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Au conseil de la S- D. N. OKeETlHËfiËT

SUR Il PROBLEME SURIS AU D7 PARTICIPER

Le àêlêtni de la France, NI, Ma«iiBli, dans une déclaration qui atteste la benne volonté de notre pays, aurait formellement exprimé ce désir

Genève, 15 janvier (d6p. Petit Paris.) Ce matin s'est ouverte a Genève, sous la présidence du ministre des Affaires étrangères de Pologne, M. Beck, la soixante-dix- huit ténia session du cûnaeli de 1a S. D. N.

Au cours d'une première séance privée, consacrée a l'examen de l'ordre du Jour, le représentant de la France, M. M&ssigii, a tait une importante déclaration concernant la préparation du plébiscite de ia Sarre.

Pour dus rtiifj/ons dont le conseil n'est pn3 responsable, dit-il, le siège du délégati de l'Allemagne au conseil eu vide en ce moment. doute, l'Allemagne étant encore pour de- ans membre de la Société dea nations et ma-fnbrg du conseil, te secrétariat enrégulièrement il. Berlin i«9 documents de et} dernier, Le gouver* ne-ment altemanri s»i donc prévenu que cette discussion sur la consultation populaire dans lu territoire de la Barn va avoir lieu. Toutefois, étant dannê sqn importance et celle qui l'attachera ajj,j7 délibération* tiltêrietires sur ce wt-^tne tujtt, français aurait vivement souhriité que ta gow vernement allemand eût son attention spécialement attirés aur le fait que de dtbat flïi Question va s'engager dès û«fte session.

play que les membres du conseil approuveront sans doute, ie gouverne- ment français que l'attention du gouvernement soit attirée *ur cette mise d l'ordre du jour et qu'en tout Il- de cette question n'ait que dans tes derniers jours de la «eajrfOTi pour que, s'il le déatre, le QOuvemement allemand ait encore In temps de se faire représenter ici.

Cette déclaration, qui prouve, une fois de plus, la bonne volonté du gûu- j vernement français, reçut l'approba- tion unanime. Sur la propos] lion du préaident, elle a été inscrite dans le procès-verbal de la séance, qui a été communiqué officiellement dfes cet après-midi au consul d'Allemagne à Genève et par soa intermédiaire au le Berlin.

Afin de donner ce dernier Le temps de répondre, il a été décide, en outre, que la question de la Barre ne aérait pas évoquée avant la fin de la La prochaine séance du conseil n'aura donc lieu que mercredi pnur permettre d M. et À air John S&h-pn tt'-y assister. m~ La* représentante tMamaUfU

ct*Ji« -l«t GDmmiiiion»

Dans sa a-èancÊ privée, le a a déddé également de session de mai les nominations rea- dues nécessaires par la démission des représentants allemands dans les commissions permanentes et les divers comités techniques de 1s Ligue. Il a ratifié, en outre, la nomination de M. Pelt comaee directeur de la section d'informations et de services de presse du secrétariat général.

Dana la séance publique qui suivit, le. président souhaita d'abord la bien. venue au délégué de l'Argentlne, M. Cantllo, dont le pays est représenté pour la première fois aux déli- bérâtioùs du conseil.

Il rendit ensuite un hommage ému à la mémoire de l'&ncïen délégué de l'Italie, M. Scialoja, « qui fut, dit-il, L'un de. guides de la Société des natien.

Enfin, Il a adûpté quelques rapports de caractère technique, dont l'un éma naît de M. Massigli et concerne l'em- ploi de la radiodiffusion dans l'intérêt de la paisc Il s'agit d'un projet d'ac- cord loternaEïona) destiné à réprimer l'excitation à la guerre ou à des actes menaçant la sécurité intérieure d'un autre paya, ainsi que la diffusion inten- ttonnelle par radio de nouvelles faus. ses ou tendancieuses de nature à com- promettre la bonne volonté internatlo- nale. Les gouvernements sont priés de faire parvenir Genève avant le Vr août prochain leurs observations sur ce projet dont on ne manquera siens allemandes dont s'est, a Juste titre, plaint 1'an dernier le gouverne- ment de Vienne, Paul DU BOCHET

