bpt6k6274590/f1


IMPORTANTES DECLARATIONS DU CHANCELIER VON PAPEN Je suis conuaincu que mon cabinet restera longtemps au pouaoir l'Allemagne est décidée à réclamer l'égalité en matière de sécurité elle n'a pas renoncé à ses aspirations coloniales »

Le chancelier von Papen a accordé à un représentant de l'agence Reuter à Berlin une interview intéressante à bien des égards et qui projette notamment une vive lumière sur les tractations infructueuses que le gouvernement allemand a mené la semaine dernière avec Adolf Hitler. Il nous revient qu'en petit comité le chancelier qualifia l'attitude qu'a eu à cette occasion le chef des nazis de consternante ».

Bien que dans la conversation avec le journaliste anglais M. von Papen se soit exprimé d'une façon moins crue, ses déclarations montrent cependant qu'appuyé par l'autorité présidentielle du maréchal Hindenburg, le chancelier a la ferme intention de tenir bon et de ne point céder aux manœuvres d'intimiditation du parti national-socialiste.

M. von Papen s'est expliqué aussi sur les desiderata de l'Allemagne en matière de désarmement. Ces desiderata sont bien connus, pour avoir été souvent formulés par les Allemands aussi bien à Lausanne qu'à Genève.

Ce qui est plus nouveau, ce sont les déclarations du chancelier au sujet des colonies. Les revendications d'ordre général qu'il a laissé entrevoir à ce propos ne manqueront pas, proba- blement, d'attirer tout spécialement ft J'attention de l'opinion anglaise. Voici d'Ailleurs le résumé de luterview telle que rapporte une dépêche Havas de Londres.

L'INTERVIEW

Londres, 17 août (dép. Havas.)

Le chancelier von Papen a accordé à un représentant de l'agence Reuter une interview au cours de laquelle il s'est déclaré convaincu que le présent gouvernement resterait longtemps au pouvoir.

Il a ajouté qu'il n'était pas question pour lui d'éviter le Reichstag, et qu'un appel au bon sens de tous les partis qui se rendent compte que rien ne peut remplacer le cabinet actuel serait couronné de succès.

Si, d'ailleurs, le Parlement lui refusait sa confiance, le gouvernement se réserverait d'agir selon les circonstances tout en entendant respecter la constitution.

Le chancelier a ensuite répondu par l'affirmative au reporter qui lui demandait s'il était bien vrai qu'Hitler, malgré son démenti, ait exigé le contrôle absolu de l'Etat.

Le chef des nazis, a-t-il dit, lui a avoué qu'il avait eu, au cours de ces derniers mois, beaucoup de peine à maîtriser l'impatience de ses adhérents il l'a assuré qu'il ne se contenterait pas d'un pouvoir partiel et qu'il ne pouvait voter que pour un gouvernement entièrement favorable au mouvement naziste.

L'égalité en matière de sécurité Le chancelier s'est ensuite refusé à se prononcer sur la question du retrait éventuel de l'Allemagne de la S. D. N. au cas où celle-ci ne reconnaîtrait pas sa prétention à l'égalité en matière de désarmement.

Il s'est contenté de souligner l'importance capitale qu'avait la question pour l'Allemagne qui, a-t-il affirmé, ne consentirait plus à se soumettre à des mesures discriminatoires et à se laisser traiter comme une nation secondaire. Si l'égalité lui était refusée en matière de sécurité, le gouvernement du Reich agirait dans le sens indiqué par le général von Schleicher.

L'Allemagne, a poursuivi le chancelier, n'a plus l'intention ni le désir de s'armer, mais elle entend que les

QU'EST DEVENU L'AVISO "ÂEROPOSTALE-2" ?

