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LE DILEMME AUTRICHIEN HITLER

OU UNION DOUANIERE Le problème autrichien reste au premier plan des préoccupations internationales. Voici vur ce sujet les xntes d'un réfugié allemand notoire, Je professeur et journaliste Gearg Bernharti, ancien député démocrate ou RrAcîistag,

Il y a un grand problème de la petite Autriche. Le chef du gouvernement italien, M. Mussolini. a reconnu très justement que ce problème ne peut être définitivement résolu que si l'on tente de le prendre par le côté économique. Son côté politique parait déjà assez peu compliqué. Il suffit, en le considérant, d'éliminer toutes les questions qui ont un rapport même très lointain avec la justice et l'équité. Il ne reste plus alors que le simple fait de la création par les traités de Versailles, de Saint-Germain et de Trianon du territoire de l'actuel Etat libre d'Autriche en tant qu'Etat autonome dont les frontières ne peuvent être modifiées qu'après entente entre les principaux Etats intéressés par des négociations devant la Société des nations. Quiconque porte atteinte à ces frontières rompt les traités. Tant qu'on ne touche pas aux frontières, il n'y a pas violation de traité comportant sanction.

Deux Etats, l'Angleterre et l'Allemagne, s'en tiennent strictement à cette interprétation formelle des traités. L'Allemagne ne fait pas con- quérir l'Autriche par ses soldats, mais elle attise consciemment au sein de l'Autriche un mouvement national socialiste dirigé contre le gouvernement autrichien actuel. Elle chauffe le foyer de l'oplnon publique avec les explosifs révolutionnaires les plus modernes le lancement par avion de pamphlets sur le territoire autrichien et la radiodiffusion de discours par les stations de Munich, de Stuttgart et de Breslau.

L'Allemagne hitlérienne entend c mettre au pas » l'Autriche, ainsi qu'elle l'a déjà fait pour Dantzig. 4 Mise au pas (Gleichshaltung) > signifie annexion spirituelle dès lors, il n'est plus besoin d'Anschluss politique avec unification des frontières. Ainsi, au point de vue formel, aucun des traités existants ne se trouverait violé, L'Angleterre a déclara qu'elle ne prendrait de détlsion, au sujet de l'Autriche, qu'au cas où elle se trou- verait placée devant un fait accompli quelconque. Elle considérerait natu- rellement la déclaration de l'An£CbIus3 comme un fait accompli. Mais peut-être l'occupation d'une ville frontière lui suffirait-elle am-j plement. Par contre, ce qui se passe actuellement ne constitue apparemment pas de fait accompli, au sens anglais du mot. La même Angleterre, si extraordinairement chatouilleuse j quand la propagande révolutionnaire soviétique se déploie dans son ile, ne manifeste pas la même sensibilité à propos de faits équivalents se déroulant loin de ses frontières.

On voit donc que sur le papier tout est bien réglé. L'Autriche doit rester souveraine au point de vue formel. La première difficulté commence lorsqu'on est contraint d'expliquer la notion de souveraineté et d'indépendance. La difficulté devient encore plus grande si l'interprétation aboutit à constater que l'Allemagne, par son attitude présente, sans avoir cependant manqué à la lettre des traités, en a violé l'esprit. Alors quoi ? Faut-il jeter la force dans la ba- lance ? Qui prendra la responsabilité des conséquences qui peuvent en découler ? Convoquera-t-on la Société des nations ? Que peut faire la Société des nations contre un gouvernement qui n'accepte pas ses décisions? Et puis, les grandes puissances politiques soutiendront-elles jusqu'à la dernière conséquence ce que la Société des nations pourrait faire si elle voulait vraiment faire quelque chose ?

Georir BERNHARD.

(Wotld copyright 1923 by Coopération and.) {La suite d la qumtritme page.)

Voir la troimiimm pagt L. que.tion du renforcement de la police autrichienne.

Les eaux d'un lac irlandais pour la seconde fois cet été tarissent mystérieusement

Dublin. 2 septembre tdép. Radio.) Les eaux du lac Naquit, dana le comté de SUgo, en Irlande, qui avaient déjà disparu le mois dernipr et qui étaient revenues dimanche, ont de nouveau disparu.

