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MM. LEBRUN ET HERRIOT EN ALSACE Ils ont inauguré les installations sur le Rhin, à KeîptSs DANS LEURS DISCOURS. LE CHEF DE L'ETAT ET LE PRESIDENT DU CONSEIL ONT INSISTE SUR LA SOLLICITUDE QUE LA FRANCE PORTE INLASSABLEMENT AUX PROVINCES RECOUVREES M. Herriot, après avoir souligné la parfaite unité du territoire national, a préconrsé une fois de plus la bonne entente des peuples, en vue du maintien de la paix, et a parlé du plan constructif pour le désarmement que la France doit soumetfre à la conférence de Genève

Kembs, 9 octobre.

OB NOTES ENVOYÉ sPtcIAL

II y a un mois, le Président de la République inaugurait à Metz le canal des mines de fer de la Moselle qui, maintenant, relie Metz à Thionville. Aujourd'hui, M. Albert Lebrun a présidé en Haute-Alsace à une autre inauguration celle du barrage de Kambs, cette œuvre gigantesque qui fait l'admiration de tous les spécialistes français et étrangers qui sont venus la visiter. Ces grands travaux, ces voyages d'études ne peuvent qu'intéresser l'ancien major de Polytechnique, l'habile et savant ingénieur qu'est le Président de la République. Ils doivent nous intéresser, nous aussi les profanes, pour l'immense effort humain qu'ils représentent et pour les résultats qu'au point de vue du progrès est de l'économie nationale on est en droit d'en attendre.

Mais pourquoi faut-il que l'attention que l'on doit prêter à ces grandes entreprises soit un peu atténuée par le souci constant qu'on a de se protéger contre la pluie et le froid ? Il a plu toute la nuit, et à 7 heures ce matin, quand le train présidentiel s'est arrêté près de Huningue, dans un paysage embrumé, zébré d'averses, le froid s'est fait sentir plus pénétrant, plus vif. Cependant, insensibles à la pluie et au froid, des jeunes gens, dans la plaine, avaient mis à profit cet arrêt du train présidentiel pour tendre de rouges banderoles portant cette inscription Donnez-nous les lois laïques. Si la pluie n'avait pu refroidir l'enthousiasme de ces jeunes gens, la vue d'un gerîdarme y suffit. Docilement et avec beaucoup de soins, sans doute pour qu'elles puissent être de nouveau Utilisées plus tard, ils replièrent leurs banderoles.

L'arrivée du Président

Il est 8 h. 25 quand le train présijentiel entre en gare de Kembs. Le chef de l'Etat descend de-non wagon et, derrière lui, MM. Herriot, Margaine, qui remplace M. Daladier, empêché Marchandeau, Aimé Berthod, André Magre, secrétaire général civil, et le général Braconnier. secrétaire général de la présidence de la République; M. de Fouquières, directeur du protocole; le colonel Bonnassieu, de la maison militaire; M. Thomé. directeur de la sûreté générale, etc. Sur le quai, il est reçu par le préfet du Haut-Rhin, M. Caban; M. Leclercq, sous-préfet de Mulhouse; les sous-préfets du «tèpartement; M. Charles André, président du conseil général; le maira de Kembs, M. Knops, et les ̃éaateurs et députéa du Haut-Rhin.

Les travaux de Kembs

Inconnu jusqu'ici, Kembs, qui n'était hier qu'un humble petit village, a conquis aujourd'hui la célébrité. Le voilà entré dans l'histoire économique de la France par l'importance incalculable des travaux d'aménagement des forces hydro-électriques du Rhin et du canal qui va porter son nom.

