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Titre : Historique du 163e régim. d'infanterie Guerre de 1914-1918 : guerre de 1914-1918 / par le sous-lieutenant de réserve [Émile] Astruc, ...

Éditeur : (Sarrebruck)

Date d'édition : 1920

Sujet : Guerre mondiale (1914-1918) -- Histoire des unités

Sujet : France. Armée. Régiment d'infanterie (163) -- Registres des morts

Type : monographie imprimée

Langue : français

Format : 1 vol. (170 p.) ; 22 cm

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Description : Appartient à l’ensemble documentaire : GG14182

Description : Contient une table des matières

Description : Avec mode texte

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k6242644n

Source : Service historique de la Défense, 2011-324010

Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb425692504

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 23/07/2012

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GUERRE DE - 1914-1918

HISTORIQUE DU

163e Régi d'Infant^

par

Le Sous-Lieutenant de réserve ASTRUC du 163e Régiment d'Infanterie,

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GUERRE DE 1914—1918

HISTORIQUE DU

163e Régim. d'Infanterie 163e g i m.

par

Le Sous-Lieutenant de réserve ASTRUC du 163e Régiment d'Infanterie.



Nom:

Grade: Matricule :

SERVICE FAIT AU 1638 RÉGIMENT D'INFANTERIE



PRÉAMBULE

ALSACE (1914) VOSGES (1914) BELGIQUE (1914) FLIREY (1915) VERDUN (1916) CHEMIN DES DAMES (1917) AISNE (1918) CHAMPAGNE (1918)

Autant de noms glorieux que le Drapeau du 163e a le droit d'inscrire sur ses plis! Autant de souvenirs mémorables à jamais souvenirs souvent terribles en raison des durs sacrifices, des souffrances inouïes qu'ils ont imposés, mais souvenirs d'un prix inestimable, dont les poilus du 163e sont jaloux et fiers, car ils leur ont donné, en même temps que la véritable notion de leur propre individu, l'occasion de mettre en pleine lumière leur âme de héros.

On se doutait d'une certaine valeur de soi-même.

On ne soupçonnait cependant pas tet héroïsme d'autant plus sublime qu'il était ignoré.

Cette guerre a montré ce qu'était le Français, ce qu'il pouvait faire.

« Guerre de mouvement, guerre de sapes et de mines, guerre savante des tranchées, offensives locales, offensives scientifiques de grande envergure » ., le poilu, avec cette souplesse bien française qui le caractérise, s'est adapté à toutes les phases de cette évolution.

Il a souffert, bien souffert sans se plaindre, passant les hivers rigoureux dans la neige des tranchées sans abris.


Il a combattu comme un lion des qu'on le lui a demande.

Il a fourni des efforts surhumains de plusieurs jours sans dormir, sans manger, sans boire.

Il ne vivait que de la fièvre du combat.

011 ne connaîtra jamais la grandeur de ce sacr{jïce.

Beaucoup, hélas.' beaucoup trop ont donné leur sang. Les pertes ont été cruelles par moments. Beaucoup reposent ignorés dans tous les coills du front. Mais ceux-là n'ont pas laissé que leurs cendres : « C'est la cendre des Morts qui créa la Pat fie , a dit A injuste ( O .M l'K.

Nos morts ont créé la Nouvelle Patrie des générations Ú venir. C'est leur plus belle récompense.

Nous allons, dans cet opuscule, suivre le Poilu du 163e sous les plis de son Drapeau.

Nous le suivrons dans tous ses combats à travers les péripéties de la Grande Guerre.

Il faut que le jeune soldat de demain se pénètre des glorieux exploits de ses aînés. Il faut qu'il sache ce qu'a fait le Régiment dans les rangs duquel il aura l'honneur de servir.


PLAN

PREMIÈRE PARTIE L'OFFENSIVE D'ALSACE (2 août 1914-11 octobre 1914) La Mobilisation Générale.

2° Encadrement du Régiment le 15 août 1914.

3° Le Baptême du Feu — Combat de Tagolsheim (19 août 1914).

4° Combats d'Anglemont (25 au 30 août 1914).

5° St-Benoît — Le Col de la Chipote — Celles (3 septembre au 24 septembre 1914).

6° Combats de Bouconville et du Bois de Géréchamp (26 sept.

au 11 octobre 1914).

DEUXIÈME PARTIE LA GUERRE DE TRANCHÉES 1re Période (12 octobre 1914 au 14 mai 1915) 1° La vie aux tranchées.

2° Campagne de Belgique (11 novembre 1914-1er Janvier 1915).

3° Le secteur de Flirey (15 mars 1915 au 14 mai 1915).

2e Période (15 mai 1915 au 19 décembre 1917) 1° Flirey (15 mai 1915 au 9 Janvier 1916).

2° Verdun (22 mars 1916 au 12 avril 1916).

3° Les Vosges.

4° Le Chemin des Dames.

5° Le secteur de Vauxaillon.

TROISIÈME PARTIE LA RUÉE ALLEMANDE 1° Le secteur de Fresnes. 2° La Champagne.

QUATRIÈME PARTIE L'OFFENSIVE DÉCISIVE 1° Offensive de Champagne. 2° Attaque de Challerange.

CINQUIÈME PARTIE L'ARMISTICE 1° Haute-Alsace. 2° La Période d'Armistice.

SIXIÈME PARTIE LA PAIX.

Conclusion LIVRE D'OR DU 163e RÉGIMENT D'INFANTERIE 1° Morts au Champ d'honneur.

2° Liste des Décorés de la Légion d'honneur.

3° Liste des Médaillés militaires.

4° Citations à l'Ordre de l'armée.



PREMIÈRE PARTIE

L'OFFENSIVE D'ALSACE (2 Août 1914-11 Octobre 1914)

I.

LA MOBILISATION GÉNÉRALE Il fallut tout de même se rendre compte que «c'était la guerre» quand on aperçut le 2 août 1914 dans la jolie ville parfumée de Nice les affiches de Mobilisation Générale en même temps que «la Générale» aux sons graves et émouvants se faisait entendre

Et ce fut alors dans les' casernes la fébrile activité des préparatifs de départ en attendant les ordres qui ne devaient arriver que le 15 août.

Le jour de la présentation du Drapeau aux troupes rassemblées sur la place Masséna, quelques heures avant le départ, fut un jour d'indicible émotion

Les cœurs étaient profondément remués. Une vague intense de patriotisme emplissait toutes les poitrines

Le Drapeau apparaissait plus grand, plus majestueux, plus mystérieux, plus symbolique

C'était une grande France qu'il s'agissait de défendre dans ce Drapeau!

Le poignant et vibrant discours du Colonel de Chambure allait droit au cœur. On sentait vibrer quelque chose en soi et on regardait instinctivement ce Drapeau qu'on allait suivre jusqu'à la mort.

C'était chez tous les assistants une impatience fébrile où se mêlaient l'Inconnu, le Mystique et le grand Devoir.


L'Instinct se réveillait en nous. Il devait se dévoiler entièrement quelques jours après.

Le 15 août, à 10 heures du soir, le Régiment embarque.

Le temps est beau. La nuit est douce une de ces belles nuits d'été dans la Côte d'Azur! Quelques vagues petits nuages à l'horizon d'aucuns les scrutent pour y chercher peut-être de quoi sera fait le lendemain!

Le train s'ébranle lentement lourdement Il emporte les fils de France vers la destination inconnue et laisse derrière lui l'écho des gais refrains entonnés

Le train nous dépose à Belfort le 17.

Le Colonel reçoit l'ordre d'aller cantonner à Brébotte le soir même et à Chavaunes les Grands Chavaunottes le lendemain.

II.

ENCADREMENT DU RÉGIMENT 15 Août 1914.

-- -G)--

ETAT-MAJOR.

Pelletier de Chambure Colonel Clémens ClIe adjoint Bevin Officier des Détails Lauze Officier Approvisionnement Verola Sous-Lieutenant Téléphoniste Simoutre Sous-Lieutenant porte-Drapeau Séguinaud Médecin-Major lre Classe

1er BATAILLON.

Partiot Chef de Bataillon Currel Médecin Aide-Major


1re Compagnie.

Geansili Capitaine Dardelet Lieutenant Baldacci Sous-Lieutenant Abeille Sous-Lieutenant

3e Compagnie.

Le Brun Capitaine Ventre Sous-Lieutenant Terrasse Sous-Lieutenant

2e Compagnie.

Granger Capitaine de Souza-Barros Lieutenant Sagnard Sous-Lieutenant

4e Compagnie.

Barranque Capitaine Audier Sous-Lieutenant Camugli Sous-Lieutenant Guérini Adjudant-Chef Bosc Lieut. lre Son Mitr.

2e BATAILLON.

Villemain Chef de Bataillon Espagne Médecin Aide-Major

5e Compagnie.

Delarue Lieutenant Février Sous-Lieutenant

7e Compagnie.

Aulois Capitaine Ordioni Sous-Lieutenant Perrin Sous-Lieutenant

6e Compagnie.

HuiUet Capitaine Serof Lieutenant Rihouet Lieutenant

8e Compagnie.

Millot Capitaine Venturini Sous-Lieutenant Merisan Sous-Lieutenant Nibouliès Lieut. 2e Son Mitr.

3e BATAILLON.

lonett Chef de Bataillon Gautier Médecin Aide-Major Ricolfi Médecin Aide-Major 2e Classe

ge Compagnie.

Largeau Capitaine Jegou du Laz Lieutenant Pardoncini Lieutenant Peragallo Sous-Lieutenant

11e Compagnie.

Grimai Capitaine de Massey Lieutenant Louchet Sous-Lieutenant

10e Compagnie.

Lizaute Capitaine Giordan Lieutenant Felce Sous-Lieutenant

12e Compagnie.

Girard Capitaine Basevi Lieutenant Serra Sous-Lieutenant Raoux Sous-Lieutenant Bourgey Lieut. 3e Son Mitr.


4e BATAILLON.

Lagarde Chef de Bataillon Triller Médecin Aide-Major de Casabianca Capitaine Adjudant-Major (Liaison Brigade)

13e Compagnie.

Rigollet-Dupré Capitaine Taillau Lieutenant Hervé Sous-Lieutenant Vergne Adjudant-Chef

15e Compagnie.

Buguet Capitaine Ghérardi Lieutenant Ravel Lieutenant Supplissiau Adjudant-Chef

14e Compagnie.

Rouillot Capitaine Feyzeau Lieutenant Trabuc Sous-Lieutenant

16e Compagnie.

Grizez Capitaine Lecomte Lieutenant Galfard Lieutenant Gailleur Lieutenant 4e Son Mitr.

III.

LE BAPTÊME DU FEU COMBAT DE TAGOLSHEIM (19 Août 1914) Le 19 Août, avant la pointe du jour, le Régiment est alerté. Le Colonel a reçu l'ordre suivant: «La 44e Division marchera sur Mulhouse en deux colonnes; le 163e Régiment d'Infanterie formera le gros de la colonne de gauche».

On part à 3 heures du matin par une pluie fine et continue.

Rien d'anormal pendant les premières heures.

A 6 heures, le Colonel reçoit de nouveaux ordres : « Le 103e Régiment d'Infanterie se rassemblera à Tagolsheim, en se couvrant sur les crêtes à l'Est de Luemschwiller et se reliera aux avant-postes du 97e Régiment d'Infanterie qui doivent tenir le Bois d'Altenberg» (Tagolsheim est à 30 Km.

environ du point de départ du Régiment).Des ordres de détail pour l'exécution sont donnés et nous marchons vers Tagolsheim.


Nous avons l'impression qu'il va se passer quelque chose: quoi? nous n'en savons trop rien!

A huit heures 55 le premier coup de canon boche (un 77 fusant) vient éclater au-dessus de nous. Nous sommes baptisés, mais sans trop de mal. Quelques autres coups suivent, dans notre direction, avec le même résultat.

Vers 10 heures nous sommes aux abords d'Heidwiller et à 3 Kilomètres en avant de Tagolsheim. A ce moment une fusillade nourrie venant des environs de Luemschwiller nous surprend. Les balles sifflent tout près. Cela nous laisse une impression bizarre où se manifeste un manque d'habitude. Nous nous faisions cependant une idée plus terrible de la chose.

Deux compagnies (ge et 10e) sont aiguillées sur Tagolsheim; leur pointe, quelques instants après, signale l'occupation du village par l'ennemi. Les deux Compagnies prennent position derrière le remblai du chemin de fer. Un nouvel ordre arrive : «Le 163e doit attaquer avec 3 bataillons le front Luemschwiller et la. crête au sud jusqu'au bois exclus d'Altenberg».

Direction générale: Rantzwiller. Un bataillon restera en réserve au N. O. du bois situé à l'ouest de Tagolsheim.» Les détails d'exécution sont transmis aux officiers.

Le 3e Bataillon doit combiner son action avec le 97e pour tenter l'enveloppement de Tagolsheim.

Le 2e Bataillon doit, déboitant de Heidwiller vers Valheim en s'abritant des bois au N. O. de ce village, combiner son action avec le 157e pour ouvrir les débouchés de Valheim en vue de l'attaque ultérieure de Luemschwiller par l'ensemble du Régiment.

L'exécution commence On avance On aperçoit des uniformes gris on tire ; l'arme est solide; il s'agit de viser juste et d'abattre des <,boches». La riposte nous émeut bien un peu sur le coup, mais elle nous rend plus terribles.


On charge à la baïonnette ; le clairon sonne!

C'est notre première charge. On la fait .crânement comme «en manœuvres». On se demande ce qu'on va trouver làbas derrière les fourrés , on fait un retour en arrière par la pensée vers le foyer ! (dame ! c'est la première fois on ne sait pas ! ..) Mais cela ne dure que l'ombre d'un éclair. Le devoir est là, les camarades aussi, et le chef est en tête. En avant! et c'est avec des cris de joie que l'on s'élance à l'assaut.Cependant le 97e, à gauche du Régiment, se heurte à des forces de beaucoup supérieures. Il ne peut avancer.

Cela oblige les Compagnies du 3e Bataillon chargées de l'attaque de Tagolsheim à piétiner momentanément sur place pour ne pas être contournées. Elles subissent des pertes sérieuses.

Pendant ce temps le 2e Bataillon enregistre un plein succès qui va se généraliser tout à l'heure.

Liant son action à celle du 157e il parvient à prendre en flanc les forces adverses qui occupaient le bois Kadereck et à faire reculer l'ennemi de Tagolsheim sur Luemschwiller et de Luemschwiller vers l'est (mouvement terminé à 17 heures).

Un lieutenant de la 6e Compagnie, dans une charge à la baïonnette avec sa section fait 38 prisonniers dont un major (commandant), un capitaine et un lieutenant.

Peu après les 1er et 3e Bataillons qui viennent de déboucher de Tagolsheim, poursuivent l'ennemi et occupent le bois d'Altenberg (côte 407).

Grâce à la réussite de l'opération du 2e Bataillon le succès est complet. L'ennemi est en fuite et a subi des pertes extrêmement élevées en tués et blessés. D'autre part on lui a fait 38 prisonniers.

Les poilus du 163e ont bien mérité de la Patrie pour leur coup d'essai. (*)

(*) Nos pertes dans le combat de Tagolsheim sont de- 3 officiers tués, 5 blessés; 42 hommes tués, 209 blessés (voir les noms des officiers et hommes tués ou décorés à la fin du volume).


La journée du lendemain est consacrée à l'organisation des positions et à des travaux défensifs.

Le 21 Août, le Régiment est relevé et quitte la Division d'Alsace. Il cantonne à Traubach-le-Haut, Traubach-le-Bas et Vauthiermont.

Le lendemain il fait étape sur Belfort où il embarque le 23 pour débarquer le 24 à St-Dié (Vosges).

IV.

COMBATS D'ANGLEMONT (25 au 30 Août 1914)

Nous quittons SLDié le 25 à 5 heures du matin et faisons une étape de près de 40 Kilomètres. Etape longue et extrêmement pénible à cause de la grosse chaleur et de la fatigue des hommes.

Nous arrivons à Bru (ouest de Rambervilliers, Vosges) vers 15 heures. Dès l'arrivée nous prenons les formations de combat.

Les Bataillons s'engagent dans le bois d'Anglemont, le 2e en tête pour attaquer les débouchés Nord du bois, les autres en flanc — garde et soutien.

Les éléments de tête se heurtent à des éléments de résistance dont ils finissent par avoir raison.La nuit arrive. On la passe sur les positions de combat.

Le lendemain, à la pointe du jour, le combat reprend avec le 4e Bataillon en tête, le 2e en échelon à gauche, les autres en soutien.

L'action se continue; nous faisons fléchir petit à petit la ligne ennemie qui cependant essaye de se retrancher fortement en certains points.

C'est une lutte âpre, dificile où les moindres gains sont disputés avec acharnement.


L'ordre arrive d'avoir comme but d'attaque: Nossincourt et de contourner Anglemont par le Sud-Est.

L'après-midi et une partie de la nuit se passent en de violentes escarmouches.

Le 27 au matin le combat reprend toujours avec la même ténacité. Le soir nous gagnons du terrain et à la faveur de la nuit deux bataillons atteignent le carrefour des routes Anglemont-Ménil.

Le 28 août, le combat continue; trois bataillons du Régiment sont déployés à hauteur du carrefour des routes atteint pendant la nuit. Les Allemands réagissent plus que jamais. Leur artillerie donne en plein sur notre position.

D'autre part, une fusillade intense fait des vides énormes dans nos rangs.

Devant l'intensité du feu, la position ayant été jugée intenable, le Régiment reçoit l'ordre d'occuper une ligne de retranchements en avant de la ferme Malplanton et au nord de Bru. L'ennemi évacue également la position bombardée.

On tient de part et d'autre les avant-postes jusqu'au 2 septembre. (*) La lutte d'Anglemont fut extrêmement dure et faite par des soldats qui n'avaient pris aucun repos depuis le 15 Août, qui ne s'étaient pas encore deshabillés, qui avaient toujours été tenus en alerte ou combattu de nuit ou de jour.

V.

SLBENOIT — LE COL DE LA CHIPOTE CELLES (3 Septembre au 24 Septembre 1914)

Le 3 septembre, le Régiment occupe la ligne suivante: Les 1er et 4e Bataillons sont échelonnés de part et d'autre de la route comprise entre St-Benoit et la Chipote.

(*) Pertes du combat d'Anglemont (25 au 30 Août): 3 officiers tués, 5 blessés; 29 hommes tués, 392 blessés, quelques disparus.






Le 2e Bataillon tient position sur le chemin de St-Benoit, à la côte 463.

Le 3e Bataillon est en réserve aux environs de St-Benoit.

L'artillerie ennemie est très active et laisse prévoir une attaque en vue de laquelle nous modifions très légèrement notre ligne qui se tient (1 er, 2e et 4e Bataillons) au Nord de la ferme du Haut-des-Chênes, dominant le ravin de Corbe.

Les attaques prévues se produisent le 6. Par trois fois l'ennemi attaque fortement notre position; par trois fois il est repoussé sans que nous subissions trop de pertes.

Ce même jour, la 44e Division passe au 24e Corps d'Armée. Le 157e et le 163e forment une brigade sous le commandement du Colonel Castaing.

Le Colonel de Chambure quitte le Régiment le 10 septembre; le Commandant Lagarde le remplace.

On nous lit le communiqué de la Bataille de la Marne: «L'aile droite des armées allemandes recule au Nord de la Marne pour échapper à l'enveloppement., «Le centre allemand est violemment engagé.» «L'aile gauche allemande est débordée par notre aile droite dans la région de Vaubécourt.» Inutile de décrire la joie que procure cette bonne nouvelle.

L'ordre général est de chercher à l'avenir à fixer l'ennemi par une attitude suffisamment agressive (patrouilles et reconnaissances).

Dans l'après-midi du 10, vers 15 h. 30, l'ennemi déclanche une forte attaque sur tout le front du Régiment.

Sous le choc imprévu, nous fléchissons légèrement.

Peu après nous repoussons complètement l'ennemi et regagnons entièrement notre position primitive.

Le Colonel Castaing, commandant la Brigade, nous félicite dans un ordre du jour chaleureux où il vante la tenacité et la valeur des troupes.


Le 12 septembre, l'ennemi commence à se replier sur toute la ligne. Nous le suivons en maintenant le contact par des patrouilles.

La progression s'effectue de la Ferme du Haut-des-Chênes (5 h. 30) au Col de la Chipote, à Neuveville (16 h.), Raon l'Etape, la Trouche où nous prenons des dispositions de sûreté en station à la tombée de la nuit, car l'ennemi s'est arrêté.

Après quelques escarmouches assez violentes de part et d'autre pendant 5 jours, l'ennemi se replie mais beaucoup plus lentement. (*) Le Régiment est échelonné le 18 de Raon à Celles où il reste jusqu'au 24.

Pendant ces quelques jours, tout se borne à la rencontre de nombreuses patrouilles et reconnaissances ; (l'ennemi s'est définitivement arrêté, après un repli de 20 Kilomètres à vol d'oiseau).

Nous organisons le terrain par des travaux défensifs. (**)

VI.

COMBATS DE BOUCONVILLE ET DU BOIS DE GÉRÉCHAMP (26 Septembre au 11 Octobre 1914)

Le 24 Septembre, les 1er, 3e et 4e Bataillons sont dirigés par voie de fer de Chatel-sur-Moselle à Toul.

Le 2e Bataillon reste sur place en ligne et ne rejoindra au sud de Bouconville que le 1er Octobre.

De Toul, les 3 Bataillons montent aux avant-postes dans la région de Bouconville.

(*) Le lieutenant-colonel Lecreux vient prendre le commandement du Régiment le 17.

(**) Du 30 Août au 24 Septembre, nos pertes ont été de : 2 officiers tués, 3 blessés ; 42 hommes tués, 96 blessés.


Nos positions, le 26 au matin, sont les suivantes: Le 1er Bataillon tient Bouconville.

Les 3e et 4e Bataillons sont disposés en colonne double au sud de Raulecourt.

Bouconville est violemment bombardé par de l'artillèrie lourde.

A la pointe du jour, le 163e reçoit l'ordre d'attaquer.

Direction - générale: Loupmont-Heudicourt. Le temps est maussade et pluvieux. Le bombardement est intense de part et d'autre.

Au signal convenu, les vagues s'avançent baïonnette au canon, L'ennemi résiste fortement. Nos baïonnettes ont cependant raison de l'obstacle vivant. Notre avance est lente mais sûre. Maints points particulièrement défendus sont contournés. Nous arrivons le soir aux abords de l'étang de Vargevaux: le sol y est détrempé; on est dans l'eau mais on avance toujours.

A la faveur de la nuit, nous progressons encore et le lendemain matin nous tenons le sud du Bois de Géréchamp et Hautes Chairrières. L'ennemi est solidement retranché dans le bois. Nous nous heurtons aux fils de fer et à une fusillade nourrie.

Nous utilisons le terrain sur place pour reprendre haleine et reformer les vagues qui ont subi des pertes extrêmement sensibles.

Après quelques heures de répit, le 29, à la pointe du jour, l'offensive continue sur tout le front.

Le 1er Bataillon parvient à prendre pied dans la corne sud-ouest du bois des Hautes Chairrières. Le 3e Bataillon arrive à l'ouest du Bois (à hauteur de X de Xivray). (Voir carte). (*) Nous progressons les jours suivants et nous maintenons sur les lignes conquises malgré les contre-attaques de l'ennemi.

(*) Nos pertes pendant ces 3 jours sont de : 7 officiers tués, 8 blessés ; 169 hommes tués, 428 blessés.


Le 11 Octobre nous recevons l'ordre d'attaquer le Bois de Géréchamp. Ordre de Bataille: 2e Bataillon en tête, 4e Bataillon en soutien, 1er et 3e en réserve.

A 4 h. du matin, au signal convenu, l'attaque est déclanchée.

Les tranchées allemandes sont à 300 mètres des nôtres en arrière de la lisière du bois.

Les 6e, 7e et Se Compagnies font un bond -en avant de 100 mètres. Elles sont obligées de s'arrêter un moment pour reprendre haleine car une fusillade très intense leur cause de grosses pertes.

Les Compagnies regroupées repartent malgré le feu de l'ennemi.

La Se Compagnie est à moitié décimée. Le Capitaine Millot qui la commande, sentant une fatique extrême chez ses hommes, les harangue en quelques mots pleins de feu et les fait bondir à la baïonnette, lui en tête, jusqu'au pied de la tranchée ennemie.

Arrivé là, hélas! un réseau inextricable de barbelé de 20 mètres de largeur arrête son élan!

Le brave capitaine tombe à ce moment mortellement atteint.

La Compagnie devant l'obstacle et le feu est obligée de se replier sur ses positions de départ, ainsi que les deux autres compagnies.

Le mouvement se fait dans un ordre parfait.

Cette attaque dirigée par le Capitaine Aulois, commandant provisoirement le Bataillon, bien que préparée selon l'avis du Colonel, avec un soin judicieux et méthodique, bien que menée avec la plus extrême vigueur, et le plus grand sangfroid par les Commandants de Compagnie, s'était brisée contre un obstacle formidable. (*) Le Lieutenant-Colonel du Régiment a rendu hommage au dévouement et à la vaillance du 2e Bataillon et dans un Ordre du Régiment l'a chaleureusement félicité pour son heroïque conduite.

(*) Dans ce combat qui dura moins d'une heure nous eûmes: 1 officier tué, 76 hommes tués, 230 blessés. En 15 jours, du 26 Septembre au Il Octobre inclus nous avions eu: 9 officiers tués, 12 blessés ; 295 hommes tués, 1322 blessés, quelques disparus.




DEUXIÈME PARTIE

LA GUERRE DE TRANCHÉES

Première Période (12 Octobre 1914-14 Mai 1915)

1° LA VIE AUX TRANCHÉES

« , Après la Bataille de la Marne, après cette première période de guerre de mouvement, les armées cherchèrent à se retrancher en prévision de l'hiver.

Ce fut la première période de la guerre de Tranchées.

Cette période relativement calme pour les journaux qui ne trouvaient rien de sensationnel à enregistrer, fut parfois très pénible et aussi dure que les grands combats.

Donnons, en passant, quelques considérations sur notre vie aux tranchées pendant ces six mois d'hiver.

Voici la pluie, d'abord Pluie d'Octobre et de Novembre, pluie presque continuelle qui nous oblige à vivre dans l'eau et la boue jusqu'à mi-jambes, parfois jusqu'à mi-cuisses.

Puis c'est la neige, le froid: période des pieds gelés, période où l'on vit sans feu à des températures qui auraient été meurtrières en temps de paix.C'est la vie des «cagnas» dans les boyaux, cagnas pourries par l'humidité contenant une paille vieille d'un siècle, semble-t-il, et pleine de vermine

Les «totos» ont tenu dans la guerre plus de place qu'on ne penser Quant aux rats ! on n'en a jamais tant vus ! des rats énormes qui s'avançent en groupes serrés le soir pour


grignoter le biscuit dans la musette du poiliî ; des rats qui passent sur le corps, sur le visage pendant le sommeil ou plutôt l'assoupissement (car on ne dort jamais que d'un œil aux tranchées) et qui font sursauter de dégoût; des rats par centaines, par milliers presque. On aurait dit qu'ils étaient créés pour empêcher le poilu de se reposer.

La guerre de tranchée n'est pas seulement une guerre contre les rats et la vermine !

C'est aussi la guerre de sapes et de mines, celle où l'on entend pendant la nuit des coups de pioche dans le sol, celle où l'on se dit toujours : « Est-ce pour aujourd'hui ou pour demain?-» C'est la guerre aux machines infernales, aux charges souterraines d'explosifs qui vous font sauter un beau soir en transformant le sol en vastes entonnoirs C'est la guerre aux grenades, aux bombes, aux terrifiants minen!

Ce sera dans quelques mois la guerre des gaz asphyxiants et des liquides enflammés.

Malgré tout, on passe de bons moments aux tranchées.

Par temps calme on se distrait au moyen de jeux les plus divers. C'est le petit train-train d'une vie de bohème avec ses mille joyeux incidents. Mais à la moindre alerte, on se trouve prêt. On se rend compte de la grandeur du devoir qui nous incombe. On sait que la tranchée c'est la ligne que l'ennemi ne doit pas franchir, c'est la ligne qui permet à tous ceux qui sont derrière, à toute la France d'être en sécurité.

Et, la nuit comme le jour, l'œil figé dans son créneau, la sentinelle est toujours aux aguets. Qu'il pleuve ou vente, qu'il canonne ou mitraille, le poilu reste à son poste jusqu'à ce qu'il soit tué sur place et qu'il soit remplacé par un camarade.