Le maréchal Balbo rejoint son poste Tripoli, 15 JûnvJsr {dépêche Bava;) Le maréchal Balbo, nouveau gouverneur de Libye, a débarqué ce matin à Il h. 30. Avec tion escorta et les hautes personnalités de la il il est paaaé sous des arcs de triomphed acclamé par M. GUY LA CHAMBRE SUR LA FRONTIERE DE L'EST

L'avion "Emeraude" revenant d'Indochine LES DIX PASSAGERS ONT PÉRI CARBONISÉS y avait à bord M. Pasquier, gouverneur général de l'Indochine; M. Emmanuel Chaurnié, directeur de l'aviation commerciale au ministère de l'Air; Mme Chaumié, M. Balazue, directeur général du service technique au ministère de l'Air; M. Larrieu, chargé de mission au ministère de l'Air; le capitaine Bussault, du cabinet militaire de M. Pasquier; le chef d'exploitation Noguès; le pilote Launay; le mécanicien Crampell et le radiotélégraphiste Querel

L'appareil. apris une escale à Lyon, faisait route vers le Bourget quand il fut pris dans une violente tempête et tomba à Corbigny (Nièure)

Tandis que Paris mail le général VailUmin et son escadre, la rmuDcllc parvenait d'un épouvantable accident d'aviation l'Emeraude, le magnifique avion trimoteur qui dilenait de nombreux, records commerciaux ci amenait de Saigon MM. Pasquier, gouverneur général de l'Indochine Emmanuel Chaumié, directeur de ci huit autres personnes, s'e4t écrasé en pleine nuit 1 près de Corbigny. dans la Ni&rt. Les circonstances de la catastrophe ne sont pas encore neitemtini on croit toutefois que l'aéroplane a été pris dans la tourmente qui séoissail sur la région et plaqué brusquement au Certains témoins affirmant qu'il était en feu avant sa chute. Quoi qu'il en soit, tous ses occupants ont été carbonisés.

Tragique et noble destin que celui du gouverneur général Pasquier qui Qi>mi tenu à réaliser la liaison aérienne entre la France et l'Indochine, qui aoait déjà accompli une fois un près* tigieux trajet et qui meurt en pionnier de l'œuvre qu'il avait réalisée.

Tragique destin aussi que celui de M, Chaumié qui, soutenu par le iregreilé président Painleué, était sorti grandi de l'affaire de l'Aéropostale et

laquelle il avait voué toute son énergie ci toutes ses forces vives. M. Pierre Coi, ministre de ÏAirt s'est rendu immédiatement en automo- bile à Corbigny, où J'avaient précédé toutes les autorités locales.

LA CATASTROPHE

Le Bourget, 15 janvier (dép. Havas.) Le trimoteur Emerauée, qui Avait quitté Lyon à 18 h. 15 pour regagner. Paris, avait envoyé un radio Lyon à 10 h. 10 signalant qu'il volait à mètres d'attitude dana une tempête de neige.

Depuis, tant A Lyon qu'A Dijon, on était sans nouvelles dû 1'appareil et, au Bourget, on manifestait une vive inquiétude à son sujet.

A 20 h. 45, un coup de téléphone de la gendarmerie de Corbigny faisait connaître qu'un avioa venait de tont- La chute s'est produite un kîlome- tre au sud de Corbigny, entre cette' ville et Chitry-les-Minea. Les habitants, alertés par les fiam- mes, ae sont portés au secours des occupants, mais la vlotence de l'incendle les a empêché, d'approcher de l'avlon et faire quoi que ce soit pour sauver les passagers qui ont été tous j carbonisés.

L'accident semble Imputable au givrage qui 3e serait produit pendant le vol à travers le froid et la neige. Happeiona que ¥ Emeraude tranaportait A son bord

Le pilote Launay; le mécanicien Crampeil; le radiotélégraphiste Queyrel; le chef d'exploitation Nûgnjès; M. fasquîer, gouverneur général de l'Indochine; M. Chaumié, directeur de l'aéronautique marchande; Mme Chaumïé; M. Bal&ïlic, directeur général du service technique au ministère de chargé de mission au ministère de l'AlT.