La tradition, dans cette partie de l'Irlande, veut que le lac soit à sec une ensuite, Mais cette seconde disparition provoque chez les habitants, asaez superstitieux, une grande anxiété et même fne certaine terreur.

Renonçant à l'électricité"

une ville yougoslave .'éclaire

an bougies

pour que la compagnie réduise se: tarifs Belgrade. 2 septembre {di!p. P. Paris,) refusé de baisser ses prix. Depuis hier appartements privés de Tehatehak sont éclalréa par des lampes à pétrole et des trêve, qui se déroute sana incidents, a eté annoncé par les sirènes de toutes les usines.

M. Georges Leygues est mort hier Le ministre de la Marine est décédé dans la matinée à Sairrl-Cloud, des suites d'une cruelle maladie LE GOUVERNEMENT A DÉCIDÉ DE LUI FAIRE DES OBSÈQUES NATIONALES QUI AURONT LIEU MERCREDI MATIN AUX INVALIDES

M, Georges Lcygues est mort hier 1 II h. 15 en sa villa, 82, boulevard de Versailles, à Saint-Cloud.

Dèa la nouvelle du décès, M. Albert Lebrun, président de la République, a envoyé le lieutenant-colonel Garin présenter ses condoléances attristées à la famille. Le chel de l'Etat luimême, accompagné de Mme Lebrun, est venu un peu plus tard présenter ses condoléances d Mme Georges Leigués.

Le président du Conseil s'est incliné lui aussi devant la dépouille mortelle du ministre de la Marine, ainsi que les membres du gouvernement présents à j Paris. Enfin, un grand nombre de personnalités ont signé sur le livre déposé sur le perron de la villa.

Le regretté ministre de la Marine repose actuellement dans la chambre du premier étage, veillé par des officiers de marine et par défi ami». LES CÉRÉMONIES OFFICIELLES SONT SUSPENDUES

Le président du Conseil a adressé aux membres du gouvernement le télégramme suivant

c J'ai la douleur de vous informer du décès du président Georges Ley. gues. ministre de la Marine, grand serviteur du pays-

En exécution dea décisions gouvernementales, aucune participation ministérielle ou administrative aux

différentes cérémonies et manifestations ne devra' avoir lieu avant la des obsèques.

Lea drapeaux seront immédiatement mis en berne sur les monuments- pu| bllca.

Copie de ce 'télégramme a été notifiée aux préfets par les soins du ministre de l'Intérieur.

En vertu des. ainsi arrêtée., j M- Faul-Boncour ne présidera pas aujourd'hui à l'inauguration du monu- ment élevé à Trébeurden a la gloire d'Aristide Briand. De même ni M. Micllet ni M. Guy La Chambre n'assisteront & la. cérémonie par laquelle sera commémoré, à la Voultsur-Rhone, le souvenir de M. Louis Antériou. De son côté, -M. de tfonzîe ne se rendra pas dans le Nord. LE CORPS DU DEFUNT

SERA EXPOSE

AU MINIST£RE DE LA MARINE Dès qu'il eut appris la triste nouvelle de la mort de M. Georges Leygues. M. Edouard Daladier s'est préoccupé d'amurer au ministre de la Marine des obsèques dignes des émi| nenta services qu'il a rendus à la marine françalse et au pays tout entier.

La famille du défunt avait tout d'abord exprimé au président du Conseil le désir de voir la cérémonie revêtir un caractère d'extrême simplicité et de faire transporter le corps immédiatement à Villeneuve-su r-Lat. Mais devant l'insistance de M. Dala!lier, qui fit valoir la grandeur du rôle

LE VISAGE

DIVERS

DE LA FRANCE

SOUS LA DOUCEUR DES DE

joué par son collaborateur au cours de sa longue carrière d'homme d'Etat, Mme Georges Leyguea a accepté qu'il fût exposé à partir de lundi au ministère de la Marine, où le public sera admis à défiler.

LES OBSEQUES NATIONALES AURONT LIEU MERCREDI MATIN D'autre part, les funérailles de M. Georges Leyfjueg seront des funérailles nationales. On sait que, théoriquement, des obsèques ne peuvent revêtir un tel caractère qu'en vertu i du vote d'une loi. Mais M. Daladier a pris soin de régler sur-le-champ les questions de procédure qui se trouvalent posées en raison des vacances parlementaires.

