Titre : Figaro : journal non politique
Éditeur : Figaro (Paris)
Date d'édition : 1857-11-26
Contributeur : Villemessant, Hippolyte de (1810-1879). Directeur de publication
Contributeur : Jouvin, Benoît (1810-1886). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34355551z
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 164718 Nombre total de vues : 164718
Description : 26 novembre 1857 26 novembre 1857
Description : 1857/11/26 (Numéro 290). 1857/11/26 (Numéro 290).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : BIPFPIG63 Collection numérique : BIPFPIG63
Description : Collection numérique : BIPFPIG69 Collection numérique : BIPFPIG69
Description : Collection numérique : Arts de la marionnette Collection numérique : Arts de la marionnette
Description : Collection numérique : Commun Patrimoine:... Collection numérique : Commun Patrimoine: bibliothèque numérique du réseau des médiathèques de Plaine Commune
Description : Collection numérique : Commune de Paris de 1871 Collection numérique : Commune de Paris de 1871
Description : Collection numérique : France-Brésil Collection numérique : France-Brésil
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k269631k
Source : Bibliothèque nationale de France
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 15/10/2007
FIGARO
« trop de faro à la clef dans ce pays-là. » Il revint donc en
France où on l'entendit successivement au grand café du
bazar Bonne-Nouvelle, au Casino du Palais-Royal, aux Bouf-
fes-Parisiens, dans la^Nuit blanche et' dans le Violoneux
puis au théâtre Beaumarchais dans le Compagnon du tour de
France. Aux Bouffes, il ne fut pas toujours d'accord avec
•Jacques Offenbach; celui-ci est volontaire et Darcier n'aime
pas qu'on lui marche sur le pied J'aime qu'on respecte
mes bottes, » dit-il assez volontiers et un soir qu'Offen-
bach lui signifiait une volonté formelle, il s'écria -Dites
donc, monsieur Jacques, est-ce que vous écrivez toutes vos
partitions avec un je veux à la clef ? » »
Je parlais tout à l'heure de madame Miolan à propos de
mademoiselle Darcier. Son souvenir viendra naturellement à
votre pensée en lisant ce qui suit. La première foisque le nom
de Darcier fut imprimé sur une affiche de concert, l'élève
reconnaissant fit inscrire au-dessous « élève de Delsarte. »
-Le professeur, qui était destiné à subir tant d'ingratitudes,
vint embrasser son ancien disciple en lui disant que ce sou-
venir lui était d'autant plus sensible, que de tous ses élèves
Darcier était celui qui devait le plus à sa magnifique orga-
nisation, et par conséquent le moins à son maître.
Darcier définit ainsi son influence sur le public
« J'agis, dit-il, sur le voyou et sur l'homme d'intelli-
gence mais la garde nationale m'échappe »
Je n'impose mes impressions à personne, mais, pour moi,
Darcier et Duprez seuls ont une âme, les autres chanteurs
n'ont qu'un instrument.
)?- -l-
A vingt-quatre heures de distance, nous avons assisté à
deux tristes cérémonies. Hier, c'était le bout de l'an d'A-
lexandre Bouché. Il y avait peu 8e monde. Aux, lettres de
convocation, il n'est guère que les parents et une partie des
amis qui aient fait droit. H. Hillaud est venu donner un
dernier souvenir au compagnon de ses mauvais jours. Il
y a un an, la maladie l'avait mis dans l'impossibilité de sui-
vre le convoi il a cru qu'il n'y avait pas de prescription
pour les devoirs de l'amitié. Pour un millionnaire, c'est une
bonne pensée, et nous l'en remercions au nom de la veuve
-et des enfants de Bouché.
| ;•-̃̃• *̃ ̃'
>. ~f
f 1< 5 -t s.
