompre l'esprit public,
briser nos dernières résistances et non seulement
ces diplomates dont là mission est de déjouer les
ruses et les embûches de nos voisins, n'ont rien fait
pour écarter de notre pays ces maîtres chanteurs,
mais M. Briand leur a ouvert les salons du minis-
tère des affaires étrangères, les a accueillis à sa
table, a fraternisé avec eux Dédaignant les séan-
ces de la Chambre durant lesquelles le gouverne-
ment était interpellé sur sa politique extérieure, ce
qui regarde bien un peu, « tout de même », le mi-
nistre responsable qu'il n'a pas encore cessé d'être,
il s'est donné tout, entier à ce malheureux Congrès l'
On ne saurait être trop sévère pour une pareille
aberration, et l'on ne conçoit pas comment un pré-
sident du Conseil qui se targue devant les Cham-
bres d'être un bon défenseur du pays, tolère que
son ministre des affaires étrangères entoure de sa
protection de tels complots contre la sécurité de la
nation, et couvre de son autorité une entreprise aussi
nettement germanophile
On comprend devant une telle carence la révolte
de la foule dans la salle du Trocadéro, l'indigna-
tion des patriotes de la salle Wagram et les chaleu-
reuses acclamations qui ont accueilli la déclaration
de M. François Coty, lue d'une voix vibrante par
M. Jean Renaud. Notre Directeur traduit l'angoisse
des bons citoyens devant le péril créé par la conjura-
tion étrangère qui trouve chez nous de telles com-
plicités, et la ferme volonté qu'ont tous les Français
de défendre, en même temps que leur patrimoine,
le foyer de civilisation dont ils ont la garde. Des
milliers d'auditeurs se sont levés pour s'associer à
sa protestation patriotique. Et nous ne considérons
pas comme un médiocre honneur d'avoir fourni
quelques-voix éloquentes à la conscience nationale
révoltée.
Les Chinois attaquent les Japonaii
1 à Tien-Tsin
On lira dans notre « Dernière Heure » les gra-
ves nouvelles qui sont parvenues dans la soirée de
Tokio. Les Chinois ont attaqué la concession japo-
naise à Tien-Tsin, avec une rare violence. Les
troupes japonaises réussirent à les repousser la
situation .des ressortissants japonais n'en demeure
pas moins très critique. Le commandant des ar-
mées nippones a aussitôt adressé un ultimatum aux
,Chinois, leur enjoignant de retirer leurs troupes
̃sans aucun délai. Les hostilités s'étendent en
Mandchourie, et il semble de plus en plus difficile
de mettre fin au conflit.
Les cours à Paris
des monnaies étrangères
DEVISES tours Cours
26 ~_arem6re 27 novembre
i livre sterling 9225 9087
i dollar 2556 2557
icobeigas 355 s 354 >
100 pesetas. 21550 215 a
100 lire. 13120 131 50
100 francs suisses. 495 50 495 50
ioo florins 102550 102750
1°° couronnes norvégiennes.. 494 g "f
100 couronnes suédoises 5or· x 50o a
Encaisse-or (monnaies et lingots) de la Banque de
.France 67.675.698.284 francs
P.'oportion de l'encaisse-or aux engagements à vue
59,98 0/0
AUJOURD'HUI LISEZ
Ï.E COUP DE PATTE
Directeur Augustin Martini.
1 franc le numéro. 61, rue Saint-Georges, Paris
r>naECTiO3sr 14 ROunD-:E»©x:Nx des ohawp&bltsebb
TQU J OU RS T^ytO S P Ë EU MI È RE
AU SECOURS DU « PLAN QUINQUENNAL
LES MANŒUVRES SUPRÊMES DES SOVIETS.
En expliquant, dans nos articles En pleine
lumière, le mécanisme de l'escroquerie mon-
diale organisée par le Monopole soviétique
du Commerce extérieur, ce n'est pas à la
France seule que nous avons rendu service.
Nous avons, aussi, puissamment contribué à
éclairer sur le péril qu'ils couraient les Etats
qui alimentaient jusqu'ici de leurs fournitu-
res, payables à long terme, la folle entreprise
dénommée « plan quinquennal ». Il s'en est
.suivi un resserrement immédiat, sinon géné-
ral, du crédit injustifié dont disposaient les
Soviets à l'étranger. o
Nous disons « immédiat, sinon général »,
parce que si les Etats-Unis et l'Angleterre
notamment ont pris, pour sauvegarder les
intérêts de leurs nationaux, des mesures dont
nous allons parler, il n'en va pas de même
pour l'Allemagne.
Ayant créé le régime communiste en Rus-
sie en y ramenant, en 1917, Lénine et sa
bande et en les pourvoyant de 40 millions-or,
s'étant liée ensuite avec les Soviets par le
traité de Rapallo, ayant patiemment organisé
et outillé l'Armée rouge comme auxiliaire de
l'armée allemande, l'Allemagne ne peut plus
reculer devant les conséquences de sa longue
trahison envers les peuples civilisés. Elle doit
sauver, même financièrement, les dictateurs
rouges, ou partager leur effondrement. Elle
travaille donc présentement à leur salut, mal-
gré ses propres difficultés, espérant que
l'héroïque indécision de M. Laval, tant ad-
mirée par la presse officieuse, lui fournira
finalement les moyens nécessaires pour aider
Moscou tout en consolidant Berlin.
A New-York aussi, les chefs du Commu-
nisme russe comptaient d'anciennes et agis-
santes sympathies. Aux temps déjà lointains
où la propagande révolutionnaire sapait, en
pleine guerre, la puissance de la Russie notre
alliée, c'est des Etats-Unis que venaient les
fonds qui alimentaient les agitateurs. Dans un
langage biblique, certains financiers, améri-
cains de nationalité mais non de race, procla-
maient qu'il fallait en finir avec « le Pharaon
de Russie ». La chute et l'assassinat de ce
dernier n'ont d'ailleurs pas éteint leur haine
contre le peuple qu'il gouverna la /e In-
ternationale est aujourd'hui chargée de châ-
tier les Russes, par la mort et l'esclavage, du
crime d'avoir partagé les sentiments ethni-
ques de leur ancien souverain.
