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Title : L'Echo d'Alger : journal républicain du matin

Publisher : (Alger)

Publication date : 1913-12-31

Type : text

Type : printed serial

Language : french

Language : French

Format : Nombre total de vues : 67558

Description : 31 décembre 1913

Description : 1913/12/31 (A2,N656).

Description : Note : GG14181.

Description : Collection numérique : Documents consacrés à la Première Guerre mondiale

Description : Collection numérique : Bibliothèque Francophone Numérique

Description : Collection numérique : Zone géographique : Afrique du Nord et Moyen-Orient

Description : Collection numérique : Thème : Les droits de l'homme

Rights : public domain

Identifier : ark:/12148/bpt6k75779158

Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JOD-10396

Relationship : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb327596899

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date of online availability : 05/08/2013

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Les Français spoliés au Maroc

J'ai déjà signalé, ici même, l'étrange attitude de certains représentants de l'Administration du Protectorat à Pégârd des Fran-

çais établis dans la région occidentale du

Maroc.

C'est, à Casablanca, un de nos compatriotes obligé d'établir un hindou protégé anglais dans un kiosque pour en éviter la destruction brutale dont il était menacé et qui aurait certainement été exécutée contre lui-même, alors que l'on n'ose pas molester un étranger. -.

C'est notre consul à Safi, envoyant promener un Français qui lui demande d'intervenir afin de lui faire obtenir les conditions normales pour l'organisation d'une caravane devant lui permettre de regagner,

Casablanca par voie (de terre, et notre compatriote ne parvenant à ce résultat qu'en s'adressant au consul d'Espagne.

Or, voilà qu'on nous signale des faits plus graves : encore, perpétrés par l'Administration au détriment de nos nationaux,

dans le Maroc oriental, où. des colons sont bel et bien menacés d'être dépossédés des terres sur lesquelles ils ont déjà effectué des travaux coûteux et utiles. N'ayant pas l'habitude de déguiser nos critiques, nous n'hésitons pas à dire que le néfaste inspirateur des mesures par lesquelles nos compatriotes sont lésés, parait être M. le lieutenant-colonel Regnault, commandant 'e cercle des Beni-Snassen, bien qu'il se couvre du nom et du titre de M. 'e Haut-Commissaire Warnier.

Ce chef militaire semble appartenir à cette catégorie, trop' nombreuse parmi nos administrateurs coloniaux aussi bien civils que militaires, pour lesquels le colon est l'ennemi. Le colon libre, indépendant, qui * ne demande à l'Administration galonnée que de le laisser travailler en paix, est trop souvent considéré comme un témoin gênant, un empêcheur de. s'amuser plus ou moins en rond, qu'il faut éloigner par. toutes les vexations possibles.

Il semble à certains fonctionnaires coloniaux que la terre sur laquelle s'établit un colon échappe à leur domination et, par conséquent, 'ls voient dans l'extension de 1a colonisation une diminution de leur puissance. C'est pourquoi ils la combattent de tous les moyens qu'ils ont à leur disposition.

Est-ce à un sentiment de cette nature qu'il faut attribuer l'étrange situation que l'on voudrait faire aux colons déjà établis dans la plaine des Triffas?

Les faits permettraient de le croire, si la raison ne s'y refusait pas.

Cettephiinë des Tttrf<fgr~et<j<td, au StfB' de Port-Say, sur une étendue de 45.000 hectares environ.Des colons venus d'Algérie, comme la plupart des pionniers de l'œuvre française .au Maroc, se sont installés dans cette plaine où ils occupent 2.000 hectares d'excellentes terres, achetées très régulièrement aux indigènes qui restent établis à côté d'eux.

Ces terrains sont riches, l'eau se trouve à peu de profondeur, et ils présentent pour toutes les cultures de choix les meilleures conditions. Mais ils sont envahis de lentisques et de jujubiers sauvages, comme l'étaient tant de terrains en Algérie et en Tunisie, lorsque la colonisation française en a commencé la mise en valeur.

Le premier travail qui s'impose en pareil cas, c'est précisément le débroussaillement de ces terrains. C'est une œuvre difficile et coûteuse qui doit être accomplie avant toute opération susceptible de rapport. Il y faut une main-d'œuvre qui doit se rémunérer immédiatement. C'est donc un débours à compensation lointaine auquel le colon est obligé.

Nos compatriotes se livraient activement à ce labeur dans la plaine des Triffas, lors-

que des wf aciers envoyée par le lieutenantcolonel Regnault sont venus leur intimer l'ordre de s'arrêter. Et comme ils ont tout naturellement refusé d'obtempérer à une sommation aussi arbitraire, ils ont reçu une note écrite dont voici la copie :

MAROC ORIENTAL -

Territoire Militaire d'Oudjdat

CERCLE DES BENI-SNASSEN

Service des renseignements

Berkane, te décembre 1913, Lieutenant-Colonel -Regnault, comman-

dant le cercle des Beni-Snassen

- à M. X.

Monsieur,

J'ai l'henneur de vous faire connaître que je viens de recevoir de M. le Haut-Commissaire l'ordre de faire cesser tout défrichement ou coupe de bois dans la partie de la forêt de Madagh délimitée par M. le lieutenant Laroche.

Je vous prie et requiers au besoin d'obtempérer à cet ordre de M. le Haut-Commissaire.

ordre que je suis dans l'obligation de faire respecter strictement par tous les moyens dont je puis disposer.

M. le lieutenant Laroche est chargé de l'exécution de cette mission.

Recevez, Monsieur, mes salutations distinguées. *■

ILLISIBLE.

En fait de forêt, il n'y a dans ces parages, je le répète, que des lentisques et des jujubiers sauvages qui ne sont nullement considérés comme des essences forestières, mais bien plus justement comme des broussailles qu'il importe de détruire et d'extraire pour permettre la culture des terres qu'elles occupent.

Et voilà, cependant, qu'on arrête dans ce labeur utile les colons qui s'y emploient courageusement et qu'on les menace de les expulser manu militari de ces terres sur lesquelles ils commençaient la grande œuvre de la colonisation.

On conçoit que la colère gronde dans leur cœur. Plusieurs se demandent s'ils devront installer sur leur propriété un gérant étranger, certains qu'alors l'Administration française se garderait de susciter aucun embarras. r ,

D'autres s'étonnent que l'interdiction administrative de défrichement se limite juste aux terres achetées par des Français et ne s'étende pas aux terres voisines poswa"écoo par (Ï.c8.ludigèHGS et qai aent exactement de même nature.

Si l'Administration a cru, de cette façon.

se concilier les indigènes et les rassurer, elle se trompe, car l'un des plus notables d'entr'eux disait, ces jours derniers, à un de nos compatriotes : « Si on vous empêche de cultiver vos terres, on nous empêchera de tirer parti des nôtres, et a!ors il ne neus reste plus qu'à nous retirer sur la zone espagnole. »

Voilà la situation matérielle et morale créée dans une contrée où colons et indigènes ne demandent qu'à travailler en paix, par l'intrusion inadmissible de l'Administration.

Une fois de plus, celle-ci apparaît sous l'aspect exactement contraire de celui qui lui conviendrait raisonnablement et honnêtement.

Son rôle devrait consister à mettre les forces publiques au service de la colonisation, et elle les emploie avec une ma chiavélique rouerie à créer à cette colonisation des obstacles de toute nature, semblant avoir pris pour devise :

La colonisation, voilà l'ennemi 1

Paul LAPITTB.

NOTE DU JOUR

Lorsque M. Houbé, dans son interpellation sur l'Ouenza, a voulu pincer de la chanterelle patriotique, j'ai senti que cette musique sonnait faux. J'ai refusé d'admettre qu'il y eut dans cette affaire un côté français et un côté antifrançais. Je ne voulais voir des deux côtés que des gens d'affaires acharnés à se disputer une proie, sans qu'au-dessus de ce combat d'appétits on pût faire planer aucun drapeau.

Et voilà qu'à mesure que la lumière se fait, on constate que si dans le groupe combattu par M. Houbé il y avait des étrangers, la portion industrielle française y était encore beaucoup plus forte que dans l'autre groupe où elle n'existe pour ainsi dire pas, le premier étant francoallemand, le second hollando-allemand.

En effet, derrière le hollandais Müller il y o, dans le groupe dont M. Houbé servait les intérêts par le seul fait qu'il combattait l'autre, et dont, du reste, M. le sénateur Colin est depuis longtemps l'avocat, il y a, dis-je, la grande maison allemande Thyssen, la concurrente do Krupp.

Qu'on nous parle donc « intérêts » là où il n'y a que des intérêts en jeu, des intérêts aux prises, et que l'on ne prétende pas faire une question de patriotisme de ce qui n'est qu'une question de boutique, de grosse boutique, où sont mêlés trop de politiciens.

Mais surtout que l'opinion ne se laisse pas berner. Quand elle entendra un particulier quelconque, ce particulier pouvant d'ailleurs être un homme public, critiquer violemment un des groupes qui se disputent ou plutôt se disputaient l'Ouenza, qu'elle se dise qu'il y a de fortes chances que cet accusateur de l'un soit plus ou moins au service de l'autre.

Et si l'un de ces avocats risquait devant elle un couplet patriotique, qu'elle lui fasse comprendre tout de suite qu'elle n'aime pas beaucoup qu'on essaie de se moquer d'elle.

MEKTOUB.

Légion d'Honneur

La prochaine promotion

PARIS, 30 décembre. — Pariant des promotions dans 1 ordre de la Légion d'honneur.

le « Figaro » annonce qu'elle est sur le point d être envoyée a la Grande Chancellerie,

La promotion comprend une décoration de grand-officier, attribuée à Pierre Loti.

De son côté, le « Petit Parisien » croit savoir que, dans la promotion de la Lécio'i d'honneur, figurera le nom dé Sarah Ber-, nhardt.

1

ECHOS

M

TROUIN.

Le sympathique député d'Oran. arrivé

ainsi que nous - l'avons dit avant-hier, par le Charles-Roux, est reparti hier au soir pour Oran après avoir fait à Alger diverses démarches rela-

tives aux intérêts de sa circonscription.

L

ES RÉCEPTIONS DU ler JANVIER.

M. le Préfet d'Alger ne recevra pas à

l'occasion du icr janvier. .- -

— Le général Moinier; commandant le XIxe Corps d Armée, ne recevra pas le xer janvier.

N

os HOTES.

Nous avons eu le plaisir de voir à Alger

M. Renaud, président du Conseil général d'Oran M. Renaud était au nombre des amis qui étaient venus attendre M. le député Trouin, lundi, à l'arrivée du paquebot.

l'V.'

L

A SANTÉ DE M. LEBAILLY PÈRE.

M. Lebailly, ancien notaire à Alger, père

de notre ami Lebailly, conseiller général, fut récemment renversé par une bicyclette, à Genève, où il habite.

M. Lebailly est âgé de 86 ans ; il reçut dans cet accident d'assez graves blessures qui, surtout en raison de son grand âge, inspirèrent de vives inquiétudes. Sn fils se rendit à ses côtés.

Nous apprenons avec satisfaction que l'état de M. Lebailly est plus rassurant et nous afisons des vœux pour son complet retour à la santé

p

AN -

Les membres du Club sont informés Que

la prochaine réunion aura lieu le dimanche 4 janvier de 5 à 7 heures dans les salons de

1 Oasis. Il est rappelé que chaque membre peut amener des invités.

1 .,.ro.;' ",

E

TRANGE PROTECTION.

Au mois de mai dernier. un certain L..

était condamné devant le Tribunal d'Alger à six mois de prison pour banqueroute;1 et les débats du procès mettaient en évidence les àgissements malhonnêtes de cet individu.'

Celui-ci disparaissait d Algérie, '- après avoir fait de nombreuses dupes dans la région où il avait été établi comme boucher.

On ne savait ce qu'il était devenu, lorsqÙit l'on apprit qu'il était tranquillement rentré dans

son département d'origine et avait rouvert boutique, sans être nullement inquiété, en raison de 1 la protection dont le couvrait le député réactionnaire de son arrondissement.

Il est étrange qu'un arrêt de tribunal puisse ainsi être annulé par une influence individuelle.

Il pourrait bien survenir, à cette occasion, quelque scandale.

.4\

CIGARETTES BASTOS

p

OUR NOS FACTEURS.

En ville et encore plus à la campagne; le

facteur est un ami dont on guette de loin l'arrivée. Si on ne le voit pas, il semble que l'on éprouve une déception.

Eh bien, ces jours-ci on verra le facteur unpeu partout. C'est un des fidèles de la bonne année.

Ces braves gens ont un dur métier. Par la brise humide ou glaciale comme par le siroco brûlant, ils doivent. aller, parcourant les rues bu arpentant les routes et les pistes, pour portet le journal, les lettres, ces papiers qui nous re lient à la famille, au pays, à la société, à la pensée humahie.

Un usage veut que chacun reconnaisse par une offrande amicale les bons offices du facteur.

Puisse la recette ajouter une aubaine notable aux maigres émoluments qui sont dévolus à ces utiles et fidèles serviteurs du public.

TABACS BASTOS

L

A LIGUE DES DROITS DE L'HOMME.

On nous écrit, de la Ligue des Droits de

l'Homme Paris, le 26 décembre 1914-

Monsieur le Directeur, -

On me communique votre numéro du 16 décembre. Dans votre « Note du Jour » vous faites entendre que l'intention de la Ligue des Droits de l'Homme est de faire nommer par les notables les caïds et les cadis.

« Admettons une minute, ajoutez-vous, que les notables de Concarneau réclament le droit de dicter au Gouvernement le choix de leur sous-préfet et de leur juge de paix sous menace de s'en aller coloniser le Groënland, est-ce que la Ligue des Droits de l'Homme soutiendra pareille prétention ? »

Votre remarque, Monsieur le Directeur, est assurément spirituelle ; mais la Ligue des Droits de l'Homme n'a jamais professé, je vous prie de le croire, une idée aussi ingénue.

Dans la lettre que notre Président, M. Francis de Pressensé, a adressée sur cette affaire à M.

le Ministre de l'Intérieur, il s'exprime en ces termes : « Je ne prétends nullement que les Mozabites aient le droit de désigner eux-mêmes leur juge et leur administrateur, j'estime seulement qu'il n'y a pas d'inconvénients à ce qu'ils soient consultés sur le choix de ces fonctionnaires. Il Et cette phrase, j'imagine, dit assez clairement quelle est notre pensée.

Je vous serais reconnaissant. Monsieur le Directeur. de bien vouloir publier cette petite rectification et je vous prie de croire à mes remerciements les plus distingués.

Le Secrétaire général,

(Signé).

.,.KûuS-.jh £ - £ acmes pas fâchés' d'svcrtcette précision de la pensée de la Ligue dos Droits de l'Homme. Mais la pensée des Indigènes dont elle soutenait les prétentions était plus impérative, puisqu'ils menaçaient de quitter le pays si on ne leur donnait pas le caïd et le cadi de leur préférence.

GIGARES BASTOS

D

ANS LE PERSONNEL DE L'ASSISTANCE.

Le personnel des services d'assistance de

l'Algérie vient de bénéficier d'améliorations de situations consistant dans le relèvement des traitements des commis principaux et des commis et de la réduction de l'ancienneté exigée pour l'avancement.

Nous sommes heureux de voir donner ainsi satisfaction aux fonctionnaires très méritants de nos établissements hospitaliers.

Nous apprenons d'autre part que les médecins de colonisation viennent de recevoir un nouveau statut qui accorde à ces praticiens des avantages justifiés par l'importance de leurs fonctions et le dévouement qu'ils apportent à les remplir.

ANIS GRAS

B

ILLETS COLLECTIFS POUR EXCURSIONS.

L'Administration des chemins de fer al-

gériens de l'Etat et les Compagnies de BôneGuelma, de l'Ouest-Algérien et de P.-L.-M., viennent de soumettre à l'homologation de M.

le Gouverneur Général de l'Algérie, la proposition de substituer aux tarifs intérieurs actuellement en vigueur, un nouveau tarif commun (billets collectifs pour excursions de sociétés, élèves, orphelinats, colonies scolaires) devant jouer aussi bien pour le trafic intérieur de chaque réseau que pour le trafic commun à plusieurs réseaux.

'"VV'-"'-"

CARNET

MARIAGE. --- - _-

JLVJL Nous apprenons le prochain mariage du commandant Charlet ,qui commande actuellement un bataillon de zouaves à Sathonay, avec Mademoiselle Derrive, fille de l'ancien lieutenant-colonel du 106e, en retraite, à Chivor-surMarne.

Le commandant Charlet qui a longtemps habité Alger, est, on le sait, le héros d'une magnifique randonnée en plein c ur du Soudan qui a eu les résultats les plus importants pour notre domination dans le centre africain.

Nous lui adressons ainsi qu'à sa fiancée nos vœux les plus empressés de bonheur.

LA VIE BRÛLE

LE JOUR DE L'AN

Le jour de l'an n'est pas seulement un fête de famille ; il fournit aussi' aux hauts personnages, une occasion unique de recevoir leurs administrés.

On se connaît mal ou l'on se connaît pas.

Le- jour de l'an permet de nouer, de renouveler connaissance.

Les gens défilent et l'on trouve un mot charmant pour chacun, mot dont ils garderont le souvenir.

- Je vous la souhaite bonne et heureuse,

Monsieur le Maire,

: -- Ntai » dé- même, gardien-chef- Et la petite famille se porte toujours bien ?

- Je suis célibataire, Monsieur le Maire.

Vraiment? fe croyais..r que diable! songez à la repopulation, à l'avenir de la France !

— J'y songe, Monsieur le Maire, malheurè-u. sement mes appointements sont maigres.:. une femme, un enfant, puis deux, puis trois.. 1a vie esf chère et si c'était un effet de votre bonté:::

- Je prends note, mon ami, je prends bonne note. » 'V, ;; i Le commandant en chef s'avance, les mains

tendues vers les autorités compétentes. On se congratule.

— Je suis toujours heureux de me souvenir, messieurs, que l'armée se recrute dans le civil.

— Et nous sommes fiers, mon général, en lés voyant sous l'habit militaire, de penser que nos enfants sont soldats !»

La magistrature assise des environs d'Alger, se lève comme un seul homme.

— Prépare ma redingote et mon tube, dit monsieur le juge à sa femme. — Est-ce bien nécessaire, mon ami, que tu ailles saluer tes chefs?

— Si c'est nécessaire? En voilà une question !

- Il y aura tant de monde qu'on ne s'apercevra nullement de ton absence. j * ; Ce n'est pas en restant dans mon trou (Me j'obtiendrai de l'avancement. Qui sait ?, J.t::.Premier va peut-être me.demander si je me <~la& ici, je ferai la moue, il comprendra --et - le prochain poste vacant. à Blida par exemple. ■>] Le substitut, célibataire, profite de la circonstance pour envoyer un télégramme à sa petite amie, en style convenu, car il faut se montrer prudent :

Madame Ernestine Gobichon, 124, rue d'Isly, Alger.

Colis arrivera ce soir, chère tante, par train sept heures. Votre neveu. » Dans tous les cas, c'est une tradition qu'il importe de pieusement conserver. Nous vivons, en France, de traditions que, pieusement nous conservons.

La preuve en est que j'ai lu dans mon journal : „

M. le Premier Président et M. le Procureur général près la Cour d'Appel ne recevront pas le. il' janvier.

M. le contre-amiral Habert, commandant la marine en Algérie, ne recevra pas le ier janvier Et il y aura une suite!. et personne ne recevra, et le jour de l'an aura lieu sans que l'uniforme coudoie la redingote, sans que la magistrature assise se tienne debout!

Seul, le substitut célibataire, ira voir Madame

Ernestine Gobichon, sa tante.

GUILLERI.

Le Midi Viticole

(SERVICE SPÉCIAL DE L'« ÉCHO D'ALGER »)

Les pluies ont facilité les travaux. - La neige et le froid. — Le greffage pratiqué cinq ou six mois après la plantation. —

Conditions de succès. — Résultats en

France et en Algérie. — Les expériences à ,faire. — La situation vinicole. — Des deux côtés de la barricade. — Les transactions sont à peu près nulles. — Les cours ont baissé. — La propriété escompte une reprise et le relèvement des prix.

Béziers, le 27 décembre.

La culture de certaines terres devenait difficile, par suite de l'état de siccité extrême du sol. Une pluie bienfaisante, interrompant les travaux pour quelques jours seulement, a permis la continuation i:vc Jabwars, do la t" ilio ci de Implication des fumures. ,",,, J En région- montagneuses la neige est tombée et on ne s'en plaint pas, soit qu'elle mette à l'abri des fortes gelées les plantes qu'elle recouvre, soit qu'elle « engraisse » le sol, dernier résultat assuré, mais toutefois de maigre importance, car l'enrichissement est faible.

Le froid est assez intense dans le Midi, les belles journées ensoleillées sont nombreuses ; c'est jusqu'ici, l'hiver idéal pour les agriculteurs. Il est vrai que le calendrier le fait débuter à peine ; mais ne commence-t-il pas, pour les travailleurs des champs et des vignes dès que les feuilles tombent, dès que toute trace de végétation active a disparu ?. Les plantations nouvelles sont commencées, le remplacement des manquants est.

fait dans divers vignobles. On aurait pu encore attendre, si le greffage ne doit être exécuté, comme on le fait habituellement, que plus d'un an après la plantation ; mais sur quelques points des essais du procédé Etienne Marès seront tentés. On sait en quoi consiste ce moyen de reconstitution rapide du vignoble.

Les racinés, ayant une bonne grosseur, un bon développement, sont plantés Il demeure, dans. la région méridionale, en novembre ou commencement décembre au plus tard. Les soins n'ayant pas manqué pendant les quelques mois qui suivent, et surtout au début du printemps, on pratique le greffage fin mai ou commencement juin. La réussite a été généralement excellente dans les expériences faites sur différents points, depuis deux ou trois ans ; elle a été telle pour son vignoble que M.