Pendant cet hiver on s'organise fortement. Le poilu prend la garde, mais il place aussi du fil de fer dans ses moments de loisir; il creuse des tranchées, des boyaux; il construit


des cagnas. On n'est jamais aussi bien servi que par soimême surtout dans cette circonstance.

Il ne se passe guère un jour sans patrouille, reconnais-.

sance ou coup de main de part et d'autre. Le bombardement est à peu près quotidien. (*)

Le 11 Novembre, les 3e et 4e Bataillons du 163e avec deux autres bataillons du 157e forment un nouveau régiment qui, sous le commandement du Chef de Bon Quenaidit, est mis à la disposition du Général de Division.

Ces deux bataillons ne rejoindront le Régiment que le 1er Janvier 1915.

Le Lieutenant-Colonel Lecreux prend le commandement de la 89e Brigade.

Pendant que les 1er et 2e Bataillons continuent la guerre de tranchée, nous allons suivre les deux autres en Belgique.

II.

CAMPAGNE DE BELGIQUE (11 Novembre 1914 au 1ei Janvier 1915)

Le 163e à deux bataillons forme un Régiment de Marche commandé par le Chef de Bon Quenaidit. Ce régiment forme avec le 157e réduit également à 2 bataillons une brigade mixte sous le commandement du Colonel Castaing.

Cette brigade s'embarque le 11 Novembre et après un jour et une nuit en chemin de fer débarque à Poperinghe (Belgique) le 12.

Le 163e comprend à ce moment 26 officiers et 1976 hommes.

Le 13, étape sur Vlamertinghe et le lendemain sur Elverdinghe où nous sommes mis à la disposition de la 42e Division (Général Duchêne).

(*) Du 11 Octobre au 11 Novembre, le Régiment a perdu: 37 tués, 125 blessés.


Le 3e Bataillon se rend à Zuydschoote, le 4e à Pypegaale.

Le 16 nous prenons les avant-postes dans les tranchées -du Canal de l'Yser. Ces tranchées sont à moitié remplies d'eau. On y patauge comme dans un étang. Elles sont en outre bombardées quotidiennement.Le 20 Novembre, le Régiment change de Division et de Corps d'Armée. Il est relevé et se rend à Dickbusch secteur de la 32e Division à laquelle il appartient dorénavant (16e Corps d'Armée). Il occupe ensuite les tranchées en avant de Voormezele. Le secteur est très agité. Les Allemands attaquent ce même jour après un bombardement de tous calibres. Ils sont repoussés énergiquement et refluent en désordre vers leur point de départ.

A cette occasion le 163e reçoit les félicitations du Général Grosseti commandant le 16e Corps et du Colonel Castaing commandant la brigade.

.Le 27, nouvelle tentative ennemie également repoussée.

Le Lieutenant-Colonel Rivas (promu depuis le 1er Novembre) arrive le 28 et prend le commandement du Régiment.

Après 6 jours de repos à 9 klm. en arrière, le Régiment est alerté le 6 Déc. et va occuper les tranchées de St-Eloi et de Voormezele. Ces tranchées sont encore inondées et démolies en partie tous les jours par le bombardement. On tient 8 jours malgré les attaques ennemies et le Régiment est relevé le 14 pour être transporté en T. M. entre Furnes et Nieuport en vue de l'attaque de Lombaertzyde.

Attaque de Lombaertzyde (15 Décembre 1914).

Le' 4e Bataillon prend les posititions de départ et doit attaquer le village de front.

Le 3e Bataillon et le 157e doivent le contourner sur la gauche.

Le déclanchement qui devait s'effectuer avant le jour est retardé. Nous partons à 6 h. 40 en plein jour; nous traversons le canal de l'Yser sur un pont de bateau. Les 13e et


14e Compagnies se déploient sur la gauche, les 15e et 16e sur la droite de la route de Lombaertzyde.

Pendant ce temps le 3e Bataillon effectue également son avance par la gauche.Malgré les feux nourris et la résistance de l'ennemi le 4e Bataillon parvient à occuper les premières maisons du village; le 3e arrive à son tour du côté gauche et parvient à occuper certains points de la lisière.

On s'arrête en utilisant le terrain pour se préparer à un nouveau bond qui est fixé au lendemain. Le lendemain la progression est lente et difficile. Les maisons sont de vrais nids à mitrailleuses. On élargit néanmoins les gains de la veille. Le 3e Bataillon subit une contre-attaque violente qui encercle et fait prisonniers un groupe d'hommes dans quelques maisons.Il contre-attaque seul et reprend le terrain perdu. Les jours suivants les deux Bataillons se fortifient sur les positions conquises.

Le Régiment est relevé le 22 et transporté en Woëvre où il debarque le 30 Décembre pour se joindre aux 1er et 2e Bataillons du 163e (*).

Le jour du départ, le Général Ct le Corps d'Armée adresse au 3e et 4e Bataillon un ordre du jour les félicitant pour la réussite de leur attaque, pour la vaillance avec laquelle ils ont supporté toutes les fatiques et les souffrances.

Cette Campagne de Belgique fut très dure non pas tant en raison des combats et des pertes qu'en raison de la mauvaise saison et des plaines marécageuses. Les hommes y ont vécu continuellement dans l'eau sous une température assez basse. Le nombre d'évacués pour pieds gelés fut en moyenne de 10 à 12 par jour.

(*) Pertes du Régiment en Belgique : 2 officiers tués, 5 blessés ; 109 hommes tués, 6S7 blessés, quelques disparus.


ENCADREMENT DU RÉGIMENT 16 Février 1915.

ETAT-MAJOR.

Rivas Lieutenant-Colonel Séguinaud Médecin-Major Bevin C apitaine-Ad j oint Lauze Officier Approvisionnement Verola Sous-Lieutenant Téléphoniste Simoutre Sous-Lieutenant porte-Drapeau Supplissiau Détails -

1er BATAILLON.

Clémens Chef de Bataillon Currel Médecin-Aide-Major

lre Compagnie.

Ballayre Capitaine Jegon du Laz Lieutenant Burgeaud Sous-Lieutenant

3e Compagnie.

Huillet Capitaine Hesse Sous-Lieutenant

2e Compagnie.

Ciais Capitaine Setti Sous-Lieutenant Pichon Sous-Lieutenant

4e Compagnie.

Putois Lieutenant Audier Sous-Lieutenant Monin Boissé Sous-Lieutenant

2e BATAILLON.

Sannier Chef de Bataillon Espagne Médecin-Aide-Major

5e Compagnie.

Knipping Lieutenant Meynadier Lieutenant Benedetti Lieutenant

7e Compagnie.

Aulois Capitaine Honnorat Lieutenant Fonck Sous-Lieutenant

6e Compagnie.

Hervé Sous-Lieutenant d'Antoine Sous-Lieutenant Moretti Sous-Lieutenant

8e Compagnie.

Mary Lieutenant


3e BATAILLON.

Basevi Capitaine Cl le Bataillon Gauthier Médecin-Aide-Major

9e Compagnie.

Dejean Sous-Lieutenant Albertini Sous-Lieutenant Bourgeon Sous-Lieutenant

11e Compagnie.

Louchet Lieutenant Bronner Sous-Lieutenant Maïer Sous-Lieutenant

10e Compagnie.

Felce Lieutenant Foissac Sous-Lieutenant Gruber Sous-Lieutenant

!2e Compagnie.

Ravel Lieutenant Raoux Lieutenant Taddeï Lieutenant

4e BATAILLON.

Lagarde Chef de Bataillon Font Médecin-Aide-Major

13e Compagnie.

Depraitère Capitaine Rognoni Lieutenant

15e Compagnie.

Fevre Capitaine Coppaz Lieutenant Moraglia Sous-Lieutenant

14e Compagnie.

Trabuc Capitaine Vannuci Sous-Lieutenant Mihière Sous-Lieutenant

16e Compagnie.

Perrin Capitaine Chaigne Lieutenant Angelelli Sous-Lieutenant

Compagnie Mitrailleuses

Niboulies Capitaine Guérin Sous-Lieutenant Casalonga Sous-Lieutenant

Le Régiment est dorénavant au complet.

Les 2e et 4e Bataillons tiennent les tranchées dans le secteur de Bouconville.

Le 1er Bataillon est mis provisoirement à la disposition du 157, tandis que le 3e Bon (Capitaine Basevi) est envoyé, le 8 Janvier 1915 en renfort à la 136e Brigade dans le secteur de Flirey.


Ce Bataillon, isolé du Régiment pendant plus de deux mois, partage avec les Bataillons du 344e le lourd fardeau de la garde des tranchées de Flirey.

Il hérite d'une situation très dure et difficile. On vit à quelques pas du boche, dans un charnier épouvantable, sous un bombardement qui se fait tous les jours plus violent.

La guerre de mine fait son œuvre; l'Allemand creuse sous nos pieds pendant qu'il nous harcèle continuellement par ses premières grenades et ses «minen». Entassés dans des tranchées immondes, sans abris, dans la neige et dans la boue, les Poilus du 3e Bataillon sont à la place d'honneur; ils le savent et ils le font voir. La réputation du 163e est fermement tenue; «les invités» de la 64e Division (Général COMPAGNON) sont estimés par leur allant et le mépris des souffrances.

Le 3e Bataillon subit des pertes très lourdes; il perd en deux mois de lutte les 2/3 de ses effectifs.

C'est pendant cette période que le 3e Bataillon est désigné pour l'attaque du 16 Février. Renforcé par deux compagnies du 344e, il doit profiter de l'explosion d'une mine formidable que le Génie a creusé sous les organisations allemandes pour s'élancer à l'assaut et enlever les tranchées ennemies devant Mort-Mare. A dix heures du matin la mine explose entre les deux lignes, sans résultat appréciable. Les vagues formées par les 9e et 10e Compagnies franchissent les parapets: à ce moment même les deux artilleries font rage, nivellent nos tranchées, comblent nos boyaux empêchent le jeu des renforts. Les assaillants parviennent quand même aux tranchées allemandes, intactes, et se font glorieusement tuer.

L'ennemi frais contre-attaque ; le combat continue toute la journée et la nuit suivante pour l'inviolabilité de nos positions défendues à découvert.

L'aube du 17 Février fait retomber le secteur dans un silence de mort.


Poilus du 163e et fantassins de la Garde Impériale pansent leurs blessures profondes.

Le Colonel Cdt.le 163e envoie de Bouconville un télégramme faisant part au 3e Bataillon de la satisfaction du Général Deletoille Cdt. le 31e C. A. pour le combat qui venait d'être livré, et la 2e Section de la 10e Compagnie est citée à l'ordre de la 136e Brigade: « Est tombée glorieusement en allant à l'assaut d'une «tranchée allemande sous un feu violent d'Infanterie «et d'Artillerie. Colonel Vernadet».

C'est vers la fin de Mars que le Régiment rejoint le 3e Bataillon dans le secteur de Flirey. Jusqu'à cette date, la vie de tranchée a été relativement calme pour lui. (*)

III.

LE SECTEUR DE FLIREY (15 Mars 1915 au 14 Mai 1916) L'évocation de Flirey laissera au Régiment une impression des plus profondes, des plus poignantes qu'il ait jamais éprouvé.

La campagne de Flirey dura 10 mois, dix longs mois de combats extrêmement pénibles et d'une guerre de tranchées où l'ennemi, à la ténacité et au courage duquel il faut rendre hommage, n'a cessé de nous harceler pour essayer de racheter ses échecs.

Les deux artilleries ont fait rage dans ce secteur qui n'était plus à un moment donné qu'un fouillis inextricable de ronces métalliques et de tranchées démolies.

La souffrance du Poilu y atteignit son maximum à cause surtout de la longueur de l'épreuve, à cause aussi de l'intensité des combats qui se renouvelaient sans cesse et des pertes provoquées par une artillerie monstrueuse.

Pertes du 1er Janvier au 15 Mars 1915: 4 officiers tués, 1 blessé ; 67 hommes tués, 215 blessés


Le Régiment perdit dans cette campagne plus de la totalité de son effectif (40 officiers, 3300 hommes).

Le 15 Mars, nous occupons les tranchées du Bois de jury (ouest de Flirey).

Pendant les premiers jours nous organisons le secteur et le tâtons par de nombreuses patrouilles.

Dans la nuit du 2 au 3 Avril, nous parvenons, en attaquant sans préparation d'artillerie, à gagner sans pertes une avance de 80 mètres; nous établissons notre première ligne.

L'artillerie gronde cependant de plus en plus. Le secteur devient mauvais. L'ennemi veut probablement nous intimider, mais nous prenons les devants.

Le 5 Avril, le 157e doit attaquer à 9 heures et s'emparer des tranchées qui se trouvent au Sud du Bois de Mortmare et à l'Ouest de la route Flirey-Essey.

Nous avons pour mission, en restant dans nos lignes du bois de Jury, de protéger et de soutenir par nos feux cette opération.

A l'heure prescrite le 157e sort et avec un entrain digne d'éloges atteint son but et s'empare de la ligne de tranchées.

Il y reste malgré le bombardement, mais est obligé peu après de céder devant une violente contre-attaque et de revenir à son point de départ.

Le 163e reçoit dans l'après-midi l'ordre d'avoir à renouveler cette attaque le lendemain matin.

Combat du 6 Avril 1915.

Les 1er et 2e Bataillons sont désignés pour fournir les Compagnies d'assaut. Ils relèvent le 157e pendant la nuit du 5 au 6 et s'installent dans la parallèle de départ (6e et 7e Cie, vague de droite, lre et 2e vague de gauche, 4e et 8e en soutien, 3e et 5e en renfort).

A droite, nous appuyons sur la route de Flirey à Essey et sur le 275e.

A gauche, le 4e Bataillon, dans les tranchées de Jury,


doit nous protéger par ses feux. Le 3e Bataillon est en réserve dans le bois de la Hazelle.

L'heure H fixée d'abord à 9 heures est reportée à 10 heures, puis retardée jusqu'à 12 heures. Pendant toute la matinée, comme s'ils se doutaient de nos intentions, les allemands bombardent violemment tout le secteur. Le ravitaillement en munitions sur la ligne de départ s'effectue difficilement et avec pertes.

A 11 h. 40, notre artillerie commence à «cracher» selon le terme usuel, puis donne son plein jusqu'à 12 heures.

Les hommes, le fusil approvisionné, baïonnette au canon, sont prêts à enjamber le parapet.

Au signal fait par le Chef du 2e Bataillon qui se tient dans la parallèle de départ, toute la vague s'élance, les officiers en tête.

A ce moment, le capitaine Aulois Ct la 7e Cie, en tête de ses hommes, se tourne à demi pour leur dire: «Mes amis, ajustez vos jugulaires; nous allons avoir l'honneur de charger la garde! En avant et vive la France!» (0/.

Général No 168 de sa citation à l'armée).

Lui-même, pour la circonstance, avait revêtu sa tenue No 1.

Sous l'impulsion produite par ces quelques mots, les poilus de la 7e et, par contre-coup, toute la ligne, s'élancent en répétant «Vive la France!» Le capitaine Aulois toujours en tête arrive avec ses hommes dans la tranchée ennemie malgré la fusillade et un bombardement extrêmement meurtriers.

Mais hélas! un instant après le brave capitaine tombe mortellement atteint d'une balle à la tête, dans la tranchée conquise qui s'appela depuis la tranchée Aulois.

La 6e Compagnie n'est pas moins belle que la 7e dans cette action. Son chef, le Lieutenant Hervé montre dans la circonstance un entrain et un sang-froid dignes d'admiration. Il est tué également au moment où il atteint son but.


Les lre et 2e Compagnies parties aussi avec un élan merveilleux sont cependant, après un premier bond, prises en écharpe par des feux nourris de mitrailleuses qui leur causent des pertes très fortes et empêchent la progression.

La 4e Cie appelée en renfort permet un nouveau bond mais tous ses officiers tombent blessés. Le Ct de la lre Cie est tué.

Pendant ce temps les 6e et 7e Cies organisent les tranchées conquises. L'ennemi réagit très sérieusement. Il fait donner le plein de son artillerie et prononce ensuite des contre-attaques très violentes.

Deux premières contre-attaques échouent. Les officiers de la 6e Compagnie tombent tous l'un après l'autre mortellement atteints. On demande deux compagnies de renfort pour remplacer les tués et blessés. Ces deux compagnies n'arrivent pas.

Une troisième contre-attaque menée avec une violence particulière oblige ce qui reste des Compagnies dans les tranchées conquises à se replier jusqu'à leur parallèle de départ.

Les deux compagnies demandées pour remplacer les vides arrivent à ce moment, mais il est trop tard. Leur lenteur à venir de la 3e ligne provient du barrage ennemi extrêmement dense et de l'encombrement des boyaux par les blessés et les cadavres. (*) Combat du 7 Avril 1915.

Après une nuit passée, sous un bombardement continuel, à évacuer nos morts et nos blessés et à tenir la position, l'ordre arrive d'avoir à renouveler l'attaque à 10 heures du matin.

Un bataillon d'assaut est constitué par les 3e, 5e, ge et 10e Compagnies (ces deux dernières formant soutien) sous les ordres du Capitaine Huillet commandant la 3e Compagnie.

(*) En une heure nous avions perdu: 11 officiers dont 8 tués; 171 hommes tués, 342 blessés.




Les autres compagnies du Régiment sont en réserve au Bois de Jury et au Bois de la Hazelle. Trente minutes avant l'heure H, notre artillerie commence la préparation.

A l'heure H, les 3e et 5e Compagnies s'élancent hors des tranchées formant la droite de la vague d'assaut; la. gauche est formée par deux compagnies d'un Bataillon du 157e.

La 3e Compagnie et un peloton de la 5e sont, au cours de la progression, pris en écharpe par quatre mitrailleuses ennemies. Les hommes sont obligés à un moment donné de s'abriter dans les trous d'obus.

Des renforts sont demandés pour contrebattre les mitrailleuses et remplacer les vides. Mais la compagnie qui doit renforcer, gênée par l'encombrement des boyaux est obligée de les enjamber et se fait décimer par le barrage ennemi ; elle ne peut utilement secourir l'attaque. Le Commandant de la 10e Compagnie tombe grièvement blessé.

L'officier qui reste tombe également blessé.

Pendant que la gauche piétine péniblement, la droite constituée par l'autre peloton de la 5e Compagnie a plus de succès et réussit à s'emparer de la tranchée allemande.

Les pertes sont cependant très fortes et le peloton réduit à quelques hommes demande du renfort pour tenir dans la tranchée conquise.

On ne peut envoyer qu'un peloton. Le peloton n'est pas encore complètement arrivé qu'une violente contre-attaque allemande se déclanche. Le sous-lieutenant Foissac chef du peloton est tué; un 2e sous-lieutenant est blessé.

Il ne reste plus qu'un sergent comme gradé et quelques hommes qui se battent vaillamment mais qui devant la supériorité considérable du nombre et l'intensité du feu, se replient dans leurs tranchées respectives et tiennent là l'ennemi en respect. Le lieu du combat est jonché de cadavres et de blessés.

Le bombardement continue de part et d'autre toute la journée. (*)

(*) Les pertes de ce combat furent en 1 heure 1 2 de : 1 officier tué, 3 blessés; 172 hommes tués, 268 blessés. Si l'on tient compte des effectifs engagés on voit que les pertes furent considérables (Voir p. 36).


Le secteur reste très agité les jours suivants et la moyenne de - nos pertes quotidiennes en dehors des combats est de

70 à 80 hommes dont 1/4 de tués environ.

Combat du 20 Avril 1915.

.Le combat du 20 fut une brillante action d'éclat menée avec un entrain merveilleux et qui donna le résultat demandé.

Ordre est donné au 163e d'enlever dans la matinée la ligne de tranchée ennemie en avant de la tranchée Barrin. Effectif : 1 Compagnie 1/2 Heure H = 9 heures. Sont désignés: la 16e Compagnie et un peloton de la 14e. Après 5 minutes de préparation d'artillerie, nos braves poilus, ayant décidé de marcher en chantant s'élancent au signal convenu en entonnant la «Marseillaise».

L'ennemi en éveil actionne mitraillettes et mitrailleuses et ouvre le feu sur la troupe qui avance quand même et toujours.

La 16e Compagnie, officiers en tête, arrive en tourbillon dans la tranchée, s'en empare après un violent corps à corps et commence à l'organiser aussitôt. Le peloton de la 14e Compagnie, un instant arrêté par des feux de flanc rejoint la 16e.

La réaction ennemie se produit peu après. Trois contreattaques sont énergiquement repoussées. La garnison de la tranchée conquise les accueille à grand renfort de grenades et fait subir aux Allemands des pertes très sérieuses.

Un officier d'Etat-Major du Corps d'Armée venu pour se rendre compte du gain compte plus de 300 cadavres allemands. (*) Les jours suivants l'ennemi manifeste son mécontentement par un bombardement systématique et continu, mais il ne renouvelle pas ses contre-attaques.

(*) Les pertes de ce combat furent de : 1 officier tué, 43 hommes tués, 123 blessés.


Combat du 14 Mai.

Le 13 Mai au soir, en prévision d'une attaque qu'il doit effectuer le lendemain, le 3e Bataillon désigné va occuper les tranchées de Mortmare d'où il partira. Objectif : tranchée ennemie en avant du secteur.

A 7 h. 55 au moment où notre artillerie commence son tir, l'ennemi déclanche une vive fusillade dans la tranchée de départ. On voit les boches baïonnette au canon dans leurs tranchées; ils se sont méfiés et attendent les assaillants i Ordre est donné à la gauche et au centre de la lre ligne de ne pas bouger. La droite seule s'élance en avant très bravement et occupe les tranchées ennemies qu'elle avait comme objectif.

L'assaut général est alors déclanché. Toute la 11e Cie et un peloton de la ge se portent en avant.

En quelques minutes les poilus atteignent la ligne allemande et l'occupent. Les allemands s'enfuient ou tombent sous les grenades.

Aussitôt prise la tranchée est «retournée» face aux boches.

L'ennemi nous harcèle et se prépare à contre-attaquer.

Son premier coup de bélier a lieu à 11 heures; il se heurte, avec pertes, à nos baïonnettes. A 15 heures nouveau bombardement, nouvelle contre-attaque. Nous parvenons encore à faire refluer les allemands vers leur point de départ. Ces derniers ne perdent cependant pas courage. Ils recommencent à 17 heures avec des effectifs renforcés, les vagues se suivant d'assez près.

Devant ce flot humain qui se renouvelle sans compter, nos sections dejà très éprouvées ayant lutté pendant 9 heures consécutives sous un bombardement «abrutissant» ne peuvent plus tenir et se replient sur la tranchée Aulois d'où elles étaient parties. (*).

(*) Nos pertes dans ce combat étaient de : 1 officier tué, 49 hommes tués, 179 blessés.


Deuxième Période

(15 Mai 1915 au 19 Décembre 1917)

I.

FLIREY (15 Mai 1915 au 9 Janvier 1916) La période intense de Flirey a vécu. Les 8 mois qui suivent sont un peu plus calmes en ce sens qu'ils n'enregistrent pas d'actions offensives comme les précédentes.

C'est notre deuxième période de guerre de tranchées sur laquelle nous allons jeter un coup d'œil général basé sur les impressions du secteur où 3 saisons nous voient à peu près dans les mêmes tranchées.

Nous sommes en été; les jours sont bien longs, le temps est clair. C'est la guerre d'observation. Tous les P. O. (postes d'observation) ont des yeux, des jumelles qui repèrent les travaux faits, les boyaux fréquentés, le passage des corvées de soupe; il ne faut pas se montrer.

Les artilleurs font du réglage: ça sent le coup de main ou l'attaque

Les avions ont beau jeu Ils espionnent, repèrent, photographient. Il faut toujours se cacher

Le temps est lourd; la tranchée sent mauvais un relent de cadavre mal enterré parfois un membre pourri qui sort du parados!

Le cimetière est à la 3e ligne ., un pauvre cimetière qui n'est pas à l'abri du bombardement!

Les croix de bois sont bien rangées et replacées parfois chaque jour; des bouteilles renversées contiennent les papiers trouvés dans les poches du cadavre.


Là dans un coin, ils sont 30 entassés ensemble et tués le même jour.

Quelques tertres sont sans bouteille, sans nom!

Nous sommes bien peu de chose !

Le poilu ne tient pas trop à rester dans la terre quand il fait beau. Par un savant camouflage il organise une table au jour invisible à l'œil des aviateurs. Il fait si humide et si noir dans les cagnas !.

Il veut écrire et s'installer confortablement pour mieux rêver aux siens, à son pays.

L'homme de soupe apporte la correspondance: «Aux lettres)! C'est toute l'âme du poilu qui vibre. Une lettre tient tant de place dans la vie des tranchées !

C'est le moment où l'on oublie la guerre pour vivre quelques instants l'atmosphère du foyer. Mamans, fiancées, femmes, enfants, vous ne saurez jamais de quelle façon on vous a aimés aux tranchées!

Le poilu endurci par les longs mois de guerre, qui regarde sans broncher le cadavre déchiqueté d'un camarade et qui reste insensible aux bombardements les plus forts, redevient à la lecture d'une lettre l'homme qu'il était avant la guerre, et cette transformation le rend mélancolique et rêveur.

Le poilu cherche à se distraire. Il fabrique des bagues, des briquets, des souvenirs pour les siens.

Le temps passe ainsi et occupe les accalmies, car on ne s'ennuie que lorsque le secteur est calme.

Il y a aussi les jours à compter; dès le premier jour de secteur on pense à la prochaine relève et aux petits plaisirs de la 2e ou 3e ligne; dès qu'on est au repos, on pense à la prochaine montée aux tranchées.

La vie est ainsi faite!


Nous sommes en automne on monte aux tranchées ce soir. Il pleut.

On est triste comme le temps!

On fait des Kilomètres de boyaux dans l'eau on est toujours dans l'eau

La capote, les musettes, le fusil, tout est couleur de boue.

Certains boyaux sont absolument impraticables; il faut enjamber le parapet et passer en courant à découvert.

En arrivant aux tranchées, le premier travail qui se renouvellè constamment consiste à vider l'eau qui revient toujours!!

Voici le brouillard! Tant mieux! l'ennemi ne peut pas nous voir; on en profite pour placer du fil de fer en avant des lignes pendant le jour: on voit au moins ce que l'on fait.

C'est la saison où les feuilles tombent!

Il n'y a pas de feuilles ici. Il n'y a même plus d'arbres. Les obus ont tout rasé! Le paysage est lamentablement triste.

Un fouillis de décombres de la ruine partout!

On éprouve un serrement de cœur!

C'est l'heure de la soupe C'est l'heure des torpilles

C'est la course effrénée dans les boyaux Vite au carrefour!

Là on s'arrête et on observe

On entend le «tac» particulier du départ on voit l'énorme projectile monter en courbe et redescendre à pic.

On juge en un clin d'œil de la direction; on bondit à droite, à gauche, en avant, en arrière et on se plaque pendant le formidable éclatement.

On se relève sitôt après, on scrute la nouvelle torpille et on recommence ainsi 20 fois, 30 fois, 100 fois jusqu'à la fin du tir si on est encore debout.

Le gros «minen» est encore plus terrible, et surtout le «minen retardé» qui s'enfonce à 3 ou 4 mètres sous terre et qui lance une gerbe énorme de terre et de débris à 50


mètres de hauteur, par son éclatement foudroyant. Le «minen» a démoralisé les plus courageux.

- La «tranchée du Chapeau», dans les bois de Mortmare, fut creusée sous les torpilles et les minens. Le «Chapeau» est un vaste entonnoir à la lisière du bois que nous devons occuper à tout prix. Il faut creuser une tranchée qui y accède et qui défende la lisière.

L'endroit est battu quotidiennement par les gros engins.

Les nombreux volontaires qui ont répondu à l'appel tombent en grand nombre tous les jours et sont remplacés par d'autres.

La tranchée terminée, on a placé une pancarte à son entrée : «Le Chapeau! La Redoute des Braves - 163e». Chaque mètre de cette tranchée nous a coûté 15 morts en moyenne.

C'est l'hiver! Il neige

On patauge dans les boyaux glacés. On ne sent plus ses pieds ; ils sont froids comme le sol. Il n'y a pas moyen de les réchauffer; pas de feu, pas de lumière

La nuit est bien longue. Comme la «cagna» est douce cependant après la faction aux créneaux par nuit noire.

On casse la croûte, on s'allonge les deux heures de repos sont vite passées, et on retourne au créneau.

Les fusées illuminent le sol. Tout paraît désert dans le pâle et lugubre éclairement des 30 secondes Et cependant on veille on veille partout.

