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V E ILLE DEJOUR DE L'AN iiinifiiyiiitiiiuiiiiiiiiiuMiEiiiiuiiiuiiiiiMiuiiiiiiiiiiitiiiiiniiiiiniiinitiiiiiiifiiiiitiriiiuiiiiiiiiiiiifiriiiiiiitfifittiiiiiiiiiiiiiiiHiiiiif M. DOUMERGUE A REÇU HIER LE CORPS DIPLOMATIQUE Dans les discours qu'ils ont prononcés à cette occasion, le nonce et le chef de l'Etat ont fait allusion aux préoccupations de l'heure et formulé des voeux pour la concorde el la paix

nonce au milieu d'un groupe d'ambassadeur*:

Le Président de la République a reçu hier, à 16 heures, les membres du corps diplomatique qui étaient venus lui apporter leurs vœux à l'occasion de la nouvelle année.

Le Président de la République avait auprès de lui le président du Conseil, ministre des Colonies, et le ministre des Affaires étrangères, ainsi que les menïbres de ses maisons civile et militaire.

Le doyen du corps diplomatique, Mgr Maglione, nonce du Saint-Siège, a prononcé le discours suivant Monsieur le Président,

A la veille de la nouvelle année, mes collègues du corps diplomatique et moimêmes, nou$ sommes heureux de présenter à Votre Excellence, au nom de nos souverains et chefs d'Etat et en notre nom personnel. les meilleurs vœux, pour, la. prospérité de la France. Nous vous prions de les agréer ils sont 'très sincères, comme.– tontouo^mais particulièrcinéixt ardents, car-l'année qui s'en va fut moins bonne que nous ne le souhaitions. Des sinistres ont jeté dans le deuil quelques-unes dé vos régions les plus belles et dévasté des-contrées entières en d'autres pays. En vous assurant encore une fois de Ja part très vive que nous avons prise aux, dures épreuves, de vos laborieuses. populations, notl» tenons à, dire ^l Votre

Lû comte; Jlanzoui, ambassadeur d'Italie Excellence combien nous a touchés la sympathie délicate et spontanée que la France a témoignée aux nations frappées'cotame elle.

A. ces fléaux naturels sont venues s'ajouter les restrictions imposées par une crise économique mondiale, qui crée pour les peuples et pour ceux qui les gouvernent de graves préoccupations. Cette crise, la France s'efforce de la surmonter.; grâce à ses grandes ressources et à son travail intelligent, elle réussit, dans une large mesure, à en atténuer les fâcheuses conséquences il. l'intérieur de ses frontières. Mais elle ne se dissimule pas qu'on ne.peut porter remède au mal sans l'oeuvre concordante de tons, lés Etats qui en souffreztt.

Une telle collaboration dans le domaine économique les peuples le savent et nous ne l'oublions point est impossible sans la tranquillité et la sécurité de la paix, fruit elle-même et récompense de l'ordre et de la justice sociale et internationale. Pour cette paix, si nécessaire et si désirée, nous formons les vœux les plus ardents, surs que votre gouvernement et les nôtres mettront tout en œuvre pour la maintenir et la consolider.

Dieu veuille qu'une équitable et large compréhension des droits et des besoins de chacun raffermisse toujours plus. parmi les individus comme parmi les peuples, ce sentiment de la fraternité, qui est sans aucun doute le fondement et la plus efficace garantie de la concorde et de la paix,

Avdc les vœux que nous vous présentons pour votre grande nation, nous vous prions, monsieur le Président, de bien vouloir agréer ceux que nous formons respectueusement pour le bonheur de votre personne.

Le Président de la République a répondu en ces termes

Monsieur le nonce, ,r

C'est toujours pour moi une profonde satisfaction de recevoir chaque année, à pareille époque, le corps diplomatique accrédité à Paris et d'entendre les souhaits que, par la voix de son doyen, Il veut bien adresser au chef de l'Etat français et, par son entremise, à la France tout entière.

