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DANS LE TEMPLE

DE LA VENTE A L'ENCAN Le marché des tableaux

Le marché des tableaux, surtout' celui des tableaux modernes, est en léthargie momentanée. Mais il se réveillera, j'en suis bier sûr. Par ailleurs son activité, je dirai aussi son organisation, furent telles qu'il mérite à lui seul un chapitre.

Il y a quelques années, le directeur d'une galerie petite, mais fameuse, eut l'idée de rénover le marché des tableaux modernes. Nous l'appellerons, si vous le voulez bien, Fémure. L'idée de Fémure était une bonne idée, d'autant meilleure même que l'Hôtel des ventes pouvait lui fournir un solide point d'appui. Fémure après s'être préalablement entendu avec quelques confrères il faut bien connaître les signatures à pousser et s'assurer les approvisionnements nécessaires Fémure s'en fut ensuite trouver un commissaire-priseur. Il lui exposa que le marché de la peinture moderne manquait de vigueur et qu'il se faisait fort, en tenant le rôle d'expert, de l'alimenter et de le redorer. En poussant à l'occasion les prix, on ferait de certaines signa- tures des valeurs aisément échan- geables et l'on arriverait à des taux susceptibles d'intéresser vraiment les amateurs.

Fémure raisonnait d'autant plus sûrement qu'il avait mieux « dé·vissé » la psychologie de ses clients et qu'il connaissait mieux les conjonctures parmi lesquelles il évoluait. De vrai, Fémure avait admirablement compris son époque. Vous vous rappelez cette période de 1920 à 1926 où, devant la baisse du franc, chacun cherchait de nouvelles et stables valeurs. Les uns choisirent les pierres, les autres se spécialisèrent dans les colliers de perles, d'autres se portèrent sur les propriétés, ces derniers élurent la peinture. Ils s'attachèrent aux artistes ou du moins à leur destinée j'entends ainsi qu'ils en achetèrent les tableaux, non point pour le plaisir qu'ils pouvaient en attendre, mais pour obéir à un tuyau habilement glissé, dans la conviction que leurs acquisitions prendraient de la valeur et qu'à l'instant de les revendre ils réaliseraient de sérieux bénéfices. Qui s'offrait un « Machin pour 5.000 francs en janvier 1923, le voyait à 10.000 francs en mars 1924. Ce fut réellement admirable à la fois de facilité et de rendement. Et ce paradoxe se produisit à savoir que le bourgeois lui-même se mit à croire à la peinture il y crut contre son penchant et contre son goût et il se mit à « pousser » les « modernes » lesquels d'ailleurs n'avaient jamais été à semblable fête.

Fémure, je vous l'ai dit, avait compris la situation. Avec un tact et une autorité supérieurs, il collabora au mouvement. Les récalcitrants discutaient

Sans doute les marchands fixent leurs prix, mais qui nous assure que la valeur des peintres qu'ils nous proposent n'est pas fictive ?

A quoi l'on répondait

Regardez les prix que ça fait à l'Hôtel.

Car, et c'est là où Fémure eut pour la deuxième fois du génie, Fémure soutenait avec une habileté surprenante les peintres sur lesquels il s'était mis auparavant d'accord avec ses confrères. Le « Machin » de tout à l'heure passait-il en vente ? On le voyait monter à 12, 15, 20.000, parfois davantage. Les amateurs rassurés surenchérissaient à leur tour et les peintres innocents s'imaginaient aveuglément vivre en une époque bénie où le talent on ne doute jamais du sien était réellement apprécié et avait un cours. Le mouvement était déclenché il ne s'arrêta pas là. Le groupe Fémure fut dépassé. Des marchands étrangers à l'association furent entraînés à leur tour. Le cours à l'Hôtel était devenu, pour ainsi parler, la valeur-étalon. Il fallait donc, lorsqu'un de leurs peintres passait en vente, qu'ils le fissent soutenir par un compère. Dès lors, le jeu augmenta, il augmenta dangereusement. Les choses marchaient d'un tel train qu'on ne pouvait plus les freiner. -Les cours, ne correspondant plus à la réalité, montaient sans- cesse. Seule une catastrophe pouvait les arréter. Elle arriva avec la crise et ce fut l'effondrement. (La suite d la quatrième page.)

