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VERS UNE ENTENTE ÉCONOMIQUE EUROPÉENNE

Le cartel international de l'acier, les intérêts ouvriers et les socialistes

Le Cartel international de l'acier continue sa marche en avant.

Dans une séance que son comité directeur a tenue, le 6 novembre, à Luxembourg, celui-ci a décidé d'augmenter le chiffre total maximum de production pour le trimestre en cours, le portant de 27.287.000 tonnes à 29.287.000 chacun des quatre pays adhérents Belgique, France, Luxembourg et Allemagne voit naturellement s'accroître le contingent qui lui avait été primitivement attribué. Le comité, nous annonce-t-on, a constaté que la demande restait très forte et que le cartel remplissait parfaitement le but pour lequel il a été fondé.

Ainsi donc, du côté des promoteurs, en _e déclare tout à fait satisfait. Mais quelle est l'impression d'une autre catégorie importante d'intéressés Que pensent les ouvriers 7 Nous ne connaissons malheureusement que les sentiments de certains milieux socialistes et ils sont quelque peu contradictoires.

Au lendemain de la constitution du cartel international de l'acier, il semble que, soit en Allemagne, soit en Belgique, les chefs révolution"iiaires se soient montrés plus ou moins fortement hostiles. Le journal, le VorwXTts do Berlin, déclara que l'union des capitalistes seuls consti.uait un danger pour la classe ouvrière et, eu tout premier lieu, un danger de mouopole des prix. Au même moment, aux États-Unis, la Fédération américaine du travail vuyait dans le nouveau cartel international une grave menace pour les travailleurs de la métallurgie, mais elle gardait le silence le plus complet sur les périls que les trusts <l'Outr"-Océan peuvent également faire coi -ir aux intérêts ouvriers. Plus récemment, en France, le grand chef de la C. G. T. a exprimé une opinion très différente qui mente d'être retenue.

Il y a quelques jours, en effet, M. Jouhaux luisait au représentant de l'Agence Havus la déclaration suivante « Les ententes industrielles sont indispensables. La production doit étre organisée. L'instabilité des prix, les crises de chômage sont en partie le fruit de l'inorganJsaliun des productions nationales.

Il y a pour nous, monde ouvrier, ajoutait-il, un intérêt incontestable à voir substituer aux conceptions périnées une conception plus moderne de la collaboration internationale économique qui suppose à sa base une répartition plus rntionnelle des marchés et la recherche de la plus grande consommation avec les prix de revient les moins élevés. »

Mais M. Jouhaux proclame la nécesslté de contrôler les cartel, non pas pour faire obstacle a leur fonctiouneiuent, mais pour écarter les dangers car ces forces économiques puissantes peuvent, lit-il, peser sur les politiques nationales. Et, pour cette surveillance, le secrétaire général de la C. G. T. estime qu'une simple publication des chiffrts et des bilans serait une garantie insuffisant. Ce qu'il faut, affirme-t-il, ce sont des chiffres sincères qui seront discutés dans des

conférences économiques penoojques, ouvertes aux producteurs, aux industries de consommation et aux consommateurs eux-mêmes, sous l'égide de la Société des Nations. Cela ne va pas sans l'institution d'un organisme permanent qui serait chargé d'assurer l'accomplissement des engagements pris et de coordonner les efforts. En résumé, a conclu M. Jouhaux, a une organisation économique nouvelle du monde doivent correspondre des garanties nouvelles pour les masses ouvrières. C'est à ces coditions seulement que le syu dualisme ne fait pas une opposition de principe à la conclusion des ententes industrielles internationales. Nous ne discuterons pas les idées de M. Jouhaux concernant la constitution d'un organisme nouveau de contrôle internntional le projet en sera peut-être présenté a la prochaine conférence économique Internationale et nous aurons tout loisir de l'examiner. Mais nous voudrions rechercher quelle peut être l'action des cartels nationaux ou internationaux sur la situation des ouvriers. Lee cartels peuvent principalement influer sur le sort des travailleurs, ̃oit en modifiant la quantité de travaU qui leur sera offert*, tçii en

agissant sur le prix que le travail leur sera payé.

Leur action sur les salaires est très difficile à déterminer.