Ces vœux sont aujourd'hui plus opportuns et plus appréciés que jamais. car, au cours de l'année 1930, les éléments ont imposé à de nombreux pays de cruelles épreuves, et si empressée qu'ait été la sollicitude des gouvernements, ils n'ont pu; hélas qu'imparfaitement y remédier. Les sentiments que vous avez exprimés à l'égard de la France et de sa population à cette occasion m'ont spécialement touché. Votre Excellence a justement inscrit tu passif de l'année qui s'achève la

crise économique qui sévit de toute part avec acuité et les conséquences désastreuses qui en résultent.

J'ai à peine besoin de rappeler ici que cette question n'a pas cessé d'être l'objet de l'attention la plus vigilante du gouvernement de la République. Les efforts qu'il a faits pour réaliser la trêve douanière et les bases sur lesquelles il a proposé de réaliser l'Union européenne témoignent hautement de son désir ardent d'obtenir, par le concours loyal et complet de tous les Etats, une réglementation plus ration,nelle et mieux adaptée de la production en même temps qu'une répartition plus équitable et plus facile des matières premières ou des objets ouvrés indispensables au bien-être matériel de l'humanité.

Si le succès n'a pas encore couronné ses efforts, c'est que la solution d'un problème aussi vaste et aussi complexe suppose, non seulement un bon vouloir sans réserve de la part de tous, tances qui ne relève pas de la volonté des hommes d'Etat. Leurs initiatives peuvent ainsi se trouver momentanément entravées et il arrive que, par la force des choses, et par suite de conditions. tantôt politiques, tantôt économiques, le monde évolue hors de la voie où l'expérience éclairée de ses dirir.geants voudrait, l'engager..

En remerciant très cordialement Votre Excellence et ses collègues de leurs aimables' vœux, et en les priant de transmettre à leurs souverains et chefs d'Etat mes souhaits les plus sincères pour 1931, je tiens, en terminant, à formuler très haut, avec Votre Excellence, le désir de voir prédominer le plus tôt possible entre les peuples ces sentiments d'amitié et de solidarité fraternelle qui sont aussi indispensables à leur bonheur qu'à leur sécurité. POUR ET CONTRE On aura lu, avec intérêt, les observations présentées dans le Petit Parisien, avant-hier, par le savant docteur Lagrange à propos du téléphone automatique. Ophtalmologiste réputé, le docteur Lagrange fait valoir un point de vue point de vue est bien le terme exact auquel l'administration des P. T. T. n'a sûrement pas seulement songé. Le téléphone automatique, en usagei aujourd'hui dans presque tous les pays d'Europe et d'Amérique, peut être un; progrès réel sur l'ancien outillage télé- phonique. Nous avons tant souffert sous le vieux régime du vieux téléphone vieux régime encore en vigueur dans bien des villes que nous ne pouvons quel nous féliciter de voir l'administration rajeunir son organisation et effectuer des réformes réalisées depuis longtemps déjà en dehors de chez nous.

L'automatique peut et doit donner de bons résultats. Seulement, il conviendrait de le modrniser déjà, et, déjà, de le perfectionner.

Avec l'automatique, l'abonné se sert luimême, si l'on peut dire; il a charge de former lui-même, chiffre par chiffre, sur un dispositif spécial, le numéro qu'il demande. C'est un jeu d'enfant pour une personne valide. Mais et c'est là l'observation capitale présentée par le docteur Lagrange ce jeu d'enfant devient une difficulté très sérieusc pour l'abonné qui à une mauvaise vue. Il devient une impossibilité absolue pour celui qui a perdu la lumière, ce qui revient à dire qu'avec l'automatique,, il est défendu aux malheureux aveugles de téléphoner. On leur supprime cette ressource, cette distraction, ce service. Il leur faut, à leurs côtés. un secrétaire valide, un serviteur avisé, s'ils veulent obtenir une communication, et tout secret leur est interdit, et toute liberté leur est enlevée.