En vue d'arrêter tout de suite les grandes lignes du cérémonial, le chef au gouvernement a reçu hier soir M. de Monzie. Le ministre de l'Education nationale avait auparavant conféré à ce sujet avec les représentants des services des beaux-arts.

Il a été entendu que les funérailles se dérouleraient mercredi matin aux Invalides, dans la chapelle desquelles aura lieu la cérémonie religieuse. La dépouille mortelle sera ensuite dirigée ,sur ViUeneuve-sur-Lot, où elle sera transportée directement de la gare au cimetière.

Aux Invalides, B& Daladier pronon. cfira l'éloge funèbre du défunt. Les détails de La cérémonie seront d'ailleurs arrêtés aujourd'hui même par M. de Monzie.

PAS DE CONSEIL DES MINISTRES MARDI

Ajoutons que le conseil des ministres qui devait se tenir mardi matin à Rambouillet, a été supprimé. Il a été reporté à mercredi après-midi et aura lieu à l'Elysée à 17 neures.

gouvernement n'examinera la situation ministérielle créée par la disparition de M. Georges LeygTiea, qu'après les obsèques.

Toutefois M. Daladier va avoir dès maintenant iL désigner celui de ses collaborateurs à qui il entend confier l'intérim du ministère de la Marine, avant que le nouveau titulaire en soit nommé.

Il n'est pas impossible que ce soit M. Albert Sarraut, ministre des Colonies, qui exerce les fonctions de ministre de la Marine par intérim. Quant à l'homme d'Etat qui sera choisi pour succéder au ministre disparu, qu'il soit pris parmi les collaborateurs actuels de M. Daladier ou en dehors du ministère, il est absolument certain que sa nomination ne sera l'occasion d'aucun remaniement ministériel.

(La *uite d la deuxième page.) On aurait retrouvé le journal intime du bar Nicol&i Il

Moscou, 2 septembre (dép. Radio), Le journal Intime du tsar Nicolaa Il a été retrouvé à Swerdlowsk. Les de,nières lignes ont été écrites quelques heures avant sa mort.

M. ALBERT LEBRUN C'est débarrassé de tout l'appareil offlsagt du PrcskUdt de la République, ce visage que le publlc Ignore, mais que connaissent bien les familiers et lea intimes de M. Albert Lebrun. Ce visage, nous le retrouvons au chàteaa de Rambouillet où le chef de l'Etat achève ses vacances.

000

Gris et morne et d'un style sI lourd qu'alourdit encore sa grosse, son énorme tour pansue. le vieux château rafistolé, rapiécé n'apparaît point, au premier abord, comme un séjour enchanteur- Il s'offre avec un air rébarbatif que ne démentent point, à l'intérieur. ses salles nues et froides. L'une d'elles, pourtant. détonne par son luxe. Des artistes y ont prodigué sur ses portes et sur ses murs des ciseeu plein bols avec une précieuse fînesse, une légèreté admirable, une rare magnificence.

Mats, la grille du château franchie, Il y a. caché aux yeux du passant, ce merveineux parterre où, parmi les gazon5 verts. se joue la plus douce, la plus éclatante, la plus tumultueuse, la plus somptueuse féerie de couleurs et de lumière. .Il y a le parc avec ses grandes voûtes, plus' ombreuses que celles de Versailles. Il y a les canaux et le grand bassin où, les ailes déployées, voguent les cygnes In-dolents.

Et ced excuse cela.

Les vacances de M. Albert Lebrun se pass ent à Rambouillet. comme à Mercyle-Haut, dans le calme et la paix selon un ordre régulier et quevrtMï ne trouble. 000

Le Président de la République se lève à 6 heures du matin. Invariablement. Une heure après. il se met au travail. Seul dans son cabine. il parcourt lez lourna il lit les dépêches et les documents qui lui ont été remis. il écrit, examine les rapports et signe les pièces officielles que la « valise » présidentielle a apportés de Pari*,

Ce travail achevé, M. Albert Lebrun quitte le château. Au sortir de la vieille et sévère demeure, il trvuve l'impression de J'air pur et frais du dehors, le sourire des fleurs, la sérénité des eaux, les grands horizons boisés. la lumière et l'espace. Il contemple un moment le merveilleux spectacle qui est là. devant ses yeux. Et puis Il part.

