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'A L'OMBRE DES FAISCEAUX L' INTRIGUE ALBANAISE II. APRÈS TIRANA <1>

Le premier soin de la Yougoslavie, après le coup de surprise de Tirana, 1 fut d'en réferer à la S. D. N.. dont le Conseil, également saioi d'une -protestation des exilés albanais, n'a, ni en décembre ni en mars, trouvé le temps de statuer. Notons en passant. que les trois Etats directement intérusses sont membres de la S. D. N., ce qui, pour deux d'eutre eux, peut surprendre, le préambule du cevenant précisant Seuls, peuvent être membres de la S. D. N. les Etats qui se gouvernent librement. Mais l'article 20 du même acte stipule bien Les Etats membres s'engagent à ne conclure aucun traité incompatible avec le pacte ».

Le premier soin ou l'un des premien de l'Italie fut de dépêcher à Tirana, sous prétexte d'instruire l'armée albanaise, le général Camicia, qui.. en outre, exerce là-bas, paraitil, des pouvoirs militaires étendus. Un autre général, Bodrero, représente son pays a Belgrade. L'Italie fasciste exporte beaucoup de généraux. Camicia comme le veut sa besogne est de l'espèce discrète. Bodrero, lui, est de l'espèce tapageuse.

L'alerte à Rome

C'est ce guerrier qui alerta (?) Rome, voici quelques semaines, par t\es rapports effarantes sur les armements des méchants Yougoslaves. Incontinent, d'ordre de M. Mussolini, le marquis Della Torretta alla frapper à l'huis du Forcign Office. Il le trouva quasiment clos, et n'en dut guère être surpris ni, qui sait î fâché car on avait choisi pour cette grave démarche le vendredi 18 mar s, 18 heures, c'est-à-dire l'instant précis où allait commencer le sacro-saint week-end. Simple inadvertance, évidemment. Notre Quai d'Orsay, lui, ne fut avisé que le lendemain. juste, aussi, avant l'exode hebdomadaire Une erreur de transmission télégra.phique, avait, dit-on, cauaé ce retard. d'où il appert que la facilité des com.^muuJi-mlQlis entre capitales ealeivraison dlrec» des distances qui fcût cru 7 A Berlln, l'ambassadeur italien annonça, au témoignage de l'agence Wolf, la remisé prochaine au gou-. vernement allemand, ainsi qu'à toutes les puissances intéressées « d'un document établissant la véritable situation document que l'opinion attend encore. Tout est décidément bizarre en cette affaire. L'enquête internationale

On sait comment la Yougoslavie s'offrit immédiatement à une enquête internationale, et aussi comment les propositions les plus hétéroclites sur les modalités de celle-ci ne parvinrent pas à avoir raison de sa bonne volonté. Attachés militaires, commission désignée par la Conférence des Ambassadeurs, commission mandatée par le Conseil de la S. D. N., commission permanente de contrôle, officiers suédois investigations en Yougoslavie seulement, ou bien aussi en Albunie, avec ou sans l'intervention des repré.->entauts des nations- antagonistes. tout fut accepté avec le sourire. M. Ninko Peritch l'avait proclame d'avance à la Skoupchtina dès le 21 mars. Les Chancelleries et la presse mondiale n'avaient plus, depuis huit grands jours, d'autre théine. Alors Que venez-vous me chanter là ? Quelle enquête ? Je ne suis au courant de rien. vient déclarer. le 27, une dépêche de Rome. non sans que l'Italie eût d'abord décliné l'arbitrage genevois, voire inÈinué qu'une enquête, en somme, ne saurait prouver grand'chose.