Clamecy, 15 janvier (dép. Havas.) L'avion trimoteur Emeraude est tombé, à Corbigny, h. 45. Au moment de l'accfdent, i's.ppareil velait très bas. M. Naudin. maire de Cor* bigny, qui l'observait, a cru voir des j flammes jaillir de l'avion puis celui-ci d'essence ont fait explosion. Tous les passagers ont été carbo- niaés et l'appareil est complètement détruit.

A 2â heures, on s'efforçait de dégager les derniers cadavres de TendiÉvétrement des débris.

Autour de l'appareil on a trouvé des papiers, des photographies prises au Cambodge, et les cartes de circulation de M. et de bfme Chaumié.

Au moment de l'accident, le vent soufflait en violentes rafales. Il se pouvait que l'avion, en difficulté, adt

cherché à atterrir et qu'il ait été plaqué au sol par une rafale.

Auxerre, 15 janvier (dép. Havas.) Ce soir, vers 19 h. 40. un gendarme de la brigade Corbigny était en train de dtner lorsqu'il entendit le bruit d'un avion. Il ouvrit sa fenétre et aperçut volant à environ 150 mètres un avion, qui, une ou deux secondes plus tard, était en flammes et tombait dans la direction de la gare.

D'autre part. Mme Perdriat, femme d'un médecin de Corbigny, se trouvait chez elle lorsqu'elle entendit le bruit d'un avian. Elle regarda a sa fenêtre I et aperçut, à travers les maisons une lueur extrêmement vive. Cette lueur l alla en s'abaissant dans la direction du sol et, quelque secondes plus tard, Mme Perdri&t entendit une explosion très violente en même tempa que des lueurs de toutes couleurs a'écïisppateit vers le ciel. Ces lueurs se sont prolougées dans la direction de la gare où, finalement, l'avion est tombé.

Toute la population de Corbigny s'est précipitée sur les lieux de la natasbrophe. Le brasier était incandescent. C'était, nous a dit Mme Perdriat, mmont été complètement impossibles car ila chaleur était effroyable.Les témoins ont dû se maintenir très loin de la prairie ou est tombé l'avion. Cette prairie *»t sttufe entre 1» gare de Corbigny et le bois Narthàud. Les pompiers et la gendarmerie se sont rendus sur les lieux de la catastrophe. Le sous-préfet de damçcy a été alerté.

La chute de l'avion a'est produite à 250 mètres environ de y agglomération de Corbigny, vers la gare.

L'incendie de l'appareil a duré très longtemps, tant qu'une goutte d'essence Imbibait la terre.

coroigny, 15 janvier (dAp. P. Paria.) C'est à 2 kilomètres environ de Corbigny. en un lieudit la Tuilerie, qu'est tombé l'avion Emeraude. Il était passé peu de temps auparavant, volant bas, au-dessus de la ville.

Lea habitants le virent prendre feu. Puis il tomba en torche et une explosion se Produisit qui projeta à 1.500 mètres au moins du lieu de l'accident des débris de l'appareil. On se préci- pita de toutes parts au secours des voyageurs et les gendarmes de Corbigny, arrivés les premiers sur les lieux, s'efforcèrent de les sauver, mais le feu avait déjà fait son ceuvre et l'on ne put retirer de l'appareil en flammes que des corps calcinés. Malgré ses atroces brûlures, on put identifier assez rapidement M. Çhaumié..

Il semble, d'après les

mente fournis par quelque* tensoïfis, qu'avant la chute de l'appareil une aile de i'avïon s'était partiellement brisée et qu'un réservoir d'essence était tomhé.

Dès qu'Us ont eu connaissance de l'accident, M. Porte, sous-préfet de

MM. Queyrel «i Cftmpell

Clamecy, et M. Fouveoé, procureur de la République, se sont rendus sur les lieux.