Cette cruauté ne saurait constituer un progrès.

Le docteur Lagrange fait justement remarquer que même les personnes qui ont de bons yeux ne peuvent pas, dans certaines circonstances, se servir de l'automatique. Une panne d'électricité, en pleine nuit, un manque de lumière, l'oubli, qui est fréquent, de la boîte d'allumettes de secours, et l'abonné, dans l'obscurité, ne peut employer l'automatique. Cette incommodité peut donner aux cambrioleurs et aux bandits des commodités bien précieuses.

Les observations du docteur Lagrange sont à retenir. On voudrait espérer que l'administration saura en tirer profit. Le progrès, pour être vraiment un progrès, doit être humain et juste. Le progrès doit être le progrès pour tous. Si. avec l'automatique, les vieillards, les malades, les pauvres gens qui ont de mauvais yeux ou qui n ont plus d'yeux du tout se trouvent privés du téléphone, l'automatique sera non pas un progrès mais un sensible recul sur l'ancienne organisation. Maurice PRAX.

A la qualrltmt page i LU CONTE mi>O LE ..GU3IS3-ROPE. O »»<̃*»**»««̃ par

Drame mystérieux entre Persans dans une villa

de Garches

Une femme est grièvement bleaaée à la tête de trois coups i de revolver

Son meurtrier, un jeune homme due vingt-quatre ans, est arrêté Vers 21 heures, hier, le poste de police de Garches était averti qu'un coup de revolver venait d'être tiré dans une villa, 12, avenue Foch, à Garches.

L'agent Henry Thomas, qui était déjà couché, se leva et accourut dans la villa qu'il savait habitée par des Persans.

En arrivant, l'agent trouva M. Abdullah Mohamed Ali Haji qui, parlant ;très peu le français, lui indiqua: C'est là-haut, c'est là-haut. M. Thomas s'engagea dans l'escalier conduisant au premier étage. Il croisa deux jeunes gens dont un lui dit Ce n'est pas moi, c'est lui, en désignant son compagnon.

Dans la chambre, couchée dans son j lit, une jeune femme râlait, la tête couverte de sang.

L'agent demanda tout de suite du secours,. puis il réquisitionna une auto pour aller chercher un docteur à SaintCloud.

Pendant ce temps, un deuxième j agent, M. Machiv2t, venait s'assurer du meurtrier et l'emmenait à la mairie où il fut incarcéré dans une chamI bre de sûreté.

Celui-ci est un jeune homme e de vingt-quatre ans; il a déclaré s'appeler Abbas et être né le le. mars 1906 à Bestac, en Perse.

On ne sait encore rien de la genèse du drame car tous les habitants de la villa parlent très peu le français. Cependant, on a pu recueillir ces quelques précisions sur les hôtes de la villa.

M. Abdullah Mohamed Aü Haji est né en 1873, en' Perse. Il est marié à une Tunisienne de vingt-quatre ans, la victime; dont il a eu deux enfants, nés à Paris. La victime a un frère étudiant en droit, Ézzedine Cherif, qui habite 51, rue Monge. Le meurtrier a commencé à appren- dre le' français au lycée, à Vincennes, j où il a habité, avenue de Fonte- nay. sur luT'uïi pernrt»-. de conduire délivré le 4 octobre 1929;, non. pistolet, de 6 mm. 35, contenait encore quatre balles.

Le meurtrier était porteur d'un billet de mille francs et 135 francs. Le docteur Martel, de Garches, venu examiner la victime, a constaté qu'elle avalt reçu trois balles dans le cou tirées presque à bout portant.

Le commissaire de Garches, M. Devos, a poursuivi son enquête, fort difficile, durant toute la nuit.

Le meurtrier, qui est dans un état d'exaltation, est étroitement surveillé. Assez tard, le magistrat a pu établir que le mari de la victime, âgé de cinquante-six ans, s'appelle Hadji Abbas. Il, habitait avec ses deux neveux depuis trois ans, à Garches.

