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LE VISAGE DIVERS DE LA FRANCE tlllllllllllllllllllllllllltfltlIItlIlIllutlItttlIIIIIIMjfuilIllMtlIllIllIllllllIllllluillllllllllllIlllIllllllllluiiifti- •ttllIlliHIIIItlIIIIIMèlttltt.

Paimpont, Brécilien ou Brocéliande (forme poétique), c'est tout un. Hugo se trompe qui en fait deux forêts distinctes, deux des < sept forêts horribles » qu'il y avait alors en Bretagne, dit-il dans son QuatreVingt-Treize.

Des « forêts horrible: », la Bretagne en comptait plus de sept à cette époque, et Coat-ann-Noz (la forêt de la Nuit), et Coat-ann-Dé (la forêt du Jour), et Huelgoat, et Conveau, et Lorges, et Camors, et la Hardouinaye, et Coëtquen, et bien d'autres, débris de l'immense sylve ténébreuse qui couvrait primitivement tout l'intérieur de la péninsule et qu'on appelait Douna, la Profonde. Le pays qu'elle ensevelissait sous sa frondaison en avait pris, au ix* siècle, le nom de Poutrecoët (par contraction, Porhoët), qui veut dire Pays-sous-Bois. Il se peut même. d'après La Borderie et tant la paix des grandes solitudes vierges y régnait, qu'un nom plus significatif encore lui ait été donné anté-

rieurement Pagus placatus, le Pays-du-Calme. Des centaines d'étangs y dormaient sous une feuillée immobile. Sorte de border funèbre, d'antichambre terrestre de la région du Repos éternel, qui s'aventurait sous sa futaie léthi- fère, dans les méandres de ses val- lées « sans retour devait perdre tout espoir de remonter à la lumière. Ainsi, chez les anciens, les mortels audacieux qui ne craignaient pas de descendre vivants aux Enfers Merlin, prisonnier des sortilèges de Viviane, sous les four- rés ténébreux de Brocéliande, ne fera, 'en somme, qu'y renouveler le mythe d'Orphée.

On a plus de peine à reconnaître dans Viviane une Eurydice. Mais l'état civil de ces personnages du cycle arthurien est si peu consistant! C'est à la fois leui séduction et leur plus grand défaut. Ce sont des buées chatoyantes, des vapeurs irri- sées que leur extraordinaire plasticité rend susceptibles des interprétations les plus contradictoires, au point que la même Viviane, dont Tennyson, dans ses Idylles au roi, fait une manière de monstre, de vampire, peut s'adoucir, chez Henri Quilgars, dans son Mystérieux jardin

LES GRANDES EPREUVES INTERNATIONALES DE VINCENNES

L'arrivée du Prix de Copenhague remporté par Et la Grandeur », rtrh-é pu Neveux. Dans le médaiüon le propriétaire du gagnant, M. G. Moreau

de joie, jusqu'à devenir une moniale et une sainte. Les deux interpréta- tions ne sont pas moins recevables l'une que l'autre. J'avoue, cependant, ma préférence pour celle de Robert de Borron, le vieux trouvère du xiii' siècle, à qui nous devons le meilleur récit de l'aventure merlinesque et qui, dans sa conceptionl du personnage de Viviane, se tient à égale distance du poète anglais et du barde breton Viviane, chez lui, peut être encore perfide elle n'est telle que par excès d'amour. (La suite à la deuxième page.)

M. Pieyre est élu sénateur du Jura

Une élection sénatoriale avait lieu hier dans le département du Jura en remplacement de M. Victor Bérard gauche démocratique radicale et radicale socialiste décédé. M. Pieyre, député radical socialiste de Dôle, a été élu au second tour de scrutin par voix contre 397 à M. Grandmollet U, R. D.

Au premier tour les voix s'étaient a i n s réparties MM. Grandmollet, 336/ :Pieyïé, 'et- Merlet, S.F.I.O., 85. iiiiimiiiiiimimiiiii'

Adresse télégraphique « PARISIEN PARIS » au lieu de Petitslen Paris llllllilllitllllllllllllllllllllllllllllllllililllh. LE CRITERIUM INTERNATIONAL BE CROSS CYCLO-PÉDESTRE

Le vainqueur Winsingùes' (a gaucne) et Bertelln classé second, de la classique épreuve organisée par l'U. V. F. avec le concours du « Petit Parisien e.