Aujourd'hui mardi, nous enterrions Léon Battu, un pauvre
.garçon de vingt-neuf ans dont l'agonie à duré près de' cinq
années. II est mort de la poitrine, et dans ces derniers
temps il a tant souffert qu'en apprenant qu'il en avait fini
avec la vie, le chagrin de ses amis a été adouci par cette
pensée qu'il en avait fini avec la douleur. Léon Battu n'a-
vait que vingt-neuf ans et sa pltce était marquée depuis dix
ans parmi les rares auteurs dramatiques qui ontdu style, de
l'esprit, de l'originalité et un répertoire. Voici la liste de
ses ouvrages
La première pièce do Battu est. du 27 janvier 1848 Les
4$, Rue Weuve-Sniast- Augustira près la rue fie là Faix
ASAINT AUGUSTIN
Magasin de Nouveautés connu pour vendre le meilleur marché de tout Paris, et déjà très renommé pour sa spécialité
d'Habillements d'Enfants et ses belles Confections pour dames
Un grand nombre de Maisons de Nouveautés de Paris ont annoncé des Moires antiques à 8 fr. 50, 9 fr. et 9 fr. 50.
La Maison de Nouveautés de SAINT-AUGUSTIN informe qu'elle a traité d'une affaire importante de ces mêmes Moires
antiques, grande largeur, qu'elle livre aux acheteurs, depuis le 10 du présent mois, au prix de 6 fr. 50 le mètre.
UNE PARTIE CONSIDÉRABLE, composée de 340 pièces de magnifiques Moires antiques noires et de ton (es cou-
leurs à choisir, ce qui se fait de plus beau, sortant d'une fabrique jouissant ajuste titre de première réputation lyon-
naise pour la fabrication de cet article, au prix sans pareil, eu égard à la qualité, de 10 fr. 90 le mètre, au lieu de
22 fr. (valeur réelle)..
Une affaire remarquable en Foulards pour la poche, garantis tout soie, à 1 fr. 40, 1 fr. 95,2 fr. 40, 2 fr. 95, et 3 fr.
25 le foulard.
Plusieurs soldes très considérables en Rubans de soie, Taffetas et Velours écossais, qui sont mis en vente à moitié de
leur valeur réelle.
La MAISON DE SAINT-AUGUSTIN fait savoir qu'elle vient de traiter de plusieurs soldes. très importants en Etoffes
de soie, Etoffes de laine et Tissus de fantaisie pour robes, et de plusieurs lots de Châles qu'elle mettra en vente dès
demain. Nous donnons seulement quelques détails sur les Châles
O ftOO Châles ALGÉRIENS véritables, en peluche de soie, rayés de deux couleurs, comme noir et bleu, noir et vio-
let, etc. puis blancet rose, blanc et marron, etc. Ces Châles seront livrés aux acheteurs à 8 fr. 75 le Châle, au lieu de
20 fr., leur véritable prix.
S ftOft Chales EN reps DE LAINE, rayés de diverses couleurs vives, type algérien, article en grande vogue. Tous ces
Châl'os ont été fabriqués pour être portés pendant la saison d'hiver, sont très grands et convenables pour mises élé-
gantes- demain ils seront livrés aux acheteurs à 19 fr. 75 le Châle, au lieu de 35 fr., Içur véritable prix.
-a- 0-
NOÎA 1 1 Dremièrc nualHi" de Moire antique ne se trouve que dans un petit nombre de bonnes maisons de Paris ;,eHe y est vendue 12 fr. le mètre. La MAISON DE SAINT-
\UiL'STl\ S S Hé le nmpoSte affaire dont nous parlons plus haut, en a vendu beaucoup elle-même à 22 fr. Elle prie aujourd'hui les personnes qui lui en ont-
acheté depuis ]e 1 cr septembre dernier de vouloir bien le faire connaître à la caisse, qui s'empressera de leur tenir compte de ce qu'elles auront payé en plus que le prix d'au-
jourd'hui, qui est de 10 fr. 90 le mètre. An aae rw»c u \ni&n\ HE S4INT- AUGUSTIN n'en livrera au'unmr acheteur, et n'en vendra pas
jourd'hui, qui est de 10 fr. 90 le mètre. 5 T Dr SAI(V'Î`-AUGÜSTIN n'en livrera u'un ar acheEeur, et n'en vendra as
J°SktqqUu'nn grand nombre de personnes jouissent du bon marché de ses Châles, la MAISON DE SAINT-AUGUSTIN n'en livrera qu'un par acteur, et n'en vendra pas
aux marchands. y our ~ette u'elle livrait au rix de 6 fr. 'T5 c., elle prie sa clientèle de vouloir bien ne pas
AVIS. La MAISON sÂiNT-ÀUGUSTIN ayant épuisé l'article Châle en pure bourrette, qu'elle livrait au prix de 6 fr. 75 c, elle prie sa clientèle de vouloir bien ne pas
continuer à lui faire des demandes de cet article; elle ne pourrait y satisfaire. ^présent avis tiendra lieu de réponse au» demande* des départements.)] l
Extrêmes se touchent, avec Decourcelle, aux Variétés.