Le meurtrier s'appelle Mohamed Habbas. C'est un des neveux. La victime, née Sérida Cherif, est bien originaire de Tunis.

Il apparait que le jeune Persan était amoureux de la très jeune femme de son oncle. Il faudrait voir dans ce sentiment l'origine du drame.

Un Alsacien devenu Parisien atteint aujourd'hui ses cent ans Il habite depuis 88 ans le même immeuble

Avec l'année qui commence, M. Jo»3ph Lentz fête aujourd'hui son n centenaire. Il na,luit en effet à Forbach (Alsace), le 1er janvier 1831. Arrivé à P a r i avec ses parents à l'âge de douze ans, il habite, depuis 1853, le même immeuble 73, rue des s Boulets, ce lui lui assure, sans distinction possible, la qualité de

doyen des locataires.

Au cours d'une existence laborieuse de journalier, il éleva cinq enfants, dont l'un est mort l'an dernier. Ses trois autres fils ont actuellement soixante-quatorze, soixante douze et soixante-neuf ans sa fille, soixantequatre ans. L'alerte vieillard évoque volontiers ses lointains souvenirs lorsqu'il reçoit la visite de ses onze petits-enfants et de ses dix arrièrepetits-enfants. II accueillera aujourd'hui leurs voeux avec une joie particulière. lll1l!llllll!inilllfllMIUIIIII!IUIII»nilll1IIUIIIII!IIIIKI!lltlllllll!llll

a» RÉVEILLON DE FI N D'ANNÉE obo

JUSTICE

De haut en bas et de gauche à droite MM. de X-apommeraye et Donat-Guiguc, promus commandeurs M3I. Coseon, Rez et Marc, nommés chevaliers au' titre du ministère do la Justice

MARINE

De s&HÇhe à droite, en haut les amiraux Duraod-Viel e( Bàzire (grands officier^ en bas, te commandant Monier et. l'amiral Dartan

GUERRE

De Jgauene a' droite, en 'haut; le général Jac<tuejmii»t et le médecin général Toubert (grrsndfi-c^olx) en bas. les généraux Bris- saud-lV»mailIet et Tairont (grands officiers) il iiiiiiiiininiiiiiiiiiiiiiuiuiiKiiiiiniiiiiiiiniiiiitiiiiiiiiiiiiiniiiiniiiiiii

• EtfpoiltladiitJm.T. Il'

Une riche rentière demande à sa fille de la tuer

et de la suivre

dans la mort

Et la fille obéit, assommant aa mère à coups de marteau, après avoir tenté de lui ouvrir les veines, ,de l'électrocuter et de la brûler

Un drame que les enquêteurs croient pouvoir attribuer à un acte de folie subite s'est déroulé l'autre nuit dans un vaste appartement qu'occupe, 32, me Etienne-Dolet, au cinquième étage, Mme veuve Julie Reynard, soixantequatre ans, rentière. La sexagénaire vit là depuis vingt-cinq ans, en compagnie de sa fille Suzanne, âgée aujourd'hui de trente-sept ans. Cette dernière a tenté de tuer sa mère, sur la demande même de celle-ci, s'y prej nant à trois reprises, employant divers moyens et se décidant à l'assommer à coups de marteau.

Une vie sans but et sans joie En 1922, M. Reynard, cinquante-six Fans, entrepreneur de couverture, mourait, laissant à sa veuve une fortune considérable, constituée en partie par deux grands immeubles situés 13, rue Julien-Lacroix et 4, impasse Chevalier. Il y avait là de quoi assurer à Mme Reynard, ainsi qu'à son fils René et sa fille Suzanne, une ai'̃ sance appréciable, permettant aux 1 deux femmes de vivre sans nul souci de l'avenir et au jeune homme d'entreprendre diverses affaires et de se créer une situation brillante.