Ces procédures se fussent trouvées, au demeurant, bien superflues, les prétendus préparatifs yougoslaves, ayant été démentis catégoriquement et par le ministre d'Albanie à Belgrade (propre beau-frère de Zogou) et par le ministre d'Angleterre dans la même capitale (sir A. Chamberlain fit état de son témoignage devant les Communes (23 mars) et par le cou«ul britannique ti Tirana, M. John Parcel!, lequel, après avoir parcouru quelques centaines de kilomètres tant le long de la frontière qu'en territoire yougo-slave. déclare avoir rencontré, en tout et pour tout, six soldats serbes, et ajoute loyalement Je dirais plutôt que quelque chose se prépare en Albanie • soupçon infiniment plus fondé, confirmé d'ailleurs par le% correspondants de la nriHsh Unitcd Press et du Bcrliner Taijeblatl. Les poarpatlets directs

Arbitrage et enquête abandonnés, on en vient, les derniers jours de mars, à l'idée des pourparlers directs le 31, M. Mussolini reçoit cordialement. M. Rakilch. le nouveau repre tentant yougoslave à Rome. Le 1"" avril (mais ce n'est pas un poisson !) 11 est officiellement saisi d'une proposition de négociations. Et. le 15 on n'est pas pressé, apparemment nouvel ébahissement. nouveau communiqué romain Quoi Ah t oui, ces pourparlers 7. Mais aucune date n'e,t fixée. D'ailleurs, nous n'rallons pas discuter Tirana, n'est-ce pas ? Cette fois, cela pa^se quelque peu les limites do la bizarrerie Néanmoins, pas plus que l'abandon de la fameuse enquéte, il n'y a lieu de déplorer celui des négociatiuns

directes. Les grandes puissances en étant absentes, c'était le tète-à-téte, ali dénouement trop prévu, du loup et de l'agneau. Reste la S. D. N., envers laquelle ou n'ignore point les préventions, les répugnances, si compréhensibles 1 de l'Italie. Ne pas convoquer le Conseil, c'est laisser au « Duce les mains libres jusqu'à la session de juin, et ainsi compromettre, avec les chances do la Paix, le prestige de l'institution wilsonlenne. Le convoquer, c'est risquer un grand bruit de portes, une sécession éclatante de l'Italie, mais célle-ci, aussi, se jugerait elle-même par ce geste. Quelque voie que l'on adopte, la solution pacifique ne se peut trouve.r hors de l'une des liypothèses suivantes engagement, par les deux parties, de non-intervention dans les affaires de l'Albanie garantie bilatérale conférée par elles au statu qtv> albanais co-garantie du dit par les grandes puissances, la Yougoslavie et la Grèce.

Ne nous forgeons point toutefois trop d'illusions. A supposer que la conscience universelle fasse présentement prévaloir l'esprit de conciliation sur des mauvaises volontés trop manifestes, cet heureux mais frêle résultat demanderait la plus grande vigilance pour être consolidé,' car mainu germes de conflits subsistent Les germes de conflit

1° Le fait que la Grande-Serbie, encerclée par les savantes manœuvres qui ont à peu près désagrégé la Petitre Entente, est, de plus, verrouillée dans l'Adriatique, et n'aura d'autre part, sur l'Egée si les pourparlers en cours à ce propos ne restent pas indéfiniment au point mort qu'un débouché précaire (chemin de fer Guevgueli-Salonique), à la merci des Grecs, d'où péril incessant d'asphyxie.

2" L'esprit même et les mœurs des peuplades albanaises, foncièrement indépendantes, aussi imperméables, aujourd'hui à la propagande italienne que, jadis, rebelles à la domination ottomane. Zogou. déjà eu difficultés avec les tribus du Nord, ne se maintient, provisoirement, que par la terreur (cours martiales en permanence, assassinat des adversaires, arrestations en masse. pur style fasciste 1) L'appui de Rome peut lui être, quelque temps, matériellement utile moralement, il le discrédite auprès de ses compatriotes Il y a déjà eu des incident;- sanglants entre instructeurs » italiens et soldats in- 30 La survivance du clan de Fan Noli.Cet ancien agent de l'Italie ou tout autre homme de paille peut, du jour au lendemain, être à nouveau suscite en sons-main par elle, de façon à faire jouer les articles 1 et 2 du traité de Tirana Le plus minime incident de frontière servirait d'ailleurs aux mêmes fins. 3° Le récent traité italo-magyar, garantissant il. la Hongrie le libre u-age du port de Fiume. Pour accéder il. ce dernier, il faut transiter par le territoire yougo-slave. C'est donc un peu la carte forcée avec Belgrade. Faute d'entente avec Rudapest, Rome se chargera volontiers de prendre fait et cause pour son nouveau complice.