Vinrent ensuite Les Deux font la paire, avec Michel Carré,
au même théâtre. –Les Suites d'un feu d'arlifice, avec Beau-
plan et Clairville, ,au Vaudeville. Nisus et Euryale, avec
Bercioux, aux Variétés. Jobin et Nanette, avec Michel
Carré, aux Variétés. Madame Diogène, avec Desarbres, au
Vaudeville. Les Quatre coins, à l'Odéon. L'Honneur de
la maison, 6 juillet 1853, drame en cinq actes, avec Des-,
vignes. Pepito, avec Moinaux et Offenbach, aux Va-
riétés. Un Verre de Champagne, avec Decourcelle,
aux Variétés. Jacqueline, un acte, à l'Opéra-Comique.
L'Anneau d'argent, un acte, à l'Opéra-Comique, avec Jules
Barbier et Deffès. Lucie Didier, dame en trois actes, au
Vaudeville, avec Jaime fils. Élodie, avec Hector Cré-
mieux. Les Pantins de Yiolette (la dernière partition
d'Adam). L,'Impresario, avec Ludovic Halévy. Le Doc-
teur Miracle, avec Ludovic Halévy. (Ces quatre dernières
pièces aux Bouffes-Parisiens.) Les Cheveux de ma femme,
aux Variétés, un acte, avec Labiche. La Reine Topaze,
trois actes, au Théâtre-Lyrique, décembre 1856, avec Lock-
roy et Victor Massé. Son dernier ouvrage a été joué à
Bade -c'est le Cousin de Marivaux, opéra-comique en denx
actes, avec Ludovic, Halévy et Victor Massé.
On voit qu'il a consacré au travail tous les moments de
répit que lui laissait la maladie; ainsi que l'a dit sur sa
tombe M. Michel Masson « II avait la persévérance du tra-
vail du jour quand il savait ne pouvoir compter sur le len-
demain. • II se sentait atteint mortellement. Il y a deux ans,
il vint nous annoncer la mort de la charmante mademoiselle
Fernand il semblait profondément impressionné.
« Et de quoi meurt-elle? » lui demanda l'un' '$& htro's.
« De ma maladie! » répondit-il.
Vendredi dernier, il dit à M. GevBêrt, (ftti nWa pas qHrittë
une heure pendant les quinze derrrfefs jours
«–Dis donc, Gevaërt, si tu. veux faire mon Requiem,
il n"est que temps. »
En effet, dans la messe en ïmlSîqtte exécutée ce matin à
Saint-Eugène, un motet, admirablement chanté par MM. Jour-
dan, Faure et Stockhausen, était de M. Gevaërt.
Il a souffert des tortures inouïes. La vie n'abandonne pas
sans de terribles luttes un corps aussi jeune.
