Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1919-10-20
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 60753 Nombre total de vues : 60753
Description : 20 octobre 1919 20 octobre 1919
Description : 1919/10/20 (N1281,T13). 1919/10/20 (N1281,T13).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k62393181
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 27/02/2013
1 AflNlSTERES
, DES
bt i *RangERES
Ir DE LA GUERRE
1 f
1 N' 1281
Lundi 20 Oclobre 1919
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
; NOTA. — A l'exception des passages imprimés en italique, qui sont d«
",¡ résumés, il est donné ci-dessous des traductions, intégrales ou par extraits
Les articles traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
.1 OAIONS ECONOMIQUES
générale
1»™». LLOYD GEORGE
Ni PPaix avec nr,^i ? 7"Noi:is avons con-
~tlQi paix est notre plus redoutable en-
htiq temr que nous nous met-
a] SleilSernent ï a au travail. 1
C^o^iio .devont. iller^'Une maT1ière plus
Çue nous jamais fait.
que nous ne l'avons jamais fait,
N08 Ch arge s SOnt l'lus lourdes qu'avant la
^rre nos besoins sont plus grands.
v te nj Veau de la vi t
~as "iv'a" de la vie est plus élevé, mais
guerr sont plus vastes-
** £ la guerre
yalit 1 a g Uerre, la dette nationale était
d ^>aSni f -~-000 ~n~ ~~o-
5,le es.-^00.00S0 Au%io Ur(l hui la dette natio-
te e près de £ S milliards..
t e e a besoin d'articles essentiels.
^nde a besoin à'articles essentiels.
J« n'as de'eraintes au sujet de la de-
C'est,, 1 1
Une ^i°Uri?ente' Pouvons-
bannnëe part dans la satis-
d;m,
hmt
'011 néclessaire est la
paix à rextéri et à l'mtérieur.
?ir r *" l'intérieur.
.e,OtrepriPltal doit Pouvoir être sûr que ses
h ti^rePri« ?on une juste rémunéra-
et leVr°u
f P& i rSejem t avail doit être sûr qu'il ne sera
X' dans la s sûr qu'il ne sera
^î '°ns etdeau prix de
l'on peut réaliser ce
Upeu'' baliser ce
L ^PitJîécessaireeqàà1 ia b°nrie entente entre
lII.ellt travai le gouverne-
! VlsegeX
°eS-qUele §ouverne-
1 faire-Demainn' Jem - occuperai des
te de compris, pendant Ja gncrre
? sïs des tra nsports était es-
tênt. lie C) r la ~~li,ctoire. De même qti'elle
!S £ Doî^sti^des ttrraansP<>rts était es-
«ss £ Ur la 'V1>ctolre. De même qu elle
même qu'elle
f* i e lle à la essentielle à la VIctOIre
$?8 la elle *yf>qst t essentielle à la victoire
"r CJ'1 'qUer l'organisa-
Ii sYstèrn ernlns de fer dans ce pays, mais
: tL^stèr^î^ae concudeîfer!^8 ce mais
; S c^ïra,le c°n r Hirésea à
; Vfi ,V essem-et à in L multiplication
Il est e ntiel qUe «pi^fP^ge inévitable.
4^Ut dé pren-
'llI.; 'OUs velopper notre Pllissance maté-
bi de S'*PPw
iV le HivI er que nï n nous est désagréa-
- .0Us f^au de l'AmT^ n'avons pas at-
14t 1 e tlivea de J'Arn, r,q,,e (,Ians 1'tisace
™,?e la lï80^ dii ^nquUe dans J'usage
1 bret de uctiôn Machinisme pour le
Po de ma^es d a-noiû un grand nom-
U 11 ieW re
~tt de rnaeeh*tlesdl a~l c1ell modèle. que l'on
Ht guerre au rebut m°dèle que l'on
lir. Gntré Ce que cette nation
les de Clair SI elle laisse de côté les T'l-
es k- sses et d far
lVî?»^8 ? p v SOnt aussi grands
Patrio aussi grands
■ f S«^8f ^obi!f0rï, tasfc L n'est pas une
Nc ln% evorls apprendre à tousles ci-
^^ïe>«»rertto f , tons les ci-
trty art% blitarlrl ~qlles , et tout le temps, que
.çt eUr dans, la paix aussi bien
t~~re dans. la Paix aussi bien
v et que SOn Prestige est
-. tre leurs mains.