Le débat s'engage à la conférence du désarmement M. Tardieu, sir John Simon et M. Gibson préciaeront aujeiuxr'hui le» wea de leur gouvernement

Genève, 7 février.

DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL

Journée calme que la plupart des délégations ont mise à profit pour excursionner aux environs de Genève et que les premiers orateurs inscrits pour la grande séance de demain sir John Simon. M. Tardieu et M. Gibson, ce dernier représentant des Etats-Unis, ont employée à mettre au point leurs discours. C'est, on le sait, le secrétaire d'Etat au Foreign Office avec qui notre ministre de la Guerre a déjeuné aujourd'hui qui doit ouvrir le feu: D'après certaines indications recueillies, cet après-midi, ü ne compte pas occuper la tribune plus d'une trentaine de minutes. M. Tardieu, lui, sera un peu plus long. Les explications qu'il se propose de donner sur les propositions françaises et notamment sur leur liaison avec l'avant-projet de convention de novembre 1930 ce qui explique, d'ailleurs, pourquoi il n'est pas question de réduction des armements dans le document déposé vendredi sur le bureau de l'assemblée prendront environ trois quarts d'heure. Or. comme la conférence a décidé de siéger chaque matin de 10 à 13 heures, cela

M. Sato, chef de la détégatlon japonaise permettra à M. Gibson, de taire. connaitre le point de vue de son pays. Le chancelier Bruning, qui est arrivé cet après-midi avec M. von'BUlow, et que MM. Tardieu et Reynaud rencontreront demain soir chez le sous-secrétaire général allemand de la S. D. N. M. Dufour-Feronce, ne parlera en fin de compte que mardi matin.

La délégation du Reich, que les événements de Memel paraissent avoir vivement émue. a, en effet, demandé la réunion urgente du conseil pour s'occuper de cette affaire. Il est probable dans ces conditions que cette réunion aura lieu dès demain aprèsmidi.

Albert JULLIEN

POUR ENCONTRE Un homme m'apporte une confession douloureuse. 11 est bien sûr qu'on pourrait faire avec sa pauvre histoire, avec le problème social et judiciaire qu'il pose un long roman, un drame, un film. Cet homme a commis une faute grave qu'il reconnaît. Il a été condamné juste· ment. Mais il s'est'évadé et il y a déjà douze ans de cela. Sans doute, en s'échap- pant de prison. il a commis une seconde faute. Seulement, il ne s'est pas évadé pour recommencer à mal vivre. Il a voulu, au contraire, se réhabiliter à ses propres yeux. D a voulu redevenir un honnête homme, un parfait honnête homme. Il a pensé et son point de vue. certes. ne saurait être celui de l'administration pénitentiaire qu'il avait mieux à faire pour racheter sa faute qu'à rester dans une maison centrale au contact de quelques incorrigibles coquins. Or cet homme, en usant d'une liberté N laquelle il n'a pas droit, a su. en effet se conduire de façon exemplaire. Il a lutté. Il a travaillé. II a réussi. Il a dirigé une importante affaire avec autant de probité que d'ardeur. Il a charge actuel- lement d'une gestion qui fait passer chaque mois entre ses mains des sommes considérables. II s'est sauvé de prison. mais pour se sauver moralement, pour se relever, pour avoir la fierté de se dire qu'il a su retrouver le droit chemin. Tout de même. il doit encore commettre une faute celle de porter un faux nom celle d'avoir un faux état civil. Il faut encore qu'il se cache. Il faut encore qu'il soit un hors-la-loi. Il vit avec une compa- gne d'une honorabilité scrupuleuse. Il ne peut pas lui donner son nom. son vrai nom. Il peut avoir des enfants ce seront des bâtards.