« Ah disait-il samedi, si j'avais un véritable ami pour
mo tirer un coup de fusil dans le dos! »
Dix minutes avant sa mort on cherchait à entretenir la
respiration qui devenait de plus en plus difficile, à l'aide du
chloroforme. « Non, non, dit-il en repoussant le flacon, il
est trop tard; adieu tous, il faut partir! >
Le convoi était suivi de plus de cinq cents personnes
parmi lesquelles on remarquait
Auteubs MM. Th. Barrière, Miirger/Siraudin, Decourcel-
le, Delacour, Michel Masson, Camille Doucet, Nérée Desar-
bres, Dumanoir; Clairville, Anicet Bourgeois, Edouard Mon-
nais, Deforges, Raymond Deslandes, Paulin Deslandes, Hec-
tor et Emile Crémieux, Jaime fils, Antony Béraud, Mars
Michel, Gaston Mestépès, Louis Lurine, Léon et Ludovic
Halévy, Narrey, Dutlot, Camille Dulocle, René Lordereau,
Napoléon Naquet, de Jallais, Gilles, W. Busnach, Gras-
set, A. Barthet, etc., etc.
COMPOSITEURS ET MUSICIENS MM. Ambroise Thomas, Ge-
vaërt, Victor Massé, Gautier, Delibes, Jonas, Duprato, Bizet,
Panseron, Blacquière, Nadaud, Charlot, Bazile, Vauthrot,
Dietsch, Limnander, Offenbach, Boulanger, Cadaux, Leborné,
Wolff (de la maison Pleyel), Malézieux, Cabel, etc. s
DIRECTEURS DE THEATRE MM. Royer, Perrin, CarvaIho,
Th. Cogniard, Charles Comte, Harel, etc.
ARTISTES DRAMATIQUES: MM. Léonce, Pradeau Monval,
Caillat, Maubant, Duvernoy père et fils, Coraly; Petipa, Ger-
.pré Stockhausen Jourdan Faure Alexis Colleuille, Got,
Dupuis Sainte-Foy, Ricquier-Delaunay, Prilleux Goujet,
Delannoy, Nathan, Meillet, etc.
Journalistes MM. Cappelmans Guillaume Guizot Vil-
lemot, Villemessant, Aubryet, Albéric Second, Amédée
Achard, Denis, Nadar, etc.
Et MM.Charles Azevedo, Bichoffsheim, de Cambry, Ed.
Rotlrigues, Wurtz, Husson, Paul Desmousseaux, H. et A. Du-
mesnil, Porcher, Lepaulle, Michel Lévy, Charles Marchal,
Péragallo, Guyot, Dulong, Pellier, etc.
Entin, mesdames Fix, Lefebvre, Lemercier, Macé, et plu-
sieurs dames en grand deuil.
Je souhaite à certains banquiers un cortége comme celui-
'̃'̃̃ Gustave Bourdin.
M. Leplanquais, bandagiste-herniaire, rue du Temple, 76,
vient de faire faire à son art un grand pas en réalisant dans
la confection de ses appareils la compressibilité exacte, qui
jusqu'ici n'avait jamais été atteinte
C'est qu'aussi M. Leplanquais n'est pas un de ces vulgai-
res fabricants que l'à-peu-près satisfait toujours assez. De
longues et minutieuses études dans les amphithéâtres, de
l'Ecole de médecine, l'ont mis à même de perfectionner
l'œuvre informe de ses devanciers.
Une éclatante récompense a été le fruit de ses efforts, nous
voulons parler de la fourniture des hospices et hôpitaux qui
lui a été accordée.
Pour bien apprécier le mérite des Pièces artificielles, a
dit un des plus illustres médecins, ce n'est pas dans des ca-
dres ni dans des expositions publiques qu'il faut les juger,
mais dans les bouches humaines.
C'est là seulement qu'on peut voir si elles fonctionnent
parfaitement: si, par le rapprochement des mâchoires, elles
n'exercent aucune pression sur les gencives ni sur les dents;
si elles imitent la nuance et la forme des autres dents; si
elles facilitent enfin la prononciation et le broiement des ali-
ments.
Sous ce rapport, on peut dire avec raison que l'éloge des
Dents Fattet est depuis 20 ans dans toutes les bouches!
Rue Saint-Honoré, 255, où se trouve l'Eau pour les Dents
Prix 6 fr. avec la brochure. (Aff.)
