Description de la bibliothèque

La bibliothèque de sciences du Service commun de documentation de l'Université Paris-Sud fournit la documentation pour la communauté scientifique de l’université Paris-Sud, en mathématiques, informatique, biologie, chimie, physique, sciences de la Terre et de l’univers. Elle offre ainsi ses collections et services aux 9000 étudiants de l’UFR de sciences, et 47 laboratoires situés sur le campus, pour un grand nombre d’entre eux unités mixtes de recherche en association avec le CNRS, l’INSERM, INRA, INRIA et l’Institut Curie. 

La bibliothèque de sciences, situé sur le campus d’Orsay, existe depuis 1962, mais ses collections sont plus anciennes. En effet, pour alimenter la bibliothèque nouvellement créée, le ministère a fait en 1964 l’acquisition d’un fonds documentaire auprès de la fondation de la Maison de la Chimie. Fondée en 1927 dans le but de renforcer la coopération internationale dans le domaine de la chimie industrielle, la Maison de la Chimie comprenait un centre de documentation ambitieux et novateur. Il était à l’origine constitué des apports de sociétés savantes, dont la plus ancienne était la Société chimique de Paris, fondée en 1857.

 

La bibliothèque numérique patrimoniale Yvette est destinée à accueillir les collections numérisées des établissements membres de l’Université Paris-Sud et de l’Université Paris-Saclay. Quatre bibliothèques participent déjà au projet :

La Bibliothèque de sciences d’Orsay offre ses collections et services en mathématiques, informatique, biologie, chimie, physique et sciences de la Terre et de l’Univers à toute la communauté scientifique de l’Université Paris-Sud. Son public cible se compose des 9000 étudiants de l’UFR de sciences, et de 47 laboratoires situés sur le campus, lesquels sont, pour un grand nombre d’entre eux, des unités mixtes de recherche (UMR) en association avec le CNRS, l’INSERM, INRA, INRIA et l’Institut Curie. 

Fondée en 1962 sur le campus d’Orsay, la bibliothèque de sciences abrite également des collections anciennes. En effet, pour alimenter la bibliothèque nouvellement créée, le Ministère de l’Education a acquis, en 1964, un fonds documentaire constitué des apports de sociétés savantes (dont la plus ancienne est la Société chimique de Paris, fondée en 1857), et appartenant à la Maison de la Chimie. Cette institution, fondée en 1927 dans le but de renforcer la coopération internationale dans le domaine de la chimie industrielle, comprenait un centre de documentation ambitieux et novateur.

 

La Bibliothèque de droit-économie-gestion de Sceaux est située sur le campus Jean Monnet, spécialisée en droit, économie et gestion. Outre ses fonds en lien avec les enseignements du site (manuels, codes, périodiques et ouvrages de référence, etc.), la bibliothèque possède également plusieurs fonds particuliers, dont un fonds de plus de 1200 titres de mélanges et un fonds ancien, dédié principalement à l’histoire du droit et au droit canonique.

Parmi ces ouvrages, on peut citer le Corpus juris canonici notis illustratum Gregorii XIII jussu editum, de Giovanni Paolo Lancellotti et Antonio Naldi (1661) comprenant le Liber septimus decretalium de Pierre Mathieu, pourtant interdit depuis 1623 et jusqu’en 1917.

 

La bibliothèque Gaudemet-Le Bras rassemble un des fonds les plus importants de France en histoire du droit. Riche de plus de 12 000 volumes (hors revues), le fonds regroupe tout particulièrement un grand nombre d’éditions de sources du droit : de la législation conciliaire depuis l'Antiquité (Mansi) et concordataire (Guymier) aux Mémoires du clergé de France, des droits savants aux doctrines modernes, de la jurisprudence civile et canonique de l'ancien droit (Decisiones Rotæ romanæ) aux relations diplomatiques avec le Saint-Siège (Acta Nuntiaturæ Gallicæ), etc. La bibliothèque a été enrichie par les dons effectués par le Professeur Jean Gaudemet (1908-2001) et par l’acquisition, en 2009, de la collection du Doyen Gabriel Le Bras (1891-1970).

