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LES ENQUÊTES GU PETIT PARISIEN Promenades et regards

à travers

tellMleich

ppr Pierre FHEDERIX

S. A. ET S. S.

Les 3. A. (Sturm Abteilungen sections d'assaut) sont, à propre- j ment- parler; le- le rappelle, les Chemises brunes, Les S. S. {Sturnt SfMffp.ln échelons de protection) s$nt habillés de noir. En principe, dix fois moins Nombreux que les S. A. et recrutés à part, ils ont aussi une administration indépendènte et un commandement. partku-

lier leur chef, le Reiehsfuhrer Himraler, est pourtant subordonné au chef de l'état-major des S. A-, Rœhm, et, bien entendu, au chef suprême des milices Adolf Hitler- Bruns et noirs dérivent des

anciennes « troupes d'ordre du parti national socialiste, organisées militairement à Munich à la fin de 1921, lorsque les réunions nazistes commencèrent à y provoquer des bagarres. Aujourd'hai, les bruns constituent en quelque sorte la troupe ordinaire. On les voit en dehors des jours de revue et des défilés réguliers assurer le service d'ordre dans toutes les manifestations du parti, c'est-à-dire qu'à ce titre seul ils ont fort à faire. Quand le Führer ou un personnage important paraît,le travail eat çqnj$ da préfèrent* aux && Seules, quelques compagnies de cette élite noire semblent jouir d'un pr(vilège recherché celui.de se montrer en public, les jours de cérémonie, armés; de fusils et coiffés du lourd casque gris de campagne. C'est parmi les noirs également qu'est recrutée la: garde personnelle du Fuhrer un minier d'hommes casernés à Berlin et qui portent sur la manche de leur manteau le nom d'Hitler en lettres d'argent,

Tout S. A. ou S. S. est nécessaire-

ment membre du parti national socialiste. Le parti, si l'on en croit un chiffre publié par.la presse allemande, comptait en septembre dernier 3.900.000 membres.

Et les milices hitlériennes ?

Depuis un un, elles ant doublé.

En septembre 1932, leurs effectifs

étaient d'environ 400.000 hommes. En février 1933, de 600.0ÛD

hommes.

En août 1933, de 75Q.000 hommes,

ce chiffre étant admis par l'étatmajor hitlérien qui, en deux mois, essaya, semblât-il, de « noyer le; poisson » en laissant parler de deux millions d'hammes.

En réalité, l'addition des effectifs

qui figurent périodiquement dans les revues, congrès» ete, indique un total actuel d'environ un million de rtiîiciens groupés en unités constituées. Ce chiffre comprendrait une ^centaine de milliers de S. S. noirs, ainsi que les quelque 150.000 Wehrstalbelm (Casques d'acier de dix-huit à trente-cinq ans) en cours d'incorporation dans les S. A. Par contre, il ne comprendrait pas les S. A, de plus de trente-cinq ans, ni lea jeunes aspirants (Aniverter) Chemises brunes, qui ne portent ni écussons ni brassard et sont versés pendant six mois dans des compagnies d'instruction.

Un million de miliciens voilà ce

qu'il est bon de retenir.

(La suite à la, vinquièyne. page)

L'HEURE DES Réquisitoires

AU procès DE leipzig

LA COMMISSION SÉNATORIALE DES FINANCES

AM09IFIÊKOIÉMEIÏT LEWIipSSEIP BUDGÉTAIRE

Mais il est probable que pour éviter un conflit avec la Chambre, la Haute Assemblé* modifiera à son tour les texte" qui lui seront soumis

Le projet de redressement budgétaire vote par la Chambre des députés h été complètement bouleversé, hier, par la commission sénatoriale des finances. L'article relatif au prélève.ment sur les traitements des fonctionnaires, qui causa la chute de trois miniatures et dont l'adoption fut obtenue par M. Camille Chautempa après une série d'habiles négociations et un remarquable discovrs à la tribune un dea plus beaux, à tous les points de vus, qui aient été prononcés au cour» de la période d'après-guerre le fameux article 6 a été, aux dires mêmes des sénateurs qui réclamaient des modifications, exagérément aggravé x.

