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Title : Traité des nerfs et de leurs maladies. Tome 2 / ; par M. Tissot,...

Author : Tissot, Samuel Auguste André David. Auteur du texte

Publisher : (Avignon)

Publication date : 1800

Subject : Système nerveux -- Maladies

Type : text

Type : monographie imprimée

Language : french

Language : French

Format : 2 vol. (LX-345, 464 p.) ; in-8

Description : Collection numérique : Fonds régional : Provence-Alpes-Côte d'Azur

Rights : public domain

Identifier : ark:/12148/bpt6k771560

Source : Bibliothèque H. Ey. C.H. de Sainte-Anne, 390-323

Set notice : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb372753574

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date of online availability : 15/10/2007

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IhM~ des nerfs et de leurs q- _n- FM~&MS~.

Avignon 1800

Tissot J.

Tome 2

Chambeau


Symbole applicable

pour tout, ou partie

des documents microfMmés

Texte déténorë reliure défectueuse N F Z 43-120-11


Symbole applicable pour tout, ou partie

des documents microfitmés

Original illisible MF Z 43-120-10


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T RAÏT E D E S N E R I? S r D~ a

LE U R S M A LA DÎE&

CHAPITRE X.

D~ ~?~6~

A R T Ï C L B t.

t. ï i EHe eft radm~Me coat. tituMon de Phomme & de ranima!, que ces parties dont !es fbn<~ioM paroïaent~ digerentes (oMt cependant


enchantes de&con qu'elles inSMent toutes du p~us au moins les unes iut les autces cette vérité a déjà été vue & fon importance bien appréciée par tes premiers médecins; M~~o~~A~a~l'a e~dmee avec &n énergie ordinaire (af); &ï! Fea ~uetrop démontre par une multitude

futts. ~u'i! n'~ a aucune du

~e Mits. q~it n'y Y a aucune partie du

corps. qui fortement irritée, ne puine irriter tout le corps. Mais outre cette Harmonie generaïe, t! y a dinerente~ parties qui ont entr'eUe~ une Ïiai&n plus etroite,quifbnt unies par dtgerens moyens, de façon que l'état de l'une Maue d'une façon très maroucc fur Fautre, ou au moins e(~ akeree par les changemens qu'et!e éprouve c'e~ Ïa force du j~M des Grecs & du c<w/<~ des Latins & elle en ibunte

queiquetbts ao~ point que Met eft

~uelque~o#s ~ru~ pQi~t q!~ fe~'et eI~

beaucoup plus marqué fur !a partie en iympathic que fur ceUequi e~ prinuttvement a~~e c'e~ atnG que le (o) S~~ee ~w, Hf~Mnw~~ap, ~~Ma'<t~~ ~Mfec~W~D&~OC~ M /KMMMC, FOE* s, t us p t! dï~ que chaque partie du corps peut encfamef la maladie (TMae autre.


caM des reins où on ne !e <en<; pas occanonne que!querbi$ des vô" minemens condnueh, & que des aigreurs dans i'e~omac, où eues n*occaConnent aucune douleur ) donnent des douleurs de tête, des~ vettiges~

dc~ ~<m~<M~n~~ A u~e &mMe~d dé-'

Hcate (~). ~es(ymp:ômes aîor~lne de~gnent point la partie ventab~ent malade; & il ctt aifc de comprendre~ quelles erreurs dangereufes on feraït; expose Pon n'avoit pas une idee~' necte de cette loi du corps animât qui produit les matadies mpathiques, & fi Pon n'avoit pas des moyens de distinguer celles qui !e ibnt de celles qui ne !e~ont pas~ on comprend en. core combien il eft. important de fa.voir que le vômincment peut avoir fa caufe dans les reins, & que ïe vertige peut dépendre de !'dbmac;& combien il eft néce~ire de di&inguec ( & ) Co~/f~~ ~t/t.w cor. ~~f Ai/~O~ ,f~/MK W~, ~M& una MfM~~a~<f ~~a~ ~MtcM, y ~M; ~/a n~uo~~ co~M~, y~W~M~~fW. BUCHKER de ~Mft~ M~< cum Mn~CM/0 COM/fM/t~ w. HaL ï7$~. § 4.

A


les maladies. de cette cfpece de toutes les autres; pour cela faut faire conno~re les caufes difBrentes de. ces fyn~pathies donner des obier.votions fur les dinerens e&ts qu'eHes

prodai&nt indiquer en même tems

les cara~ercs auxque~ on peut reconnoltre, & remarquer les attentions de traitement q~ëties exigent Pluneurs auteurs ont &nti rimportance d$ cette madère s'en ibnt occupes, Hipp OCRATES avoit déjà vu que rmaanimattoM du diaphragme. occaflonne !aphrene<ie,.& que !es nerfs du pied irrites produifentdesconvu!HoMs gencpa!es A R B T ÉE en donne des exemptes tirés des maux de reins & de PepitepHe G A n B N en a obfervep!u6eurs, & a fur tout remarque la. prodigieufe in~ucnce de la partie fu<. périeure de re~omac fur la tête; fi c!!ee~irritec,it peut, dit-i!~ en restée des léthargies, des convenons, repitepue, & même la cataracte it avoit aimi très-bien vu !a fympathie entre l'utérus & re~omac. CŒUus AuRBLtANUs a aufÏt prouvé la grande inauen. ce de cette derniere partie fur tout !e corps; FERMïL aplacedansfapatho.


'!og<e un chapitre wo~o ~w~ BA LLON -1 us donne des exem. ~les de matines ~mpa~hiques~ & avertit: qu'on doit prendre bien\gar< a ne pas appUquer tes jreMede~

~r!a partie qui ne ~?0 que tmr

fympathie; PARÉ en .a contervc un bel exempte en rapportant PhiC. toire de la piquure du nerf du bras de Charles IX, à qui cette ptquuredon. na des convui~ons~ L. ME c A T u s a aum quelques ob&rvattons S B NNERT en parle en traitant des dii~rences des maladies; RïVïE&& en par!a plus au .long après lui; mais C. PïSON e~ le premier qui ait établi .bien di~in<~ement que beaucoup de ~phénomènes que l'on ne pouvoit pas exp!iquer dependoient du confenfus entrées dïncrentes parties auxquelles 'la Hxieme paire & di~ribue, & qu'H Am&it d'en fuivre Ja diffribution .pour s'en apurer (c). Quarante ans ~pres lui" VtLLïS qui avoit dugc. nie qui étoit anatomiKe & praticien, & qui le premier a vu toute retendue deFinnuence du genr~ nerveux &f (c) De /no~. a cû//M~crq/?p. t~


toutes les fonétions anima!es, indiqua pMeurs exemples de fympatbies VïBUSSENS contre un chapitre examiner celtes qui dépendent de j~h~ticme ~M! &~nàcd~ viennent de la Hxieme. M o R T o N VALBNTÏNÏ,ETMULLER, te chevalier S ï B A L o en partant des maladies d'EcoHe(~), BAGH en ~inSrens endroits,en traitent au~i (~ mais celui qui !e premier a traicc cette ( ~) Scotia ~/q/?M~~C pr~OMM~ ~c~ na~rc~ fol. Edimb. td~. p. 4~. (c) BA~SHER & non pas BAUMBR, e~~nte je le vois dans un ou~agj mo~crne fur les fympathies, donna en t~ un petit ouvrage de co~M, mais il a eu un outre but que celui d'écrire fur retpccc de fympathie dont traite cet arti.de~ il a'e~propoië,& ce but était unie, t ~e ~tfe voir Ie< <ecouM que dïH~fentes .parties fe prêtent fédfMroqueMent, de mon~ref comment p!u<teura concourent à la ~bn~<on d'une feule comment toutes les parties travaillent pour toutes co~/e~/ï/~ <hez lui CRnïne concours & non pas tym. pathie qu'il de~gnc par !e mot confenfus cccM~Mf qui n'et~ pas fon objet, mais <dont-it parle cependant occaHonne!!€ment dans quelques endroits. Irrité contre les <ï<r qui étoient alors le grand agent


matiere dans un ouvrage parttcuïier, eH:M. RBOÀ~ Promeneur en rRede-~ ciné & très-habile Médecin à Louvain il pubMa en 172~ un ouvrage trèsbien fait dans lequel il donne une

notrce deeeq~e Fontrouye :(urce iu)et

dans les auteurs qui Pont pFece~ $

iï traite entité de !a Sympathie

en générât, & après cela il pane au détail des Sympathies des principales parties avec toutes les autres; cornMence parla tête, & i! inMe parttcu. lierement fur la fympathie de re~o. mac qui e~ celle qui eft ta~pÏHs mardes écoles & par !efqupH€S on expHquo~ tout, t mais qui (eton BAUSNER n'expli~uoient rien, & eto!ent incap ables de fatïsfa!)re quelqu'un qui aime la vente -1, il chercha dans te concours de Fa~on des dïitëfentes parties t'explication des fonctions que l'on attr~uo~ à !A facu!<:e d'une feule & le titre même de fon ouvrage l'annonce. Fa~A. BAUSNBKï De co~/c~< p«~M/M co~o~ humani Lib. W. M ~Mita 0/WtM <yM~ ad quamque a~tO~C~! <yM~MO MO~O in homine, CO~CMrrM/ fC< cc~r ~o~M~ ~o~Mf, coM~f/ ratio explicatur adeoque M~~F. fa Ao/n~M <pcoM~ïM cra~~r. la. AmS, ïo$d. BAUSNBR n'étoit pas Medecîn,

A 1


~auee~ cinq ans plus tard, M. S Ê A~c aonna <ttr les mouvemens iympathique un chapitre très. bien fait & très.in~re~ant, qui après quarante ans, a pat~ tout eMer <&Jans aucune am~Koradon dans t'SncycÏopeMë, que rauteur du <<i~!onnatre raifbnné d'à. natomie & de phyMo!ogie a copte exa~ement. M. B o~ R H A A v B traite <a même matiere dans fes tenons fur les maux de nerfs. M. HoFMAN trop peu pri~e aujourd'hui, en a trai. t~ très. habilement, & M. KAUV BoERHAAVE dan<! ton ouvrage ~r~/w. ~KM développa la do<~rine de M. BoBAHAAV~. M. WH~T a fait de cette matiere !e premier chapi.tre de fon ouvrage M. M B c K E t a donne fort en decai! i'hiftoire des (ympathies qui dépendent de la cinquième paire; M. H A L L E R aŒgna cinq eau.4es à ce confenfus dans fes ~M~ ~M, & deux ans après, cette matiere fut traitée trés-method!quement,& d'a. près ~es principes dans une théfe ~bu. tenue fous {apreSdence ( f); depuis (f) Dan. LANGHANS <:o~a~

~Mt.<yOBtt. 4~. 174~.


iors ita paru quelques autres dMefta.. fions fur diiterents points de cette doc.. trine; ceUe de M. J. H. RAH N (~) mérite d'être diftinguee de toutes les

jMtM~ d~t~

$. Je ne me propofe ici de tf~ ter que des ~ympathMs nerveuses, ~tt. ~poie même qu'il y en ait d'autres $ mais je prefentefai cependant en peu de mots toutes !es cau&s admîtes pat M. HALL~R i!paro~t$ dit~tÏ, que ces Sympathies 6 cetebres dans ta pratL. que de~a médecine dépendent ï~. de ~a communicatio~detouyies vaiSeaux, ~ui&it que quand les ~humeurs ~bnt ~epounees de quelque partie < e!!es fe portent, en trop grande abondance fur <une autre; comme quand ie ~roid de pied donne maL a la tête: & comme cette. communication s'étend a toutes ~es espèces de vaiaeaux, & que Ï'ab~brp. tion d'une humeur, pompée dans une partie & portée Ktr une autre,produft !e même effet que !e reSuxmechanique~ on comprend~ t'en voit tous les jours ~que cette. caufe peut.operer beaucoup (~) J~f~M ï~r c~MC 6f ~~M

~co/~w~n. Gcett. <77t.


~eSets dt~ëreMs; mais il faut Mea faire attencioa que ptuSeurs de ces <~ts appartiennent p!utôe aux mé<ai&a<es qu'aux empathies.

Bu i~nabgie encre PorganHa~ iSoa & tes usages de deux parties; d'où il T~atte que tes mêmes causes pro~Mtient fur l'une & fur Fautre des ~hangemens &mb!abîes c'eft de là que dépend te rapport enccet'utcrus& tes mamelles; rapport aecri~ue depuis GA< ï.<BN à l~a~omoic des ~piga~riques & des mammaires. mais qui ne peut pretqae jamais en dépendre. Je remarquerai fur cette féconde caufe que cette empathie ne repond pas pré~iKment à l'idée que Fon doit avoir 'desÏympathtcs, puiiqu~ci une partie De foudre pas precitëment, parce que ~ucre fbu&e, maM et~sfbu&en!: en <nême tems, parce qu'étant ana!ogues dans ieuritrudure & devinées aux mêo~es fonctions, les mêmes caufes les a~ectenc l'une & l'autre. Ce~ à ce principe que M. HALLEt< attribue <an phénomène qui fs préfente trop iouvenc en pratique, c'ctt que rengoïcernent d'une glande congbbee eft fui.de rcngorgeoMtu: de toutes ~es A~


tre ? c'en: encore a l'anatogiè én~re hs vai~eaux exhalans de la peau & des inie~ins qu'il a~ribu~e les diarrhées qui Surviennent à Ïa &ppreMÏon de ïa ~MHipitadctn~ .<na~ H faut avcu~ que c'eA plutôt ici une m&aNaïe, ou une crife &ccedan~e, qu'une ~ym. pathie.

3~. De la M!ttinuM des <neM6f~ ~es; & de ïanaiHent !e prurit du ,gland quand en a la pierre dans !a veŒe, FutHite de la diarrhée dans la furdité, & la demangeàiibn du nez quand on a des vers: le premier & le dernier exemple appartiennent v~rita'ï)tement aux fympathies maî& Ja diarrMe qui emporte la ~urdit~eft une ~veritab!e crife; & dans les deux autres cas n'e~-ce pas des nerîs que dépend ce qu'on attribue à !a continuité des membranes? Si ces membranes n~. toient pas tapin~es de nerfs, ces ~yn~. pathies auroientelles Heu ? M. SBKAC ne Fa pas penfé, & il rejette ab~btu. ment !es Sympathies par les membra. ~es, qui, perdante dit-iï, toutienti<<nent dès qu'elles font dépouinees de ~erfs.ne peuvent point ~tre ïa cau& des ~ccidens qui s~t~dent d'u~


partie~ l'autre (&). M. KAAU pardit: avoir pente comme M. S z N AC M. W HYT T e~ daiM la même idée, &

dit trés-poCtivemcnt que toutes ces

Rmpatntês~attnou~

d'auteurs à la toile ceHu!aire~aux vaif~eaux fangums aux Tnembranes, à ïaCmitarite des parties, fi on les exa.mine attentivement, paroitront toutes ~<m dépendre des ner~, ou n'être point ~de vraïes Sympathies (~). Ï! paroit même qu'H ne peut y avoir eu ici de <dinSrence que dans !a façon de s'extprimer~ & non pas dans cetiedepenter, & aucun ph~Hotogi~e n'a vou!a "dire que la communication du ~entt'ment ie nt d'un endroit à Fautre a~ ~trement que par les nerfs.

4.~ Des nerfs & de leurs ana~o. ~mofes c'e~ à cette daue qu'ap. .partient l'agacement des dents qtri ~n: ta fuite de certains bruits, parce que les an~(tomo(es de la cinquième .paiM avec la icptieme~bnt caufe que ~sfbns qui ancrent ce!le-ci d'une

<

(A) ~a~n~ ~'<R< lès ~noM~M~w ~M/M~M~M~

~).i'p~~


certaine f~con, agirent fur ta premie" rc c~eR de ta même caufe que reïutte ce que Fon observe ibuvent, que FaC. fedion d'un (Bti agit fur Fautre (~), n'agît pas de même nïf forëUIe, c'e~ encore pat la même rai~n que la pierre dans les reins donne des

vômi~mcns.

Du cerveau même, qui e~ie centre des communicadons necve~fes; & Renverra plus bas que c'eit propre. 'ment ta B:u!e. De ta ~ient que Firritatïon d~un ~eut nerf produit des con'vuiHons dans tout <k corps, & qu'un 'vice local dans les extrémités peut 'produire Fepi!epne la plus forte. It cH: aifé de voir que ces deux ctaf~es ne diiîc. ,rent proprement, dans ridée même de ~ceux~ui tes admettent toutes, que par le degré une caufe médiocre produira une affedion Sympathique dans tes nerfs les plus voitins; plus forte ~He entraînera tout te gonre nerveux~ (<*) 'St quan~ un œit e~ malade, l'autre k devient audt cela ne dépend-ii pM principalement de jce qu'etant paffaitcmen~ tembtabtcs, les mêmes caures o~t les meme~ thnuences? Ce qu! ran~ero!t cette (ympatihie :parm! ceij~s~de h.. leeo~de ttaC~


h pierre dans les reins qui produit des vôminemenspeutaufE produire des -eonvui6o~genera!es; & chez quel.

Qu'un qui a te genre neveux ~s.

dehcat, ce même bruit tigre qui ne produit ordinairement que !e grince. ment des dents pcutjetter tous les muf. ctes dans des convuuMns très fortes. 6~. La derniere espèce de confen. fus e~ celle qui~e fait par le tiHb cellulaire qui e~ étendu prefque dans tout le corps .& .dont les anémions dans lune partie ic communiquent fbuvent de proche en proche dans toutes les au. très) à cette c~He appartiennent ta plus part des hydropitics, les routes cachées .& obicures du pus, ces extravafations qui panent d'une partie à l'autre, lexten~on rapide & prodigieuse de remphyfeme; mais j'avoue que !e mot fympathie ne me paroitpas cxac~ ici il n'y a proprement même jamais empathie, c'e~~ ouexten~ondu ~ege 'de ta maladie ain~ quand dans Pa~afarque !e tiab ce!!u!aire du bas de ia janibe c~ innkrc, t l'infiltration Monte plus haut; ou transport d'une partie à l'autre, comme quand par!e N~ou.r <au m ~s jamb6s d6&n&ent


partie & te ti~b cellulaire de la tête ou du cou s'engorge. $. 3. On voit par les Vexions que ~ni faites en rapportant ces diiÏerentes ~?8 de lympa~îes. q~t y en ptu~eurs qui appartiennent ptutôtaux ~hangemens, aux exténuons, aux ~ranfports de maladies qu'aux iympathies dans le vrai fcns de ce mot ce n'eH: vrai(emb!ab!cment que les nerfs ~cu!s qui peuvent produire de vraies empathies (/); t & yen eut il rce!lement d'autres, ce font les feules dont je doive m'occuper ici. En preietitant !cs principaux exemples de ma. Mes apathiques, on pourroit les <ranger, ou ~on l'ordre des wnerentes paires, c'eH: la -méthode que (n M. H~HBR a (an< doute eu lui.méme cette idée., puitqoH demande An /?/ ;M~WM a Et répon d ~c w~r ~or~ /df &~ De -origine nervi mterco~ thés. M. HOFMAN n'adMettok d~pre~ EïMUM<BR que des fympathi~ nerveures, Z~pmus avant E T MU t< 18 R avotC auni rejette les autres <c~(es, & M W H Y TT n'en reconnut, .& prouve qu'u en a pM~emeni j~int

~'&UM~&


~on a fuivie dans une di~rtatioa ibutenue à Vienne (w), ou !es rap. ~on~ aux t~ paires iympathi~ ques, la cinquième, M~erc~M~ huitieme en rivant VtEO.ssEN6 & M, M E c K B L, dont !e premier a détaxe ceHes de la fixieme & de la huitieme paire, &!e Second ceMes de la cinquième à laquelle il attribue 'c<nq uiages trés.importans ~d'etaMtt ~un commerce étroit entre la iace, Ïe tronc & <es extrémités; d'établir ce même commerce entre !es panies vi. -tales & les di~rentes parties de la te. -te; c d'opérer les changemens du vi~age dans les payons de contri. buer à la perfedion de prévue tous ~s icns~ d'operer !? mouvemetM des mufc!es du viiage(~); ou en6n Jes rapporter aux di~Mntes parties, & c'eft l'ordre -qui a et~ ïe p~ généralement fuivi & qui peut-être le .plus commode pour les prattciens; mais pour éviter les r~petiMons.ii ne -idut s'a~reindre ..trop ierviïement a ~ucun. Je~es rangerai ~bus les quatre

~(w) J5GCER, De e~o~

De ~/ï~~ ~"wr. j


articles Mvans des Sympathies du cerveau~ & de celles des autres parties de la tête; des fympathies de ta poitrine de celles de tous les vibres 'renfermes dans le bas ventre qui ~)tTt es pfus notnëréuÏes de ceîî~ dë~ tegumens ou des parties externes, par~i !efquet!e6 il y en a de tres~ffappaMtcs. A A T C L B IL

~B~ ~M~~J- ~M Cf~M, autres parties de /<*

S. 4. On peut envifager le cerveau comme la racine de tous les nerfs & par là-même il n'y a aucune partie ui ne pu~ être !éfee, H le cerveau A trouve !é(e lui-même dans !es endroits d'où les nerfs qu'elle re(:ott tirent leur origine; ainS on peuteta< bHr que tout te corps fympathiie avec te cerveau mais on peut cependant .8uffi remarquer que cet organe a une Sympathie plus étroite avec certaines parties, celles fans doute qui ont~tus de nerfs & dont les fondions fbunrent un dérangemeut plus con~deraMo par Jes MCons des nerfs. Cette iympathie


générale du cerveau avec tout !e corps, & de tout !e corps avec le cerveau mérite d'autant plus notre attention qu~e e~~ns~ou~ ja ~aie de toutes les empathies particulieres, comhîe le prouverai tout.à-heure, &qu'e!ïc opere Ïes plus grands cn~ts. On verra dans les chapitres des convions, du tétanos & fur-tout dans celui de repHepne qu'i! n'y a aucun vifcerc & aucune partie externe dont ~irritation ne j~uiue produire ces maladies -$ on a déjà vu dans la premiere partie de cet ouvrage, & Pon verra dans plu. fieurs autres chapitres, que rirritatioa du cerveau, foit artificielle, foit mata.dive, peut produire des convenons ou la para!y~e de toutes les parties & qu'a mesure que cette caufe s'étend ~ans Ïe cerveau, ~es eiïets s~etendent à proportion dans les parties c'e~ ain~que Rïo~AN vit un malade qui eut d'abord des couleurs de tête atroces, qui devint enfuite aveugle tomba après cela dans une inconti. nence d'urine, fut au bout de peu de jours para!ytiouedu pied droit, en.. fuite du gauche, & 6nit au bout de peu de tems par une paraÏyHc gcne-


rate ou une apoplexie mopte!îe (o). W B p? a R vit au~R une payfanne qui en chargeant une trop lourde tnane de foin (ur ? tête, fentit,quel. que~o&~QO)pre dans fon cefveau~ depuis lors e!!e eutpeme~ï'ercntr fes urines, que!que tems après eUc ne put plus fe Soutenir fur !c pied gauche t enfuitc ctte devint paralytique de tout ce côte, & en même tem~ e!ïe fe peignait de vertiges & d'uu mat de tête dont elle ~entoit que le iiege etoit ~ans .!e côte droit, ce qu'it J&ut remaM~ef; ea6n<He tomba dans une fuite de maux dont elle mourut tous ces maux dépendoient d'un abcès dans le ventricule droit du cerveau f~). Les epanchemens dans le cerveau après des playes, des chutes des contuuons mettent tous les jours fous tes yeux des Médecins Ïes !éfions les plus étonnantes dans toutes les parties occauoanees par la compreHton ou l'irritation des nerfs dans telte ou telle partie du cerveau. Ces faits & beaucoup d'autres iemMabïes prouvent que (o) ~~op~cp/ï.L 2. ch. 2~<

<p) ~o~ ~p~/c~. hi~. 14' P' ~8.


tout le corps peut &unMr quand te cerveau e~ matade y & que !e cerveau ~ympathiie à toutes les par.

~ies c~a ia (ympath~ ta p~ un~

'vertette mais !os fympathies parti- cutieres cette fympathie qui fait 'vomir quand OM a la pierre au rein ou tou~er quand on a des acidee dans t'e~omac, quand on touche je fond de l'oreille, t tiennent. e!!es à cette même ~mpachie~ ou dépendent<eJ!es de -runion de di~rens rameaux de nerf au-deCoos du cerveau paf les ana~omo&s tes plexus & icsgan. gUons ? L'un & Fautre de ces ce- rnes ) ont eu leurs défenfeurs !e premier paroit avoir été celui de V ï L n s (~ & le dernier e~ celui de V ï B uss ENS, s qui ayant beau. coup obfer~e tes unions différentes ~des nerfs, avoit anet: naturellement pu penfer que ces unions particule- ~esquii correspondantes aux ~ympa.(<y) CoMrneU n'apoïntttaitc laq~e~on exprenSment,& que dans.queîques endroits faeon de s'exprimer eft un peu equ!voque, on conjeAore ce qu'il a penfB plu. tût qu'on ne peut le décider. M o R T o N paroit avotr cru qu'elles ne (e faitbient que paf le cet~au.


thies particu!ïer~s,paro~ent arrangées pour tes produire en ctoient les ventabtes cauies (~-) ;.M. P & R R A u L 'B n'adopta cependant po~t ce ~&eme, & H étabHt que toutes iympathies ib ~ïibie~ paf nate~e~ttoM da cer. veau & en 1736. M. A s T u c don. une bonne di~crtanon pour prou. ver que les iympathies n'avoient Ïteuque par !e cerveau (~); mais M. MOERMAAV~M.M.BERGHKN, WALTHBR, VATEB, BUCHNBR (~), M. M B c K E L même adoptèrent! Ïc~cmedeV~ussENS qutpen. dunt tongtcms a ece aSez generatcment requ. On doit à M. ~M S w t BT E N !a ju~ice de dire oue quoiqu'on gênera i fut très-attache à !a do<~rtne de maître y il a très-bien )ugé, (r) VïEUSS~EMS eR pondF, M croit que !es mouvem~ns convuMfs viennent très.ra. rement du cerveau t maïs qu'ils naMÏent des ~ang~ons. p. '90. ï9'. &c< Ce (yït~me eft inîbutenabte.

( ~) J~~o~n a c~~a Mq/~o~ ncrvorM/n ïn /c~fto c~Mt~tt. Par. ~!6. (C) De co~o~ ~f. c~t pcrtM<t. co~or. S où n admet tes ram~cations nerveu~s pour cautes des fympathies paruCMUcfM.


& vt'ai~nb!ab!ement ~ans avo~r con<noi~ncc de ce qu'en avoient cent M. M. PBRKAULT& ASTRUC~ que ces iympathies ie faifoient par Ïe cerveau ( ff), put~qtie tes ner&~a~ voient point de communication de leur iuMance medunaire ailleurs; & M. KAAU nie ~uiH abfbtument qu~iî puiiÏey avoir aucun con~enfus entre les dt~erens ncr~autrcment qu~par le moyen du cerveau (~). M. H A L L E R î'a pcn(c de même (.y~ M. M o N R o~ Fa etabti comme une vérité (~ M. (H) Aphor. 7H.t. 1. p.

(.w) ~c~w{î~7. t~ t~.soo. Cet ouvrage & le fecond tome de celui M. Van SwtBTEN ont paru en même tems a!nH t*on ne peut pas dire que l'un ait !n<tfuït l'autre mais fans doute les auteurs vivoïent & caufoient beaucoup enfemble. (~) De vera oriqine Mf~< ~~co/?. cotoH, 4. E<em. L. <o. Se~. 7. { e~. t. 4. p. ;20. On peut~ent~quef que ce grand homme n'etott pas extrêmement décidé fur les fympathies. v. L. 8. Se<a:. S. ~6. t. ). P. ~84.

(s~ /r/ ~!a~.t. p )&~ & M. L s 0 N trouve qu'il e~ difficile de décider !n qucit!on. Short rc/K~c~ ~oon ~MMÛ/ û%/0~


MAHRER tepenfe anfR & M. WHYTT e~ entre dans le détail des rairons qui démontrent qu'iL eft impoMibte qu'eUes fe fanentautrementt (<t), qu~que !~treex~tcadonpa._ roiKe,dit.U, d'abord tres-ptauCMc. $. Les raifons qu'il allegue font les rivantes: to. & cette raifon e~ celle de M. Van S w 1 B T E N les plus petits filets nerveux font abrolument di~inds tes uns des autres, depuis leur fortie du crâne; non feulement leur partie modulaire ne fe mè!e~as < mais eUe ne ie touche même pas & ne doit pas fe toucher, puifque fans cela il y auroit eu neceMairement de la confudon dans nos fenfations & dans nos mouvetnens.

&o. On trouve des fympathies en. tre dinerentes parties du corps dont les nerfs n'ont aucune communication enfcmble; c'e(c ainu, dit-i~ que Pe~omac chargé nuit à la vue, quoi. que H n'y ait aucune communication entre les nerfs de Fe~omac & le nerf optique. Les nerfs de Fuvée qui ont (~ S. t~. & ï?. & H ra auM*€tabU ap* pendix, &c. p. ais.


tant de fympathie avec te nerf optique n'ont aucune communication & n'y en a aucune entre les nerfs des~ Neux yéu~ don~ ~e& mouvemens ont S eiroitement enchaînes, fors même qu'i!s ne font pas expofés ration de la même cauie.

3~. Si la empathie, t conttnuy M. WHYTT, qui ett entre tes vitceres du bas ventre & les autres parde& du corpa e& re~Eet: de !a con~. munication qu*ont entr'eux les nerfs de ces pardes, pat le moyett des nerfs inrerco~aux ou grands Sympathiques, pourquoi n*y a tU pas auut de la Sympathie entre toutes ces parties dont les. nerfs vien" nent des interco~aux ou communiquent avec eux~ Pourquoi dans l'innamnMtion des reins, Pedomac fbuNre.t-i! plus que !es tnte~ins? & pourquoi les poumons & les autrès parties ne Amt-its point du tout aned~s dans cette maladie? pourquoi l'irritation qui fe fait dans !c nezn'nccaf!onMe.t-e!te que Fetcrnucment, & non pas !a toux ni ïe hoquet ? n'exeite. t elle point


à vomir & ne purge, t-e~e pas par en bas". Il accumule p!uCeurs exem" p!es iemMaMes~ ainC tes trois premières preuves font que nulle part la

~tT~ance med~Mre des ner& nemn~-

munique, & qu'ils n'ont d'autre corn. municatton que le rapprochemcnt de leurs enveloppes < h féconde c'en: qu'il y a des empathies entre des parties dont les nerfs n'ont point ces rappro" chômons la troiueme c'efr que fi les fyntpathtes ctoient produites par ces rapprochemens de ncr~, il y en au. roit ptu~eurs que t'on n'~ jamais ob* ~erve~ & ces trois preuves feroient bien fufnfantes; mais on en ajoute encore une plus forte c'ef~ que cette ~ympathtecei~e, desq~eron coupe les troncs des net fs dont 'es dtiterens ta. meaux font en fympathie auHUong~ tems que ces troncs ûtbu~ent. H me paroit qu'il faut aunï remarquer que toute irritation d'une partie ne met pas en jeu Jes fympathies qui en dé. pendent i ain~ !'inHammation de l'o. reille ne produit pas la toux comme le (impte chatouillement de cette partie ce qui prouve encore.que ce n'en: pas une fimp1e irritation méchanique ~Tt- tt t n- tf r M


de parde à partie, qui ne varieroit que dup!usau moins, mais une cérame adion fur le cerveau & une réaction dM cerveau fur tes nerfs en fympathie. On peu~ d'après toutes .ces preuves etabHrï~. que les fympathies dependénc toutes de la communicadoK des nerfs dans le cerveau.

Qpeia~mpatbtegenemtevtent de ce qu'une irntanon très- <brte peut irriter tout le cerveau, tu{ques dans ies parties tesphsebignecs de l'origi. ne du nerf tou~rant.

3~ Q~eIes~Mpathtespardcuueres ontïieu entre ïesparttes dont tes nerfs ont des communications plus étroites dans leurs origines.

Qpe quoique ces empathies ~e dépendent point des différentes unions qu'ont ïcs ner~s hors du cer. veau, cependant, comme eUes font p~us fréquentes entre les parties qui tirent teur& nerfs des rameaux où Fon trouve Je plus de ces unions, t on peut établir, comne une vérité de ~it, que les ana~o~c~s & tes empathies fe trouvant plus Peuvent dans les mêmes Mer&, on a peut-être droit de conci~c de là t que la Nature a voulu


ttnïr par plus de moyens dans leurs toutes tes nerfs dont elle avoit vou!u que les origines m~ent ~appro. chëes & que ces ana~omofes qui n'opèrent ni ne peuvent operer tes iy~p~thicSt concourent peut-être Ans que nous puïn~ons deviner com~ ment, à les thonier; & c'e~ ce qui m'a détermine à placer à la 6r' de ce chapitre o'tc tab!e, dans !aqueï!e~d'a~ près rexpof: anatomique de la pre. ancre partie, j'indiq,ue les principales ana~o~ofes de chaque nerf & les Sympathies qu'on peut !eu~ attribuer Si l'on demande pourquoi il n'y a pas de Sympathies entre toutes tes parties entre kfquenesîi puroit, par ~0rigine de leurs nerfs, qu'i! devroit y en avoir, je répondrai ~que nous ne con. noinons point encore toutes les Sympathies, parce qu'il peut en exiger beaucoup qui n'ont jamais eu d'ob~ei'. vateurs que comme toutes les fym. pathies ont ~ns doute leur utiUte, (~ &

(&~ Voyez WHYTT ï~.o&n Mtqae

queïqMes-unes de ces empathies utiles; la cont)rad!on de la pfoneHe a un trop grand jour, celles des raupieres à l'approche d'un corps étranger !a fecfétïon. abondante des


que fi e!!es étoient trop mu!tipHees &ns avoir d'usages, ce feroit une four. ce de maux en pure perte !a ~gene de la di~pen~don de la Nature, à ~quet!e t'obfervadon ramené co~ ttnue!Ïement, quoiqu~en dJ(ent es d& traceurs abib!us des caufes finales t la &~e~e, dis~e, de Pauteur de la Nature a fans doute établi des unions plus étroites entre les filets entre lef. quels elles pouvoient être utiles. JI eft extrêmement vraifemb!a. b!e, cotnmeje l'ai déjà dit, que te prin. Ctpequi forme les empathies & qui fe coaniMe évidemment dans beau.coup de cas de maladies, n'cA pas fans Wti!itc dans l'état de ~ante~ il me pa.tarmes & de la <aHve, quand on applique des acres dans i'œtt ou dans la bouche, Jes v&nttttemotM dans la pierre des reins la toux qua<n! on irrite Ïe conduit de l'o.reille la contfa<aion des mufc!e? du bas ventre dans l'accouchement les contractions des mctn~ ntu<c!es dans réternue~ me.ic, h toux & le hoquet & !e mou.vcment augmenté des nm<c!es de !a ref. piration dans t'a~hme il y en encore beaucoup d':tutres dont les uia~es font ien. fthtfs peut-éMe aucune qu: n'en ait qubiqu'ut!.


B ? i··~11~

x~t même que ce principe e~ bien dans la iage~ de la plus belle des con(trudions,& qu'it doit entrer pour beaueoup (tans tes ~rces ee appelle la Nature.

7*. Toutes tes irritations d'une par. tie ne paroiRetit pas pouvoir produire les iytnpathies qui en dépendent, il aven a que quelques-unes, on Fa dc~à remarqué plus haut, & il peut même y avoir des états du corps dans kique!si! eft beaucoup p!usou beau. coup moins fufceptible de empathies. En gencrat les empathies font p!us marquées chez les per~nnes dont le genre nerveux e~ trés-deHcaL 8*. ï!ya des fympathies particules a~ez conftantes & qu~ dans les mêmes ctrcotiKances on retrouve presque chez tout le monder mais i! y en a d'autres plus rares & peut-être particutieresà certains ~cts,& l'on n~i fera point. Surpris, 6 Fon ie rapet!e ce que j'ai dit ailleurs que les nerfs varient beaucoup dans leurs diHribn. tions particulieres.

9". Quoique ces fympathies ayent leurs uiages, cependant il peut arriver ~uc quand leur force eit incapable, tt


d~operer completement !'en~t qu'cMes devroient produire, ce demi effet de. vienne nut6b!e, maia~ceta ne prouve rien contre la fageue de leur incitation & c'ei~ une remarque de M. WHYTT.

io*. Les Sympathies particulieres dépendant des nerfs qui ont des conMexions plus étroites, detegerescaufcs peuvent les mettre en mouvement; il en faut dep!us puinantes pour décider des efKts bien marques de la Sympathie gcnera!e.

10 u~ Tous les hommes ne font pas cgn!ement fujecsaux fympathies, parce que le genre nerveux n'eM: pas ega!ement fcn~bic chez tous aind la mè~ me caufe qui occanonnera les iymp!<thies les plus marquées chez une per. ~bnne, n'en produira aucune chez une autre, ion aétion fera bornée à ~bn jfMge, parce que &s nerfs font moins fenfibles.

i2'. On remarque, quand on ob.. &rve & quand on lit les obfervateurs, que les métanaies font plus fréquentes entre les parties entre leiquenes il y a beaucoup de fympathies & il e~ ré. Mte de là que pluCeurs Médecins


cntp~ccdesmetaMes parmi les <ym~ pathies, fans faire attention au carac" tere étende! qui les diûingue parfais

~emetit.

ï~. N*e~e pdmt~ûc(~

gênera! qu'il faut attnbuM cette ~r<:e imitative qui obligeoit M o NR o ~Mpeter tout ce qu'il voyoit ~ire. M. WHYTT lui attd~e le ba illement & levomi~ïementinvobntaires; Mais je ne fais cependant le ~mpïe con~ ien~us phoque ne peut pas .cpete~ ieu! ces phénomènes.

ï~ On pourroit, ~our plus de c!arte, diviser les fympathies en actt< ves & paHives; on appcUeroit a~ive cei!e que l'organe où ~e~e la cauie du mal exerce fur i~organe ou les fyrnpt6mes & maniMent~ & pa~Hve celle qu'éprouve ce dernier org;<ne; dans Ïe vom~menit produit par le calcul des feins, leur Sympathie c(t a<ve, celle de Fe~onMc p~uEve j'adopterai cette divif!on qui eft commode &&rc à prévenir bien des obfourités.

t~. La connoi~ance des Sympa~. :thies Sert à fe diriger dans le choix .du Heu où il faut appliquer les irritans. Après ces remarques générâtes. j~


viens aux dirons exemptes de <ym. pathies, & quoique les unions icnftles des nerfs n'en vent pas la caufe, ~indiquerat cependant fouvent ceHes auxquelles les anacomi~ tes ont attribuées, puitqu'eHes font comme tes manques des unions qui fe ttouvenc à rortgttie des nerfs. J'indiquerai ~uŒ que!ques phénomènes qtd dcpendent de la fttuatton des nerts, & aut quoiqu'ils n'appardenncnt pas aux Sympathies m'ont paru mieux ptaccs ici que par tout ailleurs.

$ 7. Les empathies les plus marQuecs de !a tête avec les autres parties ~onc ce!tes avec t'e~omac & le foye. Le mal de tête ôte (Fabord l'appetit, & le verugc qui a fbn ~ege dans !a tête donne des naufées & fou vent des vominemens m6me; les premiers accidensdcs playes, des contu~ons, des ëpanchemens qui attaquent le cerveau ibnt au~n tres-fouvent des vomine.mens tous ces faits prouvent !'extr&me in8uence de l'état de la tête fur reitom 'c elle e~ confirmée par les cf.. fets d~ !amcdita:ion & d'une attention îongtems (butenue. qui détruit les ~bnctions cle !'eftomac; & t'ti dit ait~eurs que 6 dans les premiers jour&


d'uneconvahicence j'étois obtig~ de lire pendant quelques momens, j'eprouvois un teger mal de cœur aux dent ace meme contenus ~onde fat~s doute fur ce, que l'e~omac recevant beaucoup de nerfs, ce qui prouve cjmb~en ils lui font nece~aires, dès que le cerveau &u~re~ les fondions de Pe~onïac doï. vent être plus altérées que ce!!esdes parties qui en ont moins besoin. Ce eonfenius du cerveau avec Fe~omac eft fur tout marqué dans tous tes e~et~ des paffions, qui intércMent fi Mugune. rement i~eu;omac qu~e, comme on Pa déjà vu, ptuiteurs Médecins avoient cru devoir y placer le ~ege de J'ame; c'eft dans ce cas l'on voit évident ment que le con~enûts eff d'autant ptus marqué, que le cerveau e(t plus ~en~bie, & l'on doit en conclure que ce qui eft fi évident dans ce cas, a lieu duns tous les autres, quoique d'une ~qun moins marquée.

Les ~rations du mouvement du eoeur~ ien~btes au~ dans les payons, font un effet du confcn~js du cerveau avec ce vifcere. Cc~ à <e même con. ~enuts qu'il faut ~aporter ies eftets ~cs~aûtuns fur les autres viiccres. &


<ce!ui qu'i! a avec ïe foye pourroit anŒ ~e demoiMrer par !es iauni~s qut accèdent à !a colere, au chagrin i~ &yeùr n~âïs îc ph~Horaene de cccte empathie auquet on a donne te plus «TaMention, c'e~ tes abcès au foye après les playes de la <??.

$. 8. L'ext~ence de ces abcès n'e& ~pas douter i!ya an très grand nombre de Médecins de Chirurgiens qui <es ~ntobfervés~ & ron a cru jna!-a-propos qu'ils étoient acciden. tels & exigent indepeadamment de Pctac de !a tète~ il e~ bien démontré qu~Hs en font la ~uite P A R É~ BAL*~ONÏUS, PiORAY, MA R<CHETT!S~SLEeEH, STADLEN- ~ER~J~BA MEECKREN~ M. M. ~~RTRANDt,A N DOU <LLÉ~ & ;p!ufieurs autres oMervateurs les att~f!tent je tes at vu~ moi* même mais <quet!e en e~ Ïa cauie ? MARCHETTïS ~es attribuoitau Mpotnpement du pus ~u cerveau depoïc enfui te dans !e ~bye~ & il avoit a~gne ia Mute da pus, en d~nt qu'il avoit fbuvent .obferv~ que quund dans tes p!aycs de !a tête, <a partie poKeric~'e &~a~faieduM~ commci~oit~tjfki~.m~


Sa matière puru~~ pa~oit dans tes parties inferieuMs~ cette meta~a&e& ttrés.po~tbte & eft fans doute amve~ ~us d'u~e~is; mais quand it ~efbï~ me ~es abcès (î~s !e fby~ fans ~u'ït y ait eu d'abcès ~ans Je cerveaM~ comme le Minarque M. R B GA ceM cauie ne peut plus a~oir !ieu~ceHe qu'aR ~gn~M. BERT&ANDï e&bienpeM &tistai&ttte~ & il me parait avec Px~RAY & M. RiîeAt que l'on ac peut pas fe di~penier de reconnoltre ~ct les eBets du ~onfen~s~ En fe fapeUant ce auc j'ai dit p!os haut de la putndité qui fuccède ~dinairentent aux ligatures des ner&~ on comprendra aifement comment .6 ceux qui vont au .foye font l~cs, ~ba ~ion languit~ la Mie ~e cor. rompt; à tette di~poCtion à ~utridit~, jon joint les effets de la Sevré, ceux de la frayeur ou de la ~oicrequi peuvent ~uvent~voifaccom* pagne les accidens qui ont occanonn~ Jesp!ayes de la tête, en6a JesaMH~ trilures locales que le fbye~peut avoijc reçues par une fuite du in~ne accident, on jugera que cette tuppuratioa ~'a ~kn jd'étonmuit~ qu'et!e j~e..de~


~Mètre H rare,& qu~Ue doit être p!~ cee dans la c!aoe des etets qui dépen.dent en grande pardedu conicnnïs on

eut aum rapporter aux mêmes causes

~Ü:~q~~S~a~g~~ê~a,

~uëtques éxëmpîes e gangrenes par.

~ttc~ie~s furvenuee aux layes du cerveau (c), & renMMrdiaement de cni~e & le froid de la main obfer.~esparJoB ~M (~). C'e~ encore à la même efpece de confen. !Us, léfion des nerfs à leur ort. gine~qu'ï! faut rapporter ce que dit VALSAVA d'une dame Bolonaife, ~ue de violentes douleurs de tête ren* dotent totalement aveugle pendant q~'eHes duroient, ordinairement trois jours, & qui recouvroit la vue dès que les douleurs nni~bient & il cite ~ans le même endroit une observation <!e C A M a R A R u s, qui vit un hotn< <ne que d'extrêmes douleurs de tête rendirent ~out-~coup aveugle & 'qui recouvra auiE fubitement la vue ~dcs que le laudanum lui eut procure <tu ibnMneu & ôte les douleurs. (c). ~c) BoHW ~nM~. ~M/~f. p. 89.

(d) REGA p.

(e~ MoRGAÛNr~MfOM. i~. S ~VALSAV..t. P.


Des yeux.

$. Si Fon fait attention que !cs yeux reqoi vent beaucoup de ner& &qu'ils CM reçoivent d'un grand nom. bre de paires diâcrcntes, on compren. dra aiiement qu'ils doivent être af.fedés & par le confenfus gênerai, parp!uneurs confenius particuliers au<R p!u~eurs obfervateurs depuis HïPPOCRATBS juiques à nous, ont remarque avec raifon qu'i~ font la partie la plus propre à mani~f. ter toutes les impreutons que re. ~oit !a machine; c'eft pour cela que dans les maladies, quand Poeit eft mal fermé mal tourné, retiré ou agité, t on prévoit des convut~ons, puifque toutes ces fituations annon* cent qu'il y en a déjà dans FociL Le icintthement, les fautes couleurs, les ~unës apparences qui toutes an non. ~cent egatement de faux mouvcmens dans rœit, font au même titre regardes comme (Fu~ mauva s augure ( Les yeux font de tous les fens celui On peut voir ~ur cet article ~OR. ~*sm A/M. <?~<ï~MM<< ep. iS' $ $< · ~HAV. t. &. p. j


.dont Petat Mue le plus fur le cerveau, puisque le 6mp!e travail des yeux peut donner des vertiges des maux j de coeur, des ~oiMe~s, des con~n!. Eons m~me, & Pon a vu une très. légère b!e~re faite avec la pointe d'une ~pce fous la paupiere ~périeuM occattonner d'abord une perte do voix., & au bout de quelques heures une epi~epne mortelle (~); fait qui dans le ~ëme de V < B u s s B N s & de M. M c K E s'exp!ique tres-aiic- ment auu~ bien que tous ceux que ~expolcrai encoM, en fe rappeUantt tes nerfs qui {e di~nbuent aux yeux, la componnon & la di~ribuMon du gangHon lenticulaire & les dineren. tes connexions du nerf de la cinquie< Me paire avec les nerfs vitaux. Et~ce à ce même principe que l'on peut rap* porter un tétanos mortel au bout de vingt heures, dont fut attaque, vingt 1 jours après l'opération de !a cataracte tres~bien faite un homme Septuagénaire mais fort bien coniervé~ qui il n'etoit furvenu aucun accident, oui n~avoit commis aucune erreur

~)~~c< t. i.\p.


~tcrégime, qutFavoit même obtervé très-rigidement, & qui eft attaqué du tétanos au milieu du plus payait bien ~tre ) ians aucune d~u~ur (~ns~eU, {ans qu'H foit poiHble de lui trou. ver aucune caufe ? Le fait extite, je ~e l'explique point, mais il peut être utile q~i! foit con~u. BAGLïV~ avoit vu une légere excoriation de la pau.piere produire un friffun générai dans -toute la moitié du corps & M. S BN A c établit que l'irritation des paupieres peut occa~onnef des convul.~ons geuerahs. Les yetix ont un conien~ustres-marqucPun avec l'autre, .& c'eft ici un de ces confenfus qui He peuvent avoir leur origine que <dans !e cerveau rinSammanon la cataracte, ~h goutte iereinc même, dont !'un e~a~edé, aSectenttrcs fou. vent Fautre, & cela e~ t1 démontrée <quc très-auvent il futBt d'ôter de .bonne heure la cataracte de Pœii premier ntcaqué. pour p! c~erver t'au. ~trc & !es mouvemens cie Poeit perdu rivent dans planeurs cas & pendant ~ongtem'; !cs<nouven3cnsde Pœi! ~i<~ la nn cependant ce confen~us ~erd o~ au moins .s'a&ibtit Ieudbi&;


Ment chez les pertbnnes qui ont pef. <~ totatement un OM~ & qui confervent l'autre bon. fus. bicit

ïo. Un aut~e contins bic~

marque eS ce!ui des d-tnerentes parties d'un cci! ~ntr'c!!es. Le principal !e plus ordinaire, plus frappant (~;) t c'efUe con~ufus de l'iris avec !e nerf optique; la confh-idion de ~rtseKtottjours proportionnée au degré de tumiere qui frappe la rétine; à mesure que ~unuere augmente, l'iris fe reuerre i ~an~ une très grande lumiere la pupitle fe réduit au ptus petit diamètre poinbie; dansrobicurite elle eftcton. naïnfnent di!atee, & il e~ bien démontre que c~t par une fuite de l'action de la lumiere fur le nerf optique. puifque quand la vue éperdue, la plus grande di~rence de lumiere u'occ~nonne plus aucun changement dans ta dilatation de Piris (~ ). Quand (/< On a peine à comprendre comment il eft po(ïtbk qu'elle n'uit étc obfervëp que dans Je ~t/tt~e i<edc par ACHtUJM..

(t ) Les ph)ftotog!<tes neibnt po<nten. core d'acc<"d fur la caufe de la d!!atat!on ? de la conih~ion dp i'!r~, & elle ottre .diSku~ u~~r<;d~ ils ~e coav~en-


les convenons empêchent les paupie. les de ie fermer, Pins eft a bfolument immobile.

$. M. Le~on&n&s de la cornée avec le nerf optique e~ auui trés'mar. qué; j'ai vu une dame qui éprouva un accident Sngutier qui ne pouvoit dépendre que de cette caute; il lui fauta anez fortement dans FœH une graine de gentiane qui en &rtit nent même pa~parfaïtemehtde !a ~ru~urede cette parde M. ALBïNïus y ëtuMifïbtt des Hbresmufcu!jirM,que ~.HALLER n'a jamais pu ni trouver ni admettre & les fibres mu~cuLdres p~ro!ent bien peu propres à en expliquer ies fondons, puifque toutes les fibres murculaires fe contraient par l'application du ~imutus, & qu'au contraire riris s'étend. Ne pourrait on pas com.parer la caufe de fes mouvemens à cette mechanîque inconnne, mdependantc des mufcles, qui fait enHer tes corps caver. neux les mammetons, le <e!n même? le ftimulus de la lumiere qui frappe les nerfs optiques e<t pour !'ins ce que les idées vené. nennes ou le fperme abondant ou ~cre &nt pour ces parties la privation totale de lumiere produit reffet de reput~'ment, de h paratyne~ du froid & t~ris dire paroit prefqu'entiérement dans une profon. de obfcurité.


bientôt après elle n'en re~nUt qu'une très ibiMe incommodité mais au bout de quelques moment eUe s'ap. perçut qu~Me ne voyoit presque plus~e cet œi! eUe fit chercher un Chirur~ gieM très..bon oculifte qui trouva tou.te l'iris Srapeti~e qu'eMeetoit ~anouïe, t on 'n'en appercevoit rien & ia prunelle occupoit toute la cornée, on ne voyoit qu'un tMU noir dans rcei! cet état dura vingt quatre heures, alors la vue fe rétabÏie, & Firis reprit ion étendue naturel le mais il feita une 6 grande <en6bHtte dans ies yeux, pendant ptuCeuM mois~ qu'ils iarmoyoienttres-ai~ment, & la malade ne pouvoit s'appliquer a rien~ au bout d'un an ils etoient encore trés.. foible.s, c'e~ alors que je vis la malade pour d'autres maux tous les co~yres ne revoient point ibuiagse~ je lui confeillai de la 6mp!e eau tra~che qui lui fit un bien marqué & ce fait rappeUe ceux rapportés par MORGAGN~ dont deux obfervés par V A L s A v A ~bnt absolument iem. b!ab!es a cetui-ci\ Fautre obiervc par M. MoRGAGNïendtnere, t en ce que la tc~on ne portoitpas fur la cor-


<iee. Un homme étant à la cha~: re.~ut un p*ain de plomb réncchi qui

n*oçcanonnaque la lus légère bleifu.

re à la conjonctive, &!ui Ht cependant d'abord perdre !a vue fans aucune léf3on apparente dans t'inténeur de !'o:t!. Le iccond fdit eH cehti (rune femme qui ayanr {ai~ un coq d'inde malgré lui, <'n rc(:nt un coup de patte dans un œi~, U {bïtit tant ~bit peu de fang de la ptaye, & la vue de cet œit fut iurÏe champ perdue; on~tptu~eurs remèdes 3nuti!es; le troitiemc jour, t continuant à ne nen voir, eue at!a confulter VâLSAVA, qui ne trou.vant aucune altération dans ~œii, jugea que cet accident tenait uniquement ~u confenfus des nerfs, & qu'it Mait fe fervir de ce même confondus pour le guérir U frotta fortement le nerf iupra-orbitaire t au denus du ~burci!, tres-pre$ de rendroitoùit fort, & il n'eut pas plutôt fait cette fridion que la vue fut entièrement fetabtic (~ ). Le troifieme fait eft celui d'une dame qui fit une chute en ça. To~e, t & à qui les éclats des glaces (~) V A L S A V A Differt. ~M~co!. <.


occanonnerent deux playes tres-ïege. res dans !e voitinage de Fœih l'une au petit angte, l'autre au denus du tburci! vers le grand ang!e, tout te yei~ du corps hWoit aucun maî, tout roe~ paro~bit en très bon ctat, t & elle perdit cependant ri complette. ment la vue de cet œi!, qu'au bout de quarante jours elle appercevoit à peine une lueur, quand onapprochoit un lambeau allumé ( /). Quoique dans ces cas Fe~et fympathique de l'irritation ait été Ïa perte de la vue il peut en refutter un e~et abfolument oppo" & le fait fuivant mérite bien d'être rapporté. Un théologien ce!ebre, fati. (~) re~et du confenfus e~ RnguMere* ment marqué dans ces trois observations, t & dans cette be!!e guër!<bn mais l'expli. cation qu'en donne VA LSA VA n'e~ pas vérifiée par les faits. A la place de Fan. neau nervin dont V tL s fe fervoit pour ferrer le nerf optique, & queVALSAVA comprit ne pouvoir pas ferrer, il en avoit étab!i un mufcu!a!re qui feroit en ettet pius propre & agir comme une ligature 1 dit M MoRGAGMï< mais il ajoute qu'il n'a jama is pu le trouver, & il cit d'accord fur cela avec. tous les autres anatomHtes.


gu~ de travail & ayant envie de & détaxer par la musqué montait dans cette vue un inhument à cor.. des y il s'en rompit une qui Ïe b!eCfa à t'œH droit; on catma d'abord !a d<on~eur pa~ quelques appHcafiôns & on prévint par là rinnammation mais s'étant réveillé pendant la nuit il vit tous les objets auiH diRindement qu'eii plein )our) il ditHnguoit les traits tes plus fins des tableaux & des tapi~erics de fa chambre, & il lirait aifement. Frappé de cet état, il ferma rceit blei~c & ce~a de voir; it ferma au contraire FocH fain & tout devint lumineux. Ayant appelé fbn dome(Hque pour avoir de la lumiere, il ne put la foutenir, & pendant quetqucs jours il fut ob!igc de tenir FœH bief. ic ferme, mais peu à peu cette fen~hi!ttc fc perdit t& il revint à ~bn état nature! (~).

t $. 2. Les confondus des yeux avec g ~c nez, & du nez avec les yeux font a marques parce que Fon remarque qu'une violente lumiere rait cternucr g (~ 1 Ephemer. C N. Dec. ï. ann. I. gob~ 77. par C u M M ï u s.


parce qu'un ~inm~us dans !e<! naines oui caufe une irritation pour cternue~ Ans que cependant !'on c~nuc.du~ ne une demungcaiion au grand an~ie de Fœih parce qu~une compre~on faite à ce ~rund angt~ arrête Fcccrnucment commence; t on a vu une vif~cn<;c m~mine prévue conNnuct!e pendant un un, & un ferrement Ip:~ modique de Ja paupière occafionncs par un ver d:)ns !e ~nus frontal cejcr au moment ou i! fuciord (~). La di~ tribudon des di~cr~ns rameaux de Ja cinqutcmc paire o~rc à ceux qui veulent fe fervir de ce moyen des explications atfecs de tous ces faits & de p!uncurs autres analogues. $. ï3 La pondon de Partere centrale, qui eft ntuce au miHcu du nerf optique, & qui ie divife en fuite en un refeau ~n~utn qui tapiae intérieurement la rétine, produit p!uneurs phéMomcncs qui paroi~nt d'abord dcpen*dre des nerfs, tels que les points volants, les toiles d'araignées, tes ctin. celles.

