Le département des Monnaies, médailles et antiques compte l’une des plus remarquables collections mondiales de « médailles » tant par la rareté et la qualité que par le nombre d'exemplaires conservés. Mais le fonds du Cabinet des médailles ne se limite pas seulement aux monnaies : s’y ajoute une spectaculaire collection d’antiques du Proche-Orient, de la Grèce et de Rome, mais aussi des antiquités nationales. En l'occurrence, le département, héritier du Cabinet des rois de France, est riche d'environ 600 000 monnaies et médailles, et 37 000 objets d'art et d'archéologie. Le véritable essor commença avec Louis XIV. Héritier, entre autre, du Cabinet de curiosités de son oncle, Gaston d'Orléans, le Roi-Soleil ne cessa de l'accroître d'achats de ses envoyés à l'étranger ou de collections entières. De la Bibliothèque, rue Vivienne, qui l'abrite depuis 1667, il le fait même venir à Versailles pour pouvoir y passer un moment tous les jours. Au XVIIIe siècle, le Cabinet revient à Paris. Jules-Robert de Cotte aménagea pour lui un salon encore conservé sous le nom de salon Louis XV. Les "antiquaires" s’y pressent de toute l'Europe ; la science naissante de l'archéologie y trouve une riche documentation et l'un de ses pionniers, le comte de Caylus, lui fait don de tous ses antiques. La Révolution apporte au Cabinet des objets d'art exceptionnels, prélevés et sauvés ainsi de la destruction, provenant des trésors de Saint-Denis, de la Sainte-Chapelle et d'autres établissements religieux. Au XIXe et au début du XXe siècle, le Cabinet de la Bibliothèque "impériale" puis "nationale" reçoit à nouveau de grandes donations. La collection de monnaies et d'antiques rassemblée par le duc de Luynes, entrée en 1862, en est le plus célèbre exemple. Dans la collection, certains objets exceptionnels se distinguent.