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L'ALLEMAGNE

A ADRESSÉ A ROME SON ADHÉSION

i' AU PÂOT^A QUATRE Un comité de juristes travaille ù Genève à la dernière miae au point du texte

AT. voii HebbpI,

d'AlIenaajrnfc à H* me

Rome, 31 Tnai.

H NOTRE COBaEBFaWDAîTE ttBTKVU»

On enregistre dans les miiietiK diplomatiques romains avec une satisfaction manifeste deux faits qui juatifient ïa confiance avec laquelle on attend la conclusion des négociations relatives au pacte â quatre déclaration de M. Daladier à la Chambre et le communiqué Officiel du secrétariat de la Petite Kntente.

Dans Ea réponse faite par le président du Cooaeil français aux députés qui l'ont interpellé sur le pacte à quatre, on se pïajt à reconnaître l'intention ferme des milieux dirigeants français d'adïiërer au mouvement général en faveur de la pacification européenne.

quant au communiqué de ta Petite Entente, il démontre que ce groupement s'est inspiré des assurances qui lui ont été fournies sur la portée de l'important instrument diplomatique pour renoncer à une opposition de principe.

L'adhésion de l'Allemagne au projet sur lequel la France, l'Angleterre •~ et l'Italie étaient tombées d'accord a été connue ce matin à Rome. En réallté, cette adhésion était arrivée hier soir à 11 heures b, l'ambassade d'Allemagne* au cours de la réception donnée en l'honneur de M. Gœbbela. de M. Mussolini le texte du phonogramme qu'il venait de recevoir de la Wiîneimatrasse.

Dans tes milieux diplomatiques romafna, l'attente est donc vive pour le résultat du travail auquel se sont adonnés dès cet après-midi les Juristes des gouvernements intéresses réunis a Genéve pour donner la dernière main au texte du pacte.

Aux dernières nouvelles, la France .ferait, paraît-tl, quelques objections qui nécessitent de nouvelles prises de contact et seYaient susceptibles de provoquer quelque retard dans la paraphe de l'accord.

Théodore VÀÏTCHER

LE CONSEIL PERMANENT

DE LA PETITE ENTENTE

FIXE SA POLITIQUE

Prague, 31 mal i,dêp.- Petit Parisien.! A l'issue de leur réunion de cet après-midi, le trois ministres des Affaires étrangères de la Petite Entente ont fait connaître que leurs délibérations avaient porté sur les questions de politique générale restant à résoudre et sur l'organisation du secrétariat permanent de la Petite Entente.

La Première question qui s'est impo- sée à leur attention Il été celle des principes qui devraient guider les délé- gations de leurs trois pays lors de la conférence économique de Les ministres se sont prononcés, suivant les termes de la déclarations communiquée à la presse pour l'abolition complète des dettes do guerre, sans laquelle l' assaini s sèment flnaucler de l'Europe est impoasibïe le retour à la stabilité de certaines monnaies, la disparition progressive des entraves au commerce international, notamment des mesures restrictives pour les devises et les prohibitions d'importation pour une liberté économique des échanges, opposée à l'idée malsaine et irréalisable dp l'autarchie économique enfin pour l'adoption par la conférence de Londres du point de vue constamment soutenu par Les conférences des Etat:! agricoles de l'Europe centrale et orientale au sujet d'un traitement préférentiel pour leurs produits agricoles.

Les ministres se sont ensuite occupés des rapports des trois pays avec les autrea nations européennes et ont pu constater leur complet accord « Eo ce qui- concerne particulière^ment la Pologne, les Etats de la Petite Entente conttnuerent de pratiquer la mime politique d'amitié basée sur la communauté d'intérêts.

tauant à la Russie soviétique, la Petite Entente prend acte avec satisfaction de l'attitude commune à ]'égard de certains problèmes de la conférence du désarmement et envisage avec confiance l'évolution de leurs rapports futurs.

