Informations détaillées

Titre : 
Poésie didactique (Hésiode, Denys le Périégète)
Auteur : 
Hésiode. Auteur du texte
Auteur : 
Denys le Périégète. Auteur du texte
Date d'édition : 
950-1000
Type : 
manuscrit
Langue : 
grec ancien
Format : 
193×170 mm. - [I-IV].1-78. [I-III]. - ECRITURE :Le manuscrit est entièrement copié par un même copiste anonyme. Toutefois, le premier folio a été copié par une deuxième main, postérieure. L’écriture du copiste principal est d’un petit module, régulière et les lettres sont assez détachées les unes des autres. Les deltas se distinguent nettement par leur hampe qui occupe presque tout l’interligne et qui penche très nettement sur la gauche. Les kappas sont scindés en deux : les deux barres en diagonale ne touchent pas la barre verticale.Dans les marges du manuscrit on trouve l’écriture de plusieurs annotateurs. L’un, dans une encre tirant sur le gris vert, ajoute gloses et scholies, un autre intervient ponctuellement avec une encre plus sombre qui laisse des traces verdâtres au dos du folio (f. 11v par exemple). Un autre encore ajoute des commentaires dans la marge inférieure des ff. 19v et 20r. Aux ff. 44v et 45r une main a tracé les titres dans une encre orangée maintenant effacée. Au total M.L. West (p. 165) distingue six mains d’annotateurs. - DECORATION :Rubrication : pour le f. 1 uniquement, bandeau au motif végétal, titres, gloses interlinéaires. Présence de plusieurs schémas : f. 22r (divers outils dont un marteau et une fourche), f. 22v, f. 63r (schéma géographique représentant deux cercles concentriques symbolisant l’île de Délos, entourés de 11 petits cercles qui symbolisent les îles environnantes des Cyclades), f. 73v (schéma géographique). G. Derenzini a pu montrer qu'il existe pour Les Travaux et les Jours une tradition iconographique qui se distingue de la tradition textuelle. Ainsi les dessins du Parisinus gr. 2771 sont proches de ceux du Laurentianus Conv.Soppr. 15, qui appartient à une toute autre famille philologique. - MATIERE :Parchemin assez épais, rigide et tacheté sur certains côtés poil. Ce parchemin a tendance à s’enrouler fortement du côté poil. Le premier folio est composé d’un parchemin qui est différent de celui des autres folios et est le résultat d’un ajout postérieur. Le contraste de couleur entre côté poil et côté chair y est moins accusé, le côté poil est moins jaunâtre et l’épaisseur est moindre. Les deux premiers folios comportent des trous qui ont été restaurés. Le parchemin a été restauré à différentes époques. Certaines restaurations sont antérieures au 17ème siècle, comme le prouve l’estampille du f. 78v qui se trouve, dans la marge inférieure, à cheval sur le parchemin originel et le parchemin ajouté lors d’une phase de restauration postérieure. - FOLIOTATION :Foliotation de [1] à 78 dans l’angle supérieur externe. Le numéro n’est pas toujours bien visible. Les vers de la Périégèse ont été numérotés par une main moderne au crayon de papier, dans la marge interne pour les rectos, dans la marge entre les scholies et les vers pour les versos.CAHIERS :Uniquement des quaternions. 2×8 (16) + 1×6 (8-2) (22) + 7×8 (78).Le premier folio du premier cahier est tombé, entraînant une lacune pour les vers 1 à 16, et a été remplacé ultérieurement. Le premier et le dernier folio du troisième cahier sont manquants, ce qui occasionne une lacune (vers 320-336 et vers 435-453) dans le texte d’Hésiode. Un binion au moins devait se trouver à la suite du dernier cahier car il manque les 121 derniers vers de la Périégèse.SIGNATURES :Les cahiers sont numérotés de α’ à ι’ au verso du dernier folio de chaque cahier, à l’encre brune. Les signatures γ’, στ’, η’ ne sont pas visibles.PIQÛRES :Très peu sont conservées. Les mieux conservées sont visibles sur les premiers folios, dans la marge supérieure, au-dessus des lignes verticales de la réglure (ff. 2, 4-7 par exemple). - REGLURE :Au centre de la page se trouvent les vers et sur le pourtour les scholies. La ligne de justification de gauche est dédoublée alors que celle de droite ne l’est pas. Entre les vers et les scholies se trouvent trois lignes verticales simples qui permettent la justification des deux textes. Environ 35 rectrices sont tracées sur chaque page mais toutes ne sont pas utilisées. Elles partent du bord gauche et vont jusqu’à la ligne de justification de droite, sauf pour les rectrices des vers qui, bien souvent, s’arrêtent à la ligne de justification la plus à droite de la marge