(M~ SALTZMANt~ M~/MC e n~&Mf

C~t~b


Le battement même de cette artère explique un fait obfervé quelquefois dans la fievre, ou au moins auand les humeurs font un peu agitées, c'e~ que les objets paroiuent plus huni" Meux à chaque b~ttemcïïtde pdubt que dansFentre-deux (o).

Tant que t'en a cru qu'il n'allait point de vauïeaux au chnMtin il etoit difficile d'expliquer comment une pa~Ron vive ou comment une attaque de convutf!on pouvaient pro. duire tout-à-coup une catarade mais depuis que ces vaineaux ont été bien démontrés, ce fait n'a plus rien de dtïficile (~).

$. !4. Les Sympathies deroeUs'etendent même des parties plus éloi. gnees, & M. PouRFOUR Du PETïT (o)EGGER!. Z.

(p) M. DovERNEY avoit déjà injecté l'artere du chn~a!!in dansie fiecle pa<Te, t. Y. pag. tu. mais fes manufcnpts n'ayant pas été publiés on tgnorott cette bet!e découverte; en ï~~o, M. MoRGAGNï ne pnroHIbtt point croire t'ex~ence de ces vaineaux depuis lors les œuvres de M. DUVERMEY,M.A!<B!NUS& MM. les Médecins d'Edimbourg, n'ont plus taiitc de doute.


cite une observation qui le démon. tre; c'eti celle d'un O~cier qui ayant été b!e~ë avec un baron à !a paupière inférieure de Poei! gnuche, devint d'a. bord pïM~y tique du bras droit (~). Des oreilles.

$. ï~. Lcsncrfsdeso!'ei!!csparoi& ~enc être cxMèmemcnt fenftbics, ïes premiers Médecins ont déjà vu que les violentes douleurs d'oreille étaient celles qui Hifc<~oient te plus promptement le cerveau elles font très-for. teset!es amènent !e délire les convu!~ons & la mort. B A G L v 1 dit po~tivemci~t que par leur con~enfus avec !e cerveau elles. peuvent tuer en moins d'un jour; & l'on a quel.quesexemplesde leur confenfus moins fâcheux

(<y~ M. Pourfour du Petit, en cite d'au. très, dans !efque!ies il y eut aunïdesparatv~M des brns & même des jambes apfes des lettons des paupieres, mais comme ces lé. fions avoient produit des engorgemens dans ie cerveau, c'eft a ces engorgcmens, & non pas à la fympathie de Foeit qu'il faut rapporter ces paraÏyMes.


Rcheux mais p!us frappans. F A B R t de HUden en rapporte un bien nnguUer, arrivé à Lausanne en ï~, & il rattribuoMdeià au conienfus des ~ër~ pu~'it ~ait pféceder <)~ cription de qu~tques remarques fur ranatomie de la ieptieme paire. Une jeune 6!!e de dix ans le mit en badinai dansForelUe gauche, une petite boule de verre digérons Chirurgiens emp!oy~ d'abord pour !a tirer n'ayant pas reuHi & leurs eiL forts irritant toujours davantage, la mere deietperee abandonna le foin de la guer~bn a Ïa Nature. Les dou. leurs de roreihe fe calmèrent, mais tout ce côte de la tête lui faifoit continuellement mal 9 &iuy-tout dans les mauvais tems il fe joigMit à cet état un engourdiiÏement général, d'àbord de tout !e bras gauche jufques au bout des doigts a ensuite de ia cuine, de h jambe & du pied ces engourdiffemens ~e changerent en dou. leurs très aiguës des mêmes parties J outre cela elle avoit habituellement une toux lèche eUe éprouvoit dE tems en tems des convenons épi. optiques & le bras gauche s'atro

1

rri ~r s rv


phia. La mere doit revenue de nou~ veau à conMter~ mais comme députa les premiers, tems l'oreille ne ~aiibi~ p!us de douleurs, on ne penfoit plus a Ja première cauie & to~us les r~ medes étoient munies enfin au bout de!plu& de & ans, elle s'adreHa àF A$Rï, qui ignorant auH! ce premier accident) ne reu~Mo~pas mieux que: les autres; mais des qu'i! en eut et& Mrui&, il comprit que c'étoit ta. caufe du mat, & parvint à fortir !e< globe de verre des ce moment tes. douleurs, de tête & toutes les autres. Unirent 1~ nuut &t meilleure les, coNvu!Con$, ceuerent & fans autre xemede que quejques &idipns. avec. de l'huile de vers le bras atrophie & rétablit:. & cette jeune personne & porta à merveille. Il en vit au~ une autre à qui un pois dans chaque oreille occaConnoit de, terns en tems. ~e violentes, douleurs d~ns la tête t !<?sbras &!es jambes, quituiôtoient tout fomnteil ) & qui co~Mnt des que rbn eut forti les pois (~). Le grincentent, des, dents qui e~ la fuite,

(r) C~ o~ S' fag, <


de certains bruits, & qui peut être aHez actif pour tes faire tomber, comme on le voit dans !es Ephemerides, des C. d. 1. N. (~). prouve le con. &afMs entre roreUte & les dents on s'en en: &vi quëîqtf~i~ avec fuccès pour foulager les maux de dents en fai~nt des applications, d'huiles émollientes chaudes dans t'o~ rei!!e & les effets de ces bruits. chez quelques perfonnes fur toute la ma. chine effets. H marqués qu'ils vont à leur doHner des angoi~s~du fri~ ~on ) de légères convenons, prou. vent le con(en(us de ces nerfs avec prcfquc tous les autres.

C'eit en observant la route des nerfs que Pon a imagine, pour appaifcr mal de dents de comprimer fur Pantitragus, près du meat auditif, le rameau de !a cinquième paire qui de {e.rcnd aux dents (~). $. ï6. Ccft à rana~omoie des ra. meaux de la cinquième paire avec Je nerf dur, qui régit la corde du tympan, que M. JMECKBL attribue

0) .D~c~ <?~. I. obC 7~.

(s) Decur. FhyC t. pag.

C x 3 HAL z a Phyr. t. t, pag. t96.


!e contenus bien marqué entre l'ou~ & Ja langue, empathie bien avérée & que VïEUSSENs avait déjà vu, mais qu'il expliquait par une branche du nerf dur qu'i! &iMtaUM à îangue, & qui n'y va pas.

J'ai connu un homme fort ~urd mais fort bon observateur $ & encore vivant, qui ne pouvait pas fe toucher Je canatde l'oreille gauche, fans éprou< ver une douleur ancz marquée à la langue. M. M E C K E L attribue à un yice, ou à ln privation de cette corde !e mutiftne de ceux qui font nés fourds; & d'autres Phino!ogi(tes croyent que fi quelques perfonnes rendent mieux que d'autres les fons qu'elles ont entendu, c~eft parce qu'il y a chez elles une plus grande fympathie entre ForeiHe & la langue. Mais j'avoue que ni l'une ni t'autre de ces conjedures ne me paroinent vraies; les muets ont autant de faciHté à remuer la langue que les autres 1 s'ils ne rendent pas des fons articulés, c'eft que la parole eft une imitation des fons que l'an entend, & n'en entendant point, ils ne peuvent poi nt en imiter; d'atHeurs le tympan n~ point Forgauo de


c~

rouie, & ce ne feroit point par ce conicnius quenaitroit iaparote, mais par celui avec le véritable organe de Fouïe, S'i! y a des per&nnes qui après avotr entendu un air, le retiennent plus aifcmcnt & le rendent plus exactement que d'autres, c'eft qu'elles ont PoreU. le plus munctenne & les organes du chant plus fouples, indépendamment de tout con~enfus e~cs ~tHnent & rendent mieux ùn air par !a même raiïbn qui fait qu'un peintre, dont Foeit voit mieux & dont la matu fe prête mieux à ce qu'il veut, rendroit mieux u~ tableau qu'on k)i auroit fait voir, que ne le feroit une per~bnnc qui n'étant pas peintre, verroit moins bien & rendroit moins cxa<!tement tous les objets de la peinture. It n'y a point ici de confenfus entre Fœi! & !a main. La preuve évidente que la facilite & agrément du chant n'e~: poinc une fuite du conienius avec Fouïe', c'e(t qu'it y a une muÏ~ titude de gens qui ont t'oreille la plus )u(te & la plus fennble, & qui ne peuvent pas chanter le plus petit air, au lieu que quelquefois Fon trouve des voix très-flexibles & tres.douC 3


ces chez des gens qui n'ont point d'oreille, c'e~-à-dire dont l'oreille ne dniingue ni l'égalité des tems & des mefurës, ni ht ju~e~e des toas~ ai ~exactitude des accords.

$. 17. M. S B N A c a remarqué que Ïe mal d'oreille donnoit de la di~Rcu!. té à avaler & il l'a attribue au con~cnfus; cela peut être quelquefois; mais j~ai vu fouvent que cette difHcu~tc d'avaler tenoità une icgcrc pMogofc dans quel.~ues.uns des mufctes de la dcgtution, fuite de celle de l'oreille, & il eft important de ne pas s'y méprendre. On a de)à vu dans robiervation de FABRï que fa malade avoit une toux ïcche continuelle, qui ~toit produite par le confenfus de l'oreille, puifqu'elle cefÏa dès que Ïe globe de verre fût fbrti & ce confenfus eft généralement connu; ET.MULLEK dit qu'en fe touchant !c conduit de l'oreille avec un di!ct~ on produit une toux ~echc, & on a raiton de dire, t ajoute-t-i!, que cette toux naît du conienfus entre les nerfs de l'ouïe & ceux quiiedifh'ibuenta la trachée artère.

J'ai VU) & fait voir à M. Tu&<


TON, l'un des premiers Médecins d~ Londres & excellent obier valeur, qui fe trouvoit alors ici, un gentH-homme francois, qui ccoit venu me çon" Mtcr pour une ~urJito totate, dont on ne pouvoit pas toucher te canal de roreiMe~~ns lui occanonner une toux très-forte, qu'il re pouvoit ab. &!ument point modérer; & on lit dans les Ephemerides des C. d. M. qu'on ne put guérie une ~emme fort incommodée d~une toux opiniâtre qù'en corrigean!: l'âcreté du cérumen des oreilles qui en e~i!: la cnufe (M). S. 118. PECHUN regarde cccon~ ~entus de l'ouïe avec !a poitrine cum< motres-ordinairc, mais il en indique un autre bien plus rare, c'eft avec ren:omac, & il en donne un e~en~ p!e bien marqué i c'eft celui d'utt .officier général qui avoit ce canut ~ien~b!e que la plus légere irritation, même celle du doigt, lui occauonnoic d'abord des vômi~emens conndcra. Mes (~). On trouve ailleurs i'hiibi. (M) Cent. obC 8x. v. R.OSEN de tuHt.

(«?) Z~ a. o~


re d'un homme que toute musqué &ifbit vomir, & ceMe de que!ques perfbnnes à qui certains imtrumens donnoient un befoin prej~nt d'un-

îtef(~)~

Je crois devoir dire ici que B A envï, queïques autres, & M. R B6 A Ïui.mème, en parlant de la {ym* pathie des oreilles & de la poitrine, 1, ont attribue à ce principe p!u~curs faits qui appartiennent aux metathfcs, & j'ai déjà indiqué & ~pccinc la diC. ierence entre les uns & les autres. Le nez.

$< 19. Les nerfs ne font nu!!ë part auni à nud que dans les narines, & s~i!s n'ctoient pas épanouis dans une membrane très. molle, & toujours oin. te d'une mucoucc qui fait une efpece d'enve!oppe à leurs extrémités, ïe fentiment de cette membrane feroit trop vif. Cette faci!itc de porter des irritans fur ies nerfs des narines, & leur proximité du cerveau, dont on excite par là même plus aifcment Fac. (y) ~A~. C. N. DCC. <?W!. }.

~8&* ~c. cwï. c~ ï~


don font que ~on applique tous tes jours des (Mmùîans au nez pour ra-

nimer Paction de tout ïe genre ner.

veux~ mais ce même con&nius qui fait que racHon~esner& du nez augmentée à propos, fait quelquefois tant de bien, e~ caufe que certains ~i. mulus portés involontairement au nez, a~e~ent le cerveau & tout !e genre nerveux désagréablement, & peuvent produire des maux de tête, des vertiges, des vapeurs, des convuïCdns, t des Syncopes, & même la mort; on en a. vu des exemples en parlant des exhalaisons vénéneuses. Tous ces faits démontrent évidemment le confcnfus des narines avec ie cerveau, avec les nerfs vitaux & même avec tous !<? neris. On a vu plus haut leur. liaifon avec les yeux mais une des plus frappantes e~ celle qu'ils ont avec les or. ganes de la refpiration,& qui eft fi marquée dans réternucmenc. On appÏique un(Hmu!us aux, narines tout-àcoup le mouvement de la refpiration eH altéré l'infpiration eft extrêmement prolongée, elle re~e comme iuipendue avec une dilatation tresccnËd~raMc du la poitrine, bdc~


M'

!preiHon du diaphragme, le gonScme~ -de l'abdomen & la tendon de tous ~es vai~eaux/~r.tout de la tete;re~. piration fe fait tout-~coup par taconi~ tndion convuMî~c tons tes mu& 'des qui fervent à ia~aire, & qui en.trainent le mouvetncnt de tout b corps & tout Fair accumulé d ans Ïe poumon e~ ~ha~e avec ta plus grande rapidité & ~n bruk {<;uveH6 tres-~onore queïqucfoM avant que de Bnir elle recommence inuhicmcnt ptu~u~s ~bis, & ~n6n e!te ne {c fait point -brufquement, mais peu à..peu, ce qui cït pénible; ce phénomène ~ftiurcmentun de ceuxqui marq~en~ ~e mieMxrc~tdu ccnfen~us, quefoR ~exp!iquc bten alfcmct~t anatomique'ment pur ce ranteau de ta cinquième .poire, auquel on a vu que M. MECKBL ~ttribuoit l'odorat autant qn~ ia pce~miere paire ($).

M. W~HYTT dit que :les émana(e) ?. -HALtE~ QMt dans fes -der. BiersouvMgesattnbuoït peu aux <ymp:)thîee des nerfs, attribuoit encore mctns à cei!~ ti qu'aux autres (Y.!v. 8. Sed. 4. S tnai$ quelque fefpeCtabte que ~b!t ~n .tU. tioHt~, iM taiM tM.paruinctM~ den~MM~


ïNons {piritueu&s font &u~M venir 'beaucoup d'eau à !a boudhe, & appât" &nt une toux qui s~annonqoitd~àpac !e chatouiUement, & ii rappcHe ua ~it ob~rv~ipar B~i & ~ard~a~ très, qui ett que rôdeur d'une potion purgative purge mais je ne fais 6 l'on doit Fattnbuet au con&~ ~us, commeîe&itM. WHïTT iba~ de fur ce quecet eNet n'avoit: pïu~ Heu quand ces perfonnes avoient per. du rodorat; i! me pafoitque <:et e& iet peut tenir Ap!u)3eurs autres caoies. Les MMSes que donne Fodeuc de certains remedes paro~nt ce. pendant une fuite con<en&eHe de cee odeurs, & d'auttes odenrs tes font ce~e par une Mte du même principe Je con. nois un hommede beaucoup d'efpr~ & dont les nerfs ~bnt tres-d~icats~ qui ne pouvait pas toucher un ~ieuiE Mvre, ce qu~on appeHeun booqum~ Hi même entrer dans un cabinet ou~ y en avoit,,fans être purgé. Une charge qui FobUgea à avoir tfès-~ouvent d~a~ ciens papiers fous les yeux 'ra ua peu aguerri avec cette odeur, fes effets B)nt moins marquas adhïeMcmentjt anaisib &bS&ent toujours.

JC~


D~ ~M~ 6~ /<t

S. ~o. Les dents & les gencives. car ces deux paries ayant tous leurs Me<f& commune doivent être enviia~ gees comme une feule, entraînent par leur irritation beaucoup d'acci. dens que l'on peut placer ici les plus jremarquab!es, les plus ~ennbtes, les premiers qui & développent font !es accidens de la dentition, qui commun. cent chez quelques enfans dés l'Age de trois mois, & <}Ut durent jufques à ce que la dentition ~bit Snie; ils font tres.vioïens chez les uns, tfcs. ï~gers chez les autres, & nuls chez ~n a~ez grand nombre. La iahvatiot~ l'engorgement des parotides, les douteurs d'oreilles la démangeaifon du peZ) les ennures dans tout le vift~gc~ les maux de yeux, un gouvernent fous la paupière, un trcmb!eniene dp la paupiere mêtne, rin~mnie ia 6èvre les iurfauts, t le hoquet, le vomiuement, les convulMons les plus viulentes, font la fuite. de cette petite irritation partielle, qui peut produire des accidens mortels. La denti. ttondes huit derniers maneaux~occa~


.Conne pas ordinairement tes marnes accidens, elle en produit cependant quelquefois & t'ai vu la Seconde dentition en avoir d'anez graves, & p~w d'Mne ~bis cntratner du bégayement ou de ta Surdité, & )'ai dit ailleurs ue reruption de chaque dent de iage~e avoit occa~onnc une ma!a. die cruelle à une temme qui fuccomba fous htroiGeme, à rage de plus de trente ans.

$< &ï. Mais!cs irritations acci~en. telles des dents peuvent avoir des fuites auSt funeftes s B A R T H o L j N parle d~une reli~ieu~e de Padouc qui ayant une dent plus bngue que les. autres votuut faire (cieh on alla jufques aux nerfs, ene prit une attaque de convutdons dans laquelle eUe périt («). On voit dans l'excellent ou.vrage de FAUCHART, rhitbire d'une femme tourmentée d'une migraine cruelle qui tcu~aàtous les remèdes, & qui céda d'abord à rcxtradion de deux dents cariées qui en étoient la feule cauic & t'en trouve dans les obferva. ~ons de F A B & i de Hilde;t celle d'une dame qui avoit de ties-violens maux

(~) ~p~c~ ~af. t. I. pas. 4~*


t

~e tête, qui d~pendoient de quatfc dents cariées du même côt<S (~). On a vu à Gex un enfant fujet à des

mouvements convu~fs très forte

3e la mâchoire inférieure qui ne fut guéri .que par Fextra~ion de deux d~nts caneM que lui arracha M. Dupuy, Chirurgien de Lyon; & il n'y a que qudques années qu'une dent ardncieHe, pÏacee a pivot, oc* ca~onna dans une vi!te voinne~ mal~ré les fccoups les plus e~Maces, la ,mort lia plus cruelle à 'une jeune per.~bnne, qui éprouva entr'autres ~ymp. tomes nerveux crueis, uti ipa~netresdouloureux à ta gorge qui ne RnH: point, cHe ne put jamais avaler quo~. que ce foie, & mourut de faim; elle ne pouvoit même point par!~r~ & ion état fut un des p!us violents que ies nerfs puiuent occa~onner.

Peut~n raportcr ici un fait qui ~eitpas contant, mais qui eft anM ordinaire, c'e~ que les dents <:orreC pond~nres de chaque côr~ pouMent, t .tombenc & fe gâtent en même tems? Jcneconnois qu'Nn exemple d'u~ ~).C~


empathie adive de la langue M. TDuMONCBAU, médecin à Douai., a vu une iuppre~Eon d'urine de fix 'mois, -gnenc par Fcxtca&ion d'~neL 'pierre fous la langue (~).

;Les lévres.

$. 22. 'Leslevres iont extrêmcmeïït ~fenHb!es, en les chatouillant on pro. 'duit une clpcce ~e frcM~cment dans touttc co~ps, & elles peuvent avoir, par là même 9 une ~brce iympathi. ~ue, qui eft iur-tout marquée dans ics aifections des lévres i}tferieure& {urtcs gtandesia!ivaires;ceKe adion ,a attiré l'attention de M.. CAMPER, qui a obier que !e cancer de la !e~ vre inférieure n'attaque presque jamais la levre~upeneurc, mais oui bien la gtandctfbusmaxittaire & la partie intettcure de !a parotide, ce qu'il attri. :bue au rameau in teneur du nerf dur 'qui ie di~rtbue d~abord dans !e bas ne la parotide, t enfuite à la g!ande ~bus-maxi!!tiire, ennn à la lèvre in~rieure.

''(c~ ~c~ 'la C/ d'HEïS< 'MR tom. p: 98.


Cet hnbiïe Médecin demande fi Pou ne peut pas en conclure que le virus cancéreux fe communique plus par les nerfs que par les vai~aux ianguins & emphatiques, & fi l'on ne devrôit pas, par même, traiter tes (cirres &

les cancers avec des remèdes qui agiC.

ient fur le genre nerveux ? Les conjedures de M. CAMP&R mentent toujours qu'au moins on les examine attentivement a it fortifie la ~en. ne de quelques considérations qui doivent être lues dans l'ouvrage même (~ Les w~ vifage M général.

$. Je traite adueltement une dame a~ez &urde, iur tout d'une orei!!e, qui fi eUe~ie touche la tempe, ie front, ou la joue de ce côte, éprou,ve tout de fuite une fondation de bruit onez forte dans cette oreille; un vent fort, une perfonne qui pa~e très-près d'elle la main d'une personne qui la coëne, produifent le même enet~iur tout dans certains momens.

(cf) Mo~Ro de ~cn~ par M. Cooj~ m~KS pas. 11~


.Kw~ I~wc.

LèsmufcÏes du pharinx irWtes par quelque chofe qui les ftimutc doucement eomm~ntqueMt ieur irritas tion à t'e~omac. & cette irritation ib~Ht pour occafionner les vômi~Ïcmens les plus abondans; on avoit même vou!u, il y a un ~cde, accréditer les vômi~emcns queFon ic procuroit par ce moyen, comme une panacée inrhi!Hb!c pour tous les maux. L'irri. tation du farinx met en jeu tous les organes de la refpiration & occanonne une toux convu~ve très.. forte. Mais la Sympathie !a piïis marquée des mufcîes de ces deux parties, fur tout de ceux du tarinx auiïï bien que de ceux desmufctes de la mâchoire < en: une Sympathie pa~Hve/qui fait qu'il y a peu de parties qui tbnemcnt irritées ne puiMcnt communiquer leur ir. htation à ces mu<c!es, & les jettcr dans ce ipatme violent qui ne permet, ni d'ouvrir Ïa bouche, ni d'avaler, qui gêne très-souvent la respiration, & qui devenant fouvent mortel en peu d'heures eft regarde comme d'un tjrés~mauvais preinge toutes tes fois


qu'il fhrvient, ou dans les maÏadies aiguës, ou dans les chroniques, ou dans les cancers, & fur.tout dans !cspïayes des extrémités; & fi Fon fe repreien-

~des ~x~ri ï.es ~es wet~~w f'é c~-i!i-

teies origiMes des ner~qui diM-

buent aux muMcs de toutes ces parties on verra qu'ils en tirent de prefque tous les nerfs de la tête, des prcmiers cervicaux, de la paire vague, deFintercoMe; ~Fon rattauni attention à leur forme, à leur mo!!eHe~ à leur grande irritabiiitc l'on remarque combien ils reçoivent de nerfs relativement à leur volume, on comprendra aisément combien ils doi. vent être fufceptibles de recevoir tou~ tes les aHections nerveuses d'ouou'e! les viennent, & d~trc très aisément jettes dans cet état funeire de fparme, qui iera robjet d'un article partieu. 'lier, quand je traiterai du tétanos. ARTICLE IIL

D~~ ~o~ Le ~OMMOK~

$. 24. La membrane extrêmement &nHble qui revêt la trachée artere &


te poumon, & qui tire des rameaux du récurrent, étant irritée, commune que ion irritation au !arinx 3 c'eit peut-être pour ce!a qu'une perte de voix caraderi~ fou vent: îcs maîndies nainantes de la poitrine & aux nerfs qui fe diMbuent a rcHomac; auSt eIÏe peut donner des vomiHemëns, ot~ en voit des exemples tous !cs jours; & l'on a remarque que fi dans raithmeonpouvott vomir, H 6nii!oit ordinairement, mais que de grands & inuH!cs efforts pour vomir etoient une mauvaise marque~ parce qu'i!s prouvoicnt toute ran~oiuc du malade & rinfu~nce des encortsde la nature pour Fen tirer. En-ce a !a iympathie, comme le croit M. WHY~T, que Foil doit attribuer les enbrts que font non feutement tous les muictes dcfti. nés à la reipiration mais ceux de prcique tout le corps dans un accea d'a(thme ? Je fuis plus porte à croire que ces en~rts dépendent de ce con. cours réciproque etabU entre toutes les parties dans les cas de grandes irritations.

It faut faire attention que te pou.mon étant un vi&cfe mou & peu ~M"


veux, excepté dans cette membrane dont je viens de parler il a peu à exercer une puinance qui tient uniquement aux nerfs mais comme par & texture ite~ propre à former & à recevoir des dépôts puruïens, qui font !a matiere des mctaMes il y a fréquemment des metan~s du poumon fur d'autres parties, & d'autres parties fur le poumon. Les larmes qui coulent dans Jes pleurs, tiennent au conicn~s du poumon & des yeux. Les n~dions du cœur in~ucnt nngulieremenc iur toute ia machine, t mais ce n~en: point dans les loix de ia fympathie qu'il faut en chercher la faifbn~ c~en: unmobiïe qui s'altère & dont les enets font troublés. M. MONRO a remarqué que le paffage du phrenique gauche à !a poin. te du péricarde occauonnoic cette vive douleur au creux de t'ettomac que Pon éprouve ibuventdans les palpitations.

$. a~.L~nnammationdudiaphrag. meoaroit avoir la plus grande inHuence fur !e cerveau, pui(qu'eHe produit le délire plus qu'aucune autre maladie inflammatoire; elle produit auu!


quelquefois te ris <ardonique que l'on attribue à ranaitomoie du nerf dur s qui fournit à quelques mufctes du v~ <age, fur-tout au zigomatique~ avec ~féconde paire des cervicaux qui fournit au nerf phrphique.

H ne faut point perdre de vue qu'U ic trouve dans la poitrine des troncs de nerfs conudcraMes dont les btenules peuvent avoir des effets fympathi.ques très. marqués. On a vu ailleurs ~uncbeue obtervationdeM. ScHMiE"~DBL, & STA~PART Van der VïEL en rapporte unetrès-intcreuante; un jeune homme d'environ dix huit ans yut b!ef!c à la poitrine par un coup 'épée; rhcmorragie fut conuderable, t ~& on le crut d'abord mort mais ces remiers accidensdiMipés, il ie trouva muet & entièrement paralytique ~un côte du corps $ après un tems ~rt long, il recouvra ancz bien Pu< ge de la parole, beaucoup moins celui e la jambe & point du tout celui la main fc). V t E L ajouen remarque, qu'un Chirurgien~ B(c) Ce~. o~


nomn~ Du F o t x Jui avoit die avoir vu un homme qu'une btcHure à poitnne rendit aveug!e. En rappel M marche de ia huitième & de ta 6xic. Me paire, & îés c~péd~nccs Fur ~gature$ des nerfs, ces. ob&fvadons n auront rien d'obicuc.

ARTïCLB IV.

~w~w ~M~

De ~o~~ S' J~ ~~M~

$, 2~ Tapï~e d'une multitude denerfs, de nerfs fort à nud, & de ner& expoiesa Fadion de tous les aïimcns des boxons de Fair, &c<, on comprend que ïctto~ac doit natureuement avonuneiorte a<fHon nerveuse, & rétendre fur toutes les parties puifcu'it ~yeti a point avec les nerfs defquds i M natt des communications. Les pf~ miers inte~ins font prefque dans !e même cas que reSomac, ainf! leurs ë iympathtes doivent ~tre fort cten<- g dues; ils font moins fenub!cs, e!!e$ feront moins marquées, mais e!!esj ex~ent; & en générât un M~edïtt «on: être bien convaincu que le jS~


ge d'un grand nombre de <ymp<:ôme$ maladifs qui attaquent les parties les plus éloignées peut être dans FeitoMac & dans !es pEemieres voyes.~ s Càpîus légère irritation dans t'etto$nach peut donner un Mat.aiie~ uneinquiétude générale une glaire acide occanonne à! une femme deHcate une atlgoi~e inexprimable, des maux de tête, de la troène, t des pleurs des etouHemens, des douleurs depuis la racine des cheveux jùfq,ues à la p!ante des pieds elle vomit une gorgée, & eHe jouïe du plus parfait bien être.

Ce~ à la même caure, au conienfus de rettomac avec les nerfs de <;out le corps & de la peau, qu'il faut ~apportei? les enets Mn~u!iefs de certes eMmeos que j'ai cité plus haut & beaucoup de iemblabtes~ Je connois une Daine qui ne peut point manger de fraifes qu'elle n'eprouve fur Je champ une grande an* goine, & des démangeaifbns in~up~ portables bientôt fuivies d'une ébutHtion. g~néra~e, ce qui prouve de nouveau ce con feufus avec la peau d~a étabU par les faits précédents


WEpPER a vu une rougeur pro~ digieu~e de tout te corps fans vômt& ieMens~apt'cs avoir pris de Farfenic. J'ai requ une confb~te pour une Dame ) qui après avoir fait un trop long uiage de ra~aich~ans dans U!t rhume, eut tes nerfs fi déranges qu'e!!ecprouvoit continuellement dans rcttomac le Sentiment d'une araignée, dont les pattes ic faiïbient ientir doubtïtcufement }u~qnes au bout de fes doigts (~), & j'ai été con. iuke pour une femme attaquée d'un cancer à Momac, qui éprouve frequemment des dou!eurs cruelles dans tout le corps, & en même tems une augmentation de douleur dans Fe~ mac qu'elle appaife en avalant quelques cueillerées de lait chaud. L'irritation produite par rait~ -t peut occaHonner j t

(V) H y a dans les rhumes un acre qui g 'J doit <uMr une co~Mon & être évacué; trop de ra~fa!ch!<ïans impies peuvent empêchet la co~ïon & évacuation & en a~otbHt. f~ Mnt exceCïvement l'e~omac, ils avoient p pu y déterminer la dïred<on de ce prin. <~ dpe trrïtant; cet acre mal évacua contnbue à conduire <i ibuvent du rhume à i'éttû~


occaSonner les pfus violentes deman. geaifbns~ commet vu M. 6ueHNER~ H remarque que tes effets de ce çon. ~enilts portent fur le intiment & fur

Ïes exerçons r~n~ttM~de FeSo~

mac, dit-H, entraine le apathie de la peau, qui eft un des premiers effets des pot<bn~ M. HoBMAN remarque la même chofe des purgatifs vio. !~ns~ & c~cn: à la même caufc qu'H rnut'attribuer ce frf~bn général qu'une boi~ïon g~cec donne à pju~eurs per.ionues. Les ~pnfmes des prcmieres oyes font une des caufes qui trou. btent le plus ordinairement !es ma' htdies erupd~eS) & qui peuvent au milieu des apparences les plus favo. rabies les rendrc quelqueiots mortel!es en peu d'heures (~)~ cn~n c\~ à ce confenfus de renomac & des intcC. tins avec tous les rcrfs des truies des membres,'& de !a peau, qu'il faut rapporter ces parafes qui ~nt une (~ C'eft a~nft qi!e l'on a vr r ~rtir! il y a quelques antiées, ~np ~rd!g~ior ~e puhes tuer en très.peu d'heun~~n jmne bonime qui avoit la ret!fc vercte ïn plus difcrette & la plus bénigne.


fuite & ordinaire des coliques convut~ Cves, à FartM~e desquelles j'en donnerai rhi~oire, & que tes purgatif trop ~cres peuvent ~u~H produire~ comme ceta arriva à la femme dont:

parte M. Ho FM AN, a qui un pur.

gatifcompo~ de refîne de jaïap donna d~extrèmes douleurs & taiRa une~ parafe de ta langue & d'un côté du. corps (<~). Mais cojnme re~omac ? des fympathies tnarqu&s avec prefque toutes les parties, il faut les Mvr~ dans leur ordre, comme M. RBOA. l'a fait le- premier, en comnne~Qant: par la tête.

On a vu les in~uences de I~etat da cerveau fur rë~omac, celles de re~ mac fur !e cerveau ne font pas moin& conCderab!es & c'eft cette adion à marquée qui a fait dire à HBLMONT, que les facultés intetledue!le& jreudoienc dans rë~omac~ & au chan. ceHer BACON, avant lui, que te cerveau etoit fous la tutele de reftomac~ & que tout ce ~ui aginbit M~ Ct) 2~~Po~M.


<~ cerveau agiubit par con&nHts fur Fe~omac

Les douleurs de tête, les vertiges, toutes les maMies ~bporeuies i'apop!exie même, les convenons & ïe ~eMfe o~tMS MqBemmeac leuy eau' ~e dans Pe~omac mais comm~ je re. viendrai à ces objets dans tes chapitres ou je traite rai de ces di~ërences ma. Mies, e~ traiter ici ce feroit ou partager !a matière fans n~ce~tC) oa m'exposer a des rcpetîtions inutitcs; aind ie me bornerai a un tres'petic nombre d'observations. CHBSKBAU, ce (âge Médecin de ~< dont les ouvrages ont été utiles a beaucoup de gens qtd ne t'ont pas même nomme vit une ~emme hypocondre qui avoit auprès de Momac une tumeur que l'on ne pou voit- pas toucher ~ans lui caufer une ~ecouïïe dans la tête, comme celle que lui auroit occaConne une violente peur (~.).

Un ami de M. RosA ~tant en campagne avec lui, fe mit tout-à-coup (t) ~<M HEt.MONT. pag. )07 BACON ~or. vit. /Mb~ pag. ~2;.

(~) JM!M5fc. t. obC ). p. 2ï~


à coûter avec une vivacité étonnante~ & à tenir tes propos les plus extra. vagans~ ibur&oit des angoi~es inexprimabtes, & fe croyoit au milieu. des envers, où. on Favoit tranfporté, pour égayer comment il s*y tfouve* Koit datts tar fmte aptes queiques~ heures de tourmens il v6mit des champignons & fe trouva bien mais rimpreiïïon de ce qu'ii avoit eu à ibunrir en. enfer étoit fi. forte qu~an bout de quelques années elle n'ctoit pas encore détruite (/). Je connois ~nc ~emme qui toutes les fois qu'ellemange de la crème cuite ou crue, a une migraine tres~rbrte qui va en augmentant jufques au moment où eHe Fa: rendue; & j'ai vu dans les fievres. putrides, & prefque tous les ob(cr.vateurs d'épidémies doivent ravoir vu comme moi, que les ptu&vio!ens maux de tête ne font louages que pir tes vôminemens ou par la diarrhée !es autres remedes font prefque toujours tout. à. fait inutiles: maisFinduence de Fettomac fur le cerveau. t ( R o s A .a<7~ïo di ~~o~t~~r~ alcuna ~ïa~~e. p. i~.


cH: demontrée par les changemens eue Fdat de ce vifcere opere fur la &qon de fentir & de pen&r, bien p~us encore oue par les maladies phy~ques. Memotre, conception, imagi. mtion, toutes les-facultés peuvent être altérées par les derangernents de re~o. mac & Jes qualités moraies ne s~en j-e~entent pas moins la gayete, rat. fabititc, Ïa bonté, l'équité même peuvent être détruites p~r des aHMenis ~dincUcs à digérer, par trop d'aHmens, .par des aHme~s ~cres. On vient de -voir l'effet des champignons, on a déjà vu Vautres obicrvations qui prouvent la même vérité, & on en retrouvera un grand nombre dans diférents chapitres ~r.tout dans ceux qui traiteront de la mobititc., de rhyKerie, de l'hypocondrie., que -je ne crois pas devoir en présentée ici de nouvelles. · $. 27. L*e~omacaau~ndesinaueaces bien marquées fur les yeux. M. PujATï a vu un homme qui, s'il mangeoit des chofes nuiub!es, avoit !e lendemain une viotente douceur à rccil gauche, qui ne ccHbit que par


un vônuMement (~). C A M B K avoït ~ejà connu cette in&uence,& LbMMiUS a remarque, cornue !oi~ que les dé.rangemens de ~eBomac peuvent produire même la catatade. PoRESTUs ~voit vu un jeune homme à qui un excès dans !e manger ou des a!i. mens indigènes occaMon~oient un aveuglement q~i ~e diMtpoit avec les embarras de reM'omac ('?);& i! n'y a point de Médecin qui n'ait vu que ~es derattgemens de ia vue tenoient fouvent à i'eftomac, & qu'alors elle aUoit constamment beaucoup mieux ouptas mal, à mefure que tes digef. tiens ~e ~itbient plus ou moins bien. yai vu un~ malade a~bibH par la con~mption dorfate dont les yeux étoient fort deMcacs & 41e pouvoient pas s'oo. cuper tongtems de ~uite, quoiqu'il vit tfès-bieHf) ma~s qui, s'i! mangeott un peu trop, ou des chofes indigeites~ voyoit à peine alrez pour pouvoir (e conduire, & cet aveuglement itomacMque duroit deux, trois, quatre heures même, ~u~ques à ce que Fe~omac futde. (~ï) D~ A. p.

(~) JL. ït. ob~ za.


"baraNe. On a pMeurs exemples de goutte ~etne emportée par un eméti< que & il y a un exemple d'une perfon. ne chez qui le dérangement d'e~omao prodùitoit couvent un ô~fcurcÏnemet~ ~'une partie de la pupille, de façon que la vue ét0t~teree pendant un quart.d'heure. Le même Médecin qui a fait cette oMervation, attribue au mauvais -état des viscères rdveuglement qui Parvient quelquefois dans retiSe & 1& phthyne connrmee. pLATBR~s ;& d'autres ont auni vu perdre la vue après des coHques~(o); & t'on ~e rappelle ce que j'ai dit de l'effet des ligaturer de Ïa paire vague & de Finterco~ate~ on ne icra pas 'iurpris de cette prodigieufe inâuence de Fe~omac fur les yeux, innuente bien '(ennbte aunt dans tes effets des poi tons. B A R T H oMW cite deux femmes que du poi. ~bn avalé rendit aveugles WBPPER vit un religieux Benedidin à qui une falade de racine de jufquiame, pri(ë <pour de la racine de chicorée, taiHa .une fbibiete extrême des yeux pojur :(o) Ob&rv. tiv. I. de


Ïc rc~c de fa vie(jp): & Je premier eSet de la, ~t ett &uvent l'a. yeuglement. En gênerai dat~s les aNbi. bIMemens de la vue~t dans fes i~cg~Iante&~ diUM ~ng~s~&~io~ des paupi~M, il faut 'faire la plus grande attention à l'état de l'e~omac & des premieres voyes. M. Wn Y T T parle d'une femme, qui dès qu'elle a des acides dans Fe~omnc ne voit plus les objets ou'à travers un brouil. lard épais, qui le dinipe par le vômif. iement ou par l'uiage de quelque absorbant & d'une autre dont les pau* piéres & les yeux s'en8ammcnc dès qu'elle a mal à l'eKomac (~); & FinBuence des vers qui font dans les inteftins ef!: extrêmement marquée fur les yeux, qui ont alors une espèce ~'eclat vitré, différent de leur brillant naturel la pupille eft fouvent plus dilatée, & il y a quelque choie de gê'n~ dans leur mouvement.

Les afcarides mêmes peuvent produire cet eSet (~).

(p) Dcc<c~. ~Mf. pag. e~.

~) ïo. pag. 22.

( r) Fan P H EL s~ M ~M.

<n~ ·.


S. 28. Le confenfus de l'e~omac "& des int~ins avec tes o~~ e~ moins marque; (car -il ne ~aut point lui attribuer, comme <M "ht ~it màîà-propos, le bon enet des diarrhées dans les Surdités ~) on. en a cependant quelques exemples. Les bourdonnemens des hy&enque~& ~cs hypocondres paroinent dépendre ~e retat des vifceres du bas ventre plus que de la mobilité générale. M. ~M Boscx en a vu de fi forts que le malade comparoit le bruit qu'il entendoit aux vagues de la mer violemment agitée, diuïper après avoir rendu

quelques vers M. PH&L~M a ob-

ierve une furdité qui revenoit périodiquement & qui céda à !a de~ructïQtt des afcarides, & Pon a robfervatiQti d~un malade, .qui avoit.un.abc~s dans l'ettomac, & qui eprouvoit fréquemment des douleurs~comme 6 une Ëèche eut couru de ForeHIe. gauche au uege du mat(~).

Uinnuence de PeM:omac fur ~e.M? eft marquée par les faunes imprégnons .odeurs qu'occauonnenc ionvent J~) Voyes RA.HN $. so. w


vices dans i~e~omac & dans tes préornières voyes, & dont je parlerai en traitaNt des erreurs des fens; i! !'e<t ~ncofe par ce$ dctMïtge~iibny prc~ qu'in~pportabtesau nez qui tourmentent (buvent ies en&ïM attaques des ~efs; j'ai été conMte par un malade 'qui toutM les fois au'H a pris de !a manne e~ obHgé d'oternuer tcès.~bavent }u<ques.a-ce qu'eHe ne <oit: plus ~daM Pe(tomac,& jetrouve dans une .tMs.~oïme di~ertatmH fur reternue. Ment, par M. le D. PoR TA, mo<i ~oï!cgue& monamt, rexempte d'une jemme aui .étoit très-peu Mn~bÏe é reKet des .fternatatoires, mais qui dès qu'elle avoit avafie la plus petite 'quantité de vin d'Efipagne éternuoit vingt ou M'ente ~bis(~)< On rappor. ~te la 'iympaehie de Pe~omac avec Jes narines p!uf!eurs autresfaitsqui ne ~ne paroiSent pMnt~n dépendre~ mais ~qui deanent à d*autres causes. Les lon~iotM de l'efiomac viciées, tesTnao.vaiies nutneurs dont il peut être ta~piue peuvent avérer toMte la machine~ (<) M. B. PoRT~ ~w< Basic t?~. ;pag.


~ferangef toutes les fbncHons, t pro< ~duire une multitude de ma!adies dinca'entes dans prefque tous les organes; mais c'en par une marche abfotumentdinerente de celle du con~en~us, & qH'it ne faut point confondre. Une "douleur dans fe(tomac change d'a. bord le vtfage< maigrit, decobre, 1 bat les yeux ~ne douleur dans les inte~ins produit !e même effet; des di« gelions penib!esdeterminentfbuvent 'beaucoup de ~ang au vifage après'!e ïepas à !a longue elles y font ectotre des boutons; totts ces faits depen. dent de FeRomac, tna!s ce ne 4bnt pas dès-faits qui tiennent uniquement la fympathie.

$. Uy en aune bien mar~ue~ entre les premières voyes & les levres, & HïPPOCRATBS l'a indiquée; le tremblement des ïevreS) dit.il, annonce des évacuations ibilieufes («). HOY.HBR confirme cette deciMon j~ar une belle ~bferwation (;f). J AC o(~ ) Coa~ yr~~ Uv. ;a. 'Se~. e. ï~. jEdit. jACOT'u. pag. 14.

<(~) Vid! cui in gm~i morbo id~co~ Hgent J~bonbat e febre hiberna, n)a<


Tius Fexptique dans le mémo e~. droit ( )t & connrme d<ms p!~ jGeurs autres. M. BoERHAAVB remarque que ce tremb~mcne d~ !evres, dans îacru~te des Sevrés, an. nonce prochainement de violentes co~u~ons, mats que s~t ntrvtent après tes Hgnes de codion, i! annon. eequ'it arrivera dans une demi.heu~ ye un vômt~ïement ia!utaire; & M. ~t~SwiETEN ayant vu un jeune homme épileptique, à qui !a!evre infcrieure trcmb!oit: avant racccs, & dont raccés Hni~oitau moment oùitavoït vomi, it en conclut que le Cege du maictoit dans FeAornac, & il lègue. !'S"~< quates erant quac eo anno grana' bantur. Fngebantc)'ura,de!!rïum!ntefeuffebat, ïabrutnconcrahebatuf pf~um, demde re!!quas partes, aphon!a vacii,) ïat!o mends de(per~t!o. Ïnje~o cty~ere mo!Ii, <tuem ad terdaM horam retinutt, dejecit b!tto(a omnia m melius. (~ ) M~ ~o ~c/ 7~/MO/* p~~r ~ïorc~ ~vo/?7/ï~ï ~cc~Mï /M~Mo~n in ~cn~e co~M~f~ï, ~cy~ï~~ï C~W~~O~~ ~Mf <~T'~ ~~<ZMt~~e~M ~M/?P~. $o~ ~o~


~iten lui donnant tous les mois~pen~ dant Sx mois, un vomitif doux, ïe me:mc ~bir uti anodin, & <~ns l'entredeux des ~rtt6ans ~~).

Ce même confenfus qui in~ue fur les levres e~ tMs.mafquc fur tous les organes Mvaires au motnent où ~une caufe quelconque commence à irriter ren:omac, à occa~onner des comMencemcns de naufees, à produire une grande Sécrétion dansjes gtandes de Pefrqmac, ceUe de la ~aHve devient auïH plus abondante, la bouche s'en remplit & l'on Native -prefque tou. jours abondamment avant que de vomir.

M. ~M D~ BoscH a vu les ia. Hvations les ptu~ longues & les plus abondantes produites uniquement par les vers; & il eft tres-ortïinaire de voir les encans (ujcts aux vers avoir prcfque toujours la bouche pleine d',eau. M. ~M PHELSUM a vu uti paysan qui avoitune {aHvacion abondante toutes les fois que tes Afcari. des lui occa~o~noicnt des démangeaifons importunes & it ajoute que les (:&) ~~or. to8o. tom~~ .pa~


encans qui y ~bnt Sujets ont presque toujours les glandes ~a!ivaires engor. gees ~). Les crachemens des hyMri. ques & des hypocondre~ tiennent en partie à ce même con&nfus, en partie ~d'autres causes etranceres à cet article. $. )0. La langue eit encore plus fre.~uemment quêtes levres aNectéepar recat de !'eKomac & des premières "voyes & comme elle eR liée au la. ~inx par la communauté de leurs fonctions dans la parole, & au pharinx par celles de la déglutition )e ne ~eparertti point les effets du comen. ~fus de reftomoc fur ces trois parties. HïPPOCRATBS avoic deta obfer~ que t<? tremblement de Ja ~ngue an. noncoit, aMMi bien que celui des le.'vrcs, la présence des matières bilieu.'fes dans Fe~omac (~), & il a remar. que que dïUM les nev~es !e vômiMe. *mentrendoit d'abord la parole à ceux qui ravoMnt perdue.'FouBST~~ vit aun! un-malade muet pendant quin. ze jours dans Mnenevre vermineufe, qui recouvra la voix après avoM~ea-

(û) V. AAHNJ.

~A.) Ibio.


do beaucoup de vers; on trouve daim ,d'autres obfervateurs p!uneurs exempies de ces aphonies vermineu~es (c) yen n ai vu à di~rentes repri tes, & Tjn très. frappant chez une petite c!te de f x ans, qui dans un an eue plus ~de vingt de ces attaques., ette perdait tout-~ ta fois la parole & prefque la raifbn eMe étott dans une délation qui s'irritoitpar rimpo~bi!ite de par. hr, quitenoitdu délire., & qui du. ~-ott deux ou trois heures; comnte ~He étoit nue d'un père ~ivrogne & d'une mere très-brutale, je crus dans les premières attaques qu'elles ~toiene ta fuite de ~mauvais traite. mens, mais l'ayant &ivie reguHere. ment, je ne doutai pas que les veM n'en funent la caute la valériane me parut le vermifuge le mieux 'indiqua dans ce cas, & il la guérit 'radicatement. P'R o sp B R ALP i N avoit aufH remarqué que les embarras d~eftomac iatibicnt perdre Ja voix, & BAL<to N ï U s cite une perfoftne chez qui sun coup ~br re~omac produifit <cat ~.) Voyez R ~H N


c~t-. qui s~expHque ai~em~nt anatd~ nn~uemcnt, p'nfque t'e~omac & !e Jartnx tirent tours nerfs de td huitieme p~Tc. M. SA ~vAGK& cite une obiers'anon panicuitere de M. DM SAULSAt, qui vtt un eM~n~: que les vers rendirent muet & qui le fut pendant quoique terris; il ne recouvra la parole qu'après avoir rendu trente &c ver<! dans re~ace de vingt jours, il confcrvn même de la dt~Scuito a prononcer la lettre B. ( d).

$. 3r. LadifHcu!ted'ava!erc~auQI une tuitc tres-ordinaire du confcn. fus de reftomac fur le pharinx & ron voit auvent les personnes fujettes aux aigreurs & qui ont Je genre nerveux tres.mobi!e Ci elles ont man. gé des graines.qui ~e ranctuent, ou pris quelque boi~n flatueufc, on les voit, dis-je, éprouver un ~paUnequi les empêche d'avater, jufques à ce qu'eues ayent rendu quelques gorgces de ces matieres irritantes ou feule. ment quelques vents; & M. F&KREiN rapporte un exemple bien (~) C/M/, CM ~4'

pafï.;?79'


happant de cette fyrnpathie-; une 6tJe d'environ vingt: à vingt cinq ans perdit totatement tout~à'coup &

~ans aucun autre Symptôme de mata-'

dieîafacuÏte d'avaler quoique ceÏbit ou de liquide ou de &Hde !e trot. iieme jour eUe eut d'a~ïex forts mouvem~S convu~fs qui fe reitcrereM enfuice cous les jours & au bout de huit jours, Ïa tbibte~e ctoit au point de paroltre dangereuse. M. F&HRE~ apprenant a!ors qu'hn~cdiatement avant Faccidenc elle avoit eu quelques légers maux de cœur, que h veille eUe avoit mangé beaucoup de {ucreries, il ibubco!mnque quelque mau. vais levain dans Fe~omac étoit la eau. fe dc cet accident, & itcrutqu'ene fe.roit dégagée s'il pouvoit la faire vô. mir, mais ne pouvant rien lui faire ava!cr, it eut recours à la fumée de tabac qui opcracet effet, & !a faci. lité d'avaler revint auiH-tôt (~). (c) Hiftoire de l'Acad. R. des Scjen. t?68. M. FBRRBM parle au~ de quatre femMes qui toutes à la fois perdirent la facutte d'avaler, mais il ne donne rhittoife que d'une feule., & taMÏe celle des autres


$. 3&. L'action de Pe~otnac <ur tes nerfs de ces mêmes organes, en trou. btant la Kcre~on qui s'y &it continuellement., & qui !es entretient tau~M ~anïMës, peu€ ~produire une ~chere~ïe qui donnera le fentiment de la ~fbif; c'eft cette (bif dont M. RAHN a fait un article dans ~a bonne dinertatMn, & qu'il appeï~ con~etdhe!!e (/) teMe eft celle que ks hyMnques & ïe< hypocondres éprouvent fouvent ~ans aucune apparence de Revre, & qui cède aux anttfpafmodtques .& aux narcotiques bien mieux qu'aux ~boi~bnc a'bondan< tes; telle eft celle qu~eprouveMtfbMvent les enfans qw ont des vers & M. BROKLESBY a très bien VM ue !a iecherene de la bouche qui dependoit de l'embarras {de re~omac ~e dt~!poit après !'éme~que (~). Cette chaleur brûlante à Ja gorge qui tot:a!ementincomp!ette & ob&ure; <! Fob. fervation eut été publiée pendant fa viCt t elle feroit fans doute plus achevée. (Y) ~7.

(~ ) Oeconomical and ~~c~ o%M.f<ow pag. j:ï8.


tteceie fi Peuvent les acides e~ une fuite de cette communication d'irritation.

On peut placer ici Pinaueïtce de i'efbmac fur les mufcles qui ïerveM à fermer la mâchoire tnféneure & dont le ipa~me produit cette espèce de tétanos ~e M. de FouRC~OY prévint toujours fi heureusement chez les encans nouveaux nés, dans les Ifles <!e FAniérique en les purgeant d'a. bord avec le ~rop de roie mais .comme je dois traiter cette matiez ~iHeurs~ je Mnv'oyc~ c~t ~rdcie tout .ce qu'U y .a à ~n dire.

:$. 33< Ijc coi~entus '<~ f~oma~c ~eH: pas mo~ns marqua avec le poumon le coctMr & le diaphragme qu'avec les organes Supérieurs. Une ic. ritation dans. Fettomac en produit une fur les nerfs des bronches qui détermine ta toux. V<LHs avoit remarqué il y a tongtems que les alimens cMicites à digérer font tou~ fer les hypocondres, fans qu~l y ait aucun vice dans le poumon H y,a même des pcrfbnnes~ dont le genre Mer veux eft très déHcat, que fans être hypocondres foulent d'abord après


chaque repas 9 quoique ces repas &ient très.médiocres & compotes des mets les moins irritans & les plus digeâibies, & cette obfervatioH importance doit fervir de principe pour expliquer comment h confomption puimonaire cH: quelquefois une fuite des dérangemens de Fe~omac, & com. ment dans les commencemens elle peut fe guerir par de légers vomitifs. On trouve dans tes -ouvrages de M. A L B ï N u s l'exemple d'un foldat qui ayant eu une ptaye dans le bas ventre, qui avdit ouvert les intefHns~ avoit un anus artincie!, & qui toutes les fois que la membrane interne de i'tntc~in fe trouvoit expotëe rair, etoit fur le champ attaque d'une toux qui ne Bniâbit que quand l'in.te~in étoit réchaud (~).

$. 34.. On verra aiMeurs que l'a~hme & !a coqueluche ont quelquéfois leur caufe uniquement dans t'e~omac, qui agit fur te cœur d'une façon tout auiS marquée que fur les poumons & je 'fuis perfuadé que tous les Médecins (~) ~/M<~ ~M~/n. L!V<$. chap. pag.


observateurs ont vu que h plupart des iircguhritcs du poulx tiennent aux causes qui irritent Fefbmac ou les inte~ins; auŒ elles cèdent trcs-ordi.nairement aux évacuants & aux Koma. chiques M. FMRË a T)ien vu que les intermittences fur-tout indtquoient prévue toujours un befoin de purger & M. S EN A c établit que rettomac eG: une des causes les plus ordinaires des palpitations dans les perfonnes më~es dont tes autres partics ~nt les mieux constituées, & il rappelle les exemples de M A L p ïen i à qui les légumes, & de Simott PA v L l à qui les pommes donnoient de fortes pa!pitacions, ii connoi~oit !ui.mème un homme à qui les lentilles en donnoient d'abord (0~ i mais il'étoit-ce point en gon~nt l'ef.tomac & en occanonnant une gêne au mouvement du.diaphragme & du t coeur ?

Les defaUtances font encore une ~ite auez ordinaire des embarras ~efbmac, & presque toujours elles fe terminent au moment ou le ma!a!Ii (<) Traitédu ca'Mr L!v. 4. ch. n. {. ·


de a pu vomir; fouvent quand eUep tiennent à cette caufe,tous les recours: pour ranimer !e malade ile ie rani~ ment que pour quelques momens, & il retombe conftamment juiquesa-ce qwe~ ht NattM'e ottfa~ayent ope~Fevacuacion de ces matières, dont l'irritation fur l'ettomac produifbit ces fbibte~es.

Le hoquet qui a prefque tou}our~ & cau~e dans t'e~omac & qai eH: une maladie du dtnpbragnse & FaRhme convut~f qui cft une maladie du diaphragme autant que du poumon dépcn~ dent auiH tres-ibuvent de Pe~omac; j'ai vu ptuneurs perfonnes qui en etotent attaquées, à qui tous les ati~ mens dimcites à digerer pour leur ef. tomac, en donnoient d'abord une attaque très-forte.

