Titre : Le Temps
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1888-02-08
Contributeur : Nefftzer, Auguste (1820-1876). Fondateur de la publication. Directeur de publication
Contributeur : Hébrard, Adrien (1833-1914). Directeur de publication
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Description : 08 février 1888 08 février 1888
Description : 1888/02/08 (Numéro 9781). 1888/02/08 (Numéro 9781).
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Source : Bibliothèque nationale de France
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 15/10/2007
LE TEMPS. 8 Février 18ba
dans une petite classe, soua^ lai surveillance
d'une religieuse.
On haut du couloir on entendait leurs voix
abominablement nasillardes
L'entnnds-tu. pécheur repentant,
̃" La douce V"ix qui lo rappelle.
M. Durlin a fn'tapprocher la plus jeune d'en-
tre plies, une fillette d'une douzaine d'années.et
lui a d"tnandé `"'
Pvjuri)uoi es-tu ici, toi?
Nous avons comiris à son récit, fprt em-
brouillé, qu'elle avait volé du charbon pour le
porter à sa mère. Il ne semble pas qu'elle soit
plus mal ici, où on la fait jouer, çoujsir, sauter
à la cnrde, que chez ses parents.
Bien des fois la sœur Collette, qui a la garde
de ce petit troupeau, a vu. des enfants pleurer à
chaudes larmes quand leurs parents venaient
les réclamer. Elles- savaient qu'elles retour-
naient aux coups, à la misère. Elles armaient
mieux rester en pr son, où l'on n'est pas battu,
où l'on ne souffre ni du froid ni de la fa;m.
Nous avons fini notre- promenade par une vi-
site au dortoir des petits enfants.
Beaucoup de femmes entrent grosses,dans la
prison, et c'est là qu'elles accouchent. Du jour
où l'enfant est né, comme si la maternité effa-
çait une partie de la faute, les femmes-mères
ne sont pas renvoyées aux cellules communes.
On les garde dans un dortoir spécial, une infir-
merie tournée du côté du midi, et quiiouvre sur
un jardin. Là, elles ont un lavoir pour lessiver
le lin^e de leurs petits; (jt elles, jouissent d'une
demi-liberté. Elles vont et viennent du dortoir
à la cuisine, où elles font réchauffer à leur gré
les biberons et les soupfts.
C'est un spectacle douloureux que lai vue de
ces petits enfants nés dans la-prison et| qui at-
tendent, pour en sortir, que leurs mères aient
achevé leur peine. Il y là des petits de trois
ans, qui voudraient bien courir et faire du bruit
dans le dortoir. La sœur Valentine leur permet
de se bousculer un peu, mais en cachette. Ils
vivent en prison, les pauvres, et,, tout petits
qu'ils sont, la faute de leur mère- leur, défend
de rire.
Où sont les joujoux que l'on a; envoyés, au,
jour de l'an, a demandé M.. HudIw, à la sœur
Valentine.
Ah tout est cassé; monsieur- le directeur,
a répondu la vieille religieuse-. Et vraiment
nous ne savons comment amuser nos enfants,
ces jours-ci où ils ne peuvent' pas descendre
dans la cour.
Vous qui me lirez, je vous ai-demandë autre-
fois de vieux habits pour les petits enfants de
l'hospitalité de nuit et vous en avez envoyé.
Aujourd'hui laissez-moi vous demander d'en-
voyer les joujoux. cassés; aux. peiita enfants. de
Saint-Lazare. ̃
hugues LE notrx.
NOUVELLES. DU JOUR
M. Elourens, ministredêa affaires^1*angeres,,dôit
quitter Paris samedi prochain pour se rendre dans
le département des Hautes-Alpes, où il a posé sa
candidature à l'élection législative du 26 février pro-
chain. Trois punchs lui seront offerts le premier à
Gap, le second à Embrun, le troisième à. Briançon.
Le ministre compte rentrer à.Paris:pour la récep-
tion diplomatique qui, la semaine prochaine, aura
lieu, contrairement à l'habitude, le vendredi.
_{S Les délégués dès onze départements du Midi qui
étaient venus soumettre au groupe viticole de. la
Chambre les vœux des viticulteui français que nous
avons fait connaître, ont été présentés hier aux mi-
nistres du commerce et de l'agriculture par le bu-
reau.du groupe viticole et les députés. de leur région.
'£ Au ministère du commerce, M.. Cazauvieilh, pré-
aident du groupe viticole, a. exposé, l'objet de la dé-
marche et les conclusions contenues dans l'adresse.
Les délégués de la Société d'agriculture de l'Hé-
«. rault et du Var ont. remis ensuite au ministre des
pétitions couvertes de plus de 40,000" signatures les
|ï procès-verbaux des délibérations de cent conseils
|j* municipaux de l'Hérault, etc. Les pétitions des Py-
ï rénées-Oriontales avaient- été remises précédem-
|, ment; d'autres sont.attendues.jourmellemepnt.
i II a été convenu, d!aecord avec le ministre, que
ces pétitions seraient déposées sur le bureau de la
Chambre par les députés des départements inté-
h ressés.
M. Cazauvieilh a insisté sur la protection à re-
bours dont bénéficient les produits étrangers au dé-
triment des produits nationaux.
M. Déandréis, député de l'Hérault,, a démontré
qu'il était nécessaire de ne pas iilfliger aux vins un
traitement plus onéreux qu'aux autres produits agri-
coles, les vins, déjà surchargés par la. rigueur des
lois fiscales, ne devant pas à eux seuls payer dans
les traités de eommerce Ia^rançon de l'industrie.
|. M. Dautresme a répondu qu'il comprenait, la si-
tuation; difficile des viticulteurs français, et qu'il leur
promettait son concours, mais qu'il ne devait pas
leur dissimuler lès difficultés internationales qui
p pourraient faire obstacle à la réalisation de leurs
p' vœux.
Après cette entrevue, la délégation s'est rendue
chez le ministre de l'agriculture.
M. Viette, déjà mis au courant de la situation par
les délégués du groupe viticole,, qu'il' avait. précé-
demment reçus, a. déclaré qu'il se considérait-comme
le défenseur naturel des intérêts agricoles, et qu'il
ne manquerait pas do défendre de; tout, son-pauvoir
les légitimes revendications de la viticulture.
M. Viette a ajouté qu'il était prêt à demander la
déconventionnalisation; dans les traités de commerce
à intervenir, de toutes les matières premières agri-
coles, et notamment des vins.
La grande chancellerie dé la. Légion d'honneur
publie la note suivante
Le confeil de l'ordre de la Lésion d'honneur s'est
réuni le 6 février, sous la présidence du grand' chanoe-
lier.
Le conseil a examiné un projet de décret présenté
par le ministre de la guerre et compremint deux pro-
positions pour la médaille militnire:
Il a déclaré que ces propositions n'avaient rien do
contraire aux lois, décrets et règlements en vigueur sur
la méd ille milit ire.
LA conseil a ensuite examiné 4T demandes en auto-
risation d'accepter et de porter des décorations étran-
gères. Il a émis l'avis. d'accorder toutes ces autorisa-
tions.
Il s'est occupé enfin de 28 affaires de' discipline- con-
cernant
i memb e de la Légion d'honneur,
4 médaillés militaires;
̃'• 23 titulaires de médailles commémoratives.
5. • Le conseil- a émis- l'a vis de prononcer:
i\ 1» La suspension tempnra-ire pour le membre de la
Légion d'honneur et pour sept titulaires de médailles
commémor itiyes
2° La radiation pour les quatre médaillés militaires
et pour seize titulaires de médailles commémora-
tives.
Le bureau du conseil général ot le bureau du-, con-
seil municipal se sont réunis pour examiner s'il y
avait lieu de demander à être entendus par la. com-
mission de la Chambre des députés chargée de l'exa-
men du projet de loi municipale.
Les deux bureaux ont décidé de s'abstenir de cette
démarche, par ce motif que, disent-ils, « les pouvoirs
publics connaissent les vœux de la. population pari-
sienne par le projet d'organisation municipale voté
en 1880 ».
AU JOUR LE^UïT
Le banquet de la colonie anglaise de Paris
Hier soir a eu lieu, à l'Hôtel Continental, le ban-
quet annuel de la cha/nbre de commerce britannique
de Paris. Cent cinquante personnes environ, parmi
lesquelles nombre de jolies femmes, ont pris part à I
ce banquet présidé par M. Bi< unt\ président de la a
Chambre de commerce britannique. A ses côtés
avaient pris place lord Lytton, ambassadeur d'An-
gleterre MM. Georges Berger, directeur de l'Expn-
sition Frédéric Passy, député, membre de l'Insti-
tut Paul Leroy-Beaulieu, de Molinari, de Blb-
\vitz, etc.
Au dessert, M. Blount a ouvert la série des toasts,
en portant la santé de la reine et du président de la
République. M. Laurier, vice-président de la Cham-
bre de commerce britannique, a bu à l'extension du
commerce international, et M. Frédéric Passy a,
dans un discours plein d'humour et d'esprit, célébré
les louanges du liBre-échange. « Espérons, a-t-il dit,
en terminant, que les exigences du commerce fini-
ront par dissiper toutes craintes de guerre. »
M. Blount ayant porté la santé des invités, chacun
de ceux-ci a répondu, lord Lytton le premier. Le
nouvel ambassadeur, dans le discours qu'il a pro-
noncé en anglais, s'est principalement attaché à faire
ressortir tous les avantages qui résultent de l'en-
tente qui règne entre les deux nations anglaise et
française. 11 a félicité la chambre de commerce bri-
tannique de contribuer à cet accord et il a bu à sa
prospérité.
A son tour, M. Georges Berger a pris la parole.
Après avoir exprimé les regrets de MM. Dautresme,
ministre du comerce, et Alphand, il a dit en sub-
stance « Je suis Français et j'aime passionnément
mon pays, mais la carrière que je suis depuis vingt-
oinq ans m'arendu international et j'en suis arrivé
à regarder plutôt les nations que les hommes.
Parmi tous les peuples, toutes les nations, une de
celles que je considère avec le plus d'admiration, c'est
1? Angleterre, qui sait allier si bien le culte de la liberté
au respect des institutions qu'elle s'est données. Je
porte donc un toast à l'Angleterre et à lord Lytton,
le représentant de Sa Majesté britannique je bois à
M. Blount, qui m'aide depuis si longtemps de ses
conseils si précieux et si affectueux. Sans vous par-
ler longuement de l'Exposition de 1889, je me con-
tenterai. dans ce banquet, de vous, dire que les
portes en seront ouvertes librement à tous au nom
du progrès, au nom du travail international. »
Le président de la Chambre de commerce ita-
lienne a dit ensuite quelques mots « Déjà, dit-il,
1889 s'avance à grands pas et c'est avec plaisir que
nous tous, hommes d'affaires, nous verrons réussir
l'Exposition de Paris. En attendant, au mois de mai
prochain, nous ferons à Londres une exposition pu-
rement italienne je prie la grande nation anglaise
de nous accueillir avec bonté. Je bois à l'Angleterre
qui, en toutes circonstances, nous a montré tant de
sympathie Je bois à la santé du président de la Ré-
p ibhque française, cette nation dont, mieux que
p Tsonne, nous sommes à même de connaitre les
qualités. Je bois enfin à la maison de Savoie »
D'autres toasts ont encore été portés par MM. Le-
roy-Beaulieu, Blount fils, de Blowitz, etc., puis les
convives se sont levés et ont entonné l'hyme natio-
nal anglais qu'ils ont accompagné de nombreux
bip hip hourrah 1
Au banquet a succédé un bal fort brillant qui ne
s'est terminé que ce matin et auquel assistait pres-
que tout entière la colonie anglaise.
Académie des sciences (6 février)
Calcul des probabilités, -r- M. Joseph Bertrand
présente quelques observations sur le calcul des.
Erobabilités en ce qui concerne le tir de l'artillerie.
Le général Menabrea, à cette occasion, appelle l'at-
tention de ses confrères sur les travaux de M. Ciac-
chi, qui l'ont conduit à des résultats remarquables,
aujourd'hui connus et utilisés par les officiers d'ar-
tillerie de toute l'Europe. M. Menabrea dépose en.
même temps sur le bureau le cinquième volume des
Œuvres de.Galilée, publiées par M. Favart, à Pa-
doue, sous les auspices du roi Humbert.
Physiologie expérimentale. A propos d'un article
de MM. Roux et Chamberland, inséré- dans le pre-
mier volume des Annales de l'Institut Pasteur, article
consacré à l'immunité obtenue contre les maladies
infectieuses.par des inoculations de microbes culti-
vés, M. Chauveau discute à nouveau un point de
doctrine de la microbiologie. Pour M.. Pasteur et ses
disciples, le microbe périt ou devient inerte en épui-
sant dans le milieu où il se développe les éléments
appropriés à sa pullulation et à sa vie.
L'immunité résulterait de cette circonstance que
l'épuisement serait réalisé par un microbe affaibli,
dont les énergies atténuées deviendraient sans dan-
ger pour l'organisme servant de milieu. Pour M.
Chauveau, l'extinction du microbe s'opère graduel-
lement à l'aide d'un ferment soluble qu'il sécrète et
qui est toxique à son égard. C'est par ce ferment
que l'immunité est obtenue. MM. Chamberland et
Roux estiment que les preuves de la théorie de M.
Chauveau ne sont pas suffisantes; M. Chauveau
soutient de son côté que les expériences faites par
Lu en 1880 sont parfaitement démonstratives. Une
preuve entre autres, dit-il, que c'est un ferment so-
luble qui procure l'immunité, c'est quo tous les
agneaux nés de mères inoculées ont été réfractaires-
aux inoculations les plus virulentes. Et cependant
aucun microbe n'avait, pu pénétrer dans leur orga-
nisme le placenta est un filtre quii ne laisse point
passer ces éléments figurés. MM. Roux et Cham-
berland ont négligé de tenir compte de ces faits ou;
de lès discuter. g P ai s o.u;
Astronomie. M. Henri Gauthier- Villars a récem-
ment publié une observation d'éclipsé de soleil faito-
dans 1 Oural par M. Khandrikof, de Kiew. M. Khan-
drikof a cru pouvoir tirer de cette observation des
faits en désaccord avec la théorie généralement ad-
mise et exposée en particulier par M. Faye sur les
taches solaires. L'éclipse a coïncidé avec un mini-
mum de taches, et néanmoins sur les bords de l'as-
tre on a vu des protubérances se profiler, et cela
non seulement dans la région équatoriale, mais en-
core dans les régions polaires, ou les taches n'exis-
tent pas. Or, ces protubérances plus ou moins volu-
mineuses ne sauraient être, d'après la théorie, que
des jets d'hydrogène enflammé projetés par les
tourbillons ascendants des taches. Comment donc
expliquer que ces protubérances se soient montrées
partout, là même où n'y a pas de taches et où il n'y
en. avait presque pas ?
L'explication est facile, répond M. Faye. En mê-
me temps que des taches restreintes à la zone équa-
toriale, il existe partout à la surface du soleil des
pores, destinés par leur développement ultérieur à
lormer des taches. Au-dessus de ces pores on voit
flotter comme des nuages. Ce sont les protubéran-
ces des pores que M. Khandrikof a vu se profiler
sur les bords de l'astre éclipsé.
M. Samuel Pozzi se voue avec un zèle filial à la
publication des œuvres de Broca. Le cinquième vo-
lume, qui vient de paraitre, contient les recherches
qui ont conduit l'émment anthropologiste à localiser
la lésion déterminant l'aphasie dans la troisième cir-
convolution frontale ascendante. Il n'est que juste de
rappeler que des observations antérieures de Bouil-
laud avaient préparé et mis en perspective cette dé-
couverte.
