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Title : L'Echo d'Alger : journal républicain du matin

Publisher : (Alger)

Publication date : 1920-03-06

Type : text

Type : printed serial

Language : french

Language : français

Format : Nombre total de vues : 67558

Description : 06 mars 1920

Description : 1920/03/06 (A9,N2903).

Description : Note : GG14181.

Description : Collection numérique : Documents consacrés à la Première Guerre mondiale

Description : Collection numérique : Bibliothèque Francophone Numérique

Description : Collection numérique : Zone géographique : Afrique du Nord et Moyen-Orient

Description : Collection numérique : Thème : Les droits de l'homme

Rights : public domain

Identifier : ark:/12148/bpt6k75792268

Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JOD-10396

Relationship : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb327596899

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date of online availability : 05/08/2013

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La guerre, quelque favorable qu'en ait été l'issue, a grevé de charges énormes les finances nationales. Il importe avant tout, et c'est là l'œuvre essentielle, d'alléger ces charges ; dans ce dessein, tant pour diminuer la dette flottante que pour restreindre la circulation fiduciaire, le Parlement convie le pays à souscrira à l'Emprunt que vient de lancer le Gouvernement.

Il no s'agit pas ici d'un sacrifice, mais d'un placement dont les avantages sont manifestes ;

Il ne s'agit pas d'une imposition, mais d'une préférence à donner, dans la gestion des fonds dont on dispose, à une affaire plutôt qu'à une autre.

Or quelle affaire est en question, sinon la plus Importante de toutes, la plus pleine de ccnséquences pour l'avenir, celle dont dépendent le relèvement financier du pays et avec lui la sécurité des fortunes et des entreprises particulières -

Tous les égoïsmes doivent disparaître, toutes les considérations personnelles doivent céder devant la tâche essentielle à laquelle le Parlement appelle le pays ; l'avenir financier, l'avenir économique sont entre les mains des Français ; celui qui ne consacre pas à l'emprunt la part la plus large de ses disponibilités, celui-là s'oppose au relèvement du pays, compromet l'avenir, nuit à la nation et nuit certainement à sa propre fortune.

ARDAILLON,

Recteur de l'Académie d'Alger.

La Situation Diplomatique

Paris, 5 mars. — De notre correspondant spécial :

Des notes officieuses préparent l'opinion publique française à accepter l'exposé de principes adopté par la Conférence de Londres, exposé qui détermine les bases de la politique économique et financière des peuples alliés, en vue du relèvement de leur industrie et de leur commerce et de la restauration de leurs finances. J'ai indiqué à plusieurs reprises que, cette politique ne peut consister qu'en un retour à la situation d'avant-guerre, c'est-à-dire en la reprise des relations commerciales entre ton tes les nations européennes, sans que ces rapports individuels et privés aient d'ailleurs à exercer d'influence sur l'attitude des gouvernements alliés qui, eux, demeurent exclusivement sur le terrain circonscrit par les traités de paix et en exigent l'exécution intégrale.

Clairement expliquée ainsi, je ne crois

pas que cette politique de paix doive se heurter en France à une opposition irré-

ductible de l'opinion publique. Nous ne sallrions, en effet, nous claquemurer dans une bouderie maussade. Nous sommes presque unanimes, au contraire, à désirer pour la France une large expansion mondiale, qui ne peut être réalisée, en dehors 'du domaine intellectuel où notre influence coniinue à prédominer, que par l'extension de nos importations et de nos exportations, ainsi que par la renaissance de notre marine marchande.

Mais il est un point sur lequel il faut s'expliquer, de peur qu'il ne crée des malentendus. Au cours d'une des dernières séances de la Conférence, M. Nitti a présenté à ses collègues un projet tendant à accorder à l'Allemagne un emprunt international ; en d'autres termes, à autoriser nos ex-ennemis à contracter un large emprunt extérieur qui serait émis sur les marchés de tous les pays neutres, avec la men tion spéciale que le produit de cet emprunt serait affecté à l'achat, par les Allemands, des matières premières qui leur sont in dispensables pour remettre en activité leur industrie actuellement paralysée. #

Le premier ministre italien a, en eJJel, fait observer que l'Allemagne a perdu un certain nombre de provinces d'où elle tirait ses matières premières, notamment en ce qui concerne le charbon et le fer ; que, d'autre part, sa marine n'existant plus, elle est dans la presque impossibilité de combler ce déficit par des importations correspondantes ; qu'elle a cependant gardé le droit à la vie et au travail ; qu'elle a, d'autre part, contracté de lourdes dettes visà-Ns des alliés et qu'on ne saurait exiger d'elle qu'elle les acquitte, si on la met dans l'impossibilité de produire:

v Tout en développant son projet que M.

'Lloyd George ponctuait en quelque sorte de hochements de tête approbatifs (c'est d'un témoin oculaire que je tiens ce détail).

M. Nitti coulait de temps à autre un regard en dessous à M. Millerand, sachant bien que si une opposition devait se produire, c'est du côté de la France qu'elle viendrait.

Mais notre Premier demeurait impénétrable. C'est seulement, lorsque la lecture fui terminée, qu'il déclara, sur le ton le plus posé, que la France n'avait aucun intérêt à empêcher l'Allemagne de se remettre aa travail, au contraire ; mais qu'il devait être bien entendu que la France ne pouvait consentir à la reconstitution industrielle de l'Allemagne qu'autant que celle-ci suivrait la restauration de nos propres départements ravagés et ne la précéderait pas ; et que la commission des Réparations serait invi-

tée par lui à se montrer dautant plus ri goureuse dans ses exigences que l'Allemagne recevrait plus de latitude pour se refaire elle-même,

Le colloque a pris fin sur une courte Observation de M. Nitti, faisant remarquer que si on voulait maintenir l'Allemagne dans son état actuel.(qui est loin de répondre aux légendes que l'on fait courir sur -sa prétendue prospérité), ce pays, acculé Ii} la banqueroute, finirait par être incapa'ble de rien payer du tout et sur une réponse de M. Millerand, disant qu'il ne ,voyait aucun inconvénient à ce que l'Allemagne subît la tutelle des neutres au point -de vue financier, comme elle est obligée fie subir celle des vainqueurs, au point de vue militaire et naval.

Il y a donc un grand emprunt allemand fous roche et comme cet emprunt sera jiQtamment émis sur les places de Genève, Amsterdam et de Madrid, il n'y a aucune jillusion à garder au sujet de la participation de banquiers américains, anglais et jnême- français.

Il y a évidemment là quelque chose qui froisse nos susceptibilités et blesse le sentiment que nous avons de notre situation

,de vainqueurs vis-à-vis des vaincus. Mais il faut que nous sachions voir plus haut et plus loin. L'intérêt même de notre sécurité doit nous faite souhaitée que, dans, l'A!.

lemagne militariste Ses Hohenzollern, le régime démocratique s'acclimate définitivement et qu'ainsi l'esprit pacifiste l'emporte une fois pour toutes sur les velléités de revanche. Mais cela n'est possible qu'à la condition que nous orientions l'Allemagne vers le développement de ses facultés industrielles, commerciales et agricoles ; et, d'autre [.art, plus l'Allemagne sera mise à même de récupérer ses forces éconpmiques, plus la commission des Réparations sera en droit d'exiger qu'elle hâte la restauration de nos dix départements systématiquement ruinés. C'est là qu'à côté de M. Millerand, dont l'attitude à la Conférence de Londres vient de recevoir la pleine approbation de la commission des Relations extérieures de la Chambre, M.

Poincaré aura un grand rôle à jouer. Il ne devra pas tolérer que ses collègues cherchent à diminuer quelqu'une de nos légitimes revendications. Que l'Allemagne vive et travaille, soit ; mais, avant tout, il faut qu'elle paie.

CUY DE SAINT-CLAIR.

La Conférence de Londres

UNE EXPEDITION MILITAIRE CONTRE

LA TURQUIE EST ENVISAGÉE

Londres. 5 mars. — Le Pall-Mall Gazette croit savoir que le Conseil Suprême, après l'examen des informations parvenues de Turquie. est arrivé à la conclusion que des mesures énergiques s'imposent pour mettre fin aux horreurs perpétrées par les forces des nationalistes turcs, contre les populations arméniennes et les autres peuples assujettis à la Turquie.

Le Conseil n'attend pour agir, que lès rapports des représentants alliés à Constantinople, et au cas où ces rapports confirmeraient les informations du Conseil Suprême, les événements pourraient prendre une tournure dramatique. Une expédition militaire est même envisagée, si certaines éventualités se produisaient.

L'expédition serait surtout composée de felces françaises, mais la Grande-Bretagne y apporterait son concours. Il est possible que la décision des alliés soit d'abord annoncée a Paris.

La Conférence des Ambassadeurs

L'EMPRUNT ANGLO-FRANÇAIS

EN AMERIQUE

Londres, 5 mars. — La Conférence des Ambassadeurs a continué cet après-midi, la discussion du ti'aité de paix avec la Turquie.

Des conversations ont eu lieu récemment à Londres entre le chancelier de l'Echiquier et le ministre des Finances de France, au sujet du remboursement de l'emprunt anglofrançais contracté en Amérique en 1915, dont l'échéance est proche.

Les gouvernements anglais et-français ont décidé, d'un commun accord, de ne pas re llouvelcr le dit emprunt et des mesures sont nrises pour son remboursement.

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M. NITTI A PARIS

"";";;'.UllfE VISITE D'EXPLICATIONS «**»

A M. MJLLEirtArtO

Paris, 5 niars., - M. Nitti a visité, cet après-midi, M. Millerand auquel, au cours d'un cordial entretien, il a tenu à donner des apaisements au sujet des interprétations faites de son attitude lors des deniières réunions de Londres.

Dans l'esprit de M. Nitti. en effet, il ne s'est jamais agi d'organiser le relèvement de l'Allemagne aux dépens des réparations dues aux Alliés, notamment à la France. M. Nitti s'est préoccupé seulement de mettre l'Allemagne en mesure de reprendre son travail et de fournir l'effort qui lui permettra de s'acquitter de sa dette vis-à-vis des Alliés,

»»»

Les élections indigènes d'Alger

UN ARTICLE DU « TEMPS »

Paris, 5 mars. — Le Temps consacre, aux incidents relatifs aux élections indigènes à Alger, un article dont voici la conclusion :

« Vous voulez assurer à l'élite indigène une représentation sérieuse et suffisante dans les Conseils de la colonie, en attendant qu'une nouvelle étape puisse être franchie er que le corps électoral indigène soit appelé à envoyer à Paris une représentation distincte ; mais des événements dans le genre de ceux d'Alger ne peuvent que retarder le moment où une nouvelle réforme aura chance d'être acceptée par l'opinion. Les indigènes algériens qui réfléchissent doivent s'en convaincre et agir en conséquence. »

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La Mnnicipalité Socialiste de Lyon

QUATORZE MEMBRES DECLARENT

PLACER L'INTÉRÊT PUBLIC AU-DESSUS

DES QUESTIONS POLITIQUES

Lyon, 5 mars. — La Municipalité provi soire socialiste de Lvon est revenue sur sa décision de s'abstenir aux cérémonies officielles des 6 et 7 mars, où MM. Isaac, Marsal, Sarraut et Coupat viendront inaugurer la Foire de Lyon. Deux adjoints représenteront la Ville.

Une réunion des élus socialistes de Lvon a eu lieu ce soir, à l'Hôtel de Ville; quator/c d'entre eux, dont M. Rognon, député, ont signé une déclaration les désolidarisant d'avec la Fédération socialiste du Rhône, relativement au projet de la Foire de Lyon et affirmant leur volonté de placer l'intérêt public au-dessus des questions politiques.

Concours d'Admission

A L'ECOLE NAVALE EN 1920

Paris, 5 mars. - Les candidats au concours cours d admission à l'Ecole Navale pour 1920, doivent se faire inscrire du 1er au 20 avril.

Les candidats au baccalauréat de la classe 19, 20. désirant être incorporés du 15 au 18 mars. sans bénéficier du délai d'incorporation, pourront demander à subir les épreuves avant le 15 mars. Ils ne pourront pas s'ils sont refusés, obtenir de délai d'incorporation.

o

Le Mouvement Gréviste ,.

LES OUVRIERS DU BATIMENT SONT EN GREVE AU HAVRE

Le Havre, 5 mars. — La grève est effective depuis ce matin dans toutes les corporations du batlmnt, le contrat du travail étant Expiré depuis le 1er mars et un accord nouveau n'ayant pas pu intervenir,

L'AMNISTIE ET L'ARBITRAGE

OBLIGATOIRE

Le Gouvernement déposera probablement, marai, sur le bureau de la Chambre les projets d'amnistie et ci/arbitrage obligatoire.

jets

NOS OOURRIERS

Marseille, 5 mars. --;- Est parti, le vapeur

Général-GalUçni x, pour Alger.

L'Affaire Caillaux

L'Audience du 4 Mars

DEPOSITION DE M. CAMBON

A la reprise de l'audience, M. Cambon est appelé à la barre. Il déclare que le 25 juillet 1911, pour la première fois M. de Kiderlen-Wachter lui a parlé du droit de préemption sur le Congo. M. Cambon a eu beaucoup de mal à faire abandonner cette idée à M. de Kiderlen.

Le témoin ne croit .pas que M. Fondère ait été l'initiateur de cette pensée.

Concernant les négociations antérieures à 1911 à propos du Congo et du Maroc, M.

Cambon répond :

— J'ai eu. en effet, à intervenir, notamment dans l'affaire N'Goko Sangha.

M® Moutet lui demande alors s'il n'a pas reçu le directeur de cette société.

M. Cambon répond qu'il a pu voir l'un d'entre eux à Berlin mais qu'il n'a parlé de l'affaire N'Goko Sangha qu'au milieu d'autres sujets.

A une demande de Me Moutet, M. Cambon répond :

—„ Je crois que ce sont les'représentants de la N'Goko Sangha qui ont parlé de laffaire au Gouvernement allemand.

M, Cambon d'ailleurs n'était pas au courant de ces démarches.

M3 Moutet interroge ensuite M. Cambon sur les affaires marocaines.

— Tous les ministères qui se sont succédé pendant les huit années que j'ai passées comme ambassadeur à Berlin ont recommandé d'éviter tout conflit et de toujours chercher un terrain d'accord.

