Titre : La Croix
Auteur : Groupe Bayard. Auteur du texte
Éditeur : La Croix (Paris)
Date d'édition : 1925-06-23
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb343631418
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 104176 Nombre total de vues : 104176
Description : 23 juin 1925 23 juin 1925
Description : 1925/06/23 (Numéro 12969). 1925/06/23 (Numéro 12969).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : BIPFPIG33 Collection numérique : BIPFPIG33
Description : Collection numérique : BIPFPIG87 Collection numérique : BIPFPIG87
Description : Collection numérique : Arts de la marionnette Collection numérique : Arts de la marionnette
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k2621873
Source : Bibliothèque nationale de France
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 15/10/2007
II | H y a longtemps que ceux qui réflé- |
chissent ont prévu qu'un jour vien-
drait où, tous les partis neutres
débordés, effondrés, il n'y aurait plus
en présence que l'Eglise et la Révolu-
tion et qu'il faudrait opter pour le
Christ ou pour l'anarchie.
Paroles de Mgr LANDRIEUX
1. le 21 juin devant 12 000 hommes à Dijon.
rRAHCE et 6 6 pagu En a 55 f. 6 mtii 28 f. 3 min 14 f. 50
COLORIES >* » » 36t L > I9f. t, »10f. »
CROIE at fipa6ea: Be u 83l, C6tcoa voa.a
CROIX aq 4 v Gua 63 f. 1 Cb~ g
PKLERIH J4 » > Ht. t. I t"»« 1668
Rfd~i- ~t.Tt< AT£l£P'IIOII£" p,oÍecIÍ88 ~L HUS 85-84
~t-P'I~w. E~rsesa88-88
EL n!!U 66-815
Pour la Publicité, s'adrtmtr il, rue Jea*<-lft}tt]ijn j
QUOTIDIEN s VINGT CENTIMES
ksdactioit .a.:d:mi:n'ist:r.ajxioit
5. rue Bayard, ParlS-VHI«. ASrtsse Télégraphique CROIBA YAK-PARIS
ADVENIAT REGNUM TUUM
Mercredi 24 juin. S. JEAN-BAPTISTE
Paris, le 22 juin 1925. L
La journée
A Rome a été célébrée, selon le rite
habituel, la béatification des huit mar-
tyrs canadiens, qui tous étaient Français
de naissance. Cette glorification s'ajoute
donc à celles dont la France se réjouit
spécialement en cette année jubilaire.
A La Roche-sur-Foron, Dijon, Saintes,
Compiègne, etc., plus de 50000 hommes
ont revendiqué les libertés de la con-
science catholique et demandé la paix
religieuse par l'abrogation des lois
laïques. Ces splendides réunions forti-
fient l'organisation de la Fédération
nationale catholique encore à ses débuts.
Des perquisitions opérées chez le
député communiste Doriot ont fait dé-
couvrir de nouveaux documents volés de
la plus haute importance, notamment
des ordres ûc service adressés à des offi-
ciers qui font campagne au Maroc. -En
présence de ces manoeuvres de trahison,
le gouvernement se proposerait de
demander des poursuites contre Doriot
et son collègue Marty.
Un coup de main chinois s'est produit
dimanche en plein jour à Paris. Une
centaine de Chinois ont assailli leur léga-
tion et ont contraint le ministre à signer
des documents révolutionnaires. Un seul
a été arrêté.
La pression riffaine diminue au centre
de notre front du Maroc. Mais, par
contre, elle reste tendue à l'Ouest où les
ennemis veulent tenter une opération
contre le col de Tafrant. Un journal
anglais met de nouveau en circulation le
bruit qu'Abd-el-Krim aurait fait à la
France des propositions de paix accep-
tables.
Les experts français et espagnols, réu-
nis à Madrid, ont abordé la question de
la surveillance de la contrebande ter-
restre au Maroc, notamment en ce qui
concerne la frontière entre le territoire
de Tanger et le Riff.
La Russie ferait pression sur l'Alle-
magne pour l'empêcher d'entrer dans la
Société des nations, ce que, aux termes
du traité de Rapallo, elle ne doit pas
faire sans le consentement des Soviets.
Une vive campagne se manifeste en
Angleterre parmi les adversaires du
projet du pacte de garantie en vue d'at-
ténuer les engagements de l'Angleterre.
Dans les usines visées par la réduc-
tion des salaires, les ouvriers métallur-
gistes belges cesseront le travail à partir
du I" juillet.
Pas d'amélioration dans les événe-
ments de Chine. On continue à molester
les étrangers. Deux Japonais ont été tués
près de la concession française à Canton.
A Changhaï, les boutiques restent fer-
mées et la grève bat son plein.
Les désillusions de l'ancien kaiser
La. femme de l'ex-empereur Guillaume II va
se rendre aux bains de Hombourg pour y faire
un assez long s<
On déclare u\i: .as milieux que cette
séparation momentanée n'est pas étrangère 1
ries divergence rie caractère politique surve-
nues entre les époux. Guillaume II serait très
désappointé des conséquences de l'élection du
maréchal Hindenburg à la présidence. 11 espé-
rait. dit-on, que rHte élection lui permettrait de
rentrer rapidement en Allemagne, il commence-
rait à être désillusionné.
Laudate pueri Dominum. Répertoire de
musique religieuse ancienne et moderne,
par les chanoines Em. et Aug. Brune.
Recueil II chants à une et deux voix
égales. avec une partie d'orgue. Broché,
5 francs port, 0 fr. 30. Relié, 6 francs
port, 0 fr. 30.
'̃̃• ̃̃ '-ses de ville et de cain-
U d'actftter 'pet ouvrage
i|- ..ilement dest'né. Elles y
trouveront des morceaux des meilleurs au-
ie ,rs. tels ctoe Mozart. Beethoven, Bach,
H i nuel. Doin Pothier, Mgr Perruchot, etc. Le
i n' livre ne comprend pas moins de 37 mor-
ceaux pour saluts du Saint Sacrement
10 pour le Propre du Temps 4 pour le Sacré
Cœur; 18 pour la Sainte Vierge; d'autres pour
1 f Joseph les saints patrons sainte
•̃'•̃• d'Are, pour le Pape, la réception d'un
tA.'iiue. pour une première messe ou un .iu-
bilé, pour les défunts, et pour la béned rtiun
• lu Saint Sacrement. Noter que ces chants
̃̃̃ ̃ n l'itin et peuvent ainsi s'"i"vh' pour
BONNX JHltïît. 5, RU£ BAVARD, PARIS, VIU'
Un livre bien actuel
Nos lecteurs n'ont pas oublié
l'enquête si intéressante menée
» pendant trois ans, ici même, par
notre collaborateur M. Reverdy
sur les réformes les plus urgentes que
nécessite la situation actuelle de notre
pays.
L'auteur de cet important travail vient
de le résumer dans un livre qui offre un
profond intérêt pour tous ceux que
préoccupe l'avenir de la France et qui
cherchent une solution aux maux dont
nous souffrons.
La Constitution de 1875 célèbre cette
année son 50* anniversaire. Si l'inven-
taire de ce qu'elle a produit pouvait
s'établir, à côté d'un peu de bien réa-
lisé, que de mal commis en son nom et
sous son égide
Si la Constitution de 1875 doit être
considérée responsable, c'est moins par
ce qu'elle contient que par ce qu'elle ne
contient pas. Elle manque, en effet, des
éléments les plus essentiels à une Con-
stitution en ne prévoyant aucune sau-
vegarde pour ce qui forme la base de
toute société la religion, la patrie, l'a.
famille et la propriété. Tant que ces
assises sociales ne seront pas respectées,
tant qu'un libéralisme de mauvais aioi
laissera au mal toute liberté d'action,
nous continuerons à descendre la pente
sur laquelle nous sommes entraînés.
Devons-nous toutefois perdre courage?
Dieu a sauvé la France une première
fois en nous donnant la victoire, par le
jeu des événements (Dieu peut encore
nous sauver en nous aidant à gagner la
paix. Mais il faut d'abord que nous le
lui demandions ipar la prière et qu'en-
suite nous le méritions en résistant aux
tentations semées sur notre route par les
erreurs modernes.
Déjà, dans. plusieurs pays voisins du
nôtre, le principe d'autorité s'est trouvé
restauré. Ce principe est nécessaire à
toute société. Mais, quelle que soit la
forme qu'il puisse revêtir, il est, dans
tous les cas, indispensable de lui donner
comme base une charte établissant les
règles nécessaires au fonctionnement de
toute société.
Ces règles, les lecteurs du livre de
M. Reverdy les trouveront exposées et
appuyées par des raisons solides.
Il est souvent question, et avec raison,
h l'heure actuelle, de la formation ci-
vique de la jeunesse. Les cercles d'études
trouveront dans le livre de M. Reverdy
un véritable manuel de travail avec une
bibliographie très pratique pour l'étude
des principales questions civiques.