L'aviatrice Maryse Hiltz vole à plus de 10.000 mètres

L'aviatrice Maryse Hiltz, partie de Villacoublay, hier matin, à 9 heures, pour tenter de battre le record féminin d'altitude en avion, détenu par une e Américaine, miss Elinor Smith, depuis le 10 mars 1930, avec 8.357 mètres, a atterri à 10 h. 25. Elle a atteint, selon la lect u r e directe des barographes, une hauteur de 10.200 mètres, et il semble bien que le record de miss Smith soit battu. Mais l'examen des appareils de bord pourra seul donner les chiffres exacts de la performance.

Les appareils ont

été transportés au laboratoire des Arts et Métiers, pour vérification.

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M. Pusta, ministre d'Esthonie à Paris, est nommé à Varsovie

M. Charles Robert Pusta, qui a été pendant plus de dix ans à la tête de la légation d'Estonie à Paris, vient d'être nommé, pour la seconde fois, ministre plénipotentiaire auprès du gouvernement polonais.

Grand ami de notre pays, jouissant de sympathies solides et étendues parmi le corps diplomatique français et étranger, M. Pusta va apporter à Varsovie une connaissance

approfondie des i^ j questions euro-

péennes et en par- ticulier des problèmes baltiques qui intéressent si vivement l'opinion publique en Pologne.

SOUS 'UN CIEL IDE FEU, VISAGES DE PARIS-. BERGES ET QUAUS, BOIS, JARDINS ET LACS

ILE K SAINT-LOUIS (I) A l'ombre sons le pont. Les poissons doivent dormir. PONT DU LOUVRE (2) Et dire que l'hiver prochain, elle sera peut-être en crue. BUTTLS-CHAIMONT (3) Les enfants, au frais, près de la cascade -QUAI D'ORSAY (4) La main en visière sur les yeux, un garçonnet regarde le neuve qui flamboie. BUTTES-CHAUMONT (5) Restons près de la route, les enfants sont si calmes aujourd'hui, pas de poussière à craindre. BOIS D6 VINCKNNES (6) S'il lui plaît de peindre, qu'il peigne; moi, j'ai chaud. BOIS DE BOCLOGNK (7) La marchande de coco est très entourée. LAC DAUMF.SX1L <8> Il y a un an, l'Exposition coloniale battait son plein; la chaleur est restée. BOIS DE BOULOGNK (9) Un petit tour en barque dans la fraîcheur du soir. BOIS DE BOULOGNE (10) Un ruisseau, bonne affaire Si Doua barbotions i imposition u»i.« » » peu! SQUARE DE L'ABCHEVECHE (11) Non loin de Notre-Dame. Les Parisiens de jadis, décidément, n'ont jamais connu un ciel ausu ardent.

APRES LA GRANDE AVENTURE La petite ville de Desenzano admire et fête le savant belge Desenzano (lac de Garde), 19 août DE NOTRE ENVOYE SPÉCIAL

La petite ville de Desenzano, sur le lac de Garde, a été surprise par l'atterrissage du ballon du professeur Piccard au milieu du calme de son existence estivale. Personne ne s'attendait ici à cette gloire subite et à cette aubaine pour tous les foyers. La foule, expansive et naturellement portée aux explosions et admirations bruyantes, reste constamment en permanence devant la demeure du savant où l'on a hissé des drapeaux. Elle le réclame avec obstination et lui demande de temps à autre qu'il se montre au balcon, ce qu'il accepte d'ailleurs avec la meilleure grâce. L'Italie l'a adopté au moment où il touchait la terre et elle le fête depuis hier avec une ferveur inlassable. On peut lire sur les murs les textes d'affiches vertes, blanches et rouges qui proclament les sentiments collectifs que le peuple professe à présent pour la science belge, pour Piccard et pour Cosyns.

Les deux aéronautes sont donc descendus hier à 17 h. 30 à Gavriana, dans la plaine où se trouve aussi le village de Solferino, célèbre à un autre titre. Depuis 14 heures, le ballon rôdait autour du lac de Garde, cherchant à se poser. La descente s'est effectuée aussi correctement que possible. Cette belle aventure s'est terminée, au point de vue sportif, dans toutes les règles.

