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Full notice

Title : Ministère de l'armement et des fabrications de guerre. Artillerie. Notice sur lse obusiers pneumatiques (calibre 60 millimètres)

Publisher : (Paris)

Publication date : 1918

Subject : Guerre mondiale (1914-1918) -- Histoire des unités

Subject : Forces armées françaises

Type : text

Type : monographie imprimée

Language : french

Language : français

Format : 32 p., fig. ; In-16°

Format : Nombre total de vues : 36

Description : Collection numérique : Documents consacrés à la Première Guerre mondiale

Description : Contient une table des matières

Description : Avec mode texte

Description : Règlements

Rights : public domain

Identifier : ark:/12148/bpt6k65562663

Source : Service historique de la Défense, 2013-292286

Relationship : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb43643802c

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date of online availability : 18/11/2013

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8 février 1918

MINISTÈRE DE L'ARMEMENT ET DES FABRICATIONS DE GUERRE

ARTILLERIE

NOTICE

SUR

LES OBUSIERS PNEUMATIQUES (CALIBRE 60 MILLIMÈTRES)

NOTA CE DOCUMENT ANNULE ET REMPLACE: 1° LA NOTICE SUR LES OBUSIERS PNEUMATIQUES CALIBRE 60mjlll APPROUVÉE LE 31 OCTOBRE 1915 2° LA NOMENCLATURE DE L'OBUSIER PNEUMATIQUE CALIBRE 60m/m, TYPE B, M!o 1916 .; APPROUVÉE LE 30 MAI 1917

PARIS IMPRIMERIE NATIONALE

1918



8 février 1918

MINISTÈRE DE L'ARMEMENT ET DES FABRICATIONS DE GUERRE

ARTILLERIE

Q)

NOTICE

SUR

LES OBUSIERS PNEUMATIQUES (CALIBRE 60 MILLIMÈTRES)

NOTA CE DOCUMENT ANNULE ET REMPLACE : 1° LA NOTICE SUR LES OBUSIERS PNEUMATIQUES - CALIBRE 60mjm APPROUVÉE LE 31 OCTOBRE 1916 2° LA NOMENCLATURE DE L'OBUSIER PNEUMATIQUE CALIBRE 60m/m, TYPE B, Mle 1916 APPROUVÉE LE 30 MAI 1917

PARIS IMPRIMERIE NATIONALE

1918


TABLE DES MATIÈRES.

Pagu.

Généralités sur les obusiers pneumatiques de 60 millimètres, 3 Obusier pneumatique, calibre 60 millimètres, modèle 1915.. , , ., 5 Obusier pneumatique, calibre 60 millimètres, type B, modèle 1916. i5 Bouteille légère à acide carbonique 23 Projectile type B, modèle 1916, pour obusiers pneumatiques, calibre 60 millimetres. , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , 24

Projectile type Bs", modèle 1917, pour obusiers pneumatiques, calibre ooilljmètres.. , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , 27

TABLES DE TIR.

Table de tir du projectile type B, modèle 1916, dans l'oliusier pneumatique, calibre (5o millimètres, modèle igi,5 29 Table de tir du projectile type B, modèle 1916, dans l'obusier pneumatique, calibre on millimètres, type B, modèle 1916., 30 Table de tir du projectile type B3, modèle 1917, dans l'obusier pneumatique, calibre 60 millimètres, type 8, modèle igi(j 31


NOTICE

SUR

- LES OBUSIERS PNEUMATIQUES (CALIBRE 60 MILLIMÈTRES).

GÉNÉRALITÉS SUR LES OBUSIERS PNEUMATIQUES, DU CALIBRE DE 60 MILLIMÈTRES.

Les obusiers pneumatiques en service sont : « l'obusier pneumatique, calibre 60m ¡m, modèle 1915» (1) et «l'obusier pneumatique calibre 60m/m, type B, modèle 1016".

Ils tirent deux projectiles empennes percutants : le projectile type B, modèle 1916, pesant environ 650 grammes; le projectile type B2, modèle 1917, pesant environ 1,200 grammes.

Le gaz comprimé est fourni par des bouteilles légères à acide carbonique. Très exceptionnellement, on peut faire usage de pompes à air.

Les obusiers pneumatiques sont susceptibles de rendre de grands services à la condition, toutefois, que les servants en soient très bien exercés.

Leurs principaux avantages sont, d'une part, l'absence de fumée ou de lueur et la faiblesse du bruit au départ du coup, qui rendent difficile le repérage des pièces, et, d'autre part, la grande précision du tir.

L'emploi des obusiers pneumatiques est tout particulièrement indiqué pour le bombardement intermittent des points

(1) En cours de remplacement par l'obusier B 1916.


de passage obligés dans les tranchées ennemies et notamment des croisements de boyaux.

Pour ces tirs contre le personnel abrité dans les tranchées l'obus type B, modèle'1916, généralement suffisant, est à employer de préférence, puisque c'est celui qui exige la moindre consommation de gaz.