Deux des membres de l'équipage le second du bord, premier lieutenant Dumont (à gauche) et le second lieutenant De«en

autres nations tiennent leurs promesses de désarmer,

Il a ajouté que, dans ses entretiens à Lausanne avec M. Macdonald, il avait toujours trouvé le premier ministre britannique en entière sympathie avec le point de vue de l'Allemagne au sujet de l'inégalité où elle se trouvait. en matière de désarmement. Enfm, M. von Papen a fait remarquer que l'Allemagne n'avait pas renoncé à ses aspirations coloniales, qu'elle désirait recouvrer certaines de ses anciennes possessions et que, là encore, elle était victime d'une inégalité injustifiable à laquelle il faudrait tôt ou tard porter remède.

(La suite à la troisième page.)

Par 81 voix' contre 80, le Conseil national autri»chien ratifie le protocole de Lausanne.

Vienne, 17 août (dép. Petit Paris,) Le Parlement autrichien a donné au chancelier Dollfuss la majorité sur laquelle il n'avait cessé de compter; a v e l'optimisme qui est -aa. mnil litique. Par voix contre 80, les chrétiens sociaux, les agrariens et les s heimwehren moins deux de ceux-ci, MM.' Heinzl et Ebler, qui votèrent avec l'opposition soeia- j liste et pangerma niste ont ap- prouvé l'accord de Lausanne destiné

M. Dollfuss

à assurer à l'Autriche un emprunt de 300 millions de schillings, moyennant une série de garanties données à la Société des nations au sujet du redressement financier de l'Autriche et du maintien de son indépendance politique. Tous les députés des partis gouvernementaux étaient présents, y compris les malades, venus tout spécialement voter, tandis que, dans l'opposition, manquaient les voix de deux députés socialistes. l'ancien chancelier Renner, président de la séance, et M. Zelemka, récemment exclu du parti.

Marcel DunaN.

UN HYDRAVION S'ÉCRASE AU SOL PRES DE BIZERTE ET PREND FEU Les quatre occupants sont carbonisés Tunis. 17 août (dép. Petit Parisien.} Au cours d'un exercice de nuit, un des hydravions du centre de Karouba s'est abattu en flammes hier, vers 22 heures, au-dessus de El Azib, petit village situé à une dizaine de kilomètres de Bizerte.

Il avait heurté en plein vol des lignes télégraphiques.

Aucun des quatre occupants n'a pu échapper à la catastrophe et ils ont péri carbonisés. Ce sont le capitaine de corvette Desportes, le second maître Berroche, le quartier-maître Delahaye et le maître mécanicien Péan ce dernier donnait encore signe de vie au moment où les secours arrivèrent, mais il ne put résister à ses terribles blessures et succomba pendant son transport à l'hôpital maritime de Sidi Abdallah. Pierre Péan, âgé de trente-deux ans. est marié et père d'une fillette. Sa famille habite à Toulon; au faubourg du Pont-du-Las.

La compagnie aéropostale communique les noms des infortunés officiers et d'un homme d'équipage de l'aviso Aéropostale-2, dont on ne peut plus guère douter qu'il ait sombré dans ta nuit de vendredi à samedi, alors qu'il naviguait dans la direction de Dakar. Cette triste liste est la suivante MM. Grinlon, commandant du navire Dupont, capitaine en second Decaa et Battistini, of6ciers Colombani. chef mécanicien Moussot, Gary, Dantin et Michel, officiers mécaniciens Andrade (Brésilien), officier] radiotélégraphiste Wlart, graisseur. Les autres hommes d'équipage sont Sénégalais, Portugais et Chinois. Le chef de l'aéroplace de Dakar, M. Ruigelle, est parti pour faire une reconnaissance en avion sur les côtes, au nord et au sud de Dakar.

Le Séménol. bâtiment de la marine d'Etat, continue ses recherches. Un autre aviso, parti de Dakar avec le courrier destiné à Natal, patrouille également à l'endroit d'où l'on a reçu le dernier radio de l'Aéropostale-2.

Toujours plus chaud! A Paris hier 32° 9 contre 25° à Calais et. à Toulon Et la chaleur va continuer Le beau temps reste général sur terre, sur mer et. dans lea airs. Et la température s'éleva hier plus que la veille et moins qu'aujourd'hui. Le thermomètre, hier à Paris, est monté à une hauteur non encore enregistrée cette année. A l'observatoire du parc Montsouris, il a atteint, a l'ombre, tandis que le maximum n'était que de 31°5 au Parc-SaintMaur, 31°1 à Grenelle, au bord de la Seine, 31° au Bourget.