Me Moutet demande à M. Cambon s'il a pu croire que Caillaux ait jamais rêvé un accord complet avec l'Allemagne. -

M. Cambon répond qu'il n'a reçu que des instructions générales. Mais la correspondance échangée entre eux fait honneur à Caillaux.

M0 Moutet lit deux lettres, de M. Cambon félicitant Caillaux d'avoir mené à bien les négociations du Maroc et remerciant Caillaux de son appui.

M. Cambon. interrogé, déclare qu'il écrirait encore ces deux lettres.

- Il est bon, dit Me Moutet en terminant, d'être soutenu par des gens comme vous.

Peut-être est-ce pour vous avoir soutenu que M. Caillaux est aujourd'hui sur ces bancs.

L'audience est,, levée. La Cour se réunit en chambre au conseil. --

Demain, la séance s'ouvrira a 3 heures et il sera statué sur le huis-clos.

L'Audience du 5 Mars

Paris, 5 mars. —: L'audience est ouverte à 15 h. 10. M. Bourgeois annonce que les pièces qui doivent être communiquées pai l'le de ,-jMôro-Giafferi, relativement aux affa-t res d'Espagne, seront lues "à huis-clos ultérieurement.

M. CONTI

M. Lescouvé lit une lettre de M. Conti, retenu par ses fonctions à Rio-de-Jàneifo.

Le témoin confirme les termes de sa déposition traitant des incidents soulevés par les Allemands au Maroc, avant 1909, et l'af faire de N'Goko Sangha, où l'Allemagne ne voyait qu'un moyen d'humilier la France et d'obtenir d'importantes compensations. M.

Conti a communiqué ultérieurement à M.

Monis, ex-président du Conseil, certaines pièces relatives à l'abandon du Congo. Après cette lecture, M. Monis s'est écrié ; « Ah!

les cochons ! w M. Conti, après sa c"FvC'r:;tf!t'ú ..-..c ::', von Lancken, a eu la certitude morale que Caillaux avait une responsabilité dans la divulgation du chiffre des télégrammes allemands en janvier 1912. Les déclarations "de M. Poincaré ont fortifié en lui cette conviction. -

Le procureur général fait donner lecture des pièces émanant de M. de Kiderlen-Wach ter et expliquant dans quelles conditions le déchiffrement du chiffre fut connu à l'ambassade d'Allemagne. On lit également la déposition de M. Poincaré sur sa conversation avec M. Conti. Il ressort de ces lectures, comme le déclare le procureur, que M. Conti aurait fait confusion en attribuant à Caillaux la divulgation du chiffre.

Ensuite, Caillaux fait l'historique des négociations de 1909 et il rectifie les assertions de M. Conti.

l\l\loutct déclare que, dès 1912, M. Conti, directeur des Affaires politiques, fut l'instigateur d'une campagne' de presse contre Caillaux., L'avocat lit un article de Judet dans l'Eclair, en 1912, dans lequel, faisant l'éloge de M. Conti, il demandait la mise en jugement de Caillaux, Monis, Berteaux et Cruppi.

M. HERVE

M. Herbcttc, ex-chef de cabinet de M. de Selves. dépose qu'au moment d'Agadir, M.

de Selves a réuni les directeurs au Ministère pour discuter l'envoi d'un navire de guerre français à côté du « Panther ». M. de Selves voulait envoyer un navire à Mogador et faire une manifestation franco-anglaise.

M. Delcassé et Caillaux s'y opposèrent.

M. Cambon, consulté, fut d'avis d'envoyer un bateau à Agadir, l'Angleterre voulant également envoyer un navire.

M. de Selves voyageait en Hollande à cette époque. La réponse de M. Cambon fut reçue par Caillaux.

Caillaux a temporisé et on n'a point donné suite au projet d'envoi d'un navire, malgré la solidarité franco-anglaise.

Le témoin n'a pas eu l'impression d'un malentendu entre M. Caillaux et M. de Selves. Il pense que M. Fondère fut avalisé auprès de M. von Lancken par Caillaux.

Les exigences allemandcs sur le Congo lui semblent résulter d'une conversation de M. Fondère avec M. von Lancken. Plus tard, Caillaux a nié auprès de M. 'de Selves avoir employé M. Fondère. M. de Selves voulait, à ce moment, donner sa démission.

Depuis, Caillaux a pratiqué à son égard une politique ^d'écœurement et d'isolement.

M. Herbette parle de la publication, par l'Agence Havas, le 27 septembre, d'une dépêche de Berlin relatant un entretien où M.

de Kiderlen déclarait à M. Cambon que l'Allemagne acceptait les projets français sur le Maroc. Le Quai d'Orsay se fit "êonfirmer cette nouvelle. Mais, le lendemain, un télégramme jie M. Cambon annonçait des réserves nouvelles qui rendaient illusoire notre liberté d'action. M. de Selves a communique à la presse une note dans ce sens, écrite par M. Herbette. Caillaux a demandé alors la réyocation de M. Herbette en l'accusant de jouer à la Bourse et en invoquant le témoignage d'Alphonse Lenoir.

Le sénateur Cornet rappelle que l'on n'a pas à juger les faits antéri.,rs à l'accusation.

Caillaux, étant premier ministre, a essaye d'introduire Alphonse Lenoir au Ministère des Affaires Etrangères. "Grâce à M. "*de "Sel,-cs, il fut éconduit.

L'audience est suspendue.

CAILLAUX S'EXPLIQUE

SUR LE TEMOIGNAGE de M. HERBETTE

A la reprise, Caillaux déclare qu'à , l'époque en question, il savait que 11\1. Herbette alimentait une campagne de presse 'contre lui. Caillaux sentait une hostilité sourde dans l'entourage du Ministère des "Affaires Etrangères. Il désigne en M. Herbette l'auteur de communiqués qui pouvaient 'provoquer la chute des cours de la Bourse.

Concernant Agadir, Caillaux a eu le souci de la dignité françaisç, mais il n'a pas voulu donner' Sans le piège de M. de Kiderlen.

Caillaux rappelle ensuite la campagne menée contre luhpar certains journaux qui venaient chcrclfer k mot dpr'Ù;.p, au ouai .d'Or-

-!.,

Caillaux proteste du souci qu'il a eu toujours de l'honneur du pays.

- J'ai tout supporté, dit-il, la tête haute, les lèvres closes.

M. Herbette réplique qu'il n'a jamais été l'instigateur de cette campagne de presse.

M. DE SELVES

M. de Selves, ancien ministre des Affaires Etrangères, raconte son émotion quand il a été avisé que l'ambassade d'Allemagne avait appris que nous possédions son chiffre. Il a estimé toutefois, en raison des négociations en cours, qu'il ne devait pas démissionner.

Quelques jours plus tard, il a constaté que l'arnbassade avait changé son chiffre.

« Lorsque, dit M. de Selves, l'ambassadeur d'Allemagne est venu m'annoncer que son Gouvernement envovait un navire à Agadir, j'ai proposé à M. Caillaux d'en envoyer également un, ou tout au moins à Mogador. M. Caillaux ne m'a pas approuvé.

« J'ai fait demander par M. Cambon, au Gouvernement anglais, s'il n'enverrait pas également un navire et s'il nous approuvait.

La réponse fut affirmative. »

M. de Selves.fait l'historique de toute cette période de négociations et il déclare rester à la disposition de la Cour, si on attaque sa politique de 1911 à 1912.

Caillaux dit qu'il persiste à penser qu'il eût été très imprudent d'envoyer un navirt à Agadir. -

L'audience est terminée à 19 h. 10, et la

Cour se réunit en Chambre de Conseil.

La prochaine séance aura lieu mardi.

EN CHAMBRE DU CONSEIL

Paris, 5 mars. — En Chambre du Conseil, M. Louis Michel a déclaré que le procès prenait trop de temps; qu'en dehors de laffaire Caillaux, le Sénat avait à s'occuper d'autres choses, en particulier des régions libérées, et il a demandé qu'il ne fut plus discuté sur les faits d'avant guerre..

M. Cosnier a demandé que la première question du président aux témoins fut celle-ci :

« Que; savez-vous des faits relatés dans l'accusation depuis le commencement de la guerre.

Le président, M. Bourgeois, a fait observer que M. Pérès, président de la Commission d'mstruction, avait procédé à des interrogations sur les faits - d'avant guerre ; que la défense, de son côté, pouvait faire entendre des témoins de moralité à pronos des mêmes faits, et que, dans ces conditions,, il était impossible de limiter lé débat, mais qu'jl ferait tous ses efforts pour éviter des développements superflus.

La Chambre s'est rangée à l'avis de M.

Bourgeois.

*

L'AFFAIRE PAUL MEUNIER

Paris, 5 mars. — L'ex-député Paul Menier, arrêté pour intelligences avec l'ennemi, a fait parvenir une demande de mise en liberté basée sur l'incompétence de la justice militaire.

4 A «L'OFFICIEL»':-

=tA MEDAILLE D'HONNEUH * --- EN ARGENT r f Paris, 5 mars. Sont décorés de la mé-

daille, d'honneur en argent, les employés et ouvriers dans la même maison suivants :

Abdelkadcr, maison Bertomeu ; Cheltiel, maison Abdelkader ben Turqui ; Colin, maison Baldachino; Couvreur, maison Achaque;

Cun. Gî'-npagni.- <?-.i Car: Ce.,maison Poîtkùion ; HammadoÜ, maison Abdelkader ben Turqui: Ehaznadji, maison Ferriol ; Lavennier, Compagnie du Gaz ; Mazeum Abdelkader ben Mahamed, maison Ben Smaïn Amar ben Ali ; Maziani ben

Youcef ben Brahim, maison Grégoire ; Monje, maison Wilhem ; Favelle, Compagnie dif Gaz; Parissi, QUlg-neaux, Rubio, Scmri, Compagnie du Gaz; Mademoiselle Sallam, maison Ben Turqui ; Trigano, maison Safar

Chiche; Weber, maison Denovel,à Alger;

Bouveret, maison Méric, à Chèrchell; Dellangles, Compagnie du Gaz, à El-Biar; Guendeul. Compagnie du Gaz, à St-Eugène ; Laget, Compagnie du Gaz, à St-Eugène ; Veuve Paumier, maison Cauvin et Yvose, à St-Eugène.

Tazegaite, maison Mêla, à Miliana ; Attali, maison Pompeani ; Emérie, maison Chevallier ; Veuve Fridelin; maison Saint-Frères; Manberti, maison Saint-Frères, à Constantine.

Alexandre, maison Brustlein ; Avello, mai son fouque; Bautista, tramways électriques ; Beaufils, tramways électriques; Bégaud.,maison Germain-Manent ; Bensaïd Mohamed ben Abdelkader, maison - Villems ; Ben Sissou, maison Fouque ; Benzouaoui Abdelkader ould Boumedine, maison Salomon ; Benhaïm Berton, tramways électriques; Esquiva, maison Brustlein; Faget, tramways électri ques ; Fenoll, maison Brustlein; Hadida, maison Menahem Lévy ; Herdwig, maison Brustlein; Lliuiliier, tramways électriques; Louzza Ouzza ould Boudali, maison Podesta ; Manciau, tramways électriques ; Marti nez, tramways électriques ; Molla, maison Brustlein ; Muller, maison Brustlein ; Penalva, tramways électriques ; Pons, maison Brustlein ; Puig, maison Brustlein ; Rebollo, tramways électriques ; Scotto, maison Fouque ; Séquier, maison Brustlein, à Oran.

Bordenet, Compagnie des agents de change du Bardo ; Lahore. agence de la Banque de l'Algérie, à Tunis.

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La répartition dss navires ennemis

PROTESTATIONS

CONTRE LA DECISION DE LONDRES

Paris, 5 mars. — Le Matin constate que des protestations se sont élevées contre la décision de la Conférence de Londres qui ncus réclame, en exécution de l'accord Wilson. 240.DOO tonnes de navires ennemis.

« Si, ait-il, nous acceptions les exigences de cet accord, notre marine marchande, déjà insuffisante, serait complètement désorganisée et la nécessité de rechercher du tonnage étranger augmenterait nos charges financières.

e L'Angleterre ne peut méconnaître que la situation difficile de notre pays au point de vue maritime est la conséquence directe de la guerre et que l'accord Clementcl-Maclay ne l'a pas améliorée puisque la livraison des navires prévus a été involontairement Retardée. ,

« Nous avions proposé un accord -francoanglais calqué sur l'accord franco-italien ; cet accord prévoyait que l'Angleterre, sur la part lui revenant en vertu de l'accord WilsonLloyd#George, laisserait à la France les 500.000 tonnes qu'elle gère actuellement.

« L'Angleterre propose aux autres puissances que 150.000 tonnes -de navires à passagers, en voie d'achèvement en Allemagne, soient laissées à la France.

« L'Angleterre propose également que la France ait seule le droit d'acheter au Brésil 160.000 tonnes de navires affrétés en décembre 1917.

« Nous pourrions, sur les bases ainsi indiquées, obtenir 800.000 tonnes pour compenser nos pertes de 981:000 tonnes. »

Le Matin ajoute que ce projet d'accord n'ayant pas été adopté, il n'y a aucune raisejn pour nous laisser imposer l'accord WilsoLloyd George, ni l'accord anglo-italien, car nous avons droit à une juste compensation de nos pertes.

Au cours de la rcution commune tenue hier à la Chambre par les Commissions des affaires extérieures et de l'armée, la 'ques.

tion du tonnage a été posée. Sur cette ques tion, l'accord a été unanime. D'une façon très nette et très formelle, les Commissions

ont fait connaître au Président du Conseil ont fait conid a, ç~ e ~uict,,

leur manière de j~ujct~

X~<~

LA SESSION PARLEMENTAIRE - -

A la OlaeiixiTore

AU CROUPE D'ACTION ECONOMIQUE

Réuni sous la présidence -de M. Leboucq, le groupe d'Action Economique a reçu le Comité de Direction de la Chambre syndicale de motoculture de France. '-

M. Julien, président, a exposé au groupe l'état actuel de la fabrication des appareils de culture mécanique en France et l'avenir réservé à cette nouvelle industrie nationale, si elle continuait à être aidée par le Parlement et par le Gouvernement. Dans l'état actuel de la production, les industriels français peuvent fournir à la France tous les appareils nécessaires à tfaRriculture, et même ils envisagent l'exportation dans un avenir très prochain. Le groupe s'est mis d'accord sur la nécessité d'une politique de construction telle que l'industrie puisse fournir à l'agriculture, dans une période de dix années, les 25.000 tracteurs qui sont absolument Indispensables pour remplacer les deux millions d'hommes que la guerre et ses conséquences ont enlevés à la terre française et pour donner à la France la production de blé indispensable à son relèvement économique.

