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Titre : Historique du 54e régiment d'infanterie coloniale 1914-1918

Éditeur : Imprimerie d'art Barthélemy Bouchet (Toulon)

Date d'édition : 1920

Sujet : Guerre mondiale (1914-1918) -- Histoire des unités

Sujet : France. Armée. Régiment d'infanterie coloniale (054)

Type : monographie imprimée

Langue : français

Format : 27 p. ; in-8

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Description : Collection numérique : Fonds régional : Provence-Alpes-Côte d'Azur

Description : Avec mode texte

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k6327256q

Source : Service historique de la Défense, 2012-178508

Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb427161017

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 20/01/2014

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HISTORIQUE DU

548 Régiment d'Infanterie COLONIALE : :



HISTORIQUE

DU

54e Régiment d'Infanterie Coloniale

AVANT-PROPOS ,', ..r ,,:-

Créé le 1er mars 1915, dissous le 30 juin 1919, le 4m e Régiment Mixte Colonial, devenu dans la suite 54me Colonial, a eu une existence courte mais brillante. Composé d'Européens, de Créoles, de Sénégalais, tous ces éléments, vite amalgamés par des Chefs coloniaux de premier ordre, sont devenus une unité de combat remarquable. Dans les nombreux combats auxquels ils ont pris part, tous, blancs et (noirst ont montré un entrain, une jardeur et une ténacité qui ont fait l'admiration de tous'.

Nombreux sont leurs exploits, bien rares leurs défaillances.

Ils ont été les fiers descendants ou les égaux de leurs aînés illustres de Bazeilles. Rien ne les a rebutés : Ni la bravoure de leurs Adversaires, ni les difficultés du terrain, ni les fatigues, ni îa faim, ni le froid. Les habits en (loques, sans souliers, ils ont parcouru en moins de deux mois plus de 500 kilomètres d«ns Ull pays dévasté, sans voies ferrées, sans chemins et, comme l'a dit un de nos jeunes chefs les plus brillants, le général PRUNEAU. « Ce sont cette rapidité et cette endurance qui ont fait grande et complète notre victoire. e.

Le 54me Colonial a contribué pour sa part, à faire de ia victoire des Alliés, en Orient, une victoire française du commencement jusqu'à la fin. Les exemples remarquables de murage, d'abnégation et d'héroïsme dont son histoire est remplie méritent d'être retenus et nous devons en conserver pieusement Je souvenir.


Création

Le 1er mars 1915, le 4me Régiment nfixte d'Infanterie Colopiaîe est constitué conformément aux dispositions de la D. M.

"ic>'2500 1/8 du 17 février 1915. Il est composé des élémentst ci-après, sous les ordres du Lieutenant-Colonel VACHER : Deux bataillons - de Sénégalais, les 1er et 2me bataillons de Tirailleurs Sénégalais d'Algérie, stationnés à Nice, un bataillon Européen et, la C. H. R., tous deux fournis par le Dépôt du 4me Colonial à Toulon. ,

Embarquement Le 3 mars, commence l'embarquémént du Régiment sur le Paul-Lécat et sur la Savoie. Cette opération prend fin dans la soirée du 4 et les deux .transports se dirigent d'abord sur Bizerte où ils arrivent dans la matinée du 6. Le 13 mars, le Paul-Lecat et la Savoie quittent Bizerte en convoi avec le. BienHoa, le Pélion, VItalie, la Lorraine, et arrivent en rade de Lemnos dans la matinée du 17 mars.

Remise du Drapeau

Le 26 mars, dans la même rade, sur le pont du Paul-Lecat, le (jénéral D'AMAPE, commandant le C. E. O., remet au Régiment son drapeau, en présence de tous les officiers et d'une Compagnie d'honneur. S'adressant aux officiers, sous-officiers-, caporaux et soldats, du 4me Mixte Colonial, le Général en chef prononce l'allocution suivante:

, « Au nom du Président de la République, je dépose entre vos mains ce drapeau et je le confie à votre bravoure. C'est la France dont tous les fils sont aujourd'hui sous les armes.

C'est notre Patrie bien-aimée qui vit en cet emblème et palpite d'espoir dans ses plis sacrés. Vous en êtes aujourd'hui les dépositaires vaillants, courageux, opiniâtres, disciplinés. Aujourd'hui, vous, jurez avec moi de -le défendre jusqu'à la mort et votte serment lui procure l'honneur dont il resplendit. Demain, quand vous l'aurez fait flotter, sur les rivages proches qui connaissent bien;oses, couleurs» demain,- C'est lui qui versèfa sur vous, sur vos parents, sur vos fils, sur tout ce qui vous est cher, le rayonnement qu'il vous devra. Français et Sénégalais, vous combattiez pour la même cause, là Patrie vous confond dans le même amour. Vous inscrivez ensemble des victoires sur votre drapeau et à son tour, la France gravera vo.tre nom sur îpn livre de gloire. Colonel du 54me Colonial, je vous , remets H* drapeau du Régiment. »


Le Lieutenant-Colonel VACHER y répondait en ces termes : « Mon général, au .nom des officiers, sous-officiers" caporaux et soldats du Régiment, je vous .remercie de la confiance que vous placez c.j rnous. Soyez convaincu que tous, ici, nous sommes conscients du grand honneur qui nous est fait et que cet emblème sacré de la Patrie sera désormais entre nos mains non seulement un dépôt précieux, mais aussi une source de .plus grande énergie et un motif du plus entier sacrifice. »

Débarquement à Lemnos Le 26 mars, le débarquement dans l'île' de Lemnos commence et prend fin le 30 mars. Tout le Régiment est installé au bivouac sous la tente, mais son séjour y sera de courte durée.

Le 10 ayril, en effet, il reçoit l'ordre de s'embarquer sur le Paul-Lccat et le Gange, et cette opération commencée le lendemain, se termine le 23. Le 24 avril, le convoi arrive en rade de Mouidros, et 18 hommes destinés à former le. petit dépôt d'Alcxandri, descendent à terre. Le 25, le convoi se remet en marche et vient mouiller au Sud-Ouest de l'île de Ténédos, puis repart et arrive le 27 en rade du Cap Hellès.

Débarquement en rade du Cap Hélès Le débarquement s'opère dans les journées des 28 et 29 aniL Sitôt débarqué, le Régiment va prendre les avant-postes dans le secteur français sur le front 169-R.-169-R-9., mais à peinje1 y sci-a-t 7il installé, qu'il va recevoir une attaque des Turcs, très rigoureusement menée, attaque qui sera repoussée mais qui lui fera subir des pertes sévères. C'est en effet le 1er mai que commencent les opérations auxquelles le Régiment a, pris. part.

—: 7 ——— yI. - OPÉRATIONS DES DARDANELLES Combats de Seéd-el-Bahr (Année 1915)

Le, 1er mai, le ;3|11C Bataillon (le bataiUon europpen du commandant SERRE),, ayant reçu J'ordre. d'aller relever une brigade. anglaise, va occuper en -première ligne le front s'étendant de la route de. Sedd-cl-Bafir ,à Crithia, jusqu'à la ligne télégraphique. IL constitue ainsi l'extrême gauche. française. L'en-

nemi connaissant ce mouvement, prononce à 22 h. 45, .une attaque vigoureuse sur tout le front du 311lJ Bataillon. Il se pré-


sente en masses profondes dans le haut du ravin qui longe à l'Est la route de Sedd-el-Bahr à Crithia. Repoussé à plusieurs reprises, il réussit néanmoins à sauter dans les premières tranchées et même à les dépasser. L'entrée en ligne de la Compagnie de soutien rétablit la situation et nous faisons même quelques prisonniers. Mais l'attaque continue toujours très vive dans le ravin et gagne pefilt à petit par les pentes Ouest du ravin le front du 1er bataillon (Commandant LABARSOUQUE) devant lequel des groupes compacts étaient venus se rassembler. L'ennemi use de ruse et crie « Camarades, ne tirez pas. Sénégalais.

Il fait en même temps exécuter par ses clairons la sonnerie française de Cessez le feu.

