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Title : Basket magazine / [rédacteur en chef Pierre Tessier]

Publisher : (Paris)

Publication date : 1976-02

Contributor : Marchand, Jacques (1921-2017). Directeur de publication

Contributor : Seidler, Édouard (1932-....). Directeur de publication

Contributor : Tessier, Pierre. Éditeur scientifique

Contributor : Hansenne, Marcel (1917-2002). Éditeur scientifique

Type : text

Type : printed serial

Language : french

Language : French

Format : Nombre total de vues : 1874

Description : février 1976

Description : 1976/02 (N46).

Rights : public domain

Identifier : ark:/12148/bpt6k6567546z

Source : Fédération Française de BasketBall/Musée du Basket, 2013-309652

Relationship : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34476189c

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date of online availability : 16/12/2013

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Suisse : 5,00 FS - Italie - 1300 l- Espagne : 80 P. - Algérie : 6,00 0 - Maroc: 6,00 D - Tunisie : 6.00,1'11.

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FÉVRIER 1976

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FAUT-IL STOPPER US COUPES D'EUROPE ?

LE PARI DE JAUNAY LE MANS ET SES CLUBS


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LE MIROIR DES SPORT

Publié par Il Les Editions Sportives Francaises » S.A.R.L. au capital de 50 000 F SIEGE SOCIAL 10 Fg Montmartre, Paris (ge) RC Seine: 58 B 3556

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Basket MAGAZINE Commission paritaire 56497

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Copyright by « Le Miroir des Sports » et CI Presse Sports Il

Basket MAGAZINE

Le Ray

Bustion

Jaunay

Costalunga

N° 46

Michel Duprez: trois minutes de bonheur 4J Michel Le Ray : « Tout devient plus dur , c6 Dave super-star 91 Denain a toujours l'enthousiasme. 1.

Table ronde: Les coupes d'Europe 12

Le pari de Jaunay Mike Ratliff, le solitaire. 2 Les frères ennemis d'Orléans 23 J Reflets du championnat 24, Valenciennes ou l'éternel recommencement 26.

Le basket dans ta viiie 21 Le basket dans la VII e: Le Mans.Coups francs J

En vedette américaine 341 Véronique Costalunga, une fleur de la Gerbe 361 Autour du Monde 311 Coupe de France des clubs 40, Atout Jeunesse La leçon de Joé Jaunay 44 Les résultats du mois 46 à

EN COULEUR: Duprez et Cheeks (p. 5), CAS Vil- i leurbanne (p. 8), le S.C.M. du Mans (p. 41). 1 1 NOTRE COUVERTURE: Bowen (Tours) en possession du ballot devant les Yougoslaves de Skpoje en Coupe des Coupes. 1 i

Photos : Yves Bardin, Marcel Guérard, André Lecoq, Robert Legros, Roger Krieger, Emmanuel Pagnoud, Jack Stevens, Christian Rochard, Associated Press et Presse-Sports.


EDITO

VIDONS.

LES COUPES

Par Jacques MARCHAND

L'indignation ne suffit plus.

d Répéter que le climat des Coupes européennes se détériore et devient indigne du sport lui-même, n'apporte aucun remède au mal, mais au contraire, des justifications aux excès revanchards, car c'est toujours l'adversaire qui a commencé.

Et même le premier qui reçoit, reçoit mal en prévision d'être mal reçu ensuite.

La Coupe d'Europe, la Coupe des Coupes ; la Coupe Korac et toutes leurs répliques féminines sont autant de points de friction entre des équipes qui se font la guerre sournoise sur le terrain et hors du terrain, tous les coups sont bons, y compris les mesquineries et les tricheries aux tables de marque. On se vole des secondes, des minutes, quand ce ne sont pas des points.

L'esprit de compétition alimente toutes les formes de chauvinisme et de nationalisme. Ce n'est plus supportable. Les protestations, les réclamations et les sanctions, en cas de délit trop flagrant, ne sont pas plus efficaces que nos avertissements.

Nous sommes tous débordés par ces Coupes qui débordent. Il faut donc s'attaquer directement aux causes et fixer les responsabilités qui sont celles des dirigeants internationaux et des dirigeants de clubs, pris dans un engrenage infernal.

La première erreur est l'inflation des Coupes et des sousCoupes européennes.

Nous reprenons, parce que nous partageons cette analyse alarmantes, les propos de Gaston Meyer récemment exposés dans un article de « L'EQUIPE » intitulé « Inflation = Dévaluation ». Un danger mortel menace le sport de compétition pour des raisons identiques à celles qui ont abouti d'abord au discrédit, ensuite au déclin et enfin à la disparition du sport héllénique.

« Le Sport, pas plus qu'aucune autre activité humaine, ne peut échapper au phénomène de la saturation. Les surcharges des calendriers démentiels ont pour effet d'affaiblir et de disperser l'inté- rêt, tant il est vrai que plus les objectifs à atteindre se multiplient, moins ils sont de nature à fixer l'attention du public, ne serait-ce qu'en raison du fléchissement inévitable de la valeur des chamPions, car ceux-ci accaparés par le présent immédiat, négligent la préparation rationnelle orientée vers les seuls objectifs valables. »

, La compétition européenne, plus encore que la politique « à l'américaine » de Robert Busnel, a installé une forme, à peine déguisée, de professionnalisme en France.

On ne peut pas pratiquer sérieusement un autre métier que celui du basket, en se déplaçant chaque semaine aux quatre coins de l'Europe.

Le réalisme obligé à trouver des formules de compensation, ce qui crée aux clubs de nouvelles obligations financières. La participation aux compétitions européennes est, de ce fait, recherchée, convoitée, étendue pour se procurer des ressources et des recettes supplémentaires.

Pour s'assurer le public, il faut faire « chauffer » l'événement localement, donc entretenir une ambiance d'excitation et de surexcitation en « démesurant» l'importance des résultats.

Le processus nous conduit tout naturellement, en France, en Italie, en Yougoslavie et ailleurs, à cette dégradation de l'esprit du jeu et l'esprit du sport. Nous courons à la catastrophe.

*

* *

Il n'y a qu'un moyen, aujourd'hui, d'arrêter cette course stupide et suicidaire et de stopper l'inflation, c'est de vider. les Coupes de leur contenu enfiévré, vicié, frelaté, malsain.

Le coup d'arrêt, c'est la suppression pour un ou deux ans de toutes les compétitions européennes autres que la Coupe d'Europe des Clubs Champions, puisque les sous coupes qui prolifèrent ne sont que de pâles imitations, sans limitation.

Si les instances internationales ne prennent pas des dispositions qui limitent, revalorisent et assainissent la compétition, entre clubs de différentes nationalités, le basket amateur se condamnera lui-même et offrira une nouvelle chance aux entreprises de spectacle du professionnalisme américain dont la première tentative de satellisation européenne a échoué, l'an dernier.

*

* *

Accordons-nous deux ans de pénitence pour calmer les esprits, réfléchir à l'avenir, repenser le problème européen, sous un aspect sportif et humaniste.

Deux ans pour recréer des rencontres sportives qui soient des contacts et non plus des heurts et des affrontements.

Vidons les Coupes actuelles de leur fiel, avant de vider ensemble celles de l'amitié sportive internationale, sans laquelle le sport n'a plus de sens et plus de raison.


MICHEL DUPREZ Trois minutes de bonheur.

Une bonne expérience internationale ; une parfaite connaissance des hommes et des choses qui font le basket, du sang-froid, de l'adresse, de la régularité dans ses performances. Et pourtant, remplaçant à l'A.S.V.E.L., l'une des équipes il est vrai les mieux pourvues en joueurs de classe.

C'est l'histoire de Michel Duprez qui, en moyenne, prend du bonheur trois minutes par match.

« Pour moi, comme pour beaucoup, tout a commencé à l'école. A Vichy. J'ai sympathisé avec Paul Besson. C'est lui qui m'a mis le pied à l'étrier, et c'est Djordje Andrijasevic qui m'a formé. Je suis resté six ans à la Jeanne d'Arc. Un bon souvenir. De 1962 à 1968. Après, il y eut l'A.S.V.E.L. Le grand départ dans la carrière.

— Pourquoi, et comment l'A.S,V.E.L. ?

— Au mois de janvier 1968, la J.A.V. s'en alla jouer à Villeurbanne. J'ai réussi un super match.

Le déclic. J'avais tapé dans l'œil des dirigeants de l'A.S.V.E.L. A la fin de la saison, je reçus beaucoup de propositions. La dernière vint de Maurice Buffière. Ce fut la bonne. Je n'ai pas hésité une seconde, et j'ai signé tout de suite.

— Quelles étaient vos ambitions en venant jouer à l'A.S.V.E.L. ?

— Devenir champion de France, d'abord. Depuis, je l'ai été quatre fois. Et puis, je savais pertinemment que je progresserais au contact de joueurs comme Gilles, Durand, Le Ray.

— Et vous avez progressé, comme ça, tout de suite ?

- Presque, oui. J'ai eu envie de me dépasser.

Le problème fut de convaincre le public villeurbannais de ma valeur. Pas facile. D'autant que je n'avais pas été très bon pour mon premier match de championnat contre Caen. En fait, j'ai dû attendre jusqu'au dernier de ces matches pour m'attirer la sympathie générale. Un souvenir extraordinaire. Pour devenir champion, l'A.S.V.E.L. se devait de vaincre Le Mans. Or, Gilles et Le Ray étaient blessés. Un handicap terrible pour l'équipe. Mais, ce soir-là, j'étais survolté. Prêt à tout. Non seulement j'ai marqué Art Kenney, mais encore j'ai inscrit trente cinq points ! Qui, c'est sans doute mon meilleur souvenir, avec ma première sélection en équipe de France, en 1966, à Paris, contre la Hongrie. C'était la grande équipe avec Gilles, Laurent Dorigo, Longueville, Bonato. et moi, sur le banc, mais présent quand même. Nous avions gagné de dix points.

- Maurice Buffière, Alain Durand, Michel Le Ray : ces trois noms là symbolisent une brillante époque de l'A.S.V.E.L., une époque qui, pourtant, s'est finie dans des conditions plutôt drama- tiques. Votre avis ?

- Mon avis est que tous les clubs, même les mieux structurés, connaissent des problèmes, Certains sont contrôlables, d'autres non voilà tout.

— Que voulez-vous dire au juste ? Pouvezvous aller plus loin ?

— Je n'en ai pas envie. C'est de l'histoire ancienne. Le club était littéralement coupé en deux.

J'étais dans un camp avec Gilles et Bruno Recoura surtout, et Durand et Le Ray dans l'autre.

— Et pas moyen de se réconcilier ?

— Plus moyen, non. Lorsque André Buffière est arrivé au club, je lui ai dit ce que j'avais sur le cœur. Je ne pouvais plus supporter jouer avec Durand. Et je n'étais pas seul dans ce cas.

— Pourquoi ?

- Un tas de raisons. Nous nous engueulions tout le temps, sur et hors du terrain.

4

- Et c'est ainsi qu'André Buffière a décidé de séparer Alain Durand de l'A.S.V.E.L.

— Oui, mais il y a été forcé. Si cela n'avait tenu qu'à lui, il aurait gardé Durand dans l'effectif.

Mais il ne pouvait se permettre de prendre un pareil risque. Il arrivait dans une véritable galère.

— Heureux de voir l'ainé des Buffière prendre les commandes sportives de l'A.S.V.E.L. ?

— Heureux et surpris à la fois. Son retour à l'A.S.V.E.L. m'a franchement étonné.

— Votre opinion sur Buffière ?

— C'est d'assez loin le meilleur entraineur de France. Je m'en étais déjà aperçu lors de mon passage au Bataillon de Joinville de juin 65 à Août 66.

— Et Buffière, en tant que manager ?

— C'est autre chose.

— Mais encore.

— Eh bien, disons qu'il joue trop souvent la carte sécurité, vous voyez. Il n'est pas assez joueur dans la mesure où il ne changera pas la face d'un match sur un coup de poker.

— En avez-vous souffert personnellement ?

— Oui, et je continue d'en souffrir. Buffière ne me fait pas confiance à tout coup. Pendant un match, tout est bien. Et puis, il en vient deux autres, et plus rien. Je n'existe plus aux yeux de Buffière. Bizarre.

- Faire banquette, cela vous ennuie bien sûr.

— Non, ce n'est pas le problème. J'accepte de rester sur le banc si les autres, mes coéquipiers, sont meilleurs que moi. Et à l'A.S.V.E.L. ils sont nombreux les joueurs de talents. Des Messieurs du basket, comme on dit. Des patrons, quoi. Tandis que moi, je serais plutôt un employé. Mais il faut de tout pour faire une équipe, c'est connu.

— Philosophe ?

— Oui. Encore que. Encore qu'il me vient souvent un regret.

— Lequel ?

- Eh bien, compte tenu de ma taille relativement modeste (1 m 96), je me serais davantage exprimé à l'aile qu'au pivot. Une question d'orientation au départ. Il est vrai qu'on ne pouvait imaginer que le basket, en France, évoluerait à ce point.

— Au point même que les joueurs de l'A.S.V.E.L. vivent aujourd'hui comme des moines dans les déplacements. Mais peut-être là encore, est-ce à cause ou grâce à André Buffière dont on sait le style peu badin ?

- Il est sûr que Buffière préfère des buveurs d'eau minérale à des buveurs de bière. Mais je répète que le basket n'est plus ce qu'il était. Il fut un temps, à l'A.S.V. E.L., où nous pouvions nous permettre certains excès. Ceux-ci n'influaient pas tellement sur nos résultats en championnat, surtout que notre marge de sécurité sur les autres équipes était assez grande. Sans compter que nous considérions la Coupe d'Europe comme une récompense. Désormais, tout est changé. Tout est sérieux. Et il a bien fallu que nous nous adaptions.

— Jusqu'à quand comptez-vous jouer ?

- Je ne sais pas. Le plus longtemps possible.

Le problème, c'est qu'un employé se fatigue au moins autant qu'un patron, en basket comme ailleurs. J'ai trente ans. Bientôt, j'arrêterai, c'est évident. Quand ? Je ne sais pas. Pour l'heure, je suis fou de bonheur à l'idée de jouer les demifinales de la Coupe d'Europe. C'est mon vœu le plus cher ».

Dominique Grimault

Easket MMCMTr^

olll;-V,akz (au premier plan) lutte pour la balle vec CHEEKS (Challans).


MIHEL LE RAY: Il Taut devien plus dur !

Michel Le Ray allume une cigarette. Instinctivement. Dans le vestiaire du Palais des Sports de Gerland, il est assis, la tête penchée vers le sol. Prostré, absent, de cet environnement en ébullition. Son équipe venait de perdre un match qu'elle pouvait tout aussi bien gagner. Lui, le capitaine, il n'avait pas de « cinéma » à se faire. Il conservait la tête froide et les idées claires.

« J'ai été mauvais. J'en ai parfaitement conscience ».

Michel écrase ce qui reste de sa cigarette et ajoute.

« Voilà quinze jours que je suis mauvais ! »

Aux prises avec lui-même, il n'allait pas jusqu'à broyer du noir. Une certaine forme de philosophie habitait ses esprits.

Quelques minutes auparavant il s'était trouvé, dans les tribunes, des spectateurs pour crier sans vergogne : « Sortez-le !. »

Michel Le Ray ne les avait, certainement pas entendu. Dans l'aire du jeu, les éléments extérieurs n'interviennent que pour une part infime. Pour lui, moins encore que pour nul autre sans doute. Ses nerfs sont d'acier.

C'est une force incommensurable à ce point. Elle lui permet de faire la part du feu.

« Le public est versatile. En basket, le spectateur est très près du joueur. Il se sent plus concerné que dans n'importe quelle autre discipline sportive.

Mais, le même spectateur qui vous fustigera sera, le cas échéant, le premier à vous acclamer, voire même à vous encenser. Je n'attache à ces humeurs qu'une importance très relative. »

17 ANS DE « NATIONALE »

Michel Le Ray se fie à sa riche nature. Il s'appuie également sur sa longue expérience. Non pas qu'il soit désabusé, non ! Il a seulement appris à donner à chaque événément ou à chaque chose l'importance qu'il mérite.

Rien de plus.

Michel Le Ray est, actuellement, l'un des aînés des joueurs de l'élite. L'un des plus fidèles, en tout cas, au niveau supérieur : « J'ai débuté dans le championnat de France, de Nationa-

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le 1 en 1959 sous les couleurs de l'A.B.C. Nantes. J'avais alors seize ans. J'en ai trente-trois depuis le 9 février. Le compte n'est guère compliqué : voilà dix sept années que je joue en Nationale I.

— Comment vous ai venu le goût du basket ?

— Dans un « Patro » de quartier Nantais. J'ai commencé à m'exercer sous un panier à l'âge de huit ans. Mon père était sapeur-pompier à Nantes. Sa fonction l'amenait à pratiquer le sport. Il m'en a inculqué les principes fondamentaux. De même qu'à mon frère Marcel mon aîné. Chez nous, nous étions une famille aux ressources fort modestes où le sport prenait une place importante.

Avez-vous eu le loisir de pratiquer d'autres disciplines sportives ?

— Oui. Le handball et le voleyball. Sans qu'il soit question de grande compétition dans ces domaines là. Plutôt à titre de dérivatifs.

— Vous êtes passé de Nantes à Lyon. Pourquoi ?

— C'est exact, en 1967. Pour la raison bien simple que l'A.S.

Villeurbanne m'offrait une situation fort intéressante et très appropriée à mes convenances.

— L'adaptation à la région lyonnaise ne vous a-t-elle pas posé quelques problèmes ?

— Comme bien l'on pense, il a bien fallu se recréer un réseau d'amis, des gens qui vous admettent dans leur société. Pour ce qui me concerne, cela n'a pas été trop compliqué. Entre le travail et le basket mon emploi du temps était fourni. Il ne laissait qu'une place très restreinte à l'ennui. En revanche, ma femme connu une période plus difficile lors de notre installation. Je devrais même dire transplantation. Nos deux familles sont demeurées à Nantes et dans les proches environs.

Enfin, voilà neuf ans passés maintenant, que nous sommes à Lyon. »

A CŒUR OUVERT

Il serait étonnant que Michel Le Ray et Madame — chez qui sont nés deux enfants une fille (9 ans) et un garçon (5 ans) s'en retournent à Nantes, définitivement, un jour prochain.

A Lyon ils se sont adaptés.

Et ils sont adoptés !

Michel Le Ray s'exprime posément, très franchement, à cœur ouvert. Le basket c'est sa vie, ou tout au moins, il y a pris une très large part.

Que lui at-t-il apporté exactement ?

« Sur le plan moral, une certaine éducation. Le plaisir des voyages dont on retient toujours des choses intéressantes. Ces voyages permettent de nouer des relations, d'établir des contacts humains. Côté pratique, le basket me vaut une situation professionnelle que j'apprécie en temps que chef de famille. A Nantes, j'ai débuté comme représentant en biscuiterie. Mon métier véritable était celui de chaudronnier. Je fais maintenant dans toute une importante zone avec Lyon comme base, de la représentation dans la mécanique et la chaudronnerie.

— Vous avez été sélectionné 119 fois en équipe de France.

Quel sentiment en ressentezvous ?

— Celui qui prétend qu'un tel palmarès, surtout si l'on y ajoute quatre titres de champions de France avec l'A.S.V.E.L. (en 1968, 1969, 1971, 1972), ne flatte pas l'orgueil d'un homme est un fieffé menteur.

— De 1959 à nos jours, depuis vos débuts en National jusqu'en 1976, le basketball a sans doute évolué. Dans quelle mesure selon vous ?

— Le basket est devenu progressivement, beaucoup plus physique. Il y a une dizaine d'années, nous nous entraînions deux fois par semaine. Maintenant les séances préparatoires se répètent à quatre et cinq reprises au cours du même laps de temps.

Il nous faut détenir une excellente condition athlétique en permanence. Tous les matches de championnat sont durs. Aucun n'est perdu d'avance. Ni gagné non plus. De plus, il importe de sauter plus haut. Chaque équipe adverse nous oppose, pour le moins, trois joueurs de plus de deux mètres. Sur le plan de la tactique de jeu, nous n'avons plus, les uns et les autres, de position appropriée sur le terrain. Chacun doit faire preuve d'un maximum d'adresse où qu'il se trouve placé en position de tir.

— L'arrivée massive df: Américains au sein des équipe françaises a-t-elle eu beaucoup d'influence sur cette évolution du jeu ?

— Oui et non. Elle est incon testablement bénéfique sur Ii plan sportif, du point de vU' technique proprement dit. Ae" Etats-Unis, le basket-ball est l'ur des sports nationaux. On le Pte' tique très tôt, à l'école. Les bof.

joueurs sont innombrables $ bas. De plus, ils bénéficient de la taille gigantesque. Les clubs r chez nous, pour la plupart, sont en quête de pivots. Il leur e" plus facile, plus pratique aussi de faire venir un Américain t 2,05 m plutôt que de forJ11el eux-même un jeune français si doué pourrait-il être. En revan che, je ne pense pas que l'apport des Américains soit salutaire pour les nôtres sur le plan mor Je ne veux pas généraliser. Mal', la plupart d'entre eux manifeste tent un état d'esprit déplorable Ils sont des basketteurs profit sionnels certes, ils s'évertua à bien exercer leur métier Ainsi Ted Evans à la CrOi,,, Rousse Olympique de Lyon. l, est à la fois un très bon joueur el un excellent camarade. Il n'etf,1 pêche que ce côté professionne, fait des envieux parmi les Fra" çais qui se montrent plus eI', géants. L'esprit de club et mê^ l'esprit national s'en ressentent,.

— Parvenez-vous à concilié votre travail et les rigueurs du basket ?

- Oui. Mon patron de Vil', leurbanne a toujours facilité rt11 tâche. Même à l'époque olli j'étais convoqué par le sélec' tionneur national à suivre 11,1 stage pour l'équipe de France — Quel est l'entraîneur qui^ marqué votre carrière ?

— Maurice Buffière (Miche.

Le Ray a répondu sans la moio; dre hésitation). Je me suis trouve, sous sa coupe trois ans à ViIIell!:.

banne et autant bientôt à la Croix Rousse. Il parle fort. C'est 1I0, impulsif. Et puis, aussi viv^' ment, c'est fini. Maurice 130 fière est homme de grand cce^ doublé d'un fameux technicien — Observez-vous un régime alimentaire ?

— Non. Je m'efforce tout de même d'être assez sobre et j'y parviens.

— Avez-vous des loisirs en dehors du basket et lesquels ?

Le travail et le basket réunis absorbent l'essentiel de mon temps. Je n'ai qu'une soirée de libre dans le courant de la se, maine. C'est le lundi. Je consacre ette unique soirée à la vie de famille et à la télévision.

_• - Un homme vous impressionne-t-il ?

- Il y en a plusieurs. Je ne Peux citer différents noms. S'il me faut en distinguer un, j'opterai Pour Alain Barrière. Il est non ment Breton. Il est aussi un très bon auteur-compositeur.

Ses chansons sont mélodieuses.

Je les trouve relax.

- Admirez-vous un sportif ?

- Là également, le choix ne Peut être limitatif. Par exemple brille Guimard — un Nantais Comme moi ! — m'a fait plaisir rsqu'il est devenu champion de France de cyclo-cross à Chazay-d'Azergue, près de Lyon justement. J'imagine qu'il est astreint à un entraînement intensif au préalable et qu'il s'est surpassé dans le courant de ] , epreuve pour tenir tête puis surpasser les spécialistes.

L equipe de France de rugby a droit, aussi, à toute mon admiraIOn lorsque son esprit de corps, Sa Joie de jouer et sa rage de aincre, l'amènent à battre Ecosse chez elle à Edimbourg.

SE MAINTENIR EN NATIONALE !

Revenons au basket, jouiez-vous 9 Quel est votre Pronostic pour l'issue de l'actuel championnat de France ?

Villeurbanne me paraît fort len placé pour s'adjuger un nouveau titre. Certes Tours pose quelques longueurs avance et se trouve, théoriquement, à égalité de chances avec l' A.S. V .E.L. Seulement les Tourangeaux devront aller jouer à Lyon le 13 mars. Une rencontre qui risque d'être décisIve. Si, à l'époque, le classement reste approximativement le même qu'il est à présent.

- Et la C.R.O. de Lyon dont vous êtes le capitaine quels sont Ses objectifs ?

- Essentiellement assurer son maintien en Nationale I.