Sans doute, les industriels, placés par le fait du cartel dans une situation prospère, seront plus disposés à mieux payer leurs ouvriers. On constate, en effet, de nombreux relèvements de salaires dans les différentes industries placées sous le régime des ententes mais on ne saurait affirmer que ces relèvements sont dus à l'action des cartels plutôt qu'à d'autres causes.

Il semble même que le cartel donne plus de force aux producteurs coalisés pour résister aux réclamations de leur personnel. Le fait de cette coalition procure, en particulier, aux industriels la possibilité, en cas de grève, de faire exécuter les commandes par tel ou wl des établissements coalisés qui n'aura pas été fermé. En présence de la force que le cartel assure aux employeurs, les ouvriers ont, de plus en plus, senti la nécessité pour eux de se grouper dans des syndicats professionnels. En second lieu, les cartels exercent une influence sur les possibilités de travail offertes aux ouvriers et ils ont généralement pour heureux effets de donner à la main d'oeuvre plus de stabilité et de régularité. Un clés résultats du cartel pour les firmes. adhérentes est; eh effet, d'assurer ^existence des entreprises moins importantes ou moins fortes qui, sans lui, auraient probablement succombé. En diminuant, surtout en temps de crise, le nombre des ruines individuelles, le cartel conservera du travail à de nombreux ouvriers. Sans doute, cet avantage n'ira pas sans un inconvénient le cartel sera obligé de limiter la production de ses adhérents, ce qui entraînera une limitation de travail pour leurs salariés mais, pour les ouvriers comme pour les employeurs, ce sera un sacrifice nécessaire. En l'im.posant. le cartel répartit simplement sur l'ensemble des Intéressés l'effet des maux de la situation maux qui, sous le régime purement individualiste, auraient causé une privation complète de travail pour les salariés occupés dans les exploitations obligées de fermer.

Le cartel a donc pour effet, pour les ouvriers comme pour les patrons, en diminuant le travail de tous, de permettre à tous de continuer à travailler et il atténue ainsi pour eux, dans une large mesure, les conséquences douloureuses des crises ou simplement des périodes de ralentissement de la vie économique. C'est ce qui explique que jadis, avant la guerre, les ententes de producteurs ont trouvé des partisans, notamment en Allemagno et en Autriche, parmi les ouvriers et leurs habituels porte-parole.

Nous ne serions pas surpris qu'il en soit ainsi pour le nouveau cartel international de l'acier.

Max TURMANN,

Professeur à l'Université

de Fribourg.

(Wlde worid Photo).

Aille DVUOST

la catherinette gagnante de la course de relais.

Le Conseil! des ministres s'est occupé de choisir un successeur à M. Bérenger Il semble se confirmer que M. Paul Claudel sera choisi

PARIS, 30 novembre. Le Conseil des ministres, ce matin, a été consacré à l'expédition des affaires courantes. Le prochain Conseil aura lieu samedi prochain.

PARIS, .30 novembre. L'Agence Havas croit savoir que le Conséil des ministre!! s'est préoccupé, de là nomination dti successeur de M. Bérenger à l'ambassade de Washington. Aucuhe décision n'a été prise, mais il résulte des renseignements recueillis que le choix du Gouvernement se serait por.té snr M. Paul Claudel, qui serait remplacé à Toltio par M. de Billy, mintstre de France à Bucarest. ri se pourrait donc que la nomination de M. Clauded fût rendue officielle à l'issue du prochain Conseil des mi- nist.res.

Les nouveaux ambassadeurs Paris, 30 novembre. M. Paul Claudel qui va, dit-on, succéder Q Ni. Bépeiik'er à l'ambassade de France a Washlngton, est né en 1868 à Villeneuve-sur-Fère, dans l'Aisne. Entré dans la carrière diplomatique en 1892, il occupa les .postes de ministre de France Il Rio de Janeiro (1916) et il. Copenhague (1919) ayant d'être nommé ambassadeur il Tokio. On sait qu'en même temps qu'il est un diplomate distingué. M. Paul Claudel est un littérateur connu. M. Robert de Billy est né à Paris Pn 1869. Appartenant depuis 1893 au personnel diplomatique, il fut secrétaire de la dêdégation française à la Conférence d'Algésiras, occupa des pcstes de secrétaire à Sofia. Tanger et Rome, fut notre agent diplomatique à Saloi..ue en 1917, puis ministre il. Athènes en 1917, avant d'être nommé ministre à Bucarest d'où il va aller succéder a NI. Claudel, au Japon. UN CAPOTAGE MORTEL Saint-Etienne, 30 novembre. M. Victor Baleydier, 54 ans, boucher, qui passait en automobile à Saint-Hilatre-Cusson-la-Valoltte, a heurté, avec sa voiture un tas de pierres. Projeté dans un ravin, il a été tué sur le coup.