$.3~. Le contenus de re~omac & des iMettms fur le foye eft trop fouvent marqué par les effets des. cmétiques & des purgatifs ou or. donnés mat.a propos, ou trop forts, t qui produifent un ~paHne dans tous les conduits excrétoires de la bii~~ & en empêchant fbn cours produi.


&ntune}auMn!e, & quelquefois même JaiHcnt un germe d'obKrudton, qut détermine à emptoyer de nouveaux évacuant, dont l'effet contant, ait bout d'un ~rtMn tems. e& d~ j~Mec le malade dans un état incuraNe. $. 3~. Les reins fottt auHt tfesaSedes par reMt de reuomac, & r<m femarquc tous !e~ jours, chez les pecfonnes qui ont le genre ncfveux <?. licat, que R quelque chofe moteiM re~omac~cHes rendent une quantité pfodigieu~e de cette urine-limpide qui cara~erite les <natadtes nervea~cs, & qui fert ttes~uvent à )uge~ <t tes ma. ladies {ont Sympathiques OH ne le ibilt pas. Les inte~ins ont !e mente genrç S'adion fur les reins, & les viotentes coliques les ferrent quelquefois au point qu'il ne paHe pas une goûte Burine auiR iongtems que l'an ibunre. J'ai vu ici en !7<?4 un malade presque {eptuagenaire qui avoit un diabète très fort depuis ptuGeurs années; t tout-a-coup fans chute, fans toux fans effort, il fe forma une hernie du côté gauche i & depuis ce moment le diabète celfa entêtement, ce qui


ne tenoit certainement: qu'à un chan~ gemcnt dans Padion des nerfs. $. 37. La fympathie adive de PeC.. tomac fur Pucerus ne fe mantMe que ttop ~uMent ~i* îcs e~ets chcux des erreurs de régime que !cs femmes délicates commettent à l'époque des régles & par cehn des re~ Mcdes émétiques ou purgatifs adnn<. ni~res incon~derementM ia mêtneepo" que;, une boifïon.trop froide ou trop rafraicht~nte, tm aliment aigre ou trop pe~nt~ un peu trop de fruits~inA~ent pour arrêter tout-à.coup les teg!cs pour donner des coHques pour Jaincr le germe d'une longueiupprefHon & des langueurs tes plus ~chcnfcs il en ell de même de plu~eurs remèdes donnes dans ce tems là & qui ont des effets fâcheux. $. 38. Le content réciproque en. tre !~e(tomac & les intestins <'n' démontré tous les jours par la ccnation des douteurs d'tnreftins dès que l'on a avn!e quelque adouci~ant; par la cef. fation prompte d*unc diarrhée opi<. niacrc~cn buvant quelque chofe de très-froid; par ie dégout, <cs ilaufées, t les


jcs vominemens qu'occaSonnent de& coliques un peu fortes.

$. 3~ L'e~omac & tes intettins exercent au& uM conien~us tfes-<aar~ que fur les mufctes qui fervent au .mouvement des dineretM ntembre~. Le tétanos avec toutes fes efpeces, pro. duit par différentes ~auies d'irritation dans. ces parties~, en c~ une preuve ces panly6es 6 fréquentes après les coliques de Poitou n'pnt pas d'autre caufe. Un marchand & platgnit à M. CAMMR d'une immobilité dans le carpe qui le gênoit extrêmement en écrivait, t & PoMigeoit à pou~ïer fa & main droite avec L'index de la gaucher on avoit employé inutilement din~reas remèdes M. C A M p B ayant )uge que le mal dependoit d'une acre. te dans les premières voyes entre" tenue par les mauvaiies digérions, r!c traita en confequence & le guérit (~)~ & cette observation rappelle cette que ~ai donnée aiiteurs fur rcnet du caSc, dont Fufage occa~onnoit un {pafmc dans tes doigts, qui empè. choit décrire :M. CAMPEK a auN

(.

(~) DMM~. tom. I. ch. z.


~es~bien remarqué que la cacochiMe dans les premiers voyes occaHonnoit desipajtmea dans les extrémités in~ Yieures~&quetesa&andes occaHon. noient chez !es enfans des convuMons dans tes cuides & dans les jambes (/). Avant que de finir l'article du confenfus de rdbmaCt t je dois Mmarauer que ri ce confenfus a des effets fi fouvent âcheux, il en a quel.quefois de &vorabïes c~ ainS qu'utt grand nombre de médicamens étendent ïeuM bons effets fur les parties les plus eiotgnees, quoiqu~h n'agirent que fur re~omac ou ~ur les inteMns~ M. HoFMAN le prouve par les faits pour les anodins, les cal. mants, tes lavemens adouct&as. te kma, les martiaux (~): mais ces obfervations ne font pas nece&tMs ici, & il n'y a point de Médecin qui n'ait pu les faire tres'&uvent.

(0 Z& L ch. ).

(~)Dc<:o~a/~ar~~t~<ec~ jM~o~«~r<w~/M~d!s~Haieï7<7.

ï


D~ Jtf~

~o. Le mefentere e~ Te Hegc de ptuneurs des plexus nerveux qui fe distribuent à tous les vifceres du bas ventre, mais it n~y a pas un grand nombre de nerfs qui s'y epanou~enc, & il n'a pas, par t~même~ une ex.trême ienubiïite, cependant il peut quelquefois être le ~ege de dou!eurs a~ iezfbrteS) qui peuvent occadonner, en communiquant leur irritation nu genre nerveux, des jaunies & des vernie iemens. On a trés-bien remarqué que la cacochiïie du mefentere ajfÏbib!it!es muicles qui fervent au mouvement des extrémités inférieures ~), & qu'eHe donne des douleurs & des pointeurs de genou; j'ai vu un homme, d'ai~eufs cres-bien portant, mais ~ujet de tems. en tems à des diarrhées, qui font toujours proêgées quelques heures à Favance, par tant d'engourdinement & de peianceur dans les jambes qu'il les croit enfles; des qu'il a eu quel.ques felles le mal pa~e~mais ce ne (~ï) G o R T E R Med. htpp.}. !}o.


font pas proprement des eNets <yn~ pathiques un rameau nerveux conH-. derabte bteo~ dans le méfel1tere occa<. ûonne des a~cidens mortels.

y

j~ $. ~T. On a aceri~e la ~mp~ tMe qu'exerce le Foye ptuGeurs phenotnene& qui ne dépendent point des Merfs, tels que fon tnâuence fur la tate, la gêne que fes maladies apportent à !a re~ptradotrje dérangement des. digérions, mais elle en opère cependant de réels & telle eft cette douteur à répau!e~a~ez fouvent très-~enubte, t que l'on remarque chez !e plus grand nombre des malades qui ont quelque vice dans le ~bye~ douleur qui m'a quelquefois iervi à découvrir ces vices qui s~annon<;oient à peine par Vautres fymptômes elle e~ ane~ contante, quelquefois cependant elle ceNe pendant quelques temps; !'anatomie montre Ja route de cette com.munication par l'union de !a qua~tficme paire des nerfs du cou (o~ (o) Voyes tom. L §. 66.


NBRV BUS JB8. ÏOÏ J)~ ~t~t~ À ~m~t~

'E!

~qui envoyé des rameaux à Fepa'u!e, & qui en fournit au par (es ana~. tomofes, pour ie diaphragme &po~ !e foye. M. W H T T a vu dans deux cas !a ~ppuration du fbye produire !a fbibleue & Fin ïen~biHte du bras, de !a cui~e & de jambe, du côte droit (~). i Les gonSemens les obftrucHons, j rinaammation, les abcès du fbye g~ S nent re(bmac, le font iouHrir, a!té. ~ent fes fondions, tout cela eit me. chanique, c'eft Fe~t d'une ~mpïe preHto<n mais indépendamment de toute preHton, t U e& oo~b!e que. les vices du fbye occauonnent des douleurs d'e~omac par la nn)p!e irriration des nerfs.

Les calculs biliaires, en entant !a ? ~eCcute & le canal cholédoque, entrai. ~ent des convulHons qui produifent -des nauiees ibuvent même des vô~ninemens conudcrables & &r-tout S une douleur 6x0 prcctfement au creux S de Fe~omac, qui fe reprodm{ant con~ 4 tamment à chaque accès avec une nou. $ velle force, t & ne celant même jamais entierement dans rentre'deux~ (p)$. n.K\K. pag.


.fournit un caractère prefque ~r pour diftinguer cette caufe, &qui devient

immanquable ~H e& joint à la teinte

jaune de !a peau, à !a teinte brune

d~s urines, peau, couleur griie des

des urines, & a ta couleur gri~e des

felles. On a vu cette douleur fixe au haut de Fedomac, durer longtems & être fi forte qu'elle deven~t une vraye cardialgie elle occa~onnc quelquefois une gène habi.tuelle dans la respiration, nnr.tout che~ les vieillards, & RAI6ER a vu un aubmetres-cruet qui parut ne pouvoir avoir d'autre cau(e qu'une trés-grone pierre dans la ve~cute du fiel. LLïs attribue auïH un anhme, qui en. nn devint mortel, à l'irritation de la véhicule qui renfermoit pluneurs caicuïs (~) & j'ai Joigne, pendant les dernïers tems de fa vie, un homme âge d'environ Soixante ans, chez qui quatre calculs dans !a vencule du fiel, ont occauonné pendant plus de huit mois des attaques réiterees des %a~ mes !es plus violens dans prefque tou. tes les parties du corps, excepté dans les reins & dans la vefne quand its attaquoient la nuque ou les mufcles de (<?) ~p~c/ tom. I.pag. & ~s'


h poitrine, les douleurs etoient atro. ces, & le malade n'a jamais eu de ibu!~ gcment marqué que par FeNet de l'opium~ qui le perdoit même fi l'on y revcnc~t pluBeurs tbM deMte il n'a jamais eu de jauni~e, ni même de teinte jaune. Des reins des ~c~y S. 4. M. S E N A c paroit s'être trompé en etabÏiMant qu'il n'y a pas de parties qui cauie plus de deran. gemens fympathiques que les reins; Pe~omaç & l'utérus e~ produifent furement davantage; Mais il eft ce. pendant vrai que leur état a des in. Nuences bien étendues elles font trèsmarquées fur la tête; BARTHOUN a vu le calcul des reins produire la migraine du même côté, & F o R B sT u s a vu des maux de tête opiniâtres naître de la même cauie(y). ÂDOLPH cite le cas d'un homme de quarante & quelques années à qui des dou. leurs de reins atroces, produites par le calcul avoient fait perdre totalement la vue; les yeux etoient très- (~)RBOA) pag. 214.


~paux & te m~ 'étoit une ~oute Sereine occaSoanée par -le con(enfus entre les nerfs des reins fi violemment

tourmentés par le calcul & ceux des

marqué que ceux qui meurent du calcul dés reins, meurent en convu~ ~on & en délire. Ils n~exercent pas ~ne a~ton moms fenubîe ~r ta poi. trine B A L ï. o M t u s~ ce &ge ob&r. vateor pariuen~ vit un maMe attaque d'une difHcutté de rèfpirer très. conMdcmbte, qui ne c~doit à aucun remède, qui ne paroiubit pas dépen. dre de rétnt du poumon, & que Pon con)e~ura en~n, t après rexamen te plus attentif, dépendre d'un calcul dans les reins; on quitta les reme. des pedoraux, on traita le malade .pour les reins, il rendit le ca!cul, & "la liberté de !a respiration fut entie. tementrctab!ie(~). LïSTBRavu la même caute produire une palpi. .tation habituelle, une douleur dans ta vdHe, avec un fréquent befoin d'uriner, une urine fort claire & un (~) C~. Nat. tom. e. obr. 87< <(<) Co~. Liv. J. Conf.


~rand dégoût. BAGLïVï avoit re. marqua que le poulx du côté du rcitt aSe~ étoit ptus pedt & plus fbible

jquef~u~re.

$. La empathie des reins & des uretères avec refbmac e~ une des pius fréquentes; la pierre dans les reins, & ~ur.tout le pacage des graviers con~derables dans les ure. tères, occa~onnenc des nausées con. tinuet!es & quelquefois même des vômi~emens crés.ibrtS) & en générât tMM pierre dans les reins dérange toutes les fondions de l'eftomac & des intenins il y a habituci!emcncdc. goût, ma!.atfe, gouvernent, ~atuontes~ .& fon a vu une fille fujettc à des doukurs continuettes de reins produites par la graveHe~ être tourmen. teepar une diarrhée habitue!ie, qu~ott ne pou voit modérer qu~en lui faisant prendre quelques cueilierées d~hui~e demandes douées ~K). PrsoN lui. même éprouva les vôminemcns Ïee plus forts pendant le panage d'une! pierre par l'un des uretères; mais les i<efbrts aidèrent le paHage & le vôn~ ~) C. Cent. ~bC 9~


fement cena au moment où le calcul 'fut tombé dans la ve~e (w).

S. La contraction du te~icule du m&m~ c6te e& encore un e&~ fort ordinaire du calcul des reins, qui ont aunX une Sympathie très.Marquée l'un avec Fautre comme on a déjà vu qu'il y en avoit entre îcs deux yeux, & entre les dents cor.fefpondantes des deux côtes; elle e(t telle que l'irritation des nerfs dans l'un des reins, prodmte par t'inSammation, Ja fhppuration, ou. plus ordinairement par un calcul, occa~onne un <pa(me dans t'autre rein y & produit une fup< preuton d'urine FaRESTUs cite un cas de cette efpece (~ ) & Rï 0 L A N dit qu'il a vu pluueurs fois que l'obftrudion d'un rein rend Fautfe tout~à. fait inutHe, E T T M u î..LER,MARCiiETTIS,HOFMAN ont reitéré la même obfervation & il y a peu de Médecins employés qui n'ayent eu occa~on de le voir par eux-mêmes, aitiG je me contenterai (~) Obtcrv. ~e~. 4. ch. &. pag. ï~.

!02.

(~) Liv. ob~ i<?.


d'une teu!e observation de B A G L ï v ï qu'il eft tres~important de connoitre. Une femme âgée d'environ quarante

ans~ fut attaquée d'une douleur du

tëin gaucne avec vômï~ment, fup- preHion d'orine, & tous les fymptô~ jnes qui cara~en~ent le calcul des reins rien ne Ja ~uïagcoit, la dou. leur devenoit tous les jours plus vive, ,eHe avoit !e même fentiment que H on Peut ferrée très-fortement autour des hypocondres avec une ceinture; la respiration étoit convu~ve elle avoit de fréquentes convutuons internes 19 mais fans fievre le ieptieme jour tous Ïes Symptômes empirèrent elle éprouvoit entre !'e~omac & rom. bilic des douleurs au~H vives que fi un chien l'eut rongée 1, ennn elle périt le onzième jour dans les plus fortes convulnons. Le cadavre n~oitrit d'autre vice qu'un calcul de la grof. fcur du pouce, partie dans le rein, partie dans Furetere gauche & la malade n'avoit jamais éprouvé de dou. leur qu'au rein droit qui étoit en bon état. Cette observation fu~roit fente pour prouver 1, comme je l'ai établi plus haut que ~a partie qui e~ ie


~egede la caufe maladive, n'éprouve fouvent aucune douteux pendant qu~e~ ie en occaSonne de trés'vives ailleurs. $.4~. La vcMte extremestent ~e~ ?Eb!e peut communiquer ~bn irritation tout le genre nerveux, & quand le calcut eft venu à l'irriter con(idefab!ement 9 il ett très .ordinaire qu'il en fe(uhe des convulfiona générales mais le confenius le plus marqué c~ .avec rextrêmit~ du gland le calcul ~e la ve<He y produit p~eique habituel. ~empat une douleur & une déman~eaifbn pénible, qui font un des ~ara~eres les moins équivoques de L ~ceMe ma!adie ;&M.WHYTT L yarte d'un malade attaqué d~un uÏ~ere a la vefHe, qui pendant que t Burine couloit renentoit non ~eu!e-ment une douleur vive au bout de 3a 'verge comme ceux qui ont la pierre mais de plus cette douleur 3eÏcendoit te iong des cuiiics & des jambes, & lui ~ai!oit fentir à la plante des pieds la même douleur que -~tUes avoit eues fur des ~h~rbons aryens ($.). Un enet que je ne puis ~) S. <~ N*. tt$. pag. a~. J


expliquer que par ce confeh(us, c'e~ ce que j'ai observé chez une femme qui ibugrit bngtems d'une pierre

dans ta vc~e, ~îe gvôi~ pretqu'haBi.

tuellement une ~ueurtres'abondance~ tout autour du bas ventre & des hanches, fur une hauteur de ~x ou fept doigts, comme une ceinture, & quelquefois les douleurs les plus vives de la veHie fe dtiRpoient Mm~à-coup par !a ~rmadon d'une tumeur Mes-doubuMuÏe au haut d'une cuu!e; fi après avoir ~buftert beaucoup pendant quelques heures, eHe pouvoit s'endormir, à fon réveil la tumeur & la douleur ~voient difparu, & eUe ctoictrcs-bie~ Je vois ac~ueUement un malade qui a en général les nerfs fort délicats ~ais iur-tout J'orince {uperieur de re~omnc extrêmement aHe~c, & qui toutes les fois qu'il urine ou qu'il ~a à ~etie, éprouve au moment du paC. iage des excrémens un mal. ai~e tresmarqué dans cette partie. qui de'là ~c ~hit quelqueibjts Sentir dans tout Je corps.

.~f /'ï~ ~y Le con~cn~us de la matrice avec h jplupm des autres j~Mics


après celui de Pe~omac, premier qui ait frappe les ob&rvatcurs: Hxp. POCHATES avoit déjà vu fon in. ~uence &r h tête, G ïM s'en ef~ auui occupé (~), & a voulu expH. quer mechaniquement partFanaRomole des va~aux, & furtout des vd. nes, celui qu'it y a entre les feins & Futerus depuis lui on Fattnbua à Fana~omofe des artères ( ) s (c) Deufupartium ï4.ch.8. CHART. h 4. pag. 64). & de different. Mnaf~w <2~ c~. 8.

(&) On a voulu, il n'y a pas vingt ans, t faire un très-grand honneur à un célebre Anatomï~e de cette découverte qui avoit été vue par G A n E N, & qui a été ad< m!(eprefque généralement par tous les ana. tombes ;BUSTACHE,CASSERÏUS, BAUHÏKtBARTHCHN~NuCK, VERHEÏBN, WtN8tOW,&c. !'ad~ mettent généralement ;M.'WlNSï<ow cA poCdf fur ï'ana~ojnote non cément $ des artères, mais des veines VESALB~ L A u R E N T ) J u N K E R ont nîe ces ana~ tomofes K u L M re~e indéc~ comment ~xptiqMer ces contrarïetes ? On ne Je peut que par la varieté qu'H y a dans ia di~B- bution de ces anaftooto&s dans dï<Ïerens cadavres. Celles des artères manquent queL. quefois, J ceii~ des veines auvent & en g


mais cette ana&omo& des artères manque très-Jbuvent, & M parolt point propre à rendre rai(bn de tous les phénomènes de~ cette Sympathie, <qui font extrêmement marqués, foit dans les momens de de~rs, (c) foit à Fepoque des regles foit dans les fup.prenons maladives, foit dans le tems de la gro~e~e dont le gonflement des feins cH: un des Hgnes les plus certains; & HïPPO&RATE savoit dcjà très-bien vu ces rapports (~). $. 47. Un autre contenîus tout auUi marqué, c'ett celui avec FeRogenerat eHes (e font par de très-petits va!C.ieaux. Ce confenfus ne peut donc pas de. pendre, au moins en entier, des vatHea~x, t malgré tout ce que l'on a dit pour le ptouver & M. M A R H E R R détaille trcs-exac. temcnt les raMbns qui démontrent qu~ ne dépend point de ces ana~omotes, mais que les phénomenes que Fon attribue à ce confenfus tiennent dans certains c~s, àFaugmentation générée de la pie. thore dans d'autres à la umHttude de l'humeur Csparee & furtout aux nerfs plus qu'aux vaiHeau~. $. 6~7.

( c ) y~o~fo ~/?~ ~~o c~ï ~!C~. co~r~~<f excitent. Gaip. B A U Il J N /~M~. n~~r. 1. 2. ch. 4. O~c'~M~f~M~~ ~~n~


mac c'c~ ce confenfus qui fait que trcs.<buvcnt dès les prem'ers jour. de la conception les femmes éprouvent un~out~dcs nau~es, dM vtnnitre;'

mens qui durent fouvent ptuueursmois (c), & qui paient quand Futerus a acquis un autre ctat & produit des fymp. tomes dtn~rcns ta même cau(e produit auHI quelquefois ces goûtsdépravés que l'on remarque chez que!ques femmes, t qui fout cependant en gênera! faibles & rares par eux-mêmes mais qui deviennent vifs & monstrueux che~ tes femmes qui les écoutent.

Les coliques menftruetïes occaGon-

ncnt fouvcnt des vômincmens~ & je<: naufées continuelles font quetquefbis un des premiers Symptômes que produit rinnammacion commençante de la matdce après les couches; l'oH s'y méprend $ & H Fon attribue ces

s nep

~C ~~MC~J~f, !M t?0~ï/~< ~7/C~~ per O~CC~~ <7<?/?ï ë E T M U t, L B R 0/7~. f/~o~ Liv. 4. Se<ft. pag. to~ (c) ~/M//< M ~~o~cfc~nw~ ~A' <0~ ~<2C~~ ~/7< ~0~. Liv. s. %pb. )7. V~MMMi ib. aph. 39. ~o. M


sautées !a MMe~ de Fe~omac) la ~atade eft perdue. (/).

M. S T A H L vit une pertonne & ~i une payeur ~ppriMa tout-à. coup !es régtes: eue tomba d'abord dans une cardialgie accompagnée d'un fentiment d'étouiïement cet état ~e ? changea en vôtniiïemens, qui dimiauoient toujours un peu quand les regles paroi~ient & qui rêve notent j dès qu'eus avoient ce~e (~) t fait dans celui des couches.

§. 4.8* L'approche des regles che~ quelques femmes, ~hez d~autres !e tems de leur ecoutement chez de troij flemes leur ~utte, produifent fouvent des maux de tête tres-vio!ens, & qui ne paroi~ent dépendre ni de la p!c. thore augmentée ni ~e r~puiiement, Tnais uniquement de Pirritation que Tetat de l'uterus procure aux nerfs de la tête & Fon doit: remar. quer ici que quand la mobilité trunc partie eft augmentée, elle reHent & (/) D~r~. w~M ~~o ~a/ (~)M.BucHNER, ap~s avoir d!~ CUte la queft:on avec le plus grand ~bin, j conclut que le conienius entre Futerus & !'eM;omac ne peut dépendre que des nerfs. De M~ CM/M WC/ CO~/C/Ï/M. }. 2~


exerce plus arment les eRets du con.fenfus voiîa pourquoi à l'époque des regles les femmes éprouvent beaucoup p!us les innuences des csufes qui peuvent agir fur rutërus, & tes eifets de fon innuence fur les autres parties voilà encore pourquoi fon en. tend dire à pluSeurs femmes que tout ce qui peut leur faire du mal, leur arrive à cette époque puisqu'un cvcnement qui ne Jes auroit point aSec~ daas un autre moment, les aRecte beaucoup dans ce!ui.!à; dans d'autres temps elles rauroient à peine appercu; à cette époque i! Ïes bou. Ïeverie.

CRATON, LANOÏUS~ET. M U L L E R raccordent à reconnot. tre que les anections de Futerus ont une iaRuence marquée fur la tête & occauonneni fur-tout cette douleur au fommet de la t&te, accompagnée d'un fentiment de froid qui eïfex. trêmement incommode aux femmes hiftériques. On a vu à Chemnitz une jeune femme à qui tes regles man. quoient, t & qui à l'époque où elles devoient revenir, étoit attaquée pen. dant trois jours d'un cternuement B


fréquent) qu~eUe ne pouvoit presque ni manger ni boire, ni dormir. (&). $. 49. L'état de Futerus a auŒ une in&uence marquée fur poitrine & beaucoup de ïemmes, fur. tout de tres'jeunes personnes, ont pendant les regtes une légère gêne dans la respiration & touMnt ~équemment. Mais ians detaitkr davantage Fin. ~uence de cet organe, on peut dire q~eUe ett très-grande fur tout le genïc nerveux les anciens qui le regar. dotent comme la caufe des vapeurs imputoient à ce coniènfus tous tes ac. cidens que l'on remarque dans un vto!ent accès hytterique; ils fe trompoicnt en le regardant comme la feu.le caufe des vapeurs, elics dépendent bien plus fouvent d'une caufe diite. rente, maisit c~ cependant tres-v~ai que ia feule irritation de Futcrus peut produire tous ces accidens, & même de plus fâcheux puisque l'on verra dans le chapitre de FepHep~e qu'il y en a de veritabtement utérines, & en gene< ra! H Futerus en: caufe dej?~ ~~wc, (A) 7~Mï. C. N. Dec. a. OM. 8. o~ ï~.


pour me fervir de rexpreu?on D'HtP~OCRATES, c~eft en grande partie par Ïa Sympathie qu'i! exerce fur les autres

organes .qui fbncdïver~menr anno-

tés par les diSërens états dans !eique!s il fe trouve, ou par fes diiSrentcs Ma!adies crgantques.

On a vu dans un des chapitres prece" dens, qu'it y avoitdes femmes à qui ~a gro~e~e donnoit de fréquentes at< taques de convuÏMons pendant toute fa durée, ~M que Fu~erus cil cprou. ~vat lui même aucune, & cet enct <~ confen~us eft fâcheux; maisc'c~ par un e~ïet plus favorable de ce même coa.~en~s que M. P B T ï T eypMque trèsingenieufement un phénomene de Ia fin de !agronene; on remarque, dit-il, 9 à cet époque que le ventre s'anaiue, & qu~en même tcms !a femme fe fent plus de bien être, la ration en ea que l'accouchemeat, comme toutes les operations de Ïa nature, feprépa.re quelque tems avant que d'être tenub!e pour nous; cette premiere & infenh~e contraction de la matri. ce pane d'abord aux nmfc!es du bas ventre, & s'étendant tous lesmur. des du corps, augmeMte leur ac~oa


& par. même Ïe bien être de la

ma!ade(~)~

$. ~o. Les parties génitales chez ? l'homme exercent aum leur adion Ê, ~urtout~gcn~Merveux; on enverra des exemples dans ïe chapitre de Fopitepne & dans quelques autres. A M A-. TUS (~) & ~~WtBLL (/) parlent de deux hommes que !e dcur ? Mbttctccnuer, &Th. BA R T H on N & de p!u~curs autres qui cternuotent après favotr Satisfait (~ Leur in. ~uence fur les organes de ia voix eft ex~mement marquée j'en ai parï~ en démit dans un autre ouvrage (M); ? e!!e s'exerce évidemment fur Ïa poi< puifque, comme !e remarque '~M. REGA) on a vie ibuvent qu'en < ~appUquant des linges trempes dans vinaigre fur Ieste~icu!es,on arrê. ~toit promptcment une hcmoptiHe. ~Le gonCement dés te~icuïes produit &% ee!ui de toutes les gtandes mg~naïes.

( i ) ~O~C,/Mf M~< /C ~fC/MM. /'<!<:<:oMC/<. pag. 78.

(~) 4. 0~ 4.

(~) 2. o~ pag. 4~.

M ~~ï) Cc~. o~ 99.

(~t) ~MfC~ /a WMC WMf, ? ~MM~~C~


ARTICLE V.

D~ coM/M~ ~M~.

$. ~MrritatïOtt~one partie (!e !a peau s'étend aiiementà toute la penu, & fe communique toutes les parties dont tes nerfs viennent des mêmes troncs, & même à tout le genre ner. veux; c'eH: ain~ que le froid de pied donne une fripon général & que l'application de l'eau froide fur que!. que partie peut, en occasionnant te ~er< rement ipafmodique de la peau,produi.re celui des vaineaux & arrêter !es hé. morrhagies (o) $ c'ea: à ce même princi.pe qu'i! raut rapporter en grande partie les effets des veGcatoires mais fon effet le plus marqué e~ fur les glan.de c'eQ: à Faction des ner& cutanés (o) Comme te confenfus n'e~ point égat chez tous les hommes il y en a chez )etque!s cet effet peut très. bien manquer, ,1 & alors rappHcadon de l'eau froide ne fa!. fant que refferrer la partie fur laquelle elle i~ fe fait, au lieu de diminuer J'hémorragie elle la rend ptus abondante 1 aïnt! cerc- mcde eft tres.équiyoque & peut quelque- fois nuife.


tur les nerfs des glandes qu'it faut a~tribuer leurs gonflements ri fréquents dans les irritations de h peau; chez les enfansquio~Ia~che~toutestesgtan. -i de$ du col, de la nuque des oreilles font conuderabïement engorgées; dans quelques endroits on les appelle des abreuvoirs parce que communément: on les regarde comme !e ~byer du ~mal, ïe réservoir d'où partent les humeurs qui s'écoutent par tes pores cutanés, au lieu que cet engorgement e~FeSet de l'irritation de !a peau ou des autres membranes cutanées c~ ainit qu'en injedant des liqueurs acres dans les narines on produit une mor.ve artificielle, qui fait enfler les g!an< des fublinguales tout comme la vraye morve (~).

J'ai vu une <brte gane des mains produire des ~ngorgemens fous Faifelle & dans les mufcles ~echi~eurs de l'avant bras, & un furoncle fur !e tibia occa~onner un engorgement très-fort dans les glandes des âmes c'en: par ta même raifbn quet'inocutation aux bras ou aux jambes produit (j?) Mem. de 1'Acad.R. t?~~ p9g. 46.


que!quefbts un!cgcr engorgement aux glandes des ai~eties ou de~ aines $ & qu'un !eger chancre au gland occaflon~ .ne dëfbîïboïTs; ~n v~s~Ï~ jours en pratique d'autres faits qui (!epen. dent de ce principe y & qui mat expïiques font commettre une mu!titu~de de fautes dans le traitement mais. fi l'irritation de !a peau peut fe communiquer aux autres organes, il e~ vrai au~it que ron fe fert untcment de ce coni~nfus pour diminuer rirrita~ tiondes autres organes en amol!i~nt la peau c~cft ain(i, je l'ai déja dit, que tes fomentations partielles & que tes bains j tiedes exercent une partie contra' ble des bons effets. que Fon en re. rnarque dans presque toutes les ma!a- dies ipannodiques internes. $. ~a. L'engorgement des g!an~ j' des peut, par Firritation q~ii pro. bj duit dans les nerfs, occa~onner des accidens, i mais qui ne font Jama~ une u!ceration. M. MoNRO expïi- que, par la distribution de la. &con. de paire cervicale au RernomaMdien~ à la parotide, aux tégumens du cou~jM au releveur de l'épaule, aux exten. &urs du cou & de la tête ~pourquoi

dww

aI1I i 5;


dans reng~ement de ta parotide la

nuque ibuSre jufques à Mpaute, &

a tête eft tirée fur Mpau!e du même tôté ( ~) }e <:onnoîs uti hom me àHez bien portant qui, quand il 8*eH tait rafer la tête, éprouve une fi grande icritatîon dans toute la peau qu'il craint à chaque in~ntde prendre des convions, & it a eu quelquefois de très~égeM mouvemensconvu~ts dans les M'as.

$. ~3. Les douleurs de la joue ou de la paupière occaConnent ordinaire.. tnent un ecou!ement continu de larmes du même côté parce que !e rameau temporal iupemcie! du ma. xiUaire iupérieur, après avoir fourni à la glande tachrymate, va fe perdre dans les paupieres & dans la joue. On a vu unç tres-Mgcre playe faite à la région des tempes par un in&trument pointu, occaMOïâner une pe~. hauteur insupportante de rccU (r); j'ai parle plus haut des accidens Sympathiques que cet organe éprouvoit par la Icuon du nerf furorbitaire ( g) On wrc~pag. ~t.

(r) ~?~/c/ tom. I. pag. 4.


&c'éft &r le Même principe qu'etoi~ fondée i'operation que T~UOR, cet adroit ocuii~e, avoit imagine cour

gueriria goote ~erein~ ~qui con&oi~

à ouvrk les. pnupieres autant qu'ii cft po0tb!eavec le ~cuïum ocuM, ~ire des Muions tresses, ~urrcci!atn. 6 6xé) avec un in~fuMenc qui eut la. forme d'une cueiHer & dont la fur. &ce futtravaiMée en Hme; opération que M. HEïSTER a vu rendre !e mouvement à l'iris, & que M. MA u~ CHARTy n bon juge dans ces matiefes, ne croit point devoir être né.goce. M. EooBR parte d'une, fu p. dite produite par une p!ave du maC feter mais les ienons des ner~ cutanés peuvent avoir des effets p!us. rendus: M. L E DR AN vit un hom. me qui reçut un coup d'epee au denus .1 du fburcii, la pointe entra à peine de trois Hgnes, parce que Pos Farreta, Maisen même tems il ientitBn engour. diMement geneMÏ qui lui ôta les &)rces, de maniere qu'il tomba à Ja ren. verte. Cet état dégénéra dans les vingt. quatre heures en une paratyHe par~i. te de tout le corps; il ajoute, en ï~ i- on a vu un homme qui avoit été aB&z


Mgerementecorche au vHage par une franche d'arbre qu'H taiHoit, auquel, il arriva à peu près la même chofe deux heures après ce côté du vitale enHa~ & !& machoke inférieure de< vint paralytique. Le lendemain la pa. Miy~o gagna le larinx & les mu<c!es voinns, de maniere que le n~tade niourut au bout de quetqucs iours ~s pouvoir rien avaler (~). L'n pe. tit rameau de nerf bleue en ~igt~nt

la }ugu!aire occi~cnne iou\cnt un

efpcce de torticolis.'

Les mameHes pleines & doulourcufes donnent fréquemment des dou. leurs de yeux, & j'ai vu une femme âgée qui portoit un cnnccr nu ~cin & qui avoit Je tic dnu'oureux être exce~vement tourmentée de ce dernier accident quand tes dou. leurs du feiu etoient plus fortes.

1

(~)LEDRANContu!t. pag.g~.SCHEKCK rapporte déjà !e cas d'un homme qu'une playe faite au fourcil avec un couteau peu pointu, jetta dans des convenons, des tremb!emens & enfu:te une paratyiïe prefque gcnen!c,qu! dura ptufieufs mois; la tan gué étoit aufU tfes.paraïyiee:obfen'. Liv. I. ~ra~ pag. 99.


Un témoin diene de foi m'a commune qu~ un cas de Sympathie rare & qu% mérite d'être connu: un homme gou. teux, après avoir beaucoup CmSert du~ bras e~unetumeMr dure Stuée~urt~ rayon, un peu au de~us du carpe, dès lors fes jambes fe trouveront G fbib!es qu'il ne put plus marcher, & il eproovoit fouvent de violcntes convu!~on& dans la mâchoire infeneure on empor.. t ta la tumeur; depuis ce moment te& convu~ons ne revinrent jamais & il recouvra la faculté de marcher. Des (ridions graifÏeutes fur le nont" bril ont C)u!age une (trangurie qui t réG~oit à tous Ïey autres remèdes. $. ~4.. Le confen&s des extrême tés inférieures avec les inte~ins e~ t: bien démontra par tes coliques & fouvent !a diarrhée, que le froid de pied donne aux personnes deticates qui s'en reiÏcntent fouvent dans rinC.. 1 tant même, ~ur-taut ri l'humidité e~ jointe au froid clles éprouvent quelques tranchées, & la diarrhée furvient, à moins qu'on ne pui~e la prévenir en rcchau~ant !cs piedsatems; effet E bien facile à expliquer dit M~ C A M- i


T E R (~), puifque la p!ante des pieds tire tes MCïfs de riichiatique, qui communique par 6x rameaux avec rintcrcoftaï dont lqs ince~ins tirent les leurs & qui a des communications avec ceux de tout ie corps. La Médecine a iu fe fcrvir de ce confenfus avec Succès. SAVAHARon, ? pour temcdier a une confttpatton opi~ niâtre du ~<' de F~&RARE, lui j confeiHa de marcher à pied nud fur ( un pavé de marbre que l'on avoit un peu arro~ d'eau ~raiche, & le Duc n'eut pas fait cinquante pas que le rc( ~ede agit (H)~ on a depuis cmp!oye fouvent le même remede, & l'on trou. ~`~ ve Surtout une obfcrvaMon trcs-deta~ lee dans les mémoires d'EdinbourgJ } ït ~eroit inutilede réunir un ptus grand nombre de faits analogues ceux que j'ai présente ~unïfent pour tenir ies yeux de tous les Médecins ouverts fur les effets du confenfus, qui font beaucoup.plus frequens que que!ques Médecins n'ont paru ie ccoire (<) Liv. 2. ch. ).

(M) REG A pag. 2~8. rapporte ce f&!t,

~mans de BRASSAVOU.


& qui par là même doivent être extrêmement bien connus. Je nuirai cet articte par quelques raits qui pa" roincnt !ies à cette matière, & don~ il en: bon d'être induit afin de ne pas fe livrer à de fauffes idées fur ta caufe~ & à de faunes vues dans le traitement, quand des cas analogues fe prcfenteront. VïRïOETqui meles~burnit~ avoi~ déjà bien vu qu'ils dépe!i< dotent de l'irritation des nerfs da~s un lieu eïoigné de celui où la douleur fe fuit fentir (x)~ fa premiere ob. icrvation en: fur une femme icor* butiquc qui avoitde Pembonpoinc, laquel1e ne pouvoit rien avaler fans avoir de grandes douleurs aux f!ancs; la féconde eft d'une jeune dame que !a fievre hcdique avoit rcduit dans !c marafme, taquene ~e plaignait J~ne douleur aiguë dans Paine, toutes les fois qu'elle mangcoit ou qu'elle bu voit: la troifiemc celle d'une 6!Ie de qualité qui à fix heu. rcsdu foir étoit attaquée d'une toux » a~ez prenante, laquelle étottaccom. pagnce d'une douteur à la partie ,) iupcricurc des pieds, fans en avoir t, (.<f) D~ M~< pag. ~9.


auteurs )'ai vu; continue-t-it, un gentit.homme qui avoit beaucoup d'appétit, mais qui eprouvoit une douteuf fbrt vive au cût~ toutes les Ms que le diné étoit diacre, & j'ai traite une autre femme {corbu. tique, qui avoit eu de grands fre. minemens l'épaule gauche, !e~qnets fe renouveHotent dès qu'eue

M s'appuyoit ~ur !e taton de ce côte

s'sppuYoit fur le .tairsr~ de ce c8té

J'ai été confulté il y a quelques années par une Dame A~emande, qui toutes les (bisqu~eetoit réveillée., -avoit des envie!! de vomir & fouvent même vômiMok beaucoup, ce qui ~ar'Tivoit jamais quand eHe s'e~i !loit natu. yenement. Cet nccidcnt ne tient-it pas :au confenfus de la tète &.de Pefbmac. Apres avoir pre<enté ce tableau des maladies fympathiques, on peut naturc!!ement ~ire trois quettions: comment s'exercent -e!!cs A quoi peutoti les rcconnoitre <' Et quel traitement cxigent.e!!cs~

§. Dans les teâexions générales fur les Sympathies, j'ai déjà etabïi qu'elles paroiuoient toutes Se faire par le cerveau; mais il cit impo~ible do &voir comment elles s'y rbnt~ tou~


~e que Pon peut <c permettre d'ha" zarder MeNus, c'e& que comme j'ai etaMi plus haut, Câpres les faits ~analogie, que dans p!u6curs <enia. tioas, y avoit m~ read~R mechanique du&nibnutn, indépendante de raperque & de la feadion de ~ame, t (~), il e~ tres~vfa!&m~!abte que les ~mptômes ~ympacMques ~nt reSet de cette rca<~ion du Ïen~rium, qui agit fur les nerfs les plus voi~ns de ceux qui lui tfanimettent rimpref. fion ainC quand it y a une pterre dans !av~cu!ebiïiai)fe, les nertsqui la tapirent étant irrites, portent une impte~on la partie du ienibrium qui leur fert d'origine elle réagit iur les nerfs voiCns. & cette aétion portant fur les nerfs qui ie di~ribuent à reO-omac, y fait naitre de !n douleur de légères convu~ons qui font les nau~es, de très. fortes q~i ~donnent les vômi~tnens.

Les iympathies que le cerveau exer( M ) <?ette t~A!on du &n<bnom ett, comme j'etpere le développer ailleurs une des forces qu! concourent à former cette tom* me de forces, dont raHembtage & n~on J~tmoMque $'appetient la Nature.


FY

~)&

~e dt&rent des autres, en ce que Fac~ tion du fen&doM, n'eK pas detecS~ Minée par Fanion des autres parties, Mais par !a !c6on ~médiate Je & pj-iopre M~ce~ 4! A~ feMaF~ quer ici que !e iyn~ptôme qui e6 la fuite de Ïa Sympathie e& o!us dou. ïoureux, p!us grand, que cefui qui r&. jRïÏtc de & caute~ cela dent des circonftances tirées de ta nature des parties agi~ntes & &u&antes, t d6 ce!ïe des nerfs qui & di~nbue~t dans les deux parties, de Ïa di~erence dans rimpre~on reçue par le-fenforium & dans ,ïa rcadion. C*~ par des ciccon~ances ~emb!ab!es que ~on peut g eacpHquer pourquoi re&ct ~ympat-hique c~ quelquefois une douleur, on une conv<u~on ou un..êooulement, augmence, d'autres fois une perte de ~ndment, une para~y~c, ou une ;fupprdHon. En conjedurant diaprés ces principes, j'ai cru, dans pMeurs ,cas~ m'cxptiqucr ~?2: chèrement ~r pïo~eurs phénomènes iympathiques, mais ;e me garderai bien d'enMer dans des dccaits au~H hypothétiques; ceux qui adopteront les mêmes principes s'c~ ~pHquetont à.eux-mêmes & plus heu-

Ty


yeufement peut.et~e que je ne !'a~ &it, les phénomènes de cette efpece qu'ils pourront obferver. ~athiqueo

Les maladies fympathiques ~ontpay de car~cr~ évidents leurs foyent propres, & les vôminemens produits par la pierre dans !a -ve~e teMembtent à ceux que caufe Mmetique; il e~ cependant bien im. portant: de les distinguer; on peut pour cela s'aider de quelques remarques qui ierviroMt à les faire reconnoitre~ & d'abord on les observe plus généralement chez les perfoililes dont îe genre nerveux eft délicat que chez celles qui l'ont peu mobile.

En iecond lieu, s'i! ~trvient touta'coup, fans caufe antgnablc,qucl. ~que léHon à une partie qui avoit toujours paru en très-bon ctac, & h en même tcms on connoit ou l'on dccou*vre quelque autre vice dans une autre partie il raut examiner 6 ce n'e(t point la IcHon de cette dernicre partie qui produit le premier iyrnptômc. J'ai vu deux hommes qui ne s'étant presque jamais plaint de rien & trèsaccoutumesaux voyages, eprouverciït ~ue les cahos de la voiture leur do~


soient des vomMemens ~'examen te plus attentif me pertuada, d'autres Symptômes le prouvèrent bientôt qu'ils avoient une pierre dans les reins. On voittres'fbuvent des dou. teurs Sxës âré~ïe .qui ~ntféMe aux traitemens ordinaires en exa. minant attentivement iemaiade, j'en ai trouvé la caufe dans !e fbye, cona~ me cène de pïuneurs extin~ions de voix dans Fe~omacj chez une retnme qui avoit la poitrine très-bonne~ & qui n'etoit point yaporeufe~ jte jugeai aisément aue quetques accès d'afthme convu!nfdont eUe s'inquie:toit,dcpendoient d'une ukeration de !a matrice dont e!Ie ne s'occupoit ;pas ) & que ron a'envi&geoit .que comme une perte Manche.; dans tous ces cas., ,& H '~eroit inuti!e d'en citer un plus grand nombre il eut été trcs*dangcreux de & méprendre :iur Ïa cauie.

Un troi~eme Heu,f examen attenta des cauies accidenteHes qui occaHo~ ~ent le mal, peut éctairer Hir !acaufe~ ;ainH des ebu!!iti~ns, de queÏque e(pe* .ce qu'eues ioyent,qui rcviendront~ou~ent après de certains anmcnjs ou de


certaines boirons indiqueront que!a cau<e en e~ dans Pirrttahon de FeC. tomac, & non point dans t'acfetede la mane du i~ng; on re~cdicra au vice de FcttonMC, &on ne l'abimera point par des boMHÎo ~s a~ou~tiÏans., comme on ne l'a fait que trop auvent. Les Symptômes qui accèdent peuvent encore éclairer, c'e~aitiM que ri après de vioïctis vômiMemens~ UH maJade deviettt con~amment jaune, on peut préfumer que le mal dépend d'une pterre dans la ve<icute.

En6n il y a bien peu de cas dans ie~uets un examen ligneux de t'etat de la &nce avant l'attaque du ma! des Symptômes dont eUe a été accompagnée, t de ceux qui ~ont lui vie &? des iecours qui ont nui ou ibutage, ~e puiMe faire diftinguer une maladie Jympathique d'une maîadie idiopaAique.

S. f7. Qpand une matadie paroit Mon évidemment iympatbtque, il n'y a alors que deux chofes à faire, tra~aiHer à déraciner la caufe, & dimiauer les accidens,s'i!s font trop vie~ens; le moyen le ptus certain pou parvenir à ce dernier but, c'eR ruia"


~ge de ropium, qui en a~bibH~&nt Fac~ ~n des nerfs.arrete tes effets qui ne de~ pcndeHt que de cette adïon mais comme j'ai dit haut,que ces meuve-

mens ~y~ pathiques e~~t ~e~,

..m.e11S:,I,ynlp8t tq,ues .flt)1~nt'Ut1' es-

y a ptu~curs cas dans ie~ue!s il iaut Mon fe ~arJer de les arreter ct'ai~ïeursjors même que ron po~rpotc tes arreter fans danger, comme brs que rin~Fntttit)n de Futerus produit des vônii~enaens, qui font p~s nui~bïes qu'udks la caufe du maj oe permet pas toujours d'employer l'opium & c~ le cas dans cet exempte i ain6 il faut a!ors recourir à d~ucrec moyeHS de diminuer fanion nerveufe & chercher autant que po~HMe qu'i!s foyent utiles contre la caufe,; c'eft ainiï que dans les vônMdcmen~ occafionnespar !e caku! des reins ou de la ve~He, les bains tiedes & les boïCfons emoHieutes chaudes diminuent raccidenc & peuvent agir fur la cau~ Que!quefbis le même remede cm. porte l'accident fympathique & la eauïe comme quand une prife d'ypeca.cuana fait cener des vertiges & cm'porte la bile putride qui les occaHon~oit.


Mais lors que l'on ne peut pas {bo!agcr par tes ca~mans~ il faut quelque. fois recourir aux contr'irritaos, par.ce que de tout tems Fon a vu qu'une irrrcation~acéedans quetquc pard faifbit cener une irritation moindre aineurs.

§. Ces efpeces (~antipathies pour certaines odeurs, certaines bot~ ions, certains atimens, certains anL maux dont on a des exemples frap.pans, cannent toutes à PacHon du ge~t. re nerveux., qui eft Hnguiierement ïcfee ou par ces.corps ou par leurs exha!a!<bns un de mes amis, tres-ha. bile Médecin, ne peut pas foutenir la .plus petite quantité de <iucre dans Je cafïe a l'eau., fa langue ne t'apperçoit j point, mais ion e~omac ieibuleve, ~Sc it vomit tout ce .qu'il renferme. J'ai vu un gentil homme Piémontais chez qui les truies, qù~i! aime beau. coup, produifent conftamment !e me- me effet, & M. K A A u a donne t'hiC. toire bien detai!!ee & bien ndeï!e d'un ~e fes amis qui, s'il ~e trou voit dans le mcmc appartement qu'un chat dont ~i! n'avoit aucune idée, cprouvoitun ~m~.aite.unc angoîile, u<ie tueur qui lùi

~c~oi<?nt inn~pportabics & FaCurol~


<qu~tl y avoit un chat; il dit, dans le tnême endroit avoir connu un hom~ne à qui rodent du fromage don~oit conttamment une hcmorhagie des

·. C~e~ icr- ~~qu'it-f`~

r marines (<5~; & c'en: ici qu'îlfa~

auMt avec rai&n papportef ce même principe d'animofite qu'it y a entre certains animaux, qui fait que le chien poutTmt le iicvfe & quelques autres animaux, te chat la {buns, principe qui paroit très-dinerent de celui par (' lequel les animaux de proye pour.[ iuivent ceux qui peuvent leur .fervir f de pâture.

$. ~9' J~~ parlé dans un cha..pitre précèdent, d'un-homme qui eprouvoit une antipathie marquée -contre un autre; j'en avois déjà cité ttn autre exemple dans FcMay fur /<! des gens ~< monde, ils ne font pas rares, & ~on voit aufH de vraies iympathics entre des peribnnes qut .au premier moment, le plaifent reciproquement, & fente nt quelles font faites rune pour l'autre; ce font là des empathies & des antipathies morales~ .mais qui dépendent cependant des ~nerfs c'e(t l'impreinon d'un être qui

l ) .C~~c~ J..4.98..pas': ~8'


plait ou qui depïait nnpuHcrement & plaire ou deptaire, c'eft faire paner Moire âme des {enflions qui lui font agréables ou dc~agfeabics~ qui lui per~adeMt que î'~bjct ades q~aii~ qu'e~ aime ou qu'eue n'aime pas. Mais con!ment ~e fait cette impre~on eft ce par ces exhalaisons inviubjes auxquelles, dans un ouvrage ingénieur mais purement ptai~nt, on a vou!u attri- buer l'amour & toutes les panions ? H ne ieroit peut-être pas abib!u- j ment impofEbïe qu'i! y eut que!que degré de rc:t!ite dans cette idée; pour. < quoi fi cette cnu{e agit H évidemment u!r les animaux, ne pourroit-elle pas agir fur nous~ cependant il paroit que la plus vraie caufe de cette déter- mination prompte, pour ou contre quoiqu'un, cH: dans Ïa phyHonomie j que j'appellerois volontiers i'cxpre~ iïon ou la voix du viiage, dont les dinerentes parties contractent une for- à me dincrente~ fuivant les différentes idées qui occupent Pâme, ou les diHe- rentes painons qui l'agitent; il en re. tuïte necenairement un ensemble diE. g ocrent, Suivant le genre d'idées ou le ~a~~ere desjpaiEons~ cet enfemMe g


~cde par~m~me, ïa &con de pen.~er & de fe' n tir des dii~rens indiv~ dus, & cet en&mbte plait & déplait t h première aperçMC & ~ns aocane anaîyie; comme un tableau tres-caarge ou une muSque ttés~compo~e, plai&nt ou deplat&nt au premier momenc avant qu'on ait examine aucune des (tgures, ou cherche à demêter le rap.. port de quelqu'une des parties; ians même qu'on foit le moins du monde connqiaeuc en peinture ou en mu.

Coue.

On voit que je place !a phyuono.mie dans les parties mobiles du vifagc, & quand on a obïervé attentivement les changemcns de physionomie que la plus légère variété dans les idées produit chez les perfbnncs.qui ont une ~on de penfer & de jfcntir forte & vive, quand on dbierve que les pcr. fonnes qui pentent tent~ment & icntent froidement en ont très peu ( <ï ), quand on ~e rappelle que chaque paf. i6on a fon vi&~e, t qui ne reHembb (a) ne faut pas confondre !& phy. g <;onomte avec les mïnes il y a beaucoup de ~bts qui en font continuellement.


point à celui d'une autre pa~Ron ..$;' quand on re~echit que ï! la ph~Mo~ npMie a <} être nnterprète des ïdee~ & des fentimeM) i! i&Ïioft pour c~a qu~eHe put cuivre teurs mouvetnens $ on jugera fans dou<:e qu'eHe a dépen-

dre des parties mobHes~ & comme iî e~

impo~bïe que des :mufcles répétent couvent !e même mouvement, ~tns que leur conformation & celle des parties voinnes change à un certain point, ce font ces changement qui impriment au vidage ces caractères qui de~gnent que telle ou telle païEon eft: ïa~pan~on dominante, ce caractère qui 6t deviner que Socrate etoit colere. Cepen. dant un homme in6niment .refpec~a.ble par ibn.genie,fesconnoiManc€S,ioa caractère & fes intentions, un homme dont la physionomie, quoiqu'elle varie beaucoup, dit toujours aime~ moi fans ~crainte, a placé laphyConomie dans les parties ~o!ides, & croït.qu'eUes feu!es peuvent donner les caractères particuÏiers & nationaux; je crains de Me tromper en penfant autrement que M. LAVATBR ïur une madère dontU ~eK! autant occupé, & j'ai un vrai re. grct a ne pouvoir pas lire ~bn ouvra*


ge mais {'avoue qu'en admettant avec lui qu'U y a des coupes offeufes des phyuonotnies d~oetette, l'on veut we pa~er cette expreu~on, qui appartiennent à'de certains caraéteres ptus qu'à d'autres, & iu~tout en accordant que peut-être chaque nation a ta uenne, & que par !à.mëme on pourroit en déduire certains caraderes natio.naux & peut~tre quelques caractères particuUers'bien marques, je continue à penfer que c~e!t dans la phy.~oi~mie mobile, dans cette physionomie, qui variant avec !'idee & le fentiment, doit prendre t'empreinte de Pidee & du fentiment dominant dont elle eft rexpre~on, qu'il faut placer !a phy~onomie des individus~ & ït n~y a perfonne qui pu faire une obtervatton bien dcmonitrative~ c~et~ que fi l'on trouve uue différence anex frappante dans !a charpente des différentes nations, pour faire diumgnec la nation au premier coup d'oei!, 'on trouve cependant des phydono. mies abfotument iemMaMes, quoi.qu'avec des traits & des vifages dinc~ rens & s'il n'y a pas deux vifages qui ie reifembtentpacNitement dans la tnè-


me nation, il y a dans tes nations dimrentes des phy~onomies exactement iemb!ab!es~ c'eR ~-dire des p~ono. mies, qui~on tes !ifbit,diroient précifément !a même chofe (~; mais je le ré. pète i! ne faut pas croire que Fon par. vienne jamais a avoir l'art de cette tec.tnre au point de Mre couramment & i'ans ~e méprendre~ 6 la Providence a pemus que nous viŒons Jes cceurs~ ce n'e~ qu'à travers un voile plus ou moins épais fur les uns que fur ïes autres, & qui s'amincit à mentre que roeii dcroMervateur eft mei!!eur & plus exerce mais elle n'a pas vou. lu nous en donner !a c!e~ & eUe s'en eft referv~e les fecrets.

Avant que de 6nir ce chapitre, je dois placer ici la tab!e des pnncipa(&) M. LA VA TER e& occupé d'une tfadodtïon françoife de fon ouvrage, que roa doit attendre avec une vraie impatience quand cet ouvrage, &celui de M. CAM. p E R, l'un des plus grands obfefvateoM~ des ptus habites natMfa!~es & des plus cé!e. bres Médechs de nos jours, fur !es formes di~éfentes des têtes auront paru, on aura un magazin de nouveltes connoïOthnces fur l'homme, qui contribueront beaucoup a ea ~efrectionner rhi~oire.


Ïes anafbmofes nerveuses & des <ym< pathies que t'on peut leur attribuer, que j'at annoncée en le commençant, .& qui rappellant d'un coup d'oe!! aux Me~ëCtns pmtictcns, Ïes principales diMbutions nerveufes, pourra leur être agréaMe & quelquefois utile.

i2~M? ~~n~~<w~owo/~ ~w~ /C~OM ~M~M~MM~ ~J~W< pathies ~OM de la J~OM M~~r ~M~ ~WW~M~ OMW~, J~M~ /c$. 30: ~~3.