Mais loin de nous la pensée, par ces
quelques considérations, d'amoindrir la
satisfaction de ceux qui liront l'excellent
vo-lumi' que nous recommandons. Nous
préférons renvoyer nos lecteurs au tra-
vail de M. Reverdy, et ils n'auront pas
à le regretter.
Qu'il nous soit donné de voir bientôt
cette thèse si importante entrer dans le
domaine pratique, grâce à l'union de
tous les bons Français ligués contre le
socialisme et ses pernicieux principes!
S'il en est ainsi, nous pourrons espérer
voir notre cher pays reprendre parmi
les nations le rang qui lui revient, et
cela par la restauration du principe
chrétien.
PAUL Feron-Vrau.
Vnr enquête sur les réformes urgentes,
par Henry REVERDY, docteur en droit,
avocat à la Cour d'appel de Paris. Un vol.
de 172 pages, i francs port. 0 fr. 45.
Bonne Presse, 5. rue Bavard, Paris, VIII'.
Une grande conversion
Mgr Villatte, membre de l'Eglise des vieux-
eatholiques de Sufssr\ vient de faire sa sou-
mission au Pape et d'etttrer dans le sein de
l'Eglise catholique.
Né it Paris en 185.Î, il s'est fait, depuis un
prand nombre d'années, naturaliser sujet amé-
ricain. Après avoir exercé son ministère aux
Etats-tnis et. avoir pris part, entre temps,
au mouvement sehismatique des cultuelles en
France (1906-1907;, Mgr Villatte est revenu se
fixer en France, tl y a deux ans, où 11 s'est
retiré dans la solitude.
C'est là que la gràco t'attendait. Réfléchis-
sant à la stérilité de toutes les sectes et reli-
gions séparées de l'Eglise catholique. romaine
et étant de plus en plus persuadé de la néces-
sité indispensable ciu magistère unique et
infaillible du Pontife rômaiu, il a supplié le
Vicaire de Jésus-Christ de le recevoir dans son
bercail et il s'est soumis finalement à son auto-
rité suprême. S. S. Pie XI l'à accueilli avec
une grande bonté et paternité.
C'est à Paris, le lundi de la Pentecôte
1" juin, qu'il a fait son abjuration solennelle
entre_Jes mains de S. Exc. le nonce apostolique,
Mgr, Cerrettl.
Tous les enfants de la sainte Eglise se réjoui-
ront de ce retour et prieront le Seigneur pour
le nouveau converti.
Voici le texte de l'abjuration prononcée par
Mgr Villatte
•̃ Moi, René-Joseph Villatte, déclare exprimer
mes regrets les plus sincères pour avoir enseigné
bien des erreurs et pour avoir attaqué et pré-
senté sous un faux jour la Sainte Eglise Ro-
maine.
» Sans réserve, je retire tout enseignement
semblable. Je crois et professe la Sainte Eglise
Romaine et je me soumets entièrement et sans
condition à son autortté. reconnaissant et con-
fessant qu'elle est la seule vraie Eglise du
Christ, en dehors de laquelle il n'y a pas de,
salut." w
« En' me soumettant, je regrette et je me
repens d'avoir obtenu les saints ordres et
de les avoir conférés à d'autres contrairement
aux enseignements et aux lois de la Sainte
Eg-lii-e Romaine dam laquedle j'espère être
bientôt reçu par la grâce de Dieu.
» En émettant cette formelle déclaration par
laquelle je déplore le passé, je demande pardon
à Dieu des scandales que j"»j donnés et je pro-
mets de les réparer p*r le bon exemple de ma
nouvelle vie et j'invite tous ceux qui ont suivi
̃ "rreurs it imite'' mon exemple.
fais cette déclaration librement et spon-
uiieiiicnt pour répa'-r tout, le mal que j'ai
Ia|t: et les scandales ojie j'ai donnés. »
les martyrs canadiens
Lea bienheureux Jean de Brébeuf,
Gabriel Lalemand, Antoine Daniel,
Charles Garnier, Noël Chabanel,
laaac Joguea, René Goupil, Jean de
la Lande
Rome, 21 juin. Ce matin, à la basilique
de Saint-Pierre, a eu lieu la béatification, selon
le rite habituel, de Jean de Brébeuf, Gabriel
Lalemand. Charles Garnier, iS'oël Chabanel,
Jsaae Jogues, René Goupil, Antoine Daniel, ne
la Compagnie de Jésus, et Jean de la Lande,
laïque attaché à la Compagnie de Jésus, évan-
gélisateurs et premiers martyrs de l'Amérique
septentrionale.
Etaient présents à la cérémonie M. Mercier,
ministre des Terres et Forêts du Canada plu-
sieurs descendants des familles des nouveaux
Bienheureux et de nombreux Pères de la Com-
pagnie de Jésus.
L'après-midi, à 6 heures, le Pape vint à Saint-
Tableau de la béatification des huit martyrs canadiens
De gauche à droite, à genoux: P. 1. de ta Lande. P. Oaniel.
En haut: P. Chabanel, P. Lalemant, P. de Brébeuf, P. Jogues, P. Garnier.
A genoux, à droite: P. Goupil.
Pierre vénérer l'image et les reliques du bien-
heureux Bréheuf et de s,es compagnons.
Durant l'imposante cérémonie, l'oraison des
Bienheureux fut chantée et la bénédiction du
Saint Sacrement donnée par Mgr- Deschamps,
auxiliaire de Montréal. L'honorable ministre
Mercier, représentant officiellement le gouver-
nement de Québec, occupait, comme le matin,
une place à la tribune diplomatique avec sa
femme et sa illle.
Assistaient aussi les PP. Jésuites Ducas, dé-
légué de la province française du Canada
Devine, délégué de la province anglaise Artus,
délégué des Missions du Canada, ainn que les
membres du pèlerinage canadien.
Le reliquaire offert au Saint-Père et une
réduction artistique du monument engé au
Canada sur la colline des Martyrs.
Le P. Jean de Bréheuf était né à Condé-sur-
Vire, dans le diocèse de B.ayeux (en 1Ô05) le
P. Gabriel Lalemand, à Paris (1610) le
P. Antoine Daniel, à Dieppe flSOl1, le
P. Charles Garnier, à Paris (1606; le P. Noël
Chabanel. dans le diocèse de Mentle (1613) le
P. Isaac Jogues, à Orléans (l'5O7) René Goupil,
a Angers .et Jean de la Lande, à Dieppe.
Six Jésîuites et deux « donnés aux missions
du Canada tous Français. Ce sont les Héros
les plus éblouissants de cette épopée mys-
tique que Georges Goyau a racontée. Leur
martyre égale ce que l'histoire de l'Eglisi .iiïre,
de plus sublime on ne peut., par exemple,
lire sans frémissemen* le récit des tortures
infligées au P. de Brébeuf et au P. Lalemand.
Le double martyre du P. Jogues déconcerte.
Mgr Mannix à Paris
Conduisant à Rome un pèlerinage de 2tK) Aus-
traliens, Mgr Mannix, archevêque de Melbourne,
passe quelques jours à Paris, et demain mardi,
à 9 heures, célébrera une messe solennelle à
la Madeleine.
Ce prélat a déjà joué un rôle considérable,
et on peut le représenter comme l'un des repré-
sentants et des défenseurs les plus intrépides
de l'indépendance de l'Irlande, sa patrie. N'ou-
blions pas, en effet, qu'avant de prendre le
gouvernement du plus grand diocèse de
l"Océanle et de devenir le chef religieux de
la grande cité de Melbourne, il a été, pendant
neuf ans, le président du Séminaire de May-
nooth qui forme la presque totalité du clergé
irlandais.
L'appui énergique qu'il a donné aux reven-
dications irlandaises lui a valu l'antipathie d'un
grand nombre d'Anglais. En 1920, voulant aller
en Irlande pendant la longue agonie de Mac-
Svtiney, lord-maire de Cork, il en fut emptciié
Mais le martyre lui-même n'est ici que la
manifestation plus éctatante d'une sainteté
dont le prodigieux héroïsme donne le vertige.