M. PIERRE COT

S'EST RENDU AUSSITOT

SUR LES LIEUX DE L'ACCIDENT ïjorsque la nouvelle de la catastrophe parvint au miniatèrs de l'Air,

Le trlniofeiir « ÏSmerawle Il

M. Pierre Cot et ses Collaborateurs se trouvaient à l'hôtel Continental, où le ministre offrait un diner intime aux membres de l'escadre Vulllemin. L'émotion parmi les convives fut profonds. M. Pierre Cot, après s'être excUsé, prit congé de ses invités et, moatant dans sa voiture, quitta immédiatement Paris pour se rendre sur les lieux de l'accident, en compagnie de M. Delesalle, sous-secrétaire d'Etat. A minuit; le cabinet du ministre publiait le communiqué suivant A la suite de la catastrophe aérienne survenue à t'avion EmerauAe, la réception donnée ce soir en l'honneur de l'escadre Vuitfemjn a été suspendue. M. Pierre Cot, ministre de. l'Air, et M. EtelesaUe. sous-secrétaire d'Etat au ministère de l'Air, se readent immédiatement à Nevers par la Toytes les réceptions officielles prévues en l'honneur de l'escadre solI supprimées en signe de deuil UNE COMMISSION D'ENQUETE Le ministre de l'Air a constitué une commission d'enquête pour déterminer Ife* cauaea de L'accident de VEmeraudv. Cette commission est rendue immédiatemeat sur les lieux.

M. PIERRE PASQU1EH

M. Pierre Pasquier était incontestablement une des plua grandes Sgures de notre monde colonial.

Né à Marseille, aux portes de l'Orient et de l'Extrême -Orient, le futur gouverneur général de Tlndochiae. avait franchi échelon par échelan la carrière de l'administration coloniale. Comme

I* pilote I *nn*y l'écrivit un jour M. Maurice Larrauy, cette carrière représenta c l'harmonie née bien graduée js>.

que tout entière en Indochine. D'abord chancelier stagiaire au Tonkin, M. Pasquier fut successivement chef de cabinet du résident supérieur au* Tonkm, puis du gouverneur général de l'induchine, chaf adjoint du cabinet du ministre des Colonies, résident supérieur en Annam. Après avoir exercé à plusieurs reprises l'Intérim du gouvernement générai de l'Indodûne, il fut enfin placé à la tête de la colonie, le 24 août

de cinq ans, M. Piemi Pagquier consacrait toute son intelligence, tout son esprit d'ordre et de méthode, toutes ses forces à la réorgapisation de cette Indochine que certains de ses prédétation et où régnait un malaise qu'il fallait combattre avec tact et énergie. Dans cette tache dif & elle, le grand adminigtrateur-né qu'était M. :Pierre Pasquier, réussit, on peut ie dlre, au delà de toute espérance.

De haute stature, de forte carrure, vénérable et correct par sa barbe de bonne coupe, maître de la prestance et de la courtoisie. M. PaKjuier en imposait aussi bien aux colon* qu'aux indig-ènea. Gouvernant au nom de la République, il avait l'allure d'un vice. roir ce qui le servit beaucoup dans ce pays d'Extrême-Orient où la tâte » est un élément de Buccêa des plus Importants.

A ces qualités extérieures si bril1antes, M. Paaqtfîer joignait un esprit clair, rapide, réaliste qui lui permettait de résoudre les problèmes les plus ardus ave£ un absolu sang-froid et de fortes chances d'efficacité.

Dans la tutte contre le communisme qui menaçait l'équilibre social de l'Indochine, M. Pasquier se montra sévère, mais juste- Il fit régner la paix française avec fermeté, mais sans s'aliéner le coeur dea indigènes par des excès de rigueur dangereux Ofl *t4£* 4 la troiHèm* pagt.)

M. ROOSEVELT

PROPOSE AU CONGRES LA NATIONALISATION DE L'OR DES BANQUES Le président propose de retirer leur métal jaune aux établissements de crédit et de leur donoer en échange des « certificats qui rempheeront leur encaisse métallique

L'DR NATIONALISÉ

NE SERVIRAIT PLUS

QU'AUX ECHANGES INTERNATIONAUX Autre projet création d'un fond» d'éftliisliiin des change$ de deux milliard. de dollars

Ce fondu contribuera par les achats d'or et de devises i soutenir ie crédit de l'Etat et à fixer la valeur du dollar en le stabilisant

Washington. 15 janvier.

