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Title : Le Dessin : organe mensuel de l'Association amicale des professeurs de dessin de la ville de Paris et du département de la Seine

Author : Association amicale des professeurs de dessin de la ville de Paris et du département de la Seine. Auteur du texte

Publisher : (Paris)

Publication date : 1916-07

Type : text

Type : printed serial

Language : french

Language : français

Format : Nombre total de vues : 556

Description : juillet 1916

Description : 1916/07 (A6,N56,VOL4).

Description : Note : GG14181.

Description : Collection numérique : Documents consacrés à la Première Guerre mondiale

Description : Collection numérique : Fonds régional : Île-de-France

Rights : public domain

Identifier : ark:/12148/bpt6k6556984f

Source : Ville de Paris / Bibliothèque historique, BHVP, 2013-301073

Relationship : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb327564144

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date of online availability : 07/10/2013

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PUBLIÉ PAR

L'ASSOCIATION AMICALE DES PROFESSEURS DE DESSIN DE LA VILLE DE PARIS

En Vente chez DHIVERT, fabricant d'Instruments de Dessin - 21, RUE DE SÈVRES, 21 y


LE DESSIN publié par l'Association Amicale des Professeurs de Dessin de la Ville de Paris REVUE ILLUSTREE donnant une idée exacte de l'enseignement du Dessin à Paris : dans les Écoles primaires (garçons et filles) ; les Cours d'adultes du soir ; les Écoles subventionnées de jeunes filles; les Écoles spéciales d'art de la Ville.

Articles et dessins de professeurs enseignant dans les Cours de la Ville. — Dessins d'élèves de toutes les Écoles de la Ville. — Comptes rendus des concours et examens concernant le Dessin (professorats de la Ville et l'Etat), (concours généraux, admissions dans les Écoles d'art, brevets élémentaire et supérieur, certificat d'études, etc., etc.).

Dix numéros environ par an (un par mois de classe) 0 fr. 60 le Numéro ABONNEMENTS : 6 fr. Paris et Départements. — 7 fr. Étranger Adresser lettres et abonnements à M. VAGNIER, directeur-gérant, 7, rue Lebouis, PARIS (14").

Association mue des Professeurs ? Dessin le la Ville ? Parts FONDÉE EN 1887

Président d'honneur : M. DEVILLE, Conseiller municipal, ancien Président du Conseil municipal.

Président : M. VAGNIER, 7, rue Lebouis (14e).

Vice-présidente, : M" ORMAUX. — Secrétaire : M. G. DE BERNARD, 25, rue Diderot, Vincennes. — Secrétaire-adjointe : MIJo REHM. - Trésorière : Milo HEUVELMANS, 8, rue Saint-Sabin (11e). — Trésorier-adjoint ; M. PLACÉ. - Archivistes : MM. BOUSQUET et PLACÉ. — Membres du Conseil: M"o, BASTIEN, CHOTEL, DELACROIX, LECHEVALLJER, LHOMMET ; MM. C. BERNARD, MILLOCHEAU, THEUNISSEN.

Anciens Présidents : MM. ARNOLD, VALTON, FRANCKEN, ED. CUYER, KELLER, JAULIN.

L'Association se compose des professeurs diplômés de la Ville de Paris et des professeurs enseignant dans les Cours et Ecoles de Dessin de la Ville, qui forment la partie active de l'Association; elle reste ouverte à tous les professeurs de Dessin et admet comme membres associés toutes les personnes qui s'intéressent au Dessin et à ses applications.

La cotisation annuelle est de 8 francs pour tous les membres de l'Association. Son paiement donne droit à une carte qui permet l'entrée dans les divers Salons des Beaux-Arts. Chaque sociétaire reçoit gratuitement Le Dessin.


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ASSOCIATION AMICALE des Professeurs de Dessin de la Ville de Paris

Les réunions du Conseil de l'Association ont été arrêtées depuis trois mois, notre Président étant à son tour mobilisé. Avec MM. Placé et Theunissen mobilisés depuis longtemps déjà, cela forme un vide assez sérieux dans le Comité. Mais notre dévouée vice-présidente Mme Ormeaux veillant, notre Association conservera sa vie, et notre organe le Dessin, dont voici le quatrième numéro sous sa forme nouvelle, continuera à paraître aussi souvent que le permettront les circonstances.

La caisse de la Solidarité, en grande partie soutenue par les membres actifs de notre Association, continue à fonctionner aussi bien que possible et marque le bon esprit de confraternité qui existe chez les professeurs de Dessin de la Ville de Paris.

Presque tout l'élément jeune et même l'élément plus que moyen étant mobilisés parmi les hommes, il ne reste plus guère en fonction, que la moitié des professeurs des écoles de garçons. Chez les dames, qui sont toutes là, beaucoup manquent encore à notre Association, nous demandons à nos collègues dames sociétaires de faire de la propagande pour l'Association et de persuader leurs amies de venir à nous pour la rentrée d'octobre.

Espérant que la rentrée des classes se fera dans le calme de la vie normale reprise, nous souhaitons à tous nos sociétaires et amis de bonnes vacances.

SOLIDARITÉ des Professeurs de Dessin de la Ville de Paris

Depuis la dernière réunion générale du 17 février, le Comité a tenu régulièrement ses séances malgré l'absence de son dévoué secrétaire M. Vagnier, actuellement mobilisé.

La Solidarité a reçu jusqu'à présent plus de 8.300 francs.

Deux versements nouveaux ont été faits aux œuvres d'intérêt général : Un versement de 300 francs au Secours National (4e versement) ; Un versement de 200 francs à titre exceptionnel, à l'Agence des Prisonniers de guerre de la Croix-Rouge française (section du Vêtement du prisonnier de guerre), ce qui porte à 2.300 francs les sommes déjà versées à des œuvres diverses.

Depuis le dernier compte rendu paru dans le Dessin, nous avons pu venir en aide aux familles de deux collègues par un envoi de 5o francs et un autre de 40 francs, mais pour l'instant les faibles ressources (un dixième des versements) dont nous pouvons disposer pour les secours immédiats ont été en grande partie employées ; cependant nous pensons que ce dixième pourrait être dépassé momentanément si quelques secours étaient nécessaires.

Un colis de vivres a été envoyé en Allemagne à un collègue, un autre envoi partira bientôt.

A la suite de la décision prise dans sa dernière séance par le Comité, notre caisse de secours a été déclarée à la Préfecture de Police le 23 juin, conformément à la loi du 3o mai 1916 sur les œuvres de guerre faisant appel à la générosité publique.

A. HEUVELMANS.


TROIS IÈMiE liste

Nos Deuils.

Les deuils cruels de la guerre ont frappé plusieurs de nos collègues dans ce qu'ils ont de plus cher. Nous leur adressons les bien vives et bien sincères sympathies de l'Association amicale des Professeurs de Dessin.

René SOUCHARD, capitaine au 91 zouaves, beau-fils de notre regretté collègue TRUPHÈME, a été tué le 26 septembre 1915 en Champagne.

Mlle REHM, notre dévouée collègue, a per-

du son neveu, tué le 28 février 1916 dans les combats au nord de Verdun.

Notre ami à tous, notre ancien Président, M. JAULIN, a perdu son fils aîné Julien JAULIN, Ingénieur A. M. S. E., sous-lieutenant aviateur, cité à l'ordre de l'armée, mort au champ d'honneur le 23 avril 1916 dans sa 34e année.

Notre collègue Paul BRUNEL, blessé sérieusement, est rentré chez lui à Romorantin où nous lui souhaitons le meilleur rétablissement.

Écoles d'Art de la Ville de 'Paris Nous continuons à publier la liste des Ecoles de la Ville de Paris où l'on s'occupe surtout du Dessin sous toutes ses formes et ses applications (jeunes gens et jeunes filles).

Jeunes gens.

ÉCOLE PROFESSIONNELLE DIDEROT 60, boulevard de la Villette (XIXe) M. ROLLET, directeur.

