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Title : L'Echo d'Alger : journal républicain du matin

Publisher : (Alger)

Publication date : 1924-03-12

Type : text

Type : printed serial

Language : french

Language : français

Format : Nombre total de vues : 67558

Description : 12 mars 1924

Description : 1924/03/12 (A13,N5269).

Description : Note : GG14181.

Description : Collection numérique : Documents consacrés à la Première Guerre mondiale

Description : Collection numérique : Bibliothèque Francophone Numérique

Description : Collection numérique : Zone géographique : Afrique du Nord et Moyen-Orient

Description : Collection numérique : Thème : Les droits de l'homme

Rights : public domain

Identifier : ark:/12148/bpt6k75809302

Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JOD-10396

Relationship : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb327596899

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date of online availability : 14/10/2013

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La Situation

Diplomatique

Paris. 11 mars, - De notre correspondant Spécial : Le Conseil Directeur de la Société des

Nations vient d'inaugurer à Genève sa 28e session. A cette occasion, le délégué anglais, lord Parmoor — qui occupe une haute situation dans le cabinet, puisqu'il

est président du Conseil Privé et leader à ]la Chambre des Lords, a fait des déclarations importantes. Celles-ci, en effet, achèvent d'éclairer la politique du gouvernement travailliste et les intentions de M.

Ramsay Mac Donald.

Il en résulte que le premier ministre entend, en tant que chef du Foreign Office. identifier sa politique avec celle de la Société des Nations et que c'est d'elle qu'il veut faire l'instrument de ses visées, nettement pacifiques. Il est même à remarquer, à ce propos, à quel point, chez les Anglais, les projets les plus idéalistes coïncident toujours avec les intérêts britanniques. On ne saurait, en effet, oublier que, dès la fondation de la Société, à l'époque où l'organisme dû à l'imagination du président Wilson ne provoquait guère que des sourires sceptiques, le gouvernement de M. Lloyd George, à tout hasard

et en prévision du rôle qu'éventuellement ta Société pourrait être appelée à jouer, se hâta d'y assurer une situation privilégiée à son pays. Pour la circonstance, il fit reconnaître des droits souverains aux cinq grands Dominions et obtint ainsi que chacun d'eux fût particulièrement représenté au sein de la S.D.N. De cette façon, tandis que tous les autres pays, la France y compris, ne disposent que d'une voix, l'Empire britannique en possède six : Angleterre, Canada, Afrique Australe, Inde, Australie et Nouvelle-Zélande. Ceci, évidemment lui assure une certaine prépondérance et peut suffire, dans une assemblée de 43 membres, à déplacer la majorité.

Méfions-nous donc d'emblée, du moins jusqu'à un certain point, des projets de M.

.Mac Donald. On veut croire que sa prin-

C'ptle préoccupation consiste à établir en , - Europe une paix solide et durable. Mais tenez pour certain qu'il n'qublie pas pour cela les vieilles traditions anglaises et que snn idée de derrière la tête, c'est de sou-

mettre notre, continent à l'hégémonie britannique. Il paraît que nos voisins d'outreManche souffrent, dans leur amour-propre de la sorte d'effacement qu'éprouve depuis quelque temps l'influence anglaise. M.

Mac Donald a cru trouver dans la Société des Nations M outil propre à rétablir l'antique prestige de son pays, au détriment 4e igiis les autres. Soyez sûrs qu'il t'ex-

ploitera jusqu'au bout; je ne sais comment le pacifisme s'en trouvera. Mais il sera son possible pour remettre son pays en situation de afire prévaloir ses volontés et de dicter des ordres au mnde entier.

Pour se rendre compte combien dangereuse est la politique que M. Mac Donald est en train d'initier, il n'y a qu'à s'en référer aux allusions très claires que son confident, lord Parmoor a faites à « l'universalisation » de la Société des Nations.

Cela veut dire que le but du gouvernement anglais est d'y faire entrer successivement la Turquie, l'Allemagne, la Russie des Soviets — car je ne crois pas qu'à Londres on nourrisse l'espoir de changer quelque chose aux résolutions américaines d'abstention quand même. Or, la France

pourra-t-elle accepter l'admission du Reich i tant que celui-ci n'aura pas exécuté les obligations du traité de paix? Aurons-nous à voir d'un meilleur œil l'entrée dans la

Société d'une Turquie qui nous est foncièrement hostile et celle des Bolchéviks qui ne nourrissent guère de meilleurs sentiments à notre égard?

Non moins digne de notre méfiance est J'annonce faite par lord Parmoor que, d'ici au mois de septembre, le gouvernement anglais aura pris position sur la question du désarmement. Que veut dire? Qu'il y a quelques mois, la Société des Nations avait mis debout un projet de désarmement général, moyennant une convention d'entraide mutuelle, signée entre tous les

Etats participants à la Société. Du premier jour, la France a fait observer qu'un pareil pacte n'avait guère de valeur pratique 'et qu'un Etat, victime d'une agression, avait largement le droit d'être écrasé, avant que le lourd appareil de la Société des Nations se fût rnis en mouvement pour lui apporter l'entr'aide stipulée. L'Angleterre protégée par sa « ceinture d'argent », a évidemment moins à craindre qu'aucun autre pays d'une telle agression. Mais en .serait-il de même des Etats continentaux?

On voit du premier coup quelles réserves appellent les déclarations de lord Parmoor. Heureusement nous sommes avertis

'et il est à espérer que, tout en rendant hommage aux intentions pacificatrices de M. Mac Donald, nous saurons nous garder des pièges qui pourront nous être tendus.

GUY DE SAINT-CLAIR.

Au Quai d'Orsay

Paris. 11 mars. — M. Raymond Poincaré a leçu ce matin M. Saint, résident général Ide Tunisie.

DANS LA RUHR

UNE CAMPAGNE ANTI-FRANÇAISC

Londres. 11 mars. — Le Daily Mail rap-

porte qu'un de ses correspondants lui a envoyé un exemplaire du Bulletin publié par le Bureau britannique des informations sur la Ruhr.

Le correspondant informe le Daily Mail ou'il reçoit régulièrement un exemplaire de ce Bulletin et demande si l'Attention du Parlement britannique ne pourrait pas être attirée sur ce sujet

La circulai. re semble être entièrement proallemande et antifrançaise. Dans le Bulletin du 27 février qui, soi-disant, donne des nouvelles de l'Allemagne occupée, il p a, la description d'enfants allemands mourant de faim. et aussi le compte rendu de la réquisition des maisons d'habitation par les troupes française en territoire occupé.

iLe président de ce bureau proallemand est M. Oswald Wosley ; l'un des vice-présidents est M. Arthur Henderson secrétaire d'Etat i l'Intérieur.

Au Conseil de la Société des Nations

SEANCE DU MATIN

Caëritve, 11 mars (de l'envoyé spécial de l'Agence ;Havas). — Le Conseil de la Société des Nations a tenu dans la matinée une séance publique. Au début de cette séance le président Guani. représentant dé FUrugay. a salué les nouveaux membres du Conseil, lord Parmoor et M. Bénés. En outre, il à salué la mémoire du président Wilson et rappelé l'oeuvre de guerre et l'œuvre de paix du regretté président, fondateur de la Société des Nations.

Lord Parmoor, représentant du gouvernement britannique, a remercié le Président du Conseil, et il a fait, à cette occasion, une déclaration sur 3a politique de son gouvernement à l'égard de la Société des Nations.

Cette déclaration est conforme, en tous points à l'exposé fait dans la journée d'hier, au représentant de l'Agence Havas, et que nous avons publié.

Lord Parmoor a répété notamment qu'il n'y a iamais eu, en Grande-Bretagne, de gouvernement plus désireux que le gouvernement actuel, de soutenir l'autorité, le prestige et l'influence de la Société des Nations ; « et, je puis dire, ajoute-t-il, sans hésitation, que tant que le gouvernement travailliste de

la Grande-Bretagne sera au pouvoir, il prêtera son assistance à la politique et à l'action de ta Société des Nations. »

Ayant rappelé la force de l'opinion publique anglaise en faveur de la Société, lord Parmoor, a ajouté que beaucoup de questions d'une grande importance ont été examinées et résolues par la Société des Nations.

« Naturellement, on a ajouté des critiques, mais, pour ma part, je pense qu'elles n'étaient pas iustifi-ées. Dans l'avenir, un grand nombre de questions d'un intérêt mondial, et, pour le moins, d'un intérêt européen, viendront devant sa juridiction, et pour régler ces questions d'une manière satisfaisante, il est évident que le premier moyen est de faire en sorte que tous les pays intéressés par ces questions deviennent membres de la Société des Nations. C'est ipar ce moyen que l'autorité et l'influence de la Société seront consacrées.

Le principe fondamental de la Société des Nations est l'idée d'universalité, et c'est seulement nar l'universalité qu'elle pourra obtenir que les questions soient examinées avec impartialité, et reçoivent l'assentiment Ide toute l'humanité civilisée.

L'ORDRE DU JOUR

Le Conseil aborde alors son ordre du jour.

Sur un rapport du représentant de la Belgique, le Conseil a approuvé les dernières manifestations d'activité du Comité économique de la Société des Nations, notamment en ce qui concerne les récents travaux en matière douanière.

Il a d'autre part sur le rapport du vicomte Ishii, pris connaissance des travaux de la première session du Comité d'hygiène, et il a constaté les services importants rendus par oiganisation internationale de l'hygiène, aux Etats, membres ou non membres, .sie la Société des Nations.

Le Comité a nbté, entre autres, la participation de plus en plus grande de l'Amérique latine à ses travaux.

C'est sur un rapport de M. Gabriel Hanotaux que le Conseil a décidé qu'un comité de sept experts se réunirait avant l'assemblée, sous la présidence de M. Bergson, -président de la 'Commission, de' coopération interintellectuelle, pour examiner les condi- tions de la révision éventuelle des conven- tions de 1886, relatives a l'échange international de publications.

'Le Conseil a abordé ensuite l'examen de la question de troupes d'occupation de la Sarre.

M. Salandra (Italie), rapporteur, a mis le Conseil au courant de la situation, et a montré comment le développement de la gendarmerie locale, qui doit remplacer les garnisons françaises, s'est heurté à des difficultés Budgétaires. Le rapport a conclu à la création de 200 gendarmes nouveaux au lieu des 500 primitivement prévus.

Lord Parmoor, représentant le gouverne ment britannique, a fait état à ce moment, des communications qu'il aurait reçues des habitants de là Sarre, lesquels offriraient, pour hâter l'évacuation par les troupes fran çaises de supporter les charges de la création de 1.000 gendarmes locaux.

Au nom de la Commission du gouvernement de la Sarre, M. Rault, président, a répondu en démontrant que les troupes d'occu.

pation avaient été progressivement réduites, et que les effectifs des garnisons actuelle-

ment dans la Sarre ne dépassent pas 4.000 hommes, dont 1.800 seulement disponibles.

Pour assurer la sécurité des mines françaises et permettre le remplacement des troupes, 3.000 gendarmes sont nécessaires.

M. Branting, intervenant à ce moment, s'est associé aux observations de Lord Parmoor, et a insisté pour que les troupes d'occupation françaises soient aussi promptement que possible remplacées par la gendarmerie. Il a ajouté qu'il conviendrait d'entendre dans le 'Conseil, les voix des représen- tants élus de la Sarre. M. Hanotaux. au nom de son gouverne-1 ment, a fait observer qu'il est inexact de parler des troupes d'occupation rançaises. Il n'y a dans la Sarre que des garnisons destinées à assurer la sécurité des mines dont la France a la propriété. La France a, sans cesse, procédé à la réduction de ses effectifs et ne mérite, dans la Sarre, pas plus qu'ailleurs, le reproche d'impérialisme.

- M. Branting. l'interrompant déclare : « Je ne parle pas de l'impérialisme français ».

M. Hanotaux lui répond : « Sans doute, mais dans la Sarre une propagande mauvaise a été colportée, plus que partout ailleurs.

C'est un ancien membre du gouvernement anglais, M. Fisher, qui le premier l'a flétrie dans le Conseil de la Société. Les difficultés dans la Sarre proviennent des difficultés financières. Tout coûte cher aujourd'hui. y compris les gendarmes.

iLord Parmoor n'a pas insisté et il a demandé et obtenu -impiement du Conseil, que soit exprimé l'espoir que la sjîuation financière s'améliorant , davantage, peimette, dans un avenir prochain, d'examiner de nouveau la question.

La séance a été ajournée a cet après-midi, quatre heures., -

SEANCE DE r APRBS-MIDI

Genève, Il mars. — Le Conseil de la Société des Nations a entendu cet après-midi, au cours de sa deuxième séance publique, M. Morgenthau, ancien ambassadeur des Etats-Unis, président de l'office autonome pour l'établissement des réfugiés grecs.

M. Morgenthau a exposé au conseil l'œuvre accomplie jusqu'ici par cet office et les difficultés qu'il rencohtre dans l'accomplissement de sa tâche, en raison du nombre considérable des réfugiés et des ressources minimes dont dispose l'office. -.

Le chargé d affaires du gouvernement hellénique à Berne, a exposé au conseil les efforts du gouvernement grec pour porter remède à la situation des réfugiés.

M. Morgenthau a estimé qu'une somme de six .millions de livres sterling serait nécessaire pour mener à bien la' tâche entreprise par l'office.

Sur la proposition de lord Parmoor, représentant de l'Angleterre, le conseil a délégué tous ses pouvoirs à un comité spécial, pour prendre toutes décisions relatives au plan d'établissement des réfugiés qu'il pourra considérer comme nécessaire avant la prochaine session du conseil.

Le conseil a également insisté sur la nécessité de prolonger et même d'étendre l'assistance privée, en attendant la réalisation définitive du projet d'établissement des réfugiés.

Le conseil a entendu ensuite un exposé

vénérai de M. Ouinonès de Léon sur les questions relatives à Dantzig.

M. Skirmunt. au nom u% gouvernement polonais, M. Sahm, au nom du Sénat de Dantzig et M. Mac Donnel, haut-commissaire de la Société des Nations, ont fourni des explications au conseil sur l'état de ces différentes questions.

En ce qui concerne la question de là protection des intérêts de la Pologne, celle des cioyensdentzicois et des organisations dantzicoises, le conseil a décidé de renvoyer au comité des juristes, la question de savoir si la Société des Nations est ou non compétente dans la question. Le oomité des juristes comprendra les conseillers juridiques et les représentants de l'Espagne et de la Suède auprès du conseil. Il devra remettre son rapport le 15 mai au plus tard.

Sur la proposition de M. Bénès, le conseil a chargé le secrétariat de recuéillir et de publier. avant la prochaine assemblée, sur la base des documents officiels et publics, tous les renseignements sur les importations et les exportations d'armes et de munitions, parmi les Etats membres ou non de la Société des Nations.

Les nrames ne la jalousie

Nke" 11 mars. — Un drame de jalousie s'est déroulé dans la matinée à 4 h. 30 à Beausoleil.

Une danseuse anglaise, née à Londres le 9 avril 1004, Miss Mary Frances Smith, rentrait à son hôtel en voiture, en compagnie de son danseur, Micael Rinder 37 ans, lorsqu'un peu avant d'arriver à l'hôtel, un individu grimpa sur le marche-pied de la voiture et. à bout portant, tira sur Miss Mary Frances Smith qui fut tuée net. Le meurtrier, arrêté peu après a déclaré se nommer Vincent Sirello, 20 ans, né à Savona (Italie). Il a ajouté qu'il avait tiré sur la danseuse parce qu'elle repoussait ses avances.

Hu Tfibunal Correctionnel d'Bmieqs

LES INCIDENTS DE L'ASILE

D'ALIENES DE DURY

Amiens. 11 mars, — Le tribunal correctionnel d'Amiens a rendu cet après-midi son jugement relatif aux incidents de l'asile d'aliénés de Dury.

En ce qui concerne la mort mystérieuse de ii ,i.ngé,nieur Witasse, le tribunal dit que les causes en sont inconnues, l'autopsie n'ayant pas été faite. En conséquence, le surveillant Pruche. poursuivi pour homicide involontaire a été acquitté. L'infirmier Barnabé a- été condamné par défaut à 13 mois de iprison et à 200 francs d'amende pour violences sur des malades: l'infirmier Cloué, à 2 mois de prison et 50 francs d'amende pour violences. La surveillante Bourdet-Lesur, poursuivie pour .sévices. a été acquittée.

Le docteur Charron, directeur de l'asile ci. te comme civilement responsable, a été mis hors de cause.

Des amateurs de timbres-poste

D'AUDACIEUX CAMBRIOLEURS DEROBENT POUR 30.000 FRANCS

DE TIMBRES

M,arseiHe. 11 mars. — Des malfaiteurs se sont introduits la nuit dernière dans les magasins de l'imprimerie-papeterie Guibourdenche. 12. rue des Convalescents, et y ont dérobé .pour 30.000 francs de timbres-poste oblitérés ou non, pour collections.

Les cambrioleurs, pour pénétrer dans la place, ont ipassé par la cave qui, par suite d'un incendie tout récent, n'était fermée que 'sommairement.

La sûreté effectue des recherches

Pour le redressement du franc

Les Projets Fiscaux du Cooveroenieiit

Le Gouvernement a définitivement arrêté son attitude vis-à-vis. du Sénat

Paris, 11 mars. — On sait qu'au cours du Conseil de Cabinet tenu hier matin, M.

Poincaré a mis ses collègues au courant des mesures arrêtées avant-hier, au cours de la réunion tenue à l'Elysée, en plein accord avec le Conseil de régence de la iBan^ue de France, en vue du redressement du franc. Ces mesures ont été unanimement approuvées.

La "phrase du comminiqué officiel, suivant laquelle le gouvenjeemnt rapellera les déclarations qu'il a faites à la Chambre, sur la nécessité de réduire les détpenses et de mettre fin à la politique d'emprunts, a donné lieu à diverses interprétations. Il ne s'agit pas d'interrompre brutalement l'œuvre de reconstruction des régions dévastées et de l'abandonner aux ressources de l'initiative privée. Le gouvernement n'a jamais songé à une solution aussi simpliste qu'injuste.

Les sinistrés tiennent de la loi des droits formels. Le budget de 1924 prévoit, pour les satisfaire, des crédits déterminés, et la nation fera face à ses engagements. Mais il n'est pas interdit aux Pouvoirs publics d'étudier les moyens de mettre en harmonie les intérêts légitimes et incontestés des départements envahis avec les nécessités de la trésorerie. dans la difficile période actuelle. Si des emprunts sont encore émis pour les régions libérées, la charge annuelle des intérêts et de l'amortissement en sera couverte intégralement par des recettes correspondantes, de façon à ne pas alourdir davantage notre dette publique.

Le Conseil de Cabinet a également arrêté l'attitude que le gouvernement adoptera au Sénat dans la discussion des projets fiscaux.

M. Poincaré posera la question de confiance contre le texte qui modifie l'article 1er et qui ne lui donne plus le pouvoir de procéder acx économies projetées par des décrets régllemen'taires ou qui modifie une partie essentielle du projet voté par la Chambre.

Les milieux autorisés considèrent comme complètement inexacte la nouvelle que M.

Poincaré remanierait le Cabinet ou que le gouvernement convoquerait l'Assemblée Nationale, pour proroeer d'une année les pouvoirs de la Chambre. Cette procédure serait parfaitement inutile, puisqu'une simple loi y

suffirait.

A la Commission Sénatoriale des Finances

LA COM'MISSION A POUSSE t'ETUDE

DU PROJET FISCAL JUSQU'A

L'ARTICLE 90

La commission sénatoriale des finances a siégé aujourd'hui toute la matinée, sous la présidence de 'M. Milliès-Lacroix. Elle a continué l'examen du projet de loi fiscal et financier.

M. Henry Béreng-er. rapporteur géné,ral, a fait un exposé des conditions dans lesquelles le jrouvérnam«at pxw posait, ea taêœé te»!» qu'un relèvement général des taxes postales et télégraphiques, tout un nouveau système de conversations téléphoniques taxées et d'abonnements téléphoniques, basés sur la conversation taxée.

Le rapporteur général a souligné l'anoma- j lie d'une procédure qui consiste à proposer j dès maintenant un ensemble de mesures qui serait inapplicable en 1924, par suite, du non établissement des compteurs automatiques de téléphone, dans la plupart des grands centres et des régions de la France.

La commission a alors disjoint toute la série des articles 71 à 85, concernant les con- veriisitions taxées et les abonnements téléphoniques. Elle a ensuite décidé d'entendre immédiatement cet après-midi, sur sa demande, !

M. Laffont, sous-secrétaire d'Etat aux P.T ..T.

concernant les taxes postales.

La commission a repris et adopté les dis-, positions déposées par le gouvernement à lal Chambre, relativement aux lettres, dont le taiif a été conséquemment porté de 0,25 à 0,30. Le relèvement assurera une recette supplémentaire de 70 millions. Elle a adopté les dispositions votées par la 'Chambre, concernant les papiers de commerce et d'affaires,

les cartes postales illustrées et les imprimes.

Mais en ce qui touche les journaux et les écrits périodiques, elle a substitué au tarif adopté par la Chambre, une tarification plus rationnelle, proposée par M. Pasquet. d'accord avec le rapporteur général. Concernant ,le tarif postal des journaux quotidiens, ce n'est qu'après le vote de la commission que lui est parvenue, de la part du ministre des finances, une proposition de disjonction et d'ajournement jusqu'à la Loi 1 de finances de 1925.

La commission a relevé à 0,60 le droit des lettres recommandées et à 0,40 le droit sur les objets recommandés et les enveloppes de valeur ; à 0.40 et à 0,25, le droit proportionnel d'assurance des lettres et boîtes de valeur déclarée.

Elle a adopté sans changement les articles 67, 68 et 69, relatifs* aux correspondances par la voie de l'air, aux chèques postaux et aux retraits de Fonds sur les comptes-courants.

Elle a repris, pour les taxes télégraphiques, le tarif de 0.20 par mot, primitivement proposé par le gouvernement, avec un minimum de 1 fr. 60. Elle a relevé sensiblement le taux de l'abonnement aux adresses télégrahiques enregistrées. Elle a repris, du texte proposé par le gouvernement à la Chambre, sur la proposition de MM. Paul Dou-

mer et Jeanneney. le tarif des redevances pour usage de fils télégraphiques concédés ou loués à la presse, mais n'augmentant .que de 50 p. 100 les tarifs actuels. L'ensemble des relèvement ainsi opétés par la commission dans sa séance de ce matin, donnera un supplément de recettes d'environ 120 millions sur les chiffres votés par la Chambre.

La commission continuera durant tout l'après-midi la discussion de la fin du projet, qui comporte les taxes téléphoniques, l'exportation des capitaux, la création d'une caisse des pensions et certains articles réservés.

Le; conférences de M. Poincaré

Paris. 11 mars. — M. Poincaré a conféré durant la. matinée avec MM. de Lasteyrie, ministre des Finances, d'Aubigny, sous-secrétaire d'Etat et Maginot, ministre de la -Guerre.

iLe iprésident du Conseil et ses collaborateurs se sont entretenus de la situation financière et politique du franc.

L'INTERET DES BONS DE LA DEFENSE

Paris. 11 mars. — Le ministre des Finances demandera dès ce soir à la Chambre la discussion immédiate du projet, exonérant de l'imfpôt g-énérar sur le revenu l'intérêt des bons de la défense nationale. Il est probable que ce projet sera voté dès ce soir, la commission des finances de la Chambre y étant favorable.

Une conférencé de M. Loucheur à Hazebrouck

Lille. 11 mars. — M. Loucheur, ancien ministre des Régions libérées, a fait à l'hôtel de ville d'Hazebrouck, sous la présidence de l'abbé Lemire, député er maire, une conférence sur la question des dommages de guerre et sur la crise financière. Il a approuvé les décisions prises au cours de la réunion tenue à l'Elysée, en regrettant toutefois que ces mesures de défense du franc, qu'il avait préconisées lui-même il y a quatre mois, n'aient pas été prises iplus tôt.

Il v a, a déclaré M. Loucheur, un péril à éviter, mais il ne s'agit pas de nous précipiter, l'important n'est pas tant d'avoir un change à perte, que de posséder une monnaie stable. Un mouvement troo raipide dans la hausse du franc provoquerait, comme en Angleterre, des crises industrielles et du chômage. Ce que l'on peut souhaiter, c'est de revenir, par des étapes sagement graduées, au taux ,de 80 francs pour la livre. Il faut, Pour cela., réduire les importations, notamment sur le blé dont le rendement pourrait être augmenté dans certaines régions et sur la laine et le coton que nous pourrions faire produire intensément dans nos colonies.