Des paysans et quatre soldats qui se trouvaient non loin de là sont accourus et ont apporté leur aide à nos héros tombés du ciel. La nacelle a brisé quelques branches d'arbre lorsqu'elle s'approcha du sol. Le ballon se dégonflait peu à peu, devenait flasque et mou; il enleva la nacelle de terre une dernière fois pour l'y déposer définitivement ensuite. La nacelle et l'aéronef sont intacts et aucun appareil n'a été endommagé.

Le professeur Piccard se réjouit de cette réussite comme de la solution d'un problème délicat. Mais Cosyns et lui sont sortis un peu vacillants par le trou d'homme qui leur servait de hublo. Ils avaient connu dans la boule d'aluminium une température polaire et ils se trouvaient brusquement jetés sous le soleil africain de ce bel été d'Italie. Ils n'ont accepté que de manger une pêche et de boire un verre d'eau. Et, tout de suite, ils se sont préoccupés de ranger la nacelle et dé replier l'enveloppe du ballon. Les autorités militaires, qui avaient été alertées par le ministre Balbo et qui étaient arrivées du champ d'aviation de Desenzano, ont collaboré à cette besogne qu'ils tenaient justement pour essentielle. Puis, à l'hôtel, où le professeur Piccard précéda son compagnon, ils trouvèrent tous deux un bon repas et le téléphone grâce auquel le professeur put enfin s'entretenir avec Mme Piccard.

Depuis lors, les télégrammes affluent, les visites de personnalités éminentes se succèdent et les deux savants trouvent difficilement le temps qui leur est nécessaire pour mettre au point leurs notes, établir la concordance des mesures qu'ils ont prises, estimer l'intensité de la courbe des rayons cosmiques, bref mettre au clair ce qu'en douze heures de vol ils ont pu observer hier.

(La suite d la deuxième page.)

Le professeur Plecard, sa femme et deux de leurs enfants

POUR ET CONTRE Le professeur Piccard s'est élevé jusqu'à 16.500 mètres dans la stratosphère. Il a grimpé, pendant seize kilomètres et demi. au-dessus de nous, pour atteindre ce qui, déjà, n'est plus notre ciel. pour atteindre l'infini glacé, mort, secret, où, pour la seconde fois, deux hommes auront respiré.

Les observations scientifiques du tranquille et héroïque savant, qui a juré de posséder l'au-delà l'au-delà des vivants nous seront bientôt livrées. Mais ses observations ne pourront pas avoir plus de prix que la joie unanime qui est aujourd'hui notre joie à tous.

Disons-le nous avions peur. Disons-le nous tremblions. Nous n'étions pas, nous, assez forts pour posséder la certitude qui cuirassait l'fime du professeur Piccard. Nous avions la faiblesse, nous, d'ètre inquiets et angoissés.

Le Destin n'allait-il pas vouloir punir la hardiesse insensée, provocante, du bon professeur belge qui, avec ses lunettes candides, son cou mince, son trop large faux col, sa maigre carcasse de Don Quichotte le Don Quichotte de la stratosphère osait répéter l'expérience qu'il avait osé, une fois déjà, follement tenter. Nous appréhendions la mauvaise nouvelle, la stupide nouvelle, la nouvelle désespérante.

Avouons notre peur. Avouons notre faiblesse.

Mais, enfermés dans leur nacelle hermétique, le professeur Piccard et son admirable assistant, à 16.500 mètres au-dessus de nos craintes chétives et de nos pensées débiles, confiaient à la radio leurs sereines et rigoureuses notations. Eux, qui couraient le risque effrayant, le risque qui dépasse tout ce que notre terreur peut imaginer, ils travailiaieoi tranquillement. Ils étaient à seize kilomètres et demi de nous, verticalement. Ils étaient en dehors de notre monde, en dehors de notre atmosphère. Ils prenaient des notes. Ils écrivaient des chiffres

L'épopée aérienne, super-aérienne (comme on écrit aujourd'hui), extraaérienne (comme on devrait écrire) du professeur Piccard et de son collaborateur, Max Cosyns. est une récidive glorieuse et fabuleuse.

Redisons notre joie puisque l'expérience a magnifiquement réussi.