FAITS DIVERS
7 février. L'épaisse couche de brume qui re-
couvre le ciel depuis plusieurs jours subsiste avec
Fhumidité de l'air.
La température ne présente point de variation ap-
préciable. Le vent est au nord-ouest.
Aujourd'hui 7 février, le thermomètre du jour-
nal marquait:
A 7 heures du matin. 7° au-dessus de 0.
A 11 heures du matin. 8° »
A 1 heure de l'après-midi. 8° 1/2 »
Hauteur barométrique à huit heures 767.
M. le préfet de police, qui était dans la Marne
depuis quelques jours, est rentré hier au soir à Paris.
Hier matin, a eu lieu, au ministère de l'inté-
rieur, chez M. Monod, directeur de l'Assistance pu-
blique, une réunion préparatoire en vue de la créa-
tion d'une caisse de secours destinée à venir en aide
aux familles des médecins victimes de leurs devoirs
professionnels.
Il a été décidé que les internes et externes des hô-
pitaux, régulièrement nommés, seraient assimilés
aux médecins au point de vue des secours à rece-
voir.
M. le docteur Febvre, médecin adjoint à l'asile
public d'aliénés de Ville-Evrard, est nommé à l'un
des emplois de médecin en chef créés dans le même
établissement, en remplacement de M. le docteur
Rey, non installé.
Le ministre de l'instruction publique a nommé
archivistes paléographes, dans l'ordre de mérite
suivant MM. Ebel, Jacqueton, Fihot, Dupont-Fer-
rier, Viard, Ledos, Bourgeois, Spont et Bonin.
Sont nommés archivistes paléographes hors rang ¡
i MM. Ducom, Lhermitte, Tierny et Tissier.
'1 La première vacation de la vente Guillaumet,
qui a eu lieu hier à la galerie Petit, a produit 98,780
francs. Signalons les principales enchères
Intérieur de La Alia, 6,900 fr.; Intérieur à Bou-
Saada, 5,500 fr.; les Tisseuses, 5,100 fr.; la Seguia,
environs de Biskra, 4,100 fr.; Place du Marché, à La-
ghouat, 3,500 fr.; Rue à Laghouat, 2,900 fr.; Laveuse
à Laghouat, 3,000 fr.; Femme arabe moulant du grain,
3,000 fr.; Fileuse arabe, 2,100 fr., et Chevaux arabes,
2,900 fr.
A l'hôtel Drouot, les ventes intéressantes sont
rares cette année. S'il faut en croire certains com-
missaires-priseurs, la saison s'annonce comme de-
vant être particulièrement mauvaise.
Seules les ventes d'autographes continuent à être
fort suivies. Signalons quelques pièces vendues hier:
une lettre curieuse d'Alfred de Musset, écrite à làgc c
de dix-neuf ans et adressée à Sainte-Beuve
Voilà un f. temps pour la chasse, mon ami. Je ne
sç ie pas si c'est à Paris comme ici, m is je suppose
que le Bon Dieu a attrapé quelque chose, ici l'ennui me
prend au collet. J'ai pour toute ressource la conversa.
tion d'un fat qui est de l'école de Lamartine et qui fait
des vers comme le chov.ilier de Parny. Vous voyez
que je vous écris à la hâte et sur Uii torchon; je suis si
p .resseux et si aff lire que e ne sç lis nù va mon tems.
Je n'ai core fait que jf.uer au biilard du matin nu
soir. Mon oncle me bat quelques fois dont j'enrage. Priez
pour m-'i je pars pour la chasse.
La première fois que baiserez Francine, mettez en un
de plus à mun intention. Yours
Yours n
A. DE MUSSET.
Lundi soir 18 sept. 1829.
M. Aif cd de Musset chez M. Desherbiers, à la pré-
fecture, au Mans.
Vendue 205 fr. •- ·
On a payé 30 fr. une curieuse lettre de Voltaire,
écrite quelques jours avant sa mort. Il s'était mis
très en colère contre M. d'Argental, à propos de plu-
sieurs vers changés ou supprimés daqs Irène pen-
dant sa maladie
J'él is au désespoir, je l'avoue, je me croyais méprisé
et avili p r les amis les plus respectables. La constance
de leurs bontés guérit la blessure horrible de mon cœur
et m'empêche de mourir de chagrin plus que de mon
vomissement de sang. Que j'aye la consolation de vous
voir avant que vous sortiez.
VOLTAIRE.
39 francs une lettre d'Alexandre Dumas. Nous en
détachons le passage suivant « Plus j'avance, plus
je connais le théâtre, plus le théàtre m'épouvante.
Oh mon pauvre ami, où est le temps de la Tour de
Nesle, où je ne doutais de rien ? » p
127 francs une lettre de la jeunesse de l'impéra-
trice Eugénie « Tout me semble triste depuis que
vous n'êtes plus avec nous; mais si le temps que
nous nous sommes séparés me paraît long, que di-
rai-je plus tard? Autrefois je vous aurais envoyé
beaucoup de baisers, mais à présent contentez-vous
de ça. (Ici un dessin représentant un cœur.) Le
monde est si méchant, il a toujours quelque chose à j
dire ».
400 francs quinze lettres de Lacordaire. 115 francs
une longue lettre de La Fayette il s'indigne
de l'indifférence de l'Europe, qui abandonne les
chrétiens grecs .aux barbares de Turquie et d'E-
gypte. « Jamais la diplomatie de ces cabinets soi-
disant chrétiens ne s'est montrée plus dégoûtante et
plus cruelle que dans cette grande circonstance, où, j
tout en faisant des processions à Paris, des dévo-
tions à Vienne et des- cargaisons de bibles à Lon-
dres, on voue les chrétiens d'Orient au massacre,
leurs femmes et leurs enfants aux viols et aux con-
versions forcées de l'islamisme. Napoléon a eu tort
de ne pas rétablir la liberté des cultes proclamée
par la Constituante; il voulut une religion de l'Etat,
qui l'a soutenue tant qu'il a été le plus fort. »
150 francs les épreuves avec corrections des Con-
fidences, de Lamartine. 130 francs une lettre de Ma-
zarin. 62 francs une lettre de Prosper de Mérimée.
102 francs une lettre sur vélin de Napoléon I0'. 41 fr.
une missive de Robespierre. 260 francs une longue
lettre du prince de Tajleyrand. g
Cette vente a produit environ 6,500 francs.
Récemment M. Goron, chef de la Sûreté, rece-
vait plusieurs plaintes relatives à des vols de char-
bon. Sur les indications qui lui furent fournies, il
organisa un service de surveillance et les agents ne
tardèrent pas à arrêter les auteurs et les complices
de ces vols. Avant hier, ils filaient les nommés Du-
chanin et Martin, charretiers de M. Peret, marchand
de charbons, avenue de Suffren; ils constatèrent
qu'ils prélevaient des sacs de charbon sur les char-
ges qu'ils devaient remettre et qu'ils les transpor-
taient chez trois marchands de vm.
Prévenu de ces faits, M. Goron se rendit au domi-
cile de ces derniers il y trouva de grandes quanti-
tés de charbons; il interrogea, ces trois individus.
Tout d'abord ils nièrent énergiquement mais, mis
en présence de Duchanin et Martin, qui avouèrent,
ils finirent par reconnaître que, depuis six mois, ces
individus les approvisionnaient de charbon au prix
de 1 fr. 25 le sac, au lieu de 3 francs, prix ordinaire.
A la suite de cette déclaration,, le chef de la Sûreté
les a fait arrêter, ainsi que Duchanin et Martin.
D'autre part, des agents, ont surpris en flagrant
délit de vol de charbon, dans des conditions analo-
gues, des charretiers des chantiers de la Rotonde à
Aubex-villiers. Us ont été arrêtés et écroués au Dé-
pôt.
Des voleurs, dont la façon d'opérer dénote la
parfaite connaissance des lieux qu'ils dévalisent,
viennent de commettre presque simultanément des
vols importants dans les hôtels portant les nos 226
et 217 du boulevard Saint-Germain.
Ce matin, vers sept heures, Mme veuve Forni,
concierge au n° 227;. trouvait ouverte, au 3? étage,
la, porte qui donne sur. l'escalier de service et dans
la cuisine de l'appartement occupé par le comte de
Favières, absent en ce moment. Elle pénétra dans
cette piè'ce et n'y constata rien d'anormal.
Mais dans la pièce suivante, la chambre à cou-
cher du comte, régnait un désordre extraordinaire.
L'armoire à glace, dont on a fait sauter le battant
avec une pince, dont on distingue encore nettement
la trace,, était complètement vide. Les voleurs ont
déposé sur le parquet tout; ce qu'elle contenait pour
faire un triage et ne prendre que ce qui avait une
sérieuse valeur.
Un grand meuble do chêne,.un secrétaire sontéga-
̃ lement fracturés. Les. voleurs se sont emparés en-
core des flacons en- argent garnissant une table de
toilette. Sur le plancher sont entassés des ojets de
toute nature; linge, écrins vides, boîte à parfume-
rie vide aussi de ses flacons de cristal et d'or.
L'estimation.du voLest encore impossible à faire;.
pourtant dans l'énumérationides objets dérobés, nous
relevons un magnifique collier de perles,, évalué
5,000 fr., une lorgnette d'écaillé, des: boucles d'oreil-
les, un flacon ciseléavec feuilles d'or, un; nécessaire"
complet en argent, une broche en brillante et en
pierres fines, des flambleaux d'argent, un cachet
en or représentant SainteTCécile, des éventails, etc.
Au numéro 226 du boulevard' Saint-Germain, l'ap-
partement occupé par le comte de Lambelle été dé-
valisé, il y a quelques jours, dans les mêmes cir-
constances on ne parlait rien de moins que d'un vol
de 100,000 francs.
M. de Lambelle, de retour à Paris depuis hier, a
confirmé la plainte déjà déposée par le concierge e
chez M. Prélat, commissaire de- police de la rue de
Gribauval. Les voleurs, après avoir fracturé tous
les meubles, n'ont emporté que une théière, un
plat et quelques couverts en argent estimés: 3,000 fr.
environ.
M. de Lambelle,. ne restant à Paris que trois
mois de l'année, a l'habitude de ne jamais lais-
ser dans son logement du boulevard Saint-Germain
son argenterie, ses valeurs et ses bijoux.
Malgré les rafles répétées de la police, certaines
parties du faubourg Saint-Antoine sont encore in-
festées, dès la nuit tombante, par la tourbe des sou-
teneurs et des filles qui insultent et attaquent les
passants attardés. Hier soir, vers onze heures et
demie, un caporal clairon du 101° de ligne, Victor
Gadot, âgé de vingt-cinq ans, a été assailli par l'une
de ces bandes. Accosté par une fille, il avait consenti
à la suivre dans un débit de vin de la rue de Ci-
teaux au moment où il sortait, six rôdeurs
étaient tombés sur lui. à coups de pied et à coups
de poing et l'avaient terrassé. Gadot réussit cepen-
dant se dégager. Ayant dégainé son sabre-baïon-
nette, il en porta. plusieurs coups à l'un de ses
agresseurs. A cette vue, toute la bande s'enfuit el le
blessé lui-même, s'appuyant aux murailles, dispa-
rut par le faubourg Saint-Antoine.
Immédiatement Gadot se rendit au poste de police,
au coin de la rue de Montreuil et du Faubourg-Saint-
Antoine, où il fit sa déposition. Pendant- ce temps,
des passants ramassaient l'agresseur qui, blessé de
sept coups de sabre-baïonnette dans le ventre, était
tombé inanimé sur la chaussée. On le transporta à
l'hôpital Saint-Antoine; où il reçut les premiers
soins; mais à quatre heures du matin, il rendait le
dernier soupir. C'est un nommé Antoine Vigier, né
à Cayrols (Cantal), âgé de vingt-sept ans.
L'enquête a établi que le caporal Gadot se trou-
vait en état de légitime défense.
On nous télégraphie de Bordeaux que l'un des
individus les plus compromis dans la grosse affaire
d'escroqueries que nous avons signalée, le chef le
plus influent de la bande Raynaud, le sieur Labrue,
ancien banquier, qu'on n'avait pas écroué parce
qu'il était trop malade et qu'on gardait à vue chez
lui, a trouvé moyen de disparaître de son domicile.
A la suite de cette disparition, le frère de l'ex-
banquier, après avoir été interrogé par le juge d'in-
struction, a été mis en état d'arrestation. g
L'instruction continue. Elle sera longue et labo-
rieuse. Dix énormes paquets de lettres, mis en ré-
serve lors des perquisitions chez Jarnage, Duperré^
Raynaud, Labrue, Garat, Bergh et la veuve Rol-
land, viennent d'être portés au greffe.
M. Gladstone, accompagné de lord Acton, a
rendu hier visite, à Cannes, à l'empereur du Brésil.
On mande également de Cannes, à la date d'hier,
que les funérailles de la comtesse Olga de Munster
ont eu lieu à cinq heures avec un caractère. privé.
La cérémonie religieuse a été célébrée à l'église alle-
mande.
Hier lundi,. à l'ouverture de la session des
assises de Limoges, M. le président Bozon a déclaré
que le juré Doucet, notaire à Bussière-Poitevine,
était dispensé de prendre rang', en raison de pour-
suites criminelles exercées contre lui.
M. Doucet avait en effet été arrêté la veille, à
Bellac, au moment où il allait visiter son ancienne
bonne inculpée d'infanticide et écrouée depuis un
mois à la prison de cette ville. Cette bonne, qui de-
vait comparaître hier devant le: jury, avait dénoncé
son ancien maitre comme étant son complice, et le
juge d'instriction, après enquête minutieuse, avait
pris la détermination de faire arrêter celui-ci.
M. et Mme D. anciens négociants, demeurant
à Rouen, avaient donné, dimanche soir, un repas de
famille à l'occasion des fiançailles de leur fille. Mme
D. qui était souffrante, était montée se coucher à
dix heures, le mari l'avait rejointe un peu plus tard.
Ce dernier s'était endormi quand, tout à coup, ii
sentit sa main droite tout inondée d'un liquide chaud'.
Etonné, il s'empressa d'allumer une bougie. On juge
de son épouvante quand il aperçut son lit tout en-
sanglanté sa femme avait la gorge ouverte par une
profonde blessure d'où le sang coulait à Ilots,, et
qu'elle s'était faite avec un couteau à dépecer.
Il appela au secours; on tenta d'arrêter Thémor-
rhagie, mais déjà tous les soins étaient inutiles, elle
est morte quelques instants après.
Mme D. n'était âgée que de quarante-sept ans.
Son suicide ne ne peut être attribué qu'à un accès
de fièvre chaude. Il parait que, plus d'une fois, tour-
mentée par ses maux de tête, on lui avait entendu
dire qu'elle voudrait bien mourir.
On nous écrit de Lyon, 6 février
Un dr matique accident est arrivé aujourd'hui rue de
l'H-0tel-dr-Ville, au quatrième étage, chez M. Dumo-
raize, artiste dramatique, ancien pensionnaire des Cé-
lestins.
Mme Dumoraize et sa fille, âgée de dix-huit ans, fai-
saient fondre du la cire lursque, voulant mettre dans
le récipient de l'essence de thérébfntine, le liquide prit
feu et se répandit sur le parquet et sur les vêle-
ments des deux femmes, qui furent aussitôt entourées
de flammes. La eune fille, affolée, ouvrit une fenêtre
et se précipita sur le sol, où, elle se brisa le crâne.