M. Loucheur est donc oiptimiste. Il a déclaré :

« En dépit de tous les mauvais bruits que certaines # personnes trop intéressées pour qu'on puisse les prendre au sérieux, ont cherché à faire courir, nous sommes bel et bien "train de DètlS tirer d'affaire ». -

M. ae Lasteyrie à la Commission des Finances de la Chambre

Paris, 11 mars. — La commission des Finances, réunie sous la présidence de M. Dariac, a entendu le. ministre des Finances sur la situation de la trésorerie.

M. de Lasteyrie a indiqué que la crise présente des changes n'était aucunement justifiée. Le rendement des imnôts, a-t-il dit, accuse pour les seuls mois de janvier et de février 1924. par rapport aux recouvrements de janvier et de février 1923, des plus-values s'élevant à 570 millions ipour les contributions indirectes, à 193 millions pour les contributions directes et à 142 millions iour les bénéfices de guerre, soit au total 905 millions. De même, la balance commerciale laisse anparaître une situation meilleure. -

Enfin, il v a tout lieu d'espérer que les conclusions des travaux des experts permettront, en ce qui concerne les réparations, d'escompter des résultats satisfaisants pour la France.

La crise actuelle de confiance ne s'explique donc que par la propagande faite à l'étranger contre notre franc. Provoquée par l'extérieur elle a eu sa répercussion à l'intérieur.

Pour y remédier et en dehors des projets fiscaux soumis présentement au Sénat. M. de Lasteyrie a fait connaître qu'il demandait au Parlement le vote immédiat d'une disposi-j ticm 'antérieurement acceptée car la commission des finances mais disjointe au cours de la discussion des projets financiers ; cette disposition fixe le régime fiscal des bons de la défense nationale et tend à exonérer de l'impôt général sur le revenu les bons de la défense nationale et les bons du trésor à échéance d'un an au nlus.

Le ministre a ajouté qu'il envisagerait une opération de consolidation de grande envergure dès que les circonstances le permettront.

Enfin, des négociations ont été envisagées par la Banque de France en vue d'obtenir des ouvertures de crédits importantes dans des conditions relativement favorables.

Répondant à une question du président de la commission sur l'attitute qu'aurait le gouverneemnt devant le Sénat à l'occasion de la discussion prochaine des (projets financiers,

M. de Lasteyrie a déclaré que cette attitude

serait conforme à celle que le gouvernement a eue devant la Chambre.

LA SESSION PARLEMENTAIRE

CHAMBRE

LA SEANCE

La séance est ouverte à 9 h. 40, sous la présidence de M. Arago. Une quarantaine de députés sont nrésents.

La Chambre vote, à mains levées, malgré l'opposition de M. Ignaoe, qui réclamait le maintien de l'adjudication nublique, le projet de loi portant cession par l'Etat à la Ville de Néris (Allier), de l'établissement thermal de cette localité.

LE SERVICE MARITI,ME POSTAL

LE HAVRE-NEW-YORK

La Chambre aborde l'examen du projet de loi relatif à l'exploitation du service maritime postal entre le Havre et New-York.

M. Beuiseon demande l'ajournement. Il fait observer qu'il s'agit d'une nouvelle dépense et que la Chambre doit se conformer a la politique des économies, préconisée par le président du Conseil.

Il est soutenu par M. Klotz, qui déclare que les représentants des régions libérées sur lesquelles la situation financière actuelle fait peser une menace, ne peuvent accepter une dépense nouvelle.

L'ajournement est combattu par M. Rio.

sous-secrétaire d'Etat, MM. Valude et Lebouck. - -

M. Valude indique qu'il s'agit de ratifier un avenant à la convention de 1912 avec [a Compagnie Transatlantique ejt que !t',aug"mentation des charges prévues pour cette année ne dépassera pas deux millions.

^ajfounnement est finalement repouissé par 316 voix contre 213.

La discussion continuera jeudi matin.

SEANCE DE L'APRES-MIDI

LE TRAITE RELATIF A LA BESSARABIE

La séance est o&rte à 3 heures 10. M.

Raoul Péret préside. Les députés sont assez nombreux.

La Chambre examine le projet portant ratification du traité relatif a la Bessarabie, qui fut conclu à Paris le 28 octobre 1920, entre la France. l'Angleterre, l'Italie et le Japon d'une part et la Roumanie de l'autre.

M. Morucci. communiste, combat le traité et soutient qu'il s'agit de dépouiller la Russie au profit de la Roumanie.

'M. Poincaré fait remarquer que, par deux fois la Bessarabie, qui est nettement moldave, a été arrachée à la Roumanie par la Russie impérialiste. Il demande à la Chambre de voter le projet.

Le passage à l'article unique est décidé par 478 voix contre 74.

Un amendement de M. Ernest Ltfont, tendant à consulter au préalable la Russie, est repoussé par 415 voix contre 74.

Le projet est adopté.

Contre la spéculation illicite

La Chambre reprend la discussion d'un projet tendant à modifier les articles 419 et, 420 du code pénal, sur la spéculation ilijcite.

M. Klotz déclare qu'il ne maintient pas l'amendement qu'il avait déposé, d'accord avec le gouvernement, cela en raison de la désapprobation formelle de la commission de législation civile. Il estime préférable d'arriver à un accord dont bénéficieront les consommateurs, mais il ne peut admettre qu'on laisse le gouvernement désarmé, en face des mercantis. L'ancien ministre des finances fait. en effet, remarquer que la différence entre les cours pratiqués aux halleet ceux pratiqués dans la rue, varie du 30 au 45 %, Il signale la prétention manifestée par certains commerçants d'augmenter leurs marchandises de 25 après le vote des nouveaux impôts.

C'est inadmissible ! s'écrie M. Jules Bertrand. car le commerçant réalisant 100.000 fiancs d'affaires ne paiera que 450 francs d'impôts de plus.

M. Lesaché fait remarquer que l'augmentation du fait de l'impôt ne devrait pas dépasser 10 centimes pour 10 francs. Tout ce qu'on demandera en plus aux consommateurs le sera abusivement, ajoute-t-il.

M. Klotz demande à la Chambre de se préoccuper d'une situation qui peut provoquer des grèves, du chômage et de nouvelles catastrophes. Il propose de substituer le mot « action » au mot « pression » dans le texte de la Commission.

— Le mot action indique, dit-il, une opération qui. en devenant abusive, constitue un délit, tandis que la pression est seulement une des formes de l'action.

Comme l'orateur demande au Gouvernement s'il est armé en l'état de la législation iactuelle et si cette substitution n'armerait pas davantage le ministère public, le commissaire du gouvernement répond :

— Le gouvernement est certainement désarmé pour poursuivre certains agissements rappelés à cette tribune, et il est incontestable que le mot « action » est plus large que le mot « pression ». En conséquence, le gouvernement accepte la substitution.

M. Raynaldy, rapporteur, accepte également de remplacer le mot « pression » par le mot c action ».

— C'est quelque chose ! crie M. MorinaCd, mais ce n'est pas suffisant.

M. Barthe dénonce la spéculation des grosses firmes qui vendent certaines denrées. notamment le sucre, au-dessus du cours normal et réalisent, trrâce à la dépréciation du franc, des fortunes considérables. Il dénonce les sueyers qui, pendant ces derniers trois ans, ont réaisé bzB millions de bénéfices.

L'orateur demande si le texte soumis à la Chambre va empêcher de tels agissements. Non! répond le commissaire du gouvernement, si le seul élément constitutif du délit est le bénéfice exagéré. Celui-ci n'est pas prévu par la nouvelle loi.

Cette déclaration est accueillie par des mouvements divers.

M. Raynaldy. rapporteur, dit que le texte proposé par la commission permettra au jlOU- vernement d'agir avec toute la sévérité qui convient.

M. Dior, ministre du commerce, proteste a plusieurs reprises et dit : Le gouvernement a modifié le marché des sucres. Il a même fermé la Bourse quand il le fallait. Il ne peut faire plus que suivre ce qui se passe et déférer à la justice les délinquants, s'il y a lieu ; mais c'est à la condition que la loi soit modifiée.

Au surplus je suis d'accord avec M. Barthe pour blâmer les mauvais français qui spéculent.

Le ministre déclare aussi que le texte actuel ne constitue qu'une ipartie des mesures quele eouvernement compte proposer, pour mettre fin à la spéculation. L*-, suite de la discussion est renvoyée à jeudi.

jeudi. LES INTERETS DES BONS DE

LA DEFENSE

M. de Lasteyrie, ministre des Finances, demande alors la discussion immédiate du projet de loi relatif au révime fiscal futur des bons de la défense nationale.

M. Bokanowski, rapporteur général de la commission des finances, donne lecture de son rapport qui conclut au vote de l'article unique, ainsi conçu :

« Les intérêts des bons du trésor et des bons de la défense nationale à échéance d'un an au plus, n'entreront ipius en compte, pour 1. détermination des sommes passibles de l'impôt général sur le revenu.

,M. Blum proteste au nom de ses amis socialistes, contre une mesure qui, pour lui, ne facilitera en aucune façon le placement de ces bons. Ce qui est sûr, dit-il, c'est que le gouvernement, par ce projet, porte un coup irréparable à la perception de l'impôt sur le revenu, eA ouvrant à la fraude des facilités nouvelles. (L'extrême-gauche applaudit).

M. Bokanowski fait remarquer qu'il s'agit seulement de reprendre la proposition faite

en février IVM par la commission des tinan* ces, qui avait •Qensé qu'il fallait faciliter le renouvellement de ces bons.

M. de Lasteyrie, observe à son tour. que l'intérêt des bons de la défense est payé par avance, ce qui rend malaisée la perception de l'impôt. Il déclare que le projet présenté ne fait que régulariser une situation de fait.

Le ministre des finances fait connaître par ailleurs Que la perception des impôts, en janvier et février, s'est faite dans d'excellente conditions et que la plus-value, par rapport aux deux mois correspondants de l'annve dernière, a dépassé 900 millions.

L'ensemble du projet est adopté par 425 voix contre 135.

INTERPELLATIONS AJOURNEES

La Chambre renvoie à la suite, r la demande de M. Dior, ministre du cômmerce, une interpellation de M. Barthe sur les mesures que le gouvernement compte prendre..

Pour mettre fin à la spéculation sur les sucres.

Elle renvoie également à la suite, par 370 voix contre 198. à la demande du gouvernement. une interpellaiion de M. faut Bonoour.

sur les perquisitions opérées à la Fédération des fonctionnaires.

La séance est levée à 7 hautes 35.

La prorogation des CMres

OPINIONS DE LA PRESSE

PARISIENNE

Paris, 11 mars. — De M. Picot De Plédran, dans l'Action Française :

Comme je faisais part à M. Léon Daudet de ces .potins des couloirs et que je prenais son avis, il m'a aussitôt répliqué :

Nous n'avons personnellement aucun avantage à tirer de cette prorogation. Je suis convaincu qu'aux prochaines élections, nous royalistes, nous gagnerons un grand nombre de sièges, mais au point de vue de l'intérêt général du pays, je reconnais que la prorogation est de la plus urgente nécessité. C'est pourquoi j'irai très volontiers à Versailles si on soumet le projet à l'Assemblée nationale. J'abandonne même mes droits 'd'auteur, pour faciliter les choses. Je suis prêt à leur dire que l'idée d'une prorogation vient de M. Poincaré.

Dans l'Œuvre ;

Des -députés, parmi lesquels M. Bonnefous, affirmaient hier dans les couloirs de la Chambre que -la plupart des ministres étaient partisans de ce coup de force parlementaire. Est-ce exact ? Nous voulons encore croire que non, car il semblerait tout de même un peu fort que M. Poincaré — juriste sévère — eut fait sienne une idée que l'on sait très chère à MM. Maginot et Mandel. Evidemment. le vrai moyen — le seul — d'empêcher l'élection d'une Chambre à gauche, c'est de ne pas consulter les électeurs. M.

Poincaré, sur les conseils de quelques-uns denses collaborateurs, aura-t-il recours à cet énergique procédé.

LES SPORTE:

BOXE

Criqul boxera à Alger

Nous apprenons que le grand champion Criqui va ère bientôt dans nos murs, et que le* algériens auront la satisfaction d'applaudir ce grand IPugiliste, en exhibition.

C'est à l'initiative du sympathique professeur Hen-rys^ -di* Boxinp- Club de Beîceurt, que les Algériens devront d'applaudir le roi du knock-out.

Nous croyons savoir nue Criqui exhibitionrera avec Ascencio, et que les matches suivants encadreront ce great event.

Piochelle-Leroi (champion de Belgique).

Munoz-Sadoun (le récent vainqueur de Piacentini) et quatre autres combats bien équilibrés complèteront ce régal pugiliste,

N iIIes battu en Angleterre

Londres, 11 mars. — Le boxeur anglais Phil Scott a mis knock out le français Marcel Nilles au neuvième round d'un match conclu en quinez reprises.

La peur du nègre

L'imprésario de Dempsey, déclinant l'offre d'une rencontre Dempsey-Wills le 4 juillet prochain, a déclaré que Dempsey allait probablement accepter un contrat avec une maison de cinéma, ce qui l'empêcherait de défend.e son titre avant septembre prochain. x

Il a ajouté que la seule rencontre que Dempsey pourrait 'avoir cette année, serait un match revanche avec Firpo.

FOOT-BALL

Deux joueurs sont tués, sept blessés

Mianaimo (Colombie Britannique), — Un breack transiportant une équipe de foot-ball allant à un match s'est renversé et a pris feu.

Deux joueurs ont été tués, sept autres bl:,,, ses.

LAWN-TENNIS

Mlle Lenglen ne participera pas aux épreuves de Wimbledon

Paris, 11 mars. -, Mlle Lenglen a fait part de son intention de 6'abstenir de figurer aux épreuves de Wimbledon, estimant que les arbitres anglais lui comptent trop de fautes de pieds sans motifs.

Mlle Lenglen ne défendrait donc pas cette année son titre de championne.

AUTOMO,BILISME

La course Paris-Nice

Nice, II mars. — Voici les résultats de la randonnée automobile Paris-Nice :

Catégorie 1 litre 500, professionnels : 1.

Pinatel (Talbot) ; amateurs : Madame Mertens.

Catégorie 2 litres, professionnels : 1. Brad..

ley (Talbot); amateurs : 1. Malaret.

Catégorie 3 litres, professionnels : 1. Henri Petit (Peugeot).

Catégorie au-dassus de 3 litres, professionnels : 1. Rougier (Vûisin); amateurs : 1.

Gosse (Corre).

C'est la première fois qu'une femme est victorieuse dans la course de Paris-Nice.

It'« Geho » amusant

— Oui, ma pauV dame! J'ai rencontré vot' mari qui battait la campagne!

— Oh! ça m'étonne; il n'est pas méchant pour un sou'


Le Déraillement de Lyon

DETAILS SUR LA CATASTROPHE

Paris. 11 mars. — Dans la catastrophe du chemin de fer près de Lyon, deux voyageurs anglais, M. Edward Moore, 41 ans, de Cambridge et Mme Lane ont été tués sur le coup ; un troisième voyageur anglais, le colonel De Falbe. 50 ans, de Londres, a eu les iambes broyées et a été transporté à la clinique du professeur Bérard, qui a pratiqué une double amputation, mais le colonel a succombé peu après.

On compte 17 blessés, dont plusieurs grièvement. Tous, sauf trois, sont de nationalité anglaise. !

Le colonel De Falbe était un associé de la maison Falbe Hadley et CI , assureurs de Londres. Il résidait à Saint-Albans. M. Edward Moore, l'autre victime de cet accident, était très connu à Cambridge, où il exerçait la profession de fournisseur général.

Quant à la troisième victime, il s'agit de Mme Constance Lane, de Leicester, son mari lui-même à été grièvement blessé.

Les époux Moore étaient accompagnés de leur fils, âgé de 15 ans, qui, par un hasard extraordinaire, est sorti indemne de l'accident. Comme il s'efforçait de retrouver ses parents.-il se trouva soudain en présence du cadavre etisanglanté et défiguré de son père.

Son saisissement fut tel, qu'il fut pris d'un accès de flémence et s'enfuit éperdu à travers la campagne. On a eu beaucoup de peine à le rejoindre. Il a été confié provisoirement à une maison de Santé.

L'abolitioa ûu CaUlat en Tnrtuie

LE CALIFE EN SUISSE

Berne, 11 mars. - L'agence télégraphique suisse dit que les nouvelles publiées par certains journaux, selon lesquelles l'ex-Calife serait arrivé à Territet complètement abattu, et aurait eu devant la gare ou devant l'hôtel une cri-se de larmes sont dénuées de tout fondement.

L'ex-Calife reçoit le moins de visiteurs possible et les journalistes sont reçus par son secrétaire.

LES COMPETITIONS POUR LE CALIFAT

Le Caire, 11 mars. — La presse indigène publie une lettre de l'Ulema Alazhar protestant contre-la nomination au Califat du roi Hussein Qui est, dit-il, une créature de l'Angleterre.

Une cinquantaine de cheiks, d'Ulemas et d'autres dignitaires musulmans égyptiens ont adressé au roi Hussein un message se déclarant tous candidats au Califat. Ils doivent attendre la décision du monde musulman entier pour la nomination d'un Calife unique.

UN TÉNOR SIFFLÉ

IL DEVIENT FOU FURIEUX

Trieste. 11 mars. —. Pendant' une représentation d'un opéra au théâtre Verdi, à Trieste, un ténor, nommé Tésuso, énervé par les cris et les coups de sifflet des spectateurs, est devenu fou furieux sur la scène.

Des policiers appelés en hâte ont dû mettre des menottes au malheureux artiste qui a été transporté dans un asile d'aliénés,"

NOUVELLES PARLEMENTAIRES

«I

- CR-AMBgg

LA REVISION DE LA CONSTITUTION

M. Bonnet, député de la Seine, a déposé le rapport Que la Commission du suffrage uniArrsel' l'avait chargé de présenter, sur sa proposition de révision de la Constitution,, dunt nous avons déjà parlé, mais seulement en ce qui concerne l'article 8 de la loi constitutionnelle du 16 juillet 1875, relatif a la négociation et à la ratification des traités, romme l'avait fait M. Thiers en-février 1871, pour les négociations des préliminaires de paix à Versailles, et comme l'avait proposé M. Paul Déschanel.

M. Bonnet demande la nomination d'une

■ Commission Parlementaire permanente rie l'mtrôle et de renseignements JI, qui assistera de négociateur. La réunion » de l'Assemblée Nationale est nécessaire pour instituer cette commission

Le rapport de M. Bonnet contient a ce propos une documentation complète d'un réel intérêt historique.

LE NOMBRE DES DEPUTES

La commission du suffrage universel, pré- sidée par M. Bonnefous, a examiné la proposition de loi modifiée par le Sénat, sur le nombre des députés. La .commission s'est montrée favorable à l'introduction dans la liste des départements dévastés de la Moselle et du Haut-Rhin, ainsi que la proposition en avait été faite au Sénat. En conséquence la commission a adopté par 8 voix contre3. l'amendement de M. d'Iriart d'Etcheparre ainsi conçu :

Toutefois, à titre transitoire, les départements dévastés par la guerre de l'Aisne, les Ardennes, la Marne, la Meurthe-et-Moselle, la Meuse, la Moselle, le Nord, l'Oise, le Pas-de-Calais, le Haut-Rhin, le Bas-Rhin, la Somme, les Vosges, éliront un nombre de députés égal à celui des députes élus en 1919..

La commission a écarté à l'unanimité moins une abstention, l'amendement voté par le Sénat, ayant pour objet d'augmenter de cinq le nombre des députés de l'Algérie.

Des votes de la commission il résulte que le nombre des députés serait désormais de 582 au lieu de 577, chiffre primitivement voté par la Chambre au mois de décembre dernier et de 589, voté par le Sénat. La réduction du nombre des députés sur le chiffre actuel de 626. serait ainsi de 44 sièges.

LE CROUPE RADICAL D'ACTION

NATIONALE ET SOCIALE

Répondant aux vœux d'un certain nombre de militants de leurs départements, des députés radicaux se sont réunis à la Chambre 'seus la présidence du commandant Pilate, en vue de .former un groupe radical d'action nationale et sociale.

Après un échange de vues sur tet situation politique, la constitution immédiate du groupe a été décidée.

SENAT

A LA COMMISSION

DES DEPARTEMENTS LIBERES

La- Commission des Départements libérés s'est réunie ce matin, sous la présidence de M. Lucien Hubert pour examiner le texte proposé par M. Guillaume Poulie, rapporteur, sur la proposition de loi relative à la création d'un secours extraordinaire en matière de dommages de guerre.

Les décisions intervenues avant d'être transmises à la Commission supérieure des dommages de guerre seraient d'abord examinées par une Commission présidée par un Conseiller à la Cour de Cassation. Cette ornière commission statuerait dans des conditions analogues à celles qui régissent l'examen des pourvois en cassation par la chambre des requêtes. Un recours extraordinaire ne serait recevable que dans les cas limitativement déterminés au point de vue juridique, après l'échange des observations auquel prirent part MM. Boivin Champeaux, Chalamet, Japy. Gérard, Henri Merlin, Touron, de Lubersac, Lucien Hubert et Magny.

Le texte proposé par le rapporteur a été définitivement adopté.

LES ENCRAIS AZOTES

Sous la présidence , de M.. Gomot, le groupe agricole du Sénat s'est réuni pour entendre la conférence de M. Matignon, professeur au Collège de France, sur les engrais azotés.

M. Gomot a précisé le désir du groupe agricole d'être fixé sur certains .points. Il a fait remarquer que l'azote est appelé à jouer un rôle primordial au point de vue agricole, à un tel point qu'un ministre a pu dire avec juste raison, que l'azote est du pain. * M. Matignon a exposé l'état de la ques- tion avant, pendant; et depuis la guerre, et a passé en revue les nouveaux procédés de fabrication de l'ammoniaque synthétique. Il a émis l'espoir et la conviction qu'étant donné le progrès de la science actuelle, l'azote, dont le prix de revient est encore élevé à l'heure actuelle, pourrait être fournie prochainement 119 prix vjlus économique à * l'agriculture- ■<

AUX COLONS DE SETIF

Les colons de la région de Sétif — où l'Echo d'Alger est particulièrement répandu — ont certainement lu les articles publiés dans ce journal au sujet de l'utilisation de l'alcool comme carburant pour la propulsion des automobiles et des tracteurs agricoles.

Ils savent, par conséquent, que grâce à l'invention du commandant Sarluis Sinclair, de l'armée anglaise, l'alcool peut avantageusement remplacer l'essence, qui est un produit étranger, et que cette substitution, si elle était généralisée constituerait une fortune inappréciable pour notre pays, puisqu'elle libérerait l'Algérie d'une importation extrêmement nuisible à la collectivité.

Il ne faut pas croire que si les promoteurs de cette idée sont demeurés quelque temps dans le silence, c'est parce.. qu'ils avaient renoncé à leur projet.

Ils ont, au contraire, beaucoup étudié, beaucoup réfléchi et il résulte de leurs études que l'affaire du carburant est maintenant parfaitement au point et que le moment est venu de passer à la réalisation.

Parmi les quelques projets soumis à l'examen des techniciens, il en est un qui a particulièrement retenu leur attention et c'est ce projet que nous voulons aujourd'hui soumettre aux colons de Sétif, parce qu'il intéresse directement leur région..

De tous les produits algériens susceptibles de fournir le plus sûrement et à meilleur compte l'alcool nécessaire au remplacement de l'essence, le sorgho menu cultivé dans la région de Sétif est celui qui doit être choisi par les promoteurs du carburant P. et S.

Ce sorgho, semé au printemps sur les labours préparatoires des terrains en jachère et récolté en octobre, en cultures dérobées, peut fournir, dans la seule région de Sétif, près de 200.00 hectolitres d'alcool par an, dans les conditions de culture actuelle et sans rien déranger aux récoltes de céréales.

Si cette culture était étendue et améliorée, on pourrait faqjÉement doubler ce chiffre.

La variété de sorgho dont nous parlons a le mérite d'être extrêmement rustique et de pousser même sans qu'il ait plu au printemps, au moment des semailles.

L'humidité emmagasinée dans le sol pendant l'hiver suffit à son développement.

Les tourteaux provenant des distilleries pourraient servir à nourrir le bétail des colons et à permettre même à ces derniers de pratiquer l'élevage sur une plus grande échelle.

Le projet est donc pratiquement au point. ,.

Il ne manque plus, pour le réaliser, que le bon vouloir des colons de Sétif.