A LA COMMISSION DES AFFAIRES ETRANCERES 1

Les deux sous-commissions de la commission des Affaires extérieures se sont réunies avec la sous-commission de propagande, sou -la présidence de M. Daniel Vincent, et elles ont discuté les réformes qui sont actuellement à l'étude. La réunion a chargé M. André Fribourg de soumettre un rapport sur la réorganisation des services.

La sous-commission des affaires ,de Russie, sous la présidence de M. Paul Escudier, a. délibéré sur les déclarations qui ont été faites par la présidence du conseil, 1e1 lativement à la situation actuelle de la Russie, des Etats limitrophes et de '1à Pologne et aux négociations en cours. Elle a confié à M. Farges le soin de réunir dans un rapport la documentation relative aux' questions dont elle est saisie.

A LA COMMISSION DES FINANCES

La Commission des Finances, réunie sous la présidence de M. Raiberti, a entendu un exposé de M. de Lasteyrie, au nom des rapporteurs généraux, sur l'ensemble des ressources destinées à assurer l'équilibre budgétaire. Elle a, par 21 voix contre 7, repoussé les contre-projets développés par MM.

Auriol, Léon Blum et Ernest Làfont.

Elle a décidé ensuite, mais sous réserve de l'audition du ministre des Finances, de substituer les nouvelles propositions de ses rapporteurs généraux à celles de M. François Marsal, contenues dans sa lettre du 24 février. Ces propositions conservent le cadre du projet déposé par M. Klotz au nom du précédent Gouvernement et dont M. François Marsal, dans sa lettre précitée, avait conservé les grandes lignes. Toutefois, les rapporteurs généraux y apportent uiv certain nombre de modifications.

Le total des ressources qu'ils proposent de créer pour équilibrer le budget de 1920, s'élève à 8 milliards 580 millions.

A la suite de ces décisions. M. François Marsal a été entendu par la Commission et il a déclaré se rallier aux propositions des rapporteurs généraux, certain qu'il est de leur collaboration et de celle de la Commission. - pour assurer le vote rapide des impôts indispensables au rétablissement de

l'équilibre du budget.

A LA SOUF-GWMiSSION DES

ARMEMENTS

Devant la Sous-Commission des Armements, MM. Landier et Tranchant ont fait un exposé de l'importante question relative à l'adaptation des usines de guerre aux travaux de la paix. Après cet exposé, la SousCommission a décidé de demander au mi nistre de la Guerre dans quelles conditions l'outillage de ces usines pourrait être mis à la disposition de la Nation.

La Séance

La séance est ouverte à 3 h. 10. M. Raoul

Peret préside. Les députés sont nombreux.

La Chambre vote un cahier de crédits additionnels. Elle adopte un projet prorogeant jusqu'au 31 mars 1920 le délai accordé au contribuable pour faire les déclarations relatives à l'impôt général sur le revenu et à la contribution extraordinaire sur les bénéfices de, guerre.

LA REVOCATION DU MAIRE DE BREST

Puis elle aborde la discussion de l'interpellation de M. Coude sur la révocation du maire de Brest. -

On connaît les faits.

Le 8 février dernier, le maire de Brest avait interdit, par un arrté, à la section brestoise de l'Union Nationale des Anciens Combattants, de se former en cortège pour aller déposer une couronne sur le monument des morts pour la Patrie.

Apres une enquête ouverte par le ministre de l'lntérieur, le maire socialiste de Brest avait été révoqué.

M. COUde, député socialiste du Finistère, soutient qu'en interdisant la manifestation, le maire de Brest a simplement voulu éviter des désordres, une contre-manifestation lui ayant été annoncée. Il demande au ministre de l'Interrieur de rapporter le décret de révocation. Il provoque, bien entendu, de violentes protestations sur les bancs du centre et à droite.

M. Balanant, député républicain du Finistère et ancien combattant reproche à M.

Goude de dénaturer la vérité et à la municipalité de Brest d'avoir fait une œuvre de sectarisme à l'égard des anciens combattants.

M. Balanant est chaleureusement applaudi.

M. Louis Rollin s'étonne de l'attitude du maire socialiste de Brest et il dit que les socialistes devraient être unanimes pour le blâmer, car ils affectent toujours de réclamer la liberté de manifestation.

M. Steeg, ministre de lïntérieur, déclare que l'arrêté du maire de Brest, dont il donne lecture, était inacceptable. Aux applaudissements de l'immense majorité de la Chambre, il déclare qu'il ne s'agissait pas d'une manifestation politique mais d'un pieux hommage que les anciens combattants voulaient adresser aux soldats morts pour la France et qu'on ne pouvait prétendre qu'un tel cortège eût été de nature à troubler l'ordre public..

M. Steeg- ajoute que le sentiment national est devenu après la guerre plus susceptible encore. Il rappelle les vers de Victor Hugo :

« Ceux qui pieusement sont morts pour la [Patrie ».

« Ont droit qu'à leur cercueil la foîîlc vienne [et prie ».

-- Ce droit dqit être une vérité, dit-il, et le ministre de l'Intérieur en assurera le respect et en garantira l'exercice.

Le ministre de l'Intérieur est longuement applaudi.

On entend encore l'amiral Cuépratte qui approuve lès déclarations du ministre et demande qu'une police d'Etat soit - établie à Brest.

La clôture est prononcée. Le débat est clos par le vote, par 533 voix contre 65, d'un or"tire du jour de M. Saget approuvant la déclaration du Gouvernement.

La séance est levée à 6 h. 45.

———-— : »

En Angleterre

DECLARATIONS DE LORD ROBERT,

CECIL

Paris 5 mars. — Le Journal des Débats dcnne des extraits des déclarations faites par Lord Robert Ceçil à M. Ludovic Naudeau.

Commentant l'éventualité de la révision du traité~dé' Versailles, Lord Robert Cecil esti-

me que. la révision n'est pas fondamentalement nécessaire.

— Nous ne pouvons pas, a-t-il dit, poursuivre deux buts contradictoires, - qui consistent d'une part à rendre l'Allemagne impo.

t nte et insolvable, et d'autre part, à lui réclamer des sommes. De toute manière, l'Allemagne doit se reconstituer.

Interrogé sur la question russe, il a déclaré qu'il faut laisser les bolchevistcs tranquilles et observer ce qu'ils feront.

A LA CHAMBRE DES COMMUNES

Londres, -5 mars. - M. Lloyd George, répondant à une question, a dit que depuis l'occupation de Budapest par l'armée roumaine, en août dernier, lé Conseil Suprême, à de nombreuses reprises, a attiré l'attcn, tion du Gouvernement roumain sur la nécessité urgente d'évacuer le territoire hongrois aussitôt que possible. -'

M. Lloyd Georere a ajouté f

« Le Conseil Suprême a trouvé le pre, micr ministre roumain des plus désireux dexécuter cette mesure. Une mission inter-* alliéè d'experts militaires a été envoyée su" les lieux pour faire un rapport sur les progrès de l'évacuation et en hâter l'accomplIs..; sement. »

J usqu'à ce que le rapport soit re ;u, M.

Lloyd' George a déclaré qu'il ne peut utile-.

ment faire aucune déclaration. v

LES FEMMES MEMBRES DU JURY

Londres, 5 mars. — Le ministre de l'ln.

teneur a déclaré que les femmes anglaises pourront, dorénavant, siéger dans les tribunaux en qualité de jurés.

« • ^■.

AU PORTUGAL --

LES BRUITS DE REVOLUTION SONT DEMENTIS

Bordeaux. 5 mars. — La légation du Par- tugal. à Madrid, dément formellement la nouvelle prétendant qu'une révolution soviétiste ait éclaté au Portugal. La légation a n'çu. hier soir encore, des nouvelles normales relatives aux affaires du service.

LES CHEMINOTS ONT DÉCLARÉ LA êREVE, LES EMPLOYES DES P. T. T.

SE SONT JOINTS A EUX

Madrid, 5 mars. — Les ccrmmunications avec le Portugal, sont'complètement interrompues. Mais, d'après des nouvelles parvenues des-localités espagnoles de la frontièrc. l?i cheminots portugais ont décidé la grève is 29 février. Le gouvernement a pris immédiatement des mesures évères. Il a envoyé des troupes pour protéger les yoies ferrées. 1 2 1er mars, la grève s'est déclanchée, puis la situation s'est aggravée. Les employés des P. T. T. se sont joints à la grève.

Parmi les derniers télégrammes, on trouve une dépêche du gouverneur de Pontayedra annonçant des collisions entre les troupes et les grévistes. Suivant une dépêche de Vig-j aux journaux, un train militaire a été attaoué à coups db fusil et de bombes et a dû finalement rebrousser chemin, les séditieux ayant coupé un pont entre Caminiia et Vialia.

LES BRUITS D'UNE REVOLUTION

COURENT AVEC PERSISTANCE

Madrid,. 5 mars. — Le ministère de l'ln.

térieur fait connaître que' le maire de Tu# a informé que les voyageurs venant du Portugal assurent que des troubles auraicat éclaté au Portugal.

Des coups de feu ont été tirés à Lisbonne, à Porto et à Vizeu.

Selon des nO'.:\-,-I!,:,<; rCr"'es de h frnr ,- ^oriiiga'so. (J_,,s bombes on' ('t_l-..:"c::',' -.

des coups de l'eu ont été tues sur un auto et un train militaire venant de Valénca.

avant Viana do Castelho.

LES NOUVELLES DU PAYS DEMENTENT

LA REVOLUTION

Madrid, 5 mars. — La légation du Portugal, à Madrid, communique une note disant notamment : :

Les journaux portugais du 3 marS" rçu.

hier à la légation parlent seulement dr la grève-des cheminots qui est en voie d'être solutionnée et de l'éventualité d'une grève des P. T. T. qui, en effet, a été déclanchée le 3 mars au soir. La note ajoute :

La station radiotéiégraphiqùe de Faro, en Portugal, a annoncé à celle de Cadix, en.

Espagne, le 4 mars, qu'il y avait des grèvra de - cheminots et des P. T.' T. et rien de plus.

La note .ge termine ainsi :

La nuit dernière, à deux heures. la légation a reçu une dépêche de Lisbonne concernant le service et elle ne faisait allusion à aucun événement grave, ce qui montrerait que les biuits alarmants répandus au, sujet de la situation en Portugal sont sans fondement.

PETITES NOUVELLES

BORDEAUX. — Le chalutier « Capellan i a sombré avec son équipage, dans la passe d'Arcachon.

Tiragfes Financiers

Dm & Mars

VILLE DE PARIS 1898

Le numéro 5G961J gagne 100.000 francs.

Le numéro 215816 g-ag-ne 50.000 francs.

Les numéros 223515, 260314, 037449 et OG75-44 gagnent chacun 10.000 francs.

Les numéros 61427, 349331, 403141 et G09711 gagnent chacun 5.000 francs.

VILLE DE PARIS 1Ô12

Le numéro C77779 gagne 300.000 francs.

Le numéro 182502 gagne 10.000 francs.

FONCIERES 1879

Les numéros 471954 et 539950 gagnent chacun 100.000 francs.

Le numéro 1085751 gagne 25.000 francs.

Les numéros 1523401 et 16232GG gagneat chacun 10.000 francs.

FONCIERES 1900

Le numéro 279633 gagne 50.000 francs.

Le numéro 180G60 gagne 10.000 francs.

FONCIERES 1885

Le numéro 681935 gagne 100.000 francs.

Le numéro 856046 gagne 25.000 francs.

FONCIERES 1913

Le numéro 392969 gagne 250.000 francs.

Le numéro 187271 gagne 25.000 francs.

Bourse de Paris

Du 5 Mars

Physionomie du marché. - Disposition.

des plus satisfaisantes. lionne tendance de Londres donne note encourageante à nouvelle hausse de la livre sterling.

Marché des valeurs. - 3 %, 57,90 - 3 amortiss., 67 ; 3 1/2 %, 90,50 ; 5 8. 7,95 ;

4 libéré ancien, 70,85 j 4 1918 87,95

71,50 ; Ville de Paris, 49u Compagnie Algéricnne, 1.800 ; Crédit Foncier d'Algérie,

il5 ; Crédit Foncier, 875 ; Obligation Foncière 1917 : libérée. 324 ; non libérée, 307 ; Crédit Lyonnais, 1.550 : Société Générale, 707 ; Bône-Gueima : act. 512, oblig. 288 ; Ouest-Algérien, oblig. 272 ; Paris-Lvon-Méditerranéc : act. 750, fus. anc. 309,75, fus.

nouv. 303,50 ; Compagnie Transatlantique, 560 ; Suez, 7.990 ; Gafsa : 2.400 ; Maroc 1910, 631 ; 'Russe 1906, 56,75 ; Rio Tinto, 2.318.

Changes. — Chèques Londres 40.82 ; Italie, 77 ; Espagné, 246,50 ; New-York dollar, 13,935 ; Suisse, 233,25 ; mark à Paris, 10,375.

Canève. — Les 100 francs français valent 42.75 ; les 100 couronner 2,50; les 100 marks, 6,075 ; les 100 lires, 33,675 1 les 100 roubles, 9,50. :.


Les Armes aux Indigènes

La plupart des conseils municipaux ont émis le vœu que les armes ne soient plus .vendues aux indigènes sur la simple présentation de leur carte d'électeur ; les associations agricoles ont émis un voeu identique et le conseil général vient de se prononcer en demandant une adjonction à l'article 14 de la loi du 4 février 1919 qui remettrait en vigueur le décret du 12 décembre 1851.

De son côté, le Gouverneur général s'est prononcé, faisant observer que la loi du 4 février 1919 n'a pas abrogé le décret du 12 décembre 1851 qui interdit la vente des armes et des munitions aux indigènes, sans une autorisation spéciale.