Tr -nsporlée à l'Hôti'l-Dieu, elle ne tarda pas à expirer.
Mme Dumor.iize a reçu des brûlures très graves: on
désespère de la sauver. Enfin, son plus jeune enf mt,
un garçun de six ans, a été légèrement brûlé à la fl-
gu e.
Le commencement d'incendie a été rapidement éteint
par les pompiers du poste de l'hâtel de ville.
Nous avons rapporté, d'après les journaux des
Vosges, le fait d'une récente attaque en chemin de
fer.
Il paraît que le fait se réduit à une simple rixe.
L'une des personnes dont nous avions cité le nom à
ce sujet nous écrit
Le dimanche 29 janvier dernier, je revenais de Remi-
remont. dans un wagon de troisième classe, où se trou-
vait, avre d'autres personnes, M. Boulet, lorsqu'une dis-
pute s'éleva entre nous sur la provocation de M. B u-
let a|irès avoir éch ngé réciproquement les épithètes
d'allemand et de russien, M. Boulet me porta un coup
de pai-'pluie sur l-i figure aussitôt je saisis cet objet
et le brIsai sur mon genou et ensuite je pris mon
agresseur au col'et'et je le serrai sans lui faire aucune
b essure, comme dit reste le médecin l'a constaté.
Jn ne suis ni ..ssassin ni meurtrier, et n'ai en aucune
manié e esral dé le train: j'ai la prétention d'être un
I 1 nnèto; et laborieux ouvrier n'ayant jamais subi au-
cune cond imiialion judiciaire et jouissant de l'estime
et de la considération des honnêtes gens- qui- me con-
n issent.
Je vous prie, etc.
Signé Gbisvard (Xavier), mécanicien chez
MM. A. et N. Kalro. Lane et Ce,,à
v Epinali
Chambre des Députés
i -A. SBANCH
Le discours de M. Camille Pellotan, dont now>
avons analysé hier la première partie en Dernières
nouvelles, n'a pas duré moins de deux heures. Deux
heures de feu d'artifice ne laissent pas. que. do fati-
guer d'autant plus qu'il n'y a pas, chez. M. Pelletan
surtout, de feu sans fumée, et que toutes ces fusées
finissent par aboutir à une obscurité compacte tra-
versée par des éclairs. p
Il faut mettre à part un bout de dialogue amené
par les attaques que l'orateur a dirigées avec une
évidente préméditation contre-M. Léon Say et M.
Ribot.
M. Camille Pelletan attribue le déficit au parti pris
de M. Loin Say de forcer l'évaluation des impôts.
Ce n'est pas sérieux, répond M. Ribot; comment
le fait d'évaluer de telle ou telle façon les recettes
aurait-il pu arriver à les diminuer ?
Ce qui n'est pas sérieux, réplique aussitôt M. Pel-
letan, c'est d'oublier qu'on règle en général ses dé-
penses sur les prévisions de ses recettes.
Les dépenses ne se sont pas augmentées par suite
de cette évaluation, fait observer M. Ribot; on a fait
seulement rentrer les dépenses extraordinaires dans
le budget ordinaire.
Ce n'est là qu'une première escarmouche. La que-
relle s'envenime bientôt, quand l'orateur rappelle
que M. Ribot a été lui aussi, il y a quelques années,
rapporteur général du budget, et que les fautes qu'il
reproche aujourd'hui la commission., il les, toutes
commises
Si je possédais le talent de M. Yves Guyot pour
les graphiques, ajoute M. Camille Pelletan (ce
talent du rapporteur était généralement inconnu),
j'aurais apporté à la tribune un tableau où vous
verriez le prétendu budget d'économies de- M. Ri-
bot faire une pointe dans le ciel au-dessus, de tous
les autres, comme l'Himalaya des budgets }̃
On rit. Mais M. Ribot no perd jamais son sang-
froid.
La plaisanterie est facile, réplique-t-ilde-sa place;
mais nous étions bien obligés alors de payer les dé-
penses que vous aviez votées. Le budget, de 1883 a
été, en effet, le point culminant de ces dépenses,
mais je suis venu à la tribune protester, presque
seul alors, contre ces dépenses excessives, et lutter
pied à pied contre le président de la commission, qui
était de vos amis.
Vous avez voté les expéditions lointaines, les
conventions, les emprunts, les travaux, s'écrie M.
Camille Pelletan de plus en plus échauffé.
Est-ce une querelle personnelle que- vous me
cherchez? reprend M. Ribot. En ce cas je rappelle-
rai à la Chambre qu'en 1882 il y avait deux écoles,
l'une qui voulait remonter le courant, qui déclarait
au pays que l'on s'engageait dans une- voie; impru-
dente, celle-là c'était la mienne, et une autre qui
demandait, qui exigeait les grands travaux publics,
celle-là était représentée. faut-il que je cite des
noms? Elle était représentée par M. Wilson, der-
rière qui vous étiez alors
Le centre et la droite soulignent le coup. par les
plus vifs applaudissements, et ce n'est pas; sans une
une certaine gêne que M. Pelletan reprend sa haran-
gue. Il l'a terminée par une charge à fond, par un
vrai.cri de haro contre l'administration française,
ces affreux ronds-de-cuir d'où nous vient tout le
mal! 1
Imaginez la situation d'une commission, du; budget à
la recherche des économies de ce genre. On choisit un.:
rapporteur pour ex;miner chaque service, et vous sa-
vez que chaque service se compose d'un ensemble de
procédures, de traditions, d'organisations et de problè-
mes techniques qui suffisent au labeur de toute une
existence. Voilà votre rapporteur qui se trouve en ré-
sence d'un de ces ensembles de questions spéciales,
comparables par leurs complications et leurs recoins
obscurs aux édifices mêmes où Us sont logés, à ces
vieux bâtiments faits de pièces et de morceaux où la
bureaucratie s'est incrustée, dans un dédale de cou-
loirs et de compartiments sans jour tout bourrés d'é-
normes paperasses. (Rires.)
Voilà votre rapporteur perdu dans ce milieu nouveau
pour lui,.s'adressant naturellement aux habitants fami-
liers du lieu, à ceux qui en connaissent tous les dé-
tours et dont il vient à la fois troubler le repos et me-
nacer les intérêts. Assurément, je ne veux pas accuser
nos bureaucrates. Ce ne sont pas les hommes, c'est
l'institution que j'accuse. Mais il est facile de deviner ce
qui arrive; c'est avec la courtoisie la plus exquise et la
compétence la plus savante que le malheureux rappur-
teur est promené partout où il n'y a rien à trouver
(Sourires); bien heureux ou bien énergique, si.des gui-
des si aimables et un labyrinthe si compliqué ne vien-
nent pas à bout de sa bonne volonté I
Ce que l'orateur veut, ce que veut avec lui la com-
mission du budget, c'est d'en finir avec l'esprit de
routine et. de conservation qui s'oppose à toute ré-
forme et qui n'est pas plus capable de supprimer un
bureau que de dénoncer le Concordat pp
L'extrême gauche a fait un succès à M. Camille
Pelletan.
Après lui, M. de Soubeyran est venu en quelque
sorte résumer le débat en demandant le. renvoi du
budget à la commission. Qu'on laisse de côté les ré
formes chimériques et qu'on s'en tienne aux écono-
mies possibles dans la perception des impôts et
dans les frais d'administration.
On peut aussi trouver 11 millions par la conver-
sion des titres du Trésor dont l'intérêt dépasse celui
de la rente 9 millions en élevant à 6 0^0 le taux de
la retenue pour les pensions 15 à 18 millions en
faisant supporter aux chambres de commerce les
dépenses qui les intéressent, et 9 millions en met-
tant à la charge de la Tunisie les dépenses du pro-
tectorat.
La discussion générale est terminée par un court
plaidoyer de M. Gustave Rivet en faveur des
bouilleurs de cru il a répudié le mot de privi-
lège dont on qualifi ce qui pour eux est un droit,
dit-il, le droit de vivre de sa récolte. En vain s'ap-
puierait-on, pour leur dénier ce droit, sur l'avis de la
commission extraparlementaire on n'y a- pas fait
entrer un seul représentant des 500,000 bouilleurs de
cru, alors qu'elle comprenait huit grands proprié-
taires distillateurs et trois grands commerçants en
liquides 1 g
Donner satisfaction aux intérêts agricoles, c'est
consolider la République. g
C'est le vingt et unième discours dans la discus-
sion générale la Chambre estime qu'il est temps
d'en finir, et la clôture, mise aux. voix, ne rencontre
pas un contradicteur.
La proposition de renvoi de M. de Soubeyran
constitue une question préjudicielle avant le pas-
sage à la discussion des articles.
Que gagnerait-on à un renvoi, demande le prési-
dent du conseil ?
La Chambre écarte la proposition par 372 voix
de gauche contre 129 de droite, ce qui ne. veut nul-
lement dire qu'elle se rallie au projet de la. com-
mission elle consent seulement à le prendre: pour
base de discussion.
La discussion des articles commencera aujour-
d'hui par le budget des dépenses de la marine et des
colonies. Ensuite viendront les finances" puis la jus-
tice, l'intérieur, les affaires étrangères, le commerce,
la guerre, l'agriculture, les travaux publics et enfin
l'instruction publique.
Dépôts de rapports et de propositions
Au cours de la séance, M. Steenackers a déposé un
rapport sur la proposition de loi ayant pour but d'éta-
blir dans toutes les communes des registres d'éphé-
mérides communales.
Sénat
Le Sénat, hier, ne s'est occupé que de questions
d'un ordre purement juridique on se serait cru
près du Panthéon, à la Faculté de droit.
Les articles 105 et 108 du Code de commerce
Tout d'abord, il a réalisé (en première délibéra-
tion) une réforme pratique, réclamée depuis long-
temps. Comme on fa vu, hier, en Dernière heure, il
a modifié l'article 105 du Code de commerce, pour
lequel il adopte la rédaction suivante
AN. 105. La réception des objets transportés et le
payement du prix de la voiture éteignent toute action
contre le voiturier pour avarie ou perte partielle, si
dans les trois jours, non compris les jours fériés, qui
suivront le jour de la réception et ce payement le des.
tinataire n'a pas notifié au voiturier par acte extrajudi-
ciaire ou par lettre recommandée sa protestation moti-
vée.
La modification proposée par la commission pour
l'article 108, relatif aux délais et à la. prescription
des actions, a donné lieu à un certain nombre d'ob-
servations de détail, qu'ont formulées MM. Bozé-
rian, Clément, Paris, Demôle et M. Loubet, minis-
tre des travaux publics. Finalement, l'article 108 de
Code de commerce est, dans cette première délibé-
ration, modifié de la façon suivante
Art. 108. Toutes les actions auxquelles peut donner
lieu le contrat de transport sont prescrites dans le dé-
lai d'un an, compté dans le temps de perte totale du
jour où la remise de la marchandise aur it dû être ef-
fectuée, et, dans tous les autres cas, du jour où la
marchandise aura été remise ou offerte au destinât lire,
sans préjudice des cas de fraude ou d'infidélité, et sans
dérogation aux dispositions de l'article 541 du Code de
procédure civile.
Dans les cas prévus par la présente loi, les prescrip-
tions commencées au moment de la promulgation se-
ront acquises par un an à dater de cette promulga-
tion. si, d'après la loi antérieure, il reste un temps plus
long à courir.
La durée pour intenter chaque action récursoire est
d'un mois.
Cette prescription ne court que du jour de l'exercice
de l'action contre le garanti.
Dans le cas de transports faits pour le compte de
l'Etat, la prescription ne commence à courir que du jour
de la notification de la décision ministérielle compor-
tant liquidation ou ordonnancement définitif.
Le Sénat décide qu'il passera à une deuxième dé-
libération. D'après le débat d'hier, il y a lieu de croire
qu'entre la première et la deuxième délibération la
commissiou sera appelée à modifier le texte qu'on
vient de lire; si elle le maintient tel quel, il sera vi-
vement discute doe quelques opposants.
^hypothèque légale de la femme
Immédiatement après, le Sénat aborde la première
délibération du projet de loi portant modification de
1 article 9 de la loi du 23 mars 1855 (hypothèque lé-
1 gale de la femme). Discussion abstraite, s'il'en fut,
Même les orateurs compétents qui y prennent part
sont obligés d'avouer qu'il est bien difficile d'obtenir
la clarté absolue en c^tte matière.
M. Merlin, rapporteur, après avoir montré com-
bien l'hypothèque légale de la femme est un droit
redoutable et menaçant pour les tiers, expose que le
projet nouveau a pour but de dissiper quelques-
unes des obscurités de la loi de 1855. « Ce n'est pas
une réforme, dit-il, c'est une loi qui comble une
lacune, qui dissipe des incertitudes fâcheuses, met
fin à des embarras qui, dans la pratique, nuisaient
au crédit privé et entravaient les transactions, épar-
gne des frais, inutiles et ne compromet aucuns
droits, et que le S'nat voudra bien approuver. »
Tel n'est pas tout à fait l'avis de M. Clément des
observations de détail sont, en outre, présentées
par MM. Ca/.ot, Ernest Boulanger, Lacombe, Griffe,
Fallières, ministre de la justice, Lisbonne la com-
mission promet, d'en tenir compte à la deuxième
lecture, d'autant plus que plusieurs amendements,
l'un de M. Léon Renault, par exemple, lui ont été
renvoyés. p P~
En somme, en première délibération, le Sénat a
adopté les dispositions suivantes
Il sera ajouté à l'article 9 de la loi du 23 mars 1855
une disposition ainsi conçue
La renonciation par la femme à son hypothèque lé-
gale au profit de l'acquéreur d'immeubles grevés de
cette hypothèque en emporte l'extinction et vaut purge,
à partir soit de la transcription de l'acte d'aliénation,
si la ren.oncia.tion y est contenue, soit de la mention
faite en marge de la transcription de l'acte d'aliénation,
si la renonciation a été consentie par acte authentique
distinct.
» En l'absence de stipulations expresses, la renoncia-
tion par la femme à son hypothèque légale ne pourra
résulter de son concours à l'acte d'aliénation que si elle
stipule soit comme covenderesse, soit comme garantie
ou caution du mari. »
Il reste à statuer sur un paragraphe 3, portant que
« la femme conserve son droit de préférence sur le
prix <>; le Sénat a remis au lendemain la discussion
de ce paragraphe.
Le général Frôbault
Au cours de la séance, M. Le Royer a annoncé à
ses collègues la mort du regretté général Frébault
après avoir rappelé la brillante carrière du défunt,
il a exprimé les regrets que cette perte cause au
Sénat. g P
Les services qu'il nous a rendus pendant ces dix-sept
années, vous les connaissez, messieurs. Pas une loi re-
levant de sa spécialité qu'il n'ait contrôlée, discutée,
créée en grande partie, grâce à ses connaissances éten-
dues et à sa longue pratique de la vie militaire. (Assen-
timent).
Comme, homme, sous une apparence parfois nuancéa
d'aspérités, c'était le cœur le plus affectueux, le meil-
leur (Oui.l oui !), le plus droit que nous pussions con-
naître et apprécier. (Vive approbation.)
Comme, hommo public, le courage,, la science, le dé-
vouement le plus, absolu, l'amour le plus ardent pour
sa patrie.* (Très bien 1 très bien !)
Ainsi que nous l'annoncions hier, suivant la vo-
lonté écrite et formelle du mort, aucune cérémonie
oiucielie: n'aura lieu à Paris par suite, et en vertu
du règlement, le- Sénat n'enverra point de députa-
tion..
