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LE CONSEIL DE LA S.D.N. OUVRE WiVHUl SA Î2JSSSI1

Une des questions les plus importantes prévue à l'ordre du jour et qui sera probablement traitée dans toute son ampleur est celle des persécutions infligées aux juifs du Reich Genève, 21 mai,

DE N0TR8 XNV0T2 JTtCIAL

C'eat demain matin que s'ouvre ici la 72" session ordinaire du conseil de la S.D.N. Encore qu'il occupe quatre grandes pages imprimées, l'ordre du jour de cette session ne comprend qu'un nombre restreint de questions intéressantes pour le public. La majeure partie des affaires qui viendront en discussion sont. en effet, d'ordre administratif et budgétaire.

Dans le domaine politique, cependant, quatre ou cinq questions méritent de retenir tout particulièrement l'attention. C'est d'abord le différend qui s'est élevé entre le gouvernement britannique et le gouvernement impérial de Perse concernant la concession de la compagnie de pétrole Anglo-Pernian. Il y a vingt ans. un conflit de ce genre eût certainement entraîné l'envoi d'une escadre anglaise dans les eaux persanes et le règlement en eût été imposé par la force.

Grâce à l'habileté manœuvrière de M. Benès, le ministre des Affaires étrangères de Tchécoslovaquie, à qui le conseil avait confié le soin de négocier avec les deux parties, et grâce aux méthodes de la S.D.N. un accord amiable, dont M. Benès exposera le détail, est intervenu entre Londres et Téhéran.

De même le différend entre la Colombie et le Pérou, qui constitue le cas type de l'agression par des bandes Irrégulières armées et qui présente, à ce titre, un intérêt capital, sera l'objet d'uue communication des plus importantes de la part du rapporteur, le délégué de l'Etat libre d'Irlande. En matière de désarmement. le représentant de l'Espagne donnera

connaissance au conseil d'un mémorandum établi par le secrétariat général et tendant à établir dans quelle mesure les réglementations internationales concernant le trafic des stupéfiants pourraient servir de modèle pour le contrôle du commerce et de la fabrication des armes. II y a là, en effet, une contribution à l'oeuvre de la conférence du désarmement qui peut présenter un Intérêt pratique indiscutable.

A la demande de la commission de gouvernement du territoire de la Barre, le conseil entendra, d'autre part, un rapport du représentant de l'Italie sur la situation des fonctionnaires sarrois après le plébiscite, qui a été fixé à 1935 par le traité de Versailles. Les persécutions contre les juifs en Allemagne

Enfin, ainsi que nous l'avons annoncé dès Iûer, la question de la persécution des Israélites en Allemagne sera évoquée et vraisemblablement traitée dans toute son ampleur. Il est possible même qu'elle vienne dès demain matin, le conseil devant se prononcer sur la clause d'urgence, accordée en principe par le secrétaire général conformé-,ment à une procédure réclamée jadis par l'Allemagne elle-même en faveur; des pétitions de minorités, mais du conseil.

Il est à peine besoin de dire que le gouvernement de Berlin, qui s'érigeait volontiers jusqu'ici en champion des minorités opprimées, fait tout ce qu'il peut aujourd'hui pour empêcher ce grave problème, qui a dressé contre lui l'opinion publique mondiale, d'être discuté au grand jour au lendemain de la détente provoquée ici par le discours du chancelier Hitler. La délégation allemande, en tout cas, a vivement insisté auprès de nos confrères d'outre- Rhin pour qu'ils s'abstiennent d'en par- ler.

il parait très difficile cependant que l'affaire puisse maintenant être passée sous silence. En dehors de la pétition, extrêmement habile et très modérée de ton, de M. Franz Bernheim, dont nous avons parlé hier et qui souligne 1a violation par les dernières lois aile- mandes sur les fonctionnaires, sur lea taires, sur les écoles, etc., de l'égalité complète de droits assurée à toutes les minorités de race et de religioa par la convention de Haute-3ilésle du 15 mars 1922. la clause d'ur-' gence a été en effet également accordée à deux autres pétitions analogues. Albert JULLIEN

(Ln suite A la troisième page)

Le D' Schacht est de retour à B*rlin Berlin, 21 mai (dép. Bava*,)

Le D' Schacht, président de la Relchsbank, est rentré aujourd'hui à Berlin, venant de Londres et de New-York,

Le Président de la République assiste-aux fêtes de Vichy Au cours du discours qu'il a prononcé, M. Albert Lebrun a félicité notre belle station thermale des efforts qu'elle a su faire pour garder son universelle renommée

ÎMT» tebnni, entouré de. personnages officiels, an concours de musique

Parti hier matin de Paris vers 7 heures, M. Albert Lebrun, président de la République, ayant présidé les fêtes de Vichy, était de retour 'hier soir à 22 h. 43 à la gare de Lyon.