C'est parfait pour l'avenir, mais ni les conseils municipaux, ni le conseil général, ni le Gouverneur n'ont cru devoir, ou n'ont osé demander, que la liste complète des fusils vendus aux indigènes sous le bénéfice de leur inscription sur les listes électorales soit immédiatement remise aux préfets des départements algériens, et que la revision des achats opérés par les électeurs indigènes soit faite Incontinent.

Il faut, en effet, savoir entre les maips de qui sont les milliers de fusils qui ont été vendus ces temps-ci aux indigènes.

Il est avéré qu'un trafic a été fait et que tous les fusils ne sont pas détenus par les indigènes qui ont abusé de leur carte d'électeur pour l'achat d'une arme pour un tiers. -,

On peut s en rendre compte par Ta découverte d'un fusil à percussion centrale à l'état de neuf trouvé auprès du bandit Ouaïl Kadour, récemment tué à Tablat.

Ce n'était certainement pas un électeur inscrit sur les listes électorales de la commune de Tablai ce bandit redoutable, et pourtant il avait un fusil neuf. D'où provenait-,il ? Et il en est de lui comme de tant d'autres indésirables.

Il faut donc penser à rechercher les dé lenteurs des armes ; les armuriers devant inscrire sur leurs livres le nom des acheteurs européens doivent procéder de même quand il s'agit d'acheteurs indigènes, donc rien de plus facile que' de les connaître tous.

Le détenteur d'un fusil ou d'un vulgaire « kabbous » devrait alors être invité à présenter son arme ou ses armes à l'autorité administrative qui l'immatirculerait comme autrefois et s'il se trouvait être d'une moralité douteuse, rien alors ne se rait plus facile et plus prudent que de saisir une arme susceptible de devenir entre ses mains une menance constante pour la

vie de ses coreligionnaires et des européens.

Et naturellement des sanctions seraient à prévoir pour ceux qui auraient omis de remplir cette formalité dans un délai à déterminer

Cette recherche des armes est indispen- sable, c'est le premier et le plus urgent moyen à employer pour assurer la sécurité.

La découverte de cette première erreur d'interprétation de la loi du 4 février 1919 sera très probablement suivie d'autres, et il n'est pas inutile de remarquer justement que ce fameux article 14 qui favorisa les achats d'armes n'a pas fait l'objet d'une étude quelconque dans les instructions publiées au Journal Officiel, le 24 décembre 1919, pour l'application de la loi du 4 février-1910.

Un commentaire du législateur aurait été pourtant indispensable, et celui-ci n'a roulé que sur les facilités les plus grandes à offrir aux indigènes pour l'acquisition de la qualité de citoyen français.

Le Parlement n'a pas envisagé les inconvénients de la loi qu'il votait aveuglément ; on voit surgir le premier par les nombreux achats d'armes que l'on cherche à entraver timidement comme si l'on craignait de froisser les indigènes, mais il est regrettable qu'on attende toujours d'être en présence d!ufi fait, d'une séalité OJ d'une catastrophe pour prendre une mesure salutaire ou une sanction, et c'est ce qui arrivera lorsque la loi, mieux comprise par les indigènes, aura donné son plein effet et que l'on daignera s'aperce voir^que le danger a surgi, s'est dressé menaçant.

A ce moment-là il sera sans doute trop tard pour reprendre une partie des avantages accordés inconsidérément aux indi-

gènes et s'il doit y avoir un conflit, il sera bien plus difficile de le réprimer dans dix ans que de l'étouffer immédiatement avant qu'il - naisse.

C'est un commencement de revision de la loi « Jonnart » que le 'conseil général semble avoir amorcé en demandant l'adjonction d'un amendement restreignant h liberté d'acheter des armes.

Il faut espérer qu'il ne s'arrêtera pas en si bon chemin et continuera en toute indépendance et avec énergie, malgré l'obstruction ou les intimidations des conseillers indigènes nationalistes,, l'étude de la revision de cette loi, de concert avec tous les corps élus de la colonie et avec la même unanimité que pour la question ds armes.

Fernand ANCEYA

—-

On Vœu du Conseil Municipal de Rovigo

« Le Conseil municipal de Rovigo,

« Vivement ému par les conséquences de l'interprétation de la loi du 4 février 1919, assimilant aux citoyens français, au point de vue détention d'armes et délivrance de permis de chasse, tous les indigènes inscrits pur les listes électorales indigènes (Circulaire de M. le Gouverneur général du 11 décembre M19), appelle l'attention du gouverneur général sur les dangers que pareille mesure, de caractère trop "large et trop général, fait - courir aux habitants de l'intérieur, tant colons français que propriétaires indigènes;

« Signale plus particulièrement pour la commune de Rovigo, peuplée de près de 10.000 Arabes et seulement de 350 Européens au chef-lieu, l'imprudence très grave et dangereuse d'armer et approvisionner en munitions des groupes aussi considérables d'indigènes, non seulement de la commune, mais des communes limitrophes, dont l'humeui Jurbulente est bien connue ; « Considérant qu'une émotion légitime se manifeste chez les colons et propriétaires de fermes isolées et notables indigènes;

« Considérant qu'en effet la délivrance des termes aux indigènes avec aussi peu dé garantie offre les plus grands inconvénients et qu'il est du devoir des municipalités ou corps tlus de signaler le danger de tels errements, « Le Conseil émet le vœu 1

'fi Qu'aucune arme ne soit délivrée à un Indigène électeur sans une demande préalable apostillée par les maires ou administrateurs, transmise par leurs soins à M. le Préfet qui délivrera, le cas échéant, .sill0n un permis de port d'arme, tout au moiris ( un bon à délivrer sur le yy duquel'l'arme

sera vendue à l'intéressé et le bon conservé par le vendeur. »

Cette mesure de contrôle ne modifiera pas sensibliment l'esprit de la loi qui recevrait une application plus conforme aux vœux de la population européenne et des notables indigènes eux-mêmes et calmera leur appréhension bien légitime. ":.

Protestation de la Municipalité d'Abbo

Le Maire d'Abbo a adressé à M. Lefebvre, député d'Alger, le télégramme suivant :

« Monsieur le Député,

« J'ai l'honneur de vous communiquer la délibération que vient de prendre, à l'unanimité, notre Conseil municipal.

« Notre initiative a été suivie spontanément par de très nombreuses municipalités d'Algérie et le nombre des protestataires s'accroit quotidiennement.

« La population de nos campagnes, douloureusement impressionnée par les conSéquences de l'application d'une mésure aussi dangereuse, compte sur l'intervention rapide et énergique de la représentation algérienne pour amener le Gouvernement à revenir, dans le plus bref délai possible, à une réglementation plus en rapport avec les exigences de notre sécurité.

« Par l'octroi prématuré du droit de vote à la majeure partie des indigènes, nous venons de créer, imprudemment, un mouvement nationaliste musulman algérien. Leur donner le droit de s'armer sans contrôle, c'est mettre brutalement en dangr la domi nation française elle-même, dans un avenil rapproché, et plus directement et immédia tement en péril la vie des colons de Tinté rieur.

« Veuillez agréer, Monsieur le Député, l'assurance de nos meilleurs et distingués sentiments.

w Maire d'Abbo. 8

REPONSE DE M. LEFEBVRE

« Maire d'Abbo,

c Applaudis. votre geste et félicite votre Conseil. Avez accord toute représentation algérienne.. Cordialités.

« LEFEBVRE. »

- -' « » ——

AU THEATRE MUNICIPAL.

Conférence sur l'Emprunt

Le Comité de propagande en faveur de l'Emprunt a fait entendre hier, à Alger, un apper auquel nos concitoyens s'auront dignement répondre, il n'en faut pas douter. Coî appel emprunta des voix diversement éloquentes, les unes de l'éloquence des chiffres, d'au très de l'éloquence de la poésie et du cœur.

Dans la salle et sur la scène où siégeait le bureau, il y avait, selon le mot d'un des conférenciers, tout ce Qu'Alger compte de remarquable, : fonctionnaires, magistrats, membres des clergés, officiers généraux et supérieuts.

représentants de l'industrie, du commerce CI de la finance. M. le Gouverneur général était dans sa loge, ainsi que M. LeféburC. préfet d'Alger. M. Raffi, maire, d'Alger, présidai".

entouré de MM. Gastambide, de Galland, Billiard, Giraud. Tarting, Rabbi, Doufcl, Pays-an, etc.; des généraux Mesple, Lucotte, Bourgues ; des commandants Janairc et Raffignac, M. le vicaire général Dauzon représentait Mgr l'Archevêque d'Alger.

Au début de la réunion, sir Charles Madden, commandant l'escadre navale britannique qui mouille dans nos eaux, fit son entrée, aux sons du « God Save the King », suivi de la (II Marseillaise J, exécutés par l'orchestre municipal et ".hm et l'autre écoutés debout par l'assistance recueillie.

Présenté par M. Raffi, en termes excellents, M. Gastambidc, payeur principal et conseiller référendaire à la Cour des Comptes, prit le premier la parole. Le conférencier est de la phalange des « missi dominici » que le Ministère des Finances a constituée en vue de faire aux souscripteurs fcxposé loyal et elair de l'opération de l'tmprunt. --M. Gastambride justifie ce choix. Sa science parfaite d'un sujet si spécial répandit la lumière dans les esprits. Le mécanisme de l'emprunt, ses modalités et ses avantages, tout cela - fut exposé en formules nettes

et bien, françaises. Les raisons pour lesquelles il faut souscrire, intérêt et garanties ; les conséquences d'un succès de l'cmprunl', au point de vue extérieur, du change, de la vie chère et de la paix sociale ; tout cela fut dit avec une force, une précision et une franchise qui, fréquemment, provoquèrent d'irrésistibles applaudissements. Comme il est logique d'en déduire que, suivant la parole de M. Gastambide, r les souscripteurs, c'est-à-diré tous les citoyens français, sauront répondre à la souscription fiscale, les humbles en vidant leur bas de laine, les nouveaux riches en vidant leur bas de soie ! »

Et M. de Galland prit la parole à son tour.

Invité par son prédécesseur à planer sur les sommets de la poésie et de la spéculation philosophique, l'ex-maire d'Alger sut traduire, en cette langue qui lui est propre, les hautes raisons que, nous avons de faire réussir l'emprunt qui reconstituera notre France saignée à vif par le barbare ! Et M. de Galland recueillit les applaudissements des Algérois, -- qui ne -- l'avaient - pas oublié. --

Cet appel que l'Algérie ne peut pas ne pas entendre, l'un de nos concitoyens, un des meilleurs, M. Malleval, de Damiette, y avait répondu par avance. M. Raffi a, en effet, donné lecture, tout au début de la réunion, d'une lettre d'excuses de M. Malleval qui. empêché d'assister à la conférence et tenant cependant à prêcher d'exemple, faisait connaît: c qu'il consacrait à FEmprunt une somme de 1.200.000 francs, résultant de la vente d'une minoterie. En outre. M. Malleval faisait tenir au maire d'Alger un chèque de 3.000 francs destiné à deux œuvres de bienfaisance Je notre ville.

Les applaudissements qui accueillirent la lecture de cette lettre sont du meilleur augure. Nul doute qu'ils ne traduisent non seulement l'admiration, mais aussi et surtout la volonté d'imiter un si bel acte de -- civisme*

***

La partie « concert) ne le céda en rien à la partie propagande.

Notre orchestre municipal, dirigé par son chef d'orchestre. M. Gaillard donna une bien belle audition de la « ^Marche héroïque », de Saint-Saëns. tant jouée pendant la guerre et qu'on entend toujours avec plaisir. Il ne fut pas moins goûté et moins applaudi dans l'exécution du « Phaëton 9, du même maître.

Deux pensionnaires de notre Opéra, XL Closset, dans le prologue de « Paillasse » et dans a Patrie », de Paladilhe ; Mlle Cuvelier, dans « Phidyte 9, de Henri Duparc, et dans le grand air de « Louise », recueillirent d3s applaudissements justement mérités.

M. Saldou. qui chanta avec Mlle Cuvelier, une « Marseillaise » d'apothéose, obtint également un succès triomphal. Ces trois artistes représentaient les voix des silènes.

P. BADIE,

EXAMENS ET CONCOURS

'CERTIFICAT

DAPTITUDE PEDAGOGIQUE (1920)' Inscrits : 22 candidats, 56 candidates.

Présents : 22 candidats, 52 candidates^

Sont admissibles : Mmes Aguilar Jeanne, Aguilar Madeleine, Arnould, Beyer. Bianchi, Billot, Breloux, Brucker, Casalta, Chauffour, Evesque, Fallour, Fourcade, Gallerev. Gantet. Goujon, Guglielmi, Giudîcelli, Giudici, Maubourguet, Mauvezin, Moutte, Noquc, Orthet, Jitt, Tabuteau, Valentini, Vasseur, Wittmer.

MM. Askri, Bassigny, Blanc, Baldit, Chader, Chartagnat, Granet. lC-aci, Iba-Zizen, Kesri Kaci, Ladrem.

boo-

FêTES ET CONCERTS

Africaine de Mustapha. — Dimanche, en matinée. concert réservé aux membres honoraires et invité& de la société 1 le soir, & 9 heures, bal à crand orchestre.

l'i..¡ — Le Conseil d'administration a décidé d'établir nn contrôle des plus sévères.

EN PASSANT

IRONIE

Il vient d'être placardé à l'hôpital de Mustapha une Qffiche,

Sa rédaction est parfaite et elle dénote chez son signataire un patriotisme éclairé.

Je ne résiste pas au plaisir de la reproduitre :

HOPITAL CIVIL DE MUSTAPHA

EMPRUNT DE LA PAIX

(Loi du 30 décembre 1919)

La victoire est venue couronner les efforts héroïques de nos glorieux combattants, mais h guerre a laissé la Patrie meurtrie et san-

glante.

Pour la prompte restauration de son territoire ravagé, pour la reprise complète de la vie économique, qui, seule, permettra la cicatrisation de ses blessures, iIJI faut que la République ait à sa disposition des moyens financiers puissants et que seul le pays peut lui procurer.

C'est pourquoi c'est le devoir de chacun d'apporter à la France toutes ses disponibilités pécuniaires, quelques modestes qu'elles soient.

Les conditions de la souscription qui assurent une prime de remboursement égale a ço du capital nominal, avec un intérêt de 5 %, font du titre de cet emprunt une valeur de premier ordre.

Quant au geste, il constitue un acte de patriotisme et de civisme qui s'impose impérieusement à tous les Français en situation de l'accomplir.