Pour comprendre tout ce que ces travaux ont de gigantesque de kolossal comme diraient nos voisins d'en face il faut avoir entendu la savante et très simple conférence qu'a faite M. Clément, directeur général de l'énergie électrique du Rhin; c'est l'explication mise à la portée de tous de l'œuvre accomplie. Pour comprendre mieux encore, il faut avoir vu défiler Sur l'écran et fonctionner, agir, vivre, travailler ces grues énormes exécutant en quelques heures des déblaiements que des hommes eussent mis des années à terminer, ces machines élévatrices dont la puissance est sans limite, ces fantastiques ripeuses qui déplacent sept voies ferrées d'un seul effort mécanique et sous la pression desquelles les rails souples, obéissants, Semblent se tordre comme des vers. On semble, en regardant l'écran, vivre dans un pays de fantasmagorie, et toutes ces machines semblent des monstres sortis de l'imagination d'un Grandville ou d'un Gustave Doré. • Et l'on sort de là stupéfait, émerveillé de ces puissances titanesques que sont le génie de l'homme et la torce disciplinée de la machine.

Ce que les deux puissantes usines ont réalisé, le Président de là République va le voir maintenant. Au point où, sur la rive gauche du Rhin, .'amorce ce canal, un embarcadère spécial a été établi. Le chef de l'Etat, avcrc les personnes de sa suite, s'embarque sur un puissant remorqueur

Jtf. Lebrun feonte le compliment de jeune» Alwehiin

En haut le barrage de Kembs et le canal; au centre pendant la visite de l'usine (à gauche); de jeunes Alsaciens remettent des fleurs an Président droite); en bas le cortège à bord de l'aviso Bayonne

le Bayonne qui va le conduire à l'usine hydro-électrique. Escorté de yoles de canoës canadiens, de périssoires pavoisés aux couleurs françaises, le Sayonne glisse lentement sur le Rhin. Sur l'autre rive, c'est l'Allemagne. On ne peut l'ignorer. Cinq ou six jeunes gens ont dressé avec ostentation un pavillon rouge et blanc portant en noir la croix gammée de Hitler. Ainsi ont-ils, dans leur pauvre, orgueil, porté un défi à leurs voisins de l'autre rive.

Au loin se profilent les écluses, les barrages et l'usine, dressant comme une cathédrale une sorte de clocher rectangulaire. Et voici la grande écluse et ses vingt mètres de hauteur, ses murailles prodigieuses et les canaux souterrains d'où s'échappe en grondant, écumante et furieuse. t'eau du Rhin qu'ont suppliciée et torturée les turbines. Et nous revoyons dans leur réalité vivante, plus belle peut-être que n'a pu nous la révéler !'image de l'écran, tout ce que, l'instant d'avant, nous avait expliqué M. Clément.

Après une rapide visite de l'usine de transformation électrique, on se rend à la salle du banquet. La table d'honneur groupe aux côtés du Président de la République tous ceux qui. dans le monde scientifique et industriel, ont un nom connu.

A l'heure des toasts, M. Mieg, président du conseil d'administration de l'Energie électrique, et M. Charles André prennent la parole.

Puis le sénateur Paul Jourdain, ancien ministre, analyse avec élégance, en homme qui le connaît et a pu en apprécier toutes les qualités de caractère, l'Alsacien fier, sincère, loyal, ami de l'ordre, de la justice et de la liberté. Français du fond du coeur, et il parle ensuite de la nécessité de la paix

Il ne faut plus, dit-il, que les peu-

plee souffrent il faut écarter d'eux le mirage trop souvent exploité des politiques révolutionnaires ou chauvines. Quel serait donc ce chef d'un gouvernement qui. de bonne foi, se refuserait à adopter la politique de la Société des nations, celle qu'avec émotion, à Gramat, vous avez déclaré pratiquer pour la France,' monsieur Herriot?

Après son discours, qui est salué de longs applaudissements, M. Edouard Herriot prend la parole.

LE DISCOURS DE M. HERRIOT Ayant observé que l'honneur revient à notre pays d'avoir résolument mis à exécution une œuvre que le traité de paix avait rendue possible, le président du Conseil éveille les fantômes glorieux de la vieille Alsace, parle de Kœch'lin, de Scheurer K e s t n e r Schmaitzer, Jean-Henri Dollfus. Puis il poursuit

-Ce pays est pleinement français, ne fût-ce que par un goût de liberté qui, en plein moyen âge, insurge les habitants de Colmar contre leurs maîtres apparents. Lorsqu'en 1798 Mulhouse se réunit à la France, c'est par centaines de voix et contre quelques unités à peine que le corps entier de la cité se rattache à notre pays. L'Alsace peut, dans la crise actuelle de toute l'économie, subir, comme l'ensemble de notre nation, sa part de souffrances elle sait que le pays ne négligera rien de ce qui peut défendre ou accroître sa prospérité.