Que doit faire cet homme 1 Eh! le sais bien 1 la réponse est facile qu'il se constitue prisonnier: qu'il sen remette a ta justice, qui tiendra peut-être compte peut-être 1 de sa conduite exemplaire. Peut-être sera-t-il remis légalement en liberté. Peut-être lui fera-t-on remise de la peine qu'il a encore à purger. Mais sa situation sera brisée. Mais on saura, tout le monde saura qu'il a été un condamné de droit commun et qui! s est évadé de prison. Mais sa compagne, qui ne l'aime pas seulement. qui l'estime aussi, sera exposée, du jour au tende- main. à tous les affronts. Mais ceux qui emploient ne voudront plus de lui. Mais ceux qu'il dirige ne voudront plus lui .)béir 1 Il retombera, après douze années méritoires d'efforts acharnés, de labeurs Jésespérés dans la détresse et dans la ion te.

Parfois, dans certains cas. la justice ievrait pouvoir assurer à certains de ses justiciables repentis le secret du confesf sionnal, le secret certain, souverain, généreux et humain, le secret de la rédemption, le secret de l'absolution.

Maurice PRAJC

LES JAPONAIS CONCENTRENT LEUR ACTIVITE SUR U REGION DES FORTS DE HONG

Ils ont reçu une partie de leurs renforts avec lesquels ils sem.blent avoir l'intention de poursuivre l'encerclement des faubourgs de- Chapeï

Notre correspondant particulier, à la suite d'une promenade à l'arrière-front, décrit l'invraisemblable spectacle des guenilleux et des misérables qui se sont habitués à vivre dans une zone agitée mais -il n'a rencontré qu'un soldat Changhaï, 7 février (via Eastern.) DE NOTRE Correspondant 'PARTICULIER Une brigade mixte japonaise est arrivée aujourd'hui dans la région de Changhaï. Ce matin, le quartier japonais était pavoisé, car on avait annoncé que cinq cents soldats y viendraient cantonner.

Cependant, unq partie seulement des renforts iut envoyée;' l'arrière du secteur Hongkiou-Chapeï. Environ huit cents hommes, débarqués au wharf japonais du SudMandchourien, ont pris la route du nord vers la ville de Wousong, située à trois kilomètres des forts. Trouvant Wousong fortement occupé par les troupes de la 78' division, les Nippons, après une vive fusillade, se sont établis sur la rive sud de la crique de Wousong, la ville étant située sur la rive nord. Les navires nippons ont bombardé un fort situé en face des forts de Wousong et leurs marins l'ont occupé. Un autre fort, situe au nord-ouest de Wousong, a été bombardé également.

Les navires nippons ont débarqué des troupes en face de Liuho, également au nord-ouest de Wousong. On signale des combats entre ces troupes nippones et la garnison chinoise de Liuho. On ignore le sort de cette ville, mais Paochan, ville de 20.000 habitants entourée de hautes murailles et de larges fossés, située près du Yang-Tse, à trois kilomètres au nord-ouest des forts de Wousong, et qui possède une garnison chinoise, a été occupée par les Nippons.

On ne sait rien concernant l'arrivée de la seconde brigade de la division que Tokio a décidé d'envoyer à Changhaï.

Mouvement tournant

sur Chapeï ?

Les mouvements de troupes, au nord-ouest de Changhaï, permettent de supposer que le commandement japonais aurait l'intention de porter la guerre assez loin des concessions pour éviter des complications. Mais il se peut aussi que les Japonais opèrent un mouvement tournant par Liuho et Chenju pour se rabattre sur Chape! par la voie ferrée Nankin-Changhai, prenant à revers la 60* division cantonaise.

Comme la manœuvre japonaise n'est pas encore esquissée sérieusement, mieux vaut se contenter, pour le moment, d'indiquer les faits qui sont connus.

Ce soir, la route de Changhai à Wousong était barrée par des marins nippons.

Si la région de Wousong a été fort agitée aujourd'hui, par contre le secteur de Changhai a été des plus calmes, les marins japonais se contentant de tenir leurs positions et les Chinois, retranchés dans leurs ouvrages fortifiéa, se gardant t d'abandonner la tactique qui leur réussit si bien.

A l'arrière-front chinois Pendant deux heures, par un froid vif et humide, sous la neige qui fondait aussitôt en touchant le sol, j'ai parcouru aujourd'hui, avec un ami, l'arrière du front chinois dans le secteur de Chapeï.