Salué A son arrivée par M. Edouard Daladier, président du Conseil, et di- vers membres du gouvernement, acclamé par l'assistance, le Présent a regagné aussitôt l'Elysée.

L'ARRIVÉE

Vichy, 21 mal.

os KOTII BNVOYÉ SFtdJJ,

Vichy, reine et impératrice des villes d'eaux, a reçu aujourd'hui le Président de la République et lui a fait le plus admirable, le plus somptueux accueil. Pou/ lui, la ville-reine a déployé toutes ses élégances, toutes ses amabilités. toutes ses grâces, tous ses sourires. Si belle, elle s'est faite aujourd'hui mais est-ce poasible? plus belle encore. Et le soleil, un soleil magnifique, a ajouté son éclat à cette fête. Car c'est une fête. une fête qui a une double raison. M. Albert Lebrun vient assister un grand concours de musique où sont représentés presque tous les orphéona, toutes les fanfares et toutes leâ encrâtes de FYinvûi soit plus da~ trois railla exAûutanta. Il vient aussi-et c'est lA surtout, au point de vue national, l'intérêt preblissement thermal'de deuxlèmç classe j qui, dans un cadre de confort'presque luxueux, apportera les soins est la santé à la portée des plus humbles porte-monnaie, ajoutera une force nouvelle au grand établissement termal.

Ce n'est pas la première fois que Vichy reçoit la visite officielle d'un chef d'Etat. M. Albert Lebrun ne fait que renouer une vieille tradition. Louis XV y vint et, dans un élan de reconnaissance, y fit construire un magnifique établissement thermal pour remplacer la pauvre et triste e maison du roi » qu'avait fait édifier Louis XIII. Et puis, plus tard, Napoléon 1" créa le Vieux Parc, qui garde encore la grâce de sa jeunesse et dont les frère cadet. Y vinrent encore LouisPhilippe, la duchesse d'Angoulême et Napoléon III. Et c'est à l'impératrice Eugénie, que l'on doit la reconstruc- tion du vieil hôtel de ville et d'une église.

Mais comme tout cela semble vieux. si lointain, d'un autre Age, à côté du Jeune Vichy si pimpant, si clair, si joli! C'est lui, c'est ce Vichy qui a fait au Président de la République un magnifique accueil.

M. Albert Lebrun est arrivé à Vichy exactement à 11 h. 15, ayant franchi d'une seule traite, d'une allure raplde et soutenue qui est en honneur au P.-L.-M., les trois cents et quelques kilomètres qui séparent Paris de Vichy. M. Lebrun avait avec lui MM. Lucien Lamoureux, ministre du Budget; Joseph Paganon, ministre des Travaux publics Charles Daniélou, ministre de la

LES GRANDES ÉPREUVES DE LONGCHÂMP

et Bouillon tut C Amidon gagnant du Prix Balabow

Santé pubüque; André Magre, secré. taire général de la présidence, et le: personnalités des maisons civile el militaire; MM. de Fouquières, directeur du protocole; Mignot, directem général du P.-L.-M.; Renouard, secré- taire général; le baron Snoy, dirétteui général de la Compagnie des WagonsLits M. Prudent, inspecteur général, etc.

Le Président de la République a éti reçu sur le quai de la gare par le préfet, M. Theulet Lusta; le maire. M. Léger; les sénateurs, MM. Albert Peyronnet, Marcel Régnier et Beaumont et les députés du département. Premier acte officiel réception à l'hôtel de ville. Au milieu des acclamations de la foule innombrable quJ lui crie ses vivats, M. Albert Lebrun gravit les degrés qui mènent à la salle des fêtes. Sur les marches.du perron, des gymnastes en blanche tenue, des jeunes filles, maillots bleu pale et jambes nues, élèvent des bannières et des drapeaux lourds de médailles et de croix remportées dans les concours. Le long de l'escalier intérieur, un ensemble de jeunes filles, choisies d'aUleurs parmi lea plus jolies, vêtues de costumes masculins, dont plusieun du xvnr siècle, forment, se tenant paff'la nj$ln, la'- 1plûè"r charmante, la piua jolie guirlande.