Nous devons y parvenir pour la raISon que nous avons mangé notre Pain noir d'abord. Le calendrier nous est plus favorable dans la phase finale. Le point

crucial pour nous, c'est l'effectif somme toute assez léger. Mais le blé lève. Nos juniors sont bons et susceptibles de fournir des éléments intéressants à l'équipefanion. Ainsi Bruno Lopez et Raymond Cinquin. De plus, nous avons, maintenant un public fidèle qui vient même voir jouer les jeunes. Nous nous en réjouissons et il importe que nous nous montrions dignes de sa confiance. Un club est un tout. La C.R.O. Lyon fut jadis, une fameuse société. Robert Busnel y joua sous ses couleurs.

Elle a pris, ces dernières années, un nouveau départ. Elle veut être digne de son passé grâce à des jeunes et dynamiques dirigeants.

— Comment envisagez-vous votre propre avenir ?

— Sur le plan professionnel poursuivre mes activités présentes.

Sur le plan sportif : achever la saison actuelle et stopper là ma carrière de joueur. J'ai 33 ans.

Les entraînements répétés presque chaque jour me deviennent pesants. Je passerai mes galons de capitaine à mon ami Alain Durand. (Cependant, je resterai au service de la Croix Rousse). Je deviendrai dirigeant et je m'occuperai dans un premier temps des jeunes du club. »

Michel Le Ray a beaucoup donné au basket. Il en a reçu autant en retour. Plus peut-être puisqu'il semble estimer ne pas avoir réglé, totalement, sa dette de reconnaissance envers lui.

Ainsi va la vie de Michel Le Ray. D'hier et de demain.

Robert SILVA


(sasket 1 ~- MAGAZINE

L'A.S. VILLEURBANNE

m '- , De g - i a 0 DUPREZ, MOORE, W-IXei,14 ECOU. UQK\-\\S£Q. 30UD\ e G."-'-S- N\anq.e N\.I!i.-


DAVE SUPER. STAR

Une odeur de frites et de pavés oUilIés, un tourbillon d'air froid et lan te qui se reclaque. Dave BusIOn vient d'entrer au Lutécia.

a où on sait encore entonner les chants de victoire de Voltaire, le samedi soir. Un de ces cafés denaisiens Ont le comptoir, et le patron, ont entendu, entre deux chopes de bière f e muit — un tirage spécial qu'il faut être Nordiste pour avaler à forte dos e Sans sourciller ni vaciller pl plus de pronostics, de commentaires et et de vrais-faux secrets tactiques qu'un journaliste n'en connaîtra jamais. Surtout un journaliste.

e basket vit bistrot à Denain.

est ce qui faut une bonne part de son charme, là haut. On s'enfume, On braille, on frappe du poing sur la tabe comme on jouerait du coude

ans une raquette, si on pouvait y fr Et surtout on côtoie les JOueurs, on les touche. A grandes taPe dans le dos, souvent. Comme Ils n'en avaient pas pris assez pena ant le match ! On trinque avec eux aussi. Pas de piédestal pour les idoles de Voltaire, si ce n'est celui de la Ympathie. Et de celui là on n'est jamais déboulonné l' le tout c'est de se mettre dans il ambiance. D'y entrer de plein pied, de bonne foi. D'être aussi capable de se faire respecter sur le terrain, cela Va de soi.

De toutes ces choses les Denaiens sont bons juges. D'autant qu'ils Prennent le temps pour accorder leur confiance.

l'nez, Bustion par exemple. Oui, celui qu'on accueille aujourd'hui "16 s'il était de la famille « Salut ave » ou « Salut Loulou » ce 1 Uhon dont la casquette à carreaux, le blouson de « jean » et l'énorme fer'Ine libellule en argent posée sur e sous-pull sombre ne fait plus se r jOUrner personne d'ébahissement.

t bien ce Bustion-là en a bavé un Peu à son arrivée.

!iens donc. Pour son premier esI il s'était fait dévorer par Cheeks.

n erckois par dessus le marché !

p Il avait tenté de rattraper le coup à force de spectacle, de gestes techniqUe compliqués. Des « gris-gris » quoi.

Mais vous savez ce que c'est (Und ça ne veut pas rigoler, qu'on aine derrière soi des heures d, avion, que les yeux cillent parce que hier soir encore, à Gadsden, abama, ce coin des States où on ;st né, on dormait à l'heure même où il faut jouer au basket en France. Ces atanés fuseaux horaires !

d Alors Bustion — pour Denain, ans ces cas là, vous n'avez pas de

prénom — connut quelques semaines pénibles. D'autant qu'il souffrait de la comparaison avec Ansley Truitt, son copain, celui qui l'avait fait venir. Mais aussi la vedette américaine du club.

C'était dur Dave ?

Woooh. Très dur. Il fallait se faire à tout.

« Aux arbitres qui ne sifflent pas comme chez nous. Pas mal mais pas pareil, surtout dans les fautes en attaque.

A la façon de défendre. Aux States c'est très physique mais toujours net. Ici on accroche souvent. On truque.

Aux tactiques de jeu aussi avec cette zone. C'est mauvais pour le basket français ça. Je comprends, quand on est moins fort il faut le faire pour éviter des fautes. Je comprends mais ce n'est pas l'esprit du basket.

Et ce n'est pas bon non plus pour le spectacle. Et puis les partenaires ne vous situent pas bien non plus au départ. Nous avons tous appris le basket. Mais ce n'est pas le même.

Au rythme tout à fait différent.

Aux USA il est constant ; c'est comme une pression. Ici on court comme des fous, au delà de ses limi-' tes quelques fois. Et puis d'un coup on freine, on ralentit, on joue presque au pas.

Et surtout c'était dur parce que Denain ne devait pas perdre pour rester en première division. »

Tellement dur que Dave Bustion faillit bien mettre les pouces. C'était à Bordeaux et il fut en dessous de tout ce que l'on attend d'un basketteur américain. Personne ne saura jamais pourquoi, le même jour, Truitt fut lui aussi inexistant. Toujours est-il que Denain s'en alla perdre, dans le lointain Sud-Ouest, compromettant par la même occasion son avenir.

Au coup de gueule du président Rommel et à la tête des supporters Dave comprit que trop c'était trop. Il le comprit d'autant mieux qu'il se serait lui même flanqué des baffes.

De rage.

Voyons.

Moi, Dave Bustion, je me suis fait les muscles à l'école dans les « méchantes » explications de football américain. J'ai, à l'université de Denver, bouffé de l'athlétisme et du basket au point de courir plus vite et de sauter plus haut que tout le monde avec autant de facilité que d'autres liquident une bière.

J'ai, trois années de suite (71-72suite page 10


suite de la page 9 73) été sacré All América. Ce qui i valu de faire, avec Alex Hannuns, 8 série des Europe-USA dans une se' lection qui était, en quelque sorte, u" terrain d'observation pour les recruteurs du professionnalisme.

J'ai joué, une saison durant « forward » chez les « Nuggets »: les « pros » de Denver, en ABA. a raison de 18 minutes par match et de 90 matches par an, y compris les play-off.

J'y ai appris mon métier et j'y ?

gagné beaucoup d'argent — vrai ment beaucoup — avant de me faire péter un menisque.

J'ai encore dû faire, une année, le boulot de physical thérapust (quel que chose comme kinési) à la dure.

en étant privé de basket par la force des choses, parce qu'un genou e" marmelade, chez les « Nuggets », ç8 se porte mal.

Et je viendrais, à 27 ans, me faire balader en Europe, comme un mal,.

propre ? Pas possible.

Du jour au lendemain Bustion àff vient Dave, à Denain. A coup de vf lonté, d'énergie, de classe. Au poit d'être, aujourd'hui, le meilleur Arne" ricain du championnat. Et en faisant tout. En étant le plus efficace, en figurant parmi les plus forts au rf bond. En travaillant pour ses coe'.

quipiers, en passes, en blocs.

Il y a du Bustion pour assaisonné

cette année pratiquement toutes les sauces des statisticiens.

Pourquoi cet enthousiaste Dave ?

- Pour moi même. Réussir dans ce que l'on préfère est un épanouissement. Et le basket est, à mon avis.

une très grande chose. Pour les spec tateurs aussi. Je fais comme un m®', tier et je dois très bien le faire. »

— Pourquoi à Denain où les, temps sont durs ?

— J'ai pris un accord pour detJ ans et il faut être honnête. Mais c.

n'est pas l'essentiel. A Denain 1 existe une ambiance formidable. Les gens aiment bien le jeu. Autant que l'aime. Et c'est important pour II11 de sentir cette réaction. Et puis je crois, depuis l'an dernier, à la poss bilité de réussir quelque chose ici.

Avec des garçons comme Patrick (Génard), Bernard (Vandenbroucke).

et Jean Pierre (Staelens) il fait bo" jouer. » — Que ferez vous, une fois le contrat venu à terme ?

— Je ne sais pas. Tout dépend des circonstances. Mais je suis jeune Je peux encore jouer cinq ans. Et Je voudrais que ce soit en Europe. En France même. J'aime. »

Le tandem américain de Denain au re bond: Walls (à g.) et Bustion.


Eh lui, Dave aime la France. Au travers du basket et des moyens d'eXistence qu'il lui donne, au trave s du temps qu'il lui laisse pour faire toutes les choses qui l'intéressent.

Visiter les musées par exemple, se Passionner pour la sculpture et faire de la photo à tour de bras. Suivre de près la mode encore. Et puise se livrer à la * yoga méditation » avec Un C ouverture sur le « magis spirit ».

COuter de la « soul music ».

- Et les filles Dave ?

- C'est nécessaire mais ce n'est Pas très important. Même si elles SOnt fort jolies.

Célibataire endurci il s'est dit, dePuis longtemps, que la cuisine était une affaire d'homme. Alors il « nlaitre-coquelise » avec une certai virtuosité. A l'américaine, à

"africaine à' à la guadeloupéenne. Et bien sûr à la française, sa dernière

passion. Jusqu'à apprendre à goûter nos vins.

« Extra les vins français. Auprès d'eux le vin de Californie c'est de l'eau avec un peu de grenadine. Mais je ne peux en boire qu'après la saison. Ça ne va pas du tout avec le basket. »

Dave aime la France. Mais l'aimerait-il s'il devait y subir un certain racisme que sa célébrité sportive lui épargne ?

« Il y a du racisme partout, toujours et dans tous les sens. Il est possible que des gens ne m'aiment pas.

Mais comme ceux là ne me parlent pas je n'ai pas à les connaitre. Ce n'est qu'une affaire de communication. De toute façon je ne me préoccupe pas du racisme, qu'il soit de couleur ou d'opinion. C'est toujours un manqued'intelligence.Et la vie est faite de tant d'autres choses. »

L'aimerait-il au point d'envisager la naturalisation ?

« Ce n'est pas non plus un problème. Je ne suis pas Américain de préférence. J'appartiens à la nature.

« Like a flower ». Tout est question d'implantation. »

Alors. « No problem », Dave '!

Même pas dans le basket ?

« No problem. Mais quelques petites fausses notes qui empêchent le basket français d'être aussi agréable qu'il pourrait l'être. En France on ne joue pas pour jouer. Il faut gagner à tout prix. Alors on emploie souvent des moyens qui ne sont pas très élégants. (Ici un geste significatif de la main percutant le coude).

La lutte physique je comprends.

Chez les pros, aux States, elle est bien plus rude qu'ici (Et Dave de montrer une de ses prémolaires qui doit visiblement tout à un bon den-

tiste). Mais elle se fait entre hommes, pour se faire respecter et dans l'esprit du jeu. Sans trucage. Peut être parce que la technique est à la mesure de la force et de l'engagement.

Les choses iraient mieux également si les spectateurs étaient bien renseignés, s'ils avaient les moyens de connaître tout ce qui se rapporte au jeu. Ici on a trop le culte de la vedette. Si Bustion ou Lackey marquent beaucoup de paniers on dit : « Bravo, très bon ». Sinon on dit : « Mauvais, pas en forme ». Sans expliquer pourquoi, sans penser que, peut être, Bustion ou Lackey ont défendu, sauté au rebond, fait des passes. Ou bien sans dire, une autre fois, que Walls commence à peine à se faire à la forme de jeu pratiqué ici.

C'est aussi pour cela que le basket, en France, c'est si difficile. Et si intéressant aussi. »

Pierre MAINCENT

L'ENTHOUSIASME COMMUNICATIF

Patrick Genart : les supporters de Denain voient en lui un nouveau Degros.

Pas ou peu de problèmes personnels Dave Bustion ! Et c'est tant mieux. Mais Il partage — et pleinement à en juger par la rage de vaincre qui l'anime—ceux d'un Denain malheureux comme Il ne l'a jamais été de toute son histoire.

Pourtant le club nordiste a vécu des moments difficiles dans le passé. Il fut en particulier deux fois aux portes de la seconde division, Il perdit des hommes à l'heure même où Il pouvait croire avoir atteint les sommets ; Il servit de centre de formation à pas mal de ses rivaux au point que, s'il était possible de regrouper aujourd'hui tous ceux qui portèrent le maillot de Voltaire, cela ferait une sacrée bonne équipe !

Mais Il ne fut quand même pas accablé comme cette année où tout s'y est mis.

Une crise de conception qui opposa, d'entrée de jeu, le nouvel entraîneur, Nosievici, à certains des joueurs et coûta, au bas mot, trois victoires, avant de laisser, quelques longues semaines encore des relents empoisonnés dans l'ambiance de l'équipe première.

Un effectif d'une effrayante maigreur en hommes de métier, situation qui se compliqua encore après le départ de Schol, mécontent d'une sanction financière et victime en partie de l'atmosphère trouble qui régnait alors.

Une situation financière délicate, conséquence de la situation géographique du club, de la situation économique de la région et de l'ingratitude rare dont fit preuve le public, tout au long de la première moitié du championnat.

Ce fut à un point tel que personne n'aurait été surpris de voir le président Rommel mettre la clé sous la porte.

Et c'eut été Infiniment dommage parce que nous aurions été privés des démonstrations de Bustion, de la progressive prise d'assurance de Walls, d'une ultime mise en évidence de la détermination et de la rage de jouer de Staelens. Dommage parce que la révélation de Génart et Vandenbroucke eut été considérablement retardée.

Ces deux là sont de la bonne graine. Le premier s'est épanoui d'un coup, depuis son départ au « Bataillon » et en se débarrassant de certaines contraintes annexes au point que les supporters nordistes commencent à voir en lui un nouveau Degros. L'autre, in- téressé pour un cinquième à la survie de Denain dans toutes les batailles de première division, progresse à pas de géant.

C'eut été dommage enfin en regard de ce que cette équipe denaisienne fait maintenant dans la compétition et des perspectives d'avenir que lui offre la masse de jeunes joueurs réunis depuis deux ou trois saisons.

Denain espère en effet pouvoir présenter en championnat au moins six garçons d'une vingtaine d'années et de 2 mètres environ.

Que ce soit en première ou en seconde division, éventualité qu'il faut toujours envisager. Eventualité que le club tout entier veut chasser de son esprit depuis les performances réalisées contre Villeurbanne et Berck. Et Il faut bien reconnaître que l'enthousiasme de ces dirigeants nordistes, qui sont de plus en plus persuadés de pouvoir s'en tirer, est communicative.

Au point de faire douter d'une logique de la compétition un peu bousculée cette saison mais qui existe quand même que diable.


TABLE RONDE

LES COUPES D EUROPE En QUESTION

Cela ferait l'effet d'une bombe ! Et pourtant les clubs français, d'accord avec la fédération, pourraient bien, la saison prochaine, boycotter les Coupes d'Europe qui se déroulent de façon de moins en moins régulières. C'est ce qui ressort d'un débat organisé au cours de « Sports et Musique » sur France Inter modulation de fréquence, par Chris-

tian Bindner. Autour du micro il y avait Gilbert Gondal secrétaire général de la F.F.B.B. plus spécialement charge des relations internationales, Guy Papineau, vice président de l'ASPO Tours, et Gérard Lollier, président de Bagnolet, qui a renoncé cette année à disputer la Coupe Korac- « Basket Magazine » était dans les coulisses.

Et si les clubs français les boycotaient ?

C. Bindner. Les coupes d'Europe sont en butte à des critiques de plus en plus précises. Guy Papineau, vous vous êtes récemment montré l'un de ses détracteurs les plus sévères.

Guy Papineau. Je mets en effet la FIBA en accusation : cette année, la fédération internationale s'est laissée imposer des points de vue politiques. Lorsque nous sommes arrivés à Munich pour le tirage au sort, on s'est trouvé devant un fait accompli : les pays de l'Est refusaient de jouer contre les Espagnols. Malheureusement cet aspect politique qui m'a permis, peut-être un peu trop vertement, de dire aux pays de l'Est ce que je pensais, on l'a fait payer à mon club lors de notre déplacement à Skopje, en Yougoslavie, où je peux dire qu'on a été absolument volé, escroqué, et je vous assure que ces mots ne sont pas trop durs. Nous n'avons pas été battus sur le terrain, nous avons été battus par la table, par le chronomètre, et j'estime que c'est inadmissible.

C. Bindner. Gérard Lollier, vous êtes bien placé pour nous dire que ces pratiques sont plus courantes qu'on ne le pense généralement ?

Gérard Lollier. Il nous est arrivé il y a dix ans à Ljubljana la même mésaventure. Nous avions gagné de 25 points chez nous au match aller, et nous avons perdu de 26 points en Yougoslavie. Ils nous ont tout fait.

Le match était prévu à 18 heures, mais l'un de leurs internationaux (qui était militaire) n'était pas arrivé : le coup d'envoi a été reporté sans qu'on nous prévienne à 21 heures et nos joueurs sont restés trois heures à attendre dans la salle. Ensuite nous avons fait jeu égal en première mitemps, mais ils ont trouvé la parade.

En fait, le match a duré un quart d'heure de plus que le temps régle- mentaire, c'est à dire jusqu'au mo-

ment où nos adversaires ont été qualifiés.

C. Bindner. C'était en 1965, donc ces problèmes ne datent pas d'hier.

Gilbert Gondal, comment expliquezvous que de telles situations soient tolérées ?

Gilbert Gondal. Nous sommes très à l'aise pour en parler à la fédération française, car nous avons combattu les coupes d'Europe, et on les combat encore, parce qu'elles ont dégénéré. Effectivement, la politique est venue les perturber. L'an dernier, les pays de l'Est ne voulaient pas rencontrer Israël. Cette année c'est l'Espagne. Bien que la conférence permanente de la FIBA ait réaffirmé que la politique ne doit pas entrer en ligne de compte et que chaque nation refusent d'en rencontrer une autre doit être exclue, chaque année, par des artifices de procédure, par de beaux arguments, on se retrouve devant le même problème.

C. Bindner. Vous dites que la FFBB n'est pas d'accord. Que faitelle dans le concret ?

G. Gondal. Elle a toujours manifesté sa désapprobation lors de la conférence permanente de l'Europe et du bassin méditerranéen.

C. Bindner. Et que peut faire la FIBA ?

G. Gondal. Si elle le voulait vraiment, elle pourrait prendre une résolution et s'y tenir. C'est à dire que chaque nation, quelle que soit son obédience politique ou religieuse, serait obligée de recevoir n'importe qu'elle autre nation. Or, il est vrai que depuis plusieurs années, il n'y a plus de tirage au sort. La démonstration est encore plus flagrante dans la Coupe d'Europe féminine. Les 4 équipes de l'Est sont dans une poule, et les quatre équipes de l'Ouest dans l'autre, avec les Espagnoles.

C. Bindner. Ces Coupes d'Europe sont donc déjà faussées au départ, et comme si ça ne suffisait pas, les résultats sont parfois faussés sur le

terrain. Comment fait-on perdre un match intentionnellement à une équipe, Guy Papineau ?

G. Papineau. Tricher, ce n'est pas difficile. Mais contrairement à ce qu'on pourrait penser, les arbitres sont le plus souvent honnêtes. En Yougoslavie, ils ont été excellents, ils nous ont très bien défendus. L'un d'eux m'a même dit après le match qu'on s'était fait voler, mais qu'il n'y pouvait rien.

C. Bindner. Pourquoi les arbitres sont-ils impuissants ?

G. Papineau. Parce que les arbitres indiquent seulement ce qu'ils voient sur le terrain. Et si la table ne transcrit pas, ils ne peuvent pas intervenir puisqu'il y a un commissaire de la FIBA qui est là pour le faire.

C. Bindner. La régularité des comptes est vérifiée par ces commissaires de la FIBA qui, si je vous suis bien, ne sont pas toujours honnêtes.

G. Gondal. Ce sont des hommes comme les autres ! Si le commissaire ne s'impose pas, il est certain que les gens de la table ont la tentation de faire ce qu'ils veulent.

C. Bindner. Qui sont ces commissaires de la FIBA ?

G. Gondal. Ce sont des commissaires qui appartiennent aux diverses fédérations nationales. Il y a cinq français qui sont commissaires de la FIBA. Lorsqu'arrive pour contrôler un match un commissaire ayant vraiment du caractère et une forte personnalité, toutes les combines dont nous venons de parler n'ont pas cours. Car ils sont soumis à toutes les pressions imaginables, ces délégués y compris les cris et vociférations du public !

C. Bindner. Sur un plan très pratique, très matériel, comment trichet-on ?

G. Gondal. En ce qui concerne le match de Tours à Skopje, il était déjà inconcevable que la table de marque

soit tenue non seulement par des Yougoslaves, mais encore par deS personnes appartenant au cllI même de Skopje. Si le commissaire de la FIBA avait eu du caractère. il les aurait sûrement récusées. Mais est très facile de tricher. Très fe' cile. Et d'ailleurs, je ne dis pas.

qu'en France cela se fait, mais ç8 peut aussi se pratiquer. C'est très facile de déclencher le chronomètre avec quelques secondes de retard C'est très facile de ne pas arrêter les trente secondes.

C. Bindner. Le président du eUe, le docteur Canque, me disait récem ment qu'il lui était même arrivé. aU cours d'un match en Roumanie, de voir le chronomètre tomber en panne comme par hasard ! Puis ce sont les lumières qui se sont éteintes, les fall' tes des adversaires qu'on attribuait aux françaises, et parfois même les points des françaises qu'on donnait aux Roumaines !!!

G. Gondal. La solution serait évi demment de confier la table de mar: que à des personnes de national neutre. Mais le commissaire est déja neutre, les deux arbitres sont nell' tres, s'il fallait encore ajouter trois « neutres » à la table de marque ne sais pas si les clubs supporteraient tous les frais qui sont déjà très élevés

C. Bindner. Gérard Lolié, c'est d'abord pour des raisons financière que vous avez renoncé cette année disputer la coupe Korac ?

Gérard Lollier. Nous avons une certaine expérience ! Il y a deux ans, nous étions qualifiés pour la Coupe des Coupes, et nous avons eu 1 000 spectateurs contre les Polonais de Wroclaw ! Sur le plan financier, ce fut une catastrophe car le déplace' ment en Pologne a coûté très chef Au tour suivant, nous avons reÇ11 l'Etoile Rouge de Belgrade. Au pa' lais des sports de Saint-Ouen, il Y


avait 3 000 personnes, dont 2 000 Yougoslaves, résidant dans la région Parisienne ! Dans ces conditions, nous avons estimé que la Coupe d'Europe n'intéressait pas assez les arisiens pour courir, une fois de plus, le risque d'un grave déficit financier.

C. Bindner. Le problème de la région. parisienne est peut-être un peu particulier, mais on doit constater que la Coupe Korac, en particulier, ne passionne pas le public. Et elle COute souvent très cher aux clubs !

es déplacements sont longs et onéreux. Joe Jaunay disait récemment que les clubs riches étaient ceux qui ne disputaient pas de Coupe d'Europe ! C'est paradoxal, mais c'est vraI: Pourquoi, dans ces conditions, avoir multiplié les Coupes d'Europe avec des équipes de second rang ?

Gérard Lollier. Pour ma part, je trouve cela complètement ridicule.

Coupe d'Europe, Coupe des Coures, Coupe Korac, pourquoi le dernier n'aurait-il pas lui aussi sa coupe ? Ce n'est pas parce que le foot ball a agi de cette façon que le asket doit faire de même !

C. Bindner. Je pense personnellement que cela dévalue la notion de coupe d'Europe, et celle de match International. Six club français cette année, 10 l'an dernier, et cela seulement pour les hommes, c'est l'inflaIon Et le public ne s'y trompe pas.

n y a qu'une vraie coupe d'Europr, celle des champions.

G. Gondal. La France a toujours e contre la troisième coupe d'Europe. Elle n'a jamais donné son accord lorsque la décision a été prise.

C. Bindner. La France est contre, mais c'est elle qui fourni la plus forte Participation ! L'an dernier, 8 clubs français en Coupe Korac !!!