Non en vérité, l'esprit de Locarno ne semble pas encore près de souffler sur l'Adriatique

Jacques LAGLA1NS.

(1) Voir l'Outsl-Eclatr du mardi 7 Juin. DES WAGONS TOMBENT DANS UN RAVIN

Deux morts

Naples, 9 Ju.n. Par ^ulte d'un dé ralliement, quoi»* wagons d'un train de marchandise» ont ém précipités à Rofliano dans un ravin .1' ne hauteur de 15 mètres. Deux eutployés ont été UN MAIRE COMMUNISTE EST SUSPENDU

Perpigvax, 9 juin. Aa la suite du vote par le Conseil municipal communisle de Rivesnltes disant approuver la guerre chinoise sous la pression des Soviets, comparant Doriot cn Chine il Lnfayetle on Amcrique et protestant contre les guerres du Maroc et de Syrie le préfet des Pyrénées-Orientales vient de suspendre, pour un mois M. Bihonlel, matre communiste «le Rivesaltes.

LE PRINCE DES ASTURIES EST SOUFFRANT

Madriii, 9 Juin. Le prince des Asturies souffre d'une nouvelle attaque d'hémophilie. Son état inspire de -6rieuses inquiétudes.

(Wlde World Photo).

Chamberlain et Lévlne devant le Columbla, teur arrtvée Kotlbu- On remarquera que les deux aviateurs ont le sourire et tic paraissent pas exténués.

UN NEURASTHENIQUE

ETRANGLE SA FEMME

ET TUE SES DEUX FILLES Pais il se constitue prisonnier WAssY, 9 juin. Cette nuit, à Lezeville, «sur les confins de la Haute- Marne, de la Meuse et des Vosges, au cours d'une cri-se de neurasthénie aiguë. M. Capitain, âgé de 50 ans, étrangla sa femme qui avait essayé de le calmer.

Prenant ensuite son fusil, il y plaça deux cartouches et se rendit dans la chambre où donnaient ses deux filles. Il tua la première à bout portant pendant sou sommeil et la seconde au moment où eUe se -réveillait; Il revint près du cadavre de* sa femme, écrivit à son trère cultivaleur S-€cn-en«y te rendre compte ». Puis Il prit la bicyclette de sa îeroine et alla glisser la lettre sous la porte de son frère. Il continua ensuite sa course pendant 40 kilomètres pour aller se constituer prisonnier à l'aube à Wassy.. Capitain était conseiller municipal d* Lézeville; il avait reçu pendant la guerre trois blessures dont une à la tète. Il avait mçu la croix de guerre.

(Wirte Wnrid Photo).

Dlile LAGERMAN,

Suédoise hab"ant Paris, a plusieurs cordes à son arc. Servante de bar dans un théâtre, rue de Clichy, elle est en même temps, depuis deux ans, une élève du céfèbre sculpteur Bourdelle. l'lie a même exposé au Salon d'Automne.

Prix littéraires décernés par l'Académie Française PARis. 9 juin. L'Académie Françaist; a décerné cet après-midi le Grand Prix de Littérature (10.000 fr.) à M. Joseph de Pesquidoux, pour l'ensemble de ses œuvres et le prix fiu Roman (5.000 fr.) à NI. Joseph Kessel, pour Les Cœurs purs. L'Académie a décerné en outre le Grand Prix Gobert de 9.000 fr. à M. Driault, pour Yapoléon et l'Europe, en cinq volumes et le deuxième prix Bobert. 1.000 fr.. à NI. Marcel, pour Le cardinal de Oivry, éoéque de Lanurcs, 15?J-1561.