Fondée par la Ville de Paris en 1873, l'École Diderot a pour but de former des ouvriers instruits pour diverses professions se rattachant à la mécanique: Forge, Tours sur métaux, Ajustage, Instruments de précision, Électricité, Modèles, Chaudronnerie et pour certaines professions du bâtiment : Serrurerie, Menuiserie, Plomberie.

Cette école a été récemment en grande partie reconstruite, dotée de nouveaux ateliers et pourvue d'un outillage des plus perfectionnés, notamment en ce qui concerne la construction mécanique et l'électricité.

De plus en plus, ses élèves sont favorablement appréciés par les industriels ; aussi le nombre des candidats s'accroît-il d'année en année : il dépassait neuf cents pour environ 120 places disponibles au concours d'admission du 27 juin dernier.

(Nous donnons dans la 2e partie le détail du concours d'admission à cette école.)

Jeunes filles.

ÉCOLE SPÉCIALE DE DESSIN 18, rue des Bons-Enfants (Ier).Mlle MARGUERITE CHARLES, directrice.

Ornement. Tête, Ensembles d'après le plâtre. Croquis d'après nature. Composition décorative. Perspective. Histoire de l'Art.

Cours de dessin de la Chambre syndicale des dentelles et broderies.

ÉCOLE SPÉCIALE DE DESSIN ET DES ARTS INDUSTRIELS 5, rue Lebouteux (XVIIe).

Mlle BOUGLEUX, directrice.

Dessin. Peinture. Anatomie. Géométrie et Composition décorative.

Préparation au professorat de Dessin de la Ville et de l'État.

Ces deux écoles sont subventionnées par la Ville de Paris et reçoivent un certain nomble d'élèves gratuitement.


.88888.88.8..88888888.8 8 h 8 ■ Pour vos échanges jj : COLLECTIONNEURS DE TIMBRES.P0STE : 8 mRHÉs Demandez le règlement des 8 : SI CIRCULATIONS PHILATELIQUES D'ÉCHANGES : : Aucune cotisation : ■ S Jean 7)ubernctis, 139, Boulevard Voltaire, 139 -- paris (11e) : : EN ÉCRIVANT CITER LE DESSIN :

SOMMAIRE DU N° 56 PREMIÈRE PARTIE Association des Professeurs de Dessin de la Ville de Paris. — Solidarité des Professeurs de Dessin de la Ville de Paris, A. HEUVELMANS. — Nos Deuils (troisième liste). - Écoles d'Art de la Ville de Paris. — Concours généraux de Dessin (1915). — Décès.

DEUXIÈME PARTIE Les Écoles d'Art en province, conférence de M. CHARLES BRUN, — Troisième Congrès national du Dessin, Bordeaux 1914, LEO DAVID (à suivre). — Résultat du Concours du Professorat des Lycées et Collèges (Aspirantes). - La Composition décorative à l'école : un dessus de boîte. — Étude sur l'Art décoratif en France, texte et dessins de CAMILLE BERNARD (à suivre). — Anatomie artistique (à suivre). — Le Dessin à l'école : angle d'une pièce. — Professorat de Dessin dans les Écoles normales et primaires supérieures et dans les Lycées et Collèges, 1" degré (compte-rendu du concours). — Dessin géométrique : École Germain-Pilon, J. GONTIER (à suivre); École professionnelle Diderot, P. VALET. — Échos.

LE DESSIN PUBLIÉ PAR l'Association Amicale des Professeurs de Dessin de la Ville de Paris

BULLETIN D'ABONNEMENT

191.

Veuillez m'inscrire comme abonné pour un an (10 numéros) à la publication ", LE DESSIN" à partir du [l) r' ., toi ; ci-joint un mandat-poste de.

Signature :

(2) M.à. d éPa r t eme nt.

.,., 1-1ie , n°.

Adresser ce bulletin après l'avoir rempli à M. VAGNIER, Directeur-Gérant, 7, rue Lebouis, Paris-XIV- (1) 1er Janvier, 1er avril, 1er juillet, 1er octobre.

(2) Nom, prénom, profession, adresse complète.

L Abonnement est de 6 fr. Paris et Départements; 7 fr. Étranger


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rm I I J. M. Paillard. i 1 17, Passage S'-Sébastien, PARIS j


LE 'DESSIN

Les Écoles d'Art en province

Conférence faite le vendredi 24 mars sous la présidence de M. LOUIS MARIN, député de Nancy, par M. CHARLES BRUN, délégué général de la Fédération Régionaliste-Franeaise.

Note du Dessin. — Bien que nous soyons loin de partager toutes les opinions émises par le conférencier, nous croyons néanmoins utile de donner ici un résumé de cette conférence (1).

M. Charles Brun débute en disant que le sujet qu'il va traiter est très vaste et très ardu.

Il ne se dissimule pas que cette question des Écoles des beaux-arts en province présente à résoudre des difficultés très graves. Mais puisqu'il est entendu que nous voulons une France nouvelle, il est difficile d'isoler la question des Écoles d'art de province de la question générale de l'enseignement de l'Art.

On peut dès l'école commencer une éducation esthétique.

Il reste encore des artistes attachés à leur terroir, le nier complètement est un dire un peu vain.

(1 Conférences organisées par le Petit Messager des arts et des artistes, 28, boulevard de Strasbourg, les vendredis, de 4 heures à 6 heures.

Voyons d'abord quels devraient être les rapports de l'enseignement et de l'État. L'État doit-il s'occuper, diriger ou s'abstenir dans l'Art ?

L'État actuellement ne tient aucun compte pour la direction de son enseignement de la région. Pour lui, elle n'existe pas. Il faudrait créer un conseil régional qui dirigerait l'enseignement des arts locaux.

Des écolesexistent. Quels résultats donnentelles ? Que peut-on en faire ? Là, M. Charles Brun craint de choquer en développant son point de vue un peu exclusif.

Dans ces écoles, il y a des maîtres qui sont des galants hommes, consciencieux et appliqués; en somme, des écoles parfaitement honorables, mais sans éclat extraordinaire.

Il est reconnu maintenant que ces écoles sont unanimement attaquées par tous les artistes un peu sérieux.

Comme la province retarde toujours sur Paris, les élèves de ces écoles ont encore les bérets et les cravates de 1880.


On peut presque dire que le caractère de ces écoles est celui du Manoir à l'envers.

Tous les édifices sont jetés dans le même moule ; l'école de Nancy est un défi à l'art nancéen ; à Bourges, on déclare que l'école est une horreur; à Toulouse, sous son ciel délicieux, où le matériau est surtout la brique, sur le quai de la Daurade, on voit une horrible tache blanche: pas d'hésitation possible, cette tache blanche c'est l'Ecole des beauxarts. Tout cela construit dans le style dit Sadi-Carnot ou autre.

Quel est l'enseignement donné dans ces Écoles des beaux-arts ? Son caractère principal est d'être uniforme, et l'on pourrait presque garantir que le ministre des Beaux-Arts tirant sa montre de son gousset peut certifier qu'à telle heure tous les élèves des écoles font une étude de nu.

Le programme est le même partout: c'est l'Art en tranches, l'Art suivant des formules ; mais surtout le culte du morceau poussé à l'extrême.

Des vieilles dames fondent des prix ; ces prix sont donnés d'après des concours qui portent sur le morceau, aucune étude d'harmonie, aucun ensemble n'est tenté.

En architecture le sujet proposé sera toujours le même : un hospice d'aliénés, par exemple. En sculpture on ne s'occupera que d'une chose, faire un morceau qui ne sera qu'un morceau et ne fera jamais partie d'un ensemble.

L'enfant entre généralement à l'école vers 14 ans ; il est dans l'engrenage, sa carrière d'écolier sera marquée par une suite de concours.

Le concours et le prix marquent le plus souvent la médiocrité, ou des qualités moyennes et plaisantes; puis les concours amènent l'enfant à viser Paris.

L'Art devient une carrière, il faut la poursuivre et l'on engage l'enfant à venir à Paris qui sera le couronnement de sa carrière.