La Chambre, on le sait, a adopté un barème ('font l'application doit assurer un rudement de 275 millions à prélever sur le traitement des ̃fonctionnaires^ partir de 12.000 francs. La commission sénatoriale des finances Il voté un prélèvement qui serait, eu principe, de 6 sur tous le. traitements. Toutefois, il serait réduit il 3 pour les traitements inférieurs tranes et accru respectivement de 2 et 4 pour les tranches supérieures à 50.000 et 100.000 francs. D'autre part. les indemnités seraient réduites, a partir du janvier 1934, de 15 au moins.

Sur beaucoup d'autres points la manière de voir de la commission est toute différente de celle de la Chambre. Rien n.e servirait de dissimuler que. dans le cas où le Sénat ferait siennes les propositions de xa un conflit éclaterait, à l'état aigu, entre la Haute Assemblé* et la Chambre des députés, Et l'atmosphère de détente, la confiance renaissante constatées de*puis le vote de la Chambre sur l'ensemble du projet de redressement feraient rapidement place à une atmosphère d'inquiétude et, l'incertitude régnant en maîtresse, la situation s'aggraverait bien vite, rendattt plus compliquée «ncore la tâche de ceux qui ont le devoir de veiller sur les finances publiques et de protéger le franc,

Les décisions de la commission des finances ont causé, atu Sénat même,' une surprise et une émotion, que tout le monde comprendra aisément. on savait que la. commisaîoa ferait une mais tout de même pas de cette Importance.

Les premiers votes émis dams lA. matinée par la commission ont été connus en Bourse dès l'ouverture des opérations, et nos rentes, dont la bonne tenue avait été remarquée ces derniers jours, ont été affectées dans une proportion sensible. Il serait vraiment dommage que les efforts accotaplis depuis deux semaines l'aient été en vain. Le pays, à l'annonce du vote final émis par les élus du suffrage univer&el, avait poussé un énorme soupir de soulagement. il redoutait une nouvelle crise parce qufiï devinait quelles en seraient les conséquences désastreuses et tmmâdiates pour l'économie nationale. A la réception de la bonne nouvelle il se montrait rassuré et se félicitait de l'attitude prise par la majorité. Ce que nous avons écrit ici même plusieurs reprises :redressement d'abord et rapide s, est plus ^ue jamais justifié.

Le rôle du Sénat est important, il s'impose. son contrôle doit s'exercer rigoureusement. Le cri d'alarme Jeté à maintes reprises par les plus autorisés de ses membres était nécessaire. Le train de vie de 1a nation doit être réduit.

Il appartient donc à la Haute Assemblée de maintenir son point de vue, que nul ne saurait d'ailleurs contester sérieusement.

Mais. comme dans le passé lorsqu'il s'est trouvé aux prises avec les plus sérieuses difficultés, il doit s'efforcer de trouver, tout *n sauvegardant les intérêts supérieurs de la nation, des solutions qui puissent être votées par les deux Assemblées. L'accord doit se faire entre élus du suffrage restreint et élus du suffrage universel. Or, nous ne saurions trop le répéter, avec le projet de la commission c'est le conflit, et le conflit c'est le gâchis- Mais la nuit, dit-on, porte conseil. Or d'ici à lundi il y quatre nuits. C'est lundi, en eifet, que s'ouvrira devant le Sénat la discussion sur je projet de redressement et non vendredi comme on l'avait dit tout d'abord.

Les deux séances tenues hier sous la présidence de M. Caillou. n'ont pu épuiser la discussion et à 7 h, 30 du soir, heure il laquelle cette seconde sré-ance s'est terminée. il restait h examiner la question da la retraite des anciens combattants et de la carte du combattant. Cette question sera examinée dans la réunion que la commission tiendra cet après-midi k 4 heures. Ainsi donc, contrairement à ce. que l'on avait pensé tout d'abord, la dis.en séance publique ne pourra demain.