ï. §. 30. (*) L'anaKomote d'un Mmeau de la cinquième paire avec îa ToiSeme, dans ïe ganglion lenttcuairc, &rt à expliquer plu~eurs phétomenes, & M. MoNRO dit qu'il t {cuvent vu dans tes convu~ons tes paupières extrêmement ouvertes, la ornée tournée en haut & fort fanante, le globe de Poci! déprime dans j'or)ite iymptômes, dit. i!, qui font connoltre Fadion de ce nerf fur tous (~) Ces { numérotes ~o, &c. font les Mfagraphes du premier volume, dans !ef. tuets tes an<t&omofcs que }'!ndique ici font rentes.


ces mufcles. Le gouvernent de ce. rameau de !a carotide, près de la.quelle ces nerfs paient peut, en les comprimant, tors qu'elle e(t gonnee

dans Fyvre~, dit le même anato-

ïni~e, occauonner cette pesanteur des paupieres & des. yeux qu'on éprouve dans cet état (c~

2. $. ~ï. La quatrieme paire, t o~ paire pathétique, a auiH unecommu. nication avec la cinquième paire. 3. La cinquieme paire a un grand. nombre de communications, outre ceL. les qui viennent d'être indiquées r avec la troiHeme & Ïa quatrième. $. 3~. La premiere e~ ce!!e qu'il y a en. tre le rameau fourcilier & le nerf dur, 4' $' 33' Le rameau Hafat fournit le rameau qui va au ganglion !enti. cutaire & il faut femarquer cett~ origine, parce qu'on s'en fert pouf expHquerrunion entre le nex & PoeiL La diftribution du rameau Ïachryma} $. 34. rend auffi raifon de p!uHeun i phénomènes qui fe rencontrent tou~ t~ les jours.

M. WïNSLOw décrit unp~ (c) ~~o/KM wruc~ pag.


~it filet du maxillaire fupérieur qui va percer l'os de la pomette, & communique avec un rameau voiun de

ta portMn~ dwe de ta ~eptt~me paire

f~)~ il remarque auHt qu'il envoyé des filets fe perdre au denbus de l'cci! ) & comme cette partie éprouve d'une façon marquée tous les chan. gemens qui arrivent dans le genre nerveux, il eft utile de hvoir d'où elle tire fes nerfs.

6. $, 3~. Le rameau ~bùs-orbitaire communique par un plexus anez confiderable avec !e .nerf dur. Il n'en: pas inutile de remarquer que le ra. meau palatin envoyé p!uueurs filets aux pharinx ce qui fert peut- être à expliquer ce que j'ai vu deux fois, que dans des pîayes du vifage, par des armes à feu chargées de dragées le ma!ade ne 'pouvoit pas avaler quoiqu'it n~ eut point de ipaihie dans !a mâchoire, & fans que le pha.rinx même, ou !a bafe de la langue eunent été biencs.

? 7. $. 38. Une autre communica. ë tion bien importante de la cinquie-

& ( d ) Trait~ der trerfi. §~. 4S.

(<f) TTr~ MC~. }.


me paire, c'eu: ce!Ïe de cette branche du iroi~eme rameau du maxiitairc ittperteur qui va s'unir à un rameau de !a Cxiemepaire, pour &ri'nerle '1 nerf intercoltil. Un autre filet du même rameau va par l'aqueduc de Fatîope, s'unir au nerf dur. 8. 39' 40. 4ï. 4.~ On trouve dans ces $, qui renterment rhiftoire du ma~iHatre iM~deur~ une unioH du rameau A~M~ avec ta neuvième paire & avec un rameau de !a iep- tieme, ccUe de rauriculaire avec un rameau du dur & un rameau de h (econde paire cervica!e~ en arrière du condite de !a mâchoire, & ce!!e ? du mentonier avec quelques rameaux du dur. M eK! aufE utile de rappel 1.;1 ier que !e rameau buccinateufibrme, ,5; avec un petit rameau du nerf dur t un reieau nerveux autour de !a vei- ne, queïqueMs même de Fartere &~ ciate.. 9' $' Le nerf dur commun que avec les rameaux de PMtercoKaI qui i accompagnent Partere des tem. ~j pcs & les autres rameaux de !a ça- rodde interne, & avec les rameaux tann-

?

S' 1

sr


HCtiJtC C~tM~m~v~ f* T" yow. Il. r~. 7f. G

jaugions & giouophanngiens de î& [ paire vague. < M. $~8. Cemètnencrfdur~pac

<oh rameau auncuïatrc, une commu.

nication avec le rameau du même nom de ïa tfoiHeme paire cervicale. ? jfL $. ~2. La huideme paire a une communication avec racceno~ ? une autre S. avec !a neuvtetne. S 12. $. ~4. CeMe~ci conunumque ? avec !a premiere, !a ieconde, quel? quefois !a troisième & Même ~qua. ? trieme cervicale, & elle fourni des ? ntets pour !e nerf phrénique. 13. $. ~ï. L'acceubtre donne un $ petit niet au gbnbpharingien qui CM: un rameau de ta huitieme pa~e.. 1 !i ~4. $. De la première pâtre cervicale H va des rameaux à tacceL. ~irc, à !a Seconde paire, à !a'neuvieme, à FintercoMe & à !a paire ? vague. ~.$. 6~. Indépendamment des 6lets ordinaires pour teganghon d$ rintercoM, pour. les communicattons avec !a paire ntperieure & inte< neure, !a troiCemc paire communique avecrintercoHat, b Septième, ta but,tt; tieme ~)a,neuvieme paire,; eHc iournit:

-t. <


à une grande partie des téguotens voi« Mns, à !a partie chevelue de !a t~te & auxgh~s oic~eitvraUemMabte~

Ment à ces unions qnTÏRu~ra~

::n:C:rg'2:;ù :Pt::

tec ~engorgement des glandes dans

les uMrations de l a ~te.

ï~ La quatrieme paire, $. a des communications avec Pacce~bire/rin.. t~rco~t, la neuvième paire elle fourmt conHamment une racine au nerf phonique, & elle envoie un petit rameau à rardcu!ation de Mpau!e, qui eft tfnt~ quand te nerfphrénique Ibu~e,ce qui explique pourquoi dans les maladies du &ye, dans celles de la rate, dans quelques abcès du poumon qui irritent !e diaphragme, on (buSre l'articulation de repaie: j'ai déja dit que cette douleur fert beaucoup à faire di(Hnguer les coliques qui ont teur <iege dans les organes de la ti!C) de toutes les autres.

~7. t. 7ï. 77. Le nerf mufcuïo cutané eft celui qui pa~e ~bus h vei~ ne médiane mais il ne fait que la traverfer, au lieu que le médian qui accompagne ~artère brachiate en e~ tres-diH!cHement détache ~ai été con. iutté pour un ipafme de la mâchoire


tuf venu npres une opération de Fanevrifme qui d'après Fexpote de Fopéra* tion me parut dépendre de ce q~e Fo~ n'avoit pas fait cette réparation. Des ana~omoies qu'il y a entre Ïe "<'1 mufcub cutané, !e médian, !e cubital, & te cutané interne, il réâdte de très-grands accidens dans tes maux de doigt & it faut faire attention que j !e muicub cutané envoyé deux rameaux, un pour !e grande Mt pour te petit pedora!. Sur quoi M. C A M f E R "i: remarque que tous les mufc!es qui concourrent à !a même acHon tirent i' leurs nerfs de !a même origine & it expHquc pourquoi dans !cs violentes coliques de Poitou les mufctes du pouce ibufïrent plus que les autres; ¡. c~e(t parce que !e nerfradiaî a plus de !iai<bn avec PintercoKa! que les autres nerfs brachiaux ( ).

~8. $. 78. De !a difh-ibution du 'f nerf dorfaî, !e même Médecin, que ? Fon ne peut trop citer fur toutes les les matières dont it s'eft occupé, tire ( rexphcation de ces phénomènes qui

(e) Dc~o~. oMcf. ~/w/. Ltv. 1. eh.

~$ e. 9.


s'ocrent tous les jours;, pourquoi dans les maux de~ein tes grandes axillaires & pec~oraÏes & durcinent & fe gon~èht pourqubr ïe du rciuenïeKt gagn~ le bras pourquoi quand les mammoIons font uïcercs, tout le côte, Pepau~ Je, !e bras foulent de vives douleurs des que !'entant: commence à téter. 1~. $. 8~ Ladi0:rtbuttotidespai. res dorfa!es aux muâtes du dos, & leur communication avec rintercoftaï expliquent comment les irritations des parties internes, & ~r.touc de Petto. mac & des inte~ins, peuvent produi. re !e tétanos.

ao. $.83. La premiere paire lombaire a une double ana~omo~e avec le grand Sympathique.

ai $. 84 La di~ribution de Hn. guina! qui fournit à Pmno, au crcmaf. ter, à Furethre, explique (/~ le con. (enfus, entre i'urethre & les te~icu. les~ &ce Symptôme obfervé par SvD E N HA m dans les gonorrhees, qu'il appelle ta rotation des te~tcutes; eHc explique encore commcnc dans le far. coceïe cancéreux, le vfrus fe commu" (/~ CAMPER Liv. i. ch.


nique aux landes iliaques, & peutêtre pourquoi Famputation des tefH. cules devient quelquefois mortelle. La

di~ributio~ du nprflîO~Cëux expH.

que cette démangeaison que la pierre dans les reins occauonne au bout du g!and, & la douteur que l'on éprouve ibuvent dans la même partie après Fopération de la taH!e.

M. f. 88. On déduit de la corn. preiEoa de Fobturateur par le rœtus, rengourdi~ement, ou quelquefois les dou!curs aux cuiHes,dont quelques femmes fe plaignent fur la fin de leur

groiïe~

23. 9~. io~< Il e~ tres-important de fe reprcfenter la compotjtion & la di~ribution des gangHons, a des plexus & des ana~omofes de l'inter. coM; j'en rappellerai ici les prince paux objets, & j'indiquerai les princi. & cipaux effets que MM. M o N R 0 î CAMPBR < CoopMANs leur attribuent. Le ganglion cervical fuperieur com. munique avec les quatre premieres paires cervicales, !n huitième & la neu. viemecercbra!cs, iHburnitau larinx & au pharinx~ il s'ana~omofe avec le recurrent & avec le maxillaire h~

r'"


férieur, H fournit !e premier cardia.que qui par ta-même communique avec toutes tes paires qui forment le

gangïion~

Le gangMon moyen fournit aum aux nerfs cardiaques aux artères ver, tebrales thyroïdes, fbudaviercs. Le ganglion inférieur tire fouvent des nerfs des brachiaux.

I! eH: important d'avoir préfente la formation & !a diftribution du gangHon femilunaire; & les Médecins, ap.pellés à voir C fouvent des coliques occarioilnées par les calculs biliaires, ~e rendront raifon des principaux phénomènes qu'elles occaMonnent~ de ce ma~aife continuel au creux de !'eitomac d'où les malades voudroient qu'on leur eniev~t ce qui les gêne t de cette chaleur dans le même endroit qui les incommode fou vent, de cet.te pefanteur d'abord après !e repas t de ces légers maux de cu.ur qui les fatiguent, on fe rendra raifon, dis. je, de tous ces phénomènes, en ~t. ant attention que le p!exus coeHaque quifburnit à t'e~omac même & aux par. ties voiHncs, contribue a la formation du plexus hépatique qui fournit à ia v~


Ccute, au canal chotedoque, au duodenum, & dont la communication avec le phrenique explique peut-être pourquoi ce~ Mêmes malades ~e ienteM S Peuvent une gêne dans la respiration i qui les iai~t tout-à-coup & les quitte f de même. J'ai vu un matade, dont rai déja parlé, tourmenté pendant près d~un an par des accès de douleurs atro.ces, de convuÏ~ons violentes, de vomiC~ Démens, d'oppreûions, oui & fuccedoient quelquefois avec une rapidité étonnante, qui d'autres fois duroient très-longtems & que je ne pus attribuer à aucune autre cauie qu'à des pier. res dans la véScule, où j'en trouvai en~ ):. effet quatre groMes comme des mutca. des, mais d'une dureté & d'une pefan):i teur que je n'ai vues que danscefeut cas. C'e~ le fpafme occa~onne par les rameaux du p!cxus hepatiaue qui occaSonne ces jauni~es qui iurvien~ nent après un chagrin, une frayeur, une violente colique calctileufe. La formation du plexus cœHaque, compofe de rameaux de t'mtcrcoM & de la paire vague, fert aux anatomi~es à expliquer comment les aftec. 4 tions de Mtomac, des inte~ins, des


viceres abdominaux ont une intuence C marquée fur ceux de !a poitrine & fur toutes les parties qui tirent leurs nerfs de ta huitième pair~ 24.. Le nerf recurreot$. U3. four.nit des rameaux pour le ptexus cardiaque, pour t'oe~phage & pour les bronches, auxquelles il donne leur fen. NbiHte; ce qui explique peut-être pourquoi Ja perte de la voix indique quelquefois les commencemens d'une aiÏccMon de poitrine.

s~. L'origine du plexus, ~permati. que qui nait du rena!, $. 107. ~ert à expliquer pourquoi les maladies des te~cu!es occa~onnent C couvent des maux de reins; & les anaftomofes en.tre le plexus renal & le plexus (roma-. chique expliquent pourquoi re~omac fouffre <t fouvent dans les matadies des reins, & pourouoi les coHques néphrétiques occauonnent prefque toujours des vômi~etnens.

26.. DeFunion duphrenique$. Tar. avec la quatrieme paire cervicate, & avec le premier nerf brachial qui four. nit le ~caputaire, M. CAMPER tire l'explication des douleurs d'omop!ate fi fréquentes dans certains abcès, du


pouîmon & de Ion union avec !a paire ~ague & FintercoHate, il déduit te hoouec qui amve ibuvent quand

rëEomac eK en mauvais ~at.

:~i CHAPI T R E XI.

DeI métaflllftl nerveHfel Je /a &0[1;011;

~3~ w~ MF~f~,

crifes,,dans les nerf s. $. ~o. J E ne dois point expofe~ ici toute la domine des crifes & des ntéta~aïes, mais il eft nece~ire d'en dire aiÏez pour faire ~i~r le rappoct qu'il y a entre la tnarche de~ maux ,t de neds, & cette des autres maladies, t & pour prouver que l'on retrouve par tout les mêmes loix générales. ? Les maladies qui ne dépendent que de la trop grande tendon ou du trop grand relâchement des fibres, fontraTes dans la plupart il y a un vice o dansW liquides, une matière mata~ dive qu~it faut évacuer pour operer ~e rétabtiMcment; mais Pnrt n'a poin~ g; imaginé les éyacMa~oas a vu ceMes


qu'operoit la Nature, & il Fa imiter dans & marche, afin de l'aider quand

el!e ne & (uiRt pas à cUe-meme.

S~î y a troj~ Je (angr, ta Nature prodoit une hémorragie; s'il y a des Matières irritantes dans renomme, elle fait vomir; 6 elles font dans tes inte~ins elle donne la diarrhée l'art iatgne, donne un emetique & purge. Mais dans tous les cas, iï n'e~ pas aun! facite d'évacuer la matiere ctte ~'en: pas toujours prête à furtir, & on doit la préparer, fouvent même il faut q u'elle lubtuë de grands changemens. La nature opere tous ces changemens, & ceschangemens s'appellent la co~ion; auiR longtems que la matiere n*e~ pas prête à être évacuée, & qu'elle conferve fes premiers caM<~eres, on t'appe~e crue quand elle. a perdu fes premiers cara<~eres, & qu'elle e~ prête à être évacuée, on rappelle cuite.

Les évacuations font utiles dans Jes maladies, quand ht matière de ia maJadie e(~ cuite, & quand c'eft cette matiere que l'on évacue. Si elle c~ mobile dés les ccmmencemens on peut évacuer d'abord t nnon il faut rendre la co~ion û ron n'cvacue


pas la matière qu~ caufe la maladie, on nuit ordinairement plus que l'on ne fait de bien; ajmC 6 l'on tire du &ng dans les Maladie& amplement h~~ lieuses, ou ri l'on évacue des ieroiïtés dans les maladies inflammatoires, on fait un mal réel. Si les évacuations v font du genre dont eUes devroicnt être, mais ne <e font pas par les organes convenables,elles font beaucoup moins !f utiles qu'elles ne le fe~oient fans ccb; J ce font ces évacuations que Fon ap* peMe iuccedances. Dans toutes ces cir. conftances, c'e~ en obfervant la Na. :\1 ture que les Médecins fe font in& truits, & cette marche de la Nature a été obiervée dès les premiers tems & principalement (Mf les maladies ai. < eues on les a bien moins obiervées fur les maladies chroniques, où plu. 6eurs Médecins n'ont même jamais ibubqonné qu'elles exiKa~ent, &ily ? a quelques raifon qui rendoient cette J obfervation plus diiBcile. La première c'eR que les mouvemens étant moins forts dans les maladies chroniques, 1 leurs din~rences font moins marquées; la Seconde $ qui eft une 'fuite de la premiere, c~eK que fouvent on n~n

f;-


obferve point le commencement la troineme, c'en: qu'on tes oMerve beau..coup moins regutierement, on n'en a pas ren~mMë fbus !c~ yeoy contre dans les matantes aiguës !a quatrième c'ett que leur marche étant quel. quefois- ralentie, au point de la croire ceMce~n ~tppofë plufieurs ma!ndtes là où il n'y en a qu'une; la cinquième, t c'eft que fouvent !es tems de la maladie fè développent mat, foit à caufe du dérangement: que peuvent produire un ~rand nombre de cir. conn'anccs auxquelles ren:e expofé le malade qui n'e~ point con6né dans ia chambre & dans fon lit, fouirait, autant ~u'i! eit po~bte à toutes Jes circon~ances étrangères à {on ctat; h ~xieme c'CH: l'u~ge des remedes mal placés qui troublent ~ans ce~ h marche de la Nature, & la rendent toujours plus obfcurc mais elle. n'en e(t pas moins réelle j'efpere de la développer & de la démontrer dans un autre ouvrage, & j'invite tous !es Médecins à y faire attention & à s'en occuper parce que je fuis perHtade qu'il y auroit beaucoup moins de ma. ladies chroniques incurables, fi Fon


éto!t p~rfuadé quittes ont, tout comme tes tnatadies aiguës~ leur cru.dité, icurcodion, tours crife~, enun mm t~r fnni-cnc réguïicrer~ats p!us lente, moins ~cn~bte~ moins forte, plus expose par ta même à être troublee. L'accès d'une fiev re tierce, ou quar< te ) que ron peut regarder comme la plus courte (<cs maladies aiguës, présente t'exempte ïc plus fréquent des trois tems de toutes les ~maladies régutieres & non morcelés, crudité codion, évacuation dans les fievres vcritabiement in~mmatoires ces trois tems ibntaunï très marqués ils le iont enr,ore dans toutes les ma!adies exan~ thématiques aiguës, & dans toutes les maladies aiguës en général, mais d*au< tant moins quêtes font plus longues & plus dérangées par tes recèdes. $. ~ï. Dans toutes les maladies, Pé. vacuation amenée par la Nature pour le fbu!ngement de la 'na~adie s'appc!!c crifc, & l'on donne nu~i couvent ce nom aux efforts qui précédent cette évacuation, 1) qui font que~nefbis! très-~tô~ens & dont le fucce<; décide du fort du ni~ade. La criie, danstou. tes les maladies mn~ m~ues que chro-


niques doit donc ï~. ne ? faire qu~ pres la codion; emporter les ma. Hères maladives 3"' fe faire par les

organes !esp!us ConvenaM~; être

comptette & tainer le malade entièrement guéri. Ce &nt les premiers Medecins qui ont le mieux obfervé tout ce qui a rapport aux crifes.

Si la matiere qui occa&mne une maladie fe tranfporte d'une partie à une autre, on appelle ce traniport <M~ ri elle ie fait au commen. cernent w pendant que la matiere eH; encore crue on a une maladie au lieu d'une autre, comme cela arrive quand Fin~ammation, apré~ avoir at. taqué la gorge, quitte cette partie & va enSammer le poumon ri elle fe fait quand ta premiere maladie a fini fon cours/quand la matière cuite, au lieu de s'évacuer, va <e dépofer iur une autre partie, c'eit une maladie qui iuccède une autre, comme quand un abcès a ta gor~e va produire un vomique dans le poumon c'en: encore aux anciens que nous de.vons tout ce que nous favons de mieux iur tes n)Ctnn.atcs~um~c iur iaco~iua


& les crifes dans les maladies aiguës. Les meta~aies Hc«< qnsnd la résorption de la matiere ie fait, & que q~~ques circonûanc~s, cet~s que la foib!cne du malade, des ob~ruc~tons ou du fpafme dans les couloirs parietquels elle devroitie faire, ou dans les vai~caux excrétoires par lefquels e!!e devroit paHer, quelque pa~on, en empêchât: Pevacua~o~ ou quand quelqu'autre circon~ancc en dcter. mine le dépoter quelqu'organe; elles font d'autant plus fâcheufes qu'e!!es fe font fur une partie plus impor. tante, &. naturellement e!!es font toujours fur la partie la plus foible. i! y a des parties qui font plus foibles db naiMance, il y en a qui le font par une difpofition acquits; la peau Fe~ parce que l'Auteur de !a Nature l'a ainti voulu, a6n qu'elle fut tou.jours difpoiee à recevoir les matieres nuinbtesau corps, au~E eMeefUa par. tie ~ur laquelle it fe fait le plus de dépôts & cette vérité a été vue & devcïoppee par GA L ï B N, avec une net. teté, une preci~on & une force qui tendent ce pacage de fes ouvrages


tres-interc~ant~). Si la meta(tafe& fait d'une partie peu importante fur

une p)Ms importante comme j'ai v~

un abcès fe porter du oras au cer~ veau, elle eft trés-facheufe; ft elle fe fait d'une partie importante fur une qui t'ett moins, elle e& utile quand e!Ïe fe fait fur !a peau on ta regarde comme une efpece de crife.

$. Les métaftafes ont lieu dans tes tna!adies chroniques comme dans les ma!adies aiguës; & tout ce que j'at dit de la crudité, de !acodion, des crifes & des mcta~a~es, e~ vrai des maux de nerfs comme des matadies aiguës & des matadies chroniques~ & quoique l'on n'y ait prcfque fait aucune attention il ~ufHt de remarquet pour s'en convaincre, que tes fièvres d'accès ne font qu'une maladie de nerfs, t occanonnee peut-être par un miafme particulier, & que c'eft les nevres d'accès qui fburnincnt rhiftoire ta ptus marquée des tems df 3 maladies, des cnfes, & des metafMes.

On trouvera dans !a fuite de cet C//) ~y/w~w~M~ c<K~f. Chap. C!~t, tom. 7< pag. s~


ouvrage, dans Fhi~oire particuHere des maladies pïuCeurs exemples de maux de nerfs guéris par des crifes; Me~teaitememdir~esd'$prps!ama che naturelle des matadies & je ne me propofe point dtentrer ici dans de grands détails fur la codion & !es crifes dans les maladies chroniques ils feront mieux places dans l'ouvrage dont j'ai dé)à padé te me bornerai à quel-ques remarques générâtes qui mettront les Médecins fur la voye des obfervations; mais centrerai dans de plus grands détails fut les meta~afes nerveuies.

$. ~3. Le mot co<~ton eH: un de ceux qui font devenus une fource d'er. reurs pour quelques perfbnnes, qui ont borné ridée de cocUon au changement d'une matiere ténace, vifqucnfe, dure, en une-matière fluide, mobi. le, coûtante~ ce mot a une acception bien plus générale, ûtr-tout dans les maux de nerfs, dans lefquels~appeHe crudité ïa réunion de toutes tes condi. tions qui s'oppofent à ta ceiiatton de !acauie~ & comme ces conditions peuvent être la trop grande ténuité


& ta trop grande acreté des humeurs, autant que teurépai~Mement, la trop grande plénitude des vai~aux, 9 un foyer de.putn~ dans que~ues ties, Fobitru~ion de quelques vaiiieaux, la Schere~e de la peau qui met obR:ade aux crifes, &c. on voit que la codion fuppofe !e changement de toutes ces condition~ que les crifes ne peuvent fe faire que quand ce chan. gement e~ opère, & que par là-même toutes les évacuationB~ excepté la Mgnée fi elles ~bnt nece~aires, ne peuvent s'employer &ies ipeci&. ques fe placer qu'après cette codioa. Dans un grand nombre de para!y6es, les purgatifs, tes ~dorinques, les vencatoires font neceMaires, & guerii~ent entierement; mais fi l'on précipite ces remèdes l'on purge avant que d'avoir detayé & briie ta vi(coHtc des humeurs, fi l'on repurge trop vite fi Fon donne des fudoricques pendant qu'il re~e des embarras dans les premieres voyes ou des ob~ructiens dans les vifceres avant quêtes vai~eaux foyent aMezdetemptis parla &tgnée~upar!adiette, pendant que la peau eft encore dure, Kche, Me, obitruee, fi l'on applique les veCca.


~{ toxres dans tes mornes circon~ances,

on occaMonne immanquablement des gg accidens af&eux, on s'oie toute re& fburce on rend le mat incurable pour ? avoir voulu u &ire dans &t &ïm!htM ) ce qu'il auroit faHu faire dans &c mois S ou un an. Dans les convu~ons, dans M Mpitep~e, fi l'on veut appliquer la vad Jenane cet admirable remède~ qui paroit le vrai <péci6que des faux mou. vemens du cerveau, avant que d'avoir defen~pHïcsvaiueaux~ avant que d'à. voir ôte toute tendon dans Jes fbU. des, avant que d'avoir debarafÏe les premieres voyes~ avant que d'avoir rendu Ve fang doux & coulant avant que d'avoir rendu toutes les tecretions aifées, avant que d'avoir furtout bien étab!i !'in<en~b!e transpiration, elle fera plus de mat que de bien la me. me choie a Heu dans toutes les ma. !adies fpafmodiques. & quiconque voudra y ~tire attention, verra conp. tammont, qu'une !~ngccm<: que les matadies de nerfs rcitent dans un état de crudité les meilleurs fpecifiques peuvent faire !e plus srand ma!, ceiobfervation bien faiHc & appliquée aux diiBrentes maladies fera, j'efpere, de. la plus grande utiM, & eMe fer.


vira faire comprendre tous les rifques que l'un court en prenant les fpéci- fiques les plus vantés fans ïes~reparadons convenaNe$ & à prouver com. Men font dangereux ceux qui les débitent fans aucune connoi~ance, fans aucune attention la caufe, au tems, à Fe~ tat de !a maladie, t & fans aucune autre vue que celle du lucre qu'ils en retirent. $. On comprend par ce que j'ai dit des caufes de crudité, que quelquefois la coction fnit par les incraints quand il faut envelopper une matiere trop acre, qui par rirrita~ tion qu'eHe produit, jette tous les or.ganes & tous les couloirs dans le fpaf. me & ~c ferme par là-même toute inuc; que d'autres fois elle fe fait par les incinfs & les ftimulans. En marquant plus haut ce que Fon devoit faire avant que de donner ta valériane, j'ai donné les moyens de juger C la coction eft faite, puifqu'on fera ~r qu'elle re(t quand on trouvera toutes ces conditions réunies; l'égalité, la lenteur, & la moHeMedu poulx en font les indices les plus certains. Si l'on fait attention que même dans les maladies aiguës, le plus grand ob~acîe aux eva~


ouations M!icitées trop tôt,c'en le (paC. me que les matieres crues produiicnt par.tout, on jugera aifément combien dans tes Tna~dtM nerveutcs te fpafme eft ~1 facHe il eft plus important encore de ne pas négtiger la coc. tion. Mais je pane adueHcment aux metaftates'nerveufes~dej~ bien connues des Anciens, qu~HïppocRATBS a appellé les M~, & qu'il a indique po~tivement dans plurieurs endroits l'aveuglement, dit-il, la douleur des anches, la douleur des te(Hcules te gonflement des mammeHes guerinentrcpitep~e (~); une toux

!echc ~e guérit par !a para!y(ie de ta

main droite & de la jambe gauche (~). (/t) Epid. a. Sed. F CES. pag. ïo~. (t) Ep. Se<a:. z. FoESïUS iot~ On peut trouver prefque tous les autres paHa. ges d'HtPPOCRATES relatifs à cette ma. tiere tirés des coac. des prorr/t. (les c~/Mr. des c~n. &c. dans R o D E R i c A CASTRO c~ <y~/w~ tib. 2. chap. 6< e~ cr~~t~ M~f ad nc~uo~ f~ ytfrw a<~ ~f~at 6!' ucnof <<?Mf ff<7n~/< Chap. 8. a colore ad on//MC~ï & ab <?~?M ad cor/f~ dans G!ANKLf<A, dans la dtHertation de M. B R E N D E ï< de a&Ce~MT cum ~M~M ad MCf!W.


On a oppofc ces «~ aux abcé~t avec madère, mais cette divifion préfente une idée peu jufte, y en pcrfbadant que ttes metaKafesdans le genre nerveux font fans matiere, ce qui n'e~ point exact, Il eft bien vnu que comme il y a des matadies ~pafmodiques qui ne dépendent que d'un faux mouvement Spontané dans le cerveau, fi ce ipafme abandonne les origines de quelques nerfs pour Ce porter fur d'autres, la maladie ce~ dans une partie & fe fait Sentir dans une autre, & l'on peutmettre ce changement dans !ac!a<!e des mefa~afes, quoique la rigueur ce n'en ioit pas une, & ce feroit alors nbcés fans matiere mais les vrayes meta~afes, dans les maux de nerfs, comme dans les autres, t fuppofent de !a matière, un abcès, en donnant ce nom dans ton iëns!c plus gcncra! chez tes anciens, t à tout dépôt de matière qui forme une caufe de maladie. Dnns les maux de nerfs, il eft aifcz peu con~derab!e pour être imperceptible, ou au moins pour n'être appercu qu'avec des recherches trcsfoigneufes; <bu. vent même cette matiere peut être


démontrée à ïa raifbn & imperceptt. ble aux fens. Une obfervation que tous tes Médecins peuvent avoir oc.

ca&m défaire < & a ~aqueMe M. ~A M-

p E eu: le feut qui paroiue avoir ~ait attention, c'e~ que chez les perfbt~ nés (u)ettes aux convuinont & à qui ditÏcrentes caufes peuvent en occauonner, quetqu*une de ces cauics a agi fur elles & les a dérangées con~. dcfabienrtent, elles ne peuvent ordinni. rement fe remettre qu'après avoir eu des convu~ons, c'c(t l'etat, dit M. ÇA M p b K d*un ciei nébuleux qui ne peut pas dépurer fans or~se..r~i vu ptuueurs fois cet ct;c de mal aife, t d'an~oine, de douleur, de moh~ite, t d*!nfbmnte, durer phuteurs jours; de légers commencemcns de convutnons paroi~tient & ce~bient, & tous les jymptômes connnuoient jufqu'à ce que les convenons eunent paru, ou fi le ma!ade paroiMbit fc trouver toutà-tait bien ce n'etoit qu'un bien trèspaHager. Cet état renemb~e à celui d'u. ne perfonne chez qui il exifie une eau<c de 6evre, et!e e(t dans un état de langueur )uiqu'~ce que la 6evre ait jparu & Ce {bit terminée par une crife. tbans les nerfs ce dérangement qui a


été produit par une frayeur t une vivacité 0, une furprife agreste, ne peut pas ~e retab!ir fans une {ecouMe viotente qui change cet état~ femmes qui ont éprouvé fouvent cette Btuation détirent les convu!uons com. ~ete moyen d'être bien. Ce mataife eft quetque~is très-cruel «ans les lèvres d'accès, quand queïque circonstance a empêcha l'arrivée de Pacces. Tous ces ~ics pat'oinent prouver une matière ma!adive.

$. Après ces remarques iurtes metafhfes nerveufes en gênera!, je pafL fe aux obfervatiolts même qui les et.tc~ent, & qui ~e présentant tous les jours t~ans les maux de ner~ mentent d'occuper une place dans leur Hn'oi- re. Elles ~bnt très-communes dans les nevrcs d'accès, & comme j'en cite- rai p!u~eurs exemples en traitant de l'1

ces Inaladies, je D1e bornerai ici à um

ces ma!adies, je me bornerai ict a mi

très-petit nombre de cette cipcce. M. ~r H o F M A N a vu une fievre tierce, f ma!. à propos arrêtée, dégénerer en C une hystérie atroce; & uncnevre quotidienne, iaiuerdcs ~pafmcs périodiques dans le larinx & pharinx. ToRT~ cet excellent ob~vateur, tomba ïui~eme dan~ g


dans une &rditc périodique & il vit une autre peribnnc à qui une de ces &evres iaMt an engourdMement dans les ~antbes$ce$doaïeursqui&p~tent<b~ vent fur ces parties, qui terminent entièrement ? &evre, mais qui (but eUes~mèmes t!'es-diH!ci!es à détruire, ne font q~une M~taR~ie du miafme fébrile.. qui & p~fte fur les nerfs de ces parties & qui y forme un d~t; & Fon femamu~ peut-être avec ~u&eCe. que c~e& ce m&fme fur le. quei Je kina agit ipéciËquement, & que c'e& 'fans doute pour cela qu'il gu~titïes ma!adies qui font la fuite decee m&aBaiea (~). M ORTON a vu ce d~pôt ie faire fur les nerfs de re~omac, & le malade tomber dans un vôm~ement continuel, qui au bout de quelques jonM finit par une lypothimie morteHe; & M. MB. D ï c u s célèbre praticien à Man. !)eim a vu ta Sevré tierce alterner avec des parotides (1).

$. L'hy~erie & ~hypocondrie offrent auiE les exemples les plus fre< (~)VOGBL ~J~rFM.~K~M,

$. ï~

(~) Ïb. n. xa. «.


quens de m~ta&afes nerveu&s~ & ~uand ces m~tatb&s fe font fur ta peau, e!!es deviennent de v~ritabÏes cnf~ qui endétivrantiesner&duMmu!us qui ïës irritoit~t~ur Tendent toute leur tranquitHt~ J'ai vu une temme qui ëtoit d'une H gfande mo. bttite, qu'eUe devait vivre ~eute dans un appartement obfcur & itb~< au woins les trois quarts de fa vte~ & qui perdoit cette extrême ~cnnbitite des qu'eUe avoït des ebunîtions: & j'en connols une autre qui avoit îe ` genre nerveux extrêtnement dsïicat qui etoit fort Sujette a des c&Hques, t mais qui ne Sentit ni fbs ner& t ni &s inte~ins pendant pïu~eurs années pendant lefquenes elle fut tourmen. t~e par une éruption habitue~e, qui avoit fuccM~ a une petite v~fo!e ma! ¡ terminée; on !ui confeiUa un !ong w ufage d'une tiiannt atcaUne & purga. dve, reruption pa~ maïs tes maux de nerfs & les coliques revinrent, j PLAT8RVS a vu une paratyfÏe (e changer en convions (~)t & M. B~BNDBL avulbuvenc, que quand ~s douleurs de tête h/~rioues ou (M) Obfefv.pag. .j -i

'<


hypocondriaques RniiÏbient. il furve. noit un gonnement dans~ les veines cutanées des mains des pieds, & il cite Fexempîe d'un homme fujet <

~~qMe~ quand !a~~

quittoit, éprouvoit un léger circocelle & des varices dans les métatarfes & quelquefois dans les metaca~

pes(M).

$. M. MALOUtN rapporte, dans un- ouvrage trop peu connu des Médecins~ un ex€Mp!e fingulier des ~ucceMÏons nerveuses, tes maladies epidemiques~ dk.il: ont toutes été catharreufes en févtier comme en janvier eHes avoient pour caufe la me. nie humeur qui produisit din~rentes maladies, felon les difEerentes parties du corps, fur !eique!!es ei!e cuoit; ¡ c'eft ce qui a produit quelques apo. plexies fuivies de la paraïy~e d'un côte du corp~ elle a fait auiH des parafes qui n'attaquoient que les extrémités, <& qui n'etoient point précédées d'apoptexics. Ces paratynes avoient encore ceci de particulier, t c'eft que tes parties qui en etoientafMéesrevenoientqueÏqueibisdans (n) Ibid. t~. t ~T


teuf <tat na~re!, torfqu'en M~M tems une autre partie tomboit pu M Mtytique ( o )" 0~ trouve aUMt

dans rMaoire de Mca~mie une

t~M!~ ~b~~t~

$ONB, dMMÏaqueMe n donne rM toite d'une pMyCe qut jo&e pw. ~eurs exempîes de M)6ta<ta&s & qui doit &<re lue c~ef (~ une femme d'âne mobiM extrapMi. iMire, dont i'Mtoire oare phNeaK ~ucceNons denmox,qui font que je ia piacemi ici p!ut6t qu'au chap~ '1 de !a mobittt~ ? de ïongs chagrins & de Mquentes ~tnotions avoient pfo. duit chez elle ceMe cxceŒve mob~, & une grande a~radon dans M M!~ e!te ne mangeoit ni ne dormoit~ (~) J~/?o~ MaM~ c~~ d y~ j~w <& Me. tM. P~. f! ~~t & ~uhaïMt q~ron tMt tOM. tM les h~oÏMS de ce~pid~ y en a hu:t. dM m~o!fes de fAcadeoM dont t te rccce:! n'e~ pas aOez ~pandu, & qu'on ÏM ~Bpr!m&<: ;t part avec ce!ÏM &t~ a Dena!nvM~ p9r M. M. D u HA M B L & MUtCAÏUB. & ~J~~P~M.. C A u R R & publiées au~B par ?.

DUHAMEL.

(~) Pa~

??


l' 1.

<' ~t~

~~r

? fou&oit beaucoup du tbye ~!es cmo- S tions ÏuioccaBonnoient toujours des

acddens viôÏens; eM~jp~ _t.u .~w.:

8~e. I~e. ~YiO,I,e~~J.nt~. ,t40.it.to1D4., !!I!n,'

~paroSV'~es yeu~ & &r<noient

S, comme un re&rt. elle ne pouvoit ?8 op~Mfaucon mouveMent,qMoiquene ? entend toa~ à cet: ae ~aihy &ccMo& un état de convM!6on, &

'celt1i.ci étoit ,re~pI8c' par, une para-.

cehu.d ~o~ reMp!a~ par nne pafa-

!yBe de tout !e côte droit. même d~ vitage, mais non pas de la-langue reJ?renolt fon mouvement des que &anne SnNbte toute cette ~cene

c pa~bit dans re~ace cte fept ou !~huitheofes, & etoit dc)à revenue ~~quatre ou cinq (bis~ depuis trois ou Quatre ans. Une autre ~biseMe eut ~ne parafe du côté droit qui dura ~douM Jours; ette revint & dura moins: pendant que la pa~!y6e duroit~i! y ~voit &uvent des convunions du cooppose w & les coavuÏCons & ter. &~ino~ par des rêveries. La cuiNe adroite e~ reftée fbiMe; les yeux ont ~ne C grande &nCbiMt~ qu'au bout ;~e quelques pages les lettres parot& ~~[ent diminuer, elles s'e¢ les Soignes dUparo~ent, & la maîade ~c voit plus rien. Pendant que y&.


cris ce chapitre j'ai été confuttc pac une Dame âgée tout au plus de qua.

Mn~ ans~ qui dep~is~hmt ans a~ M

deioïee par les vapeurs les plus cruet. les, excepte pendant qu'elle a eu des tumeurs à une jambe, où il s'en (orme un grand nombre, t très-petites d'abord, mais qui groŒHcntfucceuïvernent au point d'être tressa charge à la malade, 1 & de ~empêcher de marcher; dès qu'elles commencent à fe former la malade e(t mieux; quand elles font très-fortes elle c(t à mer. veille dès que les tumeurs diminuent, elle recommence à ~c trouver mal. P i s o N vit une Religieufe attaquée pendant p!uueurs années de mauxhyf. toriques, qui en fut délivrée une pré. miere fois par la para!yue du bras & de ja jambe gauche, & une féconde fois par ta para!yne du feul bras (g). ViLus vit un homme dont rimagination& la mémoire avoient été fort altérés, & qui les recouvra en devenant aveu.gle, parce, fans doute, dic-it, que la matiere qui avoit d'abord snec~é le (<?) De w< a ~M~. Se~. pag. a. ch. 7. pag. ~6<


cerveau, fut portée fur les nerfs op. tiques (~) ~& dans un autre endroit il parte d'un enfant qui avoit a!tef<.

natïvement desattamt$sdetou~co!t<.

vuïGve ou d'epilepCe (~ & ~Mne perfonne qui avoit aum alterna.. tivementou de violentes maladies à la tête, ou de forts accès d~hmc con. vu~~ B o ï L B avoit vu une toux convuîHve dégénerer en perte de mémoire & de raif on & celle-ci en paraly. ~e des mains (t). Rio LAN vit l'Abbé d'Antrague après avoir eu des tremblemens continuels dans les pieds pendant deux mois, tomber dans une paratyiïe générale qui le tua (u). J.REUTINGBR eut d'abord un très-vio. lent mal de tête, enfuite il devant aveu- gle t après cela il eut une paralyiic de la ve~!e, puis. du pied droit, en. fuite du gauche & en6n une apo~ plexie mortelle (x); il e~ bien vrai (y) P~/to~. c~c&r. ch. 12.

(~) De &r~ ch. 4. pa~. )?* (<) BAGHVi pag. t~.

(M) ~~op~rcp/~ Liv. 2. ch. 24. (~) ~~c/ï~. tom. I. pag. ;~9.


que l'on trouve, dans cette obterva~ tion une propre~Eon de la. metne ma~ !adie plutôt que de vrayes metath~ ~es, mais ces deux étais tiennent à

S. ~8.M.deSAWAOB$avoitvu Fa~hme alterner avec !a difhne $ & en gênera! Pa~htnc patoit unedes Mata" dies les plus &jettes aux meta&a&$. Longtems avant !u! ,VïEussEN$ avott vu Me. de J~~ attaquée d'un a~hme crue! que dans Ïa violence des mouvemens convu!Bfs. ta malade jettoit les hauts cris, tant la palpita" tion etott doutoureufe, il lui (embloit qu'on hn arrac'hoit !e coeur. Les re< medes furent inutiles, & ie mal- ne cetïa que quand il eut paru des dartres fatineufes aux oreilles &&r d'autres parties (~). M. BAKBR parle d'une femme qui ayant eu plufieura attaques de mauxhyfteriques~ pendant p!u<!eursmois, tomba dans un violent a&hme convutHf, qui ne Ja quittoit que pour de vio)entes crampes d'e~omac ($), & d'une autre que la frayeur jett~ (~) Of~rM tom. 2. pag. S4'

(~) Medical. ~< tom. I. pag. 4~


dans des convutCons qui & terminée tent pa< une dMBcuM~vatcr qu'élu h.BM~ &tM qu'aucun remede y apportât: du chan. gement t au bout de ce tems el!o eut une attaque' d'h&Mi~~e, n~ ~prcs quelques heures, !e côt~ Mm~ ptésique &t attaqué de convu~ons qui dMEpeteolJa pa~ySe, & depuis !oM eBe avo~t Mtement manqua, (deux aHS aptes ), devoir tous !e~M& une attaque de pamIySe, toujours empor. tte parun accès de convuMIcn V i R ï D B T a vu une douleur de'dents très-vive céder & être fuivie d'un mou<' yement convulnfde !a Ïevre ih~rieure~ qui fit place à un ferrement convu~ûf de la poitrme & une autre pe~ ~bnnc perditau~E, tout-à.coup, une vive douïcur de. dents, mais quelques mbmens après, elle fut. ~aiGe d'un vio< lent étouffement (~. B A R T H o n ?, t H~LyïG, t M. B u c H N E n rappel tent auS des exemples de meta~a~cs nerveuiesbienBnguÏiers. Le premier (<!)Ib!d.~9.

( & ) bon chile. tom. 2, pag. 387. Les maux de dents font quelque. fois produits par des ~a~es".


vit un vieillard qui avo~t !a vue tr~ &iMe &qoi tout.à.coup~en&ite d'un

cathare, devmt~&urd~ ~n'ent~n·

.~r~~3:'T~îiü~if~N~~r:'

dott aucun ïon & qu~Moit écrire

tout ce qu'on vouipit lui faire co~ MoitM pendant tout le te~s qu'i! fut &wd~ il eut la vue exceUente~maM eMe M~evïnt MaH~fe des ou~ fuc guéri de la ~dit~ (c). Le&cond a vu une furdite qui exiMt depMS plus detMnteans,&di<Eper&ccea:vement, inais coMp!ettement,pendan~queJ[e côté droit fe paMtyMt auat iucceiB. vement~ !a para!yCe ~t coMpÏette quand rouie fut fedevenue tres-Sne (~). On trouve dans les n~anges de M. B v c H N B R rcxempte d'une fem.ne &~genatrc, ~urde depuis long.~ems~qui recouvra l'ouïe par uneatt~ que d'apoplexie, joince à une paraly.Ce du côte droit & à !a perte de !a voix; mais dès qu'elle fut n~eux de !a paraty~e & qu'elle recouvra la voix, elle redevint ~ufde; trois ans après Me feconde attaque d'apoplexie eut (c) Epift. medic. cent~f. 4. ep. 4. (~) A. C. N. Dec. ann. 7. &

<bC M~.


!e$ menées eSets(~). M.A~DR~Ba traita un en&nt de huit ans fujet' à des accès d'epitepue trés.fréquens, qui n'eil avoÏt point Î' tout îê ~ms C)ù~t 1 avoit une éruption à la tète, & il obfer.va chez un paralytique qui avoit Pen~. tendetnent, la vue & Fouie très-aitec* tés,q~H fe trouva beaucoup nueuy, à tous ces égards, quand il iurvint une dou!eur au bas des reins avec un peu de difncu!~ à uriner ce qui dé. pendoit évidemment, dit.H y du tran~ port de la matière maladive des nerfs auxvaiMeaux urinaires" ce que j'ai "vu rouvent arriver, 9 quand les ma. ~lades attaqués de maladies de nerfs commencent à fe trouver mieux y)~. $. M. HoFMAN a vu une jeune fille, qui pendant un a<ïe2long. tems, pana alternativement d'un état (t) T R N K A M~or. Cophofcos. pag. ~g. (/) Pag. 47. & tS9. Ne pourroit-on pas <bub<,onnef que ce n'etoit pas une méta~afe, mais une crife par les urines, & que la doukur & la dtfhcuÏt~ d'uriner ve.noient de t~cret~ des urines chargée de la matière maladive. J'aï rapporté aiUeuM un exemple plus caîa~eriïe d'une a!te~ eatïve entre la toux & l'~rdeuf durine.


de douleurs & de tpatmes extMeurs à un état de ~aime intentes des que les uns 6niMoient, les autres com. men~oient; petTdsnt 10~ !e quI" les dermes dur oient, eMe etoït conC. tamment con~ïpeC) & des qu~!s 6nU'. ibtent les Mes & ~taMMbient (~ On cûmpMnd comb~ les purgadM nurotent&icde rava~ ordonnas dans une confUpadott de cette espèce, & it n'eft que trop ordinale d'en voir ordonner. J'ai été cofnMte Hv a quet. ques années pour une ReiMeuie, ~ée de vingt cinq ans, attaquée d~une colique qui me oarut ~pendre d'une humeur acre qui {e portoit fur !es nerfs des inte~ins, ~indiquât un traitement &nde fur cette idée & i! raretaMit; au bout de deux ans après quelques ï~geres douteurs, eHe tëntit, (me marquoit.t-on), ~eM~M~we ~o~c~ MW t~~p~' ~or/o~ ~M ~OM (&)) on Fa ouvert deux fois (~) Jtff~. Rat- tom. 4. pag. ?' ob~ 7. (A) Ce font tes tenhes de la Dame Ab. beHe de mM&n, dans un endioitoù it n'y avoit n: Médecm n! Chirurgien Tur kaiMmïéfea de qui i~a pat compMr.


& la &cohde ouverture on a ea- tevt h MNe~ te genou e& bien gu~* ~à~~nt~ ~r~le ~t~~ d'être ~erm~e, mais eMe&nt Mnen. gourd~meNt & un a~oWt&ment dans tout &t< co~ps, ou~ ne lui permet pas de ponvoic te <botenh*

îut &s pMds, ~e peut pas o~me

fI;- fur fès p~eds ~Iè 118 'p~"p.s.~ème

pMteriam~m~r&t&t~pMfpta~ ter une ~piag~ & tb~ ~oite~re~g<~fdiNemenc e& phïs~nCd&raMe

du cô~ droit .q~ n'e& pas celui de

rop~radon On voit évidemment pci les di~rentes mâches de Phumew

e die rr~a~s ''e x~. ai i noré la

~e h mahdie, mais j'en at ignora h

~hite. Les metaihie& ~n~ très-&~ ~uentes dans !es coliques de Poitou~ ~09 en trouve des. exemptes dans tous ~6s auteurs qui ont donn~des obierdations fur cette maMie, j'en citerai gans chantre où /en ~rMte, t R i D p T Mjpporcé pÏoCe~~s qui ont &apans j'ai vu en ce tieM dit-i! un jeune notaire qui après de longs & de grands d~pmiura.&t attaqué d'une crueUe colique, qui & cha~eoit en des maux d'~ômac & des ierremens de goCer qui le a~ Mbquoientj quelques heures apr~s


M CM m&ux ditparoMbient, &H il M turvenoit tout~A. coup une douleur

irvS!ën~ mr~ que &nc

ibrtoit des veines, leque! ne <e di& Bpoi~ de ptuCeurs )oûM; en d'au* très heures, !R contra~ton de ran~ neaM de ta veŒe ? &ijfbit tou~ coup & cau&icune tuppreSon <~rine. Sa conduite Mutant pas r~po~ Uerc~ ïe jtpa~e ayant &iM te oceur & Ïego&~it mourut Maternent, & nous avons vu t<n jeune ho~me » qui étant attaque de Ïa même maladie, & n'ayant pas pris les reme. des convenables, iut Mbqu~ par un transport de Ïe colique à !a pot~ trinc. Ce ~paBne &iSt que!qnerbis prenaierement ïe cceur~ comme )e rai vu en une dame qui mourut par un d~pIaiCr (~).

$. 70. Je terminerai cet article par une beUe observation de feu M. SwBNCKB (t). Un ulcère au reïn gauche, !a tri~e~e après !a mort de Ïon mari, & une couche pénible )et.

(x) yag. ~o<

<~) LïMBOURC<&< p<~ ~MfCt Lcïde <~9.


terent une Ïemme de ans <!ans des convulSons violentes, ~ut~e~ rtoi~ p heures,tousïes)ours; tes m~ts étoient bonnes !es convions cenerent après quelques années~ mais tamobiMtutM erande que toute lumière to~te odeu~ tout bruit, toucgoû~e<agreaMe,m~M t'attou~heme~ les rappeHotent.jut.ou~-ce que la jambe gauche deaecha, fe contraBa, & dev~t prefque impotente à cet état fuccéda une douleur atroce du -front, revenant pe. riodiquement depuis quatre heures turques à cinq q~and cette douleur ce~~eUe eut des tremblemens dans les pieds qui ~e dopèrent, & eUe éprouvoit une fi grande roideur dans la jambe droite, pénodiquementau~ depuis Quatre heures juiques à huit~ qui! falloit qu'elle fût debout fur cette )ambe a!ors !a roideur cenbtt, mais tout ion imprévu la rappelloit; à cet état fuccéda Ja paraty~e du bras & de la main, fur-tout du côté gau. che, puis une forte conn:ridion des deux mains qui cefoit au~H à fcpt heures, mais qui revenoit également au moindre bruit le mal fe porta


MX nM&!e< de !< !Mgae & Ah Mach~re h nMhde pouvoir ~~v~!&h$~~ demMfe (cène ûb&tv~e fut un vio< lent treMNemeot des ma!as~ ~epwM ncufhcmres jutq~àonM. La mdade en ~it ? quat~ ~n <<:dv~ rob&r. ~adon/ Lee fba~tè~ vMes natM~ !e$ & aotmaJe< & &i&i~<: tow)wM tre~bien.

L'examen des cawtes des M~ta~&a appartient patho~gie g<n~ra!e t & je pa~erardo tMttenMnt qo'eMea exigent, dans ie chapitre Bavant, Qui

traitera des caraderea, do ptogoo~M

& du traitement des maux de net& en gdnera~

CHAPÏ TR E XIL Des cay~ef~ JM MM~w w~) ~M~~ ~~A

T- nteft pas diÆcile' .de

7'~ iLL n'eft pas di~Ecile ~e

s'appercevotr Ïes nerfs {boxent dans MAe maladie mais H e& ibu'.


\vent 'trè..duRclte" de d~i..r, ~8!118 r~t1t:

~enttc~dijEc~dëd~Mecs~b&~

~ttaqu~s e~ntieUement; 6 la matadie prûprement aerveû~,s'its M

-x~~i~ p~üc~ ~~i.a~"e~ù~e~

étrangère. H ~y a que tes préttneres maladies q~i pMiaeMt exa<a~nent s~ppeHer maux de Ner&t maM

ë <!Mnmc je t'ai d<)& dit, it y auroit

et des mconv&Mens à ~doptet cette p~ci6on amC en. cûn<erva<M te nom [ de maladies des nef& à toutes celtes dans îe~oeHesPa!térationdesner& e~ la plus conHd~rable~ il td~ë à examiner quand ils font m~ades par .eux.mcmcs on iccondairement; dans ce dernier cas, s il faut encore di~inguer fi Fon doit uniquement porter fon attention fur la caufe, ou fi les nerfs font a&z irritas pour que l'on doive tenir compte de cet état <Hrritation dans le traitement. Je vais donner quelques ôMerva. f fions générâtes fur ~es moyens dé di&iaguer ces dMBreas cas.

?~ Un des premiers moyens dont on doit s~aider dans cet examen c'eft ïatecherche des cau<es Roig~es; fi Fon trouve que !a perfonne matade dt d'une con&ttution dUpoSe aux


maux de nerfs. s'ils &nt Mrédita~ tes dans & famiMe, eUe a en g~ a~rat une grande &nCM~. 6 et~

~expo~ au~ ~i~rentes ~uf~

qui peuvent produire les maux de c~f

genre, c~eKone premiefe pr~&mpdoïM & dans quelques ces elle. e~ pfelqua

dMCve..

f. 73. Uii, (econd mo~ren~ c'eft d'exa4'

$.73. Un&condmoye~c'dtd'exa~

miner s'il exi~e quetqu'aMtfe cau~e de~ n~adie,quipuiaepfoduiredcs~mptômes ~mblabïes à ceux des maux de neffs & les pnncipahs &nt que!que 1 vice dans queÏq~organe t fur-tout s'tï a beaucoup de nerfs l'exigence de quelque humeur âcre bien demon~ trée; une diipo&ion à des petites fievres fouvent récurrentes; quel. i qu'évacuation naturelle ou habitueî. le iupprim~e toutes ces cau&s peu. vent iouvent devenir des principes d'irritation/quiprcdui&nt des d~- rangemens dans radion des nerfs, elles ne font cependant point desmaux de nerfs, & ne veulent point être traitées comme te!!es.

;.74.0n trouve un troiCeme moyen dans les caujfes qui ont détermina !a maÏadie 6 eMe a (ucc&M à une fbrte j agedion de t'ame, 6 eUe a pro-


(Mte pat quelqu~odeur trop {oïtc ou par quelqu'odeur aromatique. on peut

m~~m~ qmce.

d~1\f.DjFài~è~~fâ~a-

de nerf. J'ai vu une maïade que Fou

crut tombée en apoplexie, qu'on alloit &igner & pour ~ui l'on ptéparoit un emedque: je io~b<;onnai qu'elle n'a voit qu'un accès de vapeurs, parce qu'en entrant dans la chatnbj'e, je la trouvai infedee d'une odeur de muic qui me donnoit à mot.même nmt à la tête; le changement de chambre, le courant d'un air frais, & l'odeur du vi. uaigre la ranimerent dans te moment. $. 7~. Le quatrieme moyen & c'eit le plus Rtr, ie tire des carade. res même des maux de nerfs, & ces caractères font les Suivants.