N'oublions pas de célébrer aussi la victoire de la T. S. F., qui, jusque dans la stratosphère, accomplit aujourd'hui si fidèlement sa mission. Qui sait ? La T. S. F. est capable d'installer bientôt un poste sur la planète Mars c Radio-Mars ». Maurice PRAX.

Berlin annonce

des démarches prochaines à Paris et à Londres visant la réorganisation de la Reichswehr S'AGIT-IL D'UN BALLON D'ESSAI OU DE SONDAGES PROCHAINS ? Une information de Berlin signale que le gouvernement allemand aurait l'intention d'engager à nouveau et à bref délai, avec le gouvernement français et le gouvernement britannique, des conversations relatives à une réorganisation de la Reichswehr. réorganisation qui est un des principaux objectifs de la politique du cabinet von Papen et que les représentants du Reich avaient déjà tenté de mettre sur le tapis à Lausanne et à Genève. Cette information n'apporte en soi rien de nouveau, car on savait déjà par le discours du général von Schleicher et tout récemment encore par une dépêche de l'agence United -Press que les dirigeants de Berlin tiennent essentiellement à presser des pourparlers dont ils espèrent un succès qui pourrait faire diversion à leurs graves difficultés intérieures.

Ce qui est nouveau, par contre, c'est que le gouvernement du Reich iaisse entrevoir qu'il chargera sous peti ses ambassadeurs à Paris et à Londres d'une démarche à cet effet auprès du Quai d'Orsay et du Foreign Office. Dans les milieux français autorisés, on fait cependant observer, à ce propos, que le ministère des Affaires étrangères n'a été saisi d'aucune suggestion de ce genre.

S'agit-il, en l'occurrence, d'un ballon d'essai lancé par la voie de la presse et d'une manœuvre destinée à amorcer une négociation à'aquelle les chancelleries intéressées ne sauraient volontiers se prêter au moment où la situation politique en Allemagne est si trouble et pleine d'inconnues ? Ce ballon d'essai correspond-il à des sondagea qui seraient prochainement effectués non seulement à Paris et à Londres, mais dans toutes les capitales des Etats signataires du traité de Versailles ?

Quoi qu'il en -soit, la fébrilité diplomatique que le cabinet du Reich manifeste depuis un certain temps apparaît plutôt hors de saison. Un gouvernement qui, à dix jours de l'ouverture des travaux parlementaires, ne sait encore dans quelles conditions il pourra se présenter devant le Reichstag possède-t-il l'autorité suffisante pour entamer avec l'étranger des pourparlers d'un caractère aussi délicat ?.

On ne se le demande peut-être pas à Berlin, puisqu'on paraît y avoir perdu toute notion d'une vie politique normale, mais en droit -de ae le demander dans les capitales vers 'lesquelles les sondages allemands paraissent se diriger.

Notons, pour terminer, que M. Edouard Herriot a reçu hier M: François-Poncet, ambassadeur de France à Berlin, avec qui il s'est longuement entretenu de la situation complexe où se trouve actuellement le Reich.

Lucien BOURGUES.

MORT DU DOYEN

DES CONSEILLERS GENERAUX Abbeville, 19 août (dép. Havas) On annonce la mort de M. Maurit, conseiller municipal de Gamache, doyen des conseillers généraux de France, décédé en son domicile, à l'âge de quatre-vingt-huit ans.

L'AVIATEUR MOLLISON A FRANCHI L'ATLANTIQUE Il espérait pouvoir gagner New-York sans escale, mais, à bout de forces et se heurtant à un épais brouillard, il a été contraint d'atterrir au Canada à Pennûeld Ridge (Nouveau-Brunswick)

Londres, 19 août (dép. Petit Parisien.) L'Atlantique a été une fois de plus vaincu.

A 5 h. 45 ce matin, heure d'Amérique, c'est-à-dire 11 h. 45 heure de Greenwich, la Joie du Coeur, l'avion avec lequel l'aviateur Mollison effectue le raid aérien Irlande-New- York et retour, évoluait au-dessus de Halifax (Nouvelle-Ecosse). Mollison avait donc effectué la traversée de Port Marnock, au nord de Dublin, à Halifax en 24 heures 10 minutes. La nouvelle a causé un soulagement profond en Angleterre où une certaine anxiété régnait, en effet, ce matin, au sujet du vol. Des messages annon-

Avant l'envol, sur le terrain de Port Marnock, Mollison, à côté de sa femme. l'ex-miss Amy Johnson. photographié devant son nppareil <t The Heart's Content » (la Joie du cœur).