Mais, dès ce moment, la discorde entre au logis. Mlle Reynard, intéressée et peu amène, fit si bien que sa mère se détacha de son fils. Ce dernier, finalement, lassé de l'existence qu'il menait auprès des deux femmes, les quitta. II fut obligé d'introduire une action en justice pour obtenir la part qui lui revenait de la succession de son père. Depuis lors, il ne revint que rarement rue Etienne-Dolet, où les deux femmes menaient une vie de recluses, ne sortant que rarement et passant le plus clair de leur temps à faire des projets d'économie, thésaurisant le. le plus qu'eUes_p£aiY3iént- réagissait et conseillait à sa fille de sortir, de chercher des distractions, mais en pure perte, Mlle Suzanne Reynard s'obstinant à cette sorte de complet renoncement et présentant à sa mère l'avenir sous les couleurs les plus sombres. Le caractère des deux rentières s'aigrit, les deux femmes devinrent sérieusement neuraatljéniAprès un accident

Au début de la semaine dernière, Mme Reynard qui, contre son habitude, était sortie, fit une chute dans l'escalier du métro « Poissonnière » et se luxa le bras droit. Cet accident compliqua encore les choses. Pour les deux femmes, les fêtes de Noël s'écoulèrent dans la tristesse et l'isolement. Mardi dernier, brusquement, la mère dit à sa fille

Suzanne, cela ne peut plus durer. Tout nous accable. Il faut en finir une bonne fois. Fais ton possible pour me faire mourir. L'existence est pour moi intolérable et sans issue. Tue-moi, mais jure-moi que tu me suivras., Je ne veux pas t'abandonner et te laisser seule en butte à tous les tracas de l'existence. Cette proposition fut agréée d'emblée par Mlle Suzanne Reynard. Elle nourrissait les mêmes projets, et, puisque sa mère était d'accord avec elle, il fallait agir vite et sûrement.. (La suite à la deuxième page.) Le sculpteur Ernest Dubois vient de mourir

On annonce la mort, survenue dans son domicile de la rue Mansart, du statuaire Ernest Dubois, grand prix de Rome.

Ernest-Henri Dubois était né à Dieppe en 1863. Il obtint en 1899 une médaille d'or pour son monument de Bossuet destiné à la cathédrale de Meaux. Une repli que de son monu, ment à E u g è n Fromentin fut ex posée au Salon de 1906 et, depuis, plusieurs dA ses rmi-

vres furent reçues au musée du Luxem- bourg.

M. Ernest Dubois était officier de la Légion d'honneur. • l!!ll!ll]|||||llllll!ll]IUIMI!!ll!J!!lJ:illlIll!lli!inil>llllltl!!ll!l!llJ>l

L'ÉTAT DU MARÉCHAL RESTE TRÈS GRAVE Toutefois, après les plus vives alarmer la, nuit, un mieux s'est produit au cours de î* journée et le glorieux soldat, retrouvant pleine connaissance, a pu prononcer paroles, s'alimenter et se faire raser

Un officier d'ordonnance du maréchal doune lecture du bulletin à ia porte de la clfojqiie

L'aggravation dans l'état du maréchal Jontre constatée hier matin à 2 heurea s'est prolongée jusqu'au milieu de l'après-midi.

Durant la fin de la nuit, les professeurs Leriche et Labbé, et les docteùrs Boulin, Fontaine et Faure, resi tés à son chevet, constatèrent que la respiration devenait très irrégulière et que le malade s'affaiblissait de plus en plus. Pendant une heure, il perdit connaissance. Des piqûres lui furent faites presque continuellement pour le soutenir, car la pression artérielle s'atténuait et le cœur battait de plus en plus rapidement.

Au début du jour, le maréchal reprit le contrôle de ses mouvements. Un infirmier s'étant approché de lui en tenant une tasse de lait, le maréchal saisit cette tasse et la but d'un trait; puis il dit:

Ça ne va pas mal.