Les traitements d'instituteurs
La commission du Sénat, chargée d'examiner le
projet de loi concernant les dépenses ordinaires de
l'instruction primaire publique et les traitements du
personnel de ce service, s'est réunie, hier, sous la
présidence de M. Garrisson.
Elle a délibéré sur les articles 4, 5 et 6. Elle a re-
poussé l'assimilation intégrale des instituteurs aux
institutrices et admis que les traitements seront dif-
férents pour les uns et pour les autres.
NÉCROLOGIE
On annonce la mort de M. Dubois, juge au tribu-
nal civil de la Seine. Il y a quelques jours, M. Du-
bois avait été renversé dans la rue par une voiture
et blessé à la tête. Néanmoins, il était revenu siéger.
Mais, au bout de guelque temps, il fut pris de vio-
lentes douleurs faisant supposer des lésions internes.
M. Dubois a succombé nier.
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23 75 à. 23 50, 4 de mars 24 à 23 75, 4 de mai 24 25 à 24.
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-Courant 51 75 à 51 50, mars 51 75 à »», mars-avril
51 75 ii n» »», 4 de mars 52 à 52 25, 4 de mai 52 50
à 52. 75. Circulation 100. Farines de Corbeil 53 fr.
Avoines- H00 k. cot. s. esc.: puids 45 à 17 k., à l'hect.)–
Courant 17 25. à »», mars 17 25 à 17 50, mars-avril
17 50 à »» »»i 4 de mars 18 »» à 17 75, 4 de mai 18 »» à
17 75.
Seigles (70/72 kil. et les. 100 net comotant).
Courant 14 un à 14 25, mars 14 »» à 14 25, murs-avril
14 >« à 14 25, 4 de mars 14 50 à 14 25, 4 de mai 14 75 à
»» n». Circulation 250.
Huiles lin' (100 kil. fût comor., escoaiDte-20 0/0).–
Disd. 48 »» à 48 25, cour. 48 »» à 48 25. m irs 48 25 à 48 75,
mars-avril 48 25 à 48 75, 4 de mars 48 50 à 49, 4 de mai
49 50 à 5D »», 4 derniers 50 "n à 50 50. Circulât. 5,000.
Colza Disp. 54 25 à »», courant 54 25 a »» »», mars
54 25 à mars-avril 54 à 54 25, 4 de mars 54 »» à
54 25,. 4 de mai 54 n à 5i 25, 4 derniers 54 50 à 55 »».
Circulation 55,000.
Esprit f3/6 Nord fin 90 0/0 l'hecfc. nu. Esc. 2 0/0).–
Courant 47 25 à 47 50, mars 47 75 à mars-avril
47 75 à »» «>̃, 4 de mai 48 à 48 25. Stock, 9,350 pipes.
Circulation, 150.
Sucres (Blanc n° S les 100 kil. net esc. 1/4 0/0).
Disp. 41 50 ii »» "»; cour., n t. 41 62 li2 à 41 75, mars
42 à 42 12 12, m rs-avril 42 25 à »» »» »/»;
4 de mars 4-' 62 1/2 à 42 75, 4 ..le mai 43 12 1/2 à
43 25,, 4 d'octob. 36 75 à 37; acq. 90 75. Sucres blancs 99°,
41 25 à »» >i»; dito roux 88°, 38 50 à «» »». Plus fermes.-
Circulation 64r700. Teudance plus ferme.
Sucrea raffinés. Diap. 105 50 à 106 50 par wagon.
DÉPÊCHES COMMERCIALES
Marseille, 6 février.
Blés. Vendu 6,500 qx azime Niculaïeff (poids 128
kil.). 4 0^0 de corps étranger emb rquement mars-avril
à 17 50 c. ass-. f.; 13,000 qx azime Tembruek disponible à
17 37 1/2; 1,000 qx ien.lre Danube sur échantillon arri-
vée 15 m rs à 16 37 iJ2; 800 qx dur Taganrok (poids 130
kil.) disp. à 19 25. Importé 14,800 qx.
Grains grossiers. Vendu 1,500 qx maïs Plata jaune
à 13 87 1/2.
Laines. Vendu 280 balles Beldia Casabianca à 100
francs.
Huiles à. fabrique. –Arachides 48 fr.; sésames chaud
49 50; coprahs 57 fr., palmistes 58 fr.
Bordeaux, 6 février.
Peaux de moutons. Montevideo haute laine 142 50;
Montevideo Barrégas 100 à 107 50; Montevideo b une
qualité 12? 50; Buenos-Ayres 82 50 à 116 25 les 100 kil.
Peaux de loutres. Pl-ita 3 f le kil.
Cacaos. Caraqne 100 fr. les 50 kil. entr.
Blés. Roux d'hiver 20 à 20 50; Pologne dur 19 25;
dito tendre 19 50; Bombay soft red 18 75; Plata Rosario
18 75; D-inube 18 50 les 80 kil.
Farines. Maraues à cylindre 35 75; dito à meule
34 50 à 34 75 les 100 kil.
Londres, 6 février.
Sucres de betteraves en baisse de 3 deniers. Alle-
mand 88" féviier 14 sh. 10 1/2 den.; disp. 14 sh. 7 1/2 d.;
mars de 15 sh. 1 1/2 den. moins 1/2: 15 sh. moins 1/4;
14 sh. 10 172 d.; avril 15 sh. 3 den. moins 1/4, 1/2; 15 sh.
1 1/2 d. plus 1/4. Sucres raffinés affaires moyennes,
prix en h lusse de 3 deniers. Cubes de Tate 21 sh. 3 d.;
2e qualité 20 sh. 6 den.; concassé 19 sh. 6 d.; Liverpool
cristallisés n° 1. 19 sh. 9 d. et 19 sh. 3 den.; Martineau
uain coui é 21 sh.; cubes 20 sh.; Titlers 20 sh.; Lyle
granulé 19 sh. 3 d. à 19 sh. 6 den.; jaune de canne cris-
tallisé 18 sh. 9 den.
Cafés. Marché calme. Ventes de peu d'importance.
Prix sans changement. Rio ord. firsts à good first 62 à
65 sh. Sortes du Brésil plutôt fermes.
Métaux. Cuivre, ouverture, en baisse de presque
1 liv e de 75 liv. à 74 liv. 2 sh. 6 d.; en clôture, en
hausse de 1 livre, de 75 à 75 liv. 7 sh. 6 d.; à un m"is,
75 à 75 liv. 10 sh.; acheteurs à trois mois 76 liv. 7 sh.
6 den., vendeurs à 76 liv. 10 sh.; anglais tough 76 liv.;
choix 78 hv.-Etain: terme, Détroits disp. In9 .iv. ache-
teurs; .ngl.iis 163 liv. Banca 100. Billeton 99.
Piomb, un peu plus ferme, espagnol 14 liv. 17 sh. 6 d.
à 15 liv. Zinc, inactif, 19 à 19 liv. 10 sh. Mercure,
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d'Or; 47, act. sans dom. connu. S. pr., M. Menant,
susnommé.
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Cités, 38.– S. pr., M. Godmer, rue Christine, 3.
SPECTACLES ET CONCERTS
La Comédie-Française a failli faire relâche hier
soir, et le rideau de fer en eût été cause. L'ouver-
ture du spectacle, qui comportait Pendant le bal et
la Souris, de Pailleron, était annoncée sur l'affi-
che pour huit heures et quart. A l'heure dite, le
rideau est resté immobile. Le public a attendu, un
peu surpris, mais silencieux encore; il ne pouvait
d'ailleurs attribuer ce retard à sa véritable cause,
qui lui demeurait inconnue. Au bout de trois quarts
d'heure, enfin, quelques spectateurs, dans les hau-
tes galeries surtout, n'ont plus su résister au désir de
manifester un peu bruyamment leur mauvaise hu-
meur.
Enfin, à neuf heures, la porte qui a été ménagée
dans le rideau de fer s'est ouverte, et M. Worms
est venu expliquer qu'un incident tout à fait inat-
tendu avait empécfié la manœuvre du rideau de
fer.
Tout est bien qui finit bien le spectacle a com-
mencé à neuf heures et quart au lieu de huit heu-
res et quart. Les spectateurs retardataires y ont
j gagné de ne pas perdre une scène des deux
comédies de Pailleron et les interprètes de jouer
devant une salle certainement impatiente de les
entendre.
Une insuffisance de pression hydraulique a causé
tout le mal. On sait nous l'avons expliqué ici mê-
même en publiant des extraits du rapport de M.
Edoux que le rideau de fer du Théâtre-Français
est manœuvré par le jeu d'un piston hydraulique.
Hier soir, à huit heures, le chef machiniste avait
consulté le manomètre à eau qui marquait 33; or,
pour que l'appareil fonctionne, il suffit que le mano-
mètre indique 30. Peu d'instants avant l'heure fixée,
la pression est subitement tombée à 27; il devenait
dès lors impossible de relever le rideau. On a dû
alors, au moyen de pompes, élever dans les réser-
voirs assez d'eau pour augmenter sensiblement la
la pression; d'autre part. quelques machinistes armés
de palans tiraient d en haut ou poussaient d'en bas
le rideau récalcitrant.
La leçon a manqué coûter à la Comédie-Française
une fort belle recette, car la salle était abondamment
garnie elle ne sera pas perdue. Dès aujourd'hui un
treuil va être dispose de façon à pouvoir parer, en
cas de besoin, aux inconvénients qui résulteraient
d'une inégale distribution des eaux de la Ville.
Un de nos confrères s'est fait l'écho d'un bruit
qui a couru hier soir, et d'après lequel Mme Judic
aurait renoncé à jour le rôle de Mlle Lange, dans la
Fille de Mme Angot, à l'Eden.
Nous avons demandé à M. Eugène Bertrand la
vérité sur cette nouvelle il nous a assuré qu'elle
était inexacte.
Il a ajouté que Mme Judic lui avait télégraphié
aujourd'hui encore qu'elle serait demain à midi, à
l'Eden, pour prendre part à la répétition.
L'Opéra donnera très probablement une repré-
sentation populaire à prix réduit dimanche soir, et
une matinée le mardi gras, 14 février.
Les spectacles de ces deux représentations ne sont
pas encore déterminés.̃
Ce soir mardi:
A la Comédie-Française, à huit heures un quart, re-
prise des Effrontés, comédie en cinq actes, en prose, de
M. Emile Augier.
Mme Essipoff se fera-entendre de nouveau diman>
che prochain au concert Lamoureux. La brillante pia-
niste russe exécutera le concerto en la mineur de Schu-
mann et diverses pièces de Chopin.
-Le baron de Mohrenheim, ambassadeur de Russie,
assistait hier soir, avec sa famille, au Gymnase, à la
représentation de l'Abbé Constantin.
A l'ocrasion des jours gras, le Gymnase donnera
VAbbé Constantin en matinée le dimanche 12 et le mardi
14 février.
-On sait que la commission musicale pour l'Exposi-
tion de 1889 a délibéré sur le concours à ouvrir au su-
jet d'un poème lyrique. Un arrêté ministériel vient da
régler, pour les poètes, les conditions de ce concours.
Sujet proposé: Quatre-vingt-neuf (dans une limite ap-
proximative de cent vers), pour chœurs et soli, avec ac-
compagnement d'orchestre.
Le poème qni aun obtenu le premier prix sera pro-
posé au concours de composition musicale.
Les Français seront seuls: dmis à concourir.
Les manuscrits devront être déposés au secrétariat
du Conservatoire de musique et de déclamation avant
le 31 mars prochain, snus envelpppe portant une épi-
gr phe ou devise, qui se'-a répétée sur un billet cacheté" d"
contenant le nom et l'adresse de l'auteur.
M. Victor Capoul, qui était à Bruxelles où il faisait
répéter Jocelyn, a reçu une dépêche de Toulouse lui an»
nonçant une triste nouvelle.
Sa mère, âgée de s< ixante-quinze ans, frappée d'un
coun de sang, vient de mourir dans la propriété qua
possède M. Capoul à l'Artus, aux environs de Tou»
louse.
Le spectacle Darthenay obtient un grand succèi
avec sa revue Paris au microscope. Tous les salons s'ar-
rachent cet amusant spectacle, unique en son genre.
S'adresser 89, rue des Martyrs.
SPECTACLES DU MARDI 7 FÉVRIER.;
Opéra. Relâche.
Théâtre-Français. h. 1/4.-Les Effrontés. >i y
Opéra-Comique. 8 h. »/». Mignon.
Odéon. h 1/4. Beaucoup de bruit pour rien.
Gymnase. –7 h. 3/4.– Le Rêve de ma femme. L'Abb4
Constantin.
Variétes. –8 h. 1/2. C'est la faute au ministère.–»"
Décoré.
Vaudeville. –8 h. »/». L'Affaire Clémenceau.
Porte-Saint-Martin. -8 h. 1/4. –La Tosca.
Palais-Rojal. –8 h. 1/4. Les deux chambres. R6»
veillon.
Châtelet. 8 h. «/». Michel Strogoff.
G-îté.– 8 h. 1/4. Dix jours aux Pyrénées. ,> w
Ambigu. 8 n. »/». M 'thias Sandorf. ̃'̃
Folies^Dram itiques. 8 h. 1/4. Mam'zelle Clochette.–
Paris-Cane ;ns.
Renaissance.– 8 h. 1/2.– Le Train n» 12.– Mon Isméniei
-La Station Ch impbaudet
Nouveautés. Relâche.
Bouffes-Parisiens. –8 h. 1/4. Rose Polka.– Mam'zelle:
Crénom.
Cluny. h. »/». Tous les mêmes. Boul' Mich' Revue.
Menus-Plaisirs. 8 h. »'». Stratonice. François lejt
Bas-Bleu s.
Châleau-d'ICau. h. »/"• Gavroche.
Déjazet. 8 h. 1/2. Futur à la crème.– Tous pincést
Ed'en-Théàtre. Relâche.
Folies-Bergère. 8 h. 1/2. Réservistes à venir. -<
Spcclacles variés.
Cirque d'Hiver.– 8 h. 1/4. lîx. éq. Ceylan.
Robert-Houdin.– 8 h. 1/2.– Prestid. Magie. Pnys. amug.
Musée Grevin. Monument de l' mirai Courbet. Ca-
binet fintast.– Concert des Tziganes.
Nouv. Cirque –8 h. 1/2.– Kx. éq. et naut.– Le Carnaval
de Venise.
Alcazir d'Hiver. –8 h. 1/2.– Concert-spectacle.
Th. dt, la Gai. Vivienne. –8 h. 3/4. Donato.
Jardin d'Hiver (49, rue Vivienne). Spectacle-concert*
Cirque Fern.mdo.– 8 b. 1/2. Exerc. équestres.
SPECTACLS3 DU MERCREDI 8 FÉVRIER
Opéra. 8 h. »/». Li Dame de Monsbreau.
Théâtre-Français. 8 h. 1/4. La Souris.
Opéra-Comique. 8 h. »/».– Domino noir. Le Chale^
Nouveautés. La Volière.
(Les autres spectacles comme mardi.)
dans une petite classe, soua^ lai surveillance
d'une religieuse.
On haut du couloir on entendait leurs voix
abominablement nasillardes
L'entnnds-tu. pécheur repentant,
̃" La douce V"ix qui lo rappelle.
M. Durlin a fn'tapprocher la plus jeune d'en-
tre plies, une fillette d'une douzaine d'années.et
lui a d"tnandé `"'
Pvjuri)uoi es-tu ici, toi?