L'ÉTAT DU COUREUR

BOTTECHIA S'EST AGGRAVÉ Miun, 9 juin. On télégraphie; r!e Pordenone que l'état du coureur 'cycliste Ottavio Bottechia. qui fit avanthier une chute au cours d'une séanu» d'entraînement, s'est aggravé subite ment cette nuit. On craint pour la vie du champion

Auant de s'embarquer sur un paquebot i destination de la France, dcux étoiles du ciel cinématographique ci américain ont fait à la presse des Jéclarahons curieuses Nous allons à Paris pour divorcer. Cela vous étonnerait-il ? Paris est oeri; pratique pour ce genre de sport. (. et; la ville du monde où l'on se sépare le plus facilement. All right En temps ordinaire, les citoyennes et citoyens de la libre Amérique apportaient quelque discrétion daru leurs visites extraconjugales chez nous. Désormais ils crient à tous les échos que si à New-York on ciMrlcstonnc bien, à Paris on divorce mieux.

Et je comprend. aujourd'hui l'acharne. ment des Yankees à rapprocher les con/i- nenll. Je divint les causes de leur-ardetir à établir des services rapides entre leur pays £t nos frondes capitales hospitalières. Vous verrez que dans l'avenir, l'aùiation facilitera les transports les plus inattendus. Lindbergh a-t-il conscience des espoirs qu'il a fait naître, en traversant d'un bond l'Océan Atlantique ? Sait-il que demain, dans son Nouveau-Monde, dès que le 6onheur conjugal battra de l'aile, on ne songera qu'à prendre un avocat et un monoplan pour Paris ?

Car, par les lignes régulières d'avionslits et d'avions-restaurants (Terre-Neuve, cinq minutes d'arrêt, bujjct.) que l'on inaugurera dès 1928, les Américains obtiendront le divorce en 70 heures, aller et retour, pour peu que les magistrats français y mettent quelque complaisance. Oui, mais. Descendoru du rêve et atterrissons dans la réalité. Nos juges ne veulent rien entendre. Ils se refusent à prononcer des séparations définitives en faveur des Yankees auxquels un régime sec a donné la soif de la liberté. Ils ne se voient pas, accueillant au Bourget, parmi les bravos frénétiques, l'héroïne coléreuse l,ui vient en Franc: nous arracher l'auloiisation légale de plaquer son mari. Celle manière est trop n raid », remarquent-ils. Et, d'un sans-gêne révoltanfl. Nous sommes décidés à réexpédier chez eux les plaideurs qui n'ont pas un vrai domicile en France.

Nos magistrats réagissent sagement. D'autant plus que par 1 abus de ces divorces-express on les accuserait de transformer les Etats-Unis en Etats. désunis. Le Petit Grégoire

LES PRÉPARATIFS DE L'EXPÉDITION

POLAIRE FRANÇAISE Paris, 9 juin. L'expédition point- ri française activ; soi rirépsi utils de départ. Elle se propose, ypiès avoir franchi le passage rlu nord-est, de traverser la calotte poiaire avec des enpins à moteur et avio i d'explorer la zone inconnue et rle se livrpr à des observatiolii? scientifiques. L'expédition emportera des vivres pour deux ans. Elle est placfe sous le patronage de l'Office National des rechercha scientifiques et Ce la Société de Géographie.

LE TRAITEMENT

DES FONCTIONNAIRES Ceax-ci veulent une base de 10.800 francs

PAnts, 9 juin. Les fonctionnaires et les travailleur des services publics demandent la convocation iimni«liate de la Coinmisison plénière des traitements, le vote d'urgonce des crédits provisionnels In revalorisation sur la base de lO.sno fraws. c'cst-ù-iire l'ajus- tement a l'indice 600.

CHAMBERLAIN ET LÉVINE RETOURNERONT. ILS

EN AMÉRIQUE

PAR LA VOIE DES AIRS ? Url. prix de 100.000 dollars leur est offert

pour tenter la traversée Bcrlin-Nezv-York

BEraiN. 9 juin. Les aviateurs Chamberlain et Lévùic ont asoisto a midi au bauqua oliuit eu leur huuueur par M. Streseinaim.

lis arriveront cameai après-midi il Vienne, vers 17 heures. Leur avion ltiss Coluinbia. sera accompagne par des avions alleinauus uanspuiiuni des journalistes. Ue Vienne ils su reudrout probablement a Prague et j peut-être a Rome, où NI. Mussolini les a invités.