Le tir d'enfilade est à recommander spécialement en raison de la faible dispersion en direction des projectiles.

Il convient de se rapprocher du but autant que les circonstances le permettent et de n'utiliser le tir à grande distance qu'exceptionnellement, les chances d'atteindre un objectif de petites dimensions avec le projectile B diminuant rapidement à mesure que la distance augmente.

Contre te personnel à découvert, groupes de travailleurs par exemple, le projectile de 650 grammes étant peu efficace, il faut avoir recours au projectile B2, modèle 1917.

Enfin, au cours d'une opération offensive, les obusiers pneumatiques peuvent être un auxiliaire précieux pour l'infanterie -par leur action sur des mitrailleuses et lance-grenades installés dans des entonnoirs ou par leur tir sur les positions de rassemblement ennemies. Il est indiqué dans ces cas d'employer l'obusier type B, modèle 1916, léger et facilement transportable, et le projectile type B2, modèle 1917, plus précis et plus efficace.


OBUSIER PNEUMATIQUE CALIBRE 60 M/ M.

MODÈLE 1915.

LÉGENDE.

A. CANON.

1. Culasse mobile.

2. Chapeau de culasse.

3. Piston.

4. Obturateur plastique.

5. Ressort de piston.

7. Béquille d'appui.

8. Ressort de béquille.

10. Détente.

11. Galet d'échappement.

12. Axe du galet.

13. Attache du déclencheur Bowden.

15. Vis de réglage de la détente.

1 G. Frette de culasse.

ig. Poignée de verrou de culasse.

23. Raccord pour bouteille à air.

24. Valve de pompe à main.

25. Soupape de sûreté.

28. Tube réservoir.

29. Tube de lancement.

31. Carter des valves.

33. Collier à tourillons.

34. Poignées de blocage des tourillons.

37. Index des angles de tir.

38. Collier porte-bretelle.

B. AFFÛT.

39. Support à fourche avec secteurs gradués.

40. Nivelle. 41. Poignée de blocage du support à fourche.

42. Pivot tête d'affût.

44. Bague de blocage des pieds postérieurs.

4o. Pieds-bê hes postérieurs à coulisse.

46. Collier de serrage des bêches postérieures.

47. Pied-bêche antérieur.

48. Poignée de blocage du pied antérieur.


OBUSIER PNEUMATIQUE.

(Calibre 60 millimètres, modèle 1915.)

Vue d'ensemble.

Coupe de la culasse.


DESCRIPTION ET FONCTIONNEMENT.

L'obusier pneumatique modèle 1915 se démonte, pour le transport, en deux parties : l'affût et le canon.

L'affût est constitué par trois pieds-bêches (dont deux à coulisse) articulés sur une tête d'affût.

Un support à fourche, pivotant sur la tête d'affût, reçoit les tourillons du canon. Des secteurs gradués et des poignées de blocage permettent le pointage en tous sens. L'affût replié occupe un faible volume et se transporte sans fatigue au moyen d'une bretelle qu'on passe sur l'épaule. Son poids est de 16 kilogrammes.

Le canon est également muni d'une bretelle fixée au couvre-bouche, qui permet de le transporter facilement. Son poids est de 22 kilogrammes.

Le canon est composé de trois parties essentielles : 1° Un tube de lancement du calibre de 60 millimètres et de 1 m. 3o de long environ ; 2° Un tube réservoir concentrique au tube de lancement, rétreint et soudà son extrémité antérieure sur ledit tube et ayant sa tranche postérieure dans le même plan que celle du tube de lancement ; 3° La culasse, articulée à charnière sur le tube réservoir et maintenue fermée par un verrouillage à galet.

Dans la coupe schématique ci-contre, on voit que le bloc de culasse (1) renferme un piston mobile (3) dont la face antérieure, garnie de caoutchouc (4), est pressée contre les tranches postérieures du tube de lancement (29) et du tube réservoir (28) par un ressort à boudin (5), de telle sorte que la capacité annulaire comprise entre les deux tubes se trouve hermétiquement close. Le ressort (5) est cependant insuffisant pour résister à la poussée du gaz que l'on comprime dans ce réservoir et n'a d'autre rôle que de ramener le piston en place, après le départ du coup. L'immobilisation du piston est obtenue au moyen d'une béquille (7) articulée sur lui, qui vient s'appuyer sur un galet (11) dont l'axe (12) est solidement fixé sur le bloc de culasse.

Une détente (10) permet, au moyen d'un léger effort, de faire glisser l'extrémité de la béquille (7) sur le galet d'échappement (11), de façon à supprimer brusquement l'appui du piston et à lui permettre de céder à la poussée de l'air comprimé.

Cela étant, le fonctionnement du mécanisme est le suivant: Quand on ouvre la culasse, le piston (3), ne rencontrant aucune résistance se porte en avant sous l'action du res-


sort (5) et la béquille (7) vient s'enclencher contre le galet (11) sous l'effet de son propre poids et d'un ressort de rappel (8).