Nous avons comiris à son récit, fprt em-
brouillé, qu'elle avait volé du charbon pour le
porter à sa mère. Il ne semble pas qu'elle soit
plus mal ici, où on la fait jouer, çoujsir, sauter
à la cnrde, que chez ses parents.
Bien des fois la sœur Collette, qui a la garde
de ce petit troupeau, a vu. des enfants pleurer à
chaudes larmes quand leurs parents venaient
les réclamer. Elles- savaient qu'elles retour-
naient aux coups, à la misère. Elles armaient
mieux rester en pr son, où l'on n'est pas battu,
où l'on ne souffre ni du froid ni de la fa;m.
Nous avons fini notre- promenade par une vi-
site au dortoir des petits enfants.
Beaucoup de femmes entrent grosses,dans la
prison, et c'est là qu'elles accouchent. Du jour
où l'enfant est né, comme si la maternité effa-
çait une partie de la faute, les femmes-mères
ne sont pas renvoyées aux cellules communes.
On les garde dans un dortoir spécial, une infir-
merie tournée du côté du midi, et quiiouvre sur
un jardin. Là, elles ont un lavoir pour lessiver
le lin^e de leurs petits; (jt elles, jouissent d'une
demi-liberté. Elles vont et viennent du dortoir
à la cuisine, où elles font réchauffer à leur gré
les biberons et les soupfts.
C'est un spectacle douloureux que lai vue de
ces petits enfants nés dans la-prison et| qui at-
tendent, pour en sortir, que leurs mères aient
achevé leur peine. Il y là des petits de trois
ans, qui voudraient bien courir et faire du bruit
dans le dortoir. La sœur Valentine leur permet
de se bousculer un peu, mais en cachette. Ils
vivent en prison, les pauvres, et,, tout petits
qu'ils sont, la faute de leur mère- leur, défend
de rire.
Où sont les joujoux que l'on a; envoyés, au,
jour de l'an, a demandé M.. HudIw, à la sœur
Valentine.
Ah tout est cassé; monsieur- le directeur,
a répondu la vieille religieuse-. Et vraiment
nous ne savons comment amuser nos enfants,
ces jours-ci où ils ne peuvent' pas descendre
dans la cour.
Vous qui me lirez, je vous ai-demandë autre-
fois de vieux habits pour les petits enfants de
l'hospitalité de nuit et vous en avez envoyé.
Aujourd'hui laissez-moi vous demander d'en-
voyer les joujoux. cassés; aux. peiita enfants. de
Saint-Lazare. ̃
hugues LE notrx.
NOUVELLES. DU JOUR
M. Elourens, ministredêa affaires^1*angeres,,dôit
quitter Paris samedi prochain pour se rendre dans
le département des Hautes-Alpes, où il a posé sa
candidature à l'élection législative du 26 février pro-
chain. Trois punchs lui seront offerts le premier à
Gap, le second à Embrun, le troisième à. Briançon.
Le ministre compte rentrer à.Paris:pour la récep-
tion diplomatique qui, la semaine prochaine, aura
lieu, contrairement à l'habitude, le vendredi.
_{S Les délégués dès onze départements du Midi qui
étaient venus soumettre au groupe viticole de. la
Chambre les vœux des viticulteui français que nous
avons fait connaître, ont été présentés hier aux mi-
nistres du commerce et de l'agriculture par le bu-
reau.du groupe viticole et les députés. de leur région.
'£ Au ministère du commerce, M.. Cazauvieilh, pré-
aident du groupe viticole, a. exposé, l'objet de la dé-
marche et les conclusions contenues dans l'adresse.
Les délégués de la Société d'agriculture de l'Hé-
«. rault et du Var ont. remis ensuite au ministre des
pétitions couvertes de plus de 40,000" signatures les
|ï procès-verbaux des délibérations de cent conseils
|j* municipaux de l'Hérault, etc. Les pétitions des Py-
ï rénées-Oriontales avaient- été remises précédem-
|, ment; d'autres sont.attendues.jourmellemepnt.
i II a été convenu, d!aecord avec le ministre, que
ces pétitions seraient déposées sur le bureau de la
Chambre par les députés des départements inté-
h ressés.
M. Cazauvieilh a insisté sur la protection à re-
bours dont bénéficient les produits étrangers au dé-
triment des produits nationaux.
M. Déandréis, député de l'Hérault,, a démontré
qu'il était nécessaire de ne pas iilfliger aux vins un
traitement plus onéreux qu'aux autres produits agri-
coles, les vins, déjà surchargés par la. rigueur des
lois fiscales, ne devant pas à eux seuls payer dans
les traités de eommerce Ia^rançon de l'industrie.
|. M. Dautresme a répondu qu'il comprenait, la si-
tuation; difficile des viticulteurs français, et qu'il leur
promettait son concours, mais qu'il ne devait pas
leur dissimuler lès difficultés internationales qui
p pourraient faire obstacle à la réalisation de leurs
p' vœux.
Après cette entrevue, la délégation s'est rendue
chez le ministre de l'agriculture.
M. Viette, déjà mis au courant de la situation par
les délégués du groupe viticole,, qu'il' avait. précé-
demment reçus, a. déclaré qu'il se considérait-comme
le défenseur naturel des intérêts agricoles, et qu'il
ne manquerait pas do défendre de; tout, son-pauvoir
les légitimes revendications de la viticulture.
M. Viette a ajouté qu'il était prêt à demander la
déconventionnalisation; dans les traités de commerce
à intervenir, de toutes les matières premières agri-
coles, et notamment des vins.
La grande chancellerie dé la. Légion d'honneur
publie la note suivante
Le confeil de l'ordre de la Lésion d'honneur s'est
réuni le 6 février, sous la présidence du grand' chanoe-
lier.
Le conseil a examiné un projet de décret présenté
par le ministre de la guerre et compremint deux pro-
positions pour la médaille militnire:
Il a déclaré que ces propositions n'avaient rien do
contraire aux lois, décrets et règlements en vigueur sur
la méd ille milit ire.
LA conseil a ensuite examiné 4T demandes en auto-
risation d'accepter et de porter des décorations étran-
gères. Il a émis l'avis. d'accorder toutes ces autorisa-
tions.
Il s'est occupé enfin de 28 affaires de' discipline- con-
cernant
i memb e de la Légion d'honneur,
4 médaillés militaires;
̃'• 23 titulaires de médailles commémoratives.
5. • Le conseil- a émis- l'a vis de prononcer:
i\ 1» La suspension tempnra-ire pour le membre de la
Légion d'honneur et pour sept titulaires de médailles
commémor itiyes
2° La radiation pour les quatre médaillés militaires
et pour seize titulaires de médailles commémora-
tives.
Le bureau du conseil général ot le bureau du-, con-
seil municipal se sont réunis pour examiner s'il y
avait lieu de demander à être entendus par la. com-
mission de la Chambre des députés chargée de l'exa-
men du projet de loi municipale.
Les deux bureaux ont décidé de s'abstenir de cette
démarche, par ce motif que, disent-ils, « les pouvoirs
publics connaissent les vœux de la. population pari-
sienne par le projet d'organisation municipale voté
en 1880 ».
AU JOUR LE^UïT
Le banquet de la colonie anglaise de Paris
Hier soir a eu lieu, à l'Hôtel Continental, le ban-
quet annuel de la cha/nbre de commerce britannique
de Paris. Cent cinquante personnes environ, parmi
lesquelles nombre de jolies femmes, ont pris part à I
ce banquet présidé par M. Bi< unt\ président de la a
Chambre de commerce britannique. A ses côtés
avaient pris place lord Lytton, ambassadeur d'An-
gleterre MM. Georges Berger, directeur de l'Expn-
sition Frédéric Passy, député, membre de l'Insti-
tut Paul Leroy-Beaulieu, de Molinari, de Blb-
\vitz, etc.
Au dessert, M. Blount a ouvert la série des toasts,
en portant la santé de la reine et du président de la
République. M. Laurier, vice-président de la Cham-
bre de commerce britannique, a bu à l'extension du
commerce international, et M. Frédéric Passy a,
dans un discours plein d'humour et d'esprit, célébré
les louanges du liBre-échange. « Espérons, a-t-il dit,
en terminant, que les exigences du commerce fini-
ront par dissiper toutes craintes de guerre. »
M. Blount ayant porté la santé des invités, chacun
de ceux-ci a répondu, lord Lytton le premier. Le
nouvel ambassadeur, dans le discours qu'il a pro-
noncé en anglais, s'est principalement attaché à faire
ressortir tous les avantages qui résultent de l'en-
tente qui règne entre les deux nations anglaise et
française. 11 a félicité la chambre de commerce bri-
tannique de contribuer à cet accord et il a bu à sa
prospérité.
A son tour, M. Georges Berger a pris la parole.
Après avoir exprimé les regrets de MM. Dautresme,
ministre du comerce, et Alphand, il a dit en sub-
stance « Je suis Français et j'aime passionnément
mon pays, mais la carrière que je suis depuis vingt-
oinq ans m'arendu international et j'en suis arrivé
à regarder plutôt les nations que les hommes.
Parmi tous les peuples, toutes les nations, une de
celles que je considère avec le plus d'admiration, c'est
1? Angleterre, qui sait allier si bien le culte de la liberté
au respect des institutions qu'elle s'est données. Je
porte donc un toast à l'Angleterre et à lord Lytton,
le représentant de Sa Majesté britannique je bois à
M. Blount, qui m'aide depuis si longtemps de ses
conseils si précieux et si affectueux. Sans vous par-
ler longuement de l'Exposition de 1889, je me con-
tenterai. dans ce banquet, de vous, dire que les
portes en seront ouvertes librement à tous au nom
du progrès, au nom du travail international. »
Le président de la Chambre de commerce ita-
lienne a dit ensuite quelques mots « Déjà, dit-il,
1889 s'avance à grands pas et c'est avec plaisir que
nous tous, hommes d'affaires, nous verrons réussir
l'Exposition de Paris. En attendant, au mois de mai
prochain, nous ferons à Londres une exposition pu-
rement italienne je prie la grande nation anglaise
de nous accueillir avec bonté. Je bois à l'Angleterre
qui, en toutes circonstances, nous a montré tant de
sympathie Je bois à la santé du président de la Ré-
p ibhque française, cette nation dont, mieux que
p Tsonne, nous sommes à même de connaitre les
qualités. Je bois enfin à la maison de Savoie »
D'autres toasts ont encore été portés par MM. Le-
roy-Beaulieu, Blount fils, de Blowitz, etc., puis les
convives se sont levés et ont entonné l'hyme natio-
nal anglais qu'ils ont accompagné de nombreux
bip hip hourrah 1
Au banquet a succédé un bal fort brillant qui ne
s'est terminé que ce matin et auquel assistait pres-
que tout entière la colonie anglaise.
Académie des sciences (6 février)
Calcul des probabilités, -r- M. Joseph Bertrand
présente quelques observations sur le calcul des.
Erobabilités en ce qui concerne le tir de l'artillerie.
Le général Menabrea, à cette occasion, appelle l'at-
tention de ses confrères sur les travaux de M. Ciac-
chi, qui l'ont conduit à des résultats remarquables,
aujourd'hui connus et utilisés par les officiers d'ar-
tillerie de toute l'Europe. M. Menabrea dépose en.
même temps sur le bureau le cinquième volume des
Œuvres de.Galilée, publiées par M. Favart, à Pa-
doue, sous les auspices du roi Humbert.
Physiologie expérimentale. A propos d'un article
de MM. Roux et Chamberland, inséré- dans le pre-
mier volume des Annales de l'Institut Pasteur, article
consacré à l'immunité obtenue contre les maladies
infectieuses.par des inoculations de microbes culti-
vés, M. Chauveau discute à nouveau un point de
doctrine de la microbiologie. Pour M.. Pasteur et ses
disciples, le microbe périt ou devient inerte en épui-
sant dans le milieu où il se développe les éléments
appropriés à sa pullulation et à sa vie.
L'immunité résulterait de cette circonstance que
l'épuisement serait réalisé par un microbe affaibli,
dont les énergies atténuées deviendraient sans dan-
ger pour l'organisme servant de milieu. Pour M.
Chauveau, l'extinction du microbe s'opère graduel-
lement à l'aide d'un ferment soluble qu'il sécrète et
qui est toxique à son égard. C'est par ce ferment
que l'immunité est obtenue. MM. Chamberland et
Roux estiment que les preuves de la théorie de M.
Chauveau ne sont pas suffisantes; M. Chauveau
soutient de son côté que les expériences faites par
Lu en 1880 sont parfaitement démonstratives. Une
preuve entre autres, dit-il, que c'est un ferment so-
luble qui procure l'immunité, c'est quo tous les
agneaux nés de mères inoculées ont été réfractaires-
aux inoculations les plus virulentes. Et cependant
aucun microbe n'avait, pu pénétrer dans leur orga-
nisme le placenta est un filtre quii ne laisse point
passer ces éléments figurés. MM. Roux et Cham-
berland ont négligé de tenir compte de ces faits ou;
de lès discuter. g P ai s o.u;
Astronomie. M. Henri Gauthier- Villars a récem-
ment publié une observation d'éclipsé de soleil faito-
dans 1 Oural par M. Khandrikof, de Kiew. M. Khan-
drikof a cru pouvoir tirer de cette observation des
faits en désaccord avec la théorie généralement ad-
mise et exposée en particulier par M. Faye sur les
taches solaires. L'éclipse a coïncidé avec un mini-
mum de taches, et néanmoins sur les bords de l'as-
tre on a vu des protubérances se profiler, et cela
non seulement dans la région équatoriale, mais en-
core dans les régions polaires, ou les taches n'exis-
tent pas. Or, ces protubérances plus ou moins volu-
mineuses ne sauraient être, d'après la théorie, que
des jets d'hydrogène enflammé projetés par les
tourbillons ascendants des taches. Comment donc
expliquer que ces protubérances se soient montrées
partout, là même où n'y a pas de taches et où il n'y
en. avait presque pas ?
L'explication est facile, répond M. Faye. En mê-
me temps que des taches restreintes à la zone équa-
toriale, il existe partout à la surface du soleil des
pores, destinés par leur développement ultérieur à
lormer des taches. Au-dessus de ces pores on voit
flotter comme des nuages. Ce sont les protubéran-
ces des pores que M. Khandrikof a vu se profiler
sur les bords de l'astre éclipsé.
M. Samuel Pozzi se voue avec un zèle filial à la
publication des œuvres de Broca. Le cinquième vo-
lume, qui vient de paraitre, contient les recherches
qui ont conduit l'émment anthropologiste à localiser
la lésion déterminant l'aphasie dans la troisième cir-
convolution frontale ascendante. Il n'est que juste de
rappeler que des observations antérieures de Bouil-
laud avaient préparé et mis en perspective cette dé-
couverte.
FAITS DIVERS
7 février. L'épaisse couche de brume qui re-
couvre le ciel depuis plusieurs jours subsiste avec
Fhumidité de l'air.
La température ne présente point de variation ap-
préciable. Le vent est au nord-ouest.
Aujourd'hui 7 février, le thermomètre du jour-
nal marquait:
A 7 heures du matin. 7° au-dessus de 0.
A 11 heures du matin. 8° »
A 1 heure de l'après-midi. 8° 1/2 »
Hauteur barométrique à huit heures 767.
M. le préfet de police, qui était dans la Marne
depuis quelques jours, est rentré hier au soir à Paris.
Hier matin, a eu lieu, au ministère de l'inté-
rieur, chez M. Monod, directeur de l'Assistance pu-
blique, une réunion préparatoire en vue de la créa-
tion d'une caisse de secours destinée à venir en aide
aux familles des médecins victimes de leurs devoirs
professionnels.