Etienne Marès ne suit pas d'autre méthode de reconstitution.

Il convient de noter que les résultats ne peuvent être satisfaisants que si certaines conditions sont réalisées. Les racinés doivent être beaux, appartenir à une variété vigoureuse, le sol doit être fertile et assez frais, les bons soins culturaux ne doivent pas manquer.

Il n'est pas douteux que l'on n'aboutirait qu'à un échec si l'on opérait sur des sujets malingres, plantés en terre maigre où la sécheresse sévit fréquemment. Là il est quelquefois nécessaire — et nous visons des terrains de l'Hérault -r- de laisser le raciné s'établir, prendre bien possession du sol avant de le greffer. Et cela peut demander deux ans. Nous sommes loin du procédé Marès !

Ce n'est donc pas un moyen qui puisse être généralisé, que l'on puisse appliquer partout avec chances de succès. Il ne peut convenir que dans certains milieux où des conditions particulières se trouvent réalisées.

On l'a essayé en Algérie et les résultats sont divers, peut-être parce que les expérimentateurs n'ont pas suivi assez rigouréusement les indications données par M.

Etienne Marès. La question s'éclaircira peu à peu jusqu'à la mise au point définitive, solution que l'on ne tardera pas à connaître.

En attendant, il est bon, tout en se plaçant dans les conditions voulues pour avoir un pourcentage élevé de greffes réussies, d'essayer le nouveau système sur des surfaces limitées. On peut l'étendre, s'il s'agit du remplacement des manquants dans les vignes faites ; on y trouvera cet avantage, d'avoir des résultats provenant d'un grand nombre de milieux différents.

Quand ils émanent de sources diverses et nombreuses les renseignements permettent d'aboutir vite à une Solution ; mais encore faiit-i.1 qu'ils ne soient pas faussés. En ce qui concerne M situation commerciale vinicoltt ils ï~ sont acceptables qu'après un contrôlé' 'sévè 10.

D'une part, on insiste beaucoup sur les entrée de vins exotiques, signalons des arrivages quotidiens qui se chiffrent par des centaines de wagons fournis par fItalic; tpnuis~~ l'Espagne expédierait toujours,

La Noël à Mouzaïaville

Photo Jacqnot, nHda;

Les enfants des écoles de Mouzaiaville ont donné une charmante représentation dans la salle des fêtes de l'Hôtel de Ville, au profit des cantines scolaires.

La scène que nous reproduisons représente les mois de 1914 personnifiés par d'aimables élèves de l'école dirigée par Mlle Rossi.

les quantités normales qu'elle nous envoie ordinairement. On annonce la diminution considérable de la consommation payante et l'on se montre inquiet de l'augmentation du stock commercial chez les négociants.

On fait ressortir la faiblesse des sorties de la propriété et on dit que le « dehors » ne demande rien.

De l'autre côté de la barricade, statistiques officielles à l'appui, on montre que les vins italiens sont entrés en très petitesquantités en France ; que les arrivages de vins espagnols ne dépassent pas les limites normales ; que la consommation est assez active pour que, si elle se maintenait telle, les demandes à l'étranger devraient être plus importantes ; que les sorties, à la propriété, étant donné la petite récolte de 1913, ne peuvent pas être élevées tous les mois de la campagne ; que le « dehors » ne tardera pas à demander des vins.

Tandis que les hypothèses, les pronostics et les raisonnements plus eu moins bien établis vont leur train, les transactions sont à peu près nulles. Les affaires- chôment depuis plusieurs semaines et les quelques lots achetés indiquent, spr les cours du début, un fléchissement de prix qukat-teint 4 à 5 francs par hectolitre. La propriété résiste bien ; mais la période des inventaires et [les fêtes une fl)ijiJconlée. le déclanchement ne va-t-il pas se produire ci ne verrons-nous pas les prix de 30 à" 32 francs pour les bons vins ordinaires ? On y compte, à la propriété, où ces prix, étant données les conditions du marché, ne pa-I raissent pas excessifs.

CICINNATUS.

Les Scandales des Quais

Comment cela se passe en Alger

Ne trouvez-vous pas remarquable comme, après une première flambée, le silence se fait autour des scandales des quais ? On a jeté un nom en pâture au public ; on a fait une bruyante arrestation. Et maintenant, petit à petit, les choses rentrent dans leur train-train coutumier : on se prépare à chaparder, à piller, à voler de plus belle.

C'est que nos quais souffrent d'un mal profond et que rien ne servira pour moraliser le transport et l'entrepôt des marchandises, tant à l'exportation qu'à l'importation, aussi longtemps qu'on n'aura pas attaqué le chancre dans ses racines.

Ce mal, c'est le non-enlèvement des marchandises dans les délais normaux.

Dans tous les autres ports, caisses, ballots et futailles, tant à l'embarquement qu'au débarquement, ne doivent pas séjourner sur les quais plus de trois et, au grand maximum, plus de cinq jours. Passé ce délai, la marchandise est immédiatement grevée de frais de magasinage tels que nul ne se risque à les encourir.

Ici, ce n'est pas cela. MM. les Négociants, profitant de la tolérance des Ponts et Chaussées, trouvent commode d'user des quais en guise d'entrepôt gratuit. Les expéditeurs, de leur côté, plutôt que de loger le vin ou le blé dans des magasins payants, envoient directement les charretiers sur les quais. Ceux-ci déchargent leurs camions au petit bonheur, et toute la marchandise reste là, à la surveillance de quelques rares gardiens — perpétuelle tentation pou? les malfaiteurs petits et grands.

Remarquez que, dans les deux cas, • les formalités de douane sont faites : les agents de la douane n'ont, par conséquent, plus à se préoccuper des manipulations que subit la marchandise entreposée sur les quais.

Et celle-ci voyage alors, de l'Amirauté jusqu'à Bab-Azoun, suivant les convenances de qui trouve intérêt à la déplacer. Le jour où le destinataire ou l'expéditeur en a besoin, ses employés se livrent à des recherches approfondies. Souvent ils retrouvent tout. Mais d'autres fois aussi, ils constatent des manquants considérables.

Alots, ils crient : au voleur !

A qui la faute, cependant ?

A ceux qui ont intérêt à prolonger un état de désordre endémique et chronique, déshonneur de notre beau port, si brillamment achalandé.

Ces intéressés sont de deux sortes. Il y a les égoïstes qui, mettant un mesquin intérêt particulier au-dessus de l'intérêt général, sont enchantés de pouvoir laisser leurs marchandises gratuitement à quai et-de. ne les enlever qu'au furet à mesure des besoins de leur commerce.

Mais il y a ceux aussi qui profitent de cet état de choses pour opérer des râfles leur procurant de plantureux bénéfices.

X. a 500 sacs de blé à quai. Il envoie deux camions avec ordre d'enlever 80 sacs.

Ses charretiers chargent et s'en vont. Une demi-heure après arrivent deux autres camions qui enlèvent la même quantité de sacs. Vous croyez que c'est la suite de la même opération ? Point du tout : c'est Z.,.,'I Je pirAte, qui.a envoyé ses camions à lui et qui, sans bourse délier, s'est procuré 80 sacs de blé, chapardés nu voisin. "1 Voici une belle rangée de fûts pleins de j

beau vin rouge. Un chaland accoste : « fûts sont logés dessus, Soigneusement, on les bâche, de façon à les soustraire aux regards trop indiscrets. Puis le chaland part, emmené par un remorqueur que l'on a hélé. -

Où va-t-il ? Quelque part, dans le fond da Bab-Azoun, où il demeure,, discrètement dissimulé parmi d'autres chalands. Huit jours, quinze jours se passent. Un beau soir, à la tombée de la nuit, on fait accoster le chaland. Des camions sont là, qui chargent les fûts, dont on a eu largement la temps de changer les marques. Tout le con, voi s'ébranle et disparaît dans l'obscurité 11 le tout est joué.

Et c'est ainsi que se font les bonnes mni.

sons.

Puis, tout à coup, ce sont des cris d'orfraie. On proteste contre la piraterie, 011 dénonce le scandale : la boiteuse justice se met en branle.

Mais que peut-elle découvrir ? Rien ; c..r tout le monde est complice : quiconque a été de l'expédition a eu sa part de bénéfices, et pas un employé ne songera à dénoncer son patron. -

— Que voulez-vous ? disent les initiés en haussant les épaules : ce sont mœurs des gens de la mer !

Mni<a ,1A vtirîtô pd ,",A. *,c* sont les premiers à les encourager, p:i"co qu'ils en sont les principaux bénéficiai! Ils laissent grappiller autour d'eux ; ma43 à condition qu'ils se réservent à eux-même* les gros coups de nasse : ainsi s'accroissent mystérieusement certaines fortunes, facilitant à leurs malins détenteurs l'accèe de tous les honneurs.

Pendant ce temps, quelques petits voleurt faméliques sont offerts en holocauste aUK: rigueurs de la justice. Et ils acceptent c~ rôle, car ils savent qu'un jour ou l'autre — s'ils se taisent — de puissants protec teurs leur en tiendront compte.

Nous allons prochainement indiquer un moyen de remédier à cet état de choses, Lliii.

porte préjudice à tous, sans causer de dommages au commerce honnête, ni le genêt dans ses habitudes. ,

UN QUI SAIT.

LE GRAND CONCOURS

DE 1

l'Echo. d'Alger

m m m

V Lire VECHO dAt GER à partir du 1er Janvier 1914

2° Conserver les bons :

N° 23 du 1er novembre

N° 45 du 23 novembri

No 66 du 14 décembre

Ou bien, à défaut de ces bons, contracter, à Y ECHO

D'ALGER, un abonnement de trois mois au moins en vous adresssant à un bureau de poste (prix 5 francs ; sans autre frais).

Voilà les seules conditions à remplir pour avoir le droit de participer au Grand Concours que nous organisons entre tous nos lecteurs et auquel nous affectons des primes superbes, pour une valeur totale de plus de

65.300 francs

Ajoutons qu'à l'attrait de ce

Concours, Sensationnel s'ajoutera celui d'un

Grand Roman Feuilleton

du plus dramatique intérêt dont nous commencerons la publication incessamment.


POLITIQUE ,INTERIEURE

Le Nouveau Groupement

Parlementaire

La Commission de la Fédération s'est réunie PARIS, M décembre. - Cet après-midi se sont réunis, chez M. Joseph Reinach, les sénateurs et les députés qui composent la Commission de la nouvelle Fédération politique, formée au cours de la réunion, tenue ven4iredi dernier, rue d'Enghien.

Cette réunion, qui n'est pas à l'heure où mm télégraphions, encore terminée, a pour objet d'étudier les termes de la (léclaration et d'établir le projet de statuts de la nouvelle Fédération.

La Commission de la nouvelle Fédération compte, parmi ses membres, MM. Briand, Barthou, Landry, Frayssinet, Delaroche-Vernet, Ieboucq, Delpierre,. Honnorat, Bénazet.

Chaumet, Joseph Reinach, Lourties, Barbier, Peyronnet, Pierre Baudin, Chéron et Henry Bél'enger.

La Commission d'organisation

de la Fédération Républicaine prépare son programme et ses statuts PARIS, 30 décembre. — La Commission d'or"ganisation de la Fédération Républicaine, omposée de MM. Briand, Barthou, Landry, Freyssinet, Delaroche-Vernet, Leboucq, Delpierre, Honnorat, Bénazet, Chaumet, Joseph Reinach, Lourties, Barbier, Peyronnet, Pierre Baudin,. Chéron, Henry Bérenger, s est réunie cet après-midi et a examiné les grandes lignes du programme du nouveau parti.

Chaque membre a exposé ses vues personnelles sur le programme et les statuts qui seront publiés seulement après 1 assemblée plénière qui aura lieu dès la rentrée des Chambres.

La déclaration sera très nettement à gauche. Les statuts et le programme du parti seront rédigés de telle sorte qu'il n'y ait aucune équivoque possible.

Un membre de la Commission a dép, are.

que le but de la Fédération est l'union de tous les républicains.

Le résultat de la réunion

PARIS, 30 décembre. — La Commission d'organisation qui fut désignée dans la réunion préparatoire de la rue. d'Enghien, a tenu aujourd'hui une séance où elle a arrêté les termes généraux de la déclaration et les principes essentiels des statuts du nouveau groupement

Déclaration et statuts seront arrêtés définitivement dans une nouvelle réunion qui aura -Lieu vendredi prochain. Ces deux documents seront ensuite soumis à l'assemblée générale qui se tiendra dès la rentrée des Chambres.

Le Cabinet Doumergue

PARIS, 30 décembre. — Le Gouvernement a reçu plusieurs centaines d'adresses de félicitations, envoyées par des corps élus des départements et par des Comités radicaux-socialistes. Ceux-ci l'engagent à persévérer énergiquement dans sa politique.

Conseil des Ministres

PARIS, 30 décembre. - Lçs Ministres et -Sous-Secrétaires d'Etat se sont réunis ce matin à l'Elysée, sous la préstdence de M. Poincaré. -

Le Conseil a été consacré à l'expédition des affaires courantes.

Les Ministres du Commerce et des Colonies ont rendu compte de leur visite aux travaux de l'Exposition de Lyon.

q

Mouvement Préfectoral

PARIS, 30 décembre. - On annonce qu'un mouvement préfectoral est en préparation au ministère de l'Intérieur.

l .-, .,

1. Delcassé à Saint-Pétersbourg i

SAINT-PÉTERSBOURG, 30 décembre. - M. Deliassé a conféré. cet après-midi avec M. Sa-

f Il10ff, ministre des Affaires étrangères.

« CL'

Lois Algériennes

PARIS, 30 décembre. — Le « Journal Offi- :iel » promulgue la loi, autorisant là percep;ion des droits, produits et revenus, applicables au budget spécial de l'Algérie, pour "exercice 1914.

La loi 'prorogeant l'application de la loi lu 24 décembre 1904, qui a maintenu aux administrateurs des communes mixtes de l'Algérie, en territoire civil, le droit de répression par voie disciplinaire, des infractions spéciales à l'indigénat. y

Lie Nouvel An

Les réceptions à l'Elysée

PARIS, 30 décembre. — A l'occasion de la nouvelle année, le Président de la Républi- que recevra le ler-janvier, dans la matinée, à l'Elysée, les, sénateurs et les députés.

Le Président de la République, ayant auprès de lui les Ministres et les Sous-Secrétaires d'Etat, les secrétaires généraux de la présidence, les officiers attachés à sa personne et le chef de son secrétariat particu- lier, recevra à 10 heures le président du Sénat, les membres du bureau du Sénat et les sénateurs ; à 10 heures et demie, le président de la Chambre des députés, les membres du bureau de la Chambre et les dépu- tés.

Le Président de la République, accompagné des Ministres et des Sous-Secrétaires

d'Etat, des secrétaires généraux de la pré-1 sidence, des officiers attachés à sa personne et du chef de son secrétariat particulier, se

rendra à 11 heures au Palais du Luxembourg, chez le président du Sénat, et à 11 heures et demie, au Palais-Bourbon, chez le président de la Chambre des Députés.

Le Président de la République recevra à

2 heures le corps diplomatique étranger, les ambassadeurs et les ministres plénipoten- i tiaires français présents à Paris, les dépu- tations et les délégations des corps de l'Etat, de l'armée et do la marine et des adminis- trations publiques.

Il sera, pour ces réceptions, entouré des Ministres et des Sous-Secrétaires d'Etat, ain-

ai que de ses maisons civile et militaire.

M. SARRAUT REVIENT EN FRANCE

SAÏGON, 30 décembre. Le Gouverneur général de l'Indo-Chine a quitté le Tonkin aujourd'hui. Il a été chaleureusement salué par une grande affluence de français et d'indigènes.

Les corps élus et les mandarins lui ont affirmé leur loyalisme et leur dévouement à la politique suivie par lui.

Les notabilités indigènes se sont réunies

pour offrir un banquet au Gouverneur.

L'ancien vice-roi du Tonkin a remercié, au nom de ses compatriotes. M. Sarraut, pour sa politique de bienveillance et de justice à l'égard de la population.

L'empereur et les ministres de l'Annam lui ont exprimé les mêmes sentiments.

M. Sarraut s'embarquera à Saïgon le 3 janvier pour France.

Une Catastrophe évitée

BERLIN, 30 décembre. — On télégraphie de Cologne qu'un train de marchandises a déraillé sous le tunnel de Cochemer sur la ligne de la Moselle : vingt wagons ont été .entièrement détruits ; cet accident aurait pu devenir une catastrophe au moment où il s'est produit. Un train de voyageurs contenant un grand nombre de permissionnaires allait s'engager sous le tunnel mais il a pu heureusement être arrêté.

Les dégâts sont considérables et d'autant plus préjudiciables que le tunnel de Cochemer est un point stratégique très important.

LA CONQUÊTE DE L'AIR

Le T^aid de Védrines

1$..

Son arrivée triomphale au Caire

LE CAIRE, 30 décembre. — Voici des détails complémentaires sur l'arrivée de Védrines, qui constitue ici un événement sensationnel : Dès ce matin c'est un défilé incessant ri.

l'agence - de France, - où étaient affichées les dépêches confirmant le départ de Védrines.

A 11 heures arrive un radiotélégramme du a Bruix » disant : « Védrines est passé à Rasel Marikab à 10 h. 15. Il signale que tout va bien. Le vent est favorable. Il sera probablement au Caire entre midi et 1 heure. »

A la suite d'un dissentiment avec l'administration de l'aérodrome, le lieu d'atterrissage a été transféré sur le terrain de polo d'Héliopolis, grâce à l'amabilité de M. Reginald Oak.es. Le « Journal du Caire » a publié une édition spéciale pour l'annoncer.

A midi un public choisi arrive ; le cadre est merveilleux. De trois côtés c'est un rideau de verdure. Au fond, des collines désertiques se profilent sur l'horizon bleu. On allume des feux de paille, des draps sont placés en croix.

A midi et quart on apprend le passage de Védrines sur le canal d'El-Kantara. La certiude de soil arrivée prochaine redouble l'émotion. Les yeux scrutent l'horizon.

A 1 h. 7, un boy scout français signale à l'Ouest, à 1.000 mètres de hauteur, l'aéroplane. On active les feux. Un large drapeau français est agitée au centre du terrain.

Védrines descend en décrivant un large cercle avec une tranquillité impressionnante.

H atterrit, le dos au vent, face aux tribunes, à quelques mètres du drapeau français. Le

clafron des boys scouts sonne aux champs.

Prise d'un enthousiasme délirant, la foule !

rompt les barrières. M. Defrance, ministre, MM. Bianchi et Schneider, délégués de l'Aéro-Club, donnent les premiers l'accolade à l'aviateur. Védrines s'occupe avant tout de son aéroplane. Il organise lui-même le service d'ordre avant d'écouter Hussein Rouchdi Pacha, ministre de la Justice, qui lui souhaite la bienvenue sur la terre égyptienne et lui exprime les regrets du Khédive, retenu au dernier moment. Des officiers anglais, montés pour jouer-au polo, collaborent aimablement -avec les 'boys scouts et la police pour protéger l'aéroplane.

Védrines surveille lui-même le remisage de son appareil sous un hangar provisoire.

Il déclare qu'il veut aller plus loin. Ensuite il dicte des télégrammes pour le Gouverneur de Jaffa, pour ses parents de Limous, pour le commandant du « Bruix ». Il remet leur courrier à M. Defrance, m: :i^re de France, M. Bouzon, consul de France et à quelques autres personnalités. Il distribue du chocolat qu'il tire de ses poches aux boys scouts. Il refuse de faire un tour de piste en auto et gagne à pied le Palace Hôtel voisin, difficilement protégé contre l'enthousiasme croissant- de la foule. Les cris de « Vive la France ! » sont nombreux. L'aviateur Pourpe apporte à Védrines ses fraternelles félicitations.

Védrines n'est nullement fatigué. Il déclare qu'il a encore de l'essence pour faire le double de l'étape. Il veut continuer le tour du monde en aéroplane par l'Asie-Mineure, les Indes, l'Indo-Chine, les lies de la Sonde et l'Australie.

Invité à déjeuner à l'Hôtel par M. Defrance, il se présente à table en maillot gris, avec un veston emprunté à Pourpe. Les voyageurs l'acclament. Au dessert, des toasts cordiaux sont portés.

Védrines reçoit les journalistes locaux, puis il va faire une promenade à cheval. Il sera reçu par le Khédive et Lord Kitchener. Une fête de la colonie française, un banquet et un bal sont prévus.

Un télégramme du hardi aviateur

PARIS, 30 décembre. — L'aviateur Jules Védrines, qui est arrivé hier au Caire, a télégraphié ses impressions de voyage au « Matin ». Védrines espère être le premier aviateur qui ira en Australie. Il veut boucler la boule terrestre. -'

« A part la. traversée du Taurus, dit-il, j'ai fait une promenade charmante. Les Pyrénées sont une vétille à côté du Taurus. Pour le traverser, un seul procédé me parut possible- : passer à 5.000 mètres au-dessus des hauts-plateaux. J'emportai 240 litres d'essenco et 40 litres d'huile. Pendant deux heures, je fus secoué horriblement au-dessus de ces cimes désolées. Nul secours. n'était possible en cas de panne. Je fis presque un looping involontairement. Ni le moteur, ni l'appareil ne bronchèrent. Quand je redescendis sur le versant chaud, je haletai longtemps. Je n'ai jamais eu de ma vie d'émotion aussi forte.

« A-l'approche de Beyrouth, un cyclone m'obligea a rebrousser chemin. Je dus aller atterrir à Tartus. A Beyrouth, un accueil .chaleureux de la population m'attendait. J'y retournerai en partant pour les Indes.

« A Jaffa, vent contraire et panne d'essence. Dimanche, tandis que les cairotes poireautaient à l'aérodrome, je mangeais des oranges. Ma dernière étape fut agréable.