La province est fière lorsqu'elle a un prix de Rome. On se rappelle le délire de certaine ville du Nord, et le candidat est empoissonné pour toute sa vie, s'il n'est pas Carpeaux !

Ce que je veux à la place ? dit M. Charles Brun : d'abord une éducation esthétique de la masse et de la bourgeoisie.

Pour cela peut-on faire quelque chose avec ce qui existe, peut-on faire un peu mieux?

Voyons de suite une conception viable : un artiste existe-t-il dans un centre, créons un milieu autour de cet artiste; puis l'élève formé auprès de lui partira pour son tour de

France comme un compagnon. Ce serait une solution élégante. Quand nous parlons de l'Ecole de Nancy, nous n'envisageons pas le bâtiment de cette ville, mais le groupement qui s'est formé, par exemple, autour de Gallé.

Prenons maintenant l'École, puisqu'elle existe et essayons de lui appliquer la solution régionaliste.

Mais il faut tout d'abord s'entendre sur les mots et que la discussion ne devienne pas embrouillée. L'heure présente est critique, et on veut faire quelque chose.

Il y a un premier danger : c'est de tomber dans un nationalisme mal compris. Nous avons souffert d'infiltrations étrangères, mais s'il faut garder la fierté française, il ne faut pas non plus que toute tentative hardie et moderne fasse traiter un artiste, d'artiste boche, la paresse et la routine de la bourgeoisie pensant que tout ce qui est nouveau est un art étranger.

Il ne faut pas croire non plus que le régionalisme consiste à refaire ce qu'on a fait, sans conviction et sans foi. Faire une maison à pignon dans les endroits où il en existe sans se rendre compte des besoins nouveaux, ce n'est pas faire du régionalisme, c'est faire du poncif.

Le régionalisme au contraire veut que l'on tienne compte dans les différentes régions françaises, des différences d'histoire, de lumière, de la psychologie locale et des matériaux du pays. C'est la meilleure manière d'être régionaliste.

L'art roman a été chassé par l'art gothique, un art ne doit pas rester rigoureusement figé, mais l'art qui lui succède doit rester adapté à la région.

L'originalité ne doit pas tuer la tradition qui est utile ; acceptons tous les conseils de la tradition qui viendront seconder l'originalité et qui l'empêcheront de tomber dans le bizarre.

Une époque doit avoir son art comme une région doit avoir le sien.

Le régionalisme peut devenir le salut des Écoles d'Art, avec un enseignement fondé sur les nécessités de la région.

Il faut apprendre aux élèves à ouvrir les yeux ; les mettre devant les paysages du pays natal qui seront mieux compris par eux.

Leur faire connaître un peu l'histoire de l'Art de la région, et non copier des antiques.

Les diriger vers les arts régionaux : la poterie, la verrerie, les tissus, dentelles. et si l'un de ces métiers leur rapporte peu, ils-


pourront toutefois dire comme la dentellière à qui l'on faisait remarquer le maigre gain qu'elle tirait de son travail : « Oui, mais c'est si intéressant de travailler à quelque chose de beau. »

L'enseignement régionaliste devra tendre à fixer l'enfant dans sa région, il lui fera connaître les matériaux, leur prix de revient, les conditions d'hygiène, les besoins du pays.

Il deviendra le programme délimité de l'Ecole des beaux-arts plongeant bien dans son milieu. Il apportera un courant vivifiant avec le concours de la réalité vraie.

Les écoles semblent rompre d'une façon absolue avec ce que l'on appelle dédaigneusement les arts mineurs ; c'est un grand tort, il n'y a pas d'art mineur. Les arts de l'ébénisterie, de la poterie, de la ferronnerie, du verre, groupés autour de l'Ecole des beauxarts inciteraient les élèves à pratiquer un de ces arts.

L'avantage serait grand, les ouvriers intelligents deviendraient plus élevés et formeraient des ouvriers supérieurs : un architecte

saurait ce que c'est qu'une charpente, par son rapport quotidien avec un charpentier, un sculpteur apprendrait la pratique du marbre.

L'école deviendrait un lieu de bon contact au lieu que maintenant elle ne fait que des artistes, dussent-ils mourir de faim, et pas d'artisans.

Ce n'est pas tout, ces résolutions seront précaires si l'élève ne reste pas dans sa région.

Mais pour cela il est indispensable qu'il y ait un milieu. Ce sera la régénération de la France. Pour y arriver il faut que le Parlement soit averti, il faut faire une pression sur lui pour le changement des programmes des Ecoles des beaux-arts de province. La Société des artistes et artisans espère pouvoir arriver à ces changements.

Les Écoles des arts ne sont rien, ou presque rien, je demande qu'elles soient quelque chose. Qu'elles arrivent à maintenir dans chaque région ce qu'il y a de bien et de beau en elles, car la beauté c'est le sourire de la vie.

TROISIÈME CONGRÈS NATIONAL DU DESSIN BORDEAUX, 28, 29, 30 Juillet 1914 PHYSIONOMIE DU CONGRÈS (Suite)

Exposition de Dessin L'exposition de Dessin faite à la dernière heure a pris tout à coup une importance très grande.

Elle occupait toutes les salles d'exposition du Jardin public.

Les travaux d'élèves de grandes écoles de Paris, d'écoles professionnelles de province, de l'école d'arts appliqués de la Gironde, des lycées de Bordeaux, des écoles primaires su-

périeures de Bordeaux et de quelques écoles de Bordeaux et de sa banlieue étaient fort intéressants.

On pouvait y remarquer, à côté de dessins d'après nature exécutés selon la personnalité de l'élève, des tentatives heureuses de recherches et d'applications décoratives.

Des études d'après la bosse, des dessins de la figure humaine, des paysages d'après nature, des exercices de groupement d'objets, des compositions décoratives montraient la


préoccupation constante des professeurs à la recherche des progrès de notre enseignement du Dessin.

Visites et Excursions.

Visite d'un grand chai bordelais.

Le 28 juillet, à 17 heures, les congressistes, en longeant les quais les uns à pied, les

autres en tram, se sont rendus, en admirant la belle ordonnance des constructions et le magnifique mouvement du Port, au quai des Chartons pour la visite d'un grand chai bordelais.

Grâce à M.

Hamm qui s'était chargé des démarches à faire pour réaliser cette partie du programme, les congressistes ont été reçus avec la plus extrême courtoisie par le gérant de la maison, une des plus anciennes de Bordeaux.

La bougie posée à l'extrémité d'une canne, les congressistes se sont enfoncés dans de longues caves ténébreuses, où sommeillent les grands crus bordelais, remués de temps à autre par des mains expertes.

Les congressis-

tes ont pudéguster un assez grand nombre de ces crus qui portent dans toutes les parties du monde la renommée de nos vignobles girondins, une des gloires de notre sol.

Dans le grand hall des expéditions, des caisses avec des adresses pour toutes les régions de la terre.

Les congressistes emportent de cette visite la sensation d'une partie de l'admirable activité commerciale de Bordeaux.

Visite de l'École pratique de commerce et d'industrie.

Les congressistes se sont rendus le mercredi 29 juillet, à 13 heures et demie, à l'École pratique de commerce et d'industrie de la rue David-Johnston.

Cette école, créée en 1909 sous l'impulsion de M. Lopes Diaz, Inspecteur régional

de l'enseignement technique, prépare des jeunes gens immédiatement utilisables comme employés et ouvriers dès leur sortie de l'école, c'est-à-dire vers dixsept ans.

Les congressistes ont examiné avec intérêt les dessins et les travaux d'élèves qui leur ont été présentés par M. Dutheil, directeur de l'école, et par M.

Fourquet, délégué de M. le Ministre du Commerce au Congrès du Dessin.

L'Ecole pratique de commerce compte plus de 300 élèves.

Visite, des chantiers de la Gironde.

Le mercredi 29 juillet, grâce à l'obligeance du distingué directeur M. Pressecq,

les congressistes ont pu visiter les immenses chantiers de la Gironde où 2.000 ouvriers sont actuellement occupés à la construction du cuirassé Languedoc, du paquebot Porthos et de quelques croiseurs.