Il met à profit le trouble ainsi créé et oblige le 1er bataillon à reculer malgré l'intervention de sa compagnie de soutien. Succèssivemertt les compagnies du Bataillon réservé sont engagées; l'ennemi est bousculé, et les tranchées de première ; ligne sont reprises. Mais les Turcs, très tenaces contre-attaquent vigoureusement; le 1er bataillon recule et est ramené jusqu'à moins de 150 mètres du P. C. du Général VANDERP.ERGE.

A ce moment T)entrée en ligne opportune de deux com-i pagnies du 175me R. I. appuyées par le 6me R. I. C., réussit à arrêter l'ennemi. La marche en avant est reprise et l'ennemi est repoussé à 1 kilomètre environ des anciennes premières lignes. Dans la matinée du 2 .mai, toutes les troupes. sont maintenues sur le terrain conquis et dans la soirée les restes des 1er et .2me bataillons sont ramenés en arrière pour y être reformés. Les pertes du régiment ont été en effet très sérieuses.

Onze'^o fficiers ont été tués, six ont été blessés,- un disparu.

Le 4 mai, les Turcs attaquent de nouveau, bousculent le Bataillon de première ligne du 6me Colonial, et menacent la droite du 3me Bataillon du 4mc Mixte. La Compagnie de soutien de ce bataillon vient boucher le trou fait dans la ligne et une contre-attaque nous rend le terrain perdu. L'attaque ennemie a échoné. Le 5 mai le 1er Bataillon est dissous et remplacé par le 6me Bataillon de Tirailleurs Sénégalais du Maroc, qui prend le numéro du bataillon dissous.

Combats de la Côte 300 Le b mai, le 1er Bataillon reçoit l'ordre d'enlever la côte 300 et de s'y installer. Cette attaque est exécutée brillamment par les Sénégalais, qui, à 12 h. 45, sont sur la position, s'y installent et s'y maintiennent. Le 8 mai, l'attaque continue de concert avec le 6me Mixte Colonial et la Brigade Métropolitaine. Les 1er et .3me Bataillons s'élancent à l'assaut des tranchées du ravin de Kérévès-Déré. Une brillante charge à la baïonnette réussit à enlever ces positions, mais une contre-attaque ennemie rejette en arrière nos éléments en désordre. Grâce


à l'intervention des soutiens, lé soir, nous réoccupons les positions conquises et le Régiment occupe les tranchées de première ligne. Il est relevé le 12 mai par le 6me lJR-, I. C., et il va se réorganiser avec les renforts qui lui sont envoyés. Du 1er au 13 mai, il a perdu, en effet, 13 officiers tués ; il en a eu 19 de blessés et cinq ont disparu. Les pertes de la troupe ont été aussi sérieuses; 192 hommes ont été tués; 818 ont été blessés, 504 ont disparu et 230 sont sans nouvelles.

Nouvelle réorganisation du Régiment Les journées suivantes sont employées à l'organisation du terrain conquis. Le 18 mai, le Colonel NOGuÈs prend le' commandement de la 2me Brigade mixte Coloniale et le 21 mai, en exécution de la note No 217 du GénéraL Cdt le C. E. O., les.

unités coloniales sont réparties en bataillons mixtes. Chaque Régiment comprendra cinq unités blanches et 7 unités Sénégalaises.

Dans chaque Régiment, il y aura deux bataillons ayant deux compagnies blanches et deux compagnies noires et un -bataillon ayant trois compagnies noires et une seule blanche. Ainsi réorganisé, le Régiment va relever, le 24 mai, aux avant-postes, le Régiment de marche d'Afrique. Les tranchées sont aménagées et on finit d'ensevelir les derniers cadavres des combats précédents.

Travaux d'organisation du Secteur Le 28 mai, le Régiment reçoit l'ordre d'appuyer par un peloton de soutien l'occupation du fortin C par la section franche du 6'^e Colonial et en cas de contre-attaque, de tenir en respect les Turcs qui. poursuivent le détachement chargé de cette opération. L'objectif fut atteint et une contre-attaque ennemie venant par l'embouchure du Kérévès-Déré fut repoussée.

Les Turcs r'insistent pas. Leur élan offensif semble brisé. Ils semblent manifestement incapables de renouveler leurs ruées furieuses des 2 et 4 mai. Ils paraissent avoir pris leur parti de leur impuissance à nous rejeter à la mer, et ils sont résignés à résister sur place, à nous disputer le terrain pied à pied. De notre côté, nous essayons avec les outils, très rares, dont les unités sont dotées, d'améliorer nos tranchées, de préparer des abris pour diminuer les pertes dues au bombardement et d'aménager le secteur en prévision d'un mouvement en avant.

Combats des 21 et 22 Juin 1915 Le 21 juin, les lrc et' 2m.e D. 1. attaquent simultanément les organisations ennemies qui leur ont été indiquées comme objectifs. La 2me D. I. les atteint d'un seul bond et réussit


à conserver le terrain conquis. La lutte est plus âpre dans le secteur de la lru D. I. A 13 heures, le 4me Mixte reçoit l'ordre de s'emparer de la tranchée L. M. du ravin de KérévèsDéré. C'est le Bataillon GOETZ qui est chargé de l'attaque ; soutenu, par le Bataillon FIERARO. Elle réussit La tranchée est prise.. Mais immédiatement, les Turcs contre-attaquent pendant que par des feux d'enfilade, ils rendent intenables à nos hommes l'occupation de la tranchée conquise: Nous sommes obligés de l'évacuer et de revenir à notre parallèle de départ après avoir perdu près de 200 hommes. A notre gauche, le 6.mç Colonial recule à son tour ; mais des renforts 'envoyés par le 6mt Mixte brisent l'élan des/ Turcs qui reculent et les tranchées perdues sont reprises.

En juillet et août, le Régiment ne prend part à aucune attaque. Aucune activité de notre part ni de celle de l'ennemi.

En septembre, les patrouilles ennemies- se montrent plus actives. Les Turcs reconstruisent les ouvrages démolis par nos canons. Le 17, une de nos patrouilles tente un coup de main qui ne réussit pas sur l'ouvrage turc en face de Matillo. Dans la nuit du 29, au 3.0 septembre, une patrouille turque essaye de pénétrer clans l'ouvrage Matillo. Après avoir lancé quelques grenades, elle est obligée de se replier ien toute hâte.

Le 4 octobre, l'ennemi bombarde nos positions. Après l'ex- plosion d'une mine, les Turcs tentent une attaque de vive force qui échoue devant le tir de notre artillerie et de nos mitrailleuses.

En prévision de l'hivernage qui est proche, nous procédons à la construction de nombreux abris.

L'ennemi, connaissant la faiblesse de nos effectifs, se montre très actif. Il se livre à de sérieux travaux et. essaye de démolir nos ouvrages. Nous en faisons autant d-e notre côté jet le tir précis de nos Dumejies le gêne au point de les Qbliger, à cesser ces travaux., - Sa vigilance devient plus grande après l'attaque anglaise.

A tout prix, il veut' détruire Matillo, qui gêne son mouvement.

Mais nous sommes aussi actifs que lui. Nous creusons une sape sous l'ouvrage turc et nous réussissons à en chasser ks occupants.

Nos effectifs baissent sans cesse, car les créoles et les Sénégalais ressentent fortement le commencement de l'hiver. De nombreux cas de gelure des pieds se produisent. Le 11 décembre,t ous les éléments sénégalais passent au 57c. qui donne au .Régiment le même nombre d'unités européennes. A leur tour, le 15 décembre, les soldats créoles quittent le 4mc Mixte qui est réduit, à cette date, à 9 compagnies. Aussi le 21, les Anglais viennent occuper une partie du secteur du Régiment.

Bien que l'artillerie turque de ■ la côte d'Asie soit très active, nos pertes par le-feu sont légères.


Fin de l'Expédition des Dardanelles L'expédition des Dardanelles touche à sa fin. Elle poursuivait un objectif .très important, l'ouverture des détroits et la liaison avec, la Russie.