La Bibliothèque de mathématiques Jacques Hadamard, unité mixte de service (UMS 1786 Université Paris-Sud / CNRS / IHES), est une bibliothèque de recherche à vocation régionale et nationale. Elle rassemble un fonds de 68 000 ouvrages et 400 abonnements de périodiques vivants et offre un accès à plus de 2 000 revues électroniques en mathématiques. Dans ses nouveaux locaux, inaugurés le 25 octobre 2017 en présence du président de la République, elle peut désormais accueillir une centaine de lecteurs.

Ancien co-gestionnaire du CADIST (Centre d’Acquisition et de Diffusion de l’Information Scientifique et Technique) de mathématiques  avec la bibliothèque de sciences de l’Université Paris-Sud, elle a été nommée en mars 2017, membre du GIS (groupement d’intérêt scientifique) Collex-Persée en vue de piloter la politique documentaire mathématique au niveau national.

Description du fonds numérisé

Un premier corpus en Chimie provenant du fonds de la Maison de la Chimie a été numérisé en 2007 et est accessible dans Gallica.

Les titres proposés reflètent les principales caractéristiques de ce fonds documentaire : présence significative de titres datant du XVIIIe – début XXe, poids de la documentation internationale, et forte représentation des périodiques. La sélection a porté sur des publications étrangères, périodiques ou monographies, détenues à l’origine par la Société de chimie industrielle (on pourra consulter ainsi les volumes de la Berichte der Deutschen chemischen Gesellschaft zu Berlin, de 1868 à 1902). Un deuxième axe a porté sur l’histoire de la chimie, avec une attention particulière pour les œuvres de grands chimistes (J.-B. Dumas, M. Berthelot, C.-A. Wurtz) et les ouvrages éclairant la constitution de réseaux au sein de la chimie industrielle. Les exemplaires annotés ou dédicacés ont été privilégiés.

 

Un deuxième corpus en droit a été sélectionné au sein du fonds ancien de la Bibliothèque universitaire de Sceaux et de la bibliothèque du centre de recherche Droit et Sociétés religieuses (EA 1611). Il a été numérisé en 2017 dans le cadre d’une coopération numérique entre l’Université Paris-Sud et la Bibliothèque nationale de France.

Le choix des ouvrages a été guidé par plusieurs logiques. En premier lieu, une logique patrimoniale, en retenant des œuvres juridiques anciennes indisponibles en version numérique. Une logique pédagogique, en second lieu, en mettant en valeur un éventail de différentes sources de l’histoire du droit (législation, droits savants et doctrine moderne, jurisprudence, manuel). Une logique scientifique, enfin, en sélectionnant essentiellement un ensemble cohérent d’œuvres de doctrine juridique médiévale.

Les chercheurs historiens du droit ont créé des tables des matières de tous les ouvrages du XVIe siècle pour permettre la navigation dans le texte intégral de ces documents non océrisables. Tous les éléments en latin (dans les tables des matières ou dans les titres des ouvrages) ont été développés pour enrichir les métadonnées. Un travail de vérification des auteurs a été effectué grâce à une collaboration entre chercheurs et bibliothécaires.

 

Mathématiques : un corpus de plus de 300 thèses numérisées 

Les mathématiques se distinguent des autres sciences exactes par l’importance toute particulière qu’elles accordent à leur patrimoine et à la nécessité de le rendre accessible à la communauté scientifique.

 

Ce projet de numérisation des thèses, a été financé grâce à une subvention du Ministère dans le cadre d’un appel à projet du CADIST en 2014. Il comprend actuellement plus de 200 thèses de mathématiques de l’Université de Paris – faculté des sciences d’Orsay (thèses des années 1888 à 1971). Il s’agit d’un fonds parfois fragile, et la version numérique devient un support de substitution, qui reste ainsi disponible pour la recherche. A ceci s’ajoute plus de 100 thèses de mathématiques de l’Université Paris-Sud (années 1972 à 2010) pour lesquelles les auteurs ont accordé une autorisation de diffusion. D’autres numérisations sont en préparation.

 

Des corpus de nouveaux champs disciplinaires de l’Université Paris-Sud ou de l’Université Paris-Saclay viendront prochainement enrichir les collections d’Yvette.