UNE COURSE

DE

TROTICYCLES Les lauriers des grands champions sportifs empêchent de dormir let garçonnets. Pour donner satisfaction à cette ambition juvénile, des championnats ont été organisés a la mesure de leurs-

moyens. Voici une pittoresque course de trotlcycles organisèe pour les enfants. de Bambouil- let.••; y

(Photo ifairlue).

Deux policiers

tombent sous les balles à Saint-Ouen

Les agresseurs ont pris la fuite

Pahis, 30 novembre. Ce matin, à 2 h. 30, avenue des Batignolles, l'angle de la rue Montmartre, à StOuen, le brigadier Vilain et le sergent de ville Carpentier, du commissariat de Saint-Ouen, ont été attaqués à coups de brownings par trois individus inconnus qui ont pris la fuite. Le brigadier Vilain a été tué sur le coup. Le sergent de ville Carpentier a été grièvement blessé. Il a été transporté à l'hôpital Bichat. Le commissaire de police de Saint-Ouen a été prévenu ainsi que la police judiciaire.

Il était 2 heures 20. Le brigadier Louis Vilain, âgé de 51 ans et le sergent de ville René Carpentier, âgé do 23 ans, effectuaient une ronde a la hauteur de l'église du Rosaire à l'angle de la rue Montmartre.

Ils virent trois individus qui, débouchant de la rue Kléber, marchaient tranquillement en causant. L'un d'eux tenait sous le bras une serviette de cuir jaune qui paraissait remplie. Un autre portait un paquet semblant contenir des outils enveloppés dans un journal.

.Tous trois étaient coiffés de casquettes deux d'e couleur claire, l'autre de couleur foncé. Ils paraissaient âgés de 20 ans environ et être de taille moyenne, 1 m. 70. Ils étaient vêtus l'un d'un imperméable gris, l'autre d'un pardessus, le troisième d'un vêtement marron foncé.

Vu l'heure tardive et l'allure quelque peu suspecte des trois promeneurs, les agents s'avantèrent vers eux et les interpellèrent. Mais ils paraissaient peu disposés 3 répondre. Haut les mains 1 »

C'est alors que le .brigadier 'Vilain leur cria haut les mains a. Au lieu d'obtempérer à cette injonction les trocs individus sortirent des armes et ouvrir le feu. Le brigadier Vilain tomba, tué de deux coups de revolver à la poitrine. Quant au gardien Carpentier, grièvement blessé, il put se traîneur jusqu'à un banc voisin où il s'affaissa.

i coups de revolver tirés

Au bruit de la fusillade (treize coups de revolver ont été tirés et les treize douilles ont été retrouvées i1 l'endinlr où s'est déroulé le drame) les habi. tants des immeubles voisins se mirent aux fenêtres. Des gardiens cydistes de Paris qui se trouvaient prèi de la Porte de St-Ouen, peu donnée de l'église du Rosaire, se dirigèrent en toute hâte vers l'endroit d'où venait de partir le bruit. Ils trouvèrent le corps du brigadier qui avait été'tuH, étendu sur les rails du tramway, et sur le banc, ils rencontrèrent leur collègue qui put leur fournir des premières indications.

Le poste de police et le commissariat immédiatement prévenus se mirent en mesure de découvrir les trois malfaiteurs, malheureusement ceux-ci avaient pu rendre la fuite. Toutefois on croit qu ils ont du regagner Paris. Le brigadier Vilain habitait Clichy. 10, rue Dagobert. Il laisse une veuve et trois enfants, âgés respectivement die 12, 11 et 5 ans. Très bien noté, il avait 23 ans de service et était titulaire de la médaille de la police rurals. L'agent Ctirpentiier est eta.glaire, Il est marié et père d'un enfant âgé d'un an et demi. Il a été transporté & l'Hôpital Bichat. Ses blessures sont graves. Il est atteint d'une plaie la cuisse, il a reçu d'autre part deux balles dans la poitrine. Il sera sans doute inapte à assurer dans l'avenir tout service actif. L'enquête

Les premiers résultats de l'enquête ouverte permettent de supposer que les auteurs de cet attentat venaient de Clichy. En effet vers deux heures des individus dont le signalement correspondait à celui des trois agresseurs ont été vus se dirigeant vers les lieux de l'attentat.