Alger, le 4 mars 1920.

Le Directeur : NAYRAC.

On ne pouvait dire mieux.

Maïs à qui ce brillant appel s'adresse-t-il ?

Alix malades P Presque tous sont des indigents et ceux qui ont quelques économies pensent qu'elles ne pèseront pas lourd dans le budget de leur, convalescence.

Aux employés de l'hôpital, alors'

Pauvres diables l

En même temps que l'on collait aux murs J'affiche que je viens de reproduire, l'un d'eux 'était chargé de tirer au polycopie l'engagement suivant, destiné sans doute à être présenté à la signature de ses camarades à venir.

HOPITAL CIVIL DE MUSTAPHA -

Je soussigné le '-." » à

reconnais être entré à l'hôpital civil de Mustapha en qualité d'auxiliaire, au salaire mensuel de quinze francs, avec nourriture et logement, sans autre avantage.,

Fait à Alger, le 19 >

Je ne sais si les employés de l'Assistance Publique trouveront cela amnsant. Pour ma part, j'ai éprouvé une véritable impression de tiistesse à la confrontation de ces deux docu-

ments.

Ne trouvez-vous pas que l'un d'eux est de trop?

Faire débuter, à notre époque, des employés à 15 francs par mois et leur demander de souscrire à l'Emprunt! C'est placer leur patriotisme à une rude épreuve1

A-t-on, à l'Assistance Publique, le sens de l'ironie ?

Je suis convaincu que M. le Préfet d'Alger comprendra que celle-ci n'est pas de mise à l'heure présente. Il a, le 23 février dernier, promis au secrétaire du syndicat des employés de l'A.P.M. Muscat, que ses camarades ne tarderaient pas à obtenir les satisfactions très modérées qu'ils réclament, et notamment l'établissement d'une échelle de traitements.

Une occasion s'offre, Monsieur le Préfet. On demande au personnel de l'hôpital de souscrire à l'Emprunt. Il voudrait accomplir cet acte de patriotisme et de civisme, mais c'est tellement difficile avec quinze francs par mois!

Accordez-leur tout de suite les trente francs qu'ils demandent pour débuterll

PIERRE-EDMOND.

ECHOS

FESTIVAL DE LA PRESSE

En raison du nombre de places déjà retcuucs, tout fait prévoir que la location pour le festival du 8 mars sera définitivement terminée aujourd'hui. Le Comité d'organisation s'excuse auprès des nombreuses personnes qui n'ont pu trouver les places qu'elles désiraient ; mais étant donné la qualité de celles qui ont déjà répondu à l'appel des journalistes algériens, on peut affirmer que la, salle du Casino réunira toutes les personnalités algéroises.

Au hasard du programme, nous relevons, interprété par les éminènts artistes de l'Opéra : le grand duo final de « Sigurd » (Mlle

Clerc, M. Charat) ; le duo de « Faust », 1er acte (MM. Saldou et Péral) ; le duo de « LakméB. lu acte (Mlle Cuvelier et M. Saldou) : indépendamment des remarquables sélections musicales qui feront ressortir le talent de, Mmes Bourgeois, Delimoges, Van Loo et de MM. Dubressy, Morello, PlanQuelle, sans oublier les charmantes danseuses, Mlles Denis et Prué, et les plus grandes vedettes du Casino Music Hall.

Rappelons également que MM. Gaillard et Terrier, les distingués directeurs de la musique de l'Opéra et du Casino, dirigeront successivement les meilleures phalanges de musiciens.Location de 4 à 6 heures, au Syndicat d'Initiative, 3, rue Dumont-d'Urville.

MÂ/VVVVVVVVVVVV*

HOTEL-RESTAURANT DE L'OASIS

Aujourd'hui, Dîner-Concert à 12 francs (Orchestre Desmanches-Dcbrosses.)

nwwwwwvw*

SOCIETE DE GEOGRAPHIE D'ALGER

La Société de Géographie d'Alger et de l'Afrique du Nord, tiendra sa séance, toutes sections réunies, à la Mairie d'Alger, salle

des mariages, le mercredi 10 mars, à 5 h.

Ordre du jour : 1° Acceptation et présentation de nouveaux membres ; Communications du Bureau ; 3° Communication individuelle : « La dernière Bataille de 1918 » par M. Lefèvre Paul, avocat près le tribunal d'Alger, ancien capitaine Pliétat-major (il y aura des projections). ?

AWWWWWW»'

Une vente réclame monstre de robes d'été et dé demi-saison, dernières créations de maisons parisiennes, de lingerie de fantaisie, aura lieu le Lundi 8 Mars, dans les Magasins de la < Renaissance », rue Bab-Azoun.

Fait extraordinaire : par ces temps de hausse constante, ces articles, dont plusieurs modèles seront exposés dimanche, seront vendus au-dessttas des prix de fabrique, rf*vwyvwvvvvvv»«

A LA CATHEDRALE

Demin". S h". 30, M. l'abbé Favre-Gilly donnera sa troisième conférence à la messe des hommes. Il prendra pour sujet 4 La vie future et le jugement de Dieu m.

La CœciKa chantera ; « Le Christ s'est fait pour nous victime obéissante » ; a La terre est mon partage a de la c Rédemption s, de Gounod.

M. Fagot chantera « Toujours à toi, Seigneur », du même auteur.

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A ST-CHARLES DE L'AGHA

Mgr Pons continuera cette semaine ses « Homélies pour les temps présents », le dimanche, à 1,0 h. 30 et à 18 li. ; les mardi et jeudi, à 18 b.

Le sujet traité demain sera : « Hérode et Jean-J3aptiste ou la faiblesse du caractère ».

On trouve chez les libraires d'Ige¡, le texte des prédications de Mgr" Pons, sous ce titre : « Jésus chez les Juifs d'hier et chez les Chrétiens d'aujourd'hui..

CHAMBRE D'AGRICULTURE

Les électeurs de la Chambre d'Agriculture (Alger, lre circonscription), sont convoqués par arrêté préfectoral en date du 19 février 19W, pour le dimanche 14 courant, à l'Hôtel de Ville, à l'effet de procéder à la désignation de quatre membres français de la Chambre d'Agriculture.

Le scrutin sera ouvert à 8 heures du matin et clos à 18 heures.

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Visitez le SALON DES ORIENTALISTES

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CONFERENCES EVANGELIQUES

« Un regard dans l'au delà » sera le sujet traité par le missionnaire Robb, à la vingt-troisième conférence évang-éliquc, publique et gratuite, de demain dimanche 7 mars, à. huit heures du soir, dans la salle évangélique, rue Drouillet, 5, à Alger.

La Boxe à Alger

La soirée du Boxing Club

BLAISE EST VAINOUEUR de CENTREAU

PAR ABANDON, AU 76 ROUND.

La salle

C'est plus de 2.000 spectateurs qui sê trouvaient réunis hier autour du ring dressé au milieu de la salle du Modem-Cinéma. LTa public select était assis aux places de ring, quelques dames en toilettes de soirée, messieurs en smoking, on se serait cru dans un wonderland londonien. La soirée fut ca tous points réussie et les organisateurs ont droit à des félicitations.

Les combats

C'est d'abord le combat en quatre rounds de S' Rolando et Valéro qui ouvre la danse.

Ces deux jeunes boxeurs ont une combativité égale; pourtant, Rolando possède un peu plus de puissance, et je crois que, c'est ce qui l'a fait déclarer vainqueur de Valéro,

Le deuxième combat, qui mettait aux prises BeVthaudin et Munoz, en huit rounds de 2 minutes, a été un des meilleurs de la soirée et fut très apprécié du public. Je regrette que la place me soit comptée, car ce combat devrait être détaillé round par round pour montrer avec quel acharnement et avec quel cœur chacun des deux boxeurs voulait la décision — Munoz a été vainqueur à l'unanimïté. et cette décision a été accueillie par des applaudissements nourris.

Quel beau boxeur que ce Munoz, combattif et très scientifique, d'une souplesse qui dénote chez lui le fervent des sports athlétiques.

S04 adversaire, Berthaudin, a de la puissance. il possède de réelles qualités de boxeur, mais, à mon avis, li possède un défaut qui peut lui faire du tort dans ses futurs com-

bats : c'est sa rentrée « de tête » qui du reste lui a valu deux avertissements et surtout « l'accrochage » à l'adversaire qui semble être un manque de confiance en soi-même et qui : est certainement un manque de combativité.

Ajpres un entracte de quelques minutes, nous avons g-oûté. en 4 rounds de 3 minutes, une exhibition de professionnels entre Chambard et Alemand. Ces deux boxeurs, rompus aux finesses du métier, nous ont fait assistei à une escrime de poings où Chambard s'est montré, sans contredit, le meilleur et qui, à maintes reprises, a. soulevé les applaudissements de la salle. Nous avons regretté qu'une -blessure constatée à la jambe de Chambard nous ait privé du plaisir d'assister à un réel combat. Mais, à mon avis, Chambard est d'une classe supérieure.

Le Challenge de la Colonie anglaise

Au nom de la Colonie anglaise, M. le Consul d'Angleterre avait remis aux organisateurs un superbe bronze d'art à faire disputer en challenge au cours de cette soirée entre deux boxeurs poids légers. C'cs le champion d'Algérie Zinato et le champion d'Oran Gaillardo qiij devaient le disputer.

Mais Gaillardo n'ayant pu faire le déplacement, c'est rOranais Alcade qui matcha. Je ne liais ce que vaut Gaillardo, mais je puis assurer que son « pays » Alcade 9 bien défendu les coalèurs oranaiscs.

Sa victoire aux points sur Zinato a été très favorablement accueillie par le public ; d'une combativité et d'une allure sur le ring qui rappelle un peu Arlandis, Alcade a dominé nettement pendant les 4 premiers rounds ; aux 5e, 6e, 7° et 8° round, Zinato qui, lui aussi s'accroche beaucoup trop et recherche le corps à corps, semble vouloir prendre l'avantage : quelques directs à la figure, des massages à l'estomac, de beaux arrêts sont à son actif, mais il n'est pas suffisant (à côté des beaux « placés » du gauche d'Alcade) pour avoir le match nul.

pn court entracte pour préparer le grand combat et nous voyons, au signal du « gound » sauter sur le ring la fine silhouette de notre champion de France Centreau.

Quelques instants après c'est Biaise, champion de Provence qui. d'une allure souple, escalade lui aussi les cordes du ring. L'impression de ces deux boxeurs est très favorable au public qui les applaudit longuement — Que sera le combat? — Dès le premier round, on a l'impression que ce sera de la belle boxe et c'est exact ; avec une précision merveilleuse les coups sont portés deipart et d'autre dans un jeu égal. Pourtant au 2e round, Gentreau, très combatif, touche souvent du gauche à la mâchoire et à l'estomac. Mais il a à faire à un vieux du riniz qui connaît toutes les ficelles du métier et qui encaisse merveilleusement bien.

,Le 38 round avantage à Baise ; aux 48 et 511 rounds, Gentreau mène la danse, mais Biaise touche souvent à la. mâchoire et à l'estomac. Avec un cœur admirable, Gentreau encaisse des « japs » puissants ; pendant i" 6e round, il se maîtrise, ses nrfs sont tendus. il a un « quelqu'un » en face de lui, et. au début du 7e round, alors qu'il rentrait de son gauche puissant, un direct de Blaire à l'estomac l'oblige à abandonner. Ce moment de stupéfaction passéi une salve d'aoplaudissements salue la victoire très nette du

Marseillais.

- L'assistance

Nous avons remarqué, parmi l'assistance : M. le consul d'Angleterre, M. l'amiral commandant la division des cuirassés, 'M. ie chef d'état-major de l'amiral Madden ; plusieurs officiers de la marine britannique ; M.

le vice—consul dfEspagne; MM. Beauvais.

et Ardoino, conseillers municipaux, Dr Castelli, etc.

MM. Perret, Bonnes, Eder, Courtin, Padérès, Sampéxé, juges; M. Robert Dianoux, speaker. ,----,..--",.",-

", H. AUGARD.

Les drames du bled

DEUX ASSASSINATS

PRES DE NEDROMAH

N cdroman 5 mars. * — Le nommé Amar Bouhadjar, de la tribu des Béni-Missel (commune mixte de Nedromah), retournant du marché de Beni-Oïarssous. a été attaqué pra des indigènes qui ont tiré sur lui des coups de feu l'atteignant sur diverses parties du corps. Voyant qu'il n'était pas mort, les bandits lui ont porté plusieurs coups de couteau et se sont enfuis. ,

Au bruit de la fusillade et des cris poussés' par la victime, d'autres coreligionnaires revenant aussi du marché, sont accourus au près du malheureux qui leur a désigné ses agresseurs et a déclaré qu'on lui avait volé une somme de 300 francs.

Amar Bouhadjar a expiré quelque temps après.

La justice du canton de Montagnac, sur le territoire duquel le crime a etc commis, s'est transportée aux fins d'enquête et d'autopsie.

Le même jour, à six heures du soir, un autre crime a été commis dans la tribu des Beni-Menir, sur l'a personne d'un nommé Ghiyati Bouziane.

Revenant du marché de Nedromah, il a été assailli à quelques kilomètres du pont de Sidi-Ouchaâ par des indigènes que l'on prétend étrangers à la comtavine, jusqu'à présent. Ces inconnus embusqués derrière une touffe de broussaille, ont tué leur victime à coups de fusil et, leur crime accompli. ont pris la fuite.

Cet assassinat autait pour mobile la vengance. La justice informe»'

L'Escadre Anglaise i_ .à Alger

LA RECEPTION AU CERCLE MILITAIRE

Ainsi que nous l'avons annoncé, une réceotion de l'amiral commandant l'escadre anglaise et des états-majors des diverses unités mouillées dans notre port et notre rade, a eu lieu hier après-midi, au Cercle Militaire, dans la salle des Maréchaux, de 17" h. '30 à 19 heures.

L'amiral Sir Charles Madden et ses officiers ont été reçus par le général de Bonneval. représentant le général commandant le

196 Corps ; le général Gladel, chef d'état-major. et tous tes généraux présents à Alger.

Dans l'assistance : M. le Gouverneur Général. entouré de sa maison civile et militaire ; l'amiral Eng. commandant la marine et son état-major ; l'intendant général Lévy; l'intendant Peltier et tous les officiers supérieurs de la garnison.