Le P. de Brébeuf pour se borner à ce géant
do sainteté. est béatifié comme martyr il
l'eût été comme confesseur sI Dieu n'avait pas
exaucé la prière de son serviteur qui, a son
vœu d'accomplir parfaitement les « conseils »
évangéliques, ajoutait neuf ans avant la mort,
ce « vœu du martyre
« Jésus, mon Seigneur, que vous rendrai-je
pour tout ce que vous m'avez donné 1 Je boirai
votre calice et j'invoquerai votre nom. Et c'est
pourquoi, à la présence de votre Père éternel,
de l'Esprit-Saint, de votre très sainte Mère et
de votro époux très chaste, saint Joseph, en
présence des anges, des apôtres, des martyrs
et de mes sains Pères Iganoe et François
Xavier, je fais vcpu, Seigneur, de ne point me
dérober à la grâce du martyre s'il 'arrive, que
votre miséricorde me l'offre, à moi, voire in-
digne serviteur en sorte qu'il ne me sera
plus permis désormais, pour tout le. reste de ma
vie, de fuir aucune occasion qui se présenterait
de mourir pour vous (à moins que je ne juge
plus conforme à votre plus grande gloire d'agir
diversement) ou de ne pas accepter avec joie
In coup de mort A vou9 donc, mon Seigneur
Jésus, «3 'offremon sang, mon corps, mon esprit afin que, si
vous me l'accordez, je meure' pour vous, qui
avez d:tignr mourir pour moi. Donnez-moi iV
vivre de telle sorte que vous m'accordiez fina-
lement de mourir ainsi. Voilà la manière dont je
boirai votre eatice et dont j'invoquerai votre
non!. Jésus! Jésus! Jésus! »
Le Canada français se glorifie avec raison de
ces martyrs, qui ont fait son âme comme
d'autres fils de France ont fait ss» t;ir>\ Le gou-
vernement de la province de (jut-btc comme
on l'a vue, dé)-%ué à cette occasion deux repré-
sentants: S. (;. M^r Dcsrlifrnps, évêque auxi-
liaire do Montréal, et rhonoruhle Uonou: Mer-
ck*, ministre des Forêts et des Terres de la
couronne
l.'n groupe du 55 Canadiens est arrivé, en
pèlerinage. Le Saint-Père les recevait mercredi
dernier il les félicitait de ne point s'être
laissé arrêter par Ja longueur du voyage. Ils
avaient d'ailleurs été déjà procèdes par un
autre groupe important de leurs compatriotes,
et ils n'étaient pas les derniers que k- Canada
avait annoncés pour l'année sainte.
Ce rpè.le"rinage, qui comprend 14 prêtres, est
dirigé par deux Pères Jésuites le R. P. Artus,
Français, missionnaire au Canada depuis de
nembreuses années, et le R. P. Devine, qui
apporte au Saint-Père des reliques de o.-ux dès
martyrs dont le corps n'a pas été anéanti dans
les flammes. il. S.
par le gouvernement britannique qui ie débar-
qua de force en Angleterre. Plusieurs munici-
palités irlandaises, celles de Dublin,. de Cork,
de Limerick, de Sligo et beaucoup d'antres
répondirent à cet acte en décernant le droit de
cité à l'archevêque de Melbourne. Il se rend à
Dublin pour y être reçu comme citoyen d'hon-
neur de la capitale de l'Irlande.
Mgr Mannix <->t partisan de l'indépendance
absolue de l'Irlande et fait des vœux pour M. de
Valera dans ces conditions, quelles vent être
ses relations avec Pépiseopat irlandais qui. en
majorité, accepte le régime actuel de l'Irlande
et son gouvernement ?
Animés d'une grande sympathie pour tous les
Irlandais catholiques, nous souhaitons qu'ils
trouvent enfin la solution qui les réunira pour
te plus grand bien de leur pays, car les divi-
sions profondes qui les séparent ont pour effet
de paralyser le développement politique et e>o-
nomique de l'Irlande. Mgr Manaix rendrait à
Min pay» un t^ervice -̃–•̃ la grande auto-
rité dont il y jouit i:r de la 'réconci-
liation, où tous les ];̃>«.«.̃• catholiques nau-
raienî plus qu'un, cœur et qu'une âme.
Vpr~lp rnnfrrp
Vers le Congrès ûb Rennes
Après les joies pnroissiates des Fête-
Dieu et de la fête du Sacré Cœur, les re-
gards et les pensées de la Franco catho-
lique se tournent vers les splendeurs
eucharistiques qui se préparent îi Rennes.
Ce ne sera pas un de ces Congrès inter-
nationaux qui. tous les deux ans. émeuvent
la catholicité tout entière. comme ceux tic
Rome, Amsterdam, Lourdes. Cologne,
Vienne. Malte, etc., etc. qui forent
d'inoubliables manifestations. Mais les
.Congrès nationaux revêtent souvent un si
j splendide éclat, et dans une province
déterminéo provoquent un tel l'-lnn de piété,
une telle, explosion de ferveur, qu ils pa-
raissent être inoubliables eux aussi.
Xous ne doutons pas qu'il doive en et m
ainsi du Congrès eucharistique national
qui se prépare à Rennes.
La capitale de cette Bretagne qui a vu
au cours de cette année de si imposant-;
rassemblements des forces catholiques va
voir accourir vers elle toute cette province
si profondément croyante et si (1ère de
manifester sa foi. Sans parler de la gran-
diost» procession qui se prépare pour la
clôture solennelle, les offices célébrés dans
| les diverses paroisses transformeront T><>n-
| dant ces quelques jours toutes les ciriises
de Rennes en coins du paradi.
Les réunions de sections assembleront.
̃ comme il est d'usage dans ces ̃Congrès, les
auditoires spéciaux, clergé, hommes,
jeunes gens, femmes, jeunes filles, autour
d'orateurs distingués pour s'entretenir des
sujets eucharistiques convenant particu-
lièrement à chaque auditoire. Assemblées
spéciales qui offrent toujours un très
grand attrait.
Et chaque jour une assemblée générale
aura lieu, au cours de laquelle on aura la
joie d'entendre l'un des grands orateurs
du moment grandes voix de l'épiscopat
en la personne de Mgr Landrieux, évoque
de Dijon Mgr Mignen, évêque de Mont-
pellier Mgr Dupare, évêque de Quimper
Mgr Lecomte, évoque d'Amiens grandes
voix des Ordres religieux avec le P. Ju-
déaux, de la Compagnie de Jésus, et le
P. Janvier, Dominicain.
Tous les fidèles qui eurent le bonheur
d'assister au Congres national de Paris
Gazette
La maison de Bossuet
La maison anccsfralc- de Bossuet curio- j
sité tifstoriqiw «i. archéologique de
Seurre, sur les bords de la Saône, vient
de changer de propriétaire.
Construite en laO7 par Etienne Bossuet,
'dit Rouyer, bourgeois, échovin et maire de
la ville, elle fut habitée par les ancêtres
de l'illustre évêque jusqu'en 1583. époque
à laquelle le grawi-père de Bossuet,
nommé conseiller au Parlement de Bour-
gogne, vint se fixer à Dijon.
Quoique très abîmée par le temps, celle
maison, bâtie en. briques, comme toutes les
maisons de la vallée de la Saône, offre en-
core aux yeux du touriste une belle porte
ogivale avec décorations sculptées dans le
.•îyle flamboyant. Au centre de ces sei'lp-
tvive.s. on voit l'éeusson de la famille qui i
était « d'azur à trois roues d'or >. avec la
date 1 505, et cette devise en lettres go-
thiques, effacées en partie RrbiM inett
vclut orbi. On y remarque aussi une deini-
tourelle octogonale assez élevée, dominant
cette porte, laquelle forme tour du côté
du levant et <*e lie au reste de la construc-
tion air couchant.
La famillp. Bossuet, dont le nom géné-
rique était Rouyer (nom qui se rapporte à
la profession des membres de la famille
charrons), changea plus tard son écusson.
Ce fut un cep de vigne, avec cette devise a
double sens, suivant la mode du temps
u Bon bois bossu est. ><
.Atjoutons que le nouveau possesseur est.
•e cinquième 5eulen1e.nl que compte cette
fameuse demeure.
La journée de « Silvo •
On ne parle que de poteaux, cette se-
maine poteaux d'électrifleation à fournir
en prestations en nature par les Aile-
mands poteau d'exécution réclamé par
ies parents des soldats du Maroc pour les
complices français d'Abd-el-K^im po-
teaux d'arrivée aux épreuves h-ippiojues Is
dont c'est la saison, sans parler du dé-
puté Philip.poteaux, qui a été nommé à la
Chambre président du groupe franco-
russe.
Hier, vers 3 heures de l'après-midi, c'f>st
le poteau du champ de courses d'Auteuil
cui attirait l'attention d'une foule énorme,
massée sur le champ de courses pour le
prix du Grand Steeple.
Le cheval anglais Silvo. unique cham-
pion doutre-Manche et grand favori, a
passé le premier le fameux poteau, l'em-
portant de deux longueurs sur les che-
vaux français Lautaret et Hydravion.
Le président de la République a com-
plimenté e propriétaire de Silvo, M. Mid-
wood. à qui sa victoire rapporte, avec les
honneurs de la journée, la coquette somme
de 241 000 francs.
La joie était dans l'air. Les toilettes
féminines resplendissaient dans ce pre-
mier jour d'été. La recette au Pari mutuel
a dépassé 9 millions. Le service d'ordre a
placé 15 250 automobiles.