Il a été décidé que les internes et externes des hô-
pitaux, régulièrement nommés, seraient assimilés
aux médecins au point de vue des secours à rece-
voir.
M. le docteur Febvre, médecin adjoint à l'asile
public d'aliénés de Ville-Evrard, est nommé à l'un
des emplois de médecin en chef créés dans le même
établissement, en remplacement de M. le docteur
Rey, non installé.
Le ministre de l'instruction publique a nommé
archivistes paléographes, dans l'ordre de mérite
suivant MM. Ebel, Jacqueton, Fihot, Dupont-Fer-
rier, Viard, Ledos, Bourgeois, Spont et Bonin.
Sont nommés archivistes paléographes hors rang ¡
i MM. Ducom, Lhermitte, Tierny et Tissier.
'1 La première vacation de la vente Guillaumet,
qui a eu lieu hier à la galerie Petit, a produit 98,780
francs. Signalons les principales enchères
Intérieur de La Alia, 6,900 fr.; Intérieur à Bou-
Saada, 5,500 fr.; les Tisseuses, 5,100 fr.; la Seguia,
environs de Biskra, 4,100 fr.; Place du Marché, à La-
ghouat, 3,500 fr.; Rue à Laghouat, 2,900 fr.; Laveuse
à Laghouat, 3,000 fr.; Femme arabe moulant du grain,
3,000 fr.; Fileuse arabe, 2,100 fr., et Chevaux arabes,
2,900 fr.
A l'hôtel Drouot, les ventes intéressantes sont
rares cette année. S'il faut en croire certains com-
missaires-priseurs, la saison s'annonce comme de-
vant être particulièrement mauvaise.
Seules les ventes d'autographes continuent à être
fort suivies. Signalons quelques pièces vendues hier:
une lettre curieuse d'Alfred de Musset, écrite à làgc c
de dix-neuf ans et adressée à Sainte-Beuve
Voilà un f. temps pour la chasse, mon ami. Je ne
sç ie pas si c'est à Paris comme ici, m is je suppose
que le Bon Dieu a attrapé quelque chose, ici l'ennui me
prend au collet. J'ai pour toute ressource la conversa.
tion d'un fat qui est de l'école de Lamartine et qui fait
des vers comme le chov.ilier de Parny. Vous voyez
que je vous écris à la hâte et sur Uii torchon; je suis si
p .resseux et si aff lire que e ne sç lis nù va mon tems.
Je n'ai core fait que jf.uer au biilard du matin nu
soir. Mon oncle me bat quelques fois dont j'enrage. Priez
pour m-'i je pars pour la chasse.
La première fois que baiserez Francine, mettez en un
de plus à mun intention. Yours
Yours n
A. DE MUSSET.
Lundi soir 18 sept. 1829.
M. Aif cd de Musset chez M. Desherbiers, à la pré-
fecture, au Mans.
Vendue 205 fr. •- ·
On a payé 30 fr. une curieuse lettre de Voltaire,
écrite quelques jours avant sa mort. Il s'était mis
très en colère contre M. d'Argental, à propos de plu-
sieurs vers changés ou supprimés daqs Irène pen-
dant sa maladie
J'él is au désespoir, je l'avoue, je me croyais méprisé
et avili p r les amis les plus respectables. La constance
de leurs bontés guérit la blessure horrible de mon cœur
et m'empêche de mourir de chagrin plus que de mon
vomissement de sang. Que j'aye la consolation de vous
voir avant que vous sortiez.
VOLTAIRE.
39 francs une lettre d'Alexandre Dumas. Nous en
détachons le passage suivant « Plus j'avance, plus
je connais le théâtre, plus le théàtre m'épouvante.
Oh mon pauvre ami, où est le temps de la Tour de
Nesle, où je ne doutais de rien ? » p
127 francs une lettre de la jeunesse de l'impéra-
trice Eugénie « Tout me semble triste depuis que
vous n'êtes plus avec nous; mais si le temps que
nous nous sommes séparés me paraît long, que di-
rai-je plus tard? Autrefois je vous aurais envoyé
beaucoup de baisers, mais à présent contentez-vous
de ça. (Ici un dessin représentant un cœur.) Le
monde est si méchant, il a toujours quelque chose à j
dire ».
400 francs quinze lettres de Lacordaire. 115 francs
une longue lettre de La Fayette il s'indigne
de l'indifférence de l'Europe, qui abandonne les
chrétiens grecs .aux barbares de Turquie et d'E-
gypte. « Jamais la diplomatie de ces cabinets soi-
disant chrétiens ne s'est montrée plus dégoûtante et
plus cruelle que dans cette grande circonstance, où, j
tout en faisant des processions à Paris, des dévo-
tions à Vienne et des- cargaisons de bibles à Lon-
dres, on voue les chrétiens d'Orient au massacre,
leurs femmes et leurs enfants aux viols et aux con-
versions forcées de l'islamisme. Napoléon a eu tort
de ne pas rétablir la liberté des cultes proclamée
par la Constituante; il voulut une religion de l'Etat,
qui l'a soutenue tant qu'il a été le plus fort. »
150 francs les épreuves avec corrections des Con-
fidences, de Lamartine. 130 francs une lettre de Ma-
zarin. 62 francs une lettre de Prosper de Mérimée.
102 francs une lettre sur vélin de Napoléon I0'. 41 fr.
une missive de Robespierre. 260 francs une longue
lettre du prince de Tajleyrand. g
Cette vente a produit environ 6,500 francs.
Récemment M. Goron, chef de la Sûreté, rece-
vait plusieurs plaintes relatives à des vols de char-
bon. Sur les indications qui lui furent fournies, il
organisa un service de surveillance et les agents ne
tardèrent pas à arrêter les auteurs et les complices
de ces vols. Avant hier, ils filaient les nommés Du-
chanin et Martin, charretiers de M. Peret, marchand
de charbons, avenue de Suffren; ils constatèrent
qu'ils prélevaient des sacs de charbon sur les char-
ges qu'ils devaient remettre et qu'ils les transpor-
taient chez trois marchands de vm.
Prévenu de ces faits, M. Goron se rendit au domi-
cile de ces derniers il y trouva de grandes quanti-
tés de charbons; il interrogea, ces trois individus.
Tout d'abord ils nièrent énergiquement mais, mis
en présence de Duchanin et Martin, qui avouèrent,
ils finirent par reconnaître que, depuis six mois, ces
individus les approvisionnaient de charbon au prix
de 1 fr. 25 le sac, au lieu de 3 francs, prix ordinaire.
A la suite de cette déclaration,, le chef de la Sûreté
les a fait arrêter, ainsi que Duchanin et Martin.
D'autre part, des agents, ont surpris en flagrant
délit de vol de charbon, dans des conditions analo-
gues, des charretiers des chantiers de la Rotonde à
Aubex-villiers. Us ont été arrêtés et écroués au Dé-
pôt.
Des voleurs, dont la façon d'opérer dénote la
parfaite connaissance des lieux qu'ils dévalisent,
viennent de commettre presque simultanément des
vols importants dans les hôtels portant les nos 226
et 217 du boulevard Saint-Germain.
Ce matin, vers sept heures, Mme veuve Forni,
concierge au n° 227;. trouvait ouverte, au 3? étage,
la, porte qui donne sur. l'escalier de service et dans
la cuisine de l'appartement occupé par le comte de
Favières, absent en ce moment. Elle pénétra dans
cette piè'ce et n'y constata rien d'anormal.
Mais dans la pièce suivante, la chambre à cou-
cher du comte, régnait un désordre extraordinaire.
L'armoire à glace, dont on a fait sauter le battant
avec une pince, dont on distingue encore nettement
la trace,, était complètement vide. Les voleurs ont
déposé sur le parquet tout; ce qu'elle contenait pour
faire un triage et ne prendre que ce qui avait une
sérieuse valeur.
Un grand meuble do chêne,.un secrétaire sontéga-
̃ lement fracturés. Les. voleurs se sont emparés en-
core des flacons en- argent garnissant une table de
toilette. Sur le plancher sont entassés des ojets de
toute nature; linge, écrins vides, boîte à parfume-
rie vide aussi de ses flacons de cristal et d'or.
L'estimation.du voLest encore impossible à faire;.
pourtant dans l'énumérationides objets dérobés, nous
relevons un magnifique collier de perles,, évalué
5,000 fr., une lorgnette d'écaillé, des: boucles d'oreil-
les, un flacon ciseléavec feuilles d'or, un; nécessaire"
complet en argent, une broche en brillante et en
pierres fines, des flambleaux d'argent, un cachet
en or représentant SainteTCécile, des éventails, etc.
Au numéro 226 du boulevard' Saint-Germain, l'ap-
partement occupé par le comte de Lambelle été dé-
valisé, il y a quelques jours, dans les mêmes cir-
constances on ne parlait rien de moins que d'un vol
de 100,000 francs.
M. de Lambelle, de retour à Paris depuis hier, a
confirmé la plainte déjà déposée par le concierge e
chez M. Prélat, commissaire de- police de la rue de
Gribauval. Les voleurs, après avoir fracturé tous
les meubles, n'ont emporté que une théière, un
plat et quelques couverts en argent estimés: 3,000 fr.
environ.
M. de Lambelle,. ne restant à Paris que trois
mois de l'année, a l'habitude de ne jamais lais-
ser dans son logement du boulevard Saint-Germain
son argenterie, ses valeurs et ses bijoux.
Malgré les rafles répétées de la police, certaines
parties du faubourg Saint-Antoine sont encore in-
festées, dès la nuit tombante, par la tourbe des sou-
teneurs et des filles qui insultent et attaquent les
passants attardés. Hier soir, vers onze heures et
demie, un caporal clairon du 101° de ligne, Victor
Gadot, âgé de vingt-cinq ans, a été assailli par l'une
de ces bandes. Accosté par une fille, il avait consenti
à la suivre dans un débit de vin de la rue de Ci-
teaux au moment où il sortait, six rôdeurs
étaient tombés sur lui. à coups de pied et à coups
de poing et l'avaient terrassé. Gadot réussit cepen-
dant se dégager. Ayant dégainé son sabre-baïon-
nette, il en porta. plusieurs coups à l'un de ses
agresseurs. A cette vue, toute la bande s'enfuit el le
blessé lui-même, s'appuyant aux murailles, dispa-
rut par le faubourg Saint-Antoine.
Immédiatement Gadot se rendit au poste de police,
au coin de la rue de Montreuil et du Faubourg-Saint-
Antoine, où il fit sa déposition. Pendant- ce temps,
des passants ramassaient l'agresseur qui, blessé de
sept coups de sabre-baïonnette dans le ventre, était
tombé inanimé sur la chaussée. On le transporta à
l'hôpital Saint-Antoine; où il reçut les premiers
soins; mais à quatre heures du matin, il rendait le
dernier soupir. C'est un nommé Antoine Vigier, né
à Cayrols (Cantal), âgé de vingt-sept ans.
L'enquête a établi que le caporal Gadot se trou-
vait en état de légitime défense.
On nous télégraphie de Bordeaux que l'un des
individus les plus compromis dans la grosse affaire
d'escroqueries que nous avons signalée, le chef le
plus influent de la bande Raynaud, le sieur Labrue,
ancien banquier, qu'on n'avait pas écroué parce
qu'il était trop malade et qu'on gardait à vue chez
lui, a trouvé moyen de disparaître de son domicile.
A la suite de cette disparition, le frère de l'ex-
banquier, après avoir été interrogé par le juge d'in-
struction, a été mis en état d'arrestation. g
L'instruction continue. Elle sera longue et labo-
rieuse. Dix énormes paquets de lettres, mis en ré-
serve lors des perquisitions chez Jarnage, Duperré^
Raynaud, Labrue, Garat, Bergh et la veuve Rol-
land, viennent d'être portés au greffe.
M. Gladstone, accompagné de lord Acton, a
rendu hier visite, à Cannes, à l'empereur du Brésil.
On mande également de Cannes, à la date d'hier,
que les funérailles de la comtesse Olga de Munster
ont eu lieu à cinq heures avec un caractère. privé.
La cérémonie religieuse a été célébrée à l'église alle-
mande.
Hier lundi,. à l'ouverture de la session des
assises de Limoges, M. le président Bozon a déclaré
que le juré Doucet, notaire à Bussière-Poitevine,
était dispensé de prendre rang', en raison de pour-
suites criminelles exercées contre lui.
M. Doucet avait en effet été arrêté la veille, à
Bellac, au moment où il allait visiter son ancienne
bonne inculpée d'infanticide et écrouée depuis un
mois à la prison de cette ville. Cette bonne, qui de-
vait comparaître hier devant le: jury, avait dénoncé
son ancien maitre comme étant son complice, et le
juge d'instriction, après enquête minutieuse, avait
pris la détermination de faire arrêter celui-ci.
M. et Mme D. anciens négociants, demeurant
à Rouen, avaient donné, dimanche soir, un repas de
famille à l'occasion des fiançailles de leur fille. Mme
D. qui était souffrante, était montée se coucher à
dix heures, le mari l'avait rejointe un peu plus tard.
Ce dernier s'était endormi quand, tout à coup, ii
sentit sa main droite tout inondée d'un liquide chaud'.
Etonné, il s'empressa d'allumer une bougie. On juge
de son épouvante quand il aperçut son lit tout en-
sanglanté sa femme avait la gorge ouverte par une
profonde blessure d'où le sang coulait à Ilots,, et
qu'elle s'était faite avec un couteau à dépecer.
Il appela au secours; on tenta d'arrêter Thémor-
rhagie, mais déjà tous les soins étaient inutiles, elle
est morte quelques instants après.
Mme D. n'était âgée que de quarante-sept ans.
Son suicide ne ne peut être attribué qu'à un accès
de fièvre chaude. Il parait que, plus d'une fois, tour-
mentée par ses maux de tête, on lui avait entendu
dire qu'elle voudrait bien mourir.
On nous écrit de Lyon, 6 février
Un dr matique accident est arrivé aujourd'hui rue de
l'H-0tel-dr-Ville, au quatrième étage, chez M. Dumo-
raize, artiste dramatique, ancien pensionnaire des Cé-
lestins.
Mme Dumoraize et sa fille, âgée de dix-huit ans, fai-
saient fondre du la cire lursque, voulant mettre dans
le récipient de l'essence de thérébfntine, le liquide prit
feu et se répandit sur le parquet et sur les vêle-
ments des deux femmes, qui furent aussitôt entourées
de flammes. La eune fille, affolée, ouvrit une fenêtre
et se précipita sur le sol, où, elle se brisa le crâne.
Tr -nsporlée à l'Hôti'l-Dieu, elle ne tarda pas à expirer.
Mme Dumor.iize a reçu des brûlures très graves: on
désespère de la sauver. Enfin, son plus jeune enf mt,
un garçun de six ans, a été légèrement brûlé à la fl-
gu e.
Le commencement d'incendie a été rapidement éteint
par les pompiers du poste de l'hâtel de ville.
Nous avons rapporté, d'après les journaux des
Vosges, le fait d'une récente attaque en chemin de
fer.
Il paraît que le fait se réduit à une simple rixe.
L'une des personnes dont nous avions cité le nom à
ce sujet nous écrit
Le dimanche 29 janvier dernier, je revenais de Remi-
remont. dans un wagon de troisième classe, où se trou-
vait, avre d'autres personnes, M. Boulet, lorsqu'une dis-
pute s'éleva entre nous sur la provocation de M. B u-
let a|irès avoir éch ngé réciproquement les épithètes
d'allemand et de russien, M. Boulet me porta un coup
de pai-'pluie sur l-i figure aussitôt je saisis cet objet
et le brIsai sur mon genou et ensuite je pris mon
agresseur au col'et'et je le serrai sans lui faire aucune
b essure, comme dit reste le médecin l'a constaté.