Dans le canal de Jaffa, que je franchis en 70 minutes, le vent était favorable. Je poussai une pointe dans le désert. Si j'avais eu une panne là, vous auriez attendu longtemps de mes nouvelles.

« Je m'accorde quinze jours de flegme, ensuite je ferai le tour du monde.

« J'ai baptisé, il y a deux jours, mon fidèle appareil, « Nenette D, du nom de ma petite fille. La suite à Melbourne. »

LE RAID DE BONNIER

Bonnier arrive à Beyrouth

BEYROUTH, 30 décembre. — Bonnier, qui était parti hier matin d'Adana, est arrivé à 4 h. 30 de l'après-midi à Beyrouth avec son passager Bernier. La foule lui a fait une réception enthousiaste.

L'AVIATION MILITAIRE AU MAROC

CASABLANCA, 30 décembre.— En cinq jours les aviateurs militaires ont parcouru plus de 2.500 kilomètres. Le capitaine Hervé et le maréchal des logis Péretti ont effectué le raid Casablanca-Fez et retour. Le maréchal des logis Félerstein a effectué le parcours Casablanca-Marakech-Mogador-Casablanca ; le lieutenant La Morlayée le parcours Casablanca-Marakech et retour.

- LES ACCIDENTS

L'aviateur Remus fait une chute de 1.200 mètres

BERLIN, 30 décembre. — L'aviateur Remus évoluait à 1.200 mètres au-dessus de l'aérodrome de Johannisthal, lorsque soudain une aile de son appareil se brisa. L'engin tomba à pic et vint s'écraser en pleine forêt, sur des arbres qui amortirent le choc. L'aviateur a reçu de graves blessures. Il a été transporté à l'hôpital.

Une insurrection en Chine

PÉKIN, 30 décembre. — Trois régiments se sont révoltés à Tali Fu, dans la province du Yunnan. Ils ont tué leurs officiers et mis a sac les dépôts d'armes et le collège. Là, ils ont tué les professeurs ainsi que plusieurs étudiants et habitants. Puis, ils se sont dé- clarés indépendants, au nom de Sun Yat Sen.

Les rebelles jettent la terreur dans la région voisine. Il y a de nombreux tués et blessés ; mais tous les étrangers ont été protégés.

A la dernière-heure, on annonce qu'un détachement de troupes restées fidèles a pu reprendre Tali Fu.

.—————

Le traitementdes Employés des Contributions

LE HAVRE, 30 décembre. — Les agents des Contributions Indirectes se sont réunis hier soir. Ils ont voté un ordre du jour, dans lequel ils demandent à bénéficier des mêmes condrtions de réalisation et d'augmentation de trai-; tement que les officiers. j g Ils ont invité le Conseil d'adrtnnistratiôn à agir dans ce sens.

- PROCÉDÉS TEUTONS * j

Les Incidents de Saverne

Une grève de lieutenants prussiens ?

BlmLIN, 30 décembre. — La « Gazette de 1-r Prusse orientale » prédit une grève des lieutenants, si le lieutenant von Forstner n'était pas acquitté en instance d'appel.

Un nouveau procès

STRASBOURG, 30 décembre. — M. Fahl, directeur de l'arrondissement de Saverne, pour couper court à certains bruits qui courent sur son compte, a demandé qu'une instruction fût ouverte contre lui.

Le Ministère d'Alsace-Lorraine a donné suite à cette demande.

L'enquête sur le cas de M. de Jagow

BERLIN, 30 décembre. — Le Ministre de l'Intérieur de. Prusse a invité le préfet de police de Berlin, M. von Jagow, de lui fournir un rapport, écrit au sujet de la lettre adressée par lui à la « Gazette de la Croix » au lendemain de la condamnation du lieutenant von Forstner.

Sentinelle attaquée à Saverne

Un attentat pour rire

STRASBOURG, 30 décen-ibro. - Le fameux attentat contre la sentinelle de Saverne a été commis par un enfant de huit ans, qui a lancé quelques pois fulminants, avec un jouet qu'il avait reçu comme cadeau de Noël.

Instructeurs Allemands au Paraguay

BERLIN, T) décembre. — Le « Lokal AnzCt- ger » annonce que l'Allemagne enverra prochainement huit officiers, comme instruc-

teurs, dans les différentes armes de l'armée paraguayenne.

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C'est le colonel de Winterfeld qui en est l'occasion et le prétexte 4

PARIS. 30 décembre. — L'empereur d'Allemagne, désirant reconnaître les soins dévoués et éclairés dont le lieutenant-colonel de Winterfeld a été entouré, ainsi que des vives sympathies dont il a été l'objet, a conféré un certain nombre de décorations et dons personnels.

Le baron de Schœn, ambassadeur d'Allemagne, a remis récemment à M. Etienne, ex-ministre de la Guerre, un portrait de l'empereur. D'autres distinctions honorifiques ont été décernées, entr'autres au général Graziani, au colonel Dupont et à plusieurs officiers de l'état-major, au général de division Martin, au médecin en chef Collinet," ;V Toulouse ; au Préfet et au Secrétaire Générai du Tarn-et-Garonne ; au professeur Hartmann, aux docteurs Roy et Voivenel et aux autres médecins civils et militaires, qui ont prodigué leurs soins au blessé ; au lieutenant Malick, au. maire de Grisolles, M. Massot, aux infirmiers et aux ordonnances, aux gendarmes, aux agents, au garde-champêtre L'empereur a, en outre, fait parvenir des souvenirs personnels à M. et Mme Masso*.

à M. Massot père, au docteur Roy, à Mriie Voivenel, à Mme Rongé, au lieutenant Malick, à MM. La vaste et Magnol, agents des postes à Grisolles, aux ordonnances, etc. 4

1 "hfJ.n, il a fait remettre au maire de Grisolle-s une somme de 6.000 francs pour les œuvres de bienfaisance de la commune.

- O O <5- Il

L'ÉGHARPE SÉDITIEUSE

STRASBOURG, 30 décembre. - IPréf.

la Basse-Alsace vient de prendre une mesure qui est vivement critiquée par les journaux du pays.

Dans une pièce jouée au théâtre alsacien de Strasbourg, parait un maire français du Second Empire. Or, le Préfet a interdit à l'acteur qui remplit le rôle du maire, de ceindre l'écharpe séditieuse.

La question des trois ans

PARIS, 30 décembre. — M. Jaurès comment-, dans l' « Humanité »,. un article du général de Lacroix, où celui-ci tendait à démontrer que ni l'éducation de la jeunesse, ni uha meilleure organisation des réserves, ne permettraient de diminuer le temps de service à la caserne.

L'orateur socialiste dit qu'il se propose de porter le débat à la tribune et d'interpeller le ministre de la Guerre à la rentrée de janvier, sur les conditions dans lesquelles la loi de trois ans est appliquée.

- b- -;---

Le Contingent Colonial en Algérie

PARIS, 30 décembre. - Les hommes du contingent créole affectés au Midi de la France, seront rapatriés si leur état de sa nié l'exige. Ceux qui ne seront pas rapatriés, seront affectés à des garnisons d'Algérie et de Tunisie les plus convenables au poip.t <je vue du climat.

LES GRÈVES

AU HAVRE

Depuis que la grève est officiellement terminée, la situation empire

LE HAVRE, 30 décembre. — Les entrepreneurs n'avaient pu, ce matin, réunir que cent trente journaliers, pour le déchargement de deux vapeurs, et cinquante pour le service de la Compagnie de la Seine. Le travail a' été à peu près nul sur les autres navires, chargés de coton, de grains et de bois. Les journaliers ont invoqué divers prétextes pour ne pas reprendre le travail' Sur plusieurs

navires qu'on devait décharger, les ouvriers ont refusé de monter à bord.

Les principaux chefs de bordée, qui avaient travaillé pendant la grève, voyant le vapeur « Columbia », chargé de grains en vrac, prêt à être déchargé au moyen de crapauds, pour le compte d'un entrepreneur, se sont retirés, après avoir été embauchés. Des cent soixante ouvriers qui travaillaient encore dimanche matin et qui avaient abandonné le travail devant l'hostilité des ex-grévistes, une vingtaine seulement ont repris le travail ce matin. Les ex-grévistes qui étaient venus pour so faire embaucher, ont déclaré ne pas vouloir reprendre le travail aux conditions patronales qui sont affichées.

Les équipages des navires « Trobjorn » et « Aldebaran » continuent le déchargement d$ leurs cargaisons.

En ce qui concerne les Compagnies de navigation, les ouvriers qu'elles avaient embauchés pendant la grève, ont continué à trar vailler.

Aux Messageries Maritimes, 320 ouvriers travaillent. La plupart avaient travaillé pendant la grève. Aussi les anciens chefs de bordée et ouvriers de cette Compagnie ontils cherché à semer le trouble parmi eux.

Mais, devant un service d'ordre très sérieux, ils ont dû circuler. On compte environ 850 grévistes.

Dans l'après-midi, les entrepreneurs ont pu embaucher un certain nombre d'ouvriers.

A bord du « Katherine », 950 ouvriers embauchés ont quitté le travail, dix minutes après avoir été pris, sous prétexte que les anciens chefs de bordée avaient été rempla- cés par d'autres. Ils sont cependant venus reprendre le. travail, une demi-heure plus ; i D'autres incidents se sont produis une heure et demie de l'après-midi, 150 exgrévistes embauchés, qui causaient de l'effervescence, ont été dispersés par l police

Plus tard, vingt-cinq hommes qui travaillaient, ont été houspillés par une 'éen'wlil.le: d'anciens grévistes, que les agents cyclistes sont parvenus à refouler. ": <

HV- v LA TEMPÊTE

Le mauvais temps est général

EN FRANCE

La neige tombe

PARIS, 30 uécembre. — La neige a recommencé à tomber sur Paris, hier, à onze heures du soir, entravant la circulation..

De Troyes, on signale que la tempête de neige s'est abattue sur la région.

La crue des cours d'eau

PARIS, 30 décembre. — On signale une importante crue de la Seine, du Loing et de la Marne supérieure.

Dans le Morvan, des hameaux sont sans communications

CHALON-SUR-SAÔNE, 30 décembre. — La tempête a saccagé de nouveau le cimetière de Saint-Eugène, au Creusot ; les monuments funèbres ont été renversés et brisés ; pas une tombre n'a été épargnée.

Dans la partie montagneuse du Morvan, des toitures ont' été enlevées ; la neige est tombée en telle quantité cette nuit et ce matin, que de nombreux hameaux des mon lignes sont sans communications avec le rests du département.

Les communications télégraphiques sont interrompues ou subissent de grands retards

PARIS, 30 décembre. — Le bureau central télégraphique de Paris a communiqué la note suivante :

« Les communications avec l'intérieur sont très précaires ; elles sont nulles avec l'Allemagne, l'Autriche et le Portugal ; insuffisantes avec la Belgique, la Hollande, IM.

Suisse et l'Italie. De grands retards sont à prévoir dans les communications télégraphiques, qui sont interrompues entre la France et l'Allemagne par voies directes, les voies belges et suisses. Les télégrammes pour l'Autriche sont transmis par les voies détournées suisse ou italiennes, mais exposés à de trb grands retards. A l'étranger le mauvais temps sévit également. »

Le vent, la neige et le froid font rage

BÉZIERS, 30 décembre. — A la suite de fortes chutes de neige, la circulation est in terrompue sur de nombreux points de l'ar rendissement.

A Perpignan, une tempête de neige sévit sur le département ; les dégâts sont considérables ; le froid est très vif. sur certains points le thermomètre marque 18 à 20 degrés au-dessous de zéro.

Da nombreux ardents mortels. causés par le froid, sont signalés.

A Toulon. la température est .glaciale ; le mistral souffle furieusement ; la mer est démontée ; l'arsenal prend des précautions pour éviter des accidents sur rade.

A Montauban, la neige tombe en grande quantité, ainsi que dans tout le département.

QUIMPER, 30 décembre. — Une violente tempête est déchaînée sur les côtes du Finistère.

Aucun bateau de pêche ne peut sortir.

EN SUISSE

Des skieurs sont ensevelis

BERNE, 30 décembre. — Dans la vallée de Diemtiffen (Oherland bernois), quatre skieurs: l'architecte Glur et sa femme, l'instituteur

Stucki et le fonctionnaire fédéral Balmor, faisaient une excursion en ski lorsque la neige glissa sous leurs pas et les entraîna dans une formidable avalanche. Mme Glur et M. Balmer réussirent à s'accrocher à ,m sapin, mais les deux autres ont disparu

Une colonne de secours a été organisée ; on doute que les eoros puissent être découverts avant le 'printemps, en raison de la quantité de neige tombée.

EN ALLEMAGNE

Les dégâts sont énormes

BERLIN, 30 décembre. — Une tempête de neige épouvantable sévit sur toute l'Allemagne.

Les dégâts sont énormes ; les communications sont interrompues ; da nombreux accidents sont signalés. -

EN RUSSIE

Les victimes de la neige en Russie

Moscou, 30 décembre. — Sept personnes ont trouvé la mort dans une violente tempête de neige, à Saratoff, qui a duré toute la journée.

On a découvert les cadavres de dix paysans qui avaient été surpris au retour de la foire ; 20 autres paysans ont disparu.

*

$«e

Abandonné dans la Neige

Les secours sont arrêtés près du but par la tourmente

MOUTIERS (Savoie), 30 décembre. — Le lieutenant Mesny, du 22e chasseurs alpins, accompagné d'une équipe de skieurs, vient de quitter le bourg Saint-Maurice pour se porter au secours d'un enfant abandonné par son père clans les neiges à 2.433 mètres d'altitude.

Celui-ci, nommé Potocnik Ignace, cordon-' nier à Annemasse, s'est présenté à la gendarmerie de Beaufort-sur-Dozon, exténue, après une marche de vingt heures au milieu d'une tourmente de neige en compagnie de son fils Maurice, âgé de 14 ans. Il était parti d'Annemasse le 25 décembre en excursion dans la montagne ; le 27, après deux jours de repos au hameau de Labaume, il avait, aidé de skis, atteint le col du « Bonhomme».

Potocnik a continué ainsi son récit :

« Pendant la traversée du col, mon enfant épuisé de fatigue s'affaissa sur-la neige et me déclara ne plus pouvoir marcher. Je l'ai soutenu encore quelques mètres ; mais le voyant s'affaiblir progressivement et ayant tous deux brisé nos skis, tombant à maintes reprises, j'ai dû renoncer à l'emporter sur mon dos, la neige molle cédant sous mes pas et rendant la marche impossible.

J'ai alors déposé mon, fils sur la neige à défaut de tout abri ; après l'avoir frictionné et enroulé de manteaux, je me suis dirigé comme j'ai pu vers Charpieux pour demander du secours. Ayant perdu ma direction, j'ai marché au hasard et, tout à coup, j'ai culbuté du haut d'un profond ravin.

- Après des efforts inouïs, des chutes sans nombre, je me. suis trouvé au fond d'une gorge où coule un torrent que j'ai suivi au péril de ma vie, et, au lieu d'aboutir à Charpieux, je me suis trouvé dans la direction d £ Beaufort.

L'alarme ayant été donnée au bourg StMaurice, le lieutenant et les hommes se sont aussitôt mis en route ; mais on vient d'apprendre qu'en vue du col, la tourmente s'est déchaînée les obligeant à rentrer à Charpieux.

Arrestation d'un Bandit

BORDEAUX, 30 décembre. — La Sûreté a capturé un bandit dangereux nommé Rouby.

âgé de 20 ans, insoumis et interdit de séjour.

Depuis son arrivée à Bordeaux, Rouby semait la terreur. Il vivait du produit de cambriolages, menaçait et frappait à coups 9 poignard ou de revolver les gens qui refusaient de lui livrer leur bourse.

Il avait déclaré qu'il tuerait les agents qui tenteraient de l'arrêter. Pour opérer son arrestation le chef de la Sûreté, Fabre, avant de pénétrer dans la chambre où se tenait

Rouby, se fit précéder par la mère et la sœur du bandit. Celui-ci renonça alors de faire usage de son revolver. Il sauta par une fenêtre. Les agents qui bloquaient l'immeuble l'entourèrent et purent le réduire à l'impuissance. Rouby était chef d'une bande de voleurs de coffre-forts, qui mettait Bordeaux en coupe réglée. Un de ses complices a été arrêté dans l'après-midi. Les autres le se.

ront dans la soirée.

CIGARETTES r

LE FAIT DIVERS

Les Grands j

Incendies

L'INCENDIE DE SAINT-SÉBASTIEN

SAIT-SÉBASTlfu, 30 décembre. — L'incendie du théâtre et du cirque, à Saint-Sébastien, s'est déclaré vers minuit. Mais, à ce moment, le théâtre était complètement désert. Seuls s'y trouvaient le concierge et quelques rares employés, qui tous étaient couchés. Un bal, en effet, avait eu lieu dans l'après-midi, qui s'était terminé à 8 heures du soir. Le concierge et les employés s'étaient couchés à 10 heures et demie, après avoir fait leur ronde habituelle dans tout l'édifice, sans rien remarquer d'anormal.

Vers minuit, ils furent réveillés par une épaise fumée qui envahissait leurs appartements. Des secours furent rapidement organisés, malgré le vent qui soufflait en tempête et une pluie battante. Les troupes d'une caserne voisine coopérèrent au sauvetage, avec les pompiers.

Les flammes menacèrent un instant la caserne contigue, mais on put éviter que le feu se propageât.

L'édifice du théâtre est complètement détruit. On s'est rendu maître du feu à 9 heures du matin. Il n'y a eu aucune victime.

Seuls, trois pompiers et un agent de police ont été légèrement blessés.

Toutes les autorités et une foule nombreuse Se trouvaient sur les lieux du sinistre. Le Gouverneur civil de la province faillit. être atteint par une partie de la toiture embrasée, qui s'effondra à ses pieds.

On croit que i'incendie a été allumée par une cigarette jetée imprudemment dans ,Ies dessous du théâtre par un spectateur.

L'INCENDIE DE MONTRÉAL

MONTRÉAL. — Un incendie d'une grande violence a détruit vingt maisons. Le manque d'eau, par suite de la rupture des conduites d'adduction, a empêché d'enrayer l'incendie qui a fait cinq millions de dégâts et privé de nombreuses familles d'un abri.

MONTRÉAL, 30 décembre. — Un incendie a éclaté dans le quartier français de Montréal.

Les flammes ont dévoré vingt maisons, elles continuent leur œuvre de destruction. L'eau gelant dans les tuyaux, les pompiers et les habitants sont dans l'impossibilité de combattre le fléau. On n'a pas encore de renseignements sur le nombre des victimes du sinistre. Il y a des morts.

Un Hameau en Feu

Une jeune fille victime de son courage

Cinq familles sans abri

AURILLAC, 30 décembre. — Un violent incendie a éclaté au hameau des Boissières.

Le sinistre, dont les causes demeurent inconnues, s'est déclaré à 1 heure du matin, dans un immeuble occupé par la veuve Testeil.

De prompts secours furent aussitôt organisés, mais malheureusement, les maisons voisines étaient couvertes de chaume ; l'eau vint à manquer et tous les immeubles du hameau furent atteints par les flammes.

Les habitants, accourus des plus proches villages, assistèrent au sinistre, impuissants à en enrayer les progrès.

Cinq maisons et une grange furent anéanties avec le mobilier et les récoltes.

Une jeune fille, âgée de 25 ans, Catherine Manhès, venue pour porter secours, tomoa dans le brasier ; on ne put la retirer que les os calcinés. 1. Aucune maison sinistrée n'était assuréeCinq familles se trouvent plongées dans la misère.

La Question d'Orient

La Olnstion Arminhnns

Les négociations suivent un cours favorable CONSTANTINOPLE, 30 décembre. — Selon des informations de source autorisée, on annonce que les pourparlers entre le grand vizir et les représentants de l'Allemagne et de la Russie, relativement au projet de réformes dans les six villayets de l'Est de l'Anatolie.

ont continué hier et suivent un cours satisfaisant.

Le point de vue de la Porte se rapproche, en effet, sensiblement de celui des puissances et l'on espère que les négociations pourront aboutir dans le courant de la semaine.

En Serb:e

Une information à vérifier

VIENNE, 30 décembre. — Suivant une feuille viennoise, le Gouvernement serbe aurait passé un contrat, le 21 décembre, pour une livraison d'artillerie, avec une maison allemande.

La crise ministérielle

BELGRADE, 30 décembre. — La crise ministérielle continue à l'état latent, malgré le vote de deux douzièmes provisoires, obtenu par le Gouvernement.

Le prince héritier est rentré -à Belgrade.

La reprise des relations diplomatiques

avec la Bulgarie

BELGRADE, 30 décembre. — L'accord est fait avec la Bulgarie pour la reprise des relations diplomatiques. Les représentants respectifs des deux pays sont désignés.

En Bulgarie

Un démenti

SOFIA, 30 décembre. — On dément que des troubles se soient produits à Varna, ou dans toute autre ville bulgare.

En Grèce

Abolition des capitulations

SALONIQUE, 30 décembre. — Le Préfet a avisé les consuls de tous les pays que les capitulations étaient abolies à partir du 1er janvier.

Les nouveaux timbres-poste

PARIS, .30 décembre.. — M. Adolphe Girod, député du Doubs, a demandé au Ministre dû

Commerce quelles sont les conditions et les dates du concours pour les maquettes des nouveaux timbres-poste, et en particulier, dé ceux destinés à la poste aérienne. -

Réponse : Les figurines 'à l'effigie de la « Semeuse » ayant été l'objet de tentatives de contrefaçon il a été décidé le 4 novembre dernier, pour rendre plus difficile l'écoulement des faux timbres émis, de créer un nouveau type de vignette. L'exécution du dessin original de la nouvelle figurine a été confiée à un artiste, sans concours préalable. Le projet réalisé par celui-ci sera soumis à l'examen d'une Commission spécialement instituée à cet effet. Il n'est pas question de créer des vignettes particulières au service de la poste aérienne. Le dernier concours pour la création d'un type de timbre-poste' remonte au 5 février 1894. Le jury chargé de juger 684 proj ets soumis à cette occasion a estimé qu'aucun d'eux n'était susceptible d'être retenu. A la suite de cet essai infructueux le service postal a renoncé au concours et a décidé pour ses émissions de 1900 de faire directement appel à des artistes éprouvés.