ï". De commencer ordinairement brusquement (/.)\ & fans ces fymp. t6mes précurfeurs qui annoncent les autres maladies, couvent des jours, quelquefois des &maines& des mois à l'avance. Il ne faut cependant pas croire que cette regle ne ibu&e aucune exception. il y a bien des per. tonnes che~ qui les maux de nerfs ar~ MVent peu à peu, & 6 imperceptible(0 LoRRir tom. L pac. x~,


Mecque hm~ad!e<t &M<M~ gMnde pMgfes avant quMtes & ¥t dech. ~es <naMe~ eMeaM&ventM&me t

qNd~ ~o~

deÏeMMmaMÏM; mai$ cMCM&htTaM~&p!usg~M!cmeat~Ma!adiMt<e nerfs ~ommenceat pÎM< proMj~ement. Dc& Mprodui~ & ~Snitnon pas&ascau&~ mah&~veM&ns caufe aÏEgnabte. Ced$fn!epcafa~ete, deNnif bavent &ns a~on put& en aSÏgiier.la cautc, mcfïte beaucoup d'at. tendon de la pan du Médecin qui fans ce!apouffMtÏbHveat& m~pfeadM &

attribuer ta goed&~ & des MMedea qui

attrJbuer la ,perifoft deI remec1.. qui

n'y ont ni ne peuvent y avoir aucu. ne part

De&~mtner&uvent&nsau. cune cn& appaMnte.

D~êtMtf~i~guHeMdaMteuf durée & dans teur nMifchet de &<;oa qu~des aMaq~e que Poa vo~~videMment èM de, <nème étpec~~ &nt quel. que{b!st!'és-!bngueB,tr~~ï'(e$~ très.. uni~rmes, d~tres fois tres-eouttes~

tf~-MMea, tfe~M'feguUefes,

D~attaquet &cceŒvement dit. (ereM ofgane$, & de taite éprouver la même pe~&nne en peu de tems


des iymptômes de maladie S diS3.

rents, ibu~ent 6 ~ppo~ ~û'H~

pouïbk qu~ décadent des vrayes k jMU&sdewmaMie~c~~ dit dans~~ &c'e~ cette j~<M~~ ~~eteor ca~

ya~eïc!ept<MMïa<'qu&

L~xtfèmè ~6biHt< des M~ï~ des à toute$ tea tMpMN!ons <aora!~

& phySqMM.

7~ Unet~Ma~ &dHt< &pa&f ae t'ext~me gaye<~ A i~t~me tdiML &; en g~rat cepeodantpï~s de&c~

M~ à ~aMd9er.

B~ Pn&ntMneM&~entd'eSoi

&M auc~n &~et.

Une abondai donnante <ï~ nne claire t iaSpi~e, inodo~ avec de Mq~entM envies de la rendre. ordinairement un peM de a~-aMe au creux de re~omac & aux reins, MA H grand abbatement que M. BoBaMAAVE &oi<: per&ad~ qu'M te diSpoit des etpdts animaux avec ces urines (~) mais cette extrême &iMe& tient ap dà-angement

(M) Rt C~ <M CM~t ~M~

.e,ui~duntur. Pr~ele~i. ad ô4· to~n,~ 3. pag.

~t~r. F~~ ad $. t~M. pag.

~48.


de toutes Ïes ~bn<~ions < pendant que tous les organes &nt dans cet état defpafme quig~nc tout~ a!a quan-.

ttte dcrevacuation: dés que mieux

-y~ u, IU\r¡:fC'œ 0 e ,,¡,.

Je n'ai VH ~e deux fois les unaes de cette e(pece accoMpagnées de la Mêtne< Ïœtidtte que des bittes qut auroient et~ gatdee~ pendant p~BeuM jouM; Mais dans ruh & FautMcas~ Ïes mandes avoient d'autres maux que ies maux de ner~ K ne ~ut pas croire que ces urines aqueuses ~yent tesieu< les qu'on rende dans ces maÏadies; il a~. rive Mquemfnent qu~es&nt aum colorées, que!que{b!$ memeplus coïo. rees qu'en iaate; ain~ S tes urines aqueuses prouvent fouvent des maux de nerts leur absence ne 'prouve pas qn'H n'y eti.ait point, & i! eft important d'en être avertie il faut même faire attention que dans les maux de ner& ~condairës~ c'eA.a~dire, quand Ïestymptômes nerveux depen~ dent de que!que autre caufe les uri. nes ne ~bnt couvent ni claies ni abon~ dantes~ ainH j'ai vu fouvent tou~ les accidens nerveux ) occaGonnesparIe


ver (Mitaire, t tans que )9M!S les unnés c~afent d'être cobrées. Si Fon&it attention que tes dt~e"

tentes itères rcnal~ontbeau~

HerjS, on comprendra qu'elles doivent être trés-expoiees auxenptsdes chan<. gemens qui peuvent arriver dans le genre nerveux; mais, cette u~pte ob. ~rvation ne rend pas raifon decephé~mene CaguUer, & qui a ~épen. dant ïongtems mat exp!iqué;,SMB~ KAM, le premier quirait préiente comme le fympt~me patognomontque des urines, ne ~explique point< M. Ho~ MAN ra attribué, diarait fans doute dans ce moment aufpafmedu iphmc~ ter de la veu!e, qui produiroit au contraire une plus grande coloration de l'urine, parce qu'en croupi~ant dans hveB!e, eUe depouiMe de !a partie Ja p!usaqueu&~ & re~e colorée & epaU. ic. M. CHBXNE a mieuxvu en les attribuant à la &ppreŒon de !a tranC. piradon 3 & H eft certain premiere.ment que fon n'obferve jamais ces urines quand on a de !a {ucur, ni même quand ta peau eu: chaude, douce, moite mais preique toujours avec une peau &che & froide auN


eues font (buveat tt~~iajcommodes

dans le MSoh des 6evM$ d~acces J

~Acoad Keuqoe les mêmes <cawÏes

q~i p~MdM~&~ ces ~es-d~

prenne tou;oMrs ce <pa(me cwtM~. co<nche Mmotion~ !& &aye~&c. mMs cependant dé. ce que cesdeMc pMhc. Menés & teacoja~eat &aveHt en&M' Ne, H Me ~ehMt point que Fun &~ !a &ite ~e PahM & ta &ppte~ Con de h tran~iratM~Ht taMM q~'eMe

ne &ït accompMn~e de ~paBnea. pir~

,.1\" .foit.COOnipa.lllée,c1e tpafm"" pro.

dMit Heh tf~-toMvent une d~af~Me

tf~s-proMpte m non pas des uri. jaes abojMantes i! amve mênM quet. que&is que qoand !a Mantpttattpn dt. <ninMe par d'aotfes caM&s qu~ua <paC ~e cutané les ~nnea diminuent en Même tems it &M<: donc c~efdter ~ne aoM caote, & M. W H Y T T e& ce!ui q~tfa le miewEaŒjgnée (~, c'ett Pàugmentad<Mt dM mouvement, & Mn peu de MNerfement dans les vaM&aux Cc~toiMS desfe!M; l'aug. mentadon dM mouvement produit ibs d~coloMdon, quoique &iBe conv~~

( M ) O~ o~t n~w. ~r<&fA p. x~


NB&V~USZ~ T?3 < M

a}oute.t-i!, que cette couleur e0:

principdement due a la vitc~e de !a ~crétion & au manque de <e)our dans

~~Ke&rvoirs~~}'avoue mte~ rroi..

~'rois que cette derniere ration e~ peut-être la feule pui~u'i! e~ Men cer. tain que toutes les fois que les ~cretions font plus promptes elles font g plus aqueufes & moins colorées. Un Himu!ant appHq~~ à t'oeit~ aux gtan. des ia!ivaires à FeSomaCj aux in. tctUns, y produit d'abord une abon.. dante iccredon d'humeur très. t~nue & un befoin de r~vacuer; !c phenot mené dont il s'agit eit de même nnturc auMt Fon voit fouvent des cva. ouations très-abondantes de ia!ive très- claire, & une ~cparatton nbondante d'eau claire & in~pidc dans l'ef. tomac, chez tes h~eriques & ïes hy.pocondres; & M. Wn~TT a bien remarqué que ii les inte~ins font trés-fbibtes, les malades éprouvent ibuvent une diarrhée aqueufe au lieu de ces urines limpides, dont les causes les plus ordinaires font en premier lieu toutes les violentes paC. ~OHS de Famé en Second lieu !a fynu.


pathie &yeM ai donné des exemples dans le p~nukicme chapitre.

Fat vu, comme M. WHYTTja dentition occaConner cette urJLns pâte

&~bonM<:e; & cet habile Médecin

demande n Fhumeur âcre qui irrite ie geace nerveux, & qui fe porte a~ ternadv~eht iur diSerens organes ne peMtpas aim~er tes vatKeaux crétoires rénaux? Rien ne paroU: plus vraifemMaMe. H ajoute qu'il a vu chez tespertbtttMS aabibties par quelque Ïongue matadie p dont tes ioîides ëtoiencrdàches & le fang appauvri des urines pâles, aqucufes & abondantes toutes tes nuits, avec un ientimenc de chaleur, de MF, de fechere~e & d'abatement le matin; $. & il obferve que ces urines dépendent d'une petite hevrecoUiq~tive, & tiennent lieu des tueurs abondantes que ron obrerve chez d'autres mondes dnns cecce h. tuation (o). J'ai obfervé fouvent en (û) M. LORRY a tr~-bten remarqué que (buvent les urines aqueutes Manquent t & font reMp!acees par ces exc~MOM .fré. oueuMS d'humeur aqueure & hmptde, ou par une abo~mco de larmes, qui acc~npagnent (ouvert les ~g~~atcaq~ea ipat. mod!ques. Tont. L p~g.


v e<&<: de teUes urines dans ces petits iaouvemensfSbrites quiibnt!aMtede h ÏbibîeNe & de rapauvhnement, & dans ces cas les eaux chaHb~es & "tMÏ~M~ .des; mais j'ai vu auBt qu'eHes ne d~ pendoiem quelquefois que du travaH de ta digèKion~ans aucune iSevre; · ies Malades Mt une tégere inquiétude au cf eu de!'e~omacqui !es em` pêche de s'endormir ils s'agitent beau~ coup dans îeur tit, ont b~bin d*ud. ner toutes tes den~heures & urinet~ de Feau enSn au bout d'une heure & demie, deux heures quelquefois n'ois, rinqui~tude paNe tout~à-coup, t les envies d'urinet cèdent, on s'en. dort prontptement & auvent très. longtems. L'ufage du th~ dans la ibi. r~e produit fbuvent cet accident, qui neoemahdequ~desâomachiques, & une grande attention iur ce que Fon prend à fouoer. J'aidonner cet article une etenoue proportionnée a rimnortanee de ce caradere. Je re~ viens aux autres.

n Ordittairement ta peau e~ plu. tôt (eche que douce.

x~. Quelque fpa&M~ ou quelle


Mgere convutSon que Fon n'apperqoM auvent qu'avec !a p!us grande atten~ tion dans quelque partie M. LORM dit que les &riauts dans les tendons

dit u

M ont qa~~u~~ .&it ~onno~M

qMnemaMie <~oit hyMnque (~). x~. BRANCARD a tres-Men re~ Marqua $ & je cfois ) te premier que ce &nttmen<! d~ne humeuf qui coule te !ong d'une partie, & que ptuHeurs tMa!ades~p!*ouventt dépend de tr~s" Mgefes convuMons dans ces parties~ ainS on peut auu! te p!acer parmi les fymptômes <ara~fiRiques des 'Maux de netfs (~).

ï4. M. C H B Y N B a anïgnô !e gonaement de ïa caroncule lachnmaïe, comme u~ caradere des maux de nerfs mais en générât il faut faire attention que tous !es caraderes des maux de nerfs auïgnés par cet habite Médecin (~) font ptutôt tes carabe. tes de ta 6bre lâche que ceux des vrais maux de Ner&, & j'en avertis pour qu'on ne s'y faute pas tromper; ce (p) Tom. L pag. n~.

(~) ~p~c~~ tom~ ï. pM. S~

(r) ~RfA-ma~y. part. Ï.cl!* pag.

$~. &c.


.< gomment dont M parte eO; en ei&t a~~ MquehtchM les perÏonncs foiM~s J & quand H & trouve avec les

~mau~~dw"1~<~mme'

M B R M A N ra vu, comme je l'ai vu au&, c'c(t, 6 )e tie me trompe payée q~t! y a du fe!~chement am moins je P'a,1 touj~Ufs trouve ahË, M. Z ï MA B R M A N qui voit 6 bien< le )ugea de m&me dans Fob&fvadon qu~H fappbjKe ~une femme qui eut ce gonaemen~tetque!ed4pein~CHEYNB) & qui ~toit extrêmement d~bib.' · ï~\ Les yeux ~urni~nt un autre catadere qui e& fort <bign~ d~tre e~rat, mais qui n'c& cependant pas fort rare, & qui ne trompe ~uéres~ c~eH une grande di~rence dans la dilatation de la prunelle d'un jour à yau. tre & une grande diSërence dans !a facilité à être a&~e par la lumière. $. 7~. Le cinquième moyen dont on peut s~aider pour découvrir C Ïa maladie e~ nerveuie, c'eft l'effet des Mmedes; fi ordonnés pour un iymptôtne que Fon attribue à une cau& entierement diSÏrente des maux d~B nerfs, pour une }aun~e par exemple, que ton croit dépendre de la vi&o*

or


&~ de ta Me, bu pour nn a~hme que Fon croit produit par ratonie des mi~~x dp poumon & KpaiS~ iement de r&utmëMf b~hchiq~û~ dis~je, les diSÏrens fbndans ordon~ns ~n raotre de ces CM, au UeM de &u!ager, irnteM~videm~ tnen~ donnent uae teiate pla$ proion. de au jaune & fendeMth feMfation p!~ gên<e~ on a Ïïeu de (b~onnet que ces maMMs d~pendôtent du ~& Me; & quand a ce &u~on~ un examen attenHf de toutes' les c!rcon& tancer &rt bientôt ie v~USer. Les occaCons de s'aider de ce moyen &nt ~a!heureufemcnt trés~Mqueutea, & ~aï ~bustes yeux une mu!dtude d'ht~ foires de ma!ad4es, daNa teiqueHes e'e~ oa~rt d'une ia~on frappante & malheureufemept Rne 'oue ron en ait proRt~ U e& m~tne dijacite de croire à quel point on s'aveugte quelquefois à cet ~gard, & comment on peut s'ob& dner à marcher dans une route où à chaque infant les e&ts de chaque re< mede crient a haute voix. vous vous trompez. s V!l;Is

S. 77' On peut encore, pour 6xte. <nc moyen s'aider dc!a connoiNance J


de quelques bix que l'on obferve con& tamment dans Fanion des nerfs. La première, c~eH que tout change~ ment conHdérable dans un organe a ~n~ inâuence marqua &? le genM nerveux les différentes dentitions, !a puberté, la groHe~e, la ~uppreHIon des régles chez les femmes quinqua* genaires en fburniCent des exemples R'apans 3 ain~ à ces époques~ it faut être très-attentif à ne pas attribuer à d'autres caufes ce qui dépend de cette mo. Mite accidehteHe & pa~gere, & des eSbrts de la Nature pour opérer quet. que développement.

Uneiecondebi, c~ que tout nerf nus ànud, ibitint~neurcment, {bit extërieurement) ou feulement depouit. lé d'une partie de fes enveloppes, ac< quiert une ien~biUte qui fait que les impreiHons les.plus douces deviennent pour lui dès caufes d'irritation trèstbrtes~voi!a ce qui occaGonne couvent une grande convu~bïlité après des piayes ,ou après des purgatifs violens. La troi~eme, c'e~ qu'une irritation habituelle dans quelque partie, queî* que peu fenfible qu'elle ~bit tient !e genre nerveux dans un état de mo;


MHte,qui fait que !a plus légère caufc devient un Mmu!us puiuant c~eft ain. S que dans la migraine, dans la goûtât ~ns une douleur ~ueïconque on eS Bira~iNe/~E împàtie~ bruit, du jour, de Ïa variété des ob. }ets~ tous les nerfs devenus tfop~en~Mes ne foutiennent, plus les inipre~ Cens les plus ordiMiMs.

La quatrieme ~e& qu'i! n~y a aucun nerf qui, quand il eft fortement irrite, ne pui~e irriter tout !e corps Quoique cette faculté d'irriter varie Deaucoup dans les dînerons nerfs, les uns l'ayant beaucoup plus que les autres t ceux qui pafoÎMent l'avoir le- plus font tous ceux qui partent du plexus folaire.

La cinquième loi, c*e~ que par une fuite de cette liaifon qu'tiya entre les différentes branches de nerfs, & qui efr ro~jet du chapitre des (ympa. thies, t Firritation ne ~e manite~e pas toujours là où efr fon Mege~ mais fouvent dans des parties fort e!oignees~ c~eM: ainn que chez quelques perfbnnes,!espurgatt~ donnent des maux de tète dès qu'on les a avalés quoique Fon ne fente rien à re&c~


Mac~ n! au ventre, & que Fon~vM dea epiiepSes qui avoient leur 6eg~ dans la tête ~anife~er leurs prêtera Ampt~mes danaM~~ao~ deïaq<~ irperHïader que c~toit de cette partie que venoit le MaL La 6x<e!!)e, c~ que qua~~ nefts ont é~ Mne fois ~r~meM

,icés ,ila reRent très.furceptiÍ»l_adtir~

ntés, ib yeRent tfès-epttMM d~

jritatMn; &,paf t~meme, une ~o~

qu~s n'auroMn~ pas appelé en

'lU. 'ilsa'auroient pas"81!Perçue ~n., ..dt.

Mes teM pe~tïe~ ~<a:ef tM~v~

met~ En s'aidant de ces d~rensgenfea <!e &coHM) Hfesderexanaendescau~ fes des maux de nerfs, de leurs c~ M~eres. des bix de rœconom~ animale qui y Mt jefuM perfuadé qu'il <e~ ~-a~ d~tef tome Mep~<e fur le cafa~eM de !e maMtequefon a Attakef~n~eM avec avance C ~eH;.une maiady de nerfs e~ndeMe, 6 les Mer~ ne ~nt afMes que Scondakement, par l'irritation que pM~P ~e autre

jMa!adie*

$. 77. Quand cette première quettion e0: bien décidée, elle rend aSez at~e la deciGon de la feconde, qui


e& de Avoir 6 ~on doit porter toute &n attention fur la cau& .on R les nerfs font a~ez irrités pour que

pon No~s~l~

cependant MeNus quelques ob(e~vattons, qui pourront &tfc ûtiïes à ceux qui ne ioMt pas encore &mi!iaftSs avec le, traitement des ma~dies co<n<

pHquee~ w

La première~ c'e~ Que des que !e ~enre nerveux e~ irntepa<r une caufe maladive qui ex<ge des teniedes iftitans, il e~ impomble dé les einpioyet auŒ abondamment qu'on !~ufoitîait &ns cette iMïtatioh~ parce que non feulement ils l'augmenteroient trop, 9 & pourMient ïa rendre dangereufe mais encore parce que cette irritation pourroit changer leur enet comme on peut en juger par les. exemples que j'ai rapportés p!ushao~ de la jauniiïe & de ~hme<

Mais cette remarque ne s~etend ce~ pendant pas à tous les cas: & ~3 elle e~ aC~ez ~nera!ement vraye dans les maladies chroniques, où il faut faire un uiage ~ong 'des remèdes, elle a touvenc fes exceptions dans les ma!a<Mes aiguës putrides, dans le~ueMea


la cacocMHe des premières voyes pro. duit des iymptômes nerveux ,très. fâcheux, qui paroitroient n'exiger que

~~s.antt~aBnodiques .doux~&

.dd~1~

ne cèdent cependant qu'à un emet~

que. ou à des purgatifs réitérés~ c'.eft que ces cas, Firritation du remède ~"moindre & moins ~cheufc que. ceUe de la caure irritante dont €!? a~bitc Fadion au moment où Mle commence a agir, ainM~netaut! pas balancer. Mais dans~casea une oMrudion opiniâtre ex~ge des remèdes fbndans, en meme~te~ le genre nerveux fe trouve tres-mo~ bile & e~ irrité par les remedes fbn. dans, il faut neCeMairement les nut~ ger & employer des &cours propres à anbibHr en même tems FacHon ner. veuie. Des cas de cette efpece ië pré. tentent tous les jours; ainu jernebor. nerai à en tapporter un ou deux des plus frappans que ~ate vu un homme. âgé d'environ quarante ans portoitune obttrudion tres.marquce au petit lobe du foye it employa le ~avon; l'ex. trait de fumeterre, t celui d'heHcbM'e noir, la teinture d'antimoine, & une tiianne très-charge de racines ape-

e 1


ritives, animée tous Ïes quatre )ouf$ par du &t de &dtitz; au bout de troiy 3emaines il Sentit beaucoup de mal. aiie de fango~e, d~ g~aement~ M tumeur même paroiubit plus gro~e, on l'apura que c'etoit une preuve que Jes remedes aginoient huit jours après tous cesacciden$avotetît fait de nouveaux progrès: enfin au bout de cinq femaines on me demanda; je trouvai la tumeur tres.groae & très dure, !e malade était très oppreNe urinoit très-peu, avoit !e ventre prefque ba. Ïone, vômi~bit tout ce qu'il prenoit, foit remède, foit aliment, & avoit ~ne inquiétude étonnante. Des bains tiedes trés-Iongs, des lavemens émo!. liens deux fois par jour, le petit lait avec du ~rop d'ahhea pour toute boiC fon & pour tout remède, le tirerent en peu de jours de cet état la tumeur fe retrouva ce qu'eue ctoit fix iemaines auparavant & céda entièrement à Mge du petit lait, de deux grains de mercure doux de deux en deux jours, & d'un trèsléger iaxatif tous les huit jours. ï! n'y a pas longtems que j'ai vu ttae femme âgée de près de Soixante


ans, toute fa vie tfes.mobUe, qut avoit tous tes Symptômes qui annon" cent une bile amaCRe dans le duode.

num .& J~utM les pren~er~

pleines amertume, nau(ee, dégoût, fentiment deoténitude, triAeae, in. ibmnie, eMe fentoit le plus grand be~ foin de purgea, & eUe avoit e~aye à la campagne les ieuts purgatifs dont eue eut jamais pu Soutenir Fumage tous ritritoient prodigieufement & ne la purgeoient point; elle ie détermina a venir me confutter t je jugeai du befoin & de FimpoHtbiHte de purger, je me déterminai à ~aire vivre cette femme pleine de bile uniquement de lait & d'eau pendant quelques. jours, elle retrouva d'abord mieux les ~e!les s'établirent d~eues-mêmes, & au bout de huit jours les laxatifs les plus doux ne Firntcrent plus t'cvacuerent, & elle fe trouva très-bien.

Uneieconde obfervation, c'e~qu'U faut apprécier exactement Je danger des deux maladies avant que de deci. der qu'elle eft celle dont le traitement eH: le plus pre~nt i! y a des ncci~cns de maux de nerfs, que Fon peut to. icrcr allez longtcms ~ns dnïigcr, H


y en a d'autres qui font preBaM) qui! faut non ~eutement éviter d'ir~ nter, mais même foulager ie p!utô<:

po~bte..

En troiCeme Heu 6 l'irritation nerveu& e~ tout-à-fait ~condatre 6 elle e& étrangère à !a conâttution du n~tade, & ne dépend que de !a ma.ïedte, elle demande beaucoup moins de menagemens que quand elleferoit rmplement comp!iquce avec cette M~' ladie.

Souvent les deux cures peuvent ~e compliquer alors n'y a pas à hé. ~ter, il faut les employer toutes deux. Dans tes maladies qui dépendent des » oMh*ucMons du bas ventre~ & qui p~oduiient fouvent des maux ~de nerfs, !es bains tiedes ibn~ de la plus grande utitice.

DM ~og~o~ w~w en général.

$. 79. Les femmes hydriques, les hommes hypocondres, croycnt con~ tammem leurs maux les plus dangereux pointes, & nu bout de cinqunntcnns de ma~dics & Je cnuntes trompées ils ~~n croyent pas mo~ns tous les jours


que leur matadieen: mortelïe; ôeu:t qui ne connoioent point ces maladies par eux-mêmes. & qui voyant tou.)ou~le&mabdcsAp!3Mm~ mourir, n'attachent aucun danger ce genre de maladie; la généralité des médecins a même trop adopté cette faqon de penser, ~c Fon trop étab!i que les maux de nerfs etoient peu dangereux. Il me paroit important d'apprécier ce que l'on doit pehier, ï\ du danger des maux de nerfs en général du plus ou moins d'eipérance de les guérir. J'enviiagerai d'abordée que les maux de nerfs onc de fâcheux, enfuite je préientepai les rations qui diminuent les conséquences que Fon pourroit tirer de ces faits. Quant au ptus ou moins d'eipérance de gucri. dfbn je renverrai une partie de cet a~tic!~ au chapitre de rhypocondne. $. $0. Si Fon fait attention à l'im.portancedes fondions des nerfs, u Fbn fe rappeHe qu'ils ont Fin~ucnce !x plus marquée fur toutes. les ope. rations de Fœcono~ie anima!e ou comprendra qf'tt ne peut pas être indifférent que k'urs fonctions te fa~. jfcnt bien ou mal & fi Fon rcmar.


oue que les convatSong tuent tresiouvent les enâns en peu d'heures on jugera qu~e!!es doivent avoir des

cf&ts tres.pui&ns~ &.q~eJ~ '1«1,

doit pas les envifager trop légèrement; je fais bien que Pa~ton des nerfs eR p!us forte, & la roMance des orgaaes plus foible chez les enfans que chez les aduhcs y auûï rirritation des. nerfs e~ bien moins dangereuse pour ceux-ci que pour ceux-tà~ cependant !es dangers font de même efpece y & il y a des adultes qui confervent tou~ jours une difpoution enfantine à cet égard, en gênera! les perfonnes Sujettes aux maux de nerfs font de. licatesy c'eM-dtre que leur fante peut tres-aifement être altérée. Ma~ pour apprécier exactement les effets queron doit craindre des maux de nerfs, if faut faire attention que tous ces maux peuvent fe réduire à leur acMon a& foiblie ce font les maladies de la clalfe des paralytiques; ou à leur ac. tion augmentée, ce font les maladies de la ctaiïe des convulrtves.

L'adion des nerfs affaiblie porte recef~airement la langueur dans totttes les fondions~ & fui vaut les nerfs


qui iont attaqués ou les fen~ s*e. mounent, ou ta ctrcutadon tanguit. ou Fadioti des dinerens viïceres s'aC. &ibtit, ou la nutrition & &i<: mat ou f~iotrdcs m~~ ~e perd) & de ces dNërentes téSons jr~iuttcnt îo$ engorgemens, les obC.trud~oM~ t,. !e croupiRement des h~. meurs) teur akeration & les ~fita<toas pardcuiiefes qui enrenjkent, le dc)'angcmeM dans les ~n~tons auxqueUes ces hame~rs etoient nece~ &ites, !e dérangement des décrétions les maux qui en font h MtC) !e ma~ M{me ) &c; ainG il CM: aile de comprendre queHevane~ de maux peutproduire la-diminution dansPadion nerveufe. $. 80. Son aaion augmentée n'a pas p!us couvent de mauvaîMS fuites, peut. être même q~eUe en a moins, mais e~ les font ptus frappantes. Si ce, ~brcroi<! dMions potte iur les vaiMeaux Kcre. toires~ i! augmente trop les ïecrettons, s'il en ierreIes~phincteM, il empêche toute excrétion; fi c*eR fur les vitcetes creux, il en pervertit les mouve* mens; ri c'e& iur les organes de !a circulation, il ta~precipite & il t'altère mais comme les muicies font le vrai


yoM~ine des nerfs, que c'e& fur emc ~js~xe~ Ja plus mar< quee, que c~M moyen de cette acMon ~ue jcs ner& opérer .Jjeurs p!us

n~~ j"

~e$ dans !tdion tro~'Ïbrte~ ils

~aug<nente~ !?ad:Maide to~s ~~aML

~eaux ~&c~ & h 'MpMitS' dMu!ati~n~$ut parven~~Mn~p~nt a~q~! auccHpe autre cau~. Hie pburroit ~M~er,~ ,n 1 ïo de., l~m~

~adon~n<AemeM/

~morrag~es~ des gangrenés ~~tn~~ & yai ~ote cadavre d'une homme ~coprt

après quiuze heures de c~~ï~pn~~

aSfreu&s dans Ïe même~~

ce!ui d'un lièvre qui a~ ~te ~c6~. après pîuHeurs heures de cî~He~'V~j~~ L ~s avoit déjà rmar~ une femme morte après Ne* v~

~patines t h pourr~re~

tres~pro~pte, & i! ravoît atM~ la violente agitation (~)~ & M. C~ t.BN,dans &n très-bon ouwa~~r~~ matière medica!e,remarqueauB! qu'un viotent~paCneenSa~metres-pronipM. ment ie&hg; M avoit un ma!adé ep~ (~) JMo/o~t ccr~. ch. ïo.


teptique qui Ïui e<t &urhiMbma preo*

ve la ptus évidente; !a baignée faîte avant l'accès donnoit do &hg dan~ Fêtât Je ptus~ ON & &i&i~ une heure après/cupen~htT~c~; Ïe &ng etoit totalement en~amme ~)~ Cette adionpeuj: aUer aMpoipt de hHcer & même de caHer ïea <M. En prefejutattt ict q~oïq~es cas patticaMers des Mauvais enets des maux de nerfs~ oh verra d'abord de que! genre de hMon ils dépendeat.

$. Sa. CHBYNB qui~toittonot.

j[ervateur~ aTemarqu~ que Jes etiSes tuberëuïeM~es estent tres-&uvent la fuite des &~tes1iy&eries («)) & quoi. que cette observation ~bit plus frequente en Angleterre ron e& très.. expofe à ces fortes d'étirés, cepen. dant elte fe co~ôrme aï!!eurs & M. R OSA a vu en ÏtaÏie (~), de viblens accès de convu!uons !aiae!* une jeune perfbnne dans une ~biMeNe& une &n6biute fi grande des nerts qu'u. (<) J~~M~M M W~~M~ pag. )9~

< M ) ~?~0~ naturelle de part.

3. ch. e, 20. `

(~) ~~to q~n?~ obC


Me Idgere intemp~ne M o<cca6onna une toux violente, qui ne Snit que paf ta rupture d'une vom~que & it e& > tre~ofdma~e~e~~oJtAdQM~

tamment une petite toux &che aux

perfonnes nerveufes mais jeïepaf!e. Tai de ce~te eipece de toux aiKeuM. La mptMfe des vai~aux & l'~pan* chôment dM &Mg &nmMe &}te tfe~ ordtnaire des convM!Non& dans deux cas; ou quand !e fort-.fpafme dans une partie f:ntte6uer le ~ang' dans une autre, c~ ainB que Ïes ~panues de ru" t&us produm~ queîque&is des &~ gnemens de nea! hea~optiSes, des vômM&meM de &ng ) où quand !a violette agitation produit une extra.vacation. WBPPB& en rapportant rhit toire de 'convulfions qui iai&ient &rtir te {ang par roreiMe~ remarque que par!a <n~merai&n eHespouvoient bien rendre apopMUque(~3. On voit tous les )ours dans les convuÏHons viotentes des en&ns, que tout !e ~àng <e porte dans les vai~eaux ext~rieurs~ its deviennent rouges & fbuventpre~ que noirs S ïe <pa<<ne e~ plus fort (~) c~ psg.


ce <ang peut s'épancher dans le tnïb cellulaire & y former des echimoles plus ou moins générales on a vu un enfant mort dans rajsc~Qnt toute peau etoit 'pàri&itement tembÏabte à celle d'un maure ($)t On voit quel.quefois les plus petits, enfans vomir du fang, pur après chaque accès de tranchées ) qui font toujours accompagnées de convulHons dans le bas vèii.tre. Les {palmes hiAcriques peuvent couvrir tout le corps de taches, & fouvent de très~egers ~paimes partiels, & inicn~btcs pour le malade, produifent des echimofes, qui,, comme je n~cn fuis plaint ailleurs, ont ri fou. vent été prifes pour des taches Scorbutiques (~), & ont détermine à un ufage pernicieux des anti&orbutiques. H peut même en réfuter des épan'

(<) HULSBBUSCH de j~ftC~ p0~ mui~ c~p~ ~$.

( a ) 11 y a deux ou trois (ïec!e': & mente encore dans le t!ec!e dernier les ma. ladies convulfives panbient Couvent pour des ponetHons, & ces échimotes eto!ent fe< gardées comme la marque du Diable; elles ne ta!nbient point de doute (ut caufe du mal.


chômons dans le cerveau commeM~ MATTANï Fa vu (~< Ce ~bnt ces epan. chemehs dans la tête qui tuent dans ~ës ~c~ss d~epi~p& & çpmme les ~panchemens fbHt plus ~ciies dans tes enfans, voità pourquoi lea~tan~. ~onsioMt beaucoup,plus io~ent moï'~ telles pour eux que Cour !és ~du!ces, ils font d'MUeNMph~ répands, rai trouvé de ces epanchemens dan$pre~ que tous !es v!fcefcs mais ils ne font pas toujours fanguins~ ib ïbnt fbuvetic HmpÏement Séreux, & alors ils peuvent êtrere~rbes~& !es accidensqu~s pro.dutibient~di~pent; c'eH: à ces épanchemens Séreux qu'i! faut attribuer ces embarras de têce,ces a~bïb!t~emens dans les facultés, ces paralyties de quel.ques fens ou de quelques membres, que l'on obferve après les violens accès de convutuons & qui fe diffipent au bout de quelques jours. Quelquefois cependant les convulCons détrui~eMt entierement les 'fonctions du cerveau & des nerfs; j'en a:.yup!u~curs exemptes; & un des p!us frapans en celui d'un enfant de dix ans qui paroiHbit (&) De ~na~M. pag. <to.


être lié Hun, mais qui depuis fon en. fance avoit eu p!uneurs r~is des agïta~ dons convutiïves~qui ravoientiainc abtb~mcnt: imbéciMe it n'etott pas plus grand qu'un enfant de cinq ans ïnaigrc très fbibte, ne marchant n *i ne parant, & n'ayant aucune con. not~nce il femble que le cerveau même fut paratyfc, & j'ai vuuneda. me née avec une mémoire étonnante & capable de retenir ptuneurs pages après une ieule tecture, qui la perdit preiqu'enticrement par de violens maux de tête. Je trouve dans un excellent ouvrage que des crampes dans les mufcles des jambes avoient occa.nonne de très. grones varices au gras de jambe ( c ).

$. 83' On verra dans un autre cha' pitre des obfervations d'os luxés par les fpafmes'(~), ainG je n'enprcienterai ici qu'un pctitHombre,on trou(c) ~~Mf~M~ tom. pag. !7~ (~) On fera Moins furpris de ces fracturcs par des fpafmes fi l'on fait attention que h~ion volontaire, mais violente & fubite des mufcles, peut produire cet ef. fet. On trouve\dans ~o~< CMe tom. ti. pag. robfcrvation d'un


ve dans !es 3/ ~n~e

la ~< celle d'un enfant de dix ans à qui de viotcns accès cadrent § ro~def humérus du nb!a, & ? parereuc le ~emur de fh tète ~f) ;& l'an a vu chez un Ncgrc le fpa~mc porté an pomt: <j~ MM~T J~W ~M~ C0/ dont ler ~0~~ g ~e Brent jour & formèrent une <? ~c f~cf~c la <'M~ a (/). On pom roit ctrc porté à crotre

mouHe, qui ptfÏanc pendant un fortgfoa tems, avoit peine à fe foutenir à cnu(e du grand roulis du vaideau une fecoufÏe N M inattendue obligea tout te genre mutcu. s îeux à te ntettre en contra<on dans rapprchennon où i! fut de tomber, il pf~. j M tenta le pied droit, & dans i'mitant fit un grand cri, & Ja cuitte fe trouva caHee". ( e) M. LïEUTAUD ~or. unatoni. med. tom. 2. pag. t~t. On voit dans le ~p~c/~f~/M de M ANC HT l'ht~oire d'accès d'epiieptte a<ïez violents pour cafrer le bras & ia jambe, & luxer !a cuine.

( f) maladies de Do/w~Me par M. POUPPÉ DESPORTES tom. 2. pag. t72. On peut prefumer que ïe trai. tement par les émétiques, & les purgatifs réitérés avec du féné contribuèrent à po~


M que ces fradures, dont on a plu. fieurs autres exemptes font la fuite ou des coups ou des chutes ou des e~brts mais (x i'on fait attention que h violence des conv~t<!onse~ fouvenc telle, que la force de ptuneurs hommes ne peut pas contenir une pcrfbn~ nefbibte, on comprendra que des (paCmes de cette efpece ont plus de force qu'il n'en faut pour fra~urer des os. ~M~w De P o z z t s aNuré que dans les hyMriq~es & les hypo. condres iteK: arrivé ptuHeurs fois que les futures fe fcparoient(~). On a vu plus haut les futures iéparées par ïa fuite de la frayeur, & ces deux faits ~nta~z reproches cependant je n'o. ferois point garanttr toute 1"exaâitude du premier. M. HALLER a vu après des éternuemensredoub'es, chez une femme hy féerique, t~ vue perdue par te dé. placement de Focit, dont l'iris fut cachée ter !e ma! à ce degré de violence le fpar. me ne finit que plufieurs jours après cet accident, qui fans doute obligea à ceffer Mn mauvais traitement, t on auroit tué le malade C la maladie ne lui avoitpascaC' fé la cuifïe.

(~) M.LïEUTAUDtem~.pag.~t.


fous la' paupiere de ~aconL qu'il n'y avoit que la partie inférieure de la ~c!crotiquc qui reçut !a lumière, (~) & l'on trouve dans les ECais d'Edité bourg f y ) une ôbfervation d~ns quelle on voit les convut~ons des muicles du bas ventre produire une her" nie inguinate.

$. 84. Un autre effet du ~pafme & Fon en verra plufieurs exemples dans dt~ërents endroits de cet ouvra. ge, c~ racfbibHfiement, & même la paratyue ou dans les nerfs même qui ont éprouvé le ipafme, ou fouvent dans d'autres. VATER a vu une colique ~pa~ modique faire perdre ta mémoire ( ~). PLATERU8 avoit déjà vu une fem. nie à qui une viotente colique avoiw donné desconvu~ons~ qui lui firent perdre la vue fi compteccement qu'elle ne voyoit pas une chandelle que l'on approchoittrés-près de fes yeux; trois jours après elle recouvra la vue~ mais la colique & les convutnone ~~ant revenues au bout de quelques (/~) ~c/n. 1. 8. Sed. 4. §.

(. t ) Tom. I. art. 27. pag. 2~4.

(A) HAMBR ~C~ med. pag. ~ï,


jours, elle la reperdit de nouveau & la recouvra encore; mais ennneHe Succomba aux attaques réitérées de ce mal. H vit une autre femme aveugler

auiBapre~ une chique & de& convu!-

jSons ) mais moins heureuse elle ne recouvra jamais la vue; il eR vrai qu'il paroit attribuer cette fixité à des appÏications froides faites fur le front, plutôt qu'au mal même (/). J'ai vu une femme dont les nerfs avoient toujours été délicat' qui à l'époque, de la ceKation de tes regles prit des fpafmes violens dans les muicîes de Foei! avec des douleurs cruelles, i!c ~toientdans une crampe cottt!nue!Je~ & eHe perdit comp!ettement la vue on lui avoit appliqué de t'eau à la g!ace mais quoique je croye cette pra~ tique tpés-mauvaiie dans tes cas de cet~ M espèce, c'e~au ~paime & non point l'eau g!ace<; que j'attribue !e maL Ce~ un effet condant d'un fort tpaime d'anbibtir plus ou moins com~ plettement les parties qu'i! attaque~ & s'il attaque les parties vitate~ peu6 devenir tout. a coup morte! on eu ~) 0~ ï. t. pag. j[o4.


trouve un exemple dans tes ouvrages de M. de H A E j'en ai rapporté deux dans un autre ouvrage (w), & il y a peu de Médecins qui n'ayent eu

occaCo~ d'en voir. M. M o o~A N t

"obfer,élesconvulfionsducœur, &il

aoMervéksconvu~onsducœur, & d

dit que les femmes font plus ~jettes que les hommes aux convuÏSons des vifceres internes f~); il rapporte ait.leurs (o ) le cas d'une jeune 6He dcbau* chéc,iu)eMe aux aidions hy~criqucs qui mourut d'une violente convulnon. C'e~ ~ans doute par une fuite de cet aNbiMi~ment que !aiHent le ~paffne & les convutiions, que la nutridon fe fait moins bien dans les parties long. tems & couvent convu!(ees &qu'eHcs maign~enc; c'ef~ à cet amaigriMement qu'il faut rapporter un fait ~n~ulier rapporté par M. F A R R Médecin à P!imouth i il vint à l'hôpital de cette ville un malade attaqué depuis fix jours de violens accidens ~paimodiqueS)& fur-tout d'un très-fort ~pafme cynique, qui interrogé fur fon âge Ce dit âgé de vingt 6x ans M. FARR (w) ~~oAepag. ;$S.

(n) Ep. 26. {.

(c) Ep. 4~. ~t.


tous les aiB~ans qui lui en don~ noient an moins Soixante, $ crurent qu'H revoit, & cependant rien n'etoit ~"p!us vrai ~). f Les fréquens ~pa~es des nerfs me~entenques, en arrêtant !e fang, dit pofent à rhydropiue & !a proda~nt (~' Les violentes convulrions peuvent auiH produire !a gangrène. WappEK Ïa vit paroitre a ïa jambe après de viorentes convulrions occaGonnees par tt $~ verre d'antimoine (/), & it l'attribua c~ re~errement des artères par les nerfs. On verra, quand je rapporterai les observations mr les cau&s de l'a.pop!exie, qu'eue eK quelquefois !a ~uite des violents ipafmes des hypo. condres.

$.8y' Les aSedïons dans ~fque!ïes, ~i !a paraÏyHe~ ni !e ~pafme ne ~bnt aunï marques telles que ïa CtnpÏe mobilité, Jes a&dtons hyMriquea & hypocondriaques qui ne ~bnt pas (p) JMc~c~. o~ty~. <M~. ~M~. ~om.

& 4. Pas. 9~.

C<?) FORSTER M ~e M~ q/' pag. 96. & M. LORRY tom I. pag. ~$. (~) De cîCMf. o~M~ pag. 2~4. & i?~.


bicnfbrteS) n'ont point tes mêmes in~ eonveniens que les maladies para~yti* qucs& convuluveS) mais il en rérul. cependant toujout~~ q~n~ltepant & en troublant fouvent plu~eurs fbndtons etïes &nt un ob~acïc à une ~an~ très-ferme &robu(te, qui M'cxiftc jamais fans une fcguÏanté dans Fadion de tous les organes, qui 0~: in~ compatible avec des nerfs fort délicats.. 8~. Si ron~e fbrmoic le progno~ie gênera! du danger des maux ~c nerfs que fur les faits que je viens de pre< ntci, on Ïe formeroit beaucoup trop fucheux, & on les croiroit plus dan. ~crcux qu'ils ne font réellement puisque quoiqu'il puife réfulter beau.coup d'accidens des maux de nerfs on en! cependant étonne combien peu ils en occanonoent, & tous les jours les fpedateurs des violens accès de convuluons s'attendent a chaque in~ tattt aux accidens les plus fâcheux, & font très-furpris de n'en voir réful.ter aucun c'ett un phénomène pour eux; W K p F E R remarque avec don. nement que fa féconde malade em. poifbnnee par la ciguë dont on a vu l'hitbire plus haut, & dont les yeux


avoient été li fort fatigués par les conS vuïnons qu'ils étoicnt prefque fortis S de la tête $ ne fouffrit aucun dcranS. ~entent dans ïavue & des faits femb!ab!es &nt peut. êfre u n~ des ptus ~S belles preuves de FarttBcc admirabie S du corps humain,

On voit que la para~yue attaque benucoup plus rarement les parties internes que ies mufcles externes; on voit que les paralyfies externes, quoiqu'elles privent de prefqu& tout mouvement & peuvent cependant laiffer jouir trèsïongtems d'une fanté tolérable, & il n'y a point de Médecin qui ne fe foit étonné trés.~buvent de voir tant de matadies coiivulrives ou fpafmodiquc~ longues, Suivies, ~1 fortes, !ni~.~er, après quêtes ont cène, !e mah~dc pre~qu'auHt bien qu'avant que de Fa!taquer & &utement plus délicat. !.cs maladies hyReriqucs & hypocondriaques îaï~ent même couvent toutes Ïes tondions fe faire avec afÏez de régularité & en général on peut dire que les maladies du genre nerveux prennent peu fur la durée (le la vie, qu'e~ tes l'abrègent peu, qu'après avoir porté le bouleverfement par-tou~, âpres


avoir fait craindre de voir périr d'un moment àFautre, eHes !aiBent fbuvent, le moment après, dans !eptus parfait ~me, mai& je!e cépet&t neMe nent peu fur la longueur des jours, elles prennent beaucoup fur le bon.heur, parce que les ner~s ienHMes, éprouvant vivement toutes les impre~. Bons au milieu de la iante,!a plus faible caufe d'irritation, que &uvenc ron ne peut ni prévoir ni éviter, dé. trait dans l'inftant ce calme dont on ~ouiHbit; ainu on ne peut prefque pas fe répondre d'un jour entier de bien-être, & !a crainte tient dans une espèce* d'attention continuel!c fur tout ce que Fon doit éviter qui e~ une vraie peine; & une peine de tous les momens,que!que légère qu'elle foit, e~ un vrai malheur ain6 quoi~ que les maux de nerfs foyent raTement mortcts, ils font réellement tres-fachcux. M. SHBBBBARE après .avoir fait un tableau énergique des matheurs de la vie des hypocondres, ajoute, cette maladie, quoique la pJus afRigeante,e~ peut-être celle que l'on ptaint le moins ) & finit en dé~rant que ceux qui en rient fuuent appeUcs à


Xf

~.5~1r. 1 i

$H toire dans !a même coupe d'amer~ ? tume (~ M. R A u L ï N s'eieve ega.

~j~~ent sveo ~b~e & ave& tai&n~

contre ceux qui s'obii~nent à regar.der les vapeurs comme une matadie

&tM confequence, qui ~exi~e que d$

~Ít,f~ tans co. Dréqu~nce, 9U1 n'exige qU, e d,

teceres attentions (~).

ïty a un cas dans teque! les convulEoM &nt utiles $ & j'en ai déjà parte aiMeuM $ c~eA quand !cs nerfs ~e trouvent dans un état de dérangement) dont la Scou~ x ~euïe des convu!6ons peut les tirer. $' 87. Quant à la féconde partie du prognofUc des maux de nerfs C Fon demande ce que !'oh peut e~peret de !eurgueri~bn, la reponfe, comme celle à la premiere que~ion, varie fui. vaut les maïadies, & ce n'e~ que dans le traité particulier de chaque mata. die que <*onpeut établir un progno~ tic exaét; mais je donnerai cependant ici quelques observations gcnera!es qui peuvent iervir à fe former des idées plus !u~es du prognon:ic dans chaque maladie en pardcu~ër.

Noua avons vu plus haut qu'on s'e& (~) r~ïcc q~c tom, pas. ($) Prc&ee. pag. M.


trop !aMS a!Jer regarder !es Ma~

aey& comme peu dang~eux~ par on

)~ë~~ ï~ pe~ ~M~

CMitradtdotre on les regarde trop

g&~raletHent comme incurables; &

lénéralement comme ,incurables J Be

ne faut pas dt~Rmuler que teur gu<xi&n a &s di&cuk<s maK it ne&ut pas pca&r q~~Mes toye~t toujours ia~urmontaMes & i! n~y a po}nt de maux de nerfs qui n'ayettt é~ p!u$ d'une fois guéris q~i ne purent r&tre p!us fouvent.

Les dimcuMs iont de deux espèces, p ou phyCques ou morales je tratterai de ces (lernieres dan~ le cha. pitre de rhypocondrie, où je repren~. droi cet article 3 je parlerai ici des phy* figues.

La première, c~ef~ue Ïa ScrMo~ des efprits animaux paroit être r~a~. ~oradon la plus 6nie, t la p~us difHcite de rœcooonue an~ma~e) celle qui &<ppo<e îa machine la mieux montee, celle qui, par ~mêtne exige te plus que toutes tes autres ~yent en bon e~t car quoique par une fuite de ce rapport de ce uexe ~tabM encro toutes les tondions !e dera~emeat de Pune ait. quclque Muette ~ur tOMtes, ccpeudant il y en a qui Umt jplua


indépendantes que d'autres, & celles du cerveau ~bnt eeHes qui )e ~n~ te moins; auïiï il y a des fondions qui ~e confervent prefque intades dans beaucoup de maladies an lieu que dans presque toutes les nerfs Souffrent, & Ïcur !euon n'échappe pas à ceux qui favent obfepver.~Si dans certaines contHtudons, le genre nerveux ct~ fi ~brtement organtie q~it paroit prévue invu!nérab!e par !es!cHonsdesautrcs parties~c'efb un phénomène dontil fnuc s'étonner, comme je l'ai déjà dit plus

haut.

au t.

La feconde caufe de difficulté en: une ~uite de la premiere, c'eit qu'il y a un grand nombre de caufes qui agiiïcnc ~ur!c~cnrenerveuy,puifqu'ï!ierei!enc presque toujours de toutes celles qui ginent fur tous les autres organes. Des vaiueaux trop ou trop peu remplis une circutation trop vite ou trop lente, & tout ce qui peut produire cet e&t, une respiration un peu ~ênce, une toux fréquente un peu de ten~n ou d'irritation dans Fe~omac, une di. ge~ion qui ne fe fait pas bien, une confUpation qui fait que le iang ~e porte à la tête ou qui irricc les


Mtts des inteftins une diarrhée qui (butait !a matière nutrittve,

Mtt emSarfas dans îefoye qui fait re.

ituer !a bile dans le iang, une pierre dans la ~eHcu!e qui peut produire des fpafmes mortels, une diminution dans les urines ou leur croupie ment dans la veCRe, un calcul dans les reins, un irritant quelconque dans les autres organes internes ou cxter. nés, la transpiration fupprimée, dérangent quelquefois fur le champ toujours à la longue, les tondions du genre nerveux & comme tes re. Mcdcs indiqués par ptu~eurs de ces Maladies lui font fouvent tot~cment contraires cHes nuifent doublements La muhitude de ces cannes capables de le déranger, & qui fic repro.htiient prpfqu'incvitabtcment tres-fbu~cnt les unes ou tes autres, ont une in~preC. ~on plus marque dès qu'it ett déjà attaqué & rendent fit guêrifbn plus dtfRcîte & il faut en dire autant de plu~eurs caufes qui ~agiM€Mt prefque que fur le genre nerveux, & dont faction, incommode en iantc, devient un oMhcte au retabtiaetncnt, quand ja maladie e~ déjà fbrmce telles fou


? Mr trop chaud les odeurs, la me-

~ditaHon; t'apptication des iens, tou-

~~¡ djtatJ~1.J'a,pl!io,!1.s,f~l!~

tes tes payons qui dans tes per&nnCs ? dont les nerfs {ont déjà malades, pro~duttent des enets très-torts & retar. dent connderabtement !a gucrUbn. Une tro~eme di~cuïte, c'eft la !en. teur avec ïaquette les remèdes a~Ïenc ? i\tr te ceyveau on pouc les porter imme? diatement fur Fe~omao & es inteftms ils agi~Ïent plus tôt fur certaines parties y plus tard fur d'autres, mais de toutes les parties il n'y en a aucune fur taquette leur a~ion, ~en excepte cette des fi)iritueux appliques aux ex~ S tcèmités des nerfs, & dont t'eiïet en: très.proMpt,maisti'ès.panager, il n'y en a aucune, dis je, fur taquetie leur a<~ion foit auin lente & au~H ~bib!e, on peut dire même qu'elle n'o~ preC. } que jamais médiate, mais que l'on ne change t~etat du cerveau qu'en chan.geant la machine prefque toute en. tiere, ou par t'a~ton (ympatbt~ue de quelqu'autre organe

$.88.Mais maigre toNtesceacircontL tances, il n'en eS pas moins vrai que Fon voit guérir trcs.(buventdes maux de nerfs tr€S.Sch$ux~it qu'iis ayent


teur Cege dans le cerveau, dans la moëMe de Mpine~ ou da~sics troncs des rameaux nerveux & Fon remar.que tous les jours des enets très.prompts des remedes dans les maux de nerfs; ce qui dépend fans doute de cette même caufe qui fait que tontes les maladies aSedent le cerveau, de cette union beaucoup plus intime du cerveau aux autres parties que des autres parties entr'elles, t union qui dépend eUe-mëmc de ce que toutes les parties tiennent au cerveau par ïes*ner& q~i en font une partie. On a vu tout.à-Pheure que le cerveau fbuC. <re de tous les deran~emens parce qu'il en: par-tout, mais H en réfulte au~H que par la même raison, on peut lui faire du bien partout, & les remèdes agiHenttard ~r la maffe même du cerveau, ils agi~nt par-tout fur fes ra. meau~ dont les changcmens en bien ou en mal fe portent d'abord au cerveau même anui la même caufe qui rend les maladies du cerveau fi fréquentes & S rebelles, peut aum donner que!querbis de la facilite à tes guerir. J~outerai que s'i! y a des cartes dont'H reçoive tes impreutons Scheu&s le premier, & prefque le


M) MeC: dans !e même cas pourbeau~

coup d'impreŒons favorables~ dont

"I~P.a!et'~d'l. 5,:

tesbonsef~ÏemaniMêntd~~

fur ce vifcere de la façon la plus mat. qu~c~ on peut donc conclure de toutes ces obfer vations, que les maux de nerfs ne font poin~ tncuyaMes, & que ri on les guérit rarement ccïa dépend ou de caufes accidente~es dont )e parlerai. ailleurs, ou~ de ce que t'en n a pas aitez étudM cette matière, & que noyant pas donné a~ez d~atten~ tion aux dinerentes caufes on n'a pas toujours ~atR !es vrais moyens.Am. il r~iuhc de tout ce que je viens de dire premièrement que tes maux de nerfs ne font point une maladie à n~gliger comme on le dit généralement, que ce n~ft poi nt une maladie chim~riqtïp,qn'i!s peuvent avoir tes fuites les ptusfune~es, que cependant leurs fuites mortelles &nt rares, mais qcde H'oubÏe qu'ils répandent dans la vie e~ de tous les Jours, que par !à-m&me ils demandent la p!us grande attendon~ & exigent tous les !bins du Médecin: en recond lieu on a eu.tort de les crgite incun~s on peut guérie & o~ tes guer~ conune Mutes


tes autres mahdies; s'i! y a des ci~. con~ces qût en tendent la cure difL tg ~c~ lent Usontieurs casincurab!es&ns doute, mais les maladies les phs g~ Nefatemcnt cu~b!~ ce~t tous les jours de Fêtre, quand eHes &nt:pa< ~nue~ à un certain point, ~c ks maux de neïfs n~Mt point d~empdon à cet egatd & ~ont incurabîcs 1~ quand la c~ufc de leur déiofdre eN: par eHe-men)e h~u~rt~aMe, {oitqu'e~ !€ foit fixe foit qu~e reproduife contmuej~mem;; quand par leur d~ree ils ont S ~rt aiÏbiMi les nerfs, 9 qu'ils ne peuvent jamais ~e rétablir quand cet a~~bî~ement a eM extrême des !a premMre action de la cau~e quand on a fait beaucoup de mauves remedes; ~~M~n qtMt~ !a iante eR trop dérangée, & que !a Nature n'aide plus aux ~ecours de fart ou. plutôt, quan.! eUe N'eft plus, en état d'emp!oyM ies inf' M~meas que raM iui fournie


CHAPÏ TRE XIII. ~JD« ~M~ W~ M~

? F~~A

99. wt objets dont-il me paroit

y S. 8~. LEs objets dont it me paro~

p que Fo~ doit s'occuper en parlant du tMi~ment général des maux de ne~& ~bnt~ 10 ï~. Jte traitement deanï&ïadies g des nerfs même; cetui des caufes prédi~ofantes & déterminantes: 3~. S examen des diSerens retnedes géneraux !e traitement des meta~aies~ les préservatifs

A R T ï c L B I. J~FM~ ~< ~O~

J'ai réduit les maladies des nerfs Même à iept, leur trop grande rbib!e~e & leur trop grande tendon Pâcrete des efprits animaux; les maladies du ~enfbnum les mahïdies du mufcte a ceUes des enveloppes des ner6~ ceÏ-


les des paires qui les entourent je dirai du traitement de chacune~ non point tout ce qu*it y a à en dire je le fupppfe connu d'adieu ce qui eft plus parcicuiierement reïa" tifà mon objet.