En province dans le Midi surtout les records de la chaleur s'établissent nettement. Voici d'ailleurs les maxima enregistrés au cours de la journée d'hier

Toulon, 39°; Nimes, 38°; Istres, 37°; Marseille, Marignane, 35*; Gap, 36°; Strasbourg, 32°; Lyon, Bourges, Angers, 34°; Bordeaux, Perpignan, Tours, Orléans, Argentan, Rennes. 33°; SaintRaphaël, 31°; Limoges, 29°; le Havre, 27*; Calais, 25°.

L'Gffice national météorologique, grand dispensateur d'espoirs, après nous avoir révélé la plus haute température de la journée écoulée, nous livre ses pronostics pour la journée à venir.

Aujourd'hui jeudi 18 août, il fera exactement le même temps qu'hier, c'est-à-dire aussi chaud. Dans toute la France, les maxima dépasseront 30°; seules les côtes de Normandie et de Bretagne, grandement privilégiées, n'auront guère à endurer plus de En fin de journée, un peu partout, le ciel se couvrira, mais nul orage n'est encore en route.

Les Parisiens sous le soleil

Le mercure s'élève-t-il au-dessus de 25° que le Parisien, pourtant le plus doux des hommes et le plus raisonnable, donne libre cours à sa mauvaise humeur. Dans la rue, sur le macadam idéalement souple, aux terrasses humides des cafés, sur la plate-forme aérée des autobus, il promène un visage fâché et se donne des airs de martyr. Comme il est pudique et garde un souci sévère de sa tenue, il ne peut se résoudre, comme son ami le Marseillais, à e tomber la veste ». Dans certains réstaurants, des écnteaux interdisent d'ailleurs aux convives de paraître en manches de chemise Tout au plus le Parisien se permet-il de laisser son gilet à la maison. Alors on le voit, son veston ouvert, ses bretelles apparentes, la chemise collée aux pectoraux, son chapeau d'une main, son mouchoir de l'autre, les tempes mouillées, le front ruisselant, parcourir les rues désertées de sa belle capitale.

Plus ingénieuse et, au bout du compte, plua moderne, la Parisienne s'adapte à la situation. Elle met sur son dos une robe de quatre sous, sans manches, échancréé autant qu'il se peut; sur ses cheveux, un béret ajouré, et chausse ses pieds nus (car elle ne met plus de bas) de petits souliers en paille tressée.

Ainsi équipée, elle brave les températures qu'elle se plaît à qualifier d'équatoriales et qui n'approchent pourtant que d'assez loin les records jadis enregistrés. Car si le maximum du présent été est, jusqu'à ce jour, de 33° moins un dizième, il fut, à Paris, en 1911, de 36°4 et, en 1921, de 38°6. Comme on le voit, il y a encore de la marge.

Il n'est tout de même pas nécessaire que la température atteigne 30° pour que se multiplient les cas d'insolation. Or ces cas sont, cette année, extrême-

ment rares. C'est que la chaieur est lourde et diffuse et que le soleil, derrière un écran de nuages ou de brumes, n'a pas si souvent l'occasion de darder ses rayons éclatants.

DANS LE TEMPLE

DE LA VENTE A L'ENCAN

Le goût du faux. y trouve une ample matière pour s'exerce

Ce n'est pas un bobard. Le public a une prédilection, un goût t marqué pour l'objet faux. Il est retenu, séduit, attiré par le faux, pourvu, naturellement, qu'il s'y trompe c'est la condition même du faux et qu'il le paie, à une réduction

près, le prix qu'il donnerait pour de l'authentique.