Visite de Bordeaux.

Sous la conduite de M. Brutails, les congressistes ont pu parcourir Bordeaux, en admirer les monuments et les aspects.

La Grosse Tour— Bordeaux.


Avec un guide aussi érudit, qui en quelques mots établit les origines et la transformation de la ville, nous suivions à travers les âges, les progrès commerciaux et artistiques de notre capitale du sud-ouest: Le Bordeaux gallo-romain avec les ruines de l'amphithéâtre (palais Gallien). Le Bordeaux du moyen âge, sous la domination anglaise — fortifications, — les églises romanes où se retrouvent l'influence saintongeoise ou périgourdine. Les monuments

gothiques dus à l'école poitevine.

M. Brutails arrive à l'apogée de l'art de bâtir à Bordeaux, c'est-à-dire aux règnes de Louis XV et de Louis XVI. Il nous montre les monuments publics et les maisons particulières dus au goût éclairé des intendants qui savaient attirer en ville des architectes célèbres et d'habiles ouvriers : Hôtel des Fermes, la Bourse, le Grand Théâtre, des hôtels privés, de larges et belles voies, le Jardin public. Le XIXe siècle a vu construire le beau pont de pierre et le pont métallique du chemin de fer, la vaste gare du Midi.

Après avoir visité, admiré ces monuments, ces anciens hôtels, les congressistes ont visité le musée, où ils sont reçus par M. l'Adjoint aux Beaux-Arts, M. le Conservateur du Musée.

Les collections du Musée de peinture établies en deux galeries, l'une pour la peinture moderne, l'autre pour les œuvres anciennes, sont importantes.

Réception à l'Hôtel de Ville.

A l'Hôtel de Ville, M. le Maire de Bordeaux attend les congressistes pour les recevoir très simplement en raison des événements actuels.

Il leur souhaite la bienvenue et les remercie d'avoir choisi Bordeaux comme siège du IIIe Congrès. Ce choix fait le plus grand honneur à la cité bordelaise.

M. Guébin, que présente M. Brutails, lui répond en quelques mots. Il remercie la Ville de Bordeaux de la subvention accordée au Congrès, dit les travaux et le but de ce congrès.

M. le Maire accompagne les congressistes dans leur visite de l'Hôtel de Ville, et M. Brutails continue avec une bonhomie charmante ses fonctions de guide.

Dans leurs diverses pérégrinations à travers la ville, les congressistes ont eu l'occasion de voir la crypte de Saint-Sernin, l'église romane de Sainte-Croix, l'église

Saint-Michel (XIVe, XVe et XVIe siècles), la Tour Saint-Michel (xve), l'église SaintBruno (XVIIe), Saint- Paul (XVIIIe), Notre-Dame (XVIIe), la Porte Caillau (1495), la Grosse Cloche, le Grand Théâtre (chef-d'œuvre de Louis Le Parc, Bordelais), la Tour Pey-Berland, la cathédrale Saint-André, le Jardin public (1746), la Préfecture, l'Hôtel de Lisle, la Fontaine Sainte-Croix, Saint-Projet, etc.

Le Banquet.

Bien avant l'heure fixée pour le banquet, presque tous les congressistes sont arrivés au Parc Bordelais. Les conversations sont animées. Peut-on éviter la guerre ? On espère encore que tout pourra s'arranger ?

M. Chaumet député de la Gironde, soussecrétaire d'État, qui doit présider le banquet, vient d'arriver. On se précipite, lui demandant des nouvelles. Il ne sait rien ; l'avenir lui paraît sombre, mais il espère encore.

Cette angoisse qui étreint tout le monde pèsera sur l'Assemblée pendant tout le banquet.

Cependant on prend place autour de la table parfaitement servie et on fait honneur au succulent menu arrosé des vins généreux du Bordelais.

Voici l'heure des discours. On se consulte.

Parlera-t-on ? L'heure que nous vivons nous fait opter pour le silence.

Cependant, dans une heure aussi émou-

vante, malgré la résolution prise, les paroles s'échappent des lèvres qui voulaient rester muettes. M. Brutails lit des lettres d'excuses de M. le Préfet, de M. le Maire, de M. le Recteur, etc. M. Brutails remercie M. Chaumet d'avoir bien voulu présider le banquet. M. Chaumet, dans un discours d'une émotion et d'une grandeur patriotique intenses, faisant allusion aux graves événements qui se préparent, rappelle le mot célèbre : « la séance continue. » « Oui, ditil, malgré la guerre qui nous menace, vous n'avez pas faibli dans votre œuvre, et vous pouvez dire, nous pouvons dire que malgré tout, en France, le travail continue.

«Continuez en effet votre œuvre, apportez à la France toujours plus de savoir, plus de force consciente, fortifiée d'amour du beau et de vérité. »

M. Lefort, délégué de M. le Ministre des Beaux-Arts, remercie également M. Chaumet d'avoir accepté la présidence du banquet. Il pourra ainsi témoigner du zèle des congres-


sistes à suivre jusqu'au bout les séances.

M. Lefort, au nom des convives, adresse son salut respectueux à M. le Président de la République, président d'honneur du Congrès.

(Applaudissements.) Il salue la Belgique en la personne de son délégué M. Montfort.

M. Taverne remercie tout particulièrement M. Chaumet de s'être rendu à l'appelqui lui a été adressé, il est heureux de sa présence parmi nous dans ce quartier de Caudéran où il ne compte que des amis.

M. Guébin joint ses remerciements à ceux de MM. Brutails et Taverne, il retrace à grands traits la physionomie du Congrès et convoque les congressistes à d'autres travaux pour le plus grand bien de l'enseignement.

M. Montfort, délégué de la Belgique, dit de nouveau sa joie d'être parmi nous. Il apporte à la France le salut de la Belgique, amie et admiratrice de la France, de son génie, de son travail et de son idéal.

M. Vagnier, délégué des Professeurs de Dessin de la Ville de Paris, apporte aux Bordelais le salut des confrères parisiens. En termes heureux, il insiste sur le lien qui unit

la Capitale aux Provinces. C'est pour bien montrer cette union que ses amis et collègues parisiens sont ici à Bordeaux dont ils apprécient le charme et la beauté.

M. Quénioux, au nom du Comité régionial, M. Porel comme délégué de la Presse, portent des toasts à nos hôtes. M. Blériot célèbre en des vers charmants le Dessin.

M. Léo David, répondant à M. Guébin, porte un toast à l'Union du Dessin, aux congressistes, à tous ceux qui ont pour but dans leur enseignement, dans leurs travaux, dans leur idéal, la grandeur et la prospérité de la France.

En regagnant leur hôtel, les congressistes sont témoins de l'animation extraordinaire de Bordeaux. La foule s'écrase devant l'affiche des dernières dépêches, mais elle reste cependant relativement calme. Que nous apprendra demain ?

LEO DAVID, Professeur de Dessin à Libourne, Vice-président du Comité régional, Rapporteur général du Congrès.

(A suivre.)

RÉSULTAT DU CONCOURS du Professorat des Lycées et Collèges

ASPIRANTES

Le concours du professorat de Dessin dans les Écoles normales et primaires supérieures, et Lycées et Collèges (ier degré), a eu lieu les 1er et 2 mai pour la 1re partie ; les 24 et 25 mai pour la seconde, et les 27 et 29 mai pour les dernières épreuves.

159 candidates se sont présentées à cet examen.

33 ont été sous-admissibles.

13 ont été admissibles.

13 ont été reçues définitivement.

Candidates reçues :

1. Mlles Dubut. 8. Mlles Bastide.

2. » Carpentier. 9. » Plisson.

3. » Germain. 10. » Proust.

4. » Marsault. 11. » Roger.

5. » Martel. 12. » Grenthe.

6. » Dau jet. i3. » Belengez.

7. » La porte.