$ $o. Quand on a bien contrat~ que les maux de nerfs font un effet du trop grand relâchement, ou de la trop grande tenCon !a méthode de ( les traiter c~ ta même que celle que yen employe pour la Rbre lâche & i pour la 6hre roide, & je'ne dois point !1 entrer dans le détail de ces traitemens j qui font H bien expofés dans les ou~ vrages de M. BoBRHAAVE & des Médecins de fon école. Je remarque- rai feulement que dans les cas d'a. $onie. t comme il arrive Peuvent que les nerfs de reAomac, & que tous Jj les nerfs en général ont une extrô~. me {ennbiHte, il faut apporter une grande attention au choix des mëd~ camens toniques, qui, s'i!s ont de Fâcret~ ou s'its font trop Rimulans ou trop aM:ringens, agiJ~nt comme des irritans & nuisent alors au lieu d'être utiles~ c'eft donc dans les toni< ques ks moins âcres que l'on doit


chercher des fecours~ & turtout dans b choix des alitnens, dans celui des boiE. 'tons~dans tous bs autres objets diœtétt.qu~.&princ}p~m~ cian~ ~'exercice & dans 1~ choix de rair. ~eMorencore!<:s fripions dont je partcrai plus biS) ~ntun excenentiecoufs~ & il M faut jamais .perdte de vue, dans les cas où !a mob~itc dépend du retâche. nirent, t rob~ervatton de M. V A N Swt ET B~ une Jeune 6!te, !a ptus mobite qu'ii A Tappdïa devoir vu~ & qui !e.plus pctt): bruit/wie Ïumie. re un peu trop vive, donnoient des convu!Môns étonnantes~ avec un ien. timent de déchirement dans te bas ventte, ~voit éprouvé inutiiement !ea remèdes nervins tes pius vantes; en. 6n il tui 6t enbandef tes jambes tes ~i~es & tout le bas ventre juiques a~ &in, ~eMe en éprouva d'abord b plus grand &uïagemea~ en cont~ nMant à ta tenir enband~e pendant quelques mois tes remèdes, j6 inuti* les auparavant, agirent) & ei!e& retabUt (M), Les bains froids font auS (M) Ad. aph. &8' tom< L pag. 1/u" &$e des bandages, c<&me awxiiiaïfes des


t

~n des iecours les p!os eHïcaces, mais i!s peuvent agir comme irritans & exigent des précaMtions dont je par.

ierai A l'artide~partieuMecde~

L'eau a la glace pour toute boi~bn, rinMon décala hgnea, oui e~ un mud!age 6n & afomadoue Il bien iH. diqu~ quand y a toM~A4a fois fbiMe~e & MobitM des premieres voyes, ~extfait~pifitoeMxde racine devateri~ ce les eaux mia~ratea chaHbéea & FM~cs, la mMhe ra<& (oedda, le baume du Peron, la HmaiHe de, fer la p!u~ ~ne, &at des coniques doux, C on les donne A pedte$ dotes, mais dont, en. les coadnuant, Met ea prévue fhf.

S. 9~. C'e& dans les maladies pro. dukes par ~e trop de roideur des 6<tfes, par la vi<co&~ inSammatoire des humeurs, par ta diminution de ta tranfpiratiQn ~uaod eUe dépend de quelqu'une de ces caures, que l'on doit employer la méthode relâchante; forces a~uM!e8, et totalement n~Ugë & ne devroit pas F~tre. M. de G OR~ K R a donné tes vrais principes de leur a<!6on, & a indiqué une partie de leurs bons effets dan iM A~a C. N. tom. p. pag.


!I)! A

c'e~ dans ces cas cetïe deM. P 0 M B~ qui e(t la plus relâchante poŒble~ a opère de belles eûtes.

Les principaux moyens de cette <n&

fie lit iin~:r~ 'teu~6 .~talb8e..

~thode w~ un ~egnM~ t~u~ veget~&

~!e moins favourcox potKbïe; la pri. va~on de toute amtfe boi~bn Qu'une ~boi~bn aqucufe, te~ que reau tfaiche ~pure,mMs Mon pas à la glace, ou Fean yendue ïëgOretnent muci!agincu{f,en la ~d~nt boui!!ir avec un peu de veau. g ou de pou!et ( ce font les boirons 6 g connues de M. P o M e) ), ou avec g quelques plantes mucitagineufes con~ g me t'a!thea la mauve, t la violette $ la fegue~iue; la tienne d'orge, ror. geat, Feau & un peu de lait r les bains tiedes très !oncs & très fre. auents, ou d'eau &np!e la plus douce poŒbie telle qu'eH: ici celle

(~) VtRïDET avoitde~ dit que !ee bouillons de poulet ont quelque cho(e de j ip~c!6que pour calmer ÏM vapeurs pag. j <6~ t6~. M<. mais quel avantage pcut.!t y avoir à ecor~her ces pauvres anima'tx en ~ie ? cette idée teu'e pournnt dt~ner des maux de ner&, & il ne peut ~fu!ter de cette pradque cruelle aucun effet que !'oa M put. obtenir par des moyeM plus dua&


do lac, ou d'eau adoucie par des plan" tes émollientes les lavemens légère. ment tiedes couvent répètes; un air

d 'd'id' ni a' A. forp

dQUx:~po~ d'

tes un long ~mmeil.

Le petit !ait e~ auS! un remede extrêmement indiqué dans ce cas; & lorfqoe ces maux de nerfs ai&eux $ que Fon attribue au deNechement des nerfs dépendent de râcrete~ de la Mte ou d'une di<po<!tïon phtogifHque dans ïcs organes bUiaires, ce qui e~ trc~ oïdinaire c'eft te recours le pl-us prompt le plus efficace & le plus ~c~& je ne pourrois pas dire com~ J bien l'on voit de maux de nerfs gué. l yis par fon ufage, foit en boiiïbn Mt 1 quelquefois en lavemeos~

Cette même méthode e(t au~ tre~ utile dans les cas où le ~uide ner.. veux e0: trop acre, mais )e reparlerai plus au Jong de Fâcrete en parlant du traitement des caufes ptedi~ pointes.

Les bains minéraux moins que ce ne foit de Feau très-pure & feule. ment echauSëe par la nature, <ans aucun principe Ain!ulant,teîs~ue ceux

de. Pie,fers, de .SlanBen-Baden, d.

<}e P~SeM, de SIangen-Baden,


Bains, feroient nuises, toutes les eaux chalibées & gagées, auiE bien que les bains vcritabtement froids g irritent; & U e~ étonnant de voit

,t"J't!['>' oti 0 rd' ~o

a avec quelle facitite bu ordonne ces

remedes, mais il etttrés-ordmaire d'en voir réiuker tes plus mauvais effets. $. 9~. Le fenfbnum, à moins qu'il g ne foit attaqua par les vices du ee~ ~veau dont je parlerai dans le cha~. pitre des maladies f~poreufes, ne ~doit être envifagé que comme nerf; H ? éprouve donc les mêmes maux ou p!utôt,!es maux du ienfbrium & des nerfs ~)nt la même chofe, & exigent le même ~traitements onauroitpu ne pas faire un article à part de fes maladies.$. ~3. Qpand l'irritabilité 0~ vi. ciee, les mêmes cara~eres qui fervent faire reconnoitre ce vice fervent j à en faire découvrir les caufes; & le traitement e~ une fuite de la caufe connue; j'ai vu une femme à qui Fex~ cès des bains tiédes avoit donné une ~ïnobtHté exceiEve s qui ne me parut ~dépendre que de r!rntabiHt~ augmen.tée & que des bains très-froids gué. firent promptement.

En fe rappellant ce que j's}


dit des maladies' des enveloppes des nerfs, on comprend qu'eues ibnt ibu- vent tres~diHici!es à connoitre; J que lors même q~'eMes jbn~t connues~ eHes peuvent exiger des traitemens tr~ di~Brens, & que !e ~cces de ces irai. temens peut ~tre très ~incertaio~ en généra! les epanchemens OM les en- !§j durcinemens dans ia ce~utoHte, ~bnt à tres~opintâtres it en arrive quetque" &ts qui ~bnt produits par fe virus vénérien un !ong utage des mercu. S nets cft ce qui peut le mieux y re. medier ces mêmes mercuriels les antimoniaux~ les décodions les plus

pénétrantes, ians être trop acres $ te!.

tes que ceUes de racines de ifaponaire de bois de gayac, (ur-tout s'il e0: poMtMe d'en aider renet par des &. g mentadons convenables les plus,rap. prochées que poulble du ma!, des bai ns même analogues, & iur.tout un fc< gime tres-ibbre & tres~bndant, t ont quetquefbis reuul dans des cas fern" ? b!ab!es; on en trouvera des exemples dans les traites des maladies parties

itères.

ARTÏCLR L(â


A~& 'T ~€Ëj p ~.H~

:r.-p

BM' c~c~

,oI,.I' L~.tNI,I'J.A~[t:~ Sy ~4' ·

~es Maux de~erS quittons b ~t< def~h~ ~e n~vhc~ de ~~du~dpn;, ~pe~ye~ te gu~ft~ Que par te&~c~i~e !es p~s fuivie$ &r"toutes1c&p~~ d~~j~e', d}~ngc~Af !e$ MM~t~R&nrniespa~ tes re~herch~s les plus. cxades fur le cara~ere des defangewens que cea trois causes peuvent avoitptcduit~ U Uroh importe d'eRtfef dans ~es dé. tai!s~ jm~ il fuffit d~en a~btr prefcn. téJc .prinMpe & d'en djonne!- un ou eux exempites. <ConMte pour une~e de;neufans, tré~bien faire dont tous ~s vifceres parodient en bon état, mais qui avoit!e g~nre nerveux d mobile,que la phjs petite caufe !ut donnoit des conyu~ons', )e crûs aptes avoir examine ~OMtes Ïes circon8anccs,qnc ts mal:,ne.pouyoi~ dépendre~ que d'un principe d'hunreur goûteur qui ctoit extrêmement forte dans la famille de fon Père: :je lui ordonnai le.. rc~me Ïe pius~doux, ru~ dtt iait d'aneHe M;u~ ~es matins pendant deux ans; ~Tt «


depetites do&8 d?anti<noin$ <?rud de quatre en quatre jours y & des demi Mns Mg~ement tiedes deux fois par &maine~ pendables fep~ptusheaux p!ois de rannée; cMe iuMt~adement ce ~gime, non &u!eM&!t'pendant deux ans, MispeMda~ p~de quatre, t &~&q~ quatorze ans elle !ooi~bit députe !on~te<ns de ta &nM !a plus' a~rmie. OM vo!<: auvent dee enMns d'une violence & d'un emporte~entquiëtonne& enraye dans un âge C peu avance & ~on a couvent trou. v~ que tes mères ou tes nourrices evotent Sut une~cès de vin auquel on dévoie rapporter~ ce ma!heureux vice des enfans; )'en at vu un qui à t~ge de quatre ans étoK; funeux au moins quatre ou cinq fois par jour, & toujours agit~ :Pu&ge du petit hit, des fruits ~bndans, de quelques taxatifs doux, & des bains tiedes, con. tinu~ jusqu'à b rendre extrêmement &iMe ) !? changèrent au point, non pas d'en faire renfant le plus ioup!e mais de &ire ditparoltre toutes Ms vio!en. ces; je Bnis par quelques bains frais pour lui redonner p!ucôt des forces & cha~er une Mger<5 difpo&ion à ta


ttiReCe u paroMtbit une &ite ~e !a rbiblei~ Indépendamment du chan. ~gementmorat~iten arriva un phy6. que tres'trappant c~ que & peau, de~m<; extrêmement &up!e & e& te~e te! Qpand quelque vice d'organi&tton parcmètre !acau~ première de Pirn. tation ïterveuie, ou contribuer bca~ coup arentretenir, il ~aut examiner attentivement s'tt n'y aufoit point quelque moyen m~chanique d'en di* minuer~ese&ts.

S' Quen -d une crue trop prom te a ïai~e dans cet état de fo!b!e<te, qui comme on ht vu ai!kurs, occa~j Conne tant d'accidens nerveux les moyens les p!us propres à y remédiée font un choix o'aHmens nourri~ans ibus un petit volume, un ufagc habituel de t~gers aromates, & d'un peu de vin plus tonique que ipiri~ tueux, Feau à !a gtace, un air iec~ un très-grand exercice & des bains t tres-troids.

Tous les derangemens produits par les erreurs dans!'u(age descho&s non natureMes, doivent être corriges,autant qu'il e~ po~EMe de les corriger~ paf,


Mage des co~tr~res & cette M e~ trop ïté~igee~ tors ntème que les cïf~ con~ances pe~ettro~nt de t'ob~rvec, relativement à Pak, qui étant ua a~CHtdoac les e&tsj~rrhom~~ ~ntJàMs mterrbmpu~ & ce!ui de tous do~nt les mauvais e&~ tonc les plus Moques & les pt~ ceftaine" i~ent nptSbieSt r~n Hefp~~ait pas à fbn a~:i<Mi da~s fes époques o~ elle e0: fune~e («). Les Attgbïs font prefque les feu!s qui ayem ~enti run~ portance de cette regte i!s ob~fervent de changer de payis à me~re que !a ~Cm y~meoe unaLr nuiSb!e pou!: leur état, & j'eti ai vu Utt grand nombre, dans ïeufstr~nf~afches,qut ont évite par là les progrés de maux q~i les auroient tues, s'i!s étaient reftea chez eux, & qui en&n~ par cet ufa.(~) On a une t~s-bonne dH~rtat!bn d~ M. ?0 M.A N, ~r~M~M~Mjr ~~M~n~a~~ MM~, Ma~ trop pe~ tue < afnn que tous les ouvrages de cet excédent Mededn & une autre non mo!ns bonne de M S T A a f., qui et encore moins lu p~rce que fes ouvrages, qui ne <bnt pre~ que des ~efeâ, ne font pas encofe teuais q~ue bien dignes de !~Ct


ge habituel d'un air convenable, & par Ïe grand exercice, font parvenus &

tdnfEper des germes de matadtes cont~

Ïe~qùe~es ne pouvbient rien. Dans les pays très-chauds, il y a des maux de nerfs que les chaleur~ brulantes de t'eté ramenent toutes les an. nées, & qui ne cèdent qu'au panage dans un air plus froid dans les pays ou tM hy vers font froids, il y a d'autres maux de nerfs dont le froid renouvelle tes accès, & que l'on ne peut ~revenir que par le pacage dans les pays chauds. Dans le premier cas, t les malades doivent {e procurer des an.nées ians ete.dans le Second des années ~ans hyver; ils évitent par la tes accès, & tes nerfs n'étant point irrites, ont !e tems de reprendre leurs forces. Ç'e& tur.tout dans les cas où une humeur âcre eft une caute d'irritation nerveufe aenai~ante tous les hyvers, & occasionne des~a~hmes des coliques, des accès d'hypocondrie, querongagne in6niment à aller' parer cette iaifon dans les pays chauds; quelquefois ~n {eut hyver nin~t pour amandercon. fjderabtement l'état du malade; en genefat quahd,con)me les oiseaux de par.


&ge on ne peut pas foutenir HHtem~ perte de certains cHmats, il faudroit pou~tceKc~~ comme eux. M. L o R R v a vu une ~efnme dcHca~ te~ qui appellée par les affaires de fon maria à s'établir dans une viHe maritime <ic la ba~ïe A~emagne y étoit tourmentée de convu~ons cruelles, qui Snt~bieMt dès qu'elle rentroit en France. Trois fois elle voulut e~yer cet €tabii<ïement, & trois fois les convul. i!ons la forcerent de rentrer dans fa patrie, où elle jouit d'une bonïie&n* te (~). On voit tous les jours de la faqon la plus frapante )es effets fen.. fibles des diiErens airs fur les per<bn~ nes qui ont le genre nerveux tres.&n. Cb!e; )a plus légère ~aïteradon dans v Ja chaleur, t'humidite la pefanteur de J'air, un air trop enfermé, Fa~ton de :,< quelque miafme imperceptible pour d'autres, leur occaMonnen} des acci. dens graves qui devroient être une $ 'indication à faire. changer d'air p!u$ fouvent &: les impren!ons de l'air font peut-être plus de conséquence dans les maux de nerfs que dans les

4'~

..?

<<) ~~cM~. tom. a. pag. $o.


maux de poitrine; on a vu un hom. me délicat qui étoit aSe~é dé&gréaMements'it y avoit un!inge moui!~ M dans la chambre où H &trouvoit p). $. Les tnàux de ner& produis par les évacuations exceulves quelcon. ques, baignées, hémorragies, diarrhées) pertes blanches~ ~ueurs< &c. n'exigent ordinairement d'autres ~bins que ceux que ranDibHnement indique, il faut ~orticer,~ans irriter.

S. 98' Mais quand les maux de nerfs Pmt la luite d'une &ppMiEon acci..dentine des régies, on ne peut point la traiter comme 6 les maux de nerfs ne fubHKoient pas tous les moyens irritans employés dans cette circonf. tance jettent tout le genre nerveux dans un éretiûne qui a aggrave tous les Symptômes & qui affermit la iuppreŒon c'en: du tems, d'une gran. de attention à éviter tous les alimens & toutes les boiubns qui peuvent, ou fatiguer reitomac, ou irriter le genre nerveux, ou épaiHIr!es humeurs, d'un exercice tres-frequent) des tricMons ré.gulières fur les reins, le bas ventre les (c) Jb~n~ ~VM~ en Janv. t~


cuiiles ~~es )ambes, & d'un ufagc circonifped d'eaux minérales aciduies o~e i'M~~peut exerce qae!ques ?-

c6~rs/ M en; iur-tcuc p!~ gr~<

'~ë~p~ttce ~v' les em~ïqués & tes p~fgati~ que Ton prodigue ordinairemeht dans ces circon0:ances & qui nuiient toujours, foit quand il y a des maux de nerfs, foit quand it nV en a point. S'tt y a une vérité dcmontrec en Medecme par rexpe. nenëe, c'eÊ que ïespurga~ cimentent les iuppreMioh~ & quoique les emetiques produifënt moins certaine. ment ce mauvais e~!t,i!s en ont Vautres qui leur font particuliers, & je ne connois aucun exempte d'unciuppreC. ~ohguefiëpa~ieuru~c. `

Ce que ron t~~ott iur~out jamais perdre de vu~ dans le traitement des {uppr~~ons;c'cM teur cautc, puitquit y a nombre de cas dans lefquets cette {uppren~on n'cR: point un mat, comme toutes les fois que !a malade a ~tc anMbiie par quelque matadie ai. gué, toutes les ïois qu'eue a eu quelq~nemorragie 'ou quelqu'autre eva.euadon très confidérable, toutes les fois qu'un état de langueur!~ ~rcee


une grande tbbriet~ & à une inac~tion outenue encn toutes les fb~ ue !a malade doit avoir fait moins ~~e- qa'à ~~t~ai~ tes. régle'.<n

~euant d~trenéceuaires, le~riu~reC. ~~oa n~ ibuvent point ~h ma!, & ~Ah'cn ~eroit UM très-grand quedevonen fbMcr ic retour ~ai vuun~ de perfonnes à qui ron afait ËCpar~à ~e plus grand mal; tout t!e qu& doit ~airea!oM,d'emp!oye<? S~Ïcs moyens les plus doux pour em<. que quand te befbin tT~cuareviendra a ~a Natures iejfbur* ~oye & ne détermine !a pléthore aiL* eurs.

and ïn Rippre~Ron e~ !a fuite de$ ~a~ on doit éviter avec encore p!u$ e (bin !es etnmanagogue$ a<~tfs ~ai ci~té ai!teuM un €Kemp!e ~a~pant d~ danger d'oubuer cette bî. Les caî)t mants~ les demi Mns~ !emouv~ment$ les fripions & le tems ~nt encore les meilleurs remèdes. Le régime, & même, en cas de besoin, ta ïaign~e re.mcdteroient aux accident graves que h pléthore pourroit produire. Quand eHe eit !a fuite de q~oîque" Accident phyuque comme ~umidite~


h froid, les veiHes~ des ùirreurs dans les aMrnens ou !es boMbns, on peut & permettre des recours un peu plus ~tsque d~ns tes cas pr~cêdens mais

je r~te~ ~n g~ ~ppf$&

Cent ne veulent point de reMedes viohns, &retnploi des emmenagogues dans ces circon~ances détruit la fandes neuf dixiemes des femmes pour qui on les employe, & la détruit d'autant plus furement qu'elles font plus )eunes & plus déHcates i! faut me. me faire bien attention que &uvent la violence des accidens qui eft une Meuve de l'extréme mobitité de la malade, ne devrait &fvir qu'à rendre p!uscitcon<pe~ fur l'emploi des reme. desadifs;n[tais au lieu de cette circonf. pe~ion, elle produit fou vent une~oi & un trouble qui fait que l'on recourt aux moyens tes plus nuifïMes. Quand la tuppre~Ron e~ Pe~et de r~ge, elle exige un traitement que j'ai promis de donner ici; mais pour en &i(!r les principes, on doit ~e rappeler ~eux que j'ai établi fur les cauies des maladies de cette époque, ils en font une fuite. p9

S. 9~ La premiere attcndon qu'a


faut avoir,c'e& dene point Ce trom~ pet fur cet etat$ Mpoque, comme je i'at dit, en commence &uvent de tres~bonne heure; en générât, quand après quarante ans on remarque, fans caufe apparente, dee~ i~guM~s dana !e cours des regtes, s Mt quant au ten~8, foit quant à la quantité, on peut &ubqonnerque réqutHbrecom. mence à s'altérer~ que le tems de la ce~Ïatton commence & il faut biea regarder de vouloir rien torcer, maM on doit exammer attentivement l'état de Ja maMe; on trouve quelquefois une caufe accidentelle oui peut con~ tribuer à ce détordre M l'on y remediej~dre fe retabUt & fe foutient fou. vent encore plufieurs années. Quand Je dérangement e~ bien décidé, le grand buta!ors eft de prévenir la plé. thore & pour cela il faut diminuer la nourritures t & faciliter toutes les autres ~scretioas. On doit encore bien faire attention, ï* que Jegenre ner. veux ctanttrès-ien~Meà cette époque ne ibutient point ieschofes irritantes, ni un régime échauffant} que trèsfouvent 1a transpiration fe dérange; 3~. que rctat de Futerus ayant des


Muences tre~marquees tur ptuGeurt

organes~ les dérangemens qu'i!seprou< ~encne fbnt tres.~ouvenc qùe'~ympatiques & ne ~emandénr d'autre traitemenc ~Qe ce!ui qui eft indtqa~

~tconfhm~rM~ r~ü~a~

exempte ) & on ne le veut que trop fouvent, traiter tons les derangemens de Pe~omâc par des remèdes qui ~e" soient indiques dans d'autres ctrconf. tancer & n ron ~eut e<np!oyer les emedques & les pu~tt~on peut pro. ~uire les plus grands accidens;Mto-. Mac ~bui&c ordinairetnent alors f ou parce que fes nerts font irrités iym~ patiqucment, ou parce que le iang qui n'a plus fon ancien cours, engorge les ~ai~eaux de ren:omac & des intettins, ce qui produit quelquefois la maladie noire & Fon ieht combien feroient dangereux à cette époque les remedes acres. ÏÏ peut cependant. y avoir des ~irconu:a!!ces qui exigent des évacuants, mais alors il ~utchoUir ceux dont Pa~ion eft la moins violente, & employer toutes les pfecautionspour qu'e!!e ne nuife pas.

D'après ce que j'ai dit, oit comprend qu'mdependamment de la di.


lainution fur ta quantité des aHmens, on doit choi~r tes moins nourrinans & les'plus deux. Les viandes btanches, les végétaux, un peu de lait <! on !e

~'B~e Men~-Ae rj&au~puM~outboi~

or "1tU1,t" ,Q. ,.eap"pur.Q¡ pour. "O,lw.

&r~ ~bntia diecte p:us propre à fcm. p!ir toutes tes indications, à moins que ~quetquecircon~ance particu!iere n'exi. ~~edes exceptions quidoiventtoujour!! Sétre fbus-entcnducs, quand on propoie ~desfégte$~éHérates,

Des tavemens d'eau Hmp!e, ou d~n. ? funoH de ptantes émoHientes, font extrêmement utiles, quand n y a dégo~t, con~ipation, chaleur dans !e bas ventre, ou dans les urines 9 & feu" à ~ta -tète<

Les1)ains ticdeS) s'i! n'y a point ~hémorragie, en facilitant la tran{~ piration & en prévenant les engorge.mens & tes fpa~nes, <bnt encore exttëniement utites; mais à cette époque it faut être tres-circonipect ~uf ~u~nge des bains d~eaux thermaïcs, qui iontun remède trop actif, au~L Mon que ta bo~on de beaucoup d'enux Minérales dont ph~eurs fermes fe font trouvées n'es ma!.

S 'Quand ta fbppreiHou fe ~it tout"


a

a-coup, & que ta malade e& pesante engourdie tri~e qu'e!!e a des Maux de reins oo de tête, de roppremon, de ta pefanteur dans la matrice) des MnKHMÏd~ it &Mt ~ce~en;~ !a faire baigner, a~ït de prévenir des accidens que le régime n'a pas !e tems de dt~per; ibuvent à cette époque !a baignée dt~Epe fur le champ les acci. dens nerveux !es plus forts, quand ils dépendent de FengorgeMent &ngum desvai<Teaux de l'utérus & du vouïnage. Il y a des femmes qui craignent ridiculement !a~aign&~ ondées &rïe pre)ug~qu'eHe dï~po~àrhydroptMe, mais ce qui diipoie a rhydropi~e, c'e~ hs oMrudions qui ie&rmeitt, les ~credons qui fe dérangent, Fadion des vaineaux qui s'a&iMit par le trop de ten6on, rabibrpticn qui ne ~e~it pas par la même cau~e; & la Baignée qui remédie aces di~f entes caufes, devient alors ïe meiUeur préservatif de i'hydropiHe. J'ai vu plu~eurs ~em. mes que j'ai fmt ligner tons !es moK pendant les ~x premiers mois, alors !e régime ayant eu Ïe tems d'agir, jjai pu éloigner fuccenivemcnt la j&ign~ mais que!quelbis on ne peut ta quitter


~Mt-4-tait qu~auboutde pluGeursan.nées.

Qpahd chez une femme &ine & d'un bon tempérament, ce font des hémorragies tres'conSderaHesqutt'aSoibM~ fent, il faut necen~rement, à moina que quelque circon~ance pardcuMere n'y mette obitacte en venir à la faignée répétée au~R plo~euM fois, fuivant !e betbin quelquefois à un régime tout végéta!, & un ufage modère des acides minéraux, qui ~bnt presque !e feul calmant ~ur dans ces. fortes de cas. La crème de tartre, & les tamarins, comme laxatifs doux& calinans toct.à~a fois, ~bnttres-utUes, moyen.nant que l'on n'en abu~epas, & qu'M n'y ait point d'acides dans les premières voyes.

Dans les femmes d'un temperatnent ~bib!e, qui ont la .fibre lâche & le &ng d~ous, chez qui cette dinbhïtion du &ng eft la premiere caufe des pertes, ce traitement ne vaudroit rien il faut bien, il eft vrai, une grande Sobriété, mais on doit faire ufage d'aHmens mMns aqueux l'alun à petites dotes, mais continuées & le ktna, {bni: ~~ce~aires-: on doit ordonner la r~u-


barbe ou Ïe thapondc comme laxatifs, & les rdterer de tems en tems, puisque dans lès cas de pertes uter!. nos, tesia~atifs font presque toujours nëcëj~~ës y. u~ti&nne d'oranger ameres, recommandée je crois, par S E p T A L le premier~ & que /at très-souvent employée avec fuccès, eft encore un recours fort bien indi. que.

Les bains froids font quetquefbts indi~penfabktncnt nece~aiMsdans ce cas, au lieu que dans le premier ~}ë ne les ai jamais employés que quand il n'y avoit plus de ptethore, quand le régime avoit diminué & adouci la mane des humeurs, &~uand Phémor. ragie ne paroi~bit fe foutenir que par rarcfacHon & par habitude, & dans ces cas là, j'en ai vu des effets trèsprompts mais c~en: toujours dans les 'interva!!es que je les employé i! ne faut y recourir pendant le 8ux que <dans des cas où l'on auroit à craindre pour la vie de la mn!ndc.

Quand des engor~cmcns dans Futcfus ou dans les parties voi~nes, fbnc probes ou annonces par tes ~ympt&mcs qut les caradeh(ent~ c'eu: ea-


CMC ta faignee~ au petit tait, ou aux boiïÏbns détaxantes y ceMes que la Ch~e décoda de chiendent (~), aux 'Mnà tiede~, aux hvenïens & à que!qu~dfs~qu'~ ~ut recourtr,~aM daSs e~éas Ss ~Cttîes mitte.. faux ne font pas ikdiquc~à moins qu~t ne iufvint beaucoup de ôevre, & les nitreux font à pcefefer.

v ~and o'n ne' peut tttou~er d~autre ~au~ aux~ hentorfagics ~U~n principe ~cre~eyH ta~ fëc~r~au ta&d~e& que j~M~oie ~'aiMea~! peu cette époque, parce 'que J'af vu 'q~ques

tempes qut !'avotent pris avec tuccès

en Vautres tems, & qui le plaignoient ators qu'elles le digeroxent moins bien; t~ais ce petit- Nombre d'obtervations .ne'doit point ~reIbL y à des cas, dans !e~ue!s< ï'hemorragie-n'e~ ëntieten~e que pai~e ~pa{me ato~a ~igh~ ~roit p!Hs nuiMe qu~utite", & te hit d~ane~e peut-être très-uttie; j*ai couvent ordonne Popium~u~e Mrop de pavot blanc à aiïex~groÏÏe doiQ pour acrôtef iuc te ~hamp rhemorràrgM. (&) C~~M M~M/H.


Quand ïe teint & ies autres iymp- j tomes paroincnt annoncer des embar- a ras au fbye le fepme tout végéta! j & un uiage très iuiyi du petit ïait B entremete ~e~ j

que Pêle"ire d el le

que reIe~uaiM de ~p !es tamarins,

les ïavemehs de plantes favoneufes, Jes bains &nt !es meilleurs remedes. Dans tes ery6pe!es habituets qui comme )e Pai dit, font au~E fouvent une des iuites de cette époque, le m~ me traitement eft!e <neiueuri auiE. bien que dans les axaMiea cutanées. Les fueursqusnd eues ~bat anez conudefab!es pour epuifer $ ou aoea fréquentes pour fatiguer beaucoup !a matade tiennent à une diipoCtion au ~a~e dans les premieMs voyes, que j'ai vu céder aux bains tiedes mieux

1 ausun -autre f4'mede;. Be j!,ai, puirs °

qu'à aucun autre remède; & )'at,auuï

donn~ quetquefbisavec fuccesies eaux de Settzer, coupées avec te lait écréme. Quand it s*e0: formé des engorge. mens qui pourroient devenir Mrreujr, de tous les ~ndans les mercuriels tont ceux qui feuiMent le mieux on peut alors les aHier a des bains & à des eaux therma!es un peu ac- tives; celles de Bourbonne & de Vi~ M


baden fbnttf~Men indiqu~es,moyen. nant qu'il, ne reSe aucune difpo&ion innammatoire que le &itre ne &it point form~, & qu'il n'y ait aucune diip~tion ~MeMU&~ daM.~ mer & &Me~e pas~ le traitetnent c~ le traitement ordinaire de ce ma!. Doit. on indi~indement confeiller un cautère à toutes les femmes cette époque comme qu~ques Médecins le font ? Je Ms fort étpign~ de le pen&r, le ~e,t'ai que tres-rar~ ment, & ceïa &u!etneNt t)an$ les cas où il auroit pu leur être uti!e Md~pendamment de cette époque. M. FoTHEROtLL ne l'admet que quand H y a une âcret~ bien décidée, ~ou des maladies cutanées ou glanduleufes mais fes enets ne ~bnt pas ~rs même dans ces cas; & dans tous les autres, il feroit plus de mal que de bien en anbiMiC. fant en pure perte, & en, devenant ibuvcnt un centre de douleur un foyer d'irritation qui chez des per. tonnes tres.fenMb!es, produit quelque.fois de fréquens ipafmes dans la partie, & de légers mouvemens convul.fifs toutes les, fois qu'on tes pan&


j'en ai rapporte un exemple ai~euM (F), &je repartent du cautère en genct~ dans ie chapitre de~'epiïepSe.

Si~es~eg!es Ïbnt opprimées acci..

dehteîîcmcnt V âTappfëdue dëïa~~ eUes ? ~p~riment nature!!@ment, il arrive fouvent qu'eHes M ~tabHt ient plus & que la iuppreŒon abfo. iue e(t h~e; dans ce ca~, il taut cïnpbyer tes mêm~s recours que pour cette derniers époque, & ~uïtout évi<. tet~Ies etnmetïag~gues qui produi. toien~ certai~eMent des maux de ma. tMce (acheux.

$. ~oo. Quand les maux de ner& ~ont fa nntc de !a gro~e~e du nour.t~~e, des pertes anches, des he. Mo~gics & des' évacuations exce<B. vës, n'exigent d'autre traitement qae ce!m 'qui e~ indique par ces di.

vers ecats, ~& qu~)ene d~is point

vers etats ;&. qUè~ je ne dois' point

donner ici. Jeparterai dans te chapi. tre de !a confomption dorfaie des iuites des excès vénériens; mais i! y a encore d'autres causes dont !e traitetnent exige quelques attentions par" ticuHeres.

(c)~~oA:f~


B S. 101. Quand !a fbibte~ vraie de Fe~

B tomac, &n atonxe, ~adifpoption à (b~ mer des g!aires, en dectuifant ia nu. tdMon dans ion principe, ont produit des maux de ncr~, on doit commen-

rë~macT m~eï!.

reufemenc it a presque toujours un ~egre de fen6bU~e~ui:&it: que r~ tion des toniques devient très*.ai(e~ment tirritatité -à, H ~ut cependant ~ma!grécetcedtHtCnke!eranimer; dan~

~ces cas Pextrctïte ibbneté, & !a plus

~~1}'.7~.ces cas _l'extr~rae fobr~eté, & I~' pl us

~gta~de attent~n à choiûr des atimens

~qui~busun pedt: voïnme nuucM~enc ans &i!nn!cr, .(bn~le premier fecours eau à ta gtace, rexercice, les bains ~foids, qui en agï~nt: &r h peau ~~brti6entre&o~aCt t ~ontau~R très~<!ti!es; & en6n quand !a fen~bilite ~MHe reitomac e& dé)è diminuée t de ~~edtes doies de.~nifrhe de ~er~ & ~'extraits an~efs font les remèdes les ~Bioux indiquer Les vrais vins d'A~cante, cetMEde Madère & Malaga ~oux, les vins mufcats de France les choiGs~ntau~ï quelquefois

~~& ~o$. Cht a vu précédemment que


Fâçrete des humeurs etoit très. iou* vent !a caufe des Maux de ner& ii y a des frètes carac~enfees, dont !e traicemcnt ~eroit déplace ici, mats cette qutefUephM ordinaire, qui e~une des cauCes les p~us Mquc~rangement de !a &nt~ c0: cette efpoce d'~cret~ que ron deBgM presque partout aujourd'hui ioMs !e nom de ïc~b~ique, qui ne reH: cependant point, pui{qu'eHedMEere dan$ fes cau~ fes, dans fa nature, d~ns fes carabe. res, dans fes iymptômes & dans &n trattemeM du Scorbut; & qui n'e~ qu'une vraye cacochymie dans !e &ns exa~ de ce mot; eUe e~ de tous les pays, t de tous !es tems, & eMe attaque tous ïes âges. (~) EMe fe maniMe p!usMrd. cuHerement <ur!esgencives,c'eK&ns doute cequira &it croire B:orbutique, & produit premièrement dans tes nerfs ( J) Je h'ehv!~age !c! ïa cacocKymie que comme prindpe d'Mtadon parvenue & un certain point elle a beaucoup d'autres e~ iets, & dégénérée en cacheté eHee~ une des maladies !es ptus opiniâtres. Les Medecins, depuis quarante ans, ont trop donne à !'etat des folides & trop peu à celui de ta maHe du iang.


des dents, des joues ,de toute ïa tête, enfuite de toUtte corps, des irritations

d'abord Cmptement douburenies. en.

~uite trouvent (pafmodtques, des ~auxdegoïge ~es toux~ d$$ d~~M d'dbMac. des coHq~s~ d'autres fois eHe ie portée !a peao~ où elle. produit des boutons~ des d~mangeaïions. s !cs autres oManes&ot mieux elle n~ aucun <p~ciRque connu. cUe n en eit pa8Mêmeiu&epdMe,parceq~eUen e(t pas une, & ron ne s'e~ pointaRez oc~up~ de fon traitement; on fe conten. ted'ofdonnef des bouillons antticof. butiques, apenti&y adouciuans, des eaux <ninetates~ des bains, tout cela très. indi~in~ement, & &M aucune attention à fes causes ces iecouM n operent point ou operent mal, le mal va en empirant !es ~mptômes qui n étoient nen.d'abord augmentent, on ne traite pius 4ue les ~ymptôtnes~ & enfin tes malades tombent dans la lan. cueur~ ratfoph~~ le tremMement,& on marafm~qui & termine par Fhy. droptHe ou par MtiCe.

Jenepuispointdire'icitoutccquM y aurait à dire fur cet état mais je &Mi fimplement quelques remarques


qui pourront fervir aux )eunes Méde. cins appelés à jvoir des mau~ de Mer6! quiteur paroitront dépendre de cette eipece décrète, prétendue ~or. budque, ~ats qut ne FeK p~

Jtes s antiÏcorbttttques tes p~s vantes

agravene quetq~Ms conCderab!~ ment, & qu'it Re ~&ut;env!<ager traiter que ~onttae une çacocht~e. Hy a des pafcns: cacochimès dont les &cs dépraves ~ie ~an~ettent a leurs enfans, qui nai~ansavec ces hu. ëf meurs mat ~aborées & acres, en font a&~és dès leur ''premtere enfance mais couvent dit peut être né~in,& tomber dans cette ~égénérat~M .de~ homeur&îqui me!:paroit ~dépendre le ptus ordtn'Hirement;~désdtge~ons viciées, & d'un mauvais régime long- tems cpntinué d'un détangement:

dan~ ~a ~c~étion! d~ !a bue<; :vott~(a~

doute pourquoi eHè & produit~uvent; ~i après !es!ongs chaBrins~rdesveiHea!

opiMàtres;e !a~Ktn~iMtion dé~

rangée, comme :on. réprouve &uvenC dans les airs mai.iains .après une vie trop ~dentaire, après des velues trop longues. J .i~. <

t ''C~


~ms ~~iimvs w~i

Ce n'en; qu'en faisant attention a ces caufes, & en cherchant à (Min« ? guer quelle en: la véritable, que Fon peut fe ûatcr de guenr cette dtipoH.

~4:ipH qtt~ <) on ~a Me tnvetet&p, a~

~ere les folides mêmes, & enfuite ne %{~e déracine prefque jamais comp!e~ ~tement. Par ce que j'ai dit on doit gMc)a comprendre que c'eO: ordinaire. Smemen r~tabH~ant les digeflions, ~en ~aiUml couler h bite, en obiervant ~'un régime doux, & en facilitant la ~ftranfpiration que l'on peut ic flatter â'de guérir.

;$ On comprend pourquoi fouvent le Ïait, couvent les bouillons adoucif. ~~ans & mucitaginoux fouvent Les bains tiedes font beaucoup de mal quelquefois beaucoup de bien. Si Fon. employé !es adoucinans pendant que la bile coule mat, fi l'on ordonne tes bains tiedes dans un tems où i! y a des amas dans les premieres voyes, & où les folides ont déjà perdu teurs for. ces, ils nuisent. Quand on a rempli les deux premières indications, les adouci~ns, & furtout !e lait d'anene réuC. nitent très bien, s'il n'y a point de foibtene & que les eaux minérales acL.


dulesqui ne font'pastrop fortes operent de 6 bons eftets, furtout <i on les joint aux bains frais. Les eaux minerales for. tes irritent quelquefois a un point

étonnant

S'H y a un remede qui convienne aCez généralement dans tous Jes cas ¡ de cette maladie, c'eft la decodion de racine de lampée ou patience (~) prife dans la faifbn où elle a te plus ¡, d'ejmcace,c'e0:~à.dirc depuis le mt- lieu de Mars jusqu'au mois de Juin: tonique, laxative aperitive, elle pur. ge doucement, elle fait très-bien cou. v ler la bile elle donne de l'appétit, aide les digeiHons & rétablit ta tranC. v piratton.

$. 103. Les effets nervins d'une humeur acre répercutée ~nt ceux des irritans locaux, des poilons, des re- · mèdes trop vioLens qu~U faut envi&- ger comme des poifons ils cèdent à un certain point aux recours généraux que î*on employé contre ces caufes, & à ceux qui rappellent l'humeur à un ncge moins dangereux, mais les nerfs gardent cependant, s'ils ont été viotemmenc attaqués, une fenCbiiité (~) Z< <xc~~ï.


qu'il eft fouvent très.difficile de difEper. and on a êt' réellement

$. 104~ Qpand on aetcrecitement empoifonné, que reK:omac&!csintef. <?iMS< depoutHes de !euc muco~te~ mis à <iud, ibuvent légérement ulcerés, ont acquis cette exce~ve fendbUité qui fait que tout aliment, toute boi~bti tes ir. ritent, un long ufage du latt d'abord pur, ou coupé avec un peu d'eau commune, enfuite avec des eaux acidu!es non martiales, très légères, font te meUleur remède; on peut vcntrà le couper avec des eaux chali.bées, quand il reC~e plus de fbibtene que de fen~bUtté. Le régime doit être entièrement lai.teux & farineux; les fruits fondans, les herbes ~avoneuies, font alors dei: irritans. J'ai vu, ily a tres-!ongt<*ms une femme & un de fes fils, qu~un fpéciique contre les 6evrcs d'accès. dans lequel il entroit certainement de radenic, avoit mis dans l'état le plus fàcheux; après des vominemens & une diarrhée très-forte qui avoient = duré onze jours chez la mère, dixfept chez Fentant, il leur était reM une d grande ~en(ibi!ite dans ces parties que toutes les boiRbns & les ait-


mens leur donnoient des douteux cruelles non {eutemcnt à Pe~m.tc mais dans tout le corps, de retour. ment, de vains cnorts pour vomir, un teneTmëhnbltueT, <& aîa niiefë une ~btf inextinguible, & une privation totale de ~ommei!, avec des douleurs de yeux qui l'empêchaient abfolumcnt de les ouvrir; l'enfant avoit de fréquens mouvemcns convulfifs & un eiÏroi habituel. On avoit malhcureufemenr op<. pofé d'abord à cet état de la thé~ riaque & du vin rouge bouilli long. tems avec de la mufcade )e les mis pour toute boinbn à de l'eau avec un quart de lait & pour toute nourri.ture~ une bouillie très-claire; le pain dans ces cas a trop d'acte, les farineux Mon fermentés vatent beaucoup mieux. Le régime les {ou!agca peu.à.peu & guérit en6n parfaitement l'enfant; mais la mère, qui s'en écarta peut-être un peu trop tôt, ne fe remit pas auutcom. plettement. Dans une fîtuatton plus ai. fée les gdees de veau tes bbncs mangers, l'orgeat, tous les farineux les plus dcHcats, aurntent pu fervir avarier ce régime, !e taitd'aneae auj'oitadouciptusprompccmeMquereau


& !e hue, & ensuite l'ufage des eaux minérales, têts que )e !'ai preicript~ auroit redonne plus promptement les &rces; mais cependant ce traitement qui en: à h portée des p~us pauvres cK e traitement eMenueÏ. Les eaux thermales ibutrees peuvent être tresMtUes pour redonner les forces & retabHrtes fondions danspîuneurs cas La décoction de ca<na !ignca ~a ierv} avec teptus grand iLcccSt chez ? un homme qui avoit été empoifon. ne avec du verd de gris,- à faire paffer !e lait qui ne panoit pas avpc Feau. Dans les accidens nervins qui dependent des vers ~ta racine de va!éria? ne eit extrêmement indiquée. $. 10~. Quand les matadies aiguës ont parfaitement jugées, te temsje ïégime & l'exercice diutpent entière. ment les maux de nerfs que ron peut $ avoir e~ dans !a convateicence mais les erreurs de conduite à cette époque S peuvent les prolonger. Quand les ma. ladies ont été mal jugées~ i! en; inu. (/) M. N A v ï E R les recommande, & dit en avoir vu de bons ctîets. Co~ r~c ~~&/Mt< &c. :&. & vot.


ti!e de vouloir traiter les maux de ner6 }, j jufqu~ ce que Fon ait remédie au dé. ;¡.' fordre qui c~ reM dans !à machine, & cela eir fbuventdinRciÏe. Si l'on ne ~okqmtesmauxde nerfs, f! FonA'en. vif âge cet état que comme de Mmp!ës vapeurs que )e tems di~pera ou auxquc~cs on n'oppose que des antihiMriques !cs matades vont de mal en pis & qudquefbis pcriuent. Pl$

J'ai vu penr, il y a quelques années, y d'une ncvre lente, produite par u' bces dans le mcfcntcre, à la fuite .une violcnte 6evre aiguë, un malade que pendant cinq femaines on avoit trai. te avec la tehiturc de can:or parce qu'un teregardoitcommeunnmpie va- poreux; & il n'e~ point fort rare que des petites vomiques, après desnevres< occanonncnt quciquefbis de umpÏes Symptômes vaporeux, avant que de r. produire une fievre lente quelquefois ? même elles peuvent être tout.à.coup mortelles au moment de ïcur rupture, fans que l'on fe ibit doute de leur cxifi tence, t & fans que ron ait vu autre choie que des fangucurs nervcufes, auxquelles on n'oppo~bit que des fe. 8 cours les p~us contraires à ceux qui

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Soient nece~aires. Les mépris à cet égard font 6 facheufes, qu'il m'a paru important de prcfenter ces obter~? dons, qui ferviront mettre en garde & dans des cas de cette efp.ecc. y a de ces maux qui ~bnt abiolu:> ment incurabtes, quand ils <ont !a fuite d'un dépôt forme à l'origine ou dan~ ie trajet de quelque nerf important; ?' )es iurdiccs, les mutifmcs, les cécités~ '? repitep~ie, rimbécH!itc même, quiar?. ttvent quelquefois après !a petite yero!e, !a rougeote, !a 6~vre ccar!adne ? negïigees, lai~ent bien peu d'etperance, à moins que Fon ne cherche à y remédier dès !e premier moment, & que Fon ne fuive le traitement avec ? ja plus grande régularité.

( $. io<?. Quand -les maux de nerfs Ibnt !a fuite des maladies de hngueur, !f ce font ces maladies qu'il faut traiter~ & ce traitement eft étranger à cet ou. î~ vrage; mais !a ten~bilitc que les ner& $~ ont acquis ne doit point être perdue 1$ de vue et!e exige de grands menage~$ mens & de grandes attentions dans le choix des remèdes, parce que s'ils {ont irritans elle en pervertit cntierc?~ ment FcHet; dans les obttructionstes


fondans actifs produifent des fpafmes, qui en agitant furtout fur les parties malades, aggravent l'engorgement, que des fondons plus doux auroient dimiau~ parce que notant point trop acres & n'irritant point tes nerfs, Icuraction n'auroit point été troubiee.L'inac-. tendon, prefqu'inconcevaMe~ que Fon donne à cette obfervation,prodMit tous Jes jours les accidens tes plus graves, augmente les m~adies les ptus tégeres, t rend incurab!es celles qui font un peu plus fortes, & détruit les tempera.mens les plus vigoureux. Si je reviens ibuvent à ces plaintes & à ces oMer.- vations, c'eH: qu'une multitude d'hi~ toires de matadies que j'ai fous les yeux de dincrcnspays, me prouve à quel point la plûpart de ceux qui exercent la Médecine font encore peu attentifs, ou peu induits fur le dan. ger qu'il y a à négliger les mauvais effets de rinitation des nerfs dont j'ai rapporte un exemple ailleurs. $. 107. Quand les ma!adies dépendent des !eHons externes, on eu moins expo- fé à des incertitudes fur leur caufe, la ;j marche du traitement e(t par !à.même bien plus fnrc, & je n'ai rien à en dire


que ce qu'on pourra trouver dans le traitement des maladies particutieres. Quand elles dépendent de caufes mo.j-a!es,eUes exigent quelques ceRexio~ parttcutiercs que je préfenterai en peu de mots.

/1 e mots.

~` .5~ v

4. Du M~ ~~ow. S. ïo8. Q~toique les pafnons en~ trent dans ~enence de l'homme leurs excès dont on a vu plus haut tes ra.~S ~~s, peuvent cependant être envifa.ges comme une ma!adic ils prouvent ~nnbt!ite exce~Hve des nerfs qui trop .Sectes pnr leurs o~cts & qui ~reag~nt trop violemment; & c'ett principe que GAU EN a compoun petit ouvrage tres-intereMunt~ d~ ) prouve que !cs mœurs ~Mibnt une iuitc <)c la connitution: & ~que la façon de penfer eft altérée par ~~a/ï~cfc~o/'M ~/np~aFMM<~ /<MM/~ CHARTER, t. <. pag. ~o. II y fappet!e !a dittin~!oa des trois âmes de P t. A T o N la rat!oc!natt!cc, i'tMC. ~scibie~ & la concup!~cibte celle ci a fbn ~ége dans le foye !'if&tc!b!e dans le coeur 3 ~~& hpr<:m;ete,dont PLATON a prouve ~immoMaiitC) dans le cerveau. pag. 44~'

<


le chaud, par le froid par les dî& rents pays, par les différents aHmens, par les dinërences boirons, en ~n mot parlavavietedcs ch~es nottïtaturet. k les; c'eft dans cet ouvrage où i1 ~ait ¡ la fameufe promené de cha~er tes vi. ces & de donner les vertus par te (e. ;` cours de ïaMedeoine (~).I! comptoitap~ parentment~ur desmatades bien con~ i,F tans & bien exa~s, &ron ne doit p~s espérer d'en trouver fou vent de te!s; mais !e principe de GAUEN n'en e~ pas moins vrai, $ & l'obfervation journaHc. re qui prouve que les painons eprou.

(~) Que ceux qui ment que !adi~eren. > ce des alimens rend les uns temperans, les autres ditÏbtua les uns chattes, les autres ·°~ incontinens les uns courageux les autres posons; ceux-c! doux, ceux.Ia queretteux; d'aucres modeftes des derniers prëibmpt~ eux que ceux, dis.Je, qui nient cette vérité viennent vers moi, qu'ils <u!vent mes ccn. {eï!& pour !e manger & pour le boire je ieuf promets qu'its en ïetirerpnt de grands fecours pour la philosophie morale ils <en. tiront augmenter les forces de leur âme; t!s acquerront plus de mémoire, plus de ~enie, plus de prudence, plus de diligence.. Je leur dirai auUt oue!les boigons queh iMnts, quelle temperature de ra!f, que!s ~a<~HsdoiveQtevitetou choHm pag. 4$~


M 6

vent chez ta même personne les plus gr~ds changemens, eft une preuve qu'en changeant: l'état phyfiquc des ner~, on pourrok opérer un changement {cnubie fur les payons, & ces changemens s'opèrent rce!tement tous les jours. If

J'ai connu un homme, alors tressage, très-gai, tres-doux, & cres-bicn portant, qui s'étant ~chc à Fâge de vingt. deux ans, au Sortir d'un repas, d'une façon dont il fut honteux, & (e ien.tant en général très.colere, prit la ré.folution de ne vivre que de lait, de quelques farineux, de fruits, de pain d'eau il a obfervé toute fa vie ce régime, & jamais régime n'a mieux rempli fon objet.

La umpte com~ipation aggrave la triite~e & la mauvaife humeur des hypocondrés & une bile amanee dans les premiers intcttins ou crou. piMante dans fes couloirs, une hu.meur de goute, quelque temps avant que de fe nxer~ rendent extrêmement irascible; Uy a donc des Htuations du corps dans lefquet!es la force des paf. fions varie & l'on pourroit établir que quand quelques paulons ~bnt po~ "~f


fées à un certain point, ce n'eu: que par une fuite d'une diipontion mala.dive du genre nerveux; en cherchant

quelle en e(t la caufe & en y rcmé.

diàht, on peut donc eÏperer de diminuer la fougue de ces payons, & d'en prévenir les écarts; c'eit ce que proïnettoit GALIEN. La tradatioti complette de cette matière, fur laquelle il a donné les vrais principes, q~i depuis lui, a été remaniée par d'au. tres & depuis peu, par feu M. Le CAMUs(?), feroit un ouvrage intéreHant, mais elle feroit très déplacée ici; je me bornerai à remarquer que tout ce qui peut augmenter la MobUité du genre nerveux, tout ce qui porte de l'âcreté dans les humeurs, tout ce qui echau~, tout ce qui fait beaucoup de fang, tout ce qui porte le~ang~à îa tête, tout ce qui peut former un foyer d'irritation dans quelque organe CNentiei, comme le pou(ï~ ~A/e~~ /r~, !n.î2. s vol. ~7691 ~c. éd!L Cet ouvrage ingcn!eox, t p!e!n d'efprit & bien écrit, contient beaucoup de faits qui ne doivent être ignorés d'aMM Medecio~


mon !'eftomac, rend en gênera! plus fufceptible d'imprefnons f & par là même plus porté à toutes les pafC~n&JMaM pettde gens difettt~ gué. rt~cz-moi des payons, ce n'eft qu'après les accidens vioJens t produits parles orages qu'eues excitent, qu'on eft fouvent obligé de recourir à ia Médecine pour y remédier, ~ur.tout après la co!ere & la frayeur & c'eKr en général des changemens fâcheux que les payons prôduiient fur le corps, & que j'ai detajJJc dans !e chapitre neuvieme que l'on doit tirer la reg!e de leur traitement.

$. ïo~. La première, la plus importante, c'en: que comme alors les nerfs font prcfque toujours dans un état d'irritation & de difpo~tion au fpafhM, on doit éviter avec le plus grand foin' les remèdes vioiens; & tout Médecin devroit avoir très prefen. te la belie diMcrtation de M. HoFMAN fur cette matière ( ), dans !a~ue!!e il établit que les emc~ques & !es pur-

(~) D~ ~~ct/M f/M~M ~~r~c

( ~a~i M/ïMC. Oper. omn. fbl~ t6nï. 6.

po~~ irarrs veneno. Opere omn. fol! 1 tODl. 6-

page~.


4

gatifs après la colere font des poiions; & il le prouve par !a raifon & par les faits. Un homme de trente ans s'étant extrêmement emporte r & ayant bu enfuite d'un vin fumeux, le lendemain il fc ptaignit de douleurs violemes dans la re~on épigaftrique, d'cnvics continuelles de vomira & d'une espèce de~cntitnent, comme fi quelque corps vouto~t monter de Momac & Sortir par la bouche; on lui donna du foufre dore d'antimoine qui le 6t abondamment vomir; te~cond jour il n'en fut que plus ma! U avoit, outre les premiers Symptômes, une chaleur brûlante à Penomac y un trembtetnent, un froid extérieur il tomba dans le délire eut des con. vut~ons & mourut on trouva dans Je cadavre Pe~omac & le duodénum Détruits par Pin~ammadon. Un autre homme âge de quarante ans fe ptatgnit, après s'être violemment fâché, d'angoifie de dégoût de naufees & devint un peu jaune; on lui ordonna du tartre émétique dans un bouitbn il vomit, mais fans (bu!agement -b au contraire tous tes acci~ens augmentèrent~ & il mourut ie


quatrieme jour avec tes mêmes Symptômes que le premier. M. HoFMAM ajoute encore d'autres obtentions qui démontrent des fune~ës e~ets de cette pratique, que la raifon éprouve autant que l'expérience.