M. Herriot, faisant ensuite allusion à l'introduction en Alsace des lois françaises, continue en ces termes Dépoaitaire du patrimoine msatériel et moral dont il est comptable envers les générations futures. 'le gouvernement ne tolérera jamais qu'une atteinte, si légère qu'eile soit, puisse être portée d l'unité et à l'indivisibilité de la Répitblique et de la France. Plus que jamais nous nous tenons fermement sur ces principes.

Ce n'est vn.s ici. messieurs d la vue

Dana les ne. de Mulhouse» M. iLebroji (X) et M. Herriot XX)

des résultats obtenus, que le serai tenté de changer quoi que ce soit d ce programme. Au reste, cette France, dont vous êtes les fils aines, ne demande qu'Il vivre en paix avec ses vofsins, comme avec tous les peuples. Il nous serait agréable nous l'avons affirmé dans une note récente d'associer nos efforts de travaü et de civilisation à ceua d'un grand peuple laborieux qui a, comme nous, intérêt d la restauration de l'économie européens et mondiale. Un redoutable problème se pose, sur 1 e q u e se concentre présentement l'attention des peuples. La France, constamment présente à Genève, met au point un plan constructif d'organisation de la paix et de désarmement progressif qui sera déposé sur le bureau de la conférence que les avis nécessaires auront été recueillis et que le ministère en aura délibéré. Nous ne demandons que les délais nécessaires à l'action méthodique et à la bonne toL Comment soupçonnerait-on un gouvernement qut. depuis sa constitution. n'a Cessé, jour par jour, de travailler pour la paix t Nous voulons des ententes, mais sincères, mais loyales notre politique n'a pas d'autre loi. Ainsi, messieurs, si l'on rencontrait en tout lieu une bonne volonté égale à la nôtre une oeuvre comme celle-ci marquerait une importante contribution au rapprochement des peuples dans les travaux de la paia. Une fois de plus. l'Alsace ouvre la voie au progrès. Qu'elle en soit, par Za France entière, félicitée et remerciée

Et quand les applaudissements ont cessé, le Président de la République se lève et, dans le silence respectueux et ému de l'assistance debout, prend à son tour la parole

LE DISCOURS DU PRESIDENT Après avoir aimablement félicité les promoteurs de l'œuvre gigantesque accomplie à Kembs, les parlementaires du Haut-Rhin, et notamment le sénateur Jourdain, M. Albert Lebrun glorifie ceux qui conçurent ces magnifiques travaux.

Avec la clarté parfaite d'un technicien, il expose le détail des travaux accomplis, puis Il parle avec émotion de l'attachement qui unit l'Alsace à la mère-patrie_. 1'1 montre que la France, depuis le retour des provinces, n'a cessé de travailler à l'amélioration économique des marches de l'Est, et il énumère les travaux exécutés dans tous les domaines. Puis il envisage e l'aspect international qu'offre, par certains cotés, le canal

Si, dit-il, .la persévérance des hommes sait mener à son terme le travail si magnifiquement amorcé, inauguré ce matin, le Rhin qui, pour reprendre encore les expressions d'Hugo, c descend des Alpes à l'Océan, de Constance à Rotterdam, de la cité des papes, des conciles et des empereurs au comptoir des marchands et des bourgeois », constituera pour la France de l'Est, l'Allemagne de l'Ouest et la Suisse un puissant Instrument de développement et de progrès. Bàle ne sera plus seulement la plaque tournante qu'on a souvent évoquee elle méritera aussi de prendre rang parmi les grands ports intérieurs.