Au cours de cette réunion qui fut empreinte de la plus franche cordialité, des discours furent échangés par le général de Bonneval, l'amiral Madden et M. le Gouverneur général.

Nous sommes heureux de pouvoir donner en anglais et en français, l'allocution pronon: céé par M. le général de Bonneval. En voici le texte :

AdmiraI,

I fceI the greatest possible plcasure in welcoming you, your Officcrs, vour seamcn and your squadron on your first visit to the Âlgérian shores since the end of the most tremendeus war ever scen by the world.

1 takc the opportunity afforded to me by your kind visit to express to you our most sincère congratulations on the glorious feats, performed by the British Fleet.

Doing so, 1 am not only the interpréter ef the African Army, but even 1 speak in the name of the whÓlc Algéria of which the highest authorities enjoyed themselves, in coming here, in order to welcome you once again.

As said Mr. Poincaré on his last staying at London, the British fleet constantly kept up and strengthened by the new types of vessels, retained the mastery of the sea, immobilised the enemy's fleet, cleared the Channel and the Atlantic of the German submarines and assured the uninterrupted arrivai of troops, amunitions and provisions which aUoWcd both of us to win the war together with our other Allies.

Those wonderful efforts were alwavs maintained throughout the whole duration of hcstilities and had a great share in the complete deféat of our common enemv.

This remembrancc makes us especially happy to weîcome you as allies and as friends. So 1 am quite proud of having to express the feelings of the African Army and of the whole Algéria.

Knit on the fields of battle, over land and sea, the union of our two nations must bc everlasting in bebalf of our two countries even in bahalf of the whole humanity itseli.

Thanking you. Admirai, and your Squadron for your kind visit I raise my glass in honour of Their Majesties, the King and the

Queen, of the whole Royal Family and of the valiant British Fleet.

1 drink to their prosperity and I express the best wishes of Aigéria to the whole British Empire.

Amiral,

J'éprouve lè plus grand plaisir qui soit à vous souhaiter la bienvenue, ainsi qu'à vos officiers, à vos marins, à votre escadre au moment de votre première visite à un port algérien depuis la fin de la terrible guerre que le monde ait vue.

Je profite de l'occasion qui jn'est offerte par votre aimable visite pour vous exprimer nos plus sincères félicitations pour les glorieux hauts-faits accomplis par la flotte anglaise. ?

En le faisant, je ne suis pas seulement l'interprète de l'armée d'Afrique, mais je parle aussi au nom de toute 1 Algérie dont les plus hautes autorités sont heureuses de venir ici, aujourd'hui, vous souhaiter de nouveau la bienvenue.

Ainsi que l'a dit M. Poincaré, lors de son dernier séjour à Londres, la flotte anglaise constamment perfectionnée et renforcée par des navires d« nouveaux modèles a gardé la suprématie des mers, a immobilisé la flotte des ennemis, a nettoyé le détroit et l'Atlantique des sous-marins allemands et a assuré 1 arrivée ininterrompue des troupes, des munitio-ns, - du ravitaillement, qui ont permis à nos deux nations de gagner la guerre, avec nos autres alliés.

Ces merveilleux efforts se sont toujours maintenus durant le cours entier des hostilités et ont contribué pour une large part à la défaite complète de notre ennemi commun.

Ce souvenir nous rend particulièrement heureux de pouvoir nous revoir comme des alliés et comme des amis. Ausi, je suis très fier d'avoir à vous exprimer, ici, les sentiments de l'armée d'Afrique et de l'Algérie tout entière.

Resserrée sur les champs de batailles, aussi bien sur terre que sur mer, l'union de nos deux nations doit être éternelle dans l'intérêt de nos deux pays et même dans l'intérêt de toute l'humanité.

En vous remerciant. Amiral, flinj que votre escadre de votre aimable visite, je lève mon -verre en l'honneur de Leurs Majestés le Roi et la Reine, de toute la famille ravale et de la vaillante flotte anglaise.

Je bois à leur prospérité et j'adresse à tout l'Empire britannique les meileurs vœux de l'Algérie.

L'amiral sir Charles Maddena répondu en anglais. Après avoir remercié le général de Bonneval de sa cordiale réception, il dit son admiration profonde pour l'armée et pour la marine françaises. « C'est grâce à votre armée, a-t-il ajouté, que l'armée anglaise a pu procéder à sa mobilisation ; c'est grâce aussi à votre marine, qui veillait en Méditerranée, que l'Angleterre -a pu faire venir ses belles troupes des Indes ».

M. Abel a fait l'éloge de l'amiral Madden et de ses officiers, qui sont parmi les plus vaillants de la marine anglaise. Evoquant la fameuse bataille de Jutland de mai 1916, le Gouverneur général a rappelé que c'est grâce à l'attitude héroïque de la flotte britannique que les croiseurs allemands de l'amiral von Hipper et la flotte de bataille de l'amiral von Scheer ont dû prendre la fuite.

A la fin de la réunion. l'amiral Madden a poussé un triple liotirrah en l'honneur du Gouverneur général, du commandant en chef du XIX* corps et de la France. Ce triple hourrah a été répété par tous les assistants.

Cette charmante réception ne peut que resserrer encore les liens qui unissent les deux pays : France et Angleterre.

OBSEQUES D'UN MARIN ANGLAIS

Hier matin ont eu lieu les obsèques du marin anglais décédé dans notre ville, à l'hôpital anglais. Un détachement de marins de chaque navire de l'escadre et un piquet de troupes françaises assistaient à la cérémonie.

L'inhumation du corps s'est faite à l'hôpital anglais de Mustapha-Supérieur. Au cours de la matinée, tous les navires de guerre mouillés dans notre port ou en rade avaient leur pavillon en berne en signe dé deuil.

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La musique du « Queen-Elizabeth j, qui a prêté son concours hier soir, au Palais d'Etr, jouera également dimanche prochain au champ de manœuvres, pendant que le match de football de l'équipe anglaise contre l'équipe française sera disputé.

*

Les marins anglais ont devancé la saison des bains de mer. Hier après-midi, une grande partie des équipages de l'escadre s'est livrée à une longue baignade auprès de leurs navires.

On nous prie de faire savoir que le « QueenElizabeth » ne pourra être visité ni lundi, ni mardi.

Pour lc bal qui aura lieu lundi soir à bord du navire-amiral, les cartes d'invitation seront rigoureusement exigées à rentrée da jpo6tons

LIGUE MARITIME FRANÇAISE

- Section d'Alger

Le Comité informe les. élèves des lycées ei écoles. membres de la Ligue Maritime Francaise, qu'il a organisé pour eux une visita des cuirassés de l'escadre britannique pendant l'après-midi du dimanche 7 co.urant au moyen du remorqueur à vapeur du rilotaga mis gracieusement à la disposition du CO mité. «

, ,.

Les jeunes gens faisant partie de la L.fli.1-, qui désirerait participer a cette visite sont priés de s'inscrire aujourd'hui, samedi, chCI4 M. Célérier, président, rue Vi?lar. DI, 4, à Alger, ou dimanche matin, jusqu'à 10 heures, au Sport Nautique d'Alger..

L'embarquement aura lieu dimanche, à heures, au quai de la Santé, près du local du Sport Nautique d'Alger.

: N.-B — Les « aspirants Il du Sport Nautique d'Alger seront admis au même titre que les membres de la L. M. F.

La Ferme Coopérative d'Alger

Nous recevons de M. Alfred Dupuy, cDnseil.

1er municipal, la lettre suivante ;

Monsieur le Directeur,

J'ai lu, hier, au début de la séance du Conseil municipal, une lettre concernant le domaine de l'Harrach.

Comme le sens de cette lettre a été quelquei peu dénaturé dans le compte rendu des journeaux de ce matin, je me permets de vous en envoyer une copie que je vous seraIs très obligé de vouloir bien publier.

Vcuiller agréer, etc.

Voici le texte de la lettre en question i

Monsieur le Maire,

J'ai l'honneur de solliciter de votre bienveil* lance et de celle du Conseil municipal tout entier la location à bail du domaine de ltiarrach en faveur de la Société « La rermo Coopérative ».

Cette Société s'engagerait à mettre en va leur le dit domaine et à en réserver tous les produits à la population d'Alger; eve rait, le cas échéant, approvisionner les etag municipaux. Cette organisation -5 1 donc, sans soucis pour la ville. 1 £ *.

régularisation du cours des légumes frais et de tous les produits et sous-produits oeicrme, régularisation qu'il n'a pas été. Jusqu présent, possible d'obtenir.

Si le C. M. le juge à propos cette location pourrait être faite d'après les bases suivantes : , *

19 Loyer minimum égal au raPPori c du domaine ;

20 Attribution à la Ville d'une part dans les résultats de l'cxploitatioa. pouvant allr jusqu'au 20 pour cent.

Nous donnerions, naturellement, toutes les garanties de contrôle jugées néçessane*.

J'ose espérer. Monsieur le Maire, Conseil municipal voudra bien accueillir favorablement ma demande et je vous pne d'agréer l'expression de mes scntimæts les plus distingués.

Le Président

fondateur de la Ferme cooperatIve.

Alfred DUPUY, --

A TRAVERS ALGER

AU TRIBUNAL CORRETIONNEL.- L.

Tribunal correctionnel a eu à i? £ cr,«tr€r>«»rïa de son audience de jetidi, le sieur Nog~icita Jean, poursuivi pour divers vols commis au Ruisseau, à Kouba et à Hussein-Dey.

Le Tribunal a prononcé contre Nog Jean la peine de 5 ans de prison et à ans d'interdiction de séjour. TM f Noguerra père et tT-Ime Nogucrr mcr, poursuivis pour recel des maTcbandl dé-, robées, ont été condamnés, chacun à 2 all

de prison et 5 ans d'interdiction de séjour..

Les prévenus ont fait appel.

- Pour fraude de lait et falsification dg lait, le sieur Garcias Vincent a été condam né, hier, à un mois de prison, fran d'amende et au coût de deux insen10®

- Mme Calatayud Vincente, ,\.Ct1 Garc!a.

poursuivie pour vente de lait falsifie, a éfe condamnée à un mois de prison, 500 d'amende et au coût de deux inserti.ons.

Farrugia François, pour fr,aucle de laie, s'est vu infliger 15 jours de prison, fralK d'amende et au coût de deux insertions.

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L'ÊMINENT ôCAl Lf UllU/lUll

TÉNOR SALDOU

Mt\N\i\N\N\-"- , „

LA BOURSE OU LA VIE. - Lt tiraille-cf Amouchos Saïd ben Ali passait, Hcr SOIfJ vers dix heures, au boulevard BaudIn, quan il a été assailli par un apache qui, un cou.

teau à la main, l'a fouillé, lui a enlevé portefeuille contenant 50 francs et la "^roit'a de deux coups de son arme à l'épaule droite et à l'estomac. Les blessures sont peu graves.

Le tirailleur est allé se plaindre ZLU £Om- missariat du Ge arrondissement. ,

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PROCHAINEMENT

AU NOUVEAU THEATRE

La Fille du Régiment

avec Lucy BERTHRAND

le ténor DUBRESSY, en représentations., la basse DELEUZE

et l'inimitable comique Ph. DO L N E

A/WYVVWWVV» DETROUSSEUR ARRÊTÉ. A ncu,P heures du soir, rue Duvivier, au,f°!LT je9 il essayait, par la menace, de dévaléis frères Robine Jacques et Léon, commerce, qui rentraient chez eux, Sebaoui Boualem ben Mohamed, 17 ans, .3 été arrêté par les agents de la police mUni; cipale.

Il sera présenté au Parqu-N.

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EMPRUNT NATIONAL 5 1er souscriptions sont reçues au Crédit fler d'Algérie et de Tunisie, sans frais, au siègla social, boulevard de la République, ct dans ses bureaux de quartiers.

rftA/VWVVWWW* *

COUP DE RASOIR. Rue de-la Mf an. jjJ vers minuit, le nommé Neouinj Moktar ben Saïd, 33 ans, demeurant rue de r~ a étd frappé d'un coup de rasoir au meston par uu autre indigène qui a aussitôt pris la fue et dont il n a pu fournir le signalenaen

Après un pansement au commissaiw > «a blessé a regagné son domicile.

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LJ'ÉMINENT 99 à m A"

L'ToT SALDOU

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OPERATION DE POLICE. - Hjer tin, entre onze heures et midi, il a « 1 cédé, rue Bab-el-Oued et rues adjacentes, une rafle par les agents de la police munIcipale, sous la direction effective de arronmatet, le nouveau commissaire du dissement, et de M. Comte. co®*»ssajra adjoint au commissaire centrai Parmi les nombreux individus huches qUI encombrent ce quartier, une vingtaine d'arrestations ont été opérées, parm1 six ont été maintenues pour infraction * des arrêtés d'expulsion ou d interdiction de séot jour.

Ces mesures d'épuration sont excencnts, elles devraient être faites et renO'uye!

dans les différents quartiers de notre viuc,

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Hammam-R'Irba

Le Grand Hôtel-Restaurant de 1er orîJr^.*' Nouvelle administration.' Téléphone ; (J.Ole

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LES ECUMEURS DES QUAIS. - J;e* douaniers Alessandri et Cerutti ont a ete.

à larnere-port de l'Agha, l'mdtgène Avoua ben Messaoud, 43 ans, gardien sur les quais, qui venait d'enlever vingt-deux paires de chaussettes dans des ballots de marchandises préposés à sa garde.

Ce peu scrupuleux gardien sera présenté, au Parquet.


Dans les Départements

(DE NOS CORRESPONDANTS)

Département d'Alger

BOUFARIK

Crand bal de la classe 1020. Xfs cous crits de la classe 1920 organisent pour dimanche prochain 7 mai, a 9 heures du soir, salle du marché couvert, un grand bal sous la présidence d'honneur de M. Amédée Froger, conseiller général, et docteur Peduran.

maire de Boufarik,

Avant le bal, grande retraite aux flambeaux avec la participation de Sociétés locales. La salle sera pavoisée. L'éclairage électrique a été confié à la Maison Gonnet.

C'est un succès certain. La location est ouverte au Comice Agricole, de midi et demi £ 2 heures et de 5 heures à 8 heures.

k 'Obsèques. — Samedi 1er mars, à trois heures de l'après-midi, ont eu lieu les obsèques de M. Edmond Grognicr, propriétaire, con seiller municipal, âgé de 35 ans.