St i > ons n ° f TIMES, 17.10.
i- e désappointement
e disc() notre désappointement
de Lloyd George. Il
n'est pas sorti des lieux communs, et n'a
su développer qu'un vague idéalisme qui ne
suffit malheureusement pas aux nécessités
de la vie quotidienne. Il semble ne pas avoir
conscience du fait que le pays attend du
Gouvernement des précisions sur la mé-
thode qu'il entend suivre pour enrayer le
gaspillage actuel, gaspillage qui ne fait que
rendre plus tendus les rapports entre le
capital et le travail. Le Parlement se réunit
mercredi : c'est là que le gouvernement de-
vra faire tête à l'inquisition d'un pays an-
goissé dont le Premier Ministre s'est joué
hier. — (Ed.) i t V
* TIMES, 17.10.
QUESTIONS OUVRIÈRES
UNE GREVE EN PERSPECTIVE DANS
L'INDUSTRIE DE L'ACIER AUX ETATS-
UNIS. — De Birmingham (Alabama) : La
situation de l'industrie de l'acier est grave
et dangereuse. Nul ne peut prévoir ce qui
sortira de la grève fixée à lundi parce que
ce refus de travailler est plus compliqué
que tous ceux que l'on trouve dans l'his-
toire des Etats-Unis.
Les raisons pour lesquelles la situation
présente un aspect sérieux sont les sui-
vantes :
1° Manque d'unité parmi les employeurs,
dénommés « chefs d'industrie » ; 2° con-
ilit dans les rangs de la Fédération amé-
ricaine du travail entre les « radicaux »
représentés par John Fitzpatrick et les
« conservateurs » à la tête desquels est
Samuel Gompers ; 3° opposition faite au
président Wilson par les manufacturiers
et hommes d'affaires conservateurs et par
les leaders radicaux du travail qui envi-
sagent avec crainte ou hostilité le pro-
gramme que, selon eux, le président pro-
posera à la conférence prochaine de Was-
llington.
Le présent exposé de la situation de l'in-
dustrie de l'acier est basé sur des enquê-
tes faites par moi dans presque tous les
grands centres sidérurgiques des Etats-
Unis à l'exception de Pittsburg. Malgré
l'absence$ie déclarations venant directe-
ment du juge E.-H. Gary, de M. Gompers
et de M. Fitzpatrick, cet exposé, peut
être considéré comme étant « l'histoire in-
térieure » du désaccord évident qui existe
entre les éléments capital et travail dans
l'industrie du fer et de l'acier.
La grève projetée ne fait véritablement
qu'amener à maturité dans une industrie
la lutte qui existe dans presque toutes les
branches de l'activité commerciale du pays.
Cette grève n'est que l'image de quelques-
uns des résultats auxquels peut aboutir
une accumulation de conditions chaotiques
dans le genre de celles qui se sont mani-
festées dans ce pays depuis l'armistice.
Pendant que la nation est littéralement
aux prises avec les problèmes domestiques
de sa reconstitution, le corps législatif na-
tional se préoccupe presque exclusivement
d'un traité de paix. Ainsi il n'y a pas seule-
ment trois grandes scissions dans ce pays
entre les employés, entre les leaders du
travail et entre ces hommes et le président,
mais il y en a une autre encore plus di-
gne d'attention entre le gouvernement na-
tional et la masse de la population. Et cela
n'est peut-être même pas tout. La nation
est divisée alors qu'elle devrait être unie.
Certains symptômes indiquent que la
grève prochaine de l'acier se résoudra en
une lutte entre le capital conservateur et
le travail radical. De plus en plus les pro-
gressistes du milieu des affaires et les
leaders travaillistes conservateurs sont re-
poussés à l'arrière-plan.