Je bois. messieurs, à la brillante destinée du grand canal du Rhin, au cœur d'une Alsace heureuse et prospère, d'une Alsace fille de la France républicaine à laquelle elle est rattachée à jamais, comme le proclamait hier à Strasbourg la voix d'un de ses patriarches. d'une Alsace appliquée à son double destin de monter au seuil de la patrie une garde vigilante et de dresser aux bords du Rhin un foyer rayonnant de civilisation française. De chaleureux vivats saluent le discours du chef de l'Etat et peu à peu la salle du banquet se vide. Mais, dehors, c'est la pluie, une pluie drue et froide qui cingle les visages. Le cortège se reforme, et c'est le départ pour Mulhouse, que ce matin on n'a fait qu'apercevoir. Courts arrêts à Loehle, à Pierrents, à Habstein, petits villages fleuris, pavoisés de drapeaux tricolores, où toute la population, hommes, femmes et enfants, est réunie le long de l'immense rue pour acclamer le Président de la République. Gerbes de fleurs, souhaits de bienvenue du maire, compliments d'une petite fille, acclamations de la foule, et l'on repart.

A MULHOUSE

Voici Mulhouse. Mulhouse qui sous la pluie battante, pataugeant dans les flaques, fait au Président de la République la plus chaleureuse ovation. Jean ROGIER

(La suite à la deuxième page.)

Le prochain voyage,

de M. HerrioU Londres La nouvelle en est accueillie avec faveur à Genève

On envisage à Londres comme' probable la visite du président du Conseil pour mercredi on jeudi

Genève, 9 octobre.

DE NOTEE ENVOYÉ SPÉCIAL

La nouvelle maintenant confirmée du prochain voyage de M. Edouard Herriot à Londres, afin de s'entretenir avec M. Macdonadd, est accueillie ici avec autant de satisfaction qu'était envisagée, il y a quelques jours, avec inquiétude l'éventualité du même e voyage dans le but de participer à une conférence à cinq. Autant, en effet, on considérait cette conférence comme dangereuse parce qu'incapable d'apporter une solution complète et satisfaisante à un problème qui intéresse au même degré tous les Etats voisins de l'Allemagne et de ses anciens alliés, autant on se félicite maintenant qu'on connaît l'existence du plan cons- tructif français de la décision du président du Conseil d'aller s'expliquer à cour ouvert avec son collègue britannique.

On est persuadé que la loyauté, la franchise et la cordialité unanimement appréciées de M. Edouard Herriot sauront le gagner aux solutions d'ensemble envisagées notamment dans le plan mis au point par M. Paul-Boncour et que seul rend possibles le cadre de Genève.

Albert JULLIEN

(La suite la troisième page.)

LONDRES ATTEND M. HERRIOT DES MERCREDI

Londres, 9 octobre (dép. Radio.) Le bruit a couru ce soir à Londres qu'à la suite d'entretiens qu'il a eus hier soir avec lord Tyrrell, ambassadeur britannique à Paris, M. Herriot aurait décidé d'accepter l'invitation qui lui avait été récemment adressée par le gouvernement britannique de se rendre à Londres pour participer à la conférence à quatre, afin d'examiner les problèmes soulevés par le refus de l'Allemagne de reprendre sa place au sein de la conférence du désarmement. Selon ces rumeurs, le président du conseil français pourrait arriver à Londres dès mercredi et la conférence projetée se réunirait le soir même ou jeudi matin.

Le compositeur Maurice Ravel victime d'un accident d'auto

positeur Maurice Ravel a été victime, hier matin, d'un accident de ta\\ fiant jl s'est tiré, fort heureuseaement, avec des blessures qui ne mettent pas ses jours en danger. Revenant d'un théâtre, vers 1 heure da matin, M. Maurice Ravel avait pris un taxi conduit t par le chauffeur Jean Delfini, demeurant 14, rue de la Chapelle, afin de rentrer à l'hôtel d'Athènes, 21, rue d'A-