Sa Composition décorative à l'Ecole UN DESSUS DE BOITE

PROGRAMME

Construire dans le bas de la feuille un carré de 0,23 de côté, en abattre les angles en enlevant des triangles isocèles de 0,04 de côté. Au-dessus, tracer une bande de 0,06 de haut. Ce tracé représentera un dessus de

boîte et une partie d'un côté. Décorer le tout avec des fleurs au choix.

Ces quatre compositions proviennent d'un cours complémentaire, elles sont rendues, trois à l'aquarelle, une aux crayons de couleur.


ÉTUDE SUR L'ART DÉCORATIF EN FRANCE La Renaissance

On appelle ainsi l'art du seizième siècle et par ce mot, il faut entendre non pas renaissance de l'art, mais renaissance des idées, des formes et formules antiques, remises en honneur par les Italiens et que les guerres d'Italie avaient fait connaître à la société intellectuelle française.

Dans leur silhouette générale et pendant la première moitié du siècle les monuments français gardent l'aspect qu'ils avaient au moyen âge : grands toits aigus, tourelles et clochetons, fossés entourant les castels, etc., mais dans le détail, le décor dit à grottesque (de l'italien grotteschi ou décor de grottes) se substitue aux interprétations florales du moyen âge. Ce sont alors des rinceaux d'acanthe, des mascarons, cuirs et cartouches, consoles et volutes, etc.

Dans la sculpture le nu redevient en honneur. Deux grandes résidences royales peuvent servir de type pour l'architecture de la première moitié du seizième siècle, les châteaux de Fontainebleau et de Chambord. Les maîtres-d'œuvre Gilles Le Breton et Pierre Neveu, dit Trinqueau, y ont travaillé. Durant cette première partie du siècle dite période François Ier, on voit des artistes italiens initier nos décorateurs français aux formules nouvelles. Le Rosso, Le Primatice décorent Fontainebleau.

La seconde partie du siècle est généralement connue sous le nom de période Henri II. A cette époque, de grands sculpteurs comme Jean Goujon et Germain Pilon sont en même temps d'incomparables décorateurs.

Deux magnifiques châteaux royaux : le Louvre, dû à Pierre Lescot et les Tuileries de Philibert Delorme sont bien les constructions types de cette époque. L'on y emploie la colonne à la française, c'est-à-dire ornée de gros colliers ou tambours de pierre sculptés de grotteschi ou de vermicules. La silhouette générale du monument change; on abandonne complètement le moyen âge, les façades ornées de colonnes et pilastres séparés par des niches ornées de statues souvent nues, ou drapées à l'antique, sont moins mouvementées que sous François Ier.

Les toits s'abaissent, sont moins aigus. La peinture fait des progrès. Jean et François Clouet sont les portraitistes de la Cour; Jean Cousin est peintre et sculpteur.

L'art décoratif est illustré par E. de Laulne, dit Maître Stéphanus, qui est orfèvre, de même que F. Briot; les émailleurs limousins Pénicaud, J. Courteis, Léonard Limosin, le grand céramiste Bernard Palissy, l'ornemaniste Ducerceau.

Style François Ier, XVIe siècle

Planche VI

Les formes ogivales sont délaissées quant aux arcs réunissant les piédroits; on revient au plein cintre et aussi à l'arc en anse de panier, qui se décrit avec trois centres c' c' c" comme le montre la figure 1.

Fig. 2. — Ameublements, costumes. — Le beau lit à trois faces représenté ici se trouve au musée de Cluny à Paris. C'est un lit à baldaquin dont les colonnettes baguées et très ouvragées sont bien caractéristiques de l'époque François Ier. Une tradition veut que ce lit ait appartenu à ce roi. Les garnitures en velours sont dela même époque, quoique

primitivement elles n'aient pas appartenu au lit.

A côté de ce meuble, nous avons représenté une dame en costume du temps de François Ier. C'est le portrait de la reine Claude, première femme de François Ier (d'après les Antiquités de la monarchie française de Montfaucon).

Fig. 3 et 7. — Sculpture ornementale. —

Ces deux exemples sont tirés de la galerie François-Ier à Fontainebleau et montrent bien la rupture qui s'est faite avec le moyenâge. La lettre F est formée de feuilles d'acanthe dans un médaillon garni de perles.

La figure 7 nous représente la Salamandre,


ART DÉCORATIF EN FRANCE — Planche VI


emblème de François Ier, les moulures sont tout à fait à l'antique avec les ornements qui leur conviennent, oves, perles, rais de cœur, etc. Ces deux fragments font partie des magnifiques cadres de bois sculpté entourant les peintures du Rosso.

Fig. 4 et 5. — Céramique architecturale.

— Au seizième siècle, on garnissait volontiers les toits aigus des édifices avec des épis de faîtage en terre cuite vernissée. On en faisait beaucoupen Normandie dans la vallée d'Orbec. Un des plus remarquables se trouve au château de Saint-Christophe-le-Jajolet (Orne), nous en donnons la copie (fig. 5).

Ces épis se composaient de plusieurs pièces enfilées sur une broche de fer et peintes de couleurs vives. Cette fabrication dura jus-

qu'aucommencementdu dix-septième siècle.

Fig. 6. — Faïence de Saint-Porchaire. —

Saint-Porchaire est un bourg du Poitou où se trouvait une fabrique produisant pour le compte de la famille de la Trémoille entre 1525 et 1550, comme l'a démontré M. Bonaffé. Les formes imitent l'orfèvrerie, l'argile en est blanche comme la terre de pipe, le décor se compose d'entrelacs, emblèmes,armoiries, mascarons,guirlandes,etc.

La couleur du fond est jaune ivoire, les ornements bruns et noirs. Ces pièces sont très rares.

CAMILLE BERNARD,

Professeur à la Manufacture de Sèvres et à l'École Germain-Pilon.

(A suivre.)

ANATOMIE ARTISTIQUE

Face externe de la cuisse droite Attaches des muscles de la cuisse a. — Sacrum.

b. — Coccyx.

c. - Tibia.

d. — Péroné.

e. - Os iliaque.

f. - Corps du fémur.

g. - Epine du pubis.

h. - Trou sous-pubien.

i. - Branche horizontale du pubis.

k. - Crête iliaque.

1. - Épine iliaque antéro-supérieure.

m. - Epine iliaque antéro-inférieure.

n. - Tête du fémur recouverte de sa capsule articulaire.

o. - Petit trochanter.

p. - Grand trochanter.

q. - Ligament sacro-sciatique. i, grand ligament. — 2, petit ligament.

r. — Rotule.

s — Ligament de Fallope ou arcade crurale.

t. — Ligament rotulien.

u. — Tendon du triceps crural.

v. — Ligament latéral externe.

A. — Attacheinférieuredesmusclespsoasiliaque au petit trochanter.

B. — Moyen fessier (fig. 2). Fibres supérieures s'attachant à la crête iliaque (au-dessus son aponévrose relevée) ; en B' attache inférieure au grand trochanter.

C. — Grand fessier (fig. 2). Fibres supérieures recouvrant la partie postérieure du moyen fessier, et fibres s'attachant au sacrum et au ligament sacro-sciatique ; en

C' attache inférieure à la bifurcation supérieure externe de la ligne âpre.

DD. - Premier ou moyen adducteur (son insertion au pubis).

E. — Pectiné (son insertion à la branche horizontale du pubis).

F. — Tenseur du fascia-lata; (fig. 2) son insertion à l'épine antéro-supérieure.

G. — Fascia-lata.

H. — Tendon d'attache du fascia-lata à la tubérosité externe du tibia.

I. - Grand oblique de l'abdomen.

J. - Droit interne (son attache supérieure à la branche descendante du pubis).

K. - Petit fessier (recouvertpar le moyen fessier); en K' son insertion au gran d trochanter.

L. — Couturier (son insertion à l'épine antéro-supérieure de l'iliaque).

N. — Tendon de la longue portion du triceps (droit antérieur) s'attachant à l'épine antéro-inférieure de l'iliaque.

O. — Droit antérieur.

P. — Vaste interne; P' portion externe (fig. 2 insertions au fémur).

Q. — Vaste externe.

R. - Insertions des fibres du court-chef ou biceps crural à la partie inférieure de la ligne âpre.

S. — Biceps crural (fig. 2) S, son attache supérieure à l'ischion; S', son attache inférieure à la tète du péroné.

T. - Demi-tendineux.

U. - Jumeau externe.


ANATOMIE - Planche VI


Composition de M. F. DUPUY, de l'École Germain-Pilon.