C'est donc lundi que s'ouvrira le ^rand débat. Pour la raison que nous venons de dire, le rapporteur général, I\i. Marcel Régater, n'a pu rédiger son rapport. Il ne le pourra terminer que demain soir au plus tôt- Imprimé avec la plus grande diligence qui soit, il ne pourra être distribué que vendredi dana l'aprèa-midi ou dans la matinée de samedl.

Charles MGK1CE

la d««irtôi3te pa.gr., le compte rendu de la séance de la A la 4" page 1 L'audition de M. Pierre CO'E à la COmmMNon de.. affairei étranfèrti de la Chambre.

La neige a fait son apparition DANS L'EST ET LE CENTRE ELLE FUT ABONDANTE A Paris, dfin§ l'après.. de légers flocons ON ANNONCE QUE LE FROID Va A NOUVEAU S'ACCENTUER Le thermomètre a marqué hier 4° h Paris, 8* à Belfort, Perpignan, h7° à Biarritz et à Ajaccio

LE RAPIDE VALLORBE PARIS SURPREND DES OUVRIERS IE LA VOIE HUIT MORTS, HUIT BLESSÉS

Dijon, 13 déMmbrr (dép. Patit Par-") On terrible accident s'est produit ce matin sur la ligne de nherain de fer de Pontarlier à Mouchard, entre lea gares de Pont-d'Héry et de MesnayA^bois. Le rapide Vallorbe-Paris n"50S a. fauché une équipe d'ouvriers dont huit ont été tués et huit autres blessfc*. Sur le théâtre de la catastrophe, situé au kilomètre 405.600 est installé un chantier mobile de pose de baUaat. Une centaine d'ouvriers travaillent pour le compte d'un entrepreneur de Morteau. Il était 8 h. 50. Un train de marchandises allant de Mouchard à Vallorbe vint à passer sous un des petite tunnels QUI, à cet endroit, se succèdent à do brefs intervalles. Uqb ouvriers, pour se garer de ce convoi. se pIacer sur la voie parallèle, mais à ce mument, le rapide 506, foulant, paraît-il, à vive allure, s'engagea le le- même tunnel. Les ouvriers qui ne l'avaient pas vu arriver essayèrent de fuir à son approche maïa plus de quinze d'entre eus furent happés par le convoi, Quand le train eut stoppé on s'empressa autour des victimes. On compta sept morts et six On sut, plus tard, que trots autres malheureux, moins grièvement atteints, s'étaient

d'Arbois et de Ufrte.

En arrivant à Arbois, l'un des blessés expira^ portant à huit le nombre des décès. Parmi les cinq blessés huapltallsés,: trois sont dans un état irrav*; l'un d'eux., notamment, a eu la colonne vertébrale brîeéfi.

Les victimes connues sont un, Yougoslave, M. Nicolas Pagel, et cinq Ha. liens, MM. Giovanni, Possenti, Vincent Mery, Rc-berto, Abodaiti, Lmo Rocca- et et Sorandi.

Le rapide qui arrive d'habitude à Dii jon à 10 h. 14 subit plus d'une heure de retard. Le mécanicien Nectoux pt pôt de férrigny-Iàs-Dijon, furent interrog-és aussitôt par leur chef, M. Girard, Visiblement ému par le sentiment de sa rEspO-naa.bïlttë, le mécanicien reconnut avoir reçu le. ordres de service lui prescrivant de raÈeplir aux abords du chantier. Il déclara également que tous Ses pétards avertisseurs, avaient bien été placés à mètres du lieu où s'effectuaient les travaux. Une défail* lance passagère devait avoir les conséquences tragiques que l'on aait,

Aucune nouvelle

du vicomte de Manneville Pilotant un avion dm il il était parti mardi matin. de l'aérodrome da Croydon pour Pari.