Ils gagneraient ensuite Paris, eu survolant Us Alpes.

Il se contirme que le nom de Miss Culumbia sera donné à une ruo de Berlin.

Uu éditeur américain a offert aux deux aviateurs un prix de 100.001) dollars pour leur retour par avion, de Berlin à New-York sans escale Chamberlain a déclaré qu'il n'avait pris encore aucune décision au sujet do son retour en AmÜique par la voie des airs.

Lévine déclare de son côte qu'il est prêt à retourner aux Kluis-Unis en avion si son compagnon s'y décide, mais il a 6pécinc que. dans ce cas. la pmne de 100.000 dollars reviendrait tout entière à Chamberlain.

I.évine a déclaré aux journalistes qu'il avait l'intention de créer une ligne de navigation aérienne entre l'Amériqne et l'Europe. Il croit pouvoir rassembler les capitaux nécessaires à cette entreprisse et espère que les premiers vols nourraient avoir H eu l'année prochaino.

LE « MISS COLUMBTA » APPORTAIT UN MESSAGE A M. DOUMERGUE

PARIS 9 juin. Le Président de la République a reçu du commandait en chef de la Légion amérn-aine un message apporté par le Miss-Columbia. ce message, dnté d'indismipoli-s a <té mis a la poste à Berlin de», l'ar.rivée des aviateurs Chamberlin et Levine.

LE RETOUR DE COSTES ET DE RIQNOT

Paris, 9 juin. Les établissements Bi-cgii'i ont reçu hier smr le t>lo gramme suivant « TajilsU. Attendons essence qui doit arriver demain matin, regagnerons Paris par Kazan et Moscou. Signé Costp. Rignot On ne sait si les deux aviateurs rien troront directement on s'ib feront cale. On le; attend à Paris à la fin 'le la semaine.

les Anglais tenteront da battre le record de distance

I.osnttES, 9 juiu. Le ministère (le l'air annonce qu'une nouvelle tentative va être fane par l'aviation iritannique pour battre le record de la distance. La machine employée sera encore cette fois un Hawker de boutbardement de 700 chevaux, La direction suivie =era celle de Karachi. Le raid de Pinsdo

Rome, 9 juin. Le colonel de Pinedo avec -es deux compagnons, le eupitnine IK1 Prête et le méoiinicien Zucchettj, report mi demain pour Lisbonne et pour Home,

UN MOUVEMENT

RÉVOLUTIONNAIRE AU PORTUGAL?

Badajoz, 9 juin. Le bruit court qu'un mouvement révolutionnaire aurait éclate au Portugal Le gouvernement aurait douné l'ordre aux trou.pes de la région du Nord de prendre toutes les mesures nécessaires Les troupes sont concentrées Entroncaineuto. Les gares de Connbre et de Pmnpilhoa sont occupées militairement. L'ordre serait actuellement rétabli.

Utr démenti

Lisbonne, i) juin. Le. ministre rln la gUPiri." dément tous les bruir:; lelo.i loaqueUi l'ordre aurait eté troublé. '-« mouvement de tronpiN d'hier soir a été la conséquence d'une mauvais interprétation des instructions nui avaient été données. Le calme règne dans wut le pays.

M. Poincaré a défendu' à nouveau à la Chambre son projet

de gestion du monopole des allumettes

[ncidemment il a déchiré qu'il nfc comptait pas proposer la ratification des accords

sur les dettes i.nteralliées Paris, 9 juin. La Chambre, fit présence de M. Poincaré, qui est au banc du Gouvernement, continue ta matin la discussion genénile du prolet de loi portant nppruUition d'un* L'ouventiuu relative à ta gusUou du monopole des allumettes.

M. Blonde;ui. directeur général de» manufactures, coiiimissa:ro du Gouvernement, poursuit l'examen de i;i rniivt-iiiion. afin devant .;t Chambre qu'elle est en tous points avautstiietise pour l'Etnt.