Une foule d'amis suivait jusqu'au champ 'de repos cet homme jeune, enlevé à la force de l'âge par une implacable et rapide maladie. „

Un drap d'honneur était tenu par des conseillers municipaux, amis personnels du défunt..

Au cimetière, M. le docteur Péduran, maire de Boufarik, a prononcé un discours, empreint d'une légitime émotion, saluant la mémoire d'un enfant du pays.

Puissent les nombreux témoignages de sympathie reçus, et auxquels nous joignons les nôtres, adoucir un peu la douleur d:ur.

père et d'une famille contre laquelle le des.tin cruel semble s'acharner.

Football. — Demain dimanche, à 2 K. 30 précises, au terrain des Quinconces, se gouera le match de retour des championnats ffAlger. Première série, entre l'Olympique d Hussein-Dey et l'Association Sportive Boufarikoisc.

Espérons que le temps voudra bien permettre aux amateurs du ballon, d'assister à pette partie qui promet d'être très intéressante.

MOUZAIAVILLE

! Société des Anciennes Elèves. - La Société des Anciennes Elèves offre à ses membres honoraires un grand bal travesti qui aura lieu le dimanche 14 mars, à 9 heures et ilcmie du soir, dans la salle des fêtes.

Les personnes étrangères à la Société paieront un droit d'entrée de 2 francs..

PAUL-ROBERT

r Une bonne rafle. — A la suite de l'agression dont deux kabyles avaient été victimes le mardi 10 février dernier à 1 kil. 500 du village, alors qu'ils revenaient du marché des Zérinfas. la Sûreté avait déjà arrêté deux individus formellement reconnus par les victimes et d'autres témoins.

Des renseignements recueillis et recoupés permettaient de suivre une piste sérieuse.

Ainsi, l'inspecteur de la Sûreté d'Orléansville et un agent, assistés de la gendarmerie, du caïd et du garde-champêtre, arrivaient le mardi 2 mars à Paul-Robert ramenant un groupe d'individus sur le lieu de l'agression pour y être confrontés avec les victimes et divers témoins.

De l'enquête faite il résulte que des témoignages accablants ont -entraîné l'arrestation de quatre nouveaux malandrins, dont un chef de bande redouté dans toute la région, nommé Naceri Mohamed, de son cousin Naceri Abdelkader et de deux autres indigènes nommés Ben Hamou Youssef et Kamoun Djilali.

Ils ont été formellement reconnus par les

.victimes.

Au domicile des prévenus ont été retrouvés des étoffes et des foulards provenant des marchandises voiées.

Deux autres bandits sont encore, recherchés et ne tarderont pas- à rejoindre les autres..

Tous les inculpés jouissent dune répuation détestable, et pendant longtemps ils ont mis la région en coupe réglée sans quron puisse réussir. à les pincer.

Souhaitons que la justice soit impitoya.)t. L'exemple sera salutaire et le pays pourra être purgé des bandits qui l'infestent.

TIZI-OUZOU

Le vol de la ferme Munter, — Nos lecteurs ont encore présentes à la mémoire les difféTcntes péripéties que l'Echo d'Alger a relatées au sujet de l'attaque à main armée, en plein jour, de la ferme Munier, sise à Beneddache, non loin de Takdempt et de Rébeval.

« Dans l'après-midi du 5 mai 1919, alors que M. Munier était allé au marché de Rébeval, huit indigènes, le visage à demi-yoilt: firent irruption dans la maison. ,

« Soudain, Mme Munier, qui se trouvai' seule, était entourée, et c'est sous la menace des bandits qu'elle dut remettre l'argent

qu'elle possédait. Ces derniers s'éloignaient, emportant leur butin, non sans avoir pris le fusil appartenant à M. Munier. »

Ce vol audacieux, qui causa dans la ré gion de Kabylie un vif émoi, aura son dénouement le jeudi 25 mars devant la Cour criminelle de Tizi-Ouzou, où les huit inculpés comparaîtront sous finculpation de vols qualifiés.

Les débats de cette affaire, où de nombreux témoins seront entendus, occuperont trois audiences.

La Tizl-Ouzienne. — Notre ancienne Société musicale qui, avant la guerre, connut ses heures de succès, vient de se reformer.

Nos braves mélomanes se sont mis résolument à l'œuvre, et les répétitions, très suivies, nous font augurer de prochains bals et concerts.

Un bon point à MM. Mira, Faucher, Poussard, Raynaldi, Meyer, Berger, Costct, Gomez, Cavagnéro, Neyron et Bousquet pour leur heureuse initiative.

Nul doute que nos jeunes musiciens ne fassent honneur à leurs aînés.

La "V"ie SSooia-le

Patrons coiffeurs. — Les patrons coiffeurs ayant accordé 3 francs de plus par jour à leurs ouvriers. ont décidé, dans leur réunion d'hier, 5 vriers. d'élever leurs tarifs- dans tous les salons, mars,

au prorata de cette augmentation.

Ouvriers et ouvrières en tabacs. — Réunion générale. le dimanche 7 mars 1920, à 9 heures du matin, au Cinéma. Palace. Présence indispensable

Syndicat des ouvriers coiffeurs. — lea patrons ayant répondu définitivement aux ouvriers en refusant : 1° un salaire mensuel ; Z' un pourcentf-ge uniforme dans toutes les maisons.

Considérant d'autre part que les ouvriera coiffeurs sont les seuls à consentir 2 heures supplémentaires, et d'autre part, les patrons ont augmenté leurs tarifs : il est décidé une grève partielle par quartiers et par salons.

Un Comité permanent de grève se tiendra à la Course du Travail, 4, rue Négrier.

Union Syndicale des Marins du Commerce. Réunion générale aujourd'hui, samedi 6 mars, à 7 h. 30 du soir. au Café de la Méditerranée.

Objet : Application de la loi de 6 heures.

Syndicat des tonneliers et assimilés d'Alger et la banlieue. — Réunion générale de la section des tonneliers et de la partie similaire, le dimanche 7 mars. à 9 heures du matin, dans la salle des fêtes de la société l' « Africaine de Mustapha. », rue de Lyon.

Ordre du jour ,: Création d'une caisse de secours.

La Vie Sportive

GRANDE FETE SPORTIVE au STADE GHEYLARD Une fête sportive aura lieu dimanche 7 mars, au Champ de Manœuvres (Stade Cheylard), à l'occasion de la présence de l'escadre anglaise à Alger.

Cette fête organisée avec le concours du C.R.

I.P. et sous le haut patronage des autorités anglaises, civiles et militaires de notre ville comportera le programme ci-après, avec le gracieux concours de la musique de la flotte :

A 2 h. 30 : match de football rugby (escadre anglaise contre C.R.J.P.) ;

A 3 h. 30 : course relais, mille anglais ;

A,4 heures : match de fott-ball association (escadre anglaise contre G.S.).

M. Shields. de la colonie anglaise, a bien voulu accepter la fonction délicate d'arbitre de cette partie.

Des chaises et tribunes seront mises à la disposition du publie. - v,:;,

CHEMINS DE FER SUR ROUTES D'ALGERIE A l'occasion des grandes fêtes sportives données au Stade Edouard Cheylard, par* les équipes de foot-ball de l'escadre anglaise, la Société des Chemins de fer sur Routes d'Algérie a. l'honneur d'informer le public qu'elle assurera, au départ dj la Place du Gouvernement, les samedi et dimanche 6 et 7 courant, à partir de 1 h. 30 de l'après-midi, un service intensif jusqu'au Champ de MaMeuwes,

Club Athlétie P.-L.-M. — Demain, S 8 h. 30, match contre équipe Parc Automobile. A 10 h. 30, réunion générale au local.

A.S.M. — Dimanche matin, à 8 heures, entraînement à la course à pied, au Stade Mingasson.

A 13 h. 30, match-défi équipe 3 contre 4. Sont socialement convoqués : MM. Fourier, Jaïs, Cosson. A 14 heures, match offert en première et deuxième contre le N.9.C.E.B.

Olympic d'Hussein-Dey. — Les équipiers de la première équipe d'association ainsi que les autres membres de la société désirant les accompagner dans leur sortie à Boufarik, devront se trouver réunis à la gare de l'Agha, dimanche 7 mars courant, à 7 h. 30 précises.

Cyclisme. — U. V. F. — Le Comité départemental d'Alger de l'U.Y.F. organise pour le 7 mars, un&, course de 40 kilomètres, sur le parcours AIfcer, Birmandreïs, Birkadem, Birtouta, et retour.

Cette épreuve qui ouvrira la saison cycliste, est dotée de très beaux prix et s'annonce déjà par ses nombreux engagés comme devant obtenir un réel succès.

Le départ sera. donné rue Michelet, en face de l'Hôtel Beau-Séjour, à 3 h. 30 précises.

La ligo* d'arrivée qui sera établie Colonne Voirol, en face de la Gendarmerie, sera franchie par les concurrents, vers 4 h. 45.

Dernière Heure

Le Mouvement Gréviste

LA CREVE DES MINEURS DU BASSIN

DE BETHUNE

Béthune, 5 mars. — La grève est complète ce matin aux mines de Maries. Treize mille ouvriers chôment. A Ferfay, il y a 2.000 grévistes. La grève est partielle aux mines de Béthune, où il y a 1.400 grévistes sur 5.000 ouvriers. Le travail complet continue aux nu.

nes de Nœux et de Bruay.

LA CREVE DES TRAMWAYS

EST TERMINÉE A PERPIGNAN

Perpignan 5 mars. — Une entente est intervenue entre la compagnie des tramways électriques et le personnel, qui a repris le travail.

La Conquête de l'Air

UN AVIATEUR PERD SA ROUTE

DANS LE BROUILLARD

Berne, 5 mars. — Vaviateur Comte, parti jeudi, de Saint-Moritz, pour Londres, a atterri, dans la nuit de jeudi, à Marburg (Allemagne). L'aviateur s'était perau dans le brouillard.

« :— ♦ » » —

L'Extradition du Kaiser

LA HOLLANDE MAINTIENT SON REFUS

La. Haye, 5 mars. - Dans sa réponse à la dernière note des Alliés, relativement à l'ex-kaiser, le gouvernement des Pays-Bas maintient sa décision exprimée dans sa note du 21 janvier, refusant d'accéder a la demande des Alliés pour l'extradition.

INFORMATIONS MARITIMES

- MOUVEMENT DU PORT D'ACER f 1 du 4 au 5 mars 1920

Arrivées --i Vap. fr., Victoire, de Cette, avec 142 t. d. m.; vap. ang., Maresfield.

de Port-Saïd, en relâ, p. charbon. ; vap.

sud., Larnaca, de Constantinople, en rela.

p. charbon. ; vap. ital., Revato, de Genes, en relâ. p. charbon.; vap. fr., Duc-d'Aumale,, de Marseille, avec 540 pas. et 350 t.

d. m. ; vap. fr., Eole, de Barcelone, avec 100 t. d. m. ; vap. fr., Alsace, de Cardiff, avec une cargaison de charbon, en relâ. p.

approvisionnement en vivres; vap. fr., Ardèche, de Bône, avec 16t..fùts vides..

Départs : Vap. hol., Vesta, p. Bcni-Saf, a relâ. p. ordres; vap. ang., Sedgepool, p.

Buénos-Ayres, après avoir charbon.; vap.

fr., Nièvre, p. Bougie, avec d. m. en transit; vap. ang., Inverness, p. Dunkerque, après avoir charbonné.

NOS COURRIERS

Le « Duc-d'Aumale » partira aujourd'hui à 18 heures.

NOUVELLES DIVERSES

Le capitaine du vapeur « Hercule » nous signale un navire flottant entre «deux eaux par 36 degrés 32, latitude Nord, et 7 degrés 35, longitude Ouest.

o OMM UNIO A TION S

Les Enfants du Limousin et de la Marche. —

Demain, apéritif mensuel et cotisations, Bar Colonial. à 10 heures 30.

Société des Anciens Elèves des Ecoles Nationales d'Arts et Métiers. — Les Anciens élèves des Ecoles d'Arts et Métiers sont informés que le déjeuner mensuel aijira lieu aujourd'hui, samedi 6 mars courant.

Rendez-vous au Café Continental avant onze heures et demie, en vue de fixer le trésorier sur le nombre d'ahérents au déjeuner.

Syndicat Commercial Algérien. — Les membres du 29* Groupe (Patrons boulangers), se réuniront aujourd'hui, samedi 6 mars 1920, à, quatre heures du soir.

Parlslana, — Dimanche 7 courant, matinée daasante. B^Hnaipe^ruo

Enfants de l'Aude. — Apéritif mensuel, demain dimanche, à 10 heures, Café du Square, Place de la République ; Assemblée générale i Paiement des cotisations ; Banquet.

Amicale des Anciens Militaires Coloniaux. — Les sociétaires ainsi que les titulaires d'une médaille coloniale sont avertis que le banquet fixé pour le 14 oourant aura lieu chez M. J'respech, Jardin d Essai, à midi précis.

Se faire inscrire jusqu'au 10 courant, au siège social. lM, rue de Lyon.

Orphée-Estudiantlna de l'Agha. — Le gros lot de mille francs a été gagné par M. Martel Joseph, l u-e Monigne. 3.

Les cours de solfège et de musique commenceront le 15 courant (professeur : M. Duboclard) ; jeudi, répétition générale (directeur, M. Andréoli).

Dimanche matin, à 9 h. 30, répétition supplémentaire en vue d'une sortie.

LES SPECTACLES

OPERA D'ALCER. — Location ouverte de 10 heures à 5 heures pour les splendides succès. Ce soir samedi, à 8 heures, représentation de l'éminent ténor Saldou : LOUISE.

Sddou dans le rôle de Julien ; Mlles Cuvelier (Louise) ; Jane Bourgeois (La mère) et M. Péral (Le père). Le fameux tableau : Les Illuminations de Paris. Dimanche, en matinée, représentation de l'éminent ténor Charat : LE TROUVERE. Charat dans le rôle rat de Manrique. Mlles Clerc, Jane Bourgeois, MM. Carrié (de l'Opéra) et Planquelle.

Grands ballets. Le soir, représentation de Saldou : FAUST. Saldou, dans le rôle de Faust. Mlles Cuvclicr et Chevrd ; MM. Péral, Closset et Mme Larie. Grands ballets.