Londres, 13 dêrfimbrs (dëp. Petit FdO, On est-toujouïa saris nouvelles du vicomte de qui quitta Croydon à destination de Bour^et hier à S lî, Son appareil n'a pad été aperçu depuis qu'il eurvoîa. Lymptie à lft h. 15. Des techerehee se août poursuivies toute la nuit dans le détroit, mal. n'ont donné aucun résultat. De même tous les bateaux alertés par te Croydon et le tniftiatère de l'Air ont pu fournit' aucun renseignement sur l'avion disparu.

Interviewé aujourd'hui par un cûireapondant de l'Evening News, M. L Burgue, pilote' de 1'.Air-Franc,, fait les déclarations suivantes

Le vicomte de Manneville aurait dû être de l'autre côté du détroit à 10 h, 45. Or à cette heure* venant du Rourget, je me disposais traverser le Détroit moi-même avec un passager. Le cid était clair entre Boulogne et Douvres, et du milieu du détroit je pouvifs distinguer nettement les deux rives. Si donc le vicomte de MannevilIS' s'était trouvé dans le§ airs, je l'aurais oertaînement aperçu, Il se peut cependant que le vicomte ait choisi la traversée la plus longue -c'est-dire celle de Beachy Haed-Dieppe. En ce cas, naturellement, i1 m'auralt été impossible de voir un avion. Le brise-glace « Pollux » recherche deux avions disparus Le poste radiotélégraphie-us de Boulogne-sur-Met ayant algnaïë qu'un avion de tourisme portant les marques G. A. C. Gr. L. avait disparu en Manche, la préfecture maritime de Cherbourg a fait appareiller le briaeglace Polfox avec mission de rechercher l'appareil et son équipage, ainsi qu'un de transport franc s.is parti mardi matin de Croydon et perdu. Les recherches du Pollua? n'ont encore donné aucun résultat; la tempête est extrêmement violent* et le vent, par fiiidrolts. souffle à la vitesse de 3n â la seconde,

Une actrice se tue à New-York en le jetant par la fenêtre d'un hôtel Londres, 13 décembre (dép. P. Paris.) Un message Reuter de New- York annonce que l'actrice bien connu* Mlle AdriHnne Laçhamp, femme du fameux M. M. KeJn. s'est écrasée aujourd'hui sur Je sol- après être tombée de la fenêtre de la chambre qu'elle occupait au quinzième étage d'un fcôtel de New-York.

Deux messages d'adieu ont été trouépingles â sa robe l'un deux, était adressé à la police et contenait cette poignante requéte c Prière d'avertir ma mère, Mme Lachamp, à Ch&ngtmî. Le me^eage n'indique pas à qui était destiné le second adieu. Mlle La^hamp est représentée par certaine journaux d'autres comme Hongroise.

[[ CABINET ANGLAIS

A EXAMINÉ HIER

LEUR ENSEMBLE LES PROBLÈMES DE Sir John Simon a exposé à *e$ collègues l'état de. conversations franco-allemande. et de la question du désarmement Loodrëa, 13 décembre.

DE Non' de la PS.HTICUI.IBR c* matin à Downing Street «ras la présidence de M. MactfonaJd. le cabinet britannique s'eat spécialement orcupé de la question du désarme1 mont. Sir John Si- pu fournir à se* cntlèg-ues des informations détail- lées sur le cours des eut diplo- matiques bilatéraux que recommanda le bureau de la conférence du désarmement en vue de trouver une Issue à l'impasse créée par le retrait de l'Allemagne.

Cet exposé du secrétaire d'Etat a fourni au Cabinet le moyen de procéder à une revue d'ensemble de la situation et à un des positions entre il il peut se trouver un jour ou l'autre obligé de faire un choix, mais il ne semble pas que la discussui-Q ne aoî-t close par des déclsions définies.