- Un mouvement, là-bas ! un cliquetis d'armes

Est-ce une patrouille? une attaque par surprise? Il fait noir, on ne voit rien Soudain une fusée de barrage, une belle «chenille» monte en tournoyant une minute s'écoule Le vacarme commence, le barrage donne son plein.


Ce serait beau tout de même si ce n'était pas la guerre.

Un vrai feu d'artifices avec orchestre aux sons variés mais un peu trop assourdissants par exemple !

On est relevé ! Ah le bon moment ! On ne sera cependant tranquille qu'à 10 où 12 Kilomètres des lignes. Il y a des coins dangereux à traverser.

11 fait une nuit noire ., on n'y voit pas à deux pas !

On passe les consignes On souhaite: «Bonne chance et au revoir» à ceux qui restent.

On est prêt on descend dans les boyaux profonds, à la queue leu.leu.. en silence; on évite le moindre bruit, les paroles on se cogne dans l'obscurité, on tombe.. :

c'est un méchant fil de fer posé en travers, c'est un trou, un escalier; on monte, on descend. On entend de temps à autre l'éternel refrain: «On ne suit pas, faites passer».

Nos artilleurs tirent justement ce soir-là! Comme on les maudit !

Enfin ! voici la. route ! on est éreinté mais on ferait encore 20 Kilomètres; on est si content de pouvoir parler haut, s'agiter, marcher, courir !.

Un capitaine a recueilli le coq du clocher de flirey, qui est troué de 2 balles. Il le garde pour l'emporter en permission et le remettre plus tard à qui de droit, quand la guerre sera finie.

Pendant cette longue periode, le Régiment a reçu à plusieurs reprises de chaleureuses félicitations du Général Delétoile Ct le C. A. pour les actions d'éclat accomplies par les Compagnies ou les sections. Le Général a constaté «l'audace croissante, l'énergie, le sang-froid déployés et le grand ascendant que le Régiment possède sur l'ennemi» (Note 1635/3 du 17 Novembre). (*)

*) Du 21 avril 1915 au 1 @ janvier 1916, le Régiment a perdu: 4 officiers tués, 19 blessés, 237 hommes tués, 1385 blessés.


ENCADREMENT DU RÉGIMENT (1er Janvier 1916) -+@>+--

ETAT-MAIOR.

-

Rivas Colonel Du Pac Masoliès Lieutenant-Colonel Séguinaud Médecin-Major Bevin Lieutenant des Détails Supplissiau Lieutenant-adjoint au Colonel Lauze Officier Approvisionnement Verola Sous-Lieutenant Téléphoniste Simoutre S/ Lieutenant porte-Drapeau Sandreschi Pionnier

1er BATAILLON

Clémens Chef de Bataillon Fulconis Médecin-Maior

1re Compagnie

Bereni Lieutenant de Carvalho Sous-Lieutenant Susini Sous-Lieutenant Seyssaud Sous-Lieutenant

3e Compagnie

Depraitère Capitaine Emmanuelli Lieutenant Grimaldi Sous-Lieutenant Daurat Sous-Lieutenant

2e Compagnie

Ciais Capitaine Pianne Sous-Lieutenant Macle Sous-Lieutenant

4e Compagnie

Angelelli Capitaine Niel Sous-Lieutenant Ardisson Sous-Lieutenant Chotard Sous-Lieutenant

2e BATAILLON

Ballayre Chef de Bataillon Lambert Médecin-Aide-Maior

5e Compagnie

Ravel Capitaine Blaise Sous-Lieutenant Laugier Sous-Lieutenant Hugouat Sous-Lieutenant

u

7e Compagnie

Vidal Lieutenant Cotti Sous-Lieutenant Martin G. Sous-Lieutenant Barthelemy Sous-Lieutenant

6e Compagnie

Feyzeau Capitaine Varennes Sous-Lieutenant

8e Compagnie

Merisan Lieutenant Debrus Sous-Lieutenant Fauchier Sous-Lieutenant


3e BATAILLON Imhaus Chçf de Bataillon Gauthier Médecin-Aide-Major

ge Compagnie

de Massey Capitaine Henriet Lieutenant Ficochi Sous-Lieutenant Patriarche Sous-Lieutenant Bourgeaud Sous-Lieutenant

11e Compagnie

Louchet Capitaine Bronner Lieutenant Mallet Lieutenant Pichon Lieutenant

10e Compagnie

Bourgeon Lieutenant Soullié Sous-Lieutenant Genin Sous-Lieutenant Borel Sous-Lieutenant

12e Compagnie

Knipping Capitaine Raoux Lieutenant Setti Sous-Lieutenant Marqués Sous-Lieutenant

4e BATAILLON

Fevre Chef de Bataillon Thierry Médecin-Aide-Major

13e Compagnie

Coulon Lieutenant Filippi Sous-Lieutenant

15e Compagnie -

Straforelli Lieutenant Renault Sous-Lieutenant Poli Sous-Lieutenant Macari Sous-Lieutenant «

14e Compagnie

Trabuc Capitaine Agier Sous-Lieutenant Baume Sous-Lieutenant Robert Sous-Lieutenant

16e Compagnie

Porre Lieutenant Saturni Sous-Lieutenant Serieys Sous-Lieutenant de Bacciocki Sous-Lieutenant

Le Régiment est relevé des tranchées le 9 Janvier 1916.

Il va au repos en arrière du secteur et exécute des travaux en 2e position (Est de Noviant à Rambucourt). Il fait entretemps des manœuvres de Bataillon, de Régiment et de Division.

Le 13 Mars, le Régiment est alerté et se tient prêt à partir.


II.

VERDUN (22 Mars 1916-12 Avril 1916)

Le 14 Mars, le Régiment embarque en camions et va cantonner à Lignières, Loxeville, Triconville, Ernecourt.

Il se porte ensuite par étapes vers Juvelcourt et ses environs (sud-ouest de Verdun) où il arrive le 21 Mars. Le lendemain il doit monter aux tranchées en avant d'Avocourt, par la côte 304, dans le secteur: Haucourt-Malancourt (nordouest de Verdun).

Tous ces noms si souvent répétés dans les communiqués évoquent chez nous les combats sanglants et terribles de la dernière attaque allemande, les infernales et monstrueuses canonnades de Verdun.

Nous sommes impressionnés, plus impressionnés que lorsque nous serons «en pleine fournaise».

Le 22 nous partons, de Juvelcourt à 6 heures. Direction: Dombasle en Argonne.

Nous nous rendons dans le bois de Lambéchamp, au camp des travailleurs civils (18 Kil. de Juvelcourt). Le 2e Bataillon doit relever le soir même un Bataillon du 3e Régt. d'Infie dans Haucourt-Malancourt. Il part à la nuit tombante, vers 19 heures, avec un guide par Compagnie.

Itinéraire : Montzeville-Esnes-côte 304-avant-postes.

Cette relève est extrêmemeut pénible Il faut marcher pendant 10 heures dans des boyaux défoncés où la boue atteint parfois près d'un mètre; des hommes ne parvienent pas à se dégager, il faut les aider.

La canonnade fait rage et gronde partout. Les sifflements des obus se suivent et s'entrecroisent; il y a toute la gamme

Le guide explique: «Ici le ravin est mauvais, il faut passer vite» On se presse, mais les hommes sont déjà éreintés

Le ravin est battu en effet Quelques hommes tombent.


Là-bas dans un autre ravin ce sont les obus à gaz. Il faut mettre les masques et se presser toujours. Nous traversons Esnes. Le village est violemment bombardé.

dl en est toujours ainsi » dit le guide. Nous passons rapidement mais non sans pertes

Plus loin, ce sont des trous énormes, de vastes entonnoirs qui nous indiquent le calibre habituellement employé; ce sont des enchevêtrements de fils de fer, de matériel de toute sorte démoli par les bombardements.

Nous traversons ce qui fut un bois. Il ne reste que quelques piquets brisés Tout a été rasé.

De temps à autre nous passons près d'un charnier d'où se dégage une forte odeur de cadavre.

Nous sommes abasourdis par les écroulements formidables, sans doute des éclatements de 420 en avant de nous.

A un moment donné, le guide s'est perdu ! Cela n'est pas étonnant dans un fouillis pareil. On revient sur ses pas, on prend à gauche, on reprend à droite Au bout d'une heure de chemin inutile, on est sur la piste.

On arrive enfin aux avant-postes. Les hommes sont rompus..

Les boches nous y rendent les honneurs par un bombardement soigné. Il est 5 heures du matin.

Le soir, les autres Bataillons vont relever: le 3e, le 141e d'lnfic; le 4e, le 210e. Le 1er reste en reserve à Esnes.

Même itinéraire que le 2e Bataillon, mêmes difficultés.

Une patrouille de la 15e Cie envoyée pour faire la liaison se heurte à une patrouille allemande, l'attaque,tue un patrouilleur et fait les cinq autres prisonniers.

La 3e Cie (du Bataillon en réserve) reçoit l'ordre pendant la nuit de se rendre à la Redoute No 3 (Ra) avec la mission de reprendre R2 et de s'assurer si les ouvrages Vaucluse et Martin sont occupés par l'ennemi.


Arrivée à R3, la 3e Cie prend ses dispositions, attaque R2 occupé par l'ennemi, s'en empare sans trop de pertes et pousse des reconnaissances vers Vaucluse et Martin.

Ces reconnaissances sont attaquées, mais leur mission étant remplie, elles se retirent en bon ordre.

La 3e Cie est citée à l'ordre de l'Armée pour son brillant succès (voir page 49).

Le 24 Mars le Régiment se trouve aux emplacements suivants (secteur Haucourt-Malancourt): 1er Bon à Esnes (3e Cie à R2) 2e Bon: 5e Cie (centre Braconnot droite) 6e Cie (T 1, Centre Xermameuil et Réduit Malancourt) 7e Cie (Réduit et Barricade Malancourt) Se Cie (Centre Braconnot gauche-Réduit Braconnot) 3e Bon: ge Cie (Réduit Malancourt-Haucourt) 10e Cie (Ouvrage Payrou) 11e Cie (Ouvrage Vassincourt) 12e Cie (Réduit d'Haucourt) Le 4e Bon: à la disposition du 210e au Bois Camard.

Les Cies Mitrailleuses sont réparties au Blockhaus "Courant d'air", Blockhaus "Bec de Gaz", centre 20, Haucourt, Blockhaus Malancourt.

Tout le secteur est continuellement bombardé. On vit dans le vacarme étourdissant des sifflements, des éclatements de tous calibres. C'est à devenir fou.

Attaque allemande du 28 Mars 1916.

Le sous-secteur occupé par le 2e Bataillon était extrêmement dangereux en ce sens qu'il formait une hernie, un fer à cheval très cintré qui était pris de trois côtés par les feux allemands: de front, en enfilade et à revers (Voir le plan). Le Commandant du 2e Bon en avait rendu compte' dès le premier jour dans un rapport.

Mais en ce temps là l'ordre était de ne jamais lâcher un pouce de terrain et de conserver les lignes telles qu'elles étaient (avec leurs imperfections) à n'importe quel prix.


Le 28 Mars, un peu avant la pointe du jour, tout le secteur est pris violemment à partie par l'artillerie ennemie.* Les grosses pièces tapent en plein sur nos lignes et particulièrement au centre Braconnot et au Réduit Malançourt.

Le bombardement est infernal.

A 15 h. 45, une forte attaque allemande se déclanche le tir est légèrement allongé et arrose notre deuxième position. ,.

Les allemands débouchent en masse du Nord-Est prenant nos positions à revers en passant entre deux .centres, par une ligne non occupée mais battue par des feux de flanc: Nos hommes sont à leur poste, aux aguets. Nos mitrailleuses ouvrent le feu; le barrage d'artillerie est déclanché.

L'ennemi surpris est arrêté. Il tournoie sur place et finit par se replier en désordre vers le Nord-Est. Celà n'est qu'une feinte car pendant ce repli qui n'est que partiel, un groupe important s'est glissé sans être vu dans certaines maisons inoccupés de Malancourt où il s'installe. A la faveur de la nuit, ce groupe se renforce d'éléments prévenus par lui; ces éléments s'organisent solidement et entourent notre ouvrage de Braconnot ainsi que le réduit de Malàocourt, fermant ainsi le fer à cheval et coupant toutes communications avec le gros du Régiment. - Une partie des 5e, 7e et 8e Compagnies était ainsi encerclée.

Cette opération ennemie s'était faite très adroitement sans que qui que ce soit se doutât de la chose.

Le commandant du 2e Bataillon, en envoyant des ordres aux Compagnies, s'aperçoit que les agents de liaison - des 3 Compagnies ne reviennent pas. Ils sont tués ou pris - très habilement par l'ennemi qui occupe la brasserie de Malancourt.

Le secteur est bombardé sans répit; il est difficile de se rendre compte de ce qui se passe.

Le Chef de Bataillon envoie des patrouilles qui se heurtent à des feux nourris et à nos défenses accessoires déjà organisées et retournées.


Le Colonel donne l'ordre au 2e Bataillon qui est réduit à 1 Cie et 3 pelotons, d'attaquer pour rétablir la liaison. (On sait que la garnison encerclée se défend et tient sa position).

Mais les allemands se renforcent et l'attaque # se heurte à des obstacles très puissants et à des feux très violents.

Une deuxième attaque est ordonnée.

Les poilus s'élancent avec une vaillance heroïque. La plupart tombent tués où blessés. (Le chef de Bon est tué.) Leur bravoure se brise encore contre l'obstacle et le feu.

Le lendemain, l'ennemi occupe dévinitivement le centre Braconnot et le réduit Malancourt. (*) Il est à peu près certain que pendant la nuit les allemands ont pu maîtriser les deux réduits encerclés, l'un après l'autre malgré leur résistance et qu'ils ont pris les hommes qui ne se sont pas fait tuer.

Le soir de ce jour le Régiment est relèvé à 20 heures par le 69e Régiment d'Infanterie.

Cette relève plutôt douloureuse s'effectue en plein bombardement et nous occasionne de nombreuses pertes. (**) Le Régiment se dirige vers le camp des travailleurs civils dans le bois de Lambéchamp.

Le Commandant Imhaus du 3e Bataillon est resté aux tranchées avec sa liaison pour passer les consignes.

Le 30, à la pointe du jour, les Allemands déclanchent une attaque dans son secteur et s'emparent d'une tranchée.

Le Commandant Imhaus réunit sa liaison, une vingtaine d'hommes, et s'élance avec eux baïonnette au canon, luimême sabre au clair, pour reprendre la tranchée: « En avant! mes amis, s'écrie-t-il, c'est pour la France!» La tranchée est reprise en un clin d'œil et gardée mais le Commandant tombe mortellement atteint, après avoir accompli ce glorieux fait d'armes.

(*) Nos pertes de ce jour sont de: 4 officiers tués dont le chef du 2e Bon, 10 blessés, 96 hommes tués, 315 blessés, 1 Cie et 3 pelotons disparus.

(**) Pertes de la relève: 13 tués et 123 blessés.


Jusqu'au 7 Avril, le Régiment aménage la 3e position.

Le 7 Avril, il reprend les tranchées au secteur d'Avocourt.

Attaque du 9 Avril.

Nous prenons les avant-postes dans les tranchées conquises par la 34e Division. La consigne est de garder ces tranchées à tout prix car les contre-attaques ne se sont pas encore produites. Le bombardement est incessant. Sous les obus nous organisons la première ligne qui n'est pas encore défendue.

Le 9 à 5 h. 30 les obus de gros calibres, précurseurs d'une attaque, pleuvent sur notre première ligne, sur l'ouvrage Des Rieux et sur nos tranchées de soutien. Après 6 heures de tir les Allemands débouchent en vagues compactes (2 bataillons) de la lisière ouest du bois carré et du nord et nord-ouest de l'ouvrage des Rieux.

La lre vague parvient à prendre pied dans ce dernier ouvrage.

Aussitôt les 2e et 4e Cies contre-attaquent à la grenade et après un long et dur combat qui dure jusqu'à 15 heures finissent par avoir complètement raison de l'ennemi et le chassent des tranchées en lui infligeant de dures pertes. (*) Cette opération est la dernière d'une certaine importance dans ce secteur.

Du 10 au 12 nous subissons toujours le même bombardement, l'infernal concert de Verdun, où l'on deviendrait fou si la fièvre du combat ne vous tenait en haleine.

Le 12 nous prenons le secteur d'Avocodrt qui est plus supportable que le précédent. Il ne s'y produit aucune attaque.

Le 23 nous sommes enfin relevés par le 2e Régiment de Tirailleurs.

Hâves, sales, le visage défait et noirci par la poudre, pleins de boue, la capote déchiquetée par les barbelés, les poilus

i*) Nos pertes qui démontrent la violence de ce combat sont de : 2 officiers tués, 11 blessés; 60 hommes tués, 317 blessés.




qui descendent de cet enfer ne sont que des loques, de pauvres loques qui viennent de fournir un effort surhumain.

A les voir descendre ainsi péniblement et aussi malfichus, on se demande si c'est «ça» des héros ! Certes, nous sommes loin des beaux cavaliers gantés, cravatés, en tenue brillante qui piquent une charge irrésistible sur leur noble coursier. C'étaient des braves, sans doute.

Mais combien plus héroïque et plus noble est le poilu d'aujourd'hui, ce poilu humble, ignoré, crasseux et plein de poux, qui ne s'est ni lavé ni changé depuis 15 jours et qui pendant ces 15 jours n'a peut-être pas mangé 8 fois mais a vu la mort le frôler cent fois, mille fois !

Quelles tensions nerveuses, terribles, n'a-t-il pas supportées.

Le voilà le vrai héos, l'anonyme des tranchées, le poilu !

Il descend de la «fournaise».

Il est encore «abruti» du fracas monstrueux. Mais cela ne dure pas. La perspective du repos lui rend bientôt toute sa gaîté. Et puis, quelle joie de se retrouver vivant!

Il est heureux de vivre et comprend son bonheur (*)

Citation à l'Ordre de l'Armée 2e ARMÉE No 164 3e Compagnie du 163e d'Infanterie « La 3e Compagnie du 163e Régiment d'Infanterie, Capitaine Emmanuelli, Sous-Lieutenant Chotard, a brillamment enlevé la tranehée R2 devant le bois de M , le 23 Mars 1916, puis a poussé des reconnaissances audacieuses vers les lignes ennemies.

Elle a tenu fermement la tranchée reconquise qui était à peine ébauchée et dépourvue d'abris, résistant énergiquement à des contre-attaques qui lui ont fait perdre 40% de son effectif.

Ayant été renforcée, elle a, quelques jours après, défendu pendant

5 jours le centre des R et a eu tous ses officier&^«HS

hors de combat. 1. , 1.

Au Q. O. A., le 11 Mai 1916. j&F -. ~-

¥- ,-ie' 1 Le Général Commandant la !«!/trn¡{e: ;

NIVELLE.» J

(*) Pertes de Verdun : 9 officiers tués, 30 blessés; 200 hommes tuMyffîfjO Blàssés.

- 1 'O -v'b'iâ-


III.

LES VOSGES (23 Avril 1916 au 5 Décembre 1916 — 8 Janvier 1917au 8 Juin 1917).

Première Période.

Après un repos d'un mois à Gimecourt, Lignières, Courcelles au Bois, Menil au Bois, repos bien gagné après Verdun, nous embarquons à Nançois-Trouville à destination de Bruyère et Laveline, dans les Vosges.

Nous restons encore 15 jours au repos à Granvillers, Frémifontaine, Vimenil, Guguecourt où le général De Villaret Ct la 7e armée vient nous rendre visite le 29 Mai..

Le Lt-Colonel Rivas, promu colonel le 30, prend le commandement de la 89e brigade. Le Lt-Colonel Jacquart prend le commandement du Régiment.

Le secteur de St-Jean d'Ormont.

Le 8 Juin, le Régiment se rend par étapes à St-Jean d'Ormont et ses environs où il est mis pendant 10 jours à la disposition de la 132e Brigade pour exécuter des travaux dans le secteur.

Pendant cette période, d'après le règlement qui vient de paraître, les Bataillons sont formés à 3 compagnies; on leur adjoint une Cie de Mitrailleuses.

Le dépôt divisionnaire est constitué par les 4e, 8e, 12e et 16e Cies du Régiment.

Le 20, le Régiment relève la 132e Brigade dans le secteur de St-Jean d'Ormont: Le 3e Bon au bois en y; le 2e à la Fontenelle; le 3e à Launois-Hermanpère.

Après Verdun, ce secteur devient pour nous un secteur de tout repos. En raison du calme relatif, les petites actions occupent une plus grande place: - ,/-.

Le 25, une patrouille ennemie vient attaquer un petit poste de 2 hommes. Le ~ttt~e5~~u~~&=b~~È=~=m€t-= les autres en fuite. -' --- - '----,


Les patrouilles sont très actives de part et d'autre. Nos visites nous sont régulièrement rendues.

Le 10 Juillet, le 253e d'Infie au repos à gauche de notre secteur fait un coup de main au «Cerisier,>. Il fait 7 prisonniers.

Cela nous vaut des contre-offensives locales (sur notre lre ligne) que nous repoussons aisément.

Le 21, l'ennemi déclanche une assez forte attaque sur nos tranchées. Après une heure de lutte assez vive, nous mettons l'adversaire en fuite en lui infligeant de sérieuses pertes.

Le secteur du Violu.

Le Régiment est relevé le 26 Août pour aller occuper le secteur du Violu (à droite de St-Dié). Le 1er Baton relève le quartier de la Cude (Regnault, le Collet, la Rotonde). Le 2e le quartier du Violu (Nord, Centre, Sud et le Mézé).

Le 3e est détaché- au quartier de la «tête des Faux» (tranchée Grethner, carrefour Duchène, camp Valentin).

Le Violu et la Cude sont des secteurs à coup de main.

Il s'en produit régulièrement au moins un de part et d'autre par semaine.

Les Allemands n'ont pas beaucoup de chance dans leurs opérations.

Leur premier coup de main assez violent échoue devant nos balles le 10 septembre. Le 23, ils recommencent avec plus de forces et d'apparat, mais sans succès. Nous leur infligeons de sérieuses pertes.

Nous recevons les félicitations du général de Villaret commandant l'Armée (Note 5318/3). ':' - Le 30, nouvelle répétition de la part des boches avec gros orchestre. Leur échec est encore complet. Ils nous laissent leurs cadavres pour compte dans nos barbelés.

Cependant il convient de leur donner tout de même une bonne leçon.

Le Colonel décide de faire un coup de main le 12_octobre à l'Est du Violu centre. - • - .':


Deux groupes avec chacun un officier sont chargés de l'exécution. Ils ramènent 10 prisonniers et du matériel, (Félicitations du général Franchet d'Esperey).

Les Boches sont furieux ; ils se vengent en redoublant leurs bombardements.

Outre la spécialité des coups de main, le secteur possède aussi le désavantage de quelques mauvais coins où bombes, torpilles et gros minens se donnent rendez-vous. Cela vient gâter le charme (très relatif d'ailleurs) de notre séjour. (*) Le lei Novembre, la 97e Brigade est dissoute.

Le 163e passe (pour ordre) de la 76e à la 161e Division, secteur 107, commandée par le général Brécard.

Le 3 Décembre, le Lieutenant-Colonel Carlier de l'Etatmajor de la 6e Brigade des chasseurs alpins, prend le commandement du Régiment.

Le Régiment est relevé les 5 et 6 Décembre par le 67e chasseurs alpins, se rend à Fraize et le lendemain au camp d'Arches pour y accomplir une période d'instruction selon les nouvelles méthodes de guerre. Cette période va du 8 au 25 Décembre et se termine par une manœuvre de Division.

Le 26 Décembre, le Régiment se déplace par voie de terre et se rend en Alsace par Bellefontaine (Vosges), St-Loup (Haute-Saône), la Chapelle les Luxeuil (do), Clairegoutte (do), Perouse (Haut-Rhin).

Il arrive le 1er Janvier 1917 à Traubach le Bas-WolfersdorfMauspach, S^Leger (Alsace) où il effectue pendant 8 jours des travaux en vue de la pose d'un câble téléphonique souterrain.

(*) Nos pertes sont jusqu'ici de : 3 officiers blessés, 39 hommes tués, 100 blessés.


ENCADREMENT DU RÉGIMENT 1er Janvier 1917

ETAT-MAJOR

Carlier Lieutenant-Colonel Jude Médecin-Major Simoutre Lieutenant-Adjoint Porte Téléphoniste Marqués Porte-Drapeau Sarrailh Officier des Détails Verdollin Officier Approvisionnement Sandreschi Pionnier Herbert Canon 37 et Bombardier

1er BATAILLON

Teyzeau Capitaine-Ad j udant-Maj or Odinet Médecin-Aide-Major

lre Compagnie

Bereni Capitaine Soullié Sous-Lieutenant Seguin Sous-Lieutenant Aillaud Sous-Lieutenant

3e Compagnie

Delpont Lieutenant Mignucci Sous-Lieutenant Soulet Sous-Lieutenant Martin Sous-Lieutenant

2e Compagnie

Supplissiau Capitaine Piane Lieutenant Fontainevive Sous-Lieutenant Cadière Sous-Lieutenant

lre Compagnie Mitraill.

Macle Lieutenant Danesi Sous-Lieutenant Coffani Sous-Lieutenant

2e BATAILLON

Pellegrin Chef de Bataillon Laugier Lieutenant-Ad joint Lambert Médecin-Aide-Major

5e Compagnie

Bevin Capitaine Ricci Sous-Lieutenant Pacchiodo Sous-Lieutenant Pouy Sous-Lieutenant

6e Compagnie

Varennes Lieutenant Baume Sous-Lieutenant Largentier Sous-Lieutenant Ricavi Sous-Lieutenant


7e Compagnie

Angelelli Capitaine Robert Sous-Lieutenant Galle Sous-Lieutenant Crémona Sous-Lieutenant

2e Compagnie Mitraitt.

Rihouet Capitaine Harang Sous-Lieutenant Bessi Sous-Lieutenant

3e BATAILLON

Bès Chef de Bataillon Louchet Capitaine-Adjudant-Major Mercier Médecin-Aide-Major

ge Compagnie

Henriet Lieutenant Canal Sous-Lieutenant Bataille Sous-Lieutenant Debrus Sous-Lieutenant

11e Compagnie

Ravel Capitaine.

Bronner Lieutenant Martin R Sous-Lieutenant Servière Sous-Lieutenant Rocassera Sous-Lieutenant

10e Compagnie

Bourgeon Capitaine Casalonga Lieutenant Gemy Sous-Lieutenant Borel Sous-Lieutenant

3e Compagnie Mitraitt.

Varenne. Lieutenant Aschier Sous-Lieutenant Féraud Sous-Lieutenant

DÉPOT DIVISIONNAIRE

4e Compagnie

Raoux Capitaine Alix Sous-Lieutenant

8e Compagnie

Clergues Capitaine Malet Lieutenant Chaix Sous-Lieutenant

12e Compagnie

Knipping Capitaine Setti Sous-Lieutenant Patriarche Sous-Lieutenant

Deuxième Période.

Le 8 Janvier 1917, la 161e Division reçoit l'ordre de retourner dans les Vosges relever la 66e Division qui a son centre à Géradmer.

Nous quittons l'Alsace à Fontaine par voie ferrée et débarquons à Corcieux. Nous nous dirigeons par étapes


vers nos anciens secteurs et relevons le 11 Janvier aux avant-postes le 68e Chasseur: - Le 3e Bataillon à la Tête des Faux, le 2e à Violu-Bagenelle, la 1er à la Cude.

Les coups de main classiques reprennent de part et d'autre avec plus ou moins d'activité. Citons les plus , importants: Le 24 Février, les Boches décident de nous faire des prisonniers.

A 5 h. 50, après 50 minutes d'une forte préparation d'artillerie de tous calibres sur tout le secteur, ils se lancent en trombe sur notre tranchée Ta 38 du Violu-Nord.

Ils tombent sur la 3e Compagnie qui, sans s'émouvoir, entame la lutte à coups de grenades et les met en fuite avec une rapidité telle que les Boches abandonnent tout le matériel qu'ils avaient emporté, grenades, flammenwerfer, fusils etc.

Ils laissent aussi un grand nombre de cadavres.

Six heures après cet échec, les Allemands après une nouvelle préparation plus forte que la précédente font un nouveau coup de main sur la 7e Compagnie à Ta 49 (Fort Regnault).

Pas plus que la 3e Compagnie, la 7e ne se laisse intimider. Elle reçoit les intrus comme il convient, à grand renfort de grenades et les Boches, honteux et confus, s'enfuient à toutes jambes en oubliant volontairement cadavres et matériel.

Le général de Division transmet au 163e par un ordre général, ses félicitations les plus vives et fait honneur à la vaillance des poilus.