Comme hier, nous avons suivi Heng-Tong Road, puis Mei-Yuen Road, dont la physionomie, malgré

usumi, numsire ae la narine japonais, qui, ainsi que nous l'avons relaté, a fait une importante déclaration relative1 ment à l'envoi de nouveaux renforts nippons sur le théâtre des opérations de Chine le mauvais temps, n'avait pas changé. Les boutiques étaient closens, mais des groupes bavardaient devant les maisons et les rues étaient grouillantes de passants aux vêtements pauvres mais matelassés de bourre de coton.

En raison du froid, chacun porte, en effet, plusieurs habits superposés, de sorte que les enfants eux-mê- mes ont l'air de petites tours. Les miséreux se couvrent d'incroyables 1 guenilles, mais dont le nombre sup- plée à la qualité.

Notre présence a soulevé la même curiosité, mais, comme nous mar- chions bon pas dans la boue gluante i qui couvrait les petits pavés, on se contentait de nous observer sans 1 nous suivre. Nous rencontrions par- fois un policier avec lequel nous échangions le salut militaire. A notre droite, vers la gare du Nord, des mitrailleuses crépitaient sans arrêt, mais aussi sans furie. i On entend quelques canons lourds' i Chinois qui, des parages du cime- tière cantonais, tirent sur les lignes japonaises. A droite, quelques obus nippons font, de temps en temps, entendre leurs craquements. Nous atteignons Markham-Junction, but i suprême des Japonais pour l'encerclement de Chapeï. Un fortin de sacs à terre devant la gare des mar- chandises, mais pas de soldats. Entretien avec un gendarme 'Seul, tin gendarme occupe la gare encore intacte. Heureux de trouver des compagnons, le gendarme nous tend des cigarettes chinoises et veut que nous nous asseyions. Nous parlons des « ton yens (Japonais) et des « tsounkouo yens » (Chinois). Mais impossible de discuter longuement. L'homme est du Chantong et 1 comprend mal les quelques mots de langage e ehanghaien que nous connaissons.

Nous nous quittons bons amis et traversons la voie ferrée très large cet endroit. Pas un soldat. A notre droit, à deux cents mètres, nous apercevons une locomotive et un t canon sur un wagon-plate-forme, mais sans blindage. La locomotive fume, prête à porter son canon en avant. Des misérables familiers avec le danger

Nous suivons une rue parai-) lèle à la voie ferrée et traversons. un immense village de huttes de paille et de terre, sans fenêtres, habitées par des familles de misérables pour qui la question de man- j ger doit se poser chaque jour. A un kilomètre de la bataille, ils n'ont aucun souci du danger. Effrayés, les premiers jours, ils se sont habitués au bruit de la guerre. Dans un coin du village, un pullulement extraor-j dinaire. Nous approchons. Une longue; file de pauvres arrive d'une rue. voisine chargée de bois encore fumant, de poutres charbonnées ou, 1 d'une masse de légumes boueux' noués par des liens de paille et dont une eau visqueuse tombe en gouttes sur le sol. Georges MORESTHE (La lutte Il la troisième page.)

Le colonel Vuillemin et l'aviateur Poulain ont retrouvé Reginensi et ses compagnons C'est hier matm, à 8 heures, que fut découvert l'équipage du Saint-Didier. Les rescapés, en bonne santé, ont été transportés par avion à Arak, au sud d'In-Salah

La journée d'hier a marqué La ün d'une attente angoissante d'une semaine. Les aviateurs Reginensi, Touge et Lénier, qui avaient été contraints d'atterrir' dans te désert saharien, entre În-Salah et Tamanrasset, et sur le sort desquels on était de plus en plus inquiet à mesure que s'écoulaient les jours, ont été retrouvés vivants nier par les avions du colonel Vuillemin et de M. Poulain, partis à leur recherche dès les premiers jours.

Parti de l'aérodrome d'Istres, à destination de Madagascar, pour un raid non pas sportif, mais qui devait plutôt comporter de nombreux enseignements pour le choix d'une route aérienne idéale, l'équipage de l'avion SaintDidier avait vu sombrer ses espoirs par suite d'une malencontreuse panne d'essence.