IL part pour une petite promenade, une toute petite promenade de du à douze kilomètres, la bonne promenade matinale où s'éprouvent les forces physiques et morales. Un ami l'accompagne, le xuétaire général de la présidence, fidèle collaborateur M. André Magrr. ou un officier de la maison militalre. Parfois Il est seul seul avec un livre autre ami. Le parc ne suffit point à l'infatigable marcheur qu'est M. Albert Lebrun, Il lui faut la foret. la forêt solitaire, endormie et un peu farouche qui M'ouvre ses portes qu'aux hôtes du château. ̃"̃'̃'

Une allée se présente large et qui offre des perspectives imprévues. Mais, peu à peu, elle se rétrécit, la voútc des arbres se referme au-dessus d'elle et l'on ne marche phu que dans des sentiers humides, feutrés de mousse. Elle aboutit enfin à une sorte de carrefour qui sent boa la menthe et 1 œillet sauvage et que longe.

en E an an t. insoucieux et pacifique, un mince filet d'eau.

Jean Rogier.

(La suite à ta quatrième page.)

L'aviateur de Pinedo carbonisé à New-York en s'attaquant

au record du monde de distance

L'as italien venait de prendre le départ quand l'accident se produisit

L'AVION ACCROCHA UNE PALISSADE CAPOTA ET PRIT FEU

New-York, 2 septembre (dép. Havas.) L'aviateur italien marquis de Pinedo a'est tué ce' matin à l'aérodrome de Floyd Bennet, quelques secondes après avoir pris le départ en direction de L'Europe.

Au moment de s'envoler, après avoir roulé pendant 2.000 pieds, son appareil a heurté une palissade de fer. s'est retourné et a pris feu. Le pilote a sauté, mais Il n'a pu se sauver. Les efforts des témoins sont restés égale. ment vaina. On a retrouvé le corps affreusement carbonisé, pour ainsi dire méconnaissable.

L'accident est attribué au poids important d'essence emportée 1.027 gallons.

De Pinedo, avant de s'envoler. avait déclaré aux Journalistes qu'il avait Bagdad et de battre ainsi le nouveau record de vol en ligne droite détenu par Codos et Rossl.

La genèse du raid

Londres, 2 septembre.

D| NOTRE COBBEaP0Nl>S.t."t FASTICCLISR Avant même que d'avoir été entrepriee réellement, la tentative du célèbre aviateur italien. le marquis de Pinedo, contre le record mondial de vol sans escale en Jigne droite et à lon^urt dis.tance établi le niofe 'dernier ;j ir Codoa

et Rossi a donc été tragiquement interOn se aouvient qu'au lendemain même de la magnifique victoire de Codoe et qui ravirent aux Anglais le record existant en se rendant d'un seul coup d'alle de New-York à Rayak, en Syrie. le de Pinedo déclara qu'il il essaierait de faire mieux. Il se trouvait à ce moment en Amérique où, pour s'assurer une plus grande liberté de mouvements, 'Il se faisait appeler M. Smith. Depuis Ion. il se préparait avec le plus grand soin à la grande entreprise qut, si elle réussissait, le mènerait de New- York Bagdad, tout au moins.

Secondé par le capitaine H.-V. d'Annunzio, fils du poète-aviateur Italien, 1J mettait au point son appareil, le monoplan Beilanctt, muni d'un mot.eur de 525 chevaux, pouvant transporter 4.725 litres d'essence, ayant une vitesse horaire moyenne de 225 kilomètres et un rayon d'action de 12.000 kilomètres, soit une distance à peu près égale à celle de New-York à Karachi (Indes). L'avion était également muni d'un altimètre extra-sensible relié à un mécanisme qui devait lancer un jet d'eau froide sur le visage du pilote au cas ou celui-ci, gagné par le sommeil. Iais3«ra.ït sa machine descendre à une altitude dangereusement basse. Enfin, il y avait à bord un pilote automatique analogue à celui qu'employa l'Américain James Mattern durant son vol récent autour du monde. Ce n'est qu'à la toute dernière minute que le marquis de Pinedo avait annoncé qu'il prendrait son vol ce matin à l'aube, (La suite à la cinquième ,page.) LE PACTE ITALO-SOVIETIQUE A ÉTÉ SIGNÉ HIER A ROME

Nous avons annoncé que les négociations engagées entre l'U. R. S. S. et l'Italle pour la conclusion d'un pacte d'amitié, de non-agression et de neutralité, analogue à celui qui a été conclu entre la France et la Russie, avaient abouti.