.En commençant par les unions du tra-
vail la situation est la suivante :
A l'intérieur de la Fédération américaine
du travail il y a deux factions : l'une, ap-
pelée « l'aile conservatrice », est dirigée
par M. Gompers, l'autre, le groupe radi-
cal, a, comme dirigeants. M. Fitzpatrick et
M. Foster, les deux principaux organisa-
teurs des associations d'ouvriers du fer et
de l'acier. M. Fitzpatrick est l'une des per-
sonnalités éminentes du mouvement qui se
dessine à Chicago et à Cleveland et qui
vise à créer un parti politique du travail.
M. Foster est l'auteur du pamphlet sur le
syndicalisme qui a été abondamment dis-
tribué parmi les employés de la corpora-
tion de l'acier des Etats-Unis.
Tandis que le président 'Gompers fait
tout son possible pour écarter une grève,
au moins jusqu'à la réunion de la confé-
rence de Washington, M. Fitzpatrick s'op-
pose à toute « trêve » du travail. Que son
intérêt à voir se former un parti du travail
soit ou non la raison qui le pousse à faire
opposition à M. Gompers et au président
Wilson, je ne sais. Mais il reste le fait
qu'il est maître des ouvriers du fer et de
l'acier et, d'après les renseignements que
je possède, je suis convaincu qu'il agit à
rencontre des désirs du président de la Fé-
dération américaine de travail. Fitzpatrick
veut une grève maintenant. Gompers n'en
veut pas. Fitzpatrick représente les mem-
bres des unions radicales du travail qui ne
veulent permettre ni au président Wilson
ni à tout autre membre de la conférence de
Washington d'essayer d'établir une en-
tente entre le capital et le travail. Gom-
pers défend le programme du président.
Passant aux employeurs, je m'aperçois
que la situation est encore plus compli-
quée. Le juge Gary, comme porte - parole
des hommes d'affaires qui, à l'intérieur de
leurs propres organisations, sont confrontés
par l'opposition des leaders des unions du 1
travail, est obligé d'adopter une ligne de
conduite qui, à son avis, fera échouer les
efforts des éléments radicaux pour enchaî-
ner l'industrie. Quelle que puisse être son
attitude envers la Conférence de Washing-
ton, le juge Gary est obligé de compter
avec les leaders radicaux du travail, non
avec les leaders conservateurs. Du fait qu'il
a refusé de s'entretenir avec Fitzpatrick
on peut conclure sans se tromper que,
selon son opinion, une grève éclatant dès
maintenant servira son organisation au
mieux de ses intérêts. II allègue que
« maintenant » vaut autant que « n'importe
quand » pour « vider la querelle » avec les
radicaux.
Outre ceux qui soutiennent le juge Gary,
, DES
bt i *RangERES
Ir DE LA GUERRE
1 f
1 N' 1281
Lundi 20 Oclobre 1919
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
; NOTA. — A l'exception des passages imprimés en italique, qui sont d«
",¡ résumés, il est donné ci-dessous des traductions, intégrales ou par extraits
Les articles traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
.1 OAIONS ECONOMIQUES
générale
1»™». LLOYD GEORGE
Ni PPaix avec nr,^i ? 7"Noi:is avons con-
~tlQi paix est notre plus redoutable en-
htiq temr que nous nous met-
a] SleilSernent ï a au travail. 1
C^o^iio .devont. iller^'Une maT1ière plus
Çue nous jamais fait.
que nous ne l'avons jamais fait,
N08 Ch arge s SOnt l'lus lourdes qu'avant la
^rre nos besoins sont plus grands.
v te nj Veau de la vi t
~as "iv'a" de la vie est plus élevé, mais
guerr sont plus vastes-
** £ la guerre
yalit 1 a g Uerre, la dette nationale était
d ^>aSni f -~-000 ~n~ ~~o-
5,le es.-^00.00S0 Au%io Ur(l hui la dette natio-
te e près de £ S milliards..
t e e a besoin d'articles essentiels.
^nde a besoin à'articles essentiels.
J« n'as de'eraintes au sujet de la de-
C'est,, 1 1
Une ^i°Uri?ente' Pouvons-
bannnëe part dans la satis-
d;m,
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'011 néclessaire est la
paix à rextéri et à l'mtérieur.