« L'beure des sacrifices a sonné » a a
dit M. Caillaux.
On ne s'en doutait pas trop hier.
Les sauveteurs de Penmarc'h
Corfntm Colc, le sous-patron survivant 'te
l'un des canots de sauvetage de Penmarc'h,
vient de recevoir, à son tour, la croix de la Lé-
gion d'Honneur.
Le conflit dans la métallurgie belge.
Les journaux annoncent que le Congrès
extraordinaire des métallurgistes a voté un
ordre du jour décidant que les ouvriers de
toutes les usines visées par la réduction de j
salaires, cesseront le travail partir du i" juil-
fet prochain et chargeant !<•« Comités exécutif
et national de l'exécution de cette résolution
aiw* que de la conduite du mouvement en 1
acoord avec tes .sections régionales ou fffovin- I
cialcs,
R. S.
conservent un souvenir émn îles discourt!
vraiment saisissants qui tirent alors r&w
tentir les échos df la vu*te salle du Troca^
oVti>. t's hymnes à l'Eucharistie sortant
des îèuv-s iVs plu< éInational en des assemblées où la France*
entière est irepréienlée sont, un attrait
exceptionnel. Rennes en aura toutes les t'a-i
veurs.
Saluons donc- pn avance, au nom de lai
France catholique. eucharistiques de Bretagne.
Dans ces journées, dont on ne sait si
elles sont du ciel ou de la terre, la terra
semble s'élaucer vers le ciel. 0>sl. comme
un commentaire vivant «.» cantique Hrm-t -t
dMtr. omnia opéra Unmini Dominai
Créatures tiu Sairgnenr. louez toutes !«
Seigneur. Les prières, les chants. les
lumières, les ivposoirs. lr- somptueux
détilés. c'i't la terre partant an ciel 1«
langage des créatures. Les apôtres les j.lus
éloquents, les conférenciers le> plus iini-
nents. et. par-dessus tout. Dieu parlant)
aux âmes recueillies e|. avides «te recevoir
le •̃ mot du ciel » dans l'intimité de fer-*
venies communions, c'esl Dieu parlant- ai
ses créatures dévouées, e'esi le ciel se ré-i
vêlant h la terre t tuile heureuse dn(
l'écouter.
Au moment où approche la date de ena
journées solennelles qui se dérouleront ilu!
I" au 5 juillet, nous .̃ ;i -n-rr- in^tnrirm
tous les catholiques à -y umrs
de co.'ur, le clergé et ies communautés reli-
gieuses h prier pour leur plein succès <»fc
nous, encourageons vivement tous ceux qui
se proposent, d'aller y prendre part HTVcIih
̃wvment.
Et nous fai-ons ]e rêve qu'en celle sr>-(
iiiaine bénie la bénédiction divine, attiré»
par lant d'hommages e(. de prières, se ré-t
pandra sur notre patrie dans les heures
angoissantes que nous traversons qu'elle
descendra, douce, forte et. féconde, mu- 1*
noble Bretagne qui spra le théâtre de nvj
splendides manifestât ions, et que..speri;iie-,
ment, un grand nombre d'ames choisies du
la jeunesse qui grandit entendront, l'app -l
.supérieur vers la vocation .sacerdotale ft \n
vocation religieuse diocèses et t'.ongi'éga-
tion^ religieuses, en etïet, répètent ave-d
anxiété la prière Donnez-nous (tes vov.'M
(ions Donnez-nous de" vocations
Fl
Pour les iertée catholiques
12000 hommes à Dijon réclament
l'abolition des lois laïques
t et la paix religieuse
Le Congrus des catholique** de la Côle-d'Oc
a obtenu, «iirnanchp, k Dijon, un éclatant succès,,
Plus dn J2O00 hommes étalent \enus de ii.us
les points du département. Dans le vaste eui-l"S
(!̃̃ l'Asile, cl. l>. lites-xurs îles Pauvres, (,»»
uKiMirs ballirctil-. -i l'unisson cl l'on •̃ul, l;i juin
intime de sentir les âmes confondu'1- .i.m- ihkî.
même goi et une, rneTne espérance.
î Le général' rte> Caslelnau arriva k Hijoti ii
s midi 10. Il fut re<;n sur le quai de la gare jj,,r
Mjrr Landricux, (Svftquo de Dijon In colonel C
Picard, le chanoine U •>giange>. le clmnoliid
3 L'iuis. drtput*1 (1p> MH/. MM, tî-*n f président
1 Perronel. \ii.Mi;v (.̃ui'ral f'riupcn, Ptnlh,
Pf'n'~x'L \ir.u: ~n~'ra! f'r,Ilprll, i~hill~,n;
1 Lauruin. etc.
Lf Congrès s'ouvrit i ti li'-ures ;̃
Mgr Landrieux présidait. En quelque» phrase»
1 sobres, il présenta les conférenciers. M. le colo-»
5 ncl Picard exposa l'effort ger les saines doctrines chrétiennes et les r»''Sîul-«
tats magnifiques obtenus grico au dévouement
de chacun.
t Le chanoine Desgranges, tour à tour gogiun
naril, ffimilier, émouvant f'I superbe, soulevé
l'enthousiasme de la foule. TI fustigea les Logf
t" ridiculisa les francs-mac* >ns. ces hmnnK-s
craignent la lumier". Il i- •' ̃̃̃<̃>̃.
gion musulmane, de ses
gouvernement <$vi est s'n-leur eilu l'exemple tlié'.iJoifk1 musulmane où, avec, les stilivcu lions
de l'Etat français, on forme de» prêtre» mahcM
métans ;il pnrla des pèlerinages Ue L,i \)ecqu«,
présidés un départ par le. gouverneur *ïen grande tenue, etc. Il conclut en imcilr.rit js
franc-maçonnerie dressée contre l>
nisme et déndée l!vrrr rtnirnanité a
barK In licvi.i • ̃̃: ̃'̃ iNit |jmir in
ll''Tense île la ••, :i. ii- |MVi'i- (|irell<)
(•si 1,'t irivilisatioii «le Jn.'suH-
M. le efianolne LouH apporta à l'asM-inbléc 1*
i salut de l'Alsace-L' ̃:̃'• • in • Après avoir bhu-
ligné les souffrances •! »• eornpalriolcs pen»
cant /i7 .iris, il r;t; promesses snlr-n-.
nèfles faites jiir il JotTre au nnrtt
Puis ce. fut le tour du général de CasteSnau'
la parole «hantante aux propos gais et da
slyle <• poilu ». Nw; ne. nous pl«ndronn pa»
»ur ct'lte belle pnsre, csr tous no» lecteur»
savent avec (jut'l cœur le général «ait parler
d^1 sa FikJt'TstKHi i!" -c, huis et. de* devoira
présents clama sans !ij).
Mgr Landrieux par! i<" dernier '•
miérrs paroles fur'-n1 pour ren: i.-a
émotion le général .le CasU-lnau qui, « & peme
remis de la miarre.^repart p sans changer de drapeau ».
s Nous sommes des p;icilk;u£S, poursuivit-)^
mais non des pacifistes, tua moutons qui s.'en,
vont b"?!er la paix chez les lôupg. Les pacifiques*
aiment lu paix, mais quand la paîx est menacées!
si on l'aime vraiment, on so l^ve cl on lai
défend. Le type idéal du pacilique, c'est t«
chevalier du moyen âge à qui on avait donn*?
ce beau nom Miles pacificvK On nous objwt-i
parfois l'Evangile le catholique, devrait cd->
calxser t" '̃̃ '̃ "̃ '̃ "T'1' >1i-*é
merci à
vient-on n< •̃
^i!e ne demande j 1
héroïques ré^içnati^i..̃ ̃ i
chose les virili-s énergies de Ih con "iwe cln'e-,
tienne pour revendiquer les droits de Dieu en
face de ceux, quels qu'ut soient, qui les rnécon-<
naissent. Le <3iri»t notre Ntaltre a diV
• Bienheureux le* doux v-si. Mais tt
a loué aussi ce fortis artu. niamn for!
j qui défend son droit, s,t \-y.t-x\i:. «es biens*
1 j et il a lutté lui-même viirrjurusement nmtru
I !e.« PtiarisienB de son temps qui r
1 mal et qui troublaient la paix
I lutter contre ceux d'aHjourfCuu n ji-mr t,
| mf'tne raison, parce qu ils fout la même !><̃
xgn'
» H y a quarante ans jjue Isa tafcolifltic^
chissent ont prévu qu'un jour vien-
drait où, tous les partis neutres
débordés, effondrés, il n'y aurait plus
en présence que l'Eglise et la Révolu-
tion et qu'il faudrait opter pour le
Christ ou pour l'anarchie.