Jn ne suis ni ..ssassin ni meurtrier, et n'ai en aucune
manié e esral dé le train: j'ai la prétention d'être un
I 1 nnèto; et laborieux ouvrier n'ayant jamais subi au-
cune cond imiialion judiciaire et jouissant de l'estime
et de la considération des honnêtes gens- qui- me con-
n issent.
Je vous prie, etc.
Signé Gbisvard (Xavier), mécanicien chez
MM. A. et N. Kalro. Lane et Ce,,à
v Epinali
Chambre des Députés
i -A. SBANCH
Le discours de M. Camille Pellotan, dont now>
avons analysé hier la première partie en Dernières
nouvelles, n'a pas duré moins de deux heures. Deux
heures de feu d'artifice ne laissent pas. que. do fati-
guer d'autant plus qu'il n'y a pas, chez. M. Pelletan
surtout, de feu sans fumée, et que toutes ces fusées
finissent par aboutir à une obscurité compacte tra-
versée par des éclairs. p
Il faut mettre à part un bout de dialogue amené
par les attaques que l'orateur a dirigées avec une
évidente préméditation contre-M. Léon Say et M.
Ribot.
M. Camille Pelletan attribue le déficit au parti pris
de M. Loin Say de forcer l'évaluation des impôts.
Ce n'est pas sérieux, répond M. Ribot; comment
le fait d'évaluer de telle ou telle façon les recettes
aurait-il pu arriver à les diminuer ?
Ce qui n'est pas sérieux, réplique aussitôt M. Pel-
letan, c'est d'oublier qu'on règle en général ses dé-
penses sur les prévisions de ses recettes.
Les dépenses ne se sont pas augmentées par suite
de cette évaluation, fait observer M. Ribot; on a fait
seulement rentrer les dépenses extraordinaires dans
le budget ordinaire.
Ce n'est là qu'une première escarmouche. La que-
relle s'envenime bientôt, quand l'orateur rappelle
que M. Ribot a été lui aussi, il y a quelques années,
rapporteur général du budget, et que les fautes qu'il
reproche aujourd'hui la commission., il les, toutes
commises
Si je possédais le talent de M. Yves Guyot pour
les graphiques, ajoute M. Camille Pelletan (ce
talent du rapporteur était généralement inconnu),
j'aurais apporté à la tribune un tableau où vous
verriez le prétendu budget d'économies de- M. Ri-
bot faire une pointe dans le ciel au-dessus, de tous
les autres, comme l'Himalaya des budgets }̃
On rit. Mais M. Ribot no perd jamais son sang-
froid.
La plaisanterie est facile, réplique-t-ilde-sa place;
mais nous étions bien obligés alors de payer les dé-
penses que vous aviez votées. Le budget, de 1883 a
été, en effet, le point culminant de ces dépenses,
mais je suis venu à la tribune protester, presque
seul alors, contre ces dépenses excessives, et lutter
pied à pied contre le président de la commission, qui
était de vos amis.
Vous avez voté les expéditions lointaines, les
conventions, les emprunts, les travaux, s'écrie M.
Camille Pelletan de plus en plus échauffé.
Est-ce une querelle personnelle que- vous me
cherchez? reprend M. Ribot. En ce cas je rappelle-
rai à la Chambre qu'en 1882 il y avait deux écoles,
l'une qui voulait remonter le courant, qui déclarait
au pays que l'on s'engageait dans une- voie; impru-
dente, celle-là c'était la mienne, et une autre qui
demandait, qui exigeait les grands travaux publics,
celle-là était représentée. faut-il que je cite des
noms? Elle était représentée par M. Wilson, der-
rière qui vous étiez alors
Le centre et la droite soulignent le coup. par les
plus vifs applaudissements, et ce n'est pas; sans une
une certaine gêne que M. Pelletan reprend sa haran-
gue. Il l'a terminée par une charge à fond, par un
vrai.cri de haro contre l'administration française,
ces affreux ronds-de-cuir d'où nous vient tout le
mal! 1
Imaginez la situation d'une commission, du; budget à
la recherche des économies de ce genre. On choisit un.:
rapporteur pour ex;miner chaque service, et vous sa-
vez que chaque service se compose d'un ensemble de
procédures, de traditions, d'organisations et de problè-
mes techniques qui suffisent au labeur de toute une
existence. Voilà votre rapporteur qui se trouve en ré-
sence d'un de ces ensembles de questions spéciales,
comparables par leurs complications et leurs recoins
obscurs aux édifices mêmes où Us sont logés, à ces
vieux bâtiments faits de pièces et de morceaux où la
bureaucratie s'est incrustée, dans un dédale de cou-
loirs et de compartiments sans jour tout bourrés d'é-
normes paperasses. (Rires.)
Voilà votre rapporteur perdu dans ce milieu nouveau
pour lui,.s'adressant naturellement aux habitants fami-
liers du lieu, à ceux qui en connaissent tous les dé-
tours et dont il vient à la fois troubler le repos et me-
nacer les intérêts. Assurément, je ne veux pas accuser
nos bureaucrates. Ce ne sont pas les hommes, c'est
l'institution que j'accuse. Mais il est facile de deviner ce
qui arrive; c'est avec la courtoisie la plus exquise et la
compétence la plus savante que le malheureux rappur-
teur est promené partout où il n'y a rien à trouver
(Sourires); bien heureux ou bien énergique, si.des gui-
des si aimables et un labyrinthe si compliqué ne vien-
nent pas à bout de sa bonne volonté I
Ce que l'orateur veut, ce que veut avec lui la com-
mission du budget, c'est d'en finir avec l'esprit de
routine et. de conservation qui s'oppose à toute ré-
forme et qui n'est pas plus capable de supprimer un
bureau que de dénoncer le Concordat pp
L'extrême gauche a fait un succès à M. Camille
Pelletan.
Après lui, M. de Soubeyran est venu en quelque
sorte résumer le débat en demandant le. renvoi du
budget à la commission. Qu'on laisse de côté les ré
formes chimériques et qu'on s'en tienne aux écono-
mies possibles dans la perception des impôts et
dans les frais d'administration.
On peut aussi trouver 11 millions par la conver-
sion des titres du Trésor dont l'intérêt dépasse celui
de la rente 9 millions en élevant à 6 0^0 le taux de
la retenue pour les pensions 15 à 18 millions en
faisant supporter aux chambres de commerce les
dépenses qui les intéressent, et 9 millions en met-
tant à la charge de la Tunisie les dépenses du pro-
tectorat.
La discussion générale est terminée par un court
plaidoyer de M. Gustave Rivet en faveur des
bouilleurs de cru il a répudié le mot de privi-
lège dont on qualifi ce qui pour eux est un droit,
dit-il, le droit de vivre de sa récolte. En vain s'ap-
puierait-on, pour leur dénier ce droit, sur l'avis de la
commission extraparlementaire on n'y a- pas fait
entrer un seul représentant des 500,000 bouilleurs de
cru, alors qu'elle comprenait huit grands proprié-
taires distillateurs et trois grands commerçants en
liquides 1 g
Donner satisfaction aux intérêts agricoles, c'est
consolider la République. g
C'est le vingt et unième discours dans la discus-
sion générale la Chambre estime qu'il est temps
d'en finir, et la clôture, mise aux. voix, ne rencontre
pas un contradicteur.
La proposition de renvoi de M. de Soubeyran
constitue une question préjudicielle avant le pas-
sage à la discussion des articles.
Que gagnerait-on à un renvoi, demande le prési-
dent du conseil ?
La Chambre écarte la proposition par 372 voix
de gauche contre 129 de droite, ce qui ne. veut nul-
lement dire qu'elle se rallie au projet de la. com-
mission elle consent seulement à le prendre: pour
base de discussion.
La discussion des articles commencera aujour-
d'hui par le budget des dépenses de la marine et des
colonies. Ensuite viendront les finances" puis la jus-
tice, l'intérieur, les affaires étrangères, le commerce,
la guerre, l'agriculture, les travaux publics et enfin
l'instruction publique.
Dépôts de rapports et de propositions
Au cours de la séance, M. Steenackers a déposé un
rapport sur la proposition de loi ayant pour but d'éta-
blir dans toutes les communes des registres d'éphé-
mérides communales.
Sénat
Le Sénat, hier, ne s'est occupé que de questions
d'un ordre purement juridique on se serait cru
près du Panthéon, à la Faculté de droit.
Les articles 105 et 108 du Code de commerce
Tout d'abord, il a réalisé (en première délibéra-
tion) une réforme pratique, réclamée depuis long-
temps. Comme on fa vu, hier, en Dernière heure, il
a modifié l'article 105 du Code de commerce, pour
lequel il adopte la rédaction suivante
AN. 105. La réception des objets transportés et le
payement du prix de la voiture éteignent toute action
contre le voiturier pour avarie ou perte partielle, si
dans les trois jours, non compris les jours fériés, qui
suivront le jour de la réception et ce payement le des.
tinataire n'a pas notifié au voiturier par acte extrajudi-
ciaire ou par lettre recommandée sa protestation moti-
vée.
La modification proposée par la commission pour
l'article 108, relatif aux délais et à la. prescription
des actions, a donné lieu à un certain nombre d'ob-
servations de détail, qu'ont formulées MM. Bozé-
rian, Clément, Paris, Demôle et M. Loubet, minis-
tre des travaux publics. Finalement, l'article 108 de
Code de commerce est, dans cette première délibé-
ration, modifié de la façon suivante
Art. 108. Toutes les actions auxquelles peut donner
lieu le contrat de transport sont prescrites dans le dé-
lai d'un an, compté dans le temps de perte totale du
jour où la remise de la marchandise aur it dû être ef-
fectuée, et, dans tous les autres cas, du jour où la
marchandise aura été remise ou offerte au destinât lire,
sans préjudice des cas de fraude ou d'infidélité, et sans
dérogation aux dispositions de l'article 541 du Code de
procédure civile.
Dans les cas prévus par la présente loi, les prescrip-
tions commencées au moment de la promulgation se-
ront acquises par un an à dater de cette promulga-
tion. si, d'après la loi antérieure, il reste un temps plus
long à courir.
La durée pour intenter chaque action récursoire est
d'un mois.
Cette prescription ne court que du jour de l'exercice
de l'action contre le garanti.
Dans le cas de transports faits pour le compte de
l'Etat, la prescription ne commence à courir que du jour
de la notification de la décision ministérielle compor-
tant liquidation ou ordonnancement définitif.
Le Sénat décide qu'il passera à une deuxième dé-
libération. D'après le débat d'hier, il y a lieu de croire
qu'entre la première et la deuxième délibération la
commissiou sera appelée à modifier le texte qu'on
vient de lire; si elle le maintient tel quel, il sera vi-
vement discute doe quelques opposants.
^hypothèque légale de la femme
Immédiatement après, le Sénat aborde la première
délibération du projet de loi portant modification de
1 article 9 de la loi du 23 mars 1855 (hypothèque lé-
1 gale de la femme). Discussion abstraite, s'il'en fut,
Même les orateurs compétents qui y prennent part
sont obligés d'avouer qu'il est bien difficile d'obtenir
la clarté absolue en c^tte matière.
M. Merlin, rapporteur, après avoir montré com-
bien l'hypothèque légale de la femme est un droit
redoutable et menaçant pour les tiers, expose que le
projet nouveau a pour but de dissiper quelques-
unes des obscurités de la loi de 1855. « Ce n'est pas
une réforme, dit-il, c'est une loi qui comble une
lacune, qui dissipe des incertitudes fâcheuses, met
fin à des embarras qui, dans la pratique, nuisaient
au crédit privé et entravaient les transactions, épar-
gne des frais, inutiles et ne compromet aucuns
droits, et que le S'nat voudra bien approuver. »
Tel n'est pas tout à fait l'avis de M. Clément des
observations de détail sont, en outre, présentées
par MM. Ca/.ot, Ernest Boulanger, Lacombe, Griffe,
Fallières, ministre de la justice, Lisbonne la com-
mission promet, d'en tenir compte à la deuxième
lecture, d'autant plus que plusieurs amendements,
l'un de M. Léon Renault, par exemple, lui ont été
renvoyés. p P~
En somme, en première délibération, le Sénat a
adopté les dispositions suivantes
Il sera ajouté à l'article 9 de la loi du 23 mars 1855
une disposition ainsi conçue
La renonciation par la femme à son hypothèque lé-
gale au profit de l'acquéreur d'immeubles grevés de
cette hypothèque en emporte l'extinction et vaut purge,
à partir soit de la transcription de l'acte d'aliénation,
si la ren.oncia.tion y est contenue, soit de la mention
faite en marge de la transcription de l'acte d'aliénation,
si la renonciation a été consentie par acte authentique
distinct.
» En l'absence de stipulations expresses, la renoncia-
tion par la femme à son hypothèque légale ne pourra
résulter de son concours à l'acte d'aliénation que si elle
stipule soit comme covenderesse, soit comme garantie
ou caution du mari. »
Il reste à statuer sur un paragraphe 3, portant que
« la femme conserve son droit de préférence sur le
prix <>; le Sénat a remis au lendemain la discussion
de ce paragraphe.
Le général Frôbault
Au cours de la séance, M. Le Royer a annoncé à
ses collègues la mort du regretté général Frébault
après avoir rappelé la brillante carrière du défunt,
il a exprimé les regrets que cette perte cause au
Sénat. g P
Les services qu'il nous a rendus pendant ces dix-sept
années, vous les connaissez, messieurs. Pas une loi re-
levant de sa spécialité qu'il n'ait contrôlée, discutée,
créée en grande partie, grâce à ses connaissances éten-
dues et à sa longue pratique de la vie militaire. (Assen-
timent).
Comme, homme, sous une apparence parfois nuancéa
d'aspérités, c'était le cœur le plus affectueux, le meil-
leur (Oui.l oui !), le plus droit que nous pussions con-
naître et apprécier. (Vive approbation.)
Comme, hommo public, le courage,, la science, le dé-
vouement le plus, absolu, l'amour le plus ardent pour
sa patrie.* (Très bien 1 très bien !)
Ainsi que nous l'annoncions hier, suivant la vo-
lonté écrite et formelle du mort, aucune cérémonie
oiucielie: n'aura lieu à Paris par suite, et en vertu
du règlement, le- Sénat n'enverra point de députa-
tion..
Les traitements d'instituteurs
La commission du Sénat, chargée d'examiner le
projet de loi concernant les dépenses ordinaires de
l'instruction primaire publique et les traitements du
personnel de ce service, s'est réunie, hier, sous la
présidence de M. Garrisson.
Elle a délibéré sur les articles 4, 5 et 6. Elle a re-
poussé l'assimilation intégrale des instituteurs aux
institutrices et admis que les traitements seront dif-
férents pour les uns et pour les autres.
NÉCROLOGIE
On annonce la mort de M. Dubois, juge au tribu-
nal civil de la Seine. Il y a quelques jours, M. Du-
bois avait été renversé dans la rue par une voiture
et blessé à la tête. Néanmoins, il était revenu siéger.
Mais, au bout de guelque temps, il fut pris de vio-
lentes douleurs faisant supposer des lésions internes.
M. Dubois a succombé nier.
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23 75 à. 23 50, 4 de mars 24 à 23 75, 4 de mai 24 25 à 24.