On s'imagine ce que dut être pour Reginensi, Touge et Lénier ce séjour d'une semaine dans le désert. L'atter-

'Le colonel Vuillemin Le pilote Youluio i rissage auprès d'eux du colonel Vuillemin et de M. Poulain a mis Hn, heureusement, à cet affreux cauchemar. Retrouvés à kilomètres de leur avion Alger, 7 février (dép. Petit Parisien) Les aviateurs colonel Vuillemin et M. Poulain ont découvert ce matin à 8 heures, à 25 kilomètres de leur

De gauche à droite Joseph Touge, Jean Reginensi et noter Lénier avion, et au sud de l'Erg Tessed-Jasl, les aviateurs Reginensi, Touge et Lénier. Le colonel Vuillemin a .pris Lénier à son bord et M. Poulain Regii nenai et Touge pour les transporter à Arak.

L'équipage du Saint-Didier n'est pas trop déprimé par ces sept jours passés dans lo désert.

Des précisiona sur la dà-ouverte Dans la matinée d'hier, le télégramme suivant, émanant de la navigation aérienne à Alger, parvenait au ministère de l'Air à Paris

Reginensi, Touge et Lénler retrouvés par les avions de Poulain et du colonel Vullemin au sud-est d'Erg| Tessed-Jasi, à 8 heures. Renseignements complémentaires suivront. Peu après parvenait ce second télégramme. émanant également de la navigation aérienne d'Alger

Confirmons notre précédent message. Reginensi, Lénier et Touge ont été retrouvés en bonne santé, mais fati gués, au sud de l'Erg-Tessed-Jasi, au point de Ahanfous.

L'avion Saint- Didier (indicatif F. A. N. G. H.) de Reginensi est intact, à 25 kilomètres dans l'est sud-est de ce point.

Le coionel Vuillemin ramène Lénier et Poulain ramène Reginensi et Touge à destination d'Arak.

Ajoutons qu'un télégramme parvenu dans l'après-midi à l'Aéropostale. à Paris, signalait que les rescapés étaient arrivés à Arak à bord des avions qui les avaient recueillis. Les félicitations du ministre de l'Air M..l.-L. Dumesnil, ministre de l'Air, dès qu'il apprit, à Genève, que l'avion Saint-Didier avait été retrouvé sain et sauf, a adressé au gouverneur général de l'Algérie le télégramme suivant

En vous priant de dire à Reginensi et à ses camarades toute la joie qu'éprouve l'aviation de les savoir hors de danger, je vous prie de transmettre mes chaleureuses félicitations au colonel Vuillemin et à ses vaillants équipages, aux formations sahariennes du 19* corps d'armée. enfin au pilote Poulain, à l'opérateur radio Barbier et au chauffeur Montais, de la Transafricaine, ainsi qu'aux opérateurs radio Véré et Massias, de l'Aéropostale. C'est grâce à leur admirable dévouement et à leur connaissance parfaite du Sahara que les opérations de recherche ont pu aboutir si heureusement.

Un mystère à Enghien-les-Bains UN ENTREPRENEUR [EST TROUVÉ MORT ÉGORGÉ ET PENDU DANS SONJAYILLON Un entrepreneur de fumisterie. M. Noël-Pierre Meschini, âgé de soixante et onze ans, était bien connu dans Eaghien-les-Bains. où depuis de longues années sa petite silhouette était familière aux riverains du lac. Le septuagénaire dirigeait toujours avec la même alerte ardeur son entreprise florissante et il vivait paisiblement, sans souci, dans son pavillon particulier situé au 11 de la rue du Chemin-de-Fer, édifié près des locaux servant à l'exploitation de son industrie.

Or, dans la matinée d'hier, ce fut avec stupeur que l'on apprit dans Enghien-les-Bains, que M. Aieschini s'était suicidé, dans la maison même où il habitait avec sa famille et de plus, depuis ces derniers jours, avec un parent assez éloigné, arrivé de l'étranger.