G. Gondal. Parce que c'était la première année et qu'on nous a demandé de l'étoffer. Et nous avons cru devoir le faire.

C. Bindner. C'est une façon culeuse d'être « contre », que d'aider au maximum à son « succès »

G. Gondal. Ça, c'est une autre histoire Mais je peux dire que nous sommes contre la prolifération des coupes d'Europe. Nous souhaitons qu'il n'en reste que deux. Mais tout de même, il faut bien reconnaître que tous les clubs français se battent Pour participer à une Coupe d'Europe !.

C. Bindner. Pas tous puisque Bagnolet a cédé sa place !

,G. Gondal. Oui, mais Bagnolet est un cas à part.

C. Bindner. Il y a aussi ce système de Poules en quart de finale. Je pense qu'en abandonnant le système de l'élimination directe, la Coupe d'Europe a perdu beaucoup de son inté- ret. A la fois pour les joueurs, qui ont saturés de basket, et pour le pulc qui finalement ne se passionne que Pour les matches décisifs.

G. Gondal. Ce système a été mis en place pour multiplier les recettes.

C. Bindner. Il multiplie aussi les déplacements longs et coûteux !

G. Gondal. Cela a été fait aussi Pour Permettre aux nations dont les clubs n'occupent pas le haut du pavé

Duel spectaculaire au rebond entre M'Baye (Villeurbanne) et Campion (Varèse).

de participer un peu plus aux matches internationaux.

G. Lollier. Il y a une autre raison

au renoncement de Bagnolet cette saison en Coupe d'Europe. Bien que nous ayons deux étrangers et un na-

turalisé, nos autres joueurs sont des amateurs. Sur 7 joueurs français, il y C~VT\

en a quatre qui travaillent, et trois qui UV


LES COUPES D'EUROPE EN QUESTION

poursuivent leurs études. Or, quand nous avons vu, avant le début de championnat que le calendrier de la saison comportait 3 matches du championnat en semaine, plus les matches de la Coupe Korac, nous avons renoncé. Parce que c'est trop, parce que nous avons de gros problèmes avec les employeurs, et avec les chefs d'établissements en ce qui concerne les jeunes lycéens. Un déplacement à l'étranger prend trois jours, y compris celui du match.

S'absenter de son travail ou du lycée trois jours par semaine pendant plusieurs mois, ce n'est pas possible pour nos joueurs.

C. Bindner. Pour disputer une coupe d'Europe, il faut donc pratiquement ne jouer qu'au basket. Quel est votre programme depuis le début du mois de janvier Guy Papineau ?

Que peuvent faire vos joueurs sur le plan professionnel ?

G. Papineau. A Tours on est un peu privilégié puisque tous les joueurs sont ou professeurs, ou moniteurs d'éducation physique.

C. Bindner. Mais il n'est pas possible qu'ils exercent depuis le début du mois de janvier !

G. Papineau. Sauf erreur, je crois savoir que le statut des enseignants prévoit que les intéressés obtiennent automatiquement le droit de s'abstenir pour les rencontres internationales même une obligation !

C. Bindner. Ils sont donc systématiquement dispensés d'exercer leur métier depuis janvier, tout en étant rétribués ?

G. Papineau. Exactement ! Nous n'avons pas les problèmes de Bagnolet. Le seul joueur qui travaille chez un tiers est employé dans mon entreprise. Donc, pas de problèmes.

C. Bindner. Il me semble important de souligner, preuves à l'appui, que pour jouer en Coupe d'Europe avec son club (et il y a 6 clubs français masculins dans ce cas cette année, 10 l'an dernier), il ne faut pas travailler ! Gilbert Gondal, est-ce bien raisonnable pour une fédération internationale qui se dit « amateur » de mettre ses joueurs dans l'impossibilité pratique d'exercer normalement un métier, pendant au moins trois ou quatre mois par an ?

G. Gondal. Il est évident que si la fédération française avait un calendrier moins chargé, les coupes d'Europe pourraient peut-être se dérouler sans imposer le « hard labour » qui est actuellement celui des joueurs.

Mais on ne peut pas jouer en septembre parce que les vacances ne sont pas terminées !.On ne peut pas jouer après le 15 mai parce qu'il n'y a plus de réductions accordées par la SNCF pour les déplacements ! ça pose tout un tas de problèmes !

C. Bindner. Ces problèmes sont connus, mais les résultats sont là. A l'arrivée, pour être joueur de basket dans un club disputant une coupe d'Europe, il faut être « sans profes-

Entre Campion (2,08 m), Meneghin (2,04 m) et Morse (2,03 m), Gilles (1,88 m) paraît bient petit. sera néanmoins, avec 20 points, le meilleur réalisateur de Villeurbanne victorieux à Lyon (81-75) mais battu à Varèse (67-88) par la même équipe.

sion » à partir du premier janvier.

G. Gondal. Il ne faut pas exercer une profession qui soit contraignante, et c'est là tout le problème.

C. Bindner. Il faut travailler en amateur si je comprends bien, et jouer en professionnel ?

G. Papineau. Vous essayez de nous faire dire que les joueurs de basket sont des professionnels déguisés !

C. Bindner. Déguisés ? J'essaie seulement de poser le problème comme il me semble qu'il se pose ?

G. Papineau. Alors vous le posez mal, moi je ne le poserais pas comme ça.

C. Bindner. Posez, je vous en prie !

G. Papineau. Comment comprenez-vous que les joueurs de l'Est, eux, peuvent jouer au basket toute la journée durant toute l'année, et

qu'en France on ne pourrait pas en faire autant ? On dit que les Français sont des professionnels.

C. Bindner. Je ne l'ai pas dit ! Je n'ai pas dit non plus que les joueurs de l'Est sont des amateurs !

G. Papineau. Non, mais moi, je peux vous dire que dans les pays de l'Est, les joueurs sont plus professionnels qu'en France ! Ils ont peut-être un métier, mais ils n'y vont jamais, et ils touchent la paie de leur métier pour faire du sport. Pourquoi en France ne pourrait-on pas en faire autant ? A Tours, les joueurs sont payés comme professeur d'éducation physique ou moniteur, et ils font du basket. Je pense que c'est très compatible ! Et puis, en France, on prend les matches de Coupes d'Europe comme des matches de championnat A l'étranger, ce sont de véritables matches internationaux. A

Skopje, on n'a jamais entendu « Allez Skopje !. Alors qu'à Tours on ne criequ'« allez ASPO ! ». Là bas, j'ai entendu durant toute la partie « Yougoslavie-Yougoslavie ! ».

C. Bindner. C'est peut-être plus facile à scander qu' « allez Skopje »

G. Papineau. Non ! Ce sont des patriotes et nous ne le sommes plus, ce sont des fanatiques et nous ne le sommes pas, et ce sont des nationalistes, et je regrette que nous ne le soyons pas.

C. Bindner. Faut-il le regretter ?

G. Papineau. Oui !

C. Bindner. Est-ce que le sport doit être un exutoire aux sentiments nationalistes ?

G. Gondal. Je n'en suis pas sûr.

G. Papineau. Mais sans en arriver aux outrances, on peut tout de même être nationaliste dans un match où on représente la France !


C. Bindner. Pardon ! Vous représentez votre club, un point c'est tout !

G. Papineau. Moi je dis que les Pectateurs doivent être français avant d'être supporters de leur club !

MaIs Il faut être réaliste, et dire ce qui est. La France est actuellement un ys pauvre en ce qui concerne le basket, les Yougoslaves sont les champions du monde. Conséquence ÿglque au niveau international, les ougoslaves sont mieux défendus que nous. C'est la loi du plus fort !

V5, * Bindner. Gilbert Gondal, vous qui représentez la France au niveau s instances internationales, qu'en dites-vous ?

G. Gondal. Je pense que M. Papineau est excessif. Les clubs français sont autant défendus que les autres sur le plan international.

G. Papineau. Non !

\fondai. Eh bien, la prochaine 's, je n'assisterai pas aux tirages au SOrt et vous vous débrouillerez seuls !

G. Papineau. Là n'est pas la quesn Je ne vise personne, mais il r au* être réaliste. Vous avez peutêtre la même audience que les Youg slaves, mais vous n'avez pas la meme influence ! Et c'est normal !

^P'J ai fait une réclamation, pour le principe, après le match de Skopje, et je suis sûr qu'elle n'aboutira pas.

Parce qu'en cas de litige, les Yougoslaves ont plus de poids que les français !

G. Gondal. Non ! Elle n'aboutira Pas dans la mesure où le commissaire de la FIBA ne transcrira pas les mêmes choses que vous sur son rapport! C'est tout !

C. Bindner. Guy Papineau, vous avez été volé comme au coin d'un ois, vous avez posé une réclamation qui n'aboutira pas, et vous le savez ! Alors, est-ce que vous n avez pas eu la tentation de faire un exemple, de dire : « dans ces conditIons, nous refusons de jouer, on déclare forfait, on arrête». Pour l'exernple ! Pour poser le problème de façon que nul ne puisse l'ignorer au niveau international ?

G. Papineau. Non, parce que quand je me suis engagé quelque part et que j'ai donné ma parole, je vais jusqu'au bout. Par contre, si l'année prochaine on est amené à disputer ne coupe d'Europe, je ne vous ai Pas dit que je m'engagerai !

G. Gondal. On a déjà vu des équiPes s'estimant bafouées quitter le terrain en cours de match. Il y a quatre ans, Naples a abandonné le terrain en Grèce pour ces raisons.

Qu'est-il arrivé ? Le club Italien a été sorti de la Coupe et il a été puni d'une lourde amende ! Et cela n'a Pas fait changer quoi que ce soit au climat de la Coupe d'Europe !

C. Bindner. Et si c'était un club yougoslave ou soviétique qui s'était comporté de cette façon, vous ne Pensez pas que les choses auraient changé ?

G. Gondal. Je crois que les Clubs yougoslaves et soviétiques ont suffisamment d'arguments à faire valoir sur le terrain pour ne pas en arriver jv

Le pivot de l'Olympiakos du Pirée, Diakoulas, s'empare au rebond d'une balle qui était également convoitée par Reynolds (à g.) et Demars.

C. Bindner. Suffisamment d'arguments, ça veut dire qu'il faut être supérieur d'au minimum 30 points à son adversaire si on doit jouer le match retour à l'extérieur.

G. Gondal. Je crois, oui.

G. Papineau. Je crois qu'à force égale, à l'extérieur, on n'a aucune chance. Et en cas d'incidents, la seule solution est de prouver sur le

terrain qu'on est les plus forts. Si on est vraiment nettement les plus forts, il n'y a pas de problème ! Si on est à peu près de force égale, celui qui joue le match retour sur son terrain a gagné !

C. Bindner. Les dés sont pipés !

Quelle est la solution ?

G. Gondal. Pour marquer leur désaccord, je pense que les clubs fran-

çais pourraient s'abstenir de participer à la Coupe d'Europe. Pour bien' marquer leur hostilité à l'absence de tirage au sort, puisque certaines nations ne veulent pas en rencontrer d'autres. Et ensuite, après les incidents qu'il y a eu et qui confirment ce qu'on savait de certains clubs yougoslaves, ce forfait mettrait peut-être la FIBA au pied du mur.


LES COUPES D'EUROPE EN QUESTION

C. Bindner. M. Papineau sera sans doute votre plus ardent supporter puisqu'il envisage, il nous l'a dit, de ne pas s'engager dans la Coupe d'Europe l'an prochain. Dans une coupe qui pourrait bien être celle des champions de surcroit !

G. Papineau. J'étais à Munich lors du dernier « tirage au sort » qui n'en n'a pas été un. Lorsque les pays de l'Est ont refusé de rencontrer l'Espagne, j'ai hésité. J'ai eu la tentation de dire, afin d'imposer un tirage intégral : « dans ces conditions, l'ASPO Tours ne veut pas rencontrer les pays de l'Est ! ». Qu'est-ce qui se serait passé ? Personne ne peut me répondre, mais je peux vous dire que si l'an prochain je suis au tirage au sort et qu'il y a un club qui refuse de rencontrer un autre club, moi je refuserai de rencontrer ce club !

G. Gondal. Mais vous ne pourrez pas le faire !

G. Papineau. Pourquoi ?

G. Gondal. Parce que la FIBA avait reçu des gouvernements des nations de l'Est un document officiel qui interdisait à leurs ressortissants de jouer contre les Espagnols !

G. Papineau. Dans ces conditions, ce n'est plus du sport, c'est de la politique !

G. Gondal. Exactement !

Souvenez-vous, l'an dernier. L'Espagne ne voulant pas rencontrer Israël, M. Sporta, le président du Real Madrid, a téléphoné à son ministre des affaires étrangères pour prendre des consignes.

G. Papineau. Je peux dire dans ces conditions que je suis heureux de vivre en France, car si Tours prend la décision de ne pas rencontrer les pays de l'Est, l'an prochain je ne téléphonerai pas au ministère des affaires étrangères !

G. Gondal. De toute façon, vous ne pourrez pas prendre cette décision. Il n'y a que la fédération qui peut le faire !

G. Lollier. Je viens d'apprendre beaucoup de choses et notamment que certains gouvernements intervenaient directement dans des affaires purement sportives. Je trouve ça lamentable et s'il en est ainsi, je crois que le mieux est de supprimer purement et simplement ces coupes d'Europe qui ne signifient plus rien !

G. Gondal. C'est vrai, elles ne signifient plus rien !

G. Bindner. J'enregistre ces paroles de Gilbert Gondal, qui est ici le représentant de la FFBB. Je note que chacun des participants à ce débat a évoqué au moins une fois la possibilité, à l'avenir, de renoncer aux coupes d'Europe. Que va faire la fédération française ? Est ce qu'entre le renoncement total et la complicité absolue, il n'y a pas de solutions ?

G. Gondal. La fédération française posera le problème clairement au mois de mai à Bruxelles, lors de la réunion de la FIBA.

Sur son terrain, l'ASPO Tours, avec 19 points de Senegal (notre photo), avait battu les Yougoslaves du Rabotnicki de seize points (99-83). Une semaine plus tard, au retour à Skopje, les Tourangeaux étaient défaits de dix-sept points (90-107) dans des conditions si discutables qu'ils déposèrent une réclamation à la fédéra- tion internationale.


IE PARI DE JOË jnunnv

fa't Les eux Olympiques ne sont pas des compétitions comme les autres. Le fait qu'ils se déroulent tous les quatre ans seulement, la publicité qui entoure les epreuves, donnent un prestige inégalé aux médaillés. Dans le sport de cute compétition, on compte en olympiades, oubliant souvent qu'un d aanplonnat du monde n'est pas plus facile à gagner que la médaille d'or lees Jeux Olympiques. Surtout dans des sports ou des compétitions mondiales ne sont pas disputées chaque année. C'est le cas du basket, qui jusqu'à auju ^ui n'a distribué que sept titres mondiaux masculins contre huit res olympiques !

LIS Jeux de Montréal ne seront cependant pas tout à fait comme les edents. Ils seront les premiers ou des femmes se seront affrontées Lns ls trois grands sports d'équipes, hand-ball, volley-ball et basket-bail.

L'an®- e de la femme est passée, mais Montréal marquera une nouvelle 0tfo.n„ quete de nos compagnes.

En réalité l'égalité des sexes ne sera pas parfaite au Canada, puisque si le oanbre d'équipes masculines qualifiées a été réduit à douze, seules six fn dations féminines se disputeront la médaille d'or.

Plusieurs pays sont déjà assurés de participer aux Jeux à commencer par le Canada, qualifié d'office en tant que pays organisateur.

Dans la compétition masculine nous auront donc en lice, le Canada, puis l'U.R.S.S., les Etats-Unis et Cuba les trois médaillés de Munich. Il y aura également l'Egypte (champion d'Afrique), l'Australie (champion d'Océanie), les champions d'Asie et d'Amérique, le vainqueur du tournoi pré-olympique d'Edinburg pour l'Europe (du 3 au 8 mai) et enfin les trois premiers du tournoi pré-olympique d'Hamilton.

Chez ces dames avec le Canada nous retrouverons les trois premières nations du dernier mondial à Cali (U.R.S.S., Tchécoslovaquie et Japon, plus les deux premiers du tournoi pré-olympique qui se déroulera également à Hamilton juste avant les Jeux.

La lutte s'annonce donc chaude entre toutes les nations qui vont se disputer les ultimes places olympiques. Parmi elles, la France, qui va lancer dans la bataille ses deux équipes nationales. Programme ambitieux sans aucun doute, mais que Joë Jaunay n'estime pas impossible à tenir.

J.P.D.

« Je ne joue pas ma tête. pas plus que les autres fois. »


suite de la page 17 Joë Jaunay n'a jamais lancé un tel

pari. Depuis plus de dix ans qu'il occupe la place de directeur technique national, il n'a jamais bataillé sur autant de fronts à la fois. Aimé par les uns, détesté par les autres, Joë Jaunay joue gros en cette année 1976.

Ses ennemis le guettent, près à critiquer ses méthodes et sa personne.

Joë Jaunay le sait. Mais il accepte le combat, fourbissant ses armes avant le jour J.

- Allez-vous jouer votre tête ?

- pas particulièrement. pas plus que les autres fois, mais pas moins.

Non. Il est certain que 1976 est une année terriblement importante, mais pas seulement pour la France ! Les Jeux Olympiques intéressent toutes les équipes du monde. Pour nous, il y a cependant deux particularités, en ce qui concerne le basket féminin.

D'abord le Clermont UC pense pouvoir gagner la Coupe d'Europe en l'absence des soviétiques du Daugawa Riga. Mais ce n'est pas certain et cela prouve combien on est exigeant en France. Car si le C. U .C.

arrive seulement en finale, on considérera cela comme un échec. Vous en connaissez, vous, des équipes qui se qualifie pour la finale de la Coupe d'Europe, quelque soit la sport considéré ?

Ensuite il y a le championnat d'Europe féminin, qui se déroulera à Clermont-Ferrand. Malheureusement il ne débouche sur rien, c'està-dire qu'il n'est pas qualificatif pour les Jeux. Nous lutterons donc pour la gloire. Il semble cependant important que l'équipe de France ait le meil leur résultat possible. Jusqu'alors les résultats, depuis 1970, ont été bons et même excellents lorsque l'équipe était au complet. Alors en France.

— Au complet, donc avec Jacky Chazalon ?

— Oui, mais au complet cela veut dire aussi sans blessure. A Cagliari en 1974, nous avons perdu deux matches d'un point alors qu'Elizabeth Riffiod boitait bas. Il ne faut pas qu'Irène Guidotti se casse la main la veille de la compétition ! Il y a tout un tas de chose pour considérer qu'une équipe soit complète.

Mais n'oublions pas que si la Coupe d'Europe prépare le championnat d'Europe, celui ci prépare les Jeux Olympiques. Ne nous faisons pas l'illusion, la qualification sera difficile à obtenir. Car il ne reste que deux places. L'équipe de France est compétitive mais il n'y a aucune certitude, car toutes les formations se tiennent dans un mouchoir.

Il y a deux ou trois ans, nous avions une certaine avance sur les meilleurs, à l'exception de l'U.R.S.S. au dessus du lot et de la Tchécoslovaquie avec laquelle nous étions botte à botte. Aujourd'hui l'Italie ou la Hongrie par exemple, nous ont rattrapé en s'inspirant de notre travail. Nous n'avions plus l'élan nécessaire pour progresser.

Pour reprendre notre avance, cela demande un travail considérable, qui a été entrepris. Ce qui devrait nous

donner plus d'une chance sur deux de réussite. Les féminines ont trois rendez-vous. Si nous n'en manquons qu'un seul ce sera un très bon résultat.

N'oublions pas non plus que la qualification aux Jeux est plus difficile pour les filles que pour les garçons car seulement six équipes féminines en découdront à Montréal.

— Vous croyez plus en une qualification masculine ?

— En théorie, les garçons ont plus de chance puisqu'il y a plus de places à pourvoir et que les « grands » sont déjà qualifiés ? En outre, un effort exceptionnel a été fait cette année pour l'équipe masculine.

Lesjeunes ont été réunis à l'I.N.S.

dans un rassemblement qui est pour le moment plus théorique que pratique, car il y a les Coupes d'Europe.

A ces jeunes il faut ajouter certains anciens. L'équipe ira donc à Edinbourg ou nous n'avons pratiquement aucune chance, puisque la Yougoslavie sera présente et que seul le premier sera qualifié. Edinbourgh servira donc de rodage pour la France, comme les nombreux tournois amicaux prévus. Ensuite nous irons à Hamilton ou je pense que nous aurons une petite chance de réussite. Une petite chance car il y aura l'Italie, l'Espagne, entre autres pays européens et toutes les autres nations du monde non qualifiées. Ce sera très dur, très difficile.

C'est pourquoi je ne pense pas jouer ma tête ! Il y a quelques années, il était plus courant de remettre en question les responsables. Car l'organisation du basket était différente. Il existait un régime de matches internationaux, un tous les deux mois environ. Aujourd'hui avec le championnat et les Coupes d'Europe, tout le monde sait parfaitement qu'il est difficile de préparer une équipe nationale masculine dans notre pays.

Tout lui même — Mais on vous reproche souvent de tout faire vous même ?

— Très bonne question ! Seulement, et pour des raisons diverses, les entraîneurs nationaux ne sont pas à Paris et ne sont pas assez disponibles. Car leur rôle n'est pas seulement d'encadrer un stage de huit jours de temps en temps. Prenons le cas de Pierre Dao. Avant, il existait un équilibre. Mais cette année avec la Coupe des Coupes, Dao est très pris par l'ASPO Tours. André Ostric qui m'a beaucoup aidé sur le plan administratif s'occupe maintenant de l'ABC Nantes. Ne parlons pas de Jacques Fiévé.., Je reconnais donc que sur le plan technico-administratif il existe un problème à résoudre. De plus je m'occupe du Clermont UC. Savez vous pourquoi ? Tout simplement pour le C.U.C., mais surtout pour l'équipe nationale. Actuellement personne n'est apte à entraîner les filles, qui sont très difficiles. Il existe de nombreux problèmes que je suis le seul à pouvoir résoudre simplement parce que cela fait dix ans que je suis avec les joueuses. Jacques

« Gilles, le plus fort dans sa catégorie de taille »

Paquet aurait pu tenir ce rôle, mais il a préféré rester en Avignon.

J'en fais beaucoup et pourtant je tente d'en faire le moins possible !

Mais il faut savoir qu'un directeur national ce n'est pas seulement le responsable des équipes A. Il y a toutes les relations avec le ministère qui englobe les sections Sports-Etudes Horizon 80, les brevets d'état, les réunions pré-olympiques. Il y a également les relations internationales.

Cela demande beaucoup de papiers à remplir, une grande disponibilité et de vivre à Paris.

Mais il est presque normal que les entraineurs nationaux s'occupent de clubs. Pendant l'hiver, les équipes nationales ne sont jamais réunis en France et il faut bien que leurs responsables s'entrainent à. entrainer et à manager. Il faut avoir une véritable action si l'on veut rester « dans le coup ».

— En Italie, Primo, le directeur national a une grande influence sur les entraîneurs de clubs. Cela ne semble pas être le cas pour vous en France ?

— Les deux pays ne peuvent pas être comparés car tout est différent.

Ainsi en ce qui concerne les fémini-

nes, nous étions en avance et les Ita- liens nous ont copié. Chez les hom- mes, nous devrions sans doute, nous informer de leurs méthodes mais la politique générale en France ne per- mettrait pas de s'aligner sur le système italien, qui n'accepte pas les entraineurs étrangers ! En outre en Italie, les clubs sont parfaitement structurés, cela commence seulement en France, et possèdent plu- sieurs entraineurs capables de former physiquement et techniquement les jeunes joueurs.

— Car le rôle d'un directeur national n'est pas de former ?


- En théorie non.

- Ce n'est pourtant pas le cas ?

- Chez les filles du moins. Dans le dernier Basket-Magazine, Maame Coste dit qu'il est scandaleux qe le championnat de France fémiIn ne soit pas équilibré. Je prends le basket féminin. Il y a dix ans, avec adame Coste, comme responsable, il y avait 20 000 licenciées. Auj: ourd'hui il y en a 100 000 et la rance possède l'une des meilleures équipes d'Europe et même du onde ! De l'autre côté il y a le basket masculin. Nous avons un championnat équilibré, mais on ne p ut pas dire que la progression des effectifs a connu la même flambée, et que sur le plan international nous yons les mêmes résultats que les dIes.

,, Alors c'est une question de choix.

oublions pas qu'en Italie, 2 ou 3 équipes dominent le championnat asculin. En Espagne elles sont deux seulement. Et puis il y a les pays de l'Est. Ils n'ont pas d'Américains rnais une politique nationale. Savoir SI c'est un bien ou un mal est une autre chose. Pour l'instant je Constate seulement.