18 août départ, à ,11 h. 55, de PortMarnock. Aperçu en mer par le paquebot Ascania et le cargo Beaverbrae 19 AOUT au-dessus d'Halifax à 5 h. 45 atterrissage à Pennfield Ridge à 11 h. 30.

LE TABLEAU DE MARCHE

çaient que Mollison avait été aperçu par le paquebot Ascania, puis par le cargo Beaverbrae, à 660 milles environ à l'ouest de la côte irlandaise, mais la rencontre était indiquée comme ayant eu lieu ce matin alors qu'en réalité elle se produisit hier dans la soirée.

Ce qui est certain, c'est que les habitants de Harbour Grace, à TerreNeuve, ont vainement attendu Mollison. Leur attente avait fini par se changer en inquiétude du fait qu'elle se prolongeait indûment et que des rapports alarmants sur l'état de l'atmosphère parvenaient d'Amérique. Les experts météorologues de New-York signalaient en effet une dépression au large de l'Etat de Brunswick et des tempêtes étaient à prévoir sur la route même que devait suivre l'aviateur. Ces inquiétudes avaient naturellement trouvé leur écho à Londres où Mrs Mollison se tenait en permanence près du téléphone, attendant des nouvelles de son mari.

Ces nouvelles lui sont enfin par-

venues au début de l'après-midi. A 14 h. 24, un premier message d'Halifax disait qu'un avion gris argent qu'on n'étairfST parvenu à identifier mais qu'on supposait être celui de Mollison la viltg et pottfM suivait son chemin, dans 'la rdirëçtfori. de l'ouest. A 14 h. 58, un second message annonçait que l'avion aperçu était bien la Joie du Cœur.

Ainsi donc, au lieu de s'arrêter à Harbour Grace, Mollison avait voulu atteindre directement la côte américaine. Comme, au départ d'Irlande, il emportait une provision d'essence suffisante pour trente-trois heures de vol, on pouvait supposer qu'il continuerait son raid jusqu'à New-York où il comptait arriver dans la soirée et où une foule immense, au premier rang de laquelle se trouvaient l'amiral Byrd et le fameux aviateur Clarence Chamberlain, l'attendait pour le féliciter. (La suite à la deuxième page.)

L'OFFENSIVE TROPICALE

Températàre olficiefle hier à Paria 35°8 A L'OMBRE C'est la plus haute température enregistrée dans la capitale depuis cinquante ans, pendant le mois d'août En province, par contre, la température a sensiblement diminaé, sauf à Rennes où l'on a coté

L'offensive tropicale fait preuve d'une si rare et si intense continuité qu'elle passe d'emblée au prenuer rang des préoccupations de tous. L'homme est ainsi fait qu'il n'est à peu près jamais content de son sort. Et les mêmes qui réclamaient un bel été sont les premiers à gémir sous le, ciel sans nuages et le soleil de plomb. Hier, à Paris, le thermomètre a atteint, à 14 heures, 35°8 à l'ombre, soit un degré et demi de plus que la veille. C'est la plus haute température enregistrée dans la capitale depuis cinquante ans en août.

Il semble que le maximum pour cette année n'ait pas été atteint. On « espère aujourd'hui, selon les prévisions de l'O. N. M., que le thermomètre atteindra 37°.

En province, la chaleur a cédé, notamment sur la côte méditerranéenne, la côte basque, la côte normande. La température, hier, sur ces côtes, s'est maintenue entre 24° et 26°, ce qui, pour certains centres, marque un abaissement de près de 10".

On a enregistré par contre à Rennes, 35" à Argentan, 31° à Angoulême, 28° à Nancy, à Epinal et à Strasbourg, 28° à Bordeaux, 27° à Belfort, 26° à Perpignan, 25° à Cuers et à Cabourg.

Comment et où l'on prend à Paris

la température officielle Les températures élevées qui sont depuis quelques jours notre lot remettent à l'ordre du jour quelques questions presque. brûlantes.

Il y avait hier chez moi, vous dit quelqu'un, 38° à l'ombre.

Erreur, affirme votre voisin de ta-