Il dôme u :iiiiiil.i 'jV i hiltres pour établir que le pm dt revient des aliumt-ltes stra ité* réduit par la nouvelle et quo le Trer-ur est as-tiré de trosivnr rus les bntéfl. ces uni lui sont uuniiUs

M Blonde-lux conclut en affirmant que si. pour des raisons de principe, la convention peut avoir dL" adver* maires, elle ne peut, quant j'J fond. être discutée, car elie est nonne pour l'Etat et pour le monopole dea allu. mettes

Toute la Chambre, partisan; commet adversaires de la convention, applau- dissent le cumuiissaiie du gouverne»meut à sa descente de la tribune. M. Georges Dunnrt mandate par ld groupe lailical suciuti.stc reprend iVs uruuiiieuis dota develuupes par Us adversairt-s du projet. il:ms lequel il craint de voir un pr£utjl> ni.̃ .ar, dit-il, si la Ûinintirc votuit l'uftermugu du monopole des iiKiunettes, il btraiB bientôt que?uuii de celui des tabacs. Les deux monopoles tout en t-Cet séiés par la même administration. »: ufpjd. a gauche).

Eu terminant. Al. Georges Bonuet prie le Président du Coii>eii de ne pas voir diuis la décision du groupe railical-socialisie de voler contre la juvention wi manque .le confiance « Nous vous 'Jumanduiis seulement, d il;il, d'ùtguji:=er iiiduntriulleiiiL'iit la moiiupole des allumettes. • iippl. n ijauche.)

M Poincaré va répondre il ses interrupteurs. Il monte il la tribune. M. PoinCaue. Je voudras bi«i« que la confiance que m'accorde M. Georges Bonnet et ses amis ne se traduise pas par le rejet de tous les projets du gouvernement. {Itires.) M. George* Uunnei lui aussi avait dépose un projet pour la réorganisation du monopole des allumettes. M. Otxos. Nous sommes tous d'accord pour reconnaître cette ne» cessité.

M. Je suis en droit da prendre les propositions concrètes qui ont été déposées et Je vois qu<J M. bonnet ne ittnt pas compte dans. son projet ni de la nécessite des bois Scandinaves, ni de l'existence du la. qui possède les marches' extérieurs. Nous sommes uien obligés de tenir compte de c<;s réalités. M. PoitH'iiru consulte notamment que la proposition lionnet ulioulis.-au également il la consiMiition d'un ofllce français des aliuuwttts, ilota de ressources par un emprunt d'uis milliard.

Le président du Conoeil ajoute qua cette proposition donnerait beaucoup moins de garanties a l'Etat. Celui-ci se trouverait désarme et déviait sup. porter une charge de 70 millions. Les garanties juridiques

Répondant u l'objection de M. ti« bille, quant au conseil d'ailuiinislra*lion de l'aille, M. Poincaré dit qu'il s'est adresse a nouveau a une sommité de la Faculté de Droit de Paria qui. par une note Irréfutable, établit que les droits de l'Etal sont parfaitement sauvegardés par des clauses indiscutables, applaudissements au centre.)

La collaboration de la Chambre M. Sibilu; Je remercie M La président nu Conoei! d'avoir leiid compte de I observation que j avaii présentée sans aucun souci d'ôtra ugreuible à un parti, a une doctrine. Cet incident prouve que nos discussions au sein des ci>ninus.sio!^} et ci» séance ne sont pas inutile». (H/s applaudissements sur tous les bancs.) M. PoinCakê. le n'applaudis pas! parce que je suis à la tribune et parce que je suis sénateur. (/{ires.Jj Mais voue :avez tous que j'ai tou« jours recherché la collaboration do la Chambre et il est meontestabltj que ce projet, voté ou non, sortirai des délibérations de la Chambre cou» sl'lérablement amélioré. (Applaudis* seinents sur tous les bancs.)

Le président du Conseil donna alors lecture du vreu tic la Chambra de Conunerce de Paris en faveur na l'adoption d'un projet qui. 6'H était rejeté, aurait pour conséquence 19 transfert à l'étranger des usines qui