Le forcement du canal de Tchnak n'a pas réussi. De ce fait,, la guerre a été prolongée, car la prise de Cons tan tinople et la défaite de la Turquie auraient entraîné les Balkaniques dans Bnotre alliance et auraient empêché la grande offensive allemande contre la Russie, puisque celle-ci aurait été ravitaillée facilement. , Nous nous sommes heureusement décidés à rester à Salonique après l'écrasement de l'armée serbe. Le corps expéditionnaire des Dardanelles va rejoindre le nouveau front. Dans. la nuit du 1cr au 2 janvier 1910, le 54' Régiment Colonial s'embarque à destination de l'île de Lemnos près de Moudros. Les deux^ compagnies, qu'il a laissées à Sedd-el-Bahr l'y rejoignent le 8. Le 22e reçoit trois, compagnies créoles, et avec cet appoint se 1 reconstitue. Le 10 février, il reçoit l'ordre de s'embarquer et de rejoindre Salonique où il arrive le 12 sans incident.

II. OPÉRATIONS DANS LES BALKANS Situation dans les Balkans , ti,ll 1915 et commencement 1916 Au moment-où. le Régiment arrive à Salonique, la situation dans les Balkans est- la suivante : L'armee serbe, après avoir lutté seule pendant deux mois contre la double attaque Austro-Allemande et Bulgare, a évacué le sol national. Elle n'a pas subi de grands désastres ; elle. n'a pas capitulé, mais elle est bloquée contre les montagnes du Monténégro, son allié, et de l'Albanie incertaine. Son aile droite n'a pas pu opérer sa jonction avec. le corps de secours franco-anglais. Ce dernier n'a même pas pu arriver à Monastir et empêcher les Bulgares .de pousser une àntéllnc aûdacieùse qui à pris cette dernière ville..11 se maintient sur la défensive, couvrant Salonique continuent les débarquements de troupes et de matériel. De leur .côté, les Italiens ont débarqué à Valona et ravitaillent l'armée serbe réfugiée en Albanie. Fort heureusement pour nous, les Bulgares, contrairement aux règles de l'art militaire, ne nous ont pas poursuivi en tcrjitoire grrec et se sont arrêtés à la frontière. Au lieu de frapper à Salonique et de confirmer, sa maîtrise en Orient, l'état-major impérial va se décider d'at� taquer Verdun. Et l'échec de Verdun va nous donner le temps de'nous organiser en Orient, et nous y renforcer et nous y


maintenir pendant près de deux ans, avant de passer à la grarde offensive qui, dans quelques jours, obligera l'armée bulgare à mettre bas les armes.

Travaux du Camp retranché de Salonique Après avoir traversé Salonique le 12 février, le Régiment va s'installer au Camp de Lutra. Il s'y réorganise et l'instruction est reprise. Les hommes sont employés pendant les mois de mars, d'avril et de mai, aux travaux du Camp retranché de Salonique. En raison des efforts fournis, l'état sanitaire devient assez mauvais, mais le moral reste bon. Le 11 juin, le Régiment reçoit l'ordre de se porter dans la vallée de Gallies ; le 18, l'ordre est donné de rejoindre Salonique par voie ferrée, à l'effet de s'y embarquer à destination d'Athènes. Le 19, l'embarquement commence sur le Sa nt-Anna et le Médie. Mais l'expédition d'Athènes ne devant plus avoir lieu, le Régiment débarque et s'installe au bivouac à Sétenlick. Le 25 juin, il lève le camp et se dirige sur SarigoL. A la suite des marches fatigantes et précipitées imposées aux hommes, beaucoup de cas de fièvre et d'embarras gastriques sont signalés. Le 25 juillet, le Régiment se porte sur Irikli par Kukus. Jusqu'au S août, les hommes travaillent ferme à l'aménagement des routes et des pistes.

Le 9 août, la 34rne Brigade attaque les Bulgares en face de Doiran ; le Régiment étant réserve de D. Le 10 août, il va de Doiran ; le s'installer au Camp des Romains où il est soumis à un violent bombardement d'obus de gros calibre.

Attaque de la Tortue (1916) Le 14 août, le 1er R. 1. C., appuyé par le 54rne, attaque les Bulgares à la Tortue, attaque qui échoue. Le 54me renouvelle l'attaque, atteint les positions assignées, mais ne peut s'emparer des crêtes. L'ennemi contre-attaque et nous conservons le terrain conquis. L'avance a été de près de 3 kilomètres et l'entrain des hommes, leur mordant, a fait l'admiration de tous.

Nous avons perdu 5 officiers et 8 ont été blessés. La troupe a eu 79 tués, 330 blessés et 75 disparus. Un renfort, composé en grande partie de Sénégalais, vient combler les vides, et le Régiment Se reforme sur place à trois compagnies par bataillon.

Le 9 septembre, les Italiens viennent nous relever et l'instruction est reprise.

Marche sur Kénali (1916) Le 23 septembre, le Régiment se porte sur Topsin et de là est aiguillé sur le lac d'Ostrovo par Yenitz-Vardar, Vertekop, Vladovo et Ostrovo. Descendant sur le sud sur Cerovo et re-


monte ensuite vers le Nord par Negovani-Virtolom et Sakulevo. Le 12 octobre, il va relever ,avec le 56me, la Division du Vardar. Le Régiment se trouve en ligne devant les positions bulgares de Kénali et occupe un front de 4 kilomètres 700.

Attaques du Saillant de la position de Kénali Le 13, sur l'ordre du voïvode commandant la lre Armée serbe, le Régiment reçoit l'ordre d'attaquer le saillant bulgare qui est devant lui. Le 1er bataillon est chargé de l'attaque — Les brèches insuffisantes faites dans le réseau ennemi ne nous permettent pas d'atteindre l'objectif. — L'attaque doit recommencer le 20, mais en raison du mauvais temps elle est décommandée.

La Séculeva a débordé et nos hommes ont de l'eau jusqu'aux genoux. Les travaux de nuit continuent malgré les pertes éprouvées. Le 28, l'attaque est reprise par le 3e Bataillon qui pénètre dans la position bulgare jusqu'aux troisièmes lignes. Mais la contr'attaque par un ennemi très supérieur en nombre rece'vant des ups de fusils des prisonniers bulgares restés en arrière, débordés nous sommes obligés de nous replier. Reprise le 14 novembre, l'attaque échoua de nouveau.

Combats de la Côte 1050 (1916) Le 24 novembre, le Régiment mis à la disposition de la D. I.

de la Morava, quitte Kénali et rejoint Orahovo après avoir traversé la Cerna. Un bataillon du 54e doit avec les zouaves monter à l'assaut de la côte 1050. L'attaque réussit et le 26, le 2e Bataillon est inffe à la disposition des zouaves contre-attaqués sans cesse !sur la côte lJOjO. Les Allemands font des tirs de repérage avec des pièces de gros calibres. Deux bataillons serbes sont donnés au régiment comme soutien. Malgré un violent bombardement, une attaque de vive force est repoussée après un corps à corps terrible. Le régiment est enfin relevé le 3 décembre par le 4e Russe et va se reposer au bivouac entre Ribarci et Négotin.

Jusqu'au 6 janvier 1917, le régiment tient les tranchées, y éprouve constamment des pertes et lorsque le Lieutenant-Colonel DEHOVE vient en prendre le commandement, l'effectif est si réduit qu'il reste à peine le nombre strictement nécessaire de gradés et de spécialistes pour tenir les tranchées.

La Cerna Le 20 janvier, le 54e quitte Bitusa pour se rendre dans la vallée de la Cerna, sur la rive gauche à l'ouest de la crête de Rapech. La neige commence à tomber et la température devient très rigoureuse. Un grand nombre de créoles et de sénégalais sont évacués pour gelure des pieds. L'effectif fond. En fé-


vrier, mars et avril, le Régiment tient les tranchées dans le soussecteur de Rapech: Le secteur est calme ; le Régiment ne prend part à laucune affaire. Seules les deux artilleries sont très actives.

Les pertes par le feu sont légères, mais le évacuations pour maladie sont nombreuses. Des renforts viennent combler les vides.

Le 9 mai, le Régiment qui est groupe de manœuvre, prend part à lune attaque qui d'oii être menée par le. 56e R. 1. C. Cette attaque .échoue. Le lendemain, elle est reprise par le 54c. Les premières vagues sortent de la parallèle de départ, progressent

mais arrêtées par pn violent feu de mitrailleuses et par un barrage très dense d'obus de tous calibres, leur élan est brisé et elles refluent sur les tranchées de départ.