On sait que la coutume russe est d'écrire au fond du cha-
peau "le nom de son propriétaire; or, voici à ce propos une
curieuse anecdote 1
Lors de notre campagne de Crimée, chaque fois qu'une
attaque avait eu lieu contre Sébastopol, les maraudeurs
russes ramassaient les épaves du champ de bataille, armes'"
et vêtements, et principalement les chapeaux.
Or, notre habilechapelierR8néPineau,ruedeRichelieu,91,
avait coiffé en grande partie tout notre état-major, et le sol-
dat russe, étonné de retrouver son nom au fond de tant de
képis, est persuadé aujourd'hui que le grand guerrier fran-
çais René Pineau a eu nombre de chapeaux tués sur lui.
« trop de faro à la clef dans ce pays-là. » Il revint donc en
France où on l'entendit successivement au grand café du
bazar Bonne-Nouvelle, au Casino du Palais-Royal, aux Bouf-
fes-Parisiens, dans la^Nuit blanche et' dans le Violoneux
puis au théâtre Beaumarchais dans le Compagnon du tour de
France. Aux Bouffes, il ne fut pas toujours d'accord avec
•Jacques Offenbach; celui-ci est volontaire et Darcier n'aime
pas qu'on lui marche sur le pied J'aime qu'on respecte
mes bottes, » dit-il assez volontiers et un soir qu'Offen-
bach lui signifiait une volonté formelle, il s'écria -Dites
donc, monsieur Jacques, est-ce que vous écrivez toutes vos
partitions avec un je veux à la clef ? » »
Je parlais tout à l'heure de madame Miolan à propos de
mademoiselle Darcier. Son souvenir viendra naturellement à
votre pensée en lisant ce qui suit. La première foisque le nom
de Darcier fut imprimé sur une affiche de concert, l'élève
reconnaissant fit inscrire au-dessous « élève de Delsarte. »
-Le professeur, qui était destiné à subir tant d'ingratitudes,
vint embrasser son ancien disciple en lui disant que ce sou-
venir lui était d'autant plus sensible, que de tous ses élèves
Darcier était celui qui devait le plus à sa magnifique orga-
nisation, et par conséquent le moins à son maître.
Darcier définit ainsi son influence sur le public
« J'agis, dit-il, sur le voyou et sur l'homme d'intelli-
gence mais la garde nationale m'échappe »
Je n'impose mes impressions à personne, mais, pour moi,
Darcier et Duprez seuls ont une âme, les autres chanteurs
n'ont qu'un instrument.
)?- -l-
A vingt-quatre heures de distance, nous avons assisté à
deux tristes cérémonies. Hier, c'était le bout de l'an d'A-
lexandre Bouché. Il y avait peu 8e monde. Aux, lettres de
convocation, il n'est guère que les parents et une partie des
amis qui aient fait droit. H. Hillaud est venu donner un
dernier souvenir au compagnon de ses mauvais jours. Il
y a un an, la maladie l'avait mis dans l'impossibilité de sui-
vre le convoi il a cru qu'il n'y avait pas de prescription
pour les devoirs de l'amitié. Pour un millionnaire, c'est une
bonne pensée, et nous l'en remercions au nom de la veuve
-et des enfants de Bouché.
| ;•-̃̃• *̃ ̃'
>. ~f
f 1< 5 -t s.
Aujourd'hui mardi, nous enterrions Léon Battu, un pauvre
.garçon de vingt-neuf ans dont l'agonie à duré près de' cinq
années. II est mort de la poitrine, et dans ces derniers
temps il a tant souffert qu'en apprenant qu'il en avait fini
avec la vie, le chagrin de ses amis a été adouci par cette
pensée qu'il en avait fini avec la douleur. Léon Battu n'a-
vait que vingt-neuf ans et sa pltce était marquée depuis dix
ans parmi les rares auteurs dramatiques qui ontdu style, de
l'esprit, de l'originalité et un répertoire. Voici la liste de
ses ouvrages
La première pièce do Battu est. du 27 janvier 1848 Les
4$, Rue Weuve-Sniast- Augustira près la rue fie là Faix
ASAINT AUGUSTIN
Magasin de Nouveautés connu pour vendre le meilleur marché de tout Paris, et déjà très renommé pour sa spécialité
d'Habillements d'Enfants et ses belles Confections pour dames
Un grand nombre de Maisons de Nouveautés de Paris ont annoncé des Moires antiques à 8 fr. 50, 9 fr. et 9 fr. 50.