Cet après-midi, M. Sarraut, ministre de l'intérieur, s'est rendu l'Institut Môdico-k'gal pour déposer la croix de la Légion d'honneur sur le corps du brlgadler Vilain. Puis il est allé ensuite l'Hôpital Blchnt où U a remis la médaille d'or du courage il. l'agent Carpentier.

UN DUEL A L'ÉPÉE ENTRE JOURNALISTES Paris, 30 novembre. M. Serge André, du Nouveau Siècle, s'étant jugé offensé par les termes d'un article de journal, article dont M. Bernard Denisane s'est reconnu l'auteur, une rencontre à l'épée a eu lieu ce matin au Parc des Princes. La rencontre a été très animée. A la douzième reprise, M. Serge André a été atteint d'une blessure pénétrante- au niveau de l'olécrane. qui a roli fin au combat.

M, BRIAND PRONONCE

UN IMPORTANT DISCOURS DEVANT LA CHAMBRE SUR LA POLITIQUE ÉTRANGÈRE

Parlant des incidents franco-italiens, il dit

« L'Italie reconnaîtra que ces querelles de famille ont été assez loin et qu'elles doivent cesser. Puis il défend la politique de Thoiry et fait 'cette 'déclaration « Il n'y aura pas de paix durable si entre la France et V Allemagne il n'y a pas de rapprochement. »

Paris, 30 novembre. La Chambre continue ce matin la discussion générale du budget des affaires étrangères.

M. Marcel Plaisant (Cher) qui a fait partie de la délégation française aux récentes .sessions de la S. D. N. il Genève, fait valoir que le succès de l'œuvre de la S. D. N. n'est possible qu'à la condition que son autorité se fasse sentir également à l'égard de tous ses membres et que chacun agisse solidairement pour l'ensemble de son action. Parlant du rapprochement francoallemand, M. Marcel Plaisant dit qu'il ne faut nourrir il ce sujet ni illusions prématurées ni craintes excessives. La Chambre ne demande pa. au président du Conseil des révélations sur ces pourparlers ldn.plaudissemcnts).

M. Marius Moutet, député socialiste du Rhône, traite spécialement la question tunisienne.

La S. D. N.

M. Edouard Soulier, député de la Seine (U. B. D.) après avoir constaté la volonté pacifique unanime de la France, apporte quelques considérations sur le fonctionnement Je la S. D, N.

H. Edouaçd Sauter reconnaît. que la conception idéaliste du président Wilson a fait faillite.

M. Edouard Soulier étudie les môtbxjdes appliquéeo actuellement par la S. D. N. et en particulier par le Gouvernement français puur garantir la sécurité et la paix.

Parlant de l'Italie dont il retrace l'activité, l'orateur souhaite une conversation Hriand-Mussoltni il y a dans cette entrevue quelque chose de possible.

Quant à l'Allemagne, son désarmement matériel et moral doit précéder le désarmement matériel et morai de la France, qui devra être calqué sur celui de sa voisine. La France ne peut Ignorer le fait -ue les deux cinquièmes de la population allemande sont animés d'un esprit qui n'est pas pacifique que la presse répand des idées de guerre. Le dernier discours de M. Strcsemann ne répond pas il l'attitude du Gouvernement français, et cependant, la presse française n'a même pas relevé le fait que l'Allemagne a revendiqué Eupen et Malmedy. Locarno

M. Briand. Vous disposez assez d'autres arguments sans recourir à un fait inexact. Il est faux que depuis Locarno, l'Allemagne ait réclamé une modification de frontière.

M. Soulier, reprenant son argumentation, affirme qu'en Allemagne, on fabrique des gaz toxiques, des avions métalliques et toutes sortes d'armements significatifs. La »Tancj ne doit donc pas céder aux injonctions de M. Stresemann et abandonner une garantie de sécurité. M. Soulier désirerait savoir si c'est la Commission des Affaires Etran-

(Wlde World Photo).