On nous dit de partout : « Ne croyez pas que les colons vont se mettre à cultiver le sorgho sans avoir fa certitude qu'ils pourront tirer de cette culture des revenusau moins aussi intéressants que pour la culture de leurs autres céréales. » Nous répondons à ceci : « 11, est possible, il est même certain que les colons, de même que les commerçants et les industriels, chercheront à tirer parti de leur travail. ',

« Aussi bien n'estait pas question de leur failjf faire un marché de dupes. Nous voulons, au contraire, qu'ils réalisent le plus de gains possibles.

« Mais nous prétendons qu'en présence de la situation actuelle, si nous demandons aux cultivateurs de-Sétif de faire un effort en faveur de l'intérêt supérieur de la France et de l'Algérie, tout en sauvegardant leurs intérêts particuliers, il n'y a pas un seul colon qui ne répondra pas à notre appel. ■»

Nous nous proposons même d'aller chez eux bientôt et de leur expliquer, dans une conférence, ce que nous voulons, ce que nous leur demandons et dans quelles conditions nous sollicitons leur concours.

Si, comme nous en avons la ferme conviction, nous arrivons à nous entendre, il se peut que, dans quelques mois, l'essence de pétrole ne soit plus utilisée en Algérie et que le carburant national — le vrai — soit répandu à profusion dans toute l'Afrique du Nord.

Les colons de Sétif pourront se vanter alors d'avoir sauvé l'Algérie de l'intolérable tutelle des pétroliers anglo-saxons et ils recueilleront à ce moment le bénéfice légitime d'une initiative que nous nous féliciterons, quant à nous, de leur avoir-fait prendre. ,

En attendant la conférence annoncée, nous sommes prêts, dès maintenant, à fournir sur cette question tous les renseignements que l'on voudra bien nous demander.

E. B.

Un maître-escroc à rintruction

Nous avons tout récemment entretenu nos lecteurs des exploits dû maître escroc Doche Jean. qui se faisait appeler aussi Dochc-Dardeys, représentant à Alger d'une soi-disant firme commerciale en formation dont M. Loucheur, ancien ministre, devait être le commanditaire pour une somme qui atteindrait une vingtaine, de millions.

Doche, on le sait, a été écroué à la prison de Barberousse, où il se trouve à la dispos: tion de M. le juge d'instruction Bauguil, qui l'a déjà entendu à plusieurs reprises.

Ces auditions ont eu lieu en présence de

Me Fontebride. le défenseur de l'accusé. L'inculpé n'a rien perdu de son assurance et il explique ses escroqueries ou tentatives d'escroqueries de la manière la plus 'Simple du monde. C'est une affaire commerciale, dit-il, que j'ai entendu mener avec tous ceux qui se prétendent dupés et si on m'avait laissé en liberté tout le monde serait réglé aujourd'hui mais on m'a placé SOU3 les verrous, alors. rien n'est plus possible, il faudra prendre patience.

Cette affirmation de rembourser les quel ques milliers de francs soustraits à.plusieurs de nos concitoyens est un 'peu risquée dsns la bouche de Doche qui au moment de son arrestation n'avait en sa: possession qu'une somme de quarante francs environ ; toute sa fortune probablement.

Aux nombreuses plaintes qui ont motivé l'arrestation de Doche et qui forment le fond des faits relevés à sa charge sont venus se greffer une escroquerie de 6.000 francs commise au préjudice. de M. D., propriétaire à Berrouaghia résidant à Alger et celle de M. Vernay, armurier à Alger chez lequel Doche avait pris livraison de nombreux fusils et de munitions.

Ajoutons que dores et déjà les faits relevés à l'encontre de Doche sont suffisamment étayés pour justififr amplement les poursuites. mais il est possible que l'instruction de cette affaire soit assez longue, M. le juge Bauguil pouvant être saisi de nouvelles plaintes qui ne sont pas révélées encore.

LA VIE. UNI VERSiTA ERE -

FACULTE DES SCIENCES

Exploitation des Mines. — Conférence de M.. Dussert, aujourd'hui mercredi, à 17 heures. Laboratoire de Géologie,,

Le Professeur Voronoff en Algérie

1 B la FaGQlté f'Mer

On! a certainement regret que l'amphithéâtre de médecine d'Alger soit de dimensions; Wp restreintes, hier après-midi, lorsQuclton constata l'affluence de professeurs, de chirurgiens de médecins, d'étudiants et de personnalités officielles venus pour écouter les explications du Dr Voronoff. les doyens Soulié et Hérail ont eu "-rand peine, malgré leur amabilité, à - placer leurs invités. Aux premiers rangs de ceux-ci : M. Dubief: secrétaire général, qu'accompagnait M. l\Iaurx, son chef de cabinet, représentant M. le Gouverneur général ; M. le Freret Alliez ; M. le vice-président du Conseil de Préfecture Cazenave ; MM. les généraux Boir chut et {!;ratie:¡; le médecin principal Mcyer; lVIJyI. Mercier et Vagnon, délégués finan cierks, ; M. Nouvion, propriétaire éleveur, assistaient à cette manifestation scientifique qui débuta par la présentation du professeur Voronoff aux auditeurs par le Dr Tournade, professeur de physiologie qui dit, en termes très simples, combien sont remarquables les études que l'on doit au célèbre directeur de laboratoire du Collège de France, sur la greffe et sur les sécrétions internes des glandes sexuelles, et aussi combien sont précieuses les observations faites des effets produits par ces greffes sur l'organisme.

1

Le professeur VORONOFF

Le Dr, Tournade rappela les multiples expériences faites sur toutes sortes d'animaûx et l'action transformatrice considérable.'1 Se la greffe ; puis il donna la parole au conférencier.

Jei ne vous résumerai ipas .les explications 1 e ..delui-ci. Elles ne furent, à vrai dire* -figue

la rjépétition de celles qu'il: donnait l'autré i jour à Maison-Carrée auxquelles, pour un 'en':' tpitriage plus .préparé, il donnav par instants une : tournure plus technique.

Arès qu'il eut rappelé ses expériences, il avoua, très franchement ne ipas avoir pratiqué la greffe pendant dix ans sans de nombreux insuccès thérapeutiques qui île le découragèrent pas parce qu'il avait Ja foi. 11 rappela tout ce que ses travaux doivent «wc!

expériences du Dr Carrel, il nous apprit quels furent ses travaux et qu'il pratiqua ]a greffe sur un vieillard : de 83 ans chez qui, apl'ès quelques mois on constata une diminution de la ipression artérielle coïncidant avec, une augmentation de force physique.

Le Dr Vonoroff, une fois de plus, tintâ noter que la greffe ne doit pas être considérée comme un aphrodisiaque. Elle n'améliore pas les impuissants, elle stimulet seulement les organes affaiblis.

C'est certainement dans ce but qu'un jeu-

ne algérois qui écoutait l'autre ;our la conférence faite à Maison-Carrée s'est offert comme « donneur » pour rendre à son père âgé de Z6 ans toute sa vigueur physique et intellectuelle. L'opération sera faite prochainement par un docteur d'Alger.

Quant à celles que pratinua ici le docteur Voronoff elles s'élèvent au nombre de 24. 22 greffes ont été pratiquées sur des animaux et deux sur des humains.

— Si j'ai pu travailler tant, et si, bien.

expliqua le savant, c'est parce que j'ai trouvé de la part des autorités algériennes l'accueil le plus flatteur. Ici, on va de l'avant, on a l'esprit américain.

Avouerai-je que cette constatation m'a fait plaisir ? *

Avouerai-je aussi que beaucoup ont été enchantés des remerciements adressés par le Dr. Voronoff à M. Nouvillon qui mit à sa disposition tout ce qu'il Voulait comme animaux, chevaux, béliers, boucs, etc.

— Je n'ai voulu que vous expliquer ma méthode et les procédés de greffe, dit en terminant le professeur au collège de France.

Dans ce pays vous pouvez expérimenter facilement, Faites-le, puisqu'on le fait dans tous les pays étrangers, et notamment étudiez les possibilités de greffes à faire en utilisant les nombreux singes — ceux de la Chiffa excepté, qui 1Jarait-il sont sacrés que l'on trouve en Algérie.

La conférence s'est terminée par ia ptojection cinématographique des diverses opérations que comporte là greffe humaine par utilisation des glandes d'un chimpanzé.

R.D.

Les Dernières Expériences du

Professeur Voronoff à Ouefl-el-Hlleog

Blida, 11 mars (de notre correspondant particulier). — Le Docteur Voronoff devait pratiquer, hier à la ferme des Sources à Oued-El-Alleug, la dernière série de ses expériences.

A cette nouvelle, une assistance nombreuse en majeure partie composée de cultivateurs ec d'éleveurs de toute la Mitidja s'était rendue au domarine de la Société Agricole Algérienne dont le distingué directeur, M. Nouvion, leur réserva comme d'ordinaire le meilleur accueil.

L'assistance, en attendant l'arrivée du maître. a pu examiner à son aise les agneaux precédemment opérés. Ceux-ci sont en parfaite santé. La cicatrisation s'est faite sans suppuration et la région des bourses a déjà recouvré toute sa souplesse.

Puis, en présence du Docteur Voronoff, du chirurgien bhdéen M. le Docteur BaffiIon, de' M. Trouette, directeur des services de 1 elevage en Algérie, un taurillon donneur fut opéré par MM. les Vétérinaires militaires Wagner d'Alger et Tissiet de Madagascar.

M. le Docteur VoroniTff eut ensuite l'extrême amabilité. de céder le "bistouri à MM les Vétérinaires Pons et Bosselu qui gréffèlent chacun un des testicules au vieux taureau qu'il s'agissait de rajeunir ; et l'opération hardiment pratiquée, sous l'œil du- maître fut parfaitement réalisée.

Jeudi dernier également, des expériences de greffe animale avaient été enectcées au domaine des Socrces, par M. Bendanou vétérinaire a Miliana, ancien préparateur de zQotechni-eà Montpellier; le docteur Puelma, du Chili, et le vétérinaire Schmitt, préparateur et assistant habituel du docteur Voroonff.:

M. le docteur Voronoff quitte l'Algérie mercredi. Sa méthode, qu'il a pu largement expérimenter ici, a été appréciée. comme elle le mente ; elle sera. sans contredit, retenue et appliquée à l'occasion par tous ceux qui, accourus à l'invite du réputé professeur ou de ceux qui se sont ingéniés à lui faciliter sa tache, soit en élarg-issanfsoh champ d'expenences, soit en lui en pfocuraht les éléments voulus, ont suivi régulièrement ses différentes interventions. s

Pour notre part, helireùx; ^T'avoir pu assister a de passionnantes expériences, nous adressons nos respectueux hommages et nos vifs remerciements au maître qui, avec cette charmante simplicité qui caractérise le savoir, voulut bien parfois nous donner toutes les explications que nous désirions, et à ceux qui furent vraiment les artisans de ses démonstrations en Agérie : MM. Nouvion, clirecteur de la Société Agricole, Paulian, directeur des domaines Chiris, le docteur Barn Ion. chirurgien, et M. Pons, vétérinaire à Blida. -

ECHOS

Le temps qu'il fait

Situation générale du 11 mars. — Le baromètre a partout haussé sau,f vers l'Islande. Un massif de fortee pressions s'avance de la Scandinavie (Norvège 774 mm.) , par l'Allemagne et la France. sur le Nord de la Méditerranée. Une aire dépressionnaire recouvre l'Océan Atlantique (Valentia 760 mm. ) Des minima subsistent dans le Sud Algérien (Geryville 760 mm. ) et au Sahara (BéniAbbès 756 mm.).

En Algérie, ce matin le ciel est couvert; il pleut depuis la nuit sur presque tout le Nord du réseau. Lee vents sont faibles ou modérés au Nord et au secteur Nord; ils sont assez forts et généralement- du secteur Sud au Sahara.

La mer est belle ou peu agitée.Avis aux ports. — Golfe du Lion. Baléares.

Oran Alger Bizérte, vents du secteur Nord modérée. *

Pression atmosphérique — Alger à 13 heures.

764 mm. 7; la veille. 760 mm. 5.

Température. — Alger à 13 heures 13°2; maxi.

mum, 11°2. iMinima : Oran, 12° ; Blida, 9" ; Or- léansville 11°; Tizi-Ouzou. 1°; Sétif 5'9; Paris.

- 1 o. Nice

Probabilité pour le 12 mars. — La hausse barométrique se poursuivra sur le bassin méditer.

,rann et sur l'Afrique du Nord, la pression restant plus basse au Sahara. En Algérie, le temps d'abord très nuageux avec petites pluies; s'éclair.

cira ensuite. Les vents souffleront généralement du secteur Nord et seront modérés. La température sera inférieure à la normale.

Département d'Alger. — Très nuageux et pluvieux puis éclaircie. Vents du secteur Nord modérée.

AUJOURD'HUI

Fête à souhaiter : Sainte Eùphrasie

Courrier à poster :

A midi, départ du Gouverneur-GenéralTir man (N.M.>, pour Port-Vendres, et du Sidi-Bralzim (S.G.T.M.), pour Marseille.

Dernière levée dans les bureaux des

Postes, rue Michelet, Belcourt, Bab-elOued, Esplanade, à 10 h. 30 (levée supplémentaire taxée à des heures variant entre

11 h. 5 et 11 h. 45). Pour les bureaux d'Alger-Bourse et d'Alger, rue de Strasbourg, dernière levée à 11 h. 40 (levée supplémentaire taxée, à 11 h. 45).

Dernière levée au bureau d'Alger-Central, à 11 heures (levée supplémentaire taxée, à 11 h. 40).

Spectacles :

Au Théâtre Municipal -: Relâche.

A l'Alhambra, première : La Femme qui rit; Drêan.

Au Nouveau Théâtre : Relâche.

Au Casino : Paul Gesky, Paulette Pa;tor, les Frilli, Fortuna et Bazola.

Cinémas : Consulter notre rubrique spéciale.

L'ARRIVÉE DE M. STEEG

C'est aujourd'hui, vers 16 heures, que le Gouverneur général rentrera à Alger, par le paquebot « Timgad », de la Compagnie Générale Transatlantique.

Nous croyons savoir qu'en plus des autorités civiles et militaires, de nombreuses notabilités de notre ville viendront saluer

M. Steeg au débarcadère, pour lui apporter leurs témoignages de sympathie à l'occasion des événements qui se sont dérou-

lés à Paris et à propos desquels l'Algérie

a manifesté tant d'émotion, aujourd'hui remplacée par une satisfaction générale.

LE FESTIVAL DE LA PRESSE

« Prête-moi ta femme »,- comédie en

2 actes;

Yvonne Legeay et Drêan, dans un sketch étourdissant de fantaisies « On cherche un dans'eur russe » ;

Le Casino avec ses meilleures vedettes; L'orchestre du Théâtre Municipal (orchestre des Concerts d'été), conduit par son chef M. Lebot;

N'était-ce pas là de quoi donner entière satisfaction au public d'élite qui se pressera, lundi soir, dans la salle de l'Alhambra? Et cependant voici un concours inespéré!

Eugénie Buffet la grande artiste de la chanson; Eugénie Buffet, l'héritière directe de Thérésa; Eugénie Buffet, qui a mis son extraordinaire. talent au service d'un véritable apostolat en faveur de l'art français; Eugénie Buffet qui, durant la grande guerre, fut la providence des soldats blessés; Eugénie Buffet, dont la voix chaude et prenante provoque tour à tour l'émotion et l'enthousiasme, nous redira ces œuvres délicieuses qui ont consacré sa popularité et son universelle renommée.

M. Georges Charton, compositeur émérite qui l'accompagne dans sa tournée de propagande à travers l'Algérie, fera apprécier quelques improvisations musicales de haute tenue artistique.

Puis ce- sera le bal pour lequel des merveilles nous sont promises, M. Gantier, le sympathique directeur de la succursale d'Alger des grands magasins « Au Bon

Marché » de Paris ayant fort aim0lement mis à-motre disposition ses dééorateurs les

plus fameux.

Enfin M. Matton, ne voulant être en reste, va transformer son bar américain qui, à l'heure da souper, sous les jeux de lumière, offrira un coup d'œil vraiment féerique.,

La location sera ouverte dès demaIn jeudi, à l'Alhambra. On pourra également retenir ses places pour le souper.

Réunion de la commission des fêtes, aujourd'hui, à 2 h. 15, Brasserie Laferrière.

LUC COURT, Auto. Marque française

EUGENIE BUFFET A ALGER

La célèbre et tant applaudie cigale algérienne Eugénie Buffet donnera samedi 15 mars, à 3 heures, une matinée de gala lm Théâtre de l'Alhambra. Le chansonnier compositeur humoriste Georges Charton accompagne la grande artiste. La location est ouverte aux bureaux du Théâtre pour cette belle manifestation de la « Chanson de France »„ -

BIENFAISANCE

rAu Banquet annuel de la Société de secours mutuels 'des Bourguignons et Lyonnais, qui a eu lieu dimanche 9 courant, une quête, au profit du Bureau de Bienfaisance et de la Goutte de Lait, a donné la

somme de 172 fr. 70.

La moitié-de ce montant a été remis à

M. Pernet, président du Bureau de Bienfaisance présent à la réunion, et la seconde, soit 86 fr. 35, a été adressée à V u Echo d'Alger », qui la fera parvenir à l'œuvre de la Goutte de Lait.

Merci aux Bourguignons et aux gones de leur générosité envers les pauvres et les petits. -

COURSE AUTOMOBILE PARIS-NICE

Trois voitures TALBOT engagées : Trois premières places.

Catégorie 1.500 C.C. profesionnels 4

Premier: TALBOT

Catégorie 2 litres professionnels 1

Premier : TALBOT

Catégorie 2 litres amateurs -:

Premier : TALBOT

Course de côte de la Turbie:

Premier et Deuxième: BUCATTI

Etabliss. d'Abrantès, 3 et 5 Bd Baudin, Alger

FIANÇAILLES

Nous apprenons les fiançailles de Mademoiselle Hernandez Joséphine-Angèle, petite-fille de Madame veuve Ozanne et nièce de Monsieur Ozanne, administrateur du Club Gymnastique de Mustapha, employé aux C.F.R.A., avec Monsieur Klabfeis Jean-Henri, fils de Madame et Monsieur Klabfeis,. retraité au P.-L.-M<

Toutes nos félicitations.

CARNET

Madame et Monsieur Babillot et leur fils

Jack;

Madame et Monsieur Antoine Achaque ainsi que leurs nombreuses famines, vivement touchés des nombreuses marques de sympathie qui leur ont été données à l'occasion du décès de leur regretté fils, frève et petit-fils chéri

Jean Antoine BABILLOT

et dans l'impossibilité de répondre individuellement, prient les personnes qui ont participé à leur immense malheur de vouloir bien trouver ici l'expression de leurs sincères remerciements.

POMPES FUNEBRES CEHERALES. ALGER

Place BUlleaud. — Téléph. 19.79

Pour enrayer la hausse excessive des denrées

LE PARQUET FAIT PROCEDER

A UNE ENQUETE

En raison des hausses injustifiées et successives qui se sont produites depuis deux mois, et en exécution des instructions du Parquet -(PAIger le commissaire central -f ait, procéder par le commissaire spécial du Service des fraudes, à une enquête régulière sur le commerce des sucres, des essences, des huiles et en ce qui concerné toutes les denrées alimentaires : café, œufs, légumes, etc.

L'examen des stocks importants et les comptabilités des négociants permettront d'établir s'il y a lieu, le délit de hausse illicite ou d'accaparement.

UNE PROTESTATION DES CHEMINOTS I/Union des Syndicats des Chemins de fer de lAlgéric vient d'adresser au Maire d'Alger la lettre suivante:

,

a Monsieur le Maire,

« Nous avons l'honneur d'attirer votre bienveillante attention sur la situation actuelle qui est faite aux plus modestes citoyens de notre ville, par l'élévation injustifiée du coût de toutes les denrées de première nécessité.

« Cette situation déplorable, qui risque en se prolongeant d'avoir les plus fâcheuses conséquences, nous incite à solliciter du Chef de la Commune, des mesures propres à ramener les spéculateurs et mercantis de toutes sortes à l'exercice d'un commerce honnête n'engageant ipas l'existence des plus malheureux et de leur famille.

« Une enquête rapide a permis de constater que, dans la banlieue d'Alger, en particulier à Hussein-Dey, les prix des légumes et du poisson, pour ne citer que ces exemples, sont bien moins élevés que sur les marchés d'AI-. où chaque jour une augmentation injustifiée des prix vient accentuer la détresse des familles, et plus particulièrement de celles qui sont nombreuses.

« Il est évident, dans ces conditions, que la çipéculation joue un rôle odieux qu'il est urgent de refréner comme les lois vous en donnent d'ailleurs le pouvoir.

« Nous osons espérer, Monsieur le Maire, que vous voudrez bien envisager, à brève échéance, des moyens énergiques, afin de ramener le coût des denrées de première nécessité à des prix moins élevés.

« Comptant sur votre urgente intervention, nous vous nrions d'agréer, Monsieur le Maire J'assurance de notre considération la plus distinguée.

« Le Secrétaire général en mission,

« Signé : Antoni C.. »

Confédération Générais aDI Agriculteurs

D'ALGERIE

Assemblée, Générale Ordinaire Statutaire

MiM. les membres du bureau et délégués départementaux à la « Confédération Générale des Agriculteurs d'Algérie « sont priés de bien vouloir assister à l'assemblée générale ordinaile statutaire qui aura lieu au siège de la C.G.A.iA., 1, boulevard de la République ( entrée 2, rue Combe), à 'Alger, le lundi

24 mars 1924, à 9 heures du matin.

Ordre du jour io Election du président et du bureau, nomination des contrôleurs.

2° Rapport "du bureau, rapport des - ton trôleurs..

3° Rapport du trésorier, exposé de la situation financière, budget 1924-1925.

4° Situation douanière :

a) au point de vue céréales ;

b) au 'point de vue vinicole ;

c) au noint de vue primeurs ;

d) au point de vue agrus ;

e) au point de vue de tous autres produits agricoles.. , .,

5° Situation douanière avec le Maroc.

6° De la défense du franc par l'agriculture.

7° De l'organisation du crédit et de la coopération agricole en Algérie.

8° Politànue du blé..

9° Ouestions viticoles Y

f) Statut et régime de l'alcool, carburant national ;

g) Mesures susceptibles de parer aux crises viticoles..

Il) Application à l'Algérie du re, gi. me des vins de liqueur. Emploi de benzoate de sodium.

10° Constitution de la nropriété foncière en Algérie.

- 11° Questions diverses.

Un Meurtre sauvage

Oran, 11 mars. — (De notre correspondant particulier. — (A minuit, à ColombBéchar, une malheureuse femme indigène Kadra a été -sauvagement assassinée par le garde-champêtre Boumelet qui était en état d'ivresse.

- Le misérable a décharge sur la victime son revolver contenant cinq balles, s'achar,.

nant sur elle avec, ^niautc.

LES ŒUFS A BON MARCHE

Un voleur surpris

DEPUIS PLUS D'UN AN, AVEC

D'AUTRES EMPLOYES DE LA MAISON.

IL VOLAIT SON PATRON ~l

Depuis un certain laps de temps, depuis' plus d'un an. M. Hamon, gros exportateurpropnetaire, 22. rue de Tanger, constataitqu'à chaque arrivage de l'intérieur, une cer-; tame quantité d'œufs lui manquait. Maigre les plaintes déposées et une étroite surveil-" lance exerce, rien n'était découvert, ls vo-' leurs n'étaient pas trouvés.

Comme par hasard, lundi soir, M. Hamon se rendait à ses magasins ")(lur' aller chercher un télégramme attendu, 11 n'v trouvait, pas de télégramme, mais ayant ouvert la porte il y surprenait un indigène, venu pour, voler et oui rapidement prenait la fuite ,par une fenêtre donnant sur u rue "Blanchard.

C'est d'ailleurs , par là qu'il avait pu pénétrer dans les magasins.

M. Hamon se mettait à la poursuite du vo* leur inconnu et arrivait à l'arrêter. malgré sa vélocité, rue Maréchal-Soult ■; le malfaiteur remis entre les mains d'un agent de police, était conduit au commissariat du 48 arrondissc-ment.

Là, l'exportateur reconnaissait un de ses employés, Habsi Ahmed ben Naïli, qui avouait son forfait, mais déclarait avoir été nous se par :deux autres employés de M. Hamon. Il a ajouté que depuis plus d'un an en compagnie de ses coïlëgûes, tous trois volaIent une moyenne de 300 œufs au préjudice de leur patron, ce qui représente une moyenne de 3.600 œufs par mois environ.

Ils opéraient, en laissant, au moment de l'emballage dans les caisses à destination de la France, des œufs au fond des corbeilles venues de l'intérieur. Les corbeilles, présumées vides par le patron, étaient déposées dans un entrepôt voisin où les employés indélicats allaient les chercher pour les vench£ and j vil prix. a un recéleur, également marchand d'ceufs.