Après avoir introduit un proj ectile dans le tube de lancement, on ferme la culasse. Le piston (3) se trouvant fortement arc-bouté, sa garniture en caoutchouc (4) s'écrase contre les tranches des deux tubes concentriques et assure une fermeture étanche du réservoir annulaire.

On envoie alors du gaz comprimé dans ledit réservoir par un raccord à vis (24).

Lorsque la pression voulue est atteinte, on agit sur la détente (10) soit directement, soit par l'intermédiaire d'une transmission Bowden. La béquille (7) glisse aussitôt sur le galet (11) et le piston (3), n'étant plus maintenu, cède subitement à la poussée du gaz du réservoir qui s'échappe violemment dans le tube de lancement en chassant le projectile.

Le réservoir est muni d'une soupape de sûreté (25) qui s'ouvre automatiquement lorsque la pression dépasse 15 kilogrammes.

ACCESSOIRES.

Chaque obusier est accompagné d'une caisse d'accessoires de 0 m. 61 de long sur 0 m. 33 de large et 0 m. 38 de haut, pesant 32 kilogrammes.

Cette caisse renferme :

Un détendeur à vis-pointeau et son manomètre. (1) Quatre pompes à main à double effet. ,(2) S s Une nourrice à quatre tubulures. (3) g.

Un raccord intermédiaire à manomètre. (4) Un raccord intermédiaire simple (5) Un raccord pour bouteilles type acide carbonique (6) Troit tubes de caoutchouc avec raccords (7) Deux poignées de tirage Bowden. , ,. (8) Un écouvillon en trois pièces. (9) Un kilogramme de chiffons d'essuyage.

Une trousse de petit outillage. (11) Renfermant elle-même : Un tonrnevis. (12) Une pince universelle. (13) I n rouleau de fil de laiton. (14) Un sachet contenant les joints de caoutchouc. (i5) Un ressort de piston (r6) Un ressort de béquille.

Une boîte à vis (18) Une boite à graisse.. , , , , (19) Une brosse à graisse. , , (20) Un calibre de vérification.


Caisse d'armement et détail des accessoires.


TRANSPORT ET MISE EN BATTERIE.

Le personnel de la pièce se compose ordinairement d'un tireur, d'un chargeur et d'un observateur ou chef de pièce.

Des auxiliaires aident ce personnel à transporter le maté-

riel et opèrent le ravitaillement en munitions.

Le tireur porte le canon, le chargeur porte l'affût et lesauxiliaires portent la caisse aux accessoires, les caisses de munitions et les bouteilles d'acide carbonique comprimé.

Le chargeur déploie l'affût, le pose sur le sol, le petit pied en avant dans la direction du tir, ajuste la longueur des.

pieds coulissants de façon à mettre l'affût bien d'aplomb, serre les bagues de blocage des pieds susdits, enfonce les bêches dans le sol, met l'affût de niveau et serre la poignée de blocage du pied avant.

Le support à fourche étant ramené en arrière, le tireur dépose le canon sur l'affût, lui donne l'inclinaison voulue et serre fortement les deux poignées de blocage des tourillons.

Il visse ensuite le Bowden sur la pièce de tirage de la gâchette et raccorde le réservoir du canon avec une bouteille de gaz comprimé ou avec la batterie de pompes au moyen de tubes de caoutchouc.

Le chargeur enlève le couvre-bouche et aide le tireur à installer la canalisation d'air comprimé.

TIR A LA BOUTEILLE.

Le chargeur se place à gauche du canon; il manœuvre la culasse, alimente la pièce en projectiles.

Le tireur se place à droite du canon, à côté de la bouteille d'acide carbonique. 11 actionne le robinet détendeur de la bouteille et le Bowden de déclenchement et corrige le pointage en hauteur et en direction d'après les indications du chef de pièce ou de l'observateur.

Lorsque la pièce a été pointée, le tireur, après avoir vérifié que le couvre-bouche est enlevé, tire le premier coup sans projectile pour s'assurer que tout est bien en ordre et qu'il n'y a pas de fuites dans les raccords.

Le chargeur ouvre la culasse, prend un projectile, l'essuie avec soin, s'il n'est pas parfaitement propre, arme la fusée, introduit le projectile dans le canon, ferme la culasse et donne l'indication : « Prêt.» Le tireur ouvre doucement le robinet-détendeur et, lorsque le manomètre indique la pression voulue, il ferme le robinet et fait partir le coup.

Le chargeur ouvre alors la culasse et la pièce est prête pour tirer un second coup.


Fig. 1 Déploiement.

Fig. 2 Blocage.

Fig 5 Pos' du canon sur l'affût.

Schéma de la mise en batterie.


TIR À LA POMPE.

Dans le tir à la pompe, les fonctions du chargeur et du tireur restent les mêmes.