- Vous avez essayé de réunir les Internationaux dans deux ou trois clubs ?

- C'est vrai. Mais avec les garons il existe des problèmes que je ne Pux pas résoudre, car ils ne sont pas d ordre technique mais financier !

On en arrive ainsi à la chose suivante : On peut considérer que les éléents qui peuvent jouer en équipe de rance sont ceux qui ont un rôle imPOrtant dans le cinq majeur de leur clUb, Or si nous prenons les meilleures équipes françaises du moment nous constatons qu'ils ont une imPortante ossature américaine.

Pas d'ossature A Tours par exemple il y a les trois américains. Chez les français nous touvons Sénégal qui finalement dependra le remplaçant de Gilles.

Après c'est un ensemble de joueurs ou Personne ne domine qu'il s'agisse de Demars ou de Vacher. A Villeuranne il y a Alain Gilles. Haquet est un espoir certain mais n'est pas encore un centre international. Ce n'est Pas à Tours ou à Villeurbanne que je trouverais une ossature. Il en est de même à Caen ou seul Vérove est indiscutable. Finalement le club qui se rapprocherait le plus est le SCM Le Mans avec Beugnot et Dubuisson qui Sont deux jeunes, Gasnal, que ceraitis ne considèrent pas comme un uPer joueur mais qui a toujours bien reussi en équipe de France, et Lamothe qui ne joue pourtant pas beaucoup.

, Il y a quelques années, Villeurbanne possédait les meilleurs Joueurs français. Maintenant.

C'est pour cela qu'il est exclu, actuellement, de faire reposer l'équipe de France sur un club. C'est une question de système qui pourtant a aPporté beaucoup au basket français SUr le plan de la popularité.

« .Irène GUIDOTTI, numéro 1 français. »

Samedi 27 mars : dernière journée de ia Nationale I Lundi S avril : rassemblement à l'i. N S

Du 10 au 12 avril ; Tournoi à Szombathely (Hongrie) Du 13 au 20 avril : stage à Pl.N.S.

Du.22 au 25 avril: Tournoi de Bremerfiaven (R.F.A.) Du 26 au 30 avril : Stage à i'I.N.S.

Du 3 au 8 mai; Tournoi pré-olympique à Edinburg (Ecosse ) Du 19 au 23 mal ; Tournoi de Sofia (Bulgarie) mai Tournoi de Wroclaw (Pologne) Du 1 au 8 Juin ; stage à I'I.N. S

Du 8 au 12 |uin ; Tournoi de Koslce (Tchécoslovaquie) Du 21 juin au 9 juillet: Tournoi pré-olympique d'Hamilton Du 17 au 30 Juillet; Jeux Olympiques de Montréal

Jeudi 18 et 25 mars: finale de la Coupe d'Europe Samedi 27 mars : dernière journée de la Nationale i Du 3 au 7 avril: Tournoi en Pologne Du 8 au 22 avril ; stage à nt Du'23 au 27 avril: Tournoi de Budapest Du 1 au 8 mai ; stage avec Roumanie (Vichy) Du 13 au 18 mal : stage avec Tchécoslovaquie (Vichy) Du 19 au 22 mal : stage avec Canada possible à Ciermont Du 20 au 29 mai : Championnat d'Europe à Clermont-Ferrand (poule finale du 24 au 29 mal) Dimanche 30 mai : Champion d'Europe-Sélection d'Europe A partir 3 juin: stage avec Hongrie ou Espagne en France Du 21 juin au 9 juillet: Tournoi pré-olympique d'Hamilton (Canada) Du 17 au 30 juillet: Jeux Olympiques de Montréal

Il va donc falloir préparer l'équipe de France masculine rapidement avec des garçons qui auront déjà dans les jambes une très longue et difficile saison. Lorsque je pense que des clubs ne s'estiment pas prêts après quatre mois d'entraînement quotidien parce qu'ils ont changé un joueur américain, je trouve finalement normal que l'équipe de France ait des problèmes lorsqu'elle se prépare pendant un mois !

Les anciens indispensables C'est pour cela qu'il est impossible de se passer des « anciens ». Si je demande de jouer en zone press, le nouveau sera vite perdu, l'ancien retrouvant ses automatismes. Il connait mes principes de base et s'adapte facilement, ce qui est important lorsque le match est difficile.

Il est toujours difficile de mettre un joueur dans le bain. lorsqu'il faut vaincre !

— Les anciens donc Alain Gilles ?

— Il est prévu qu'il soit là. On peut penser que Gilles, Bonato bien que cela ne plaise pas à tout le monde, Cachemire, Vérove et Durand par exemple sont des éléments qui ont encore leurs places en équipe de France. Ensuite il y a les jeunes avec leurs qualités et leurs défauts.

Pour la première fois nous ferons un véritable match de sélection olympique car ceux qui s'intéresse à


suite de la page 20 la sélection, sont actuellement nom-

breux.

— Les jeunes ne battent-ils pas les anciens neuf fois sur dix, dans ce genre de match ?

— Jacques Cachemire vous répondrait que les nouveaux n'ont jamais gagné ! Comme cela on saura vraiment à quoi s'en tenir. Maisje ne pense pas qu'il s'agira d'un grand combat. Car il n'existe pas douze jeunes capables de jouer en équipe de France avec des chances de succès comme il n'y a plus douze anciens Il va donc falloir effectuer un amalgame, ce qui est toujours délicat.

Chez les pivots cependant il semblerait que Durand soit encore le meilleur français. Haquet et Clabau ont la taille, mais certainement pas la technique. Personne ne s'impose alors que Durand n'est pas forcément meilleur qu'avant. De son côté Gilles reste le plus fort dans sa catégorie de taille.

— En réalité la France ne manque pas de joueurs de champs ?

De la rigueur — Non. Ce qui manque c'est la rigueur du jeu. Il faut que les pertes de balles soit minimes afin de s'assurer la possession de la balle. Cela demande une grande technique et des qualités physiques. Il faut également jouer vite ce qui demande de nombreux matches de préparations.

Car une rencontre internationale n'a rien à voir avec ce qui se passe dans le championnat. Si un défenseur se trouve à deux mètres de son adversaire dans le championnat ce n'est pas trop grave. Avec la sélection, c'est dramatique. Les formes de jeu

évoluent et bien que tendant à aller vers la simplicité au plus haut niveau, elles sont de plus en plus difficiles à acquérir. Par exemple je considère qu'un joueur mesurant 1 m 80 fait une très grave erreur s'il pénètre dans la zone réservée. Car il sera immanquablement contré. Pour lui le jeu est de se bloquer à six mètres pour tirer, dégageant ainsi le dessous du panier pour que les grands puissent lutter. Cela n'exclut pas le dribble bien au contraire et demande une très grande technique individuelle. Alain Gilles possède cette technique tout comme ChazaIon ou Guidotti, cette dernière étant sans doute le meilleur joueur français toutes catégories. Elle possède toute la technique.

Pas de dérogations - Vous allez donc faire jouer beaucoup de matches de préparation à nos deux équipes nationales ?

— Une trentaine sont prévus.

C'est pour être beaucoup, mais il y a toujours des défections et nous aurons la possibilité d'envoyer une équipe B si la fatigue se fait sentir.

Pour les garçons le quartier général sera l'I.N.S. Il y aura cinq joueurs du Bataillon au moins alors que les autres devront être très libres.

— Accepterez vous certaines dérogations ?

— Je ne le pense pas.

— Même pour Alain Gilles ?

— Je ne crois pas. Car si moi je peux comprendre que Gilles a besoin de quinze jours pour son magasin, les autres joueurs demandront l'égalité.

Cela risquerait de poser des problèmes au sein de l'équipe. Or le moral est très important et rien ne doit perturber une formation qui aura besoin

« .Alain DURAND n,a pas été rattrapé. »

de toutes ses forces pour essayer de disputer les Jeux Olympiques. Cette année il faudra choisir l'équipe de France ou les matches amicaux !

Mais j'ai vu Alain Gilles et je crois que pour consacrer ma remarquable carrière, il fera les efforts nécessaires pour participer à l'ensemble de la préparation qui n'est d'ailleurs pas si extraordinaire que cela. Il est prévu certaines périodes de repos, de retour dans les familles. Aussi il faut admettre que tous les joueurs soient présents pour les stages et les tournois.

Pas critiquable En ce qui concerne l'équipe fémimine les problèmes sont différents, puisqu'il y aura sept ou huit joueuses du C. U.C. les autres internationales

venant à Clermont sans problème.

Ce système n'est pas critiquable car il obtient des résultats.

— Mais on reproche à certaines clermontoises de n'avoir qu'à jouer au basket ?

— Madame Coste a été payée pendant des années et, par exemple, Agnès Fouqué a été un an à l'I.N.S.

pour jouer au basket. Mais cela ne suffit pas il faut des qualités morales et physiques !

Oui des joueuses du C. U.C. sont payées pour jouer au basket et je vais vous dire pourquoi !

— C'est à la suite de mes démarches que ces internationales, pour être libre de s'entrainer, ont obtenu des postes de conseillers techniques.

Je dis que c'est ma gloire, à moi, d'avoir fait de ces filles des C. T.D.

qui sortiront de l'ordinaire ! Elles connaissent parfaitement le basket.

Elles servent beaucoup plus ce sport actuellement que certaines personnes qui croient le servir. A mon avis. Personne n'imagine la quantité d'entrainement effectuée par ses joueuses qui sauront ensuite de quoi elles parlent ! »

Si l'équipe de France masculine devra attendre le 5 avril pour commencer sa préparation, son homologue féminin prépare les Jeux de Montréal depuis. 1966 ! Cela ne veut pas dire que le basket français sera représenté aux Jeux. Mais jamais notre pays n'aura fait autant d'effort pour atteindre « le » but, en dépit de la présence américaine.

Jean-Pierre DUSSEAULX

LA PRESENCE. FRANÇAISE!

Le directeur national Joë Jaunay considère avec juste raison, que les internationaux devraient être les joueurs qui ont une influence dans leurs clubs. La présence massive des Américains dans le championnat n'est pas rassurante dans cette optique.

Le tableau ci-joint montre combien sont rares les Français jouant les premiers rôles sur le plan des points marqués et sur celui de la présence sur le terrain. Nous avons pris en considération en face des Etrangers (dans lesquels sont compris tous les joueurs ne pouvant pas actuellement être sélectionnés donc les naturalisés de fraîche date) qui ont marqué 16614 points sur les 29268 inscrits après la 21e journée (soit 56,76 %), les joueurs qui ont porté le maillot national au championnat d'Europe B à Hagen (H), aux Jeux Méditerranéens d'Alger (A) et au tournoi du SHAPE (M), soit les trois dernières équipes de France mises sur pieds.

Certains n'ont qu'une influence minime sur les résultats de leurs clubs. D'autres en revanche jouent un rôle, surtout en ce qui concerne les joueurs de champ. Chez les pivots c'est presque le grand vide alors que seul Larrouquis (Orthez) est le meilleur réalisateur de son équipe, place occupée en force par les étrangers.

Bien sûr certains joueurs français n'apparaissent pas dans ce tableau alors qu'ils seront sans doute sélectionné dans la future équipe de France. C'est le cas de Vérove et de Boistol par exemple. Mais ce ne sont toujours pas des pivots !

I I CIl I I I I I III £ 3 & T ! = Marqueur n° 1 Pts Moy. Temps Internationaux Pts Moy.

* iS ANTIBES 1876 870 46,4 HOLCOMB (EU) 506 24,1 39' BONATO (H.A.) 335 16,9 CACHEMIRE (H.A.) 138 19,7 GRZANKA (A) 266 12,7 LEDENT (H) 184 8,8 RIGO (M) 36 1,7 BAGNOLET 1749 1067 61,0 RATLIFF (EU) 347 21,7 38'

BERCK 1974 1095 55,5 STEWART (EU) 390 19,5 36' DOBBELS (H) 401 19,1 , , GALLE (H) 210 10,5 CAEN 1862 1187 63,7 TRUITT (EU) 408 19,4 35' CLABAU (A) 82 3,9 CHALLANS 1765 1224 69,3 WHITE (N) 508 24,2 36'

CLERMONT 1888 951 50,4 WRIGHT (EU) 399 19,0 39' DEGANIS (M) 45 2,1 VEBOBE (H.A.) 161 7,7 DENAIN 1809 978 54,1 BUSTION (EU) 628 1 29,9 37' Vd. BROUCKE 174 8,3 GRAFFENST. 1725 1208 70,0 FAULKNER (EU) 580 27,6 40' JOEUF 1611 1047 65,0 FISHER (EU) 432 20,6 39' LE MANS 1992 1047 52,6 KING (EU) 390 20,5 32' BEUGNOT (A.M.) 281 13,4 DUBUISSON (A.M.) 226 10,8 GASNAL (H) 170 8,1 LAMOTHE (H.A.) 173 8,2 LYON 1685 1037 61,5 EVANS (EU) 446 21,2 36' DURAND (H) 327 15,6 NICE 1791 829 46,3 JOHNSON (EU) 436 21,8 37' LEYRIT (M) 152 8,0 ORTHEZ 1812 925 51,0 1 LARROUQUIS 406 19,3 37' ROANNE 1762 791 44,9 SODERBERG (EU) 473 22,5 39' BERNARDIN (M) 129 6,1 TOURS 2106 1191 56-6 BOWEN (EU) 596 28,4 38' BEL LOT (A) 80 3,8 1 SENEGAL (H.A.M.) 350 17,5 VILLEURBAN. 1861 1167 1 62,7 LACKEY (EU) 379 18,9 1 36' GILLES (H) 334 16,7 HAQUET (H.A.M.) 145 6,9

LES PALMARES OLYMPIQUES 1936 - BERLIN Non classée. Deux défaites contre l'Estonie et la Chine 1948 LONDRES Médaille d'Argent battu en finale (65-21) par les Etats-Unis Cinq victoires (Iran, Cuba, Irlande, Chili, Brésil) Deux défaites (Mexique, Etats-Unis) 1952 - HELSINKI :.! Huitième j Quatre victoires (Egypte, Cuba, Chili, Uruguay) Quatre défaites (Argentine, Bulgarie, Brésil, Bulqarie)' 1956 - MELBOURNE :;/ Quatrième Cinq victoires (Singapour, U.R.S S Canada Chili, Uruguay) Trois défaites (Philippines, U. R S S ., uru 1960 - ROME Dixième Cinq victoires (Bulgarie, Japon, Espagne, Mexique, Philippines) Trois défaites (Tchécoslovaquie, Yougoslavie, Hongrie) 1964 - TOKIO '!; ;' Non qualifiée Eliminée au tournoi pré-olympique de Genève (six victoires, deux défaites)

1968 - MEXICO Non qualifiée Eliminée au tournoi pré-olympique de Sofia (sept victoires, une défaite)

1972 - MUNICH Non qualifiée Eliminée au tournoi pré-olympique d'Amsterdam (cinq victoires, quatre défaites)


MIKE RATUFF LE SOLITAIRE

Ratliff(11). du bras, du torse, des muscles etdu poids. Laurent Dorigo peut foncer vers le panier en toute tranquillité.

Mike Ratliff, 25 ans, fils d'un soudeur du Sud américain eut trois employeurs en quatre ans. 1972 Kansas City démarre en NBA sur les cendres de Cincinnati, et cherche une doublure pour son pivot titulaire Sam Lacey, jugé un peu juste à l'époque.

Ratliff sort d'une petite université, Eau Claire, où il a fait de gros ravages — 682 points en 31 matches. Il mesure 2,09 m, il a du bras, du torse, du muscle et du poids. Ce qu'il faut pour sensibiliser les professionnels.

En été 72, l'entraîneur Bob Cousy, le convoque le teste lui fait signer un

contrat résiliable — on ne sait jamais — dont le montant excède légèrement le SMIC des pros.

Mauvais calcul. Cousy, vieille gloire mais piètre entraîneur a, semble-t-il, une conception bien arrêtée du pivot idéal. Il garde l'image de Bill Russell dans la rétine.

Pour Cousy tripoteur de ballon, les arrières marquent, les pivots défendent, prennent des rebonds et passent les ballons.

Il faut dire que Kansas a sous la main un sacré fusil, Nate Archibald, qui fait tout sur le terrain et trouve le temps de mettre trente points de moyenne par match.

Ratliff se lance : deux points, les premiers contre Wilt Chamberlain — une claquette — et puis c'est tout ou presque jusqu'à la fin de la saison.

Un an plus tard, Kansas City lui signifie qu'il n'a pas décidément le profil requis. Cousy non plus, congédié une semaine plus tard.

Ratliff est envoyé à la casse, et récupéré par le ferrailleur de service, Jim Mc Gregor, Ratliff suit la filière.

Deuxième volet : L'Italie, pendant une saison, à Brescia en deuxième division. L'équipe s'entraîne ferme mais sur le terrain, elle prend son temps. Et pendant l'intersaison, c'est à nouveau le coup de torchon.

En proie a des difficultés financières, Brescia cherche de nouveaux appuis tente de fusionner, trouve un nouveau « sponsor » et change de politique. Elle jouera désormais à cent à l'heure, avec des joueurs plus petits, et moins chers. Arrivée de Charly Yelverton, départ de Mike Ratliff.

Troisième étape, Bagnolet.

Bagnolet qui a décidé, à l'aube de sa saison, d'investir dans le kilogramme et le centimètre, qui cherche un gobeur de ballon.

Ratliff se met à l'œuvre et fait l'unanimité. Mais l'un des premiers matches amicaux vire à la catastrophe. Un rebond brûlant sous le panier, à Chalans, un contact avec Barry White, et le coude gauche de Ratliff craque. La blessure du géant, qui chamboule tous les plans de Max Dorigo sème la panique à Bagnolet.

Un remplaçant est supervisé. Il paraît myope, il a l'air de sortir d'une cure de rééducation. Après bien des attermoiements L'Alsace gardera Ratliff. Mais Ratliff a gardé un petit souvenir derrière la tête. Il se méfie.

— Que pensez-vous de l'équipe Mike ?

— No comment.

— Et de l'entraîneur ?

— La même chose. Pendant quinze jours, on ne m'a rien dit. Max Dorigo venait raccompagner Woytowicz en bas de chez nous. Il n'est jamais monté. C'est tout.

Fin septembre pourtant, il sera a deux doigts de partir. Mais ce pivot aux gestes lents, au port souverain et à la mâchoire volontaire serre les dents, pense à sa mère.

— J'ai pris mes responsabilités.

Il revient en jeu. Inquiet, car la blessure est mal guérie. Il se rééduque à toute allure et remonte la pente. Aujourd'hui sa mère est là, depuis peu, il va mieux.

Lors du match Bagnolet-Tours, Ratliff s'est mis Ray Reynolds dans 'II la poche. Il dit : — Je peux être meilleur encore. f, rebond, et surtout aux tirs. Mais trois entraînements par semaine ce in'e pas sérieux. Et la salle est froide. | Vous avez des amis ? 1 Des copains, Souchaud, Verse, l| Cazalon, les jeunes. Avec les autres, on sort quelquefois après le match — L'an prochain ?

— D'accord pour rester mais pas au mê me prix.

Chez lui, des coupures de journaux au mur Etlon Joh, et Nate Archibald en portrait. Une bibe près du lit et des bouteilles de In italien sur le bahut. Il les ouvrira pour une grande occasion Qf ne s'est pas encore présentée.

— Mike, que s'est-il passé avec Dolven en janvier ?

— Je lui demandais le ballon. Il a répondu va-te-faire voir ou quelque chose d'approchant, on s'est un peu frictionné. Depuis, on se respecte.

— Ca vous est arrivé souvent de vous battre ? 1 — Pendant un match, quelquefois. B Avec un équipier, jamais. V — Certains joueurs vous ont-ils impressionné : des Français ou des J Américains ?

— Pendant le match, je ne fais paS À attention, je ne regarde pas si le gars d'en face est un Américain ou un j Français. Mais à la fin, le meilleur y c'est l'Américain. \, 1 - Et ceux de Bagnolet ? \:- Ils ne sont pas en condition. f L'entraîneur nous répète toujours I que ce club là n'est pas comme les H autres, qu'il n'est pas professionnel. | — C'est difficile de jouer pivot a Bagnolet ?

— Oui.

< Et pourtant il joue. A Bagnolet la solitude du pivot ne date pas d'hier. De son temps, Jouaret jouait ¡ déjà les ramasse-miettes et on ne le gavait pas de ballon. Ratliff, lui, a 1 choisi le plus court chemin. Il se I poste sûr sous les paniers, et récu- I père tout ce qui traîne. Bien qu'il ne

soit généralement pas le seul à avoir la même idée, il y fait cependant la plus ample moisson.

Et pour cela, pas de mystère : Rat' liff anticipe bien, il se place bien.

coudes écartés, et quand il saute.

tout le monde a peur, la plupart des documents photographiques l'attes- tent. L'homme a un point faible, les membres inférieurs, un peu frêles. Il entraîne un formidable braquet et la vigueur de ses démarrages en souf- fre. Mais il a hérité de son apprentis- sage avorté chez les pros un bras roulé amorcé de trois quart face, absolument imparable.

A la fin du championnat, Mike Ratliff, qui s'améliore de match en match se voit déjà en Californie, et ça lui rend le sourire.

Avec son bonnet de laine tricotée et sa démarche de grand lama il fait un peu perdu à Bagnolet. Pas pour tout le monde peut être.

Thierry BRETAGNE


LES FRERES ENNEMIS DE L'ORLEANAIS Photos République du centre

v La charette des condamnés » : c'est une expression qui revient souent lorsqu'on parle des clubs-vedettes de l'Orléanais. A 2 mois du jugen'ellt final l'Union Sportive Orléanaise et le Cercle Jules Ferry des Aubrais sont bien mal partis pour conserver leur place en Nationale II. Des résultats qui reflètent bien mal la bonne santé que connaît actuellement le basket dans le Loiret.

t Avec ses 4 200 licenciés c'était la saison dernière le comité départemental le plus important de la Ligue du Centre. Et le onzième comité départental au plan national. Une masse de joueurs qui laissait présager un nir en rose. Et puis cette saison on se dit que peut-être on avait vu trop grand, trop vite.

L'U.S.O. : TROP VITE MONTE EN GRAINE

MC DANIEL: combatif. mais bien isolé.

Septième la saison dernière, alors 8U »ls provenaient de Nationale III, es joueurs de l'U.S.O. avaient fait naître bien des espoirs. Surtout que snières, et son diable Gilliam, terInnt troisième ne comptait que 3 Points d'avance. Un bilan plus que satisfaisant pour un premier essai à Ce niveau.

Aujourd'hui l'U.S.O. ne compte que 2 points de retard sur les mêmes Asniérois, mais c'est la dixième place qui est en jeu ! Celle qui permettrait de se maintenir.

Jean Ros, l'entraîneur, se refuse à être pessimiste. « Nous allons tout faire pour nous maintenir. Et je persiste à penser que nous avons encore nos chances même si l'effectif dont nous disposons est réduit en qualité, en quantité et en taille. Notre chance? Nous sommes sortis d'une

période « sans » ou de nombreux joueurs étaient blessés ou fatigués, et l'ambiance malgré les résultats contraires est resté bonne. »

« Je continue à espérer en des jours meilleurs car même la chute en Nationale III ne serait pas considéré comme une catastrophe. Cette saison après les départs de Shumate, Plessis et Ramon, nous avons été contraints d'intégrer 3 juniors : Basserie, Brinon et Perez. Une politique qui paiera un jour ou l'autre. De toutes façons je tiens à rester prudent.

Notre but, grâce à une équipe très active de jeunes dirigeants, c'est de constituer une équipe jouant les premiers rôles en Nationale II. Et puis si notre position actuelle n'est pas très reluisante, vu nos moyens ce qu'on arrive à faire c'est tout de même intéressant. »

LES PEPINIERISTES DU C.J.F.

Au Cercle Jules Ferry la situation est totalement différente. Les moyens et les objectifs ne sont pas les mêmes. Ici le sport, et le basket donc, sont envisagés sous l'angle éducatif et non sous celui du spectacle.

La montée en Nationale II a été l'occasion d'un long débat au sein du club. « Tous les joueurs y étaient favorables explique M. Auger, l'entraîneur, Je dois dire que j'étais plus sceptique.