Attaque du Rocher François-Joseph (1917) Dans la nuit du 15 au 16 mai., nous tentons un coup de main sur l'ouvrage du rocher François-Joseph qui réussit et qui Yious en assure la possession. Cette opération vigoureusement menée vaut à ses exécutants les félicitations du Général Commandant la 17e D. 1. C.

Les .18 et 19 mai, deux autres ouvrages les rochers Luc et Bolon sont attaqués et pris, grâce à l'entrain et à l'esprit combatif des hommes pourtant surmenés. Le Régiment est relevé par le 56e et après avoir exécuté .divers travaux d'aménagement, il est envoyé à Iven pour s'y reposer et y poursuivre son instruction jusqu'au 31 mai.

Vie de Secteur En juin et juillet pas, d'affaires importantes. Des renforts sont reçus. Dès le 3 août, l'artillerie bulgare se réveille et fait des tirs de réglage. Le 10 août, après un violent tir de préparation, les Bulgares tentent un coup de main sur le saillant Archenard qui échoue grâce à l'attitude énergique de nos hommes. Le 2e Bataillon en particulier, qui s'est signalé par sa belle attitude pendant ce coup de main, est félicité par le Commandant de la Brigade. Après cet engagement, et jusqu'à fin août le secteur redevient calme.

Le 93e B. T. S: vient renforcer le Régiment épuisé/par de nombreuses évacuations pour dysenterie. Après de courts repos au camp Mortreuil, le Régiment revient dans le même .secteur.

Le Bataillon de , Sénégalais est renvoyé à l'arrière à l'approche' de l'Hiver..Le -1 cr novembre, les Bulgares tentent de s'emparer par surprise de la courtine Thomas.

Reçus très energiquement, ils sont repoussés avec de grosses pertes. Le 14, l'ennemi essaye de s'emparer de l'ouvrage Ba-


taille, même insuccès. La température devient très rigoureuse et le calme renaît dans le secteur. Nos patrouilles cependant se montrent actives et vont lancer des proclamations dans les lignes bulgares.

A partir du 20 janvier 1918, l'artillerie ennemie se réveille et donne un peu d'animation au secteur.

Le 15 mars, une petite opération est tentée sur un P. P.

-bulgare dans le but dè faire des prisonniers. Bien préparée, elle ne réussit pourtant pas par suite d'une explosion prématurée dont les causes sont restées inconnues, qui donna l'éveil

à l'ennemi et qui «coucha, à. terre près de la moitié de l'effectif.

En avril et mai, les périodes de repos et de tranchée alternent sans incident digne d'être noté.

Le 6 .juin, les Bulgares tentent un coup de main sur le centre de résistance dénommé La Fayette, mais ils sont repoussés avant d'avoir pu aborder nos lignes, et le calme renaît jusqu'à fin juin. ,

Dans la nuit du 8 au 9 juillet, l'ennemi déclanche sur nos positions un violent tir de barrage et il attaque nos postes avancés. Alertés en temps voulu, nos groupes de combat sont en place et répondent par un feu nourri à l'attaque des Bulgares qui sont rejetés en désordre dans leurs lignes avant d'avoir pu aborder nos tranchées où pourtant de nombreuses brêçhes ont été faites.

L'insuccès des Bulgares a été complet.

Préparation à l'offensive Des renforts sont reçus lt 27 août et à la date du 1er septembre le Régiment compte 146 sous-officiers, 209 caporaux et 1753 hommes. Les unités sont bien encadrées et l'on se prépare à Fattaque que l'on sent prochaine et qui -est ardemment désirée par tous. Les grands succès remportas sur le front français sont connus; le combat de rupture y continue sans répit pour les Allemands. A son tour, 'le front des .Balkans va être rompu.

Dans. la nuit du 1er aii 2 septembre, le Régiment quitte son secteur, fait mouvement et se rend ,à, Tersikop, de là, il remonte vers le nord par Dragomanci et Dôlni-Vojak et vient relever dans le secteur de Orivitza le 12e Régiment Serbe.

La troupe est ardente et est prête à tous .les sacrifices pour obtenir la victoire. Aussi est-ce- avec joie qu'elle reçoit l'ordre d'engagement d'attaque ainsi libellé : A Monsieur le Général Commandant la 17e D. I. C. Après entente avec le Commandant des troupes alliées, j'ordonne: lo Que la préparation d'artillerie sur tout le front serbe commence le 14 septembre 1918, à 8 - heures. Par suite, le 14 septembre sera le jour L Cette préparation commencera


le jour ci-dessus seulement si les conditions atmosphériques sont favorables.

20 Si la préparation d'artillerie commence le 14 septembre, alors l'attaque de l'infanterie sur le front de rupture doit commencer le 15 septembre (jour I.), à 5 h. 30 (heure H.).

L'ordre ci-dessus vous est transmis.

Le jour du 14 septembre entre 6 et 7 heures, j'ordonnerai si vous entreprendrez la préparation d'artillerie, etc.

Fait le 12 septembre.

Signé: STEP. STÉPANOVITCH.

Rupture du front Prise de Kravitchi-Kamen (15 Septembre 1918) Le 14, à 8 heures, commence la préparation d'artillerie qui se poursuit jusqu'au 15, à 5 h. 30. A l'heure où elle prend fin, le Régiment monte à l'assaut des tranchées ennemies.

Sa mission est d'enlever d'un premier bond les pitons 11 et 111 et la lisière des bois au nord, et d'un deuxième bond la, crête de Kravitza, de prendre pied sur les pentes nord de Kravitza, et ce résultat obtenu de s'emparer de Kravitchi-Kamen.

Le Bataillon LAMOUREUX à gauche, le Bataillon GOETZMAN à droite, sont en première ligne ; le Bataillon ROSSAT est réservé.

Malgré une résistance énergique des Bulgares, toutes leurs tranchées sont prises successivement, presque sans arrêt, mais nous éprouvons des pertes très sérieuses. L'ennemi défend pied à pied sa position et nous avons en à soutenir de nombreux combats corps à corps.

La 6e Compagnie s'est particulièrement distinguée. Le deuxième objectif est atteint à 7 h. 30 par le Bataillon LAMOUREUX, qui reste seul en flèche, le 1er R. I. C. n'ayant pas avancé assez vite.

Les Bulgares contre-attaquent sans cesse, et malgré leur acharnement le Bataillon LAMOUREUX se maintient su; les positions conquises: Les Sénégalais perdent la côte 1771 ; ils la reprennent après un brillant corps à corps, puis la repe lent et la regagnent par un nouveau retour offensif et une bri'l s *e attaque à la baïonnette.

Mais lés compagnies sont très réduites., Les munitions commencent à manquer et les Bulgares cherchent à reprendre le terrain perdu. L'entrée en ligne opportune d'un demi bataillon de Yougo-Slaves permet au Bataillon LAMOUREUX de se reposer et de se reconstituer.


À droite, le Bataillon GOETZMAN atteignait vaillamment son deuxième objectif à 8 h. 30, continuait sa marche en avant, et .cpoussait avec succès les contre-attaques furieuses des Bulgares.

A )13 h. 45, le Bataillon RC-SSAT commençait sa manœuvre sur Kravitchi-Kamen et en fin de journée tous les objectifs étaient atteints, (et nos éléments avancés occupaient la crête au N.-E.

du Dard. Donc, dans la soirée du J5, les garnisons bulgares massacrées, prisonnières ou refoulées sont hors de cause et le Général PRUNEAU, victorieux, occupe le point culminant de la région de Dard ou Kravitchi-Kamen.

A notre droite e,t à notre gauche même succès. Ainsi la rupture commencée le 15 septembre est consommée le même jour à 21 heures, grâce à une coordination harmonieuse de tous les efforts, grâce à la vaillance de trois unités incomparables, la 122e D. I., la 17e D. I. C. et la Choumadia ; le Général FRANCHET D'ESPEREY se rend maître du système fortifié Sokol-Dobropoljé, Kravitza-Vétrénik.

Ecrivant le lendemain de la victoire, le prince Alexandre, s'exprimait ainsi: « Les positions du Sokol et du Dobropolje fortifiées « depuis trois ans et réputées imprenables ont été enlevées en un « jour par les héroïques 122e D. I., 17e D. 1. C. Ce succès « foudroyant m'a rempli d'admiration pour les hautes vertus « militaires de vos tr un s qui ont ajouté une belle paye dans « l'histoire déjà si g se de l'armée français- >.