A la suite des aveux de l'employé Habri Ahmed ben Naïli arrêté lundi soir par M.

Hamou, lui-même, la sûreté avisée a procédé hier matin à deux autres arrestations, celles de deux indigènes également employés dans ses magasins et qui ont tout avoué.

Les services de la Sûreté procèdent à des recherches et sans nul doute découvriront le ou les recéleurs dont il sera procédé à rar restation sans délai, car s'il n'y avait pas de recéleur, il n'y aurait pas de voleuf.

Le montant des vols d'œufs, commis ré-* gulierement chez M. Hamou depuis plus d'un an, s'élèverait de 25 à 30.000 francs.

Le commissariat de Dolicc du 4e arrondissement est chargé de l'information. — A. S.

A TRAVERS ALGER

RECONSTITUTION D'UN DRAME.

Ces jours derniers, M. le juge d'instruction Laffont a fait reconstituef le drame'-au cours duquel le sieur Peyron, emnloyé aux T.A., tira decx coups de revolver sur Sa f' mmu Anton Catherine, décédée récemment des suites de ses blessures. L'accusé; qui sera poursuivi pour .fagjtUiL» cide volontaire, était assisté de Me F/f de, son défenseur.

Il a,--devant Je magistràt 'instructeur, et sur les lieux mêmes du drame, reconnu les faits invoquant toutefois -la légitimité de son geste. -

Après cette formalité judiciaire; qui eesi déroulée devant l'Hôtel. Alexandra, à Mus-, tapha-Supérieur, ■ Peyron a été reconduit à Barberousse.

THEATRE DE L'ALHAMBRA. - Aujourd'hui. soirée de gala tfour la première créatioin à Alger de

; LA FEMME QUI RIT W

avec

DRÉAN

Le Dantec, Lemay et toute la troupe.

Location ouverte. — Trams.

Bar américain., — Orchestre.

ARRESTATION POUR RECEL D'UNE SOMME DE 1.900 FRANCS.. A la suite d'un. vol commis par le jeune S.,.., au préjudice de son oncle, les agents Julliart et Lageyre, de la Sûreté générale, étaient amenés à enquêter sur la disparition d'une somme de 1.900 francs.

Des recherches effectuée's. il est résulté l'arrestation du sieur Féménias François, 32 ans, chauffeur d'automobile, recéleur da cette somme.

Présenté à M. le juge d'instruction Bauguil, l'inculpé- Féménias a été placé souf mandat de dépôt.

evim-cachat I

LA MEILLEURE EAU DE RÉGIME I

Rein - Foie - Artério- S clérose E

Rein - Foie - Artério-Sclérose

LES VOLS AU TELEMLY. les mal.

faiteuxs ont opéré, la nuit dernière dans l( quartier du Télemly.

Par escalade, ils ont pénétré dans la pro priété Courtel Aldemar, brasseur et ont enlevé 100 mètres de tuvaux de cuivre, ainsi que de nombreux robinets en même métal, le tout d'une valeur de 1.000 francs.

Ils se sont introduits par une porte laisse ouverte dans la propriété de Mme Bossia' Alice et dans la cave ont volé un tapis de table, du linge et des effets d'habillemnts.

Enfin, dans la villa habitée par Mme Ross Whatley, cité Fournier, il a été dérobé une bassine en cuivre et un, porte-cigarettes de.

dame d'une valeur globale de 400 francs.

La Sûreté a été avisée.

Anisette du Phénix

A L'HOTEL. — Dans la chambre du. pro* priétaire de l'hôtel de l'Univers, 44, JllUC Sadi-Carnot, il a été volé la nuit dernière u npetit coffret à bijoux contenant 12 francs,un tour de cou et une médaille en or, ornée de perles fines.

Le volé a indiqué ses soupçons.

EAU PURGATIVE FRANÇAISE

PURGOS

LA MEILLEURE — le matill à feun

POULES VOLÉES. — La nuit çernièrè.

par escalade, un malfaiteur a pénétré dana la villa Rancy, rue Darwin, chez M. Be, zourbes et a dérobé onze superbes poules.

ANDALOUSE

ANISADO

BANLIEUE D'ALGER

MAISON-CARREE

Cours de conférences soeiaies. - :Le Co.

seil d'administration de l'Association de Foucauld invite les habitants de la ville qu'intéressent les questions sociales, à venir entendre maître iMaurice Roure qui donnera jeudi prochain, 14 courant a 0 heures du soir dans la salle de Foucauld sa deuxième conférence sur le (iRolc Social de la i* emmo^


CHRONIQUE SCIENTIFIQUE

Les Rayons Ultraviolets

LA LUMIERE EST UNE FORME

DE L'ENERGIE

Nulle science physique ou biologique n'est plus passionnante peut-être que celle de la lumière et des diverses formes récemment découvertes de l'énergie rayonnante, et maigre tant de connaissances nouvelles, -leur 'étude

n'apparaît encore qu'à son commencement. (Aussi bien l'imagination des hommes a-telle toujours été particulièrement frappée et séduite par la splendeur de la lumière et la magie des couleurs qui pendant des milliers d'années, sur tous les points de la terre, turent adorées ou du ;moms regardées comme des manifestations de la divinité.

(Le quarantième jour du déluge nous dit la Bible, l'arche avait atteint le sommet du mont iArralfa. Noé et ses compagnons virent dans le ciel un arc lumineux de diverses couleurs, -et ils comprirent par là que la colère divine était apaisée- -et que leur épreuve touchait à , sa fin. Lè soleil en effet reparut, le niveau <lefe eaux se mit a baisser et la vie reprit son essor. -

-Les hommes ne connurent longtemps de ia himière que ses rayons visibles, lumière blanche ou lumières de couleur qui pour eux ttpréstmtaient toute la puissance, toute l'éner-

Sie solaire. On ignorait d'ailleurs la nature de ces rayons et les 'liens qui les rattachent , entre eux comme des faisceaux de flèches tantôt étoitement resserrées et tantôt étalées ou dispersées..

C'est Descartes qui le premier comprit que l'arc en ciel était un jeu de réflexion des rayons lumineux paT 'les gouttes d'eau de la pluie tombant à l'horizon i. et c'est Newton

.'Ui montra au XVIlil0 siècle que la lumière iolanche est composée de rayons de diverses Couleurs que le prisme sépare et étale dans tin ordre toujours identique , : rouge, orangé, jaune, veTt, bleu, indigo, violet, que 1 on a appelé le spectre des couleurs fondamentales de la lumière.

On sait d'autre part depuis Huyghens que la lumière est un phénomène mécanique ré¡;ultant de vibrations, d'ondulations de 1 éther émises par des foyers à température plus ou moins élevée et propagée dans tous les sens en ligne droite. IMaxwel a montré, en looo.

que les vibrations de -la lumière ont beaucoup d'analogie avec les vibrations électro-magnétiques que produisent certains appareils électriques dits de haute fréquence. La lumière Ou plutôt l'énergie rayonnante et l'électricité apparaissent ainsi comme deux formes très Voisines de l'énergie.

'CARACTERISTIQUES DES DIVERSES

RADIATIONS

Les diverses radiations de la lumière sont caractérisées par leur longueur d'onde et par la vitesse de leurs ondulations. La première diminue, et la deuxième augmente en allant du rouge au violet.

Les rayons du spectre lumineux possèdent à la fois, mais inégalement réparties, des propriétés caloriques, -- lumineuses et chimi-

Ques. , , ; Aux extrémités du spectre lumineux ont été plus lard découvertes deux autres gammes eradiations ; en deça du rouge des rayons "--ide plué grande longueur d'onde qui sont obscurs, très caloriques et doués d'actions chimiques restreintes ; ce sont les rayons înfra louges. Au-delà du violet, des rayons de plus courte longueur d'onde, également obscurs, tpeu caloriques, onais susceptibles de produire des effets chimiques très intenses; ce sont les rayons ultraviolets. Avec un même foyer, dont on élève progressivement la température, par exemple avec une résistance électrique que l'on' fait traverser par un courant de plus en plus intense, on peut obtenir successivement ces trois séries de radiations : d'abord les infra rougès obscurs, décelés surtout par le thermbmètre. puis. à partir de 525° et en commençant' par le rouge, les rayons lumineux ; enfin, au-delà de 1.165°, les rayons ultraviolets. * Les longueurs d'onde des diverses radiations ont n. être exactement déterminées et l'on a adopté pour elles une unité de mesure l'Agstrœm,. nom d'un physicien suédois qui a beaucoup étudié ces questions.

L'Angstroem est la dix millième partie du ipïicron. oui lui-même correspond au .millième de millimètre. On compte aujourd'hui 8 octaves de ravons infrarouges qui vont de 600.000 à 7.600 Angsrcem une octave de rayons lumineux de 7.600 à 3.970 Angstrœm, et deux octaves de rayons ultraviolets de 3.970 à ,900 Angstrœm.

ETENDUE DU SPECTRE SOLAIRE

Le spectre .des rayons solaires qui parviennent tusqu'à nous est limité à la fois dans l'infrarouge et dans l'ultraviolet. Il s'étend seulement dé 300.000 8.890 An"trce, m. Mais tes foyers électriques réalisés aujourd'hui permettent d'Obtenir des spectres beaucoup îxlus étendus, particulièrement dans l'ultraviolet.

La limitation du spectre solaire est due surtout à l'absorption des rayons extrêmes gbar l'atmosphère terrestre. On a pu cakuler.

en effet, que la température du soleil dépasse de beaucoup 6.000, chiffre qui, je crois, n'est pas dépassé dans les foyers lumineux artificiels les plus-fpuissants. L'absorption de l'ultraviolet solaire extrême serait due surtout à J'oxyène de l'atmosphère.

Au delà de l'ultraviolet prend place en physique toute la gamme des rayons X et - celle des rayons du radium. La longueur d'onde des rayons X les plus mous que le physicien français Holweck a pu récemment obtenir est de 40 A ; celle des rayons les plus durs est de un dixième d'Angstrœm. On connaît ainsi aujourd'hui une immense échelle de radiations qui constitue un merveilleux champ d'études théoriques et dont les applications pratmues se multiplient de de iour en iour.

Les analogies que présentent entre elles ces diverses radiations sont en principe bien plus importantes et significatives que les différences d'actions nui les caractéri sent.

Mais au point de vue pratique, l'attention est retenue surtout par les propriétés particulières de chaque catégorie de rayons. Des travaux récents semblent montrer entre elles de véritables antagonismes : les rayons calorifiques neutraliseraient par exemple, certains effets des rayons chimiques et inversement ; mais- ceci n'est pas encore entièrement démontré, Et nous savons d'autre Part que l'intervention de la chaleur que l'on a appelée pour cela accélératrice, vient souvent, au contraire renforcer et .accélérer les actions chimiques les plus diverses et celles même des rayons ultraviolets.

POUVOIR DE PENETRATION

DES RADIATtNS

Une particularité très curieuse et pratiQuement très importante qui distingue les diverses radiations est leur inégal pouvoir de pénétration. Dans le spectre lumineux et surtout ultraviolet, les rayons sont d'autant moins pénétrants que leur longueur d onde est plus courte ; les rayons ultraviolets extrêmes sont arrêtés par - le verre et absorbés même par les plus minces pellicules. Seul le quartz est transparent pour eux. Il semble que les effets chimiques si puissants de ces rayons sont en rapport avec cette excessive absorbabilité de l'énergie qu'ils transportent.

Les rayons X, au contraire, ont un pouvoir de pénétration d'autant plus* grand que leur longueur d'onde est plus courte. Ils traver&ent les corps opaques sous de très grandes épaisseurs et sont, par conséquent, très faiblement absorbés oar les éléments interposés. Leurs effets chimiques sont cependant aussi très puissants et vont en ,augmentant à mesure que diminue la longueur d'onde. Pour expliquer ce fait, on tend à admettre une action spécifique, un pouvoir particulier de désintégration atomique que présenteraient les ondulations les plus rapides et par conséquent les rayons émis sous les plus hautes tensions électriques.

Mais il y a particulièrement dans ce domaine beaucoup d'inconnues à élucider.

PROPRIETES DES RAYONS ULTRA

VIOLETS

Dans l'échelle des radiations, les rayons ultra violets occupent une position intermédiaire entre le spectre lumineux et celui des rayons X. Mais ils sont beaucoup plus près du permier et leur production reste liée à celle des rayons lumineux. On en trouve dans la lumière solaire une quantité non négligeable, mais c'est avec des foyers de ,!'umière électrique qu'on peut le mieux les étudier et obtenir avec eux les effets des plus puissants. L'arc électrique et surtout les lampes à vapeur de mercure dont l'emploi industriel s'est répandu dans ces dernières années, sont des sources très riches de rayons ultraviolets, particularité qui a ses avantages et ses inconvénients.

Les rayons ultraviolets agissent très énergiquement sur les sels d'argent. On peut obtenir avec eux des photographies extrêmement raoides et fouillées. Ils ont un pouvoir intense de décoloration et on les utilise pour le blanchissement de certaines substances. On a pu aussi avec eux réaliser artificiellement la synthèse de substances hydracarbonées, celle de l'amidon par exemple que la cellule végétale produit normalement sous l'action des rayons solaires.

-On en a déduit un neu vite que les rayons

ultraviolets solaires jouaient dans la nature le rôle le plus important, et que toute vie végétale en dépendait. Cependant j'ai montré que les plantes peuvent se passer de rayons ultraviolets, mais non pas de lumière ni de chaleur. La lumière froide est insuffisante pour assurer la vie. Les rayons ultraviolets solaires représentent d'ailleurs à peine 5 pour cent du rayonnement total qui nous parvient ; les autres parties de ce rayonnement sont utiles et même nécessaires normalement à la cellule végétale ; elles le sont aussi à l'ensemble des êtres vivants.

On a pu dire néanmoins avec vraisemblance que les rayons ultraviolets représentent dans l'ensemble des rayons solaires une forme d'énergie supérieure. Ils semblent en effet avoir dans la nature un rôle non pas exclusif ni même indispensable, mais plus important que celui qui devrait quantitativement leur être attribué. 1

Sur l'organisme humain, les rayons ultraviolets ont des effets particulièrement intéressants, surtout localisés en surface par suite de leur faible pénétration. Sous une intensité relativement faible, ils provoquent la rougeur et la pigmentation. Ils sont responsables pour une grande partie des lésions de coups de soleil oui se produisent aussi sous l'action des foyers artificiels riches en ultraviolets ; c'est ce qu'on appelle le coup de

soleil électrique. L'action prolongée ou trop rapprochée de certains de ces foyers a même provoqué desconjonctivites et une irritation de tout le globe de l'œil. On s'en défend aisément avec des lunettes à verres jaunes ; l'épiderme est aussi rendu contre eux plus résistant si l'on a soin de l'enduire légèrement avec un corns gras.

Les effets d'irritation et même d'inflammation que provoque sur la peau l'application des rayons ultraviolets est utilisée en thérapeutique pour le traitement de certaines maladies cutanées, particulièrement du lupus. Cette tuberculose superficielle, si redoutable cependant, et presque toujours locali.

sée au visage, était autrefois considérée comme incurable. Ce fut la gloire du médecin danois Finsen de montrer qu'elle pouvait être guérie par l'application systématique des rayons ultraviolets. Sa méthode est aujourd'hui employée dans tous les pays du monde Les rayons ultraviolets ont aussi sur l'organisme des effets d'ordre général, qui peuvent être dangereux mais aussi très utiles suivant leur mode d'application. Les globules sanguins qui circulent dans les capillaires les plus superficiels de la peau fixent instantanément l'énergie de ces rayons chimiques. Si l'irradiation est trop forte ou trop prolongée, le sang, et par suite l'organisme tout entier, subissent un véritable choc résultant d'une destruction partielle de l'hémoglobine. Si l'irradiation est au contraire 'prudente, modérée et renouvelée avec des intervalles suffisants, les globules sanguins en reçoivent une charge énergétique et une excitation favorable à presque toutes les fonctions de la vie, mais qui sont particulièrement utiles et manifestes dans les anémies, quelle qu'en soit d'ailleurs la cause première.

[ MM, Livet et Vautier ont récemment rap-

porté à l'Académie de médecine qu'ils obtenaient avec les bains de lumière à rayons ul-

traviolets une importante diminution du poids des obèses qui sont comme l'on sait des dystrophiques, des ralentis de la nutrition. D'autres amaigris ont au contraire repris de l'embonpoint et la note de presse qui annonçait oete communication en apparence sensationnelle insistait sur le paradoxe de ces effets contraires. Comment disait-elle expliquer le mystère de ces actions si diverses des rayons ultraviolets ?

Si 'I'cin veut retenir .les données précédentes, on voit que ce mystère n'est pas impénétrable, et l'on sait d'ailleurs que des faits de même ordre s'observent journellement avec la cure solaire qui convenablement appliquée peut rendre de si grands services dans dés maladies très différentes.

Dr. Miramond D<e LAROQUETTE.

Les Propos du Docteur

La Physiologie du Névrosé

- 1. -"'*-." -' - SON PESSIMISME. -

\'ABOUTISSEMENT DE LA NEVROSE.

LE TRAITEMENT DU NÉVROSÉ

'Pessimiste émotif et timide, pétri"* d'amour-propre et de terreur du ridicule, le névrosé est un hypersensible, un inhibé, un obsédé par la peur de rougir ; le névrosé a besoin d'être rééduqué pour 1 initiative ; la suggestion bien faite peut, seule, créer chez lui les crans d'arrêt indispensables a toute accommodation nerveuse. Car ce qui domine en lui, c'ïest le chevauchement des idées, l'irritabilité en feu - de pailla, le découragement facile. Un rien l'attriste, un rien 1 é* gaie ; son état mental, harpe éolierme, change continuellement de vibrations. Incomplet, irrésolu, tourmenté par le scrupule il s'analyse sans trêve, se joue la comédie, a parfaitement conscience de sa volonté de cite.

impressionnée par le premier venu. Tout échappe, d'ailleurs, a sa satisfaction : la possession de ce qu'il désire, comme la jouissance de ce qu'il possède. Sa vie s'écoule ainsi entre l'inquiétude et le néant : la sensation de son délabrement et de sa défaite, la conviction qu'il ne saurait rien .■achever sans direction extérieure, le condamnent à vivre de ruses calculées et de pru•dentes économies. Et bientôt,son corps croule, timic' ¡p.t replié, comme s'il était

avare de vie et fataliste en son désastre, tout effort de réaction lui étant, par-dessus tout, douloureux.

C'est ainsi que le névrosé aboutit souvent à l'aliénation mentale et à la paralysie générale, dont une prétendue névrose (neurasthénie ou hypocondrie) n'aura réellement été que le prodrome, car les états neur,asthéniques durent, parfois, bien des années, avant qu'éclatent les gros signes de déficit mental, qui ouvrent la porte de la maison dite de santé. Or, d'isolement n'est vraiment utile, comme traitement, "ue dans les premières phases de la névrose alors que la suggestion peut rendre des services : cette dernière, en effet, ne saurait être pratiquée plus utilement que dans l'isolement. (Les propos de l'entourage et les « raisonnements » des parents et des amis détruisent énergiquement la trame des bons conseils du docteur Pénélope.) La suggestion est le grand remède et souvent le seul remède des aberrations de l'instinct psychique : au lieu de l'analyse constante, elle nous permet d'accomplir nos fonctions vitales à la manière de ces ouvriers des Gobelins rui travaillent sans voir ce qu'ils font.

'Le traitement proprement dit consiste, d'abord, à réfréner les causes physiques ou mentales du nervosisme. On s'opposera à la déminéralisation phosphaturique (cause tangible de la dvsthénie musculo-nerveuse) par le moyen de l'alimentation principalement, les phosphates de la pharmacie étant tous -démontrés d'une assimilation fort incertaine.

On trouvera dans les céréales, le laitage, les ceuf,s, les cervelles, le gruyère, la bière de malt. les ooissons, mollusques. les animaux

entiers, etc., les plus grandes réserves de phosphore.

Le séjour au grand air est indispensable pour, le neurasthénique urbain, qui perfectionne ainsi ses oxydations ralenties et stimule ses échanges "-nutritifs : un mois de cure d'air suffit, parfois, pour éliminer des urines l'excès des urates et des phosphates, la créatine, l'indican et même les traces d'abumine qu'elles contenaient.

traces

Lorsque l'anémie domine, hâtons-nous d'enrichir les globules sanguins par le moyen des martiaux qui, en dehors de leur activité hématoplastique, possèdent, sur le système vaso-moteur une influence certaine. En cas de surexcitation .nerveuse, on donnera les bromures. celui de camphre notamment. Contre la dépression et l'épuisement nerveux, nous possédons dans l'arséniate de strychnine, pint thérapeutique nécessaire pour relever la tonicité générale et réveiller le pouvoir excito-moteur des centres bulbaires, en luttant à la fois contre l'adynamie psychique (psychasthénie) et contre l'atonie nutritive.

En cas de ohénomènes gastro-intestinaux, les lavements la nepsine, la ouassine la ceinture contre les ptoses fourniront les plus heureux résultats.

Docteur E. Monin.

Paris et les Allemands

On signale, depuis quelque temps, le retour en masse des Allemands à Paris. Ils y arrivent, les poches pleines de livres sterling et de dollars, prennent les meilleurs appartements dans les meilleurs hôtels, parlent haut, et ne se donnent pas la moindre peine pour dissimuler leur « marque germanique ».

« Quand on veut exporter des marchandises, il faut d'abord exporter des hommes », disait naguère je ne sais plus quel catéchisme économique d'outre-Rhin. Et c'est ainsi que Paris était devenu, avant 1914, suivant l'expression même d'un journal allemand, « une grande ville allemande de plus de cent mille habitants ».

La conquête économique, qu'ils croyaient alors bien près d'être accomplie, a été interrompue par la guerre. Les Allemands la reprennent-ils aujourd'hui?

Or, c'est une chose infiniment curieuse que l'évolution de leurs sentiments à l'égard de Paris. 1

Au mois de juin 1918, c'est-à-dire à l'époque où commencèrent les grands raids de gothas sur la capitale française, la Gazette du Rhin et de Westphalie, l'une des feuilles allemandes les plus ardemment pangermanistes, organe officiel de la maison Krupp, eut une idée originale. Elle se posa cette question : « Se perdrait-il quelque chose si Paris disparaissait? »

Et vous aevinez tout de suite quelle réponse elle se fit.

« Paris, déclara tout d'abord l'excellente Gazette, Paris n'est en aucune façon une ville où il y a des monuments dignes d'être éternels. i», (Notre-Dame manque de Wblesse ; la Sainte-Chapelle n'est que de la Saint-Jean à côté de l'église Sainte-Mariede Trêves. Le Panthéon, l'Arc de Triomphe ne sont que de mauvaises copies de l'antique. Quant aux trésors artistiques de Paris.

ce ne sont que « des vols accomplis dans le monde entier. » Parfaitement! C'est la France qui a pillé les châteaux et les muosées!.

Bref, concluait la feuille de Kruop, « si Paris disparaissait de la terre, l'architecture du mande n'en serait pas plus mauvaise d'une pierfe »

Vous voyez tout de suite l'effet d'une telle déclaration Puisque Paris est sans valeur, devaient se dire les bons Allemands, n'ayons aucun scrupule à l'anéantir. Et allez donc, Gothas, Berthas, tapez dans le tas !.

En vérité, la psychologie de ces gens-là était d'une puérilité.- Ayant à-écidé de détruire Paris, ils prenaient la précaution de démontrer à l'univers que cette d.

truction ne coûterait rien à l'art et à la civilisation Ainsi. leur conscience était en repos.

Ils n'avaient plus qu'à se mettre à la besogne.

Mais on sait que la besogne n'avança guère. Paris resta debout et garda le sourire.

Les opinions d'Outre-Rhin sur sa valeur artistique n'eurent d'autre effet que de l'amuser infiniment.

De tous les sentiments qui s'amalgament dans cette haine des Allemands pour Paris, il n'en est pas de plus puissant que la jalousie qu'ils éprouvent à la pensée du rayonne ment que cette ville exerce sur le monde.

Paris !.. Ils y étaient pourtant plus de cent mille avant la guerre.

Et c'étaient plus de cent mille vers dans le fruit. Ils jouissaient de la douceur de la vie française ; ils gagnaient l'argent français ; ils appréciaient tous les plaisirs de ce Paris qu'ils détestaient. L'hospitalité généreuse qu'ils v recevaient semble n'avoir eu pour résultat que d'exalter leur aversion. On sait, en effet, que chaque Gotha qui vint sur Paris était monté, outre le pilote et le bombardier. par un observateur, un guide connaissant bien la capitale, et chargé d'indiquer les endroits à bombarder. Les jeunes Allemands qui vivaient à Paris .avant la guerre, se disputaient, paraît-il, 1'« honneur » de remplir ce poste de choix.