Le pacte ainsi élaboré a été paraphé hier, à midi, au palais de Venise, par M. Mussolini et M. Potemkine, l'ambassadeur de l'U. fi. S. S. à Rome. On en verra l'essentiel plus loin. Soulignons seulement qu'il ne contient pas de clause relative à la définition de l'agresseur. Au fait, par ce traité, l'Italie semble avoir surtout cherché des garanties en ce qui concerne les accords conclus par l'U. R. S. S. avec les pays de la Petite Entente et à assurer son ravitaillement par la mer Noire en pétrole, charbon et grains. Et, de son cOté, 1a Russie trouve les mêmes apaisements quant à sa liberté d'action envers l'Allemagne.

Un dimanche assez beau Si la chaleur est bien diminuée d'une part, et si d'autre part le ciel est plus chargé de nuages. le temps n'en reste pas moins plutôt beau. Il en sera de même Ce dimanche où le temps, un peu nuageux, présentera de belles cclaircies, «t où il n'y aura que peu ou pas d'ondées, sauf de bien légères et assez rares dana le Nord-Est. Les venta souffleront du nord, faibles, sauf dane le sud-est dit pays où le mistral s'élèvera. La température ne variera pas beaucoup.

L'anticyclone persistera aujourd'hui sur l'entrée de la Manche (770 mm.), tandis que des dépressronâ couvriront rune le sud de la Scandinavie, et l'autre le sud Ce la Pologne cette deinlèfe s'étendra jusqu'au golfe de Gène. et amènera le mistral prévu, tandis que c'est l 'action* de la "première qui pourra causer quelques codées -dans Je Nord-

LA MÈRE DE VIOLETTE NOZIÈRES A QUITTE HIER MATIN L'HOPITAL Elle va reprendre des forces à la campagne

Kme â*&t-Aiitolne

A 90 kilo à l'heure le rapide Paris-Vintimille broie une auto

sur un passage à niveau Lmû finit occupant* Je la dent cinq mnfanttt unit tait sur Im coup Cet affreux accident, qui *Tett produit à semble imputable à une qui ̃ cédé aux sollicitations du klaxon Dijon, 2 septembre.

DK NOTRE BNV0TÉ SPÉClAi

Un accident, dont l'horreur a été rarement atteinte. s'est produit aujourd'hui au passage à niveau de la grande ligne du P.-L.-M. de Nuits-SalntGeorges, à kilomètres de Dijon. Un rapide qui marchait à 90 kilomètres à l'heure a tamponné et broyé une auto dans laquelle avaient pris place huit personnes. Tous ces voyageurs ont été tués sur le coup. Voici les circonstances de cette catastrophe qui a provoqui une vive émotion dans toute la région

Le conducteur de la voiture, M. Pierre Belfn, âgé de quarante ans, fabricant de liqueurs à Prémeaux, quittait cet après-midi son domicile pour aller se baigner dans la Saône, à Glanon, village situé près de Seurre. Il emmenait avec lui sa femme, Mme Lucette Bellin. trente-quatre ans; leurs quatre entant: Vivianne, neuf ans Madeleine, sept ans Lucette, quatre ans Daniel, trois ans, et leur domestique, Mlle Marie Zocante, dixneuf ans. En outre, M. Belin avait consenti à prendre avec lui la petite Claudette Picavet, douze ans, fille de M. Picavet, professeur d'anglais au collège Rollin, à Paris, demeurant 51, rue de Passy, actuellement en villégiature dans la Garonne, qui l'avait confiée à une parente demeurant à Préifl-eaux,