Ces éloges, le !: onial en particulier le a ir 'ri, Dans cette action il s'est rtvek unité de combat de tout prLmie. ordre.

Les hommes ont montré dans l'attaque un mordant égalé seulement par la ténacité qu'ils ont montrée à défendre le terrain conquis. Kien ne les a arrêtés ; ni les difficultés du terrain, ni les contre-attaques furieuses d'un adversaire resté redoutable jusqu'à la fin. Quand les munitions ont manqué, ils se sont portés bravement en avant, la baïonnette haute. Le Régiment a écrit ce jourlà une page particulièrement brillante. Le butin fut important: 356 prisonniers, des armes et des munitions en abondance, du

matériel restèrent entre nos mains.

Poursuite de l'Armée bulgare Démoralisé, l'ennemi bat en retraite vers Istip et Velès, talonné par nous. Le 20, le Régiment arrive à Altchar, le 22, il entre à Dabnista. En moin sd'une semaine, la débâcle de l'armée bulgare a ;été consommée. Rompus au Centre, à l'Est de la Cerna, attaqués aux ailes, menacés d'être tournés au Nord du lac Douaran et du Vardar, les Bulgares ont lâché pied et se sont précipités à l'envie par toutes les mauvaises pentes de la montagne. La cavalerie alliée ramasse les fuyards par milliers, tout le matériel est abandonné et le désordre est indescriptible.


Brillante manœuvre de la 17e D. I. C.

Pendant toute la journée du 23, la 17e D. I. C. et !a D. I.

Yougo-Slave sont immobilisées sur les crêtes qui dominent au S.-O. le confluent de la Cerna, et du Vardar. C'est alors que le Général PRUNEAU reconnaissant qu'il ne pourrait briser la résistance des Germano-Bulgares par une attaque frontale, se décide à marcher sur Cicevo afin de tourner l'ennemi par l'Ouest.

Avec des pertes minimes, le 24 septembre, à 9 heures. le village et le monastère de Cicevo sont enlevés. Les défenseurs de Gradsko débordés, évacuent la gare et la 'ville. A 14 heures, grâce à la judicieuse initiative du Général PRUNEAU, le 21 e.

Régiment Serbe entre dans Gradsko.

L'avance continue sans répit pour l'ennemi qui fuit mainte-

nant sans combattre. Le 27, le Régiment atteint Ulanza, le 28, il bivouaque sur la rive droite de la Breganitza.

Armistice bulgare (30 Septembre 1918) Le 30 septembre, à 12 heures, le's hostilités avec l'armée bulgare cessent. La défaite complète de son armée en déroute a obligé le gouvernement bulgare d'accepter toutes les conditions des alliés. Reste l'armée dé Mackensen. Par une marche rapide et hardie, l'armée allemande va être réduite à l'impuissance. Le 54e quitte Osaka le 10 octobre pour se rendre à Egri-Palanka.

Le 115, il se porte sur Pirot, s'embarque à Guetchevo, passe à Sofia le 16 et arrive à Pirôt le 23. Le 1er novembre, il marche sur Vidin où il arrive le 3, repart le 8 et entre dans Zajecav* le 10.

L'Allemagne signe l'armistice le 11 Novembre Le 11, l'Allemagne, dont l'effondrement est consommé sur tous l»s fronts; signe l'armistice.

Le 21, le Lieutenant-Colonel FAUCON vient prendre le commandement du Régiment, et les rapatriements longtemps différé" commencent.

La 17e D. I. C. devant se rassembler dans la direction de Samandria et ultérieurement à Buda-Pesth, le Régiment quitte Zajecav le 26 à destination de Paracin par Planinitza, Bojevatz, Krivimin et 'Mounitza. t

Arrivée en Autriche Le 1er décembre il arrive à Yagodina, le 5 à Palanka, le 10 à Samandria. Le 14, après avoir traversé le Danube, il campe à Uj-Verbasz, en Autriche.


Pendant ces marches, dans la boue et la neige, les hommes mal habillés, les pieds nus pour la plupart, ont montré un moral élevé et ont fait preuve d'une endurance remarquable.

Arrivée en Hongrie Jusqu'au 15 mars, le Régiment reste à Uj-Verbasz et il quitte cette localité pour ée rendre à Szeged ou il arrive le 16.

Propagande bolcheviste x L'attitude des habitants travaillés par les doctrines bolchevistes est plutôt froide, sinon hostile. Seule, -la classe bourgeoise nous fait bonne mine. Des proclamations comrnunistes écrites en français et signées NEUBERGER sont distribuées à nos soldats, les incitant à ne pas tirer sur leurs frères prolétaires, à désarmer leurs officiers et à rentrer en Frafice.

Le 22, NEUBERGER et ses acolytes sont arrêtés -et incarcérés dans la caserne occupée par le 54e Colonial.

Devant l'attitude ferme du Commandement, résolue de nos soldats dont aucun ne s'est laissé -gagner pë:¥r les idées révolutionnaires, tout rentre dans l'ordre. NEUBERGER lui-même est remis en liberté le lendemain, et le plus grand calme règne en ville.

Arrivée de retiforts algériens Le 1er mai arrive un Bataillon de Tirailleurs Algériens af.

fecté au Régiment qui doit être dissous et reformé avec .des éléments algériens. Le 4 mai arrive un Bataillon de zouaves.

Le 10 mai, le Bataillon SERMAGE est dissous. Le 13 arrive un autre Bataillon de Tirailleurs Algériens. Les trois bataillons sont passés en revue par le Général de LÜRIT, commandant l'armée de Hongrie. i Le 4 juin le 54e va relever le, 157e R. I. qui tient les A. P.

à 10 kilomètres à l'Ouest de Szeged. Aucune opération n'est tentée par les Hcmgrois sur notre front. Le 17, le Régiment est relevp et reçoit l'ordre de se porter sur Hagos-Martonos où il s'installe en cantonnement d'alerte.

Le 26, le Général FRANCHET D'ESPEREY passe en revue les deux Bataillons cantonnés à Martonos.

Dissolution du Régiment Le 30 juin, les derniers éléments du 54e R. 1. C., l'EtatMajor et la C. H. R. sont dissous. Les hommes de troupe non coloniaux de carrière passent à la nouvelle C. H. R. et le nou-


veau Régiment porte la dénomination de 19e Régiment de Tirailleurs Algériens.

Telle est l'histoire du 54e Colonial. Ainsi que je l'ai dit dans mon Avant-Propos, si elle fut courte, elle n'en fut pas moins brillante.

Les poilus qui l'ont composé, quelle que soit leur origine, ou blancs, ou créoles, ou noirs ont écrit avec leur sang sur les rives de Dardanelles d'abord, sur les plateaux désolés de la Serbie, ensuite, des pages remarquables qui nous remplissent d'orgueil et dans lesquelles les générations futures trouveront des exemples à l'infini.

Soldats du 54e Colonial, vous avez bien mérité de la Patrie. Si vous futes grands, si vous ,êtes immortels, c'est pour avoir su rester invariablement fidèles à la noble devise qui est et qui restera toujours celle des marsouiris: Valeur et discipline, modestie, bravoure et abnégation. Faire son devoir, tout son ctevoir et le faire quand même.

Le Chef de Bataillon TROUILIi, du 4e R. 1. C.

Signé: J. TROUILH.


TABLEAU 1

CITATIONS OBTENUES PAR LE 54e COLONIAL

Ordre du Régiment no 3: « Le Chef de Corps cite à l'ordre du Régiment le 3e Batail« Ion qui sous l'habile et énergique direction de son chef, le « Commandant BOCK, a du 6 au 13 juin fait preuve de réelles « qualités d'adresse, de discipline, d'endurance et d'abnégatioq « en occupant puis en organisant une position dangereuse où1 « il s'est maintenu au prix de pertes reiat rnent faibles en) « dépit du feu dominant très ajusté des Tu:ci Le 14 juin 1915. - Signé: VACHER.