Paroles de Mgr LANDRIEUX
1. le 21 juin devant 12 000 hommes à Dijon.
rRAHCE et 6 6 pagu En a 55 f. 6 mtii 28 f. 3 min 14 f. 50
COLORIES >* » » 36t L > I9f. t, »10f. »
CROIE at fipa6ea: Be u 83l, C6tcoa voa.a
CROIX aq 4 v Gua 63 f. 1 Cb~ g
PKLERIH J4 » > Ht. t. I t"»« 1668
Rfd~i- ~t.Tt
~t-P'I~w. E~rsesa88-88
EL n!!U 66-815
Pour la Publicité, s'adrtmtr il, rue Jea*<-lft}tt]ijn j
QUOTIDIEN s VINGT CENTIMES
ksdactioit .a.:d:mi:n'ist:r.ajxioit
5. rue Bayard, ParlS-VHI«. ASrtsse Télégraphique CROIBA YAK-PARIS
ADVENIAT REGNUM TUUM
Mercredi 24 juin. S. JEAN-BAPTISTE
Paris, le 22 juin 1925. L
La journée
A Rome a été célébrée, selon le rite
habituel, la béatification des huit mar-
tyrs canadiens, qui tous étaient Français
de naissance. Cette glorification s'ajoute
donc à celles dont la France se réjouit
spécialement en cette année jubilaire.
A La Roche-sur-Foron, Dijon, Saintes,
Compiègne, etc., plus de 50000 hommes
ont revendiqué les libertés de la con-
science catholique et demandé la paix
religieuse par l'abrogation des lois
laïques. Ces splendides réunions forti-
fient l'organisation de la Fédération
nationale catholique encore à ses débuts.
Des perquisitions opérées chez le
député communiste Doriot ont fait dé-
couvrir de nouveaux documents volés de
la plus haute importance, notamment
des ordres ûc service adressés à des offi-
ciers qui font campagne au Maroc. -En
présence de ces manoeuvres de trahison,
le gouvernement se proposerait de
demander des poursuites contre Doriot
et son collègue Marty.
Un coup de main chinois s'est produit
dimanche en plein jour à Paris. Une
centaine de Chinois ont assailli leur léga-
tion et ont contraint le ministre à signer
des documents révolutionnaires. Un seul
a été arrêté.
La pression riffaine diminue au centre
de notre front du Maroc. Mais, par
contre, elle reste tendue à l'Ouest où les
ennemis veulent tenter une opération
contre le col de Tafrant. Un journal
anglais met de nouveau en circulation le
bruit qu'Abd-el-Krim aurait fait à la
France des propositions de paix accep-
tables.
Les experts français et espagnols, réu-
nis à Madrid, ont abordé la question de
la surveillance de la contrebande ter-
restre au Maroc, notamment en ce qui
concerne la frontière entre le territoire
de Tanger et le Riff.
La Russie ferait pression sur l'Alle-
magne pour l'empêcher d'entrer dans la
Société des nations, ce que, aux termes
du traité de Rapallo, elle ne doit pas
faire sans le consentement des Soviets.
Une vive campagne se manifeste en
Angleterre parmi les adversaires du
projet du pacte de garantie en vue d'at-
ténuer les engagements de l'Angleterre.
Dans les usines visées par la réduc-
tion des salaires, les ouvriers métallur-
gistes belges cesseront le travail à partir
du I" juillet.
Pas d'amélioration dans les événe-
ments de Chine. On continue à molester
les étrangers. Deux Japonais ont été tués
près de la concession française à Canton.
A Changhaï, les boutiques restent fer-
mées et la grève bat son plein.
Les désillusions de l'ancien kaiser
La. femme de l'ex-empereur Guillaume II va
se rendre aux bains de Hombourg pour y faire
un assez long s<
On déclare u\i: .as milieux que cette
séparation momentanée n'est pas étrangère 1
ries divergence rie caractère politique surve-
nues entre les époux. Guillaume II serait très
désappointé des conséquences de l'élection du
maréchal Hindenburg à la présidence. 11 espé-
rait. dit-on, que rHte élection lui permettrait de
rentrer rapidement en Allemagne, il commence-
rait à être désillusionné.
Laudate pueri Dominum. Répertoire de
musique religieuse ancienne et moderne,
par les chanoines Em. et Aug. Brune.
Recueil II chants à une et deux voix
égales. avec une partie d'orgue. Broché,
5 francs port, 0 fr. 30. Relié, 6 francs
port, 0 fr. 30.
'̃̃• ̃̃ '-ses de ville et de cain-
U d'actftter 'pet ouvrage
i|- ..ilement dest'né. Elles y
trouveront des morceaux des meilleurs au-
ie ,rs. tels ctoe Mozart. Beethoven, Bach,
H i nuel. Doin Pothier, Mgr Perruchot, etc. Le
i n' livre ne comprend pas moins de 37 mor-
ceaux pour saluts du Saint Sacrement
10 pour le Propre du Temps 4 pour le Sacré
Cœur; 18 pour la Sainte Vierge; d'autres pour
1 f Joseph les saints patrons sainte
•̃'•̃• d'Are, pour le Pape, la réception d'un
tA.'iiue. pour une première messe ou un .iu-
bilé, pour les défunts, et pour la béned rtiun
• lu Saint Sacrement. Noter que ces chants
̃̃̃ ̃ n l'itin et peuvent ainsi s'"i"vh' pour
BONNX JHltïît. 5, RU£ BAVARD, PARIS, VIU'
Un livre bien actuel
Nos lecteurs n'ont pas oublié
l'enquête si intéressante menée
» pendant trois ans, ici même, par
notre collaborateur M. Reverdy
sur les réformes les plus urgentes que
nécessite la situation actuelle de notre
pays.
L'auteur de cet important travail vient
de le résumer dans un livre qui offre un
profond intérêt pour tous ceux que
préoccupe l'avenir de la France et qui
cherchent une solution aux maux dont
nous souffrons.
La Constitution de 1875 célèbre cette
année son 50* anniversaire. Si l'inven-
taire de ce qu'elle a produit pouvait
s'établir, à côté d'un peu de bien réa-
lisé, que de mal commis en son nom et
sous son égide
Si la Constitution de 1875 doit être
considérée responsable, c'est moins par
ce qu'elle contient que par ce qu'elle ne
contient pas. Elle manque, en effet, des
éléments les plus essentiels à une Con-
stitution en ne prévoyant aucune sau-
vegarde pour ce qui forme la base de
toute société la religion, la patrie, l'a.
famille et la propriété. Tant que ces
assises sociales ne seront pas respectées,
tant qu'un libéralisme de mauvais aioi
laissera au mal toute liberté d'action,
nous continuerons à descendre la pente
sur laquelle nous sommes entraînés.
Devons-nous toutefois perdre courage?
Dieu a sauvé la France une première
fois en nous donnant la victoire, par le
jeu des événements (Dieu peut encore
nous sauver en nous aidant à gagner la
paix. Mais il faut d'abord que nous le
lui demandions ipar la prière et qu'en-
suite nous le méritions en résistant aux
tentations semées sur notre route par les
erreurs modernes.
Déjà, dans. plusieurs pays voisins du
nôtre, le principe d'autorité s'est trouvé
restauré. Ce principe est nécessaire à
toute société. Mais, quelle que soit la
forme qu'il puisse revêtir, il est, dans
tous les cas, indispensable de lui donner
comme base une charte établissant les
règles nécessaires au fonctionnement de
toute société.
Ces règles, les lecteurs du livre de
M. Reverdy les trouveront exposées et
appuyées par des raisons solides.
Il est souvent question, et avec raison,
h l'heure actuelle, de la formation ci-
vique de la jeunesse. Les cercles d'études
trouveront dans le livre de M. Reverdy
un véritable manuel de travail avec une
bibliographie très pratique pour l'étude
des principales questions civiques.
Mais loin de nous la pensée, par ces
quelques considérations, d'amoindrir la
satisfaction de ceux qui liront l'excellent
vo-lumi' que nous recommandons. Nous
préférons renvoyer nos lecteurs au tra-
vail de M. Reverdy, et ils n'auront pas
à le regretter.
Qu'il nous soit donné de voir bientôt
cette thèse si importante entrer dans le
domaine pratique, grâce à l'union de
tous les bons Français ligués contre le
socialisme et ses pernicieux principes!
S'il en est ainsi, nous pourrons espérer
voir notre cher pays reprendre parmi
les nations le rang qui lui revient, et
cela par la restauration du principe
chrétien.
PAUL Feron-Vrau.
Vnr enquête sur les réformes urgentes,
par Henry REVERDY, docteur en droit,
avocat à la Cour d'appel de Paris. Un vol.
de 172 pages, i francs port. 0 fr. 45.
Bonne Presse, 5. rue Bavard, Paris, VIII'.