Ces complicités financières étaient un atout
sérieux dans le jeu de la commission Bogda-
nof, que Moscou chargea, en octobre dernier,
d'aller solliciter aux Etats-Unis des crédits
en vue de nouvelles commandes de matériel.
Il s'agissait notamment de la fourniture de
neuf mille wagons à marchandises, rend,us
nécessaires par les fantaisies ferroviaires des
artisans du « plan quinquennal », ainsi que
deux mille nouveaux tracteurs agricoles
ceux qui sortent des usines spéciales créées en
Russie étant promptement hors d'usage, en
raison de leur fabrication défectueuse. D'im-
portantes installations de matériel électro-
technique devaient porter à près de trois mil-
liards de francs, cette commande, pour laquelle
Moscou ne sollicitait provisoirement
que quatre ans de crédit.
La tentative désespérée des Soviets pout
conserver le fournisseur américain aboutit à
un échec complet.
Déjà inquiet des sommes importantes in-
vesties par ses nationaux en pays soviétique,
sommes qui ne sont gagées que sur des traites
à long terme dont la valeur est plus que dou-
teuse, le gouvernement des Etats-Unis réso-
lut d'intervenir. Une circulaire confidentielle
émanant du Département d'Etat et du Mi-
nistère du Commerce prévint les principaux
Le retour de la mission aérienne
da colonel Vuillemin
Le colonel Vuillemin, de retour de sa mission
saharienne, a atterri hier, à 13 h. 30, au camp
d'aviation de la Maison-Blanche, près d'Alger, avec
les trois avions de sa mission, pilotés, le premier
par lui-même, le deuxième par le capitaine An-
drieu, le troisième par l'adjudant Roy.
Une patrouille de deux avions escortait, depuis
Laghouat, les avions sahariens. Le premier groupe
d'aviation d'Afrique, en tenue de campagne, a
rendu les honneurs.
Le colonel, qui rentre de Gao, a été salué et fé-
licité à son atterrissage par tous les officiers d'avia-
tion.
Le colonel Vuillemin laisse derrière lui une œu-
vre achevée le balisage de la grande artère saha-
rienne Colomb-Béchar-Gao.
qxt.A-t:r:eè:m::e! .a. :r tic lie
industriels américains que le système écono-
mique des Soviets paraissait de plus en plus
compromis. En conséquence, traiter avec eux
autrement qu'au comptant serait s'exposer à
des risques graves.
Dès le début de novembre, la question fut
réglée. Les firmes auxquelles s'adressa la
commission Bogdanof furent unanimes à
réclamer le versement, à la commande, de
50 de celle-ci. Les délégués de Moscou
courent encore.
En Angleterre, à la^iiyelle que la situa-
tion financière des Soviets était désespérée,
l'inquiétude ne fut pas moins vive.
Des banquiers anglais, intéressés à la razzia
financière moscovite, n'avaient songé jus-
que-là qu'aux fructueux escomptes qu'elle
leur rapportait. Nous avons exposé, dans
notre étude En pleine lumière, comment les
banques de Londres avaient été amenées à se
surcharger de papier soviétique, escompté
non seulement pour compte anglais, mais
aussi pour compte allemand. Ce papier deve-
nait d'autant plus encombrant que les cré-
dits ouverts à l'Allemagne elle-même étaient
« gelés » et que l'Angleterre était obligée de
s'en procurer la compensation par des em-
prunts à New-York et à Paris.
S'estimant suffisamment engagées comme
cela, les banques anglaises firent, cette fois, la
sourde oreille aux demandes émanant de
l'ambassadeur Sokolnikoff et de M. Boukha-
rine lui-même, venu en Angleterre sous un
prétexte scientifique. Force fut à ces emprun-
teurs de marque d'informer Moscou qu'il n'y
avait momentanément. glus rien a faire sur le
marché anglais. ̃
Restait l'Allemagne qui, pour des raisons
que nous avons exposées plus haut, ne peut
se dégager de la solidarité soviétique. Outre
ce point de vue politique, tout ce qui peut
diminuer le nombre de ses chômeurs, même
au prix d'une fiction commerciale, lui est
précieux. La catastrophe finale s'en trouve,
par elle, retardée d'autant. Les négociations,
dont furent chargés à Berlin M. Piatakoff,
directeur du Monopole du Commerce Exté-
rieur, et M. Kaznelembaum, sous-directeur
de la Banque d'Etat soviétique, avaient donc
les plus grandes chances d'aboutir.
Il était temps, car l'alarme était vive dans
les milieux industriels allemands travaillant
pour la Russie. Certaines firmes métallurgi-
ques de Haute-Silésie, qui emploient 17.000
ouvriers, avaient déjà pris le parti d'inter-
rompre la livraison de leurs commandes aux
Soviets. D'autres étaient, à la veille de les
imiter. l
L'état des paiements soviétiques à faire à
l'Allemagne, et dont il s'agissait d'obtenir le
report, était aussi fort chargé 500 millions
de francs pour le dernier trimestre de l'année
présente 688 millions pour le premier tri-
mestre de 1932 97,5 millions pour le
deuxième trimestre i milliard 25 millions
pour le troisième 2 milliards 62 millions
pour le dernier trimestre de 1932. Soit un
total de 5 milliards 250 millions en quinze
mois. Après quoi, de nombreuses et lourdes
traites s'échelonnaient déjà sur 1933 et 1934.
La tâche de M. Kaznelembaum et de
M. Piatakoff était i° d'obtenir le renou-
vellement des traites venant à échéance avant
la fin de 1932 2° d'obtenir la prise en
charge par l'Allemagne des trois milliards de
commandes refusées par l'industrie améri-
caine 3° de faire accepter, si possible, par
les industriels allemands d'autres commandes
encore, qui leur étaient primitivement desti-
nées, notamment celle de tout le matériel
nécessaire pour la création du métro de
Moscou. La charge à faire supporter par la
bête de somme germanique -s'annonçait vrai-
ment excessive.