Le 27 Février, nous ripostons aux tentatives boches par une triple opération.

Trois de nos groupes commandés chacun par un officier doivent sortir à 14 h. et aller chacun, dans un secteurdéterminé, faire sauter des blockhaus ennemis qui nous gênent considérablement et faire des prisonniers si c'est possible.


A l'heure prévue, les 3 groupes sortent simultanément.

Le 1er pénètre dans les tranchées allemandes en face de Regnault, fait sauter un blockhaus et une sape où se trouvaient des Allemands.

Pendant ce travail qui exigeait un certain temps, des Boches viennent en renfort pour contrebattre le groupe.

Une partie du groupe tient l'ennemi en respect jusqu'à l'explosion du blockhaus et de la sape, puis tout le groupe rentre en ramenant ses blessés.

Le 2e groupe agit de même pour le blockhaus 26 fermé et blindé qui saute à son tour.

Le 3e groupe peut enfoncer la porte d'un blockhaus et s'emparer de 2 prisonniers avant de le faire sauter. 11 fait également sauter une sape habitée.

Le sous-lieutenant, blessé pendant l'opération, continue sa mission jusqu'au bout; il est blessé une deuxième fois en rentrant.

Les résultats de cette opération ont dépassé tout espoir.

Le Général Brécard adresse à ce sujet au Régiment ses plus vives félicitations.

Le 24 Mars, les Allemands tentent un gros coup de main avec deux heures de grosse préparation d'artillerie sur Ta 53 (sous-quartier Regnault, 5e Compagnie). Il est facilement repoussé.

Entre temps nos patrouilles et reconnaissances, très actives, nous donnent de bons résultats et leurs succès nous valent une note très élogieuse (note 382/3) du Général De la Guiche Commandant la Division.

Le 23 Avril, deux gros coups de main ennemis sur Ta 33 et Ta 27 de Violu-Centre sont encore aisément repoussés à la grenade et au F. M. Les Allemands se retirent en désordre, laissant des morts et des blessés.

Le 26 Avril, le sous-lieutenant Pacchiodo fait un coup de main au cours duquel il trouve la mort dans la tranchée ennemie.

Le 10 Mai, gros coup de main allemand: échec complet.


Le 11 Mai même tentative à deux reprises entre Ta 49 et Ta 50 (Fort Regnault). Les Allemands prennent pied un moment dans la tranchée. Ils en sont chassés par une contre-attaque vigoureuse, abandonnent leur matériel et éprouvent de sérieuses pertes.

Le 3 Juin, deux forts coups de mains ennemis, l'un sur Ta 20bis (Violu sud), l'autre sur Ta 36 (Violu centre). Piteux échec. Les Allemands nous laissent leurs armes, munitions et matériel.

Le 8 et le 9 Juin le Régiment est relevé et se dirige sur Géradmer. (*)

Par l'ordre no 94, le Général de la Guiche cite à l'ordre de la Division le 163e Régiment d'Infanterie et décore à Géradmer le Drapeau du Régiment pour le motif suivant :

Citation du 163e Régiment d'Infanterie à l'ordre de la 1610 Division.

« A fait preuve, sous l'énergique impulsion de son chef le Lieutenant-Colonel CARLIER et des Commandants Peraldi, Fiorella, Pellegrin et Bès, d'un remarquable esprit d'endurance et d'entrain, en tenant pendant huit mois dont cinq sans interruption, un secteur difficile.

A repoussé six coups de main ennemis importants,. précédés d'un violent bombardement, sans perdre un seul homme.

A fait des prisonniers dans plusieurs coups de main et reconnaissances très audacieusement menés. »

Ordre 94.

Le Général Commandant la 161e Division: DE LA GUICHE.

(*) Pertes pendant la 2e Période : 2 officiers tués, 30 hommes tués, 102 blessés.


La 3e Compagnie est également citée à l'ordre de la Division.

Citation de la 3e Compagnie du 163e Rég. d'Infanterie à l'ordre de la 161e Division.

«Sous l'énergique impulsion de son chef, le lieutenant DELPONT, a donné depuis son arrivée dans le sous-secteur le plus bel exemple d'endurance, de courage et de force morale.

A brillamment repoussé deux coups de mains ennemis exécutés sous un bombardement d'une rare violence les 24 Février et 11 Mai 1917, causant à l'ennemi des pertes sérieuses. (Déjà citée à l'ordre de l'Armée).

Ordre 80.

Le Général Commandant la 161e Division: DE LA GUICHE.

Notre Division est relevée à Géradmer par la 127e.

Le Régiment se dirige sur Liezey-St-Maurice-Ramouchamp où il stationne 12 jours; puis sur Rougemont (territoire de Belfort)—Plancher les Mines (Haute-Saône) - Gros-Magny (territoire de Belfort) où il se repose jusqu'au 26 Juillet, date à laquelle il embarque à La Chapelle s. Rougemont.


IV.

LE CHEMIN DES DAMES (1er Août au 20 Août 1917 — 20 Septembre au 20 Octobre 1917)

Première Période Le 27 Juillet, le Régiment débarque à Château-Thierry.

Trois jours après il est transporté en camions à Fismes (Marne).

Nous nous rendons au Chemin des Dames.

Le 31, nous faisons étape sur Longueval et Villers en Prayère; le lendemain sur Œuilly et les Creutes Marocaines.

Partout la ruine, partout la destruction. Nous ne sommes cependant qu'à l'arrière des lignes.

Nous restons en réserve quelques jours.

Le 9 Août nous relevons le 215e au secteur de Cerny, zone A. Le Colonel est au P. C. Yung, au boyau de Béthune: Le 1er Bataillon prend le quartier H, à droite; le 2e, le quartier K à gauche; le 3e le ravin de Troyon.

La relève s'effectue en plein bombardement et à travers des boyaux démolis et détrempés par les pluies.

A un moment donné, plus de boyau ; ce ne sont que des trous d'obus remplis d'eau.

On arrive péniblement en première ligne, après des pertes sérieuses.

Nous sommes sur le Chemin des Dames ! (C'est le plan du secteur qui nous l'indique).

Qui aurait dit au grand Roi Louis XIV que le joli Chemin des Dames construit par ses soins dans un but de promenades royales (*) serait un jour une position stratégique d'une importance capitale pour la possession de laquelle les troupes en présence se battraient avec un acharnement sans nom.

(*) Le Chemin des Dames qui s'étend sur une longueur de 18 Kilomètres sur le plateau partant du Fort de la Malmaison jusqu'à Craonne, avait été construit par les soins de Louis XIV dans le but d'éviter la longueur et surtout les cahots de la grand'route défoncée de Paris aux dames de la Cour qui allaient voir l'enfant royal chez la nourrice à Craonne.


Qui lui aurait dit que ce chemin serait le théâtre de luttes sanglantes, de bombardements formidables, qui transformeraient tout le plateau en une vaste écumoire de trous d'obus, en un champ de désolation et de mort où les ossements humains mêlés à la ferraille fondue constitue-

raient la plus grande partie du sol actuel!!!.

Nous prenons nos emplacements. Il fait nuit. Notre ligne est une suite de trous d'obus où nous pataugeons dans l'eau.

Les Boches sont à 20 ou 30 mètres, par là-devant.

Tout le monde veille..

Les mitrailleuses rasent le parapet ; les obus tombent un peu partout. Il faut cependant se reconnaître dans son secteur.

Les loques que nous relevons se hâtent de partir.

Le Succès du 10 Août.

Notre premier jour de secteur est marqué par 'un brillant succès.Les lre et 2e Compagnies reçoivent l'ordre de s'emparer dans l'après-midi de la tranchée de Franconie pour régulariser notre ligne. Cette tranchée constitue la première ligne ennemie.

A 18 heures, après un tir de préparation les 2 Compagnies s'élancent bravement et en un seul bond atteignent la tranchée boche. Après un combat acharné où de nombreux Allemands tombent tués ou blessés, nos poilus s'emparent de la tranchée, font 7 prisonniers vivants et. organisent la position.

L'adversaire tente deux contre-attaques; elles sont énergiquement repoussées.

Ce joli succès vaut au 1er Bataillon les chaudes félicitations du Général Lebrun.

Le lendemain, l'ennemi tente une nouvelle contre-attaque pour essayer de réparer son échec de la veille.- Elle se


brise encore contre notre résistance. Les Allemands subissent de grosses pertes.

Ce même soir les 5e et 7e Compagnies effectuent, à la faveur de la nuit, une avance de 50 mètres sur 300 mètres de large, occupent deux points (a et b) et s'emparent de la sortie no 2 du «tunnel de l'Yser». Elles creusent aussitôt malgré le bombardement une tranchée pour relier la tranchée Brahm au boyau de Boulogne.

Le 13, vers 4 heures 15, après notre relève de Bataillon, l'ennemi, sans préparation d'artillerie, précédé de lanceflammes attaque brusquement les tranchées de Franconie et de la Fourragère tenues par les ge et 11e Compagnies.

Devant la soudaineté de l'attaque et la supériorité du nombre, nos troupes se replient pied à pied et perdent 20 mètres de terrain après avoir mis cependant les «flammenwerfer» hors de combat. Les sections de réserve du 3e et 1er Bataillon contre attaquent aussitôt sous la direction de leur commandant de Compagnie et l'opération brillamment conduite permet, malgré une résistance très vive de l'ennemi, de rétablir notre position initiale.

La lutte a duré 6 heures.

Les troupes ont fait preuve d'un allant merveilleux.

Le 14 Août, à la pointe du jour, les Allemands tentent une nouvelle attaque à la grenade sur le même point qne la veille. Cette attaque est facilement repoussée par le 2e Bataillon.

Quelques heures plus tard l'ennemi renouvelle encore sa tentative sur deux points (Pelliot-Franconie et boyau de Béthune). Le 3e Bataillon le met en fuite après 30 minutes de combat.

Succès du 15 Août 1917.

Le lendemain 15 Août ordre est donné au Régiment d'enlever la tranchée Bruckner.

A 16 heures 45, après une forte préparation d'artillerie, le 3e Bataillon précédé de lance-flammes s'élance à l'assaut de la tranchée.


L'ennemi surpris par l'impétuosité de l'attaque essaye cependant de se défendre et fait des efforts désespérés.

Mais rien n'arrête l'élan de nos hommes qui après avoir occupé la tranchée tuent ou capturent ses occupants. En dehors des cadavres qui jonchent le sol, le Bataillon fait 114 prisonniers valides dont 4 officiers. Il s'empare de 4 mitrailleuses, 2 lance-bombes et de matériel divers.

La position conquise est aussitôt organisée.

Une contre-attaque ennemie déclanchée à 20 heures est repoussée.

Le 16 Août les avions survolant nos lignes sont beaucoup plus nombreux que d'habitude; le bombardement est beaucoup plus intense. Cela nous fait prévoir une attaque qui se produit peu après. L'ennemi prend soin de se faire précéder par des avions qui mitraillent notre première ligne.

Cette attaque avorte par nos feux qui causent de telles pertes aux Allemands qu'ils sont obligés de rebrousser chemin.

Vers 21 h. 30, ils reviennent à la charge en deux groupes munis de lance-flammes (le 1er groupe vers le carrefour Pelliot Bruckner, le 2e vers les boyaux de Trèves et de Béthune). Nous leur faisons une réception telle qu'ils rebroussent encore chemin non sans laisser de nombreux tués.

Le sous-lieutenant Rocassera trouve la mort en défendant bravement sa tranchée. (*)

Le 17 Août le caporal Chautard Théodore de la ge Cie est décoré de la croix de Chevalier de la Légion d'honneur pour sa conduite héroïque lors du succès du 15 Août: « Son chef de section étant blessé, ce caporal a pris le commandement de la section, l'a brillamment entraînée à l'assaut, a atteint l'objectif et l'a organisé malgré le bombardement. A fait des prisonniers. »

Pertes de la Ire Période au Chemin des Dames: 4 officiers tués, 17 blessés; 86 hommes tués, 418 blessés.


Le Régiment est relevé du 18 au 20 Août par le 11e Groupe de B. C. P. et va au repos à Brécy et Coincy.

Il recueille dans les ordres ci-après les lauriers de ses derniers combats: -

ORDRE DU RÉGIMENT No 294.

Officiers, sous-officiers, caporaux et soldats du 163e Rég. d'Infant.

« Entré dans la Bataille à l'allure de la charge, le 163e Régiment d'Infanterie n'a connu l'obstacle que pour le renverser.

Franconie, Fourragère, contre-attaques terribles de l'ennemi avec jets de flamme, Bruckner, tout cela n'a été qu'un jeu pour les braves entre les braves que vous êtes.

Forçant l'admiration de tous: généraux, 215e Régiment d'Inf., 5e Régiment d'Infanterie, artilleurs, aviateurs, vous avez fait relever fièrement la tête à votre chef qui s'est dit: Où n'irais-je pas avec des troupes aussi bettes ! *

Merci à tous, merci de votre bravoure, de votre entrain, de votre héroïsme, de votre beau moral. Nous avons tenu l'Allemand, nous le reprendrons à la gorge, et il cédera encore et toujours comme il a cédé les 10, 13 et 15 Août 1917, dates merveilleuses dans l'Historique de votre beau Régiment. >

Vive le « 100—6—3 ».

Le Colonel: CARLIER.

Par l'Ordre général no 32, le Général de la Guiche nous fait part de son admiration. Le Général est! fier de sa Division. - ;i ; -


Par l'ordre no 302, les 1er et 3e Bataillons sont cités à l'Ordre de l'Armée.

ORDRE DE L'ARMÉE No 302.

Le Général commandant la 10e Armée cite à l'Ordre de l'Armée les 1er et 3e Bataillons du 163e Régiment d'Infanterie: « Le 1er Bataillon sous les ordres du Commandant PeraldiFiorella et le 3e Bataillon sous les ordres du Commandant Bès, d'un excellent Régiment qui a été engagé en Mars-Avril 1916 devant Verdun et qui s'est distingué pendant cinq mois d'hiver dans un rude secteur des Vosges, ont été engagés en Août 1917 sur le Chemin des Dames, ont enlevé en 3 jours sur 1100 mètres, deux lignes de tranchées énergiquement défendues, s'emparant des points les plus importants et d'observatoires ennemis, repoussant plus de huit contre-attaques dont une forte d'un Bataillon, précédée de jets de flammes et accompagnée d'un bombardement des plus violents. Ont fait 124 prisonniers dont 4 officiers.»

Le Général Commandant L'Armée: DUCHÊNE

Le Régiment goûte à Brécy et Coincy un repos d'un mois où la gaîté se mêle à la satisfaction du devoir noblement accompli.

Le « Pastis-Concert » du 163e, monté par un groupe artistique pris dans le Régiment occupe une grande partie de nos loisirs. L'inimitable Oévaudau, l'hilarant Mauraud et tant d'autres provoquent chez le poilu une détente salutaire en lui faisant passer de très agréables moments.




Deuxième Période (25 Septembre au 20 Octobre 1917)

Le 19 Septembre, le Régiment se déplace pour remonter au Chemin des Dames. Il se rend le 20 à Fismes, le 24 à Villers en Prayère, Œuilly, creutes de Pargnan, le 25 aux avant-postes pour relever le 11e groupe de B. C. P. au soussecteur d'Ailles (1er Bon, quartier E; 3e Bon quartier F; 2e Bon Paissy; Colonel au P. C. Coutard).

Malgré un bombardement à peu près continuel, le secteur est cependant plus calme qu'à la lre période. Quelques attaques, prononcées par l'ennemi, dont la plus importante se produit le 27 Septembre, sont toutes repoussées.

Donnons, en terminant cette deuxième période, quelques particularités sur le secteur du Chemin des Dames. (*) Les tranchées ou plutôt les trous d'obus organisés et reliés sont démolis tous les jours. Il faut les réparer continuellement et les défendre à renfort de fil de fer.

Les bombardements à gaz sont très fréquents et nous obligent à porter le masque la plupart du temps, ce qui est une gêne considérable.

Le secteur est « torpillé » journellement par de formidables engins qui dépriment les poilus. Cela leur donne des yeux hagards, des visages livides.

Il faut être bien trempé pour résister à ces écroulements.

Dans le secteur à côté deux hommes sont devenus subitement fous dans un tel bombardement. On a dû leur passer une camisole de force.

On ne peut faire des travaux quelconques et remuer la terre sans trouver des cadavres français ou allemands. Ils pullulent partout. Cela sent la mort à tous les coins.

Pertes de la deuxième Période : 1 officier blessé ; 14 hommes tués, 71 blessés.


Heureusement l'habitude atténue notre répugnance. Quand un cadavre gêne trop, on le prend à la pelle et on le porte un peu plus loin.

Les cagnas n'existent pas ici errpremière ligne. D'ailleurs il est interdit de se reposer la nuit. Tout le monde veille.

Dans le jour, malgré le bombardement, on s'assoupit un peu par tiers, une heure ou deux, dans la tranchée, à condition que les circonstances le permettent.

Elles ne le permettent pas souvent.

«L'avion fantôme», un avion noir, blindé, fait son apparition tous les matins avant le jour et tous les soirs à la nuit tombante.

Oh! le sale « taube ».

Il descend rapidement très bas et nous mitraille sur toute la ligne. Nos balles se brisent contre son blindage.

On ne peut rien contre ce sale appareil.

Le 20 à 10 heures du soir le 404e Régiment d'Infanterie vient prendre nos emplacements. La relève s'effectue sous la pluie qui ne nous quitte qu'à St-Gilles où nous arrivons le lendemain à 11 heures.

Le Régiment embarque le 22 pour aller au grand repos (15 jours) aux environs de Paris (Ermont, Eaubonne, Montlignon, Mayency).

Séjour délicieux, mais bien trop court hélas !

V.

LE SECTEUR DE VAUXAILLON (17 Novembre au 19 Décembre 1917) Le 7 Novembre, le Régiment quitte les environs de Paris et fait les étapes successives: Villiers le Bel-Moussus le Vieux,.


Le Plessis Belleville-Nanteuille Haudoin-Betz (Oise)-Largny (Aisne)—Cœuvres et Valsery-Clamecy-Chavigny.

Nous relevons, le 17 Novembre, le 413e Rég. d'Infanterie dans le secteur de Vauxaillon (N.-E. de Soissons), sur le canal de l'Ailette. Dispositif: 1 Bataillon en première ligne, un autre à la ferme d'Antioche, un à Terny-Sorny. Le Colonel se tient au P. C. Sirot.

Secteur de tout repos, constitué par des petits postes sur le canal.

Rien de particulier. Nous organisons le secteur qui n'a pas été organisé depuis la dernière avance française dans cette région.

Quelques bombardements ordinaires et à gaz. -

Séjour malsain aux 2e et 3e lignes dans des grottes profondes et humides.

Le 19 Décembre, nous sommes relevés par le 118e Régiment d'Infanterie.

Le Régiment se rend par étape à Vauxresis et CuiseLamotte où il séjourne pour une période d'instruction.

ENCADREMENT DU RÉGIMENT (1er Janvier 1918) —ŒS®5=a—

ÉTAT-MAJOR

Carlier Lieutenant-Colonel Simoutre Capitaine-Ad joint Talpain Médecin-Chef Sarrailh Officier des Détails Sandreschi Pionnier Marqués Porte-Drapeau Majan Téléphoniste Verdollin Approvisionnement Robert Canon 37 Mazaud Pharmacien


1er BATAILLON Peraldi-Fiorella Chef de Bataillon Rameix Médecin-Aide-Major

ire Compagnie

Béreni Capitaine Seguin Sous-Lieutenant Labeaume Sous-Lieutenant Lefrançois Sous-Lieutenant

3e Compagnie

Bronner Lieutenant Martin G. Sous-Lieutenant Allix Sous-Lieutenant Gorge Sous-Lieutenant

2e Compagnie

Supplissiau Capitaine Portes Lieutenant Cadière Sous-Lieutenant Lapray Sous-Lieutenant

lre Compagnie MitraiH.

Macle Lieutenant Coffani Lieutenant Pichamaud Sous-Lieutenant

2e BATAILLON

Coulais Chef de Bataillon Knipping Capitaine-Adjudant-Majo Lambert Médecin-Aide-Major Lefèvre Médecin-Aide-Major

5e Compagnie

Pianne Lieutenant Tardy Sous-Lieutenant Féraud H. Sous-Lieutenant Laugier Lieutenant

7e Compagnie

Angelelli Capitaine Lacanaud Sous-Lieutenant Galle Sous-Lieutenant Bony Sous-Lieutenant

6e Compagnie

Varennes Capitaine Chaix Sous-Lieutenant Ricavy Sous-Lieutenant Barnier Sous-Lieutenant

2e Compagnie Mitraill.

Landy Lieutenant Harang Sous-Lieutenant Bessi Sous-Lieutenant

3e BATAILLON

Bès Chef de Bataillon Louchet Capitaine-Adjudant- Major Poyer Médecin-Aide-Major


ge Compagnie

Casalonga Capitaine Ilhe Sous-Lieutenant Aschier Sous-Lieutenant Galtier Sous-Lieutenant

11e Compagnie

Raoux Capitaine Echène Lieutenant Setti Lieutenant Quès Sous-Lieutenant

10e Compagnie

Borel Lieutenant Baume Lieutenant Constellié Sous-Lieutenant Ray Sous-Lieutenant

3e Compagnie Mitraill.

Varennes j. Capitaine Féraud 0. Sous-Lieutenant Frayssinet Sous-Lieutenant

C. I. D.

4e Compagnie

Moisy Capitaine Delpont Lieutenant Piazza Lieutenant Viriot Sous-Lieutenant

8e Compagnie

Grasset Lieutenant Chineau Lieutenant Soullié Lieutenant Soulet Lieutenant

12e Compagnie

Paul Lieutenant Canal Lieutenant Blaise Sous-Lieutenant Casta Sous-Lieutenant


TROISIÈME PARTIE

LA RUÉE ALLEMANDE

I.

LE SECTEUR DE FRESNES (Aisne) : 14 Janvier au 12 Avril 1918

Le 12 Janvier, le Régiment quitte la région de CuiseLamotte pour aller occuper le secteur de Fresnes au Nord de St-Gobain, entre la Haute et la Basse forêt de Coucy.

Il relève (le 14) le 11e Régiment de Cuirassiers au C. R.

(centre de résistance) Gilotin et le 2ge Régiment de Dragons au C. R. Rosière. Un bataillon reste en réserve de soussecteur à Verneuil.

Le secteur est dans un état lamentable. On ne peut circuler dans les tranchées à moitié comblées par la boue; les défenses accessoires laissent partout à désirer.

Pendant un mois il nous faut dégager les boyaux, faire des bermes, placer du fil de fer, en un mot réorganiser à fond le secteur, de la lre à la 3e ligne.

Ce travail pénible et rapidement exécuté nous vaut les éloges du Général de Brigade (Ordre no 39).

Le secteur relativement calme au début voit se produire des coups de main ou des attaques de plus en plus fréquentes.

Le 29 Janvier, nous marquons nos débuts par un coup de main sur la tranchée de Luxbourg. Un de nos groupes pénètre dans les lignes allemandes et ramène 6 prisonniers.


Deux de ces derniers sont tués pendant le parcours et deux autres blessés par notre barrage.

Le 2 Février, l'ennemi déclanche vers 16 heures un feu extrêmement violent sur tout le front de la Division avec obus de tous calibres et obus à gaz.Vers 17 heures il attaque avec l'effectif d'un Bataillon le P. A. (point d'appui) Bois Carré et le P. A. Plateau tenus par les 7e et 5e Compagnies.

La 7e Compagnie sur laquelle se dirige le gros des troupes, prend aussitôt ses dispositions. Les poilus, leur chef en tête, enjambent la tranchée en plein barrage et c'est debout, sur le parapet, baïonnette au canon qu'ils attendent le Boche pour défendre la position. En attendant ils ouvrent un feu continu avec leur fusil et fusil mitrailleur sur les groupes ennemis qui avancent à rangs serrés et offrent une cible immanquable.

Les Allemands subissent de fortes pertes. Devant l'attitude de nos soldats, ils se désorientent un peu et se terrent un moment dans les trous d'obus et vieilles tranchées abandonnées.

Ils sont à 50 mètres de la tranchée.

Ils reviennent groupés quelques minutes après, mais nos poilus toujours sur le parapet les accueillent à coups de grenades et se préparent au corps à corps. Devant la menace des baïonnettes, l'ennemi s'enfuit dispersé et en désordre, abandonnant cadavres et matériel. Nos hommes le poursuivent, ramènent des cadavres et un matériel important.

L'attaque a complètement échoué grâce aux 7e et 5e Compagnies qui ont montré un cran digne de l'admiration générale.

Le Colonel Carlier adresse pour la circonstance dans des termes sentis de vives félicitations aux deux compagnies et au 2e Bataillon.

Le 18 Février, les Allemands tentent un coup de main sur le C. R. Rosière.


Il est facilement repoussé par le 1er Bataillon avec de sérieuses pertes pour l'ennemi.

Le 2 Mars, nouveau coup de main allemand à gauche du C. R. Gilotin. Il est encore repoussé.

Les avions survolent quotidiennement le secteur et depuis quelques jours entament des luttes fréquentes de part et d'autre.

Le 12 Mars, un avion ennemi tombe dans nos lignes touché par un des nôtres. Le pilote et l'observateur sont pris.

Le 13 Mars, un avion ennemi laisse choir ses bombes, sur nos lignes du ravin de Normezières. Nous n'avons pas de pertes.

L'artillerie devient tous les jours de plus en plus active des deux côtés; l'aviation également. Le secteur s'agite; il faut s'attendre à du nouveau.

Le 21 Mars le Colonel Carlier (promu colonel la veille) est prévenu que l'ennemi a l'intention d'effectuer une attaque de grande envergure dans la région. Nous sommes au moment de l'avance allemande sur Noyon.

Le secteur de la Division forme le centre d'un fer à cheval dont les trois côtés sont occupés par l'ennemi. Le Commandement envisage pour la Division un repli éventuel en maintenant le contact.

Dès ce moment l'activité du secteur devient plus intense.

Dans la matinée du 21, l'ennemi tente une attaque locale dans la tranchée César. Il est repoussé à la grenade.

Dans la soirée une forte reconnaissance ennemie tente de s'infiltrer dans nos lignes par le carrefour DavidCharlemagne. Elle est dispersée par nos feux. Les patrouilles se font plus nombreuses et plus agressives de part et d'autre.


Le 22 nos lre et 2e lignes sont bombardées par obus toxiques; les avions survolent en grand nombre et surveillent nos moindres mouvements.

Nous prenons ce jour-là, en prévision de l'attaque, un nouveau dispositif en occupant trois lignes de tranchées en profondeur. Trois jours après, le Régiment reçoit les ordres de détail en vue du repli qui se déclanchera quand l'ordre en sera donné. On prévoit que l'ennemi attaquera par le flanc pour essayer de fermer le fer à cheval.

Entretemps, les Allemands nous inondent de gaz et leurs patrouilles ouvrent à la faveur du brouillard de larges brèches dans nos réseaux. Le même soir nous remettons nos défenses en état.

Dans la nuit du 30, l'ennemi tente par trois fois d'enlever un poste avancé de la 7e Compagnie. Le poste se défend et met chaque fois l'adversaire en fuite. Malgré toutes ses tentatives, l'ennemi ne peut nous faire aucun prisonnier.

Attaque allemande du 6 Avril.

Le 6 Avril, dès la pointe du jour tout le secteur de la Division est violemment bombardé.

Les Allemands déclanchent l'attaque générale prévue sur le flanc gauche de la Division. Le Régiment ne subit pas le choc et reste provisoirement sur ses positions; il reçoit quelques heures après l'ordre de se replier sur la ferme Auniont et la corne N.-E. du Bois de la Feuillée.

Le mouvement commence à la tombée du jour et s'effectue dans l'ordre le plus parfait sans que l'attention de l'ennemi soit éveillée.

Le 2e Bataillon (en réserve) reçoit l'ordre d'aller se mettre à la disposition de la Brigade à Folembray; il est envoyé dans la basse forêt de Coucy pour boucher entre le 215e et le 363e une brèche qui s'est produite à cause d'un élargissement du front.

Il se met en contact avec l'ennemi durant 48 heures et suit le mouvement de repli qui est ordonné pied à pied


en retardant le plus possible l'avance de l'ennemi. Il abat par ses feux un «taube» et fait prisonniers le pilote et l'observateur.

Il tient ensuite les positions sur le canal de l'Ailette (ligne définitive de repli) à Champs.

Les deux autres Bataillons tiennent encore le 7 Avril la première ligne provisoire dans la région de Coucy. La ge Compagnie trouve l'occasion de s'emparer du Bois Carré fortement tenu par les Allemands et de faire reculer ces derniers pour gagner du temps. Le 1er Bataillon fait quelques prisonniers dont un officier.