tnènes, où il descend fréquemment. A fangle des rues d'Amsterdam et d'Athènea, au moment où le chauffeur de M. Ravel s'engageait dans cette dernière rue, un autre taxi, conduit par le chauffeur Henri Lacep, demeurant 77 rue de Plaisance, à la Garenne-Colombes, surgit, débouchant sur le carrefour. L'un et l'autre ne pouvant s'éviter, d'autant plus que le klaxon du deuxième taxi ne fonctionnait pas, une violente collision se produisit. M. Ravel fut projeté contre les vitres de son taxi. Il eut la tête entaillée à plusieurs endroits par les éclats de verre, notamment au nez et au sommet du crâne. La victime, perdant son sang en abondance, fut d'abord pansée dans une pharmacie, puis transportée à Beaujon, d'où elle regagna son hôtel au matin.

M. Maurice Ravel, qui souffre également d'une contusion interne à la poitrine, a été, sur les conseils du docteur Desjardins, transporté dans une clinique de la rue Blomet.

Un camion, en Italie

tombe au fond d'un précipice Quatre morts et des bleue*

Rome. 9 octobre (dép. Radio.)

Près d'Asiago, aveuglé par les phares d'une voiture venant en sens opposé, le chauffeur d'un camion, dans lequel se trouvaient sept personnes, donna un malheureux coup de frein qui précipita le véhicule dans un ravin profond de cinq cents mètres. Quatre des occupants ont été tués et les autres grièvement blessés.

Un cycliste ne pouvant avancer sur une route boueuse

passe sa colère sur une femme rencontrée sur son chemin Celle-ci est grièvement blessée SainWBrieuc, 9 octobre (dép. P. Par.). Mlle Lemercier regagnait son domicile à Turion en Plouha lorsque, à proximité de Goas-Bian, sur la route du bourg à la Trinité, elle fut dépassée par un cycliste. Quelques instants plus tard. celui-ci. rebroussant chemin, sau tait de sa machine et se jetait sut Mlle Lemercier. L'ayant fait rouler dant le fossé, il la frappa à coups de pied et de poing et lui emplit la bouche de boue. lui répétant

Tant pis pour toi Tu vas y pas- ser

Un bruit de pas sur la route l'effraya et il prit la fuite.

Des voisins, attirée par les cris poussés par la victime se portèrent à son secours. Celle-ci, dont l'état est grave, put donner toutefois un signalement de son agresseur. Arrêté bientôt par les gendarmes, celui-ci, le cultivateur Jean Legoff, trente ans, de Kerouazel en Plouha, originaire de Tréverec, après avoir protesté de son innocence, finit par avouer.

C'est vrai, dit-il, je voulais la tuer. Invité à donner les motifs de son acte, il fit cette stupéfiante réponse J'étais pris de colère, le chemin était si mauvais que je n'avançais qu'à grand'peine. Je m'étais juré de me ven- ger sur la première personne que je rencontrerais.

L'én^rgumène a été écroué à la prison de Saint-Brieuc. Il sera inculpé de tentative de meurtre.

Les grandes épreuves de Longchamp itiiiiuiitiiiM nimmiitiiitittmiiMiiiiiiiiiimiiiiiitimmiiiiiiiiiMiiiiiifi tiimimimiiiiiiiiiiu miumHmmisiitfiitiimii "MOTRiCO", AU VICOMTE MAX DE RIVAUD GAGNE LE PRIX DE L'ARC-DE TRIOMPHE

En haut le pesage sous la pluie; au centre l'arrivée du prix de l' Are-de-Triomphe en bas Motrice, monté par Semblât, après sa victoire près de lui, M. d'Othuj »en, l'eamineur: à gauche X. Max de Blvand.

Une caiase de secours

pour chats, chiens et oiseaux est instituée à Berlin

Berlin, 9 octobre (dép. Radio.)

On vient de créer à Berlin une caisse de secours en cas de maladie pour les chiens, les chats et les oiseaux.Moyennant le prix de 80 pfennigs par mois, tout propriétaire d'un de ces animaux pourra le conduire chez le vétérinaire de son choix pour lui faire donner les soins nécessaires.