Miss Agnès BELL

une actrice amérfcaine de los Angetès avec une pipe provenant d'un archeologue californien et ayant appastenu, dit-on, aux Indiens Blancs, il v a cinq cents «OU.

gères, qui a eu raison après l'audt* tion de M. Briand, de dire que non,« politique se poursuivait dans le can dre des traités ou bien si c'est 14 presse qui a dit, d'après M. Briand que c'était dans le cadre du trait* de Locarno.

M. Briand. Je n'ai communiqué e\ sortant des Commissions, mal tiasée à aucun journaliste. Si vou* voulez baser sur des racontars de journalistes, une politique interna. tionale, ce n'est pas sérieux. ce n'est pas un procédé scientifique. -M. SOULIER. Les journaliste* ont été -nanimes dans leur compta rendu.

-NI. BRIAIiD. Avez-vous lu les a» cords de Loccrno 7

« Par coeur »

M. Soulier. Je les connais pari cœur

M. Urund. Vous deve2 savoir alors qu'Us sont^basés sur le respect des traités.

M. Soulier exprime la crainte que M. Briand i. oublie si facilement se; rancunes ne fasse bénéficier ies étrangers de cette vertu excellente pour ses collègues seulement (/ii/e»)j M. Soulier souhaite que la France maintienne tous ses droits en Svri* et.dans l'Afrique du Nord et qu'ell* parle à égalité à tautes les puissa» ces.

M. BRIAND. Je vous mets au dés de citer vt fait où le Gouvernement français n'ai: pas parlé à égalité: avec n'importe quelle autre puis. san ce.

1\ Soulier. Souffrez que je n* vous exprime pas de reconnal,sance pour un acte aussi élémentaire.

,NI. Bhiand. OU en politique ont ue peut exiger de la reconnaissance, Je demande seulement un pet; M. Soulier conclut en demandant au Gouvernement de ne pas crains dre de faire une politique de près,tige. Le prestige n'est ni offensant ni offensif {Applaudissements Il droU te et au centre.)

La suite de la discussion est rea> voyée à cet après-midi.

LA SÉANCE DE L'APRÈS-MIDI PARIS. 30 novembre. M. Raoui Péret ouvre la séance à 15 h. le. devant un assez petit nombre dit députés. Au banc du Gouvernement MM. Poincaré et Briand sont assis. M. Raoul Péret prononce l'élogi funèbre de M. Barbin, député socia- liste de la Sarthe, qui vient de mou- rir

Et l'ordre du jour appelle la suite do la discussion générale du budge* des affaires étrangères.

M. Aristide Briand monte à la trh bune. Il tient à remercier tout d'abord M. Paganon et à le félicite]) de son remarquable rapport.

Le discours de M. Briand

M. Briand Je veux limiter moni discours aux réponses qu'appellent ceux des divers orateurs qui ont été entendus afin de ne pas décourage; le ministre des Finances dans les efforts qu'il multiplie pour faire abou» tir la tâche essentielle de la Cham. bre.

M. Poincaré (souriant). Rien n# me décourage.

M. Briand. Je dirai ce que J9 puis dire je m'efforcerai à éclaireu la Chambre dans toute la mesure possible. Le discours de M. Moutet eût mieux trouvé sa place dans uni débat spécial sur la Tunisie.

Notre amvre en Twùàt

t M. Saint, bien loin de mériter la* critiques, t droit à toutes nos félb citations pour avoir mener à bieQj une œuvre difficile. Prenant prétez. te de deux décrets exceptionnels. M; Moutet a oublié de dire qu'ils avaient été motivés par des circons* tances également exceptionnelles dans tm pays qu'une propagande dangereuse pour l'autorité de lui France travaille énergiquement.

< Le résident qenéral a pensé un moment qu'il devait faire preuve d'autorité. l'a fait à son corps d«- fendant. GrAce à M. Saint qui s'est montré administrateur vigoureux, la Tunisie est aujourd'hui parfaitement calme. M. Moutet nous reproche dq n'avoir rien fait pour les Indigène», En réalité, un grand nombre de me. sures ont été prises en leur fav«ur« Répondant à une intervention *̃ M. Berthon. le ministre des AfttïT