Une grande conversion
Mgr Villatte, membre de l'Eglise des vieux-
eatholiques de Sufssr\ vient de faire sa sou-
mission au Pape et d'etttrer dans le sein de
l'Eglise catholique.
Né it Paris en 185.Î, il s'est fait, depuis un
prand nombre d'années, naturaliser sujet amé-
ricain. Après avoir exercé son ministère aux
Etats-tnis et. avoir pris part, entre temps,
au mouvement sehismatique des cultuelles en
France (1906-1907;, Mgr Villatte est revenu se
fixer en France, tl y a deux ans, où 11 s'est
retiré dans la solitude.
C'est là que la gràco t'attendait. Réfléchis-
sant à la stérilité de toutes les sectes et reli-
gions séparées de l'Eglise catholique. romaine
et étant de plus en plus persuadé de la néces-
sité indispensable ciu magistère unique et
infaillible du Pontife rômaiu, il a supplié le
Vicaire de Jésus-Christ de le recevoir dans son
bercail et il s'est soumis finalement à son auto-
rité suprême. S. S. Pie XI l'à accueilli avec
une grande bonté et paternité.
C'est à Paris, le lundi de la Pentecôte
1" juin, qu'il a fait son abjuration solennelle
entre_Jes mains de S. Exc. le nonce apostolique,
Mgr, Cerrettl.
Tous les enfants de la sainte Eglise se réjoui-
ront de ce retour et prieront le Seigneur pour
le nouveau converti.
Voici le texte de l'abjuration prononcée par
Mgr Villatte
•̃ Moi, René-Joseph Villatte, déclare exprimer
mes regrets les plus sincères pour avoir enseigné
bien des erreurs et pour avoir attaqué et pré-
senté sous un faux jour la Sainte Eglise Ro-
maine.
» Sans réserve, je retire tout enseignement
semblable. Je crois et professe la Sainte Eglise
Romaine et je me soumets entièrement et sans
condition à son autortté. reconnaissant et con-
fessant qu'elle est la seule vraie Eglise du
Christ, en dehors de laquelle il n'y a pas de,
salut." w
« En' me soumettant, je regrette et je me
repens d'avoir obtenu les saints ordres et
de les avoir conférés à d'autres contrairement
aux enseignements et aux lois de la Sainte
Eg-lii-e Romaine dam laquedle j'espère être
bientôt reçu par la grâce de Dieu.
» En émettant cette formelle déclaration par
laquelle je déplore le passé, je demande pardon
à Dieu des scandales que j"»j donnés et je pro-
mets de les réparer p*r le bon exemple de ma
nouvelle vie et j'invite tous ceux qui ont suivi
̃ "rreurs it imite'' mon exemple.
fais cette déclaration librement et spon-
uiieiiicnt pour répa'-r tout, le mal que j'ai
Ia|t: et les scandales ojie j'ai donnés. »
les martyrs canadiens
Lea bienheureux Jean de Brébeuf,
Gabriel Lalemand, Antoine Daniel,
Charles Garnier, Noël Chabanel,
laaac Joguea, René Goupil, Jean de
la Lande
Rome, 21 juin. Ce matin, à la basilique
de Saint-Pierre, a eu lieu la béatification, selon
le rite habituel, de Jean de Brébeuf, Gabriel
Lalemand. Charles Garnier, iS'oël Chabanel,
Jsaae Jogues, René Goupil, Antoine Daniel, ne
la Compagnie de Jésus, et Jean de la Lande,
laïque attaché à la Compagnie de Jésus, évan-
gélisateurs et premiers martyrs de l'Amérique
septentrionale.
Etaient présents à la cérémonie M. Mercier,
ministre des Terres et Forêts du Canada plu-
sieurs descendants des familles des nouveaux
Bienheureux et de nombreux Pères de la Com-
pagnie de Jésus.
L'après-midi, à 6 heures, le Pape vint à Saint-
Tableau de la béatification des huit martyrs canadiens
De gauche à droite, à genoux: P. 1. de ta Lande. P. Oaniel.
En haut: P. Chabanel, P. Lalemant, P. de Brébeuf, P. Jogues, P. Garnier.
A genoux, à droite: P. Goupil.
Pierre vénérer l'image et les reliques du bien-
heureux Bréheuf et de s,es compagnons.
Durant l'imposante cérémonie, l'oraison des
Bienheureux fut chantée et la bénédiction du
Saint Sacrement donnée par Mgr- Deschamps,
auxiliaire de Montréal. L'honorable ministre
Mercier, représentant officiellement le gouver-
nement de Québec, occupait, comme le matin,
une place à la tribune diplomatique avec sa
femme et sa illle.
Assistaient aussi les PP. Jésuites Ducas, dé-
légué de la province française du Canada
Devine, délégué de la province anglaise Artus,
délégué des Missions du Canada, ainn que les
membres du pèlerinage canadien.
Le reliquaire offert au Saint-Père et une
réduction artistique du monument engé au
Canada sur la colline des Martyrs.
Le P. Jean de Bréheuf était né à Condé-sur-
Vire, dans le diocèse de B.ayeux (en 1Ô05) le
P. Gabriel Lalemand, à Paris (1610) le
P. Antoine Daniel, à Dieppe flSOl1, le
P. Charles Garnier, à Paris (1606; le P. Noël
Chabanel. dans le diocèse de Mentle (1613) le
P. Isaac Jogues, à Orléans (l'5O7) René Goupil,
a Angers .et Jean de la Lande, à Dieppe.
Six Jésîuites et deux « donnés aux missions
du Canada tous Français. Ce sont les Héros
les plus éblouissants de cette épopée mys-
tique que Georges Goyau a racontée. Leur
martyre égale ce que l'histoire de l'Eglisi .iiïre,
de plus sublime on ne peut., par exemple,
lire sans frémissemen* le récit des tortures
infligées au P. de Brébeuf et au P. Lalemand.
Le double martyre du P. Jogues déconcerte.
Mgr Mannix à Paris
Conduisant à Rome un pèlerinage de 2tK) Aus-
traliens, Mgr Mannix, archevêque de Melbourne,
passe quelques jours à Paris, et demain mardi,
à 9 heures, célébrera une messe solennelle à
la Madeleine.
Ce prélat a déjà joué un rôle considérable,
et on peut le représenter comme l'un des repré-
sentants et des défenseurs les plus intrépides
de l'indépendance de l'Irlande, sa patrie. N'ou-
blions pas, en effet, qu'avant de prendre le
gouvernement du plus grand diocèse de
l"Océanle et de devenir le chef religieux de
la grande cité de Melbourne, il a été, pendant
neuf ans, le président du Séminaire de May-
nooth qui forme la presque totalité du clergé
irlandais.
L'appui énergique qu'il a donné aux reven-
dications irlandaises lui a valu l'antipathie d'un
grand nombre d'Anglais. En 1920, voulant aller
en Irlande pendant la longue agonie de Mac-
Svtiney, lord-maire de Cork, il en fut emptciié
Mais le martyre lui-même n'est ici que la
manifestation plus éctatante d'une sainteté
dont le prodigieux héroïsme donne le vertige.
Le P. de Brébeuf pour se borner à ce géant
do sainteté. est béatifié comme martyr il
l'eût été comme confesseur sI Dieu n'avait pas
exaucé la prière de son serviteur qui, a son
vœu d'accomplir parfaitement les « conseils »
évangéliques, ajoutait neuf ans avant la mort,
ce « vœu du martyre
« Jésus, mon Seigneur, que vous rendrai-je
pour tout ce que vous m'avez donné 1 Je boirai
votre calice et j'invoquerai votre nom. Et c'est
pourquoi, à la présence de votre Père éternel,
de l'Esprit-Saint, de votre très sainte Mère et
de votro époux très chaste, saint Joseph, en
présence des anges, des apôtres, des martyrs
et de mes sains Pères Iganoe et François
Xavier, je fais vcpu, Seigneur, de ne point me
dérober à la grâce du martyre s'il 'arrive, que
votre miséricorde me l'offre, à moi, voire in-
digne serviteur en sorte qu'il ne me sera
plus permis désormais, pour tout le. reste de ma
vie, de fuir aucune occasion qui se présenterait
de mourir pour vous (à moins que je ne juge
plus conforme à votre plus grande gloire d'agir
diversement) ou de ne pas accepter avec joie
In coup de mort A vou9 donc, mon Seigneur
Jésus, «3 'offre
vous me l'accordez, je meure' pour vous, qui
avez d:tignr mourir pour moi. Donnez-moi iV
vivre de telle sorte que vous m'accordiez fina-
lement de mourir ainsi. Voilà la manière dont je
boirai votre eatice et dont j'invoquerai votre
non!. Jésus! Jésus! Jésus! »
Le Canada français se glorifie avec raison de
ces martyrs, qui ont fait son âme comme
d'autres fils de France ont fait ss» t;ir>\ Le gou-
vernement de la province de (jut-btc comme
on l'a vue, dé)-%ué à cette occasion deux repré-
sentants: S. (;. M^r Dcsrlifrnps, évêque auxi-
liaire do Montréal, et rhonoruhle Uonou: Mer-
ck*, ministre des Forêts et des Terres de la
couronne
l.'n groupe du 55 Canadiens est arrivé, en
pèlerinage. Le Saint-Père les recevait mercredi
dernier il les félicitait de ne point s'être
laissé arrêter par Ja longueur du voyage. Ils
avaient d'ailleurs été déjà procèdes par un
autre groupe important de leurs compatriotes,
et ils n'étaient pas les derniers que k- Canada
avait annoncés pour l'année sainte.