Cette institution aura certainement le plus grand succès à Berlin, où il existait déjà une clinique gratuite pour les chiens, les chats et les oiseaux où les gens nécessiteux pouvaient faire soigner sans frais leurs animaux. Le général Giraud remet la croix à nn ancien combattant

Beauvais, 9 octobre (d. Petit Parisien.) Le général Giraud, commandant les troupes d'occupation du Tafllalet, actuellement en congé, s'est rendu à FaySaint-Quentin pour y remettre la Légion d'honneur à M. H. Jourdain, qui servit sous ses ordres alors qu'il était capitaine au 4e zouaves et qui est déjà titulaire de la médaille militaire et de la croix de guerre.

LES AFFAIRES D'AVIATION (Voir d la deuxième page.)

Les trois experts en écriture* désigné. par le Juge, d'instruction

LE DRAME DE ROUEN

Les vérifications de la sûreté porteraient sur les dépositions de plusieurs témoins

Rouen, 9 octobre (dép. Petit Parisien.) Comme le Petit Parisien l'a relaté, plusieurs vérifications devaient être effectuées aujourd'hui par la sûreté de Rouen à la suite des déclarations faites par Raymond Falcou au cours de son interrogatoire par M. Le Roy, juge d'instruction. Jusqu'à ce soir, la discrétion la plus absolue a été observée sur les résultats éventuels de ces vérifications, qui auraient porté sur les dépositions de plusieurs témoins. Or ces dépositions se trouveraient infirmées ou contredites.

Il apparaît dès maintenant que le mari de la victime, M. Bouttet, qui s'était constitué partie civile, ne saurait plus déposer sous serment.

LE SOL TREMBLE ENCORE EN CHALCIDIQUE

Athènes, 9 octobre (dèp. Havae.) Quatre secousses sismiques se sont produites en Chalcidique. L'une, à. 9 h. 35, assez forte, a été ressentie à Salonique et a provoque une nouvelle inquiétude des habitants.

Les secousses sont considérées par les géologues comme le résultat de la période épisismique qui continuera jusqu'à ce que le sous-sol ait retrouvé son équilibre.

COLLISION DE NAVIRES AU LARGE DE DUNGENESS L'un des bateaux, un norvégien, »ne. bre pendant qu'on essayait de la ramener au port, mais son équipage ett sauvé

Londres, 9 octobre (dép. Petit Paris.) A 1 h. 45 ce matin, le paquebot A/r{can Star, de la Elue Star Line, parti de Londres hier soir à 16 heures à destination de Buenos-Ayres lançait un S.O.S. pour signaler qu'il venait d'entrer en collision dans la Manche, à sept milles à l'Est de Dungeness avec un bateau dépourvu de lumières.

Peu de temps après, on apprenait que ce bateau était un vapeur norvégien Charente (1.327 tonnes) qui faisait route de Bordeaux pour Oslo, son port d'attache et qu'il était sur le point de couler. Les navires de sauvetage de Hythe et de Douvres se sont portés aussitôt sur les lieux de l'accident.

Entre temps, l'AJrican Star lançait des cordages au Charente et parvenait à recueillir à son bord trois passagers M. Oberia, un commerçant espagnol embarqué à Bordeaux et se rendant en vacances en Suède, sa femme et sa fillette âgée de un an et les dix-huit hommes d'équipage. L'opération de sau vetage a duré cinq minutes.

Par la suite, l'équipage a été trans féré sur un remorqueur, le Lady Bran sey. Ce bâtiment a tenté de ramener à Douvres le vapeur norvégien mais du rant le voyage, le Charente coula non loin du bateau-phare Verne au large de Folkestone.

Le Lady Brassey n'a donc pu que dé barquer les dix-huit hommes du vapeui à Douvres.

ISAfrican Star qui a eu sa proue ava riée a fait demi tour pour revenir dans les docks de Londres où il est arrivé ce midi et il sera mis demain en cale sèche. Voir ci la troisième page la nomination de M. Titulesco au poste de ministre des Affaires étrangères roumain