LE DESSIN A L'ECOLE

ANGLE D'UNE PIÈCE

Les quatre dessins que nous donnons aujourd'hui représentent un exercice qui paraît bien difficile au premier aspect, mais qui cependant donne des résultats très heureux.

Deux manières d'interpréter le su jet proposé : la première représentée ici par deux dessins d'élèves du cours d'ameublement de Germain-Pilon (âge de 15 à 16 ans) est la plus difficile.

Il s'agit là, non de copier l'angle d'une pièce, mais de créer. Toute liberté a été laissée aux élèves quant au choix du style.

Les uns font du moderne, les autres des réminiscences de styles passés, le professeur estimant qu'il ne doit pas imposer ses idées, mais seulement éveiller l'initiative.

Dans les deux projets que nous soumettons à nos lecteurs, les styles LouisXV et LouisXVI


Composition de M. A. WILQUIN, de l'École Germain-Pilon.

ont inspiré les élèves sans cependant les astreindre à une exactitude archéologique absolue; il y a là plutôt une source d'inspiration qu'une copie littérale d'un style passé.

Ces compositions leur donnent les moyens d'appliquer les principes qu'ils ont reçus au cours d'ameublement, relativement aux proportions, formes, couleurs des objets ; ils doivent tenir le plus grand compte de la perspective et agrémenter leur dessin avec

des personnages dont le costume est en rap- port avec l'architecture de la salle.

Dans la seconde manière, celle qui consiste à copier l'angle de la pièce que l'on a devant soi, les mêmes règles et les mêmes principes reçoivent aussi leur application; mais là, le dessin peut très bien s'exécuter sans grandes connaissances préalables, par intuition.

Les deux dessins donnés ici, et qui sont


Dessins d'élèves de cours supérieurs B (Classes du certificat d'études).


l'œuvre d'élèves de 11 ans de la classe du certificat d'études, en témoignent. Les élèves ont rendu d'une façon plus ou moins naïve

un des coins de la classe avec le maître, bien entendu, et la silhouette du professeur de dessin.

Professorat de Dessin dans les Écoles normales et primaires supérieures et dans les Lycées et Collèges (PREMIER DEGRÉ)

Première partie.

Les aspirantes ont été informées 15 jours avant les épreuves de sous-admissibilité qui ont eu lieu à Paris à l'École des beaux-arts le lundi IER mai et le mardi 2 mai, et dans les départements au chef-lieu de chaque académie, que ces épreuves porteraient sur les sujets suivants : ln Étude d'après un moulage en plâtre : Buste d'Homère, portant le n° 372 du catalogue des moulages du Louvre.

2° Étude d'après un élément naturel : Une aralée à fleurs simples.

Les candidates étaient prévenues qu'elles ne devaient apporter que des feuilles de papier ne portant aucune trace d'esquisse, de croquis, ni préparations antérieures.

2e Partie.

24 mai. — 1re Épreuve. — RÉDACTION.

Sujet : Le Croquis. — L'importance du croquis dans la pratique du dessin, le fort et le faible du croquis; ce qu'il révèle, ce qu'il dissimule chez son auteur. Établissez la différence entre un croquis, une ébauche, une étude. — Tirez une conclusion pédagogique.

(Durée 3 heures.) 2e Épreuve. — PERSPECTIVE.

Sujet : Croquis côté d'un objet simple, objet proposé : Un niveau à bulle d'air.

1° Représentation descriptive de l'objet.

Les candidates feront à l'échelle de 0.50 pour mètre un croquis côté de l'objet donné; on rappelle qu'un croquis côté doit donner une description complète, formes, dimensions et construction.

Le croquis côté sera placé dans un des angles libres de la feuille.

20 Représentation perspective de l'objet. Les candidates donneront une vue perspective de l'objet d'après les indications suivantes : Première position de l'objet, objet supposé placé horizontalement sur une table et reposant par sa face la plus étroite. — Position du spectateur, voyant le dessus de la table, voit aussi légèrement le dessus de l'objet fuyant à gauche et faisant avec le plan de front un angle de 5o degrés. L'extrémité du viseur circulaire étant la plus rapprochée du spectateur.

On suppose enfin que le spectateur a derrière lui et à sa gauche le soleil éclairant l'objet et que la direction des rayons lumineux fait dans l'espace un angle de 5o degrés avec un plan horizontal et de 15 degrés avec un plan de front.

Note. — Quelques précisions sont exposées pour l'exécution du dessin perspectif contenu dans un cadre de o,55 sur 0,30. —

L'arête verticale la plus rapprochée du spectacteur doit avoir comme hauteur le double de la grandeur réelle. — Quelques recommandations pour la bonne présentation de l'objet et le soin apporté au rendu (durée de l'épreuve : 4 heures).

25 mai. — 3e Épreuve. — COMPOSITION DÉ- CORATIVE : Un coussin carré en soie brodée.

Grandeur du côté : 0 m. 50. — Il ne sera donné qu'un dessin demi-grandeur d'exécution, 0 m. 25 de côté (durée de l'épreuve: 8 heures).


3e Partie.

27 mai. — MODELAGE : Tête de bélier.

29 mai. — ORAL.

Histoire de l'Art. — Les candidates présentant aux examinateurs un album de croquis personnels sur l'architecture, sculpture, peinture et art décoratif à chaque époque sont interrogées sur les différentes parties de leur album.

Renaissance française et italienne; peintres du dix-huitième siècle; art ogival, œuvres de Puget, Chardin; les cathédrales; etc.

Les candidates ont 20 minutes pour préparer cette leçon.

Composition décorative. — Cette épreuve, comme celle de l'histoire de l'Art, est faite sous forme de leçon (un quart d'heure de préparation)

Quelques questions posées à l'examen : Faire une leçon aux élèves de l'École normale sur la technique de la dentelle et de la broderie. Donner des exemples.

Décoration d'un siège et dossier en tapisserie (technique).

Décoration d'un cercle.

Leçon sur les bordures.

Décoration d'un chemin de table. Différentes exécutions.

Les frises.

Les jeux de fond.

Quelques compositions décoratives, exécutées au Concours, sont données à corriger aux candidates. Les noter, les classer.

Correction de dessin. — Les candidates doivent corriger devant les examinateurs des dessins ayant été exécutés au Concours. Elles doivent les noter ou les classer. Cette épreuve est suivie de quelques questions d'anatomie du corps humain; des proportions avec quelques dessins au tableau.

Epreuve de perspective. — Perspective d'observation, un objet usuel est donné à la candidate, elle doit faire à ses élèves une leçon au tableau donnant les indications nécessaires pour l'exécution du dessin de cet objet, suivant les différentes places occupées par les élèves par rapport au modèle.

Quelques questions de perspective géo-

métrique et perspective pratique, posées aux candidates à l'examen.

Placer un personnage, plus loin et à gauche une barre fixe de 3 mètres, établir sa hauteur par rapport au personnage par des points de fuite, et logiquement.

Placer un personnage, à sa gauche un tremplin, établir la hauteur du personnage sur ce tremplin.

Un personnage, à gauche un mur sur lequel est incliné un bâton, l'ombre du personnage est donnée, en déduire l'ombre du bâton sur le mur et sur le sol.

On donne une indication de trottoir en perspective sur lequel est dessiné à main levée un carré renfermant un cercle et représentant une plaque d'égout, établir une précision pour ce tracé.

Un miroir vertical est donné en perspective, en avant un personnage. Établir son reflet dans ce miroir.

Un mur est donné en perspective, sur ce mur et en haut un point donné comme clef de l'ouverture d'un tunnel.