Comme contre-partie,, les négociateurs so-
viétiques disposaient de deux éléments de
tractations i° M. Piatakoff était autorisé à
offrir au gouvernement allemand le transfert
à Berlin d'or et de platine pour une somme
de 360 millions de fçancs, ce qui devait ré-
duire l'encaisse métallique des Soviets, si opu-
lente au lendemain de leurs brigandages, à un
peu plus d'un milliard. Etant donnée la ré-
duction progressive de l'encaisse-or de la
Reichsbank, déjà misérable, cette proposition
présentait pour l'Allemagne un intérêt bien
supérieur à la valeur nominale des 360 mil-
lions 20 M. Piatakoff offrait de déléguer à
la Reichsbank le paiement des exportations
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soviétiques en Allemagne, qui s'élèvent à la
somme à peu près constante de 2 milliards
600 millions de francs (426 millions de
marks en 1929, contre 436 millions de marks
en 1930). Jusque-là, les Soviets avaient
exigé le paiement comptant de leurs exporta-
tions en Allemagne et avaient, par contre,
réglé les exportations allemandes en Russie
au moyen des traites à long terme, dont ils
se voyaient obligés de reporter le paiement.
Le vif désir du gouvernement allemand
d'empêcher les Soviets de faire faillite. lui fit
trouver ces garanties suffisantes. Toutes les
formes du crédit germanique furent employées
pour assurer le réescompte des traites sovié-
tiques.
La garantie du Reich lui-même ne s'élève,
il est vrai, qu'à 150 millions de marks mais
les divers Etats allemands se sont obligés,
séparément, pour une somme de 550 millions
de marks au total 700 millions de marks
environ 4 milliards 300 millions de francs.
De son côté, la Golddiskonto Bank, qui est
une création de la Banque d'Empire, décida
de réescompter 200 millions de marks d'éffets
russes (plus de i milliard 200 millions de
francs). Une couverture de 5 milliards et
demi, supérieure d'environ 250 millions aux
traites soviétiques venant à échéance avant la
fin de 1932, s'est trouvée ainsi constituée
pour parer au plus pressé.
Restait à faire un sort à la prétention
soviétique de placer en Allemagne les com-
mandes refusées en Amérique, outre celles
destinées originairement au marché alle-
mand lui-même. §pr ce. j>oint, le gouverne-
ment du maréchal von Hindenburg s'est
montré plus réservé. Les Soviets devront
attendre 1933 pour faire fabriquer le maté-
riel destiné au métro de Moscou. Quant aux
commandes de matériel électro-technique, de
tracteurs, de wagons à marchandises, etc. les
industriels allemands qui voudront bien les
accepter le feront à leurs risques et périls.
Matériellement donc, la proclamation de
la faillite soviétique en Allemagne est mo-
mentanément évitée, puisque le Reich, les
Etats allemands et leurs divers organismes de
crédit assurent le renouvellement des 5 mil-
liards et quart de traites que Moscou aurait
dû payer d'ici à la fin de 1932.
Mais il convient de faire deux remarques
importantes la première est que l'échec du
« plan quinquennal » est maintenant cer-
tain, l'Allemagne n'ayant pas voulu assurer
la fourniture du matériel qui devait venir
d'Amérique et ajournant l'exécution de celui
qui lui était commandé à elle-même. La
seconde est que l'aide du Reich aux Soviets,
dans les proportions ou elle s'est manifestée,
constitue une prodigalité inadmissible de la
part d'un Etat qui ne cesse lui-même de men-
dier au dehors des secours financiers.
Les garanties offertes par MM. Piatakoff
et Kaznelembaum représentent moins de trois
milliards (à condition que les exportations
russes en Allemagne ne diminuent point, ce
qui est douteux du moment où elles ne seront
plus payées comptant au Monopole soviéti-
que). Or, le risque accepté par le gouverne-
ment allemand dépasse largement cinq mil-
liards. Le résultat le plus clair de l'ajourne-
ment des réparations, consenti sur la demande
du président Hoover, a donc été de permettre
à l'Allemagne d'ouvrir un crédit correspon-
dant aux Soviets.
Le gouvernement français est prévenu que
toute nouvelle concession financière accordée
à l'Allemagne bénéficiera, en définitive, aux
malfaiteurs de Moscou.
FRANÇOIS COTY.
Les chômeurs anglais provoquent
~< des bagarres
LONDRES, 27 novembre. A plusieurs reprises
aujourd'hui la police a été obligée de disperser
des chômeurs qui manifestaient devant les bureaux
de placement des divers quartiers de Londres. A
trois reprises, des bagarres se sont produites et
une vingtaine de personnes, parmi lesquelles des
policiers, ont été blessées. Un certain nombre d'ar-
restations ont été opérées.
On croit savoir que lord Trenchard, chef (le la
police de Londres, a donné comme instructions
aux agents d'empêcher autant que possible les ras-
semblements de chômeurs devant les bureaux de
placement. Les autorités de Scotland Yard croient
en effet que ces manifestations sont provoquées
par des agitateurs communistes qui profitent de ces
réunions de sans-travail pour se livrer à leur pro-
pagande subversive.
SAMEDI 28 NOVEMBRE 1951
LE CHANTAGE
DE L'INTERNATIONALE PACIFISTE
La riposte
du Peuple de Paris
A LA SALLE WAGRAM La 'foule
applaudit les orateurs patriotes
et acclame une déclaration
de M. François Coty.
AU TROCADERO L'assemblée
manifeste son indignation.
Violents incidents. -1
Tandis que de vains rhéteurs étaient hués au
Trocadéro, dix mille personnes, ayant répondu à
l'appel du comité Dupleix emplissaient les deux
salles Wagram. Succès national magnifique
Le général Marchand empêché avait cédé la-
présidence à M. Scapini, député de Paris, assisté
du général Joalland, pacificateur du Soudan.
Au pied de la tribune, on remarquait de nom-
breux aveugles de guerre, le visage meurtri.
Après avoir excusé le général Marchand, M. Sca-
pini a pris la parole.
A cette heure, dit-il, il n'est plus question
que de désarmement. Les conférences se multi-
plient, mais à quoi ont-elles abouti jusqu'à pré-
sent ?
» Vous voulez limiter, supprimer ? Vous ne
savez au juste quoi. Avez-vous possibilité de con-
trôler ou de limiter la guerre chimique ? 7
» En 1914 aussi s'est tenue une conférence à La
Haye. Cela n'a pas empêché bon nombre d'entre
nous de connaître la guerre des gaz. »
Quel est au juste le problème ? demande l'ora-
teur. Il s'agit de l'organisation de la paix. La
France a résumé la solution par ces mots Sécu-
rité, Arbitrage, Désarmement. Sur cette formule, il
y avait des possibilités de s'entendre. Mais per-
sonne n'en a voulu.