Le Vol de l'Arsenal de Toulon

TOULON, 30 décembre. — On sait que la brigade mobile de Marseille est venue à Toulon pour éclaircir l'affaire du vol -' commis dans li nuit du 4 décembre, à la direction de l'ar tillerie, où un coffre-fort fut éventrée et les 6.000 francs qu'il contenait, enlevés.

L'enquête a abouti à l'arrestation de six ouvriers, parmi lesquels un matelot de lai direction du port. Plusieurs de ces ouvriers!

s'étaient.ifait remarquer par des idépertses exagérées.

l Après interrogatoire, tous ont été écrôués à la prison militaire f

NOS GLOIRES NATIONALES

Le Centenaire de Cl?ude Bernard

PARIS, 30 décembre. — Le Président de la République, accompagné des officiers de sa maison militaire, a assisté aujourd'hui à la célébration du centenaire de Claude Bernard, au collège de France.

M. Poincaré a été salué par les professeurs du collège de France et par de nombreuses autres personnalités. Il s'est ensuite rendu a.

l'amphithétre et a pris place aux côtés de M. Viviani, ministre de TinstructiOM publique, qui présidait la cérémonie.

Plusieurs discours ont été prononcés, qui ont rappelé l'oeuvre considérable de Claude Bernard, et plus particulièrement l'influence profonde que le savant et son œuvre ont exercée sur la science et la pensée contemporaines.

M. Maurice Croiset. membre de l'Institut administrateur du Collège de France, a parlé le premier, au nom de cette maison, à la gloire de laquelle ajouta encore Claude Bernard. M. Bergson, membre de l'Institut, professeur de philosophie moderne au Collège d6 France, a exposé quelle fut, d'une façon gé nérale, l'influence du maître sur l'esprit de son temps. Les autres discours ont été prononcés par M. Dastre, membre de l'Institut et de l'Académie de médecine, professeur de physiologie à l'Université de Paris, qui a parla de l'influence du maître sur les études physiologiques ; par M. Henneguy, membre de l'institut et de l'Académie de- médecine, professeur d'embryogénie comparée au College de France, qui a parlé de cette influence dans les recherches modernes d'embryogénie ; pa) M. d'Arsonval, membre de l'Institut et de l'Académie de médecine, professeur de médecine au Collège de France, qui a pris la parole au nom des anciens disciples de Claude

Bernard.

Le Ministre a prononcé le dernier discours.

T1 n'est pas inutile de rappeler ici la glorieuse carrière du savant dont la France célèbre aujourd'hui le centenaire :

Suopléant de Magendie au Collège de France (1847), membre de l'Académie des sciences , (1854), professeur de physiologie générale a

la Faculté des sciences de Paris (1854), pro.

fps^ur de médecine au Collège de France (1855), membre de l'Académie de médecine (1856), membre de l'Académie française (1868).

professeur de phvsiologlp générale du Muséum (1868), sénateur (1869),

Claude Bernard mourut à Paris le 10 le vrier 1878 ; il n'avait que 65 ans.

Le Ustanont du Cardinal Rampolla

ROME, 30 décembre. — Voici le contenu du testament du cardinal Rampolla ouvert niei sur la demande de la baronne RampoUa da Ferrana. Le testament porte la date du 13 avril 1899.

Le cardinal, après quelques considérations sur la fragilité de la vie humaine et des re.

merciements à la divine bonté pour les fa- « veurs reçues, défend que son corps soit embaumé. Or, il a été embaumé. Il demande, aussitôt après sa mort, deux cepts messes.

Il veut qu'après des funérailles provisoires à Campo Verano, sa dépouille soit transférée.

plus tard dans l'église Sainte-Ceciie, choisie pour lieu de sépulture perpétuelle. Sa tombe devra être surmontée d'une stèle en marbre sur laquelle seront inscrites ces paroles bibliques : « Exspecto donec veniat imniutatio

mea ».

Le cardinal partage ses biens par parts égales entre ses frères Vincent et François et sa sœur Eléonor. Or, ses deux frères sont morts et pendant les derniers temps de sa vie, il était en mauvais termes avec sa sœur.

Il stipule encore que sa mère bénéficiera de l'usufruit de ses biens. Or, sa mère est morte.

Il prie ensuite le pape Léon XIII d'accepter son anneau en brillants. Or, Léon XIII est mort depuis dix ans. Il laisse à son beaufrère un tableau représentant « la S'lint. Famille », d'Andréa del Sarto ; à sou neveu,

il lègue un service de toilette en arp. nt. Or,

il étntt" -rompT^témcnt IrrouîUè avec *0-.. mr- - veu Francesco, duc de Campobello. A Mgr Galimberti, il laisse la croix pastorale qui lui fut donnée par l'Empereur d'Ail miasme.

Or, Mgr Galimberti, depuis qu'il était devenu cardinal, était brouille avec le cardinal Rampolla et est mort lui aussi. A Téglise SteCédle, le cardinal laisse ses ornemente cardinalices. Il fait ensuite divers legs anx chapitres de St-Pierre et de Ste-Marie Majeure Il termine par quelques legs particuliers fj ses familiers. C'est naturellement la sœur dr cardinal qui bénéficiera des legs devenus ca ducs.

La lecture de ce testament démontre qw conformément à ce que l'on croit dans le pu blic, un autre testament a été rédigé par 1< défunt et a été enlevé après sa mort.

Une opposition

ROME, 30 décembre.— La duchesse de Cam pobello, née princesse Alti-eri, a fait opposi tion au testament du cardinal Rampolla.

Epilogue d'un drame d'amour

MARSEILLE, 30 décembre. — C'est un draina d'amour émouvant que celui qui a eu au.

jourd'hui son dénouement devant le conseil de Guerre du XVe corps d'armée. L accusa est un jeune chasseur alpin, Louis hghetti, 22 ans, en garnison à Grasse, ancien employé des Contributions indirectes en Tunisie, fils d'un ancien greffier. En septembre, il était en permission à Bastia, son pays d'origine. Il voulut profiter de son congé pour régulariser sa situation avec sa fiancée, la jeune Pauline Bernard, mais vu son jeune âge, ses parents s'opposèrent au projet d'union.

A l'expiration de sa permission, Righetti détermina sa fiancée à le suivre & Ajaccio où les deux amoureux descendirent à ,1 AaPCi° Mais leurs économies s'épuisèrent rapidement et, bientôt, ils furent dénués de ressources. La demande d'argent que Kighetti adressa à son père, contrôleur des Douanes à Casablanca, demeura sans- réponse ; Highe-tti fut alors envahi par le grand desespoir. La perspective de se séparer de si fiancée pour regagner son corps et éviter 1-i désertion l'affola-

Tandis que Pauline Bernard lisait un journal dans la chambre commune, Righetti lui tira au visage un coup de rtvolver., Malgré la gravité de sa blessure, elle pu, s'enfuir, tandis que l'inculpé se logeait deux balles dans la tête. Les deux jeunes gens ont survécu à leurs blessures.

A l'audience Righetti & manifeste Un profond repentir de son acte. Sa nancée, citée comme témoin, a imploré la pitié des juges en sa faveur pour lui permettre de réaliser son projet de mariage. Le Conseil s'est montré clément et a acquitte Righetti, meurtrier par amour.

.8"

Une Crise Municipale

MONTPELLIER, 30 décembre. - Depis phIsieurs mois, le Conseil Municipal était divisé en deux groupes à peu près éUX, ce qui rendait la gestion desana res rèsdiMcqiime.

rendait la gestion des affalres très dIfficile Hier soir, de violents incidents se sont produits à propos de la discussion du bU-dgt et tout le Conseil Municipal a démissionné en bloc.

Petites Nouvelles

PARIS. - Hier, À sept heUlèS du soir, le nommé Georges Papillon, 19 ans, SOuffleur de verre, a tué, rue d Chaenton, la demoiselle Raymonde Laborier, d'une balle de revolver. i '-,

Le meurtrier a déclaré qu il a été abandonné 'l'année dernière par sou 3^ qu'il a tué par vengeance.

PARIS, W décembre. - L'anaréhiste CapPARIS, inculpé de Pr9.Y9c marty, Inculpé de provocatIOn de militaires à la désobéissance, 6 été condamné à un an de prison et 100 francs d amende.

YALTA. — La famille impériale est partie pour Sébastopol, à bord du yacht « Standard ».

STOCKHOLM. — La Reine douairière Sophie est très malade depuis plusieurs jours. La famille royale est auprès d'elle.


POLITIQUE INTERNATIONALE

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Une Alliance

Inglo Allemande

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Elle serait dirigée contre les Etats-Unis

NEW-YORK, 30 décembre. — Les journaux américains se montrent très émus d'une alliance qui aurait été conclue entre l'Allemagne et l'Angleterre, pour s'opposer aux progrès dû l'expansion des Etats-Unis. C'est lors de la rencontre de Sir Edward Grey et de M. de Bethmann-Holweg en Belgique que l'entait» ri PS deux navs aurait été scellée.

Le « New-York-ïîmes » et le « Sun » et les autres organes importants ajoutent que le refus de l'Allemagne et de la Grande Bre- àgne de participer à l'exposition de San Francisco, est le premier acte d'hostilité concertée auquel se sont livrés les alliés. Ils croient nue c'est le début d'une vaste campagne qui se poursuivra contre les Etats-Unis, pour les empêcher d'implanter leur influence dans l'Amérique centrale et dans l'Amérique du Sud.

Déjà les banques anglaises et les banques allemandes s'acharnent à détruire les combinaisons financières des américains du Nord et la presse britannique, installée dans l'Amérique latine, ne cesse de combattre l'invasion yanke-e.

-

Nouvelles Maritimes

MARINE NATIONALE

Rebellion à bord d'un croiseur-cuirassé

MARSEILLE, 30 décembre. - le~s journaux arrivés aujourd'hui par le courder d*Extrûme-Orient, publient une grave nouvelle dont le télégraphe s'était prudemment abstenu ae nous entretenir.

Il s'agit d'une rebellion qui s'est produite à bord du croiseur-cuirassé « Dupleix », de la subdivision navale d'Extrême-Orient, stationné à Saïgon.

Deux cent quatre-vingt marins de 1 equipage ont refusé de passer l'inspection et se sont réfugiés, dans la chaufferie, s'armant de briquettes et menaçant de frapper leurs officiers. Le lendemain, ils ont refusé de se lever à la sonnerie du réveil.

Les marins se plaignent de la sévériié du commandant en second et de la mauvaise qualité de la nourriture..

Le commandant Daveluy, qui était en villégiature à Angkor, et l'amiral, qui était également absent, ont été rappelés d'urgence ii" - élé graphe.

MAHIN 5 ÉTRANGÈRE

Constructions navales italiennes

MILAN, 30 décembre. — On mande de La Spezzia, qu'on annonce que trois nouveaux grands cuirassés seront mis en chantier prot~,hainemènt.

Leur construction sera confiée- à l'industrie rivée.

Un vif mécontentement règne à ce sujet dans les arsenaux de l'Etat.

,., Cuirassés en construction à vendre

- LONDRES, 30 décembre. — L'acquisition par la Turquie du cuirassé brésilien « Rio-deïaneiro » est chose faite.

; Il y a 15 jours, le Gouvernement ottoman avait obtenu une option qui venait aujourd'hui à échéance et les banquiers de la maison Armstrong et Cie ont encaissé un chèque de 1.200.000 livres sterling. Le reste des 2.340.000 livres sera payé en deux versements au cours prochain.

Le Gouvernement turc a acheté également pour 250.000 livres de munitions.

Il est à redouter que le cuirassé chilien en construction ici et les deux cuirassés argentins en construction en Amérique, dont a commande avait constitué une répliqué à la commande du a Rio-de-Janeiro JI par le Brésil, 'soient considérés maintenant comme étant plus ou moins sur le marche.

* MARINE DE COMMERCE -

U « Marc-Frayssinet » renfloué

MARSEILLE, 30 décembre. — La Direction de la Compagnie Frayssinet a reçu de son agent à Constantinople un télégramme, lui annonçant que le vapeur « Marc-Frayssinet », échoué à Ismid, en Turquie d Asie, a été renfloué et qu'il ne paraît pas avoir souffert.

Les dangers de la mer

DOUARNENEZ, 30 décembre. — Le bateau de pêche « Fricam », monté par sept personnes, a été coulé par une rafale à la pointe de Tréfenlec. Les naufragés sont restés une heure sur l'eau cramponnés aux bouées, aux avirons et aux agrés 4e l'embarcation.

Trois des naufragés sont dans un état désespéré.

Capture de barques espagnoles par un garde-pêche français

SAMT-JEAN-DE-Luz, 30 décembre. — L'équipage de la canonnière française « Qui-Vive », chargée de la police de la pêche dans les eaux françaises, a capturé de nouveau sept embarcations montées par des pêcheurs espagnols, au moment où ils pêchaient la sardine dans les eaux dépendantes de la juridiction française.

Les Espagnols se montrent très surexcites et parlent d'exercer des représailles.

Renflouement du vapeur « Tasman »

LONRES, 30 décembre. — Un télégramme de t Thursday (Island) adressé au Lloyd, annonce que le steamer hollandais « Tasman » qui était échoué dans le golfe de Papua a été renfloué avec l'aide de l' « Inaho-Maru ».

Plusieurs voies d'eau se sont déclarées dans les cales et dans la chambre des machines mais les pompes du navire empêchent l'eau de monter.

DANS L'ARMÉE

PROMOTIONS

PARIS, 30 décembre. — Sont promus sous lieutenants et maintenus : les adjudants Arrighi, du 4° bataillon d'Afrique ; Wissoux, du fe tirailleurs ; Aubert, du 6° tirailleurs ; Pruoeta et Roux, du 7e tirailleurs ; Caladon, du Q tirailleurs ; Salomon, Têtard et Hamburger, du 1er étranger.

Corps de santé

Sont promus aides-majors de lr0 classe et maintenus pour prendre rang le 31 décembre : MM. Bellon et Botte, en Tunisie.

Vermalde, Armand, Benazet, La Garre et Feuillet, en Algérie.

Sayer, - Lacassagne, Aycard et Adde, au

Maroc oriental. ,

Haraud, Pauliac, Trolabas, Bigaud Greyfie de Bellecombe, et Prost, au Maroc occiaental. -

Pour prendre rang le 8 janvier M. Colin, au Maroc' occidental.

Au grade de pharmacien aide-major de lr classe : MM. Massy, Manceau et Fournier, en Algérie.

TABLEAU D'AVANCEMENT

Section d'infirmiers

Sont proposés pour le grade d'adjudant, les sergents : Le Goadec, Lefranc et Hammer, de la 19e section ; Théron, Berger, Davaud et Laillet, de la 21e section ; Berger, Ceyrolles Mallinjoud, Gazes et Bergouniou, du Maroc.

Pour l'emploi d'adjudant-chef, les adjudants Debray, de la 20e section ; Lefort, do la 21e section ; Desestret, du Maroc Occidental.

TABLEAU DE CONCOURS

Rachir ben Ahmed, tirailleur des troupes auxiliaires marocaines, est inscrit au tableau île concours pour la médaille militaire.

l Fut grièvement blessé au combat de Ksiba, le 10 juin 1913.

ECOLE SPECIALE MILITAIRE

Sont nommés sous-lieutenants, les aspirants ortis de l'école spéciale militaire :

au "le'r ZOtn, Vidal et Chabaniès, affectés au 1 zouaves ; Guérin, au 2e zouaves ; croix au l-er Jtmmet, au 3e zouaves ; Latirailieurs ; ^railleurs ; Dessirier, au 2° cel utirailleurs ; Dauvergne et Le Friec

Ces officiers rejoindront le 5 janvier

LES SPORTS

-=--- !

EN FRANCE

FootbaLll - Association

FRANCE-HONGRIE

Résultats

PARIS, 30 décembre. — Les Farenc Varosi ont battu l'équipe de la Ligue par cinq buts contre un. -

Jeudi dernier, les Hongrois ont battu Je

Red Star par 7 buts à rien.

Si les Hongrois ont montré le jour de la Noël une ferme corinthienne, hier ils ont adopté le jeu des professionnels anglais. A les voir faire hier, on aurait pu supposer que la sélection des joueurs de la Ligue, sélection bien faible, rencontrait une des meilleures équipes de l'Angleterre.

La formidable éauine hongroise, puissante.

bien équilibrée, si solide qu'en face d elle la sélection de la Ligue paraissait être composée de gringalets, doit son succès autant à l'entraînement de ses joueurs qui, paraîtil, ont tous les loisirs possibles pour devenir et rester des artistes, que par l'à-propos, la présence d'esprit que* chacun d'eux met dans l'assaut des buts adverses et dans la défense d< leur camp. Pourvus d'un brevet supérieur dans l'adresse et la précision, ils ne se préoccupent que de la tactique de leur jeu.

C'est si bien équilibré, qu'à aucun moment il n'apparaissait de trous dans leur équipe.

Dans l'équipe française, on voit du vide entre les avants qui ne se rabattent jamais vers la défense et les demis qui veulent trop souvent venir en aide aux arrières.

Les démis hongrois ne se séparaient jamais des avants ou bien ceux-ci revenaient en arrière lorsque leur camp était menacé.

Leur méthode n'a rien du football de salon, résolus dans l'attaque comme dans la défense, et avec cela terriblement solides. Ils jouent sec, mais sans brutalité.

Ils arrivèrent hier à énerver leurs opposants et un match de boxe fut sur le point de survenir entre Hongrois et Français, qui, revenus au calme, se serrèrent la main. Leur tenue sur le terrain peut servir d'exemple.

Il a été regrettable qu'une partie du public se soit crue autorisée à exprimer sa pensée par des sifflets inopportuns ou par des quolibets déplacés.

L'OLYMPIQUE LILLOIS CONTE L'UNION

SPORTIVE SUISSE

Résultats

LILLE, 30 décembre. — Très beau match entre l'Olympique Lillois et l'Union Sportive Suisse. A la première mi-temps, l'avantage est aux Lillois, qui réussissent un but. A la reprise, le jeu est égal, puis les Olympiens imposent leur jeu et marquent quatre nouveaux buts. Les Lillois, très entraînés, sortent vainqueurs par 4 buts.

Football-Rugby

LES MATCHES D'HIER

Résultats

PARIS, 30 décembre. — R.C. de Narbonne, 9, A.S. de Carcassonne, 0 ; l'Aviron Bayonnais contre le Stade Français, pas joué ; Stade Tarbais, 8, S.C.U.F. mixte, 3 ; Havre R.C., 6, Paris-Universitaire, 3 ; S.A. de Rochefort, 9 ; U.A.I., 0 ; Stade Nantais, 58, Section Bordelaise, 0 ; S.A. de Bordeaux, °v8, U.S. de Cognac, 3 ; U.S. de Bergerac, 11, F.C. d'Auch, 0 ; A.S. du Midi, 32, Burdigala, 4 ; S.O. de Perpignan, 17, C.A. de Brive, 0 ; S.A. de Limoges, 15, Gaulois A.C., 3 ; Biarritz, 11, Toulouse 0;E.C., 0 ; Pau, 29, Rochefort, 0 ; C.A. 'de Périgueux, 9, Stade Rochelais, 5 ; U.A. de Libourne, 5, U.S. de Dax, 4 ; R.C. do Toulon, 5, F.C. de Grenoble, 0 ; Poitiers, 26, U.S.C. de La Rochelle, 0 ; F.C.

de Lyon, 6, U.S. de Romnas, 3.

FRANCE-IRLANDE

Composition des équipes

PARIS, 30 décembre. '- La Commission nationale de football rugby a décidé que le match France-Irlande aurait lieu jeudi quel que soit le temps. Si la neige tombe, on l'enlèvera ; s'il gèle, le terrain sera pro-

En ce qui concerne l'équipe, Boyau qui n'est pas encore remis de sa blessure, est remplacé par Legrain. Arnal prend la place de Mounicq. Voici la composition des deux équipes :

Irlande : Arrière, Todd, de Dublin ; troisquarts : Wood, de Bublin ; Jackson (wanderers), Stewart (North of Ireland), et Quinn, de Dublin ; demis : Lloyd, de Liverpool, et Polden (Clontarf) ; avants : Clune (Blackrock Collège), Collopy (Bective Rangers), Dewse (Monkstown), Adams (Old Wesley), O'Connell (Bective Rangers), Patterson, de Dublin, Stokes (Blackrock Collège), et Tyrell (Cork).

France : Arrière : Caujolle, de Tarbes ; trois-quarts : Lacoste, de Tarbes ; Poeydebasque, de Bayônne ; Pierrot, de Pau, et André, de Paris ; demis : Larribau, de Biarritz, et Bioussa, de Toulouse ; avants : de Beyssac, de Bordeaux ; Faure, de Tarbes ; Lubin, de Toulouse ; Lavaud, de Carcassonne ; Arnal, de Paris ; Sebedio, de Biarritz ; Fernand Forgues, de Bayonne, et Legrain, de Paris. Remplaçants : Arrière : Estrade, de Perpignan ; trois-quarts : Rieu, de Bordeaux ; demi : Pourteau, de Tarbes ; avant : Desvouges, de Paris.

Athlétisme

LA COMMISSION DE L'ARMÉE

AU COLLÈGE D'ATHLÈTES

REIMS, 30 décembre. — M. Etienne, ancien ministre de la Guerre, accompagné de MM.

de Montebello, président, et de Gallois, viceprésident de la Commission de l'armée ; Goujon et Seydoux, députés, membres de la Commission de l'armée, est arrivé au collège d'athlètes de Reims, où il a été reçu par le marquis de Polignac.

