CONTRÔLE GÉNÉRAL DES FINANCES.
passe a Ja foire de Guibray, je me sois informé des imposi-
tions de [ la] paroisse [de Rabodanges]. Elle n'est imposée qu'a
65o* de taille, et elle les pourrait supporter aisément, si les
collecteurs s'attachoient à en faire une juste répartition, ce e
qu'ils ne font pas, étant informé qu'ils déchargent les fermiers
de quelques personnes de qualité qui ont des fermes assez
considérables dans cette paroisse, et chargent par conséquent
lès pauvres particuliers de la taille que ces fermiers devroient
supporter. L'année prochaine, j'aurai attention que le rôle de
celte paroisse soit fait avec plus d'égalité qu'il ne l'a été jus-'
qu'a présent, et lui ferai part un peu plus qu'aux autres de la
gratification que j'espère; que vous aurez la bonté de ra'ac-
corder"» » ̃̃ ̃̃-̃̃̃
le h septembre, il écrit «.>H y a dix-sept ans que cet
homme a quitté la paroisse de la Carneille, dans laquelle il étoïi îm-
posé, en ce temps-là, â; 1 1« du principal de la taille. Depuis, il est
allé demeurer à Anet, où on ne l'ovoit imposé qu'à une obole. En
1,"67.,il est revena dans la paroisae de la Corneille; y faire vidoir son
bien» Pendant quatre années, on ne l'a point compris dans les rôles
des tailles; maÎ3, en 1713,0a l'y a mis à l5** du principal de la taille.
Pour la capîtation, il la paye à proportion de la taille en aorte qoe
son augmentation est de 6" eu égard à la première imposition; non
compris la capitàtion, qui peut être de pareilles 6«. Je crois que tous
lés mouvements de ce particulier ne tendent qu'à être mis ilH.
C'est ce qu'il, me sera facile de faire au département prochain, en lé
taxant d'office à cette somme) a moins queJ vous n'ayez la bonté, dé
me donner es ordres pour qu'il ne soit plus compris aux impositions,» a
Voir d'antres lettres des 28 septembre 1718 et 18 mai :i .~¡ 1. l. {.
1478. M. de Ëariày de dêtr, intendant eh Béa,mt
.41.1" ·' t Y 'l' "I!"
jlv CoiitnéiËvn général.
1"'
.̃ }̃- ̃' (De Pau,) 8 Juillet 1743»
«Le Te Deutn m actions' dé grâces de ia conclusion de la
paix fut chanté ici dimanche dernier, solennellement; les Com-
pagaies s'y sont trouvées à fordinaire. Les démonstrations de
joie, tant de là noblesse que du peuple, ont été marquées,
pendant toute cette journée, au delà de toutes expressions^ Le
corps dé ville donna un grand repas, où M. le premier prési-
dent: et moi; avons assisté, foutes les rues étaient remplies de.
peuple, tant de la ville que des environs, qui ne cessoient de*
crier, Vive le Boil 1 et de faire des Voeux pour la durée d'une vie
si précieuse et si nécessaire pour le; bonheur du royaume.
Chaque parque je fis ce jour-là dans ta ville, j'étois entouré
d'un nombre infini de peuple, qui réitérait ses acclamations'
avec des effusions de coeur dont j'avoué que je fus èbarmé par
rattachement respectueux et sincère que toute cette province
marque avoir pour son maître. Il .vint un grand concours de
peuple et de toute la bourgeoisie, le soir, au château, ou je
donnois souper à la noblesse, et où je puis vous assurer que,
lésons et les autrés se distinguèrent également par les ténioi-
gnages de leur joie et dé leur «èle. Cela fut suivi d'un grand
feu d'artifice et d'illuminations et dé feux par toute là ville. La
même cérémonie àvoit été faite quelques jours auparavant à
Lescar, où les États étaient encore assemblés, et la noblesse, à
qui je donnai à souper ce jour-la, me parut ne céder en rien
au peuple s'étant signalée par les épanchements de son zèle et
de sa joie. Je 6s sentir le» pauvres de ces fêles par des distri-
butions de pain et de quelques barriques de vin.
«J'avoue que toutes ces démonstrations; que Ton m'assure
avoir été poussées plus loin que jamais et avoir éclaté de même
dans toutes l«s autres villes de la province, m'ont (ait un plai-
sir infini» et Ces sentiments de cœur de tout le pays m'ont
paru si utiles pour le bien du service, que j'ai cru ne pouvoir
me dispenser d'avoir l'honneur de vous en rendre corapteet de
vous faire ce détail je le regarde même comme une justice due
à l'affection de cette province pour la personne du Roi*. »
M», de Coursoo, intendant à Bordeaux, écrit, le i" juillet «Lu
publication de ta paix fut faite' ici mardi dernier, avec beaucoup de
marques de joie et d'acclamations de la part du peuple* Les réjouis,
sances commencèrent jeudi dernier, que le Te îkrnn fut chan lé. h
ne puis assez vous exprimer .combien chaque particulier a cherché à
se distinguer, soit par .des illuminations qui ont été faites, soit par
des tables que plusieurs ont établies dans les rues depuis le Te Dem.