Pour l'instant, Pattitucte britannique est encore ^expectative nafcia 3a séance d'aujourd'hui aurait fait apparaître des tendances vers une orientation, On est évidemment toujours d'avis ici que les conversations bilatérales doivent se poursuivre, et l'espoir subsiste que tes rieux qu'ont déjà eus à Berlin M. Françols-Ponoet et M. Hitler seront suivis d'un trofeîèiïie, mais, sachant les ex!gences du Reieh et les réserves fran- qaiseî!» on ne se fait guère d'illusions sur son issue.

Dans cea conditions, le gouverne- ment britannique se trouve contraint d'envisager comment iïL conviendrait de faite face à la de !a situation présente.

Il semble qu'il ait écarté l'hypothèse d'une politique d'attente consistant à proposer un nouvel ajournement de durée plus ou moins longue 4 la conférence. du déa&rttïeJûejït, Le courant qui manifeste ici on faveur d'une reprise des travaux, non seulement dans les milieux d'oppositien mais dans certaina groupements dont le soutien lut est indispensable, est d'une telle netteté qahll ne saurait l'ignorer. Il se peut, au. surplus, qu'à la lumière tfes eteignera entretjeos dj.plomatîquei5, il ait acquis la conviction qu'on tenterait en vain dT«D»eDer la R«iett avec les autres nations Européennes sur des -bases rai*ft&na;blEs. Toujours est-i] qu'à défaut d'un accord détermi- nant l'Allemagne à reprendre sa place à Genève, il s'orienterait vers la con- tinuation des travaux de la conférence en vue de la conclusion à'imù convenlion de désarmement.

Sur quelles bases ?

Tout permet de penser qus, dans cette éventualité, le gouvernement bri-Itannique, avec son goût ïnné du une formule intermédiaire entre l'accord angfo franco américain du 14 octobre- qui était déjà un compromis et la convention britannique proposée par M. Macdonald le 16 mars dernier.

Telle est, pour Finstant, l'orientatien générale que parait avoir prise la pensée britannique sous le double effet de l'Intransigeance et et de la. fermeté française. lî est hors de doute. en tout cas, que la situation européenne éveille ici, jusque dans les sphères les plus élevées, des préoccupations croissantes, sir John Simon est allé en entretenir le roi George V cet après-midi, au palals de Bucking- i ham, et on annonce par ailleurs gue air Eric Phlpps, ambassadeur britan- nique à Berlin, est parti cette nuit pour Londres.

Jean MASSIF

M. fanés arrive aujourd'hui à Paris en visite officielle

M. Edouard Benèss qui a quitté Prague hier, accompagné de Mme Benès, et de son chef de cabinet, M. Kucéra, arrivera à Paris aujourd'hui, â Il- h. 40. par la gare de l'Est.

Le miniatre des Affaires étrangères de Tchécoslovaquie vient cette fois en France comme invité de notre g-auverpameat. A 11 heureu, il sera reçu par M: Paul-Éoncour et s'entretiendra avec lui jusqu'au dîner qui sera donné en son honneur au Quai d'Orsay. Le voyage de M, ayant, dans les circonstances présentes, une haute portée politique, ce premier entretien sera complété par un certain nombre d'autres conversations que l'éminent homme d'Etat tchèque aura les jours suivants avec nos principaux dirigeants, Il &e pourrait que 3e séjour de M. Benèa à Paris se prolongeât jusqu'à mardi.

UNE FETE DE BIENFAISANCE A LA MAIRIE DU Xe

De droite gauche, M. Ftbry, Mme Chitppe. M. Verrier, m«lT« do X« Xme» ftbry» tette da X* et la reine de Pari..

A El-Goléa avec l'escadre Vuillemin

Notre tiiviqrê accueillant *Hi aviateurs sur le terrain d'attetriffage reçoit de la bauche du chef cette répontt qui résume le iucccs de la croisière Tout va bien » M. COT SE RENDRA A ALGER POUR L'ARRIVEE DE L'ESCADRE Ki-Goléa, 13 décembre.