Un personnage placé au 1er étage d'une maison regarde un quai au-dessus de l'eau, sur le quai un personnage, dans l'eau un second personnage tous les deux réunis par une perche. Déterminer la longueur de la perche.

Jury.

Président : M. A. LENOIR, statuaire, Inspecteur général de l'enseignement du Dessin.

Membres : M. le docteur RICHER, membre de l'Institut, professeur d'anatomie à l'École des beaux-arts; M. ERNEST LAURENT, artiste peintre; M. RAPHAEL COLLIN, artiste peintre, membre de l'Institut; M. ROCHEBLAVE, professeur d'histoire; M. QUÉNIOUX, Inspecteur de l'enseignement du Dessin; M. BLUTEL, Inspecteur général de l'Instruction publique; M. AUBERT, professeur à l'École des arts décoratifs; M. OLMER, professeur d'histoire de l'Art; Mlle BASTIEN, professeur de dessin à l'École normale; M. DARRAS, professeur de dessin au Lycée Montaigne; M. CARTIER, professeur de dessin au collège Rollin.

Secrétaire : M. BOMIER, sous-directeur de l'École des beaux-arts.


AVIS Relatif à l'Examen pour l'obtention du Certificat d'aptitude à l'Enseignement du Dessin dans les Lycées et Collèges (DEGRE SUPÉRIEUR)

Une session d'examens pour l'obtention du certificat d'aptitude à l'enseignement du dessin -dans les lycées et collèges (degré supérieur) s'ouvrira pour les aspirantes, le lundi 25 septembre 1916 à Paris, Ecole des beaux-arts, rue Bonaparte, 14.

Les demandes d'inscription doivent être rédigées sur papier timbré à 60 centimes et accompagnées :

1° De l'acte de naissance de l'aspirante; 2° De l'original ou d'une copie certifiée de son diplôme du premier degré.

Elles seront toutes adressées à M. le ViceRecteur de l'Académie de Paris.

Le registre d'inscription sera ouvert du lundi 3 juillet au samedi 2 septembre, dernier délai.

.1 MM~MM

École Germain - Pilon

Géométrie.

Raccordements des lignes courbes.

Figure 1. — Des centres 0 0' avec une longueur 22 + r2, décrire deux arcs de cercle a c, b d. Leurs intersections e, f, seront les centres des deux petites circonférences. Les droites joignant les quatre centres donneront les points de raccordement g, h, i, j.

Figure 2. — Les deux circonférences de rayons ri et r3 étant décrites, ajouter au rayon de chacune de ces circonférences le rayon donné r2, décrire de o'1 l'arc b c, et de o1 l'arca d; leur intersection o2 sera le centre de la circonférence cherchée, les points de raccordement seront sur les droites o1, o2, âl joignant les trois centres.

Figure 3. — Joindre le point donné p au centre o par une droite prolongée hors de la circonférence. De part et d'autre de p, porter

sur cette droite en a, et en j, le rayon r1, joindre ces points au centre o1, et au milieu de a o1 et de fol élever deux perpendiculaires qui donneront avec o p prolongé les points d'intersection c g, centre des deux courbes cherchées. — Les points e et h seront les points de raccordement, les circonférences pouvant se raccorder aussi bien par l'arc ph ou l'arc p e.

Les tracés des figures 4, 5 et 6 se comprennent facilement et ne demandent pas d'explications.

L'application demandée était un vitrail carré posé sur l'angle. L'élève a donné les couleurs suivantes à sa composition : feuilles violettes, fruits jaune-indien sur fond bleu clair.

J. GONTIER, Professeur aux écoles Germain-Pilon et Bernard-Palissy.

(A suivre.)

École Professionnelle Diderot

Concours d'admission (1916) Ce concours qui eut lieu le 27 juin dernier comportait comme précédemment : une

dictée, trois problèmes d'arithmétique, une composition de géométrie sur les deux premiers livres, une composition de rédaction


École Germain-Pilon — GÉOMÉTRIE — 1re Année, Pl. 15

Novembre TQI5. G. BOULY.


Le Concours d'admission à l'École Diderot

sur un sujet du programme de l'enseignement primaire, un croquis à main levée.

Nous pensons être utiles aux futurs candidats et aux Maîtres qui les préparent en

publiant ci-dessus deux des sujets donnés pour cette dernière épreuve : Coude en Jonte (1909) et Chape à crochet (1915).

Le modèle consistait en un tableau mural


devant être reproduit tel quel et approximativement à la grandeur donnée par les cotes, au minimum; il était spécialement demandé aux candidats : 1° D'exécuter leur dessin entièrement au crayon et sans faire usage d'aucun instrument de tracé ou de mesure, de quelque nature qu'il soit, c'est-à-dire rigoureusement à vue et à main levée.

2° De chercher à donner à leur croquis un

caractère industriel, c'est-à-dire de s'appliquer indépendamment de la justesse des proportions et de la correction des formes, que l'on doit viser dans tout dessin, à réaliser la clarté et la netteté du trait et des cotes qui doivent faire d'un tel dessin un document précis, ne laissant aucune place à l'hésitation et à l'erreur.

Communiqué par M. PAUL VALET, Professeur à l'École Diderot.

ÉCHOS

Ligue française de l'Enseignement.

Conférence d'entente éducative.

La Liguefrançaisede l'Enseignement avait organisé à son siège, rue Récamier, une conférence d'entente sur ce que l'enseignement général devra être après la guerre.

Chaque association affiliée à la Ligue avait droit à trois délégués qui pouvaient prendre part à la discussion qui a suivi la lecture des divers rapports sur : Les Œuvres de guerre, l'Assistance et la Bienjaisance scolaires, par M. ANDRÉ, Inspecteur primaire ; La Mutualité scolaire après la guerre, par M. ÉDOUARD PETIT, Inspecteur général de l'Instruction publique; Les Orphelins de la guerre, par M. WORM- SER, membre du Comité du Cercle Parisien ; L'Éducation projessionnelle après la guerre, par M. ROCHERON, Inspecteur du Travail manuel ; La Préparation de la femme à la vie économique après la guerre, par Mme LE FLIZE ; L'Éducation de l'adolescence après la guerre. Le rôle des Sociétés d'Instruction populaire, par M. DYARD.

Après chacun de ces rapports, des vœux ont été formulés après une discussion. Nous donnons ceux qui concernent l'Éducation professionnelle qui nous touche plus spécialement.

VŒUX.

i" Qu'une loi attendue depuis longtemps sur l'Enseignement professionnel, indus-

triel, commercial et agricole soit votée et appliquée le plus rapidement possible ; 2" Que les programmes établis par la loi du 28 mars 1882 soient appliqués dans leur intégralité et, par conséquent, que le travail manuel scolaire soit enseigné à l'école primaire; 3° Que les sanctions prévues pour s'assurer de l'application des programmes de l'Enseignement primaire élémentaire soient le reflet de l'application intégrale de ces programmes; 4° Que des cours d'apprentis spécialisés des deux sexes soient ouverts dans toute école où l'on pourra grouper au moins vingt enfants se destinant à la même profession ; 5° Que des cours techniques de perfectionnements soient ouverts pendant la journée de travail pour les apprentis, le soir et le dimanche matin pour les jeunes ouvriers et les ouvrières.

60 Qu'il soit créé un Comité central et des Comités régionaux d'Enseignement technique et professionnel destiné à provoquer la création des Cours, à renseigner les Municipalités, les Chambres syndicales, les patrons, etc., sur les moyens les meilleurs pour organiser et diriger ces cours et, d'une manière générale, à centraliser les renseignements concernant cette question.

Le lendemain dimanche 21 mai, une grande réunion avait lieu au grand amphithéâtre de la Sorbonne sous la présidence de M. le Ministre de l'Instruction publique.


POURARCHITECTESC-,RA "ARCHimÈDE \).,>.'f.