Au cours de la journée, il reconnut parfaitement ceux qui s'approchaient ae-iuir^Ài prononça quelques paroles et réclama un coiffeur. Celui-ci vint le raser à 19 h. 30.

Les bulletins de santé

A 6 h. 30, on communiquait le premier bulletin suivant

Malgré quelques alertes respjratoires, la nujt été calme. Le malade, qui conse'rvje sa connaissance* s'affaiblit visibîcmL'nt. Le pouls augmente de fréquence. lA tension artérielle diminue.

A 14 h. 30, les cinq médecins traitants signaient le bulletin que voici: Etat stationnaire bien qu'il y ait eu ce matin une perte de connaissance d'une heure de durée, qui a laissé le pouls faible avec des intermittences. Actuellement le malade repose en grand calme. L'alimentation demeure difHcile.

A 19 heures, le bulletin suivant était publié:

L'après-midi s'est passé dans le calme. Le malade a reposé et s'est légèrement alimenté. La respiration est plus régulière que ce matin. Le pouls est bon à 110. La température est de 3712. Pas de sucre dans l'urine. Légère albuminurie. L'état du moignon est tout à fait satisfaisant.

Vers 18 heures, les docteurs, quittant la clinique, précisèrent que la faiblesse du maréchal était extrême: Sa force de résistance, dit le docteur Fontaine, est étonnante. Il a eu, vns 13 heures, une nouvelle défaillance qui :n'a pas laissé de trace. Tout pronostic est réserve et son état reste très grave.

En raison de sa faiblesse, ajouta le docteur Boulin, le maréchal cet assis 1 sur son lit soutenu par des oreillers. ,11 est alimenté de lait et d'orangeado.Tous les moyens sont actuellement mis en œuvre pour le réconforter, mais on ne peut certifier qu'il aura encore la résistance'de passer la nuit.

A 22 h. 15, le lieutenant-colonel Desmazes, chef d'état-major du maréchal; vint-donner des nouvelles. Ceci n'est pas un communiqué médical, dit-il il n'y en aura d'ailleurs pas dans la soirée. Selon l'avis des docteurs Boulin et Fontaine, l'impression pour cette nuit est plutôt rassurante. Le maréchal a bu un peu de lait, sa tension artérielle a légèrement monté. Il a toute sa connaissance et les médecins n'ont aucune inquiétude, sauf accident imprévu, pour la nuit. A 22 h. 15, le docteur Boulin et le colonel Desmazes montent en auto. Nous ne; reviendrons cette nuit, disent-ils, que si l'on 'nous appelle. Et le docteur Boulin ajoute:

'Sans être trop optimiste, je,puis dire que la situation du malade est meilleure qu'elle ne l'était la nuit précédente. Sa (tension artérielle a légèrement remonté et son coeur,s'est comporté durant cette journée mieux que dans l'après-midi, précédent.. C'est donc un excellent signe.

Les visites

Dès 8 heures, hier, le défilé des visiteurs reprit.

On remarqua notamment:

MM. Steeg, Chiappe, Fabry, Leygues, de Castellane, Barthou, Millot, sous-secrétaire d'Etat à la Guerre Mancelle, vice-président de la Cham- bre Henry-Paté Loudon; ministre de Hollande Mounlé, sous-secrétaire d'Etat Alcide Delmont le chargé d'affaires du Luxembourg le maréchal Pétain le général Gouraud l'ambassadeur du Japon le général Niessel MM. Renard, préfet de la Seine Olivier, maire du XIII" arrondissement; de Chlapowski, ambassa- deur de Pologne; de Alvear, ancien président de la République Argentine; Barthélémy, président de la Fédéra- tion française des anciens coloniaux; :le Tastes, député, puis une délégation je la Société des amputés de guerre, M. Barthou, en se retirant, dit aua Journalistes

•- Je suis un vieil arai du maréchal,! nais ie n'ai pu le voir pour ne pas le '«tiquer; ]'al tenu cependant à venir

prendre de ses nouvelle" rl ̃»̃»''?*Mme la maréchale, et

femme, digne compagne 1

mari.