Ordre du Régiment no 92: « Le Lieutenant-Colonel AYMARD cite à l'ordre du Régi« ment fe 1er Bataillon qui a sous l'énergique et habile direction « de son chef, le 16 août par un magnifique éla,n, en, rase cam« pagne, bien qu'ayant sur son flanc une très forte position buU « gare (La Tortue), dont il la amené la chute en la dépassant « rapidement, fait sous un violent feu un changement de direct« tion afin de se placer (face à Ison nouvel objectif progressant « ainsi de 2 kil. 500 sur un front de 2 kil. A gardé jusqu'à cg « que le Régiment fut relevé, c'est-à-dire durant trois jours et « trois nuits, malgré de nombreuses contre-attaques et de fré.

« quents bombardements ennemis tout le terrain conquis. »

« Le ;12 septembre 1916.— Signé: AYMARD. »

Ordre Général no 14 du Général Commandant la 17e D. 1.: « Le Général GEROME, commandant la 17e D. I., cite « à l'ordre de la D. 'I. le 54e'Régiment d'Infanterie Coloniadei « Aux Dardanelles depuis le début ; à peine débarqué, savant « toute organisation du terrain a soutenu victorieusement les « attaques répétées de forces turques très supérieures en nom« bre et le 8 mai 1915, passant à l'offensive a enlevé; d'un seul « élan la redoute Boucher. Passé à l'Armée d'Orient, s'est particulièrement distingué sous le commandement du Lieutenant« Colonel AYMARD aux affaires des 16, 17 et 18 août 1916, « où il a brillamment enlevé le village de Doldzeli, ayant ainsi « gagné d'un seul bond 2500 ftn. en profondeur sur un front « de 4 kil. A ensuite réussi à s'y maintenir malgré son violent « bombardement par l'artillerie lourde qui lui à causé des per« tes sévères et malgré cinq tontre-attaques d'infanterie qu'il « a repoussées.

« Le 1er Septembre 1916.- Signé: GEROME. »


Ordre Général n° 87 du (29 septembre 1918 du Général Commandant en" Chef les Armées ^Alliées : « Le Général Commandant en Chef les Armées Alliées cite « à l'n'dre de l'Armée le 54e Colonial :. Le 54e Régiment d'in« fanterie Coloniale, sous le commandement du Colonel DEHO« VE, auquel était adjoint le lne B. T. S. le 15 septembre .1918, « s'es;t porté à l'assaut des 'positions bulgares fortement or« ganisées sous bois/Après avoir enlevé avec un élan magnifi« que la première ligne ennemie, 'a continué sa progression en « dépit des obstacles accumulés qui s'offraient à lui, s'y est « maintenu en dépit de plusieurs contre-attaques, assurant ainsi « la rupture du front ennemi et permettant l'exploitation immé« diate de son succès par les troupes de deuxième ligne.

« Le 29 septembre .1918.- Signé: FRANCHET D'ESPEREY. »

T ADLEA 1) 1 his , ! Quelques-unes des très nombreuses Citations obtenues par les Militaires du Régiment

CASAMAJOR D'ARTOIS, Sergent-Fourrier. — « Les 6, 7 « et 8 mai, s'est comme lagent de- liaison particulièrement dis« tingué dans les missions qui lui furent confiées sous le feu « de J'ennemi, et le 8 mai, est; allé chercher sur le champ de ba« taille le corps d'un officier et l'a transporté à l'arrière ».

COUDSI Alexandre, Sergent. — « A dirigé avec une au« dace et un sang-froid remarquables, (en raison des dangers qu'elle « présentait, une opération de destruction d'un ouvrage ennemi « placé à 30 mètres de nos lignes. »

BOTEREL 'Julien, Soldat. - « Dans ila nuit du 17 au 18 « septembre 1915, son caporal, chef Ide patrouille, dont il fai« sait partie, ayant été très igrièvement blessé, l'a 'rapporté « sur son dos dans nos lignes sous le feu de l'adversaire. »

SAMBEAU, Caporal. — « S'est offert pour commander une « patrouille de nuit chargée dé poser des défenses accessoires sous « un feu violent, a été Imortellement blessé aù cours de l'opé« ration. ». SIMONEI Jean-André, Adjudant. -'- « Sous-officier d'élite, « qui s'est toujours dépensé sans compter, donnant à tous, dans.

« les circonstances difficiles l'exemple du calme et du mépris « du danger. Mort pour la France à son poste de combat. (7 no« vembre 1915). »


VISSÁC Albert, Caporal téléphoniste. — « Les 21 et 22 juin « 1915, a fait preuve du plus beau courage professionnel, en « allant à plusieurs reprises réparer les lignes téléphoniques « sous lift feu. violent de l'artillerie ennemie. » VAMADY KEITA, Sergent. - « Depuis le. début de la çam« pagne 's'est en toutes circonstances fait remarquer par son « courage et st notamment le 8 mai entraîné ses hommes à l'assaut « avec le plus- grand sang-froid. »

LE CREURER Aimé, Soldat. - « Toujours volontaire, pour « les missions périlleuses. Blessé grièvement au bras gauche et «à l'œil, lors de l'exécution d'un coup de main, au cours clu« quel il s'est distingué, par son audace et son sang-froid. »

MAOOUO TARASS, Soldat de l1"- classe.-c' i< S'est fait re« marquer par son mépris du danger au combat du 6 mai. Mal« gré une blessure a assuré la transmission d'un ordre. Bles« sé une deuxième fois gravement. »

YA-YA, Soldat de lrt classe. — « S'est distingué au. com(bat du 6 !Mai 1915, où il a, comme agent de liaison, assuré sous \(, le feu violent la transmission des ordres et :a été blessée TENEMA-BEMBA, Soldat^de ire classe. — « S'est parti« culièrement distingué au combat du 6 mai, où malgré une « blessure, il continua à se porter en avant jusqu'à l'épuisement « de ses forces. » ,

LE TACON Yves, Sergent. — « Sous-officier d'une éner« gie éprouvée et d'une incontestable bravoure, a été blessé' mor« tellement le 4 novembre 1915 au moment oiù sous un feu violent « il plaçait des défenses accessoires en première ligne. »■ MORLAYE, .Caporal. - « Remarquable d'entrain et de bra« voure s'est admirablement conduit pendant les combats des « 6 et 8 mai au cours desquels il n'a cessé 'de donner le plus « bel exemple du. mépris de la mort en entraînant son escQúadc « à l'assaut jusque sur les lignes turques. » ,';

SANTONI, Adjudant. - « Le 21 juin 1915, a brillamment « entraîné sa section à l'assaut d'une tranchée, a pris le comman« dement de sa compagnie après la 'mise hors de combat de son « capitaine, .et dans ides' circonstances critiques .a. fait .preuve .« de beaucoup de- cou'¡-age et d'autQrité. » -

« de beaucou p de courage et d'autorité. »

CAVALIER Joseph, Soldat. — « Etant de garde à un poste « d^écoute avance, a riposté avec un superbe acharnement aux « grenadiers turcs jusqu'au :mQment où il a été blessé. - (11 décemr « bre 1915). » ,

GIBELY, Sergent. — « Modèle de bravoure et- de sang« froid. Etant à .'quelques mètres, seulement des tranchées turques ¡


« est sorti volontairement dans la nuit du 7 au 8 décembre 1915 s en avant de nos lignes pour poser des chevaux de frise. »

LIGNON, Brancardier. — « S'est à maintes reprises fait re« marquer par son sang-froid et son dévouement, grièvement « blessé une première fois le 28 décembre 1914 a été blessé une « deuxième fois le 9 décembre 1915 par des éclats d'obus et a « refusé de se la'sser évacuer. »

PEROZ Pierre, Sergent. — « A fait preuve de courage et de '< sang-fro'd dans la 'pose de défenses accessoires à proximité « d'un poste ennemi et a tenu tête à une attaque par grenades « dans un poste d'écoute avancé. (Décembre 1915). » ROCHE Ele- Jean, Adjudant. - « Le 21 juin 1915 est allé « à deux repr'ses chercher sous un feu intense d'infanterie et d'ar« t IIerie, un lieutenant grièvement blessé et a réussi à le rame« ner à l'abri dans nos lignes. A dû ,pour accomplir cette mis« sion difficile !plonger plusieurs fois dans la mer et faire des « cordes avec des toiles de tente. A été blessé. »

MASSOT Denis, Lieutenant. « L'ennemi ayant poussé une « v'olente attaque sur sa gauche, a réussi par sa prompte inter« vent'on et par le feu rapide de ses mitrailleuses à ralentie son « élan. Après avo'r fait tous ses efforts pour dégager ses pièces « pendant le corp- ^orps est tombé mortellement blessé en « s'écriant: « Mon Capitaine, vengez-moi. Vive la France. »

MOUSSA TARAVIE, Adjudant. — « Le 12 juillet au soir, « son capitaine étant mortellement frappé, est allé le chercher « sur le champ de bataille et l'a rapporté dans nos lignes malgré « une vive fusillade. »

GIGNAT Albert, Caporal.