PÀ5QUIER

Un début de juin chaud et orageux Le début de juin sera asseï; chaud et asaez orageux sur toute la France où lcs vents, gêné paiement falblea, viendront du sud. Le beau temps ne revient donc pas encore et, d'ailleurs, une dépression assez importante, QUI recouvre le nord-ouest de l'Eurppe, ne permet pas de prévoir encore un prompt rétablis se m eut ou temps. Il fera, toutefois, un pou plus chaud que durant lea derniers jours de maL

LA CONFÉRENCE MONDIALE La délégation

des Etats-Unis

puissamment montée est partie pour Londres Now-York, 31 mal.

La délégation américaine à la conféTeûce économique a. quitté Washington ce matin et s'est embarquée cet aprèamldi sur le paquebot President-Roaaevedt. Elle était dirigée par le secrétaire d'Etat M. Cûrdell Hull, accompagné de M. Key Pittman, président de la commission des affaires étrangères du Sénat, et de M. Sam McReynolda, préaident de la commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants.

Trois délégués officiels le sénateur Couzens, l'ancien gouverneur Ces et M, Ralph Morriaon rejoindront la délégation à Londres dans quelques jours.

Dix-neuf experts se sont emharqués avec la délégation, Ce seut chiffre suffi rai à indiquer l'importance que le gouvernement américain attache à la conférence économique. On retrouve parmi eux des noms connus comme ceux de MM. Rex Tugwell, saua-secrétaire à l'Agriculture Herbert Feis. conseiller économique du département d'Etat,; Ednaund Dayp etc. Mais deux membres de ce petit groupe de conseillers techniques. tous deux membres du 4 Brain Trust s du président Rooaevelt, sont appelas 8 jouer un rôle prépondérant. Ce sont MM. William C. Bullitt. assistant spécial du secrétaire d'Etat. et James Warburg, un jeune banquier qui porte le titre de conseiller financier de la délégation. Cette importants délégation va a Londres essayer désespérément d'arriver, avec les autres puissances. à un accord dont on attend un redressement économique mondial.

Deux tendances

Deux politiques entre lesquelles les 1 Etats-Unis devront choisir comme]2cent à se dessiner. L'une est fondée sur les accords tendant a faIre remonter 'le. prix. à les barrières douanières, à multiplier les échanges. L'autre, laissant entièrement hors de cause l'étranger, se propose de surmonter la crise par des mesures purement domestiques et principalement par une plus grande dévalorisation du dollar, un contrôle des Industries, etc. Les deux politiques ont leurs partisans au sein du gouvernement. Parmi les partisans de ta méthode internationaliste figurent incontestablement M, Cordell HuJI, M. William Bullitt, M. James Wa.rburg. Tandis qu'ila ae rendent à pied d'œuvre, les autres, notamment M. Raymond Mo^ tey, secrétaire d'Etat adjoint, qui passe tionaliste, restent à Washington. Si les internationaliste 3 n'obtiennent pas à Londres les résultats qu'ils se sont assignés, les nationalistes restés à Washington le président à user des pouvoirs discrétionna.ires qui lui ont été conférés pour sortir les Etats-Unis de la crise par leurs propres moyens ?

Cegt ce que l'avenir dira.

M. Hall optimiste

Il ne fait de doute en tout cas pour personne ici que 1a délégation amérlcalne à Londres s'efforcera d'aboutir rapidement. Les déclarations de M. Cordeïl Hull au moment de son départ sont significatives à cet égard. Il a exprimé l'espoir que six à huit sewaines seraient suffisantes pour régler les questions principales figurant au programme de ta conférence. Indiquant que les résultats des accords envisagés doivent être bienfaisants à l'ensemble du monde, i1 a déclaré qu'il escomptait qu'il n'y aurait pas de longs et pénibles marchandages. Ce robuste optimisme ne sera-t-il pas ébranlé par la réalité des problèmes qui se présenteront à Londres ?

il ne semble pas que la question des dettes de guerre dnive progresser avant l'arrivée de la délégation en ïCyrope,