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.e,OtrepriPltal doit Pouvoir être sûr que ses
h ti^rePri« ?on une juste rémunéra-
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X' dans la s sûr qu'il ne sera
^î '°ns etde
l'on peut réaliser ce
Upeu'' baliser ce
L ^PitJîécessaireeqàà1 ia b°nrie entente entre
lII.ellt travai le gouverne-
! VlsegeX
°eS-qUele §ouverne-
1 faire-Demainn' Jem - occuperai des
te de compris, pendant Ja gncrre
? sïs des tra nsports était es-
tênt. lie C) r la ~~li,ctoire. De même qti'elle
!S £ Doî^sti^des ttrraansP<>rts était es-
«ss £ Ur la 'V1>ctolre. De même qu elle
même qu'elle
f* i e lle à la essentielle à la VIctOIre
$?8 la elle *yf>qst t essentielle à la victoire
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Ii sYstèrn ernlns de fer dans ce pays, mais
: tL^stèr^î^ae concudeîfer!^8 ce mais
; S c^ïra,le c°n
; Vfi ,V essem-et à in L multiplication
Il est e ntiel qUe «pi^fP^ge inévitable.
4^Ut dé pren-
'llI.; 'OUs velopper notre Pllissance maté-
bi de S'*PPw
iV le HivI er que nï n nous est désagréa-
- .0Us f^au de l'AmT^ n'avons pas at-
14t 1 e tlivea de J'Arn, r,q,,e (,Ians 1'tisace
™,?e la lï80^ dii ^nquUe dans J'usage
1 bret de uctiôn Machinisme pour le
Po de ma^es d a-noiû un grand nom-
U 11 ieW re
~tt de rnaeeh*tlesdl a~l c1ell modèle. que l'on
Ht guerre au rebut m°dèle que l'on
lir. Gntré Ce que cette nation
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Patrio aussi grands
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-. tre leurs mains.
St i > ons n ° f TIMES, 17.10.
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e disc() notre désappointement
de Lloyd George. Il
n'est pas sorti des lieux communs, et n'a
su développer qu'un vague idéalisme qui ne
suffit malheureusement pas aux nécessités
de la vie quotidienne. Il semble ne pas avoir
conscience du fait que le pays attend du
Gouvernement des précisions sur la mé-
thode qu'il entend suivre pour enrayer le
gaspillage actuel, gaspillage qui ne fait que
rendre plus tendus les rapports entre le
capital et le travail. Le Parlement se réunit
mercredi : c'est là que le gouvernement de-
vra faire tête à l'inquisition d'un pays an-
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hier. — (Ed.) i t V
* TIMES, 17.10.
QUESTIONS OUVRIÈRES
UNE GREVE EN PERSPECTIVE DANS
L'INDUSTRIE DE L'ACIER AUX ETATS-
UNIS. — De Birmingham (Alabama) : La
situation de l'industrie de l'acier est grave
et dangereuse. Nul ne peut prévoir ce qui
sortira de la grève fixée à lundi parce que
ce refus de travailler est plus compliqué
que tous ceux que l'on trouve dans l'his-
toire des Etats-Unis.
Les raisons pour lesquelles la situation
présente un aspect sérieux sont les sui-
vantes :
1° Manque d'unité parmi les employeurs,
dénommés « chefs d'industrie » ; 2° con-
ilit dans les rangs de la Fédération amé-
ricaine du travail entre les « radicaux »
représentés par John Fitzpatrick et les
« conservateurs » à la tête desquels est
Samuel Gompers ; 3° opposition faite au
président Wilson par les manufacturiers
et hommes d'affaires conservateurs et par
les leaders radicaux du travail qui envi-
sagent avec crainte ou hostilité le pro-
gramme que, selon eux, le président pro-
posera à la conférence prochaine de Was-
llington.