Il me semblait qu'il ne fallait surtout pas risquer de démolire et l'équipe première, qui à ce niveau perdrait plus souvent qu'à son tour, et ce qu'il y a derrière : le club. Finalement nous avons accepté la montée sans illusions aucune : nous savions que nous retrouverions la Nationale III à l'issue de cette expérience. »

« Bien que la saison ne soit pas finie nous pouvons d'ores et déjà tirer quelques conclusions. Sur le plan financier la saison ne nous aura pas posé plus de problèmes que d'habitude. Et surtout nous n'avons jamais été ridicules et cela bien que 4 juniors soient incorporés à L'Equipe tous les dimanches. »

La chute en Nationale III ne provoque pas les mêmes réflexions à l'U.S.O. et au C.J.F. et c'est normal puisque l'approche de la compétition y est différente. Mais l'U.S. Orléans si elle veut devenir un club de haut niveau peut prendre exemple sur le Cercle Jules Ferry qui aligne une équipe dans tous les championnats régionaux. Combien de clubs peuvent en dire autant ?

Hubert LESEURRE

Jacky AUMONT, en possession de la balle; après une carrière bien remplie place aux jeunes.


REFLETS DU CHAMPIONNAT

Villeurbanne a tremblé à Clermont mais finalement l'expérience d'Alain Gilles et de ses partenaires a prévalu (88-80) sur la combativité des Clermontois. Ici Gilles est à terre et la défense de l'A.S.V.E.L. aux abois. Jean-Marie Deganis serré de près par Moore qu'il masque et Lackey tente sa chance au panier sous le regard de Vebobe. Le ballon roulera sur le cercle mais refusera de pénétrer dans le filet.

lis sont tous les deux Améri- cains. Venus gagner leur vie et des matches en France Ils se sont trouvés face à face dans notre championnat. Bllllngy g.) sous le maillot de Berck et Truitt sous celui de Caen. Des amis aux ves- tiaires, des adversaires sur le terrain où les contact sont parfois rugueux. Truitt semble ici pouvoir prendre le dessus mais finale- ment ce sera Billingy qui aura le sourire avec la victoire de Berck (83-81).

Tours, comme beaucoup d'autres, est tombé dans le piège d'Orthez (98-104). A l'image de Bakr qui tire en suspension pour surprendre Bellot, Larrouquis, Terrell, Perpère et Duquesnoy réalisèrent une grande partie pour remporter un succès mérité sur les leaders tourangeaux.


VALENCIENNES OU L'ETERNEL RECOMMENCEMENT

Quand Pierre Nehr et Sadi Charlet, deux vieux de la vieille (tout est relatif, quand même), sortirent le Rhônel du purgatoire régional, le basket nordiste eut le sourire.

Le glorieux club valenciennois retrouvait une dimension mieux en rapport avec son passé.

Sans pour autant laisser prévoir qu'il pouvait revenir un jour au plus haut niveau, lui qui est pris entre Denain et le football professionnel, et dans un contexte économique finalement assez défavorable.

Le fait est que quelques saisons durant, Valenciennes végéta en seconde division comme beaucoup d'autres.

Et puis, vint l'étincelle ou du moins la réunion d'un tas d'éléments favorables financiers et sportifs qui font mieux comprendre maintenant, pourquoi dans l'inter-saison, le Rhônel refusa à Denain une fusion qui, à priori paraissait idéale pour les deux clubs.

Il fallait vraiment que les Valenciennois se sentent forts pour agir ainsi, qu'ils soient assurés de leurs arrières.

Il semble bien maintenant, audelà de la mi-championnat de seconde division, qu'ils ont bien jugé. Certes, tout n'est pas encore joué mais pour le Rhônel il y a « du pied dans la chaussette ».

Cela vient d'abord du côté sportif, avec une équipe aux effec-

tifs pourtant réduits, mais utilisés au mieux par Jean Degros, de retour dans le Valenciennois. mais pas dans le club où on pouvait l'attendre.

EFFECTIFS REDUITS Le « dog » s'est mis en tête de revenir en première division, et il faudra le tuer pour l'en empêcher.

D'autant qu'il a retrouvé pour l'épauler, ce qu'il considère comme les bases élémentaires de réussite ; à savoir, un pivot déblayeur. Le Brigant, un pivot poste efficace, Ashley, un grand Houvenaeghel, deux ailiers adroits, Slotwinski et Lempereur. Le second étant encore resté roi dans la contra-attaque, et un meneur de jeu passé maître dans l'art de tirer les ficelles. Et de choisir avec intel-

JEAN DEGROS : Le « dog » s'est mis en tête de revenir en première division.

ligence le terrain de ces bataille, les tactiques à appliquer, luimême, Jean Degros.

DES MANŒUVRES CLASSIQUES Bien sûr, on dit souvent que Va- lenciennes mène la balle, ralentit le jeu, ne prend qu'un minimum de risques. Mais on oublie le but à atteindre et les moyens à utiliser.

Après tout, le basket c'est aussi cela.

D'autre part, s'ils doivent monter en première division, les Valen- ciennois comptent sur bien des renforts. On a parlé évidemment de quelques joueurs denaisiensOn a même dit que des offres de service avaient été faites déjà à mi-championnat, mais, ce ne sont pour l'heure, que d'habituels ragots, les manœuvres classiques qu'il est préférable de négliger.

En revanche, il est certain que Jean Degros a déjà en tête un plan de recrutement ou de fonctionnement, comme l'on voudra, avec des jeunes dont un certain Ledent et que le club a des moyens finan- ciers, à suivre dont la voie qu'il choisira.

Valenciennes, en effet, s'est fort bien structuré dans ce domaine, avec un responsable de la publicité appointé, et dont le travail a payé, cette année, si l'on en juge, entre autres choses, après le support publicitaire et l'affichage de la salle et la plaquette récemment éditée.

Comme le public suit de plus en plus le Rhônel n'hésitera pas à se lancer dans l'aventure d'une première division qui retrouvera, d'un coup, accolés sur le même volet des feuilles de matches, les noms de Degros, Lempereur et Ledent.

Pierre MAINCENT

L'EQUIPE C'EST (AUSSI) LE QUOTIDIEN DU BASKET 0 Tous les mardis : les faits et les chiffres de la Nationale Il et de la Nationale féminine 0 Tous les mercredis : les statistiques complètes de la Nationale I


LE BASKET DANS LA VILLE

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LES CHEMINOTS ONT OUVERT LA VOIE

Une enquête de Fernand BOCAGE

Quand, à l'occasion d'un grand match on fntend vibrer les 5 000 spectateurs garnissant es gradins de la vaste Rotonde mancelle ceux qui ont connu les débuts du basket en Sarthe et au Mans en particulier, peuvent mieux que qUiConque mesurer la longueur du chemin Parcouru en plus de 40 ans.

C'est en 1929 que le basket fit son apparihon au Mans. On le pratiquait surtout dans es patronages et sur les terrains de plein air.

1 va bientôt prendre un essor considérable éordant largement le cadre des patros et l. ncitant la Fédération Française d'athlétisme qUI le contrôlait à ses débuts et avait mis sur Ped un comité régional de Beauce et Maine, à reclamer la création d'une fédération franÇaise de basket-ball. Elle vit le jour en 1932 !. Il y a 44 ans !.

Et ce fut une montée progressive en intérêt et en effectifs.

Un simple rappel de chiffres cités par l'un des premiers du basket manceau, Georges Fanouillet, et retrouvés dans les archives un autre enthousiaste de ce sport naissant, Charbonnier qui fut non seulement un achf dirigeant de l'A.S. des mutualités qui devint le S.O. Maine, mais aussi, et pendant de longues années, président du comité départemental, puis régional et avant de prenne sa retraite bien méritée, membre du comité directeur de la F.F.B.B., le prouvera.

De février 1932 l'on comptait trois clubs avec 5 équipes de joueurs on passa à novemre 1934 à 14 clubs et 30 équipes, le nomre des licenciés, 32 en 1932, atteignant 97 en 1934.

C'était parti et bien parti.

Les cheminots du Mans qui bénéficiaient au précieux appoint des équipes de jeunes de école d'apprentissage des Chemins de Fer, ayant donc un recrutement très large remPortèrent le titre régional pour la 3ème fois en 11932. Mais les Jeunesses Sportives Mancelles, Ils patronages, Saint-Pavin, le Tertre, la Librté, la Jeanne d'Arc et plusieurs sociétés départementales faisaient mieux que se détendre.

Plusieurs challenges furent organisés en marge des épreuves de championnat coopérant ainsi à une large propagande. L'un d'eux le fut sous l'égide des anciens moniteurs des Patronages de France ; un autre, sur 4 ans, (de 1935 à 1938) fut doté d'un objet d'art offert par « La Sarthe » et fut définitivement gagné par les Cheminots Rennais qui en finale battirent la V.G.A. Saint-Maur 32 points à 17. L'épreuve pour cette ultime finale s'était déroulée en plein cœur de ville, sur l'esplanade des Jacobins, devant une foule de plus de 200 personnes ce qui était un record pour l'époque.

Les trois années précédentes on avait joué au « Maroc » sur le mâchefer du futur stade des Cheminots qui ne devint qu'après guerre, avec sa salle omni sports et ses terrains de football, de tennis, sa piste d'athlétisme un des beaux complexes sportifs de la ville où avec la même ardeur, le même esprit de solidarité cheminotes on pratique tous les sports.

Forte de ses 200 licenciés avec 19 équipes la section basket des Cheminots a toujours une belle vitalité et les anciens ne sont pas les moins acharnés.

Suite page 28

UN GRAND MOMENT POUR LE S.C. MODERNE

Notre Directeur, Jacques MARCHAND, remettant à M. Bernard GASNAL et à Christian BALTZER le Challenge de « L'EQUIPE » attribué au meilleur club.


LE MANS Suite de la page 27

S.C. Moderne : le club phare.

Evoquer la rapide progression du basket au Mans et dans la Sarthe c'est retracer toute l'histoire du Sporting Club Moderne en y associant celui qui fut et reste d'ailleurs la pierre angulaire d'un succès méritoire : Bernard Gasnal.

Venant de Reims, capitale du champagne mais aussi du. football, Bernard Gasnal qui avait joué au Stade de Reims pensa, dès son arrivé au Mans, en 1938, à créer une section football sous l'égide du S.C.M.II se blessa au genou dut

abandonner le ballon rond. Et la guerre survint.

A son retour de captivité, reprenant ses fonctions dans la grande firme d'alimentation, Bernard Gasnal, avec le dynamisme qu'on lui connait, pensa que puisqu'il ne pouvait plus jouer au football, il y avait un autre sport qui offrait de merveilleuses possibilités.

A Reims aussi on jouait au basket — et comme, au Mans, le S.C.M. avait une section féminine, née pendant la guerre Bernard Gasnal songea à créer une très grande section de mixte.

Et c'est sans doute pou r complé-

ter l'image de marque du club naissant qu'au Mans, ville des 24 heures Automobiles, il eut l'idée de créer pendant 3 ans en 1953,54 et 55 les 24 Heures du. basket.

Sauf une courte interruption pen- dans la nuit (de minuit à 6 heures du matin) on jouait dans la salle

Les Vainqueurs de la Coupe de France 1964. De gauche à droite : debout: An; tomori, Monnet, James, Cordevant Baltzer, Andureau, Diebolt et JustY Specker, entraîneur.

Au premier rang : Lequesne, Lecq, Christian Specker, Cornilleau, GOis, bault.

W

44 CLUBS 3 000 LICENCIES

Depuis qu'il a été créé en 1932 sous l'égide de la F.B.B. le comité départemental que dirige actuellement M. Thézé — qui se trouve d'ailleurs être également le président de la Jeanne d'Arc, équipé opérant en Nationale IV, — enregistre un effectif en progression constante.

Il compte actuellement 3 100 licenciés répartis en 44 clubs dont 16 pour la ville du Mans qui, avec 1 585 licenciés, représentent plus de 50 de l'effectif total.

— Je le regrette car il reste encore des parties du département, le Nord notamment, où la pratique du basket est presque nulle alors que dans le Sud avec Saint-Calais, La Flèche, Chateau-duLoir, Sablé, Saint-Mars, pour ne citer que quelques centres actifs la participation est satisfaisante. Nous allons donc mettre cap. au Nord pour y faire œuvre de propagande.

La forte densité des basketteurs au Mans tient donc à plusieurs facteurs.

D'abord la création de salles où l'on puisse jouer en toute saisons, car la pratique du basket sur des terrains de plein air était souvent contrariée par les intempéries.

En 1950, les sociétés locales ne disposaient que de la Salle des Cheminots, la seule véritablement organisée, puis d'un local bâti sur les terrains de Saint-Exupéry appartenant au club de Renault, le C.O.P. On utilisa dans le même temps un manège désaffecté de la Caserne Cavaignac, puis on joua pendant trois ans de 1953 à 1955 en y installant une aire de jeu et des gradins pour y accueillir du public le hangar des locomotives du. défunt tramway à vapeur qui devint ainsi la salle Paul Courboulay du nom de la rue où elle était située. Elle survit aussi en 1953 au « pesage » des bolides participant aux 24 Heures.

En février 1958, on inaugurait la salle Léopold Goulomiès dont le regretté président des « Comptoirs Modernes » avait voulu doter la société sportive, émanation de la grande firme et dont les succès en basket, notamment, allaient croissants.


Palll Courboulay, dans les quelques autres salles disponibles et SUr les terrains de plein air pendant pratiquement 18 heures d'affilée.

20 estafettes cyclistes apportent de tous les coins de la ville, à ourboulay, les résultats des matches qui étaient affichés heure par heure, comme on le fait sur le circ 11 Pour les bolides. Le classeent final, où trois fois les équipes du S.C,M. triomphèrent, était doté ° nombreuses coupes, dont celle, évidemment, de l'Automobile Club de l'Guest.

Le S.C.M. avait ainsi pris sa vitesse de croisière. Mais il ne pouvait s'arrêter en si bon chemin.

Très attentif au choix qu'il avaità faire pour renforcer ses effectifs sportifs il réclamait notamment pour les nouveaux venus des dispositions pour le basket mais aussi de hautes qualités morales, car il leur assurait pour la plupart des situations dans la grande firme dont il était le chef du personnel.

C'est ainsi que les Baltzer — qui, depuis sa retraite, remplace Bernard Gasnal dans ses fonctions-

Goisbault, Andureau, Monnet, Cordevant et d'autres encore font carrière aux « Comptoirs » à des postes de confiance.

Dès son arrivée au Mans en 1961, Christian Baltzer insuffla à l'ensemble des clubs les vertus bénéfiques de son tempérament de gagneur, imposant de surcroît, le vivant exemple de ses qualités humaines.

L'équipe du S.C.M. jouait en 1962 en championnat de France excellence, avec Baltzer elle monta pour la 1 re fois en Nationale en 1963.

En 1964 les Manceaux ramenaient au Mans la Coupe de France.

Mais la saison la plus extraordinaire du S.C.M. fut à coup sûr celle de 69-70 où finaliste de la dernière Coupe de France battus seulement d'extrême justesse par Vichy, les coéquipiers de Baltzer terminèrent de surcroît 2ème du championnat de France sur les talons d'Antibes.

Depuis ce temps, le S.C.M. court après une première place qui comblerait d'aise le président Gasnal.

Saint-Pavin Prépare la relève

Fondé en 1908 le « patro » de la rue Kléber avait à l'époque une section gymnastique et une fanfa e- Dès 1924, une équipe de 5 JOUeurs pratiqua le basket et dès 1929 avec un effectif de 15 Joueurs, trois équipes furent enaées dans les compétitions ofIClelies.

M. Albert Droué secrétaire générai et homme à tout faire du club constate, non sans une certaine fierté : « Nous avons toujours été préSents depuis cette date ; nous

avons même lutté sur deux fronts puisque toujours affiliés à la Fédération des Patronages et grâce à nos effectifs qui ne cessent de croître nous avons remporté en 1968 le championnat de France honneur F.S.F. et en 69 nous avons été finaliste du même championnat, mais en division Excellence. »

Et Albert Douret d'évoquer ceux à qui Saint Pavin doit de figurer aujourd'hui en Nationale III.

CI Ce fut d'abord Jacques Perier, moniteur national F.S.F. qui après un an de fructueux travail

nous recommanda Jean Oxybar, un de ses anciens joueurs des Hi- rondelles des Coutures. Pendant 10 saisons Il fit chez nous un travail énorme et nous permet d'accéder au championnat de France d'excellence. »

Après Oxybar, Saint Pavin eut comme entraineurs Roger Reboul, un ex-lyonnais du L.O.C.

puis un « ancien » joueur du S.C.

Moderne Jackson avant de confier ses destinées au « grand » Pierre Cordevant « moderniste » lui aussi et qui fut une des valeurs sûres de l'équipe de Baltzer gagnante de la Coupe de France.

Saint Pavin allait alors, c'était au début de la saison 74-75, opérer en Nationale III. Cordevant demanda à ses dirigeants de trouver un grand Américain. Bob

Andrews venait justement de leur proposer son compatriote Grieg Lieder. L'accord fut conclu. A peine venait-il de l'être que Willy Watson, un ancien coéquipier de S.C.M. venait frapper à la porte de l'entraîneur de Saint-Pavin.

Saint-Pavin se retrouva donc avec deux Américains et termina en tête de sa poule et ne fut battu pour la 1ère place qu'au goalaverage par Saint-Brieuc.

Aujourd'hui Lieder est parti mais Watson est toujours là et Saint-Pavin repart vers de nouvelles destinées après avoir in- corporé dans son équipe le jeune frère de Jacky Lamothe, Guy, et un ancien junior du S.C.M. Eric Herault. Les jeunes ne sont pas pour autant délaissés et M. Pierre Devault prépare avec eux la relève.

De gauche à droite : M. Dronsart, directeur sportif, Lionel François, Jean-Jacques Gautier, Jean-François Drouault, Claude Huet, Guy Lamothe, Pierre Cordevant, entraîneur, Willy Watson, Eric Heraut, Gérard Huet, Thierry Foucault, Serge Rivet ; M. Lecresnais, président et M. Poirier, membre-bienfaiteur.


LE MANS Suite de la page 29

La Jeanne d'Arc en liberté

De gauche à droite: Pierre Buzance, entraîneur, Gilles Prod'Homme, Dominique Geneslay, Alain Bouttier, Jean Cristofoli.

Au premier rang, Patrice Fresnais, Thierry Fournier, Christian Miot, Jacky André

La Jeanne d'Arc, comme Saint Pavin est aussi un patronage.

Mais, les « Pontlieusards » ont un léger droit d'ainesse sur leurs amis de la rue Kléber. C'est en effet, en 1906, que fut fondée la J.A. alors que Saint Pavin ne voyait le jour qu'en. 1908.

Là aussi ce fut aux débuts une société de gymnastique affiliée à la fédération des patronages de France. Elle vint au Basket dès les années 30, y consacra tous ses efforts pour figurer honorablement dans les diverses compétitions de la F.F.B.B.

Un solide noyau d'anciens fidèles à l'esprit « patro » continuent à encadrer les jeunes.

Peu à peu, par manque d'effectifs, un « patro » Le TertreMaupertuis, puis une école « La Liberté » se mirent en sommeil.

Les joueurs de ces deux formations optèrent selon leurs goûts, pour diverses sociétés pour le Sporting Club Moderne pour certains.

Mais les cadres de la Liberté rejoignent la J.A. qui, elle, disposait de plusieurs équipes etdeterrains.

Cette fusion s'opéra en 1964. Deux

ans plus tard, la J.A. devenue la J.A.L.T. avait elle aussi sa salle.

Et voici le « patro » de Pontlieue depuis deux saisons en Nationale IV M. Thezé définit ainsi la situation.

« Nos moyens sont très limités Nous avons 220 licenciés et 2 équipes plus cinquante élèves à l'école de Mini-Basket.

Chaque joueur paie sa cotisation, mais nous accordons un tarif préférentiel à ceux qui n'ont paS un métier rénumérateur, aux étudiants, aux scolaires par exemple.

Nous avons aussi des supporters qui nous aident et dont certains en mettant leurs voitures à notre disposition, nous permettent de limiter au maximum les frais de dépla' cernent. Savez-vous que nous parcourons près de. 5 000 ki!o* mètres au cours de la saison!

Alors si nos résultats nous le permettaient, nous serions heures de monter en Nationale III, car j'ai déjà fait les calculs, les déplacements ne seraient pas plus loin' tains et les frais n'augmenteraient pas.

- Et votre effectif ?

- Nous tenons beaucoup à utiliser les éléments formés au club mais nous avons été heureux d'accueillir trois très bons joueurs venant du S.C. Moderne » Une preuve nouvelle que le grand club voisin (la Salle Gou- loumes est très proche du siège de la J.A.) peut rendre à tous de bons services ».

Des filles compétentes Le Basket féminin fut à l'origine étudiantes ou autres qui voU* de la Section du Sporting Club laient les rejoindre. La section Moderne puisqu'elle fut créée féminine du S.C. Moderne étal1' pendant la guerre 39-40. A défaut née pour la plus grande joie du re- d'éléments masculins les diri- gretté président-fondateur des geants de l'époque eurent l'idée Clubs M. Fulbert MASSON.

de meubler les loisirs du jeune Et depuis « les filles » du S.C.M personnel féminin de la grande n'ont cessé de figurer honorafirme et des autres jeunes filles blement dans la compétition.

Animées d'un grand esprit de club, engendrant une saine ca- !

araderie et même pour plusieurs d'entre elles qui ont « pris elles restent fidèles à l'équipe soit comme joueuses, soit comme dirigeantes Mariane Leforestier continue à jouer en équipe première, Mmes Gilbert Monnet, Maunier, Leforestier, Annick Tranchard et Aïcha Robbes entraînent les jeunes, des benjamines aux cadettes en pasSant par les minimes.

Et au moment où « L'EQUIPE » décida de publier régulièrement, Pour chaque match de Nationale 2 tableau de championnat « A Jeu Ouvert » à qui fit-on appel ?

Et bien aux « filles » du S.C.M. qui vivent ainsi intensément et jugent aussi avec compétence les exploits des garçons de la grande équipe de leur club.

Descendues de Fédérale en Excellence régionale, après deux ans de purgatoire, les camarades de Michèle Dumartinet, entraînes par le dynamique Roger HENRY, dit « Rico » ont réussi à e hisser en Nationale III où, pour cette année, leur objectif principal est le maintien A leur palmarès les féminines « Modernistes» ont accroché une finale du championnat de Freincq Juniors en 74 où elles ne succombèrent qu'ln extremis devant Orly. L'an dernier, en 1 /2 finale elles ne furent battues que d'un point sur l'ensemble des deux matches par ClermontFerrand Pour l'instant 5ème ex-aequo avec Saint-Brieuc, elles mettent en œuvre pour se maintenir en milieu de tableau de leur poule.

De gauche à droite, debout: Roger Henry, Michèle Dumartinet, Brigitte Bondoux, Sylvie Leboucher, Véronique Busson Au Premier rang : Catherine Courtln, Aïcha Abbes, Maria Leforestier, Chantal Bourgeais, Chantal Cordier.

! 140 ARBITRES Prenant la relève des « anciens » opérant aux débuts hésitants du basket sarthois, les Fanouillet, Bougard, Erard, Strafogel, et bien d'autres encore, la commission de la Sarthe des arbitres est actuellement dirigée par M. Reboul et le secrétaire général M.

, Rousset, compte 140 directeurs de jeu dont une partie de jeunes s ont satisfait aux cours et examens organisés par leurs ainés. Le seul référée « national » M. Keller, alsacien d'origine et vivant en Sarthe depuis une dizaine d'années, ne désire plus opérer que sur le plan fédéral et a d'ailleurs exprimé le désir de mettre fin à ses fonctions de président départemental des arbitres.

M. Keller n'en continue pas moins à opérer sur le plan local s « pour aider, pense-t-il, à la formation des jeunes assurant la relève », tandis que sès autres collègues fédéraux, Melle Germaine Joly, MM. Cardon, Pouteau, Reboul et Pelletier restent prêts à opérer, tant sur le plan local que régional ou fédéral dans les Nationale II, III et IV.

LE«BALLON D'OR »A ANTIBES -

Sympathique réception l'autre semaine dans la salle d'Honneur de l'O.A.J.L.P. en présence de M.

Pierre Merli, Maire Conseiller général d'Antibes, M. Jean Bunoz, Adjoint aux sports. Il s'agissait de la remise officielle du « Ballon d'Or Palladium » au club Antibois au titre de la saison 1974-75.

L'O.A.J.L.P. remporte ainsi pour la troisième fois ce trophée (1969, 1970 et 1975) rejoignant ainsi l'A.S.

Denain qui elle aussi a inscrit par trois fois son nom sur le socle du « Ballon d'Or Palladium. »

On connaît le principe de ce challenge, qui attribue des points chaque semaine aux équipes de nationale, compte tenu des écarts aux scores, mais aussi de la réussite aux lancers francs.