Semer la mort et l'incendie sur la cité qui l'avait accueilli cordialement, pouvait-il être, ipour un bon Allemand, joie plus pure que celle-là ? - -'

Or. il est un fait singulier à constater, c'est que cette animosité des Allemands contre Paris semble dater de l'époque où l'orgueil teuton commença de rêver à l'hégémo- nie mondiale..

Au temps de la sentimentale et patriarcale Allemagne célébrée par Mme de Staël ; au temps où toutes les petites nations germaniques ne songaient point à s'unir pour dominer le monde, les Allemands ne détestaient pas Paris. Bien mieux, ils l'aimaient, ils l'admiraient sans réserves et ne le jalousaient pas.

Au XVIIIe siècle, pour tout Allemand cultivé, te vovage à Paris s'imposait. Le poète L'hlrmd, dès - son enfance, économisait dans ce but tous les « groschen » qu'on lui donnait.

Suivant une habitude alors très répandue, et chez les Allemands plus encore que chez les autres peuples, tous ces touristes ont écrit le journal de leur voyage. Ces récits débordent d'admiration pour la capitale de ia France. A chaque page, leurs auteurs üélèbrent les charmes et la douceur de la vie française, comparés à la triste existence qu'ils mènent sous le rude climat de leur pays.

Kotzebue ne tarit pas d'éloges sur l grâce des Parisiennes et l'esprit des Parisiens.

Arndt lui-même, le farouche poète nationaliste qui, après 1813, devait, en ses strophes passionnées, exciter sans relâche le peuple allemand contre la France, Arndt écrit : « Prononcer le nom de Paris, c est comme si l'on disait le monde entier; c'est même plus.» Cette sympathie pour Paris subsiste pendant une grande partie du XIXe siècle L'influence de la France et de sa capitale domine ,le monde. Les Allemands n'en sont pas encore offusqués. Bismarck lui-même ^— oui, Bismarck ! — à son premier voyage à Paris, écrit à sa femme ces lignes enthousias-

tes : 1 « Il faut venir voir Paris, cette capitale européenne du luxe et du plaisir, cette ville aux sept merveilles !. »

Vingt ans plus tard, le Hun ne rêve plus que de réduire en cendres la ville des sept merveilles. C'est nue. dans l'intervalle, la Prusse a grandit, l'unité allemande s'est prél'orgueil allemand s'est enflé démesurément; et l'Allemagne songe sérieusement à ériger Berlin capitale de l'Europe sur les ruines de Paris.

1 Oui, la haine des Allemands contre Paris s'est avivée du jour où 1 Allemagne, unie et forte, a commencé à rêver d'hégémonie mondiale.

De ce jour-là, en effet, tout bon Allemand put caresser l'espoir de voir Berlin remplacer Paris dans l'admiration de l'univers.

Le pouvoir attractif de Paris sur l'étranger obsédait le Berlinois. Son rêve était de déplacer ce pouvoir au profit de sa ville et tous ses efforts tendaient vers ce but. Vous n'avez pas idée' de la joie qu'on éprouvait à Berlin, avant la guerre, quand on entendait dire que Paris était sale, négligé, rempli de fondrières et que la circulation y devenait impossible. La fameuse légende des apaches et de l'insécurité de Paris fut répandue à plaisir par les agences allemandes dans la presse du monde entier. A ce moment-là, on se contentait de diffamer Paris;

plus tard, on médita de le détruire. Cela fait, les étrang-rs eussent été bien obligés ; d'aller à Berlin, capitale du monde.

Ces beaux projets ayant échoué, va-t-on reprendre lentement, petitéinent, la conquête économique d'avant-guerre?.

Mais Paris sera-t-il d'humeur à se laisser j conquérir" - Jean LECOQ.

CHAMBRE DE COMMERCE D'ALGER

TRANSPORTS PAR MER

Réduction en faveur des familles nombreuses

Le Président de la Chambre de Commerce d'Alger, vient de recevoir la lettre suivante de M. le Gouverneur général (Direction de l'Agriculture, du Commerce et de la Colonisation) :

Alger, le 7 mars 1924.

, « Monsieur le Président.

« Par lettre du 27 février dernier, n° 739, vous avez bien voulu m'adresser extrait d'une délibéartion par laquelle l'assemblée des Présidents des Chambres de Commerce d'Algérie, réunie à Alger le 22 du même mois, a émis un vœu tendant à l'application, en faveur des familles nombreuses voyageant sur mer. de tarifs réduits décroissant suivant le nombre des membres de la famille et calqués sur les réductions prévues au tarif commun G.V. 206 des Champagnies de chemins de fer.

J'ai l'honneur de vous informer que, déjà saisi par mes soins de desiderata analogues, le Pouvoir Central vient de m'adresser les renseignements ci-après :

« La Commission interministérielle chargée de l'élaboration d'un avant-projet de convention concernant les services maritimes postaux sur l'Afrique du Nord a réservé, dans sa dernière séance,, la question des familles nombreuses sur laquelle une nouvelle discussion aura lieu prochainement. ■ ■

« En tout état de cause, en 1 absence de convention il ne m'aipparaît pas possible d'obtenir des Compagnies de navigation intéressées d'autres avantages que ceux qu'elles accordent actuellement aux familles Dombtèuses. à savoir * -

« Compagnie Générale Transatlantique et.

Compagnie de Navigation Mixte,

20 pour les familles de 5 personnes,

25 pour-les familles de 6 personnes,

30 oj. tpour les familles de 7 personnes,

50 pour les familles de plus de 7 personnes.

n « N'étant considérés comme membres de la famille que le père, la mère et les enfants mineurs, -et la réduction -'étant anplicahk ru'aux membres d'une famille voyageant en groupe et non -pas aux personnes voyageant isolément '•

Renouvelant néanmoins mon intervèntion antérieure, j'ai appelé: l'attention de M. ■ le sous-secrétaire d'Etat de la Marine marchande sur le vœu émis (par l'Assemblée des. Présidents des Chambres de Commerce d Algerie. : -

Te ne manquerai pas de vous faire, part, ultérieurement, de a réponse de M. Rio.

Veuillez. 1 -

P. le Gouverneur général de PAIg-érie, Le Secrétaire général du Gouvernement

DUBIEF.

BOURSE DE PARIS

du 11 mars 1924

Physionomie du marché. — Marché irrégulier, parquet au début satisfaisant, transactions suivies, coulisse bien orientée. Pendant la séance nombreux dégagements, tendance lourde. Clôture iirégulière. changes agités, fluctuations diverses.

Marché des valeurs :

3 perpétuel. 56.02.

3 oi, amortis. 66,-42.

5 anCIen, 67. ;r 4 1917, 56,60.

4 oj, 1918, 56,50.

5 1920 amortissable. 82,0d.

6 1920, 78,50. ,. Ó

Ville Paris 1919, 320 ; Algérie 3 298 ; Algérie 6 440 ; Banque France, 8.725 ; Cie Algérienne, 1.429 ; Créd. Fonc. France, 1.466 ; Crédi, Fonc. Algérie, 545 ; Crédit Lyonnais, 1.707 ; S'o>ciété Générale. 750 ; Société Marseillaise, 571 ; Est-Algérien oblig., 245 ; Lvon oblig. fusion anc.. 277 ; Lyon oblig. fusion nouvelle, 270 ; Ouest-Algérien

action, 490 ; Ouest-Algérien oblig.1, 4.800 ;

Cie Transatlantique. 198 ; Suez,

Gafsa actions. 1.110 ; Gafsa parts. 1.845 ; Maroc 1904. 400 ; Maroc 1910. 1.080 : Russe 1906 5 0/ 30 ; Rio Tinto, 3.780 ; C.F.R.A., 125.

Changes. — Chèques Londres, 116,10114.85 ; Italie, 112,30-111.45 : Espagne, 333330 : New-York dollar. 27,20-26.95 ; Suisse, 468,75-466 ; Belgique, 86.2p-86.40 ; Hollande, 1.009-1.004 ; Norvège, 36® ; Suède, 711,50 ; Roumanie, 14.40-14..

Genève. — Francs. 20,987 ; couronnes,

0,8185 ; lires. 23.90 ; Prague, 16,77.

Bulletin Commercial

du 11 mars

HALLES CENTRALES DE PARIS

Fruits et légumes d' Algérie. Citrons, Iii cent, 15 fr. ; mandarines, le cent, 35 fr. ;

oranges. le cent, 25 fr. ; oranges, les 100 kil.

150 fr. ; tomates, les 100 kilos, 360 fr. ; artichauts d'Oran. le cent, 60 fr. ; d'Alger, le cent. 125 fr. ; caroucs, les 100 kilos, 160 fr. ;

courgettes, les 100 kilos, 60 fr. ; pois verts, les 100 kilos. 450 fr. ; pommes de terre, les IOO kilos, 195 fr.

Sucres. — Clôture : courant, 439; juillet,

442.

MARCHÉ DU HAVRE

Cafés. - Ouverture : courant, 515 ; juillet, 477,50. Soutenue. Clôture : courant, 507 ; juillet. 469,50. Calme.

Cotons. — Clôture : courant, 1055 ; juillet,

1030. Soutenue.

Laines. — Clôture : courant 1840; juillet,

1820. Calme.

Chcago-blés. — Mai, le bushel de 35 litres, 1 dollar 09 cents 1/2. Facile. ':

MARCHÉ DE MARSEILLE

Cuirs et peaux. Bœufs : Algérie, salés ses, de 4 à 12 kilos. 750 à 800 ; salés verts, de 10 à 25 kilos, 525 à 575; salés verts de 2 à 10 kilos. 675 à 700. Tunisie : salés secs. de 7 à 12 kilos. 65 à 700; isalés verts de 10 à 25 kilos. 425 à 450; salé verts de 2 à 10 kilos, 525 à 550. Maroc : salés secs d 7 à 12 hilos, 425 à 550; salés secs»de 3 à 5 kilos. 550 à 625.

Peaux de chèvres. — Alger, salées sèches, 14,50 ; Constantine. salées sèches. 14 50 ; Oran, salées sèches, 12,50; Tunisie, salées sèches. 12.50.

Peaux de moutons. - Alger, lainée écrue, 925 à 975: Constantine. -925 à 975; Oran, 825 à 875: Tunis. 825 à 875; Sousse, 825 à 875.

à 875 ; Tunis. 775 IMogador, salées sèches, 675 à 700 ; Casablanca. 575 à 625; Rabat. 675 à 725 ; Saffi, 500 à 525.

Huiles d'olive. — Bouches-du-Rhône, 800 à 810 ; Var, 770 à 790; Tunise extra, 820 à 840; première pression. 800 à 810; deuxième, 790; Algérie surfine. 790 à 800; fine, 760 à 770.

MARCHE DE LONDRES

Sucre blanc granulé. — Marché à terme

(par quintal de 50 kilos .8) :

Mars ; 34' sh. 2 p.. (vendeurs); 33 sh. 9

(acheteurs).

p. Avril : 33 sh. 9 D. (vendeurs) ; 32 sh. 9 p.

(acheteurs).

Mai: 31 sli. 10 -1/2 p. (vendeurs); 31 sh.

g p. (acheteurs).

Août : 29 sh. 10 1/2. p. (vendeurs); 29 sh.

7 1/2 (acheteurs).

Octobre-décembre : 24 sh. 10 1/2 p. (vendeurs) ; 24 sh. 7 1/2 p. (acheteurs).

Java blanc Caf. Royaume-Uni ; 28 sh.

4 1/2 P. (payé).

'CristDa. llise indee-occidentales. - Vendeurs de 64 à 6g sh.

Café disponible 1 vendeurs, de go à 103 sh.

L'ECHO D'ALGER

- ABONNEMENTS

3 mois 6 mois Un an

Algérie. 14.00 26.00 60.00 France, Tunisie, Ma-

roc. 15.00 28.00 54.00 Etranger. 22.00 42.00 80.00

Envoyer 1 franc pour changement d'adresse On s'abonne sans frais dans tous les bureaux de voste. -

- Chèqus postaux 18*25

DANS LES DÉPARTEMENTS

(De nos Correspondants particuliers)

DEPARTEMENT D'ALGER

BLIDA

Société de la Légion d'honneur. - La Société de la Légion 'd'honneur. fondée depuis deux ans, sous le haut patronage de M. le Grand Chancelier de la Légion d'honneur, vient de décider la fondation d'un comité à Blida, sous la présidence du général mité Bourgue. du cadre de réserve.

Les membres de la Légion d'honneur désireux de resserrer les liens qui les unissent déjà, sont priés de vouloir bien adresser leur adhésion à M. Baron, secrétaire général adoint de la mairie, secrétaire provisoire du comité de Blida et, s'il y a lieu, leur cotisation fixée à 10 francs par an.

Lorsque les adhésions seront en nombre suffisant, une réunion générale aura lieu à une date qui sera ultérieurement fixée pour la constitution définitive du comité.

BOUFARIK

Théâtre. — M. Ludio, l'artiste bien connu à Boufarik présentera jeudi 13 mars. sa troupe composée de 7 artistes, avec un spectacle gai, artistique et propre.

-1 OULED-FAYET

0' Société de musique. — La philharmonique « Les Enfants d'Ouled-Fayet » vient de procéder au renouvellement de son conseil d'administration. 0 0 ,

Ont été élus ou réélus à l'unanimité : Président d'honneur : M. Demangeat, maire et conseiller général;, président actif, M.

Robin Emile: vice-présidents, MM. Misbert Annibal et Siffré Georges ; trésorier, M. Brogat Alexandre; secrétaire, M. Ménolfy François. chef de musique honoraire, M. Brogat Joseph; chef de musique, M. Blanc Eugène; sous-chef, M. Varo Joseph; assesseurs non exécutants. MM. Perreau Léon, Boué Adolphe et Corbi Raphaël; assesseurs exécutants, MM. Mayer Adrien, Pérez Ferdinand ; porte-drapeau, M. Ferrandis Joseph; archivistes. MM. Sarrazin Eugène et Pérez Antoine..

Avec une telle commission, nous espérons que notre vieille société ne tardera pas a prendre un nouvel essor.

CUYOTVILLE

Départ et arrivée. — Nous enregistron avec regret le départ inattendu de notre sympathique garde-forestier et ami, M. Juschereau Théothyme qui nous quitte pour aller se fixer à Zéralda (forêt des Planteurs), poste de choix bien mérité à ce modèle serviteur Nous ne laisserons pas partir ce fonctionnaire distingué, sans lui adresser nos meilleurs vœux de réussite dans sa nouvelle résidence.

A son remplaçant, M. Bianconi, qui nous vient de Marengo nous lui présentons nos souhaits de bienvenue, osant espérer qu 11

Isaura se montrer digne de son prédécesseur.

BIRTOUTA

Sports. — Hier l'Espérance Sportive Bir-^ toutéenne, société de football en préparation rencontrait en match amical, une équipe correspondante de l'Union Sportive Doué penne ., Après une partie très animée, mais correcte de part et d'autre l'ESB triomphait par trois buts à deux.

Classe 1923. — Les jeune gens appartenant à cette classe sont priés de se présenter à la mairie, munis du livret de mariage de leurs parents et de toutes les pièces justificative s.

CAP-MATIFOU

Vols. - Les voleurs continuent leurs exploits malgré le danger qu'ils encourent, il y a deux à trois jours, ils faisaient une tentative de vol chez Salhi (Amar ben Brahim, conseiller municipal de CapJMatifou, mais ce lui-ci entendant du bruit dans son écurie se leva et s'arma de son fusil. Les voleurs ayan( vu de la lumière prirent la fuite, mais pas assez vite car l'un des trois qui composaient la bande reçut un coup de feu que l'on suppose avoir porté. Le propriétaire craignant pour lui s'en retourna se coucher et ce n'est qu'au matin qu'il constata sur ses terres des taches de sang et jugea que son tir avait été précis. Il est allé faire sa déclaration en mairie.

Loin de se décourager les malfaiteurs sont allés à la ferme de M. Reura. Un bruit insolite qui réveilla le propriétaire, ce dernier se rendant compte que l'on cherchait à cambrioler, se leva et mit les voleurs en fuite.

De ils se dirigèrent vers la ferme Ruidavetz où ils cognèrent à la porte de l'habitation. A ce bruit, lM. Ruidavetz fit feu de son arme et éloigna de la sorte les malandrins.

,La même nuit, poursuivant leurs exploits ces hardis bandits allèrent à la propriété de M. Casanovas et là également ils essuyèrent un autre coup de feu ; lorsqu'ils se crurent à l'abri fis ripostèrent par deux coups de ré-

volver.

Dans la nuit du 6 au 7 mars courant, vers les dix heures et demie du soir ces mêmes voleurs, pense-t-on, ont rendu visite à la ferme Roux Jean où dans l'écurie ils volèrent deux beaux bœufs d'une valeur de 1.800 francs. Ce dernier n'a pas de soupçon mais il a porté plainte à la mairie et celle-ci informa la sûreté de ces différents vols tJui a juste raison inquiètent les colons de la commune. La Sûreté et le garde-champêtre sont partis en chasse sur la trace des voleurs.

L'ARBA

Vol de chevaux. — Das le courant du mois de décembre dernier, un indigène S. N. P.

Miloud ben LaJkdar se présentait à la ferme de Sihali Brahim ben Kaddour, à la fraction Ouled Ahmed. à Sidi-Moussa et donnait une sérénade à ses coreligionnaires.

.Quelques jours plus tard Sihali Brahim entendit pendant la nuit, ses chiens aboyer fortement, il se leva et Se rendit dans ses écuries, là i'1 constata la disparition de ses 2 chevaux. Sans perdre de temps, il se rendit chez son voisin Zurich im'haméd auquel il emprunta le cheval, qu'il attela à sa voiture et en compagnie de ce dernier, se mit à la recherche, de ses Animaux.

Ils visitèrent Sidi-Moussa où ils ne trouvèrent rien et continuant leurs recherches ils se dirigèrent, sur l'Arba où ils se cachèrent à l'extrémité du village {route d'Aumale) étant persuadés que les voleurs se dirigeaient vers le Sud.

Leur attente ne fut pas de longue durée, car à peine étaient-ils postés, qu'ils entendirent des pas de chevaux et aperçurent deux cavaliers se dirigeant sur Tablat, Sihali Brahim reconnut ses bêtes, voulut arrêter les voleurs, mais ceux-ci protestèrent de leur innocence. Au bruit de la discussion, les gendarmes qui ne dorment jamais que d'un œil, se levèrent et intervinrent. Vovant arriver les agents de la force publique, l'un des voleurs prit la fuite, mais abandonna la bête sur iaquelle il était monté. Néanmoins son compagnon arrêté fut conduit devant M. Rouyier, officier du Ministère public, près le Tribunal repressif de l'Arba qui le fit écrouer.

Ce magistrat' ouvrit aussitôt une enquête qui fut par sa ténacité, couronnée de succès ; en effet l'instruction lui fit connaître que l; 'indigène qui était allé donner une sérénade à la ferme Sihali Brahim ne s'y était rendu que -pour étudier les lieux et organiser le vol des 'bêtes.

Dans son audience du 4 courant, après un énergique réquisitoire du Ministère public.

'le tribunal condamnait les deux voleurs dé chevaux, S.N .P. Ahmed ben El-Melki et S.N.P. Rafaa ben Mahammed, à 5 ans de prison et 5 ans d'interdiction de séjour tout comme S.N.P. 'Miloud ben Lakhdar comme complice du vol qu'il avait indiqué et aidé à commettre.

.Nous n'avons pas voulu laisser passer ces faits sous silence, ils sont un témoignage de l'active perspicacité apportée par M. Rouvier dans les affaires de justice qui lui sont confiées. C'est pourquoi nous adressons à ce dévoué magistrat toutes nos félicitations ainsi qu'à notre brigade de gendarmerie, pour avoir fait infliger à ces coupables la peinft qu'ils méritaient.

ROVICO

Contre les débordements des oueds. —

Lundi dernier 3 mars dans la salle de la mairie se sont réunis un certain nombre de propriétaires riverains des oueds Sidi Hammouda et Guergour pour l'étude d'un projet de défense contre les débordements et divagation de ces deux rivières qui causent de gros préjudices aux propriétés qu'elles traversent.

Un Comité provisoire a éttS constitué et il a été décidé qu'une assemblée générale des propriétaires constituant le Syndicat au" rait lieu à la mairie de Rovigo le jeudi 13 mars à quatorze heures pour la formatioa d'un syndicat de défense contre les eaux des oueds Sidi Hammoudà et Guergour. UII.

projet des statuts sera soumis à l'assemblée générale.

Espérons que cette question r-ui intéresse un grand nombre de propriétaires européens et tous les indigènes des ouled Slamaâ aboutira à la constitution d'un syndicat de défense.

ALMA

Hyménées. — snous avons appris avec plai-

sir le prochain mariage de la toute gracieuse Mademoiselle Françoise igarcia avec M. Hilaire Poquette, propriétaire à l'Aima.

Nous avons également enregistré avec joie le prochain mariage de la toute charmante Mademoiselle Léa Ballester avec M. Raymond Catala, commerçant à l'Aima.

Pour ces deux futures unions, nous formons nos meilleurs vœux de bonheur et adressons aux familles nos chaleureuses félicitations.

Départ, — C'est avec regret que nous voyons partir M. Gaston Guizard, agent colonial du service de la culture des tabacs à l'Aima, nommé récemment à Oued-Marsa, pour remplir les fonctions de chef de section.

Fonctionnaire dévoué et affable, -M. Guizard était très estimé de la population. Nos meilleurs vœux l'accompagnent dans sa nôuvelle résidence.

MAHELMA

Contributions directes. — Le maire de la commune de Mahelma a l'honneur d'informer ses administrés que M. le Contrôleur des contributions directes arrivera à là Mairie le jeudi 13 mars courant à 9 heures du matin pour l'établissement des rôles des impôts foncier bâtis, non bâtis, bénéfices agricoles et taxes municipales de l'année 1914. Il invite ceux de ses ardministrés qui auraient des réclamations à formuler de venir s'adresser à M. le Contrôleur.

Fiançailles. — Nous apprenons de source autorisée les fiançailles de M. Covès Alfred, * fils de M. Covès Noffre, propriétaire viticulteur. conseiller municipal, avec la toute charmante Mlle Léa Lafon, fille de M. et Mme Lafon. propriétaire. Nos meilleurs compliments aux deux familles oui vont s'unir, et nos meilleurs vœux de bonheur aux jeunes fiancés.

MARENGO - - --

Concert. — La manifestation d'art donnée salle des. fêtes par notre brillante Société, l'excellente troupe Jeannof, d'Alger, et divers amateurs dont les G'Minas, duettistes locaux, au bénéfice de M. Muller, le distingué et dévoué chef de musique, a rernport, un légitime succès.

Félicitations à toutes et à tous.

Assistance nombreuse, ---recette fructueuse quelque peu atténuée dans ses résultats, par * le fisc qui, par ces temps plutôt difficiles ne saurait, hélas ! abandonner ses- droits.

Conseil Municipal. — Dans sa session or dinaire, notre assemblée municipale a porté à son ordre du jour les questions suivantes;

1° Avis sur une offre faite -en ce qui concerne le monopole de publicité sur les kiosques-urinoirs. Ouestion ajournée, l'offre n'étant pas suffisante.

20 Construction d'un Hôtel des Postes (avis à émettre sur le choix de l'emplacement sur lequel cette construction doit être édifiée).

Ouestion ajournée pour demande de renseignements comploémentaires.

30 Nomination d'un membre du Conseil municipal pour faire partie de la statistique agricole.

M. Thomas Emile est désigné à l'unanimité des voix.

4° Demandes de secours.

Sur 17 demandes. 3 ont été retenues.

5° Le Conseil vote une subvention de 50 francs pour participation de la commune à la répression des fraudes.

Quelques-unes de ces décisions nous suggèrent en toute indépendance les commentaires suivants :

Nous avons tout lieu d'espérer qu'il n'en sera pas de l'Hôtel des Postes à construire comme du Monument aux Morts, toujours en projet, et qu'un emplacement suffisamment vaste, ne nuisant en rien à l'esthétique enviable et à l'aération centrale d'une cité en formation, sera enfin choisi. A ce sujet, les améliorations multiples déià apportées par la science au service des Postes et des Télégraphes, nous font trouver insuffisant le crédit de 400.000 francs alloué par l'Administration. Il nous paraît qu'il y a mieux à faire pour Marengo, « clef d'or future de la Mitidja». -

Pour ce qui est des secours, trop souvent « électoraux JI, ils ont été sensiblement réduits dans leurs attributions. Remarque appréciable.