Les enfants des hospices, garçons et filles, puis les élèves du collège d'athlètes, ont exécuté des exercices de gymnastique qui ont intéressé vivement les membres de la Commission de rarmée.

A midi, M. Etienne et les personnalités qui l'accompagnaient, ont quitté le collège d'athlètes, se déclarant enchantés de leur visite.

Ils ont assisté ensuite à un déjeuner offert en leur honneur par le marquis de Polignac.

Natation

LE HANDICAP INTERNATIONAL DE NICE

Résultat

NICE, 30 décembre. Aujourd'hui s'est disputé à Nice, sur le parcours de 200 mètres, le Grand Handicap International de Natation organisé annuellement à l'occasion de la Noël. Les organisateurs mettaient aux prises les nageurs dans les différents types de nage.

La houle a favorisé les nageurs à la brasse.

C'est un d'eux, notre confrère Charles SaintCyr, âgé de 39 ans, qui a triomphé, avec 135 secondes de handicap, battant de deux mètres Bouloni, brassiste, handicapé de 125 secondes.

Sont classés ensuite : De Niel, brassiste, 155" de handicap ; Sauvan, 270" de handicap ; Michel, 80" de handicap ; le champion militaire

Michedl, 'Italie, Pralougo, 20" de handicap, etc.

Il n'y eut que 16 partants. L'état de la mer a obligé de remettre à dimanche prochain le concours de sauvetage. La température de leau était de 13°.

Cyclisme

SUR SON VELO-TORPILLE, BERTHET BAT

SES RECORDS PRECEDENTS

PAHIS, 30 décembre. — Hier soir, sur son velo-torpille, Berthet a battu les vitesses qu'il avait obtenues le 25 décembre sur 234 et 5 kilomètres. ,

Lavvn-Tennis

LE TOURNOI DU SPORTING CLUB

DE PARIS

PARIS, 30 décembre. — Le tournoi organisé par le Sporting Club de Paris a continué hier soir. La partie a eu lieu à la lumière électrique, pour avancer la marche du tournoi.

A signaler l'excellente partie de Du Ilalgouet contre Kleinschrott et la bonne résistance de Mlle Brun-comte de Lintilhac contre. 6 Meny, oui ne gagnèrent que do 8, 6, 7, 5, ainsi que la défaite de Mme Crossfield-Décugis par Mlle Conquet-Micard.

Le tournoi continue aujourd'hui. On pourra applaudir la paire Gault-Kleinschroth contre Brynon-Du Bousquet et plusieurs autres parties îûtcressantes. j

Course à. pied

POUR LES ENFANTS DES ECOLES NICE, 30 décembre. Le Comité de la Cute NICE, ""-de l'U.S.F.S.A. vient de réaliser une excellente- idée ;' il-a organisé,-à l'occasion do la Noël, une série d'épreuves, courses de vitesse, sauts, courses au cerceau, course à hl cord-e, etc., réservées aux élèves; garçons et fillettes, des écoles communales de Nice.

Plus de 500 concurrents ont répondu à son appel. A l'issue des épreuves d'hier, qui se sont déroulées sans un seul accroc, 200 prix, 100 souvenirs, 800 billets de cinéma, ont été distribués.

DANS LA MARINE

Dans l'état-major à Bizerte

PARIS, 30 décembre. — M. Mandat de Grancoy, capitaine de vaisseau du port de Rochefort, est désigné comme major général de la Marine à Bizerte.

M. Petyt R. J., lieutenant de vaisseau du port de Brest, est désigné pour remplir les fonctions d'officier adjoint aux torpilleurs à Bizerte.

INAUGURATION D'UNE BASILIQUE

ROME, 30 décembre. — La basilique Constantinienne, dont la première pierre fut pp.

sée l'an dernier près du pont Milvio, a éité inaugurée solennellement ce matin. Toutes les congrégations religieusës'-ét les séminaires assistaient à la procession qui s'est déroulée devant une assistance nombreuse

L'office a été célébrée par le cardinal Cassetta.

Algéric-T unisie-Naroc

(DE NOS CORRESPONDANTS PARTICULIERS)

LE FEU A COMSTANTtME

CONSTANTINE, 30 décembre. — A six heures du matin, un commencement d'incendie a eu lieu rue du 263 de Ligne, dans les locaux occupés par le Service de Santé militaire.

Le feu a été heureusement éteint après deux heures d'efforts par la troupe et les pompiers.

Les dégâts sont simplement matériels.

POUR LES PETITS

A rOrvhelinat Mutuel du Peuple

Une délicate attention de Mme Lutaud

Voici que va se terminer l'année. Partout à Alger, dans les vitrines éclairées à giorno des magasins, s'étalent les objets les plus divers, depuis le bibelot ou le bijou au prix fou jusqu'au plus humble jouet.

Malgré le choix immense, il est encore des familles trop pauvres pour offrir aux marmots le plus infime cadeau ; il est aussi des bambins qui n'ont plus ni maman ni papa pour leur payer le dada de deux sous ou la trompette, objets de leurs rêves.

Mais il est aussi des âmes charitables Qui savent apporter dans ces modestes foyers, au cœur de ces pauvres bambins, le rayon de joie qui brille pour tant d'autres.

C'est ainsi qu'après avoir visité avant-hier les petits malades de l'Hôpital de Mustapha et les soldats en traitement à l'Hôpital du Dey, Mme Lutaud a eu hier la délicate et généreuse attention d'offrir des étrennes aux petits pupilles de ,l'Orphelinat Mutuel du Peuple de l'Afrique du Nord.

Elle s'était fait précéder de nombreux et superbes jouets de tous genres et, lorsqu'à dix heures du matin, elle arriva en automobile accompagnée de Mme et M. le colonel Dubujadoux, de Mme et M. le capitaine Catroux, elle trouva tout un petit monde impatient de voir s'ouvrir les gros paquets apportés.

Mme Lutaud fut reçue par le Comité d.e l'Orphelinat, Mmes d'Acheux, Richard. P-~ sard, Heiiiioet, Collin ; Mil. vVeltei, picy.

dent ; Malleval et Soucazes, vice-présidents : Chachoin, Pantel, Bernard, Barjaud, Garca, commandant Collin.

Un bambin s'avança et débita avec Une crâ.

nerie superbe le compliment suivant :

Madame,

Les petits enfants que nous sommes Eprouvent un bien cruel souci.

Ils voudraient, ainsi que les hommes.

Savoir vous dire un beau Merci.

Vous montrer leur reconnaissance,

Telle est leur ferme volonté,

Hélas ! grande est leur ignorance Autant que l'est votre Bonté.

Oh me conte, quand je suis sage,

Que les plantes ont un langage, Particulièrement les fleurs.

Je charge celles-ci. Madame De vous affirmer sur leur âme La gratitude de nos cœurs.

Et son speech terminé, il Ternit à Mme Lutaud une magnifique gerbe de fleurs.

Aussitôt après, la distribution des jouets commença ; elle fut faite par Mmes Lutaud, Dubujadoux et Catroux, pour qui la joie des bambins fut le Meilleur des remerciements.

M. Welter, président de l'Orphelinat, adressa ensuite à Mme Lutaud, au nom des 67 pupilles qu'elle venait ainsi de gâter, l'expression émue de sa gratitude.

Et Mme Lutaud lui répondit en l'assurant que son vœu le plus cher était de pouvoir faire de même l'année prochaine. Puis elle se retira, escortée jusqu'à la porte par tous les bambins dont elle venait de faire la joie.

A. F.

Les Voleurs se spécialisent

Ils travaillaient « dans les cafés »

Ils se sont fait prendre

Ces temps derniers des plaintes nombreuses arrivaient à la Sûreté : de gros négociants étaient victimes de vols importants de café.

A la suite d'une enquête très habile et de recherches minutieuses, un indigène, Ahmed ben Ahmed, surnommé l' « Anglais », à cause des fortes moustaches rousses qui ornent son visage, fut fortement soupçonné d'être l'auteur de l'un de ces vols.

Conduit à la Sûreté et savamment cuisiné, il finit par. entrer dans la voie des aveux et par déclarer que, de concert avec deux coreligionnaires, Belkacem ben Mohamed et Baït Laoussine ben Mohamed, il avait, à plusieurs reprises, dérobé des sacs de café chez M. Nounou, négociant rue de la Lyre.

Il ajouta qu'au cours de ces diverses opérations ils avaient tous trois soustraits 40 sacs de café environ.

Belkac-em ben Mohamed et Baït Laoussine furent arrêtés à leur tour. Tout d'abord ils nièrent, mais Belkacem ben Mohamed, qui est employé chez M. Nounou en qualité de journalier, finit par « manger le morceau »• Il expliqua comment avaient été commis les vols.

Le soir, vers 6 heures, au moment du dé' part des employés, il se faufilait dans cave où sont entreposés les sacs de café et s'y laissait enfermer. Il y passait la nuit et, vers 4 heures du matin, par une f-enèire donnant sur la rue du Chêne, il passait à ses complices — qui avaient eu soin au préalable d'éteindre un réverbère gênant — quelques 1 sacs de café. Puis, par cette même fenêtre, qu'il refermait derriere lui, il sortait à son tour de la cave.

Le produit du vol était ensuite entreposé dans un réduit qu'il avait loué dans le voisinage, et écoulé à la première occasion chez trois épiciers mozâbites. Il vendait ces sacs de café, dont la valeur- commerciale est de 120 francs, 50 francs pièce.

Des perquisitions furent alors opérées chez les recéleurs : Bououki Kacem ben Aomar, épicier, 1, rue Montpensier ; Moussa El Mal Mohamed beir Mohamed, épicier. 52, rue Rovigo, et Sliman ben Brahim, .épicier,' 8, rue du C]iène. L'opération fut fructueuse et amena la découverte de 14 sacs de café portant la marque de M. Mounou.

Voleurs et receleurs seront présentés aujourd'hui au Parquet. Cela n'empêchera pas la Sûreté de rechercher s'ils ne seraient pas pour quelque chose dans d'autres vols importants de café commis récemment.

EN TUNISIE ;

- < fi

Une Ferme attaquée et pillée par des indigènes

TUMS, 30 - décembre. — Ce matin, la ferme Reynaud, située à Aïn-Gattar, dans la plaine du Sers, a été attaquée et pillée par une troupe d'indigènes armés.

La famille Reynaud n'a dû son sâlut qu'à la protection que lui donna le douar voisin, lequel se vit à son tour attaqué pour son refus de livrer les réfugiés

Le Sers, qui a donné son nom à une station de -la ligne de Tunis a Kalaat-os-Senam, est relié par la voie ferrée au Kef et, dès la nouvelle de cet attentat, qui a produit une grosse émotion, les gendarmes et la troupe se sont rendus sur les.lieux.

UN VOLEUR TUÉ

- FUTTERS, 30 décembre. — Dans la nuit du 24 au 25 décembre, vers 4 heures du matin, entendant du bruit dans son écurie, M. Pomiès, un vieillard de 77 ans, sortit faire une ronde, armé d'un vieux fusil. Il tira vers une ombre qui s'échappait. C'était un indigène qui fuyait avec un sac rempli de poules Hier on apprit qu'un indigène, Bengadi Abdelkader, venait de mourir dans un mara bout voisin, blessé d'un coup de feu au ventré. C'était le voleur de poules de M. Pomiès La justice s'est transportée sur les lieux pour enquête et autopsie.

Il est à souhaiter que cette cruelle leçon refroidisse les maraudeurs qui dévalisaient les poulaillers les mieux fermés, avec d'autant plus d'audace qu'ils étaient plus rarement pincés. ,'

L'impunité - encourage vraiment trop leà vauriens indigènes, qui préfèrent vivre de rapines que d'un travail honorable.

Le Temps en Algérie

La neige à Constantine te CONSTANTINE, 30. décembre. — Une violente tempête de neige et de vent sévit depuis la nuit dernière et toute la journée sur la ville.

Ce matin les maisons étaient recouvertes d'une légère couche de neige ; Une accalmie se produisit, puis la tempête a recontinuée.

On signale de même ia tempête dans une grande partie du département.

La pluie *

TIARET, 30 décembre. — A la grande joie de tous les colons, la pluie vient enfin de faire son apparition ; elle n'a cessé de tomber durant toute la nuit dernière et aujourd'hui elle tombe par intermittence. Le temps est couvert et menaçant, ce qui laisse espérer qu'il tombera de l'eau en quantité suffisante pour redonner de l'espoir aux nombreux colons que la sécheresse persistante de cette année avait fort découragés.

LA SOIRÉE

A L'OPÉRA

CARMEN

Carmen a reparu sur l'affiche et Mlle Allo'l'y a dû, cette fois, céder son rôle à Mlle Bailac, de l'Opéra-Comique. A

Toutes les places du théâtre étaAient occupées, car les Algérois ont gardé le souvenir le meilleur de l'artiste qui, il y a trois ans, se fit entendre sur cette même scène.

La nouvelle bohémienne a du sang (sanre), du feu (fuego), du mordant (?) ; son lieu plutôt frénétique et son débit heurte ont tout d'abord surpris l'auditoire accoutumé à des « Carmen a plus mesurées ; m8's liIfŒe 'cnft'l,!,>-m.t:. èotttc "pçtsoinielle < aJ',ert, d'un type si diversement compris et interprété, a fini par intéresser les aficionados définitivement conquis par le talent de la comédienne.

La cantatrice est non moins captivante. Son mezzo velouté, au timbre chaud traîne amoureusement le son et a des frémissements de violoncelle. La phrase nettement articulée est d'une clarté remarquable. A peine pourraiton reprocher à Mlle Bailac de manquer d'éclat dans les scènes de grande expansion lyrique.

L'art de cette artiste s'adresse aux dilettantes ; ils sont, comme on sait, nombreux à Alger. Et les plus délicats n'occupent pas toujours les places de luxe au théâtre.

Après trois comptes-rendus de « Carmen s, on nous permettra d'adresser, en bloc, aux artistes de la distribution, les compliments qui leur sont dus — évidemment.

MUSETTE.

LES SPECTACLES

OPERA D'ALGER (Théâtre Municipal) Ce soir mercredi, à 8 heures, à l'occasion du Réveillon xiu Nouvel An, représentation d'Altchewsky, le célèbre ténor de l'Opéra, dont la voix et l'art admirables ravissent le public.

Dernièife de Les Huguenots, opéra en cinq actes, le chef-d'œuvre de Meyerboor.

Altchewsky, dans le rôle de Raoul, l'un de ses mémorables succès.

Les autres rôles seront chantés par leà brillants sujets : MM. Weber, Ferran, Delpany, Mlles Allory, Revel et Radino.

Aux 2e et 3e actes : Les Baigneuses et

Grand Ballet.

Mlles Cammarano, Damirou, Devylder et les ballerines.

Le spectacle finira à minuit.

La direction se fait un plaisir d'offrir cette soirée à Mmes et MM. les abonnés à l'année.

Mais la location étant ouverte depuis plusieurs jours, ils voudront bien demander au contrôle les places qui leur seront réservées.

Demain jeudi, à l'occasion du Nouvel An, deux ravissantes représentations.

Matinée - pour les familles et les jeunes filles. -

A la demande générale : 1° Douzième di l'immense succès, Don Quichotte ; 20 Les Deux Pigeons, le délicieux ballet en 2 actes, de Messager.

Le soir, Mignon, le superbe opéra en 4 actes d'A. Thomas.

Les artistes acclamés : Mlles Radino Revel, MM. Denizot et Ferran.

Location ouverte.

Prochainement, Cendrillon.

COMMUNIQUÉ.

CASINO MUSIC HALL

A l'occasion du dernier jour de 1913, ce soir, à 8 h. 30, représentation sensationnelle Les Darbon-Nodart, dans T. S. F., revu^îte féerie en 1 acte, de G. Villard ; les Kaytons, extraordinaires sauteurs ; les D'Jhara, originaux gymnastes aériens ; Berthe Sylva, diseuse étoile ; les Marconi's, acrobates de force ; les Atlas et leurs chiens dressés ; vaillant, diseur fantaisiste ; Baral, comiaue typi'que ; Mlles Martine, Bérangère et toute la troupe.

Demain, a l'occasion des fêtes du Jour de l'An, deux grandes représentations : en matinée, à 2 h. 30 ; en soirée, à 8 h. 30.

Location chèz Poinsot, Alger-Luxe.

COMMUNIQUÉ.

THEATRE DE L'ALHAMBRA

A 8 h. 30 très précises, à l'occasion do la soirée de Réveillon, cinquième de l'éclatant succès La Poupée, l'exquise opérette d'Auclran, qui fut pour Mlle Mariette Sully l'occasion d'un triomphe sans précédeiit. Le talent délicat de cette ravissante artiste s'accommode à merveille d'une musique douce, câline, pimpante et légère. Mariette Sullv joue et chante à ravir ; elle ajoute à une interprétation déjà très brillante, une note de parisianisme du meilleur ton.

La mise en scène luxueuse, l'éclat des dé- cors, la richesse de. la figuration, contribuent, pour une large part à faire des représentations de La Poupée d'inoubliables manifestations artistiques.

L'interprétation en est également hors de pair puisqu'elle comprend : Mme Lassalle, M. Chambon, de la Gaîté-Lyrique, M. Cas-!

trix ; MM. Baudouin, Guittard et Dcsormes. j

Demain, jeudi, à l'occasion du premier janvier, en matinée, à 2 heures, Le Comte de Luxembourg, avec Mlle Lyse - Delcour et M.

Albert Beauval, deux artistes choyés du public.

En soirée, à 8 h. 30, La Poupée, avec Mlle

Mariette ully.

En raison d'un retard imprévu, la soiréeréveillon d'aujourd'hui. fixée à 20 francs, n'aura pas lieu. Les personnes déjà inscrites pourront se faire rembourser au guichet.

On n'en réveillonnera pas moins à la Bras-' serie, après le spectacle.

, Aujourd'hui, de 4 h. 30 à G heures, theconcert, par l'orchestre Demanche et Desùrosses. Programme : La Grotte de Fingal, Mendelsohnn ; Intermezza russe, France ; La Tosca, Puceini ; Don Quichotte, a) Sérénade de Don Quichotte ; h) Tristesse de Dulcinée, Massenet ; Rienzi, Wagner ; Ségoriane, Lacôme. COMILNIQLÉ.

KURSAAL MUSIC-HALL

Ce soir, veille du jour de l'an, et demain, en matinée et en soirée il y aura salle comblé. Le programme du Kursaal est fait pour attirer tout Alger. Les Max Holly's, duettistes comédiens sont ovationnés tous les soirs ; Les Bros Sogar, incomparables équilibristes japonais sont tout simplement merveilleux ; Rotliig, manipulatent surprenant ; Elvell, Andrée Dorsy et Jane Bary, attrayants chanteurs ; Les Fred's Trio qui nous quittent demain et toute la troupe font les délices des plus difficiles. Location, 2, rue Bab-Azoun.

COMMUNIQUÉ.

CIRQUE FRANCO-AMERICAIN

Boulevard Baudin

Ce soir, grand gala. Début de Gerhardi Mohr, le plus fort sauteur du monde, sautant deux fiacres d'un seul bond : les 6 No.

reth, ravissantes danseuses anglaises ; les Tliias-Seng, équilibristes chinois dans leurs exercices sensationnels ; l'Auguste Jim et son nain Joë. Rentrée des populaires clowns Nava et Piatti.

Demain, matinée de famille, à 2 h. 30, avec le concours de toute la troupe.

COMMUNIQUÉ.

SPLENDID-CINÉMA

Rue de Constantine, Square Bresson

Aujourd'hui, à 4 h. 30, matinée, avec le sensationnel programme : Les Cerises de Bout de Zan, Fiancés sans le savoir, Léonce et sa Tante, films comiques. Les actualités mondiales et sportives, et enfin Le Secret d'Andrinople, empoignant épisode de la guerre turco-bulgare.

Le soir, à 8 h. 30, à l'occasion du Réveillon du Jour de l'An, Grande soirée de Gala.

En plus du magnifique programme et pour cette soirée seulement : Grande course de taureaux, avec les matadors Machaquito, Pastor, etc. Film spécialement impressionné en Espagne pour le Splendid Cinéma d'Alger.

La location est ouverte toute la journée.

Demain, 1er janvier 1914, matinées à 2 h.

et à 4 h. 30. Soirée, à 8 h. 30.

COMMUNIQUÉ.

OMNIA-CINEMA (Salle Barthe)

A ce beau programme on peut admirer : L'Ambassadrice, drame de Cour en deux parties où l'on remarque les prouesses de ladite ambassadrice près du roi Hector V ; La gratitude Indienne, drame ; L'Oncle autophone comédie idéale, etc. Pathé-Journal. Orchestre Braüm. Demain, deux matinées. Plus que quelques jours pour : Germinal, 3.050 mètres.

COMMUNIQUÉ.

GRAND CINEMA OLYMPIA

Piège Infâme obtient tous les soirs le plus vif succès. Dette Sacrée, sensationnel filin américain. Comment ça Finira, délicieuse comédie, etc., etc. Toujours des programmes sensationnels dignes de l'établissement en renom et préféré du public pour des raisons majeures et indiscutables.

Tous les jours, matinée à 4 h. 30.

COMMUNIQUÉ.

CINEMA BON-ACCUEIL

2, rue Michelet, angle boulev. Bon-Accueil

La plus grande salle d'Alger, la plus aérée et La plus confortable. Une visite s'impose A l'occasion des fêtes du Nouvel An; mer credi, grande soirée à 9 heures. Jebdi - ma tinées, à 2 heures et 4 heures ; soirée à 9 heures, avec ls.. grands, et SUPERB*# L'Incendie Balkanique, grand drame en trois parties ; Les Exploits de la Princesse Cartouche, drame policier ; La Peur de M. et Mme Denis, ultra-comique, etc., etc. Inauguration de l'orchestre, sous la haute direction de M. R. Caillat. COMMUNIQUÉ.