C'est M. Francis MAGIS, Directeur régional Palladium assisté de M. Edouard DESOUCHE, Chef du service publicité et Adrien Puig, représentant régional qui remis au capitaine de l'Olympique d'Antibes, Daniel Ledent le trophée, chaque joueur recevant une médaille. M. Jacques Thomas, Président de l'O.A.J.L.P. devait remercier les promoteurs de ce challenge.

Ainsi l'O.A.J.L.P. succède à Berck pour ce challenge attribué pour la neuvième fois.

M. Magis avait également invité à cette réception ou l'on tira également les Rois, les membres de l'opération « Horizon 80 » implantée à Antibes. Ces jeunes basket-

teurs reçurent chacun un sac de sport et des chaussures afin de les encourager. M. Magis devait en fin

de réception féliciter tous ces sportifs et leurs dirigeants.

P.C.

f V Tous les vêtements de sport imprimés ou non, à votre marque, votre sigle, votre emblème,

Documentation sur demande CHARPENTIER 36 rue d'Arras 59000 LILLE tél : 52.3748

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La fidélité des naturalisés récompensés ?

L'Association des clubs de nationale avait été prise de vitesse par la fédération française de basket bail en ce qui concerne la limitation du nombre des joueurs étran-

gers. On se souvient qu'une commission avait été formée à la demande du président Busnel lors d'une réunion de l'Association. Mais sans attendre le rapport que devait rédiger le président Papineau et proposer aux membres de l'association Robert Busnel lors du dernier comité directeur de la FFBB avait annoncé la limitation à deux du nombre de joueurs d'origine étrangère quel que soit leur statut, (étranger, naturalisé, intégré ou assimilé) Aux dernières nouvelles le texte qui doit être prochainement adopté par les deux parties ferait l'objet d'une légère modification. Les joueurs étrangers ayant demandé et obtenu leur naturalisation et ayant accompli au moins cinq saisons dans le même club seraient définitivement considérés comme français.

Par ailleurs l'Association des clubs a demandé à ce que la protection qui vise les joueurs de l'équipe première soit étendue à deux espoirs et à deux juniors du club.

Un supporter parmi tant d'autres -

Gaston de Bagnolet

Avant même d'avoir choisi sa place Il lance son cri de guerre : « Bagnolet ! Bagnolet ! »

Sa voix éralllée et son fort accent aveyronnais n'ont abusé personne : Gaston est là.

Gaston c'est un personnage. Il a quitté à la hâte son tablier bleu de garçon de café, rangé précipitamment son torchon et avec l'autorisation de la patronne Il a plongé dans le métro. Direction porte St Cloud.

Il est là qui s'agite, qui se lève, qui s'offre des écarts de langage que chacun lui pardonne pour la simple raison que c'est Gaston. Entier, spontané Il se met dans la peau de l'équipe. Gaston ne garde rien pour lui. Il fait profiter tout son monde de sa façon de penser: cela va de l'impubliable au touchant. Il est sélectionneur quand Il chante son cc Laurent en équipe de France Il. Il est Inquiet mais se veut rassurant lorsqu'il entonne son « Bagnolet ne périra pas Il.

Que ne donnerait-il pas pour que son équipe ne descende pas en seconde division : « On me dirait Gaston tu nous donnes 20 mille francs et l'Alsace reste en Nationale I, J'ouvrirai mon porte feuille. Tenez dans le courant de l'été je suis allé faire bruler un cierge à Mazamet pour que Bagnolet réussisse une bonne saison. Il a fallu que Ratliff soit blessé sans ça j'étais exaucé. Avant la venue de Berck j'irai en faire brûler un autre. Et puis si on jouait comme avant dans la salle du patro je pourrais aller faire un tour par la chapelle.

Ça me fait trop mal au cœur de les voir dans cette posture. Contre Tours c'est l'arbitre qui nous a mis dans le trou. »

Gaston est réaliste: IC Si Max avait gardé Johnson au lieu d'engager le polonais (sic) Bagnolet n'en serait pas là. Je ne lui ai pas dit à Max parce que je l'aime bien. Il le sait, ce n'est pas la peine de lui remuer le couteau dans la plaie. Pour moi Johnson et Gidding c'étaient les deux meilleurs. Mais je commence à m'habituer à Ratliff. Quand je pense qu'avec l'équipe qu'ils ont cette année Ils sont dans la balance. Voilà 19 ans que je les suis. Je ne rate pas un match à Paris eh bien mon petit gars je vous dis que je ne comprends pas. Au début le basket je n'y connaissais rien. Dans l'Aveyron on ne jouait qu'au foot. Maintenant c'est plus pareil. Et pourtant je ne comprends pas ce qui se passe. »

Gaston supporter à une haute Image de son rôle : « Supporter d'accord. Je les aime tous bien. Mais quand Ils jouent comme des caves j'hésite pas à leur dire. Un ! mon petit gars la vérité faut la dire ! »

Un petit rouge, une gauloise réflexe, un dernier aveu : « s'Ils descendent j'irai quand même. Faudra pas les abandonner.

Il y en a trop déjà qui oublieront l'Alsace. »

Les Prévisions (pessimistes) d'André Buffière André Buffière est inquiet. Voilà nous direz vous une année 1976 qui se trouve bel et bien dans la tradition. André Buffière est égal à lUI même. Sans surprise. Il n'innove pas. Il sera toujours optimiste à ses moments perdus. Le drame veut hélas que l'entraineur de l'ASVEL n'ait pas la moindre minute à lui. A peine estil rassuré par un résultat qu'il se trouve préoccupé par l'état de santé d'un joueur.

De plus pour être fidèle à son image de marque il cultive jalousement le doute et la crainte.

Ce qui le conduit de problèmes en questions à voir loin, à envisager l'avenir. Pas d'horoscope ni de tarot. Et la seule boule de cristal qu'il connaisse c'est le ballon de basket.

Les pessimistes, avant de dramatiser, sont souvent des réalistes. André Buffière possède le bon sens et l'expérience. Et cette fois ces craintes apparaissent très sérieuses et fondées.

André Buffière est parti d'une constatation qu'a pu faire également le trésorier de Villeur- banne : depuis deux saisons le public marque une certaine désaffection. Les supporters sont moins chauds et les spectateurs moins nombreux.

André Buffière s'est penché sur les raisons.

Il a mené son enquête. Deux causes viennent se conjuguer : il semble d'une part qu'il n'y ait pas place dans la métropole lyonnaise pour deux grandes équipes de Nationale I. Elles se font concurrence. Il existe dans la région un certain potentiel de spectateurs. Ceux ci disposent d'un budget loisir qui n'est pas extensible.

Un match tous les quinze jours c'était bien. Un match par semaine c'est trop. Il convient de faire un choix.

D'autre part André Buffière a constaté une certaine lassitude. Voilà 20 ans que l'ASVEL joue les premiers rôles, triomphe en championnat, remporte des coupes de France.

« Nous avons trop gaté notre public et actuellement il fait la moue. Nous ne sommes que second il est vrai et toujours dans la course pour le titre, alors au lieu de venir nous encourager, il préfère critiquer. C'est un peu comme si l'ASVEL ne remplissait pas son crontrat. »

Quelles conclusions en tire André Buffière ?

Son raisonnement est simple : « Le basket est devenu un spectacle. Le meilleur spectacle sera produit par des clubs riches. C'est à dire ceux qui se seront attachés la fidélité d'un public et qui disposeront des salles les plus vastes. Nous ne sommes qu'au tout début du processus, mais comme l'argent va à l'argent les clubs riches deviendront encore plus riches les clubs pauvres dépériront un peu plus. Ainsi les équipes fortunées pourront s'offrir les meilleurs joueurs. Les autres ne pourront plus s'aligner. »

Dans la logique « Bubu » tout passe donc par la fidélité du public. C'est lui qui paye, c'est donc lui qui possède la clef de tous les problèmes. Il convient donc de le tenir en état d'alerte permanent. Rien ne remplacera jamais l'espoir de remporter un premier titre national.

Le public se mobilise de lui même : « Villeurbanne a passé ce stade nous l'avons vu. Il n'y a plus l'attrait de la nouveauté. C'est pourquoi j'affirme que l'avenir appartient à Tours, Caen et le Mans. D'ici à quelques années ces trois clubs écraseront la compétition. Ils ont tout pour réussir : les meilleurs jeunes français, des installations de qualité, une infrastructure sérieuse, un public qui mord, et jamais ils n'ont connu la consécration suprême. Les atouts sont entre leurs mains. Pas ailleurs ! ».


Les « va-nu-pieds » sous le panier f Ils ne sont pas basketteurs mais ne se déendent pas mal sous les paniers même si cela ne paraît Pas très évident sur cette photo.

Athlètes, boxeurs et nageurs ils se sont regroupés sous un même maillot, celui des a-nu-pieds >», et n'ont pas craint d'affronter es JOu rnalistes et les artistes dans un tournoi or Oanj* à Coubertin en lever de rideau des matches de l'Alsace de Bagnolet.

De gauche à droite : Marcel Laurent, Ch a i ®s Bietry, Jean-Claude Bouttier, Michel azy, Paul Poanewia dont la jambe levée masqUe en partie Guy Drut et François Tracanelli, j cques Accambray (bras tendu) et Alain MosConi- (Photo Keystonne).

A 0 Dans une carte de nouvel an adressé à Aridré Buffière et à ses ex co-équipiers Bruno Her Ura a prévenu ses amis qu'il se trouvait co ntt raint pour des raisons professionnelles de prolonger son séjour en Thallande. De ce fa, 1 il est maintenant certain que le villeurbannais ne portera pas le maillot vert cette * Ruddy Bennett va beaucoup mieux. Il Effectué une timide rentrée contre GrafI 8taden après huit mois passés en rééduatlon. Son application, son désir de jouer, mon courage n'ont pourtant pas suffi à le reettre au niveau. Et tout porte à croire, à d un Incident, que Bennett ne sera plus Utilisé d'ici la fin de la saison. André Buffière eastli me en effet que le championnat est bien rop difficile pour prendre ce risque.

Jackie Chazalon cherchait sa voie. Elle a Vait Un faible pour le journalisme. Elle vient c nalement de se décider pour la chanson, eornrne l'avait fait avant elle Kiki Caron. Lors une audition (notre photo) son Imprésario Qjjju" tient pour l'instant à conserver l'anonyt at nous a affirmé que Jackie possédait un dort 1011 filet de voix. Le fait qu'elle sache jouer de la guitare n'a fait en plus que la servir.

t Rassurons ceux de ses amis que cette in- ormatlon surprendrait. En cette année olym110.-

Pique Jackie ne délaisse pas le plancher (*our les planches. Il ne s'agit en fait que d'une essemblance, frappante vous en convienrez. Le sosie de Jackie est canadien. C'est lui qui a été désigné par le comité olympique OUr Interpréter la chanson de bienvenue à Ontréal à l'occasion des Jeux. Et il s'appelle ené Simard.

0 Bob Purkhiser fait école. En effet Siem Dewitt vient d'ouvrir à Tours un Bar. américain à l'enseigne du « Slem's ». Souhaitons au tourangeau autant de réussite dans la limonade qu'en a rencontré le Lyonnais. Bob a si bien fait fructifier l'ancien Bar d'Alain Gilles qu'il envisage très sérieusement de s'aarandlr.

W Dans l'entourage de l'Alsace de Bagnolet on regrette de plus en plus amèrement le départ de Chip Johnson. Bart Woytowicz n'a rien fait Il est vrai pour que les supporters parisiens en viennent à oublier. Mais avec le temps on a fini par savoir pour quelles raisons Chip avait été remercié : les dirigeants de l'Alsace recevaient plainte sur plainte.

Chlp et ses amis n'avaient aucune sorte de respect pour le sommeil d'autrui. Et Gérard Lollier de commenter: « Nous ne savions plus ou le loger. C'est un peu pour cela aussi qu'il est parti. » La suite des révélations pour bientôt sans doute.

t Le Stade Français espère bien jouer la saison prochaine en nationale I. Jacky Renaud qui manage l'équipe parisienne a conscience que son effectif est bien trop juste pour aborder la division supérieure avec des chances de maintien. Aussi dès avant la fin de l'année 1975 avait-il pris contact avec des joueurs pour que ceux-ci bénéficient dès la saison prochaine d'une licence M 1. L'ancien puciste Fathy Driss vient donc de signer une licence au stade Français. Par contre François Mazier qui avait quitté le PUC pour Asnières au cours de l'Inter saison s'est vu refuser le feu vert par la FFBB. Il est vrai qu'Asnières avait donné avis défavorable. François Mazier ne portera donc pas les couleurs stadistes la saison prochaine.

W Voilà Berck qui connaît quelques soucis avec ses américains. Brakes n'estplus en

forme, Stewart ne tient plus un match et BIIlingy apparaît bien Inconstant. Pour bien franchir cette épreuve Jean Galle avait un autre atout dans sa manche en la personne d'un quatrième américain Bower. Hélas Il s'en est séparé peu avant la fin des matches aller. Bower joue maintenant à Pornic en Nationale II. Sa présence à Berck eut sans doute permis à Jean Galle de faire souffler ses joueurs fatigués à tour de rôle.

e Il n'y a pas que des Incidents sur les terrains de basket. Témoin cette lettre adressée par M. Fogues directeur départemental de la Jeunesse et des sports pour les Pyrénées atlantique à son homologue tourangeau M. Fernand Clary pour le féliciter sur le comportement de l'ASPO Tours à Orthez: « Nous devons des compliments aux joueurs tourangeaux pour leur comportement à Orthez où Ils ont montré beaucoup de dignité et de sportivité. En basket on est si peu habitué, tout au moins dans mon département, à une telle attitude de la part d'une équipe battue que je me fais un plaisir et un devoir de vous le signaler. »

W Jim Mc Gregor regorge d'idées. Il en a tant et tant qu'une vie ne lui suffira pas pour réaliser tout ce qui germe sous sa calvitie.

Son dernier cheval de bataille: la foire mondiale du basket au Touquet. Un projet grandiose. Mais le plus fort de tout réside dans son ambition d'amener des joueurs américains, des entraîneurs, des recruteurs sur la côte d'opale.

Comment ? C'est tout simple. Dans des conférences il leur tiendra ce langage. L'europe compte plus dé basketteurs américains que n'en accueille l'A.B.A. L'europe compte plus de coaches américains que n'en consomme l'A.B.A. Moralité votre avenir de basketteur passe sans doute par Le Touquet.

« C'est l'œuf de Christophe Collomb. Mais Il suffisait d'y penser. »


IT mm wi~mm uuîm 4 .,

ST JOHN'S DECOLLE Pour ce match Indiana - St John's (79-76), 19 694 spectateurs étaient présents, une foule jamais enregistrée au Madison Square Gardeh pour une rencontre universitaire. Ce match prouva qu'Indiana, favori pour le titre NcAA n'était pas invincible et longtemps St John's II dama le pion. Le score entre les deux Univers'' tés était nul (65-65) à cinq minutes du coup de sifflet final. Il fallut toute la classe de Scott MOY (n° 42), ici en train de contourner Beaver Smith, pour qu'Indiana parvienne à gagner. en fin de rencontre, May alignait un tir en suspen' sion suivit de cinq lancers francs pour six ten' tatives. Indiana s'en tirait bien (AP Wirephoto)

UN JEU TERRE A TERRE ,#

Même dans cette position, George McG^' nis (en maillot sombre) s'en tirera. Le mar' queur numéro un des Philadelphia 76ers, en dépit du solide marquage d'Elmore Smith (e.p tenue claire) passera la balle à un de ses équi.

piers qui marquera un panier (photo AP).

L'UCLA A PLAT | L'Université de Californie de Los AngeleS ne fait plus peur. Sa troisième défaite cede saison après 18 rencontres la situe envlro au dixième rang des équipes universitaireS américaines. Seules restent Invaincues 111; diana (16 victoires), Rutgers (13 v.), et Nevada-Las Vegas (19 v.). Rien ne perme d'affirmer même, que l'UCLA se qUalifier" pour les phases finales de la NCAA puisq"' l'Université californienne est précédée domo sa poule, la Pacifie Eight, par Washington e

Oregon State. Sur notre cliché, Marquer Johnson (n° 54, UCLA) tente de s'interposa au tir de Bruce Flowers (Notre-Dame). US champions en titre sont battus : 85 à 95 (APl Wirephoto). 1

APPRENTISSAGE DES OLYMPIQUES La paire d'arrières Collins-Henderson de l'équipe olympique américaine aux derniers Jeux Olympiques de Münich est soumise à rude épreuve dans le championnat professionnel de la NBA.

Doug Collins (n° 20), des Philadelphia 76ers ne peut arrêter l'élan d'Austin Carr (Cleveland Cavaliers).

Tom Henderson (n° 14, Atlanta Hawks) est débordé par Lloyd Free (n° 21, Philadelphia 76ers). (AP Wirephoto).

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VERONIQUE (osiniuncn unE FLEUR DE m GERBE

A peine avait-elle effectué ses débuts sous un panier de basket que, rapidement, elle allait attirer l'attention sur elle. Vous pensez bien, en effet, qu'une jeune débutante (elle est née le 25 novembre 1957 à Nantua), atteignant, sous la toise, la taille de 1 m 90, ne passe pas inaperçue.

Surtout si, de surcroît, elle exprime des prédispositions particulières pour une activité exigeant — dès le départ — de sérieuses qualités de technique individuelle.

C'est pour cela aussi que Véronique COSTALUNGA appartient également au « Club des Espoirs tricolores ».

Habitant Chambéry — où résident toujours ses parents — elle fut littéralement « attirée » dans une salle d'entraînement, par une amie bien inspirée et recherchant sans doute du renfort pour l'équipe où elle jouait.

Prise au jeu — si l'on peut dire —, Véronique suivit de nouveau son amie, signa au B.B. de la Croix Rouge, commença à se préparer et très vite se lança dans les matches.

Elle ne devait pas rester longtemps dans son club d'origine puisque, dès la saison dernière elle adhérait à l'Evreux A.C. où elle se plaçait sous la direction de l'internationale.

Puis soucieuse de se rapprocher de ses parents, tentée aussi de pouvoir s'intégrer à une formation « classée » à un bon niveau, Véronique signait, cette saison, à la Gerbe de Montceau.

Cette fois le vrai départ lui était donné et en endossant le maillot de la Gerbe elle n'ignorait plus qu'elle allait devoir travailler pour confirmer les espoirs placés en elle.

DES RAISONS D'ESPERER

Après quelques mois passés dans la Cité Montcellienne peut-on considérer l'expérience comme positive ?.

L'intéressée elle-même répond à cette question : « Depuis que j'ai pris la décision de me consacrer au basket-ball j'ai souhaité devenir une bonne joueuse en enregistrant sans cesse des progrès. Mais je désirais en même temps m'intégrer à une équipe en cherchant à lui apporter le meilleur de moimême.

Et bien, depuis que je suis ici j'ai le sentiment que je suis en train de réaliser mes désirs.

— Est-ce que cette adaptation nous a posé des problèmes ?.

— En vérité aucun cas, d'entrée,

j'ai été adoptée par mes nouvelle équipières qui se sont toutes occtl.

pées de moi, cherchant à vaincre mon éventuel dépaysement.

De plus ayant trouvé aussitôt u" emploi dans une entreprise locale fa: bricant des layettes, je n'ai pas eu3 surmonter une quelconque lassitude découlant de l'inactivité et cela a etC important pour mon moral.

— Et aujourd'hui ?.

— Et bien, hors mes occupations professionnelles je me consacre el1 tièrement au basket sous la direction de Yannick Stéphan dont l'expérience me fascine. Grâce à elle et 8 ses précieux conseils je suis certaine que je vais parvenir à justifier 8 confiance qui m'a été accordée.

Pour cela je m'entraîne presque quotidiennement puisque je me retrouve à la salle avec l'équipe première bien sûr, mais aussi avec les « réserves » et encore avec les « J" niors ».

TOUT POUR REUSSIR — Disposez-vous, malgré tout. de

moments de détente ?.

— Certainement et j'occupe ceux-ci de différentes façons : soit, évidemment, en regardant la télévl' sion ou alors en tricotant ou en lisant.

Ainsi donc mon emploi du temps est bien occupé tout en me laissant Ie5 ; périodes normales de repos.

— Totalement satisfaite, donc. & votre venue à la Gerbe de Montceau.

— C'est vrai je suis heureu5® | d'être venue dans ce club où raI trouvé des dirigeants compréhensifs et d'une extrême gentillesse, des équipières épatantes avec à leur tête une responsable, Yannick Stéphan.

connaissant parfaitement le basket En fait j'ai trouvé là tout pour réus' sir. » , Véronique COSTALUNGA. avec sa jeunesse et son enthousiasme s'inscrit donc parmi nos espoirs du basket féminin (elle ne pratique qUÊ cette activité) et il est vraisemblable que, sous l'impulsion de ses parte naires, elle devra terminer son épa

nouissement physique avant de pou- voir postuler aux premiers rôles. 1 Bien équilibrée, vivant l'esprit tranquille, à proximité de ses parents auprès de qui elle peut se rendre. oU qui peuvent lui rendre visite, il n'en reste pas moins que Véronique a le droit de croire en stn avenir.

Louis LAPEYRE ;

YANNIK STEPHAN: « VERONIQUE DEVRA ETRE PATIENTE )).

Chargée de la formation technique de Véronique COSTALUNGA, Y. Stephan — dont la compétence n'est pas discutable — nous a donné son point de vue sur sa nouvelle joueuse : « C'est très favorablement que nous avons accueilli Véronique à la Gerbe. Que voulez-vous ce n'est pas tous les Jours qu'il se présente une jeune fille de 1 m 90, et chez nous justement nous recherchons des grands gabarits.

Actuellement Véronique a pour elle la jeunesse, la taille, une certaine adresse et aussi une grande conscience dans sa préparation. Mals Il lui faut encore acquérir — c'est là le principal — une technique Individuelle parfaite. Et cela ne peut se faire en quelques semaines.

Elle devra donc être patiente pour rattraper le temps perdu. Ce n'est qu'à ce prix qu'elle parviendra à réaliser ses désirs.

Déjà elle est occupée par un travail assurant son avenir, ce qu'elle n'avait jamais fait avant de venir à Montceau, et cela ne peut qu'influencer son comportement général.

SI elle persévère comme je l'espère et le souhaite je l'aiderais au maximum afin qu'elle parvienne au but qu'elle s'est fixé. »

L.L.


f* ** 'I AUTOUR DU MONDE ~l e 1 i

YOUGOSLAVIE

103 jours de préparation pour les Jeux de Montréal

BELGRADE. — Championne d'E rope et vice-championne du Monde, la Yougoslavie est mise, pour les Jeux Olympiques, sur le même plan que le Luxembourg et la Suisse. Si elle veut y participer elle doit en acquérir le droit en passant par les tournois de qualification. Une formalité que n'auront pas à remplir l'URSS, les EtatsUnis et Cuba dont les médailles acquises en 1972 à Munich sont un « laissez-passer » pour Montreal.

Comme les Français et beaucoup d'autres européens, les Yougoslaves se rendront donc en Ecosse en mai prochain. Ils partiront, évidemment, grandissimes favoris d'un tournoi qui, à Edimbourg, n'offrira la qualification qu'à une seule équipe les autres ayant toujours la ressource de se rendre au Canada avant les Jeux pour essayer de se repêcher à Hamilton.

En fonction de ces tournois de qualification, l'entraîneur national Mirko Novosel a tracé un plan de préparation qui débutera dès la fin du championnat de Yougoslavie, c'est-à-dire dans la dernière semaine de mars. C'est une préparation de 103 jours qui a été prévue avec un programme d'une vingtaine de matches.

Mais, cette année, tout n'est pas facile pour Novosel qui, après avoir conquis avec son équipe la première place en Europe et la deuxième du Monde, rêvait, ni plus ni moins, d'un titre olympique.

« Réflexion faite, dit-il, je me contenterai à Montréal d'une médaille fondue dans n'importe quel métal ».

Si l'entraîneur yougoslave a perdu un peu de son optimisme naturel c'est surtout parce que l'Armée n'a rien trouvé de mieux, en cette année olympique, d'appeler sous les drapeaux quatre de ses plus grands ténors : Slavnic, Solman, Jelovac et Cosic. Et pas pour les réunir comme vous pourriez le penser dans une unité spéciale de basketteurs comme Joé Jaunay peut le faire en France avec l'ESIA de Fontainebleau (ex Bataillon de Joinville). Non ! ces vedettes du basket yougoslave qui, de sursis en sursis, avaient pu atteindre 28 ans sans se soucier du maniement des armes, n'avaient, à leur appel, bénéficié d'aucun régime spécial.