Dans la salle des fêtes, c'est la tradlhlonnelle presentaUowv^éjr-îifembres du conseil municipal, du conseil général et des notabilités du département M. Albert Lebrun, aimable et souriant serre des mains, fait des compliments, adresse des félicitations.

M. Léger, en quelques mots, dit sa joie de saluer et d'accueillir au nom de la population vichyssoise le chef de l'Etat, oui a tenu à renouveler une tra-

Le «s lui de M. Lebrun à armé* à Vitvhy. dition dont tout Vichy s'honore et dont elle sent tout le prix. La plus belle des villes d'eaux n'en pourra tirer que plus de gloire et plus de profit pour les bienfaits qu'elle rend.

Jean ROGIER

(La suite à la deuxième page.)

LES ENTRETIENS DE ROME SUR LE PROJET DE PACTE A QUATRE ONT CORTipÊ HIER Un texte aurait été élaboré qui pourrait être prochainement paraphé

LE MINISTRE ALLEMAND GŒHRING A REGAGNE BERLIN

Rome, 21 mal,

V» NOTXI C0XKE2POND1NT rAKTlCUUKK Au cours de la matinée d'aujourd'hui, les entretiens de M. Mussolini se sont poursuivis.

Le duce a eu un nouvel et long entretien avec M. Henry de Jouvenel et sir Ronald Graham, qui, après leurs premières et laborieuses conversations d'hier avec le chef du gouvernement italien, s'étaient empressés de se mettre en contact avec leurs gouvernements respectifs.

Le ministre allemand Gœhring est parti aujourd'hui h. 35, à l'aéroprince de Hesse, et est rentré dans la soirée à Berlin.

Th. VAUCHER. L'ACCORD SERAIT FAIT Rome, 21 mal (dé p. Bavas.)

Rien n'est changé depuis hier. L'atmosphère demeure e optimlste. On estime que le texte actuel pourrait être très prochainement paraphé.

(Votr la suite dea dépêches à la troisième page.)

Sur le circuit de Péronne l'automobiliste Guy Bouriat fait une chute mortelle

Amiens, 21 mai

(dép. P. P.)

Un nouvel accident mortel s'est produit sur le circuit automobile de Péronne cet aprèsmidi pendant les épreuves du Grand Prix de Picardie. Le coureur Guy Bouriat luttait de vitesse contre Etancelin pour le dépasser dans 8 seule ligne droite du circuit qui est située entre Mesnil-Bru n te et Mons-en-Chaussée. Par suite d'une

emoara.ee, «ouriac

jeta sa voiture contre un arbre. Le 1 choc fut terrible et la voiture prit feu. Bourla-t fut ttf* eut- le coup. mais un gendarme arracha son cadavre de la voiture pour qu'il- ne aoltpas carbonisé. POUR ET CONTRE Pour peu que cela continue, il faudra planter dans nos rues et sur nos routes, il faudra faire afficher dans les cafés. 1 dans les gares, dans ions les établissements publics une sorte de panonceau PRENEZ GARDE AUX DÉSÉQUILIBRÉS Les c déséquilibrés en effet, croissent et se multiplient. Les déséquilibrés > accaparent l'actualité. Parfoù. ils s'en prennent à leurs proches et. fusillent ou égorgent, avec cette tranquillité sereine qu'assure le « déséquilibre > mental. épouse, gosses, ondes, neveux et cousins. D'autres fois. il leur plait de revolvérlser des magistrats, des avocats, des hommes politiques ou des jésuites. Mais le plus souvent leur fantaisie déséquilibrée et balistique s -xerce sur des inconnus. au petit bonheur, si l'on peut s'exprimer ainsi du moins au pire hasard-, PRENEZ GARDE AUX DÉSÉQUILIBRÉS Prenez garde à ce gros monsieur qui passe et qui a rair un peu agité. C'est p ut-étre un expert-technicien. C'est peutêtre un écrivain réputé. C'est peut-étre un émlnent docteur, spécialiste écouté des maladies mentales.» Mais c'est peut-être un déséquilibré qui va brusquement tirer de la poche de son veston un pistolet automatique. Prenez garde à ce jeune homme si brun, si bien habillé, d'allure touriste aimable. C'est peut-être un diplomate sud-américain. C'est peut-être un dansent mondain. Mais il court. Il parle i tout seul. N'est-ce pas un déséquilibré 7 i Et cette bonne dame?. Elle a un drôle de chapeau». C'est peut-être parce qu'elle a un drôle de goût ou une drôle de modiste. Mais elle est toute rouge et congestionnée. C'est peut-étre qu'elle a trop chaud ou qu'elle a trop copieusement ( déjeuné. Mais si c'était une c déséqui!ibrée Elle ouvre son sac à main-. Eh va-t-elle brandir un browning perfectionné ?.