Le canon est relié par un tuyau au raccord intermédiaire à manomètre, relié lui-même à la nourrice à 4 tubulures servant à établir la connexion de la batterie de pompes.

Les pompes sont manœuvrées par des équipes d'auxiliaires qui se relayent à tour de rôle et pompent suivant les indications du tireur.

RÉGLAGE DU TIR.

Pour le premier coup, la pièce est pointée dans la direction du but par un moyen quelconque suivant les circonstances (ordinairement à l'aide d'un fil à plomb).

Toutes les fois qu'on le peut, on fixe l'angle de tir à 42 degrés, de façon à obtenir la portée maxima avec la dépense de gaz minima.

Dans certains cas, par exemple si on est gêné par le parapel, on sera conduit à prendre un angle de tir plus grand, au détriment de la consommation de gaz et de la précision.

La distance du but étant évaluée aussi exactement que possible, on cherche dans les tables de tir la pression de tir à adopter. Si le projectile n'éclate pas dans la direction du but, on évalue l'écart, angulaire et on fait tourner le canon sur son pivot dans le sens convenable, d'un angle égal à l'écart observé.

L'amplitude du déplacement est mesurée à l'aide de la graduation gravée h la base du support à fourche.

Suivant que l'éclatement est court ou long, on contiaue le tir en augmentant ou en diminuant la pression de tir d'un ou deux kilogrammes à chaque coup jusqu'à ce que les éclatements changent de sens.

Lorsqu'on a encadré le but, on resserre la fourchette en faisant des corrections de plus en plus faibles jusqu'à ce qu'on ait trouvé une pression donnant des coups longs et des coups courts.

U importe de régler le tir avec le plus grand soin si l'on veut obtenir avec ce matériel toute l'efficacité qu'il peut donner.

Pour chaque emplacement de pièce, il est avantageux de noter sur un carnet de tir-les pressions de tir à employer pour atteindre les divers objectifs sur lesquels un réglage a

déjà été fait, afin de pouvoir ouvrir le feu rapidement sur ces objectifs lorsqu'une occasion favorable se présente.


OBSERVATIONS SPÉCIALES.

Avant le tir. — Ne pas oublier d'enlever le couvre-bouche.

S'assurer que l'intérieur du canon est propre en y faisant glisser le calibre.

- Vérifier le fonctionnement de la détente et du Bowden.

S'assurer que les joints des raccords ne fuient pas.

Vérifier la mise de niveau, le serrage des poignées et le calage de l'affût, afin d'éviter des dépointages.

Vérifier que le projectile ne risque pas d'écrêter le parapet.

Pendant le tir. — Apporter une grande attention à la lecture de la pression au manomètre.

Lorsque la pression voulue est dépassée, il suffit de soulever , la soupape (25) ou de dévisser légèrement le raccord du tube en caoutchouc pour laisser échapper le gaz en excès.

Manœuvrer la culasse sans brusquerie pour éviter les dépointages.

Après le tir. — Remettre en place le couvre-bouche pour .- éviter l'introduction de corps étrangers dans le canon.

Pour ne pas fatiguer inutilement le joint en caoutchouc par un écrasement prolongé, mettre le mécanisme au repos en appuyant sur la gachette après avoir refermé la culasse, si celle-ci a été ouverte après le départ du dernier projectile tiré.

ENTRETIEN.

Nettoyage. — Après le tir, essuyer l'intérieur du canon et les diverses pièces en acier avec des chiffons propres et graisser soigneusement.

Fig. 1. — Démontage.

- Démontage. — Lorsqu'il y a lieu de démonter la culasse, on enlève les deux vis du chapeau de culasse (fig. 1), on re-


tire ce chapeau, on chasse l'axe de la détente avec un pous soir en bois ou en cuivre.

La détente et son galet sortent à l'arrière, le piston et toutes les autres pièces à l'avant.

Le démontage ne doit pas être poussé plus loin, sauf s'il y a lieu de remplacer des pièces usées ou brisées. Ce remplacement doit être fait par un armurier.

Fig. 2. Pièces démontées.

Remontage. — Pour remonter la culasse, on opère en sens inverse de ce qui vient d'être dit.

On vérifie le fonctionnement de la détente.

Si elle est trop dure, on desserre sa vis de réglage; on la serre au contraire si on veut la rendre plus dure.

Lorsque l'étanchéité du piston-obturateur devient insuffisante par suite d'usure, augmenter l'épaisseur du joint par une rondelle de papier spécial.

Recommandation importante. - Ne jamais mettre de graisse sur les joints en caoutchouc.


OBUSIER PNEUMATIQUE CALIBRE 60 M/M.

TYPE B MODÈLE 1916.

LÉGENDE.