Pourtant, au cours de l'histoire, jamais aucun
peuple n'a pu vivre sans une force susceptible de
faire respecter le droit.
Cette idée saine que nous préconisions n'a pas
prévalu. La France avait pourtant multiplié lés
concessions et promis son concours à celui qui
serait attaqué. Lord Cecil a dit non 1
Pourquoi, demande l'orateur, a-t-on fait pas-
ser la conséquence avant ce qui la commandait, le
désarmement avant la sécurité 1
•̃;̃ ̃'̃ ̃̃̃ '̃ ̃•̃•.̃̃. ̃-̃•̃
M. Scapini poursuit son exposé en montrant" que
la formule « désarmement » a pris naissance dans
les nuées, sans tenir aucun compte qu'il y a encore
des hommes sur la Terre.
Depuis, une inquiétude sourde ne cesse de croî-
tre. « Les véritables dangers de guerre, mais ils sont
de l'autre côté du Rhin, s'écrie l'orateur c'est la
poussée hitlérienne, ce sont les déclarations belli-
queuses faites au grand jour. Et pourtant la cam-
pagne est partie d'Allemagne, campagne qui a pour
but le désarmement de la France.
̃» La faiblesse de la France, conclut M. Scapini,
très acclamé, voilà qui serait la véritable cause de
guerre. Voilà ce que nous ne voulons pas 1 »
M. Jacques Ditte va s'acharner contre ce mot
de pacifisme « Le Pacifisme constitue pour la
France le plus grand danger de l'heure actuelle.
» Pacifiques, nous le sommes tous, et pourtant
nous avons été envahis deux fois depuis cin-
quante ans. Mais, pour le pacifiste, poursuit l'ora-
teur, très applaudi, il s'agit d'obtenir la paix par
l'arbitrage et le désarmement, c'est-à-dire par deux
moyens qui ont fait faillite. »
L'orateur accuse avec raison les pacifistes de
représenter les patriotes comme des bellicistes as-
soiffés de sang, se faisant ainsi les agents de l'Alle-
magne. « Etre pacifiste, s'écrie M. Jacques Ditte,
c'est être prêt à payer par toutes les humiliations
une sécurité illusoire.
» Tandis que les socialistes nous incitent à
donner notre or à l'Allemagne à laquelle nous
avons versé 18 milliards depuis cinq mois, on peut
dire que tous travaillent pour la solidarité des
grandes banques judéo-allemandes. »
Sans s'attarder au lancement du Deutschland et
aux parades hitlériennes, l'orateur fait allusion à
deux petits faits récents condamnation par le
tribunal de Breslau d'un paysan qui avait montré
la collusion de la Reichswehr et du Stahlhelm
condamnation par la Cour de Leipzig de deux jour*
nalistes allemands coupables d'avoir divulgue un
secret de la défense nationale. Ce secret c'était
la démonstration que le budget de la Reichswehr
était camouflé
L'état d'esprit est tel chez les étudiants alle-
mands, poursuit l'orateur, qu'il y a trop de volon-
taires pour les fameuses « compagnies de sacri-
fice ».•
̃̃̃ • ̃•'̃̃̃̃ '̃̃•
Trahison contre la patrie, crime contre la
nation française, l'orateur montre que le pacifisme
est le plus sûr moyen d'assurer la revanche de
l'Allemagne.
L'insuffisance de garanties, cela se paie en
temps de guerre par des milliers de vies humaines.
A-t-on oublié les débuts de 1914 et notre prépara-
tion insuffisante ? A-t-on oublié l'exode des popu-
lations fuyant devant la barbarie ?
» Notre force, c'est le salut de notre pays et le
maintien de la civilisation française dans le monde.
Rappelons-nous le mot de Clemenceau « Athènes,
» Rome, les plus belles choses du monde ont été
» balayées de la paix le jour où la sentinelle a
» failli »
Ces dernières paroles sont couvertes par des
acclamations.
M. Lucien Souchon va parler des conventions
militaires et des réalisations pratiques.
M. Painlevé, dit-il, s'est fait sifiler, hier, parce
qu'il avait placé son discours sur ce terrain sécu-
rité, arbitrage, désarmement.
Si « A bas la guerre » signifie que la guerre
est un crime, nous aussi nous crions « A bas la
» guerre » mais d'abord « A bas la guerre
» civile » qu'on veut nous imposer au nom de'la
guerre.
» Les socialistes prétendent que le patriotisme
n'est pas l'apanage des seuls nationalistes. Eux
aussi proclament leur amour de la France dans
la paix.
» Cela signifie « Nous aussi nous voulons vivre
» ici, profiter de tous les avantages « du plus beau
» royaume sous le ciel », mais nous ne voulons
» pas le payer. »
L'orateur en arrive à l'armement officieux, plus
ou moins camouflé. Il montre les diverses organi-
sations allemandes, italiennes, russes, avec chiffres
à l'appui. Ce langage technique, loin de lasser l'au-
ditoire, est suivi avec le plus vif intérêt.
« Néanmoins, on parle de désarmimcnt- total et
simultané. C'est alors que nos « pacifiques voi-
o
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106' Année. N« 332 de 1931.
Fondé le H Janvier 1826
Anciens Directeurs: H. de Villemessant
F.MAONARO. G.CALMETTE. A.CAPUS. R. DE FUERS
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FIGARO
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PARIS (Vm-)
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SAMEDI 28 NOVEMBRE 1931
LA POLITIQUE
Une bonne leçon
Après le scandale de la Sorbonne, li-
vrée toute une soirée aux révolution-
naires internationaux, après la mani-
festation de haine déchaînée au Pa-
lais-Royal par un discours plein de bon sens et de
réalisme, prononcé par M. Painlevé, après les in-
vectives dont la même salle a retenti hier, com-
ment le Congrès organisé à Paris, en faveur du dé-
sarmement, n'apparaîtrait-il pas à tous ce qu'il est
réellement Une entreprise de chantage sur l'opi-
mon publique française pour amener notre pays à
désarmer ?.