Il devient urgent. en vérité, de prendre garde aux fous fractionnaires, demi-fous, quarts de fous. Seulement, comment prendre garde ? Là est le problème. et il faut convenir qu'il devient embarrassant. On sait bien ou fiait le déséquilibre, quand le déséquilibre du déséquilibré se traduit par une tragédie sanglante ou par des excentricités publiques et vraiment excessives. Mais où commence le déséquilibre 7

Quand un humain cesse-t-il d'être tout à fait en équilibre ?» Quand devient-il dangereux ?. Jusqu'à quel degré de déséquilibre reste-t-il inoffensif?.-

». En attendant que ce problème parttculiérement ardu soit résolu par nos psychiatres, il faut nom résigner à courir le petit risque de nous voir nous-mêmes privés soudainement de l'équilibre nécessaire à l'existence. Un déséquilibré peut avoir subitement l'envie de faire un carton sur notre botte crânienne ou notre cage thoracique.

Mais la société n' est-elle pas ellemême quelque peu déséquilibrée. qui per.met à tous les dingos, demi-dingos et fractions de dingos qui courent par les villes et les champs de se payer des revolvers et des pistolets automatiques, comme ils Fe paieraient dix sous de berlingots ?. Maurice Prax.

Sept forçats évadé& de la Guyane ont atteint la Trinité

La Trinité, 21 mai (dép. Times.) ont débarqué à la Trinité après trente jours passés en mer dans un canot Ils se sont évadés le lundi de Pâques.

Le gala aérien de Saint Germain a obtenu le plus vif succès LA VIRTUOSITÉ DE NOS AS DE L'AVIATION A ENTHOUSIASMÉ L'IMMENSE FOULE QUI ASSISTAIT A CE MEETING

En haut la. toute. Au-dessous: Détroit. Doret photographiant M. et Mme Coite; (iprt« Uoret, Mlle Pub et Ganbert, WUly Famer, le pilote Œrgolx et le planeur

Dans le ciel. quinze pilotes dont cinq champions internationaux. Sur le ter- rain, près de 100.000 personnes. Làaussi la plus serrée. En bas, bien avant l'heure, une étonnante cohue de cars, d'autos, de motos, de vélos, sans oublier les piétons cent pour cent partis en pique-nique pour fêter nos ailes. Tel serait le bilan du meeting qu'organisait hier en forêt de Saint-Germain l'Air Propagande avec le concours du Petit Parisien, si la variété, comme le rythme des compétitions et la rare qualité des virtuoses qui les disputèrent, ne méritait mieux qu'une sèche nomenclature.

Jamais, au reste, fête ne fut plus réussie parce que tout concorda à lui établir son succès. Une journée de printemps comme l'Ile-de-France semble en avoir le secret, un ciel sans voile, un soleil qui gardait sa mesure. J'ai dit l'affluence du public qui battit le record des années précédentes. Estce à croire qu'un beau dimanche en était seul la cause ? Inclinons plutôt & penser que la foule, qui porte depuis si longtemps intérêt à tout ce qui touche aux choses de l'air, ne manque jamais d'encourager toute manifestation dont le programme résume à ses yeux l'état actuel de l'aviation. Aussi bien ne pouvait-elle être mieux servie qu'hier après-midi. Quatre heures durant, ce fut une manière de féerie aux cent actes divers. L'ouverture se fit le plus gracieusement du monde puisque ce fut Mlle Josette Cortez. Mademoiselle Paris 1933 », qui en eut les honneurs sur un ancêtre, la populaire cage à poules >. Au vrai, ce n'était pas un baptême, mais plutôt une confirmation. En veste rouge et robe beige, comme l'exige la mode, Mlle Paris n'accepta comme attribut aéronautique qu'un simple casque de cuir dont elle coiffa crânement sa blonde chevelure. On se doute si elle fut, ainsi, mitraillée par les photogra. phes devant lesquels, sans plus de façons, elle embrassa son pilote Gaubert, Vieille Tige chevronnée. Peu après, Robert Morane remmenait sur un avion grand sport où elle dut connaître quelques émotions mais rien n'en apparut à sa descente, si ce n'est, peut-être, un visage plus rose, maquil- lage fait de vent et de ciel.