Le 8, le 3e Bataillon reçoit l'ordre de se replier sur le canal de l'Ailette à Pont St Mard. Le 1er Bataillon a pour mission de rester sur sa position pour protéger le repli et d'arrêter l'ennemi jusqu'à nouvel ordre. Il se tient face au Nord sur la ligne : Croupe nord de Coucy le Château-Maison Dumontoir- Bois de la feuillée.

L'ennemi tente à cinq reprises d'aborder cette ligne. Il est chaque fois repoussé avec de lourdes pertes. Nos mitrailleuses font de tels ravages que les vagues ennemies sont obligées de rebrousser chemin.

Les hommes qui n'ont pas mangé depuis 48 heures se dépensent cependant sans compter, encouragés par leurs officiers qui devant l'avalanche ne peuvent résister à faire le coup de feu avec eux. Vers 17 h. on apporte l'ordre de repli au Bataillon en contact avec l'ennemi. Il cède petit à petit en bon ordre, par sections se protégeant l'une l'autre, et arrive au canal de l'Ailette, sur la ligne des autres Bataillons.

L'avance allemande est dorénavant arrêtée; elle n'a pas dépassée la ligne fixée par notre commandement.

Nous restons quelques jours sur les positions et sommes ensuite relevés le 11 au soir pour embarquer le 12 à Ambleny à destination de la Champagne. Les T. M. nous transportent à Heiltz l'Evêque et ses environs par Château-Thierry, Dormans,


Eprenay, Châlons s. Marne. Nous cantonnons sur place jusqu'au 18 Avril.

Le Colonel reçoit une lettre du colonel Devanley commandant le 407e d'Infanterie, signalant la magnifique attitude de la 5e Compagnie du 163e mise le 8 Avril à la disposition de son Régiment. (*) La ge Compagnie est citée à l'Ordre du Régiment dans les termes suivants :

ORDRE DU RÉGIMENT No 386.

Le Colonel Carlier commandant le 163e, cite à l'Ordre du Régiment la ge Compagnie: « La ge Compagnie du 163e Régiment d'Infanterie, sous l'énergique commandement du capitaine Casalonga, chargée le 7 Avril 1918 à 21 h. 30, de reprendre un bois que l'ennemi occupait fortement, s'est portée sur son objectif malgré les grandes difficultés que présentait l'opération, s'est emparée des lisières du bois et n'a été arrêtée dans sa marche en avant que par l'ordre de se replier. A exécuté ce mouvement sans éveiller l'attention de l'ennemi, donnant ainsi les preuves de ses belles qualités manœuvrières. » * Le Colonel : CARLIER.

II.

LA CHAMPAGNE (23 Avril au 6 Octobre 1918) Le Régiment se rend par étapes en Champagne (camp SL)ean-Laval-Minaucourt) et prend les lignes le 23 Avril

(*) Le Chef d'Escadron Laborde est affecté le 16 Avril au Régiment comme adjoint au Chef de Corps. Il est nommé Lieutenant-Colonel le 22 Avril.


dans le secteur «Maisons de Champagne», entre la butte du Mesnil et la main de Massige, au centre de résistance Vilquin.

Il relève le 295e d'Infanterie.

Le Colonel se tient au P. C. René à Minaucourt. Un bataillon occupe les tranchées de Maisons de Champagne, un bataillon est en soutien à la position « intermédiaire » (Ravin du Marson et du Commandement); l'autre bataillon est eii réserve à Laval et Camp St-Jean.

Nous faisons partie de la 4e Armée, armée Gouraud.

Le secteur de Champagne, célèbre dans les annales de la guerre par ses sanglants" combats : Tahure, Butte du Mesnil, Main de Massige, Maisons de Champagne, n'est, par endroits, qu'un vaste cimetière. Certaines tranchées nouvellement creusées sont semées d'ossemenis humains, de débris de vêtements et dégagent une odeur fétide et insupportable.

La région est nue, aride; le sol essentiellement crayeux est rebelle à toute végétation florissante. Les tranchées se détachent en blanc sur un sol bruni par le chiendent. Le camouflage est difficile.

C'est un secteur d'observation aérienne. Les «saucisses» et les avions ont beau jeu et repèrent les moindres mouvements à découvert.

C'est surtout un secteur à gaz. L'arsine provoquant un picotement insupportable à la gorge et, par forte dose, l'insensibilité des membres; l'hypérite, terrible par ses effets, consumant les poumons et les voies internes, amenant la cécité et, la plupart du temps, la mort; ces gaz, pour ne citer que les plus importants, emplissent le fond des vallées et sont renouvelés par un bombardement à peu près quotidien.

Le début de notre séjour dans ce secteur marque une évolution dans la guerre de tranchées qui bientôt redeviendra la guerre de mouvement.


La ligne de tranchée d'abord continue, puis partagée en segments actifs et passifs, est remplacée par des Groupes de combat (G, C.) isolés, distants les uns des autres et

placés sur des points propices et facilement défendables.

Le Groupe de combat se compose d'une demi-section qui occupe un espace assez restreint. Cet espace est fortifié et complètement encerclé de fils de fer. En cas d'alerte, les boyaux d'accès sont bouchés et le G. C. s'isole pour mieux se garder et se défendre. Les G. C. se défendent mutuellement par des feux croisés qui empêchent également l'ennemi de s'infiltrer dans les espaces laissés libres.

La première période, dans le secteur de Champagne est consacrée à réorganiser les positions selon les nouvelles méthodes.

Cette période est relativement calme et n'enregistre que des actions de détail: Le 17 Mai, un déserteur allemand se présente devant nos lignes. Il donne des renseignements importants.

Le 18, l'ennemi fait un coup de main dans le G. C. «Jonètion».

Il est facilement repoussé.

Le 20, le 3e Bataillon exécute un coup de main sur la côte 829. Les Allemands ont évacué la tranchée, mais on recueille un matériel important èt des renseignements.

Le 27, l'ennemi déclanche un bombardement à gaz dans tout le secteur. Le lendemain, même répétition à hypérite dans le ravin de Marsou: cela nous coûte 45 intoxiqués dont un officier qui meurent quelques jours après dans d'atroces souffrances. *

Le 4 Juillet, le Lieutenant Galle de la 7e Compagnie exécute à 21 h. 45, sur la côte 185, un coup de main difficile, au cours duquel il trouve la mort. Le Général décore le Lieutenant Galle et le fait sur son brancard d'agonie Chevalier de la Légion d'honneur, ordre 8735. Le Lieute-


nant Galle, toujours volontaire pour les missions périlleuses, était un brave parmi les braves.

La période qui suit le 5 Juillet est une période d'attente et d'énervement.

Le haut Commandement a prévenu la Division que les Allemands se préparaient à une attaque générale sur un front de 30 ou peut-être 40 kilomètres.

A partir de ce jour, des ordres secrets arrivent quotidiennement et nous font prendre des dispositions qui varient plusieurs fois.

Les derniers ordres sont les suivants: Au signal donné «Francois 570», on doit évacuer toute la première position de façon à laisser le champ libre à notre artillerie qui effectuera un tir serré de zone quand l'ennemi s'avancera.

On doit laisser en première ligne par Groupe de combat: un sergent et deux hommes qui signaleront par fusées ou autres signaux le départ des vagues ou des groupes ennemis.

Des groupes de demi-section (un par P. A.) restent dans la ligne des réduits sous le commandement d'un officier qui doit, au moment voulu, recueillir les éléments avancés, puis se replier en maintenant un contact éloigné avec l'ennemi. (*)

Le 8 Juillet le Général Gouraud nous adresse l'ordre suivant No 6641/3: Ordre aux Soldats français et américains de la 4e Armée.

«Nous pouvons être attaqués d'un moment à l'autre.

« Vous sentez tous que jamais bataille défensive n'aura été engagée c dans des conditions plus favorables.

« Nous sommes prévenus et nous sommes sur nos gardes.

« Nous sommes puissamment renforcés en infanterie et en artillerie.

(*) Entre temps, le 7 Juillet. le Lieutenant-Colonel Laborde prend le commandement du Régiment.


« Vous combattrez sur un terrain que vous avez transformé par votre «travail opiniâtre en forteresse redoutable, forteresse invincible si tous « les passages sont bien gardés.

« Le bombardement sera terribje : vous le supporterez sans faiblir.

< L'assaut sera rude, dans un nuage de poussière, de fumée et c dé gaz.

« Mais votre position et votre armement sont formidables. Dans vos « poitrines battent des cœurs braves et forts d'hommes libres.

Personne ne regardera en arrière, personne ne reculera d'un pas.

« Chacun n'aura qu'une pensée : en tuer, en tuer beaucoup jusqu'à « ce qu'ils en aient assez.

< Et c'est pourquoi votre Général vous dit: «( Cet assaut, vous le briserez, et ce sera un beau jour. »

GOURAUD.

Cet ordre nous va droit au cœur. Le Général sait comment il faut parler aux poilus.

Le 14 Juillet, l'ordre « Francois 570 » est exécuté: la première position est évacuée, sauf pour les éléments prévus.

On fait sauter les ponts (on ne laisse que les passerelles), on détruit les réseaux téléphoniques, les entrées de tunnel, tout ce. qui peut servir à l'ennemi.

Nous occupons la position intermédiaire et sommes prêts à recevoir le choc.

Attaque allemande du 15 Juillet 1918.

Nous sommes prévenus dans la nuit du 14 au 15, à 23 h. 30, que le bombardement ennemi va se déclancher à 0 heure (une demi-heure après).

A minuit moins dix, notre artillerie puissamment renforcée pour la circonstance, commence un tir de contre-préparation très violent.

A minuit précis, un roulement formidable se fait entendre.

C'est le déclanchement : un véritable écroulement, un feu d'enfer où les obus arrivent par milliers sur toute la ligne.

Tous les calibres se croisent. Le ciel est illuminé par la ligne ininterrompue des feux de départ. C'est un monstrueux


concert où les sifflements lugubres se mêlent au fracas des éclatements.

Ce bombardement dure toute la nuit et s'allonge à la pointe du jour.

Nous apercevons alors par endroits les Boches qui s'infiltrent par petits groupes.

Les Allemands sont surpris de l'évacuation subite de la position. Ils escomptaient nous jouer ultérieurement par une action qui devait se développer fortement à leur droite et nous prendre à revers pour nous contourner. Et c'est eux qui sont joués.

Ils se méfient d'un guet-apens et n'avancent que très lentement et avec toutes précautions. Notre artillerie donne d'ailleurs en plein et leur cause des pertes sensibles.

Nous nous rendons compte heure par heure et minute par minute de tous les mouvements ennemis: A 7 h. 27 les Allemands descendent la Butte du Mesnil et abordent notre première ligne de l'Ouest 'à l'Est.

A Il h. 10, l'artillerie ennemie devient beaucoup plus intense et bat surtout le ravin du commandement.

A 11 h. 40, on aperçoit l'ennemi au sud de la Butte.

A 12 h. 50, il débouche de la tranchée Crevic, entre l'ouvrage Querlé et le boyau d'Assas.

A 14 h. 45, il est aperçu en assez grand nombre dans les tranchées Posen et d'Alsace.

A 15 h. 15, nos éléments avancés signalent l'occupation de la première ligne qui s'est effectuée par infiltration. (Les premières lignes françaises et allemandes étaient distantes de 4 à 500 mètres en cet endroit).

A 17 h. 10, l'ennemi passe la crête en arrière de notre première ligne et descend dans le ravin d'Hébuterne. Il avance toujours par petits groupes, occupant petit à petit les tranchées inoccupées.

La nuit arrive; la lutte d'artillerie continue; nos éléments avancés maintiennent le contact à distance avec l'adversaire.

Nous attendons toujours sur notre deuxième position.




Le lendemain à 3 h. 35 l'ennemi intensifie le bombardement sur le Nord du Promontoire et la Main de Massige.

A 8 heures il apparaît sur toute la ligne des réduits et s'y maintient.

Il n'ira pas plus loin. Nos éléments avancés se retirent sur les pentes sud du Promontoire.Le résultat des deux premiers jours de cette offensive était déjà un échec irrémédiable pour les Allemands.

En effet, sur notre gauche, les autres divisions de la 4e Armée avaient arrêté net le gros effort que les Allemands avaient fait dans le but de forcer notre division à un repli précipité si elle ne voulait pas êlre contournée.

Cela nous permettait d'avoir une attitude plus agressive et de passer de la défensive à l'offensive pour réoccuper "nos positions primitives.

La contre-offensive.

Le 17 Juillet, à la pointe du jour, le 3e Bataillon doit se porter en avant, attaquer l'ennemi et reprendre la ligne du Promontoire. -

Après un violent combat de plusieurs heures le 3e Balaillon est maître de la ligne. Il continue à progresser et parvient à occuper, malgré la résistance de l'ennemi, les carrefours: Boyau C" -Paschendale, D' -C", D'-La-ngemark. Il fait des prisonniers et s'empare de mitrailleuses et de fusils.

Dans la nuit du 19 au 20, le 2e Bataillon qui a remplacé le 3e continue l'attaque.

Dans un brillant assaut il se rend maître de la ligne: T. Trumeau-T. Delaygues-B. Colmet.

Quelques heures après l'ennemi prononce une forte contre-attaque qui est repoussée.

Dans l'après-midi du 20 le 2e Bataillon continuant son offensive s'empare petit à petit, malgré une rude résistance, -de toute notre première ligne.


La position initiale est complètement rétablie. Nous avons reconquis les quatre kilomètres évacués (en profondeur).

Les cadavres allemands encombrent nos tranchées.

La 7e Compagnie a fait de nombreux prisonniers et a pris un matériel important d'artillerie de tranchée.

Le Général Gouraud a remercié son Armée dans l'Ordre suivant:

Ordre de la IVe Armée.

Soldats de la IVe Armée !

q Dans la journée du 15 Juillet, vous avez brisé l'effort de 15 Divisions allemandes appuyées par 10 autres.

« Elles devaient, d'après leurs ordres, atteindre la Marne dans la « soirée ; vous les avez arrêtées net là où nous avons voulu livrer et * gagner la bataille.

» Vous avez le droit d'être fiers, héroïques fantassins et mitrailleurs «des avant-postes qui avez signalé l'attaque et l'avez dissociée, avia« teurs qui l'avez survolée, bataillons et batteries qui l'avez rompue, états-majors qui avez si minutieusement préparé ce champ de Ir bataille.

C'est un coup dur pour l'ennemi. C'est une belle journée pour la France.

«Je compte sur vous pour qu'il en soit toujours de même chaque fois qu'il osera vous attaquer et, de tout mon cœur de soldat, je » vous remercie. > GOURAUD.

Ordre du Régiment No 397.

Le Général commandant la 161e Division a chargé le LieutenantColonel de transmettre aux officiers, sous-officiers et soldats du Régiment, l'expression de sa très vive satisfaction pour l'effort qu'ils ont donné depuis le 15 Juillet et les résultats obtenus.

Les résultats sont les suivants : La 33^' D. I. allemande que nous avions devant nous avant l'attaque à été mise hors de combat et retirée du front; elle a dû être remplacée par une très bonne division fraîche qui, de ce fait, n'a «pas pu être amenée


à la bataille que nous livrons dans la région : Soissons—ChâteauThierry. C'est un résultat important.

A ce témoignage de satisfaction donné par notre chef, le LieutenantColonel joint ses remerciements pour la façon dont tout le monde a répondu à l'appel qu'il lui a adressé avant la bataille et dit à tous combien il est fier d'avoir eu l'honneur de commander à de pareilles troupes.

LABORDE.

» Par l'Ordre No 337, le Général commandant le 8e Corps d'Armée cite à l'Ordre du C. A. le 2e Bataillon du 163e.

Citation à l'Ordre du Corps d'Armée No 337 du 2e Bataillon du 163e Régiment d'Infanterie.

«Les 19 et 20 Juillet 1918, sous les ordres du Capitaine « Knipping, le 2e Bataillon du 163e Régiment d'Infanterie a forcé « l'ennemi, après un combat acharné de plus de douze heures, « à abandonner sa position, en laissant entre ses mains des «prisonniers, des armes et du matériel. »

ENCADREMENT DU RÉGIMENT 1er Septembre 1918

ETATMAJOR.

Carlier Colonel Laborde Lieutenant-Colonel Talpain Médecin-Major Sandreschi Officier adjoint Marqués Porte-Drapeau Sarrailh Officier des Détails

Robert Canon de 37 Verdollin Officier d'Approvisionnement

6*


Mfljan Sorvlfo tolnplumiqui* Muraour PlnnnlPI' Ortlioluii Phil f'mul'l(\l\

1" BATAILLON.

RaViI Ull pltllhw-AI Lj udllnl-MII.I or Dumo. M l'dlll'ln-.\ Idn-M "jnl'

Ille Compagnie.

Béreni OiiplUduo Alllx liiiMiUMinui Ricnpy LIIMIIOIKIIIL Lctruuçols HOIIH- 1 JIIMII.OIIM ut.

3e Compagnie.

Ullpont - Oaplluliu» Pluizn Uiuitonuul Blnlse Liiuilniiant Mauprlvcz Hnun-Ltoulniwui(

2" Compagnie.

Portes liioiiltMiiini.

PAznt SonH-U<Miltmunt, Cadicrc Houn-liituitoiiim( Cnrrlcr HOUH-UOIIIIMUIIII,

t'c Comp. de Mitraill.

Macle Ullpftlli IIlI Lupray HouH-UuuUmiml Couly LiiMiloiiLiiit

28 BATAILLON.

l'avre <.îln«f du Miilnilloii Knippintf UnpilHiuu-Adjudmil-Mujnr Lnmbcri 1\1 ,i.d (\, 1\-. i,i(\- M uj 0 l' Lcfèbvrc M^lnclii-Aidn-Mnj ..!'

5* Compagnie.

Piuuuc UruUMimil Luiijt'ler I.. 1 iitMiloiiniil, Tnrdy MOUH-MIMIIUIUIUI l'éruud Souh-I ji«Mil(Mi!uil

7* Compagnie.

Sacré nll pi ln hw Clinix liiouluniml Astruc HouH-l-.ioutciiunl.

nony Houa-Lioultumul

0" Compagnie.

Vureniics ('iipltnino Lacantuid 1 iîtHi toium ( Uarnlcr HouH-Lioulonuiil Pcroldl HouH-lilouloiuinl Magnan Sous-Liouloimnl

2 Comp. de Mitraill.

Lundi UouliMuin!

Bessi hiontoiuuil Pnrès Hous-LitMitcunnt

3° BATAILLON.

Mniiry Chot do Hiilnllloii Angclclli (îii|)lUilm*-Adjudiint-M:ijor Poyer M «*iiooI n-A id t>-M n j » » r


9e Compagnie.

Casalonga Capitaine Laugier Lieutenant Pieri Sous-Lieutenant Galtier Sous-Lieutenant

11e Compagnie.

Quès Lieutenant

Soulet Lieutenant Cordes Sous-Lieutenant Piche Sous-Lieutenant

10e Compagnie.

Setti Lieutenant Chineau Lieutenant Casta Lieutenant Coustellié Sous-Lieutenant Segant Sous-Lieutenant

3e Comp. de Mitraill.

Varennes Capitaine Aschier Lieutenant Frayssinet Sous-Lieutenant

C. I. D.

4e Compagnie.

Jacquemot Lieutenant Viriot Sous-Lieutenant Gauquelin Sous-Lieutenant

8e Compagnie.

Paul Capitaine Soullié Lieutenant Labeaume Sous-Lieutenant

12e Compagnie.

Raoux Capitaine Borel Lieutenant Canal Lieutenant Ricordeau Lieutenant

Dans la période qui suit, nous réorganisons les tranchées démolies et remettons en état les défenses accessoires. Le secteur reste légèrement agité.

Le 23 Juillet, nous enlevons, dans une action locale, la tranchée Dardanelles que nous gardons.

Nous opérons quotidiennement des reconnaissances qui rapportent du matériel et des renseignements.

Le 16 Août, l'ennemi tente à deux reprises un gros coup de main avec tir préparatoire de minens et torpilles sur les G. C. Kleber et Dardanelles. Il essuie un piteux échec.

Il renouvelle sa tentative le 20, le 29 et le 30 sur P. A. Peyroux.

Il en est encore pour ses pertes.


Ne se tenant pas encore pour battu, il prononce le 3 Septembre une forte attaque de deux Bataillons dans les conditions suivantes: Vers 18 h. 25, trois avions ennemis survolent nos lignes et, pour attirer l'attention des sentinelles et faire sortir nos soldats de leur cagna, font semblant de se livrer combat.

A un moment donné l'un d'eux lance une fusée; c'est le signal convenu. Aussitôt un bombardement d'une violence inouïe se déclanche sur nos premières lignes: projectors.

à gaz, minens, torpilles pleuvent sur nos groupes de combat qui sont tout d'abord aveuglés par les gaz et la fumée.

Quelques instants après l'attaque se produit sur P. A. Fortin et P. A. Champagne.

L'ennemi réussit, à la faveur de la fumée, à prendre pied un moment dans la tranchée Crozet de P. A. Champagne.

Une vigoureuse contre-attaque du 2e Bataillon le met en fuite et lui prend une partie de son matériel.Pour riposter aux tentatives allemandes, la ge Compagnie exécute le 17 Septembre un coup de main sur la côte 185 (Tranchée Crevic). Nos groupes pénètrent dans la ligne ennemie et malgré de nombreux obstacles réussissent à capturer 9 prisonniers qu'ils ramènent.

La ge Compagnie est citée pour ce fait d'armes à l'Ordre de la Division.

Citation à l'Ordre de la Division de la ge Compagnie du 163e d'Infanterie.

« Sous le commandement du Capitaine Casalonga, après une « soigneuse préparation a brillamment exécuté par surprise, le « 15 Septembre 1918, un coup de main sur des organisations «ennemies solidement fortifiées, a ramené dans nos lignes «9 prisonniers dont 3 sous-officiers et ainsi procuré au Com« mandement de nouveaux renseignements très précieux. »

Général LEBOUC.


A partir de cette date qui coïncide avec l'arrivée du Colonel Devanley dans notre Régiment (19 septembre), l'Armée Gouraud se prépare à une offensive générale sur tout le front de la IVe Armée.

Les batteries et les munitions affluent dans tous les coins.

Notre artillerie est formidable comme nombre; on en voit partout. C'est un remue-ménage incessant; les convois emplissent les routes. Tout cela s'opère en quelques jours avec une rapidité merveilleuse.

Le 22 Septembre, quatre jours avant l'offensive, la Division veut savoir si l'ennemi est au courant de ce qui l'attend. Elle donne ordre le matin de faire le soir même des prisonniers à tout prix.

Un peloton de la 5e Compagnie et un peloton de la 7e Compagnie, chacun sous les ordres d'un officier, sont chargés d'exécuter le coup de main qui doit être double.

A minuit précis le tir de préparation commence. Il dure 7 minutes pendant lesquelles près de 1000 obus de 155 démolissent les tranchées ennemies.

En même temps, les deux groupes s'élancent à travers les fils de fer à l'assaut de la 2e ligne ennemie (la lre étant toujours évacuée à la moindre alerte), et après un corps à corps violent capturent 13 prisonniers et du matériel. Les prisonniers donnent des renseignements importants en vue de l'attaque prochaine.

Les derniers préparatifs se font dans les journées du 24 et 25. Les Bataillons vont se placer en ordre de bataille dans les parallèles de départ.


QUATRIÈME PARTIE

L'OFFENSIVE DÉCISIVE

I.

OFFENSIVE DE CHAMPAGNE (26 Septembre—6 Octobre 1918).

Notre artillerie déclanche son tir de préparation à 23 h. 30, tir formidable sur toute la ligne, pendant cinq heures. Les Allemands ripostent par un tir clairsemé de «150».

Nous passons cette nuit, notre veillée d'armes, dans les parallèles de départ et dans quelques cagnas où l'on s'entasse faute de place. Nous sommes énervés et impatients de sortir. Les conversations sont cependant assez gaies.

Nous savons que c'est la grande offensive qui doit décider de la fin prochaine de la guerre et nous ne doutons pas du succès.

On consulte les plans d'attaque. Nous devons être à telle heure, à tel endroit et progresser à raison de tant à l'heure etc. Notre curiosité de ce qui va se passer absorbe la plupart de nos pensées.

Notre progression, échèlonnée sur plusieurs jours, en tenant compte des résistances de certains points, doit être la suivante: Tranchée du Musard—Tranchée du Parc.

Les hauteurs de Bellevue-signal-Sechault.

Objectif ultérieur: Challerange.Cela représente une progression de 12 kilomètres en profondeur sur un terrain vallonné où toutes les crêtes constituent des positions redoutables.




A 5 heures du matin, on se met en ordre, on se dit : Au revoir!

Le Départ. — Conquête de la première position allemande.

A 5 heures 25, le signal du départ est donné. Les 3e et 2e Bataillons sont en tête, le 1er en soutien, derrière.

Les vagues s'avancent dans un ordre parfait.

Nous sentons qu'il faut passer malgré la résistance, que notre élan est irrésistible, que nous passerons.

La cadence est lente, il faut suivre le barrage roulant.

Le jour commence à poindre. une jolie matinée d'automne qui se prépare.

Devant nous, le barrage qui nous précède fait fureur.

Ce tintamarre nous égayé. Que doivent prendre les Boches!!

Nous traversons une vraie mer de barbelé Le secteur n'a guère bougé depuis 1914 Il y a là accumulées toutes les défenses accessoires de quatre années de guerre !

Notre «75» a 'fait heureusement des brèches qui permettent le passage. Nous laissons néanmoins maints « pans » de capote ou de pantalon. après les fils de fer. Ils ne faut pas s'arrêter pour si peu !

Nous voici à quelques mètres de la première tranchée boche. Nons accélérons l'allure puis nous bondissons, et pendant que les « nettoyeurs de tranchée » fouillent les abris et capturent les prisonniers, la première vague continue sa marche lente, mais sûre.

Les prisonniers sont désarmés et envoyés à l'arrière sans escorte. Ils seront « cueillis » au passage. Ils ne se font d'ailleurs pas prier.

Leur travail terminé, les «nettoyeurs» reprennent leur marche en avant pour recommencer ainsi à chaque tranchée.

On ne voit plus à 10 pas de soi. Le brouillard et la fumée des obus nous environnent et aident notre action.


Ça sent la poudre et le fer fondu. Les liaisons sont difficiles; on marche à la boussole.

Les prisonniers nous préviennent que les Boches, ayant prévu cette attaque, se préparent à résister fortement sur la 2e crête et qu'une nouvelle division est venue les renforcer.

Nous passons successivement toutes les tranchées de la première position, atteignant ainsi le premier objectif principal: Tranchée Musard.

Les blokhaus ennemis, principal élément de résistance jusqu'ici, ont été réduits. Nous avons déjà capturé plus de 200 prisonniers.

Nous devons maintenant franchir le ravin de la Dormoise.

Il est 9 heures du matin.

Passage de la Dormoise.

(26 Septembre 1918).

Les 3e et 2e Bataillons descendent les pentes sud de la Dormoise et occupent une ligne de tranchée à mi-pente en attendant la reconnaissance des passerelles.

Entre temps la 10e Compagnie à gauche rencontre un nid de blokhaus qu'elle contourne et dont elle s'empare en faisant 292 prisonniers.

Il n'existe que deux passerelles pour franchir le ravin et ces deux passerelles sont à moitié démolies. Le fond du ravin est une mare assez profonde de 20 à 30 mètres de large, constituée par la Dormoise qui s'étend sur un terrain plat et spongieux.

On ne peut donc passer que par un sur chaque passerelle et par petits groupes pour éviter les pertes.Le 3e Batallon précédé de ses éclaireurs passe malgré le bombardement, à la faveur de la fumée qui commence à s'éclaircir, et va s'accrocher aux pentes nord de la Dormoise.

A ce moment, le brouillard se dissipe complètement, le temps devient très clair.


Le 2e Bataillon commence à peine son mouvement pour aller rejoindre le 3e. Il se trouve en pleine contre-pente et complètement à découvert. Les Allemands fortement installés sur les crêtes qui sont devant nous commencent un tir serré de toutes leurs mitrailleuses qui est bientôt suivi d'un violent bombardement dans toute la vallée.

Les passerelles sont particulièrement visées et prises d'enfilade par les mitrailleuses.

Le 2e Bataillon se trouve dans une situation critique. Mais son chef, ses officiers et ses hommes rivalisent de courage et d'énergie, s'élancent en avant et dans l'ordre le plus parfait, malgré les balles et la mitraille. Le Capitaine Sacré de la 7e Compagnie est tué d'un 77 en pleine poitrine au moment où, calme et impassible, il donnait, en plein bombardement, ses ordres d'exécution.