Le peuple de France ne se laisse pas duper si
facilement. Une imposante et grave manifestation
S'est organisée en quelque sorte spontanément à la
salle Wagram pour répondre, sur le ton le plus sé-
rieux, le plus sage et le plus modéré, à cette hypo-
crite tentative. Pas un des arguments mis en avant
par les apôtres du désarmement sans sécurité, qui
ne trouve là une réponse puisée non dans l'idéologie
mais dans les faits, dans l'expérience humaine.
C'est le bon sens populaire, la tradition vivante qui
se dressent devant les chimères des intellectuels ou
les mystifications de nos ennemis Un aveugle de
guerre comme le député Scapini, des patriotes
comme M. Jacques Ditte, M. Lucien Souchon,
M. Jean Renaud, M. Jean Ferraudi, dans une
atmosphère de véritable fraternité française, ont ré-
pondu avec cœur à la campagne tendancieuse des
pacifistes, tandis que d'anciens combattants, frois-
sés dans toutes leurs fibres, coupaient la parole
aux orateurs spécieux du Trocadéro.
Mais comment qualifier l'attitude de M. Briand
et de la camarilla du Quai d'Orsay ? Personne en
France n'est en position d'être renseigné comme le
sont ces gens-là sur les mobiles cachés des person-
nages venus à Paris pour corrompre l'esprit public,
briser nos dernières résistances et non seulement
ces diplomates dont là mission est de déjouer les
ruses et les embûches de nos voisins, n'ont rien fait
pour écarter de notre pays ces maîtres chanteurs,
mais M. Briand leur a ouvert les salons du minis-
tère des affaires étrangères, les a accueillis à sa
table, a fraternisé avec eux Dédaignant les séan-
ces de la Chambre durant lesquelles le gouverne-
ment était interpellé sur sa politique extérieure, ce
qui regarde bien un peu, « tout de même », le mi-
nistre responsable qu'il n'a pas encore cessé d'être,
il s'est donné tout, entier à ce malheureux Congrès l'
On ne saurait être trop sévère pour une pareille
aberration, et l'on ne conçoit pas comment un pré-
sident du Conseil qui se targue devant les Cham-
bres d'être un bon défenseur du pays, tolère que
son ministre des affaires étrangères entoure de sa
protection de tels complots contre la sécurité de la
nation, et couvre de son autorité une entreprise aussi
nettement germanophile
On comprend devant une telle carence la révolte
de la foule dans la salle du Trocadéro, l'indigna-
tion des patriotes de la salle Wagram et les chaleu-
reuses acclamations qui ont accueilli la déclaration
de M. François Coty, lue d'une voix vibrante par
M. Jean Renaud. Notre Directeur traduit l'angoisse
des bons citoyens devant le péril créé par la conjura-
tion étrangère qui trouve chez nous de telles com-
plicités, et la ferme volonté qu'ont tous les Français
de défendre, en même temps que leur patrimoine,
le foyer de civilisation dont ils ont la garde. Des
milliers d'auditeurs se sont levés pour s'associer à
sa protestation patriotique. Et nous ne considérons
pas comme un médiocre honneur d'avoir fourni
quelques-voix éloquentes à la conscience nationale
révoltée.
Les Chinois attaquent les Japonaii
1 à Tien-Tsin
On lira dans notre « Dernière Heure » les gra-
ves nouvelles qui sont parvenues dans la soirée de
Tokio. Les Chinois ont attaqué la concession japo-
naise à Tien-Tsin, avec une rare violence. Les
troupes japonaises réussirent à les repousser la
situation .des ressortissants japonais n'en demeure
pas moins très critique. Le commandant des ar-
mées nippones a aussitôt adressé un ultimatum aux
,Chinois, leur enjoignant de retirer leurs troupes
̃sans aucun délai. Les hostilités s'étendent en
Mandchourie, et il semble de plus en plus difficile
de mettre fin au conflit.
Les cours à Paris
des monnaies étrangères
DEVISES tours Cours
26 ~_arem6re 27 novembre
i livre sterling 9225 9087
i dollar 2556 2557
icobeigas 355 s 354 >
100 pesetas. 21550 215 a
100 lire. 13120 131 50
100 francs suisses. 495 50 495 50
ioo florins 102550 102750
1°° couronnes norvégiennes.. 494 g "f
100 couronnes suédoises 5or· x 50o a
Encaisse-or (monnaies et lingots) de la Banque de
.France 67.675.698.284 francs
P.'oportion de l'encaisse-or aux engagements à vue
59,98 0/0
AUJOURD'HUI LISEZ
Ï.E COUP DE PATTE
Directeur Augustin Martini.
1 franc le numéro. 61, rue Saint-Georges, Paris
r>naECTiO3sr 14 ROunD-:E»©x:Nx des ohawp&bltsebb
TQU J OU RS T^ytO S P Ë EU MI È RE
AU SECOURS DU « PLAN QUINQUENNAL
LES MANŒUVRES SUPRÊMES DES SOVIETS.
En expliquant, dans nos articles En pleine
lumière, le mécanisme de l'escroquerie mon-
diale organisée par le Monopole soviétique
du Commerce extérieur, ce n'est pas à la
France seule que nous avons rendu service.
Nous avons, aussi, puissamment contribué à
éclairer sur le péril qu'ils couraient les Etats
qui alimentaient jusqu'ici de leurs fournitu-
res, payables à long terme, la folle entreprise
dénommée « plan quinquennal ». Il s'en est
.suivi un resserrement immédiat, sinon géné-
ral, du crédit injustifié dont disposaient les
Soviets à l'étranger. o
Nous disons « immédiat, sinon général »,
parce que si les Etats-Unis et l'Angleterre
notamment ont pris, pour sauvegarder les
intérêts de leurs nationaux, des mesures dont
nous allons parler, il n'en va pas de même
pour l'Allemagne.
Ayant créé le régime communiste en Rus-
sie en y ramenant, en 1917, Lénine et sa
bande et en les pourvoyant de 40 millions-or,
s'étant liée ensuite avec les Soviets par le
traité de Rapallo, ayant patiemment organisé
et outillé l'Armée rouge comme auxiliaire de
l'armée allemande, l'Allemagne ne peut plus
reculer devant les conséquences de sa longue
trahison envers les peuples civilisés. Elle doit
sauver, même financièrement, les dictateurs
rouges, ou partager leur effondrement. Elle
travaille donc présentement à leur salut, mal-
gré ses propres difficultés, espérant que
l'héroïque indécision de M. Laval, tant ad-
mirée par la presse officieuse, lui fournira
finalement les moyens nécessaires pour aider
Moscou tout en consolidant Berlin.