M XorRR ENVOYÉ SFtÇtAL

L'aimable, l'émouvant décor qu'avalent, cette nuit, préparé tes indigènes à l'aérodrome Partout dey banderoles aux plus f*Tltarâtes embiiètnes et rentra de l'immense terrain arraché au désert par la main des hommes, une manière d'arc de triomphe pavoise aux trois couleurs.

On ne pouvait faire mieux, disait ce matin le lieutenant- colonel Belandan, commandant le territoire de Ghardaïa, car nos moyens aunt limitée. Comme si l'intention ne dépassait

pas la réalité dans l'échelle des qwtl»ments Ce que comprirent le3 dnquante-gîx équipages en sautant de leurs appareils. Ils arrivaient le visage fardé de sable d'une de leur plus rapides étapes. Songea que, pousaéa par le vent du aud. ils sont venus d'Adrar à El-Goléa à 200 km.-heure de moyenne, ce qui n'est tout de même pas une vitesse ordinaire de croisière. Le général V-jjllemin, dont nul n'ignore qu'il est l'exactitude personnifiée, fait aujourd'hui un sérieux écart dans son horaire. .,est pesé à El-Goléa avec une heure tf'av&nçe, exactement à 9 h. Suivent vingt. quatre avions en formation d'escadrtlia qui, souciait, se détachent sur un fond d'azur sans tache, dans un joyeux ronronnement de moteurs Seule la celIule du «pîtaEne Pennes avait quelque ennui par suite d'un accident mécaniqUe survenu au départ d'Adrar. il quittait â. peine son zinc qu'il armait déjà. une cigarette.

Vous voyez, dit-il en riant. q«e tout va bien,

J* vouô dïrài dematoce qttù peftse- de la randonnée de son escadre et comment. sans incident d'aucune sorte. grâce à l'énergie de chacun, pilotes et mécanos, la « croisiète transafricaine a magnifiquement accompli sa mission. Elle est aujourd'hui dans la ligue exacte de l'horaire idéal arrêté au départ d'Istres. Après l'escale de Touggourt, elle atteindra Tunis vendredi et Alger dimanche.

Maurice BOURDËT

UN FAUX MONNAYEUR

AG£ DE SOIXANTE-QUINZE ANS DEVANT LE JURY DE LA SEINE

{Voir d la ^atfëwe page.)

Des commissaires de police de Bruxelles

commettaient des escroqueries au procès-verbal

BruxeHei, 13 déco Petit Parisien) Nous avons aanonoé, il y a deux jours, r&iir*6taUoti pou-r- escroqueries du en chef de la pi>lic* de Schaarbeeck. Cette affaire a pris depuis lors de srajldes proportions et trois autres de police de 1 agglomération bruxeltDise viennent d'être arrétés è leur tour.

Voici quelques détails «ur cçitc bruit.

M. Pouwès, einquante-hult ane, comde police pensionné, exploitait diepuia quelquoe années un commerce d'huile pouir auto. avait comme asâocié M. Vandeinneulen, commissaire en chef de la police de Sehierbe*ek. Ce dernier ©lassait les procès-verbauTt dressla aux automobilistes qui consentaient à acheter de l'huile à 1a firme Fouwès,

Trop heureux de s'en tirer à m bon compte, les» délinquante de faire une commande d'huila à Pouwès, dont le commerce était chaque Ce commissaire se faisait, avec Commissions que lui payait son assocté en huJie-, des sommes très rondelettesCe fut le jour où le commieeaire jugea que l#g commissions étaient insufflEantesh et où le marchand: d-huile estima que le concours du commissaire de police lui était stîpftrflu. que les deux hommes se diaputerent ferme. Pouwès dénonça Vaadcnmeuien au procureur du roi. ce qui déclencha l'Intervention du parquet L'enquête démontra bientôt que d'autrés de îMrflce ee livraient au même trafic, et o'*st ainat que furent arrêtés MM. Hasebrouck, ancien commandant de la gendarmerie, commissaire de police en chef d'Ueeïr, 0L-paiBUr commiççaïre de la 5-" division de Bruxeîles,