———————————

Dans le Service de Nettoiement

Les Algérois verront bientôt circuler d'une façon permanente 5 balayeuses-humecteuses automobiles.

Le modèle qui ces temps derniers effectua des essais dans les rues d'Alger a, en effet, satisfait à l'examen d'une Commission spéciale.

Quatré autres balayeuses ont été aussitôt commandées qui, sans la grève du Hâvre seraient déjà arrivées ici le 25 courant. Acheminées par d'autres voies elles seront à Alger du 3 au 5 janvier ainsi que nous l'avons annoncé récemment et entreront aussitôt en service. Mécaniciens et conducteurs sont déjà embauchés et un garage convenable a été aménagé.

Quant à l'arroseuse automobile qui effectue encore ses essais, elle passera samedi prochain devant la Commission. Si le modèle en est accepté, trois autres machines du même type seront commandées.

D'autre part, aux termes du cahier des charges servant de base à la récente adjudication pour l'enlèvement des gadoues, l'entrepreneur doit remplacer les tombereaux actuels pour l'enlèvement des ordures par des tombereaux hygiéniques dont il doit soumettre un modèle à l'approbation d'une Commission spéciale. Ce remplacement doit se faire progressivement. -

L'adj udicataire, M. Imbert, a présenté hier après-midi à la Commission municipale, un modèle de tombereau bas, reposant sur essieu coudé, pouvant se fermer hermétiquement après chargement. Ce modèle, construit entièrement en tôle est particulièrement ingénieux ; aussi, sauf de légères modifications, a-t-il été adopté par la Commission.

Ce tombereau hygiénique, bien que profond, doit être bas, et la caisse supportée par des essieux coudés.

Ce genre d'essieux ne pouvant être fabriqué en Algérie — celui qui a servi au tombereau-modèle sort des ateliers de la Compagnie P.-L.-M. qui, pour la circonstance, avait bien voulu en construire un — les tombereaux hygiéniques commenceront à enlever nos ordures vers le mois de février.

Voilà bien, dans le Service de nettoiement, dos iaucvctions qui seront favorablement accueillies par la population.

L' « Echo d'Alger », qui J es a maintes fois réclamées, ne peut que se montrer heureux d'avoir été enfin entendu.

A travers Alger

Bulletin Météorologique

à sept heures du matin

La dépression de 'l'Europe centrale est descendue sur l'Italie (Livourne : 741 mil. 5). Dans 1103 régions le baromètre remonte, mais le temps reste soumis à l'infinenee de la dépression d'Italie, Les vents soufflent d'Ouest aveo force et sont accompagnés de chutes de pluie et de grêle. Neige dans les endroits élevés. Baisse générale de In température.

Probabilités. - Algérie : Temps pluvieux et froid.

Nord de la Méditerranée : Vent d'entre Ouest et Nord assez fort

Vent d'entre Ouest et Nord assez fort à fort.

Max. Min.

Casablanca » h Oudjda 9 +1 N'emours. 16 10 Oran. 15 6 Mostaganem. » » Tiaret 9 —1 Berguent. 11 -1 Ténès. 13 10 BOllzaréa,. 11 6 Alger 14 8 Orléansvillo.. 15 +5 Blida 13 +4 Foi-t-National 12 7 Bolivie 13 +1 Philippeville. 13 +6 Bône 13 +4

Max. Min.

Constantine 16 0 Sétif 7 —3 Batna 9-1 Bizerte 14 7 Tunis 15 +"> Sfax 17 6 Géryville 10 Laghouat .,. t2—) Bou-Saâda 11 +4 Bicikr,-i, Is +-i Ouargla 20 +& Marseille. 5—1 Nice 8 0 Paris +2—3 Yarmouth +4—2 Stockholm 6 1,01

Situation des ports

Oran, 5 mill. 0 ; Sidi4»el-Abbès, 5,2 ; Rcliaane, 2;8 ; BRida" 4,3 ; Tiaret, 2,0 ; Bouzaréa, 3>4 ; Al.

ger. 7,2 ; Maison-Garrée, 7,9 ; Orléansville, 1.4 ; Blida, 17,2 ; Tizi-Ouzou, 15,6 ; Médéa, 0,5 ; Fort.

National. 13,0- ; Aumale, 13,4 ; Philippeville, 13,7 j Bone, 15.9 ; Constantine, l-,0 s Guelma, 6,5 ; Sétif, 6,0 ; Bizerte, 18,0 ; Djelfa, 2,0.

La mer est grosse à Ténès, Alger. Bône ; elle est houleuse à Nemours, à Bougie, Bizerte, Maret a Toulon et Livourne ; elle est agitée à Oran.

seille, Philippeville. et belle à Sfax.

Les vents sont assez forts ou forts des régions

Ouest.

Le ciel est nuageux ou couvert, à grains de pluie et grèle.

A Alger

Temps à grains. Hier, plusieurs averses, pluie et grêle sont tombées.

La température s'est considérablement refroidie.

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3, rue Michelet. Professeur : Pierre BONNÉS

-

L'honnête saute-ruisseau. — Un jèunè employé de bureau de 13 ans, Albert Sadoun, a porte hier après-midi au commissariat du arrondissement — où on la tient à la disposition de son propriétaire —. une reconnaissance du Mont-de-Piété qu'il venait de trou.

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Gare aux pick-pockets. — Une jeune femme Mme G. - t demeurant, 5, rue Valentin, SE promenait, hier soir, sous les arcades BabAzoun. Elle tenait à la main un sac contenant 15 francs.

Un adroit filou lui a subtilisé cet argent sans qu'elle s'en aperçoive.

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Pris sur le fait. — Sous prétexte de faire signer un carnet à souches, un journalier, Abdelkader ben Nocci, employé au service de M. Ricci, minotier à l'Agha, pénétrait chez M. Isaac Solal, courtier, 15, rue JulesFerry. Profitant d'une minute d'inattention il allait se retirer en emportant un ballot de 50 sacs vides lorsqu'il fut aPerçu.

Appréhendé par le volé, le voleur a été conduit au commissariat et écroué.

IWIVVVM * îp Clironomèires I 1D

LES PLUS HAUTES I |T

ÏOSk RÉCOMPENSES - -1

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S 151 SEPT GRANDS PRIX I

(S\ Myla F HORS CONCOURS I

16 ====== a

"'> ~r En vente chez les bons Horlogers II

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Les économies du zouave. - Un jeune soldat du 1er nAV"" Ir: BWh lIt ii*"~ a midi, remplir son bidon ?t h, fentaiiie de

la 'pt/rite au SÛIRI. -

Pendant que son bidon st "emplissait. Ü

acheta un baignet et sr-j'It. pour payer, un porte-monnaie où luisait de l'or. Cen liul assez pour aiguiser la cupidité de deux yaouleds qui se trouvaient à la fontaine.

Ayant encore faim, le zouave voulut s'offrir un autre beignet. Mais lorsqu'il plongea sa main à la poche, il ne retrouva pas son porte-monnaie ; les deux yaouleds avaient disparu.

Ils l'avaient adroitement - « refait » et avaient jugé prudent de prendre le large.

Le pauvre zouzou n'a pu que conter sa fié.

saventure au commissariat voisin.

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Etrange trouvaille. — Des jeunes gens ont trouvé, hier matin, sur la plage des bains Matarès et porté au commissariat du ler arrondissement, des chandeliers d'église, une croix en cuivre et divers objets religieux.

La police, qui se demande qui a bien pu déposer là tous ces objets, cherche à en découvrir la provenance.

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Accident mortel. — Sur le flanc du vapeur « Belveder », de la Cie Austro-A méri cana, amarré à l'îlot Al-Djefna, des journaliers indigènes étaient occupés, hier matin, par la maison Watts et Cie, à réapprovisionner en charbon, les soutes du navire.

Il était environ 10 heures, lorsque l'un des travailleurs, Djibali ben Aïssa, âgé de 35 ans, voulut faire glisser dans la soute, en l'élevant au-dessus de sa tête, un gros bloc de charbon. Mais entraîné par le poids, il s'affaissa en arrière et le bloc vint lui broyer la tête.

Les camarades dq malheureux se précipitèrent à son secours. Hélas ! il n'y avait rien à faire : Djilali était -mort sur le coup et le commissaire de police du 3° arrondissement, averti aussitôt, ne put qu'en faire la triste constatation.

Le corps d'Aïssa a été rendu à sa famille.

Le malheureux journalier laisse une femme et trois enfants. --

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La cambriole. — Mettant à profit l'absence du maître de céans des malfaiteurs inconnus ont pénétré hier matin en brisant une vitre à une croisée dans la chambre d'un journalier, Abderrahman ben Ahmed, demeurant 19.

impasse Doria.

Ils se sont retirés en emportant un burnous de 25 frnncs, une blouse et une somme de 10 francs.

Une statuette de 1.500 francs a été dérobé au cours de l'avant-dernière nuit,* rue Horace Vernet, dans l'atelier de M. Louis Carrat, sculpteur, demeurant 16, rue d'ElBiar.

Aucune trace d'effraction n'a pu être relevée. La porte a donc été ouverte à l'aide de fausses clefs. Mais par qui ? M. Carrat n'a pu donner à ce sujet aucune indication.


Dans les Départements

(DE NOS CORRESPONDANTS)

Département d'Alger

BLIDA

L'AFFAIRE RIVET. — M. Rivet, ce chef de réserve de la Compagnie P.-L.-M., qui tua sa femme à coups de revolver, a confié à Me René Reymondet, du barreau de notre viUe, le soin de sa défense.

La reconstitution de la scène du meurtre a été faite lundi, par M. Duchêne, juge d instruction, accompagné de son greffier, M.

Poli. L'accusé Rivet était assisté de son défenseur. Commencée à deux heures trente, cette formalité s'est terminée vers cjpq heures du soir.

MAISON-CARRÉE

DISTRIBUTION DE SECOURS. — Une distribution de bons de secours : pain et viande sera faite mercredi, 31 décembre, à 8 heures du matin, à la mairie, aux habitants nécessiteux de Maison-Carrée.

A 9 heures aura lieu, également, à la Mairie, une distribution de chaussures aux enfants pauvres des écoles.

JOUR DE L'AN. — Le Maire de Maison-Carrée ne recevra pas officiellement le Jour de l'An.

TIR ET INSTRUCTION MILITAIRE. — Les membres du Conseil d'administration de la Société sont priés de se trouver, jeudi prochain Ie* janvier 1914,. à 9 heures du matin, à la Mairie, pour les visites habituelles.

L'assemblée générale annuelle aura lieu, dorénavant, dans la dernière quinzaine du mois de janvier. ,'

En conséquence, les sociétaires seront convoqués pour une nouvelle assemblée générale dans la deuxième quinzaine du mois de janvier 1914. - -

Cette réunion, dans laquelle il sera présenté les comptes de l'exercloe écoulé et procédé au renouvellement du tiers sortant du Conseil d'administration, sera suivie d'un banquet intime auquel le Président espère que de nombreux sociétaires assisteront.

GUYOTVILLE

SOIRÉE DE BIENFAISANCE. — La direction du grand Cinéma Musical offre, ce soir, mercredi, 31 décembre, la dernière séance cinématographique,. de l'année au bénéfice deb pauvres de la commune.

Cette soirée sera placée sous les auspices et-le patronage des Dames tie bienfaisance de Guyotville.

Le produit de- la soirée sera réservé strictement à secourir les pauvres de notre centre. Le programme des plus choisis et des plus attrayants sera un vrai régal pour les familles.

La Direction s'est assuré le concours d'une dizaine de solistes dé notre Société, la Lyre de Guyotville, dont M. Bayada, notre chef de musique, comme violoniste.

GRAND BAL. — A l'occasion du 1er de l'an, la Lyre de Guyotville donnera un grand bal.

Le prix d'entrée est de 1 franc par cavalier, 0 fr. 50 pour les membres honoraires et 0,25 pour les dames. L'orchestre à cordes exécutera les meilleurs morceaux de son répertoire, sous la direction de MM. Bayada et Adorno.

MINATION. — Nous avons appris avec plai.

sir la nomination de M. Imbert Raymond, comme vétérinaire communal en remplacement de M. Dauzon, décédé.

Nos meilleurs souhaits à M. Imbert qui n'est pas un inconnu dans notre centre.

BOUFARIK

VOE. M. Linarès, employé de M. Cusin, a porté plainte contre des Arabes qui venaient de -voler des mandarines et des oranges. La police a arrêté Oudjem Roudjema ben Yahia et Béeh Ah-med Iddir ben Abdeasalem, natifs du canton de Michelet, qui ont été écroués.

BIRKADEM

BAL DU NOUVEL AN. — A l'occasion des fêtes du Jour de l'An, les musicièns de la Société L'Avenir Musical se proposent d'offrir à la e-ï matioii inrkaàemai se u-u bai qui âuT £ l¡t": à 8 h. 30 du soir, demain, jeudi, 1er janvier, dans la salle des fêtes de la Société.

LA CHIFFA

- CONTRIBUTIONS DIRECTES. M. le Répartiteur des Contributions Directes sera a La Chiffa le 5, janvier 1914, à 8 heures du matin, pour opérer divers recouvrements.

-

RÉCEPTIONS BU IE* JANVIER. ■— Le Maire de La Chiffa recevra le 1er janvier, de 10 à 11 tifeures du matin, dans la salle des délibérations, le Conseil municipal.

EL-AFFROUN

MARIAGE. — Dans quelques jours, sera célébré le mariage de notre docteur, M. Maxime Cheylard avec Mlle Charlotte-Madeleine Castanet, la fille de l'administrateur de la commune mixte de Renault.

Nos meilleures vœux de bonheur aux futurs époux et nos compliments aux deux familles qui- vont s'unir.

RECEVEUR MUNICIPAL. — La tournée du receveur municipal, qui devait avoir lieu vendredi prochain, 2 janvier, est reportée au , vendredi 9.

COLBERT

BIENVENUE. — M. Barry, récemment nommé premier adjoint de notre commune mixte, a pris possession de son poste.

Nous sommes heureux d'adresser notre cordiale bienvenue à ce fonctionnaire.

Un meilleur collaborateur ne pouvait être éonné à notre sympathique administrateur, M. Puech.

BOGHARI

"FE POUR LES INDIGÈNES MALHEUREUX. - Samedi dernier, la Lyre Bogharienne donnait, dans les salons de l'hôtel de Ville, une grande fête de charité au profit des indigènes de la commune, victimes d'une récolte déficitaire, Cette fête fut en tous points réussie. Tous les fonctionnaires, les notabilités commer- ciales du pays et de nombreux ouvriers au cœur généreux ayant tenu à apporter leur

umuie aux manieureux.

M. Gagnou a fait une petite causerie sur la charité « qui, a-t-il dit, n'a ni race, ni religion ». Sa fillette a déclamé avec beaucoup de sentiment « Pour les pauvres » de Victor Hugo.

Nous ne citerons pas, pour ne pas blesser leur modestie, tous les amateurs qui ont charmé l'assistance..

L'Estudiantina nous a plu par l'exécution

parfaite de morceaux nouveaux ; nos félicitations à son chef dévoué, M. Puig, et à son président, M. Ach. Goulet.

Les malheureux pourront se partager la recette de la soirée qui est de 207 fr. 75. En leur nom, merci du fond ducœur.

CHERAGAS

ENFANTS DE CHÉRAGAS. — Jeudi prochain, -1er janvier, à 7 heures du matin, grande réunion, à la salle de gymnastique, du Bureau, des gymnastes .cadets et pupilles, de la clique, pour la sortie et les souhaits traditionnels.

Présence indispensable de tous les membres, des gymnastes et de la clique en particulier.

OBSÈQUES. — Les obsèques du regretté Antoine Dunoyer, ancien maire de Chéragas.

viennent d'avoir lieu.

Toute la population avait tenu à témoigner toute sa sympathie au défunt et à la famille. L'éloge de M. Dunoyer n'est pas à faire, car tout le monde sait qu'il était l'romme honnête, intègre et sympathique à 'tous.

Puissent ces marques de profonde sympathie atténuer la douleur de la famille épiorée.

BOU-KHALFA

FIANÇAILLES. — On nous annonce les fiançailles de Mlle Julie Vigroux, fille de notre estimée Mme Vve Vigroux, propriétaire à Bou-Khalfa, avec M. André Rodde, fils de l'honorable M. Rodde, propriétaire à Isserbourg.

Nos meilleurs vœux de bonheur.

ISSERVILLE

CARNET. — On nous fait part de la naissance de la petite Lucienne-Angèle-Mélanie, fille de notre ami Foucard, industriel aux Issers.

Nos sincères félicitations au papa et à la maman et aux familles Foucard et Doumergue. Nos meilleurs vœux au bébé.

CHERCHELL

CONCOURS DE TIR. — Le concours annuel de tir de la « Césaréenne » a eu lieu dimanche dernier au Stand militaire de la Pointe Rouge.

En voici les résultats : 1er M. Huquin Paul, 6 balles 20 points ; 2e M. Millet Léopold, 6 balles 17 points ; 3e M.

Toune Baptistm, 5-16 ; 4e M. Vidal Jules, 5-16 ; 5« M. Marin Eugène, 5-15 ; 6e M. Grégori, 5-13 ; 7e M. Huguin Jules, 5-12 ; 8e M. Sicart.

5-12 ; 9e M. Fedelich, 4-12 ; lOt M. Marin père, 4-12 ; 11e M. Marchetti André, 4-12 ; 12e M.

Bernard Alfred, 6-11 ; 1341 M. Noë, 3-10 ; 14,1 M. Henri 3-10.

Les concurrents étaient une cinquantaine.

Le concours spécial entre membres adultes ont donné les résultats suivants :

1er M. Marin Léon, 6-18 ; 2e Marchetti Philippe. 6-17 ; 3e Gabit 5-15.; 4e Marcadal, 5-12 ; 5e Mailloux, 4-11.

A l'occasion de la remise des prix un bal public (plateau à l'entrée) aura lieu samedi prochain dans la salle des fêtes de la mairie.

MOUZAIAVILLE

VOLS. - Une bande de malfaiteurs s'est abattue sur notre ville et il ne se passe pas de nuit sans qu'on ait à enregistrer un attentat contre la propriété.

Dans la nuit de vendredi à samedi chez M. Escriva on enlevait des moutons. Enfin, dans la nuit du 28 au 29, M. Sakeso, notre chef de gare, se voyait dérober toute sa volaille, cinquante poules ou coqs de belle race;

La situation devient inquiétante.

VOIRIE. — La route nationale à l'entrée de Mouzaïaville devient par ces grandes pluies impraticable ; pas de rigoles, pas de trottoirs et il faudra bientôt aux habitants des faubourgs des passerelles pour regagner leur doinicHe:

DRA-EL-MIZAN

PREMIER JANVIER. — M. le Maire ne recevra pas à l'occasion du 1er Janvier. INCENDIE. — Le samedi ,27 courant à 6 heures du soir, la population était mise> en émoi par une lueur immense provenant de l'incendié d'une meule de paille de 550 quintaux, appartenant à M. Lignières, maire.

La population se porta sur les lieux ainsi que les troupes, sous la conduite du lieutenant Dufourcq.

A neuf heures, aucun danger n'était plus à redouter. Lès uégâfe sont purement mate riels. L'incendie est due à la: malveillance.

Département de Constantine

AKBOU

ORPHELINAT MUTUEL Ifu PEUPLE. - Une très belle réunion que celle organisée à Akbou par l'Orphelinat mutuel du Peuple, à l'oci casion de la remise du diplôme d'honneur à MM. Rougié et Simone, trésorier et secrétaire de la 72e section. :

M. Galian, membre du Conseil d'administration, avait été chargé par celui-ci, et eu son nom, de témoigner sa reconnaissance aux deux collaborateur précités. Il l'a fait en d'excellents termes, et MM. Casanova, maire ; Olivier, avocat et conseiller général, et Ferrandi, directeur d'école et président de la section, pour la sollicitude qu'ils apportent au développement de ce groupement mutuel.

SAMEDI

PETITES ANNONCES

Revue Maritime

SERVICE POSTAL

Le paquebot Timgad arrivera à Alger aujourd'hui mercredi, vers 2 h. 30, après-midi, et repartira demain jeudi, 1" janvier, à midi 30, pour Marseille.

— Le paquebot La Marsa partira aujourd'hui, mercredi, à midi, pour Port-Vendres et Cette.

— Le -paquebot Ville-d'Alger arrivera demain, jeudi, 1" janvier, vers 5 heures du soir, et repartira vendredi, à midi 30, pour Marseille.

SERVICE COMMERCIAL

Le vapeur Languedoc partira ce soir, à 5 heures, pour Marseille.

— Le vapeur Tafna partira demain, à midi, pour Marseille et Nice.

— Le vapeur Mingrélie partira samedi, 3 jànvier, à 4 heures du soir pour Oran, Tanger et Casablanca.

— Le cargo Europe arrivera aujourd'hui, 31, d'Oran, et repartira demain, 1" janvier, pour la Côte Est..

— Le cargo Garonne arrivera aujourd'hui, 31, de la Côte Est, et repartira le 2 janvier pour Oran, Bordeaux, Saint-Nazaire et Nantes.

CI MOUVJûiMjiNT DU POxii

Arrivées du 29 au 30 décembre 1913

De :

Palerme, v. aut. Belvédère, 4360 t., d. m.

Marmagaoi v. ang. Pearlmoore, 2576 t., rel.

Baltimor, v. ang. Blackheath, 2978 t., rel.

Messine, v. belge Comte de Flandre, 1116 t., d. m.

Villa Real de San Antonio, v. aut. Ampelea, 840 t., relâche, mauvais temps.