La Maison de Nouveautés de SAINT-AUGUSTIN informe qu'elle a traité d'une affaire importante de ces mêmes Moires
antiques, grande largeur, qu'elle livre aux acheteurs, depuis le 10 du présent mois, au prix de 6 fr. 50 le mètre.
UNE PARTIE CONSIDÉRABLE, composée de 340 pièces de magnifiques Moires antiques noires et de ton (es cou-
leurs à choisir, ce qui se fait de plus beau, sortant d'une fabrique jouissant ajuste titre de première réputation lyon-
naise pour la fabrication de cet article, au prix sans pareil, eu égard à la qualité, de 10 fr. 90 le mètre, au lieu de
22 fr. (valeur réelle)..
Une affaire remarquable en Foulards pour la poche, garantis tout soie, à 1 fr. 40, 1 fr. 95,2 fr. 40, 2 fr. 95, et 3 fr.
25 le foulard.
Plusieurs soldes très considérables en Rubans de soie, Taffetas et Velours écossais, qui sont mis en vente à moitié de
leur valeur réelle.
La MAISON DE SAINT-AUGUSTIN fait savoir qu'elle vient de traiter de plusieurs soldes. très importants en Etoffes
de soie, Etoffes de laine et Tissus de fantaisie pour robes, et de plusieurs lots de Châles qu'elle mettra en vente dès
demain. Nous donnons seulement quelques détails sur les Châles
O ftOO Châles ALGÉRIENS véritables, en peluche de soie, rayés de deux couleurs, comme noir et bleu, noir et vio-
let, etc. puis blancet rose, blanc et marron, etc. Ces Châles seront livrés aux acheteurs à 8 fr. 75 le Châle, au lieu de
20 fr., leur véritable prix.
S ftOft Chales EN reps DE LAINE, rayés de diverses couleurs vives, type algérien, article en grande vogue. Tous ces
Châl'os ont été fabriqués pour être portés pendant la saison d'hiver, sont très grands et convenables pour mises élé-
gantes- demain ils seront livrés aux acheteurs à 19 fr. 75 le Châle, au lieu de 35 fr., Içur véritable prix.
-a- 0-
NOÎA 1 1 Dremièrc nualHi" de Moire antique ne se trouve que dans un petit nombre de bonnes maisons de Paris ;,eHe y est vendue 12 fr. le mètre. La MAISON DE SAINT-
\UiL'STl\ S S Hé le nmpoSte affaire dont nous parlons plus haut, en a vendu beaucoup elle-même à 22 fr. Elle prie aujourd'hui les personnes qui lui en ont-
acheté depuis ]e 1 cr septembre dernier de vouloir bien le faire connaître à la caisse, qui s'empressera de leur tenir compte de ce qu'elles auront payé en plus que le prix d'au-
jourd'hui, qui est de 10 fr. 90 le mètre. An aae rw»c u \ni&n\ HE S4INT- AUGUSTIN n'en livrera au'unmr acheteur, et n'en vendra pas
jourd'hui, qui est de 10 fr. 90 le mètre. 5 T Dr SAI(V'Î`-AUGÜSTIN n'en livrera u'un ar acheEeur, et n'en vendra as
J°SktqqUu'nn grand nombre de personnes jouissent du bon marché de ses Châles, la MAISON DE SAINT-AUGUSTIN n'en livrera qu'un par acteur, et n'en vendra pas
aux marchands. y our ~ette u'elle livrait au rix de 6 fr. 'T5 c., elle prie sa clientèle de vouloir bien ne pas
AVIS. La MAISON sÂiNT-ÀUGUSTIN ayant épuisé l'article Châle en pure bourrette, qu'elle livrait au prix de 6 fr. 75 c, elle prie sa clientèle de vouloir bien ne pas
continuer à lui faire des demandes de cet article; elle ne pourrait y satisfaire. ^présent avis tiendra lieu de réponse au» demande* des départements.)] l
Extrêmes se touchent, avec Decourcelle, aux Variétés.