Tous les négociants de cette ville ont été les premiers qui ont cherché
a se distinguer, et surtout ceux du faubourg des Cliarlrons, qui, par
leur situation sur le bord de la rivière, sont plus â portée de paroitre.
Depuis jeudi dernier, il n'y a 'personne dans la ville qui ne coure
dans les rues; on n'entend que des cris de Vive le Roi! Cela s'est
passé, heureusement, "jusques à aujourd'hui, sans aucun désordre
et sans qu'il soit arrivé aucun accident. Quoique je fusse bien per-
suadé que là paix feroit beaucoup de plaisir à cette ville, je n'au-
rois jamais pu imaginer que les démonstrations de joie pussent être
aussi grandes qu'elles l'ont été, d'autant plus qu'on n'a rien exigé des
particuliers, et que tout ce qu'ils ont fait a été de leur propre mouve-
ment. Je crois devoir vous observer qu'il n'y a eu que les bâtiments
hollandois c( quelques' bâtiments angiois qui n'ont voulu faire au-
cunes réjouissances, ni prendre part à celles qu'on faisoit. J'ai même
remarqué qu'ils aOectoient de ne pas parottre sur leurs bords.» e
Sur les dépenses nécessitées par la publication à Marseille, voir
une lettre de M. Lebret;' intendant en Provence, 18 juin. Cctl£
lettre, ainsi que celles de M. de Grignan, lieutenant général, i et
Bf> juin,.donnent des détails sur un voyage à Marseille. projeté par le
roi de Suède, qui se trouvait alors à Smyrne.
Sur dés conflits survenus à propos, de Te Deutn et 'dé réjouis-
sances, voir les lettres de M. Foullé dè Martangis, intendant en Berry,
30 février 171 5;. du sieur Balmo, lieutenant général au bailliage de
Bugey, i3 juin 171 4; de M. Laugeois d'Hymbercourt,. intendant à
Soissons, 3 3 mai, Ur juinj à 3 août 1713, et' des officiers du bail-
liage provincial, g juin. j
1479* M. GAVtiEB, lieutenant gênerai âû bàŒiage
-̃̃' .de Dijon,
AU CoXTRÔLEUJt GÉNÉKAL.
-̃̃̃. 8 Juillet 1713.
Il communique les pjiècW qui atteslént la possession
où ont été ses prédécesseurs e garder l'abbaye de Cî-
teaux lorsque la dignité abbatiale était vacante.
1480. M* M BîftitB ^intendant en Languedoc,
ao Contrôleur génshal,
̃̃ GIiN&HdL. û Juillet i7»3-
Il insiste pour iWcution des ordonnances qui à&-
passe a Ja foire de Guibray, je me sois informé des imposi-
tions de [ la] paroisse [de Rabodanges]. Elle n'est imposée qu'a
65o* de taille, et elle les pourrait supporter aisément, si les
collecteurs s'attachoient à en faire une juste répartition, ce e
qu'ils ne font pas, étant informé qu'ils déchargent les fermiers
de quelques personnes de qualité qui ont des fermes assez
considérables dans cette paroisse, et chargent par conséquent
lès pauvres particuliers de la taille que ces fermiers devroient
supporter. L'année prochaine, j'aurai attention que le rôle de
celte paroisse soit fait avec plus d'égalité qu'il ne l'a été jus-'
qu'a présent, et lui ferai part un peu plus qu'aux autres de la
gratification que j'espère; que vous aurez la bonté de ra'ac-
corder"» » ̃̃ ̃̃-̃̃̃
le h septembre, il écrit «.>H y a dix-sept ans que cet
homme a quitté la paroisse de la Carneille, dans laquelle il étoïi îm-
posé, en ce temps-là, â; 1 1« du principal de la taille. Depuis, il est
allé demeurer à Anet, où on ne l'ovoit imposé qu'à une obole. En
1,"67.,il est revena dans la paroisae de la Corneille; y faire vidoir son
bien» Pendant quatre années, on ne l'a point compris dans les rôles
des tailles; maÎ3, en 1713,0a l'y a mis à l5** du principal de la taille.
Pour la capîtation, il la paye à proportion de la taille en aorte qoe
son augmentation est de 6" eu égard à la première imposition; non
compris la capitàtion, qui peut être de pareilles 6«. Je crois que tous
lés mouvements de ce particulier ne tendent qu'à être mis ilH.
C'est ce qu'il, me sera facile de faire au département prochain, en lé
taxant d'office à cette somme) a moins queJ vous n'ayez la bonté, dé
me donner es ordres pour qu'il ne soit plus compris aux impositions,» a
Voir d'antres lettres des 28 septembre 1718 et 18 mai :i
1478. M. de Ëariày de dêtr, intendant eh Béa,mt
.41.1" ·' t Y 'l' "I!"
jlv CoiitnéiËvn général.