Navires ayant retiré leur patente de santé pour reprendre la mer

Pour :

Salonique, v. ho; Stella, 1791 t., d. m.

Marseille, v. fr. Charles-Roux, 1233 t., d. m.

Malte, v. ang. Bienvenida, 21 t., lest.

Halifax, v. aut. Belvédère, 4360 t., d. m.

Anvers, v. ang. Pearlmoor, 2575 t., ch.

Odessa, v. ang. Blackheath, 2978 t., ch.

La Vie Commerciale

Bourse Financière

Bourse de Paris. — 30 Décembre

DÉSIGNATION DES VALEURS couas PRîO. Auj.

rElTES FRANÇAISES - -1 AU; f5 15 115 4;

3% COURS D'OUVERTURE, COMPTANT. l6 §f

- DE CLOTURE - 89 35 89 0 AMORTISSABLE, COURS D'OUVER. COMPTANT. 8tI 35 119 05 t - - DE CLOT. - "nM~doa E MM

FENTES ÉTRANGÈRES

TP LIENNE, COURS DE CLOTURE, COMPTANT.. 98 70 18 65 ESPAGNE EXTERIEURE 1 65 91 65 ir 3 UO 102 90

RUSSIE 5% LIBÉRÉE

PORTUGAISE. 3 X — 1 TURQUIE, 4J,^IFiEE A .; 86 25 fine EMPRUNT MAROCAIN 1904- 530 25 on n"nS

2 1S10 52. OC 8oV DETTE TUNISIENNE 430 5J JO =N EMPRUNT DU G. G. DE L'LGERIE. 427 5J *33

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PARIS, 30 décembre. -. I,.e marché est inactiï et irrégulier. La rente passe de 85,10 à B5,3D'"A l'exception de l'Exterieure qui fléchit à 90,95 t. les fonds d'Etats étrangers va.

rient peu. I. Serbe est 83,75. ; le Turc' 86,25 ; le Russe consolide à 92,30. Lea ':- sements de crédits sont hésitants. La i unique de. Paris fait 1.665 ; le Crédit Lyolwais 1.6.

Ali ^groxîpe étranger la Banque ottomane 'pro11.\ "JV ci ujU,. inaia par contre la jL'a~qn~ ue con~erce d'Azoil sur le Don, recule à 1.550.

Parmi les valeurs de traction le Métropolitain s'alourdit à 593 ; les Omnibus redescendent à 605.. ; Les valeurs russes sont diversement traites. La Briansck cote 464 ; la Sosnovice 1490 ;

1a: Maltzoff 676. -.,

Le Rio rétrograde de 1.785 à 1.772 pour faire ensuite 1778.

Les mines d'or sont soutenues. La De Beers fait 453 contre 452,50. Le Corocoro est recherché

Revue Commerciale

Paris, le 30 décembre.

Farines Fleur de Paris. — On cote le sac de 100 kil., à l'ouverture, 34 fr. 05 ; en clôture, 34 fr. 20. Tendance calme. ,

Blés. — On cote, les -100 kilos, à l'ouverture, le courant, 26 fr. 05 ; le prochain, 26 fr. 4)5 ; janvier-février, 26 fr. 15 ; les 4 premiers, 26 fr. 30 ; les 4 de mars, 26 fr. 65.

Tendance calme.

En clôture, le courant, 26 fr. 10 ; le prochain, 26 fr. ; janvier-février, 26 fr. 15-; les '4 premiers, 26 fr. 30 ; les 4 de mars, 26 fr. 65.

Tendance calme.

Avoines. — On cote, les 100 kilos, à l'ouverture, le courant, 19 fr. 45 ; le prochain, 19 fr. 55 ; les 4 premiers, 19 fr. 90 ; les 4 de mars, 20 fr. 45. Tendance calme.

En clôture, le courant, 19 fr. 50 ; le prochain, 13 fr. 55 ; janvier-février, 19 fr. 65 ; les 4 premiers, 19 fr. 90 ; les 4 de mars, '20 fr. 40. Tendance calme.

: Alcools. — On coté, l'hectolitre, à 90°, nu, à l'ouverture, le courant, 43 fr. ; le prochain.

44 fr. 50 ; lés 41 premiers, 45 fr. ; les 4 de mai, 47 fr. Tendance .soutenue.

En clôture, le courant, 43 fr. ; le prochain, 44 fr. 75 :; les 4 premiers, 45 fr. 25 ; les 4 de. mai,. 47. tr. Tendance soutellue.

Stock : 20.100 pipes.

Sucres blancs. — On cote les 100 kil., type no 3, à l'ouverture, le courant, 30 fr. 87 ; en clôture, le courant, 30 fr. 87. Tendance soutenue.

Sucres roux. — On cote les 100 kilos, le courant, de 27 à 27 fr. 50.

Sucres raffinés. — On cote les 100 kilos, le courant, de 64 à 64 fr. 50.

Marché clos jusqu'au 3 janvier.

Le Havre, le 30 décembre.

Cafés. — On cote les 50 kilos, droits non acquittés, à l'ouverture, le courant, 60 fr. 75 ; sur mars, 61 fr. Tendance à peine soutenue.

En clôture, le courant, 60 fr. ; sur mars, 60 fr. 50. Tendance soutenue.

Cotons. — On cote, les 50 kilos, en clôture, le courant, 86 fr. 375 ; sur mars, 84 fr. 375.

Tendance calmé.

Laines. - On cote, les 50 kilos, en, clôture Laines. — On cote, les 50 kilos, en, fr. Ten- le courant, incoté ; sur mars.. 185 fI'. TeI!

dance calme.

Marché clos jusqu'au 3 janvier.

New-York, 30 décembre.

Blés. — On coté, lé bushel, à l'ouverture, sur décembre, 97 cens 5/8. Tendance soutenue.

Marseille, 30 décembre.

Blés tendres. — On a coté, aux 100 kilos.

lès tuzelles de Bel-Abbès, 78 kilos, le courant, 28 fr. 25 ; de Tiaret, 77 kilos, 27 fr. 50 à 27 fr. 75 ; colon d'Oran, 79 kilos, 28 fr. 25 Tendance calme.

Blés durs. — On a coté, aux 100 kilos, le colon extra, janvier, 21 fr.; janvier-février.

21 fr. 15. Tendance calme.

Avoines. — On a coté, aux 100 kilos, Ips Algériennes, de 47 à 48 kilos à l'hectol., le disponible, 18 fr. 375. Tendance calme.

r Orges. — On a coté, aux 100 kilos, les orges d'Afrique, 18 fr. 375. Tendance càl me.

Cafés. — On a coté, aux 50 kilos, droits de douane non acquittés, le Santos,. 60 fr,; le Rio, 56 fr. 50. Tendance calme.,

Dattes. — Vente difficile. On cote les Biskra, de 60 à 70 fr.

Migraines provenant

de l'Estomac

Le fait que les maladies de l'estomac oeça-' sionnent souvent des maux de tète est prouvé sans l'ombre d'un doute par la lettre suivante qu'écrivait le 17 mai 1913 M. Jean Duqueroy, menuisier à Montplaisir, commune de Vayres (Haute-Vienne) :

« Je suis très heureux, dit-il, de vous faire connaître que la Tisane Américaine des Shaktrs a guéri mon fils d'une maladie d'estomac accompagnée de maux de tête. Il ne pouvait digérer le moindre aliment. Mais un seul flacon de la Tisane Américaine des Shakers l'a remis sur pieds. Maintenant Il man- ge et dort bien et a repris son travail. Je vous suis très reconnaissant de sa guérison.»

AVIS URGENT

Les souscripteurs des Bons du Trésor du Gouvernement Ottoman, émis par la Banqus Périar et Cia, peuvent être entièrement remboursés sur leur demande. Pour tous renseignemntsi s'adresser à M. LoubaressJ, Ma: son Max Baranès, 6, boulevard de la Répu blique, Alger. — Tél; 18-65.

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Le Président de la Protection Mutuelle des Employés et Ouvriers de France et des Colonies prie tous les membres de la section d'assister aux obsèques de leur très regrettés camarade +>* ..-'

TORRO

Sociétaire

Réunion mortuaire rue d'Amourah, maisoa Attard, à 3 h. 30.

Se munir des insignes.

Madame veuve Guinchard. ; Monsieur et Madame Gustave Guinchard, des larrons (Doubs) ; Madame veuve Gachassini de Tarbes ; Madame et Monsieur Paul Galdier; inà- , tituteur,

Ont la douleur de us tiaire part du décès de

Monsieur Francis GUINCHARD

Ancien sous-officier de gendarmerie

Médaillé Militaire leur époux, frère, gendre et beau-frère décédé à Alger, le 30 décembre 1913.

Réunion au domicile mortuaire, 79, rue

Michelet, aujourd'hui, à 3 heures.

Office d'Etat civil, 64, rue de Constantine.

— Téléphone : - 37-03. ---

ttEMERCIEMINTS ET ÂVIS DE MESSE

Monsieur Michel Camps ; Monsieur et Madame François Camps et leurs enfants e1 leur famille,

Remercient sincèrement les personnes qui leur ont témoigné leur sympathie à l'occasion du décès de

Madame Michel CAMPS

Née Antoinette TIXIDOR

Et vous prient de vouloir bien assister à la messe-qui sera dite à l'Eglise d'HusseinDey, pour le repos de son âme, le lundi 5 janvier 1914, à 9 heures du matin.

Les avis de décèa pont reçus, à des prix modérés, jusqu'à onze heures du soir, au bureau auxiliaire de publicité de IIECHO D'ALGER, rue d'Isly, 46, en face les établis.

semants Mêritan-Marcé (téléph. 21-73), et jus' qu'à deux heures du matin, aux (juresy* l'ECHO D'ALGER, 26, boulevard Oarnot (Téléphone 20-54).

l rrivées et Départs

Liste dès passagers arrivétt à,"AlgM le t9 déoeŒ* bre 1913 par le paquebot La warsa •,

MM. Beterco. - Famille Cosse. - Mlle Décha. Duffaure. - Barane. - Rossignol. - LemoUie.

Mme Antoine. — Baudonnet. — Mlle Marty. Tortel. Mme Voisin et son enfant. — Deiasi- mond et Mme. - Famillp Raphel. - Bani-Douala-

Gaudin. - Macéa. Fourcade. Vorgne Bellamarre et Mme. - Mme Pédebidou. mate t. - Mirmoht. - Eliza. - Villeneuve. - )lUe Souquet. — Capomaccio. '; -Mme O berty. - Mouton Narcis. - Ma-usel LaPes. Mo-

reno Domingo. Romero Joseph- _e_ => seph. - Garcia Joseph. —. Famine Cros. - Fa.

mille Grizaud. - Alliaud et Mme. atier

Mlle Borie. - Leloutre. - Charvet et Mine- - MIJe Siriet. - Millasson. - Dnbrol. - Dueil. - .GuÜ.

lon et Mme. - Malaret et Mme. M et -Mlle de Lagousie. - Bonnin. - Mme Nortier. - Ulner.

Liste des passagers partis d'Alger le 30 décem.

bre 1913 par le paquebot Chartes-Roue :

MM Dubecq — Mme Eutel. - Davanden..:-

Moynot. Brenier. Bories et Mme. - Du Guey.

- Jordy. - Weddell. - Mme Fayolle du Moue.

tier. —Charruan. Von Crevonburgh et Mme.

Stell. Chart-on. Chemida-Habib. - Murat. Méritan. - Nurel. - Du Raulin. - de h dière. - Dukers et Mme..- Lind. - Bourdon. -

Feuilleton de l'Echo d'Alger N" 65

-

Le Secret du Squelette

Par Georges PRADEL

DEUXIEME PARTIE

L*Amour d'une Espionne

VI

Charité bien placée

— Viens ma fille, sans que celle-ci relevât la tête. Il fallut qu'Alain intervint et fît un :

— Allons mam'zellp !

La jeune fille se leva, essuya ses larmes et sortit comme à regret du champ de repos.

Une remarque que fit encore Jérôme Hantaff, c'est que le mausolée blanc ne « se trouvait pas dans le cimetière proprement dit, mais dans un jardinet à côté, la terre sacftÍe le séparant par une haie vive.

Dans la nuit qui suivit ce même jour, Henriette de Gunka entendit grater doucement, à une heure très avancée, à la porte de sa hnmhr,

Se levant, endossant précipitamment un peignoir, elle alla ouvrir.

C'était encore Théodor Mindeau.

— J'ai des nouvelles de la folle, lui ditil à mi-voix, lorsque la porte fut refermée sur eux.

— Eh bien ? demanda la baronne d'une voix anxieuse.

- C'est ce que nous craignions. J'ai vu Gotlieb Thurner, ce soir, à la sortie du parc, où je lui avais donné rendez-vous.

Cette jeune fille habite non loin d'ici, à la Briantais.

Mme de Gunka ne put réprimer un frisson, en songeant qu'elle était si rapprochée de son ennemie.

— Gotlieb Thurner a pu se faire engager comme matelot, comme aide.

VII

L'armoire fantastique

Un éclair avait brillé dans les yeux noirs de Mme de Gunka.

Enfin ! elle allait donc apprendre quelque chose de positif.

Redisons-le encore, le nom de Madeleine qu'elle avait toujours ignoré, lui importait peu, et ne pouvait rien lui apprendre.

Mais par les détails que Gotlieb avait surpris, ne parviendrait-elle pas à connaître la vérité ?

Tout en parlant, elle regardait Théodor

Mindeau droit dans les yeux.

— Théodor; lui dit-elle tout à coup, je vois que ce que vous a appris Gotlieb est très grave, car vous hésitez à me le faire connaître.

Il opina de la tête.

— Très grave, en effet, répondit-il, et je crois que nous devons prendre de très grandes précautions. Gotlieb a suivi cette jeune fille, cette folle, au cimetière, en compagnie de ces pêcheurs qui lui servent de parents, et j'ai la certitude, maintenant, que vos soupçons sont justes. Elle s'est agenouillée sur la tombe. du comte.

Henri de Germont.

Mme da Gunka s'était levée, tandis qu'un

soupir, une sorte de râle s'échappait de sa poitrine.

—- Lui ! lui !. murmura-t-elle, vous n'aviez point besoin de prononcer son nom.

Je le savais !. Oh ! les morts sortent donp de leur tombeau pour vous poursuivre.

C'est donc lui ! lui qui a aimé cette femme et qui lui a légué une vengeance !.

— Remettez-vous, baronne, fit doucement

Théodor, je ne vous ai jamais vue ainsi.

— C'est vrai, vous avez raison, Théodor, vous êtes un véritable ami, vous.

Elle le flattait, maintenant qu'elle avait peur.

Mais cette crainte ne fut pas de longue durée. La réaction se faisait d'elle-même.

Chez une nature aussi énergique, la faiblesse ne devait avoir qu'un temps.

— Eh bien ! Je lutterai, dit-elle à mivoix, ce n'est pas une misérable folle qui me fera dévier de ma route ; ce n'est pas elle qui doit m'empêcher d'atteindre mon but. Tant pis pour elle si elle se trouve en travers de ma route ; les obstacles, je les brave. Cette femme m'a fait peur. Je ne lui pardonnerai pas.

Théodor Mindeau s'était levé

— Que faut-il faire, baronne ? Quels ordres faut-il donner à Gotlieb ?.

— Celui de revenir au plus tôt, de quitter au plus vite La Briantais. les prétextes ne lui manqueront point. et qu'il se trouve après-demain derrière le parc, à la nuit tombante, j'aurai des ordres à lui donner.

Et Théodor Mindeau se retira comme il était venu ; l'état nerveux dans lequel il voyait Mme de Gunka lui prouvait qu'elle n'était pas encore d'humeur, ce soir-là, à continuer la conversation.

Cependant, durant cette nuit môme, Fla-

vien Mauroy ne dormait point.

La scène dramatique qui s'était jouée dans le chalet, alors que tante Elvira exé cutait son fameux « Forban », avait fait sur lui un impression profonde.

La terreur de Mme de Gunka n'était pas jouée, il en avait la certitude.

Et, involontairement dans son esprit, s'était fait un rapprochement entre la scène du raz de marée et celle du chalet.

Il se souvenait bien de la frayeur qui avait altéré les jolis traits de Mme de Gunka, et l'altération s'était montrée identique. C'était la même terreur. pourquoi n'était-elle pas causée par le même objet ?

La nuit était tiède, comme à cette époque de l'année sur les côtes de la Bretagne ; une vent d'orage, une brise chaude et douceâtre, venant des profondeurs de la rivière, annonçait un prochain orage.

Flavien, que l'insomnie poursuivait, enjamba sa fenêtre. De même que son ami Lafressange, il était logé au rez-de-chaussée, mais dans une autre aile du château, et, marchant sur la pointe du pied, pour ne point faire crier le sable du jardin, il s'en fut s'asseoir sur un banc à dossier, qui disparaissait presqu'en entier sous un massii de feuillage.

Le hasard voulait que de ce banc, et à travers les branches parfumées des seringas, on apercevait les fenêtres de la baronne.

— Je ne sais réellement pas quand dort cette diablesse de femme, se dit Flavien, il y a encore de la lumière chez elle, à deux heures du matin.. elle ignore le sommeil.

Immédiatement la curiosité de savoir a quoi Mme de Gunka pourrait s'occuper à

pareil Î heure s'empara de lui

Et h chercha le moyen de la Sf"; •«>..

Ce n'était pas chose commode, mais le gars était têtu.

Au-dessus du banc, sortant du massif de seringas, se trouvait un catalpa aux branches nombreuses et enchevêtrées. Les premières branches de cet arbre étaient très basses, Flavien se le rappelait parfaitement.

— Je vais certainement - me rompre les

os, se dit-il tandis que déjà il grimpait aux échelons naturels du catalpa ; moi qui n'ai jamais été fort sur la gymnastique, j'aurai une fine chance si je n'exécute pas un joli panache.

Alors la baronne entendre du bruit, elle accoura et me trouvera le nez par terre: si ce n'est sur l'autre côté. Je serai absolument grotesque.

Mais aucun de ces fâcheux pronostics ne se réalisa.

Les branches se trouvaient d'elles-mêmes à portée de sa main et s'accomodaient fort bien de son poids.

Tant et si bien qu'en peu d'instants il atteignit une branche transversale sur laquelle il s'installa commodément.

De cet observatoire il plongeait parfaitement dans la chambre de la baronne.

D'abord, il n'aperçut rien à travers les rideaux de mousseline, mais bientôt ses yeux s'habituèrent à ce demi-clair, et il commença à distinguer quelque chose dans ce flou.

Ce quelque chose était sombre et aux mouvements de la tête et des bras, Flavien reconnut que ce devait être quelqu'un.

un homme à coup sûr.. il en était certain miantenant.

Mais qui ?. Lafressange sans doute..

Lorsque Mauroy eut malgré lui un mouvement de surorise "ni faillit lui faire per-

dre l'équilibre. ,

L'homme venait de tourner la tête, et Maurov avait reconnu Théodor Mindeau.

— Caramba ! fît Flavien à voix basse, qu'est-ce que ce correspondant de la « Morgen Post », de Vienne, peut bien faire dans la chambre de la baronne à deux heures du matin ?. Comment !. ils se donnent des rendez-vous nocturnes !. Ils seraient au mieux ensemble !. Et Léo 1. Alors le cumul !. l'odieux cumul !. on le trouvera donc partout !. Mais non. ça ne ressero.ble en rien à un reiidez-vous d'amour. la baronne ? je l'aperçois maintenant dans le fond de la pièce, c'est bien cette robe rouge, le fameux peignoir caroubier, sur une chaise longue. Théodor Mindeau parle d'une façon posee. il est très correct. ça a l'air d'un rendez-vous d'affaIres. Le voilà qui se lève. il ne l'embrasse même Pasavant de partir. non. l'amour na rien à faire là-dedans. Mais alors, quoi ;••• Cette femme-là n'est pas de nature à s effrayer d'une chauve-souris ou d'un lièvre. et la frayeur, ou plutôt les frayeurs ressenties par elle se rattachent certainement à la visite de Théodor Mindeau. Le correspondant de la « Morgen » est venu peut-être lui offrir le secours de son bras. Hum !..

Comme tout cela me semble louche Et dire que Lafressange est là-dedans !. que mon pauvre Léo peut avoir tout son bonheur et le reste de sa vie compromis par cette femme qui s'accrochera à lui comme une pieuvre !.

Théodor Mindeau avait pris congé de la baronne de Gunka tandis que Flavien Mauroy continuait à monologuer ainsi.

(A suivre)-


Mme Guyon. — Mme Perruche. — Lévy. — Piat et Mme — Mahaut.. — Mme Kartnlis. — Herbeck.

- Guillon. — Mme Fridmann. — iAcoudane. —

Pons. — Bernard et Mme. — Levasseur. — Brémondier. — Gutmann. — Jonrdan et Mme. —

Martin et Mme. — Salem. — Bonfils. — Assard.Delato&se. — Mme Pernod. — Eryndifalat et Mme.

- Famille Mae Mériss. — Prévost. Troueselle.

- Paget. - Mlle Aïcha. - Mme Ylossier. — Mlle toeb. -

Liste des passagers arrivés à Alger le 29 décembre 1913 par le paquebot Charles-Roux :

MM. le général Moinier. — Cnttoli, député. -

Trouill,. député. — Le Dentu. — UNaitd. — Bt3pliens et Mme. — Famille Mongean. — Creppo et Mme. — Famille Dubief. Capitaine Deulos. Inraz. - Flantier et Mme. — Mme Peltser.

Docteur Bergent. - de Bonafos. — Imans et Mme.

— Mercier et Mme. — Lisbonne. — Pocinet. —

Lamane et Mme. — Famille Bonssion. - Festaud.