A New-York aussi, les chefs du Commu-
nisme russe comptaient d'anciennes et agis-
santes sympathies. Aux temps déjà lointains
où la propagande révolutionnaire sapait, en
pleine guerre, la puissance de la Russie notre
alliée, c'est des Etats-Unis que venaient les
fonds qui alimentaient les agitateurs. Dans un
langage biblique, certains financiers, améri-
cains de nationalité mais non de race, procla-
maient qu'il fallait en finir avec « le Pharaon
de Russie ». La chute et l'assassinat de ce
dernier n'ont d'ailleurs pas éteint leur haine
contre le peuple qu'il gouverna la /e In-
ternationale est aujourd'hui chargée de châ-
tier les Russes, par la mort et l'esclavage, du
crime d'avoir partagé les sentiments ethni-
ques de leur ancien souverain.
Ces complicités financières étaient un atout
sérieux dans le jeu de la commission Bogda-
nof, que Moscou chargea, en octobre dernier,
d'aller solliciter aux Etats-Unis des crédits
en vue de nouvelles commandes de matériel.
Il s'agissait notamment de la fourniture de
neuf mille wagons à marchandises, rend,us
nécessaires par les fantaisies ferroviaires des
artisans du « plan quinquennal », ainsi que
deux mille nouveaux tracteurs agricoles
ceux qui sortent des usines spéciales créées en
Russie étant promptement hors d'usage, en
raison de leur fabrication défectueuse. D'im-
portantes installations de matériel électro-
technique devaient porter à près de trois mil-
liards de francs, cette commande, pour laquelle
Moscou ne sollicitait provisoirement
que quatre ans de crédit.
La tentative désespérée des Soviets pout
conserver le fournisseur américain aboutit à
un échec complet.
Déjà inquiet des sommes importantes in-
vesties par ses nationaux en pays soviétique,
sommes qui ne sont gagées que sur des traites
à long terme dont la valeur est plus que dou-
teuse, le gouvernement des Etats-Unis réso-
lut d'intervenir. Une circulaire confidentielle
émanant du Département d'Etat et du Mi-
nistère du Commerce prévint les principaux
Le retour de la mission aérienne
da colonel Vuillemin
Le colonel Vuillemin, de retour de sa mission
saharienne, a atterri hier, à 13 h. 30, au camp
d'aviation de la Maison-Blanche, près d'Alger, avec
les trois avions de sa mission, pilotés, le premier
par lui-même, le deuxième par le capitaine An-
drieu, le troisième par l'adjudant Roy.
Une patrouille de deux avions escortait, depuis
Laghouat, les avions sahariens. Le premier groupe
d'aviation d'Afrique, en tenue de campagne, a
rendu les honneurs.
Le colonel, qui rentre de Gao, a été salué et fé-
licité à son atterrissage par tous les officiers d'avia-
tion.
Le colonel Vuillemin laisse derrière lui une œu-
vre achevée le balisage de la grande artère saha-
rienne Colomb-Béchar-Gao.
qxt.A-t:r:eè:m::e! .a. :r tic lie
industriels américains que le système écono-
mique des Soviets paraissait de plus en plus
compromis. En conséquence, traiter avec eux
autrement qu'au comptant serait s'exposer à
des risques graves.
Dès le début de novembre, la question fut
réglée. Les firmes auxquelles s'adressa la
commission Bogdanof furent unanimes à
réclamer le versement, à la commande, de
50 de celle-ci. Les délégués de Moscou
courent encore.
En Angleterre, à la^iiyelle que la situa-
tion financière des Soviets était désespérée,
l'inquiétude ne fut pas moins vive.
Des banquiers anglais, intéressés à la razzia
financière moscovite, n'avaient songé jus-
que-là qu'aux fructueux escomptes qu'elle
leur rapportait. Nous avons exposé, dans
notre étude En pleine lumière, comment les
banques de Londres avaient été amenées à se
surcharger de papier soviétique, escompté
non seulement pour compte anglais, mais
aussi pour compte allemand. Ce papier deve-
nait d'autant plus encombrant que les cré-
dits ouverts à l'Allemagne elle-même étaient
« gelés » et que l'Angleterre était obligée de
s'en procurer la compensation par des em-
prunts à New-York et à Paris.
S'estimant suffisamment engagées comme
cela, les banques anglaises firent, cette fois, la
sourde oreille aux demandes émanant de
l'ambassadeur Sokolnikoff et de M. Boukha-
rine lui-même, venu en Angleterre sous un
prétexte scientifique. Force fut à ces emprun-
teurs de marque d'informer Moscou qu'il n'y
avait momentanément. glus rien a faire sur le
marché anglais. ̃
Restait l'Allemagne qui, pour des raisons
que nous avons exposées plus haut, ne peut
se dégager de la solidarité soviétique. Outre
ce point de vue politique, tout ce qui peut
diminuer le nombre de ses chômeurs, même
au prix d'une fiction commerciale, lui est
précieux. La catastrophe finale s'en trouve,
par elle, retardée d'autant. Les négociations,
dont furent chargés à Berlin M. Piatakoff,
directeur du Monopole du Commerce Exté-
rieur, et M. Kaznelembaum, sous-directeur
de la Banque d'Etat soviétique, avaient donc
les plus grandes chances d'aboutir.
Il était temps, car l'alarme était vive dans
les milieux industriels allemands travaillant
pour la Russie. Certaines firmes métallurgi-
ques de Haute-Silésie, qui emploient 17.000
ouvriers, avaient déjà pris le parti d'inter-
rompre la livraison de leurs commandes aux
Soviets. D'autres étaient, à la veille de les
imiter. l
L'état des paiements soviétiques à faire à
l'Allemagne, et dont il s'agissait d'obtenir le
report, était aussi fort chargé 500 millions
de francs pour le dernier trimestre de l'année
présente 688 millions pour le premier tri-
mestre de 1932 97,5 millions pour le
deuxième trimestre i milliard 25 millions
pour le troisième 2 milliards 62 millions
pour le dernier trimestre de 1932. Soit un
total de 5 milliards 250 millions en quinze
mois. Après quoi, de nombreuses et lourdes
traites s'échelonnaient déjà sur 1933 et 1934.