1"'
.̃ }̃- ̃' (De Pau,) 8 Juillet 1743»
«Le Te Deutn m actions' dé grâces de ia conclusion de la
paix fut chanté ici dimanche dernier, solennellement; les Com-
pagaies s'y sont trouvées à fordinaire. Les démonstrations de
joie, tant de là noblesse que du peuple, ont été marquées,
pendant toute cette journée, au delà de toutes expressions^ Le
corps dé ville donna un grand repas, où M. le premier prési-
dent: et moi; avons assisté, foutes les rues étaient remplies de.
peuple, tant de la ville que des environs, qui ne cessoient de*
crier, Vive le Boil 1 et de faire des Voeux pour la durée d'une vie
si précieuse et si nécessaire pour le; bonheur du royaume.
Chaque parque je fis ce jour-là dans ta ville, j'étois entouré
d'un nombre infini de peuple, qui réitérait ses acclamations'
avec des effusions de coeur dont j'avoué que je fus èbarmé par
rattachement respectueux et sincère que toute cette province
marque avoir pour son maître. Il .vint un grand concours de
peuple et de toute la bourgeoisie, le soir, au château, ou je
donnois souper à la noblesse, et où je puis vous assurer que,
lésons et les autrés se distinguèrent également par les ténioi-
gnages de leur joie et dé leur «èle. Cela fut suivi d'un grand
feu d'artifice et d'illuminations et dé feux par toute là ville. La
même cérémonie àvoit été faite quelques jours auparavant à
Lescar, où les États étaient encore assemblés, et la noblesse, à
qui je donnai à souper ce jour-la, me parut ne céder en rien
au peuple s'étant signalée par les épanchements de son zèle et
de sa joie. Je 6s sentir le» pauvres de ces fêles par des distri-
butions de pain et de quelques barriques de vin.
«J'avoue que toutes ces démonstrations; que Ton m'assure
avoir été poussées plus loin que jamais et avoir éclaté de même
dans toutes l«s autres villes de la province, m'ont (ait un plai-
sir infini» et Ces sentiments de cœur de tout le pays m'ont
paru si utiles pour le bien du service, que j'ai cru ne pouvoir
me dispenser d'avoir l'honneur de vous en rendre corapteet de
vous faire ce détail je le regarde même comme une justice due
à l'affection de cette province pour la personne du Roi*. »
M», de Coursoo, intendant à Bordeaux, écrit, le i" juillet «Lu
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marques de joie et d'acclamations de la part du peuple* Les réjouis,
sances commencèrent jeudi dernier, que le Te îkrnn fut chan lé. h
ne puis assez vous exprimer .combien chaque particulier a cherché à
se distinguer, soit par .des illuminations qui ont été faites, soit par
des tables que plusieurs ont établies dans les rues depuis le Te Dem.
Tous les négociants de cette ville ont été les premiers qui ont cherché
a se distinguer, et surtout ceux du faubourg des Cliarlrons, qui, par
leur situation sur le bord de la rivière, sont plus â portée de paroitre.
Depuis jeudi dernier, il n'y a 'personne dans la ville qui ne coure
dans les rues; on n'entend que des cris de Vive le Roi! Cela s'est
passé, heureusement, "jusques à aujourd'hui, sans aucun désordre
et sans qu'il soit arrivé aucun accident. Quoique je fusse bien per-
suadé que là paix feroit beaucoup de plaisir à cette ville, je n'au-
rois jamais pu imaginer que les démonstrations de joie pussent être
aussi grandes qu'elles l'ont été, d'autant plus qu'on n'a rien exigé des
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ment. Je crois devoir vous observer qu'il n'y a eu que les bâtiments
hollandois c( quelques' bâtiments angiois qui n'ont voulu faire au-
cunes réjouissances, ni prendre part à celles qu'on faisoit. J'ai même
remarqué qu'ils aOectoient de ne pas parottre sur leurs bords.» e
Sur les dépenses nécessitées par la publication à Marseille, voir
une lettre de M. Lebret;' intendant en Provence, 18 juin. Cctl£
lettre, ainsi que celles de M. de Grignan, lieutenant général, i et
Bf> juin,.donnent des détails sur un voyage à Marseille. projeté par le
roi de Suède, qui se trouvait alors à Smyrne.
Sur dés conflits survenus à propos, de Te Deutn et 'dé réjouis-
sances, voir les lettres de M. Foullé dè Martangis, intendant en Berry,
30 février 171 5;. du sieur Balmo, lieutenant général au bailliage de
Bugey, i3 juin 171 4; de M. Laugeois d'Hymbercourt,. intendant à
Soissons, 3 3 mai, Ur juinj à 3 août 1713, et' des officiers du bail-
liage provincial, g juin. j
1479* M. GAVtiEB, lieutenant gênerai âû bàŒiage
-̃̃' .de Dijon,
AU CoXTRÔLEUJt GÉNÉKAL.
-̃̃̃. 8 Juillet 1713.
Il communique les pjiècW qui atteslént la possession
où ont été ses prédécesseurs e garder l'abbaye de Cî-
teaux lorsque la dignité abbatiale était vacante.
1480. M* M BîftitB ^intendant en Languedoc,
ao Contrôleur génshal,
̃̃ GIiN&HdL. û Juillet i7»3-
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