Pierre DENOYER

M. Stimson présiderait la commission de conciliation franco-allemande

On annonce officiellement que le gouvernement al!emii.nd et le gouvernement français ont été d'accord pour offrir à M. Stimson, ancien secrétaire d'Etat des Etata-Unia, la présidence de la commission permanente de conciliaLion prévue par la convention d'arbi.trage entre î'Aïlemagne et la France comprise dans les accords de Locarno Signés OU paraphés le 16 octobre

LE VOTE

DU BUDGET ;W. Daladier a négocié lui-même avec les commissions des deux Assemblées pour obtenir Vûccùïrà nécessaire sur la question du pétrole, point litigieux le plus important

Au moment où aliaient se dérouler au Parlement lA dernière journée et la dernière nuit de la navette du budget de l'accord final entre le Sénat et la Chambre apparaissait comme certain. Entendu dans la matlnée par la commission sénatoriale part à M. Daladier de l'excellente lin-

M. Régnier

pression qu'il rapportait de cette entrevue quant a l'issue du débat. La nuit précédente, en effet, la Chambre avait fait un pas dans la vole de la conciliation en acceptant le texte dû à l'initiative de la Haute Asaemblée et réduisant de 5 ,o les dépenses de l'Etat- Ainsi diaparpjsaait l'une des deux principales divergences qui subsistaient jusqu'alors entre les deux Assemblées. Restait l'autre point capital de friction le monopole du pétrole.

Sur cette question, de beaucoup la plus épineuse, le Sénat, hier aprèsmidi, ne céda point. il disjoignit pour la troisième fois l'article que la Chambre, de. son côté, n'avait pas encore voulu abandonner. Mais M. Daladier annonça, au milieu ue vifs applataïisaemenEs, qu'il < rechercherait une transaction honorable et équitable entre les deux Assemblées en faveur

M. Jacquier

de laquelle il posent la question de confiante ».

Cette transaction, le président du Conseil vint, en compagnie du ministre du Budget, la proposer au début de la soirée à la eummiasiott des finances de la Chambre. Elle consistait dans un texte que M. LassaHe avait proposé, au commencement de l'examen du budget, à la commfsslon, mais qu'elle avatt repoussé. Alors que farticle auquel la Chambre entendait jusqu'ici s'en tenir spécifiait de façon Impérative qu'une commission <r ficelait, les conditions du fonctionnement du mvnopole d'importation des pétroles >f le texte présenté par M. Daladier stipulait seulement qu'elle les Malgré l'insi&tance du président du Conseil, prêt à pnser la question de confiance à la Chambre, polo au Sénat, en faveur de cette transaction, la commission des finances la repoussa par 16 voix contre 15, les commissaires socialistes s'étant divisés. En effet, MM. Ftenaudel, Marquet et Ernest Lefont avaient. voté « pour a, tandis que M. Lévn Blum avait voté contre e ainsi que MM. Vlneent Auriol, Vadlère, Monaet et Jules Mach.

i» (La suite Ia deuxième page,)

La commission du désarmement va s'ajourner au 27 juin

Genève, 31 mal.

ne -Olim EKVOY* SPECIAL

Le bureau de la conférence du désarmement a tenu ce huis clos, de 17 heures à 20 h. 15, une de sés séances les plus mouvementées. La question qu'il avait à résoudre était îa suivante « Convient-il, en raison de la prochaine réunion de la conférence économique mondiale de Londres, d'intermmpre les travaux de Genève et, dans l'affirmative, dans quelles conditions doit-on procéder à leur ajournement ? M. Hendergon, qui prévoyait une dure bataille, avait donné les ordres Ion plus sévère, pour qu'un seul délégué par puissance représentée fût admls dans la salle des délibérations. Il espérait sans doute, en réduisant au strict minimum 1e nombre' des membres participant aux débats, arriver plus aisément à un accord.