Quant à la cherté de la vie, sans cesse croissante, il n'a pas été question de l'atténuer en quoi que _ce soit. Indifférence évidemment regrettable. Le chef de notre municipalité aurait-il donc d'autres préoccupations? La chose est possible.

CHERCHELL

Enseignement. — Nous sommes heureux de pouvoir adresser à notre sympathique directeur de l'école des garçons de Cherchell M. R. Van Ecke, nos bien vives félicitations pour sa promotion au choix en première classe.

se M. Van Ecke reçoit ainsi une marque de témoignage de satisfaction de la part de sesA chefs et, nous ne pouvons qu'applaudir à cet avancement bien mérité, notre directeur d'école avant toujours montré dans ses fonctions un zèle et un dévouement inlassables.

Nombreux sont ses amis à qui cette nomination causera un grand plaisir.

Société de Secours mutuels. - Le dimanche 24 février dernier a eu lieu l'assemblée générale de la Société de Secours mutuels « La Solidarité » de Cherchell. Après l'appel nominatif le président de la Société M. Bua- tov Albert a fait le compte rendu moral de la Société et son exiposé a fait ressortir que la Société est en bonne voie de prospérité car, depuis la dernière réunion une augmentation de 60 membres environ ont été inscrits comme membres honoraires et comme membres participants. L'exposé du président est accueilli par de vives marques d'approbation, et la parole est donnée au trésorier qui fait la compte rendu financier.

Tous les comptes sont ratifiés et les félicitations sont adressées aux membres du bureau pour la bonne gestion des finances de la Société.

Le président. remet aux membres participants les distinctions suivantes accordées par la Société à ses --lus eanciens membres..

Ont obtenu :

Mme Barbier, médaille d'argent ; Mmes Nauroy Jules ; Agnelly. Gabit médaille d.

bronze : MM. Nauroy Jules, médaille d'ar- gent ; Saïd François père, Bossi Joseph, Bœllat Alphonse, Bes Camille, médaille de bronze: membre honoraire, M. Trotct, médaille d'argent.

* Au cours de la réunion générale plusieurs modifications ont été apportées aux statuts, qui ont été ratifiées par l'assemblée. II a été décidé que pour reprendre l'ancienne tradition un banquet et un bal auront lieu dans, le courant de mai. L'ordre du jour étant épuisé la séance est levée à 3 heures 30,

Cavalcade. — Les Sociétés locales répondant à l'appel que leur avait fait'M. le Maire de Cherchell ont promis leur concours pour l'organisation d'une grande cavalcade pour le dimanche 6 avril prochain au profit d'une bibliothèque municipale. Les jeunes gens sont invités à prendre part au cortège en formant des groupes. Cinq chars sont déjà inscrits pelhr le défilé. Ce sont ceux de la Ligue de l'Enseignement, La Césaréenne, La Société Musicale « Les Enfants de Cherchell », l'Orphéon Cherchellois, le char de la Reine de Cherchell.

Messieurs les propriétaires d'automobiles vont être pressentis pour prêter leur concours en prenant part au défilé des voitures automobiles décorees.

Après la cavalcade, sauterie pour enfants.

Danses et attractions inédites. Bataille de confettis. , Le soir, à 9 heures, grand bal masqué, paré, travesti.

Les personnes étrangères à la localité qui


désireraient prendre part au coTtege -soit, en 'groupe soit individuellement seront les bienvenues.

Des récompenses seront accordées aux chars, groupes et aux travestis qui prendront part à la cavalcade.

Il sera procédé, le samedi 15 courant, par les jeunes filles, de Cherchell à l'élection de la Reine qui ilevdpersonnifier la ville de 'Cherchell au COÛTS de cette joumée.

L'élection est fixée à 5 h. 30 du soir, à la t- hairie, en présence des membres du comité.

ISSERBOURC

On réclame. — Les habitants d'Is'serbourg se demandent pourquoi on a arrêté les travaux de construction du pont sur l'OuedSncr.

Reconstruction qui avait demandé tant de démarches et presque de supplications.

Faudra-t-il recommencer les pétitions, l'appel aux conseillers généraux, délégués financiers, gouverneur général pour obtenir que le peu de travaux qui a été fait à grand peine ne soit pas complètement perdu, les fondations .bouchées, bref le tout à recommencer et une nouvelle subvention à rede-1 mander.

PALESTRO

Elections municipales complémentaires Dimanche 9 mars, ont eu lieu les élections municipales complémentaires pour compléter le conseil, à la suite de la démission du maire. Cinq conseillers municipaux européens et un conseiller indigène étaient à élire.

Ont été élus comme conseillers européens : MM. Huillet Louis, Gander Louis, Cailler Félix, Seigneurie René. Comme conseiller indigène : M. Kheddar Omar.

Les élus adressent aux électeurs 'l'expres-

sion de leur gratitude et l'assurance de leur complet dévouement.

Il v a ballotape pour le 5c siège de conseiller européen entre MM. Humbrecht et Vaquer. Elections complémentaires dimanche prochain.

Mariage. — Jeudi dernier a été célébré dans notre commune le mariage de la charmante Mlle Louise Bonnet, fille de Mme veuve Bonnet, propriétaire, avec M. Bonnet Louis, également propriétaire à Pales- tro, fils de Mme et de M. Bonnet, le sympathique conseiller municipal.

Les invités formant le cortège étaient con- viés le soir à un dîner savamment servi à l'hôtel de la Victoire par le vatel Donato et une grande sauterie avait lieu ensuite à laquelle participaient les nombreux amis des deux familles à qui, nous présentons nos félicitations en même temps que nous adressons nos meilëurs vœux aux deux jeunes çpoux.

BOU-MEDFA

Nécrologie. - Mardi, 4 mars, à 13 h. 30, de nombreux habitants de notre village se réunissaient pour conduire à sa dernière demeure le corps de M. Edouard Fromont, adjoint et conseiller municipal depuis plus de 30 ans.

L'Amicale de Bou-Medfa, précédant le cortège avait tenu à accompagner un de ses plus anciens membres. Elle exécuta pendant tout le parcours de brillantes marches funèbres.

M. Claude Messin, conseiller municipal.

prononça sur la tombe, un discours au nom du Conseil municipal et de la popuation de notre centre.

Puissent toutes ces marques de sympathies et de condoléance, adoucir le chagrin d.e sa veuve et de sa famille.

Dans la gendarmerie. - Nous apprenons le prochain départ pour la France de M. Convers, gendarme de notre brigade. Revenu depuis trois mois à Bou-Medfa, ayant été iétaché près de 2 ans à -l'armée d'Orient c'est sur sa demande qu'il rentre dans la Métropole. ,, , Par son aménité, il avait su s'attirer teufes les sympathies de notre population et nous désirons qu'il retrouve dans son nouveau poste, toutes les amitiés qu'il laisse parmi, nous.

TIZI-RENIFF

Election du maire. — Mercredi dernier, le conseil municipal a procédé à l'élection du îmiire pour le remplacement dé M. Doumer-

- yue père, démissionnaire. »

M. Fournier Emile, propriétaire, a été élu à l'nn:tnim1t'<

'Après avoir remercié l'assemblée pour la jnarque de confiance qui venait de lui être témoignée, M. Fournier a invité tous-ses collègues du conseil à un Champagne qui a été servi au café Doumergue. On a porté un toast à la santé du nouveau maire et à la prospérité, dé notre petit centre.

BERROUACHIA

Décès. — Mme et M. Morales, employé à la ferme Reich, qui avait vu leur nombreuse famille s'augmenter d'une superbe fillette, viennent d'avoir la douleur de iperdre leur petite Simone. Nous leur présentons en une aussi pénible circonstance nos meilleurs vœux de condoléances.

Mariage. — On nous fait part du mariage de Mme Vve Simon, fille de Mme et M. Junca. cultivateur à Arthur; avec M. Caubet, fils de Mme et M. P. Caubet, propriétaire.

Nos compliments aux époux ainsi qu'à leurs familles.

BOUIRA

Concert et bal. — Dimanche 16 courant, àura lieu à la halle spécialement aménagée à cet effet, un grand concert vocal et instrumental donné par la Société Bouïra-Sport.

Le soir, grand bal paré et masqué avec bataille de confetti.

Nous espérons que tous nos concitoyens et bon nombre de personnes des centres environnants voudront bien faire honneur à la dite Société de Bouïra qui a bien voulu se déplacer pour créer un divertissement dans le village.

Prix des places : concert : réservées, 4 fr. ;

premières, 3 fr. secondes, 2 fr. ; troisièmes, 1 fr. ; bal : grandes personnes, 2 fr. ; enfants, 1 fr.

'Les places pourront être retenues en téléphonant au 0.02.

BOU-SAADA

Llché agression. — Le 6 mars courant, à midi, dans un café maure, rue Gaboriau, le nommé Ali ben Yahia, brigadier au lei spahis en garnison à Bou-Saâda, fut victime d'une agression.

En train de boire -son café comme d'habitude. il fut surpris par un individu nom mé Ben Zekri Celui-ci, sans provocation aucune, lui donna un coup de tête formidable.

Le brigadier a de légères blessures à la face. L'agresseur fut aussitôt arrêté ét conduit à la prison.

DEPARTEMENT D'ORAN

SAIDA

Le prix du pain. — Il y a quelques jours, les boulangers de la ville étaient avisés, par leurs fournisseurs, qu'à partir de ce jour îles farines leur seraient livrées au prix de ,135 au lieu de 125 francs le quintal.

'Ceux-.ti informèrent alors leur clientèle, qu'en raison de" la hausse du prix des faries ils se trouvaient dans l'obligation d'auginenter le prix du pain de dix centimes par kilo.

Mais à la grande surprise, et des boulangers et des consommateurs, MM. les minotiers de Saïda, informaient, 'hier, leurs clients que les fariner leur seraient liyrées au prix antérieur de 125 francs.

Il faut croire que l'arrestation de trois miotlers d'Oran n est pas étrangère à la déciion prise hier, par MM. les minotiers, de continuer à livrer leur marchandise au prix de 125 francs.

j.'opinion publique critique vivement ces 'derniers et trouve étrange que malgré la bonne récolte de l'année dernière le pain se paie aussi cher.

Aussi ne serait-elle pas fâchée que des mesures énergiques soient prises contre ceux qui sont cause de cet état de chose.

Violences et voies de fait à agent. — Le nommé Benkhalima Daho ould Brahim, âgé de 22 ans, journalier, demeurant à Saïda, fait l'objet d'une information judiciaire, pour avoir porté un coup de poing et des coups de tête à l'agent de police Navarette qui l'invitait à le suivre au commissariat de police.

Bekhalima Daho avait brutalement frappé, pour un motif des plus futiles tin vieillard de 60 ans.

Il a 4té placé sous mandat de dépôt en

attendant sa comparution devant le tribunal répressif.

Port d'arme prohibée. — L'agent de police Navarette a procédé à l'arrestation du nommé Touazi Mohamed ould Djilali, âgé de 22 ans, journalier demeurant à Saïda, village Boudia, qui armé d'un couteau de boucher mesurant 28 centimètres de long. cherchait à en frapper le nommé Abdellali ould Djflloul, avec lequel il s'était pris de querelle.

Vol et recel. — Le service de la police a procédé à l'arrestation des nommés S.N.P.

Allel ben Mohamed dit Zerdoud, âgé de 35 ans et S.N.P. Ahmed ben Mohamed, âgé de 33 ans, tous deux journaliers demeurant à Saïda, village nègre de Doui-Thabet, inculpé de vol et recel de 5 peaux de chèvres au préjudice de la Compagnie des chemins de fer de l'Etat.

Allel ben Mohamed aura à répondre également du délit de détention illégale d'arme et de munitions de guerre, car au cours des perquisitions effectuées à son domicile il a été découvert un révolver et douze cartouches à balle.

Conseil municipal. — Dans sa séance du 26 février 1924. le conseil a pris les décisions suivantes :

1° Primes de construction de tiottoiis :.par les propriétaires.

Ces primes seront fixées à un tiers de la dépense pour les trottuirs ne dépassant pas 1 m. 50 de largeur et de la moitié pour la partie qui dépasse 1 m 50.

Les projets acceptés préalablement par la ville et exécutés sous sa surveillance et sur ses indications, seront seuls subventionnés ; les trottoirs devront être du type Avenue Gambetta.

2° Monument aux morts.

Une demande de subvention sera adressée au Gouverneur général en faveur de cette œuvre patriotique.

3° Sont adoptés : le programme des travaux sur chemins ruraux à subventionner en 195 et le vote d'une quatrième journée de prestations pour l'entretien de ces chemins.

4° Est autorisée l'installation, par M. Abecassis. sur le trottoir de l'avenue d'Isly, place du marché couvert, d'un appareil distributeur automatique d'essence.

5° En vue d'assurer le recouvrement d'un important arriéré dû sur redevances municipales, le conseil décide la création d'un emploi temporaire de porteur communal de contraintes.

60 Budget. - De nombreux crédits sont votés ou répartis. tant sur l'exercice 1923 en clôture que sur l'exercice 1924.

7° Les subventions suivantes sont accordées :

200 francs pour prime d'encouragement à l'élevage du cheval.

1.000 francs à l'infirmerie indigène,

500 francs au dispensaire départemental d hvgiène social.

500 francs pour la fanfare de la garnison dont la subvention se trouve ainsi portée à 2.000 francs par an.

600 francs à titre de souscription pour la commune sinistrée de Vaux-Vrancourt (Pas de Calais).

- La population sera appelée à participer à cette souscription au profit de la cité du Nord adoptée par la ville.

w 400 francs au Gaité-Club.

200 franco à la Saïdia.

600 francs à la société de préparation militaire.

25 francs à la. Ligue Maritime et Coloniale.

Ecoles. - Le Conseil vote la création d'une 9e classe à l'école de filles, Square

Hinois.

1 axes d'abattage. — Sur la demande du fermier des droits, le Conseil vote une taxe suplémentaire de 0,30 par tête d'ovin et de supplémentaire de 0,30 par tête d'ovin et de l'abattoir, ainsi qu'une taxé de 15 centimes par kilogramme sur les viandes foraines- importées. -

TIARET

Fiançailles, - Nous avons appris I avec plaisir les fiançailles de Mlles. Jeannette Simon, de Tiaret, avec M. J. Sellam, commermerçant.

Nos sincères félicitations et compliments aux familles qui vont s'unir.

Carnet, de Police. - Le nommé LahdJet Benkassem ould Senoussi, 60 an-s, journalier a Montgolfier, fait l'objet d'une information judiciaire pour outrages à un agent de la force nublique.

Echos du Palais. — Le tribunal correctionnel a, dans sa dernière audience, renvoyé a quinzaine l'affaire retentissante dans la- quelle est inculpé Skander Ali Mazari. ? ex- oukil judiciaire à Tiaret. ;

Nous aurons le plaisir d'entendre le maître de la parole,' Mo Colonna d'Ornano du barreau d'Alger, qui n'est pas un inconnu pour nous.

Cour criminelle. — Le 28 courant s'ouvrira la session de la cour criminelle, sous la présidence de M. Rault, conseiller à la cour d appel d'Alger, assisté de MM. Durand et Taupenot, juges au siège.

Rôle des affaires :

28 mars, à 2 heures du soir : Meklilata ben Brahim, accusé de meurtre. Ministère public, M. Dussor, procureur de la République. ,

20-mars 1024 à 8 heures : Bendegmicce Amar ben Kaddour. Viol. Ministère public, M. le procureur de la République.

31 mars, à 8 heures :Meftah Yahiami ould Mohamed. Coups mortels. Ministère public, M. Margon. substitut.

Végllone du mardi-gras. — Le succès remporté était prévu. Beaucoup de frais travestis sont venus se mçler à la foule des danseurs et de la jeunesse qui tourbillonnèrent jusqu'à l'aube.

A minuit eu lieu la distribution des prix.

Concours de danses modernes : ier prix.

M. Gelvs Bentolila et Mlle Eva Nahon.

Travestis : ier prix individuel Pâquerette,

M. 'Gelys Bentolila.

> » Prix • grouPe: Contrebandiers espagnols, MM Ricco, Nahon et Momi.

ier t prix groupe : Les fleurs, Mlle Jeanne Gai vis, Joséphine Galvis et Marie Cabessa.

AIN-TE;DELES

Lumière électrique. — C'est avec une vive satisfaction que la population a pu constater au soir l'arrivée du courant électrique chez les quelques abonnés qui avaient eu la bonne fortune d'avoir leur installation terminée.

Chez M. Bonneau, le sympathique viceprésident de la Société Electrique, la lumière était éblouissante et tout le monde saluait avec émotion l'arrivée de la lumière électriaue.

Nous faisons des vœux pour que notre vilage soit éclairé au plus tôt. Malheudeusement l'instalation n'est même pas commencée. Des difficultés surgissent qui retardent les travaux. Nous comptons sur le dévouement de Monsieur le maire pour tourner ces dififcultés et obtenir de l'administration supérieure les moyens de doter au plus vite le village de la lumrèie indispensable à sa sécurité et au développement de son industrie et de son commerce.

J PERRECAUX

Bal. — Le bal paré et masqué donné au profit de la caisse des mutilés de la grande guerre a été des plus réussis. Aux nombreuses cartes d'invitation le public avait réuondu avec empressement si bien que la grande, salle du Casino fut trop petite pour contenir les invités.

Les costumes si nombreux et si divers rendirent pénible la tâche du jury. Après une attente assez longue M. Webert, mutilé, donna lecture du Palmarès.

Croupes

I Prix (un service a salade) c Les Apaches et leur Gigolette ». Mlles L. Beringuer, L. Zmiro, M. et A.: Liedo."

2e prix (une statuette) « Honneur aux Mutilés » M. et Mlles A. Pujol, R. et L.

Orosco, J. Navas, L. Mira, A. Combes, J.

Orosco, J. Seva.

3e prix, Les Peaux Rouges, MM. Klein,

Moli, Cerda frères, Alias, Martinez.

4e prix, Le Jour et la Nuit, Mlles Richard de Mostaganem. 4

5e prix. Le Mutilé et l'Infirmerie. Mlles

Odette Pommier et Cécile Pérez.

Isolés

1er Prix (une coupe en argent offerte par M. Serres, maire et conseiller général), Le Page, M. Salessi.

26 Prix (une pince à sucre), Les Cerises,

Mlle Renée Ferro.

ge Prix (un service à liqueur). Garçonnet,

M. Mteydat.

4e Prix. Chinoise, Mlle B. Anton. Félicitations à M. Gleyze. président de la Société des Mutilés pour l'organisation si parfaite de ce bal et pour la décoration si choisie de la salle.

Foot-ball. — Les Perrégaulois ont eu la satisfaction de voir le team de foot-ball Sigeois sur le stade de notre Société, disputer en partie amicale la victoire contre notre première équipe. Le jeu mené très serré s'est déroulé d'une façon courtoise de part et d'autre. Les hôtes avec un peu plus de science seront à redouter et peuvent d'ores et déjà affronter les éouipes aînées. - Néanmoins malgré leur mordant, La Perrégauloise a remporté la victoire par 3 buts à 0.

L'arbitrabe de M. Constant Serres a été des tplus corrects, calme et surtout sportif. En résumé bonne après-midi pour le port et nos félicitations à tous.

FRENDA

Distinction honorifique. — Mademoiselle Lerale. la dévouée directrice de l'école in- digène de Frenda vient d'être faite chevalier du Nichan lftikar, en récompense de ses qualités Professionnelles appréciées par l'Académie, et aussi 'pour avoir créé une cantine scolaire très prospère grâce à son intelligente administration pour veniren aide aux icunes élèves indigents. -,

Nous sommes heureux de présenter à Mlle

Lerale nos bien sincères félicitations.

Bienvenue. — Nous souhaitons à M. Roudouy, notre nouvel administrateur ainsi qu'à sa famille une cordiale bienvenue parmi nous.

M. Champeval, avocat, attaché au parquet général d'Alger vient d'être nommé juge de paIX suppléant rétribué (poste créé) à Frenda. M. Champeval n'est pas un inconnu pour nous et nous souhaitons à ce jeune magistrat une cordiale bienvenue. x

Température. — La neige est tombée en abondance. les récoltes sont d'un bel aspect et donnent tout espoir.

ZEMMORA

Commission municipale. — Le 27 février a eu lieu la réunion en session ordinaire de la Commission municipale au cours de laquelle les questions ci-après ont été traitées: IP Approbation du marché de gré à gré pour l'exploitation des fourrières de Men-

Ferry, Henri Hue et Benaouda ;

Vote d'un crédit complémentaire de 90 francs pour l'installation d'une chambre de sulfuration à la prison annexe ;

3° Approbation du projet d'empierrement du chemin rural n° 28 de Ferry ;

4'° Approbation d'un projet de grosses réparations à la prison;

5° Cession d'un lot de terrain communal' pour l'édification d'un bureau de poste à Fer- rv ;

6° Demande de subvention sur les chemins appelés à desservir les régions colonisées ;

7° Programme des travaux à effectuer sur les chemins vicinaux ;

80 Report à l'exercice 1024 du crédit desti. né à la tenue de l'audience foraine de Mendez ;

9° Agrandissement du cimetière de Zemmora. :,

Service de la remonte. — Un détachement de remonte à l'effectif de 5 hommes et 8 chvaux devant constituer la station de monte de notre centre, est arrivé ces jours-ci.

Nos souhaits de bienvenue au maréchal des logis et à ses hommes.

Obsèques. — Le ier mars tous les habitants conduisaient à sa dernière demeure une des doyennes du village. Madame Veuve Méjean, veuve d'un ancien brigadier des eaux "et forêts, décédée après une courte maladie.

Très affectée par la mort de son fils. adjudant au' 28e régiment d'infantçriê coloniale, tué à l'ennemi à Rammilly, elle avait vu Sa santé gravement compromise et ne put résister aux atteintes du mal qui devait remporter.

Aux honorables familles atteintes par ce deuil nous présentons nos condoléances attristées. ;

Un bal sous la neige. — Le soir, la société des anciennes et anciens élèves donnait son bal annuel; à cette otcasion, la grande salle du marché couvert avait été splendidement décorée : des tapis indigènes aux couleurs châtoyantes tapissaient les murs de la salle ; de» «flocons de- ouat» fixés sur Jjrins de fils de 2 mètres de longueur, espacés de 20 en 30 centimètres, avaient été fixés au plafond d'où ils tombaient garnissant toute la salle et donnant l'illusion d'une véritable chute de neige. L'éclairage dû à la gracieuseté de M. Lamoussière était assuré par sept lampes Auer à essence de pétrole répandant une clarté intense et du plus bel effet.

Un orchestre, composé des meilleurs mu- siciens du village, a fait tourbillonner, au son dé danses entraînantes, jusqu'à une heure très avancée de la nuit, les couples qui avaient répondu à l'invitation du comité. Nos félicitations aux organisateurs de cette

charmante soirée dont on gardera pendant longtemps un excellent souvenir et nos sincères 'remerciements à M. Lamoussière, venu dans notre centre placer de nombreuses installations- Cet éclairage très économique fait la joie des ménagères. Aussi les commandes affluent et toutes les habitations auront sous peu un mode d'éclairage parfait.

M. Laurelli. secrétaire-adjoint de la commune mixte de Cassaigne venant à Zemmora pour assister aux obsèques de sa bellemère, Madame Mejean, fit une chute de voiture en sortant de Cassaigne. Ne ressentant pas trop de mal sur le coup, il continua son voyage mais arrivé à destination il dut s'aliter ressentant des douleurs internes du côté gauche.

Grâce au traitement énergique du docteur, son état ne présente plus aucun danger.

Nous formons des vœux pour son prompt rétablissement

La pluie. - Dans le courant du Mois de février, la quantité d'eau tombée, constatée à l'observatoire de l'infirmerie indigène, a atteint le chiffre de 60 millimètres.

SI DI-BEL-ABBES

Une innovation. — Pour le plus grand plaisir des nombreux étrangers qui viennent visiter notre, charmante cité et pour notre bon renom, nous allons avoir, 'paraît-il, à l'instar des grandes villes de l'Afrique du Nord, notre Grand Hôtel 'Continental-Orient, ou l'on trouvera tout le confort désirable.

Cela, grâce à l'intelligente initiative du sympathique tenancier de la brasserie francaise, M. Donat, qui, ému des nombreuses doléances exprimées, n'a pas hésité à souscrire à l'idée d'un établissement digne dé notre belle ville. Aussi, nous nous empressons de le féliciter vivement de l'intérêt qu'il porte à l'industrie hôtelière pour BelAbbès.: -

1

DEPARTEMENT DE CONSTANTINE j

AIN-DZARIT

Tentative de vol. — Au cours de la nuit du 5 mars des malfaiteurs ont essayé d'ouvrir par effraction le portail de la cour d'habitation de M. Schreck Albert. Celui-ci réveillé tpar le bruit prit une carabine du calibre de 6 m/m, seule arme qu'il avait sous la main, et se dirigea vers l'endroit d'où venait le bruit.