GIONA T Albert, Caporal. - « D'un courage et d'une ener« g'e remarquables, toujours Volontaire pour les missions péril« leuses. S'est distingué pendant l'attaque des positions enne« mies de Kravitza, le 15 septembre 1918, tuant deux grenadiers « ennemis au moment où ceux-ci lançaient des grenades sur son « officier blessé. »

DUMOULIN Louis, Soldat. - « Le 25 mars 1918 sous un « violent feu de l'ennemi s'est porté spontanément au secours « de ses camarades blessés, restés entre les lignes ; en a ramené « plusieurs donnant un bel exemple de courage et d'abnégation.» PHILIPPE Joseph, Soldat. — « Excellent soldat mitrailleur.

« Le 15 mars 1918 bien que sérieusement contusionné par un éclat « d'obus, a coritinijféj à servir sa pièce, donnant ainsi à ses cama« rades un bel exemple de courage et d'énergie. »

PLANTAGENETS Jules, Soldat. — « Jeune soldat d'un cou(1 rage exceptionnel. Le 15 mars 1918 s'est offert comme volon-


« taire pour faire partie d'une patrouille chargée de ramener « des blessés dans nos lignes, a fait preuve de belles qualités « d'audace, de courage et de sang-froid. »

VREYFUS Roger, Sous-Lieutenant. — « Très brillante con« duite le 6 (mai 1915 aux Dardanelles. A 'montré à ses tirailleurs « l'exemple du mépris du danger ,en allant seul, sous une très « violente fusillade, chercher du matériel nécessaire à l'organi« sation d'une position qu'il ivenait d'enlever. Grièvement atteint « par 5 balles, a continué d'assurer son commandement jusqu'à « la nuit. »

CHEMIN Joseph, 'Sergent. — « Sous-officier très brave et « d'un dévouement absolu. Grièvement blessé au cours d'un « coup de main dans 1es réseaux ennemis. Cécité complète. »

HEURET James, Caporal. — « Blessé le 3 avril 1916. S'est « de nouveau distingué le 16 mai 1917 au cours d'attaques menées « par les patrouilles de combat en avant Ide nos lignes. Perte de « l'usage d'un membre. »

N'DIAYE ABDOULAYE, Soldat. — « Bon soldat, dévoué, tou« rageux. Amputé de la jambe gauche et du pied droit à la suite « de gelure des pieds. »

DIRMA COULIBALY, Soldat. — « Excellent tirailleur, dé« voué et courageux. Le 15 septembre 1918 s'est porté à l'assaut « des tranchées bulgares avec son entrain et son allant habi« tuels. Grièvement falessé a d'emandé à n'être évacué qu'une fois « le combat terminé. »

MOUGENOT Fernand, Sergent. — « Sous-officier d'une « bravoure remarquable s'est distingué en toutes circonstances « par sa belle attitude au feu, a été grièvement blessé le 15 sep« tembre 1918, au moment où, sous un feu violent, il mettait « en position sa section de mitrailleuses pour appuyer la progres« sion de l'infanterie. Amputé d'une jambe.

MAMADOU TARAVIE, Tirailleur. — « Excellent grenadier, « a fait preuve d'une bravoure et d'un entrain remarquables « lors de l'attaque du 15 septembre 1918 au cours de laquelle il « a été grièvement blessé. Enucléation de l'œil gauche. »


Noms des Officiers morts au Cliamp d'Honneur DEMAUX, Sous-Lieutenant, Seed-el-Bahr, 2 mai 15.

BUY, Capitaine ; Dardanelles, 2 mai 15.

LEGRAND, Capitaine; Seed-el-Bahr; 2 mai 15.

MAGNIN, Capitaine ; idm., MASSOT, Lieutenant ; idm.

PAPIN, Sous-Lieutenant; idm.

BASSE, Sous-Lieutenant ; idm.

VARACHE, Capitaine ; à bord du « Canada », 3 mai 15.

LEBRE, Sous-Lieutenant; Seed-el-Bahr, 7 mai 15.

WILLEMS, Sous-Lieutenant ; Seed-el-Bahr, 7 mai 15.

PASCAL, Sous-Lieutenant; Seed-el-Bahr, 8 mai 15.

nUBEDA T, Capitaine; à bord du « Lutétia », 11 mai 15.

JACQUIN, Capitaine; Dardanelles, 14 mai 15.

LABARSOUQUE, Commandant ; Dardanelles, 14 mai 15.

DARTIGUES, Capitaine, à bord du « Canada », 15 niai 15.

BRIFFAUT, Sous-Lieutenant; Seeel-el-Bahr, 16 mai 15.

MOUSSARD, Sous-Lieutenant ; idm.

DE LA MYRE, Sous-Lieutenant; Seed-el-Bahr, 7 juin 15.

MATILO, Sous-Lieutenant; à b. du « Duguay-Trouin », 23 juin 15.

LE MEUR, Lieutenant; à jbord du « Canada », 21 juillet 15.

MORACCHINI, Lieutenant; Dardanelles, 18 sept. 15.

JUNILHON, Capitaine; Seed-el-Bahr, 20 sept. 15.

DEQUESNE, Capitaine ; Seed-el-Bahr, 17 novembre 15.

BARBAZA, Capitaine; Seed-el-Bahr, 12 décembre 15.

MOlJSSET, Sous-Lieutenant ; Seed-el-Bahr, 25 janvier 16.

SERRE, Commandant ; Seed-el-Bahr, 8 mai 15.

KAlJFFMANN, Sous-Lieutenant ; Seed-el-Bahr, 10 déc. 15.

MARTIN, Capitaine ; Balkans, 25 avril 16.

MARCHAND, Sous-Lieutenant ; Balkans, 16 août 16.

BRIAND, Sous-Lieutenant ; Balkans, 16 août 16.

NERI, Sous-Lieutenant; Balkans; 17 août 16, HATTE, Sous-Lieutenant; Balkans, 21 octobre 16.

CHAUVEAU, Sous-Lieutenant ; Salonique, 5 novembre 16.

SEGUIN, Sous-Lieutenant ; Balkans, 28 octobre 16.

DUCURON, Médecin-major ; Balkans, 26 novembre 16.

TSA PALOS,, Sous-Lieutenant ; Balkans, 26 novembre 16.

VERONE, Sous-Lieutenant ; Balkans, 26 novembre 16.

LAMGOT, Capitaine; Balkans, 28 novembre 16.

RENAUD, Sous-Lieutenant; Balkans, 29 novembre 16.

LOUMAIGNE, Médecin-major, près Monastir, 26 novembre 16.

MARTIN, Sous-Lieutcnant; près Monastir, 26 décembre 16.

BOLON, Lieutenant; Orahovo, 9 mai 17.

GARNIER, Sous-Lieutenant; idm.

VILLANOVE, Sous-Lieutenant ; Orahovo, 0 mai 17.


CALMET, Lieutenant; Rapech, Ie"- novembre 17.

VIDAL, Sous-Lieutenant; Salonique, 6 décembre 18.

HULEU, Sous-Lieutenant; Amb. 17c D. I. C., 21 avril 18.

CARRAT, Sous-Lieutenant ; itjni, 1

TABLEAU III

État récapitulatif des pertes subies par le Régiment

OFFICIERS TROUPE 1 f ]},\'l'ES - --- ---- -- g t. 1. d..,. 1 ,.) d' 'a,¡¡! ¡;;; tués blessés disparus tués blessésj "parus npt^eHe ;

•• £ 1915 .11 - 13 21 5 11» I siiO 505 234 f-C •Juin l I :Î 253 9J.;:: Juillet i 2 2 io "5 Août 1 f.i' Hf, l ■/.