Ce rpè.le"rinage, qui comprend 14 prêtres, est
dirigé par deux Pères Jésuites le R. P. Artus,
Français, missionnaire au Canada depuis de
nembreuses années, et le R. P. Devine, qui
apporte au Saint-Père des reliques de o.-ux dès
martyrs dont le corps n'a pas été anéanti dans
les flammes. il. S.
par le gouvernement britannique qui ie débar-
qua de force en Angleterre. Plusieurs munici-
palités irlandaises, celles de Dublin,. de Cork,
de Limerick, de Sligo et beaucoup d'antres
répondirent à cet acte en décernant le droit de
cité à l'archevêque de Melbourne. Il se rend à
Dublin pour y être reçu comme citoyen d'hon-
neur de la capitale de l'Irlande.
Mgr Mannix <->t partisan de l'indépendance
absolue de l'Irlande et fait des vœux pour M. de
Valera dans ces conditions, quelles vent être
ses relations avec Pépiseopat irlandais qui. en
majorité, accepte le régime actuel de l'Irlande
et son gouvernement ?
Animés d'une grande sympathie pour tous les
Irlandais catholiques, nous souhaitons qu'ils
trouvent enfin la solution qui les réunira pour
te plus grand bien de leur pays, car les divi-
sions profondes qui les séparent ont pour effet
de paralyser le développement politique et e>o-
nomique de l'Irlande. Mgr Manaix rendrait à
Min pay» un t^ervice -̃–•̃ la grande auto-
rité dont il y jouit i:r de la 'réconci-
liation, où tous les ];̃>«.«.̃• catholiques nau-
raienî plus qu'un, cœur et qu'une âme.
Vpr~lp rnnfrrp
Vers le Congrès ûb Rennes
Après les joies pnroissiates des Fête-
Dieu et de la fête du Sacré Cœur, les re-
gards et les pensées de la Franco catho-
lique se tournent vers les splendeurs
eucharistiques qui se préparent îi Rennes.
Ce ne sera pas un de ces Congrès inter-
nationaux qui. tous les deux ans. émeuvent
la catholicité tout entière. comme ceux tic
Rome, Amsterdam, Lourdes. Cologne,
Vienne. Malte, etc., etc. qui forent
d'inoubliables manifestations. Mais les
.Congrès nationaux revêtent souvent un si
j splendide éclat, et dans une province
déterminéo provoquent un tel l'-lnn de piété,
une telle, explosion de ferveur, qu ils pa-
raissent être inoubliables eux aussi.
Xous ne doutons pas qu'il doive en et m
ainsi du Congrès eucharistique national
qui se prépare à Rennes.
La capitale de cette Bretagne qui a vu
au cours de cette année de si imposant-;
rassemblements des forces catholiques va
voir accourir vers elle toute cette province
si profondément croyante et si (1ère de
manifester sa foi. Sans parler de la gran-
diost» procession qui se prépare pour la
clôture solennelle, les offices célébrés dans
| les diverses paroisses transformeront T><>n-
| dant ces quelques jours toutes les ciriises
de Rennes en coins du paradi.
Les réunions de sections assembleront.
̃ comme il est d'usage dans ces ̃Congrès, les
auditoires spéciaux, clergé, hommes,
jeunes gens, femmes, jeunes filles, autour
d'orateurs distingués pour s'entretenir des
sujets eucharistiques convenant particu-
lièrement à chaque auditoire. Assemblées
spéciales qui offrent toujours un très
grand attrait.
Et chaque jour une assemblée générale
aura lieu, au cours de laquelle on aura la
joie d'entendre l'un des grands orateurs
du moment grandes voix de l'épiscopat
en la personne de Mgr Landrieux, évoque
de Dijon Mgr Mignen, évêque de Mont-
pellier Mgr Dupare, évêque de Quimper
Mgr Lecomte, évoque d'Amiens grandes
voix des Ordres religieux avec le P. Ju-
déaux, de la Compagnie de Jésus, et le
P. Janvier, Dominicain.
Tous les fidèles qui eurent le bonheur
d'assister au Congres national de Paris
Gazette
La maison de Bossuet
La maison anccsfralc- de Bossuet curio- j
sité tifstoriqiw «i. archéologique de
Seurre, sur les bords de la Saône, vient
de changer de propriétaire.
Construite en laO7 par Etienne Bossuet,
'dit Rouyer, bourgeois, échovin et maire de
la ville, elle fut habitée par les ancêtres
de l'illustre évêque jusqu'en 1583. époque
à laquelle le grawi-père de Bossuet,
nommé conseiller au Parlement de Bour-
gogne, vint se fixer à Dijon.
Quoique très abîmée par le temps, celle
maison, bâtie en. briques, comme toutes les
maisons de la vallée de la Saône, offre en-
core aux yeux du touriste une belle porte
ogivale avec décorations sculptées dans le
.•îyle flamboyant. Au centre de ces sei'lp-
tvive.s. on voit l'éeusson de la famille qui i
était « d'azur à trois roues d'or >. avec la
date 1 505, et cette devise en lettres go-
thiques, effacées en partie RrbiM inett
vclut orbi. On y remarque aussi une deini-
tourelle octogonale assez élevée, dominant
cette porte, laquelle forme tour du côté
du levant et <*e lie au reste de la construc-
tion air couchant.
La famillp. Bossuet, dont le nom géné-
rique était Rouyer (nom qui se rapporte à
la profession des membres de la famille
charrons), changea plus tard son écusson.
Ce fut un cep de vigne, avec cette devise a
double sens, suivant la mode du temps
u Bon bois bossu est. ><
.Atjoutons que le nouveau possesseur est.
•e cinquième 5eulen1e.nl que compte cette
fameuse demeure.
La journée de « Silvo •
On ne parle que de poteaux, cette se-
maine poteaux d'électrifleation à fournir
en prestations en nature par les Aile-
mands poteau d'exécution réclamé par
ies parents des soldats du Maroc pour les
complices français d'Abd-el-K^im po-
teaux d'arrivée aux épreuves h-ippiojues Is
dont c'est la saison, sans parler du dé-
puté Philip.poteaux, qui a été nommé à la
Chambre président du groupe franco-
russe.
Hier, vers 3 heures de l'après-midi, c'f>st
le poteau du champ de courses d'Auteuil
cui attirait l'attention d'une foule énorme,
massée sur le champ de courses pour le
prix du Grand Steeple.
Le cheval anglais Silvo. unique cham-
pion doutre-Manche et grand favori, a
passé le premier le fameux poteau, l'em-
portant de deux longueurs sur les che-
vaux français Lautaret et Hydravion.
Le président de la République a com-
plimenté e propriétaire de Silvo, M. Mid-
wood. à qui sa victoire rapporte, avec les
honneurs de la journée, la coquette somme
de 241 000 francs.
La joie était dans l'air. Les toilettes
féminines resplendissaient dans ce pre-
mier jour d'été. La recette au Pari mutuel
a dépassé 9 millions. Le service d'ordre a
placé 15 250 automobiles.
« L'beure des sacrifices a sonné » a a
dit M. Caillaux.
On ne s'en doutait pas trop hier.
Les sauveteurs de Penmarc'h
Corfntm Colc, le sous-patron survivant 'te
l'un des canots de sauvetage de Penmarc'h,
vient de recevoir, à son tour, la croix de la Lé-
gion d'Honneur.
Le conflit dans la métallurgie belge.
Les journaux annoncent que le Congrès
extraordinaire des métallurgistes a voté un
ordre du jour décidant que les ouvriers de
toutes les usines visées par la réduction de j
salaires, cesseront le travail partir du i" juil-
fet prochain et chargeant !<•« Comités exécutif
et national de l'exécution de cette résolution
aiw* que de la conduite du mouvement en 1
acoord avec tes .sections régionales ou fffovin- I
cialcs,
R. S.
conservent un souvenir émn îles discourt!
vraiment saisissants qui tirent alors r&w
tentir les échos df la vu*te salle du Troca^
oVti>. t's hymnes à l'Eucharistie sortant
des îèuv-s iVs plu< éInational en des assemblées où la France*
entière est irepréienlée sont, un attrait
exceptionnel. Rennes en aura toutes les t'a-i
veurs.