La tâche de M. Kaznelembaum et de
M. Piatakoff était i° d'obtenir le renou-
vellement des traites venant à échéance avant
la fin de 1932 2° d'obtenir la prise en
charge par l'Allemagne des trois milliards de
commandes refusées par l'industrie améri-
caine 3° de faire accepter, si possible, par
les industriels allemands d'autres commandes
encore, qui leur étaient primitivement desti-
nées, notamment celle de tout le matériel
nécessaire pour la création du métro de
Moscou. La charge à faire supporter par la
bête de somme germanique -s'annonçait vrai-
ment excessive.
Comme contre-partie,, les négociateurs so-
viétiques disposaient de deux éléments de
tractations i° M. Piatakoff était autorisé à
offrir au gouvernement allemand le transfert
à Berlin d'or et de platine pour une somme
de 360 millions de fçancs, ce qui devait ré-
duire l'encaisse métallique des Soviets, si opu-
lente au lendemain de leurs brigandages, à un
peu plus d'un milliard. Etant donnée la ré-
duction progressive de l'encaisse-or de la
Reichsbank, déjà misérable, cette proposition
présentait pour l'Allemagne un intérêt bien
supérieur à la valeur nominale des 360 mil-
lions 20 M. Piatakoff offrait de déléguer à
la Reichsbank le paiement des exportations
99
soviétiques en Allemagne, qui s'élèvent à la
somme à peu près constante de 2 milliards
600 millions de francs (426 millions de
marks en 1929, contre 436 millions de marks
en 1930). Jusque-là, les Soviets avaient
exigé le paiement comptant de leurs exporta-
tions en Allemagne et avaient, par contre,
réglé les exportations allemandes en Russie
au moyen des traites à long terme, dont ils
se voyaient obligés de reporter le paiement.
Le vif désir du gouvernement allemand
d'empêcher les Soviets de faire faillite. lui fit
trouver ces garanties suffisantes. Toutes les
formes du crédit germanique furent employées
pour assurer le réescompte des traites sovié-
tiques.
La garantie du Reich lui-même ne s'élève,
il est vrai, qu'à 150 millions de marks mais
les divers Etats allemands se sont obligés,
séparément, pour une somme de 550 millions
de marks au total 700 millions de marks
environ 4 milliards 300 millions de francs.
De son côté, la Golddiskonto Bank, qui est
une création de la Banque d'Empire, décida
de réescompter 200 millions de marks d'éffets
russes (plus de i milliard 200 millions de
francs). Une couverture de 5 milliards et
demi, supérieure d'environ 250 millions aux
traites soviétiques venant à échéance avant la
fin de 1932, s'est trouvée ainsi constituée
pour parer au plus pressé.
Restait à faire un sort à la prétention
soviétique de placer en Allemagne les com-
mandes refusées en Amérique, outre celles
destinées originairement au marché alle-
mand lui-même. §pr ce. j>oint, le gouverne-
ment du maréchal von Hindenburg s'est
montré plus réservé. Les Soviets devront
attendre 1933 pour faire fabriquer le maté-
riel destiné au métro de Moscou. Quant aux
commandes de matériel électro-technique, de
tracteurs, de wagons à marchandises, etc. les
industriels allemands qui voudront bien les
accepter le feront à leurs risques et périls.
Matériellement donc, la proclamation de
la faillite soviétique en Allemagne est mo-
mentanément évitée, puisque le Reich, les
Etats allemands et leurs divers organismes de
crédit assurent le renouvellement des 5 mil-
liards et quart de traites que Moscou aurait
dû payer d'ici à la fin de 1932.
Mais il convient de faire deux remarques
importantes la première est que l'échec du
« plan quinquennal » est maintenant cer-
tain, l'Allemagne n'ayant pas voulu assurer
la fourniture du matériel qui devait venir
d'Amérique et ajournant l'exécution de celui
qui lui était commandé à elle-même. La
seconde est que l'aide du Reich aux Soviets,
dans les proportions ou elle s'est manifestée,
constitue une prodigalité inadmissible de la
part d'un Etat qui ne cesse lui-même de men-
dier au dehors des secours financiers.
Les garanties offertes par MM. Piatakoff
et Kaznelembaum représentent moins de trois
milliards (à condition que les exportations
russes en Allemagne ne diminuent point, ce
qui est douteux du moment où elles ne seront
plus payées comptant au Monopole soviéti-
que). Or, le risque accepté par le gouverne-
ment allemand dépasse largement cinq mil-
liards. Le résultat le plus clair de l'ajourne-
ment des réparations, consenti sur la demande
du président Hoover, a donc été de permettre
à l'Allemagne d'ouvrir un crédit correspon-
dant aux Soviets.
Le gouvernement français est prévenu que
toute nouvelle concession financière accordée
à l'Allemagne bénéficiera, en définitive, aux
malfaiteurs de Moscou.
FRANÇOIS COTY.
Les chômeurs anglais provoquent
~< des bagarres
LONDRES, 27 novembre. A plusieurs reprises
aujourd'hui la police a été obligée de disperser
des chômeurs qui manifestaient devant les bureaux
de placement des divers quartiers de Londres. A
trois reprises, des bagarres se sont produites et
une vingtaine de personnes, parmi lesquelles des
policiers, ont été blessées. Un certain nombre d'ar-
restations ont été opérées.
On croit savoir que lord Trenchard, chef (le la
police de Londres, a donné comme instructions
aux agents d'empêcher autant que possible les ras-
semblements de chômeurs devant les bureaux de
placement. Les autorités de Scotland Yard croient
en effet que ces manifestations sont provoquées
par des agitateurs communistes qui profitent de ces
réunions de sans-travail pour se livrer à leur pro-
pagande subversive.
SAMEDI 28 NOVEMBRE 1951
LE CHANTAGE
DE L'INTERNATIONALE PACIFISTE
La riposte
du Peuple de Paris
A LA SALLE WAGRAM La 'foule
applaudit les orateurs patriotes
et acclame une déclaration
de M. François Coty.
AU TROCADERO L'assemblée
manifeste son indignation.