DE N-OTRE PAHTICL1.IEŒ Le président Raosevelt iL adressé aujourd'hui au Congrès un important de ha politique financière américaine. Le président demande au Congrès de sanctionner le transfert au g-ouverFédérales de Réserve. Il propose la création d'un fonds d'égalisation des changes de 2 mtlliards de dollars (environ 32 millions de francs). Batimant coniraire à l'intérêt public de fixer Maintenant d'une manière trop précise la valeur du dollar par rapport à l'or, Il propose de réduire l'incertitude monétaire en fixant la dévalorisation du dollar à un minimum de 40 L'amendement Thomas de l'an dernier a fixé cette dévalorisation iL un maximum de 50

Le dollar aemble donc appelé à trouver son assiette nouvelle entre les deux niveaux de 50 et de 60 de son ancienne valeur, soit entre 12 fr. 50 et 15 fr. 25.

Par ses achats d'or à l'intérieur comme sur îea marchés extérieurs, le gouvernement américain avait réussi, ru cours des trois derniers mois, à influer à son gré sur la valeur du -dollar. Mais, en donnant au secrétaire du Trésor de pouvoir d'intervenir directement sur le marché des changes, il donner au dollar une plus grande stabilité-

Le rôle du fonds des changes Le. fonds d'égalisation considérable demandé par le président pourra acheter et vendre non seulement de l'or, maïs des devises étrangères et des bons d'Etat et contribuer ainsi à soutenir

le crédit de l'Etat en même temps qu'il fixer lit valeur du dollar. Le. propositions de M. RtioseveH ont été rédigées sous la forme d'un projet de loi et transmises aujourd'hui par le Trésor aux présidents des commissions financières des deux Chambres. Elles seront présentées incessamment, avec quelques retouehes, aux deux assemblées.

Dans l'exposé des motifs qui déterminent M. Roosevelt à demander la nationalisation du stock d'or américain. le préaident donne la preuve qu'il est attaché au système de la monnaie dirigée préconisé par les économistes américains de la nouvelle école. Il oriente en tout cas les Etats-Unis vers un système monétaire qui aura encore l'or pour étalon, mais sera très différent de l'étalon or actuellement appliqué en France.

L'or ne circulera pas

A rencontre de la théorie orthodoxe française telle qu'elle était récemment exposée par M. Charles Rist, le préaident Rooseveît prétend que la la libre circulation des pièces d'or est inutile car elle encourage la thésaurisation et peut entraîner l'affaiblissement de la structure financière d'un pays en cas de crise. La mise en circulation de l'or entre particuliers, par un gouvernement à l'intérieur d'une nation, est non seulement inutile, mais à tous égards indésirable. Le transfert de l'or en lingots n'est essentiel que pour le paiement des balances commerciales internationales s.

Pierre DENOYER

(La suite A la troisième page,}

L'hydravion « Crobc-du-Sud à Rio de Janeiro

Rio de Janeiro, 15 janvier {dêp. Havas.) L'hydravion Croix du Sud s. été amené samedi soir dans 1a baie de Botalogo où. pendant toute la journée d'hier, il a été l'objet de 1a curiosité du public. Une coule considérabIe se pressait sur l'avenue bordant la baie- et des canots remplis de curieux faisaient le service entre la place rt l'hydravion.

M. CORNILLE DEVIENT

SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE LA LOTERIE NATIONALE

H. ComiM«

M. Georgea Bonnet, ministre des Finances, a désigné, pour le poste de secrétaire général de*la Loterie nationale, M. Cornllîa, inspecteur des finances, en remplacement de M. Guiraud< nommé Bou&-£cuverneur 6 la Banque de France.