'Apercevant deux indigènes il dw échiargea son arme dans leur direction. L'un d'eux atteint à la colonne vertébrale, s'écroula sur le sol tendis que l'autre prenait la fuite.

Le blessé déclara se nommer Bouguerbà

Ali et être venu avec un complice Gasmi Saïd, dans l'intention de voler les animaux d.. trait se trouvant dans l'écure de M.

Schreck Albert.

En raison de la gravité de sa blessure Bouuerba Ali a été transporté à l'infirmerie indigène de Trézel. M. le Juge de paix de Trézel procède à une enquête.

BOUClE

Départ. — N us apprenons la' nomïn'ation de M. Louis Liebrich, notaire à Bougie, comme notaire à Douéra, en remplacement de M. Boivin.

Si cette nomination a "été accueillie avec le plus vif plaisir à Douéra, d'où M. Liebrich est originaire, elle nous cause à nous un véritable serrement de cœur.

M1. Liebrich jouit en effet ici, non seulement de l'estime générale, mais d'une notoriété de compétence professionnelle, d'aménité. de bonté et d'équité que l'on rencontre rarement.

Nous ne pouvons cependant que nous incliner devant cette mutation qui couronne les désirs de cet officier ministériel.

Avec les regrets unanimes de la population, il emporte tous nos vœux de bonheur et de orospérité.

Arrestation. - Le service de la Sûreté de notre ville a fait avant-hier deux bonnes prises. Il a. en effet, arrêté deux européens, recherchés depuis un certain temps pour certains méfaits commis dans la région.

Ce sont les nommés Catalourda Gaston, 40 ans, et Degrave Edouard, 35 ans, l'un et l'autre repris de justice.

SAINT-ARNAUD

Manifestation de sympathie. - La population de Saint-Arnaud, dans deux manifestations empreintes de la plus grande cordialité, a-témoigné les 2 et 3 mars courant, toute sa sympathie à M. Hermitte René, administrateur-adjoint de la commune mixte des Eulmas. à l'occasion de sa nomination à la Sous-Préfecture de Iostaganem.

Le 2 au soir, dans les salons de l'hôtel Calvet, autour d'une table artistement décorée, se réunissaient une trentaine de fonctionnaires; le menu préparé avec goût par la maîtresse du lieu, satisfait les palais les plus difficiles ; au Champagne, notre vénéré barde algérien, M. Armani, dans une improvisation pleine d'esprit dit à notre ami Hermitte le grand vide qu'il laissera parmi nous où sa modestie, sa droiture de caractère, son aménité avait su conquérir tous les cœurs ; puis M. Soubrillard, le très sympathique administrateur de la commune mixte des Eulmas, M. Rédarès, notre dévoué maire, vantèrent en des improvisations pleines d'élégance et de sincérité, les qualités de cœur de celui qui allait nous quitter. M. Hermitte dans un langage châtié, d'une belle voix bien timbrée, qu'étranglait par instant une émotion intense, remercia les assistants d'avoir voulu lui témoigner leur affectueuse sympathie avant son départ. Il nous dit combien il allait regretter notre coquette cité, où il a vécu heureux entouré de véritables amis. Il emportera de cette manifestation d'estime, un des plus beaux souvenirs de sa carrière administrative.

La soirée se termina dans les chansons et l'on se quitta tard dans la nuit, tous emportant de cette réunion un souvenir ému et charmé.

Le lendemain, les sociétaires de la « Boulomane a. la « Philharmonique » et de la Société des !Courses de St-Arnaud-Eulmas, offraient à leur Président et Vice-Président un punch d'adieux dans la salle du café Calvet. Une soixantaine de membres étaieni présents qui avaient renus à manifester leur sympathie à M. Hermitte. Les discours d'usage furent prononcés par M. portés, au nom de la Société des Courses, M: Sallée, au nom de la Société des boules et M. Boërio. au nom de la Philharmonique.

M. Hermitte répond dans une brève et élégant improvisation, nous disant les regrets qu'il éprouvait de quitter de si bons amis, avec lesquels pendant cinq années, il avait entretenu de si cordiales relations, au cours des épiques parties de boules et des mémorables concours qui réunissaient les boulomanes Saint-Arnaudiens.:

Ce fut bientôt le tour des chansons qui charmèrent les auditeurs en g-aîté.

Pendant tout le cours de la réunion, la Philharmonique, sous l'habile et dévouée direction de son chef M. Pérez, fit entendre les meilleurs morceaux de son répertoire.

Nous ne terminerons pas ce bref compterendu, sans adresser à M. Hermitt<», à ce si sympathique fonctionnaire, toutes nos félicitations cour l'avancement si mérité dont il vient d'être l'objet; nous formons pour sa santé et la santé des siens les vœux les meilleurs, et nous espérons que dans un avenir très prochain, lui sera confiée dans notre Département la délicate mission d'administrer une commune mixte.

SETIF

Médaille du travail. — Par arrêté du ministre du Commerce et de l'Industrie la Ihédaille d'honneur d'argent est accordée aux employés et ouvriers dont les noms suivent : MM. Demagv, chef monteur électricien à l'usine électrique de Sétif, Azouaou Arezki, magasinier de la maison Audureau, de Sétif.

Nous adressons nos félicitations à nos concitoyens,

..Carnet de police. — Vol de bois. - Le nommé Gantera Mohamed ben Seghir, 23 ans. gardien du service des ponts et chaussées. a été arrêté par l'agent Cheurfi Larbi en flagrant délit de vol d'un morceau de bois, iprovenant de la coupe des- arbres, rue dé Constantine, dont il avait la garde.

Blessures par imprudence. — Une information est ouverte contre Zouagouaz Baccouche ben Tayeb, 35 ans, journalier, pour blessures par imprudence (accident dé voiture) sur la personne du nommé Naili Mohamed ben Sa[d, âgé de 8 ans. 8 jours d'incapacité de travail ont été reconnus par M. le docteur Guedj.

Vol d'un billet de 100 francs. - L'agent Hamdi a arrêté les nommés Lazazga Saïd ben Belgacem, commerçant, demeurant à Temazaret. commune mixte des Rirha.

Boukhelif Miloud ben Lamri, 10 ans. Abdelaziz Mohamed ben Meziane, 14 ans, qui ont trouve près des portes de Biskra, un billet de 100 francs, tperdu par le sieux Khracheni Lakdar ben Ahmed, 25 .ans, journalier, faubourg de la gare et ont négligé d'en faire de dépôt.

Importation d'animaux. - Le préfet du département de Constantine a l'honneur de porter à la connaissance des éleveurs et toutes personnes intéressées, que par arrêté en date du 11 février 1924, M. le Gouverneur général a autorisé l'importation et le transit en Algérie des animaux vivants des espèces bovine, ovine et caprine, originaires de la Suisse.

Pour les ouvriers indigènes. - L'adminis- tration croit devoir appeler l'attention des indigènes en instance de départ, sur la situation faite au monde du travail dans certaines régions de la Métropole et notamment dans les Pyrénées-Orientales. Il résulte, en effet, de renseignements fournis que l'industrie minière dans cette région subit une crise Qui a .pour conséqéuence de restreindre l'embauchage des ouvriers. On ne saurait donc trop engager les ouvriers indigènes à' se mettre en garde contre des propositions d'embauchage qui ne seraient pas garanties par un contrat régulier en bonne et due forme et à ne s'embaucher que 's'ils ont reçu toutes assurances à cet égard.

Beau succès. — Nous sommes heureux de féliciter notre jeune concitoyen Hadi Fernand, qui vient d'obtenir la mention « très bien » dans la soutenance de thèse de doctorat en médecine ayant trait au traitement des complications de la blennorrhagie par le sulfarsenol, qu'il a (présentée et soutenue publiquement le 18 février 1924, devant la Faculté de Médecine d'Alger.

Nous adressons aussi nos félicitations à

Mme et M. Haddy.

Tentative de meurtre. — M. Nicod Marius, sergent maître-tailleur de l'Aviation a tiré dans son atelier deux coups de Revolver sur le sieu Atlan Denis, employé de commerce, demeurant, rue du 19e Léger, à la suite d'une discussion pour des motifs intimes.

Ce dernier a été blessé au menton. M. le docteur Gùedi a conclu à 20 jours d'incapacité de travail. M. Nicod, a été mis à la disposition de l'autorité militaire après enquête au commissariat de police.

Une belle râfle de voleurs

à Relizane

Relizane, 11 mars (de notre correspondant particulier). - Comme suite à la. dépêche publiée par l'Echo d'Alger au sujet de l'arrestation d'une bande de malfaiteurs, auteurs d& nombreux vols avec effiaction commis à Relizane, je crois devoir vous dire -que c'est grâce à la perspicacité de la police locale aidée par deux agents de la sûreté que toute la bande a été capturée.

Cette bande parfaitement organisée prenait ses ordres au poste de commandement du nommé Benyaya Medjehed, tailleur indigène, appelé par ses hommes le « capitaine ». Ces malfaiteurs opéraient en toute tranquillité deuuis quelque temps quand, dans la soirée du 28 février plusieurs d'entre eux .pénétraient dans un café maure de la rue d'Isly, y faisaient jouer un phonographe pour retenir l'attention des consommateurs et y dérobaient un sac de sucre d'une valeur de 450 francs.

La victime de ce vol ne tarda pas à ap-' prendre que !Son sucre avait été vendu à des épiciers du village Nègre. Au courant de ces indices, l'agent da police Laredo Chemloul

se mit aussitôt en mouvement. Une enquête ouverte de toute urgence par notre dévoué juge de paix, M. Chassaing, amena l'arrestation des nommés Mebrouka Miloud, chauffeur, Gharbi Abd El Kader, journalier, Sadaoui Abed Chikhaoui, Tayeb Bouazza Bou Abd Allah, Hànifia Bouabdallah, Benammar Abd El Kader, tous de Relizane qui ne tardèrent pas à faire des aveux et a dénoncer les nommés Haouche Aoued et Seghir Ahmed, épiciers comme étant les personnes ayant acheté le produit de leur vol. Une perquisition opérée au domicile de ces épiciers amena, en effet, la découverte d'une ouantiamena, 87 kilos de sucre volé. Un troisième té de recéleur Meskini Seghir a été également dénoncé et des poursuites sont exercées contre lui.

Nous devons les excellents résultats de cette belle information à l'activité et au zèle déployés en cette circonstance par le secrétaire de la police locale Belmoktar. Ahmed qui. par ses questions adroites, amena les

aveux des premiers inculpés, en présence de son chef le commissaire de police. Le secrétaire Ahmed fut ensuite secondé dans sa tache par les précieux agents de la brigade mobile Dunant et Semaine de Mostaganem.

En continuant leurs recherches, ces derniers avec les agents de la polilce locale sont arrivés à découvrir les auteurs du vol de cuir commis à l'aide de fausses clefs au préjudice du sieur Chadli Abd-el-Kader, cor* idonnier à Relizane, dont le magasin a été vi-i sité à 9 heures du soir par les nommés Me* brojika Miloud ould Abed Chikaoui, Tfiyeb' Belkadi Ben Ahmed, Hanifia Bou Abd Allah ben Amar. Abd-el-Kader ben Nefoussi Habh, chauffeur et Benyahia Medjahed (le capEtame.

chef de bande). Tous ont fait des aveux corn* plets et ont désigné leur receleur un nommé Bcnknz: Belhaouel cordonnier, chez equçt- tout le cuir vol S a été découvert.

l'enquête continue et de nouvelles arres* tatiers sont immInentes..

DERNIÈRE HEURE

Les projets fiscaux du Gouvernement

A LA COMMISSION SENATORIALE

DES FINANCES

Paris. 11 mars. — La commission sénatoriale des finances a repris sa séante de l'après-midi pour en finir avec l'examen du proiet de loi fiscal.

La séance a duré jusqu'à 21 h. passées

L:i commission a donc discuté les conclusions du rapport général de M. Henry Bérenger sur les taxes téléphoniques, l'e>:pt>r tation des capitaux, la caisse des pensions de guerre et divers amendements ou articles additionnels.

Elle a entendu d'abord M. Laffont. soussecrétaire d'Etat aux P. T. T. sur l'introduction dans le projet de loi des dispositions anticipées relatives aux conversations téléphoniques taxées et à l'établissement de compteurs automatiques dans diverses régions de France.

Après le départ du ministre, la commission à adopté le principe du réprime futur des conversations taxées et a décidé de relever de 20 p. 100 l'ensemble des tarifs des taxes et d'abonnenjents téléphoniques instituées par les articles 71 à 88.

En ce qui concerne les textes visant les nouvelles mesures contre les fraudes dans l'exportation des capitaux, la commission a adopté intégralement les textes votés par la Chambre des députés des articles 89 à 98.

Le dispositif de la caisse des pensions de guerre a été voté avec quelques modifications proposées par le rapporteur général.

M. Henry Bérenger a fait également adopter un article additionnel à la caisse des sions, établissant .une pension diférée et qui est ainsi conçu :

Les titulaires des pensions concédées en vertu des lois des 31 mars et 24 juin 1919 peuvent demander à la caisse des pensions la transformation totale ou partielle de leur pension en pension différée ou valeur en capital équivalente. L'entrée en jouissance de pensions, établissant une pension différée, et qui est ainsi conçue :

La majoration des pensions pour les enfants mineurs prévue par les lois précitées peut également être transformée sur une demande adressée à la Caisse des pensions, en capital différé équivalent payable à la majorité de l'enfant.

Les pensions différées ainsi instituées sont inscrites à la section spéciale du grand livre de la dette publique.

En ce qui concerne les chèques la commission a supprimé l'article 30 qui limitait leur emploi aux banquiers, changeurs etc., mais elle a décidé qu'à l'article 8 les chèques tirés sur toute autre personne qu'un banquier ou agent de change seront en outre soumis au droit de timbre de quittance.

Après avoir voté l'ensemble du projet de loi qui lui était soumis la commission a examiné et a adopté divers articles additionnels de MM. François Marsal, Louis Pasquet et Henry Bérenger entraînant dans les cadres du projet de loi voté par la Chambre, d'importantes ressources fiscales provenant d'une plus stricte application des lois existantes. et dont l'ensemble peut être évalué à plusieurs centaines de millions.

La commission a décidé de se réunir demain matin pour entendre la lecture du rapport général -que rédigera cette nuit même M.

Henry Bérenger sur l'ensemble du projet de loi. -'

Le rapport pourrait ainsi être déposé jeudi sur le bureau du Sénat pour être imrtiédiatement imprimé, distribué et discuté le jour où la haute assemblée l'ordonnera.;

LES FORCES NRVRLES BNGÍPISES

AU SUJET DE LA FLOTTE ANCLAISE

DANS LA MÉDITERRANÉE

Paris, 11 mars. — L'Œuvre écrit. au sujet des manœuvres navales anglaises :

IL'Angleterre entend bien montrer qu'elle garde la maîtrise de la Méditerranée. Elle y déplace la majeure partie de ces forces, à la fois pour contrôler la puissance d'action et pour la signaler à l'attention des puissances souveraines, Espagne, France et Italie.

C'est une manifestation d'impérialisme éf videmment moins agressif que celui de l'Italie bombardant Corfou, mais qui ne laisse pas d'être quelque peu déconcertante de la part du gouvernement travailliste, au moment où M. Mac Donald, s'érigeant en pacificateur de l'Europe, parle de réconciliation des peuples et de désarmement général.

Cela coïncide fâcheusement avec le vote récent des Communes, du projet de mise en chantier de cinq croiseurs de bataille et du projet de budget aérien comportant une augmentation de deux millions de livres sterlings, au risque d'éveiller la suspicion et l'animosité des puissances méditerranéennes qui peuvent.voir, avec inquiétude, les évolutions d'importantes forces anglaises à proximité des côtés algériennes, italiennes et espagnoles.

Le Journal écrit : L'amiral Degouy préconise la neutralité de la Méditerranée et rapipelle qu'il a remis, il v a quelque 18 mois, aux mains de qui de droit, une proposition dans ce sens qu'il estimait intéressante à soumettre au Conseil de la Société des Nations,

EN ITALIE

LES INQUIETUDES QU'Y FAIT NAITRE

LA BAISSE DU FRANC

Rome, II mars. -- Les plus vives préoc-, cupations se manifestent en Italie en raison de la baisse du franc. On redoute de voir se fermer le marché français devant l'exportation italienne qui y écoule par an plus de 700 millions de produits.

Si la baisse persistait, l'industrie chimique, notamment, ne pourrait pas soutenir la concurrence avec la production française sur les marchés étrangers.

On signale déjà en Italie une forte réduction et des annulations de commandes de fleurs et de fruits, émanant de maisons françaises.;

En Belgique

LES NOUVEAUX MINISTRES PRÊTENT

SERMENT AU ROI

Bruxelles. H mars. — Les nouveaux mi -, nistres, MM. Hymans, Poullet, Tscheffen et Carton, ont prêté serment au roi.

M. Theunis a fait signer les arrêtés acceptant les déri issions des anciens ministres et nommant les nouveaux.

Un Conseil de Cabinet aura lieu lundi pour arrêter les termes de la déclaration ministérielle.

SINISTRE EN MER

UN VAPEUR FRANÇAIS PERIT

L'EQUIPACE EST SAUVÉ

'Ottawa. 11 mars. - Le Département de la Marine informe que l'équipage du vapeur français « Oberna » a été sauvé hier avec de grandes difficultés, par le navire « Kingsmolm », et débarqué à Halifax.

L'attentat d'Empoli

IL AURA SON DENOUEMENT DANS UN PROCHAIN PROCÈS A FLORENCE

Rome, 11 mars. — Les débats d'un vaste procès politique vont s'ouvrir prochainement à Florence.

Ce procès est appelé à faire sensation. Il compte 138 accusés. L'instruction a duré trois ans. Il s'agit du fameux attentant d'Empoli qui -se déroula en Toscane le l9* mars 1921 et causa dans toute l'Italie une violente émotion.

Des marins et des carabiniers avaient été appelés en hâte pour rétablir le service des chemins de ter à Florence et dans les autres parties de la Toscane, service interrompu pat une jarrève organisée par le parti communiste..

Au moment où certains de ces détachements de marins et de carabiniers passaient ,en camions automobiles dans les rues d'Empoli. ils furent attaqués par des groupes communistes armés de bombes et, de grenades*, Onze hommes furent tués. Il y eut un nom* bre considérable de bkssés, -

C'est le procès des communistes impliqués dans cette affaire qui va s'ouvrir devant lai Cour de Toscane.

L'abolition du Califat l-

DES CONCILES DE MUFTIS VONT

SE TENIR A JERUSALEM

ET AUX INDES

Jérusalem, 11 mars. — A son retour ds 1 ransjordame, après une conférence qu'il a tenue avec le roi Hussein, le grand mufti de raiestine, au nom du conseil suprême musulman, a télégraphié à toute la Palestine, invitant tous les muftis, ulémas, notables a conférer à Jérusalem pour discuter la question du Khalifat.

, D'autre part, le Daily Telegraph éciÏ.

qu aux Indes on estime qu'une conféience de mahométans devra se réunir pour éli'.ô un nouveau khalife.

Un message du Calife au

Monde musulman

Terrîtét, 11 mars. -Abdul Medjid, le calife en exil depuis moins d'une semaine, a décidé d'adresser ce soir un appel au monde musulman.

Dans le même hôtel qui a vu, en 1923, la rencontre de MM. Mussolini, Poincaré et lord Curzon. le calife a reçu les représentante des Agences Reuter, Havas, Wolff et leur a remis le document suivant, en se contentant d'ajouter que tout commentaire lui parais-: sait présentement inutile. Voici le texte de ce message :

« Message du calife Abdul Medjid

au monde musulman,

Au nom du Dieu clément et mïséncor* dieux.

Banni de mon payschêri par une d'édsio de la République laïque turque qui prétend' supprimer l'institution sacrée du califat, j adresse de cette terre hospitalière' d'exil un message de 6alut paternel et ds ralliement fidèle au monde musuintan.

La décision de la majorité actuelle de lus semblée nationale turoue étant incombatrbttf avec l'esprit de l'Islamisme et son intérêt-su* >.

ipérieur, ainsi qu'avec la condition fondamentale de l'élection de cette assemblée représentative de la noble et vaillante nation turque qui 1 a chargée en conformité de nos glorieuses traditions islamiques et nationales, de l'insigne honneur de continuer à servir de soutien à cette institution sacrée, je juge de mon devoir impérieux de déclarer aujourd'hui au monde musulman que je considéré cette mesure foncièrement sacrilège comme nulle et non avenue.

Par son approbation unanime à mon élection, il y a un an et demi, la magistrature suprême de l'Islam et du monde musulman m ayant confrmé dans l'exercice de cette auguste fonction, et la République laïque s'étant, par son empiètement sur la véritable souveraineté nationale, désisté entièrement de tout droit de participation d'intervention, c'est maintenant au monde musulman seu: qu'appartient la faculté exclusive de statuet en toute autorité et toute liberté sur cette question vitale.

J'invite, en conséquence, les chefs et représentants les plus puissants des communautés musulmanes du monde entier de coopérer activement à ce plan et de me faire "arvenir dans le >")lus bref délai possible leurs propositions et contributions concrètes ""our:' la réunion d'un Grand Congrès relit gieux inter-islamique que je me propose de convoquer en temps et lieu opportuns, ann de prendre en commun telles décisions que comporte la situation.

Dépourvu de toute autre ressource qu& celle infiniment précieuse qui m'est prodiguée par la puissante et très réconfortante, solidarité musulmane dont les généreusew manifestations me vont au cœur, j'implore du Tout-Puissant sa bénédiction compatissanté pour le succès final de notre cause religieuse*

Donné à Territer (Suisse). le 5 achabam

1342.

En Espagne

LA DEPRECIATION DE LA PESETA Madrid, 11 mars. - Une noté du Directoire dit que le gouvernement estime incompréhensible la dépréciation de la monnaie espa, gnole. Il est dtsposé à agir avec énergie et à exiger la stricte exécution des mesures de la récente ordonnance concernant les achats des devises à terme et à virement à l'étranger.

Le Directoire exhorte, en outre, tous les Espagnols à acheter de préférence des articles nationaux, au lieu d'acheter par pure fantaisie dans la plupart des cas des articles étrangers, même lorsque les articles nationaux sont de qualité inférieur.e.:

EN GRÈCE

LE DEPART! DE M. VENIZELOS

Athènes, 11 mars. — M. Venizelos est parti hier pour la France.

Il a été l'objet de manifestations de sym-i pathie.: -

Les journaux sont unanimes à exprimer leurs vifs regrets à l'occasion de ce départ.

LA REPRISE DES NECOCIATIONS DIPLOMATIQUES ET CONSULAIRES

AVEC LE GOUVERNEMENT

SOVIETIQUE

Londres, 11 mars. — L'agence Reuter an-* nonce que selon des renseignements de source officielle russe, le ministre de Grèce à BerW lin a informé l'ambassadeur des Soviefç 5^ Berlin que la Grèce désirait reprendre des relations diplomatiques et consulaires avec le gouvernement des Soviets qu'elle reconnaissait de jure.

En réponse à cette démarche, le gouvernement soviétique a adressé au gouvernement hellénique une note dans laquelle il accepte lav reprise des relations diplomatiques et te règlement amiable de toutes les oucstions en suspens.


LES SPECTACLES

THEATRES.

* THEATRE MUNICIPAL. — (Direction Le Danois). — Demain jeudi en soirée, continuation du magnifique spectacle :

CENDRILLON

Conte de fées en 4 actes et 6 tableaux, de Henri Caïn, musique de Massenet, avec Mme Rose Elsie, dans le rôle de Cendrillon

M M. Blouse, Meffre, Clauzure, Mmes Roger, Clairval, Georgey, Lodi, Muscat.

PRINCIPAUX TABLEAUX

Le départ pour le bal Le bal à la cour

Le chêne des fées-La terrasse de Cendrillon

Deux grands ballets - 200 costumes

DECORS NOUVEAUX

En matinée classique ;

MONSIEUR DE POURCEAUCNAC jtvec toute la troupe.

Au icr acte : La poursuite dans la salle.

Location ouverte. Trams.

CASINOS

CASINO MUSIC-HALL. — Ce soir, mercredi : Paul Cesky, diseur à voix ; Paulette Pastor, réaliste ; la troupe Frilli, les rois des ;ieux icariens ; Fortuna et Bazola dans leur sketch acrobatique ; les Raythers équilibristes ; les Fortunello, excentriques et les Nissata, contorsionnistes. Loc. de 10 à 12 h. et de 4 à 7 h.