1. Pièce fixe de culasse.

2. Culasse mobile.

3. Piston.

4. Rondelle obturatrice du piston (caoutchouc).

5. Pièce de butée du piston.

6. Rondelle filetée du piston.

7. Chape du galet.

8. Goupille de la chape.

9. Galet.

10. Axe du galet.

11. Axe de manœuvre.

12. Levier de manœuvre.

13. Goupille du levier de manœuvre.

14. Vis de réglage de butée.

15. Tampon amortisseur fibre.

16. Rondelles caoutchouc de l'amortisseur.


17. Écrou de l'amortisseur.

18. Raccord à air.

19. Bouchon de raccord à air. -

20. Tube extérieur réservoir.

21. Tube intérieur canon.

22. Entretoise des tubes.

23. Boulon et écrou de blocage sur affût.

24. Poignée de blocage sur affût.

2.5. Niveau d'eau.

26. Affût.

27. Bague d'entraînement de l'axe.

28. Bague de blocage de culasse.

DESCRIPTION ET FONCTIONNEMENT.

L'obusier pneumatique B modèle 1916 se compose d'un

Transport de l'obusier.

canon analogue à celui de l'obusier modèle 1915 et d'un socle en aluminium servant d'affût.

Le tout pèse environ 17 kilogrammes et se transporte facilement sous le bras ou sur l'épaule.

Il n'y a pas de dispositif pour le pointage en hauteur; le


COUPE. VUE EXTÉRIEU


tir s'effectue sous l'angle optimum de 42 degrés et le réglage de la portée s'obtient uniquement en faisant varier la pression de tir.

Dans la coupe schématique ci-après, on voit que le canon comporte encore un tube de lancement (21) et un tube réser- voir (20) concentrique.

Mais la culasse n'est plus mobile et le chargement s'effectue par la bouche.

Le mécanisme de culasse est modifié en conséquence.

Le piston (3), qui porte la rondelle obturatrice (4), -est maintenu appliqué contre les extrémités des tubes (20) et (21) par une manivelle (7), calée sur un axe (11), que l'on peut aclionner de l'extérieur à l'aide d'une poignée de manœuvre (12).

La manivelle (7) porte à son extrémité un galet (9) qui roule sur un grain d'acier (5) porté par le piston, en assurant un fonctionnement sans dureté.

Lorsqu'on veut tirer, on pousse la poignée de manœuvre (12) vers l'avant. La manivelle (7) étant entraînée, son galet (9) pousse le piston (3) contre les extrémités des tubes (20) et (21), en écrasant la rondelle obturatrice (4).

Une butée (14) limite la course de la manivelle (7) et la maintient dans la position d'arc-boutement.

On introduit un projectile dans le canon, la fusée tournée du côté du tir, puis on envoie du gaz comprimé dans le réservoir annulaire par le raccord (19). Lorsque la pression voulue est atteinte, on ferme le robinet-détendeur et on ramène la poignée de manœuvre (12) en arrière. Dès que la manivelle (7) a dépassé la position d'arc-boutement, elle cède brusquement sous la pression qui s'exerce sur le piston, et le gaz comprimé dans le réservoir s'échappe violemment dans le tube de lancement en chassant le projectile.

ACCESSOIRES.

Les accessoires de l'obusier pneumatique 60m/m, type B, modèle 1916, comprennent : Une sacoche contenant : 1. Un détendeur à vis-pointeau.

2. Deux pompes à main.

3. Une nourrice à quatre tubulures.

Accessoirement.

5. Un raccord intermédiaire simple.

7. Trois tubes de caoutchouc avec raccords.

8. Un manomètre à 40 kilogrammes.

9. Un manomètre à 16 kilogrammes.

12. Un tournevis.

13. Une pince universelle.

14. Un rouleau fil d'acier (pour raccords).


15. Un sachet, contenant : 2 rondelles obturatrices n° 4.

1 galet n° 7.

1 goupille de la chape n° 6 bis.

1 tampon amortisseur n° 21.

5 rondelles caoutchouc de raccords.

1 rondelle fibre de raccord.

2 rondelles fibre de mano.

1 rondelle fibre de nourrice.

16. Une clé plate.

17. Une clé courbe.

18. Une boîte à graisse.

19. Une brosse à graisse.

20. Une notice.

21. Un couvre-bouche (placé sur le canon).

Accessoires.

MISE EN BATTERIE.

La mise en batterie est des plus simples.

Elle consiste à déposer l'obusier sur le sol, le canon tourné dans la direction du but, à enfoncer dans la terre les bêches d'affût et à raccorder l'obusier soit avec les pompes, soit avec la bouteille d'acide carbonique au moyen des tuyaux de caoutchouc.


TIR À LA BOUTEILLE.

Le tireur se place derrière le canon et s'agenouille sur la sellette de crosse.

D'une main, il manœuvre le robinet détendéur de la bouteille; de l'autre, il actionne la poignée de déclenchement pour faire partir le coup.

Le chargeur se place sur le côté de la pièce, soit à droite, soit à gauche et introduit les projectiles dans la bouche du

Tir à la bouteille.

canon, la fusee tournée dit côté du tir, après les avoir essuyés, s'ils sont sales, et après avoir armé la fusée.