Il y a cfunon de bile acre, irri. tation con~derable dans tout le genre nerveux, augmentation devitene dans le pou!x c'eM' donc dans tes de!ayans doux, prison abondance & légérement acides que l'on doit chercher les fecours les piuseFRcaccs; & une !cgere limonade en: la boinbn la plus convenab!e on évacue la bile par quelques javemens.

Quand les eSets de ta colere ont été aiïcz violcns pour faire craindre cesderangemens dans le coeur, dont j'ai dotiné des exemples ailleurs & que tesiymptômeSt tels quêta douleur au coeur, re~buûement, les palpita. tions, l'irrégularité du poulx auto. nfent à croire que le germe en exiite après avoir délaye & évacue les premieres voies par quelques tavemens, &utMe une baignée, condamner le malade au repos le plus compkt & à la dietela plus MVere il ne dott mangea


à la lettre, que ce qu'it faut pour yt. vre, & ne boire que de Feau très.fraîche on donne p~r là au cœur le temps de reprendre &s{orces. S prévient les <mux anreux qui peuvent refbtter de !a negHgence à cet égard. Quand Ia}auniMeeft la fuite de la co!ere~te$tavemens, le petit lait, le régime végéta!, & les bains tiedes dont j'ai vu Dh~eurs fois les Mci!Ïeurs effets, &nt tes feu!s remedes indiqués pendant les premiers jours; quand l'etat de ip~fme e~ pane, on peut, dans ce cas & d:~ns presque tous ceux qui font la fuite de la même caute, employer une infunon de tamarins avec un peu de manne & quelques fels.

Si de la négligence à employer d'abord les fecours que j'ai indiqués il réfultoit une fievre bi!ieufe fouvent très putride il ~audroit les employer avec la plus grande régularité & re. courir t tites circenitances t'exigent, à tous tes accours qu*indiquent ces m'tiadies.

Le chagrin qui produit un ferre.ment d<ms tous !es organes gaftriques, & Ibuvent vitaux ~amc autant les


remedes acres & irritans, queiaco*. !ere, & j'M rapporté ailleurs l'exem. pte d'un homme à qui la douleur de la mort de fa femme occaHonna des angoi~tes inexprimabics p!i tes attnbua a ce que les hemorrhoïdes ne Suoient pas; on lui donna des remèdes chauds qui déterminèrent un état fi vident, que le coeur ~e fendit. Après ~a frayeur les boinbns tége. rement diaphorétiques comme le thé de fureau de tilleul de pavot les bains de jambes tiedes, -un peu de li. queur anodine minérale d'HoFMAN a & même fi l'agitation & l'effroi du~. roient trop !ong-temps quelques gouttes de hudanum, des fridions, une grande tranquillité, font les feuls fecours utiles. L'eau froide peut faire beaucoup de mal &, en gênerai, après toutes les panions qui latent du fpafmc ou des convutnons~ les toniques nuifcnt d'abord, il ne faut que des caïmans mais ils peuvent devenir uti!es, quand après le ~panne, on tombe t~ns la îbiblene, le retâchement,Ïa paraly fie.

La tri(te~e ne Supporte que les ïemcdes les plus doux i les bains tie-


des font un de ceux qui reu~~ent mieux & G A L ï E N avoic dc)a MM. bien remarqué que le chagrin & !a f co!ere dencchant, le bain dede étoit un des meneurs remèdes que on

p-x~~ ~.T.afidr â I~èüi~s. ~f~`~ts- _~9~ans

i pù& bppo~cf à ïeùrs cSets( 0. Dans

les momens d'une aiB~ion vive & profonde, !es recours phyfiqucs font Ïans effet s on exige cependant d'un Médecin qu'il en ordonne; dans ce cas, que!ques goutes de liqueur anodine minerale dans de Feau de tilleul des bains de jambes, des fripions douces, une grande tranquitticé, {bnttes~euk que l'on doive employer C la douiem* étoit au point de jetter dans une trop forte agitation & de produire des convul~ons on peut donner du !au~ danum, & j'ai été obligé de le faire quelquefois.

Avant que de finir cet article, je crois devoir avertir les Médecins que fouvent ils font apDe!!es pour des accidens violens d'evanoui~cmens 9 de vominemens de convu!nons, de fievre violente de -atdod~p 9Jt(ap (/) Dc~M~afc ~M< L ch. Chatt. tom. 6. pag. t~,


xie, dont on leur dit que le malade vient d'être attaqua, fans les avertir que c'eft la fuite d'une paffion violente, dont les aiMans ne voudroient pas que Fon fM in~rutt; H après avoir interroge fur toutes les cauÏesph~ques qui ont pu Focca~onef, on n'en trouve point de Misante, il faut de. mander hardiment fi rien n'a ~chc, 9 chagrina ou a~e~ vivement le malade. La réponfe, ou du moins ~afa. çon dont on répondra, feront d'abord juger avec certitude s~t y a eu une caufe morale i & t'on dirigera fa cou. duite en conféquence.

ARTICLE 3 IIL

JEMW~ quelques remedes ~M~C. $. TH.Ena~gnanttes vraies cau. tes des maux de nerfs, on aingne les remèdes qu'ils exigent, 9 puifque Je remede de la caufe e~ celui de la ma. jadie, & de plus en traitant de cha. que maladie pardcuhere < j'indiquerai fort en dei:aH ce que je connois de mieux fur fon traitement ainH il paroit d'abord qu'U ne doit rien y


avoir à dire ~cs r~mcdc!! généraux, à moins qu'o~ ne \~u!ût donner une thérapeutiq~? ce~endunt je crois qu'en plaçant ici quelques obferva. fions fur t'cftge de qnp!qucs reMe. des y ~evttefat b~Hcnop de repdtitK~s dans !c9 traitemuns p~rtichHers, & )e rendrai ces obfcrvadons plus utiles par leur rapprochement.

De la

$< lit. Si ron fe rappelle que les maux de nerfs viennent bien plus fouvent d'épuifement de cacochimie, décrète, de bile épanchée, de muco6tc détruite, de nutrition îcfee& de relâchement, que tl'excès de nourri. ture, de Surabondance de bon fang, d'in~ammation ou d'engorgement ~an. guin on comprendra aisément comment il y a un grand nombre de maux de nerfs dans lefquels la iaignee ne convient pas, & comment il eft arrivé que pïuncurs Médecins qui avoienc vu genéra!emcnt des cas du premier genre, ont établi que !a {aignée étoit toujours nuinbie dans les maux de neris cette fenteMce c~


devenue un préjugé trop général & un préjugé qui a fait beaucoup de mal, t & qui en a entraîné un autre bien funefh 3 c*e(t que la iaignec a~)lbtit Ïa vue, parce q'~ les yeux ont beaucoup de nerfs. Les Médecins qui fe feront donne la peine d'apprécier ces maximes, en auront ai~ment tend lafauneté, & ne fe feront pas ïainc fubjuguer m:<is comme il y a mal. heureufcmcnt quelques Médecins qui apprennent la- médecine du Publie, & qui ne font fbuvent que t'inftrument de fes préjugés t il en: bon de dire que celui.ci eft abfotument faux; q~i! y a un grand nombre de maux de nerfs qui exigent la faignée, & que fi ce remede employé ma!.à.propos nuit aux yeux comme à tous les autres organes il n'y a cependant aucune partie dont les maladies exigent plus fouvent la faignce, que les mata. dies de Foeit, & que beaucoup de vues fe perdent, parce qu'on Fa négtigce. La faignée peut donc convenir dans pluneurs maux de nerfs, & elle a été employée de tout temps par d'habiles Médecins CA~VACCiDs guérit par la. faignée une femme qui avok des


accès hyMriques effrayans t & que Fon n'avoit jamais o(e faigner avant tui(w): RïVtBRE!a recommande au~ (M)~& HŒCHSTBTTB~en prouve t'utiMte par ptufieurs obier. vations on doit donc bien fe garder de la rejeter, & l'on peut établir qu'elle e~ fur-tout necenaire dans les cas iu~ vans. t 'Toutes les fois que la ptethore générale eft !a caufe de l'irrita.tion du genre nerveux, & l'on a vu p!us haut Pe~empte d'une jeune per. ionne, qui ne fut guérie des maux de nerfs les plus violens, que par le trai~ tement d'une maladie innammatOMe. 20. Quand c'ett un long échaunement, c~~à.dire, une ma!adiein<nammatoire lente qui en étant le {bmmeU,cn dérangeant toutes les iecrétions, en irritant tous tes vaineaux~ produit !es maux de nerfs, !ors même qu'il ne parolt pas y avoir une trop grande quantité de fang. Dans cet état, tout paroit trop fec, on manque de liquide, & la lignée humede pui~qu~eue anbiblit Fanion ( M ) P~MMT ~~tM, 4. ch. ÏO.

(~ ) Cjp~. o~!M. pag. ~a.


des vaineaux que par Ïa-même !e Dtnge(t moins condense, & qu'un iang moins coudent hume~e davan< tagc ( o ).

tor~ qu~~e engo~~M Sanguin e~ le foyer de l'irritation, & il s'en forme fouvent dans !e cerveau & dans t'uterus; c'e~ en négligeant les faignées dans les maux commen.<;ans de cette efpece que l'on a très* fouvent !aine faire les ptus grands progrès à des maladies de ces organes, quienuMtc font devenues abfolu ment incurables, & qui, traitées d'abord, n'auroient rien été.

Lorfque, fans aucune de ces caufes t des convutSons longues &

( o S'it eft arrivé que fon ait vu plus de denechement après la faignée. c'etoit pac que!que c!rconAance étrangere a fes effets fur lequels il ne peut point y avoir de doute tous les Médecins l'ordonnent dans les m<i!adies inflammatoires, comme Je prémier des hume~ans on !a détend quand la fibre e~tropïache. c~.a.d:re, trop humcûée. Mais fi !a iecherefte dépend d'un principe de fievre occafionné par une hu~ tueur bilieufe il eit certain qu'alors la ia~ gnée convient peu.


fortes, paroincnt porter le fangavec tant de violence fur quelque organe) t qu'il eft & cniindrc qu'il ne s'y forme une innammation qui dans ces cir-

con~nces.dicvie'ndroitppomptement

mortelle. J'ai vu une jeune perionne que quetques accès de convuinons, retteréscoup ~r coup< jetèrent dans ~ne pt~cneGe nviotente que Gx peribnncs avoient peine à !a retenir fur fon Ht~ i le de!ire étoit d'une force ctonnance & le poulx s'etcvoit à chaque infant, de faqon a me faire craindre une rupture dans le cerveau; je lui 6s ouvrir la veine dans le plus fort de fes emportcmens Pen'roi ta modéra d'abord un peu & quand il eut coulé environ dix onces de inng, le calme commença à parohre, ~'cn tainai couler plus de feize onces demi-heure après ta lignée, elle fut très-bien. Des douleurs aiguës que les autres fecours ne foutagent point, & qui jettent le malade dttns i'a~tation, rintotnnie les convu!6ons, exigent auitt auvent une faignée qui, en ap. paient ta douleur quoiqu'elte n'en detruife pas la caufe, iait ce~er l'ir. tn~don, & permet d'employer avec fuccès


fucc~s des remèdes dont PMtado~ &utenue pr~venoit bis c~ts. Dan$ les douleurs exce~ves de t~e~M~

RMï~sON recam~

~~x ~Npïs Ms ventou&s. & e~M ~~Motom!e, doat n dit avoir VM ~e g~nd$ ~). Cea ainH_ que yehgMgcMen<: des vMMaux de t ett(~ Mac & dMpedteinteMM, qui ib~e !a MMie noife~ occaConne Jfb~-

ventdMMcideMN coavuMM! trcs &fts

& tces-vioiens/qai M S~aent q~c

quand d~o~ement a~ &it par

hy~bMon o~par rMmojFM~e~ & qui feparo~nt quand l'engorgement & Mfbfme. quand Dans beaucoup d~i!epnques ~brts 'Ç,jgoureux, don<: !e uege du mal $aro~ &tfe dans te cerveau on te vefM !pîus CM détait dans te chapitre de t'épi~ ~P~ ) 7~ Qyand les maux de nefts Viennent de quelque Mmo~yagie fupp~ ~e; mais iteB: vrai que hors de ces ~circonitances ou de circouftances analogues < ta taiga~e ~uit dans les, maux dener& comme dans toutes tes maladies chroniques qui ne dépendent Cr)p~


pas de h pï&h<M'e<m des engorgemens

&nguins; &ïes<aigt~$ext!netnen<:

~~gu.ins¡ ,~le8 ~aig,t1~s t

teiterees, nuMent toujoNM & ptou. veatMeM moiMianéceat~~Mede ~uco~ms~ cas, que rincapacM dn Médecin, qui ie vante de ces &ig~ea coHMne d~<~s Mtoïquee~ à d<cou~fkde$ moyeM plus aHures ou &n md~eMce à ics appliquer OntfOMve dmM les fecueiis

de MA~OBT rexempte d'<tne M~~

que, <~ dans motn~de deux ans,

&t &e t~ & A q~ Fott t~

tok chaque Ma au nwns <ep~nc$s

de &ng (~), parce que rien ne !a ~u.

aie filng C~ que rien ne la fou.

lageoit dans t'acces que Ïa faignée (~

(~ ) ~M&cùï. ~~t. tom. $. pag. 4 ( y ) HïCMOR, pag. t$ ~ûcontmatKte

tfop d~$ t'acc~, & M HOFMÀM !w

M~me ne e'ene~ pas aHez dépendu; H n< ta c<oït cependaM n~ce~M qu'aux tem. mes <aaguine~. De mal. A~ < $. e. M cite ïe$ Auteurs o~ la toutent appHqu~e eUe peut et~c ftm~c~ Une 1 Dame RnMe, p~c, dès !ùn$. temps hn. ~Ut~~te < eut un fanl prendre, en' jouant au QuadrUte tMn~oMee de joie, elle Oc des éclats de rire qui furent tuÏvNtt d'un acc~ de vape«M un CMï~g!~ !& &t ~aigaer; ¡


Cette méthode ne~îa gu~it point, & Pon n'en eft pas iurpris ~on comprend au contraire qu'on la traitoit trcs~ mal & en générât, les Médecins éclai..

Ê J'es ont entendu & peuvent en.

.<i

tendre encore aujourd'hui t quoique

pïus rarement, des Medcci ns ignorans hardis, hommes vraiment ton€(hs, fe vanter d*un nombre prodigieux de faignées faites, ou d'emedques ava!cs dans un temps court, peuvent tou. }ours apprécier le degré de t'ignoras [ ce & de J'étourderie par ces nombres, &dire, tel e~ dangereux au vingtième degré, te! au trentieme. M. PoM~ cite un exempte de ignées dont !o nombre e<t vraiment enrayant: M!!e. M. avoit été baignée trois cens fois, & !e feul e~et de ces baignées avoit été de réduire !a malade dans un état aSreux, que fes foins di~perent (~~

1

les convulfions ~uccedefent à la <a!gnee r & e!!e mourut tout de fuite. SUTHEmAND, û~ ~f~ revive, &c. tom. x. pag.

~:s

i: ( ) TV~~ der ~û~ ~cpoy~ totn. i. pag. ï~.


JD~ JB~M~.

$. M~.B en et!; des evacuans, <ur.tou<: des étnetiques & des purgatifs, com. me de h&ignee~.tts. ne conviennent point à un grand nombre de maux de ncfts & en gênerai t ils tenrau~ font. comme tous les autres icntMM; en diminuant la mucoS~ de re&omac & des M~ms, ils augmentent une des principales caufes de ces maÏadtes 1, qutt comme on l'a vu, font fouvent la fuite d~s emedques & des purgatifs; mais ces remèdes n'en font pas moins necc&ices toutes les fois que !acau& des maux de nerfs eftde mtureà ne céder qu'à leur u&ge & }'ai auu! rapporté plus haut des exem. ples de cette efpece. Ils font donc udics, non feulement quand rirritatton dépend de matieres dans l'es premières voies mais aun! quand elle dépend d'un engorgement aqueux, dans Ïes vaMeaux de la tête, qui jette dans des maux de nerfs taes-unguHerSt qui ne cèdent qu'aux hydragogues; ¡ & l'on peut établir pour regle que l'on doit employer les émétiques &


ics purgatt(s dans les ma!adies de nerfs dont i!s peuvent emporter la cauie M. RoBtNsoN les emp!oyo;t9Vec ~6~ ~om 'âéro'6Œruans t me propres à détruire les humeurs etatreuMS t dont rexi~ence e~~une caufe fi &equente d'acddens nerveux (~ ) mais que dans toute autre dMon(tance, on doit les éviter, puiC. qu'i!s font en générât nuiGbIes aux nerfs même qui craignent les irritans. <<) Fag. Il avoit Mi<bR, mais ce feroit une erreur bien fone&e que de com. mencer toujours la cure des maux h!~er!. qoes par un émetiqoe, & même de le retceKr quelques jours après, comme !e con. Mie ScHBBBBARBpfa~tce. oFphyHck.p. «~. AETïUS l'avoit déjà recommande dans plufieurs cas; PRIMEROSE examine avec atÏexde jo~e~e.queïs~bnt ceux dans lefquels ce remede convient. V. J~Mr. compilat. pag. 64t.AucENïUs!e recommandoitau~, !6~. RODERïC a C! penfe comme Pfimetofe TeNENZONî recommandoit trop genëfatement t'yp~cacuana à toutes les femmes qui ne dorment pas & ne tranfpi.ren t pas. De wor&. Mffr. pag. t~8. Rï<V!ERB donnoit trop de confiance, dans les aiMïons hy~criques, à Ces pitlules j~~<M /K~ qui font un pwgatifatoëdque.


ï! &ut ajouter que lorsque ces remèdes font néce~ires~ ~iies nerfs {ont fort dé!icats,i) faut extrêmement en facittter Faction en préparant ÎM matieres à évacuer, & en leur non. nant un dcgr~ de co~ion qui !es di~oofe à céder aident, & fans exiger preique aucune irritation; à l'aide de cette précaution, on parvient a purger les personnes les plus mobiles t fans leur occarionner aucun accident ( M). Les purgatifs les plus convenab!es font ceux qui irritent le moins, & c'e~ un préjugé que d'exclure la ca~Ïe & la manne du nombre des purgatifs in. diqués dans les maux de nerfs, parce, dit.on, que ces deux remedes donnent des vapeurs. Ce font it o~ vrai, des fucs végétaux qui renferment beau. coup d'air, & comme leur action n'eH: pas prompte, en féjournant tongtems dans les inte~ins, cet air peut & dé. (M) I! y a quelques perfonnes cepen. dant, mais en bien'petit nombfe ,'qui font exception à cette re~ïe, & que t~nnepeut jantais venir à purger fans leur ~ccaHonner des accidens vïo!ens mais o~eiquerbis la feule huï!e d'amande doucej~efe un dégagement ïuSitant.


veIoppeit'&bccaConneyunei~ta~ qui donne quelques a)aux de;~er&aux perjtbnnes qui ont !e$ iMeM~s tres~ ibiMes &M &iceptibles d'être diC ~MMs-e~~d~ r ~e &nt &t~ contredit les mie~x in~ !~QM& den$ IM cas~extrëtne &xi6bi. ~ite; !'un & ï'autM en ~nvebppaht & en entMinant les matiefes ~cres qui irritoteM !€$ tnte~ins, en provenant h con~ipatton, e~ entretenant le mouvement penMdque Qni.ie dérange {buvent chez les personnes qui ont ~e~êfne mteRinat mobite~ & t~ jours péniblement pour eHes, ils ~bnt le ptus grand bien, & )~t vu pleurs fois q~en a~ant !cur adion avec de ~a (iMple eau fraîche, au lieu de toutes ~Ïes boï<Ïbns tiedes que ron prend ordi. ~airement après les purgatifs, elle etoit

p!us prompte,. p!us abondante & p!us

o~e< Ln ~iMb~ huile de Pa!ma Chri~i e~ au~S un purgatif doux qui reu~Bt auvent à des perfbhnes que tous les autres irritent. Un grand ecueU à éviter, c~eSIes ibMicitadons des ma-. hdes !es faux mouvemens des ner& de re~omac & des inte~ins occaConnent des dégoûts, des nauËes, deN


,J! 1

yomj~m~) des rapports~ des go~

4eme.ns"des douleurs qu~d",attrd)11,m .o~;

aemeMs, des dôuïeurs qu~s attribuent S

Jt un~be&in de purger < & pour !equd S i<s demandent conHnu~!ement à Fêtfeï

~i~ gavent ~s~ïi&Hed~

tendre raifbn fur cet article aMX p!us &n~ & it~y a que !a &r<net$ du M~

0 la~ e w.~

decm qui ptd~e ~s &uve~ Mais cette S fcrmetc ne dott ~re ni g~nér~~i aveM- gïe il he faut point perdre de vue que les embarras des premieres voyes peu- vent~re une caufetr~fbrted~ maux d~ nerfs qui hc ie gu~riroienc point fans purgatifs~ & qu'une trop grande Ëxit~à n'en point ordonner a fouvent nui à p!uneurs ma!ades, & en a force d'autres à recourir à des purgatifs pris au. hazard, ou des mains des char. latans plus dangereux fouvent que !e hasard, & qui les ont gu~ris~ ce qui en perd un très-grand nombre ? d'autres. <S Les autres évacuants ne font em< pÏoy& dans les maux de. nerfs que par quelque cireonftance particuïiere oui les exige, & qui ea regîe rufage. Je donne encore quelques r~g!es ? ur Femptoi des évacuants dans un au. ajEticte de cet ouvrage & je me ?


bornerai ici dire un mot des diaphorétiques. On doit quelquefois les

MpM~ quand Ïe$.maux de ner&

pafOMÏent dépendre d'une humeur Acre, dont la durée e~ entretenue par un dérangement dans ia tranipiradon i les Médecins du &iziemc & du dix" ieptieme Gecle l'avoient très-bien vu, & ils employoient la ti&nne des bois avec ibcces~ WARA N UJE us &que!~ ques autres Font même recommandée beaucoup au delà de ce qu'e!!e devoit retre, mais elle a cependant fon uiage, & je m'en fuis iervi piuCeurs fois avec iuccès.

D~ 2~A

$. ïïa. Apres avoir par!e des éva* cuants je dois parler des toniques, 1, que l'on divife dans la matiere médicale en différentes cÏa~es, qui ont leurs caractères & leurs effets diiterens ¡ mais je centrerai point ici dans ces diviuons que je fuppofe connues. Il n'eft pas douteux, puifque les maux de nerfs viennent fouvent d'a~nie on de re~chement, que les toniques font {onvent indiques & je l'ai déjà dit N f


en parlant du traitement général, maïs il ne faut point perdre de vue dans teur emp!oi les ob&rvations Cuvantes. ï~. Lors même qu'ihs font néceNaiTes, il peut exi&er, avec Paterne, une fen6b<!it~ f! marquée, que l'on ne choisit: pas les plus doux, 6 Fon ne commence pas par de très. petites do{e<. ~3 on ne les place pas A des interva~ ies a~ez ctoign~s, ils agiront comme M'ntans & teront infiniment plus de mal que de bien c~ cet u&ge mat adroit des toniques qui les a dman~. a". Avant que de les employer, on doit examiner attentivement s'il n'y a point quelque circonftance qui en attereroit i'enct &qu'it&ut corriger; ¡ c'eft ici où il faut fe rappeller tout ce que j'ai dit ailleurs ~ur ia codion dans les maladies chroniques & fur- tout dans celles des n~r~.

3~. Dans leur choix il faut toujours faire attention auxquaïitës acce~otres qu'ils peuvent avoir & qui peuvent être contr'indiquées par des circon~ances particu!iercs de l'état du malade. Le Jcina, 9 le fer & !a cane!!e ~bnt trois toniques dont l'ufage t~eft pas indifËrent dans un graad nombre de~as,


& fur 'le choix deiqMeb tes drcont tances doivent décider le Médecin. }. ïï~ Le kina d~à recommanda

p~

par prefque toas tes Medecina qui ont traita des vapeurs $ & ~on doit (ana doute le regarder comme le premier des toniques v~gétaua~ quand on craint g d'~chauner de ~imuter trop puin~m. ment; mais R on !e donne comme' g Kdatif, Ïortqu~ ta caufe du mal n'e& pas un nmp~e re!&chement, torique! y a un ~mu~us détruire, le kina en g augmentant J'adion des vaincaux & p des M~s, ~an$ ~tef !a caufe, ne fait qu~augmenter !a r~Hon & aggraver tous les fymptômes: mais c'eH: uniquement par fa vertu tonique; il ne nu~t jamais comme votatite & H ne ren: po~nt (ac3'

Dans les cas n! ne ~aut que redonner à la fibre fa fermeté, & au ïang fa denSté, eft admirable~ &

(.<*) M. RAUUN ne !e donne qu'api

Futage des emoHiens & des adoucies, plutôt, dtt.i!, il cn~pe, pag. ~04. M. PoM~s ie redoute encore ptus; & il e~ en effet tTes-noMMe .dans les cas qui exigent ~a méthode.


à moins que Peftomsc n'eue une &n&'

btiit~ extrême~ on peut presque tou*

!»üteextr&me;, 0" ¡peut p;:ef'q, ut tou.

jours repondre du fuccés. J'ai vu M

Jours p du' >r~qaa8.; J'~i vu~n

X~~une~ jeune ~emmeque~d~

fes couches, en moins de deux ans~ des peines, des pertes, & un air peu fMn ~voient mis dans un <?<: de moMtit~ exceSve~ e!te avok perdu ie &m. meitt eHe CMignoit !e grand jouf~b truite la munque m~me$ une ~gere &ayeuf Mdonnoit des cpnvuiCons, & €e avoit ibuvent des ac~s d'~ou& &mens tres-fbtts; mais fon eitomas parotnoitent~s-bon~tat: &pâ!euc, &aaccidtte, la petitetedeibnpoubc, la décoloration des f~es Soient autant de tymptômes qui ne !ainbient point de doute fur, la caufe de fon état. Je lui ordonnai le kina d'abord en intu~oïl, enfuite en ûtbAance, & deux mois de t'otage de ce remede lui redonnèrent une fanté tfes-&rmCt J'ai iu quetques années après qu'ej. le avoit eu deux en&ns, & continuoit à fe bien porter. M. RosA guérit par te kma, à la dote de demi once par jour, une hy~erie convuluve qui avoit re~c a tous les autres remède la malade avoit une averfion marquer


po~ce recède & avo{ccon8atnmen~

refufS d'en prendre, ce ne fut qu'une &rdit~ nerveufe to~e ~Ue &~

Y.-<<t.5-t.t' `_ t't,

~aqueetou~a- coup qui put !a d~termt*

net a iutmoM~r cette ayernon Ïe kma dïNÏpa la furdité & tous les, auffes acc~ ¡' detM. (~ ). Quand re~mac a une trop patide fenSbitite~it nefuppofte pas le kma pur que j~ifouveot d& aCb* cier a des m~agineux, te!s que !e caNïa tignea (a~, Ïe~mphitum, M-. diea~ ïa fegucH~ Vautres tbis ~ai e~cyé !e Mt d'ane~e, & ce m~ange l auvent les plus heureux e&ts quetquetbis cependant il e& tmpoin. ble d'acoutumer re(tomac ao kina, & j'ai d~ le faire quitter entièrement à diiKrentes personnes. VïRïDBT F ra~bdoit auxhume~ans & aux bains; une 6Me de quaHté, dit-i~ ~toit travail. Me cruenement depuis p!uHeu!'s années par un ~afme qui commen~oit toutes les nuits par les mâchoires, & ( ) ~~o di ~vM~ïMf, Vêtiez ï?M. pag. 48.

(~) Cette écorce n~fott recommandée dans te P~M/~M, part. pag. 19 elle a ctc tfopnegt~ce.


Sni&tt quelques heures apr~sMf uue ahoadaMe &tivatipn, & de ceux en

cne CJivatio~ cooieute quoi~u'dte

M'eut que h peau &les os. on hM avoit

~onae pdM Mf~~ cette Mv~th~ne

tioutdt~e Kche, ~ont eMe ~etMt ter. ~ie ~n$ &<~8 eMe guent à rentrée de i'hyvef par les homedaM) par !es Mns & par anoM~dont !e kMM faiibit h partie e~en~eUe (<t). La pe~odicite €&une cïrconhncequt determtne t<e~ lovent à ordeime! kina, &M$ MM aucune attendon aux autre$ dfco~ tances~ maisc~O! uo abus qui a pr~. dait!c$ plus maovaM eâet~~s pou. voir &h'e oMyrir les yeux à ceux qui $n ~cotent les ipedateuM. M. Lo~Y a tres~Men VM cette faute enaavep~ <it & )c pto~ve dans ~e chapitre }e traite des 6evres d~acces & de !a périodicité) ï*. qu'e!!e n'e~ point un caraûereparticuiier&ces6evf~ qu'on )a Mtroovedaas une multitude de phe~omenes de Foeconontie phy6que, & qu~Hc e~ peut-être une des ioix les plus g~rales de ïa nature; que ~) f~~M< pa~. t~


dans ces Sevrés m~e~fbuventtekina ce convient pas & iesn'e~gentqued~anti~a~ $. x ï~ Tous tes autres amers ont des vertus commwtcs avec Ïe kina? & par ~m~me leurs eSets ibnt fou. venttfes-rapptcch&, mais quelquefois i!s vafient~ ain& on ne peut pas mdiain~eMe~lesenoployet~M uns pour tes autres. Le kina €& Mn des moins ÛKMUÏMS~ & cette qua!tté doit iut faire donner pf~re~ce dans un très-grand nombre de cas; mais s~ y a dans Fe~omac des matières g!axMu<. ies .s~t y des principes d'engorgement dans les viscères du bas ventre, il faut l'exclure. LetreBe de marais dans ~es cas e~ inûnitnent à pr~rer, & il en général trop peu employé. ai vu/dit M. VïKïDBT, un homme dont le iang fut aigri par de grands dep!aMïs, lequel fat at<~ taqu~ de vapeurs~ de coliques, & eimn d'une Aevre continue, qui ne Bnit que par la perte du mouvement des deux bras~ quoique y Sentit de grandes douleurs, il fut parfaitement délivre par Fuiage de rinfuCon de cette j)!ante dont i! a va*


!oitc!nq ou Cx verres par jour (~)~ $. ïï~. Dans iescas oà!e vice ef~

a &ntie!e~ b '6 d'

cides qui irritent & dont on a vu p!us haut que l'irritation pouvoit Ce ïaire &ntïr pyefqu'à toutes ~es par. ties, les abiorbans deviennent devrais toniques & font toujours indiipenia. blement nece~ircs à titre de Mpïes abibrbans, ies yeux d'ecrevi~e & la craye peuvent &)j6Rre; mais l'on ) veut en men)e tems &rd6er, il eft certain que !e corail y eft plus propre, & M. SeRABUWEN recommat~ de, préferab!ement à tous les autres la pierre calaminaire qui eft Pab&r. bant gênerai de tous les acides & qui ibrti6e JSogulierement (~).

S. "7. Si des amers on paNe aux aromates, les plus- généralement re. commandes font ta cane!!e qui, avec plus de vertu tonique & û!mu!ante, a l autant de mucilage que les autres toniques Fang'cHque recommandée pour la premter~ fois par Jo~/M CAME. ( ) Thï~o~ y~ p3g. ï~).

( c ) De M;~ ~r~K, JLjEïD.

!<


HARt U S (<0 que Se H EN K U

a vant<e, comme !e vrai ip~ciBque des

g~h~emeht quand !es rendes de

~M~ "dtaue ~r~ë~ -m~

qu~, & ils !e (ont, quand à !a foi.

bMe de la Ëb~~ ? jo!n<: la !entcuf

du pooix & en gén~a! ccHe dès foncttons S c H É N xi u s la marioit avec ta z~doaiM t adoptée auiE enfh.i< te par M. HôJ?MA~ (~)< ma!s qui e~ en g~nera~ tfop ~âc~ & ne peut que très'rarement convenir dans les maux de ner&. L~cbrce d'orangé eft un autre aromate nervin recommandé par ce dernier auteur qui le &iibit entrer dans fon. ~Hxir vi~era~ t mais quoique l'on pui~Ïe !a p!acer parmi les cordiaux les plus agréa~ Mes il faut être en garde contre i'ir. ntadon q.ut peut r~fu~er de la quantité d'huue encndelle qu'elle contient, t &qui comme toutes les autres huiles eNentieHes des ecorces de cette clane, adhère aux parois. de Fe~omac & y Mne fouvent une irritation qui dure

(~) En t~.

(e) De malo hy~enco. thef. piact. n~ $.


t~ïongtems. En g6t&raî il &ut être tres-attentif à n'or&nner les toniques que quand Ns~nt~demment indiqua; & quand ih~&ht, on &d~.

~<- ~<t-ft,.i -y-

l, ~<nine entre!es tondues &M âctet~ entre tes amers & entre les' ato<n~ tiques, d*a~8 les dyco~acM pafticuMeres tïf~ ~n temp~Mment~ 4e$ ~mpt~mes, <!e PeBtt ~M autres remedes.; mais quand on eH: Mne fois ~ctermin~~Ïe genre, Je choix <Ïe* vient auvent a~x indigent entre plufieurs de$ etpeces de ce genre. En vanter quetqu'une trop~exdu~vement aux autres, e& une erreur) !e<em. ployer toutes indt&tnÛement en e& une autres on'doit en g~n&a~ com~ me Je l'ai dit ailleurs, iechotiïr dans chaque genre un petit nombre des efpeces les plus ~es, && borner à ceUes-îà/a moins de quelque cir~ confiance part!CuUeM< Je &wat cet article par une obtervationimportan" te, c~e&que ~es toniques d~ebppent a~ex promptement Ïeurs eifets~ on voh d'abord ce que ron doit en at~ tendre; s~!s ne Mulagentpas au bout de peu de Jours, c'e& aNea: ordinai. rement une preuve qu'il faut changer


de méthode~ & ne point s~opmiatrer à (uivre con~amtnent un même trai*

tement, dont Fabandoneil: quelquefois

te1[euTtw~ d~goë~~ ~cn~ Me qu'il faut bien de ~amour propre, & une convicMon bien forte de fon tn6Hlibilite pour poorMvre cbnûam. ïnent des méthodes dont les eRets nous deMoncrent l'tnMHance & fbuvent les dangers.

JL~ W~~MM~.

$. n8. Le fer paroit être un des moyens que ta nacurc emp!oye pour donner de !a force aux fibres- animales & végétales $ qui en ont beibin, puifque ptufieurs expériences autori. }cnt à penfer que le fer entre dans ces fibres à proportion de leur degré de force il n*eit donc point étonnant u, ordonné comme remede, il elt le plus puinanc des toniques ,pmfqu~on rend par là à la fibre & lous ce nom je comprens auJtE le iang des animaux, re!ément de fa compoStion qui lui manque, & dont la privation fait (a Mble~e cette réflexion prouve que le fer e~ un des toniques le plus dans


îe iy~me de Ïa nature~ & il n'e& point Surprenant que ce fait un de ceux qui r~uBMeat prefque toujours h mieux dans leamaMxq~ vienaen~ T[e TE vraie atonie des Nuide$ & des <Hides $ & ce cas & patente dans le traitement des maux de ner6 3 aud le ter en a fait depuis ~ngtenM une partie eNentieMe. R o D x R x c C~o le rccommandott déjà beaucoup contre les vapeurs (/); TEREN~ONt Ïe recommande auŒ;SYDBNHAM en&MMt le plus grand uiage, & Fon fait avec quelle ~age~ & qud fuccès il exerqoic la pratique, avec quelle attention il obfervoit reHet des reme.des, & avec quelle bonne foi il abandon. noit ceux dont il remarquoit de mau"vais effets ¡ ain6 on ne peut quatre furpris qu'un célebre Médecin fran" ~oi~ qui avoit vu quelquefois de mauvais efEets dn fer, ait conclu que S Y.D B N H A M n'avoitiamais pu en voir de. bony,& l'ait a~ur~avec confian.ce (&). n e&diEBcHe de croire qu'un

(.)J~~M~.m~r.pag.ï6!.

gi De marb~. mulirr. pag. 148.

) Mtw&. ~~r. pag. t~S' « foll' rg-

('A) IM. RA~MNr, pag. ;o%. ~fbn fe-


Médecin comme S~DENHAM & foit fi fort attache a un remede qui ne&iMt jamais que du mat, &B~ V ï o B T, en exan~man~ de~'paroît avoir apprécie très exacteMent les effets de racier & du fer s its conviennent véritablement <H&il, en ces .maMies mais ib donnent auvent trop de mouvement au &ng, il eft arrive quelque fois à mes malades tant de ipa~ mes à leur occaSon'que j'ai été oblige de recourir à d'autres remo~ des (<)~0ns'en&rttous les jours avec le (ucces le plus marque; autH depuis S Y D E N Il A M on a continue remployer. M. RoBïNSONle preferoità tous les autres fbrti6ans~ mais il remarque que ii on le donne mal~propos, quand il y a des matie.

mede favori, di~l, ~o!t la limaille de fer; mais quel e~et en obtenoit-il?DM » (ymptômes plus violens & muïtipHcs par rtrfit~ion que le fer occattonnpit".

( t ) D~v<~w~ < pag. t9~. S~DE~HAM

avo!t b!en vu lut.méme qu~ y avoït p!u-

avoit bien vu lui.même q u~j.I y avait plu.

fieurs cas dans te(quets its ne convenoient pas mais il a dû les voir plus rarement que les Médecins Franqoïs.


yesamaMëes dans !es premières vôye~ il produit des enflures de cui~ qu'un ~m~tique ou un purgatif di~Epent (~). M. W B & ï. o p y, 0 que Fon nom.

M~quand~on veut dte~ un Médecin

M~ruit & un praticien heureux, en fait le plus gcand cas M. ScuMBBAM lerecommaMde avec !ea aromates (/), & il y a peu de Médecins qui n'ayent vu plufieurs ioM des femmes, des encans, & <ur-tout d~ jeunes filles ~es~ de huit ou neuf ans, MMes, ~ches, pâtes, & d'une B grande n)obUité qu'e!)es étoient p!u6eurs fois par jour prêtes à prendre des convul. JSons, foulagées tr~promptement, & enfuite totatetnent guéries par ruiàge de la limaille de fer, oit ieuïe~ ou a~Ïbci~e & quelque tonique (~). Les autres remèdes martiaux peu. vent être employés A !a place de h HnnatHe. SBNNERT recommande dej~ d'après les ChimiKes, ie vitriol de (~)pag.

( ~) Tom.&. pag. ;oS.

( m ) On a tf~biendtt, aqueux ~M~ il.faut ~M' /C/0~ f c~ le fer lui c/? ~~E~<rc. Bibliotheq. <om. a. pag. ~7.


mars, a 1~ doS d'un ou deux grains par )our (M). RïViÉRB te lou~ également (o). CHB$NAV cite une ~em" térées par Fumage du même remède & M. BoBRHAAVjR en faitbtt !e plus grand ca~ H ei~ aifë d'apprécier les eiÏcts des autrea~pjr~~atioas t ain6 je me borne a remarquer que S ïe &re<Heptcs put~ant des toniques, M <6~ aum ceÏMi dans rufage duquel il ett Ïe plus dangereux de <e tromper S une 6evre lente, 6 une ten~ Bon eonSderabîe dans les vato~aux, 6 des ~mas bitieux ~toiem !a cau& de Utritadon ner'veufe les préparations ~rttales op~rerbtent les p!us mauvaM

eNets.

~y~«M~ S. tï~ Les remèdes volatiles &?. mutans paroi~ne encore moins indiquésque les toniques Cmptes~ au genre dcfqueb on peut les rapporter, puiCL que leur eHet CM: d'augmenter faction & qu~its ne diSerent des toniques que (H) Ptax, o~d!c.toM. 4. pag. ;o~ (o) ~cr. o/MM. pag. ;8~


parce qu~s gagnent envite~ ce ou%

perdent en durée e~ e~ei, M o&

ï~n voit tanc de mouvemens irr~

gu!!eM& vioîchtr~t~d~~

de ipaïmes~ t de convuMons~ de ch~ leur, o!t h% pas dû ï!~feHeM~t peu.. fer anx remèdes voïadice & &Mtueux, in~out quand ot! a vu que ~es odeMM Mn pou &rtes, teïie~ que çe!!e des fo. ~tes, des jacinthcs~dcs tubefeH&s, des Hs, de raMbre, de ta vaMUe, du m~ donnent des maux de tête ) des ve~ ttges~ desa~cèsde vapeurs des co~ vu~ohs utème des perfbnnes dé!tca.tes (~h auN p!u8eur$ ~s.habi~< Médecins les. ont ab&!u<Men<: bannis, &'en boi~bn & même en odeurs MB~. CATUS avoit de)~ averti que tous les jn~dt~mens M~u!ans augmcntotent !e mah mais Vï~ &BT paroit ~tre celui

(~ ) J'ai coon~ une DameqM! o'e~poÏMt vapoM~<e, & que Fode~f des goMte~ mi. n~!es d'HoFMAN tncommcde au point de !a faire ~vanouif, n elle e~ forte; une Seconde chex qu< Feau de Ïitva~de produït Ïe m~nte e~t, & une tm!f;€me & qui celle de Coïogne f; gen~ra!c<nent agréaMe. donne des maux de c<euf quïvon~ufqu'a h ~te vom~ ',1


celui qui aïe plus inCM fur leurs da~ quelle apparence, diM!, après ravoir part~ <~s violons ~pafmes, que ~hs ~tatits. pr~ ~~re~e~ en cesoccaHons, puiMent tërvtr M ne pas p!u~c cramdre qu'ils augmentent: le Ma!, comme it arciva a une de ce ticu à qui on en donna, pendant mon abfcnce,pour faire ccMef une coHque, qui !a mirent ptuGeurs ? tbis à Fagonte de façon que ~emp!oyai bten des adouciMans pour calmer cette irritad~ n ajoute aiHeurS) qu'il a vu p~ueurs fois des coilvulrions particu. hères devenir générales & de gcne< S~yaies morteHes, oui ne t'auroicnt pas ?? on ne s~toit pas iervi d'enences & de ~e!s votatiïs (~. RostNSo~ im prouve toutes les fois qu'it y a mobi!it~ rien d'a~if, dit- n'c~ (up. porc~ par ces nerfs. M. R A u L ï N, M. P M B & bien d'autres les rejettent abfb!ument. Cependant, en fanant attention que !ee maux de nerfs font fbuvenc carad:erifes par !a tendon par les convuinons, par les crampes $ its te font au~C par tous les fymptomca

M ~?) P~'


qui caraderifent !e manque d'adioa te plus comp!ec; perte de ientiment, de mouvement, de chaïeur, on compren- dra comment oit a du (cuvent recourir aux toniques te~p!us prompts, c~- à dire aux fpiritueux & aux voiatits~ St quand on a vu des gens a&~es i par des odeurs agréables, on !eur en a &it fendr de fœtides, t on aura con- c!u que ces dernières pourrotent bie~ êcre ud!es dans les mêmes accident quoique produits par une cauCs diHS- rente de-t~ t'u~age de tous les remè- des de cette c!a~e dans les maladies hy~eriques & Fon ne peut pas difconvenir que trés-fouveiit ils ont eu du Succès it eft do~tM certïKtt que s~it y a des cas de n~~x de nerfs dans lesquels ces remedes nuticnt, H y en a auuï dans !eiquet on peut fe tes per< mettre & ce font tous ceux dans !e& quels u cft bien conttate que eau- première e(t Ïa foi~teoe mais tou~ ? jours on doit s'ett Servir avec mode- yadot~ & tres-ordmairement un vi- >} naigre tres-fort, cnip!oye extérieure. j tnent, eH: equtva!encà tous les autres remedes. Qj.tand je me fuis déterminé I~ à les employer !a teinture fpiritueu. de fuccm~ dans queiqu'eau dimu<.

i


0

? Me, ou te M votait de C. de C. m'ont toujours rëuiH. Je partcrat dan& !e chapitre de FcpitepGe du camfrc& du tnu~ qui ~b~t d~s ret~dey qui appartiennent à cette da~.

$. 120. I! y a une autre etpece d if. ntans: ce ~nt !e~ vcdcatoires dont dirai peu de choie ici, parce qu'H '$ me paroit que cet articte icra mieux p!acé dans !c chapitre de !a paï-aty~e; qui c~ te genre de maladies nervc~ ics dans Ïequet on les emploie !e plus, ? ordinairement, quoique ibuvent on s'en ferve avec te plus gr~nd i fucces dans les ma~Jtes convu~cs, p~ur détourner! humeur acre, qui pr~dutt la maladie en irritant !e genre ncr~ux, & que~quc~ts !'e~et en eR très prompt. J'ai vu il y a bien tong.tems un enfant

de cinq ou Hx ans, à qui de rcn~uc~t

de ciiiq ou fix ans, a qtii de ( onguent

btanc de RHA~ES, appHque derrière !c& ? oreu!es qui client en fupmm.ion arrèta recou~ment au bout de quelques heures, & occauonnadesvomi~mcns ~S ui duroient depuis irpt heures. Je banhier tes parties m~ades ptnd~nt quart- d'heure, & cnruicc appliquer forts veGcatotres au bout d'une ~heMC ren&nt le pia~nit des oretHes & 0


les vom~cmcns finirent; fbn e~omac f s'en renentit cependant plus d'un an. Mais it ne ne faut pas fe méprendre

ibr femptot des vé~catotMs exceH~as

quand il n'y a ni ~ccherene ni mobi. litité e&ntic!!e 9 ils peuvent faire le plus grand mal qua~d îa de!ic~te& du r genre nerveux eft géneraie, & ~uMout quand la peau cft extrèmetnentfennble. J'ai déjà donne ailleurs des exemptes ïrappans de cette fen~binte, & je vois achïeHement une Dame étrangère~ qui un ~n<p!e emplâtre de poix blanche en- tretesepautee occanonna une in~amma. don & des douleurs ri fortes, que, pen.,dant quinze )ours< elle ne dormit point & ~e pouvoit pas tourner la tête. Quelquefois !es vc~ca~oires peuvent ~imu!er quelqu'organe ~ecretoire & occa~onner une évacuation étonnan. te. J'aivuuneDamctrés-déHcate~à qui Pon avoit appliqué des véucatoires f derriere les oreilles, pour des maux de dents, & chez qui ils produitirent une falivation trc~abondante & con. tinuè, qui dura ph~curs jours & ia !aiiia extrêmement anbibHe par révacuation même, & par le manque de ibmmeU& de nourriture.


Ce~eroit auiH le Heu de parler des antiparalytiques & desantitpafmod~ ques; mais on peut rappeller ici une rMexion quLa de}a été taite. & n'e~ maiheureu~ment que trop vraie. c'eR: que ces noms généraux, par lef. quels on a voulu designer les remedes qui conviennent a certaines ma~ladies ou aux maladies de certaines parties, comme antipleureciques an. { tiMmodiques, cephaHques, ftomachi. ques &c. ians faire attention que la m&Me maladie n plufieurs cauiesd~ t rentes, & que la même partie eft fur. ceptible de plurieurs maladies très-diiSrentes ces mots, dis-je, ont fait un très-grand mal, & il ~croit à ibuhaiter '.<' qu'on les abandonna. It y a autant ? d'antiparalytiques que de caufes de paralyfies, autant d'antifpafmodiques que de caufes de ~pafmes ain~ parf' tout le remede Mit de la cauic pro. chaîne ians ~h'c attention nu nom ? de la maladie & Wndication généra.. les des antiparalytiques & des an< tiipafmodiques ne peur par-ia même, t {e trouver que quand, en traitant de r ces deux mabdics~ ~nurai ~ait ~enu. mération de leurs difïercntes cauies.

0 a

O!


}. Ht. Il en eft des calmans coM~ me des autres remèdes donc je viens de par!cr it y en a autant que de caufes d'agitation (~). Ce qui calme dans une 6evre in~ammntoire, ne cal. Tme pas dans une Sevré bitieufe ou utride, & Fasitadon d'uMe ~omme Ky~enque n'e& pas de nature à céder Taux remedes qui abattent le délire d'un maniaque~ & même, des agitations qui dépendent de Pextrême ~n~bi!ite des nerts, les unes cèdent bien mieux à Mn remede qu'à ~m antre mais le calmant le plus générât c'e~~Mw, dont on a vu dans !a premiepe partie que l'effet «ott de diminuer l'irrita. ~bi!ne~ & par même tous tes mouvez mensconvu~ & tous les défordres hy~criques mais comme cet effet n'e~ (r~ On a un petit ouvrage a~M peu connu, ~ïNAPïUS de ~w~o </o/n/ !2, dans 9 lequet cette verite fe trouve bien <a!f!e & fez bien développée: f Auteur dénombre les différentes caufes de ta dou!eur il a~gne chacune ~~n remède & prouve qu'il n'y en a aucun qui foit commun a toutes. Ce petit ouvrage mérite d'être ic.

3~8 TRAITEMENT

Des M/w~.

!4:

~i 7

é<


pas te feul eiÏet de l'opium qu'il a meme (buvent fes dangers, & qu'il y en a toujouM à réitérer fréquemment ce re.ïne de, on ne doit )avnats ie !e permettre ians avotr compa~ fes dictons eHets aux diiKrentes drcon~anccs du malade & de la maladie ? la pléthore, l'engorge. ment dans te cerveau, une dïtponnoa à une phtogofe lente (~ une gran. de acreté dans les humeurs ne per. (~ Il ne f~ut pas perdre de vue que Ï'op!utn <R un remède trés-chaud & qu! a prec!ornent Fanion du vin. Cette vérité déjà vue par DoRt N~ïUS, dans (on Traite de l'o."f pïum par BoNTtUS PLATER, SENNKRT, $ 'W t KK &LMA N <SC H RO 0 RR W E P F E R BERGER, &c. a été remontrée par ÏR ALLES & n'admet plus de doutes, tt ,y y a un paHage dans SE~~ERT qu! auroît dû ièrvir debouftole à tous ceux (jui t'ont 'y ordonné depuis lui jufqu'à (on tHu~re comM patriote M. TRALLES. ~Mo/< Mfc~ ~en<c/' ~c~<'o~~M~, cc~~n c~ ? c~~a~u~~ïM~ enim ~fnor~F acre. ~~M W~tC~, J~tMCM MC~t~ J~F~ ? ~c~, o~orc/n ~awF?t /M&cf,~c~ f~~tmat, <ÏM«K~/M ~f~ ÏWW~ C~C~ ~M~< M~~t ~c~<x~ ~i/ ciet dura cwo~ Rf ~M~t. Prax. ~f~c. I. part. chap. ï. pag. ;o~ Je me fuis étendu fut ri ies effets de roplutn dans ma lettre fur la {petite vérole. ~~o~ jMa/~o.

H- .0

0~


mettent point d'en faire ufage. Mais quand il n'y a ni engorgement, ni inâammation, ni putridite, ondonne quelquefois Fopium avecun iuc-

r.

ces qui etanHe ceux mêmes qui ~M Ïeptus accoutumés à en voir les bons effets. Il en a un qui lui eft très.particuHcr, &, qui le rend bien précieux c*e~ d'agir dans tes {pafmes qui accompagnent Jouvent les ma!adies de< iefperces, & qui tourmentent horriblement les maïades & de faire ceHef, fou vent tres-promptement~des ipanne~ qui étoient trop forts pour céder à au" cun autre remede. On trouve dans V R ï D B T quelques obfervations qui démontrent ces deux vérités, & qui méritent d'être rappelées.

Une Dame hydropique pour qui il n'y avoit plus d'efpcrancc~ etoit tra. vaiUee par des fpafmes qui occupoient différentes parties il en furvint un ii violent qu'H mit fa patience a bout. Ce remede Ht ceûcr tes douleurs & ies forces augmentèrent conGdera. blement, qu'eUe crut devoir vivre en. core long-temps. Le même Médecin l'a vu Ater les doutcurs les plus vives, & faire cener tous les' fpafmes chez un homme qui mouroit de la même


maladie..11 reprit toute la liberté de r.. ~bn efprit; i il put en faire ufage & f a fin fut douce. Un tro~eme y tnatade hypocbndrc~ & attaque d'accidens cruels qui annoncoient une fin prochaine, prit du !audanum ~ui rendit doux & tranquille; le dctivfa des vominemens, de la colique, & de la toux qui le toutmentoient, t & !u~ rendit anez de force pour lui faire cC. pérer une entière guertibn 6 un Medecin à fecret n~ùt pas trouvé celui d'abréger fa carriere (~. On voit dans une autre oblervadonun emploi trés~ fage, mais très. hardi de Fopium. Une Dame dont les chngrins &!es remedes chauds avoient dérangé les nerfs depuis tong~tems ) ayant eu un nouvenu cha. enn éprouva les accidens tes plus eC. ~ayans: fon attaque commença par la privation totale du mouvement & » du fcnnment: on ne put avoir que quetquesgoutesde&n~ par Pouverturc de ia veine; les fridions ne à. rcnt aucun bien, le poulx ne paroifibit que comme un ntet, maisé<.ant dur, je compris que ton ma! venoit d~un ipafme univeriel) ce qui m'o* (<) D~ vapeurs. ao~.


Migea de !ui donner Popium & d'en proportionnera dore à Fêtât où je !avoyois, &auxchangomensqunui 1 iurven&ient. Huit heures après e~te commenta à par!er, en nousdifa~ ~'qu~ette.~ fentoit déchargée d'un poids immenfe («) a vu ce même re~ ~nede Servir d'émétique doux, à rei-. terees fois, chex une Dame dont !e gen~ f ~e nerveux, extrêmement mobi!e, ne ;pcrmottoit aucun purgatif, & qui av~it! j; cependant t~s Peuvent befom d'êtce évacuée (~e), &it en rapporte un au. ~reenetbien (en~bte. Une Dame prit t ~n bouillon ~) qui 6t~ie temMes ~eifets quoiqu'ene le garda peu de ~ems, les grands efforts qu'elle nt pour Ne rendre f ayant epui~e~ elle s'endo~TMit, & à ~on réveil ia gangrené pa~ut dans tous 'les endroits ou ie corps ~toit appuyé; à la tempe à!a main~ la oume & au genou droit elle était 'dans des anéandMemen~, des inqui<6- ttudes A des angoiues prefque conti. mueUcs. Pour diminuer <es peines on '(M) Pag. 2~. ~( af) Mï.

<(~ ) ~atpoitbnne iaa$ dcu~ )


tu! ordonfia de Fopium, fans lequel eïte ne ~eroit vratfemb~btement pas re~enue de cet état Mais comme pcn.~Mt fbtï ëp~ratiG~ ne fe ~mott ;point de matiere entre les chaips mo?'tes & tes vives on ne put te lui don. ~er que de deux en deux jours (~

D~ acides.