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de forme hexagonale, en cèdre jaune t j Il était de notre devoir verni, est fabriqué en graphite de toute Il était de notre devoir 1. , d. d'étudier et d'organiser, sur première qualité, du plus noir au plus des données amples et rationes onn es amp es et rallontendre en 14 degrés. nelles, une fabrication de crayons non pas analogues Les mines tendres (degrés B) à 6B fourniront aux crayons austro-allemands, aux dessinateurs une gamme inépuisable de noirs mais possédant encore cerprofonds. tains perfectionnements que notre expérience des desideLes degrés les plus d, urs (2H à 6H) donneront notre expérielJce des deside- , rata des artistes nous a mis toute satisfaction aux architectes et aux ingénieurs artistes nous a mis qui apprécieront ces mines fermes, bien traçantes, a même de développer utilepoint cassantes, se taillant facilement, pour l'exé- ment.

cution des plans et des cartes. Et ce devoir nous l'avons , accompli par la collaboration Les degrés moyens (H, r, HD) sont les crayons accompli par la collaboration , et les études minutieuses de rob, ustes, non pour dessiner, mais pour écrire rapi- et les études minutieuses de dement. Ne s'usent que lentement, ne contiennent trois des plus vieilles maisons pas de ces petits grains durs qui éraflent si désa- françaises dont la réputation gréablement le papier.. a été élevée et par leur comLa pièce : 0 f 50 pétence de fabricants et par La pièce : 0 fr. 50 leur rectitude commerciale.

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CONCOURS GÉNÉRAUX DE DESSIN Composition Décorative COURS SUBVENTIONNÉS DE JEUNES FILLES et COURS D'ADULTES (Femmes) Épreuve du 20 Juin 19 1 5. —-3— Jugement du 21 Juin 1915.

LISTE DES LAURÉATS

Noms. Situation des cours. Professeurs.

10 COMPOSITION DÉCORATIVE DESSINÉE

Prix.

Mlles Mmes 3e Demia, r. Lebouteux. Bougleux.

(Rappel) SeCombaz, av. H.-Martin. Parent.

5e Plisson, r. Madame. Ormeaux.

6e Martel, r. Madame. Ormeaux.

Accessits.

3e Cochet, r. Madame. Ormeaux.

4e Béleugez, r. Madame. Ormeaux.

Mentions.

Bilhaut, r. Madame. Ormeaux.

Leblanc, r. Madame. Ormeaux.

Mazel, r. Lebouteux. Bougleux.

Rambaud, bd. Richard-Lenoir. Krier-Lambrette.

Noms. Situation des cours. Professeurs.

COMPOSITION DÉCORATIVE MODELÉE

Prix.

Mlles Mmes 2e Lindemann, r. Madame. Ormeaux.

2e Hugues, r. Madame. Ormeaux.

4e Lacroux, r. Madame. Ormeaux.

5e Féry, r. Pierre-Bullet. Lhommet.

Accessits.

2e Girault, r. Madame. Ormeaux.

Mentions.

Piedzicka, r. Madame. Ormeaux.

COURS D'ADULTES (Hommes)

1° COMPOSITION DÉCORATIVE DESSINÉE Prix.

MM. MM.

3c Vergnaud, bd Montparnasse. Lambert.

(Rappel) 3e Rousseau, r. Titon. Pruvost.

4e Digard, bd de Belleville. Lavalley.

Accessits.

ier Seux, bd de Belleville. Lavalley.

2e Mouret, r. Levert. Formant.

3e Robert, r. Etienne-Marcel. Lambert.

Mentions.

Bertschi nger, pas.del'Elysée-B-A. Lambert.

Bologna, r. Blomet. Placé.

Bouillard, bd Montparnasse. Lambert.

Gilles, bd Montparnasse. Lambert.

Pizzella, r. Laugier. Roussin.

Serrurier, bd. de Belleville. Lavalley.

2° COMPOSITION DÉCORATIVE MODELÉE Prix.

MM. MM.

3e Perrelle, r. des Batignolles. Larroux.

4e Ariano, r. Étienne-Marcel. Lambert.

4e Wattremetz, pl. des Vosges. Mélin.

5e Bernier, pl. des Vosges, Mélin.

6e Martel, pl. des Vosges. Mélin.

Accessits.

Ier Asselineau, bd de Belleville. Lavalley.

ier Grapin, r. des Batignolles. Larroux.

2e Thirhart r. Saint-Bernard. Bardelle.

6e Hugues, r. Titon. Sollier.

Mentions.

Flandrin, pl. des Vosges. Mélin.

Pincot, bd Montparnasse. Fontaine.

Rimbaux, r. des Batignolles. Larroux.

Robinsohn, bd Montparnasse. Fontaine.

Sujet du Concours Composer un marteau de porte pour le Ministère de la Guerre. Ce marteau sera en bronze et mesurera dans sa largeur 0 m. 35. La hauteur est facultative. Les candidats pourront utiliser comme éléments décoratifs des figures allégoriques, feuillages et attriDuts empruntés aux choses de la guerre.


BOURSES DE VOYAGE COURS D'ADULTES

Épreuve du 27 Juin 1915 -+:«- Jugement du 28 Juin 1915 LISTE DES LAURÉATS

Noms. Situation des cours. Professeurs.

RONDE-BOSSE (Dessin) Bourses de 500 fr.

Mmes et MiM. Mmes et MM.

Lindemann, r. Madame. Ormeaux.

Digard, bd de Belleville. Lavalley.

Classées à la suite :

ier Hugues, r. Madame. Ormeaux.

Calvet, r. Madame. Ormeaux.

RONDE-BOSSE (Modelage) Bourse de 500 fr.

Delaplanche, bd Montparnasse. Fontaine.

Classé à la suite : Asselineau, bd de Belleville. Lavalley.

COMPOSITION DÉCORATIVE Bourse de 500 fr.

Decroix (Modelage), r. Madame. Ormeaux.

Noms. Situation des cours. Professeurs.

Classés à la suite :

Mmes et MM. Mmes et MM.

1er Rousseau (Dessin), r. Titon. Sollier.

20 Plisson (Dessin), r. Madame. Ormeaux.

3e Loyeux (Dessin), r. Lebouteux. Bougleux.

MÉCANIQUE

Bourses de 500 fr.

Lécuyer, bd de Belleville. Méjean et Martin.

Bonneau-Desroches, bd de Belleville. Méjean et Martin.

ARCHITECTURE

Bourses de 500 fr.

Vidal, r. du Pré-St-Gervais. Kriéger.

Guyon, pl. des Vosges. Piat.

Classés à la suite :

Vialanet, r. Montgolfier. Valet et Debay.

Jansen, bd Montparnasse. Pillet.

Sujets donnés à ces Concours RONDE-BOSSE (DESSIN et MODELAGE) : Vase.

COMPOSITION DÉCORATIVE : Une applique pour cabine d'amiral.

PROGRAMME : Cette applique comportera 3 branches dont 2 inférieures et 1 supérieure située dans l'axe de l'applique. Les dimensions seront de 0 m. 45 de haut, et 0 m. 25 de profondeur ; la largeur sera laissée au choix du candidat. Cette applique sera en métal et cristal. Les candidats pourront utiliser comme éléments décoratifs la flore et la faune marines, ou les attributs de l'art naval: agrès d'un bâtiment maritime, etc. Indiquer le plan, l'élévation et le profil.

MÉCANIQUE : Palier à rotule.

ARCHITECTURE : Base et piédestal ioniques.

Décès. — Notre collègue Jules Paul BORDIER, ancien professeur de dessin à l'Ecole régionale de Reims, puis à la Martinique, à Chartres et enfin au Lycée Voltaire et à l'Ecole spéciale d'architecture, est décédé à l'âge de 58 ans, le 4 juin 1916.

Mme LHOMMET, notre collègue, a perdu en peu de temps deux membres de sa famille : M. Camille PINGEON, décédé le 14 mai, et

M. Eugène ALABARBE DE LA ROQUE, décédé le 4 juin.

L'Association adresse aux familles de nos collègues l'expression de ses condoléances émues.

Le Directeur-Gérant: P. VAGNIER.

18-7-16. — Tours, Imprimerie E. ARRAULT et CI..(.:


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