Nos pertes sont sensibles.

Un 150 vient à un moment donné faire sauter en partie une des passerelles. Nous passons quand même avec de l'eau jusqu'à la ceinture. Les mitrailleuses nous suivent toujours. On voit les petits groupes de poilus, dès que le ravin est franchi, défiler un par un au pas de gymnastique. A chaque instant l'un tombe tué ou blessé.

Plusieurs torpilles laissent sur le terrain des groupes entiers.

Malgré l'ennemi, la Dormoise est bientôt franchie: Le 2e Bataillon a rejoint le 3e sur la route Ripont-Rouvroy.

Le résultat de la première journée d'offensive était le suivant : quatre kilomètres d'avance, toute la première position allemande enlevée avec 480 prisonniers, 54 mitrailleuses et 8 mortiers d'artillerie.

La Journée du 27.

Profitant de la nuit du 26 au 27, nous cherchons à nous infiltrer par petits groupes sur la croupe 171 en vue de


réduire les blokhaus de mitrailleuses qui constituent un obstacle redoutable, et prenons position pour continuer l'offensive à la pointe du jour..

Le 27, dès 5 heures, nous partons à l'assaut des nids de mitrailleuses qui nous ont fait tant de mal.

JI faut rendre hommage au courage des mitrailleur.

ennemis dont la plupart se font tuer sur place après avoir tiré presque à bout portant.

Les blokhaus sont reduits l'un après l'autre, la croupe 171 est enlevée et, progressant toujours, nous allons nous accrocher aux pentes sud de la côte 188, à proximité de Fontaine en Dormois.

L'ennemi réagit fortement, se cramponnant partout avec une résistance désespérée. Au fur et à mesure de son recul, il inonde tous les ravins de gaz toxique.

Attaque de la Côte 188.

(28 Septembre).

La nuit du 27 au 28 est consacrée à pousser des pointes en avant, à s'infiltrer petit à petit en vue. de l'enlèvement de la côte 188 à la pointe du jour.

Cette côte est fortement tenue par l'ennemi qui a dépensé ses mitrailleuses sans compter. On voit que l'ennemi a étudié et merveilleusement défendu son terrain. Les blockhaus « sont bétonnés et gouvernent tous les. ravins et toutes les pentes. Il n'est pas un coin qui ne soit pas battu.

Le lendemain à 5 heures le 2c Bataillon à droite et le ltl Bataillon à gauche reprennent leur marche en avant, après un bombardement préparatoire.

Le 2c Bataillon atteint bientôt au Nord la tranchée de l'Observatoire. Arrivé là, il est obligé d'envoyer des éléments en avant pour contourner et réduire des blockhaus qui gênent sa marche.

Le le,* Bataillon progresse par petits groupes et après avoir brisé la résistance des nombreux points défendus par l'ennemi, atteint la région des Observatoires (extrémité ouest


de la côte 188 et de la tranchée du Poste de l'Observatoire), et la tranchée de la côte 188.

Il est bientôt rejoint par le 2e Bataillon qui vient de s'emparer des organisations du point 0258.

A la tombée de la nuit, les 2 Bataillons combinant leur action, attaquent par surprise la position du signal de Bellevue, s'en emparent après un combat assez court et nettoient toutes les tranchées de cette crête.

Toute la côte 188, la ligne des Observatoires et le signal de Bellevue sont entre nos mains le 29 au matin.

Le résultat de la journée est le suivant: Outre l'avance effectuée, nous avons fait 107 prisonniers, pris 6 canons de 150, un canon lourd et un grand nombre de mitrailleuses. (*)

Les hommes ont fourni jusqu'ici un effort considérable.

Le ravitaillement ayant été impossible, ils ont combattu sans manger, sans se reposer, jour et nuit. Cependant ils sont prêts à rebondir, car l'heure du repos n'est pas encore venue. Notre avance est jusqu'ici de 7 Kilomètres environ(à vol d'oiseau).

Devant nous la plaine s'étend au loin; nous dominons toute la région. C'est avec une satisfaction véritable que nous contemplons ce coin de France si longtemps occupé et que nous allons reprendre. L'ennemi se prépare d'ailleurs à l'évacuer car on aperçoit des trains, des convois d'artillerie se dirigeant à toute allure vers l'arrière.

Le 29, à 13 heures, le Régiment reprend la marche en avant, direction: Challerange.

(*) Nous avons eu: 3 officiers tués, 8 blessés, 51 hommes tués, 340 blessés.

Le Capitaine Casalonga a trouvé la mort en conduisant sa Compagnie à l'assaut.

Le Lieutenant Cadière est tué dans les mêmes conditions.


L'ennemi qui nous voit déboucher sur les pentes Nord vers la plaine nous bombarde violemment à gaz. Nous avançons avec le masque.

Nous rencontrons une ligne sérieuse de résistance à hauteur de la Ferme des Rosiers qui est elle-même défendue par de fortes défenses accessoires et des mitrailleuses.

Nos premiers éléments cherchent à contourner l'obstacle pendant la nuit.

Le 30 au matin l'obstacle est réduit, mais les Allemands ont inondé la plaine en bloquant les digues des ruisseaux d'Avègres et d'Alin. Nous sommes dans l'eau et certains passages sont impossibles à traverser.

Nous opérons, le soir venu, un grand détour par le secteur de la Division de gauche: marche extrêmement pénible, dans l'eau, qui dure toute la nuit.

Nous arrivons avant le jour, le 1 cr Octobre, sur la route Séchault-Monthois, à 200 mètres au Nord-Est du ruisseau d'Alin, et après avoir repris contact avec l'ennemi, nous prenons position dans les fossés de la route qui longe le bois occupé par ce dernier.

Des « taubcs » nous repèrent, tirent sur nous et nous signalent à l'artillerie qui nous gratifie d'un bombardement soigné.

Dans l'après-midi, après avoir délogé l'ennemi du bois qui est devant nous, nous continuons notre marche en avant par la route qui longe d'abord le ruisseau d'Avègres sur la droite; nous occupons la ferme des Rosiers et nous installons le soir venu dans les bois au nord de la ferme, sur le chemin qui conduit à la voie ferrée.

Pendant la nuit, nous progressons vers la voie ferrée en direction de la ferme Joyeuse.

Le 3e Bataillon en tête, s'accroche à la voie ferrée, à hauteur de la ferme Joyeuse. Le 2e Bataillon en soutien, le suit de très près.


Nos pertes sont déjà très sensibles en officiers et eni hommes. Certaines Compagnies sont réduites à 25 ou 30 unités.

Ce qui reste de la 7e Comgnie (25 hommes environ) est mis avec 2 officiers à la disposition du 3e Bataillon pour l'attaque de Challerange.

Le sous-lieutenant Bony (7e Compagnie) opérant une reconnaissance préalable est tué au milieu de ses hommes par un obus de gros calibre qui anéantit la section entière.

II.

ATTAQUE DE CHALLERANGE.

Le 3e Bataillon doit attaquer Challerange dans la matinée.

La zone d'attaque est étroite et limitée de part et d'autre par l'inondation; elle est battue par les feux de l'ennemi qui occupe Franfurtesberg et l'éperon de Mourou jusqu'à la ferme Charny.

Les seuls cheminements possibles sont la voie ferrée Ste-Menehould-Challerange et la petite route de Ferme Joyeuse

à Challerange.

La 10e Compagnie est échelonnée sur la route.

La ge sur la voie ferrée; la 11e en soutien derrière la ge.

L'attaque se déclanche à hauteur de la ferme joyeuse,.

direction Sud-Est—Nord-Ouest en suivant la voie ferrée.

La 10e Compagnie est prise sous les feux de mitrailleuses, venant de la ferme Charny et de Challerange, qui la clouent sur place.

La 9e Compagnie s'infiltre par les fossés de la voie ferrée, suivie par la 11e.

Elle enlève la gare de Challerange, fortement tenue, et fait de nombreux prisonniers. EHe progresse ensuite dans le village qu'elle finit par enlever de haute lutte. Mais la position est intenable. Le village qui, la veille, était intact, est rasé petit à petit par un tir ennemi de gros


calibre. D'autre part le village forme une pointe avancée qui est prise de 3 côtés par les feux ennemis. Monthois, sur la gauche de la Division, est encore occupé par les Allemands qui nous prennent ainsi à revers.

L'ennemi prononce une contre-attaque violente et parvient à prendre pied dans une partie du village.

Un officier de la 7e Compagnie est chargé l'après-midi de reprendre Challerange avec la 7e Compagnie et des éléments du 3e Bataillon.

L'attaque a lieu à 16 heures.

Après deux heures d'une lutte acharnée où les maisons démolies sont prises une par une, sous un feu intense de mitrailleuses, le village est repris à l'ennemi.

Mais le village, tenu par nous, constitue une position dangereuse. Tandis que le 3e Bataillon reste sur place, la 7e Compagnie qui a eu des pertes très sensibles, va s'échelonner le long de la voie ferrée.

A 20 heures 30, une nouvelle contre-attaque nous oblige à évacuer Challerange et à prendre position à la lisière sud du village.

L'État-major se rend compte que Challerange ne peut être réoccupé avant que la division de gauche ait pris Monthois.

Quelques jours après, dès la prise de cette dernière ville, Challerange était évacué par l'ennemi.

Nous avions fait, au cours de notre progression : 587 prisonniers; pris 20 canons, 5 canons d'accompagnement, 141 mitrailleuses et 11 lance-bombes.

Notre but final est atteint. Nous avons conquis 12 kilomètres en profondeur.

Cependant les troupes qui doivent nous relever ne sont pas arrivées. Nous restons sur les positions et repoussons les contre-attaques de l'ennemi qui s'acharne sans y parvenir à vouloir nous reprendre du terrain.


Nous sommes relevés dans la nuit du 6 au 7 Octobre, après 11 jours et 11 nuits d'une offensive continuelle sans le moindre repos.

Les hommes sont restés 7 jours sans ravitaillement en vivres et ont supporté des fatigues inouïes, marchant presque continuellement avec le masque, combattant dans l'eau pendant plusieurs jours et plusieurs nuits.

Ce fut un effort énorme du Régiment.

Cet effort était recompensé d'un plein succès. (*)

Le Régiment est cité pour cette offensive à l'ordre de l'Armée dans les termes suivants:

CITATION DU 163me RÉGIMENT D'INFIE à l'Ordre de l'Armée.

Le Commandant en Chef cite à l'Ordre de la 4e Armée, le 163e Régiment d'Infanterie : « Régiment d'un allant remarquable. Sous le commandement d'un Chef de tout premier ordre, le Colonel Devanley, a au cours des opérations du 26 Septembre au 6 Octobre 1918, enlevé dans un élan splendide les positions formidablement organisées par l'ennemi depuis 4 ans, franchi d'un seul bond et sous le feu des mitrailleuses allemandes, un ruisseau à bords marécageux d'une largeur de 500 à 600 mètres et conquis ensuite pied à pied une zone de terrain d'une profondeur de 12 kilomètres.

A fait plus de 600 prisonniers, capturé des canons, plus de 200 mitrailleuses et un matériel considérable.

PÉTAIN.

(*) Nous avions perdu 20 officiers (4 tués, 16 blessés) et 682 hommes (100 tués et 582 blessés).


CINQUIÈME PARTIE

L'ARMISTICE

1.

HAUTE-ALSACE (16 Octobre au 17 Novembre 1918)

Après quelques jours de repos au sud de Vitry le François,.

nous embarquons en camions pour la Haute-Alsace.

C'est notre dernier secteur!

Assister à la fin glorieuse de plus de quatre années de * luttes sanglantes, d'une guerre mondiale où tant de nations avaient pris part, d'une guerre qui devait, en écrasant notre ennemi commun, faire triompher le Droit et la Justice de la Force brutale et donner au monde entier une ère nouvelle., c'était vraiment une de ces joies que l'on n'éprouve qu'une fois dans les périodes de l'Humanité, et qu'il nous était permis de goûter dans toute la satisfaction du devoir accompli, dans tout le plaisir causé par la fin de ce terrible cauchemar.

, Nous arrivons à St-Amarin (Hte-Als.) le 15 Octobre et occupons, le 16, le secteur de la vallée de la Thür, secteur calme qui n'est troublé que par un gros coup de main ennemi, le premier jour (16 au soir) sur les groupes de combat de P. A. Sudel et P. A. Breital.

Cette action que nous repoussons énergiquement est la dernière de la guerre dans notre secteur.


La lecture des journaux, les communiqués quotidiens nous mettent au courant de la défaite irrémédiable et croissante de l'ennemi. Nous sentons que l'Allemagne se débat dans un dernier. sursaut d'agonie.

Le matin du 11 Novembre, nous recevons un ordre de cessation des hostilités qui se résume de la façon suivante : L'Allemagne a demandé un armistice qui lui a été accordé.

Les hostilités seront suspendues, à partir de ce jour, 11 heures.

Notre dernier coup de fusil est tiré le 11 Novembre à 7 heures du matin.

La guerre est terminée car nous savons que l'Allemagne épuisée, écrasée, n'a plus la force de réagir malgré la dureté des conditions que l'on peut lui imposer.

Le jour tant attendu, tant souhaité dans les moments pénibles, est arrivé!

Nous sommes débordés par la surprise de l'événement!

A vrai dire, nous sommes incapables d'en savourer toute la joie et d'en mesurer toute la portée. Nous sommes obligés de nous répéter à nous-même que la guerre est finie pour essayer de nous en faire une idée.

C'est que nous avions tellement attendu ce jour, tellement forgé d'idées à ce sujet, tellement imaginé, grossi et idéalisé cette date que nous ne pouvions la voir se réaliser sans la considérer encore comme une utopie.

La portée de l'événement nous échappait parce que nous étions trop près de lui. Ce n'est que petit à petit que nous devions nous rendre compte des faits, de leur importance, de leurs conséquences.

Notre joie expansive et un peu impersonnelle au début, devenait de plus en plus profonde, de plus en plus vraie.


II.

LA PÉRIODE D'ARMISTICE (11 Novembre 1918 à 24 Juin 1919)

Le jour de l'Armistice, fêté par des manifestations grandioses à l'Intérieur, est fêté dans la tranchée à la manière des poilus, c'est-à-dire très simplement.

Les hommes se font une joie de pouvoir circuler plus librement, de pouvoir parler haut, rire, chanter.

Les sentinelles ont des vues plus larges; elles se promènent sur le parapet.

Les boches ont quitté leurs armes et leur équipement.

Ils sortent des. tranchées, poussent des * hourras » de joie et veulent nous faire participer à leur concert.

Nous restons calmes et dignes à notre place.

Une vingtaine d'Allemands se présentent sans armes devant nos lignes. Nous les capturons et les envoypns sur nos arrières.

A la tombée de la nuit, les Allemands lancent toutes leurs fusées, blanches, vertes, rouges; cela fait un beau feu d'artifice. Décidément, ils veulent que la guerre soit bien terminée.

Nos poilus ont amélioré leur ordinaire. Ils font un repas où la gaîté et le bonheur de vivre tiennent beaucoup plus de place que le menu! On a tant à se dire sur les événements actuels! On est si heureux d'avoir vu ce grand jour!

On éprouve un plaisir inouï à fumer une vieille pipe en toute sécurité, avec la certitude (?) qu'on pourra en fumer d'autres ainsi. !

Nous restons 6 jours sur les mêmes emplacements, pendant lesquels un certain nombre de civils alsaciens, hommes et femmes, se présentent dans nos lignes. Ces gens n'ont rien à manger. Nous les envoyons aux cuisines.

Le 17 Novembre, l'ordre de se porter en avant arrive.


Occupation de l'Alsace..

Nous traversons les lignes ennemies évacuées pour occuper- l'Alsace.

Nous faisons, le 17 Novembre, notre entrée triomphale à Guebvillers. L'enthousiasme général de la population est indescriptible. Elle se porte toute entière sur notre passage et nous couvre littéralement de fleurs cueillies et amassées en notre honneur.

Les enfants et jeunes filles sautent au cou des poilus et demandent le baiser de la libération!

La ville est décorée de drapeaux français tenus cachés pendant l'occupation allemande, ou fabriqués avec des toiles, des serviettes, des mouchoirs teints aux couleurs de France.

L'accueil est celui d'une population qui a souffert pendant 50 ans sous le joug d'un oppresseur abusant de sa force, d'une population qui voit, après cette longue captivité, revenir à elle en vainqueur le libérateur de sa race, de son sang.

Après Guebvillers, nous marchons sur Neufbrisach et ses environs où nous cantonnons quelques jours. Le 30, nouvelle étape vers Ungersheim-feldkirch-Pulversheim où nous stationnons 10 jours. Nous gardons les puits de potasse de la région.

Le 10 Décembre, étape sur Blodelsheim et ses environs.

Nous gardons le Rhin jusqu'au 23.

Après ce séjour nous traversons l'Alsace dans sa longueur pour nous rendre aux environs de Strasbourg par l'itinéraire suivant: Oberensheim, Wintzenheim, Riquevohir, Ebersheim, Walf, Innenheim, Neuhof et Lingolsheim où nous arrivons le 30 Décembre. Nous gardons le Rhin et les forts de Strasbourg.

L'accueil a été partout enthousiaste. Nous étions attendus depuis si longtemps!


ENCADREMENT DU REGIMENT t 1er Janvier 1919.

ÉTAT-MAJOR

Devanley Colonel Laborde Lieutenant-Colonel Talpain Médecin-Major Sandreschi Officier Adjoint Marqués Porte-Drapeau Sarrailh Officier des Détails Majan Service Téléphonique Muraonr Pionnier Robert Renseignements Verdollin Approvisionnement Ortholan Pharmacien Bianconi Canon de 37

1er BATAILLON.

Knipping Capitaine-Adjudant-Major Dumas Médecin-Aide-Major

lre Compagnie.

Béréni Capitaine Clapier Lieutenant Chineau Lieutenant

3e Compagnie.

Delpont Capitaine Piazza Lieutenant Blaise Lieutenant

2e Compagnie.

Portes Lieutenant Dassesse Sous-Lieutenant

1 re Comp. de Mitraill.

Couly Lieutenant Lapray Sous-Lieutenant

2e BATAILLON.

Favre Chef de Bataillon Felmau Médecin-Aide-Major

5e Compagnie.

Tardy Lieutenant Féraud Sous-Lieutenant

7e Compagnie. i

Chaix Lieutenant Astruc Sous-Lieutenant Evesque Sous-Lieutenant

6e Compagnie.

Setti Lieutenant Fondère Sous-Lieutenant Renucci Sous-Lieutenant

2e Comp. de Mitraiil. ]

Augelier Lieutenant ] Parès Sous-Lieutenant J


3e BATAILLON.

Maury Chef de Bataillon Angelelli Capitaine-Adjudant-Major Poyer Médecin-Aide-Major

9® Compagnie.

(laitier Sous-Lieutenant Piéri Sous-Lieutenant Mauprivey Sous-Lieutenant

11e Compagnie.

Quès Lieutenant Cordes Sous-Lieutenant Javelot Sous-Lieutenant

10e Compagnie.

Lacanaud Lieutenant Constellié Sous-Lieutenant Bedouch Sous-Lieutenant

3e Comp. de Mitraill.

Bessi Lieutenant Frayssinet Sous-Lieutenant Legall Sous-Lieutenant

C. I. D.

4e Compagnie.

Borel Lieutenant Ricordeau Lieutenant Canal Lieutenant Laporte Lieutenant Labeaume Sous-Lieutenant

Le 29 Janvier 1919 le Régiment se rend par étapes à Ettendorf, Wickersheim et Ringeldorf où il cantonne jusqu'au 13 Février. Après quoi, il ira rejoindre la 127e Division en Prusse Rhénane dans le bassin de la Sarre.

Notre séjour en Alsace nous permet de nous faire une idée exacte sur le pays, ses mœurs et ses habitants.

Nous pouvons constater que l'attachement de l'Alsace pour la France était réel et profond. Le cœur des habitants n'a jamais pu s'adapter aux mœurs et habitudes allemandes.

Il est resté français. Nous sommes mis au courant des nombreuses vexations que les Allemands ont fait subir en toutes circonstances aux habitants de cette province qu'ils appelaient les wackes (voyous alsaciens).

A Riquevohir, un Colonel allemand au repos avec sa troupe avait dit à ses soldats devant la population: «Ce


qu'il nous faut, c'est la riche terre d'Alsace débarassée de ses sales habitants dont nous n'avons que faire et qu'il faut supprimer. Ils sont rebelles à la culture germanique.

Ils ne seront jamais de vrais Allemands ».

Le fait est que dès qu'un « vrai Allemand » s'installait dans le pays, les Alsaciens ne l'appelaient plus que le « Schwob » avec tout le mépris que contient cette appellation.

Les Alsaciens ont voulu profiter de notre arrivée pour se débarasser de ces gens là, de ces «boches» qu'ils ne pouvaient sentir.

Les Allemands avaient interdit la langue française en Alsace, soit à l'école, soit en conversation. Les Alsaciens se sont arrangés malgré cela pour travailler chez eux et apprendre à leurs enfants la langue de leur vraie Patrie.

Dans la plupart des villes, presque toutes les.familles parlaient correctement le français à notre arrivée.

L'Alsace était française non seulement par ses origines, sa race et ses mœurs, mais encore et surtout par le cœur de ses habitants.

L'OCCUPATION EN PRUSSE RHÉNANE.

Le Bassin de la Sarre.

Nous arrivons à Sarrebruck, capitale de la Sarre, le 19 Février.

Nous remplaçons le 66e d'Infanterie et on nous donne la mission suivante : < Occupation de la région frontière alsacienne-allemande et des points importants du Bassin de la Sarre aux points de vue suivants: Police, circulation, contrebande, contrôle général, répression des désordres et des grèves possibles.» Du 19 Février au 30 Juin les emplacements et mutations du Régiment en Prusse Rhénane sont les suivants: Le 19 Février: État-major du Régiment et C. H. R. à Sarrebruck, 1er Bataillon à Sarrebruck, Grosblittersdorf, Welferdingen, 2e Bataillon à Jâgersfreude.


3e Bataillon à Sarrebruck.

Le 1er Mars: État-major et C. H. R. à Sarrelouis, 1er Bataillon à Sarrebruck,

2e Bataillon à Jagersfreude, 3e Bataillon à Differten, Ittersdorf, Sarrelouis.

Le 8 Mars : État-major et C. H. R. à Sarrelouis, 1er Bataillon à Sarrelouis, Bisten, Dillingen, 2e Bataillon à Jâgersfreude, 3e Bataillon à Differten, Ittersdorf. Sarrelouis.

Du 19 au 24 Mars: État-major et C. H. R. à Sarrelouis, 1er Bataillon à Dillingen,

2e Bataillon à Vôlklingen, Pütlingen, Heusweiler.

3e Bataillon à Sarrelouis, Oberesch, ïttersdorf.

Le 18 Avril: le 1er Bataillon mute avec le 3e.

Le 17 juin: alerte du Régiment causée par les hésitations allemandes pour la signature de la paix.

Le Régiment s'échelonne en vue d'une avance au-delà du Rhin : L'État-major et la C. H. R. sont à Mayence avec le 1er Bat011 le 3e Bataillon est aux environs de Kreutznach, le 2e Bataillon reste à Sarrebruck et ses environs.

Le 30 juin, après la signature, le Régiment rentrera à Sarrelouis.

C'est avec une satisfaction inténse que nous occupons en vainqueurs une partie de l'Allemagne.

Il nous est enfin donné de fouler à notre tour le sol prussien! Mais nous sommes Français, nous ne voulons pas abuser de la force. Pour nous la Force ne prime pas le Droit.

Nous exécutons ponctuellement les ordres qu'on nous donne et ces ordres sont des ordres humains.

Notre séjour prolongé dans la région nous permet d'étudier de près le peuple contre lequel nous nous sommes battus.


Nous ne le connaissions qu'imparfaitement. Il ne nous connaissait pas non plus.

L'Allemand est bien en effet d'une race différente de la nôtre et dont les caractères sont opposés à ceux de la race française.

C'est un peuple jeune et orgueilleux qui manque encore de civilisation; c'est en même temps un peuple naïf et soumis qui s'incline passivement devant la Force représentée par l'autorité. Il ne sait pas discuter.

Il manque de raffinement et de souplesse, de bon goût et d'initiative. Il est par contre têtu et tenace.

Tous ces traits caractéristiques peuvent se constater dans les détails de leur vie privée: Dans la famille, le père jouit d'une forte autorité; la femme est rabaissée; les enfants menés durement. En matière de religion, l'Allemand pratique son culte avec naïveté; il est très superstitieux et attache une importance exagérée aux légendes de même qu'aux images et autres objets enfantins dont il orne tous ses meubles.

L'Allemand mécanise ses jeux, sports, danses, etc.

II joue et danse comme il ferait un exercice militaire, c'est-à-dire avec rigidité, sans grâce, sans souplesse.

Dans ses gestes de politesse, il est également comparable à un mannequin mû par un mécanisme d'horlogerie.

En matière de sentiment, il manque surtout de délicatesse et la femme n'est souvent pour lui qu'une machine.

L'Allemand isolé est incapable de se conduire dans la vie. Il éprouve le besoin de former une association quelconque pour un motif des plus futiles dans le seul but d'avoir une autorité, un chef. Les ouvriers élisent également par petit groupe, un homme de confiance à qui ils obéissent aveuglément.

Au point de vue idées, culture, arts, tout chez eux se ressent de la formule: La Force prime le Droit. C'est ce qui leur a fait dire que l'Allemagne était au-dessus de tout: « Deutschland über alles ». L'œuvre d'art allemande


est massive, énorme, colossale, c'est-à-dire exprimant la force par sa grosseur et son poids qui menacent de vous écraser.

De cet exposé découlent les caractères militaires du soldat allemand; ce soldat a les qualités de la collectivité (soumission, obéissance aveugle, ténacité); il n'a pas comme le soldat français les qualités de l'individualité (initiative, finessé, souplesse).


SIXIÈME PARTIE.

LA PAIX.

I.

LA SIGNATURE DE LA PAIX.

Après 7 mois d'armistice, les conditions de Paix imposées aux Allemands sont acceptées le 24 juin et la Paix est signée le 28 du même mois à 15 heures, à Versailles dans la Galerie des Glaces.

Entre l'acceptation et la signature, les Allemands coulent leur flotte internée à Scapa Flow, que l'entente devait récupérer, et détruisent par le feu à Berlin 15 drapeaux français donc 13 de 1870 qu'ils devaient nous rendre.

Le peuple allemand nous rappelle par ces actes que nous ne devons pas oublier ce qu'il est et ce qu'il est capable de faire au moment où il simule des intentions pacifiques.

--------- ---Le traité de paix stipule la livraison par l'Allemagne de tout le matériel prévu par les conditions d'armistice: canons, munitions, machines, wagons, avions, etc.

L'Alsace et la Lorraine sont françaises.

Le Bassin de la Sarre dont les Mines restent propriété française sera occupé pendant 15 ans et soumis à un plébiscite.

L'Allemagne doit livrer sa flotte. Son armée de terre est limitée à 100000 hommes.

L'Allemagne doit payer une indemnité proportionnelle aux dépenses de guerre et aux dommages causés.

Enfin, l'Allemagne se voit enlever toutes ses colonies.


Telles sont dans les grandes lignes les conditions de 1a Paix.

Comme conséquences, l'Allemagne sort de cette guerre, ruinée, rongée par le bolchevisme, menacée de la famine et réduite à nous mendier ses vivres.

Voilà le résultat qu'elle a retirée de ce monstrueux cataclysme où elle a précipité le monde entier par son orgueil, sa soif de domination, sa « Kultur » !

Espérons que la leçon sera bonne!


CONCLUSION

La période sanglante est terminée.

Nos souffrances, nos pertes ont été dures. Elles n'ont pas été vaines.

De cette lutte de plus de quatre années terminée par l'écrasement de l'Allemagne, est sorti surtout le Triomphe du Droit et de la Justice.

Les avantages matériels quoique apréciables sont secondaires.

On sera fier de se rappeler qu'on a eu l'insigne honneur de participer à ce Triomphe. On sera fier de se rappeler qu'on a été poilu » à Flirey, à Verdun, au Chemin des Dames, en Champagne, dans tous les coins du front.

On sera fier de se rappeler qu'on a combattu dans les rangs du 163e, vaillant et beau Régiment que l'Allemand n'a jamais fait reculer, que l'Allemand n'a jamais pu réduire, qui a infligé à l'Allemand les plus sanglants échecs.