— Gillet. - Robin. — Arthur Sowett. - Caméra st. Mme. - Duronx et Mme. — Lisbonne. — Buton et Mme. — Lassena et Mme. — Irenffet. —

Pelletier et Mme. Famille Laffons. — Mme et Mlle Bosers. — Bourlier et Mme. - Verthelot. —

Barrot et Mme. — Mme Bantier. - Valentin. —

Sanille. — Crespy. — Icnib et Mme. — Benamour.

— Lieugard. — Donard. ;— Comber et Mme. - Potteq. — Mentzinger. - Evrard. — Raffin. - Mme Vasserat. — Witchy. — Lombard. — Champagne.

G an et Mme. - Gruny et Mme. — Famille Beausejour. — Mme Stern. — Mme Bouchy. Grégoire et Mme. — Mlle Wagner. — Famille Texier. — Docteur Bricka. — Mme Vielle. — Famille Benamour. — Masson et Mme. — Gioan. —

Miguelly. — Beaulavan et Mme. — Sogar frères.

Mouvement Social

Loge Le Soleil-Levant

Réunion au local, 2, rue de Bourgogne, dimanche, 4 janvier, à 8 heures du matin.

Ordre du jour : -

Mots de semestre ; Propositions du Conseil d'administration ; Conférence sur la Limitation du nombre des pharmacies.

Distribution de vêtements et de jouets aux enfants pauvres. '--

La Vie Sportive

- GYMNASTIQUE

Patriote d'Alger. — Sortie du Nouvel An, jeudi matin, 1" janvier. Les gymnastes, la clique et la musique devront être au local, rue de la Fonderie, au plus tard, à 9 h. K).

— Résultats du tir effectué par les pupilles le 28 décembre : 1. Artéro ; 2. Maréchal ; 3. Aprile; 4. Domby aîné ; 5. Teulade ; 6. Petitjean aîrré : 7. Riveccio.

— Demain soir, mercredi, cours à 6 heures, pour les pupilles.

Tricolore et Indépendante. — A l'occasion du 1M janvier, le Président et le Conseil d'administration recevront MM. les membres honoraires et actifs en un apéritif amical, café de la Bourse, Champ de Manœuvres, à. 10 h. 45 du matin.

TIR

Société de Tir d'Alger. - A l'occasion des fè tes du premier de l'an, le bureau du secrétariat de la Société, situé, 6, rue Joinville, sera fermé du 1" au 4 janvier inclus ; par contre, le stand du Ruisseau reste ouvert pendant les fêtes pour permettre aux sociétaires de s'exercer au tir et de profiter des jeux de plein air.

SPORTS ATHLÉTIQUES

Association Sportive Saint-Eugénoise. — Jeudi, 1" janvier, à 7 heures du matin, réunion générale.

Ordre du jour très important. - -

Starry-Club. — Tous les membres sont priéa d'assister à l'apéritif du premier jour de l'An 1914 offert par le vice-président du Club et qui aura lieu demain, jeudi, à 10 h. 30 du matin. an siège social, Bar de l'Ancien Fort Bab-Azoun.

L'après-midi, à 2 h. 30, Se jouera, si toutefois le temps le permet: le match de foot-ball ruoy contre l'équipe du S.O.A. annoncé pour dimanche dernier et renvoyé par suite du mauvais état du terrain détrempé par les dernières pluies.

Sont donc convoqués, à 1 h. 30, précises, au local du Club, rue Sadi-Carnot, les équipiers pratiquant le rugby et leurs remplaçants.

PRÉPARATION MILITAIRE

Section Algéroise des Eclaireurs de France. L'excursion à Donéra.. Boufarik, Mazafran n'ayant pas pu avoir lieu à cause du mauvais temps, est reportée au vendredi, 2 janvier.

Rassemblement à 6 h. 45, au boulevard Laierrière.

Les éclaireurs qui désireraient être à Alger le dimanche 4, pourront revenir de Boufarik par le train le samedi soir.

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COMMUNICATIONS

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Ouvriers marbriers et polisseurs. - Tous les ouvriers marbriers et polisseurs syndiqués sont priés d'assister à l'apéritif qui leur ebt offert par la Chambre Syndicale, le jeudi 1" janvier, au Bar du Commerce, place du Gouvernement. à

10 h. 30 très précises.

Sociétés

Anciens Chasseurs d'Afrique. — A l'occasion du renouvellement de l'année, les membres de la Société se réuniront en un apéritif fraternel aujourd'hui. mercredi, 31 décembre, à 6 h. ,," du soir, au Bar Colonial.

Tou3 les camarades anciens chasseurs d'Afrique qui ont conservé de leurs glorieux régiments un excellent souvenir, sont instamment priés de se rendre à cette convocation.

Les Enfants du Limousin et de La Marcfie. —

Apéritif mensuel dimanche, 4 janvier 1914, à 10 h du matin, au Bar Colonial. * ; » Réunion du bureau à 9 heures.

L'Eclat du Jour. — Le mercredi, 31 décembre,, grande soirée dansante, salle des Beaux-Arts, rue Généraux-Morris.

Estudiantina l'Orphée de l'Agha. — Les membres actifs de l'Orphée de l'Agha sont priés de bien vouloir se trouver au siège social, 18 bis, rue SadiiCarnot, en tenue de sortie, avec instruments, jeudi, à 5 h. 30 du matin. -

Départ de la salle à 6 heures.

Estudiantina Le Diabolo de Mustapha. - Par suite du décès de la mère de notre dévoué président, M. Teyssèdre, la. Société ne sortira pas pour le 1" janvier 1914.

Une délégation du Conseil d'administration fera seule les visites de ce jour.

Estudiantina d'Alger-Bab-el-Oued. — Ce soir, à onze heures, réunion de tous les membres actifs au Café Aracil, 14, avenue de la Bouzaréah.

En cas de mauvais temps, il n'y aura pas de sortie.

Estudiantina de Mustapha. — Les membres exécutants des deux sections sont priés de se trouver au bas de l'allée des Mûriers (instruments, béret, insigne), le jeudi, 1" janvier, à. 7 heures 30, très précises du matin.

ETAT OIVIL

Naissances du 30 Décembre 1913

Oukrate Aimée, Benimeli Fernand, Labrano Joteph, Chérif Zahar Ali, Japavaire Henriette, Rivet Henry.

Décès du 30 ,. Décembre 491 î

Vidal Joseph, 90 ans. — Zanetta Marie, 1 jour.

- Arlandis Yvonne, 6 mois. — Torro Pascal. 55 gns. - Prats Joseph, 31 ans. — Vitale Anna, épouse Vitiello, 27 ans.

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OPERA D'ALGER. — Ce soir, Les Huguenots.

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CASINO MUSRC-HALL. — Tous les soirs, à 8 b. 30, spectacles variés.

ALHAMBBA. — Ce soir, à 8 li. 30, La Poupée.

KURSAAL. — Tous les soirs à 8 b. 30. specta cles variés.

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grand spectacle cinématographique. — Dimanche et judf, matinées.

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LES MANUSCRITS NON INSÉRÉS NE SONT PAS RENDUS

Le Directeur-Gérant : E. BAILAC.

Journal exclusivement composé par des

typographes syndiqués sur machines Linotypes et imprimé sui Rotatives J. Derricy, dans ses ateliers spéciaux.

Etude de Me Georges ,DUPUY.

licencié en droit, avoué près le Tribunal civil de première instance d'Alger, y demeurant 5, rue de l'Industrie.

VENTE

AUX ENCHÈRES PUBLIQUES

SUR SAISIE RÉELLE

D'UNE

PR OPRIÊTÊ

située à ALGER, quartier de Mustapha-Supérieur, en bordure sur le boulevard Bru, comprenant une maison élevée d'un rez-de-chaussée avec premier étage avec jardin, le tout de la contenance de .quatre cent cinquante-un mètres carrés quarante-quatre -decimètres carrés environ.

* Plus amplement désigné ciaprès.

L'adjudication aura lieu le Vendredi 23 janvier mil neuf cent quatorze, à deux lieu res de relevée, à l'audience des sriées du Tribunal Civil de première instance d'Alger, y séant ail Palais de Justice de la dite r ville, sis à Alger, rue de Conslantine, n° 10.

On fait savoir à tous ceux qu'il appartiendra, qu'en vertu :

1° D'un procès-verbal de saisie réelle du ministère de Mo Akoun, huissier à Alger, en date du 30 septembre 1913, visé, enregistré, dénoncé et transcrit au premier bureau des Hypothèques d'Aller, le pfo octobre 1913. volume 12, numéros 51 et 52 ;

20 D'un jugement de lecture et publication rendu par la troisième chambre des criées du Tribunal civil d'Alger, le vingt-huit novembre 1913, enregistré.

Et aux requête, poursuites et diligences de :

M. Brossard, Léon, ancien chef de gare du Canal de Suez, sans profession, demeurant a

Alger, quartier de Mustapha-

Supérieur, boulevard Bru.

Pour qui domicile est élu en l'étude de Me Georges DUPUY, licencié en droit, avoué près le Tribunal civil d'Alger, y demeurant, rue de l'indus trie, no 5, qui est constitué et qui continuera d'occuper pour lui sur la présente poursuite de vente sur saisie réelle et ses suites. »*

A rencontre et au préjudice de :

1° Madame Ruquet, Clorin-

de Rosalie, sans profession, épouse de M. Monié, JacquesThéodore, ferblantier, avec lequel elle demeure à Alger, quartier de Mustapha, boulevard Bru ;

2° Du dit M. Monié, Jacques-

Théodore, sus-nommé, qualillé et domicilié, pris tant en son nom personnel que pour l'autorisation maritale et la validité de la procédure à l'égard de son épouse sus-nommée.

Parties saisies sans défenseur ni avoué constitué.

Il sera procédé le Vendredi vingt-trois Janvier mil neuf

cent quatorze, à deux heures de relevée, à l'audience des criées du Tribunal civil d'Al-

ger, y séant, dite villo, au Palais de Justice, rue de Constantine, ne 10, à la vente aux enchères publiques, au plus offrant et dernier enchérisseur, à l'extinction des feux, de l'immeuble dont la désignation suit. -

DÉSIGNATION

de ltimmeuble à vendre

(telle qu'elle figure au procès-verbal de saisie)

UNEL PROPRIETE, située à

Alger, quartier de MustaphaSupérieur, en bordure sur le boulevard Bru, canton Sud d'Alger, comprenant une parcelle de terrain de la contenance superficielle, d'après las titres, de quatre cent cinquante-un mètres carrés quarantequatre décimètres carrés.

Ensemble les cOTlstrnctloDs y édifiées sur partie de ce ter rain et consistant en une maison d'habitation élevée, partie sur terre-plein et partie sur citerua. voûtée. d'un rez-dechaussée divisé en quatre pièces, cuisine, cour avec cil vitré et d'un étage composé de cinq pièces et une cuisine avec petite cour à la suite, caveau creusé dans le tuf, le tout couvert en tuiles.

Le surplus de terrain est en nature de jardin.

Le tout est limité : devant, par le* boulevard Bru ; d'un côté, par Madame veuve Parodi ; d'un troisième côté, par M. Martinet, Madame Saffar

et, d'un quatrième côté, par la rue des Alouettes.

La dite propriété est actuellement occupée par les époux

Monié.

L'huissier sàisissant à fait observer qu'il lui a été impossible de se procurer l'extrait de la matrice cadastrale de la dite propriété, il lui a été dé-

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Frais et remise proportionnelle en sus.

Dûment enregistré.

L'Avoué poursuivant :

Georges DUPUY.

NOTA. — Il est, en outre, déclaré conformément à l'article 696 du Code de procédure civile, que tous ceux du chef desquels il pourrait être pris inscription d'hypothèque légale que, pour la conserver, ils devront la requérir avant la transcription du jugement d'adjudication.

Pour plus amples renseignements, s'adresser à l'étude de Me Georges DUPUY, avoué poursuivant, et pour prendre communication du cahier descharges, au greffe du Tribu nal civil d'Alger, où il est <10 posé. 1

Tribunal de Commerce d'Alger

FAILLITE

BAIDIED BEN KACEM

Par jugement sur rapport en date du 27 décembre 1913, le Tribunal de Çommerce d'Aller a homologué le procès-veroâl de maintien du Syndic dans la aillite du sieur BAHMED BEN KACEM, « picier, 32, rue Babel-Oued, à Alger.

Par le. même jugement, M.

liuis on a été maintenu syndic définitif.

Le Greffier,

H. NlCOLAS-MISSAREL.

Tribunal de Commerce d'Alger

PRODUCTION DE TITRES

, FAILLITE -

BAHIED BEN KACEM

Les créanciers de la faillite du sieur BAHMED BEN KA EM.

épicier, 32, rue Bab-el-Oued, a Alger, sont invités à déposerdans le délai de vingt jours, à dater d'aujourd'hui, leurs titros de créances avec un bordereau sur papier libre indicatif des sommes qu'ils ont à réclamer entre les mains de M. Buisson, demeurant à Alger, Palais Consulaire, maintenu syndic définitif de ladite fail , lite par jugement du 27 décembre 1913.

Ils sont invités à ne pas négliger cette formalité qui doit hâter les opérations de la faillite, et notamment la vérification des créances qui commencera immédiatement après l'expiration de ce délai.

Le Greffier,

H. NICOLAS-MISSAREI-

GRÂTÏîf A TOUS

avenir dévoilé. Env. date de naiss. av. o fr. 80 pr. frais de bur. Mme DANIEL, 35, rue de CJhrnancourt. Paris.

Mairie de la Ville d'Alger

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Feuilleton de l'Echo d'Alger N° 193

VISION ROUGE

PAR

Georges MALDAGUE

TROISIEME PARTIE

LA CHANSON DES BLÉS D'OR

XIII --

- La haine de Benoîton s'accrut.

Il lui récrivit.

Cette fois, ce furent des reproches, des violences.

Puis arriva un autre billet de la Fran-

çaise, quelques mots :

« Toutes affaires cessantes, venez me voir, j'ai Uji peu d'espoir. »

Benoîton ne possédait plus aucun argent. Il fallut se rendre à pied au « Family-

House Il.

Il était fourbu.

L'institutrice lui fit servir un thé substantiel et commença :

- Avez-vous entendu parler de l'hôtel

Waldorf-Astoria ?

— Je crois bien, j'y ai dîné, et depuis j'ai passé vingt fois devant. non sans un soupir de regret.

— Bien ; je donne des leçons de français à la fille du chef qui s'occupe, au Wal-1

dorf-Astoria, de faire ouvrir -et servir les huîtres. Vous ne voyez pas où je veux en venir ?

— Pas encore, mademoiselle.

— Ce monsieur, quoi qu'on en puisse penser, a des fonctions importantes ; il veut bien vous prendre dans son service.

— J'accepte.

- Attendez ; vous ouvrirez donc des huîtres toute la journée, un travail peu intéressant !

— Je m'en fiche ! excusez-moi. pourvu que ça me donne à boulotter.

— Vous aurez deux dollars et nourri, car tous les employés du Waldorf-Astoria, et leur nombre est de dix-sept cents, m'a-t-on dit, sont nourris à l'hôtel même.

— Mais c'est la fortune pour moi : deux dollars ? en attendant mon rapatriement.

— Vous voulez toujours partir ?

— Plus que jamais.

— Si cependant c'était le pied à l'étrier ?

— Je vous devrais une fière chandelle, mais je n'y crois pas ; je suis guignard.

— Vous ferez ce que vous voudrez ; voilà un mot pour M. Simon, mon chef aux huîtres.

« Allez le voir demain, vers onze heures.

— Merci encore, merci mille fois !

A l'heure dite, Benoîton eut toutes les peines du monde de joindre le fameux chef aux hûîtres de l'immense hôtel.

Cet homme était un personnage.

Enfin, après cent rebuffades, il put contempler 1\'L Simon et lui présenter sa respectueuse requête.

C'est bien vous, Benoîton ? — Oui, monsieur. Par exemple, elle est raide 1 Mademoiselle Prévost m'a parlé d'un Parisien dégourdi, capable d'abattre une besogng.d'en-i

fer. C'est vous, le Parisien ?

— Oui, monsieur, Parisien du Gros-Caillou, pour vous servir:

— Vous n'êtes pas du tout l'homme que je veux 1 Je regrette, mais voilà !

M. Simon lui tourna le dos, morigénant un de ses sous-ordres, sans plus se préoccuper de lui..

Au bout de deux minutes, il parut surpris de voir encore son Parisien du Gros Caillou.

— Qu'attendez-vous ?

— Monsieur, je vous en prie. Mademoiselle Prévost.

- Mademoiselle Prévost est une excellente personne, mais vous ne feriez pas mon affaire.

— Qu'en savez-vous ?

— Vous n'avez pas l'apparence nécessaire.

— Pour ouvrir des huîtres.

— Il ne faut pas paraître huître soimême, mon garçon.

Il tourna les talons.

Un rire l'arrêta.

— Allons, je plaisantais ; soyez demain ici, à six heures du matin.

Maintenant, il n'en croyait pas ses oreilles.

— C'est comme ça ; je vous dis que Je plaisantais. -

« Demain vous prendrez votre fiche de service et les instructions nécessaires ; puis vous reviendrez lundi matin, pour entrer en fonctions.

; Benoîton s'inclina très bas.

M. Simon lui tourna le dos.

Dans.la rue, le rétameur soupira, malgré son intime satisfaction.

Çe ne sera pas tout rose avec ce chçf|

--

des huîtres.

« Enfin, pour revoir Zonzon, je traverserais l'eau et le feu !. Il faudra bien que je gagne mon passage, si on ne me l'octroie pas. -

Mais comment manger d'ici au lundi ?

Machinalement, — oh ! bien machinalement, il se fouilla.

Surprise !

De la poche de son veston, un papier qui semblait envelopper un corps dur.

Le corps dur c'était. trois dollars !

Comment cette bonne mademoiselle Prévost avait-elle pu glisser là cette aumône. ?

Le lundi donc, le neveu de madame Beïloîton prit son service aux huîtres.

On lui confiait un travail de vitesse, de précision, pour lequel il fallait réellement se débrouiller et attraper le coup.

M. Simon ne s'était pas trompé ; il ne faisait pas l'affaire.

Il ne se sentait d'ailleurs — pris du mal du pays — de goût à rien.

Et il se rendit compte qu'on le gardait là momentanément, par commisération, grâce à la bonne recommandation de mademoiselle Prévost, quotidiennement renouvelée, à coup sûr. Au bout de la quinzaine, le grand chef lui dit :

— Mon brave Parisien, vous n'êtes pas du tout l'homme dont j'ai besoin ; à la fin du mois, vous cesserez votre service ici.

(c Et si j'ai un bon conseil à vous donner, reprenez vos cliques et vos claques, regagnez Paris, sans retard.

- C'est mon plus ardent désir.

- Pour être agréable encore à mademoiselle Prévost, avec qui je causais de vous' hier, je vais essayer de vous obtenir un passage à moitié prix. j'en paierai l'autre

moitié.

cc Pas de remerciements, taisez-vôus, ça m'arrive de n'être pas un ogre.

Pendant les quelques jours qui lui restaient à s'occuper, Benoîton s'acharna à la besogne.

Le jour il travailla dans la section de

M. Simon du mieux qu'il put.

La nuit il donna des coups de main aux garçons qui avaient à faire les chaussures,

les cuivres de l'immense caravansérail.

Il arriva ainsi à se faire un surplus de vingt dollars, sur lesquels il rembourserait mademoiselle Prévost. - •

M. Simon avait réussi, et le brave rétameur, ivre de joie de revoir son enfant, de reprendre sa vie libre, fit ses adieux à celui-ci et à cette protectrice de passage qu'il ne reverrait sans doute point.

La sirène sifflait.

Le passager se hâta d'embarquer.

Cette fois, il fut parqué parmi les émigrants.

Que lui importait !

Chaque seconde l'éloignait de ce Nouveau-Monde trompeur, le raprochait de la France. ,.

Il se sentait une immense joie.

Lorsque la terre fut signalée, quand peu à.peu les feux du Havre apparurent dans la clarté du ciel et -de l'eau, il essaya dans l'espace restreint de l'entrepont une gigue échevelée.

Mais Benoîton, en mettant le pied sur la terre ferme, devint grave.

Il pensait à la fois à sa tante, madame Bezons, et à sa fille, Zonzon, à ce protecteur malgré lui qui se jiommait M. de Trammart.

Retrouverait-il l'enfant à son pensionnai, la tante à sa roulotte, dans la banlieue de

Paris, où elle stationnait d'habitude à cette époque de l'année, M. de Trammart à son château des Etangs ?

Le pauvre rétameur, qui ne demandait qu'à remettre à neuf les casseroles, eut un serrement de cœur.

Il lui sembla qu'il ne retrouverait plus personne.

XV

La vie est une bizarrerie, un imprévu de tous les jours, on peut dire même de tous les instants.

L'être infime qu'était le neveu de madame Bezons, le pauvre Benoîton, qui, à son retour en sa. patrie, se sentait pris de l'angoisse soudaine de ne plus retrouver les siens, voguait seulement depuis la veille siens, l'Atlantique, passager de deuxième sur classe sur la « Touraine », en partance pour le Nouveau-Monde, et déjà accosté par ce Bonjean, qui, d'accord avec son associé Smithson, devait le faire dépouiller par un trio de nègres, — les Apaches de New-York — lorsque, dans la roulotte de sa tante, se réfugiant aux abords de Versailles, avec son chien pour gardien, — entra une belle dame au grand air, en toilette blanche de campagne, - les yeux graves, et pourtant le sourire aux lèvres.

— C'est vous qui dites l'avenir ? interrogea-t-elle de ce ton mi-convaincu, misceptique de la plupart des clients des diseuses de bonne aventure.

Madame Stella, finissant une énorme écuellée de café au lait, devant la petite table prenant le milieu de son étroit logis, répondit sans barguigner :

— Pour vous servir, princesse !

— Princesse! répéta la visiteuse, en pous■*ant derière elle la porte ; vous me connaissez ? (A Suivre.)


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