Cette consigne extraordinaire donna lieu, naturellement, à de vives proiestatïons, et le premier à l'enfreindre ayant été la ministre de l'Air britannique, lord Londonderry, force fut bientôt au président de lever son interdiction et d'autoriser la présence de deux représentants par pays. En revanche, les portes furent impitoyablement fermées aux experts et aux fonctionnaires de la S. D. N, et, pour que le aecret de la discussion ne filtrat pas au dehors, le silence le plus complet fut demaadé à tous les délégués. TI est à peine besoin d'ajouter que cinq minutes après la séance personne n'ignorait rien des décisions prises, à savoir

Qu'amsitôt terminée la première lecture dn projet britannique, c'est-ddire dans Le premiers jours de la semaine prochaine, la commission générale s'ajournerait jusqu'au 27 juin au moins, le bureau. et les comités techniques poursuivant ici dans l'intervalle Véiaboration de la convention qui lui serait clora soumise en deuxième lecture et qu'on voudrait lui voir adopter avant la fin de juillet Telles sont les grandes lignes de la résolution qui sera soumise dès demain sans doute s, la conférence, 0t dont la rédaction n'a été rien moins que commode.

Accrochage* successifs

Le premier accrochage s'est produit dès la première question poaée La commission générale doit-elle ou non continuer siégez ? M. Norman Davta, en effet, eût souhaité qu'on poursuivit la discussion en deuxième lecture et que dans les quinze prochains jours on adoptât un embryon de convention. On eût ainsi créé cette atmosphère de détente et môme* de-toanOana que le gouvernement de Washington estime nécessaire de réaliser pour que s'ouvre et progresse dans des conditions favadiale.

li va de soi que cette manière de voir était partagéé par le préaident et Ia délégaüon britannique.

L'immense majorité des membres présents estima au contraire Impossible d'arriver en un aussi bref délai, après une première lecture aussi rapide que celle qui vient d'avoir tieu et avec un aussi grand nombre de points importanta restés en suspens, à un pareil résultat. Ce fut notait- ment l'avis de la délégation français. Le porte-parole de la Petite intente auggéra, dana ces conditions, d'ajourner purement et simplement les travaux de la conférence Jusqu'au 2 juillet, date à laquelle la commission générale se réunirait à nouveau et 3,attaquerait alors à la deuxième lecture du projet britannique de convention. Cette proposition, toutefois, n'eut pas plus de succès que la précédente, le président Henderson, et avec lui les délégués angîo-aaxona, tenant à éviter une interruption qua les circonstances pourraient peut-être obliger Plus tard à prolonger et qui serait de nature à provoquer de la part de certaines délégations, celle du Reich par exemple, de graves complications. Un comité des neuf ?

Pour r écarter cet inconvénient, M- Henderson suggéra donc de faire constituer par la commission générale, dèa que cette dernière aurait terminé la première lecture du projet anglais, un comité de rédaction de neuf membres qui procéderait. en tenant compte des débats qui viennent d'avolr lieu, des travaux des comités techniques et des amendement déposés par les diverses délégations, une mlse au point du projet de convention. Albert JULL1EN

(La suite A da troisième page.)

HYPERION, A LORD DERBY, GAGNE LE DERBY fEPSOI

M. Jesse Straus

le nouvel ambassadeur des États-Unis en France est arrivé hier a Paris Le Havre, 31 mal (dêp. Havas.)

Le paquebot américain Manhattan, arrivé ce matin dans notre port, amenait, entre autres passagers de marque, H. Je3se Straus, le nouvel ambassadeur des Etats-Unis à Paria, qui vient prendre possession de son poste. L'ambassadeur, qu'accompagnait Mme Straus, fut salué à bord par MM. René BoufCet, sous-préfet, représentant le gouvernement et le ministre des Affaires étrangères t Lattg, premier adjoint, représentant M- Léon Meyer, député-maire, empêché; F,dwin Kemp, consul des Etats-Unis au Havre, et, venus spécialement de Paris, MM. Théodore G.- Mariner, conseiller d'amba.5aade et chargé d'affaires: Finkney-Tuek et Regers, secrétaires d'ambaaaade.