La pièce étant pointée en direction, le tireur, après avoir vérifié que le couvre-bouche est enlevé, tire un premier coup à blanc pour s'assurer que tout est en ordre.

Puis il repousse le levier de manœuvre en avant de façon à l'enclencher contre le piston obturateur.

Le chargeur arme la fusée d'un projectile et introduit celui-ci dans le canon, la fusée tournée du côté du tir.

Après s'être assuré que le projectile est tombé au fond, 1 tireur ouvre le robinet détendeur de la bouteille. - Quand la pression voulue est atteinte, il ferme le robinet détendeur et ramène en arrière le levier de manœuvre.

Dès que le coup est parti, il ramène le levier de manœuvre en avant à la position d'enclenchement. La pièce est alors prête pour tirer un second coup.


TIR A LA POMPE.

Dans le tir à la pompe, des équipes d'auxiliaires se relayent pour pomper.

Le tireur commande la manœuvre des pompes et fait partir le coup quand la pression voulue est atteinte.

Le chargeur opère comme ci-dessus.

RÉGLAGE DU TIR.

Le réglage du tir s'effectue de la même façon que pour l'obusier modèle 1915.

L'angle de tir étant invariable, le réglage en portée s'obtient uniquement en faisant varier la pression de tir. ,

Le réglage en direction s'effectue en faisant pivoter le aanon sur son affût après avoir desserré l'écrou de blocage au moyen c~e la poignée à encliquetage.

Un secteur gradué permet de repérer la pièce en direction.

OBSERVATIONS SPÉCIALES.

Avant le tir. - Ne pas oublier d'enlever le couvrebouche. S'assurer que l'intérieur du canon est parfaitement propre et ne contient aucun corps étranger.

Vérifier que l'affût est bien de niveau et solidement - appuyé sur le sol et que le projectile ne risque pas d'ecrêter le parapet.

Pendant le tir. — Apporter le plus grand soin à la lecture de la pression au manomètre. Si, par erreur, la pression désirée était dépassée; dévisser légèrement le raccord du tube de caoutchouc pour laisser échapper le gaz en excès.

Le chargeur fera bien attention à ne pas mettre un deuxième projectile dans le canon déjà chargé et à présenter toujours les projectiles la fusée dans la direction du tir.

Pour éviter une erreur de ce genre, il faut se garder de charger la pièce à l'avance. Tout projectile chargé doit être tiré immédiatement.

Les projectiles doivent être parfaitement calibrés et tomber d'eux-mêmes au fond du canon.

Cependant, s'il arrivait qu'un projectile restât en route, il faudrait le pousser à fond au moyen d'une baguette, sans quoi sa portée se trouverait réduite considérablement et il pourrait tomber sur nos propres troupes.

Dans ce cas, le chargeur ne doit rien faire avant d'avoir averti le tireur.


Celui-ci s'assure que le manomètre est au zéro et, s'il n'y est pas, il l'y ramène en dévissant le raccord. Lorsque la j pression est tombée dans le réservoir, il prévient le chargeur, qui peut alors sans danger pousser le projectile à fond. 'c Toutefois, s'il rencontre une résistance sérieuse, il ne doit pas chercher à la vaincre, et le projectile doit être sorti du canon et mis de côté. ,

A cet effet, on inclinera le canon la bouche vers le bas, et si le projectile ne sort pas dé lui-même, on le poussera par derrière après avoir dévissé la culasse.

Toutefois, en raison du faible jeu existant entre le pro- jectile et la paroi du canon, l'air contenu dans le canon ne peut s'échapper que lentement autour du projectile lors du chargement et retarde la descente de celui-ci, surtout si la ceinture est trop abondamment graissée. Il est bon d'essuyer l'excédent de graisse de la ceinture avec un chiffon bien propre pour permettre au projectile de tomber plus franchement à sa position de chargement.

Après le tir. — Mettre le mécanisme au repos pour éviter l'écrasement du joint de caoutchouc.

Coiffer le canon du couvre-bouche.

ENTRETIEN.

Nettoyage. — Essuyer et graisser l'intérieur du canon et les pièces en acier du mécanisme, en ayant soin de ne pas mettre de graisse sur le joint en caoutchouc du piston.

Démontage. - Le démontage de la culasse s'obtient par un simple dévissage de celle-ci. Le piston obturateur peut être retiré sans difficulté et les autres organes sont ainsi mis à découvert.

On essuiera soigneusement la poussière qui pourrait gêner les mouvements du piston.

Remontage. — Après avoir remis en place le pistonobturateur, on revisse la culasse.

On vérifie le fonctionnement du déclenchement : s'il est trop dur, on serre la vis de butée (10); s'il est trop doux, on desserre cette vis.

On a soin de resserrer l'écrou de blocage de la vis lorsque le réglage est terminé.