Honneur et Gloire au 163e.


FÊTE DU RÉGIMENT.

La Fête du Régiment sera désormais célébrée chaque année le 26 Septembre, date du commencement de l'Offen- v sive de CHAMPAGNE de 1918 au cours de laquelle le Régiment a obtenu la citation suivante à l'Ordre de l'Armée: «Régiment d'un allant remarquable; sous le Com« mandement d'un Chef de tout premier ordre, le « Colonel DEVANLEY a, au cours des opérations du «26 Septembre au 6 Octobre 1918, enlevé dans un élan « splendide, les positions formidablement organisées «par l'ennemi depuis 4 ans, franchi d'un seul bond « et sous le feu des mitrailleuses allemandes un ruisseau «à bords marécageux d'une largeur de 500 à 600 m « et conquis ensuite pied à pied une zone de terrain «d'une profondeur de 12 kilomètres. A fait plus de «600 prisonniers,- capturé des canons, plus de 200 «mitrailleuses et un matériel considérable. »

ENCADREMENT DU RÉGIMENT 1" Juillet 1919 -—Go—-

ETAT MAJOR

Paquin Colonel Confortini Lieutenant-Colonel Talpain Médecin-Major 2e classe Paoli Capitaine Marqués Lieutenant Sarrailh Lieutenant Majan Lieutenant Robert Lieutenant Bianconi Sous-Lieutenant Gouly Lieutenant


1er BATAILLON

"Etat-Major

Petitpas Commandant Brunon Médecin-Aide-Major 2e classe

lre Compagnie

Béreni Capitaine Chineau Lieutenant Langlois Sous-Lieutenant

3e Compagnie

Delpont Capitaine Germanaud Lieutenant Breuil Sous-Lieutenant

2e Compagnie

Portes Lieutenant Dassesse Sous-Lieutenant Rame Sous-Lieutenant

lre Compagnie Mitraill.

Villevaudet Lieutenant Picharnaud Lieutenant

2e BATAILLON Etat-Major Debombourg Commandant

5e Compagnie

Alifa Capitaine Tardy Lieutenant Feraud Sous-Lieutenant Poingt Lieutenant

7e Compagnie

Rousset Capitaine Schneider Lieutenant Astruc Sous-Lieutenant Evesque Sous-Lieutenant Vignot Sous-Lieutenant

6e Compagnie

Setti Lieutenant Renucci Sous-Lieutenant

2e Compagnie Mitraitt.

Arnaud Lieutenant Fanjaud Sous-Lieutenant

3e BATAILLON Etat-Major Lacroix Commandant

ge Compagnie

Banel Capitaine Istria Lieutenant Gastier Sous-Lieutenant Daumas Sous-Lieutenant

10e Compagnie

Decroze Capitaine Mercier Lieutenant Coustellié Lieutenant


lie Compagnie

Palais Capitaine Bronner Lieutenant Javelot Sous-Lieutenant

3e Compagnie Mitraill.

Sandreschi Capitaine Martinetti Lieutenant Legall Sous-Lieutenant

C. I. D.

4e Compagnie

Canal

Lieutenant

Officiers en surnombre comptant pour ordre au Régiment

Genin Lieutenant Cornis Sous-Lieutenant Réant Sous-Lieutenant.



LIVRE D'OR

du

163e Régim. d'Infanterie

-cz»-~



Morts au Champ d'Honneur

OFFICIERS

DE SOUZA-BAROS, Lieut. tué à Tagolsheim 19 août 1914 GRANGER, Capitaine » » VENTRE, Sous-Lieut. » » ABEILLE, Lieutenant a la Chipote 3 sept. 1914 VERGNE, Sous-Lieut. „ 8 sept. 1914 PERRIN, Sous-Lieut. aux combats d Anglemont + 2o8 a août 1914 GIRARD, Capitaine 28 aoÚt 1914 GUERARDI, Lieutenant ,, 29 août 1914 BOSC, Lieutenant aux combats de Bouconville 27 sept. 1914 TERRASSE, Lieutenant „ 27 sept. 1914 BOURGEY, Capitaine » sept. 1914 GAILLEUR, Capitaine » 28 sept. 1914 BALDACCI, Lieutenant » 28 sept. 1914 MILLOT, Capitaine, 11 oct. 1914 RIGOLLET-DUPRE, Cap. „ 29 sept. 1914 CONTESTIN, Sous-Lieut. „ 28 Jevr. JJJjî ROGNONI, Sous-Lieut. 28 tevr. 19lo AULOIS, Capitaine tué à Flirey 6 avril 1915 JEGON DU LAZ, Capit. » 6 HERVÉ, Lieutenant „ 6 MORETTI, Sous-Lieut. » 6 D'ANTOINE, Sous-Lieut. „ 6 FOISSAC, Lieutenant „ 7 MEYNADIER, Lieutenant CECCALDI, Sous-Lieut. 20 FELCE, Lieutenant » 7 iuoiid^ ALBERTINI, Lieutenant „ mai 1915 SERRA, Lieutenant » ianv- FABRE, Lieutenant 31 janv. »

* } a01™ » BRICHET, Sous-Lieut. „ 31 août AUTRANT, Lieutenant, 17 août CHAUTARD, Sous-Lieut. tué à Verdun 25 mars 1916 BAILLEYRE, Chef de Bon » 28 IMHAUS, ; Chef de Bat. „ ™ LEGIER Sous-Lieut. „ 9 avril 1916 CORTADE, Sous-Lieut. „ 11 avril MACCARI, Sous-Lieut. » 26 mars » BOURGEAUD, Lieutenant „ 28 mars AUDARELLI, Sous-Lieut. „ » avrîj VOGT, Sous-Lieutenant » 11 avril BELLENDY, Sous-Lieut. à la Fontenelle 8 juill. 1916 GACCHIODO, Sous-Lieut. au Violu 26 avril 1917


HENRIET, Lieutenant au Chemin des Dames 13 août 1917 NOARO, Lieutenant „ 13 août 1917 SANTUCCI, Sous-Lieut. „ 13 août 1917 ROCCASSERA, S.-Lieut. 17 août 1917 MAZAUC, Pharm. a. m. lro el. en Champagne 4 juin 1918 GALLE, Lieutenant „ 5 juill. 1-918 SACRE, Capitaine „ 26 sept. 1918 CADIERE, Lieutenant 28 sept. 1918 BONY, Sous-Lieutenant 3 oct. 1918 MULLER, Sous-Lieutenant à Coucy-le-Château 6 févr.1918 LE COMTE, Capitaine à Lombaertzyde 15 déc. 1914 BERGER, Lieutenant „ 15 déc. 1914

NOTE. — Les noms des officiers blessés et décédés dans les formations sanitaires ne figurent pas sur le tableau. Il en est de même des noms d'officiers évacués pour maladie et décédés.


Morts au Champ d'Honneur HOMMES

--:>@+-

COMPAGNIE HORS-RANG

BARBIER Louis Caporal 13 oct. 1914 Commune de Xivray COULAZON Emilien 2e cl. 9 janv.1915 Cimetre de Bouconville BLANC Valentin „ 29 juill. 1915 Cimetière de Noviant GILLY Théophile „ 29 juin 1915 Cimetière de la Forêt de la Reine BERNARD Henri GALZIN Pierre 9 avril 1916 Cimetière d Avocourt VINCENT Victor 3 avril 1916 Cimetière de Dombasle MARGUERIT Alfred 11 avril 1916 Au vallon du ruisseau de la Noué DUPRÉ Gustave 10 juill. 1916 Cim. SLJean d'Ormont MATHIEU Joseph 19 oct. 1916 Cimet.de Tête de Faux DOUFAUD Marius 27 févr.1917 Cimetière Mézé CAMOIN Etienne » » DOSSETTO Barthél., Caporal BRAQUET Antoine 2e cl. 2 août 1918 Cimetière de Hans BALDARESCHI Damien „ 8 sept. 1918 GARDES François „ 17 sept. 1918 GONTIER Albert Caporal „ n NICOLAS Louis 2e cl. „ GIREL Emile „ 26 sept. 1918 CAMAIL Louis „ 3 oct. 1918 MARTIN Henri „ 1er oct. 1918 DAILLY Marius „ 26 sept. 1918


Première Compagnie.

ISNARD Augustin, Caporal, 19 août 1914 Haute-Alsace LAUGIER Honoré, 2ecl. „ VENTRE Rolland, „ „ MOULARD Louis, „ EMONET Gabriel „ ly MÉLAN Pierre „ ly CONSTANS JUliUH" 27 août 1914 Anglemont CORRUZI Pascal „ DALBERA Louis , „

PRATICETTI Tancr.,Sergt-Fer, 3 sept. 1914 Col de la Chipote THERON Léon 2e. cI." MALFAIT Joseph, Cap'-Fourer, 10 sep. 1914 Saint-Benoît MESTRE Joachim, 2e cl., 11 sept. 1914 Col de la Chipote CASTAMAGNE Jos., „ 24 sept. 1914 Cimetière de Jeaménil CORNERI Louis, „ 27 sept. 1914 Commune de Xivray COQ Paul, Caporal. 28 sept. 1914 Cimetière de Bouconville LUSSIGNOL André, 2e cl., „ Secteur Xivray BRUNEL Joseph, „ „ Commune de Xivray CAMAIL Joseph, „ 30 octobre 1914 Secteur Xivray LECHOPIER Auguste,, 22 nov. 1914 VËRAN François „ „ à Xivray RIMBAUD Jean „ 29 nov. 1914 COLONNA François „ 11 déc. 1914 Secteur Xivray MATTEI André „ 2 février 1915 Cimetière de Broussey ROMAGNAN Jacques „ 7 mars 1915 Route de Bouconville à Apremont VILLERMY Ernest, „ 3 avril 1915 Commune de Flirey BLANC Marius „ „ Cimetière de Flirey VENÉ Claude, „ „ Commune de Flirey BLANCHON Pierre, Aspirt, 6 avril 1915 ly GIRAUD André, BITSCETT1 Joseph, Adjudant, „ Cimetière de Flirey TRIBLE Marcel, Sergent, „ Commune de Flirey DEBROAS Victorin, 2e cl., „ BONNEFOI Charles, MONTAGNÉ Benj., LANTJN Lucien ,, GOURJON Gabriel ROVIS Ferdinand ,, ,, ,, COMBECAU François" „ „

CATIVIN Lazare „ „ Cimre Carrières de Flirey MALASSE Claude, „ „ Commune de Flirey MAGNES Odilon, COMBERNOUX Sam., ,, LABARTHE Louis, „


PAMPATTD Joseph, 2e cl., 14 mai 1915 Cimetière de Bernecourt ROUGIER Emile, „ 15 mai 1915 Cre Sud Bois de la Hazelle ARMAND Alexandre, „ 30 mai 1915

SAVOURNIN Adrien, „ 2 juillet 1915 » BOURGNE Paul, „ 9 juillet 1915 LAURENT François, Caporal „ » BURGAT Barthélémy, 2e cl., „ DUNY Victor, ,. 27 juillet 1915 » PERILLIER Charles, 27 août 1915 Cre Est Bois de la Hazelle PIERI Jules, Sergent, 5 octobre 1915 BOUGARON Ches, 2e cl., 24 octobre 1915 MASSOL Louis, » ROUX Félix, „ » » TAURINES Jean, „ 31 octobre 1915 BIGLIONE Barth. „ 15 nov. 1915 FERRANDO Marius, ler dec. 1915 FAYET Paul, „ BELMOND Alfred, „ 17 déc. 1915 >1 DAUPHIN Victor, „ 27 déc. 1915 PAYAN Ernest, „ 1er janv. 1916 DROGEAT Louis, „ 3 janvier 1916 MAS Joseph, „ » » BARTHÉLEMY Jul., ,, » » BLANC Etienne,,,,, 1916 Cimre militaire d'Esnes LÉON Louis, „ 24 mars 1916 Cimre militaire d'Esnes BERNARD Paul, „ 29 mars 1916 Cimetière d ~, Avocourt ANDRÉ Léon, „ „ Cimetière d'Avocourt FLANDIN Eugène, „ „ Cimetière d'Haucourt FOSSAT Auguste „ 10 avril 1916 Cimetière d'Avocourt NÉGREL Marius, Caporal „ ROUX Joseph, 2e cl., 26 juin 1916 Cimre sud d'Hermampère COLIN Louis, „ 23 sept. 1916 Cimetière de Cude BROSSET Claude, „ „ » GEYAUDAN Victor, DÉJOUX Firmin, » » LESTEUR Alexandre „ 17 nov. 1916 Cimetière de Mézé LE BOURGEOIS Jul., „ „ BOUTIN Jean, „ 27 février 1917 CHABANNE Jean, „ „ » KRIEG Robert, Sergent, 2 août 1917 Cimetière d Œuilly LEROY André, 2e cl. „ » BERGER Raymond, „ „ » CASTET Ernest, „ 11 août 1917 CHAUVIN Edouard, „ 10 août 1917 ITIER Henri, Caporal, 11 août 1917 SAINCÉ René, 2e cl. 10 août 1917 ALESANDRINI Frois BONIN Claudius „ „ »

DUCHÊNE Eugène, » BEAULANDE Gast., PAULET Paul, RAYMOND Marius, „ 11 août 1917 GÉNY Paul, Sergent, 26 sept. 1917 CLOATRÉ Yves, 2e cl. 30 sept. 1917


AUZON Georges, 2e cl. 8 octobre 1917 Cimetière d'Œuilly RIGAILL Jacq., Caporal, 14 octobre 1917 DKVIC Auguste, 2e cl. 6 février 1918 Cimetière Trosly-Loire LÈBRE Paul, Sergent, 23 mars 1918 Cimetière de Selens DELARBOULAS Alfr., 2e cl., 15 juillet 1919 Ravin Sud de la côte 181 CHAMPION Jean, yy , COUPET Jean, Caporal, AGUILLON Albert, 2e cl., 21 août 1918 Hans AÈVE Louis, 20 août 1918 DAGOIS Biaise, „ 21 août 1918 FOBY Gabriel, 28 sept. 1918 ,, THIERAUT Louis, MOREAU André, „ 29 sept. 1918 THÉTIOT Emile, 5 oct. 1918 ,, BARÉS Bertrand, 71,, - BLACHÈRE Emile" yy ;, EXIIAYAT Augustin. „ 28 sept. 1918


Deuxième Compagnie.

COCHAND Félicien, 2e cl., 19 août 1914 Tagolsheim APPLANAT Paul, VIALIS Joseph, GUIGO Honoré, DITNAC André, Caporal, 28 août 1914 Anglemont ALVERUHE Jos. 2e eL,,, SUSINI Ange, Sergt-Major, 3 sept. 1914 Col de la Chipotte UDOSSE Petronis, Caporal, 11 GIBERT Pierre, Sergt-Fourr, 27 sept. 1914 Xivray MONNIER Aug., Caporal, „ LANCIA André, ., TESTAS Henri, BENEDETTI André „ GAUCHER Robert, „ „ VIDAL Jules 2e ci., SOULIER Emile „ YÉDRINES Fernand, VIALE Baptiste, „ „ JOHANNY Joseph „ BAUDOIN. Edrd, Sergent, 28 sept. 1914 Cimetière de Boueonville BORDAEN Maurice, 2e cl., 28 mars 1915 Cimetière d'Ansanville FLEXER Georges „ „ Il COLLET Jean, „ 3 avril 1915 Commune de Flirey AILLAUD Raphaël, Sergent, 6 avril 1915 PEYROT Marcel, MILHÈS Antoine, „ „ GUILLOT Zéphirin, 2e ci., LAURE Jules, „ „ VIAL Louis, „ „ VIDAL Gabriel » » >> ALASTA Xavier, CACHARD Lucien DANIEL Albert, POMET Etienne NOTARD Soter, „ 7 Mai 1915 Sud du Bois de la Hazelle PETIT Henry, 5y Il CHATAIN Léon, Caporal, 14 juin 1915 Est du Bois de la Hazelle VALËRIAN Philippe, 2e cl., „ ABRARD Pierre, „ 5 juillet 1915 CAISSON' Charles, „ 16 juillet 1915 Commune de Flirey GENIS Joseph „ 3 avril 1915 AUBRINI Laurent, Caporal, 9 nov. 1915 •„ GINOUX Adolphe, 2e cl., 15 nov. 1915 NICOLAI Antoine, Aspirt, 26 mars 1916 Commune d'Esnes CHIARONI Antoine, Sergt, GIRAUD Alexandre ROUX-ROLLIN César,-2e cl.,


BRAQUET J.-Bapt., 2e cl., 26 mars 1916 Commune d'Esnes PAPA Michel, yy il LUCCIANI Antoine, » „ TESTUD François, Caporal, „ TISSEUR Jean, 2e cl., 8 avril 1916 FULCRAND Lucien, Sergt" BONNAUD Louis, Caporal, „ TURCAN Gustave, 2e cl., 6 avril 1916 FRESSAC Paul, „ 9 avril 1916 LAPEYRE Jean, „ 8 avril 1916 ZECH Augustin, „ 30 juin 1916 Croix de Germainfaing GELLY François, Sergent, 20 juillet 1916 MADELAINE Jules, 2e cl., 26 juillet 1916 MARION Odilon, Sergent, 29 juillet 1916 POCI Dominique, 2e cl., 6 août 1916 Saint-Jean d'Ormont FOULG Emile, „ 2 août 1916 NIHOU Albert, „ 4 août 1916 Croix de Germainfaing MASSELGLIA Bapt., 5 sept. 1916 Camp de la Cude DUGUÉ Adelin, „ 1er avril 1917 Camp de Mézé SOURD Charles, „ 14 avril 1917 DIOCHON Claudius" 10 avril 1917 Camp d'Œ„uilly PASCAL Hubert,,,,, GOUTEL J.-Bapt., „ „ ROY Albert, DELAIGNON Aug., Sergt 27 sept. 1917 VALEN Albert, SINE Bonaventure, Cap1, 29 sept. 1917 Camp de Trosly-Loire NÉGREL Abel, Sergent, 2 mars 1918 „ DUREUIL Marius, 2e cl., „ MILLIAT Pierre, „ 8 avril 1918 SUZZONI Toussaint, Cap], YI GERVAIS Paul, 2e cl., FERRER Alphonse, „ 28 sept. 1918

BOUGER Alexis, LIVON Augustin,,,,, MARTIN Marius,,,,, CARDI Antoine, MÉROUZE Henri,,,,, OREILLE Marius,,,,, VERAN Marius, Sergent „ MAUENT Gustave, „ „ EISEMANN Désiré, „ FROSSARD Joseph, 2e cl., 6 oct. 1918 MEUNIER Henri, Caporal, DURAND Henri, 2e ci., JAFFUEL Maire, FERRIÈRES Marius, RONDEL Pierre, PEYRON Marceau, Cap1, 9 nov. 1918


Troisième Compagnie.

BELLUOMO François,Sergt, 19 août 1914 Tagolsheim CRUVÈS Félix, ,, TORDO Léonard, » MASSELIN Maxime, Cap', » AILLAUD Prosper, 2e cl., ALITTI Paul, TAILLEU Louis » ROUBAUD Auguste,,,,, n PINEAUD Florent, „ „ Heudwiller TOURVIEILLE Gabrl „ „ Tagolsheim RENAUDIN Maurice, „ CHABROL Marcel, „ „ » TRUC Ernest, Sergent, 27 août 1914 Anglemont BERNARD Paul, 2e cl., 3 sept. 1914 La Chipotte TRÉBINO Jean, „ „ Xivray CELLIER Maurice, „ ,, » BOVET François, „ „ MORARD Clément, „ „ » CRAYSSAC Benjamin, „ 3 oct. 1914 Raulecourt REY Véran, „ 16 oct. 1914 Xivray CHOLLET Jean, „ 17 nov. 1914 VELLUTINI Antoine, Sergt, TAMISIER Jules, Caporal, 2 févr. 1915 Braissey AILLAUD Frédéric, „ 2 avril 1915 Flirey SALINI Dominique, „ 6 avril 1915 BERTHAUDON Mart. 2e cl., 2 avril 1915 LAURENT Georges, „ 16 avril 1915 HARDOUIN Eugène, „ CAUVIN Horace, ALLEMAND Clément, „ „ » DARASSE Clovis, „ „ NOËL Claude, „ „ » JUSTAMAN Vital, TRON Elie, „ „ » CHABERT Alphonse, „ „ » JULLIAN Laurent, „ „ BUS Victor, „ 11 avril 1915 BROUSSET Rodolphe, „ 23 avril 1915 ZUCONI Ange, „ „ ,, DAVID Albert, Adjudant, CORDIER Paul, 2e cl., 9 mai 1915 LACROIX Léon, „ 3 juin 1915 Est du bois de la Hazelle BARTHELEMY Lazare,,, 23 juillet 1915 COUDERC Noé, yy GIRARD Elie, „ 8 août 1915 LAMBERT François, „ 9 août 1915 IMBERT Victor, „ 11 sept. 1915 BERNARD Désiré, „ 28 août 1915 Anglemont LEYDET Germain, Asp., lcr janv. 1916 BANCALARI Virgile, Capl, 25 mars 1916 Dombasle en Argonne GAILLARD Paul, Sergt, „ Esnes ARMELIN Auguste, Cap', 24 mars 1916


CABRIÈRE Louis, Capl, 25 mars 1916 Esnes QUILICHINI Frois, 2e cl., 24 mars 1916 AGARRAT Albert, „ „ MEYRIÈS Marius, „ 25 mars 1916 LINGERAT Hippolyte, „ „ FALLIÈRES Armand, „ „ MASSOT Abel, GERBAUDAlex., „ LAUGIER Paul, „ „ MOLINARI Baptistin, „ „ GOUIRAN Louis, „ GÉLY Ernest, „ „ CHALENDAR Pierre, ., „ ALESCH Prosper, „ PASSALACQUA Lis, REGGI André, „ 24 mars 1916 CHARROT François." 9 avril 1916 Avocourt BÉRARD Faustin BEAUMOND RayMd, Cap], COLOMBET Victor, 2e el., GUIRAMAND Fidie, VIRICEL Jean, BRUNET Antoine, SEASSAU Honoré, VASSOILLE Georges, „ „ BON Joseph, Capl,,, FABRE Jules, 2e ci., BOILLOT Félix, BONNOT Emile, CONSTANT Louis, ,, LAIRE Aimable, „ PANISSE 1 -nile, Capl, SERVANT An. min, lrecl., 23 sept. 1916 Cude LAGNEAU Georges, 2e cl., 7 févr. 1917 Mézé MAURIN Louis, Sergt, „ MUSSO Gabriel, 2e cl., 24 févr. 1917 HYON Paul, „ 27 févr. 1917 CHATAGNIEZ Jean, PUÉCHAL Jean, „ 10 avril 1917 DECRETTE Louis, „ 10 août 1917 Œuilly FULCHIRON Jean, „ TROUPEL Casimir, „ 13 août 1917 CARLOTTI Toussaint, de SIGALDI Pierre, Asp., „ DUBOIS Pierre, 2e cl., 10 août 1917 ROSSI Félix, „ 12 août 1917 MARTIN Victorin, Sergt, 11 août 1917 JOUANNET Noël, Capl, RIPPERT Adolphe, 2e cl., 16 juillet 1918 Sud de Massiges GIVERNAUD Célin „ 15 juillet 1918

CAYLA Jean, „ 10 août 1918 Hans POIRIER Louis, „ 28 sept. 1918 GRECO Laurent, Sergent, ,, PIECOT Richére, 2e cl.,


Quatrième Compagnie.

PEJON Auguste, 2e cl., 19 août 1914 Tagolsheim TRIELLI Jacques, „ „ MOZICANACCI Jos., GIROARD Jean, Caporal, 2 oct. 1914 Broussey BOULVIN Pierre, Sergent, 3 oct. 1914 Bouconville VISSAC Antoine, „ „ RICCI Antoine, 2e cl., „ Xivray ANDRIEUX Pierre, „ Bouconville MAMBRINI Félix" „ Xivray GRAS Firmin Il ROUBICHON Jacques,,, „ CAILLOL Gabriel,,, „ MARTY Louis, „ „ ANGELI Philippe, Sergent, 18 oct. 1914 ANDRÉ Louis, Caporal, 17 janv. 1915 PONTET Louis, 2è cl. „ MAURIO Georges „ „ MURY Léon, Sergent, 6 avril 1915 Flirey GRAS Baptistin, Caporal,,, VAYRON Camille, „ RICHIER Lucien, „ „ NAVAL Jules, „ „ CLERMONT Jean, 2e cl., TRUC Adolphe, „ „ MILHAU Fernand, „ „ ALEC Pierre, „ „ DUGLAUD Marius, - SAUVAT Antoine, „ COLOMAS Thérèse, „ BRAL Ernest, 4 mai 1915 LAMBERT Félix, „ 31 mai 1915 Bernecourt ROBERT Louis, VIAL François, ,, TRABUC Antoine"" VIAL Philippe, „ „ Sud du Bois de la Hazelle TABRESSE Casimir, 8 juin 1915 Est BAUDISSON Louis, 21 juin 1915 CURTI Louis, „ 28 juin 1915 BARTHE Fernand, Caporal, 7y CHAMBON Georges, 2e cl., 21 juillet 1915 GÉRAUD Lucien"" VINCENT Joseph, „ 22 juillet 1915 SAMPIERI Samson „ 3 août 1915 OZIOL Léopold, „ 6 oct. 1915


BLAUD Henri, 2e cl., 7 oct. 1915 Est du Bois de la Hazelle COULET Albert, „ 5 oct. 1915 BLEUSE Alfred, ,," DUMAS Gabriel, „ 1er nov. 1915 ACCARIEZ François, » NOVARO Antoine, „ 7 nov. 1915 GIRAUD Germain, Caporal, 17 nov. 1915 QUILICHINI Chies, Sergt, 25 nov. 1915 CAILA Paul, 2e cl., 3 janv. 1916 REYNIER Marius, Caporal, 27 août 1914 GOURAT Léon, Sergent, 26 mars 1916 Esnes BERTHES Edmée, Caporal, „ GUARDINE Joseph, 2e el., » ESQUIROL Victor,,,,, » BARRAL Léopold,,,,, » MEYNIER Marie ANGELI Philippe, Caporal, ROCHE Antoine, „ 27 mars 1916 VASSAL Jean, 2e cl., MAGAND Jules, » BILLON Paul, BARY Camille,. » ALBERTINI Jacques, Capl, 4 avril 1916 Récicourt GUISEPPI Charles, 2e cl., „ Dombasle MOURRIÈS Joseph, „ 29 avril 1916 Naivel GUÈS Célestin, „ 9 avril 1916 Avocourt EZÉCHIEL Joseph, „ 8 avril 1916 GIROD Georges, Sergt-F'er, 9 avril 1916 CHAUVET Jean, 2e cl., 8 avril 1916 BRUN Etienne, „ 9 avril 1916 BERTRAND Antoine, „ „ JOGUET Emile, Sergent, 2 juin 1916 Croix aux Mines


Cinquième Compagnie.

ARNÉ Emile, Sergt-Mor, 7 avril 1915 Flirey BANAL Camille, Sergent, „ » ARNAUD Jules, » » » BARAJA Marcellin,,, » » MEYFFREN Louis, Cap1, „ » MOISSON Marius, „ „ » THOME Ferréol, „ » » ARCAY Pierre, „ » » ISSERT Joseph, „ » » ROUBAUD Henri, „ » AUBERT Siméon, „ » » QUINSON Clovis, „ RESSAIRE Arméns, f) „ » VIDAL Gabriel, „ » BROCHS Michel, „ » » MASSE Ferdinand", » » DELTEIL Toussaint, „ » » LIGNON Fernand, ». »

PORTALÈS Firmin,,, 1er mai 1915 Jury ASud du Bois de la Haze.le SEEAdX: H mai 1915 Sud du Bois de la Hazelle PONS Marius, „ 19 mai 1915 » SUSINI Marc, 20 mai 1915 ALBERTI Albert, Capl, 31 mai 1915 RAMOIN Théresius, 2e cl., „ » LONJON Louis, „ » PELLEGRY Marius, ,, COTTIN Léon, 7 juin 1915 F AURE Paul, 14 juin 1915 Est du Bois de la Hazelle OLIVE Fernand, „ 1er juiU- 1915 » OLIVE Louis, » » BARAZZA Jérôme, ,> 30 juin 1915 LIAUTAUD Baptistin, DESIDERI Jean, „ 19 juillet 1915 LAFORGUE Pierre, 1er août 1915 PISANO Second, „ 6 août 1915 GASTAUD Marius, Capl, 5 sept. 1915 MARTIN Philémon, 2e cl., 18 sept. 1915 ROSSI Eugène, „ 17 sept. 1915 MAÇON Henri, 2 oct. 1915 •> DEVINE Paul, 6 nov. 1915 Ansanville MARTIN Xavier, „ 23 mars 1916 » MARI Jean. „ » Malancourt


ROURTEU Antotna, 2c ol., 9 nvril 1910 Avooourt TOURNTER Reni, il li août 1811 S' Jean d'Ormont PAYAN Arufcna, „ 17 nov. 1810 Ouda ftlACJCOBI François, „ SI dit. 1918 BORELLY Alfrad, „ 13 août 1017 CEuilly 1RIDOU Rnymond,,, „ BRIANCON Fortuné, „ 14 août 1117 DUHAMEL Fornniul, „ DUOASSE Morcti,,, ,, SORBELLA Fnul, Sorg" t, 19 août 1017 SEILLES Mlohol, Oapl, 11 oat. lin" FOURNIER Bylvn. Seot., 26 lanv. 1018 FREOHINOfl Joan, „ 3 Mvr. 1018 JI TATIN AUKulto, „ 8 nvril 1018 OORGER Mnriul, „ 4 juillet 1918 Lnvtil RODIER Loulu, "i8 noût 1918 Hnnu DE YALENTONEmim1,, 80 «ont. 1918 OLOTTIS Mlnho1,,, Il NIOOT Ohnrlon, ,, Il BOS 111 Frfidérlo, Onporal, „


Sixième Compagnie.