Déclarations de M. Straus Avant de débarquer du Manhattan, .M. Straus, recevant les repréaentants de la presse, leur a fait les déelaratiens suivantes Je n'ai guère besoin de vous dire toute ta. satisfaction et tout le plaisir que J'ai à mettre pied sur- le 3ol de France en cette occasion et à la veflle représentant accrédité de mon pays Fraftc&etJ.e.jîsaB.iSLfïap<;ftîa ne me sont bonne fortune de visiter ce pays en maintes occasions, et, en ce faisant, j'al senti que fêtais arrivé à canneltro et à comprendre, jusqu'à un certain degré tout au moins, la Dation que da si Oûm-

M. et lame *trt.l% Photo*r*phU» dam le Jardin de l'amt*M<j*4e

breux liens, tant Historiques ouTlntellectueb. lient à mon pays. La pensée que le devoir d'augmenter ces liens de confiance et de bonne volonté m'a éU confié m'est infinlment précieuse et f apprécia toute l'étendue de la tâche qui est devant moi.

Il m'est particulièrement agréable d'avoir l'occasion de les représentants de la presse française et américaine; Je me rends parfaitement Compte de 1'ïmportfl.nce des devoirs qui vous incombent, car, s'il est de votre ressort de consigner tes. événements poïJtJqu&a et économiques du jaur, j'ai le que, par, une interprétation impartiale et fidèle de ces événements, Il est en votre pouvoir de eontrit>ver, dans une grande mesure, il une. meilleure entente entre la. deux natiens et c'est un fait que je considère de la plue haute importance à ce moment critique des affaires mondiales. est mutile que je vous assure que voua Compter sur mol pour faire tout ce qui est en mon pouvair pour faciliter votre tâche.

VARRIVÉE A PARIS

Le train Vrangatlantique: amenant M. Straus à Paris est entré en gare Saint-Lazare à 11 h. 49.

L'ambassadeur a été salué à sa descente du train par MM., de Pouquiéres, directeur du protocole, représentant le Président de la République Gernla tn -Martin, ancien ministre des Finances, ami peraonnej de M. Straus; par tout le personnel de l'ambassade groupé autour de M. Leu Kenna, Consul général; par te capitaine Le&reton, attaché naval MM. Chardon, président du conseil d'administration du réseau de l'Etat; Unbewast, commissaire divisionnaire à la gare 3aJnt-La ta re.

Un garçonnet remit à l'itmbaaaadrica une magnifique gerbe de Reura. L'ambassadeur et Mme Straus subirent avec une bonne grâce charmante le feu du magnésium, puis gagnèrent leur voiture, qui les conduisit «uasitôt avenue; d'Iéoa.

Hyperion » ramena aprfrii m victoire par lartf ïtttrbf

« Hyperïan » ïftmehé après as victoire par lord Derby

Londres, 31 mai,

M NOTEE COHRESPON-QAWl FASÎICULlfift La plus grande course plate de l'an. née comme aussi la plus populaire, le Derby, s'est courue aujourd'hui à Epaom. Elle a été favorisée par un tempe splendide qui a démenti toutes les prévisions météorologiques de la veille et s'est accompagnée des mille acèties pittoresques qui donnent t cet événement un caractère et une physio- nomie uniques dans la vie do peuple anglais).

La foute, aujourd'hui, dit-on, n'a pas atteint son chiffre record.

Le roi et la rein! sont arrivée de eu auto avec le duc et la au- chesse d'York, le duc de Gloucester, la princesse royale et son mari, lord Harewood, J> prince Je Galles et son frère. la prince George, venus directement de Fort Belvédère, résidence de cam- pagne du prince héritier, attendaient lea souverains dans 1a tribune royale, L'arrivée du monarques, quelque peu retardée par l'énorme trafic qu'un Inspecteur de police dirigeait par "ÏY S. F, du haut d'un autogire, été saluée par acclamation^ de 1a multitude. Après la. parade des concurrents de vant les tribunet, les chevaux sont al- les se ranger à la corde. Il y avait vingt-quatre concurrents. Quelque. flot- tements dans la mise en ligne, mais départ magnifique, et bientôt le « They are oit » (ils aont partis !) court à travers la foule sur toute l'étendue des (La suite d la troisième page.)