Le déclenchement ne doit pas être réglé trop doux pour éviter que le coup ne parte tout seul inopinément. Il ne faut pas non plus tomber dans l'excès contraire sous peine d'avoir une mauvaise obturation.


BOUTEILLE LÉGÈRE À ACIDE CARBONIQUE.

< La bouteille à acide carbonique est nu récipient cylindrique en acier de 10 à 12 centimètres de diamètre et 1 mètre 1 m. 20 de longueur.

Au goulot est vissé un robinet à pointeau, qui reste fix-0 à demeure sur la bouteille et qui, pendant les transports, est protégé par un capuchon de cuir muni d'une boucle de ser- rage.

Aux extrémités de la bouteille se trouvent deux oreilles auxquelles est attachée la bretelle de transport.

La bouteille chargée contient de 4, 5 à 6 kilogrammes d'acide carbonique liquide, son poids est de 13 à 18 kilogrammes.

Pour se servir de la bouteille, on visse sur le robinet le détendeur à vis pointeau portant le manomètre et on raccorde le détendeur au réservoir par le tube de caoutchouc.

Pendant le tir, le robinet de la bouteille reste ouvert et le remplissage du réservoir se fait en manœuvrant le bouton moleté de la vis-pointeau.

Lorsque le débit est ralenti par suite de l'abaissement de température, il y a lieu de changer la bouteille. Cette obligation ne se produit que dans un tir rapide et, en tout cas, après consommation sans arrêt d'au moins 1/3 de la charge.

On pourrait, par réchauffement, éviter les changements de bouteilles et utiliser sans interruption toute leur charge ; toutefois, il est plus pratique de laisser cette opération s'accomplir d'elle-même par échange avec l'ambiance. Il suffit donc d'avoir deux bouteilles à employer jusqu'à épuisement.

L'acide carbonique présente, au point de vue rendement, un grand avantage sur l'air comprimé (près de quatre fois plus). Il est donc indispensable que les bouteilles soient toujours rechargées en acide carbonique, et pour cela renvoyées en gare de Vincennes, ainsi qu'il est spécifié sur les étiquettes dont elles sont munies.


PROJECTILE TYPE B MODÈLE 1916 POUR OBUSIERS PNEUMATIQUES, CALIBRE 60 M/M.


DESCRIPTION.

Le projectile type B modèle 1916 se compose d'un corps en fonte A, d'un empennage C et d'une fusée percutante B.

Le corps en fonte est pourvu intérieurement de cannelures transyersales, l'empennage est en tôle.

La fusée comporte un corps de fusée (1), fermé par un chapeau vissé (2) portant un percuteur (3).

A l'intérieur du corps de fusée se meut une masselotte (4) portant un détonateur (5) et une amorce (6).

Un ressort (7) assure la sécurité pendant le tir en empêchant la masselotte de se porter en avant. En outre, une rondelle plastique (8) amortit le choc au départ et évite le rebondissement de la masselotte.

La sécurité dans les transports est assurée par le retrait du percuteur qui doit, pour pouvoir entrer en contact avec l'amorce, être vissé dans le chapeau jusqu'à ce qu'il fasse saillie dans l'intérieur du corps de fusée. Ce vissage s'obtient d'une façon très simple en tirant à l'aide d'un anneau (9) sur un fil métallique (10) enroulé autour du corps cylindrique du percuteur. Le fil, en se déroulant, fait tournèr le percuteur qui se visse dans le chapeau.

, Les projectiles lestés (d'exercice) sont peints en rouge.

- Les projectiles chargés sont peints en bleu.

Les projectiles sont expédiés aux armées chargés et amorcés en caisses de 32 projectiles.

Ils pèsent environ 650 grammes et contiennent 90 grammes d'explosif.

; MODE D'EMPLOI.

Armer la fusée en tirant sur l'anneau de façon à arracher le fil métallique enroulé autour du percuteur.

Introduire le projectile dans le canon, la fusée tournée du côté du tir, et faire partir le coup lorsque la pression voulue est atteinte.

PRÉCAUTIONS À OBSERVER.

N'armer la fusée qu'au moment du tir.

Ne jamais remettre en caisse de projectiles dont la fusée a été armée.

Pour armer la fusée, avoir soin de tirer le fil métallique bien droit de façon à ne pas le casser. Si le fil vient à casser à sa naissance avant que la fusée soit armée, on dévissera le


percuteur avec un tournevis, si on en a le loisir, de façon à pouvoir enlever les spires enroulées sur le percuteur et on revissera ensuite celui-ci à fond sur le chapeau de la fusée, pour armer cette dernière.

La fusée doit toujours être dirigée du côté du tir, l'inobservation de cette prescription pouvant amener l'éclatement du canon.


PROJECTILE TYPE B2 MODÈLE 1917 POUR OBUSIERS PNEUMATIQUES, CALIBRE 60 M/M.


DESCRIPTION.

Le projectile type ,B2 modèle 1916 se compose d'un corps en fonte A, d'un empennage C et d'une fusée percutante B.