Avec l'aviatrice allemande Liesel tions acrobatiques. Comment les dé- crire toutes quand on saura que Marcel Doret, Michel Détroyat et et qu'ils ne négligèrent rien pour pas- sionner le débat ? Descentes 'en ville, vols sur le dos, loopings Inversés, chandelles impressionnantes, virages à la verticale, piqués, tonneaux, ce fut, sans répit, un feu d'artifice éblouissant qui arrachait des cris d'enthousiasme ou,

parfois, de frayeur lorsque, dans le vrombissement de leur moteur. ces as de la haute école aérienne coupaient le terrain à vingt mètres de hauteur et, rasant les arbres garnis de curieux, s'enfonçaient soudain dans le ciel. Maurice BOURDET

(La suite a la deuxième page.)

L' "Arc-en-Ciel" de retour à Paris LE SUPERBE TRIMOTEUR A ATTERRI A 19 H. 45 AU BOURGET EN PRESENCE D'UNE FOULE ENTHOUSIASTE

A leur descente d'appareil, les sept membres da vaillant équipage furent accueillis par le ministre de l'Air, l'ambassadeur d'Argentine et de nom. breuses personnalités de l'aéronautique C'est au milieu d'acclamations prolongées que les aviateurs, portés en triomphe, gagnèreat le hangar où, au cours da vin d'honneur qui leur était offert, M. Pierre Cot les félicita de leur merveilleux voyage

Pour attendre l'arrivée de l'Arc-en- ciel. qui termiuait hier sa glorieuse 18 heures l'aérodrome du Bourget, bien que la venue de l'avion fût pré- vue pour 19 h. 30.

Sur le terre-plein du champ d'atter- rissage, gardé par un service d'ordre, arrivaient le père et la mère de Couzinet, son frère et aa sœur, Mme Mail*fanta, des parents, des amis des voya- j < geurs, leur apportant des gerbes de i fleurs et, jusqu'au dernier moment, se-

X'ambnstndcur MM. Tierre Cut, Couibicl, iltrmpi «t l' équipait

UN HOMME ABATTU BOULEVARD DE STRASBOURG A COUPS DE REVOLVER

L'assassin, qui avait fui, a pu être arrêté par les agents, mais une femme qui l'accompagnait n'a pas été retrouvée Deux de ces personnages dits « du milieu », et dont les occupations, pour fort spéciales qu'elles soient, demeurent très mystérieuses, ont liquidé hier, en plein boulevard de Strasbourg, et avec un réel mépris de la vie des passants, un vieux compte. Cinq balles de .revolver ont été Urées par l'un des antagonlstes sur l'autre qui, atteint à la gorge d'une balle et de deux balles dans la région du' cœur, est mort à l'hôpital n était 21 heures quand le drame eut lieu. devant le-n" 10 du boultvsrâ, tout iL côté d'une grande brasserie à nombreux consommateurs. Un témoin raconte la scène Les deux hommes se retrouvèrent exactement devant -le café. Ils firent ensemble quelques' pas, puis s'arrêtèrent devant la porte cocbêre de l'immeuble voisin. Sans doute ayaienUla à se dire des choses particulières, car à aucun moment ils n'élevèrent Ja vobt. Et, soudain, l'un deux mit main à sa poche comme pour se serj^r d'une arme. L'autre, prévenant son geste, lui immobilisa le braa de la main gauche pt sortit de sa p: opre

Grisoni

poche un revolver. Les cinq détonatiens se produisirent aussitôt. Deux des projectiles se logèrent dans la porte tandis que les autres atteignaient leur but.

Le meurtrier tenta alors de s'enfuir mais, déjà, trois agents, qui se trouvalent à l'angle du boulevard de Strasbourg et des Grands Boulevards, servenaient, les agents Gautier, G acquière et Guède, qu'un passant, M. Barutant, aide à mttraper et à désarmer l'homme, l'homme.

Au posta central du X*, celut-cL Antoine-Dominique Grisoni, vingt -quatre uns, refusa de répondre aux questions ̃'abmKÉfle. ••̃̃

La victime, René Plot. âgée de vingthuit ans, demeurait 20, rue du Faubourg-Saint-Denis.

Grisoni a été envoyé au dépôt. Une femme, qui. a fui au moment du drame et qui, eemble-t-il, accompagnait l'ae-

Mmi Albin Peyron commissaire

générale

de l'Armée

dn saint

est morte hier

le mort, survenue hier is après-midi, a p r è-s it une courte maladie, 1r de Mme Albin- Peyr r o n commissaire générale de l'Armée du salut en France, chevalier de la Légion d'honneur.

Les aviateurs sont portés en triomphe coués d'une impatience qui croissait avec les minutes.

A 19 heure3, doux avions parurent