CINEMASI

-*A L'OLYMPIA

Matinée 4 h., soirée 9 h. :

SUCCÈS

Su tout charmant programme :

La Cage dorée (?)

grand drame en 5 actes.

Ma Femme exagère

très amusante comédie amoureuse. 4 actes.

Act, — Doc. — Corn. — Loc. — Tél. 19-07.

Splendid Cinéma Select

9, rue de Constantine, 9

Télénhone 28.56 )

L'établissement à la vogue

La meilleure société

Matinée 4 heures Soirée 9 heures

Continuation du grand chef-d'œuvre de

CRIFFITH

La Naissance d'une Nation

sur le mystérieux

KU-KLUX-KLAN

E3SiBBB3EBEB

Matinée 4 heures Soirée 9 heures

Continuation du gros succès : -

FOLIES DE FEMMES

iixteprété par

inte *iprété Par STROHEIM

acteur prodigieux, au masque frémissant de faune, qui se jotie et abuse des plus belles feimnes. tient à honneur de se montrer comme

L'homme le plus antipathique du monde AVIS. — Vu sa longueur, ce film passe au début de chaque séance.

Prix des places : Prix du dimanche.

Actualité sensationnelle :

LE PREMIER PAS DUNLOP A ALGER

," Le départ boulevard Carnot 'ï la foule ; les gerbes de fleurs offertes aux g-aJ,!"nants.

Location. Tél. 27-16.

Demain jeudi, à 2 heures, matinée scolaire: Les Trianons ; Les terrasses du parc de Yelïowstone ; Puy-de-Dôme pittoresque ; Le cotonnier; Sauvetage en mer; Famille hindoue; Les races bovines. l'O partie : L'Epinoche ; Thèbes, Nécropole; Composition chimique de l'eau; Le cheval; Le singe mystérieux; Comique.

Très prochainement :

Un grand succès français

LE PETIT JACQUES de Jules Claretie, de l'Académie Française

CINEMA DU PLATEAU. — Soir. 9 h. :

VAMOUR QUI TUE! grand drame émouvant en 6 p. ; LA BRECHE D'ENFER, 6e ép.

VARIETES-CINEMA. — Soir. 9 h. : S.O.

S. (Navire en détresse), grand drame maritime en 5 p. ; LA BRECHE D'ENFER, 5e ép. : Beaucitron.

CINEMA MONTPENSIER. — Soir. 9 h. :

SHERLOCK HOLMES CONTRE MORIAR»TY, gr. drame policier en 6 p. ; LA BRECHE D'ENFER. 3e ép.

ALCAZAR-CINEMA. — Soir. 9 h. : UN JUSTICIER. gr. drame d'avent. en 5 p. ; LA BRECHE D'ENFER. 4e ép. ; Comique.

CINEMA PALACE. — Soir. 9 h. : De Cravone (Rouletabille) dans PETIT ANGE ET SON PANTIN, gr. comédie gaie en 6 p.; LA BRECHE D'ENFER, 2" ép.

EDEN-CINEMA (Champ-de-Manl\:UVfeJ.

Soir. 9 h L'ANGOISSE DE SATAN, dr. 4 actes: LES MYSTERES DE LA SECTE NOIRE. 6e épis. Gom. Doc.

Gonsoil Jiiiinicipal de Saint-Eugène

Le Conseil étant presque complet, la séance est ouverte par le Maire à 17 h. 45.

Adoption du procès-verbal de la dernière séanee sans observation. Demande d'une subvention faite par le service du prélèvement des fraudes, crédit déjà alloué 100 fr., supplément de 100 francs a été voté.

Cours supplémentaire. — Le Conseil avait demandé l'ouverture d'un cours supplémentaire pour permettre aux enfants de pouvoir' poursuivre leurs études scolaires. L'autorité académique ne l'accorderait que si le nombre des écoliers était plus fort. Tel' n'a pas été - l'avis - du -- Conseil - qui redemandera l'ou-

verture de ce cours atin de 1 annoncer aux parents qui sont obligés actuellement d'envoyer leurs enfants ,;suivre ce" cours à Alger, et le Conseil espère que ces enfants viendront grossir le nombre d'élèves fixes par l'Académie pour l'autorisation de ce miirc.

-- Créons d'abord ce"cours et les élève3 seront nombreux. Une nouvelle démarche sera faite pour obtenir satisfaction à la rentrée d'octobre.

Relèvement d'indemnité de la femmé de charge de l'école des Bains-Romains, est porté à 60 francs par mois. -

Union fédérale des Sociétés fédérales. -

Subvention accordée : 50 francs.

Le Maire, soucieux de protéger ses concitoyens contre l'incendie, propose l'achat d'un matériel plus approprié que celui existant : moto-pompe, appareils extincteurs ; bouches et prises d'eau de chaque côté de la route Malakof.

Le Conseil ouvre un crédit et émet un vote de principe pour ouvrit un concours d'offre auprès des constructeurs.

Enfin, après deux ans d'attente, norft allons voir disparaître les madriers soutenant le mur devant la Mairie et qui menacent de tomber..

L'adjudication a eu lieu avec un rabais de 7 Nous verrons si la circulation du trottoir nous sera livrée cetet année.

Divers projets de lotissement sont adoptés.. :

Le remontage des horloges de la commune laissant à désirer, le Maire v& se mettre en rapport avec un autre concessionnaire.

Monument à élever à Cuers aux héros du « Dixmude». - Une subvention est accordée.'

Association des Veuves et Orphelins de guerre. - A la demande de l'Association, le Conseil tout entier vote une large subvention pour les faibles ressources de la commune et la porte à 100 francs.

On ne saurait jamais trop faire pour nos orphelins, ajoutent les conseillers.

La statistique agricole demande la désignation d'un membre du Conseil pour faire partie de cette commission. M. Bernard, agriculteur, est tout désigné.

Sur la proposition "du Maire. le texte d'un télégramme de sympathie, présenté par M.

Laquière. est adopté et envoyé ensuite à M Steeg-, gouverneur général de I¡'AIgérie La séance est levée à 19 h. 15.

LA VIE SPORTIVE

BOULOMANIE -

Le matcli de défi en 2 parties lancé par l'Association des Boulomanes Algérois. Défi relevé par le Club-Bouliste de Belcourt et du Hamma s'est déroulé dimanche sur le terrain de manœuvres à 8 heures précises.

Et suivant le réglement de ce sport les deux champions se mettaient aux prises non moins en présence de cinq cents spectateurs amateurs du jeu de boules, dont le résultat est le suivant :

Première partie : Dorveaux du Club-Bouliste de Belcourt et Hamma bat Galiana de l'Association des Boulomanco Algérois par 18 à 11.

* Deuxième partie : Galiana de l'ASBA bat Dorvaux du CBBIH par 18 points à 7.

Finale : Dorvaux du 'CBJ3IH bat Galiana de l'ASBA par 21 points à 14:

Dorvaux est déclaré champion et remporte le prix engagé du défi.

Convocations

Olympique Algérois. — Ce soir à 8 h. 30. réunion du Conseil d'administration, au Café de la Valette.

Alger-la-Blanche. — Aujourd'hui à 7 heures an Bar du Nord. réunion de tous lee joueurs de foot-ball. CaJlia.Sports. — Commission des fêtes. - Jeudi à 18 h 30. réunion des membres de la com- mission. Bar de la Régence

Commission de footibâil. -:- Vendredi à 18 il., | réunion de tous les joueurs et des membres de la commission Brasserie de la Bourse (Champ de Manoeuvreé).

Amicale Sportive des Boulomanes Réunis du

Paté. — Ce soir à 6 h. 30. réunion de la section de foot-ball. Jeudi à. 6 h. 30 du soir. réunion générale.

Union Sportive Algéroise. — Mercredi à 20 h.

30. réunion générale.

Croupe Sportif Joyeuse Pensée. — Ce eoir à 19 heures, commission de fott-ball. A 21 h.. conseil d'administration.

Croupe Sportif de la Redoute. — La 1re équipe matchera dimanche officiellement contre le Sporting du Pilotage au Stade B. ; la 28 officiellement contre la 2c de l'Ibérica. Ces deux équipes sont convoquées jeudi soir à, 9 ih. au local. L'équipe 'de course à pied est également convoquée. Jeudi à 4 h. 15. gymnastique. Clique à 8 h.

Les nouveaux membres honoraires voudront bien réserver bon accueil au trésorier -qui leur remettra leur carte de sociétaire.

Sporting Club Pilotage. — Mercredi à 7 heures, réunion générale.

RASA. — Ce soir à 18 h entrainement général.

Foot-ball. — Réunion de la commission et de tous les joueure au local du club.

Etoile Sportive du Plateau-Saulière. — Les jeunes gens: désirant ae faire inscrire sont priés de se présenter chez M. Pastorel fils Café Gillot.

rue Diderot

SOS. — Comité ce eoir à 6 heures 30 Brasserie d'Isly.

Vétérans. — Mercredi eoir, six heures. Café Fort Ba.b-Azoun. réunion pour former définitivement équipe devant matcher dimanche 16 mars it Mouzaïaville.

INFORMaTIONS MARITIME.S

NOS COURRIERS

Le paquebot-poste « Gouverneur-GénéralTirman », de la Compagnie de Navigation.

Mixte, quittera notre port à destination de Port-Vendres et Cette, aujourd'hui à midi.

Le paquebot-poste « Sidi-Brahim », de la Société Générale de Transports Maritimes, partira aujourd'hui méhredi, à midi, pour Marseille, avec le courrier, des passagers et divers.

- Arrivées et départs de Marseille

Arrivées du 11 mars : néant.

Départs : le « Manouba », pour Alger ; le « Timgad JI. pour Alger.

Radio du « Manouba »

Arriverons 18 heures.

Coste., Radio du « Timgad n

Timgad arrivera vers 16 heures 30, si beau temps continue. Gouverneur général Steeg à bord.

Malglaiveo

MOUVEMENT DU PORT

du 10 au 11 mars 1924

Arrivées. - Vap. ital. Goldoni, de Rotterdam, rel.; vap ang. Greslilie. de Karachi, rel.; vap. fr. Ang.-Achaque, de Port-Guey,. don, d. m.: vap ang. lÉCursk, d'Odessa, rel.; vap ang. Baron-Ardressan, de Bassein, rel.; vap. norv. Taermina, de Port-Talbot, charb.

vap. grec Théodoros, de Nicolaïeff, Tel.; vap.

ital. Principessa-Christiana. de Gravosa. rel.

vap. fr. Carm.-Achaque de Chercheile. vin' vap. holl. Rijndijk, de Sébastopol, rel.; vap.

fr. Guaruja, de Santos et Qrân, opérant.

Départs. — Vap. fr. Madali, pour Rouen d. m.; vap. fr. G.-G.-Chanzy, pour Marseii le, d. m.; vp fr Marcel-Schiaffino, pour

Cette, d m.

ETAT-OIVIL

Naissances ,du 10 mars 1924. — Clapier Cyriac * Pérez Eoibert Apicella Rose. Azout Renée, Dul vert Henri. 'Prétro Arlette Atlan Georges Gomie Louis. Adjus Gilbert Furt YTette. Rodenas Offlrgètte. Boncet Edouard.

Décès du 11 mars. — Mouzon Jules 90 ans Barone Salvator. 59 ans; Cohen Solal Yaminâ épouse Albouker. 69 ans ; Yvars Emilienne 2 ans; Levec Emma, épouse Gaillard 54 ans Ro- :bin Jean-Pierre. 16 mois ; Boo Manuel 22 ans ; Fouoqueteau Léopold. 43 ane ; Cardonâ Antoine *

9 mois ; Briae Jean. 82 ans ; Beringuer Fer: nand. 7 mois. 1

Pour les changentents d'adresse, nos abonnés sont priés de nous adresser l'ancienne bande et 1 franc en timbres-poste, pour frais d'impression des nouvelles bandes.

COMMUNICATIONS

Fédération des Anciens Prisonniers de guerre.

Ce soir à, 18 h, 30. réunion du Conseil d'administration chez le Président.

Amicale Estudiantina. ---: Tous les mardis et vendredis, répétitions générales, de ZO h. 30 à 22 heures. Tous les lundis et jeudis aux mêmes. heures. cours pour élèves; et lee jeudis de 15 à 17 heures cours pour jeunes filles, mandolines, mandoies. guitares, violons, pianos.

Syndicat des C.F.R.A. — Réunion du comité jeu.

di à 17 h. 30 au siège.

Syndicat professionnel de - l'Alimentation, — Réunion jeudi à 4 heures, café Ancien Fort Bab.

Azoun.

Syndicat des ouvriers ooiffeurs. — Tous les camarades de la corporation sont priés d'assister à la grande réunion qui aura lieu jeudi à 9 heures du soir à la 'Bourse du Travail. Des décisions importantes seront prises

Si vous voulez I des enfants sains et robustes, n)eltez-les au régime du délicieux

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Télagh invite MM. les créanciers de la succession de Ben Tagoub Mostefa culd Hadj Djelloul Bou Abdallah, dit aussi Mostefa Bou Abdallah, commerçant à Bedeau, décéd.5 le 27 février 1924, à lui produire dans le délai de quinze jours, tous leurs titres de créances ou autres faute de quoi ils seront forclos.

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Le Commissaire oriseur. -

PERALDI.

Le Syndic,

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Cercle des Méridionaux

MM. les membres du Cercle des Méridionaux sont priés de bien. vouloir assister à l'assemblée générale extraordinaire des membres du Cercle qui aura lieu samedi 15 mars, à y heures du soir, au local, 46, rue d'Isly.

Ordre du jour : Elections; questions diverses.

Etude

de Me GAUDIBERT, notaire à A,lerJ place de la Pêcherie, n° 4.

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30.000 francs.

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-

* FEUILLETON DE L'ECHO D'ALGER 12

Les Dents du Tigre

par Maurice LEBLANC

III. — LA TURQUOISE MORTE

— Monsieur, le préfet, la situation est limpide Vous m'avez donné hier soir une autorisation qui engage votre responsabilité de ta façon la plus grave. Il vous faut donc à tout prix, et sur le champ, un coupable. Le çoupable, ce sera doncrnoi. Comme charges.

vous avez ma présènee ici, le fait que la porte était fermée à" l'intérieur, le fait que le brigadier Mazeroux dormait pendant le crime, et la découvertei dans le coffre, de cette turquoise. C'est écrasant, je l'avoue. il s'y ajoute cette présompïion terrible que j'avais tout intérêt à la disparition de M. Fauville et de son fils, puisque s'il n'existe pas d'héritier de Cosmo Mornington je touche deux cents millions. Parfait..11 n'y a donc plus pour moi qu'à vous suivre au Dépôt. ou ien.

- Ou bien ?

- Ou bien à remettre en vos mains le coupable, le vrai coupable.

Le préfet de police sourit ironiquement et

tira sa montre.

— J'attends.

— Ce sera l'affaire d'une petite heure, monsieur le préfet, dit Perenna, pas davantage si Vous me laissez toute latitude. Et la recherche de la vérité vaut bien. il me semble, un peu,de patience.

- J'attends, répéta M. Desmalions.

- Brigadier Mazeroux veuillez dite au isicur «Sylvestre, domestique, que M. le préfet désire le voir.

Sur un signe, M. Desmalions. Mazeroux sortit.

])on Luis expliqua :

— Monsieur le préfet, si la découverte de la turquoise, constitue à vos yeux une preuve extrêmement grave, elle est pour moi une révélation de la plus haute importance. Voici pourquoi. Cette turquoise a dû se détacher de ma bague hier soir et rouler sur le tapis. Or quatre personnes seulement ont pu remarquer cette chute pendant qu'elle se produisait, ramasser la turquoise, et pour compromettre l'ennemi nouveau que j'étais, la glisser dans le coffre. La première de ces personnes est un de vos agents, le brigadier Mazeroux. n'en parlons pas. La seconde est morte. C'est M. Fauville. n'en parlons pas.

La troisième, c'est le domestique Sylvestre.

Je voudrais lui dire quelques mots. Ce sera oref.

L'audition de Sylvestre fut brève en effet.

Le domestique put prouver crue, avant l'arrivée de Mme Fauville à qui il devait ouvrir la porte, il n'avait pas quitté la cuisine, où il jouait aux cartes avec la femme de chambre et un autre domestique.

— C'est bien, dit Perenna. Un mot encore. Vous avez dû lire dans les journaux de ce matin la mort de - l'inspecteur Vérot et voir

,son portrait r

— Oui.

— Connaissez-vous l'inspecteur Vérot ?

— Non.

ici .— Pourtant il est probable qu'il a dû venir ici dans la rournée.

— Je l'ignore, r6¡::']1dit le domestique. M.

Fauville recevait beaucoup de personnes par la jardin, et il leur ouvrait lui-même.

— Vous n'avez pas d'autre déposition à faire ?

— Aucune,

— Veuillez prévenir Mme Fauville que M.

le préfet serait heureux de lui 'parler.

Sylvestre se retira.

Le juge d'instruction et le procureur de la République s'étaient approches avec étonnement.

Le préfeti s'écria :

- Ouoi ! monsieur, vous n'allez pas prétendre que Mme Fauville serait pour quelque chose.

— Monsieur le préfet, Mme Fauville est ta Quatrième personne qui ait pu voir tomber ma turquoise.

— Et après ? A-t-on le droit, sans une preuve réelle, de supposer qu'une femme puisse tuer son mari, qu'une mère puisse tuer son fils ?

—. Je ne suppose rien. monsieur le préfet.

—= Alors ? j.

Don Luis ne répondit point. M. Desmalions ne cachait ipas son irritation. Cependant il dit :

- Soit, mais je vous donne l'ordre absolu de garder le silence. Quelle question dois- je poser à Mme Fauville ?

— Une seule, monsieur le préfet. Mme Fauville connaît-elle, en dehors de son marf, un descendant des sœurs Roussel ?

— Pourquoi cette question ?

— Parce que si ce descendant existe, ce n'est pas moi qui hérite des millions, mais lui, et c'est alors lui, et non pas moi, qui aurait intérêt à la disparition de M. Fauville et de son fils. -

— Evidemment. Evidemment. murmura M Desmalions. Encore faudrait-il que cette nouvelle piste.

Mme Fauville entra sur ces paroles. Son visage testait gracieux et charmant, malgré les pleurs qui avaient rougi ses paupières et altéré fraîcheur de ses joues. Mais ses yeux exprimaient l'effarement de l'épouvante, et ia pensée obsédante du drame donnait à toute sa jolie personne, à sa démarche, à ses mouvements, quelque-chose de fébrile et de

saccadé qui faisait peine à voir.

— Asseyez-vous, madame, lui dit !e préfet avec une déférence extrême, et pardonnezmoi de vous imposer la fatigue d'une nouvelle émotIOn. Mais le temps est précieux et nous devons tout faire pour que les deux victimes que vous pleurez soient vengées sans retard.

Des larmes encore s'échappèrent des beaux

yeux et, avec un sanglot, elle balbutia :

— Puisque la justice a besoin de moi, monsieur le préfet. renseignement. La

Oui, il s'agit d'un renseignement. La

[mère de votre mari est morte, n'est-ce pas ?

,- .,- OUI, .monSIeur le préfet.

- Elle était bien originaire de Saint-Etienne, et s'appelait de son nom de jeune fille Roussel ?

Oui.

•— Elisabeth Roussel ?

- Oui.

- Votre mari avait-il un frère ou une sœur ?

- Non.

- Par conséquent, il ne reste plus aucun

..descendant d'Elisabeth Roussel ?

* — Aucun. •

- Bien. Mais Elisabeth Roussel avait deux sœurs, n'est-ce pas ?

- Oui.

— Ermeïine Roussel, l'aînée, s'exila, et personne n'entendit plus parier d'elle. L'autre, la plus jeune. <)

— L'autre s'appelait Armande Roussel.

C'était ma mère.

— Hein ? Comment ?

— Je dis que ma mère s'appelait de son nom de jeune fille Armande Roussel et que i'ai épousé mon cousin, le fils d'Elisabeth Roussel.

Ce fut un véritable coup de théâtre.

Ainsi donc, Hippolyte Fauville et son fils Edmond, descendants directs de la sœur aînée. étant morts, l'héritage de Cosmo Mornington passait à l'autre branche, celle d'Armande Roussel, et cette branche cadette était représentée jusqu'ici par Mme Fauville.

Le préfet de calice et le iuge d'instruction échangèrent un regard, après quoi l'un et l'autre se tournèrent instinctivement du côté de don Luis Perenna. Il ne broncha pas.

Le préfet demanda :

— Vous n'avez pas de frère ni de sœur, madame ?

- .Non, monsieur le préfet, je suis seule.

Seule ! C'est-à-dire que, rigoureusement,

I sans aucune espece de contestation, maintenant que son mari et son fils étaient morts, les millions de Cosmo Mornington 'ui révenaient. à elle, à elle seule.

Une idée affreuse cependant, un caucheitaar, pesait sur les magistrats, et ils ne pouvaient s'en délivrer : la femme qu'ils avaient devant eux était la mère d'Edmond Fauville. M. Desmalions observa don Luis Perenna. Celui-ci avait écrit quelques mots sur une carte qu'il tendit à M. Desmalions..

Le préfet, qui peu à peu reprenait vis-avis de don Luis son attitude courtoise de la veille, lut cette carte, réfléchit un instant, et posa cette question à Mme Fauville :

-r- Quel âge avait votre fils Edmond ?

- Dix-sept ans.

- Vous paraissez si jeune..

: - Edmond n'était pas mon fils. mais mon beau-fils, le fils d'une première femme que mon mari avait épousée, et qui est rnorte.

- Ah !. Ainsi. Edmond Fauville. nurmura le préfet, qui n'ttcheva pas sa phrase.

En deux minutes toute la situation avait changé Aux yeux des magistrats, Mme Fauville n'était plus la veuve et la rnfcre irw ttaquable. Elle devenait tout à coup une femme q;lle les circonstances exigeaient que l'on interrogeât. Si prévenu que l'on fût en sa taveur, si charmé" par la séduction de sa beauté, il était impossible qu'on ne se demandât pas si, pour une raison quelconque, pour être seule par exemple à jouir de l'énorme fortune, elle n'avait pas eu la folie de tuer sôji mari et l'enfant qui n'était que le fiis de .son mari. En tout cas, là question se posait. Il fallait la résoudre.

Le préfet de police reprit :

,- Connaissez-vous cette turquoise ?

Elle saisit la pierre qu'on lui tendait, et l'examina sans le moindre trouble.

ij-— Non,-dit-elle. J'ai un rolliar en turquoises. que je ne mets jamais. Mais les pierres sont plus grosses et aucune d'elles n'a cette forme irrégulière. — Nous avons recueilli celle-ci dans le cof. fre-fort, dit M. Desmalioas. Elle fait partie

d'une bague qui appartient a une personne que nous connaissons.

- Eh bien ! fit-elle vivement, il faut retrouver cette personne.

- Elle est ici, dit le préfet, «n désignant don Luis, qui, se tenant à l'écart, n'avait pas été remarqué par Mme Fauville.

Elle tressaillit en voyant Petenna, et s'écria, très agitée :

— Mais ce monsieur était là hier: snir !

Il causait avec mon inari. et, tenez, avec.' cet autre monsieur, dit-elle en montrant le brgadier Mazeroux. Il fallait ies interroger, savoir Dour Quelle raison ils sont Vt.nHS ous comprenez que si cette turquoise appartenait

à l'un d'eux.

L'insinuation était clane, n aB ccmbien maladroite ! et comme elle de nnait <lu poids à l'argumentation de Perenna : « Cette turquoise a été ramassée par quelqu'un qui m'a vu hier soir, et qui veut me compromettre.

Or. en dehors de M. Fauville et du brigadier, deux personnes seulement m'ont vu, le d mestiQue Silvestre et Mme Fauville. Paf conséquent, Je Silvtstre, étant hors de cause, j'accuse Mme Fauville d'avou

mis la turquoise dans ce coffre-for'. »

M. Desmalions reprit :

— Voulez-vous me faire voir ce collier, madame ?

— Certes. Il est avec mes autres bijoux, dans mon armoire à glace. Je vais y aller.

— Ne vous donnez pas cette peine, md.da me. Votre femme de chambre le connaît ?

- Très bien.

- En ce cas, le bngadlerMazeroux va s'entendre avec elle.

Durant les quelques minutes que dura l'absence de Mazeroux. aucune parole ne fut échangée. Mme Fauville semblait absorbée par sa douleur. M. Desmalions ne la quittait pas des veux.

Le brigadier revint. Il opportait une grande cassette qui contenait beaucoup d'écrins et de bijoux.

(A suivre.1