POUR ET CONTRE Voici le le grand mois de Paris, le grand mois de la grande saison et des grandes semâmes, le mois du Grand Steeple et du Grand Prix.

On veut espérer qu'il sera brillant, élégant, lég-r et de ciel clair. On nous dit que Certaines capitales, et Londres et Rome spécialement sont, malgré la .crise. joyeuses, vibrantes, animées, dép£rtsiéres Et luxueuses. Paris. capitale liée du plaisir. du goût; des modes et des fëtea, ne va pas laisser faiblir son renom. Le .grand mois de Paris, n'et déplaise à notre seigneur Fisc cet empêcheur nationale de danser en rond sera digne de Paris. Donc, il sera prestigieux. Nous des fct's, et des, fêtes de qualité. et des fêtes de choix. Et Auteuil, et Longchamp. les deux- plus beaux hippodromes du monde, Connaîtront leurs succe. açcQutuinéa. Il n'est pas que des chevaux de pur sang. Il est aussi une grâce. un cHk de pur sang. Le chic de pur sang est de France.

Une des plus jolies fêtes de la grande saison de Paris est. maintenaat. le gala aanud: donné au bénéfice de la maison de santé des gardiens-de la paix. Ce gala, organisé avec autant de dévouement que de bonheur par Mme jean Chlappe. ouvre, si l'on peut dire, noa grandes Semaines. I1 va avoir lieu dans quelques Jours, et le crois bien savoir qu'il sera, cette, saison, d'un éclat, incomparable. Or il est juste, il est élégant: qu'un des grands soirs de. Paris mit dédié à nos fidéles et simples agents.» C'est, en effet. à ces braves gens que nous devoflî de ne pas avoir à craindre l'autre Grand Soir le Grand Soir de la grande misère et de la grande folie.

Il est juste, il est élégant que Paris ne s'amuse point sans penser ceux qui Jut permettent dé vivre en tranquillité et de s'amuser quand il lui plaît–

Sous l'influence d'un chef actif, sympathique, < à la page *̃' nos gardiens de la paix qui gardent, tu effet, notre paix quotidienne savent amurer leur diEBcîle avec bonne humeur. patience et empressement.

le ne dis pas qu'en temps de manifestations, ils soieat toujourit. bénis par les manifestants. Je ne des pas que les contraventions qtt'ils dresssnt soient agréables à ceux qui les subissent.

Mais. dans l'habitude de la vie. les relations entre les Parisiens et les agents Sont amicales. De part et d'autre, il y a Pariaiens comprennent que le métier d'agent n'est pa: toujours facile-. Les agents comprennent que le métier de Part. sien n'est pas de tout repos. On s'ar- range^. On s'entend.

Et la règle du feu n'a pas changé. Ceux qui. fidèles à une tradition autour.. d'hui finie, se plaisent encpfe à brtjcar- der les flics :sont les premiers & faire appel à eux. < M'sieu ragent M'sieu l'agent I. bien poliment, des que la moindre survient dans la rue-, Maurice PiiftX,

L'incendiaire de Beauvais bénéficiaire d'un non-lieu est dénoncé par sa femme Beauvais. 31 mai.

Une affaire qui f1t grand bruit, Van dernier, et qu'on croyait oubliée puisqu'un non-lieu était intervenu, vient, sur un aouveau coup de théâtre de rebondir.

On se souvient qu'un incendie éclata à Beauvais au cours de la nuit du 10 au 11 avril 1932. Le faut pxit ra^ance dans le studio du photographe Raoul Marchand, puis sagna deux grands Le sinistre ae propageant^ on dut faire appel aux pompiers de Parla car un quartier de la vilie. Les dégâts s'élevaient à huit millions.