médiane. Un espace est laissé libre, sans rectrices, au-dessus et au-dessous des vers (entre 10 et 15 mm).D’un folio à l’autre, la surface d’écriture est très variable. Pour les marges inférieures et supérieures, nous donnons donc une fourchette pour chaque mesure. Marge supérieure : de 0 à 36 mm. Marge inférieure : de 0 à 45 mm. Marge externe : 6 mm. Marge interne : 15 mm. Le nombre de vers à la page varie également considérablement. Le copiste transcrit, pour Hésiode, entre 5 et 15 vers par page et pour Denys d’Alexandrie entre 8 et 20 vers. - RELIURE :Reliure réalisée en France pour Boistaillé, entre 1563 et 1572. Ais de bois, maroquin olive et couture grecquée. Au centre des plats se trouve un médaillon azuré ovale (cf M.-P. Laffitte, p. 67, fig. d. N°1). Aux angles des filets, présence de 4 écoinçons (cf. M.-P. Laffitte, p. 69, fig. j. N° 6). Outre les fers centraux, on trouve sur le dos de la reliure une pomme de pin (cf M.-P. Laffitte, p.70, fig. k). La reliure a été restaurée. - ESTAMPILLES :Estampille utilisée par la Bibliothèque royale au XVIIe siècle (modèle Josserand-Bruno n°1) aux ff. [I]v, 1r et 78v
Description : 
(ff. 1r-44v) Hésiode, Les Travaux et les Jours, éd. F. Solmsen, Hesiodi opera, Oxford, Clarendon Press, 1970, p. 49-85 ; commentaire de Proclus ; scholies, éd. A. Pertusi, Scholia vetera in Hesiodi opera et dies, Milan, Vita e pensiero, 1955, p.1-259 : (ff. 1r-16v) vers 1-319 [titre] κατὰ Μανουὴλ τὸν Μοσχοπούλον [titre] Ἡσιόδου ἔργα καὶ ἡμέραι ; (ff. 17r-22v) vers 337-434 ; (ff. 23r-44v) vers 454-fin [titre final] τέλος σὺν θεῷ τοῦ σοφωτάτου Ἡσιόδου.(ff. 45r-78v) Denys le Périégète, Périégèse et scholies, éd. K. Müller, Geographi Graeci minores, vol. 2, Paris, Didot, 1861, p. 427-457 : [titre] Διονυσίου οἰκουμένης Περιήγησις, vers 1-1065.
Description : 
H. Omont date ce manuscrit du Xe siècle et est en cela suivi par A. Pertusi (Aevum 24). Quant à I. Tsavari, elle propose, pour des raisons philologiques et paléographiques, de le rattacher plutôt aux Xe-XIe siècles. Pour justifier cette datation, elle se fonde, entre autres arguments, sur le nombre élevé de lettres semi-onciales, l’accentuation parfaite et la forme non carrée des esprits. Ce manuscrit possède par ailleurs quatre apographes (voir I. Tsavari p. 271-275) : le Vatic. Gr. 1702, le Neapol. Borb. II. D. 4, le Paris. gr. 2834 et le Paris. gr. 2730. Les trois premiers sont contaminés et le dernier répète servilement les fautes du Paris. gr. 2771.Ce manuscrit et le Paris. gr. 2735 ont autrefois appartenu au monastère San Marco à Florence. B. Ullman et P. Stadter ont montré qu’ils y étaient toujours en 1500 mais qu’ils étaient absents de l’inventaire qui date d’environ 1545 (p. 265). On peut rattacher l’inscription de la marge supérieure du f. 1r (« banco VI occ. ») au classement de ce manuscrit dans la bibliothèque de San Marco, « In bancho VI ex parte occidentis ». Une note en latin, dans la marge inférieure du premier folio, a été grattée. D’après ce qu’il en reste, on peut penser que c’était une description du contenu du manuscrit.Le Paris. gr. 2771 a ensuite appartenu à Jean Hurault de Boistaillé (présence d’un ex-libris de sa main dans la marge inférieure du premier feuillet : « Ex bibliotheca .J. Huralti Boistallerii» ), où il portait la côte 73 (visible au milieu de la marge inférieure du premier feuillet). En 1564, Hurault quitte son poste d’ambassadeur à Venise et rentre en France avec les manuscrits qu’il a achetés et fait copier. Après sa mort, ses manuscrits passent à Philippe Hurault de Cheverny. La collection Hurault de Cheverny est achetée en 1622 par la Bibliothèque du roi.Le f. 11v porte dans sa marge supérieure une annotation qui a été rognée au moment de la reliure et dont on peut simplement lire la fin : κζ τοῦ Mαίου. Il s’agit donc de la fin d’une annotation indiquant une date dont nous n’avons que le jour et le mois, le 27 mai.Une ancienne cote (125) apparaît au milieu de la marge supérieure.Ce manuscrit est le plus ancien dans la tradition des Travaux et Jours, dans laquelle il porte le sigle C. Dans la tradition de Denys, il porte le sigle B.
Droits : 
domaine public
Identifiant : 
ark:/12148/btv1b84582597
Source : 
Bibliothèque nationale de France, Département des Manuscrits, Grec 2771
Notice du catalogue : 
http://archivesetmanuscrits.bnf.fr/ark:/12148/cc785641
Provenance : 
Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 
23/09/2013


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