? t ïM. Je paierai ~!us au long des actdes en traitant de repi!epHe. Je di. Mi feulement ici qu'ils font néceNaL tes; ï~. Dans ces nevfes lentes dont ~ai parlé plus'haut, qui produi (ont tous ? -les iymptômes des maux de ner~, & qui rentrent couvent à tous tes reme'des excepte aux acides. Quand l'abus du café ou d'une dicte anima!e & aromatique a conduit à !a mo. f btïitc. 3*. Quand les maux de nerfs dépendent d'une ~rntation occanonoc par la bite. 4. Toutes tes fois qu'on trouve de la ~cheteue & unpou~ ( ) 'Cette observation prouve l'utilité de 'l'op!um contre les (palmes, & confirme ce '.que j'ai dit dans h~ptetnïere partie de & ~<rtu fepti~ue.


un peu trop vite. Les circon~anccs décident fur !c choix des acides. Je me borne preiqu'entierement à !'aci. ~e du vitrioî <S~ cetut des CKrojM & J des oranges. Det

$. 123. Les gommes, dont Pufage eit fort ancien, appartienMent aux to- niques, aux Kimu!ans & aux catmans, puifque réellement elles produifent g fouvent ces trois eifets; mais !e der. g nier fans doute eft !~eHct des premiers g e!!es repnmcntles faux mouvemens en détruisant les caufes qui !e8 en. tretenoicut, & fur-tout en augmentant !B Fanion utile des organes. C'eft donc t comme toniques & ~imu!ances qu'iï faut les juger & c'eft à ce titre qu'il faut les employer. Elles ibnt fur'touc indiquées dans les maux de nerfs, qui reconnoinent pour caufe prcmie. re l'atonie des premières voies; la vif. j coHté, les cngorgemens glaireux les coniHpadons qui viennent de l'une § ou de l'autre de ces caufes. EiÏes ont prefque toutes tes mêmes vertus, & ne duîcrent proprement que par le degré.


la pics eBBcace eft fans contredit Pa~afostida~ue nous devons vraifemblable. Mentaux Arabes: etîe acte employée par ies premier& Medec!ns qui depuis eux ont écrit des maux de nerfs. SYDBNHAM, BOB~HAAVB~HoPM AN en fai~bient Je ~lus grand cas: mais M. W H Y T T pareil celui ui Ï'a emp!oyée à Ja plus grande dote, avec le plus de Succès. Je l'emploie tous !es jours, & je ne crains pas de dire que c'ef~ un des remèdes dont les effets ibnt tes plus certains. H faut cependant ne jamais ouMier, en pre& crivant les gommes, que c'en! un re.oedeadif; qu'il peut trop animer Faction, & il y a peu de Médecins ob~ fervateurs qui n'aient vérifié tans doute, que, que~uefbistes, gommes portent à la tête. Feu M. BuRGRAVBavoit même vu, qu'elles occauonnoient à quelques perfonnes des traits de feu devant les yeux (a). Quand la fenfibi. Ute de rc~omacen tres'grande~cMes rirritent & eM~s font infupportables.

(a) De terr. < 6~ <M~. Francofart. M. 17~8.


D~ ~ow~w.

'S. ï24. Je comprendrai abusée mot tous ks remèdes qui detrtM font !e~ea~ '~cs de l'irritation. Les uns, & ce font 'proprement~eux que Fon appeHe adou~ci~ans, opèrent cet effet en corrigeaM <ou en enveloppant les actes !es autres, 'que Pon appelle proprement dcmu!ccne diminuent rextrème ~en~biHté d'une partie fur laquelle les humeufs les plus Pouces agirent doubureutemcnt: c~en: <ainn qu'Hprcs ua purgatif vio!en~ qui -a dcpou~c les inte0:ins de leur veloute, le chytc !e plus doux, toutes 'les humeurs qui abordent dans le ça* 'md intaî~tnat y agiHcnt comme trritans-, ~tns avoir aucune âcreté. Les 'remèdes propres à enve!opper tes nerfs .trop à nud font alors de véritables -adoucinans; & ce {ont!cs laiteux, donc ~e ferai un article à part, t les huileux '& tes mucita~ineux: parmi ceux-ci je 'me fuis prefque toujours borné aux 'décoctions de racine d~akhea ou de ~ymphitum ou à Phuiïe d'amande dou. ~e, qui., donnée au~L à petites do~es~ <opere d~xcettens eSets dans ces cas .& dans ceux où it .y .a aun focc


ïpa{me dans les premiers inteMns & .dans les conduits bi Maires. On la voit .alors calmer les douleurs,arrèter tes vo.<nMÏemenSt rstsbjir ic c~urs~de ta b~e< ~& purger abondamment avec !e pfus grand ibcces. Le D. V o o D w A R T, ce!ebre tM~mi !cs Phy~ciens par ~bn ouvrage fur la ~<ru<~ure de la terre, ett de tous tes Médecins .celui ui a ~tt le plus grand M~age de Phuite ~d~antandes douces on peut même dire qu'i! en abufbtt; mais parmi tes observations qu'il a publiées (~),i!y 'en a de très-belles, & qui ptouveat évidemment que., dans pluîléurs.cas,, on trouve dans un fage emploi de 'l'huile, des M~burces que l'on chef. ~heroitvaineme~c dans les autres c~ es de remèdes.

Quant aux remèdes ~douci~ana :propremenc .dits, on comprend aiË. ment qu'il y en a autant que de dii& rentes efpe.ces d'âcret~~ ain~i on ne ,peut indiquer aucun ~péciHque adouciiïant générât les ?eu!s remèdes ia. niques dans toutes !esâcretes, c'en: les impies dclayans aqueux.prisabondam-

~.) JSCMf e~/e~ ~c~.) Lon<L~~


ment, C aucune circon~ance ne Ïea contre indique, les légers muci!agi. oeux qui ernouilcnt tous tes âcres~

L'eau Enaple t feau de poutet~ Peaa

de veau, 1, le petit lait l'orgeat font tes premiers de ces adouct~ans, & ont très.&uvent fait le plus grand bien. VjtRïBET a vu les laits préparés avec les femences froides, diminuer les fpafmes & ramener le catme dans les agitations nerveufes les plus conH.derab!cs: l'eau d'orge, le petit lait ont été Jugement vantés par un grand nom. bre de Médecins les observations nombreufes de M. P o M E démontrent toute Futitite des eaux de poulet & de veau, que ai Peuvent employées avec fuccès mais de tous ces remèdes aucun n'eA unepHnaccc, & quoiqu'excellens dans nombre de cas décrète, il y en a beaucoup dans lefquels ils ne conviennent point. Pour rcu~Hr dans ces cas la premiere attention e~ donc, t*. De rechercher la caufe premiere de l'acrete elle tient à un vice des digefhons~ 6 eUe dépend d'un dérangement dans !a fccrétion de la bi!e, eUe cft produite par u~e transpiration diminuée, ouparqudq~autre excrétion troublée?


CeO: du retabHnement de ces fondions Qu'il faut neceMairement s'occuper fans quoi tous les adouct~ans ne font que des palliatifs momentanés~ quel.que~is m~me nuiûbies. Jaut examiner quels font les cara~ercs de râcrete dominante, t & la combatte alors paries remedes qu'eUe indiquer yai vu ptu~eurs femmes chez tcC~ quelles tout le dérangetnent des nerfs dépendoit uniquement d'une acidité très-forte, adhérente à des matieres glaireufes dans redomac à qui tous les aqueux, les émolliens, les muci~ lagineux avoient nui à qui les ab(b~ bans ordinaires ne fai(oient aucun bien, parce qu'ils n'ecoient pas auez penétrans, &que l'huile de tartre par défaillance ibutageoit promptement, & enfin gueriHbtt radicalement. On com. prend combien ce même remede pour.roit irriter dans toute autre circonf.tance. Parmi les adouc~ans indiqués dans les cas d'acidité, les bouillons de tripes, ou ceux de ventre de veau, t qui font un mucUagineux très-doux, & en même tems un alcalefcent, mé<ritent la préférence fur tous les au.très.


ï& On doit p!accr parmi Ïe$ remedes adoucinans, !esmercurie!s~ & iur tout le mercure doux, dont on fe iert (buvent avec &cccs dans !es mQax de ner~ ptus ~chc~. Il eft vrai que c~A ~diliaifement quand Fâcrete fe trouve combinée avec de !a vi~coM dans les humeurs~ & des ob~rudions dans tes petits vaï~ ~caux que )e mercure reomt bien Mais ces cas ~bnt 6'equens~ ce font ceux de beaucoup de maladies cutanées, & Fon a vu que Pàcre de ces ma!a<H~ occaHonnoit beaucoup de maux de nerfs. J~ti vu, ït y a fept ans, une demoHe!!eàgce de vingt.ftx ans, qu~ depuis neMt mois, etoitfuMtce~ ifans aucun dérangement dans !es ~bn~ions~ à une ~obtRté extrême, & à de Mquens accès de convutMons, qui durotentqu~quetbis p~uHeurs heures. Après avoir cherche tout ce qui pouvoit occauonner~et état, je n'en pus {bupconner d'autre caufe qu'un Tetoufde virus dartreux, qui s'etoit manifeM a dix~pt ans, avoit occujp~ toute une cuine pendant onze mots, & n'avait cédé qu'au mercure. Je me j&xai à ce &upcon je lui ordonnai


<tes bains tiedcs, deux grains de mer.cure doux foit & mati~t & une bouïbn ~~ez abondante -de décoctioa de pareiHe. Au bout de huit jours e~e

~oît ~iettx r ~M bout de ~x Se-

maines, e!!e fut parfaitement bien. D~j ~MM~ C~~M ~~e Zwc.

$. ï2~. Je dois dire ici un mot de trois ~pec~qucs vantes depuis quel.ques atmees, dans les maux de nerfs: ce ibnt !es ~curs de cardamine, ccHes d'arnica & celles de xinc. Je paierai de quctqtMS autres ~peci~qucs dans te chapitre de Pepikpf~c contre !a~ue!!e ils ibnt plus ordinairemeitt employés que contre tes autres maux de ~nerfs.

D~~<~ J*~w~.

$. ïzy. Les Seurs d'arnica (c) o~t (c) On peut confu!ter(ur les cara<ftcres botaniques & !es vertus de cette plante, qui eft un Dor~/c~/n, HALr,BR <'yî~~rac. ~M~ tnm.t. pag. M MURRA~ a donn~ fon ht~oire & celle de tes effets 4Bvec .pîu$ d'étendue, d~s un ttes'bon DM-


trop de réputation depuis !e coru. mencementde ce 6cc!e, dans la para. !yBe t pour ne pas en parler ici. Je vois que dc;aen 17~8 < M. JUMKER s'en fervit avec îep!us grand jbcce~ pour une para!y6e que les meneurs fecours ne pouvoienc pas diutper. Cet habile Mcdedtn a~urc, que la ~n~pte infuuon de cette plante lui a Mieux feu~ dans la para!yhe que tous les autres remèdes, & EscHRMBACH s'en {ervit avec fuccès pour guérir une hémi.pî~gie; ¡ mais ce~n'e~ pas feulement dans la paraïvue qu'on l'employoit. SCHULZB avoit vu qu'on ia donnoit: avec fuccès dans les accidens occa~onnes par la cotefe les Médecins de Brenau !acon~eiï!oient en 1724, pour MpitepSe. Quelques années après, BucHN&R s'en fervit avec fuccès dans une aHe<~ion ipaimodique accompa~ gnée de dc!n'e mais M. CoLUN, 9 célebre Médecin à Vienne, e~ celui qui a fait ie plus d'observations fur nage intMé, ~ppar~M~ ~îf~<?/nM~n//n ~p/tcww, ~c. tom. î. pag. !<o. mais perfonne n'en a tMtte auHï en détail que M. COMtN.


Putage de cette ptante, & l'a employa avec le plus grand (uccès~ non &u!ement dans la paratyue t mais dans h gouce freine, & les maladies con" vuïuve~ tes ptus ~cheufe~; & ce~ 6 fouvent que l'on ne peut pas douter de fon utilité dans ptuMeurs cas. Mais pour apprécier exa~ement ce que Fon peut s'en promettre dans !es diaSren. tes e&eces de maladies il faut faire attention, que fes effets généraux les plus ordinaires ~bnt lesyomi~emens; d'a~ez fortes angoiiles une adHon douloureufe fur presque tout le genre nerveux ) t qui s'etend )ufqu'aux ex.trêmiteSt J & qui {efaitfentirfur.tom! fur les parties malades, & des lueurs abondantes; & il faut remarquer, que, dans îcspîeur~es, on ne l'ordonnoit qu'après avoir défempli les vaiMeaux on peut donc )uger qu'elle agit en mutant les organes, en augmentant leur a~ion & en brifant les matieres bilieufes ou lymphatiques vifqueufes, épaiu~es, obftruantes. D'après cela on comprend qu'elle peut être eres.utib dan~tous lescas dans lesquels les remèdes (timulanSt incififs, ~médques, peuvent être MCMes, & ru&gede ccsre.


medes ef~ fréquent dans les matadiec paralytiques P~M~ pourra donc y trouver phtcc couvent mais it cft bien ptus rare dans !es maladies convul. jSves on ctnp~de~ donc ~teit ~us~ raretnent cette plante dans ces derniers cas, comme on y emploie rarement remecique $ les eaux de Ba!aruc, les ve~c:~tres mais eUe pourra quelquefois être ud!e, & faire même de très.beHes cures. Je ne J'ai employée que dans la para!y~e, t & ~cu~mcnt trois rois. ~ordonnai un fcrupule de !n fleur, fur !aque!!c oa verMt douze oncc~ d'eau bouillante qu~on !aiubit iniufer deux heures, & on en buvoit le quart, d'heure en heure. Un des malades vominQitconftammcnt après ta troif!eme & la quatrième ta~ les deux autres ne vominbient pas; ils urinoient da. vantage & Pun fuoit condamment jes uns & tes autres avoient le poulx plus vite pendant phn~eurs heures; tous en éprouvèrent certainement des eHetsavantageux,mais tous trouvoicnt fon adion désagréable. On comprend combien ce remède (croit dangereux dans les maladies'des nerfs qui font accompagnces d'une exttême mobitit~


dans celles qui exigent les adoucinans, les laiteux les incraiïans; & il e8r bott de faire remarquer qu'en t73~~ à 6n de !a première époque où Po<t 9~t occupe de racai<:a,M~ des prab. ticiens les plus célèbres alors en A!!cmagne ) t ei~ dec~nieiUoM rufage dans les mutadtes de !atète (~)~a canfe des e~brts pour vomir, & des autres violentes commotions qu'elle occa" Conne dans tout le corps..

D~ ~M~y Ca~~ac ( c ).

$. T$8. Les Neurs de cardamine ont: ~té indiquées pour la premiere fois, ï! je ne me trompe, au commence ment de ce fiecle, comme un remede antispasmodiques par M. DALBs cétebre Médecin Ang!ots, qui dit ûtnplement, qu'elles ont les vertus du

( cf) BURCHAR&, dans la dHïertaHon de LoHMAM <Zf~< ~~a/y~c~ Ro~och~ t7~.}. tto. pag. 64.

( c ) C/<ï o~ ~oM~~C. ~M//M ~M~M/C ~~0 ~O~C ~~M: DALES /Mf~!ù~/c~ ~o. Le!d~ ï7$t pag. premiere édition ea; de:

~7<~


cre~ïbn, & qu'il trouve dans un ma. ;tj nu~critduD. 3~~ Roa~soN. que /M~ ~OM~ /OM~ les CO~K~ J! j~ leur ufage s'~ott fans doute con. iervé ïrac!~h~~ment à~i~~ chez quelques per{btines & en 17~3 M. le Chevalier BACKER, Médecin de la famille Royatc, & qui jouit, à ju~e titre, d'une grande célébrité en Attg!e. terre,apprit qu'une jeune personne qui ecoit tourmentée de di~erens accidens Merveux, & entr'autres d'un a(hne convutHF, pour iefque!s elle avoit eiiaye beaucoup de remedes différens fans ~cces, t {e trouvoit fort (bu!a< gce depuis qu'eUe faiibic ufage des Beurs de cardamine, dont un ami lui z; avoit recommandé de prendre un ~crupute foir & matin: if y avoit jours qu'elle avoit commence, & des le quatrième jour !e mieux avoit é~ marqué. M. BACKBR lui conieii<a de continuer, & elle <e guérit compter i tement. Encouragé par cet exemple il ordonna demi.dragme des mêmes fleurs, foir & matin, à un jeune gar~on & à une jeune fille, attaqués JH c&o~M~ qui avoicnt déja fait un !ong & umtiie u&ge de martiaux, de gommes.


~es, de bai us froids, &dans moins d*un mois its furent parfaitement gué"~s. Il fc ferv H auiR avec fucce~ du mè~ercmede pour une autre femme dont

? de~a parte ~Usurs, qui éprouva

akernacivement, t depuis long-temps $ des attaques de tpaUne, qui poccoient fuMout fur la gorge & de pandySe s les accès devinrent d~abord plus légers, elle acquit la faculté d*ava~er; f !e8 forces revinrent, & fa ~àntc fe ré.tab!it enfin it remploya avec !e plus grand fuccès chez une' femme fort M!!dadive, & attaquée.~ de fpa~ncs 6 conHans, dans les extrémités inférieures, qu'eHe n'w a voit aucun u~tage, & ne pouvoit poijnt régir leurs mquve~ mens trrcguHers les gommes, !c mu<c, le camphre, !a valériane les volatils lui avoicntp!ut6t fait du mal que du bien les Reurs de cardamine, dont M. B. porta la dote jufqu~ une dragme & demie, trois fois par jour, t la. fbolageoient d~un jour a rautre trèstenfibtement, & fans doute !'auroient guene, une maladie aiguë nc!'avoit pas emportée (/~ Je ne connois rien (/) ~yc~co~ ~<7~/c~ tom. ï. ch.. 'P.pag. 44~


de pïus~r htfnge de ce remède; mais ces observations ibnt bien ~u~&ntcs pour lui mériter l'attention des Me. decins. Le caradsre de la pta~te le M~age des M~ecins qm en o~~p~te, & qui, depuis GALtBN )u<qu'à M. DALBS, s~ccordcntà dïrcQu'e!!eag!C comme le cre~bn nous n~rent: d'abord qu*it ne peut pas être dangereux. Une doit pas être dc~grcabte & un remede qui remuroie une vertu auHï andfpafmodiquo à cette des antiicorbuttques,ne pcm ~re qu'un remede utile, &qui, ehtr'aucrcs cas, rendra fans doute dans les convu!nons occanonMees par des vers. On a vu qu'U a réuni dans un cas ou les autres auti~(modiques les plus célcbres avoient échoué & c'eft une forte raifbn de le ponferver.

D~ Zinc.

$. 129. L'usage de la fumée du Mnc, dans les inSammations chroniques des yeux, etr connu depuis trente-cinq a quarante ans, & on en a l'obligation aux Médecins HoHandois; mais ce ~en: que depuis huit ans que M.


CAUMUS a fuit connoitre Futage intcricur des ~eurs de zinc comme un remède qui a eu quelques fucces dans Ïes ma!ad!cs convuHIvc! Ce re.X ~ede ctoit: un arcade de Charlatan. M~ GAUBiUS l'ayant examine, !e reconnut, & fur ce qu~WTt appris de qMetques.uns de ~esc~cts, il crut devoir repayer, & Il eut à s'en !ouer Ph~eufs .fois. L'cnet !e plus marauc fut fur une jeune fille de dix ans, &f<: délicate & qu'une fr~cur avoit jetée dans des maux de nerfs très ~cheux: les trembicmens, les doufeurs, les convuinons, les fpamtcs, les dc!ircs de toutes les formes, les erreurs des ions, les tétanos ~~uccedoicntdepui~ p!uneurs mois, & Pon fi\ oit tout enLyc. M. G A u B t u s étant coi~uhc, & ne ° voyant rien a ajourer à ce que Pon avoit fait) crut dcvon-confciHcrtcs ~urs de z'nc, a!adoie t~un demigtain, tr.ois fois par jour. Bientôt te ma! adoucit, & et~n !a ma~de fe rcrabHt tout a.~it. M, GAtBius s~en emcivt (F~tres fois n~cc des fucces au~t très-marques; mais il n'en a jan~nis éprouve nucun (hns t'cpitcp~c Son ouvrage détermina que!qucsM~


decins àre~aycr,& i! en a eu quelques uns qui en ont obtenu quelques Succès; d'autres aucun ain~ on peut dire que i'on ïi'cn ~att encore que ce que M. GAUBïCs nous en a appris. Il ajoute à fes obtcrvations, que quelques fcm. mes deiicaies ne peuvent pas en fupporter un grain entier ihns vomir, & il remarque que la chymie démontre qu'U ett &bfbrbant, & que fes effets, t dans rin~mmation des yeux, démontrent qu'il cft a~ringent mais il n'entreprend point d'expnquer la M~on dont il agit; & en effet, une me. diocre ad~ridion & la vertu abfbrbante ne iuHtient pas pour expliquer d'auMt grands effets, & ~ur-tout la auaUte émctique, à de fi petites do-

~s(~).

Des L~.

$. 130. Puifque l'âcreté des hu. weufs cA une des causes les ptus fréquentes des maux de nerfs, il eft ai~e de comprendre que le lait doit être un des principaux remedes, & les (~)H.D. GAUBïl~o~no~w~orM ~M~cn~ liber M~ ~c. Leide ï?7ï.


observations vériBent tous les *jours ce que !e raisonnement avoit indique. On verra dans bchapttM dc~ l'epite~ Hc, on a déjà vu p!us haut, des cas j$ très-fâcheux, dans !eiqoe!s !e lait a opéré les en~ets les p!us heureux; $ en générât on peut etabtir, ~ue, toutes les fois qu'il y a une extrême mobi. îite, n<r- tout une très grande <ennb~ lite dans les entrantes, !e lait e(t in. diquc comme aHmen€ & comme re. mode. On ieiau!eque!quetbis détour.? ner de cet ufage par Ïe dégoût, les naufees, te vomi~ement, les coli ques, t ? les aigreurs < les fréquentes teintes S jaunes du vifage; & ii eH: vrai que ces accidcns dépendent Souvent de caufes qui contre. indiqueroient !e lait; mais ii eft également vrai que Fex* trême fennbiiité des premières voies produit ~cuvent tous ces accidens, îâ & que !e lait, en diminuant Pirrita. tion qui en: Fenct continu de cette f$ {ennbiHtc les fhttcener & difparoitre avec. la ptus grande rapidité (&); & Fon a déja vu qu'il y avoit des cas

?

(~) J'ai c!te plus haut une obfervadon de M. ROBERT, qui parle d'unhomm$à


où la bile ama~e dans les premie.tes voies, & les aigreurs les plus fortes, ne doivent pas être un obp. tïtcie au Ïa~ H "faut traîcer ces cau- fes comme un âcre rongeant, com< me une espèce de poifon que le Lut enveloppe, & alors tes ffmdions ie ré- tabHncnt. Une vcritnbic atonie, les matières gtaircufes qui tap~Ïent rc~omac & les premicrcs voies, la vapi- ditc de la bile comme l'a très-bien remarque M. LORRY(~io"t les eau. les qui doivent le plus éloigner le lait, dont l'effet contant cft de diminuer ra~iou des intestins; & en reScchif. ~ant a robfervanon que j'ai rapporcee dans Pavis au Peupte, $. de la difficulté que ~on a à purger les montagnards, qui ne vivent que de lait & de fromage frais, & qui fupportent des dûtes de purgatifs égayantes, on doit être convnincu, fur.tout fi l'on f conndcre en même temps la conftitu. tion mora!e,& toutes les circonn~ances phyriques de cet ordre d'hommes~ t

qui !e vin donnoit une espèce de jaunît

que !e !<<it previent. (ï) Tom. a. 2$d.


que le lait, quand on le digère bien, e~ Je vrai remède de t'icritabititc & de !a ~nnbitite maladive.

Quoique le. lait ne foit pas le remède des obâru<~ions~ qui veulent des fbndans, cependant fi les nerfs ~nt dans un état d'irritation qui occafun.ne de frcqucns ~afmes dans le bas ventre. ~palmes qui nuisent tou)outs aux obfh'u<3:ions ~r qui empèchenc l'emploi des ~bndans nece~aires, le. Jait, en ôtant cette cau(e~ert qudque~ fois plus pui~amment à la fonte des obnructions que tous les autres remèdes & j'ai joint le lait d'ànene, quelquefois même celui de vache, à des remèdes apéritifs, qui n~ont com. mencc à opérer qu~pres cette aifociadon: aind j'ai verihépar bien des ob~rvations Suivies avec la lus grande attennan 3 que ces décihons absolues,rendues en {tyted~oracte; il y a ob~ruc~ton donc il ne tant point de lait ~buiïroicnc des exceptions très-fréquentes; exceptions qui, cotn. me H o F M A N l'a déja dit, portent également fur Paphonfmc d'HïppoCRAIES ) qui défend le lait dans les u


maux de tcte & dans la tendon des hippocondres ( k ).

Ces avantages du lait n~ont point échappa à ceux qui ibnt occupes du traitement des !&aox de~ ner~T"CMESNEàù recommandoit une diete ~brt douce & ~r.tout le fait (/). SvDENHAM recommande le lait pour les perfonnes maigres & bitieufcsy dans les maux de nerfs qui ont re~ ~t~é à tous les autres remedes: pluiMurs femmes, dit~it, ont ccc guéries de longs & opiniâtres maux, hir.tout de coUques, en vivant uniquement de !ait & it aj~tgne la faqon dont il iou!age (~). CHE~E, qui ne don. noit pas trop à la diète purement (~~ Liv. S. aph. <

(/ ) Liv. r. ch. 6. pag. n~

(w) adD. Cou, $. ït~ CefemeJe n'ctott pas analogue aux td~es que SifDEUHAM s~to!t fa!t de la caufe des maux de nerfs; aufti en rendant compte de fes bons effets, il s~n étonne, /~c CMra~< wct/!ocfo ~tron~ ~c. il ne croyoit pas qu'on pût le continuer fort longtemps. C'eft qu'il donnoit toute fon atten. tion à l'atonie & à la pauvreté des efpnts animaux, & ne voyoit pas l'acrete des hu. meurs.


taitcufe dont !es avantages ne lui fermoient pas les yeux fur les incon. vcniens, ta regardoit comme le mei~ te~f remède dam~ quc~uës cas d~yC tc!'te,demc!anco!ie, decoHqucsnerveufes& d'cpi!epf!e(M~ M. HopFMAN !ouoit: te lait d'âneae M. R A u n N que Fon ne peut apurement pas accu. j~r de prevendon pour ie lait, dont il a tres.bien connu les mauvais e~. fets dans quelques ety~es, dit po6tivement, qu'it a vu guérir entière. n)enc des vaporeufes par fumage du lait pour toute nourriture: VïRïDET d it, qu~it fait ïe plus grand bien dans les aidions hyâériques & hypo. < condriaques. M. ScARDONA !e toue au~;& rob(crvation de M< LonRY, que les personnes qui ~e mettent enfièrement au lait fe ientcntptus peS fantes, moins alertes, plus anfoupies, t montre~auin-bien que ceHe que j'ai rap. portée plus haut fur !a con~itution des montagnards, quc!s iont les cas de maux de nerfs dans !efque!s iï faut remptoyer~ & ceux dans Ïefquels H nui. roit. J'ai vu Ïe lait d'àneHe rendre au <~)~M/M~<~pag.!67.

p

<t~. '07.


bout de trois jours Ï'appetit, &un (bm. mcH long & tranquille, a une femme extrêmement mobile, & aîors dentée d'hypocondrie ,~ni < depuis ~xiemai. Mes, n'avoit pas dormi deux heures, n'avoit pris que la plus petite quan. tite d'altmens avec un dégoût infup. portable; & dans un cas plus fréquent que Fon ne croie, celui où t!e longs maux de nerfs commencent a dégénérer en fievre lente, le lait, G Fe~ mach peut le digérer, e~ ie remede e~entieh s parce que, dans cet état, prévue tous les autres a!imens donnent ta 6evre en paSantdans le ~ang, & !e lait (eu! ne produit pas cet effet. $. f 31. Mais quel eft le !ait que t'en doit emp!oyer ? La reponfc à cette que~ion dépend des circonthnces de Ja maladie, & d'une connoi~ncc exnde des ditErens caradercs des laits, te ne rapporterai point ici les détails des observations de M. HoFMAN de M. YoUNG de M. SpikLMAN & des miennes, bien moins nombreuics que les teurs, & qui fe rapprochent tout. à-fait de celles de M. You~G, mais je me bornerai quelques pnnctpes gc. neraux. Ceux qui ibnt de pratique~


"F<Ï

font. fondés fur tant d'obfervattons, 9 que )'ote prefque apurer qu'i!s n~ tromperont pas.

H ïéfutte des expertences tes pta$

exactes, que !e rapport de la partie éreufe à la partie Solide, c'c~a.dir& a !a partie caféeufe & à la partie buti. v reufe prifes en~embte, e~ prefque absolument le même dans le lait de vache & dans celui de chevre; maia !r celui-ci contient un peu plus de fromage, & l'autre un peu plus de beurre. Le lait de vache contient une trei~ xieme ou une douzième partie de lu.cre de lait de plus que ce!ui de chevre, J ainG leurs propriétés enentienes font à très peu près les mêmes, & < à en juger par les analyses, on pourroit prefque indifféremment les fubtUtuer ¡' run à l'autre. Je crois avoir remarqué que le !aitde chevre eft un peu moins feiachant) & fortifie plus promptement mais quelquefois il paMe plus lentement & donne de la constipation. En général, il n'y a qu'un bien petit nombre de cas ou il pui~e mériter préférence. Et comme celui de vache eft beaucoup plus aife à avoir dans ce pays) beaucoup plus agreabtc, qu'on


ne s'en dégoute pas au~EaiiSment, j'ai prefque entièrement abandonna celui de chèvre & je ne l'ai jamais regretc, mais dans !es pays où il dt abondant & ceîui de vache rare u peut fou- jours en tenir lieu, ~iMout <i on !e Ï coupe avec un peu d'eau légèrement:

&crée.

$. ï32. Cehn de brebis contient un quart de plus de rronMge, plus du double de beurre, & on tiers de moins de ie! enenticL Si l'on ajoute à cela, que,fuivant la remarque de M. SpïEL- :j MA M dont les obfervations font fi cxadcs, le fromage en e~ beaucoup plus tenace, on comprendra qu'i! eft beaucoup plus di~cite à digérer, & p qu'aine excepté dans un très. petit jnombre de cas< il n'équivaut point à g celui de vache & je crois avoir vu quelquefois, que, quand il avoit été conieutc, l'envie de donner un con- ~ci! nngu!icr, avoit eu autant de part à ce choix que la pcriuanon des vertus ntperieuresdu lait. $. j[32. Cetuid'anc~c contient p!us d'un tiers de ûïcre de lait de plus que celui de vache & trés~peu de crècne, dont on ne peut point faire de beurre


M. SpïBLMAN n'en a pu recueillir qu'une dragme parHvre, & unedrag-

me & demie d'un bornage trcs.deHcat.

rne r d'un from*" .1,11,,Iprlls, d'lirat. e

Ces diSërentes parties fe~parencpaf<. faitement par le repos, mais aucun coagulum ne peut le trancher comme les autres laits en le comparant au lait de femme, on trouve qu'il eft moins gras & moins fromageux (o). C'c~dans Ja pratique, celui qui, quand ) il s~gic d'ad~u~ir comme remede, reu~în: ie mieux i parce qu'il n'e(t qu'adouciMa~~c, que Fon n'a à craindre ni fa coagulation dans re~omac, ni les mauves effets du beurre & du fro. mage, moins fuicepdbie d'aigrir. S'il (o) M. SPïELMAN a tiré de deux livres de lait de femme une once & demie de cré. me, qui lui donna Cxdfagmes de beurre, & une demi-once d'un fromage très'déHcat. I1 parott que,d<ns les anhnaux,!a réparation des principes eft d'autant plus con<!derab!et que leurs forces digettives font plus foib!e~. La brebis, le plus foible de tous, eft celui qui fournit Ïe plus de beurre & de fromage. Chez les animaux non ruminans, l'aduna.tion ett plus compiette le lait d'ânefte eft plus pefant que celui de vache mais fes principes (ont mieux mcies ils ne veulent plus te fcparer.


a un inconvénient, c'e~ qu'en dimi. nuant trop toute irritation fur Fe~omac, it en aiïbib!it Fachon, au point de donner un Sentiment de pesanteur

&d~n~!b~Mcmcnt. Ma~ ce cas efHi

farc, & fes bons effets H ~cqucns, que Je ne crains point de !e recommander comme un des mei!!curs remèdes dans tous les cas d'irritation nerveuie, fur tout quand cHe a ton ne~c dans les premières voies. Les bons c~cts en font ordinairement prompts mais ï*on veut qu'ils ibienc S durables, i! faut le continuer ïong- temps. L'ordonner pour. trois iemaines ou un mois ce n*en' rien )e !e iais rarement prendre moins de trois mois; & j'en ordonne rarement moins de < douze onces !e matin, à jeun dans Je ht, & & onces le fbir, deux heures avant fbuper. Jen ordonne fouvent duvantage & je Fai fait prendre très- ibuvenc ~x mois, un an, dix-huit mois, & quelquefois plus long-temps. Quand on peut avoir du lait frais, en doit !e préférer mais ouand Fâ- nc~c e~bien nourrie, iiedibuvent ti'e~-bon même au bout d'un an & fi ë Fon vou!uic ie borner à du lait d~


quelques mois feulement on ne pour.roit fouvcnt point en avoir, & il c!t cependant uti!e de le prendre en toute &t{o~ 9 quoique {ans doute it ait quet.. que degré de iupehoritc dans tes tcms où la pâture ctt la meilleure (~ ). Ni les froids .extrêmes, ni les cha.leurs cxcei~ves ne iunt un ob~ade~ ion ufa~e, que ron avoit, je ne iais par quels préjuges, hcri~e de tant de prcccprcs minutieux, dont on prefcrivoit l'obfcrvancc prévue fous peine de more que tes malades le redou.. tent ) & iont portés à s~mpoier des gcnes pcnibtes & auvent mat faines, qu'ils croient necenhires~ au lieu qu~it cxi~c certainement moins de mcna.mens que tous tes autres laits, puif.qu'il eit le plus digettibk & le moins a!terabLc~ & en général ihi'cxige d'au-

(/)) Les perfonnes qui en ont fait ufage longtemps, & avec attention s'apperqoîvent très di<lt:i<!tcn!ent de toutes les différences qu'ULpportent dans le lait la nourTtturc !a (:nfun les autres totn?. J'en :t! trouve p!u(teurs qui s'en louoient ou s'en pla~noicnt, & qui avoient appris à quoi H falloit l'attribuer.


tre régime que celui qui convient a la maîadfe. e

Doit.i! exclure Fumage d'un autre lait des fruits, de la ~!adc!'

J'ai fonvcntr donne Ïe Jait d'anene pour tout remède, & le lait de vache pour tout aliment; ain~ ~t! n'y a aucune raUbn qui contre indique cc dernier lait, o~ peut hardiment en permcn-rc ~ufage, & ils s*at!ient très. bien c~cmbie.

Peut on permettre tes fruits ? Je ne les ai jamais interdits, à moins qu'il n'y eût quelque raison particuHere de le faire. Si que!quefbis on les défend avec le lait, c'eO: dans la crainte, fondée plus ~ur !a ~pecu!ation que fur la pratique, que leur acide ne le coagule; t mais comme Je lait d~ne~Ïe en: un de ceux que les acides ne font pas trancher, ileA, de tous les laits en ufage, celui avec lequel les fruits s'adocient le mieux. Et l'on a vu aineurs, que j'ai fait vivre une femme unique..ment de fait d~neue & de fruits pen. danttres.iong.temps. On doit dire de la ~!ade ce que j~ai dit des fruits; mais ce qu'il eft très-important d'ob. fer ver dans Fumage de ce remede, c'eft


de ne pas fatiguée !bn c~omac par la quantité des aumens. Doit.oM eviter le {erein ? Bans les pays où le ~MM e~ une ~midtte in~<~e_ & mat faine, toutes les personnes délicates doivent l'éviter avec ~bin; mais dans celui.ci, où il eft très-doux où ce n'e(t qu~në eau tKS~pure, plutôt agréable à Fodorat & au go~c, qu'i~di~cente, & c'e~ !a même chofe dans une grande partie de lEurope, il n'y a aucun inconvénient à s'y expofer; & il n'y en a cément pas plus en prenant le tait d'ane~e qu'en tout au. tre temps. Il nugmentcla tranfpifation, dit* on. Je conviens qu'ordonné à propos, & ~ur. tout dans les maux de nerfs, il facilite conuderab!ement ïa tranïpimtion. C'ca un de tes avantages c'c~ un des buts pour lefquels on rordonnc; niais le ferein ne Farr~te pns & fi Fon ne veut pas tout.à. fait ie debnfraQcr d'un préjugé qui n'a aucun tondemcnt,onpcut) au momenc où !e ierein eQ: le plus abon. dant, c'e~ la premiere demi-heure après le coucher du (bleU, éviter de fc tenir a(ns en plein air parce que l'on pourroit prendre froid, puifque


Fair fe rafraîchit anez icnHblement ce moment: mais le plus léger mouvement: ~mt pour parer à cet inconvénient & une longue expérience

n~a démontre, que le tait cTanenc eit

un des remedes les plus doux, les plus iurs, & le plus exempt de tout inconvénient ( ).

Le lait de jument a le plus grand rapport avec le taitd'âneMC. ALEXAN.DRE y~ Pavoit déjà dit pond. vement ( ) on auroit pu le prévoir, &Pcxpcnencc le démontre; peut-être même e~.it encore moins gras (0: ainS on peut hardiment employer l'un pour l'autre; mnis comme on fait toujours un peu (~c tort au nourrît.ion, & que les poulains ibnt plus (<y) Je ne pu!s trop recommander la ïedure de l'excellente diHertation de M. HOFMAN /7Hr~z/i /Û~ ~n~i ~!CC~0 ~/«.

( r ) Lac equinum ~~o ad o~nMa ~c. Liv. 7. ch. 2. p.:g. ~oe.

(~) M. SpJELAïAN a trouve qu'il avoit ci nq fois plus de parties ca(eeufes mai: ii ce n'en: pas une faute d'!mpren!on, je ibupqonne que cela eft dû à quelque circon& tance particulicre.


précieux que les ânons, on ne doit recourir a ectui de jument, que quand otine peu~pas.~oirdeccMd~n~ ¡ on le préfère dans tout autre cas, il peut en réfulter un peu de nngutaritc& de bruits mais pas plus d'udlité pour le malade.

$. 133. Ptusgras, peut-être plus doux, plus nourri~ant que l'un & rautrc, le tait de femme que Fon. ï~empbic que dans <cs ét~nes dutet~pérécs, ou it ne ~tit rien, fcroitians .doute un très grand calmant dans les maux de nerfs qui exigent les autres laits mais on a penfc bien fagement & bien humainement en n~en privant pas tes plus précieux des nourrinbns; & comme ;c ~uis perfuadc que celui d'une bon ne ànenc bien nourrie équi.vaut à ccht! de' femme dans toutes les circonnances. excepté, peut-être, dans les epuiicmcns connd~rab!es ) je crois qu'H n'y a qu~un très-petit nombre de cas dans lefquels on doive recou. rir à ce dernier.

$. 13~. L'ufa~e du lait dans les maux de nerfs dcmande-t'i! quelques préparatifs? Quand le lait cit bien in. diquê) il ne faut aucune préparation:


quand il ne l'eft pas, les préparations ne peuvent guère le rendre utile. Si l'on craint les acides, t on ordonna

av~~ccésunjpeu de magn~ue avant

chaque prHe oe l'ait. L'un des plus i~rs moyens de !e faire pa~er, c'c~ de boire un peu plus d'eau, de Feau de Se!tzer, ou quelqu'autre boi~bn douce & de!ayan~.

DM~~

$. <3~. LeDedt!ait,quie~!a~ero~t<3 du lait chargée de tout ~bn &1, ou p!utôt de ton fucre, & dépouillée de fes parties butireufcs &ca~eu~cS) envisage comme udouci~ant rett moins que les iaits puifqu'il. eft depoui!!e des parties qui émeuvent & envcioppcnt: l'âcreté: niais it eft encore !e plus doux des déiayans & ie plus doux & l'un des plus puions apéri. tifs. $'i! s'aigrit plus arment que les laits il en: aifé d'y parer par quelque abfbrbant.

Dans les cas où il y a une extrême feanbilita dans les nerfs des premie. res voies, (ur.tout 6 elle efUe fruit des remedes violens, des poifons, des


boi~ns acres, t il e(t certain que c'en: nu tait d'âHene qu*i! faut recourir; mais quand Ïa caufe de rit'ritatiott dt une bi!c vi(queufe, ama~e dans le duo. dcnum quand le foicoarok en~ï-ge~ qMaftd biîc c~u p~ dans !a vcucu!e, quand les maux de nerfs font accompagnes de beaucoup de chaleurs t d'un peu de 6cvre d'unnes fort coiorees, d'UH grand dégoût, on doit préférer le petit lait. Je ne crains pas de dire que c'e~ un des plus grands remèdes qu'il y ait dans !a nature (~).

(~) On prépare (buvent tres'ma! le petit !ait, & c'eft par cette raifon qu'il pa~e mal & ne produit point l'effet que l'on en attend. De toutes les préparations, !a meil.!eurc eft celle qui Ce fait avec la préfure ou caillet; c*eit le quatrieme e~omac du veau, trempé dans le lait atgre qu'it ren. ferme (ate & (eche. Cette préparation eft fort fupérieure à celle qui ie fait avec la cfémede tartre ou les autres acides. Quand le petit lait eft bien fait il e~, non point limpide comme de t'eau mais verdâtre & transparente alors il n'a point befoin d'être cLirine. Cette opération, que beaucoup de Médecins prefcrivent Je dépouille d'u. ne partie de ton efficace. Pour s'aérer que le petit lait réuffira, il faut commencer


En rctnbtu~nt te cours de la bi!c ,eii iaciti~ut les {et!cs, en latent mieux coûter les urines & {ur.tout en rcta. biiiÏant la trantpiration te petit: hit

par t'ecretner ex~emcnt pouf cda, H

faut qu'il ait repofé au moins douze heures dans un vafe auez large. La plus grande difUcutt~ con~~e trouver te depre de chaleur clue doit avoir le lait pour le cailler le p!uscomp!etteMcnt po<nbte: tous les acides & les caillets végétaux, exigent un degré de cha!eur plus confidérablc que la prcfurcou les autres cai!ict~ tirés du genre animal. Le petit lait eft ufi!e dans toutes les ~ifons ce!te où il a te p!us d'cfncuce c'eft au prin. temps u au commencement de l'été, depuis !e moment où les vaches commencent à mnnger l'herbe nouvelle jufqu~u commencement des chaleurs. Le petit lait doit être bu chaud. il pane beaucoup mieux il &'nnbcic très. bien avec les végétaux. De. fendre les fruits cnprcnunt le petit lait, t c'e~ avoir des idées bien peu ju~es de Jeurs propriétés ce font des remedes trcs-ana. ipgues qui ont des eirets communs qui ibnt indtqucs dan les mêmes cas & je n'e fais pur quelte fatuité on ordonne fouvent un régime qui contrarie absolument les vertus du remede. Ce manque d harmonie dans tes différentes parties dune cure eft un des principaux obH actes à leurs bons effets & il manque à la Médecine un petit


prévient la formation des âcret~s qui j[bnt ïa Mte de ces évacuations dcraneccs; & de cette façon, c~ un des plus pu~ns adouci~ns. Une fe~me qui ~o~ devenue p~rcnct<quc par la frayeur qu'eue eut en voyant fa 1ervante fe jeter dans un puits, fut parfaitement guérie par !c fe~uïagedu petit !att, pris à groHes doies, pendant trois mois(~).

D~ ~My.

§ Y 3~. Parmi les remedes les plus propres a diminuer l'irritation des ner~, & à détruire pluHeurs caufes de !curs maladies, on doit p!nccr!es bains, oud~cau ihnpic, ou d eau thcrma!e, & les eaux minerai

Les bains d'eau Umpte peuvent s employer froids frais, ou ticdcs. Il n'y a qu'un bien petit nombre de cas d<ms tefque!s tt convienne d'empioyer des bains chauds: & pour éviter toute ouvnge d~ns ~quct on démontrât la nccef~c de cette harmon!~ & ~ndonn.t les Pr;nc!pcs fur iefqueh il faut r.tab!~ dnns les di'Tcfent genres de tracement.

(M) LoRKY tom. pag. !24.


conMon, je tes déterminerai à peu. près comme M. MARET dans (on exccUcate diuertation. Le bain froid icra depuis o qui eR: !e degrés ou h congestion ~onrmcnce, jU~ues à ï2. Le frais, depuis ï~ jufque~a ~:& le tiède depuis 2~ jufques à 3~ en remarquant cependant que de cette )adtude de 3~, !e8 degrés de de. deurditïcrcnt beaucoup pour diKe- 'S renies perfotines ce qui e~ ticde S pour Pun c(t froid pour un autre & chaud pour un troiueme ain6, en .i~ générât on peut déterminer pour cha- cun te terme de tiède au degré où it éprouve une fenfation agrcab!c, ou $ it ne fent ni chaud ni froid (~. g; L'u~ge

( ~) Les vues pr!nc!p~es qu~on (e pro. pote en ordonnant les bains, doivent cepen- dant entrer en con<!dénH.!on dans !a d~ter. <Mtnat;on du de~ré de chaleur. Si Fon veut adoucir, detayer, d~(bb~ruer; en un mot, l'on (buhaite que l'eau pénètre aite~ent, it faut !e bain un peu au deHus du degr que je v!en8 de prefcnre parce qu'en ac. } quérant piusde chateur, Peau devient beau. coup plus fluide & plus pénétrante chautFée de à 4!< ehe acquiert Cx fois p!us de fa. <" cilite a couler. Si Fon craint ie retâchement,


~~7.L~{agedcsMn8~é<~dh~ les maux de MCrfs, a fbr-tout ~e fe<'o~ Mande par M. HofFMAN, qui en a par~tten~ent bien apprécie !es avan-

tages. M. MARBT 6x~ ~urs c~

en dtfhnt ~w ~<~ ~A?~ aH~~

~c /o~M~ </ f~ ~o~ 1 6~ Prefquc t~MS les Médecins ont fcdHit ces ë~~s aa tâchetneMt, raugmetitaddh h tra~ piration, & à t'adouctact~ëitt <<e i'àcrcte qu's pf~dm<eMt d~dcHX fh<;on$ il, ~n faiianc tran~pt~f, & 'en 'M~ pa<Tcfde Fcau dans !e ~,p~r~~ ~brbtic~ que des pfeuv~s'€~de!i~s

dcnion~cnt, & q~e dë~ i~~ch~

fpccteux & inpén~u~~ ~c'pt~p~t pas detrutre (~'). L'augmentatif i'e~. p!usquc rôn nede~re~ p~n~f~!b'n< !< f' faut qu'elle M~e ~n pcu fn de<Mu<: ~<t c'eO: ce degré, detprMme par une (e~~oa doucecte ta pcau~ e~ <ep!n~ ccoveï~ Me, quahd c~t reitetant~aûnodtqueque t'on a en ~ue.

(~) GeMeabtorptïone~cbnMe~~ temps des prea~ers Médecins. Ceux qui '7 voudroient s'in~ruire de tes preuves & de [ (~s eHets peuvent tïre K A A u, ~a. t~) ~e. J. A M A N ~e ~enM e~~p~~


de transpiration, e~ auN égale. ment démontrée par !a diminution de poids que Fon ob&rvc ibuvent après !e bain, quand rintpiration n'a Ht

coMpen~ <~ c~cde Mmt~Mtion~

par ramoHiMement de ta peau, par !a cenadon des acctdcns qut dépen- § doient de !a tran~piratton arfetee. On voit !c dégorgement fon~bte de peau< par les humeurs cra~s < gratïes, que yon trouve quetqucFois dans le haut: les exemptes en font Mquens, & je Joigne adueUement un ma!ade, qui, :"3~ ~ans unbaM~rcndit de rhui!e par tous &s pores, en (3 grande quantité, qu~on en enleva plus de dix cuiMeréesde de~us ïa iurface du .bain. Ces eMets généraux du bain dedc font compren- dre combien de bons eitets articu iiers U doit en retuhcr. En cnet, les ~eu!s bains gueriMent couvent des maux que tous les autres remedes n'avoient &it qu'augmenter. J'ai vu une bamc, mère aducHement d'une i Mombreufc ~miHe,& tres-bien por- CorpûfC AM~MMO ~6~~ C R 0 M W E !L ~ORTÏMBR~ /MOfMM COf. ~M~ AMM<MWn HAU~R $ ~/n.


tante qui, des Fâge de douze ans eut ? mat à ta tête tous les jours à qua. torze ans !e ma! augmenta, en ce que tous !es quinxe Jours t'acces doit plus ~brt ~4e ~demain Uetqitexh'cme, et!e ne pouvoie ni voir, ni entendre. Le ttoiucme jour i! diminuoit un peu. & it <e fbrmoit au front une tumeur d'un jaune foncé, de ïa ~geurd'un petit ecu, mais beaucoup plus epaif. Ïe, qui fe diu~poit peu.a-peu, comme les meunrinures. Les autres remèdes ne tui avoient procura aucun fou~a. X gement vingt-cinq bains tiedes !a guérirent parfaitement (~)..Mais u!t

( ) Je trouve les effets do bain tîede atfez bien indiqués dans une d!HMMt!on, d'ailleurs trés-fb~ble B<<In€um ~c. reddït circulationem cetenorem. a". Minus mobtte mobnius redd~,& vata obnru~a referai. )< relaxât, humc~at & emottit ergo antifpathtodtcum, emmenagogum. diurettCMH, paregoncu!9. 4'. (aneMnem ad extedom magis ïnvttat < cnt!<n à <btdibM tiberat ergo co~ettcum. h~MOfea di!~t ergo humoresf~inbs M<b!~tt~~& eoruM acntno..

n!a: medctut. 7~. tfMtfpirat!cn«n p~omovet

ibdoremquepfovocat. N~scHB~p~~ F ~M~ &a/n~ dome~. Argent i?4o.0n comprend que les baias tî<:des doivent ~peïe<


quatrieme e~et, auquel on n'a pas. conne a<tex d'attentton, & qui e~ ceiui dont je crois !'<n~uence la p~ marquée dans !cs maux de ner~Sy ~e~ celui qM~ d~pe~d du confentiM de tap~~ avec p~ë~ue tous tes or.ganes. L*in'îtatton de ia peau, Fetat ipafhodtque d-e ~e& nerfs fe cotn. muniquent, comn~e oti ra vu plus. haut ) à prévue tous tes nerfs inté. yieurs. Le bain,enfai~nt.ceiÏer cet état, opefc, prefque fur le champs ~ne deMMe géucrate; & ainC c'e~ propretn~t à Fa~ton fympathique du bain, qu'it faut rapporter la p!us grande partie de fes bons effets dans ce geMe de maladies en dopant te ~aune cutané, il dinÏpc celui de& parties internes.

Le froid de pied opere, par ce coï~ <e~s, ~es maux tres.proMpts que ~c b~m, p~r !c même principe fait <ener fur le ch~mp. Ce fbu!a~ement prothpt, qu~i! procttre dans tes coHques intefttï~es bitieufes nephretes pîus grands effets quand ÏeshuMeuM <bnt. acres, A tes fibres fortes; & c'e~ (bu* veot ?? de$pays chauds de l'Europe.


.?.

tiques, avant même que la cau<e en {bit détruite, n'eit point produit par ;$!a quantité de liquide abiorbe: ~ne gp!us girande quantité bue & pfne cK

hvement, n~uroit point: proJuïC ces

e~ts mais au relâchement <ympathique, qu'i! occauonne en mettant la peau dans un état de bien être. S'il calme tres-promptement: dans ~erat de délire, de manie; s'Usait paHcr, de!~ S T~ grande irritation, au ïbmmcit le plus doux, dans quetqucs minutes; ce n'eft ni au reiachcmcnt proprement dtC .de !a nbre(oet ej~et n'efi: pas prompt) nia la dit~tion.~ ni a t~crere duninuc~ ni à !a tranfpiration augmentée q~ 4aut Pattribuer, c'e(t uniquement a }? ceiiation de rin-itation nervcute. Si df~ apphcacionsgranesou émottientes ~xjs la pîantc des pieds fou~agcnt des co* !iques nerveuses des toux convuï~I. ves, c*€~par ce même principe, Si~ dans une Hevre tente, la iecherone, !a (bif) !a chaleur, le ma!-aiie dimi~ nuent quand on a été dix minucea' dans le bain, c'et~ encore à ce même eNct con~entue!, qu'il faut rapporter ces changemcns n prompts & fi heu. ~eux. Ën6n, c*e0 à ce même principe


que l'on doit, en grande partie, la gran~ de dinerence qu'il y a entre les effets catmans, rarraichi~ans, dctendans '1 du bain, & ceux de la boinbn nqueu. Â ic; & je fuis per~adeq~c )e$Mede- ,J cinsectaires & obfervateurs, Sentiront aifén1ent Ja vérité de ce principe, qui m'a très. {bu vent dirigé dans tapph. cation des bains ticJes, & qui ma fouvent décidé à des bains locaux, par !e moyen des fomentations des catap!afmes ou des vapeurs, dont tes effets, prévus d'après la thtinbution des nerfs, ont été tres-ibuvent juKines par revenement.

Un des grands avantages des banM tiedes, c'ett de mettre les malades à Même de fbutenir des remedes que différentes circonttances peuvent exi. ger mais que Pon ne pourroit point emp!oyer à caufe des Symptômes ner- veux qu'itsoccanonnent, & que Fu- r, iage des bains préviens .ra< vu très. Peuvent des ma!ades, à qui les rcme- des les plus necc~ires, même les remèdes antifpafmodiques, donnoient des angoincs des nau~ccs, des vojniaemens, de quelques dedans qu'on les accompagnât, & dont l'aélion de~


'~venott favorable, & cenbit d'irritée des que ~ordonnois les bains. Les Cm. atimens, même -les plus doux~ ont quelquefois un violent irritant ~Sp~ur un e&omM tre~~onvu~bt~ fce n~qu'à J'aide des bains tiedes$ qu~~ diminuant cette ccmvut~bUitc t on peut parvenir à digérer alternent quelquefois même !a digc~ion ne fe S Mit parfaitement que dans !ebain~& ii faut y faire ies repas.

Si Fon ie Mppettc ce que ~ai dit aiMeurs de !a crudité & de !a cocHon dans les maux de nerfs des caufes de !a crudité, des conditions de !a cocUon, & des moyens de !a procu* t rer on comprendra que les bains ticdes font un des mieux indiques & d'après toutes ces observations on ne fera point furpris s'ils ont été re. commandés par de très-habités Méde* ci ns. H ï p p o c R A T B s les confeiMoit dé)a dans les maux de nerfs («); S ARBTÉE CELSB GALïEN CŒUUS

( <i) Aph. ee. ieA. ~</Ma M~c&! cM~~t y MO~, a~HM~, cfofOfM C.<r<~OF'M, t { COMUM~O~Cf <b~~ ) CCp~-

~Me~ro~~a~~Jb~.


A~REUANU~ ALEXANDRE 7~t' qui tes conçoit dans !'ept!epMe, enfa<tbientun~etfes-&gc. Dans les Hectcs divans, fcur u~e d~téttque tomba ende~etude~ &cs Mcde. c<ns patient &uiHifes perdfè de vue comme temede. Ge n'e~ proprement que daM le &tMcme <ieck, qu'on a ~tnntencëàenïatre unuiagep!ustM< que~~&co n'ef<' q~e <~ns le Me dernier, qu~ï$ o~ rcpna la con6a~qu'iÏs Montent. M. Hor~MAN en apprécia u'ês-habHemcnt les avantagea < & en démontra tOtHe i'utttite. H' détermine teurs €?? ~neraux, i! indique tes maladies dans !cfquc!!ee ils convMnncm < & i!' e~Mit très~ bien que c'e(t ntr.touc dans rhypo~ oondric nervenfe & dans tous les ~naux de ner&~ prmcipa!emcnc s'Us ~pettdent d~une dt(po6cion ~paûno~

lâiqp4e dans ~és vif~aerës & d ifpo»

~ique dans ÏM viToefes (~): difpo.

(.&) Dc~MOM~~ a~~ dulci p~ ~Mf~no ~M Cette ~~Hen~ d!~tat!oa ne< peut être trop ~e. On a d'autres bonnes d~fMt!oM &t M~e d€$ baMs tiedes A de&batQsenf~ nera! cependant cette Jo~nne n'eft point ~ncoM traitée au~ comp~MemeM qu'il M'


4~

Btion qui.9 contMbMnt bcaMCOUp M ptoduire & a entretenir les oMruc. '{'~ fions on comprend coMmen~ & pourquoi îëSbaîns ttedcs {ont ta~ de bien dans ceUesdn bas v~tce (c)< Depuis M. HoMM~N, teuru~age.e~ devenu bien plus généra!, & on te$ a~f-tout beaucoup employés dans te~ ~apeur~ M. RAUHN Ïes Mcomtnan~ de & !es emploie. M. LORRY tyès~ -bien juge leurs effets mats per&n. ? Me n'en a porte !'n<9ge aM(B !oin que ? M< BoMa,qM8'e~&aye, dans !eUi& .empbi, une route qu'aucun de ies