Saluons donc- pn avance, au nom de lai
France catholique.
Dans ces journées, dont on ne sait si
elles sont du ciel ou de la terre, la terra
semble s'élaucer vers le ciel. 0>sl. comme
un commentaire vivant «.» cantique Hrm-t -t
dMtr. omnia opéra Unmini Dominai
Créatures tiu Sairgnenr. louez toutes !«
Seigneur. Les prières, les chants. les
lumières, les ivposoirs. lr- somptueux
détilés. c'i't la terre partant an ciel 1«
langage des créatures. Les apôtres les j.lus
éloquents, les conférenciers le> plus iini-
nents. et. par-dessus tout. Dieu parlant)
aux âmes recueillies e|. avides «te recevoir
le •̃ mot du ciel » dans l'intimité de fer-*
venies communions, c'esl Dieu parlant- ai
ses créatures dévouées, e'esi le ciel se ré-i
vêlant h la terre t tuile heureuse dn(
l'écouter.
Au moment où approche la date de ena
journées solennelles qui se dérouleront ilu!
I" au 5 juillet, nous .̃ ;i -n-rr- in^tnrirm
tous les catholiques à -y umrs
de co.'ur, le clergé et ies communautés reli-
gieuses h prier pour leur plein succès <»fc
nous, encourageons vivement tous ceux qui
se proposent, d'aller y prendre part HTVcIih
̃wvment.
Et nous fai-ons ]e rêve qu'en celle sr>-(
iiiaine bénie la bénédiction divine, attiré»
par lant d'hommages e(. de prières, se ré-t
pandra sur notre patrie dans les heures
angoissantes que nous traversons qu'elle
descendra, douce, forte et. féconde, mu- 1*
noble Bretagne qui spra le théâtre de nvj
splendides manifestât ions, et que..speri;iie-,
ment, un grand nombre d'ames choisies du
la jeunesse qui grandit entendront, l'app -l
.supérieur vers la vocation .sacerdotale ft \n
vocation religieuse diocèses et t'.ongi'éga-
tion^ religieuses, en etïet, répètent ave-d
anxiété la prière Donnez-nous (tes vov.'M
(ions Donnez-nous de" vocations
Fl
Pour les iertée catholiques
12000 hommes à Dijon réclament
l'abolition des lois laïques
t et la paix religieuse
Le Congrus des catholique** de la Côle-d'Oc
a obtenu, «iirnanchp, k Dijon, un éclatant succès,,
Plus dn J2O00 hommes étalent \enus de ii.us
les points du département. Dans le vaste eui-l"S
(!̃̃ l'Asile, cl. l>. lites-xurs îles Pauvres, (,»»
uKiMirs ballirctil-. -i l'unisson cl l'on •̃ul, l;i juin
intime de sentir les âmes confondu'1- .i.m- ihkî.
même goi et une, rneTne espérance.
î Le général' rte> Caslelnau arriva k Hijoti ii
s midi 10. Il fut re<;n sur le quai de la gare jj,,r
Mjrr Landricux, (Svftquo de Dijon In colonel C
Picard, le chanoine U •>giange>. le clmnoliid
3 L'iuis. drtput*1 (1p> MH/. MM, tî-*n f président
1 Perronel. \ii.Mi;v (.̃ui'ral f'riupcn, Ptnlh,
Pf'n'~x'L \ir.u: ~n~'ra! f'r,Ilprll, i~hill~,n;
1 Lauruin. etc.
Lf Congrès s'ouvrit i ti li'-ures ;̃
Mgr Landrieux présidait. En quelque» phrase»
1 sobres, il présenta les conférenciers. M. le colo-»
5 ncl Picard exposa l'effort
tats magnifiques obtenus grico au dévouement
de chacun.
t Le chanoine Desgranges, tour à tour gogiun
naril, ffimilier, émouvant f'I superbe, soulevé
l'enthousiasme de la foule. TI fustigea les Logf
t" ridiculisa les francs-mac* >ns. ces hmnnK-s
craignent la lumier". Il i- •' ̃̃̃<̃>̃.
gion musulmane, de ses
gouvernement <$vi est s'n-
de l'Etat français, on forme de» prêtre» mahcM
métans ;il pnrla des pèlerinages Ue L,i \)ecqu«,
présidés un départ par le. gouverneur *ï
franc-maçonnerie dressée contre l>
nisme et déndée l!vrrr rtnirnanité a
barK In licvi.i • ̃̃: ̃'̃ iNit |jmir in
ll''Tense île la ••, :i. ii- |MVi'i- (|irell<)
(•si 1,'t irivilisatioii «le Jn.'suH-
M. le efianolne LouH apporta à l'asM-inbléc 1*
i salut de l'Alsace-L' ̃:̃'• • in • Après avoir bhu-
ligné les souffrances •! »• eornpalriolcs pen»
cant /i7 .iris, il r;t; promesses snlr-n-.
nèfles faites jiir il JotTre au nnrtt
la parole «hantante aux propos gais et da
slyle <• poilu ». Nw; ne. nous pl«ndronn pa»
»ur ct'lte belle pnsre, csr tous no» lecteur»
savent avec (jut'l cœur le général «ait parler
d^1 sa FikJt'TstKHi i!" -c, huis et. de* devoira
présents clama sans !ij).
Mgr Landrieux par! i<" dernier '•
miérrs paroles fur'-n1 pour ren: i.-a
émotion le général .le CasU-lnau qui, « & peme
remis de la miarre.^repart p
s Nous sommes des p;icilk;u£S, poursuivit-)^
mais non des pacifistes, tua moutons qui s.'en,
vont b"?!er la paix chez les lôupg. Les pacifiques*
aiment lu paix, mais quand la paîx est menacées!
si on l'aime vraiment, on so l^ve cl on lai
défend. Le type idéal du pacilique, c'est t«
chevalier du moyen âge à qui on avait donn*?
ce beau nom Miles pacificvK On nous objwt-i
parfois l'Evangile le catholique, devrait cd->
calxser t" '̃̃ '̃ "̃ '̃ "T'1' >1i-*é
merci à
vient-on n< •̃
^i!e ne demande j 1
héroïques ré^içnati^i..̃ ̃ i
chose les virili-s énergies de Ih con "iwe cln'e-,
tienne pour revendiquer les droits de Dieu en
face de ceux, quels qu'ut soient, qui les rnécon-<
naissent. Le <3iri»t notre Ntaltre a diV
• Bienheureux le* doux v-si. Mais tt
a loué aussi ce fortis artu. niamn for!
j qui défend son droit, s,t \-y.t-x\i:. «es biens*
1 j et il a lutté lui-même viirrjurusement nmtru
I !e.« PtiarisienB de son temps qui r
1 mal et qui troublaient la paix
I lutter contre ceux d'aHjourfCuu n ji-mr t,
| mf'tne raison, parce qu ils fout la même !><̃
xgn'
» H y a quarante ans jjue Isa tafcolifltic^
Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 57.99%.
En savoir plus sur l'OCR
En savoir plus sur l'OCR
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 57.99%.
- Collections numériques similaires Bibliothèques d'Orient Bibliothèques d'Orient /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=colnum adj "BbLevt0"Collections de l’École nationale des ponts et chaussées Collections de l’École nationale des ponts et chaussées /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=colnum adj "EnPC000"
- Auteurs similaires Bibliothèques d'Orient Bibliothèques d'Orient /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=colnum adj "BbLevt0"Collections de l’École nationale des ponts et chaussées Collections de l’École nationale des ponts et chaussées /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=colnum adj "EnPC000"
-
-
Page
chiffre de pagination vue 1/6
- Recherche dans le document Recherche dans le document https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/search/ark:/12148/bpt6k2621873/f1.image ×
Recherche dans le document
- Partage et envoi par courriel Partage et envoi par courriel https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/share/ark:/12148/bpt6k2621873/f1.image
- Téléchargement / impression Téléchargement / impression https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/download/ark:/12148/bpt6k2621873/f1.image
- Mise en scène Mise en scène ×
Mise en scène
Créer facilement :
- Marque-page Marque-page https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/bookmark/ark:/12148/bpt6k2621873/f1.image ×
Gérer son espace personnel
Ajouter ce document
Ajouter/Voir ses marque-pages
Mes sélections ()Titre - Acheter une reproduction Acheter une reproduction https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/pa-ecommerce/ark:/12148/bpt6k2621873
- Acheter le livre complet Acheter le livre complet https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/indisponible/achat/ark:/12148/bpt6k2621873
- Signalement d'anomalie Signalement d'anomalie https://sindbadbnf.libanswers.com/widget_standalone.php?la_widget_id=7142
- Aide Aide https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/aide/ark:/12148/bpt6k2621873/f1.image × Aide
Facebook
Twitter
Pinterest