Le beau temps aidant, 1a partie s'annonçait comme devant être des plus agréables. Il était 15 h. 4a lorsque la voiture de M. Bajin se présenta au passage à niveau n* 185, situé à une vingtaine de kilomètres de la gare de Nuits-Saint-Georges. Comme le rapide 11 Paris-Vintimille allait passer, la barrière était baissée ainsi que l'exige d'ailleurs le règlement. Mais la gardebarrière auxiliaire, Mme Villeret. âgée de vingt ans, qui, depuis le 1" octobre dernier, assure entre 15 et 18 heures le service de la titulaire, Mme Persil, crut pouvoir céder aux instances de l'automobiliste qui, par des coups de klaxon répétés, exprimait le désir de passer. Ce fut ce geste de complaisance de l'employée qui coûta la vic aux automobilistes.

(La suite à la cinquième page.) À Chauny, un mari jaloux blesse sa femme et s'enfuit

Le Critérium des « Au est gagné par Charles Péliesier

Le à h

iVoir pafffl 7.)

Tandis que M' Giraud, à la Petite Roquette, avait avec sa cliente un entretien pathétique, le juge commençait à entendre de nouveaux témoins

Les anciens amants de Violette Nozières sont unanimes à prétendre, à présent, qu'ils la connaissaient à peine

On a peine à croire, le calme revenu. après la' dramatique confrontation entre Mme Nozièrea et sa fille Violette, dont nous avons donné tous les détails, qu'une scène aussi anormalement bouleversante ait pu se dérouler dans le cadre froid égayé par quelques toiles claires du bureau directorial de l'hôpital Saint- Antoine.

L'aspect n'en a pas changé. Seul, le fauteuil oreillettes, qui avait été apporté pour que Mme Nozières y prit place, a été retiré.

C'est dans ce bureau, on le sait, que Mme Noziéres a connu des instants

Va 4m Wwhu, M. Pierre X-jbm«0U

infiniment douloureux. si douloureux que. à. peine reconduite dans sa chambre, au pavillon Desprês, elle n'a «u qu'une pensée goûter un repos pro-

fond, ab»olu, loin de toute agitation. Certes, elle ne pouvait que se louer de toutes les attentions, de tous les soins dont elle avait àté entourée & l'hôpital Saint-Antoine, mais commect empêcher que ses souvenirs les plua pénibles fussent liés à cet établissement ?

lentement, la confrontation terminée, on avait ramené Mme Nozières, toujours, ainsi que nous l'avons dit. sur le brancard roulant sur lequel elle était venue dans les locaux dfrectoriaux,

Le pouls était demeuré assez faible pendant une partie de l'après-midi. Puis, vers 18 heures, elle sommeilla, brisée de fatigue. A son réveil, le médecin qui la soigne depuis une dizaine de jours la trouva en bien meilleur état, faible. certes, mais nerveuse, mats décidée il résister. En tout cea, pas de ftèvre. Le médecin ausculta. Mme Nozières avec le plus grand soin. I1 lui demanda et elle a.vatt un désir Manifester.

Je voudrais, dit-elle, aller me repoeer loin de Paria. Mon neveu et mon beau-frère m'emmèneraient.

Etant donné l'amélioration constatée, il ne pouvait être question de s'opposer à ce désir.

Hier mattn, l'amélioration persistait et après les consultations, à 9 h. 30, aprèa un nouvel examen médical, Mme Nozières quittait l'hôpital SaintAntoine, accompagnée de son beaufrère et de son neveu. Un taxi pénétra sous la voûte et avança jusqu'au pavillon d'où, sortait la mère infortunée. soutenue par ses parents. Ce fut bref. Personne ne remarqua Je départ.

Maintenant. Mme Nozières se repose, dans une retraite sûre. veillée avec soin. Sa convalescence, assuret-ûn; sera longue. Peut-être auaai, dans le disait M.' Henri Géraud, voudra-t-etle maintenant songer au difficile pardon. M' Géraud à la Petite-Roquette M* Henri Géraud est allé hier il h. 40 rendre viaite, aeul, Violette Nozières à la Petite-Roquette. La Jeune parricide avait passé une très mauvaise nuit, et c'est le teint blftme et