Pourquoi ce penchant, j'allais écrire cette affinité ? En dehors de l'ignorance, je* vois deux causes, lesquelles t i e nnent à l'esprit bourgeois: le sens de l'économie et l'obéissance à la

Sur l'économie, il est inutile d'in- sister; l'économie est une institution nationale, elle est une vertu, louable comme toutes les vertus, mais dont les générations se transmettent le goût exaspéré avec une continuité impressionnante. Quant à la mode, on va voir.

Il y a une mode pour les occasions comme pour les robes et les chapeaux. Au cours du siècle dernier on a connu la fureur étrusque tout vase en terre rouge, de forme suffisamment classique,' décoré de guerriers à perruques, avec de vastes abdomens et des ailes de chauves-souris, atteignait des prix fous. Après quoi vinrent les urnes lacrymatoires, les lampes funéraires, les statuettes d'argile, bref tout le bric-à-brac fabriqué par les Egyptiens d'Italie l'objet de bazar ne date pas d'aujourd'hui. Puis la girouette tourna. Les étrusques retombés dans l'oubli, les grecs et les romains parurent à l'horizon avec des armes, des objets de bronze, des statuettes de marbre, toute la-friperie classique et archéologique d'usage. A son tour, le romantisme amena le goût du moyen âge à quoi succéda la Chine avec ses cargaisons de bonzes, de mandarins, de dragons, de magots. Je m'arrête. La liste est trop longue.

Aujourd'hui on fait un peu de tout essayez cependant de vendre de l'étrusque ou du romain La voix du crieur se perdra sans échos et les chefs-d'œuvre arrivés de Rome ou d'Athènes, voire plus simplement de chez un contrefacteur défunt, s'en iront sur l'offre dérisoire d'un adjudicataire distrait ou d'un sage qui, sachant les vicissitudes de la vogue, se croit d'âge à pouvoir en attendre le retour. Donc, la mode est là. Dès lors tout s'explique. S'il est de bon ton d'avoir chez soi un meuble de Boulle, il est clair que chacun voudra le sien, et le problème serait insoluble si, précisément, les truqueurs n'y veillaient. Car l'admirable, c'est que lorsque l'on veut du Boulle, il y en a du Louis XV, il y en a du vernis Martin, il y en a Et personne ne s'en étonne! La belle, la douce chose que la confiance

tLa suite à la deuxième page.)

Le procès de Miami

LE CAPITAINE LANCASTER EST ACQUITTÉ

(Voir page 3.)

La Légion d'honneur à titre posthume à Albert Londres

S Par décret du 16 août 1932, rendu sur la proposition du ministre de la = Guerre, la croix de chevalier de la æ Légion d'honneur a été attribuée, à titre posthume, à M. Albert Londres, = disparu au cours de l'incendie du = Georges-Philippar, et récemment == cité à l'ordre de la Nation. Lord Kylsant en liberté

Lord Kylsant

Londres, 17 août (dép. Petit Paris.) On annonce que lord Kylsant, l'exdirecteur de la Compagnie britannique R. M. S. P., sera remis en liberté demaia matin.

On se rappelle que lord Kylsant avait été condamné à une peine d'un an d'emprisonnement p o u r avoir publié des rapports susceptibles d'induire le public en erreur quant à la situation véritable de la compagnie.

On retrouve vide le frêle bateau de deux imprudents navigateurs Londres, 17 août (dép. Petit Parisien) On n'a toujours pas retrouvé les deux jeunes gens de Worthing, Rowland (vingt-deux ans) et Connelly (quatorze ans), qui partirent en mer avant-hier matin sur un petit bateau à voile qu'on n'a plus revu depuis lors. L'embarcation a bien été retrouvée non loin du bateau-phare Orverrs par deux pêcheurs de Litton Lehampton,

DEUX MORTS Paul MISTRAL 4M. L. B0SENTHA1

député-maire

de Grenoble'

̃) directeur des d musées de Lyon

Le professeur Piccard est prêt

pour son ascension stratosphérique

LE SAVANT BELGE

COMPTE PARTIR CE MATIN Zurich, 17 août.

DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL

L'ascension dans la stratosphère aura lieu demain jeudi. Les conditions météorologiques ont été examinées ce matin par le docteur Berget, le professeur Piccard, le docteur Cosyns et M. Jean Willems, directeur du Fonds national des recherches scientifiques belge. Cet examen a été favorable. Il n'y a plus d'orages à craindre dans le centre de l'Europe. D'autre part, les vents soufflent à 10.000 mètres d'altitude à unç vitesse de 60 à 80 kilomètres à l'heure leur direction, qui peut varier jusqu'au moment du départ, était ce matin sud-nord-est, ce qui laisse à penser que le ballon du professeur Piccard pourrait être porté vers les régions baltiques.

Comment fut décidée l'ascension Ce matin, deux conférences ont été tenues à l'aérodrome de Dubendorf pour prendre une décision, dans les bureaux du service météorologique, qui avaient réuni, à 10 heures, le docteur Berget, directeur de ce service le professeur Piccard, son aide,le docteur Cosyns et M. Jean Willens.

Le docteur Berget, dessinant sur la carte les diverses indications qui lui étaient apportées par le téléphone et par le fil télégraphique, conclut, pour la première fois depuis huit jours, que la situation était bonne et qu'il, conseillait le départ. Il constatait en effet la disparition des menaces d'orage; le vent est assez fort, 80 kilomètres l'heure à 7.000 mètres d'altitude, mais il ne possédait pas de renseignements supérieurs à cette altitude. Une conversation téléphonique avec le météorologiste fédéral lui permit d'y apporter une précision. Lors de la seconde, tenue à -11 heures, le professeur Berget continuait à être optimiste. A ce moment, le professeur Piccard déclara en souriant, comme'il ert a. l'habitude

A moins que le propriétaire n'oppose son veto, je décide qu'on commencera le gonflement.

M. Jean Willens qui, en l'occurrence, représentait le propriétaire qualifié du ballon, le Fonds national belge, répondit immédiatement

D'accord.

Et c'est ainsi que se termina la réu- nion qui décida de la seconde tentative du professeur Piccard dans la stratosphère.

Les préparatifs à l'aérodrome de Dubendorf

L'enveloppe du ballon a été amenée à 2 h. 30 de la gare de Sclieren, où elle était déposée, à l'aérodrome de Dubendorf et elle a été étendue sur la prairie. Les dispositions sévères prises par la police et par la Sécuritas sont rendues

L'équipe de France de cyclisme est de retour des Jeux Olympiques

Tout à la joie de rentrer à Paris s après un séjour de quelques semaines au pays des gratteciel, les coureurs cyclistes qui viennent de représenter la France aux Jeux Olympiques sont t arrivés hier à 13 h. 47 à la gare Saint-Lazare.

M. Jules Rimet, président du Comité national des sports et vice-président du Comité olympique français. ainsi que quelques personnalités d e l'Union vélocipédique de France, étaient venus saluer coureurs et officiels à leur des-

Les fleurs de la victoire en mains. Chaillot (à gauche) et Perrin. A côté des vainqueurs, II. Chaillot père et M. Perrin père.

cente au train. Toute la délégation*. avait effectué la traversée de l'Atlantique à bord de l'Aquitanin. Deux de ses membres se sont particulièrement distingués à Los Angeles.

Dans la course de tandems, Chaillot et Perrin furent vainqueurs. Dans la course de vitesse, Chaillot se classa second en finale, distancé par le Hollandais Van Egmond.

C'est un fameux homme, ce Hollandais, déclara Chaillot à son débarquement à Cherbourg. Vous pouvez faire son éloge. Ajoutez que j'ai le vif désir de le rencontrer à Rome, au championnat du monde qui sera couru à la fin du mois. J'espère, si je reste en forme, vaincre Van Egmond.

Que faut-il penser de la course poursuite ? avons-nous demandé aux autres coureurs. Chocque, Mouillefarine, Fournier et Legrèves.