Dès l'ouverture de 3'enquâte. deg soupçons pesèrent sur 1e photographe avec la justice. Mala Marchand tint téta aux enquêteurs.

En dépit du témoignage in extremis volontairement le feu au studio Marchand bénéficia d'un non-lieu.

Mal condamné entre temps pour coupa et blessures à officier ministériel à deux ans de prison, Marchand devait ftre remis en liberté ear il demanda de subir sa peine en cellule. Or cette libéfi qui n a réussi à faite parvenir, à plusieurs reprises, des lettres dans lesquelles il menace de mort. Cette crainte a Incité Mme Marchand à aller avouer toute Ja véritfr au commissaire, Mon mari. a-t~*Ue dit, furjeux de voir ses créanciers assiéger notre porte. avait Juré que, pour les embêter, il mettrait le feu à son studio. Le 10 avril 1932, vers 23 h. 30, après m'avoîr dit qu'il était décide tout faite flamber, m'enferma dans mon appartement et descendit dans son atelier en emportant un litre d'alcool brûler. Plus tard il devaft m'avouer qu'il avait déversé l'alcool aur dca caisses d'emballage avant de mettre le feu à cellea-ei.

Quaad, cette nuit-la., il remonta chez nous, il rapporta tous Ies appareils d6 photographe fort coûteux qu'il pos^. dait. Un quart d'heure plue tard, nos voisina donnaient l'alarme.

Informé des révélations faites par Lime Marchand. le parquet de 5eauvaiv a décidé d'Inculper à nouveau le photographe d'incendie volontaire.

UNE NOUVELLE VICTFME DU DEVOIR Une infirmière de Trousseau meurt des sottes d'one piqûre On ne connaîtra jamais assez le dévouement et l'esprit de sacrifice du perBonne] de l'Aasistance publique, personne! qui, depuis hier, compte une victime de plus Il ajouter à une Jiete Une Infirmière de VhèpitaJ Troua-

seau, Mme Donnai, qui, il y un mois, en soignant des enfants atteints d'ostéomyélite, s'était piquée à un doigt, a succombe hier matin

Agée de qaarante-deux an*, née à -loitre-Saint-Esonnec (Finistère), filma Donvaï, qui demeurait avec son mari employé au Métropolitain. 4-2. rue des Pyrénées, était entrée en à TAa- slstance publique. Employée dans le- service de chirurgie k Trousseau elle n'était acquis l'estime de ses chat. directeur et médecins, et l'amitié de ses coHègue*. Quant aux malheureux bambina qu'elfe soignait avec des attentions maternelles, ils ne peuvent encore Stiabï tuer à l'idée qu'ils ne reverront plus jamais leur fnarmière; S'étant piquée au doigt. Mme Donval eut d'abord un panari ae croyant guérie elle se repoaft rue dea Pyrénées. Maie, dimanche dernier, son état gênéral s'étant aggravé, le chirurgien ordonna son transport Trousseau opération aussitôt effectuée demeura inutile, et, maigré lea «oins dévoués qui lui furent prodigués, l'infirmière, atteinte d'ostéomyélite, devait succomber.

Et hier matin le docteur Kourier, directeur général de l'Ae&igtance publique, vint e'inclïnep devant le corps de cette victime du devoir. Dans l'aprèsmidi, M. de Pontcnay, président du conseil municipal, vint également apporter les condoléances de U Ville de Le.' obsèqueg de Mme Donval auront lieu demain vendredi 11 heures,

DEUX INFIRMIERES A L'HONNEUR

national de laCroixRouge Nent d'attrihuer la. médaille Florence Ntghttngale laideur innrmièrea de la CrotxRouge française Mlle Dauche, sous- directrice de l'Ecole supérieure des infirmière g de 1* So- ciété de secours aux blessé. militaires (hôpital -école des Peupliers) et Mlle Marguerite de l'Union des femde France.

cette dernière s est

particulièrement distinguée au cours de la. guerre dans les hôpitaux et ambulances du front, à Verdun et à EU@ rentre d'un séjour dans lw bÔpitMX du Muot,