On avait trouvé le septuagénairr pendu au pied de l'escalier, dans 1< vestibule, à l'aide d'une assez grosse corde, fixée à un barreau de la rampe et, chose plus surprenante, le désespéré s'était, auparavant, tranché la gorge à l'aide d'un couteau de cuisine.

C'est le petit-fils de M. Meschini recueilli par l'entrepreneur à IL mort de ses parents qui avait fait la découverte un peu après sept heures du matin. Il donna l'alarme à toute la famille, puis aux voisins et on transporta sur son lit le blessé dont la gorge saignait encore et qui respirait faiblement.

Accouru, le docteur Weill-Spire fit des piqûres d'huile camphrée au moribond qui, cependant, expirait bientôt.

Alors arriva M. Jamard, commissaire de police d'Enghien-les-Bains, qui procéda aux constatations. Le « désespéré :il avait abondamment saigné et de larges trainées rouges conduisaient du vestibule à un nangar voisin dans lequel on retrouva au milieu d'une mare de sang le couteau de cuisine qui avait servi à provoquer la blessure de la gorge, une large plaie de 7 à 8 centimètres de long, faite, semble-t-il, en partant de la nuque pour venir I s'achever sur le devant du cou. On expliqua alors le drame comma suit le vieillard s'était rendu dans le hangar pour s'y suicider, mais la mort ne venant pas assez vite après l'horrible estafilade, il s'empara de la corde, revint dans le vestibule, fit un nœud coulant et « s'accrocha a au barreau de. la rampe. attendant sam; crier ni gémir de rendre le demi r soupir.

Etranges conttàtations

Mais, à ce moment, survint le Jo teur Beyrand, qui avait été également alerté. Ce praticien remarqua aussitôt que s'il était impossible de déterminer si la blessure faite à l'aide du couteau était mortelle, on pouvait, par contre, affirmer que la corde n'avait laissé qu'une trace légère ae strangulation. Et c'est pourquoi il fit toutes réserves.

Ces constatations, pour le moins assez troublantes, amenèrent le comj missaire de police qui avait d'abord admis l'hypothèse du suicide à aviser le parquet de Pontoise et il est probable que dans la journée d'aujourd'hui le docteur Derome, médecin légiste. procédera à l'autopsie du cadavre, ce qui permettra de déterminer sans j doute les circonstances précises dans lesquelles M. Meschini trouva la mort. Dans l'après-midi d'hier, M. Jamard, commissaire de police, a interrogé les habitants du pavillon qui tous ont affirmé n'avoir entendu au cours de la nuit aucun bruit anormal et personne ne peut situer l'heure à laquelle M. Meschini trouva la mort dans ces étranges circonstances.

Un commissaire de police est blessé dans un train La victime, M. Dm,er, des délégations judiciaires, fut frappée à coups de couteau par un Luxembourgeois qui semble fou

Dans l'après-midi d'hier, vers 13 h. 40, un employé de la gare de Pantin, I M. Dagornet, venait prévenir le comCûisaaîrp H*> ootto i.ïiia \t T.n*,o

Le commissaire Dorrer (à gauche)

et son meurtrier Hamas

1 les bureaux sont tout proches de la tation, qu'une agression venait d'être commise entre les gares de Noisy-leSec et Pantin contre un voyageur du train venant de la Ferté-Milon et se dirigeant sur Paris.

Au moment de l'attentat, des voyaj geurs ayant tiré la sonnette d'alarme, le train s'était arrêté, et son auteur avait été ligoté. Sur les ordres du chef de 1 train, le convoi s'arrêta en gare de Pantin pour remettre entre les mains de la police le meurtrier.

Amené au poste de police, l'individu déclara son identité Jean Hamus, né le 8 avril 1898 à Hachiville (Luxembourg), ouvrier agricole, et il présenta sa carte d'étranger visée pour départ de Villemareutl le 5 courant.

Fort heureusement, sa victime, qui n'était autre que M. Marcel Dorrer, i commissaire aux délégations judiciaii res, demeurant 128, boulevard Voltaire, à Paris, n'avait pas été atteinte grièvement, mais seulement blessée de deux coups d'un couteau de poche a j ta joue gauche et dans la région pariétale du même côté. Le magistrat fut