Violents incidents. -1
Tandis que de vains rhéteurs étaient hués au
Trocadéro, dix mille personnes, ayant répondu à
l'appel du comité Dupleix emplissaient les deux
salles Wagram. Succès national magnifique
Le général Marchand empêché avait cédé la-
présidence à M. Scapini, député de Paris, assisté
du général Joalland, pacificateur du Soudan.
Au pied de la tribune, on remarquait de nom-
breux aveugles de guerre, le visage meurtri.
Après avoir excusé le général Marchand, M. Sca-
pini a pris la parole.
A cette heure, dit-il, il n'est plus question
que de désarmement. Les conférences se multi-
plient, mais à quoi ont-elles abouti jusqu'à pré-
sent ?
» Vous voulez limiter, supprimer ? Vous ne
savez au juste quoi. Avez-vous possibilité de con-
trôler ou de limiter la guerre chimique ? 7
» En 1914 aussi s'est tenue une conférence à La
Haye. Cela n'a pas empêché bon nombre d'entre
nous de connaître la guerre des gaz. »
Quel est au juste le problème ? demande l'ora-
teur. Il s'agit de l'organisation de la paix. La
France a résumé la solution par ces mots Sécu-
rité, Arbitrage, Désarmement. Sur cette formule, il
y avait des possibilités de s'entendre. Mais per-
sonne n'en a voulu.
Pourtant, au cours de l'histoire, jamais aucun
peuple n'a pu vivre sans une force susceptible de
faire respecter le droit.
Cette idée saine que nous préconisions n'a pas
prévalu. La France avait pourtant multiplié lés
concessions et promis son concours à celui qui
serait attaqué. Lord Cecil a dit non 1
Pourquoi, demande l'orateur, a-t-on fait pas-
ser la conséquence avant ce qui la commandait, le
désarmement avant la sécurité 1
•̃;̃ ̃'̃ ̃̃̃ '̃ ̃•̃•.̃̃. ̃-̃•̃
M. Scapini poursuit son exposé en montrant" que
la formule « désarmement » a pris naissance dans
les nuées, sans tenir aucun compte qu'il y a encore
des hommes sur la Terre.
Depuis, une inquiétude sourde ne cesse de croî-
tre. « Les véritables dangers de guerre, mais ils sont
de l'autre côté du Rhin, s'écrie l'orateur c'est la
poussée hitlérienne, ce sont les déclarations belli-
queuses faites au grand jour. Et pourtant la cam-
pagne est partie d'Allemagne, campagne qui a pour
but le désarmement de la France.
̃» La faiblesse de la France, conclut M. Scapini,
très acclamé, voilà qui serait la véritable cause de
guerre. Voilà ce que nous ne voulons pas 1 »
M. Jacques Ditte va s'acharner contre ce mot
de pacifisme « Le Pacifisme constitue pour la
France le plus grand danger de l'heure actuelle.
» Pacifiques, nous le sommes tous, et pourtant
nous avons été envahis deux fois depuis cin-
quante ans. Mais, pour le pacifiste, poursuit l'ora-
teur, très applaudi, il s'agit d'obtenir la paix par
l'arbitrage et le désarmement, c'est-à-dire par deux
moyens qui ont fait faillite. »
L'orateur accuse avec raison les pacifistes de
représenter les patriotes comme des bellicistes as-
soiffés de sang, se faisant ainsi les agents de l'Alle-
magne. « Etre pacifiste, s'écrie M. Jacques Ditte,
c'est être prêt à payer par toutes les humiliations
une sécurité illusoire.
» Tandis que les socialistes nous incitent à
donner notre or à l'Allemagne à laquelle nous
avons versé 18 milliards depuis cinq mois, on peut
dire que tous travaillent pour la solidarité des
grandes banques judéo-allemandes. »
Sans s'attarder au lancement du Deutschland et
aux parades hitlériennes, l'orateur fait allusion à
deux petits faits récents condamnation par le
tribunal de Breslau d'un paysan qui avait montré
la collusion de la Reichswehr et du Stahlhelm
condamnation par la Cour de Leipzig de deux jour*
nalistes allemands coupables d'avoir divulgue un
secret de la défense nationale. Ce secret c'était
la démonstration que le budget de la Reichswehr
était camouflé
L'état d'esprit est tel chez les étudiants alle-
mands, poursuit l'orateur, qu'il y a trop de volon-
taires pour les fameuses « compagnies de sacri-
fice ».•
̃̃̃ • ̃•'̃̃̃̃ '̃̃•
Trahison contre la patrie, crime contre la
nation française, l'orateur montre que le pacifisme
est le plus sûr moyen d'assurer la revanche de
l'Allemagne.
L'insuffisance de garanties, cela se paie en
temps de guerre par des milliers de vies humaines.
A-t-on oublié les débuts de 1914 et notre prépara-
tion insuffisante ? A-t-on oublié l'exode des popu-
lations fuyant devant la barbarie ?
» Notre force, c'est le salut de notre pays et le
maintien de la civilisation française dans le monde.
Rappelons-nous le mot de Clemenceau « Athènes,
» Rome, les plus belles choses du monde ont été
» balayées de la paix le jour où la sentinelle a
» failli »
Ces dernières paroles sont couvertes par des
acclamations.
M. Lucien Souchon va parler des conventions
militaires et des réalisations pratiques.
M. Painlevé, dit-il, s'est fait sifiler, hier, parce
qu'il avait placé son discours sur ce terrain sécu-
rité, arbitrage, désarmement.
Si « A bas la guerre » signifie que la guerre
est un crime, nous aussi nous crions « A bas la
» guerre » mais d'abord « A bas la guerre
» civile » qu'on veut nous imposer au nom de'la
guerre.
» Les socialistes prétendent que le patriotisme
n'est pas l'apanage des seuls nationalistes. Eux
aussi proclament leur amour de la France dans
la paix.
» Cela signifie « Nous aussi nous voulons vivre
» ici, profiter de tous les avantages « du plus beau
» royaume sous le ciel », mais nous ne voulons
» pas le payer. »
L'orateur en arrive à l'armement officieux, plus
ou moins camouflé. Il montre les diverses organi-
sations allemandes, italiennes, russes, avec chiffres
à l'appui. Ce langage technique, loin de lasser l'au-
ditoire, est suivi avec le plus vif intérêt.
« Néanmoins, on parle de désarmimcnt- total et
simultané. C'est alors que nos « pacifiques voi-
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