Septembre 22 73 1 :..> 3 Octobre 1 2 * s :w .¿';: Novembre 12 r,;{ « Décembre 1S Iii 4) 1916 , ■■ - -' i --' « » ir: cdAOlll 5 S 87 345 7t> Octobre .- 7 54 "- 121 20 n ï 2 2 27 102 2 ="§ Novembre Ii -lIn !IB .j; J Décembre 12 37 1 -rI) 1917 ~S~ l''évrier .1 5 Mars H 8 f. ç.ï Mai 3 9 41 244 3 £ = £ Juin 3 lt; - _o

-Iiullet 2 10 S Août 4 32 --'::1 Septembre l!l ( £ * Novembre 1 2 0 ï - ? f Décembre 3 1918 • 5-1 S*® c lariv. 3 fj ôj 7 Mars 1 2 22 £ Avril 1 1 is = § Juin. Juillet, Aiiut 1 14 41 , 3 f £ Septembre 3 12 58 314 31 -:;: 'Ç; ; ; ;—: __— * ï * 34 72. 8 029 - 2883 > 092 234 :::.:.\


TABLKAU IV

Noms des Officiers ayant commandé le Régiment depuis sa fondation jusqu'à sa dissolution Lieutenant-Colonel, puis Colonel VACHER, du 1er mars 1915 au 26 juillet 1916.

Lieutenant-Colonel AYMARD, du 26 juillet 1916 au 28 novembre 1916.

Lieutenant-Colonel CORRE, du 28 novembre 1916 au 7 janvier 1917.

Lieutenant-Colonel DEHOVE, du 7 janvier 1917 au 21 novembre 1918.

Lieutenant-Colonel FAUCON, du 21 novembre 1918 au 30 juin 1919.

TAULHAt V

Composition du Régiment à sa formation Le 1er Mars 1915

ETAT-MAJOR: MM. VACHER, Lieutenant-Colonel, Chef de Corps.

BOCK, Commandant la C. H. R., Adjoint au Chef de corps.

BRIAND, Médecin-Major de lrc classe.

ROQUEFORT, Vétérinaire aide-Major.

DROUET, Sous-Lieutenant, chargé des détails.

RABASSE, Lieutenant, chargé du ravitaillement.

GUICHARD, Sous-Lieutenant, Officier d'approvisionnement.

GROSSE, Lieutenant, Chef du Service Téléphonique.

1er BATAILLON (Anc:en l" Bataillon de T. S. d'Algérie) : MM. LABARSOUQUE, Chef de Bataillon.

LEGRAND, Lieutqnant-Adjudant-Major.

ROUZOUL, Médecin Aide-Major de lre classe.

1re Compagnie: MM. JACQUIN, Capitaine; STYSKAL, SousLieutenant ; JACQUART, Sous-Lieutenan t.


2e Compagnie: MM. MAGAIN, Capitaine; DEMEAUX, SousLieutenant; PAPIN, Sous-Lieutenant.

3c Compagnie : MM. LOISY, Capitaine; LENOIR, Sous-Lieutenant; 0 PALASSON, Sous-Lieuteriant.

4* Compagnie : MM. BOULANGE, Capitaine; FABRE, Lieutenant; POUPELARD, Sous-Lieutenant.

2c BATAILLON (Ancien 2c Bataillon de T. S. d'Algérie): MM. DERRATIER, Chef de Bataillon.

DELINGETTE, Lieutenant Adjudant-Major.

RICHARD, Médecin-Major de 2c classe.

5° Compagll'e: MM. TARACHE, Capitaine; BORDENAVE, SousL'eutenant ; MATILLO, Sous-Lieu enant.

6c Compagnie: MM. FOULON, Capitaine; DUPRE, Sous-Lieutc nant; LORENZI, Sous-Lieutenant.

7e Compagnie : MM. NERON, Capitaine ; DUMAREST, Lieutenant ; SAUVAIN, Sous-Lieutenant.

tfc Compagnie : MM. DESGRUELLES, Capitaine; MINDRET, Lieutenant; jASSELlN, Sous-Lieu'enant.

3e BATAILLON (Bataillon Européen du Dépôt du 4e Colonial): MM. SERRE, Chef de Bataillon.

DUBEDAT, Capitaine Adjudant-Major.

MILLET, Médecin-Major de lrc classe.

9e Compagnie : MM. PAGES, Capitaine; IMBERT, Sous-Lieutenant.

10* Compagnie: MM. DARTIGUE, Capitaine; GAYDE, SousLieutenant.

lIe Compagllit': MM. BUY, Capitaine; FAURY, Lieutenant.

12e Cottipagnie: MM. jUNILHON, Capitaine; BLANC, SousLeutenant; BERAY, Sous-Licu'c"ant.

SECTION DE MITRAILLEUSES:

lrc, M. BASSE, Sous-Lieutenant; 2t, M. MASSOT, Lieutenant; 3?, M. BAUDELAIRE, Lieutenant.


TABLKAT VI

Composition du Régiment avant l'offensive A la date du l'r septembre 1918 ETAT-MAJOR: MM. DEtfOVE" CQlonel, Chef de Corps.

VACHER, Capitaine, Officier adjoint.

MORIN, Médecin-Major de 2c classe. l' MARIN, Vétérinaire Aide-Major de 2e classe.

PAPEFARI), Lieutenant, chargé des détails.

LEOTY, Lieutenant, Officier d'approvisionnement.

MASSE, Sous-Lieutenant, Chef du Service Téléphonique.

REDIER, Lieutenant, Officier de Renseignements.

FREZOULS, Lieutenant, Lieutenant bombardier.

MAURIN, Lieutenant, canon de 37.

1er BATAILLON:

MM. SERMAGE, Chef de. Batailloll.

ROSSAT, Capitaine Adjudant-Major.

GAUTHIER, Médecin Aide-Major de 2e ciasse. ■.

C. iH., 1; MM. BOUTE, Lieutenant commandant la Compagnie; MORICEAU, Sous-Lieutenant; HELFT, SousLieutenant; FOSSARI), Lieutenant.

/re Compagnie: MM. BOURGEOT, Capitaine; GENOT, Lieutenant; VUILLEMIN, Soiis-Lieutenant ; COUHAULT, Lieutenant.

2e Compagnie: MM., GERARD, LieuterianL commandant la Compagnie; LI ZE, Lieutenant; FONTECAVE, Sous-Lieutenant; CHEROlJTRE, Sous-Lieutenant.

j'c Compagnie: MM. LILE, Lieutenant commandant la Compagnie; LEFEBRE, Sous-Lieutenant ; CLEMENT, Sous-Lieutenant.

2* BATAILLON: MM. LAMOUREUX, Chef de Bataillon.

GINDREAU, Capitaine Ad judant-Major.

GOURVITCH; Médecin Aide-Major de 2e classe.

C. ill. 2: MM. HUGUES, Capitaine; VELLORCE, Lieutenant; BUSCAI, Sous-Lieutenant; BORDE, Sous-L/eutenant.


4e Compagnie: MM. DURAND-BAILLOUR, Capitaine ; BONNATERRE, Lieutenant; LOUSTELLE, SousLieutenant ; DEL, Sous-Lieutenant.

5e Compagnie: MM. CAZEILLES, Capitaine ; SCARBOUÇHI, Lieutenant ; VIERRET, Sous-Lieutenant ; DOYARD, Sous-Lieutenant.

6e Compagnie: MM. VERGE, Lieutenant commandant la Compagnie; CARRAT, Sous-Lieutenant; GUIBAL, Sous-Lieutenant ; BERTRAND, Lieutenant. 2 C. M. 93: MM. TOURNIER, Capitaine; BALISTE, Lieutenant; MEHAY, Sous-Lieutenant.

3e BATAILLON, 93e B. T. S.

MM. GOETZMANN, Chef de Bataillon.

FORRAT, Capitaine, commandant la 1re. Compagnie.

CHOMILLIER, capitaine commandant .la 2e Compagnie.

DUFFOUR, Capitaine, èommariclant la 3e Compagnie.


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