Circulation 750.
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-Courant 51 75 à 51 50, mars 51 75 à »», mars-avril
51 75 ii n» »», 4 de mars 52 à 52 25, 4 de mai 52 50
à 52. 75. Circulation 100. Farines de Corbeil 53 fr.
Avoines- H00 k. cot. s. esc.: puids 45 à 17 k., à l'hect.)–
Courant 17 25. à »», mars 17 25 à 17 50, mars-avril
17 50 à »» »»i 4 de mars 18 »» à 17 75, 4 de mai 18 »» à
17 75.
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14 >« à 14 25, 4 de mars 14 50 à 14 25, 4 de mai 14 75 à
»» n». Circulation 250.
Huiles lin' (100 kil. fût comor., escoaiDte-20 0/0).–
Disd. 48 »» à 48 25, cour. 48 »» à 48 25. m irs 48 25 à 48 75,
mars-avril 48 25 à 48 75, 4 de mars 48 50 à 49, 4 de mai
49 50 à 5D »», 4 derniers 50 "n à 50 50. Circulât. 5,000.
Colza Disp. 54 25 à »», courant 54 25 a »» »», mars
54 25 à mars-avril 54 à 54 25, 4 de mars 54 »» à
54 25,. 4 de mai 54 n à 5i 25, 4 derniers 54 50 à 55 »».
Circulation 55,000.
Esprit f3/6 Nord fin 90 0/0 l'hecfc. nu. Esc. 2 0/0).–
Courant 47 25 à 47 50, mars 47 75 à mars-avril
47 75 à »» «>̃, 4 de mai 48 à 48 25. Stock, 9,350 pipes.
Circulation, 150.
Sucres (Blanc n° S les 100 kil. net esc. 1/4 0/0).
Disp. 41 50 ii »» "»; cour., n t. 41 62 li2 à 41 75, mars
42 à 42 12 12, m rs-avril 42 25 à »» »» »/»;
4 de mars 4-' 62 1/2 à 42 75, 4 ..le mai 43 12 1/2 à
43 25,, 4 d'octob. 36 75 à 37; acq. 90 75. Sucres blancs 99°,
41 25 à »» >i»; dito roux 88°, 38 50 à «» »». Plus fermes.-
Circulation 64r700. Teudance plus ferme.
Sucrea raffinés. Diap. 105 50 à 106 50 par wagon.
DÉPÊCHES COMMERCIALES
Marseille, 6 février.
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kil.). 4 0^0 de corps étranger emb rquement mars-avril
à 17 50 c. ass-. f.; 13,000 qx azime Tembruek disponible à
17 37 1/2; 1,000 qx ien.lre Danube sur échantillon arri-
vée 15 m rs à 16 37 iJ2; 800 qx dur Taganrok (poids 130
kil.) disp. à 19 25. Importé 14,800 qx.
Grains grossiers. Vendu 1,500 qx maïs Plata jaune
à 13 87 1/2.
Laines. Vendu 280 balles Beldia Casabianca à 100
francs.
Huiles à. fabrique. –Arachides 48 fr.; sésames chaud
49 50; coprahs 57 fr., palmistes 58 fr.
Bordeaux, 6 février.
Peaux de moutons. Montevideo haute laine 142 50;
Montevideo Barrégas 100 à 107 50; Montevideo b une
qualité 12? 50; Buenos-Ayres 82 50 à 116 25 les 100 kil.
Peaux de loutres. Pl-ita 3 f le kil.
Cacaos. Caraqne 100 fr. les 50 kil. entr.
Blés. Roux d'hiver 20 à 20 50; Pologne dur 19 25;
dito tendre 19 50; Bombay soft red 18 75; Plata Rosario
18 75; D-inube 18 50 les 80 kil.
Farines. Maraues à cylindre 35 75; dito à meule
34 50 à 34 75 les 100 kil.
Londres, 6 février.
Sucres de betteraves en baisse de 3 deniers. Alle-
mand 88" féviier 14 sh. 10 1/2 den.; disp. 14 sh. 7 1/2 d.;
mars de 15 sh. 1 1/2 den. moins 1/2: 15 sh. moins 1/4;
14 sh. 10 172 d.; avril 15 sh. 3 den. moins 1/4, 1/2; 15 sh.
1 1/2 d. plus 1/4. Sucres raffinés affaires moyennes,
prix en h lusse de 3 deniers. Cubes de Tate 21 sh. 3 d.;
2e qualité 20 sh. 6 den.; concassé 19 sh. 6 d.; Liverpool
cristallisés n° 1. 19 sh. 9 d. et 19 sh. 3 den.; Martineau
uain coui é 21 sh.; cubes 20 sh.; Titlers 20 sh.; Lyle
granulé 19 sh. 3 d. à 19 sh. 6 den.; jaune de canne cris-
tallisé 18 sh. 9 den.
Cafés. Marché calme. Ventes de peu d'importance.
Prix sans changement. Rio ord. firsts à good first 62 à
65 sh. Sortes du Brésil plutôt fermes.
Métaux. Cuivre, ouverture, en baisse de presque
1 liv e de 75 liv. à 74 liv. 2 sh. 6 d.; en clôture, en
hausse de 1 livre, de 75 à 75 liv. 7 sh. 6 d.; à un m"is,
75 à 75 liv. 10 sh.; acheteurs à trois mois 76 liv. 7 sh.
6 den., vendeurs à 76 liv. 10 sh.; anglais tough 76 liv.;
choix 78 hv.-Etain: terme, Détroits disp. In9 .iv. ache-
teurs; .ngl.iis 163 liv. Banca 100. Billeton 99.
Piomb, un peu plus ferme, espagnol 14 liv. 17 sh. 6 d.
à 15 liv. Zinc, inactif, 19 à 19 liv. 10 sh. Mercure,
c 1ni'\ 8 hv. 15 h.
Changes Bombay 1 sh. 4 29 '32 d.; Calcutta 1 sh.
4 15/16 den.; Hong-Kong 3 sh. 1 3/4 d.; Shanghaï 4 sh.
A 1/2.
Glasgow. 6 février.
Fers. Marché lourd, mais bonnes affaires. Clôture
disp. 39 sh. 8 d.; à un mois 39 sh. 10 1/2 den.
Anvers, 6 février.
Cafés. Santos good average vieux disp. fr. 79 1/2
les 50 kil. entr., cnnditi'ins de la Caisse de liquidation.
San' os good average à terme février 80 1/2.
Pfotrole raffiné. Disp. 19 1/8 à 19 1/4.
Sucres bruts indigènes. 88° n» 12/20 85/92 dispo-
nible exportation nouv. cond. 36 1/4 les fr. 100 kil.
Berlin. 6 février.
Spiritueux. Disp. 98 30; avril-mai 99 70; mai-juin
100 40. Magdebourg, (5 février.
100 40. Aiagdebourg, 6 février.
Sucres de betteraves. –Disp. 14 75, mars 15 Rm. ]1
Chicago, 6 février. J
Ouverture. –Blé iévr. 76 3/8.– Mais févr. 47 7/8.
1 Buenos-Ayres, 4 février.
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59 s. 9 d., low regular 57 s. 6 d., ord. 54 s. 9 d., eon>
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98, act. rue St-Bernard, 24. -S. pr., M. Chardon, rua
St-Martin, U.
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Boulets, 30 bis. S. pr., M. Men .ut, déjà nommé.
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d'Or; 47, act. sans dom. connu. S. pr., M. Menant,
susnommé.
Dame Demortier, mde de vin à Aubervilliers, rue des
Cités, 38.– S. pr., M. Godmer, rue Christine, 3.
SPECTACLES ET CONCERTS
La Comédie-Française a failli faire relâche hier
soir, et le rideau de fer en eût été cause. L'ouver-
ture du spectacle, qui comportait Pendant le bal et
la Souris, de Pailleron, était annoncée sur l'affi-
che pour huit heures et quart. A l'heure dite, le
rideau est resté immobile. Le public a attendu, un
peu surpris, mais silencieux encore; il ne pouvait
d'ailleurs attribuer ce retard à sa véritable cause,
qui lui demeurait inconnue. Au bout de trois quarts
d'heure, enfin, quelques spectateurs, dans les hau-
tes galeries surtout, n'ont plus su résister au désir de
manifester un peu bruyamment leur mauvaise hu-
meur.
Enfin, à neuf heures, la porte qui a été ménagée
dans le rideau de fer s'est ouverte, et M. Worms
est venu expliquer qu'un incident tout à fait inat-
tendu avait empécfié la manœuvre du rideau de
fer.
Tout est bien qui finit bien le spectacle a com-
mencé à neuf heures et quart au lieu de huit heu-
res et quart. Les spectateurs retardataires y ont
j gagné de ne pas perdre une scène des deux
comédies de Pailleron et les interprètes de jouer
devant une salle certainement impatiente de les
entendre.
Une insuffisance de pression hydraulique a causé
tout le mal. On sait nous l'avons expliqué ici mê-
même en publiant des extraits du rapport de M.
Edoux que le rideau de fer du Théâtre-Français
est manœuvré par le jeu d'un piston hydraulique.
Hier soir, à huit heures, le chef machiniste avait
consulté le manomètre à eau qui marquait 33; or,
pour que l'appareil fonctionne, il suffit que le mano-
mètre indique 30. Peu d'instants avant l'heure fixée,
la pression est subitement tombée à 27; il devenait
dès lors impossible de relever le rideau. On a dû
alors, au moyen de pompes, élever dans les réser-
voirs assez d'eau pour augmenter sensiblement la
la pression; d'autre part. quelques machinistes armés
de palans tiraient d en haut ou poussaient d'en bas
le rideau récalcitrant.
La leçon a manqué coûter à la Comédie-Française
une fort belle recette, car la salle était abondamment
garnie elle ne sera pas perdue. Dès aujourd'hui un
treuil va être dispose de façon à pouvoir parer, en
cas de besoin, aux inconvénients qui résulteraient
d'une inégale distribution des eaux de la Ville.
Un de nos confrères s'est fait l'écho d'un bruit
qui a couru hier soir, et d'après lequel Mme Judic
aurait renoncé à jour le rôle de Mlle Lange, dans la
Fille de Mme Angot, à l'Eden.
Nous avons demandé à M. Eugène Bertrand la
vérité sur cette nouvelle il nous a assuré qu'elle
était inexacte.
Il a ajouté que Mme Judic lui avait télégraphié
aujourd'hui encore qu'elle serait demain à midi, à
l'Eden, pour prendre part à la répétition.
L'Opéra donnera très probablement une repré-
sentation populaire à prix réduit dimanche soir, et
une matinée le mardi gras, 14 février.
Les spectacles de ces deux représentations ne sont
pas encore déterminés.̃
Ce soir mardi:
A la Comédie-Française, à huit heures un quart, re-
prise des Effrontés, comédie en cinq actes, en prose, de
M. Emile Augier.
Mme Essipoff se fera-entendre de nouveau diman>
che prochain au concert Lamoureux. La brillante pia-
niste russe exécutera le concerto en la mineur de Schu-
mann et diverses pièces de Chopin.
-Le baron de Mohrenheim, ambassadeur de Russie,
assistait hier soir, avec sa famille, au Gymnase, à la
représentation de l'Abbé Constantin.
A l'ocrasion des jours gras, le Gymnase donnera
VAbbé Constantin en matinée le dimanche 12 et le mardi
14 février.
-On sait que la commission musicale pour l'Exposi-
tion de 1889 a délibéré sur le concours à ouvrir au su-
jet d'un poème lyrique. Un arrêté ministériel vient da
régler, pour les poètes, les conditions de ce concours.
Sujet proposé: Quatre-vingt-neuf (dans une limite ap-
proximative de cent vers), pour chœurs et soli, avec ac-
compagnement d'orchestre.
Le poème qni aun obtenu le premier prix sera pro-
posé au concours de composition musicale.
Les Français seront seuls: dmis à concourir.
Les manuscrits devront être déposés au secrétariat
du Conservatoire de musique et de déclamation avant
le 31 mars prochain, snus envelpppe portant une épi-
gr phe ou devise, qui se'-a répétée sur un billet cacheté" d"
contenant le nom et l'adresse de l'auteur.
M. Victor Capoul, qui était à Bruxelles où il faisait
répéter Jocelyn, a reçu une dépêche de Toulouse lui an»
nonçant une triste nouvelle.
Sa mère, âgée de s< ixante-quinze ans, frappée d'un
coun de sang, vient de mourir dans la propriété qua
possède M. Capoul à l'Artus, aux environs de Tou»
louse.
Le spectacle Darthenay obtient un grand succèi
avec sa revue Paris au microscope. Tous les salons s'ar-
rachent cet amusant spectacle, unique en son genre.
S'adresser 89, rue des Martyrs.
SPECTACLES DU MARDI 7 FÉVRIER.;
Opéra. Relâche.
Théâtre-Français. h. 1/4.-Les Effrontés. >i y
Opéra-Comique. 8 h. »/». Mignon.
Odéon. h 1/4. Beaucoup de bruit pour rien.
Gymnase. –7 h. 3/4.– Le Rêve de ma femme. L'Abb4
Constantin.
Variétes. –8 h. 1/2. C'est la faute au ministère.–»"
Décoré.
Vaudeville. –8 h. »/». L'Affaire Clémenceau.
Porte-Saint-Martin. -8 h. 1/4. –La Tosca.
Palais-Rojal. –8 h. 1/4. Les deux chambres. R6»
veillon.
Châtelet. 8 h. «/». Michel Strogoff.
G-îté.– 8 h. 1/4. Dix jours aux Pyrénées. ,> w
Ambigu. 8 n. »/». M 'thias Sandorf. ̃'̃
Folies^Dram itiques. 8 h. 1/4. Mam'zelle Clochette.–
Paris-Cane ;ns.
Renaissance.– 8 h. 1/2.– Le Train n» 12.– Mon Isméniei
-La Station Ch impbaudet
Nouveautés. Relâche.
Bouffes-Parisiens. –8 h. 1/4. Rose Polka.– Mam'zelle:
Crénom.
Cluny. h. »/». Tous les mêmes. Boul' Mich' Revue.
Menus-Plaisirs. 8 h. »'». Stratonice. François lejt
Bas-Bleu s.
Châleau-d'ICau. h. »/"• Gavroche.
Déjazet. 8 h. 1/2. Futur à la crème.– Tous pincést
Ed'en-Théàtre. Relâche.
Folies-Bergère. 8 h. 1/2. Réservistes à venir. -<
Spcclacles variés.
Cirque d'Hiver.– 8 h. 1/4. lîx. éq. Ceylan.
Robert-Houdin.– 8 h. 1/2.– Prestid. Magie. Pnys. amug.
Musée Grevin. Monument de l' mirai Courbet. Ca-
binet fintast.– Concert des Tziganes.
Nouv. Cirque –8 h. 1/2.– Kx. éq. et naut.– Le Carnaval
de Venise.
Alcazir d'Hiver. –8 h. 1/2.– Concert-spectacle.
Th. dt, la Gai. Vivienne. –8 h. 3/4. Donato.
Jardin d'Hiver (49, rue Vivienne). Spectacle-concert*
Cirque Fern.mdo.– 8 b. 1/2. Exerc. équestres.
SPECTACLS3 DU MERCREDI 8 FÉVRIER
Opéra. 8 h. »/». Li Dame de Monsbreau.
Théâtre-Français. 8 h. 1/4. La Souris.
Opéra-Comique. 8 h. »/».– Domino noir. Le Chale^
Nouveautés. La Volière.
(Les autres spectacles comme mardi.)
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