Vinrent ensuite Les Deux font la paire, avec Michel Carré,
au même théâtre. –Les Suites d'un feu d'arlifice, avec Beau-
plan et Clairville, ,au Vaudeville. Nisus et Euryale, avec
Bercioux, aux Variétés. Jobin et Nanette, avec Michel
Carré, aux Variétés. Madame Diogène, avec Desarbres, au
Vaudeville. Les Quatre coins, à l'Odéon. L'Honneur de
la maison, 6 juillet 1853, drame en cinq actes, avec Des-,
vignes. Pepito, avec Moinaux et Offenbach, aux Va-
riétés. Un Verre de Champagne, avec Decourcelle,
aux Variétés. Jacqueline, un acte, à l'Opéra-Comique.
L'Anneau d'argent, un acte, à l'Opéra-Comique, avec Jules
Barbier et Deffès. Lucie Didier, dame en trois actes, au
Vaudeville, avec Jaime fils. Élodie, avec Hector Cré-
mieux. Les Pantins de Yiolette (la dernière partition
d'Adam). L,'Impresario, avec Ludovic Halévy. Le Doc-
teur Miracle, avec Ludovic Halévy. (Ces quatre dernières
pièces aux Bouffes-Parisiens.) Les Cheveux de ma femme,
aux Variétés, un acte, avec Labiche. La Reine Topaze,
trois actes, au Théâtre-Lyrique, décembre 1856, avec Lock-
roy et Victor Massé. Son dernier ouvrage a été joué à
Bade -c'est le Cousin de Marivaux, opéra-comique en denx
actes, avec Ludovic, Halévy et Victor Massé.
On voit qu'il a consacré au travail tous les moments de
répit que lui laissait la maladie; ainsi que l'a dit sur sa
tombe M. Michel Masson « II avait la persévérance du tra-
vail du jour quand il savait ne pouvoir compter sur le len-
demain. • II se sentait atteint mortellement. Il y a deux ans,
il vint nous annoncer la mort de la charmante mademoiselle
Fernand il semblait profondément impressionné.
« Et de quoi meurt-elle? » lui demanda l'un' '$& htro's.
« De ma maladie! » répondit-il.
Vendredi dernier, il dit à M. GevBêrt, (ftti nWa pas qHrittë
une heure pendant les quinze derrrfefs jours
«–Dis donc, Gevaërt, si tu. veux faire mon Requiem,
il n"est que temps. »
En effet, dans la messe en ïmlSîqtte exécutée ce matin à
Saint-Eugène, un motet, admirablement chanté par MM. Jour-
dan, Faure et Stockhausen, était de M. Gevaërt.
Il a souffert des tortures inouïes. La vie n'abandonne pas
sans de terribles luttes un corps aussi jeune.
« Ah disait-il samedi, si j'avais un véritable ami pour
mo tirer un coup de fusil dans le dos! »
Dix minutes avant sa mort on cherchait à entretenir la
respiration qui devenait de plus en plus difficile, à l'aide du
chloroforme. « Non, non, dit-il en repoussant le flacon, il
est trop tard; adieu tous, il faut partir! >
Le convoi était suivi de plus de cinq cents personnes
parmi lesquelles on remarquait
Auteubs MM. Th. Barrière, Miirger/Siraudin, Decourcel-
le, Delacour, Michel Masson, Camille Doucet, Nérée Desar-
bres, Dumanoir; Clairville, Anicet Bourgeois, Edouard Mon-
nais, Deforges, Raymond Deslandes, Paulin Deslandes, Hec-
tor et Emile Crémieux, Jaime fils, Antony Béraud, Mars
Michel, Gaston Mestépès, Louis Lurine, Léon et Ludovic
Halévy, Narrey, Dutlot, Camille Dulocle, René Lordereau,
Napoléon Naquet, de Jallais, Gilles, W. Busnach, Gras-
set, A. Barthet, etc., etc.