De son cbté, le coloue' Fabry :<(•* clare

Le maréchal prétend ne frir.

Puis voici le général ,G tX dit

Je n'ai: pas vu le 'n:àrêchf«U, maïs les médecins m'ont dit qtflï' tésjètc stoïquement à la maladie. A 14 h. 40, M. Leretiu, av" «?;«.«<- tre, quitte la maison de t de Mgr Herscher, archevêq dicée, qui déclare à cem qui- I'ftîîrrrogeht

J'ai vu la maréetete qiâ' i»'« déclaré

x Le malade est dans unblesse extrême. Cette nuit

semblablement sa dcmiÀre. i

Vers 15 15, M. Pa^liVvf. r.'

de l'Air, quitte la clinfc x e'; <«.*&•que l'état du marécha nàire' et- que le malade .L lôgétëment alimenté.

Mgr, BaudriUart, en 16 heures' la rue Ou'di

J"ai vu Mme J.ofi

Qua h: njuréclu'.l venait

Lm murérhal Pétain M. «Jtï i

tasse de lait et qu'il et it «jr.aiiite, d'un geste habituel, essujj !?. -Moustache.

A 17 heures, -le général Issaly,. cbkî de l'état-major' du maréchal. J-' Rien de particulier s

malade est toujours dans u;nj« 'ta- II reconnatt parfaitemtr..

Parmi les persocualHés venues l'après-midi ;ue Oudinct, ciUms, .IUl comtesse de Noaile.s, 'H. André Honnorat, le général Patey, Mate Maurice Herbette, M. Théodore Rousseau, plaident du Cercle américain de-Paris; M. Georges Barbarin, ̃̃proîteafeirr à l'Université de Paris; Mgr F» -*r.ra,. pro-recteur de l'Institut t ̃̃ que de Paris.

Mme la maréchale Foch,' arrivj-.ià 18 h. 15, fut introcki ̃'̃; malade et quitta la clic;

A ̃ ̃ 21 h.- 15, M. -•Bartfao

la Guerre; revint aux -nouvel

clare,que,.selon l'avis, dés m

malade passera la nuit '-̃̃ Un. quart d'heure plus ip.rrl, !e ^ire'fteur et le chef' adjoint

M. Leygues, ministre

pénètrent dans la clinjtj;

ils précisent que l'état

sans changement: il'y a i tic l'amélioration. ri Les manifestations de ây.ir.pa^ûe De nombreux télé? fixâmes, friit arrivés à l'adresse de la raanéiijâe Joffre, montrant l'émotion .Uojrfoureuse que suscite la; ma. wïie d^i'SÎa- réchal. L'un d'eux est •* libellé:' Division de fer. group. v«r>ciatipns anciens comba )*̃sion, corps," suit avc tffotlon nouvelles santé maréchal; %:it conserver quand même ecpoîr 'nu '> se permet exprimer, à V rit, chale, en l'assurant de ;b!a souvenir. Signé genêt ce mardant et président.

Un autre émane (

veuve du maréchal

Toutes mes pensées'* rt;

tude. Signé lady Hail

Un troisième

De la part des officie

du Club de l'armée et

des Etats-Unis, je vous

sincère espoir que l'éta

maréchal, à qui nous so

voués, puisse continuer

Signé FranYlin-Q. Bro 1T. r'

n est à noter que le'n J-w-. est membre de ce club.

Un autre télégramme. a<iressé jj&r- sonnellement au màréchaî est aiiîsi Vopux affectionnés de VpiOmpt re^ t*ttîséïben.t et d'heureuse; antie. t-v'W* Brown, chaBOëlUr'tit VJ$t>tot sté de New-York..