Même l'autorisation de jouer avec

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AUTOUR DU MONDE

leur club le championnat et les coupes d'Europe leur fut refusée.

Il fallut que Novosel fit des pieds et des mains pour obtenir de l'autorité militaire que les internationaux puissent être regroupés à Zagreb, ville dans laquelle l'entraîneur national a précisément sa résidence. Ainsi Novosel peut-il avoir un contrôle sur ses vedettes regroupées dans une équipe locale qui ne prend pas part au championnat mais dispute quelques matches exhibitions à l'occasion de manifestations diverses.

Kresimir Cosic qui avait été, lui, mis en garnison à Sarajevo n'a pu rejoindre ses camarades à Zagreb que ces dernières semaines.

« Dans de telles conditions mon plan de préparation a déjà été contrarié », regrette Novosel, qui considère en outre que le niveau du championnat a baissé en raison de l'absence des meilleurs joueurs dans les clubs civils. C'est d'ailleurs pour cette raison que le championnat se limite cette saison à un duel entre Partizan de Belgrade et Jugosplastika Split.

On peut néanmoins penser que compte tenu de la qualité et de l'expérience des meilleurs joueurs yougoslaves, Mirko Novosel devrait quand même rapidement parvenir à resouder sa sélection.

Pour l'aider, l'Armée a d'ailleurs décidé d'accorder « perm » de soixante-dix jours aux candidats à la sélection olympique.

Ainsi, au terme du championnat, tous pourront prendre part à un match est-Ouest de sélection.

Après cette rencontre les treize joueurs retenus seront réunis en

stage à Porec sur le littoral de l'Istrie où ils resteront jusqu'au 5 avril.

De Porec, les internationaux se rendront à Zagreb où ils auront une préparation en salle jusqu'au 22 avril, veille du traditionnel tournoi de la TV auquel l'URSS, la Tchécoslovaquie et Cuba prendront part avec la Yougoslavie. Le tournoi se terminera le 25 avril et les joueurs yougoslaves resteront à Zagreb jusqu'à leur départ pour Edimbourg fixé au 29 avril.

Qualifiée ou non en Ecosse, la formation yougoslave se rendra ensuite au Brésil où, du 10 au 18 mai, elle participera à différents tournois à Sao-Paulo et à Rio-deJaneiro.

Puis ce sera de nouveau un stage à Porec jusqu'au 28 juin. Ensuite une tournée est envisagée aux Etats-Unis avec une série de matches contre des formations universitaires et professionnelles.

Comme on le voit, rien n'a donc été négligé par la fédération yougoslave dans l'optique du tournoi olympique même si Mirko Novosel estime n'avoir pu mener à bien un plan qu'il aurait voulu encore plus rigide.

Nul doute cependant que Novosel a de nombreux collègues en Europe qui seraient déjà fort satisfaits de pouvoir réaliser ce qui lui est offert.

Petar Stevcic

LES CANDIDATS OLYMPIQUES ,, COSIC (Zadar) KICANOVIC (Partizan) WMMM DALIPAGIC (Partizan) DELIBASIC (Bosna, Sarajevo) VARAJIC (Bosna, Sarajevo) R ADOVANOVIC (Bosna, Sara» jevo) GEORGIJEVSKI (Rabotnickl) JERKOV (Jugoplastika, Split) !

SOLMAN (Jugoplastika, Split) JELOVAC (Olimpija, LjubJjana) "d;;:'; SLAVNIC (Etoile Rouge, Belgrade) ZIZIC (BEDKO, Belgrade) KNEGO (Lokomotiva, Zagreb) A remarquer l'absence parmi tes candidats, de Tvrdic, Plecas et Kapicic membres de l'équipe cham- pionne d'Europe. Seul PLE- CAS pourrait éventuellement, être appelé à compléter la sélection en cas de défection de

U.R.S.S.

Les 25 meilleurs — La fédération soviétique a attendu la première phase du nouveau championnat afin de donner plus de poids à sa liste des meilleurs basketteurs soviétiques actuels.

En prenant en considération les commentaires des spécialistes à l'issue de cette première tranche du championnat et leurs conclusions confirmées d'ailleurs par le responsable technique, Kondrachine. Il est Incontestable que la liste des 25 meilleurs joueurs désignés par la fédération de l'U.R.S.S. représente la sélection élargie de la future formation olympique soviétique.

Les vingt-cinq meilleurs basketteurs soviétiques sélectionnés par la fédération de l'U.R.S.S. sont: Pivots : Alexandre Belov (Sparta-Leningrad) 2 m Vladimir Jiguili (Dynamo-Moscou) 2 m 07 Alexander Bolochev (Dynamo-Moscou) 2 m 05 Vladimir Tkatchenko (Stroitel-Kiev) 2 m 15 Mikhail Silantiev (Sparta-Leningrad) 2 m 15 Attaquants : Aljan Jarmoukhamedov (CSKA Moscou) 2 m 07 Mikhail Korkia (Dynamo Tbilissi) 1 m 96 Alexandre Salnikov (Stroitel Kiev) 1 m 97 Alexandre Khartchenkov (Dynamo Moscou) 2 m 02 Anatoli Michkine (Ouralmach Sverdlovsk) 2 m 05 Alexandre Sidiakine (Dynamo Moscou) 1 m 90 Modestas Paulauska (Jalguiris Kaunas) Juri Poulavski (Dynamo Tbilissi) 1 m 90 Evgueri Kovalenko (CSKA Moscou) 1 m 98 Yak Saloumets (Kalev Tartu) 1 m 94 Défenseurs : Serguei Belov (CSKA Moscou) 1 m 90 Ivan Edechko (CSKA Moscou) 1 m 95 Valery Milosserdov (CSKA Moscou) 1 m 86 Vladimir Arzamaskov (Sparta-Leningrad) 1 m 90 Stanislas Eremine (CSKA Moscou) 1 m 80 André Makeev (Sparta-Leningrad) 1 m 97 Alexandre Gontcharov (Dynamo-Moscou) 1 m 96 Rimas Guirskis (Statiba Vilnus) 1 m 92 Alexeï Tamniste (Kalev Tartu 1 m 86 Teïmouraz Tchikhladzé (Dynamo Tbilissi) 1 m 86 G.M.

ANGLETERRE

Aiken secoue le paillasson

Londres. — Contrairement à ce que l'on pense généralement, le basketball est pratiqué depuis longtemps en Grande-Bretagne, même si son niveau n'égale pas celui des pays du Continent. Pour les jeunes Anglais le sport de grande

compétition à longtemps été synonyme de football. Les quelques rares basketteurs finissaient dans une équipe locale dépendant d'une ligue mal organisée.

Il était rare de voir deux bons joueurs sur le même terrain. Les

STEVE SCHMITT

matches se disputaient entre tes.

équipes du voisinage. De toute manière peu de gens se préoccu- pait de savoir quels étaient les meilleurs joueurs sur le plan na- tional.

Pourtant il y eut un joueur té- gendaire dans l'histoire du basket Anglais. Il fut même, probable- ment, le meilleur qui ait jamais joué en Europe Vous avez deviné qu'il s'agit de l'Américain BillBradley qui avait obtenu la bourse ,► Rhodes pour Oxford. Bradley, on s'en souvient, joua au sein de

l'équipe universitaire d'Oxford tout en portant les couleurs de l'équipe italienne du Simmenthal de Milan en Coupe d'Europe. Bra-

dley n'apporta pas beaucoup au basket anglais même si ses performances époustouflantes firent entrer le basket dans les colonnes des journaux anglais. C'est à cette epoque que les Britanniques, pour la première fois, furent conscients du fait que le basket était pratiqué sur leur île.

En 1972, dans une tentative de reconstitution du basket britanni- que, la « ligue Nationale » fut créée avec six équipes. Quatre ans plus tard, la ligue comprend 10 équipes de première division et 7 de deuxième division. La popularité du basket va croissant, elle est loin d'atteindre celle du football mais les amateurs de sport jettent un œil de moins en moins dédaigneux sur ce jeu venu d'outreAtlantique. Ainsi, la finale du championnat de national 1 qui opposait l'année dernière les Embassy All Star au Sutton Crystal Palace attira 5 000 spectateurs au stade Wembley de Londres.

Deux étrangers sont autorisés par équipe, et les mutations peuvent avoir lieu à tout moment. La majorité des joueurs Américains en Grande Bretagne furent des joueurs médiocres dans les universités américaines. Supérieurs aux Anglais, ils ne dominent pas pour autant les matches comme


leurs compatriotes dans les autres O'Ysd'Europe. Les joueurs Anglais sont d'assez grande taille et ce qu'ils n'ont pas en technique ils le remplacent par une brutale détermination que Ion retrouve dans leur rugby (pitches).

Dans ce mic-mac de joueurs sans talent ou sans expérience un basketteur se détache pourtant : l'Américain Steve Schmitt (2m).

Durant sa première saison en Angleterre, l'ancien joueur d'Orthez a réussi une moyenne de 30 points et 15 rebonds par match. Il a permis à son équipe les Embassy Star, de remporter le titre en 1975. La saison dernière, dans la Coupe des Coupes, ses 36 et 32 points contre l'équipe allemande de Leverkusen ont permis aux Embassy de jouer en 8ème de finale contre Le Mans. Malgré deux côtes brisées lors du match précédent Steve Schmitt marqua 45 POints. Ce n'était pas suffisant rnais c'était un évènement pour les Anglais que leur équipe ait atteint les 8ème de finale et la publicité lui entoura ce fait eut des effets très positifs sur l'extension du basket en Angleterre où cette saison le Sutton a réalisé un exploit encore plus grand en se qualifiant pour les quarts de finale de la même coupe des coupes. Le

nombre de spectateurs aux matches augmente chaque année et les journaux accordent un peu plus de place au basket dans leur page sportive.

Les Anglais eurent une excellente idée en engageant Miles Aiken, l'ancien joueur des New York Knicks qui devint ensuite le meilleur réalisateur de la ligue italienne comme entraineur olympique. Miles organise des stages dans les écoles et les centres sportifs qui sont suivis avec enthousiasme par les jeunes. Si l'ardeur des juniors ne s'affaiblit pas avec les années on peut supposer que les Anglais auront des équipes de valeur dans un proche avenir.

Hélas une pénurie de salles et d'entraineurs freine toujours la progression du basket dans les Iles Britanniques.

L'entraineur Miles Aiken essaye de vaincre ce handicap en rendant le jeu plus populaire et mieux connu à travers tout le pays notamment en intéressant les jeunes à la pratique du basket. Mais Aiken a encore beaucoup de chemin à faire pour que l'Angleterre puisse se débarrasser de la désignation de « paillasson » qui lui a toujours été attribuée dans les compétitions internationales.

Gérald S. Couzens

I HONGRIE

Remonter la pente

Budapest — Le basket honr018 vit des années difficiles reflétées par ses mauvais résultats dans les compétitions internatio- nales. Ainsi cette année, après le pVcle des matches aller et retour, les six premiers sont regroupés dans une poule finale jouée en cinq jours sous la forme d'un tournoi, les points obtenus dans cette seconde phase s'ajoutant à ceux de la première pour déterminer le classement.

Le titre est revenu au MAFC, l'équipe de l'école Polytechnique de Budapest. Elle a remporté 29 victoires et subi 2 défaites obtenant un total de 60 points devant Honved 59, Csepel 52, Baja et Ganz Mavag 50 et enfin BSE, dernier de cette poule finale avec 46 points.

Le championnat féminin, organisé selon le même système, a été remporté par Spartacus devant MTK VM et BSE.

Sur le plan international, la Hongrie a décidé de rester en de-

hors des jeux et ne prendra pas part aux tournois de qualification.

En revanche, la sélection masculine se prépare déjà pour obtenir sa qualification pour le Championnat d'Europe de 1977. De son côté la sélection féminine a un objectif plus rapproché ; le championnat d'Europe de ClermontFerrand. L'entraîneur Laszio Kil- lik a entamé la préparation pour cette compétition le 12 janvier avec les joueuses suivantes : Czir aky, Szabics (BSE), Beloberk, Makray, Gajdos, Torma (MTK VM) Kiss, Molnar (Spartacus), Laszio, Szucky (TFSE), Dalnoki, Vacczi (KSI), Winter, Megyesi (DVTK), Lernert, Hilbert (BEAC) et trois joueuses de 17 ans: Lisziewicz (BSE), Borka (Spartacus), Bacsa (Csepel).

Dans le cadre de cette préparation deux tournois sont prévus, l'un en Hongrie et l'autre en Pologne.

Laszlo Lukacs

VnAuem

Deux pour un titre

ROME. — Incontestablement seuls désormais le « Mobilgorgi » de Varese et le « Forst » de Cantu Peuvent avoir des prétentions

pour le titre italien. Les entraîneurs des six autres clubs qui qualifiés pour la poule finale, même les plus optimistes, n'ont pas d'ambitions

allant plus loin que la troisième place.

Les deux leaders du basket italien ontdu reste une réputation qui a dépassé les frontières de leur pays ; Varese pour ses nombreux succès en Coupe d'Europe des Champions et Cantu pour avoir remporté plusieurs fois la Coupe Korac. Cette saison, ces deux clubs disputent la Coupe des Champions et l'on doit prévoir qu'ils se rencontreront au cours des demi-finales « croisées » de cette compétition. En effet, Varese est favori pour gagner son groupe alors que Cantu, battu de justesse par le grand Real Madrid, finira probablement second du sien.

Avec ces deux clubs, nous trouvons dans la poule finale du championnat italien, le Synudine de Bologne, seul à ne pas perdre complètement contact avec les deux leaders. Ce club n'a plus son fantastique américain de la dernière saison, le célèbre Mac Millen, mais dispose de Serafini (2,10 m, 24 ans), et des jeunes d'avenir comme Antonelli, Martini, Eonamico et Tommasini, âgés de 19 à 22 ans et mesurant tous deux mètres. L'américain actuel est Terry Driscoll (2,02 m,28 ans), un ex-professionnel qui avait déjà joué en Italie à Bologne en 196970. Dans la Coupe Korac, ce club devra l'emporter sur Belgrade pour parvenir aux demi-finales.

Vient ensuite l'I.B.P. de Rome, dont les succès ont réveillé enfin l'intérêt des sportifs de la Capitale pour le Basket. Ce club, promu de a Division A-2, a obtenu une excelente moyenne de résultats. La poule finale a, comme autres paricipants, Venise et l'Alco de Bologne, qui après avoir été relégués l'an passé dans le groupe « A-2 », ont remporté les deux premières places de cette compétition qu'ils cnt nettement dominée.

Notons avec regret l'absence dans cette poule finale d'un club au passé des plus glorieux ; l'exSimmenthal de Milan (devenu ensuite Innocenti, et actuellement Cinzano), qui a terminé dernier du Groupe A-1. Ce club a été victime de la crise économique qui a obligé ses deux ex-« sponsors » à lui retirer leur appui financier. Le Cinzano est encore en lice pour la Coupe des vainqueurs de Coupes, pour laquelle il est difficile de lui prédire une réussite.

Ainsi, au départ de la Poule finale du championnat, Milan n'a plus en lice son équipe vedette traditionnelle, juste au moment la capitale de la Lombardie s'apprête à inaugurer son superbe nouveau Palais des Sports pouvant accueillir 15000 spectateurs. En revanche avec Synudine et Alco dans la poule finale, le Palais des Sports de Bologne connaît de belles soirées. A noter que Venise, pour cette phase finale, devra jouer ses matches ailleurs quedanssasalledu Palaisde la Misericorde, aux fresques superbes, mais de dimensions insuf-

fisantes. Un nouveau palais des sports vénitien est en voie d'achèvement mais il ne sera probablement pas disponible avant la saison prochaine.

Dans un autre domaine, M.

Primo, entraîneur Fédéral Italien, ne perd pas de vue queson équipe devra tenter d'obtenir sa qualification pour le Tournoi Olympique de Montréal d'abord à Edimbourg, puis à Hamilton. Pour s'informer sur les dernières nouveautés du basket américain, M. Primo a passé quelques jours aux Etats unis, assistant au grand tournoi de fin d'année disputé au Madison Square par des formations universitaires de premier plan. M. Primo a été impressionné tant par le niveau du jeu que par l'arbitrage. Il a profité de la présence à New York de quelques-uns des meilleurs « coaches » des U.S.A. pour obtenir de précieuses indications pour son équipe.

Habib. Y. CHIHA

ETATS-UNIS

Willy Nordwood (ex-Caen ) a été transféré des Détroit Fistons aux Phoenix Suns (NBA) qui sont à l'avant dernière place de la division Pacifique, loin derrière Golden State et Los Angeles.

Voici les meilleures performances de Nordwood sur n match depuis ses débuts profession* nels : 12 tirs réus 22 t ; 9 lancers francs r 12 tentés ; 13 rebonds ; 4 passes décisives ; 29 points.

Parmi les loueurs pressentis l'année passée par la NBA, Ken McKenzie est le seul étranger de notre championnat qui soit cité. En I38ème position. Il est aussi le seul joueur de Nationale 1 gratifié d'une Mention Honorable par le « Converse basketball yearbook ».

Pour ceux qui d partir aux Etats-Unis pendant ies vacances de Pâques: la saison régulière de ia NBA se termine ie 11 avril, le 7 pour l'ABA. tes phases finales prennent ie relais et se poursuivent jusqu'à le fin du mois de mai.

Joby Wright (ex-berckois) fait partie cette année des onze joueurs qui composent l'équipe professionnelle des an Diego Saiis d'après le guide officiel de l'ABA. Rappeions-nous que Wright, avant son arrivée en France, avait déjà composé avec les Memphis Sounds, pendent 3 matches et pour Inscrire 12

Ken Gardner est membre officiel des Utah Stars (ABA).

Uonei Sillingy a signé un contrat avec les Virginia Squiree (ABA) le 13 juillet 1974. Il joua saison passée 46 matches professionnels et marque 8,5 points de moyenne*


COUPE DE FRANCE DES CLUBS

BRAUO POUR ARRAS !

Les deux classements des coupes de France des clubs « L'EQUIPE-BASKETMAGAZINE » commencent à prendre tournure. Bien sûr rien n'est encore joué, aussi bien pour la Coupe masculine que pour la féminine. Pourtant il serait maintenant étonnant que l'A.S. Villeurbanne, et surtout le FC Lyon, conservent leurs trophées conquis l'année dernière.

Les épreuves des jeunes permettent cependant bien des renversements et ilfaut se méfier de tous les pronostics.

En revanche et quoiqu'il arrive maintenant, l'A.S.P.T.T. ARRAS mérite un grand bravo.

En effet les postiers d'Arras dont l'équipe féminine seniors dispute le chapionnat de Nationale II ont réussi l'exploit de qualifier leurs quatre équipes de jeunes pour les seizièmes definale.

Cela montre tout le travail effectué au sein de ce club. Rien ne dit d'ailleurs que l'A.S.P.T.T.

Arras qui occupe actuellement la huitième place du classement féminin ne parviendra pas à gagner plusieurs rangs et qui sait, enlever le trophée « L'EQUIPE-BASKET-MAGAZINE ».

CLASSEMENT MASCULIN

1 A.S.P.O. TOURS 240 pts 2 CAEN BC 230 pts 3 AS VILLEURBANNE 195 pts 4 RACING CF 190 pts 5 STADE FRANÇAIS 180 pts 6 SCM LE MANS 171 pts 7 ABC NANTES — AURORE de VITRE — BC FRANCONVILLE 170 pts 10 SC Charenton 161 pts

11 USB Agen, EBCM Grand fort Philippe, E.S. Chalonnais 161 pts ; 14 Berck BC 155 pts; 15 ALM Evreux, E.S.R. Arpajon 151 pts; 17 AS Tarare 150 pts ; 18 O. Antibes, Stade Clermontois 141 pts.

20 AS Monaco 140 pts ; 21 JA Vichy 135 pts ; 22 RSC Valenciennes 132 pts ; 23 Castres BC, ASP Neuilly, J.l Bourg, O.S. Hyerois 131 pts ; 27 Mulhouse BC, US Touquaise 130 pts ;. 29 ESM Challans, Avenir de Rennes, US Vésinet 126 pts.

32 AG St Denis, SA Merignac, GA Landerneau 125 pts ; 35 SS Nilvange, BC Maximois, IND La Baule, D. Dijon, USB Longwy, US Tulle, Championnet, BAC Nons, C.S.S.J. Geipolsheim, C.S.

Autun 121 Pts.

45 Nice BC, AS Guerinière 120 pts 47 Avenir Muret, V.G.A. St Maur, A.S.U. Lyon, Hermine Nantes 116 pts ; 51 BO. Savary, BAC Calais, O.

Grande Synthe, U.S. Métro, USM Olivet, F.C. Cournon 112 pts ; 57 EB Orthez, US Temple, Etendard de Brest, ASM Strasbourg, BC Yvetot, Reims UC ; C.S. Homecourt 111 pts.

64 AS Denain, SLUC Nancy, S.A.

Lyon, A.L. Meilhan, J.A.T. Le Mans 110 pts ; 68 B.C.P. Nîmes, JS Caraman, Toulouse OAC, J.A. Dijon, ASP Police, SLP La Seguinière, ABC Lutterbach 106 pts ; 75 PLS Brest, ASS Breil OS 105 pts ; 77 PTT Caen, A.S. Gauchy 102 pts.

79 CRO Lyon, GSM Roanne, Limoges CSP, Espérance Chalons, AS Orly VGA Péage, AL Doazit, JA Oloron, CSMLS Angoulême, RC Versailles, Evreux AC, US Vesoul, SC Billon

Jacques Monclar (Racing CF).

Un jeune qui a su se faire une place chez les grands.

ILS ONT ENCORE LEURS JUNIORS ET LEURS CADETS QUALIFIES

PTT Arras

Nationale III Aurore de Vitré, USB Agen Nationale Il ABC Nantes, Racing CF Nationale I Caen BC, ASPO Tours, AS Denain- Voltaire

CLASSEMENT FEMININ

1 A.S. MONTFERRAND220 pts 2 CLERMONT U.C. 205 pts 3 A S.A. SCEAUX 190 pts 4 C.S. TOULON 185 pts 5 A.S. ORLY 181 pts 6 ALUS TONNEINS 170 pts 7 SPO ROUEN 165 pts 8 PTT ARRAS 160 pts

9 Lille U.C., Toulouse CMS et USC 1 Chalonnais 151 pts ; 12 SC Bordeaux et T.B. La Rochelle 150 pts ; 14 US-I PEG Marseille 135 pts ; 15 Bigour- dane Tarbes 131 pts; 16 FC Lyon, VGA St Maur, Cavignal Nice et PTT Vanves 130 pts.

20 Stade Français et O. Antibes 126 pts ; 22 Montceau les Mines, V, Besançon, SCM Le Mans, BCM Poitiers, Ala le Havre, entente Red Star et Al Nuitonne 121 pts; 29 PTT Tou- i louse 120 pts.

30 SC Graulhet 116 pts; 31 PTT Lyon 112 pts ; 32 CSA Cran, la Cant.

Aurillac, USN Pau, PTT Nantes et US Métro 111 pts ; 37 Evreux A.C., Paris US, RC Marseille et AS Sainte Savine 110 pts.

41 USM Montargis, C.O. Metz et Al Grenoble 101 pts ; 44 PTT Nancy et Racing C.F. 100 pts, etc.

ILS ONT ENCORE LEURS JUNIORS ET LEURS CADETTES QUALIFIEES

CEP Lorient

Nationale III ASA Sceaux, RC Marseille

Nationale Il PTT Arras

Nationale I AS Montferrand


~M~y~TT~

S~stcet mÀqcÀqzlArx

De g. à dr., debout: Jacky Lamothe, Claude Gasnal, Jean--Pierre Gibet, Ken McKenzie, Eric Beugnot, Bob Andrews; accroupis: Hervé Dubuisson, Claude Peter, Jean- Marc Conter, Patrick Robin, Lloyd King et Bill Cain. "J4j,' "!i, .!4.11iliJiJ.. (Photo Pierre Ménard).


ATOUT JEUNESSE

Une présentation de Claude CHEVALLY

Au palmarès du Tournoi des espoirs féminines, les montagnardes succèdent: aux montagnardes !. Après les Pyrénées, qui avaient survolé la compétition la saison dernière, ce sont les Alpes qui ont été classées premières lors de phas 1 finale disputée cette fois à Bar-le-Duc. Le combat fut âpre, et Josette Baffe" manager de l'équipe victorieuse passa par bien des émotions avant de féliciter ses filles, mais il est logique que ce soit la sélection la plus complète qui l'ait emporté au bout du compte. :

Voici donc un regard sur ces neuf jeunes filles tout sourire. !