La croisière Vuillemin à l'honneur

PARIS A FAIT AUX GLORIEUX PILOTES UN ACCUEIL ENTHOUSIASTE

Le Président de la République, le président du connii, les membres du gouvernement les ont reçus nu Bonnet Puis eurent lieu la traversée de Paris parmi les ovations et la réception à T Hôtel de Ville

descente d-avion. Le« «fftefel^ peUdint le :défiM. De<w««riIASrd(l"lr fnnït pi** de l'Opéra. –A l'Hôtel de-Yttle,.le xéuènï yatUtaHa-nt icçluné

Le vibrant, accueille Paris a maj> que le terme de îa Croisière transafri- j caine. Certes, ce ne 'fut point l'apor main d'une étonnante randonnée, quand les vingt-huit équipages, tout frais sortis de l'aventure, semblaient 'prêta pour une gloire nationale. On ne gagne du moins, la réception d'iiier a-t-elia permis de souligner un contraste! Il était bon qu'à l'atmosphère empoison- née de «a dernières aemaïneaThooiîne de la rue pût en substituer une autre! tances, l'escadre aérienne de Vuiîlemin

LA FORMIDABLE ESCROQUERIE DE STAVISKI M. Bonnaure, inculpé de recel est laissé en liberté par le juge et rentre ce matin à Paris L'ENQUE TE ADMINISTRATIVE ET LES SANCTIONS, La sûreté générale continue entendre. des témoins

L'ENQUETE DU MINISTERE DE LA JUSTICE

Le ministère de la. Justice communique la note suivante

En conformité des dispositions de l'article 25 du décret du 28 juin et dans le but de faire la lumière la plus complète sur tous les faits de l'ordre administratif se rattachant aux affaires St&vjskl et ressortissant au ministère de la Justice, M. Raynaldy, garda des Sceaux, a chargé MM. liescouvé, premler président de la cour de cassation Bourgeon et Le Marc'hadour, conseillers de 1a cour de cassation, de procéder à une enquête approfondie et cependant raplde, Ces haute magiatraw dresseront un rapport à la suite duquel toute décision, et si] y a lieu toute sanction, seront prises.

A BAYONNE Bonnanre inculpa, mtil non *rrit« is janvier.

DE NOTlg ENVOYÉ STtClXL

Ayant été touché en soa hôtel par la convocation du juge d'instruction, M. Bonniure, député, s'est prftMitt* ce matin à 10 heurea au cabinet de M. dUhalt qui, après interrogatoire d'identité, l'a inculpé à son tour de recel.

M. BoHEiLure, en liberté, sers Interrogé ultérieurement sur le fond. Il a quitté Bayonne ce soir même pour rentrer à Parts. Ayant, comme à son départ de la capitale, le souci d'échapper aux journali5tea, il descendra à ta gare des Aubrais, d'où une automobije le conduira, sous la surveillance de deux inspecteurs de la adreté générale, à son domicile. Dans la nécessité de terminer une procédure étrangère au scandale du crédit mîmicipai, & raison de l'ouver-

atteste^ plua particulièrement peutêtre, une permanenca des forces vfres de la France" dont la portée de son exploit figure la meilleure Image. N'est-oe pas, au reste, ce que traduisait lA foule; au long dea rues et der avenues, en acclamant ces jeunes héros, purs de toute tache et- descendus du ciel comme des messagers de confiance et d'apaisement Il fi avait là une manière de revanche, et 1a préaence au Bourget des plus. hautes autorités du pays en demeurera un Sûr témoignage. B0DEDETi (La suite d la Quatrième uaneA

ture prochaine dea assises, M. d'Uhalt ne pourra consacrer que les dernière» nsures de la soirée au* perquisitions or¡!,dit munictpal, dans l'appartement privé de l'ex-direoteur, d'où a été-esliSe par nécessité la maltresse de Tiasier. Hayotte ne aéra pas iniarroi4.»ar le fond avant le IB, date il. laqaeUa reviendra de Paria son défenseur. M' Gabriel.

L'envoi de 1a procédure â'oppositlos

M- Deabrauvt

au refus de mise en liberté provisoire ne suspendant l'activité du juge qu'en ce qui concerne MM. Camille Aytnard et Pierre Darius, l'instruction ne chômera point, comme certains l'avaient témérairement annoncé. M6me, on peut dire que les perquisitions que va effectuer aujourd'hui M. d'Uhalt ramé-