COMPOSITEURS ET MUSICIENS MM. Ambroise Thomas, Ge-
vaërt, Victor Massé, Gautier, Delibes, Jonas, Duprato, Bizet,
Panseron, Blacquière, Nadaud, Charlot, Bazile, Vauthrot,
Dietsch, Limnander, Offenbach, Boulanger, Cadaux, Leborné,
Wolff (de la maison Pleyel), Malézieux, Cabel, etc. s
DIRECTEURS DE THEATRE MM. Royer, Perrin, CarvaIho,
Th. Cogniard, Charles Comte, Harel, etc.
ARTISTES DRAMATIQUES: MM. Léonce, Pradeau Monval,
Caillat, Maubant, Duvernoy père et fils, Coraly; Petipa, Ger-
.pré Stockhausen Jourdan Faure Alexis Colleuille, Got,
Dupuis Sainte-Foy, Ricquier-Delaunay, Prilleux Goujet,
Delannoy, Nathan, Meillet, etc.
Journalistes MM. Cappelmans Guillaume Guizot Vil-
lemot, Villemessant, Aubryet, Albéric Second, Amédée
Achard, Denis, Nadar, etc.
Et MM.Charles Azevedo, Bichoffsheim, de Cambry, Ed.
Rotlrigues, Wurtz, Husson, Paul Desmousseaux, H. et A. Du-
mesnil, Porcher, Lepaulle, Michel Lévy, Charles Marchal,
Péragallo, Guyot, Dulong, Pellier, etc.
Entin, mesdames Fix, Lefebvre, Lemercier, Macé, et plu-
sieurs dames en grand deuil.
Je souhaite à certains banquiers un cortége comme celui-
'̃'̃̃ Gustave Bourdin.
M. Leplanquais, bandagiste-herniaire, rue du Temple, 76,
vient de faire faire à son art un grand pas en réalisant dans
la confection de ses appareils la compressibilité exacte, qui
jusqu'ici n'avait jamais été atteinte
C'est qu'aussi M. Leplanquais n'est pas un de ces vulgai-
res fabricants que l'à-peu-près satisfait toujours assez. De
longues et minutieuses études dans les amphithéâtres, de
l'Ecole de médecine, l'ont mis à même de perfectionner
l'œuvre informe de ses devanciers.
Une éclatante récompense a été le fruit de ses efforts, nous
voulons parler de la fourniture des hospices et hôpitaux qui
lui a été accordée.
Pour bien apprécier le mérite des Pièces artificielles, a
dit un des plus illustres médecins, ce n'est pas dans des ca-
dres ni dans des expositions publiques qu'il faut les juger,
mais dans les bouches humaines.
C'est là seulement qu'on peut voir si elles fonctionnent
parfaitement: si, par le rapprochement des mâchoires, elles
n'exercent aucune pression sur les gencives ni sur les dents;
si elles imitent la nuance et la forme des autres dents; si
elles facilitent enfin la prononciation et le broiement des ali-
ments.
Sous ce rapport, on peut dire avec raison que l'éloge des
Dents Fattet est depuis 20 ans dans toutes les bouches!
Rue Saint-Honoré, 255, où se trouve l'Eau pour les Dents
Prix 6 fr. avec la brochure. (Aff.)
On sait que la coutume russe est d'écrire au fond du cha-
peau "le nom de son propriétaire; or, voici à ce propos une
curieuse anecdote 1
Lors de notre campagne de Crimée, chaque fois qu'une
attaque avait eu lieu contre Sébastopol, les maraudeurs
russes ramassaient les épaves du champ de bataille, armes'"
et vêtements, et principalement les chapeaux.
Or, notre habilechapelierR8néPineau,ruedeRichelieu,91,
avait coiffé en grande partie tout notre état-major, et le sol-
dat russe, étonné de retrouver son nom au fond de tant de
képis, est persuadé aujourd'hui que le grand guerrier fran-
çais René Pineau a eu nombre de chapeaux tués sur lui.
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