Mais nous mettrons, aussi, un garçon en vedette : Jean-Pierre Seyrat, pivot de Saint-Front de Pradoux, et l'un des plus sûrs espoirs de l'Aquitaine. !

Club: Saint-Front de PradouxTaille; 1,95 mPoids : 80 kg en 1959 • Place Jouée: pivot Cest tia grand garçon longiligne au cheveu sombre, qui, compte tenu de sa taille et de son attrait pour Je basket, s'est vite retrouvé au poste de pivot dans le club de sa petite Ville,. Saint-Front de Pradoux, en

L'an dernier, malgré le handicap *8'opérer dans un club seulement engagé dans un championnat départemental, Jean-Pierre Seyrat fut cependant sélectionné avec l'équipe d'Aquitaine pour représenter cette région,de Pfanee au tournoi national des» espoirs et retenu pour quelques stages nationaux.

Il faut dire que Jean-Pierre ne manque pas de qualités. C'est d'abord un joueur solide, qui n*a peu r derrien sur un terrain ei qui profite de ses qualités physiques et de son coeur énorme pour récupérer le 'maximum des balles qu'il y a à conquérir sôus les panneaux. Il lui reste encore à travailler sa vivacité et -sa rapidité de*course dans la mesure du possible ; mais <î*est d'ores et déjà un espoir à son poste.

Est-ce reflet de son tempérament ? Hn'to ù rèas. Jean-Pierre Seyrat.est beaucoup plus à Taise enatta- que qu'en défense, bien que son adresse soit moyenne. Mais sa participation au jeû offensif' reste son point fort. Ce sera d'ailleurs un adversaire encore plus redoutable îor$"cfue son jeu aura pris du vo l ume.

V H faudrait ■ seulement que ce garçon d'un naturel réservé prenne définitivement confiance en lui et en ses moyens de basketteur pour que Je pivot-' de Saint- F ront de Pradoux fasse encore parler de lui.

* DANIELE SIMON le dynamisme Club: Entente Saint-Martin d'Hères Taille: 1,65 m a Née le 5 mars 1959 0 Place jouée: arrière Danièle Simon était dans cette sé-

lection des Alpes l'une des quatre « mousquetaires » de Saint-Martin d'Hères. Habituée à jouer avec l'équipe senior de cette petite ville de la banlieue nord-est de Grenoble, Danièle retire donc une certaine expérience de ces contacts avec des joueuses plus expérimentées qu'elle.

Rapide, adroite, elle est redoutable lorsqu'elle conduit les offensives de son équipe. En revanche, sa taille et un placement très perfectible lui posent quelques problèmes en défense. Elle possède donc une belle marge de progression.

*

MARTINE OLLIER la discrétion

Club: ASPTT Privas W Taille : 1,65 m lb Née le 9 mars 1959 W Place jouée : arrière

LJne Ardéchoise en vedette dans le monde du basket, cela n'est pas si fréquent. Le mérite n'en est que plus grand pour Martine, d'autant plus qu'elle joue dans un petit club de Promotion d'Excellence, l'un de ceux qui font ce délicieux basket de' terroir qui déplace les vrais amateurs de ce sport.

Bonne passeuse, toujours au service de la collectivité, accrocheuse et régulière, Martine Ollier a bien compris que le basket était avant tout un sport de mouvement et aussi d'équipe. Du coup, elle n'ose pas assez tirer, malgré une adresse honnête. Mais c'est au fond le reflet du tempérament plutôt timoré, de cette blonde Ardéchoise.

*

BLONDINE ROUDET l'abattage.

< Club: U.S. Saint-Pierre Bressieux < Taille: 1,72 m

Née le 25 juin 1960 Place jouée : arrière ou ailler

Saint-Pierre de Bressieux, c'est ce village de 520 habitants, qui compte

110 joueurs licenciés de basket, et dont Basket Magazine vous a fait partager la joie de jouer dans son numéro de décembre dernier. Or voici cette commune rurale du BasDauphiné de nouveau à l'honneur, grâce à l'une de ses jeunes basketteuses.

Blondine Roudet sut d'ailleurs justifier la confiance qui lui avait été faite tout au long du tournoi des espoirs, et Josette Barlet, qui mana- geait la sélection alpine fut la première à reconnaître les énormes progrès de Blondine. ';,

Appliquée, collective, elle sait à merveille utiliser les trous dans la dé- fense adverse pour s'infiltrer.

Joueuse athlétique, qui couvre un terrain énorme, Blondine sait accélérer à bon escient tout en n'étant pas spécialement rapide naturellement : une fausse lente en quelque sorte. En tout cas, Saint-Pierre de Bressieux peut compter sur elle pour perpétuer sa tradition.

*

JOSIANE STRIPOLI l'élégance 0 Club: Entente Saint-Martin d'Hères W Taille: 1,73 m tb Née le 5 septembre 1959 0 Place jouée: arrière ou ailier

Des nombreuses espoirs formés par Saint-Martin d'Hères, et récompensées aujourd'hui par une sélection, Josiane Stripoli était au départ celle qui avait le moins d'aptitudes.

Mais elle rattrape son retard à la vitesse grand V.

De l'aveu même des responsables de cette équipe des meilleures espoirs du comité des Alpes, Josiane éclate cette saison. Timide et manquant de maîtrise jusque là, elle a donc pris confiance en elle, notamment grâce à l'amitié dont on l'entoure. Basketteuse élégante dans toutes ses attitudes, elle est également adroite : ses pourcentages aux lancers francs sont là pour le prouver.

Manquant un peu de rapidité èt parfois indolente, il lui suffirait d'un peu plus de hargne pour affirmer dé- finitivement sa personnalité sur un terrain. A condition qu'elle n'abandonne pas son élégance !

ANNE FRESSIGNE r la hargne S.

W Club: A.S. Trlcastlne saintPaul • Taille: 1,75 m W Née le 20 avril 1960 < W Place jouée : ailier

r Avec ce rien d'accent qui eftleure le Midi, Anne Fressigné aime à f^ remarquer que même si Pierrelatte est tout proche, elle est avant tOIl licenciée à l'A.S. Tricastine Saint Paul ! C'est dire que cette gran e:, fille blonde sait ce qu'elle veut. V Dotée d'une assez bonne tech111 que, bien déliée, très à l'aise en contre-attaque, Anne est Oll; authentique espoir. Elle accofliFj encore quelques maladresses de main, essentiellement parce qu'elle veut parfois trop en faire, mais c'fs > par ailleurs une basketteuse adroite qui sait déjà défendre avec intelligence malgré son jeune âge, PleIP.

de tonus, c'est une « gagneuse » , qui a horreur de perdre, au point parfc1, de perdre le contrôle de ses nerf;:' Mais elle sait toujours être 8 lorsqu'on compte sur elle.

* 1 CHRISTINE VOLPIN le brio 0 Club: Entente Saint-Martin d'Hères , W Taille: 1,77 m < Née le 15 janvier 1959 1 W Place jouée : aller , Ce fut certainement la joueuj^ numéro 1 lors de la phase finale Cil e Tournoi des espoirs. C'est dire qu ses qualités sont nombreuses.

Sa technique ? Elle est remarquable, compte tenu de son âge, permet- : tant à Christine des dribbles, des iw filtrations, des passes décisives (lu Sr l'on n'a pas l'habitude de voir daP, des matches de cadettes. I Sa présence ? Possédant ©Ijf j même une grande assurance, e rassure son monde lorsqu'elle est s le terrain, toujours apte à calmer y jeu, à garder la balle grâce à ulle; bonne conduite de dribble et à fairpi profiter toute l'équipe de 180 !

adresse. 1


Ses qualités essentielles ? Son Punch et son intelligence ; elle a l'art de faire la différence sur une ou deux tlées, de profiter de la moindre faUl et même de provoquer la faute de V adversaire. Quant à son intelligence, elle se manifeste aussi bien Sur!e terrain qu'en dehors, puisque ç. Stine est également une brillante yceenne, n avenii" ? Il peut la mener loin si elle continue d'avoir les pieds sur t e et si elle cultive ses qualités, oUe-en-train de l'équipe, c'était au la capitaine idéale de cette séection des Alpes.

* FREDERIQUE VENTURI le cran J Club : Rives Sport Taille; 1,78 m J Née le 3 octobre 1960 Place jouée : pivot ou ailier C'était la plus jeune des filles qui omposaient l'équipe des Alpes, et il faut donc s'attendre à la retrouver l'an prochain dans la sélection. Très hrsente au rebond, où elle fait bénéICler la collectivité de sa taille, elle est souvent là quand il s'agit de COtrer sous les panneaux des tirs UI fsent vers le panier. Parfois maroIte, elle a encore de gros prores a faire, en défense notamment, éD UVant par exemple beaucoup de Icultés à contenir une adversaire qUI aVance sur elle, mais de l'avis de c qui la suivent régulièrement, p edérique possède une très grande iarge de progression, compte tenu de ses qualités actuelles.

ective, accrocheuse, c'est par illeurs une jeune fille très vivante, dont la progression est toutefois un ten bloquée pour l'instant, compte tenu de l'opposition relativement faihi qu'elle rencontre sur son chemin avec Rives Sport, son club.

*

DOMINIQUE ANDRE la puissance ! C'ub: A.S.C.E.A. Pierrelatte Taille: 1,79 m Née le 14 février 1959 lace jouée : pivot Son nOm doit dire quelque chose à beux qui suivent régulièrement le bask et féminin. Dominique est en effet ja Soeur de cet autre André qui ttere actuellement à Evreux, en Naonale Il.

rela taille et sa puissance l'ont naturellement rapidement conduite au poste - de pivot, où Dominique mit un cer "n temps à s'imposer, non pas tant par manque de qualités, mais par e qu'un peu pataude, elle manqUaj. peu pataude, elle manquait d e confiance en elle. Or, Dominjqu e est en gros progrès, et elle Prouvé qu'on avait eu raison de la enlr dans la sélection des Alpes.

Elle commence à avoir suffisamment d'arguments pour se faire respecter sous les panneaux, et sa solidité finit par peser sur l'adversaire.

Ne manquant pas de volonté, Dominique devra maintenant travailler son adresse et son shoot et compenser par la vivacité sa relative lenteur naturelle pour franchir encore un palier, d'autant plus que c'est une joueuse qui «comprend » le basket, sachant toujours se placer intelligemment sur le terrain.

*

NICOLE DEVEDEUX l'application 0 Club: Entente Saint-Martin d'Hères W Taille: 1,65 m

W Née le 21 janvier 1959 0 Place jouée : arrière Nicole fut l'appelée de dernière heure dans la sélection, venant compléter la large ponction faite à l'Entente Saint-Martin d'Hères. Nicole n'était pas à proprement parler l'une des titulaires de l'équipe s'est montré une parfaite équipière, chaque fois qu'on a fait appel à elle.

Basketteuse appliquée et attentive, elle a malheureusement parfois peur de mal faire, ce qui l'empêche de tenter sa chance plus souvent. Du coup, c'est une joueuse très collective, qui s'efforce d'être une équipière utile. Mais c'est aussi une fille très vive, qui ne manque pas de punch. Alors il lui reste à acquérir cette confiance en elle, et Nicole sera d'autant plus dangereuse.

CLASSEMENT FINAL DU TOURNOI DES ESPOIRS FEMININS 1975-76

1 — Alpes 2 — Haute-Normandie 3 — Pyrénées 4 — Bourgogne 5 — Flandres 6 — Languedoc

Les Alpes ont successivement battu la Haute-Normandie (58-29), les Flandres (77-50), les Pyrénées (52-41), le Languedoc (55-35). Mais jeunes Alpines ont été battues par la Bourgogne (49-51).

Une sélection bien souriante, après sa victoire dans le tournoi national des Espoirs.

Debout, de gauche à droite; Anne FRESSIGNE, Josiane STRIPOLI, Christine VOLPIN, Frédérique VENTURI, Dominique ANDRE.

Au premier rang, de gauche a droite : Nicole DEVEDEUX, Blandine ROUDET, Martine OLLIER, Danièle SIMON. (Photo L'EST REPUBLICAIN)



LES RESULTATS

Nationale I

3eme tour retour (3 janvier)

* Villeurbanne b. Lyon 79-71 * Orthez b. Tours 104-98 * Berck b. Caen .83-81 * Le Mans b. Clermont 92-91 * Challans b. Denain 96-81 * Bagnolet b. Roanne 89-82 * Joeuf b. Graffenstaden ..98-73 * Antibes b. Nice 102-81

4eme tour retour (10 janvier

Villeurbanne b. * Clermont 88-80 Caen b. * Bagnolet 107-88 * Tours b. Graffenstaden .144-77 * Denain b. Berck 89-82 Le Mans b. * Lyon 86-84 * Nice b. Challans 94-73 * Orthez b. Joeuf 77-69 * Roanne b. Antibes 92-85

5eme tour retour (17 janvier)

* Villeurbanne b. Bagnolet 96-82 * Tours b. Denain 112-90 * Caen b. Le Mans. 96-88 Orthez b. * Berck 77-76 * Clermont b. Nice 94-74 * Antibes b. Lyon 91-83 Roanne b. * Graffenstaden 93-76 Challans b. * Joeuf .84-69

6eme tour retour (24 janvier)

* Caen b. Villeurbanne .101-92 Tours b. * Bagnolet 85-80 * Le Mans b. Orthez 85-84 * Berck b. Roanne 120-79 * Challans et Clermont 78-78 * Denain b. Antibes 79-78 * Lyon b. Joeuf .86-70 * Nice b. Graffenstaden .93-91

Classement: 1. Tours, 57 pts ; 2. Villeurbanne et Caen, 52 pts 4.

Le Mans, 49 pts 5. Challans, 48 pts ; 6. Berck, 47 pts 7. Clermont, Orthez et Antibes, 41 pts ; 10. Nice, 40 pts ; 11. Lyon et Roanne, 38 pts; 13. Bagnolet, 35 pts; 14.

Joeuf et Denain, 32 pts 16. Graffenstaden, 29 pts.

Nationale II

2e tour retour (10 janvier) POULE A

* Charenton b. Cabourg ..90-83 Evreux b. * Les Aubrais .97-73 Caen b. * Orléans 78-76 * Asnières et Limoges 83-83 * Nantes b. Reims 88-71 * Valenciennes b. Bordeaux 10399 * St. Français b. St-Brieuc 102-99

POULE B

Monaco b. * Ste-Marie .77-59 * Mulhouse b. Avignon.86-72 Tarare b. * St-Etienne .87-64 * Thaon b. Racing .86-82 * Vichy b. Montbrison 91-84 * Nancy b. Grenoble 79-64

3e tour retour (17 janvier) POULE A

Cabourg b. * Bordeaux ..105-95 * Nantes b. Limoges 77-70 Evreux b. * Asnières 97-87 Charenton b. * Caen 87-73 Reims b. * Orléans 107-85 Les Aubrais b. * St-Brieuc .83-78 * Valencien. b. St-Français 77-76

POULE B

* Monaco b. Avignon 78-46 * Racing b. Montbrison .79-70 * Vichy b. Tarare 105-96 * Nilvange b. Thaon .105-75 St-Etienne b. * Grenoble ..78-75 Nancy b. * Ste-Marie .69-57

4e tour retour (24 janvier) POULE A

* Charenton b. Valenciennes 100-83 Caen b. * St-Brieuc 91-75 * Evreux b. Orléans 104-93 * Reims b. Asnières 74-70 * Limoges b. Bordeaux 100-98 * St-Français b. Les Aubrais 83-68 * Cabourg b. Nantes 86-59

Class.: 1. Stade Français. 44 pts 2. Valenciennes, 43 3. Charenton, 42 ; 4. Evreux, 41 ; 4.

Caen,.36; 6. Limoges et Nantes, 35 8. Cabourg et Bordeaux, 34 ; 10. Asnières, 31 11. Orléans, 29 12. Les Aubrais, 27; 13. Reims, 23 14. Saint-Brieuc, 22.

POULE B

Monaco b. * Montbrison 83-77 * Tarare b. Nilvange 88-83 * Mulhouse b. Ste-Marie 99-74 Racing b. * Avignon 83-72 * Nancy b. St-Etienne 86-71 * Thaon b. Vichy 84-78

Class.: 1. Monaco, 46 pts; 2.

Tarare, 42 ; 3. Mulhouse (1 m en m.) 41 ; 4. Racing 40; 5. Nancy 34; 6. Vichy 32; 7. Nilvange (1 m en m) 31 ; 8. Montbrion 27 ; 9. Avignon 26; 10. SaintEtienne (1 m en m) 25; 11.

Thaon 23; 12. Sainte-Marie 22; 13. Grenoble (1 m en m) 19.

Nationale III

1er tour retour (4 janvier) POULE A

Nice b. * La Seyne .79-62 Sanary b. * Vaulx 79-57 * Nîmes b. J.A. St-Vallier .110-85 * PTTMars. b. PTT Montpel. 77-71 RC Marseille b. * Montpel. UC9591 * G. St-Vallier b. Ste-Maxime 8783

POULE B

* Caraman b. Castres 64-59

Muret b. * Angoulême.100-65 * Amon b. Agen 83-70 Toulouse O.A.C. b. * Cognac 75-60 Temple b. * Toulouse U.C..86-79 Bruch b. * Limoges 73-54

POULE C

* Et. Brest b. Vire 82-72 Rennes b. * Lorient 73-69 PLS Brest b. * ESK Brest ..75-70 * St-Brieuc b. La Baule .75-71 Pornic b. * La Vendéenne .66-60 * PTT Nantes b. Fougères..80-73

POULE D

* St-Denis b. Calais 93-81 Arpajon b. * Manin 88-75 Neuilly b. * Le Havre 89-62 * Amiens b. Dieppe 79-76 * Gagny b. Tourcoing 88-81 * Marcq b. Vanves 78-74

POULE E

Franconville b. * Orchies ..95-91 * Gd-Ft-Philippe b. Dorignies 9177 * Gde-Synthe b. Marly .77-73 Otages b. Chatou 81-79 Corbeil b. * St-Germain .65-59 Saint-Maur b. * Thumeries 83-67

POULE F

* Sochaux b. Châlons .112-89 * Longwy b. Auboué 71-61 ASM Strasbourg b. PTT Strasb. 104-60 * Wittelsheim b. Dad. Dijon 65-57 * J.A. Dijon b. Bata ., .83-69 * Jarny b. Souffelweyersheim 8054

POULE G

Bourg b. * Oullins 8d-b9 * Chalon b. Montferrand ..93-76 Lyon b. * Charlieu .59-53 * Annemasse b. St-Chamond 7871 Gueugnon b. Châteaudun .76-70

POULE H

Bourges o. * Ch.-Gontier ..77-75 * Auxerre b. Orly .90-77 * Tours b. Orléans 62-52 * Vésinet b. St-Pavin .74-60 * S.P.-des-Corps b. Cholet 70-54 Métro b. * Montargis 80-69

2e tour retour (17 janvier) POULE A

* Sanary b. La Seyne 110-43 * Nice b. Vaulx 60-56 Ste-Maxime b. Montpellier 102-86 GS St-Vallier b. * RC Marseille 8584 * JA St-Vallier b. PTT Marseille 94-72 Nîmes b. * PTT Montpellier 87-70

POULE B

Agen b. * Limoges 60-31 * Toulouse OAC b. Toulouse UC 69-67 * Temple b. Cognac 86-50 * Castres b. Angoulème ..114-66

* Muret b. Caraman 64-^ * Bruch b. Amou AD 64-49

POULE C - "a

* Vitré b. Nantes. 93-c.

* La Baule b. Lorient.84-55 * Rennes b. St-Brieuc .., .84-\

Et. Brest b. * Fougères —93-7j * PLS Brest b. Vendéenne 102- e * Pornic b. ESK Brest .100-»8,

POULE D .,

St-Denis b. * Arpajon.76-'6' * Calais b. Manin 97-5 * Dieppe b. St-Thomas 102-99, * Neuilly b. Amiens 128-5®

* Vanves b. Gagny 79-6® Tourcoing b. Marcq 87-8*

POULE E _A

* Franconville b. Gde-Synthe Bir 77

* Marly b. Orchies 109-10nfi * St-Maur b. G d-FortPhilippe 63-6 Thumeries b. * Dorignies -66-5®' Otages b. * Corbeil 73-7 * Chatou b. St-Germain .73-5

POULE F

* Ménora Strasb. b. Socha, 103,04 JA Dijon b. * Auboué .1 03-!

Dad. Dijon b. Jarny .106- 2 * Souffel b. Witteisheim -74'js' Longwy b. * Bata 88-6 * Châlons b. Strasbourg..68-6

POULE G _A dl

* Lyon b. Châlon .70-10; * Bourg b. Annemasse .111'L Oullins b. * St-Chamond ..85-'

Charlieu b. * Montferrand -83*L * Gueugnon b. Voiron .77-' :

POULE H

* Métro b. St-Pierre-des' Corps 73-5.

* Cholet b. Montargis .73-c Vésinet b. * Orly 78-p.

* St-Pavin b. Auxerre

Ch.-Gontier b. * Orléans .68-6 Bourges b. Tours.101-

3e tour retour (24 janvier) - ..- POULE A 71

Nice D.w Nîmes '< * Vaulx b. G. St-Vallier .., .781 Ste-Maxime b. * PTT Montp Oli, 88-72 6 Sanary b. * PTT Marseille .73« a * JA St-Vallier b. pfla Marseille 1 * CA Seyne b. Montpellier UC 86' 82

POULE B - d

Muret b. * Cognac 86-° Castres b. * Toulouse UC ..97 * Caraman b. Amou 90-5 * Toulouse OAC b. Bruch .77-


Agen b. Temple 93-79 n90ulême b. Limoges .74-54

b D_ POULE C

T b. * La Vendéenne 68-66 ennes b. * ESK Brest.83-65 » * St-Brieuc b. Et. Brest .83-82 rL st b. Fougères ..88-66 V. Orient b. Nantes 83-79 Vitre b. * Pornic 78-66

* - POULE D

nis b. Vanves 84-66 Calais u* Amiens 86-80 Arpajo n b. * Le Havre 72-69 Il * rajon b. * Le Havre 72-69 b'Dieppe 75-74 * Neuiiiy ub" Gagny 88-78 * To, Urcoing b. Manin 103-74

» r POULE E

Synthe b. Gd-Ftf: Illppe 72-68 SrnconVilie b. * Otages 99-94 oltMaur b. * Chatou .82-67 Orrî '®s b- "rhumeries 95-85 * q : sfrbeil b. Dorignies .75-58 * St Gn ermain b. Marly 66-64

Allh_ POULE F

.S"'UUé b. * Dad. Dijon.87-82 'Souff 6l, weyersheim b. Bata 82-80 JA iion * Sochaux 98-86 1 On Strasbourg 80-69 * Wiw b. * PTT Strasbourg 80-69 i teilshei b. ASM Strasb.71-70 arny b-Châlons .72-57

Ch.L POULE G

* * Oullins 68-65 Bo lJelJgnon b. Ly°n 75-69 Ch lJrg b. * VoiPJn .91-84 Chlieu b. * Annemasse ..82-63 eaudun b. St-Chamond 89-72

VéRi„. POULE H

: D. * SP des Corps .79-67 Métrr, b. * Ch.-Gontier .76-70 *, Urges b.Orty .82-71 * B0nr?S b" 0rly 82-71 SaTionuï!rS kCholet 91-54 Vln b- * Orléans.85-63 A u erre b. * Montargis :92-70

8tionale féminine

Se tour aller (17 janvier) 1 ('\, POULE FINALE

0nt UC b. Amiens 106-41 , Ontferrand b. * Toulon .56-37 Mrly b. St. Montois .78-66 °ntceau b. Lyon 73-53

> 6e tour aller (24 janvier) .4-

Îoi.i and b. Montois ..78-54 leOlJlon b. Orly.73-54 lrrnont b. * Montceau 72-57 4 y°n b- Amiens 71-54

1- Clermont (1 m. en r S), 21 Pts ; 2. Toulon, Montand et Orly: 14 ; 5. Montceau et lu n, 10; 7. Stade Montois (1 m en S), 9 ; 8. Amiens, 8.

* Après le G.E.A.S. de Sesto San Giovanni et l'Evax de Barcelone (sur notre photo Dominique Leray tire devant trois Espagnoles) les Bruxelloises du Logis n'ont pas été un obstacle pour les joueuses du Clermont UC dans les quarts de finale de la Coupe d'Europe.

Les championnes de France ont donc assuré leur qualification pour les demi- finales.


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