Le corps en fonte est pourvu intérieurement de cannelures transversales.

L'empennage est en tôle ou en métal fondu à base d'aluminium.

La fusée est la même que pour le projectile type B, modèle 1916.

Les projectiles lestés (d'exercice) sont peints en rouge.

Les projectiles chargés sont peints en bleu, ceux d'exercice ont l'empennage peint en noir.

Les projectiles sont expédiés aux armées chargés et amorcés (caisses de 18 projectiles).

Ils pèsent environ 1 kil. 200 et contiennent 150 grammes d'explosif S.

Le mode d'emploi et les précautions à observer sont les mêmes que pour le projectile type B, modèle 1916.


TABLE DE TIR

du projectile type B, modèle 1916, dans l'obusier pneumatique, calibre 60 millimètres, modèle 1915.

PORTÉES AUX ANGLES DE PRESSIONS. - 20°. 30°. 42°. 60°.

mètres. mètres, mètres, mètres.

2. 36 44 50 40 3. 32 92 100 86 4. 122 142 156 130 5. 154 190 210 166 6. 188 238 265 210 7. 220 280 315 245 8. 250 320 360 280 9. 280 360 410 315 1 0 305 400 460 350 Il 330 430 500 380 12. 355 470 345 410 13. 380 500 585 435

Nota. — La précision devient médiocre au delà de 10 kilogrammes. Une légère déformation de l'empennage peut entraîner des réductions de portée de 50 p. 100.

En aucun cas, on ne dépassera la pression de 15 kilogrammes avec l'obusier modèle 1915.


TABLE DE TIR du projectile type B, modèle 1.916, dans l'obusier pneumatique, calibre 60 millimètres, type B, modèle 1916, sous l'angle de tir de 42°.

, l' 1 ÉCARTS ÉCARTS PRESSIONS. PORTÉES. motels storess en portée. en direction, 1

2. 50 1,2 0,15 3. 80 2 0,25 4 115 3 0,35 1 5 145 3,7 0,45 G.,.,. 175 4,6 0,60 7. 210 5,7 0,75 8. 245 6,7 0, 'JO 9. 275 7,7 1,10 io. 305 8,8 1,35 Il.,. 335 10 1,55 12 360 11 1,80 13. 385 12,5 2,05 1 4 425 14 2,40 1 5 450 16 2,70 Iii. 480 18 3 17, 510 20 3,30 1 8 540 22 3,65 1 9 505 24 4,00 20. 585 26 4,40

Nota. — Il conviendra de ne pas dépasser ordinairement la pression de 12 kilogrammes, quoique l'obusier type B modèle 191G puisse tirer sans inconvénient jusqu'à la pression de 40 kilogrammes.

Une légère déformation de l'empennage peut amener des réductions de portée de 5o p. 100.

Remarque. — Pour obtenir approximativement la portée en mètres, multiplier la pression de tir exprimée en kilogrammes par 31,5 et retrancher 10.

Pour la correction des écarts en portée, modifier la pression d'un dixième pour 3 mètres.


TABLE DE TIR du projectile type B2 modèle 1917, dans l'obusier pneumatique, calibre 60 millimètres, type B, modèle 1916, sous l'angle de tir de 42°.

ÉCARTS ÉCARTS PRESSIONS. PORTÉES. MOYENS MOYENS en portée. en direction.

kilogrammes. mètres. mètres. mètres.

3. 56 0,60 0,15 4. 75 0,90 0,20 5. 94 1,20 0,25 6. 113 1,50 0,30 7. 132 1,80 0,35 8. 151 2,20 0,40 9. 170 2,50 0,45 io. 189 2.90 0.50 11 207 3,30 0,60 12 226 3,70 0,65 1 3 245 4,10 0,72 l',. 364 4.50 0,80 15. 283 4,90 0,90 16. 301 5,40 1 17. 320 5,80 1,10 18 339 6,30 1,18 19. 358 6,70 1,25 20.,. 375 .7,20 1,35 21. 393 7,70 1,43 22. 410 8,20 1,54 23. 42S 8,00 1,05 2 à 445 9,10 1,75 2Ô 463 0,60 1,85 '16.,. 480 10 2 27. 496 10,50 2,10 28,.,. 516 10,90 2,20 29. 533 11,20 2,32 30 550 11,50 2,45

nemi,marti,ae. - Pour obtenir approximativement la portée


en mètres, multiplier la pression de tir exprimée en kilogrammes par 18,6.

Pour la correction des écarts en portée, modifier la pression d'un dixième pour 2 mètres.

Paris, le 6 février 1918.

Le Lieutenant-Colonel, r Inspecteur des Inventions, Etudes et Expériences techniques des Armes portatives, Signé : CLAUDOT.

ApPROUVÉ.

Paris, le 8 février 1918.

Pour le Général chargé de l'Artillerie : Le Colonel, chef du Bureau du Matériel de l'Artillerie, Signé : RÉMOND.