Services de trams à la fin des spectacles.

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NOUVEAU THEATRE. — Ce soir, à 8 h. 45, spectacle extraordinaire : LES PETITES BREBIS, où les interprètes : Mlle Gaima, Rozé-Leprince, Mérina, MM. Laurent-Rolland, Cayssials, St-Pré, Crépy, Lefè\lc,Wetli, Mme Bab-Stani Léa. remportent un succès de feu rire ; 20 Le charmant opéracomique : LE MAITRE DE CHAPELLE, où l'excellent baryton Béroard, remporte un beau succès, ainsi que Mlle Angèle Rynaldo et le trial Saint-Pré. Dimanche, en matinée : SI J'ETAIS ROI. En soirée : Les Petites Brebis ; Le Maître do Chapelle.

Location ouverte. Trams.

Après-demain lundi, grande soirée de gala : la brillante opérette en trois actes : LA COCARDE DE MIMl PINSON, avec Blanche DeHmogcs et les meilleurs pensionnaires du Nouveau-Théâtre. En intermède : LES ZURANIS, contorsionnistes extraordinaires. L'on verra : l'homme qui se dévisse la tête, le seul homme au monde qui marche à t'envers; CASStOM, épatant équili la tête, l'envers; CASSION, épatant équilibriste. Faveurs suspendues. Locat. ouverte.

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ALHAMBRA. — Ce soir, Si 8 h. 30, deuxième représentation de

FLUP

dont la première a valu à Mmcs Demars, et Grégoire, à MM. Tordams, Loriaux,

Salvagnac, Geo Valdy, Jodin et Amiot de copieux applaudissements. La joUe opérette en 3 actes, de G. Demestre, musique de J.

Szule, sera une de celles dont la création à Alger laissera le meilleur souvenir.

Au 2e acte, tango dansé par Mme Demars et M. Loriaux. p'

Demain dimanche, en matinée, à laquelle les jeunes filles sont priées de ne pas assister ; Phi-Phi ; en soirée : Flup.

Loc. ouverte de 10 à 12 h. et de 14 à 18 h.

Trams à la sortie.

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CASINO MUSIC-HALL. — Ce soir, centinuation des débuts du duo Holman, originaux danseurs et chanteurs nègres. Au programme encore : Marthe Trémont, vedette ; Aimos, comique fantaisiste ; Ronco, un merveilleux athlète ; Acyl-Shyda, fakir hindou ; les 4 Brufalo, jongleurs acrobatiques. Location à l'avance au Casino, de 10 heures à 12 heures et de 4 à 7 heures. ,. -

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CRAND CINEMA DU PLATEAU-SAULIÈRE. — Programme choisi : LE FILS DE LA NUIT, grand drame d'aventures algériennes en épisodes, d'après l'ceuvre de M. Gérard Bourgeois ; ce soir : (1er chapitre).

LE PONEY DE RIO JIM, grand drame américain ; Chariot, le roi du rire, dans CHARLOT VIOLONISTE, fou-rire.,

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FAMILY CINEMA. — AMBITION SOCIALE. grand drame de la- vie réelle ; L'AS DE CARREAU (2e épisode), sensationnel!!

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VARIÉTÉS CINEMA. — Matinée 3 h., soirée 9 h. Triomphe de TRAVAIL, dEmilc Zola, interprété par les grands artistes : Huguette Duflos, Léon Mathot, Raphaël Du nos. etc., de la Comédie-Française. TRAVAIL, le plus grand film paru à ce jour ; aujourd'hui, L'Effort humain, 1er chapitre, ; HAUT LES MAINS 1120 et dernier épisode).

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.- SPLENDID CINEMA (scleot mondain), 9.

rue de Constâîitinc. -* En matinée à 3 h. 45 et en soirée à 8 h. 45, à l'occasion du séjour de l'escadre anglaise, programme du plus haut intérêt : NAVIGATION A VOILE EN SUEDE, documentaire; AU NID DES PIRATES, reproduction authentique des épisodes les pl'us tragiques de la guerre sous-marine. Ce document formidable ne passera à Alger qu'au Splendid. Pendant qu'il se déroulera, Miss Diels chanteuse dramatique, interprétera ses plus belles mélodies. LES ETAPES DU BONHEUR, comédie dramatique en 4 parties. LA MORT ROUCE, 36 épisode : La Catastrophe du « Georges-Washington J. MENDIANT MALGRE LUI, comique. Location de 10 à 12 h. et de 14 à 18 h. Téléphone : 28-56.

Après-demain, lundi, première de BARRABAS ciné-roman de Louis Feuillade, publ;é

actuellement par le Journal. Pour cette re présentation, la locatioa est ouverte dès maintenant.

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ATHENÉE. — Programme à gros succès.

Les meilleurs films, le meilleur orchestre.

A 3 h. 45 en matinée, à 8 h. 45 en soirée : LA FEMME D'ARCENT, grand drame, interprété par le remarquable artiste* américain Franck Keenan ; A L'AMERICAINE, comédie. A la demande générale : MAX TOREADOR, le plus extraordinaire comique ; le Pathé-Journal, avec ses belles actualités.

Loc. de 10 à 12 h. et de 5 à 7 h. TéL 27-16.

Incessamment, le dernier match du champion de boxe Carpentrer.

Prochainement ; UNE ETOILE DE CI-

NEMA.

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ALCAZAR CINEMA. — LE PRINCE DE LI M POSSIDL E, grande comédie dramatique; LE TRIANCLE JAUNE (70 et dernier épisode). Très prochainement.. LE FILS DE LA NUIT.

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CINEMA OLYMPIA. — En matinée à 4 heures et en soirée, à 9 heures, continuation des brillants succès du tout délicieux programme : Fanny Lear, superbe drame sentimental, par Signoret ; Un gendre à succès, très bon comique ; Le Fils de la Nuit, 46 épisode : Le Secret du Vieux Mendiant, sensationnel. Excellent orchestre. Location ouverte. Téléphone : 13-07.

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Monsieur Raoul Blasseile, chef d'eacadrea, « retraite, officier de la LIciOD d"hona*Mi ; -Madame Veuve Emile Alcay ;

Monsieur Albert BlastfeMe, lieutenant-colonel en retraite, officier de la Lfgioa, d'honneur, et Madame ;

Monsieur Paul Blasselle, avocat à la Coar dAlger. ancien bàtoamer, ancien adjoint au Maire d'Alger, Madame et leur fille ;

Monsieur Maurice Bfuselle. chef de b&t&mont en retraite. ekevalwr de la Légion d'boumur, et Madame ;

Monsieur Edouard Blasselle, avocat, à la. Coux d'Alger, et Madame ;

Madame et Monsieur Paul Aymes, délégtté f » paneier. Maire de Chebli ;

Monsieur Raoul BlaseeUe, chef de bataillon, olt fieier de la. Légion d'honwtur ;

Madame et Monsieur Adolphe Blasselle, proii priétaire à Port-Gneydon, et leur enfant ; Madame et Monsieur De Ghameei i Madame et Monsieur Mal 1er et leurs enfanta ; Monsieur Pierre Aymes- ; Mesdemoiselles Itarb gnerite et Pauliae AyaMt ;

Messieurs Emile et Louis Alcay ;

Les familles Pompe. Blasselle, Aleay, Bertbe% Laguiller, J.adevOP. Foyer, Motitet, Blanche*, Ce stedeat, Boisset. Péan et Leclerc,

Remercient sincèrement toutes les personnes ttnf leur ont témoigné tant de marques de sympathie à l'eecaaion du Aéeéa de leur regretté

Monsieur René BLASSELLE

Lieutenant au 16* Dragons

Décoré do la croix do- guerre décédé accidentellement en service eoramand#, # Saumur. le 18 février 1920, à l'âge de 26 ans.

Et vous prient de vouloir bien assister à laf messe, qui sera dite pour le repos de sca âme, If lundi 8- mars 1920. à 10 heuree du matin, em l'Eglise Saint-Philippe, Cathédrale d'Alger.

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Ont I& douleur de Vous faire part de la pern cruelle qu'ils viennent d'éprouver en la personne da

Monsieur Ceorges SCHURER

Décoré de la Croix de guerre

Sous-Lieutenant d'Artillerie de Réserve

Vrtrr fils, frère, beau-frère, parent, filleul et am..

décédé à Alger, le 29 février 1920, à l'âge de U ans et inhumé à Sétif, le a mars 1920.

Et prient toutes les personnes qui n'auraient pas reçu de lettres de faire part de vouloir hieJII les excuser.

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1 REMERCIEMENTS

Saoufa. — Madame, Konsienr Lardet et lent* enfants, remercient bien sincèrement toutes 'ea personnes qui leur ont témoigné leurs sympathies à l'occasion de la perte de leur regretté petit

ROBERT,

décédé le lr mars.

AVIS DE MESSE

Une sseeee sera dite «* l'Eglise Sailtt-BotHlTen- ture. le lundi 8 mars, à 8 h. 30, pour le repos de lâme de

Madame Vve J.-B. QUILLOT

décédée le 8 février 1920.

De la part des familles Guillot, Ehret, Sérieyx, qui remercient testée le» personnes qui voudront bien y assister.

Journal exclusivement composé par des typogiapfceâ syndiqués sur macbraes Linotypes et imprimé sur Rotatives J. Derriey, dans ses ateliers spéciaux.

Les manuscrits non insérés no eont pas rendus

Le Directeur-Gérant : E. BAILAC.

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Réouverture de Faillite

Par jugement sur requête en date du 21 février 1920, le Tribunal de Commerce d'Alger a rapporté le jugement sur requête du li mars 1010, qui, a déclaré closes pour çause d'insuffisance d'actif, les opérations de la faillite du sieur Ramine Raphaël, éx-commerçant jr Alger, 8,. rue Bruce et a déclaré réouverte la dite faillite.

Par le même jugement, le Tribunal a désigné M. Tachct, i'ún de ses membres, en qua-, lité de juge-commissaire et a nommé M. Diliot, syndic provisoire.

Pour extrait l

Le Greffier, H. NICOLAS-MISSAREL

,Tribuial de Commerce d'Alger

Faillite Fontana, Michel

Par jugement sur requête en date du 20 février 1920, le Tribunal de Commerce d'Alger

fl déclaré closes, pour cause d'insuffisance d'actif, les opérations de la faillite du sieur Fontana, Michel, entrepreneur de travaux à Alger, 31, rue Aubert.

Le Greffier,

H. NICOLAS-MISSAREL.

Tribunal de Commerce d'Alger

Faillite Thome, Joseph

, Par jugement sur requête -Tt Bâte du 20 février 1920, le Tribunal de Commerce d'Alger a (léclaré closes, pour cause d'nsuffsance d'actif, les opérations de la faillite du sieur .Thome, Joseph, marchandtailleur à Alger, Boulevard Lafferrière, G.

Le Greffier,

H. NICOLAS-MISSAREL.

,-rribunal de Commerce d'Alger

Faillite Fénasse, Paul

'Par jugement sur requête en date du 20 février 1920 le 'tribunal de Commerce d'Alger a déclaré clgses, pour eausse d'insuffisance d'actif, les ¡'opérations de la faillite du pieur Fénasse, 'Paul, entrepreneur de travaux publics à Al£ er, rue Tirman, 4. «

Le Greffier,

& H. NICOLAS-MISSAREL.1

Tribunal de Commerce d'Alger

FalHitc Tièche, Paul

Par jugement sur requête en date du 20 février 1920. le Tri.

bunal de Commerce d'Alger a déclaré closes, pour cause œin suffisance d'actif, les opérations de la faillite du sieur Tièche, Paul, commerçant à Alger, 162, rue de Lyon.

Le Greffier,

H. NICOLAS-MISSAREL.

Tribunal de Commerce d'Alger

Failite Hémery, François

Par jugement sur requête en date du li février 1920, le Tribunal de Commerce d'Alger a déclaré closes, pour cause d'insuffisance d'actif, les opérations de la faillite du sieur Hémery, François, com.

merçant à Alger, rue de l'V; nion, 25.

Le Greffier,

H. NICOLAS-MISSAREt.

Tribunal de Commerce d'Alger

'Faillite Ali ben AïsS"3

Par jugement sur requête en date du 14 février 1920, le Tribunal de Commerce d'Alger a déclaré closes, pour cause d'insuffisance d'actif, les opérations de la faillite du sieur Ali ben Aïssa, commerçant à Bouïra.

Le Greffier,

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Premièrement. — A 15 heures, en assemblée générale ordinaire avec l'ordre du jour suivant : -

a) Rapport du Conseil d'Administration;

b) Rapport -du Commissaire des Comptes;

c) Approbation des comptes de l'exercice 1919 et fixation du dividende ;

d) Nonynation d'administrateurs ;

e) Nomination des Commissaires des comptes pour l'exercice 1920 ;

f) Autorisations prévues par l'article 40 de la loi du 24 juillet 1807, Deuxièmement. - A 16 heures, en assemblée générale extraordinaire, avec l'ordre du jour suivant :

a) Prorogation de la Société ; b) Augmentation du capital social ;

c) Emprunt de 4 millions par la création de 8.000 obligations de 500 francs chacune ;

d) Suppression des privilèges afférens aux actions de priorité et unification des actions ;

e) Création de parts bénéficiaires et leur atribution :

f) Modifications aux statuts et notamment à la répartition des bénéfices.

Troisièmement. — A 17 heures, en assemblée spéciale extraordinaire des .porteurs d'actions de priorité avec l'ordre du jour suivant :

- a) Abandon du privilège afférent, aux actions de priorité et unification des actions ;

b) Acceptation de la création de parts bénéficiaires et de leur attribution ;

c) Acceptation de modifications aux statuts et notamment de la répartition dés bénéfices.

Quatrièmement. — A 17 heu res 30, en assemblée spéciale extraordinaire des porteurs d'actions ordinaires, avec Tordre du jour suivant : -

a) Acceptation de la création de parts bénéficiaires ec de leur attribution ;

b) Acceptation de modifications aux statuts et notamment à la répartition des bénéfices

Un jeton de présence de un franc par action représentée à ces assemblées sera attribué aux actionnaires, si le quorum étant atteint, les ciuatr-e assemblées peuvent délibérer valablement.

Le Conseil d'Administration.

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