Elle fut désastreuse. En demifinale, nous avons eu affaire aux Anglais, qui nous opposèrent une résistance terrible alors que les Italiens prenaient aisément de 1,'avance sur nos amis Canadiens. Dix minutes plus tard, à la finale, à quatre tours du but, nous croyions venir à bout des Italiens, quand Mouillefarine et Legrèves durent abandonner, étant l'un à bout de souffle, l'autre gêné par un gros furoncle. Nous étions battus. Quant la course sur route, rien à en dire, elle fut régulière.

Après les coureurs, nous avons sollicité l'avis du délègue de l'U. V.' F., M. Vasserot, qui, avec M. Ruinart, directeur sportif du Vélo-Club de Levallois, accompagne l'équipe.

Bon accueil des Américains, juge M. Vasserot. Organisation convenable et d'autant plus méritoire que l'Amérique ne professe pour le cyclisme qu'un goût modéré. Je n'ai pas rencontré plus de dix vélos sur la route entre New-York et Los Angeles. Cela dit, nos coureurs, Chaillot, Perrin, ont été superbes je n'en dirai pas autant de quelques amateurs qui se sont dépensés dans des plaisrs qui les ont détournés de leur but. Nous pouvions bien faire. L'attitude de quelques-uns n'est pas à leur honneur.

Le professeur Piccard. dans la nacelle de son ballon

indispensables par l'affluence des curieux qui s'annonce au champ d'aviation.

A 5 heures de l'après-midi, un soleil d'Afrique surchauffe l'aérodrome. Les préparatifs se poursuivent paisiblement. L'enveloppe du ballon a été étendue sur le sol, à l'endroit où aura lieu-, cette nuit, le gonflement.

Le professeur Piccard, tout de blanc vêtu, surveille les ouvriers qui mettent au point divers détails et, notamment, établissent l'appendice central, monté sur un cercle d'aluminium de 2 m. 50 de diamètre, par où entrera le gaz. Peu de monde dans la prairie brûlée par le soleil. Quelques journalistes dans l'enceinte qui leur sera réservée, quelques curieux et un nombre assez imposant d'agents de police chargés du service d'ordre.

Dans un hangar, le docteur Cosyns a placé, sur l'étagère inférieure de la nacelle, le dernier instrument qui n'avait pas été placé jusqu'ici. C'est un petit appareil de radio qui transmettra automatiquement au dehors les renseignements sur l'état de la pression, sur la température et sur l'humidité dans la zone atteinte par le ballon.

Lé professeur Piccard, après avoir examiné à Dubendorf les derniers préparatifs, est rentré dans la soirée à son hôtel et il prendra quelque repos pour revenir à 2 heures du matin au champ d'aviation. Le départ aura,lieu un peu avant la levée du jour.

Sept hydravions surveilleront

la chute en mer

Sept hydravions ont été placés en observation à Warnemùde, à Kiel, à Dantzig, à Fiume, à Pise, à Gênes et à Barcelone. De toute façon pourra être assurée l'observation de la marche du ballon stratosphérique. Les renseignements recueillis seront immédiatement transmis par radio aux quatre automobiles officielles chargées de la poursuite.

Sur la carte de

gauche D u b e n-

dorf, où aura lieu

l'ascension et

sa région. Sur la

carte de droite,

les points situent

les villes de Kiel,

Warvemilde, Dant-

zig, Barcelone, Gê-

nes, Pise et Fiu-

me, où des hydra-

vions seront placés

?n observation nu

cas d'une chute en

mer.

L'étrange figure

du prince Edgar de Bourbon Candidat au trône d'Albanie, soupçonné d'espionnage en 1916, il était devenu une sorte de resquilleur de haute volée»M. Niclausse, commissaire des Halles, qui a procédé à l'enquête sur le meurtre du prince Edgar de Bourbon, trouvé la gorge tranchée dans

Candelarla Brâa-Soler

daoe les couloirs de .l'instruction

une chambre d'hôtel de la rue du Bouloi, a transmis à M. Hude, juge d'instruction chargé de l'information, avec de nombreux scellés, le dossier qu'il avait constitué.

C'est l'autre nuit, que l'Espagnole