Le présent exposé de la situation de l'in-
dustrie de l'acier est basé sur des enquê-
tes faites par moi dans presque tous les
grands centres sidérurgiques des Etats-
Unis à l'exception de Pittsburg. Malgré
l'absence$ie déclarations venant directe-
ment du juge E.-H. Gary, de M. Gompers
et de M. Fitzpatrick, cet exposé, peut
être considéré comme étant « l'histoire in-
térieure » du désaccord évident qui existe
entre les éléments capital et travail dans
l'industrie du fer et de l'acier.
La grève projetée ne fait véritablement
qu'amener à maturité dans une industrie
la lutte qui existe dans presque toutes les
branches de l'activité commerciale du pays.
Cette grève n'est que l'image de quelques-
uns des résultats auxquels peut aboutir
une accumulation de conditions chaotiques
dans le genre de celles qui se sont mani-
festées dans ce pays depuis l'armistice.
Pendant que la nation est littéralement
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de sa reconstitution, le corps législatif na-
tional se préoccupe presque exclusivement
d'un traité de paix. Ainsi il n'y a pas seule-
ment trois grandes scissions dans ce pays
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travail et entre ces hommes et le président,
mais il y en a une autre encore plus di-
gne d'attention entre le gouvernement na-
tional et la masse de la population. Et cela
n'est peut-être même pas tout. La nation
est divisée alors qu'elle devrait être unie.
Certains symptômes indiquent que la
grève prochaine de l'acier se résoudra en
une lutte entre le capital conservateur et
le travail radical. De plus en plus les pro-
gressistes du milieu des affaires et les
leaders travaillistes conservateurs sont re-
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.En commençant par les unions du tra-
vail la situation est la suivante :
A l'intérieur de la Fédération américaine
du travail il y a deux factions : l'une, ap-
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par M. Gompers, l'autre, le groupe radi-
cal, a, comme dirigeants. M. Fitzpatrick et
M. Foster, les deux principaux organisa-
teurs des associations d'ouvriers du fer et
de l'acier. M. Fitzpatrick est l'une des per-
sonnalités éminentes du mouvement qui se
dessine à Chicago et à Cleveland et qui
vise à créer un parti politique du travail.
M. Foster est l'auteur du pamphlet sur le
syndicalisme qui a été abondamment dis-
tribué parmi les employés de la corpora-
tion de l'acier des Etats-Unis.
Tandis que le président 'Gompers fait
tout son possible pour écarter une grève,
au moins jusqu'à la réunion de la confé-
rence de Washington, M. Fitzpatrick s'op-
pose à toute « trêve » du travail. Que son
intérêt à voir se former un parti du travail
soit ou non la raison qui le pousse à faire
opposition à M. Gompers et au président
Wilson, je ne sais. Mais il reste le fait
qu'il est maître des ouvriers du fer et de
l'acier et, d'après les renseignements que
je possède, je suis convaincu qu'il agit à
rencontre des désirs du président de la Fé-
dération américaine de travail. Fitzpatrick
veut une grève maintenant. Gompers n'en
veut pas. Fitzpatrick représente les mem-
bres des unions radicales du travail qui ne
veulent permettre ni au président Wilson
ni à tout autre membre de la conférence de
Washington d'essayer d'établir une en-
tente entre le capital et le travail. Gom-
pers défend le programme du président.
Passant aux employeurs, je m'aperçois
que la situation est encore plus compli-
quée. Le juge Gary, comme porte - parole
des hommes d'affaires qui, à l'intérieur de
leurs propres organisations, sont confrontés
par l'opposition des leaders des unions du 1
travail, est obligé d'adopter une ligne de
conduite qui, à son avis, fera échouer les
efforts des éléments radicaux pour enchaî-
ner l'industrie. Quelle que puisse être son
attitude envers la Conférence de Washing-
ton, le juge Gary est obligé de compter
avec les leaders radicaux du travail, non
avec les leaders conservateurs. Du fait qu'il
a refusé de s'entretenir avec Fitzpatrick
on peut conclure sans se tromper que,
selon son opinion, une grève éclatant dès
maintenant servira son organisation au
mieux de ses intérêts. II allègue que
« maintenant » vaut autant que « n'importe
quand » pour « vider la querelle » avec les
radicaux.
Outre ceux qui soutiennent le juge Gary,
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