PIOMBINI Laurent, 2e cl., 19 août 1914 Tagolsheim MOULIN Jean, „ 24 sept. 1914 Col de la Halli SAURIN Antoine „ » » FÉRAUD Félix CIAIS Philippe, „ 9 oct. 1914 SABLAYROLLESJos.,,, „ Bouconville ROUSTAN Joseph, „ 6 oct. 1914 Xivray FLOURENS Louis, „ 8 oct. 1914 BELTRANDO Henri, „ 9 oct. 1914 ROUAND Raymond, „ „ » VALEUR Paul, „ „ » BEAUDEOIN Jules, „ „ » BONNET Fernand, „ » » OTTAVI André, Sergent, 11 oct. 1914 TERME Henri, Caporal, „ CHANTEPY Léon, 2e cl., RICORD Louis, „ „ » SARLIN Louis, „ „ » POLI Bernardin, Sergent, „ ESCARGUEL Fernd, 2e cl., » CAMPANA Chies, Caporal, 20 nov. 1914 LARCHE Jules, 2e cl. 1er déc. 1914 >7 VASNIER Espère, „ 22 déc. 1914 Bouconville MORENA Albert, „ „ » GANI, Georges, „ » LUCAS Léon, „ 13 janv, 1915 Xivray BERTHON Joseph, „ 4 févr. 1915 Broussey ROBERT Léon, „ 17 févr. 1915 ARNAUD Marius, „ 28 févr. 1915 ARNAUD Marius, Adjudant, 6 avril 1915 Flirey SERRA Jean, Adjudant, 6 avril 1915 Flirey SELTET DE SABLET, ALFONSI Jean, Sergent, „ PERRIN Henri, „ „ » CICCOLI François, „ „ » SAURIN Honoré, Caporal, „ LAUGIER Elie, 2e cl. GIORDAN Bernard, „ „ » NOUVEL Octave, „ » » ALLARD Bernard,,, » »■ LANOS Hippolyte, „ » »■ GUIRAUD Lucien, „ „ »■ BEDOS Fernand, „ » »■ PÉCHOUX Eugène, „ „ »


BANCE Félix, 2e cl. 6 avril 1915 Flirey QUESNÉ Auguste, „ y, ,, GOUIRAN Marius GRANGEON Adrien, „ „ ,, CHAIX César, „ „ , VIOTTI François „ „ FORESTIER Louis, ,, „ ,, BOUSCHET Camille VIGON Charles BARBAROUX Gaston, „ BESSON Joanny ,, DOUSSOULIN Fernd, ■

FANTONE Charles „ GERREYMOND Hrl, BLAUVAC Charles, „ BARBAROUX Aug., Cap1, 5 mai 1915 Jury LAPORTE Fernand, „ 27 mai 1915 Sud du Bois de la Hazelle SALOTTI Joseph, „ „ GIORGETTI Arm., 2e el., le-- juin 1915 Est du Bois de la Hazelle GIOANNI Virgile, Caporal, „ VINCENSINI Ours, 2e el. 2 juillet 1915 ,.

MIOLLAN Albert, ANDRÉ Urbain, AUDIBERT François, REYNE Adrien, ,, CAPAN Jean, MARCEAU Maurice, Capl,,, AUDEMAR Joseph, Sergent, „ SODI Alfred, Caporal, 6 avril 1915 MARIÉ Henri, 2e cl. z ORENGO François, „ 12 juillet 1915 OLIVIER Joseph, „ OLIVE Victorin, yy 14 juillet 1915 CHAZEL Aimé, 19 CASTILLON Louis, „ 19 juillet 1915 ANTONI Etienne, „ 21 juillet 1915 STANGALINO Gaude, Sergt 6 avril 1915 Flirey BONIART Paulin, 2e cl. 26 sept. 1915 Est du Bois de la Hazelle GIRAUT) Emile, Sergent, 19 oct. 1915 >1 LAZARD Snmson, 2e cl., 25 oct. 1915 CHENEAUX Jean, „ 11 nov. 1915 MOUSTIER Eugène, „ 5 janv. 1916 GUERINI Dom., Adjudt, 23 mars 1916 Malancourt VIAN Gens, 2e cl. 28 mars 1916 SUZANNE Roger, ROLLAND Clément, )( BLANC Antoine, Caporal, ,. PASCAL Fernand, CHAUVIN Ernest, VIOTTI Antoine, "n PL RÉ S Jean. ,, PHILIP Léon. ,.

CLATTZRL Jean, "II ;; nOUBAR Georges, „ 11 avril 1916 Avoeourt


MEGY Martin, Caporal, 11 avril 1916 Avocourt MAURIN Ferdinand, „ „ BUFFIÈRE Marie, „ „ BREYSSE Auguste, „ 24 mars 1917 Cude CRONIER Pierre, „ 26 avril 1917 Mézé VOUTAT Joannès, „ „ LAFOND Hippolyte, „ 10 août 1917 Œuilly THOMAS Emile, 2e cl., 11 août 1917 ,.

VEUILLON Charles, „ „ ., CHABREAU Raoul, Capl, 17 août 1917 > LEPESTEUR Ernst, 2e cl., 18 août 1917 PARRA Bertrand, „ „ TOSATTO Georges, „ 2 oct. 1917 BOUSQUET Joseph, „ 20 juillet 1918 Laval VIVIANI Virgile, Sergent, 29 août 1918 Hans CHAUDIER Jean, 2e cl. Y> ,.

LASSAGNE Marie, 1, ROLLOT Pierre, Caporal, 1er oct. 1918


Septième Compagnie.

TOMATIS, Joseph, 2e ol., 19 août 1914 Tagolsheim BERNARD Jean, „ 28 août 1914 Anglemont BIANCO François, „ 10 sept. 1914 Col de la Cliipotte MERLO Victor, „ „ 'l MARTIN Jean, „ 24 sept. 1915 La Trouolie LATTY Louis, „ „ 1) BENSA Louis, , 11 oct. 1914 Xivray BAIN Maurice, Sergt-M01", „ 1, DOMERGUE Louis, CapI,,, BONSIGNORE Ant.. 2e cl. „

BARTHÉLEMY Silv., JULLIAN Denis, „ ,, CHAUVIER Joseph, „ „ AMIÉ Julien „ 20 déc. 1914 POMMIER Joseph, „ 13 oct. 1914 TEULE Albert, „ 20 déc. 1914 DALVERNY Adrien, „ 22 déc. 1914 Bouconville GIBELIN Auguste, „ „ SALLES Casimir, ., 20 janv. 1915 BARRAUD César, Adjudt 6 avril 1915 Flirey BARRAGUÉ Ant., Aspirt" GALLENCA Bapt., Sergt REYNAUD Robert, „ „ NOYÉR Jean, Caporal, „ BALAY Félix, „ „ VASSALO Séverin, 2e cl., „ CASTAMAGNA Jos., „ „ JAUMARD Joseph, „ „ AUTRAND Joseph, „ „ FÉLIX Joseph, „ „ VIALE Jules, „ „ BEDEL Léon, „ „ LAGET Jean, „ „ PLAINDOUX Théophe „ CLEMENTI Joseph, „ „ MARC Jean, „ ,.

FABRIZY Laurent, „ „ VIELJUS Henri, MARTEL Flavien, „ „ ,, MESTRE Gabriel, CARRÈRE Paul, „ ,, COMITI Roch, „ MENU Louis „ „ GIACOMETTI Frois,


HUGUET Emile 2e cl., 6 avril 1915 Flirey MICHEL Louis, „ „ »» CAVIGLIA René, „ »» » GUYOT Emile, „ » » GUION Henri, „ », » MORENIER Henri, » ».

FOURNIER Alex., VINCENT Odilon, „ » LAIGRE Adelins,,, », »» BONNETY Félix, Caporal, , ARNAUD Henry. 2e el. „ PINELLI Jacques, „ ,, »» VIAL Jean, Sergent, 15 avril 191o ASON Jules, 2e cl., ROUSTAN Jean, „ 6 avril 1915 IMBERT Ismaël, Caporal, 20 avril 1915 OBERTI Thomas, Sergent, 5 mai 1915 Jury COMBALUZIER Fd, 2e cl., 28 mai 1915 Flirey SANTELLI Paul, „ n »> ADAM Maurice, „ » PONS Louis, „ >> REMUSAT Angelin, „ 20 juin 1915 BARRE Charles, Adjudant, 1er juill. 1915 CHASTAGNER Ad., 2e cl. GUIRAUD Pierre, „ „ »» CAZALS Jean. „ 14 juillet 1915 MARTIN Louis, „ 30 juillet 1915 », FONTANEAU Frois,,, 6 août 1915 Est de la Hazelle SARLIN Léon „ 11 oct. 1914 Xivray GRANIER François, „ „ >7 MACCARI Adolphe, „ 26 août 1915 Est de la Hazelle REY Ernest, 11 oct. 1914 Xivray BARTHELEMY Ele,,, 9 oct. 1915 NAPOLI Auguste, „ 7 oct. 1915 Est de la Hazelle PONS Fugènè, „ 11 oct. 1915 u.

LIGNON Paul, „ 25 oct. 1915 PONS Etienne, „ 27 oct. 1915 MAURIN Jean, Caporal, „ », SEGUIN Joseph. 2e eL,,, », AUBERT Marius, Sergent, „ » GIRARD Alfred, 2e cl., 29 nov. 1915 l' VOLPE François, „ 7 déc. 1915 AUBERT Pierre, Sergent, 31 déc. 1915 >1 FABRE Auguste, 2e cl., „ », SARRAT Marius, Sergt-Fier, 28 mars 1916 Avocourt VIALE Maximin, 2e cl., 9 avril 1916 CHAZALAN Marie, lre cl., 18 sept. 1916 Violu VENT Jean, Sergent, 23 sept. 1916 PEYRAUD Jules, 2e cl., PEILLON Joseph, „ n »» SAILLE Fernand, „ n »» VILLAR Théophile, lre cl., „ ODELUT André, 2e cl., 10 oct. 1516 Mézé MARTIN Louis, „ 12 oct. 1916


PÉRILLIER Yves, lre cl., 12 oct. 1916 Mézé PAYAN Bienaimé, Caporal, „ FABRE Auguste, 1* cl., 31 janv. 1917 Cude BOYER Auguste, 2e cl., 24 févr. 1917 ROSSI Jean, „ „ GINOT Régis, „ „ GILLAN Ulysse, Sergent, „ RENOUX Joseph, Caporal, 27 févr. 1917 MUGUET Claude, 2e cl., 23 avril 1917 Mézé FOOLQUIER Hri, Caporal, 7 mai 1917 MILON Georges, 2e cl., 14 août 1917 Œuilly DESCAILLOT Jos., „ 10 août 1917 CHARVET Louis, „ 13 août 1917 BASTIÉ Ernest „ 19 oct. 1917 GANACLE Léon, „ 20 févr. 1918 FARGES Pierre, „ 4 juillet 1918 Hans PELAMOURGUES, Capl, 3 sept. 1918 BAYLE Léonard, 2e cl., „ DELHOTE Paul, „ 29 sept. 1918 LANDES Louis, Sergent, 3 oct. 1918 GÉLY Henri, Caporal, „ ROUQUETTE Alex., CASSOLY François, 2e cl., „ BOMPAIS François, „ BOISSON Louis, „ „ NOEL Marcelin, „ „ CHIRAT Charles, „ DESPORTE Joseph , „ LÉGER Emile, „ „ FAGES Marcel, „ 29 sept. 1918 PFEFFER Joseph, „


Huitième Compagnie.

GHIBAUDO Emile, 2e cl., 19 août 1914 Tagolsheim DELLERBA Frois, „ ESTIVAL Clovis, „ PIETRI Pierre, Caporal, 3 oct. 1914 Xivray SBRANA François, 2e cl., 4 oct. 1914 COGNET Baptistin, „ „ SEREN Louis, Caporal, 5 oct. 1914 PIGNATEL Louis, 2e cl., BRUN Léopold, „ „ LECROIX Théophr., „ „ DUPLAN Marius, „ „ THOMAS François, ., 9 oct. 1914 GRAGNARD Frois, „ 5 oct. 1914 BLANCHET Jean, Caporal, 11 oct. 1914 PIETRI Antoine, Capl-Fier, ,', ESCOFFIER Fréd., 2e cl., ,. ROURE Marcel „ „ » SATURNIN Antoine „ „ CURNIER Marcelin" „ GIOAN Michel, „ „ DENERY Emile, „ 13 oct. 1914 BORRELLY Honoré" 11 oct. 1914 ,, LORANO Bernard, „ 14 nov. 1914 ,, MOUTET Joseph, „ 18 déc. 1914 PUECH Marius, „ 17 janv. 1915 ,, PRIGENT Louis, ETIENNE Jean, FABRE Eugène, „ 24 févr. 1915 GOMBERT Casimir,,, 1er mars 1915 JOURDAN Edouard, Sergt, 6 avril 1915 Flirey BOURSTEIN Henri, DYEN Eugène, 2e cl., „ PAYAN Théodore, >1 RAVEL Marius, „ „ ARDOUIN François, „ „ SIMON Edouard, „ 15 avril 1915 MALAIGUE Louis, „ 17 avril 1915 SALA Baptistin, „ 29 avril 1915 LAVARDE Casimir „ 6 oct. 1915 Est du bois de la Hazelle LAFONT Pierre, Caporal, 8 oct. 1915 SAUTELLI Roch, „ 18 oct. 1915 TEISSIÈRE François, „ 10 avril 1916 .,


Neuvième Compagnie.

MURE Antoine, Sergent, 19 août 1914 Tagolsheim MADIER Éloi, „ „ PAOLASSO Jean, 2e el." JOURDAN Louis, „ „ SANTONI François ,, „ SYLVESTRE Marius, „ „ DUPY Gabriel, „ „ BARSOTTI Armd, Caporal, MOUTTE Edmond, 2e cl. 4 sept. 1914 Col de la Chipotte PALMERO Louis, , „ ANDRÉ Jean, yy 28 sept. 1914 Xivray ROUX Maurice ly 28 août 1914 Anglemont JAMET Antonius, yy 11 sept. 1914 Col de la Chipotte MASSE Antoine, ey 5 oct. 1914 Xivray NOLFI Marius, IY 7 oct. 1914 ABERLIN Ernest,,, „ DORGANS Paul, YI LAUGIER Louis , 4 nov. 1914 LACROIX Léopold" „ CANAVAGGIO Ant. „ 15 déc. 1914 Dunes de Nieuport BELLON Jean, „ „ AGRAIN Sylvain,,,,, SABATIER Joseph, , „ BLANC Siméon, „ „ AUTHIER Jean. „ „ CHABROL Paul, , 31 janv. 1915 Flirey BELNARDI Léopold,,, 12 janv. 1915 yy BERTRAND Alfred,,, yy RICHAUD Flavien „ 13 janv. 1915 PELLEGRIN Grille, Sergt, 16 févr. 1915 BRUNET Pierre, „ „ MEY Alfred, Caporal, , BLONVIL Joseph, „ BELLON Léonce, „ „ REISS Eugène, „ „ GIACOMETTIB., 2e cl., BAZZI Martin, „ „ BEZINE Auguste, „ „ yy LAPLANCHE Henri, ye GONTÈS Georges, „ „ » FORNERO Joachim, „ „ LÉOCARD Albert, „ „ CAPRA Dominique, „ „ CANNIONI Angelin, „ BLANC Honoré, „ ,, FABREGUETTES E>e, „ „ DEVÈZE Clément,,, „ JARNIAC Alfred, CLAPIER Joseph, , „ (iUIRAUD Joseph, , „


ABBOS Léonce, Sergent, 6 mars 1915 Flirey GALLAUD Paul, Aspirant, 7 avril 1915 VENTRE Léon, Caporal, „ SORDELLO Michel, 2e cl., JULIEN Marie, VIAL Marius, „ „ ,.

TROTOBAS Gustave, PEYRON Jean, Sergent, 6 avril 1915 PELLECRINI Rob., Capi, „ COLONNA Vincent, Sergt, 13 avril 1915 TALOTÉ Aimé, 2e cl., 13 avril 1915 GARRON Théophile, „ „ CHAUVET Marie, ALLEMAN Baptiste, Sergt, 14 mai 1915 Sud du bois de la Hazelle AVIS Marie, y, DROVETTI Jean, Caporal, „ BOUCHENY Emile, „ „ Flirey BARRIELLE Pierre, „ „ REBOUL Charles, „ FERRANDINI Ant., 2e cl., CASASOPRANA Jean, RISTERUCCI Napol", GALIBERT Paul, PAGES Victor, „ „ BARELIER Déms, „ „ DALBERA Eugène, „ „ ABEILLE Bruno, „ „ GRISOLLE Armand, „ „ GALISSIAN Alex., LOZAT Valentin, „ „ DELORENZI Aristide, „ „ FOUQUE Julien, „ „ GRANIER Pierre, „ „ MONIER Fernand, „ BARDE Séraphin, „ 27 mai 1915 ABATUCCI Joseph, Sergt, 16 juin 1915 Bois de la Hazelle SANTONI Jean, 2e cl. 17 juin 1915 MOURARD Aimé, „ „ BÉRARD Léon, SEREY Antoine, EYGUÉSIER Ermin, MONIER Alexandre, Sergt v PANELLI Jean, 2e cl. 20 sept. 1915 BARELLE Jean, „ 16 févr. 1915 Flirey PORTIER Lucien, „ 14 oct. 1915 Bois de la Hazelle GAUTHIER Louis, Capi, 16 déc. 1915 7y PIERI Jean, 2e cl. ler dée. 1914 ? (Belgique) ANTOINE Louis, „ 25 déc. 1915 Bois du Jury GALTIER Pierre, „ 24 mars 1916 Malancourt GARRIGUES Etienne, „ 28 mars 1916 NADAL Marius, Caporal, „ MOULLET Emile, 2e cl., HUGUET Jean, BLACHÈZE Joseph, ».


GIAI MINIET Roger, 2e d. 28 mars 1918 Malancourt COLONNA Domin., Capl,,, LÉONARD Edmond, „ „ LIONS Edouard, „ 12 avril 1916 MESPOULÈDE Gme, ired. 20 avril.1916 Cude PAILLARD Paul, 2e el., Y) MAUGEIN Antoine, „ 24 avril 1915 PADOVANI Julien, „ 13 août 1917 Œuilly DEMME Jean, „ ,, n BAUDOIN Paul, BERTRAND Jules, „ ,. ,, FRANCO Pierre, „ Il WITZALL Auguste, Sergent, „ BENEZET Fernand, 28 el." ENVOLERAS Flor., FÉLIX Pierre, ESCAFFRE Albert, „ LUCCIOLA Jean JACQUET Philippe, Cap1, 1.5 août 1917 VERDIER Alfred, 2e cl., DUPUY René, „ 16 août 1917 GUILLAUME '„ 29 janv. 1918 ALTIER Lucien, Sergent, 17 juill. 1918 Minaucourt MALSON Séraphin, 2e cl. 15 juill. 1918 ,, MOURIER Jean, „ 18 juill. 1918 » FORGENEUVE P., „ 17 juill, 1918 Laval COMTÉ Pierre, „ 13 août 1918 Hans BONNEFOUX Léon, „ 26 sept. 1918 ZECCA Casimir, „ 3 oct. 1918 SIMON Sébastien, '3 GARAN Adolphe „ 29 sept. 1918 PANISSE Félix, Caporal, „ FRESCHARD Alb., 2e cl., 3 oct. 1918


Dixième Compagnie.

BELLON Edouard, 2e cl. 19 août 1914 Tagolsheim MAGAJA Antoine, „ „ BLANDIN Vincent, „ „ BERENGER Charles,,, BECHIS François, „ 28 août 1914 Anglemont PIETRI Marien, Sergent, „ Xivray PUSINI Jean, 2e eL,,, RICHARD Emile, Y) „ CIGOGNINI Ernest, Capl, 5 oct. 1914 SERY Henri, 2e CI., VERDOLLIN Angn, „ 6 oct. 1914 LATIL Eugène, Caporal, 7 oct. 1914 VEZOLLES Adrien, 2e cl., „ MARTIN Termini, Caporal, 21 oct. 1914 PICHARD Claude, 2e cl., 24 nov. 1914 Nieuport BARRALIS Alfred, „ 10 déc. 1914

BOURGUE Albert, „ 15 déc. 1914 MARTIN Emanuel, „ MONIER Constant, ROUSSON Léon, BARLAGUET Raoul, „ 22 déc. 1914 AUDIBERT Lucien, „ il ESENER Jules, ,, 12 janv. 1915 Flirey PEYRE Louis, „ 30 janv. 1915 GUILLARD Félix, „ 16 févr. 1915 MARTINETTI Ange, Aspt, PANIZZI Ange, 2e cl., 7 avril 1915 JOURDAN Victorin, „ „ ROCCHIA Antoine, CRABALONA Aug., SIMON Philogone, VIGOUROUX Marcel, „ 13 avril 1915 GAILLOT René, GARRIGUES Louis.* CUCCHI Joseph, „ 19 avril 1915 GAISSAD Louis, CORTEGIANNI, „ 6 mai 1915 VENTALON Calixte, „ 19 mai 1915 GIRAUD Jean, „ 31 mai 1915 JAOUL Henri, „ 16 déc. 1914 Lombaertzyde VIDAL Henri, y) PELLEGRIN Gabriel, „ 10 juin 1915 Hazelle MENEI Sylvain, „ 13 juin 1915 RAVEL Joseph, „ 17 août 1915 FUZIER Samuel, „ 27 août 1915 FABRE Félix, „ .,


STEFANAGI Roch, 2e cl. 23 nov. 1915 Jury BARRIÈRE Louis, St-Mr, 16 déc. 1915- DERTI-TAUD. Henri, 2e el., IY Pl GIBAUD Victorin, „ 1er déc. 1914 ? (Belgique) DALOUS Joseph „ 26 mars 1916 Haucourt GUIRAUD Marina, „ „ Y9 BERNAMONTIPH., Sergt, es le AUDERT Victor, 2e cl., 27 mars 1916 le GONTARD Maxim., „ 9 avril 1916 HLACIIÈRE Rémi, Capl, 11 avril 1916 niANCIII Pierre, 2e el., 9 avril 1916 BLANC Marius, le 12 mai 1915 DESSERTENNE J., Sergt 3 juin 1917 Mézé SrEZIA Charles, Caporal, 13 août 1917 Œuilly BERENGER Antoine, 2a cl., „ JOULLIÉ Fernand, Sergt, 15 août 1917 BANCEL Aloide, 2° cl., „ FORTIN Edmond, Sergent, 16 août 1917 RODRIGUES Louis, 2° cl., 15 août 1917 CHARLES Paul, „ 16 août 1917 VERDIER Camille, „ „ GEYNET Dcville „* 13 août 1917 ROUSSILLON Frois, „ „ VIDAL Marius, „ „ ALAUX Guillaume, Capl, 30 sept. 1917 MAZAEL André, Sergent, 4 oct. 1917 ASTRAUDO Jos., yy 18 oct. 1917 SIMONET Charles, Cap', 27 mars 1918 Selens SERRA Noël, 2e cl., 16 août 1918 Hans FERRARI Pierre, „ „ BERGES Germain, „ 7 sept. 1918 ROSSEIL Elic, Sergent, 27 sept. 1918 JACQUET Emile, 2e cl., 28 sept. 1918 BONNET Pierre, „ „ BRABARD Alphonse, „ „ GUENDE Auguste, CLEMENT Félix, Sergent, 2 oct. 1918 ROMEN Octave, „ LECCIA Jean, Adjudant 3 oct. 1918 VAUDRY Auguste 280l. „ OTTO Christol, „ „ BROAILLIER Jean, „ 28 sept. 1918 DUMONT Jean, .,


Onzième Compagnie.

BIANCHI Henri, 2e cl., 28 août 1914 Anglemont BRÉMOND Louis, „ 28 sept. 1914 ANTONI François, „ 29 sept. 1914 Bouconville FILIPPI Jean, Adjudant, 4 sept. 1914 Chipotte PRAT Ferdinand, 2e cl, „ BRÉMOND Henri, „ 4 oct. 1914 Xivray RASETTO Thomas, „ 2 nov. 1914 TARON Gustave, „ 29 nov. 1914 ? (Belgique) SAVELLI Jean, „ „ VINCENTI Juge, Sergent, 16 déc. 1914 BENOIT Auguste, „ „ RAMEL Ernest, Capl-Fier, 22 déc. 1914 Nieuport BESOMBES Aug., 2e cl., 16 déc. 1914 Lombaertzyde PARDI François, „ „ BLANC Raoul, „ „ BENSON Marius, „ „ ANTOINE Léon, ZIBERMANN Ad., „ 22 déc. 1914 Nieuport BAGNIS Marius, „ „ MARENCO Biaise, „ „ CAVAILLER Pierre, „ 16 déc. 1914 Lombaertzyde PARDIGON Gustave, „ „ LAGET Gabriel, „ 30 janv. 1915 Flirey AUDIBERT Jean, „ 31 janv. 1915 ., ALBERTINI Alex., „ 16 févr. 1915 CAMPANA Michel, 79 GINELLI Domin., Sergent 8 mars 1915 REY Michel, 2e el." ,, GABAREL Jean, Caporal 15 mars 1915 GUIDICELLI Henri, 2e cl., 7 avril 1915 CORNELI Barth., Sergent, 13 avril 1915 MANDAULE Louis, 2e cl., 12 avril 1915 RIVAL Gabriel, „ „ ODETTO Joseph, „ ISSARTEL Pierre, „ BERNARD Auguste,,, 13 avril 1915 POURCIN Léopold, „ SÉASSEAU Adolphe, ,, GIRARD Emile, „ „ FLEUR Louis, „ „ POUJADE Léonce, „ AUBERT Siffren, DE PERETTI Paul, , 19 avril 1915


AZÉMA Frédéric, Sergent, 14 mai 1915 Flirey VIAL Pierre, „ ,, » BOURRASSIN Rob., „ GEY Louis, Caporal, „ FOSSATY Louis, „ ,, PASCAL Maurice, 2e cl., „ FÉLIX Emile, „ „ VERAN Antoine, 2e el., 14 mai 1915 CONSTANT Marius, „ y) AGOSTINI Amédée, „ y) FRANCESCHI Math., „ CERATI Antoine, „ • » » REBOUL Victor, „ „ SAUTINI Michel, u SANTONI Antoine, „ „ » SIAU Henri, „ PLANTAT Julien, „ „ Sud du bois de la Hazelle PIANTA Henri, „ „ FOURNIER Léon,,,,, AUGIER Marius, „ „ IMBERT Alphonse, „ „ CHAUVY Régis, „ 5 juin 1915 CETTIER Louis, „ 18 juin 1915 RAMBERT François, SOLETTI Antoine, „ 18 déc. 1914 Nieuport GUIRAUD Marcel, „ 12 août 1915 Hazelle CANS Jules, „ 24 août 1915.

ALLÈGRE Emile, „ 19 sept. 1915 BACCIOCHI Joseph, „ 11 oct. 1915 Jury BISET Raoul, „ 11 avril 1915 Flirey FRANCE Paul, „ 13 avril 1915 jy BRUSCHINI Jacques, „ 27 mars 1916 Esnes BOUQUET Pierre, „ 8 avril 1916 LAGRAVE Louis, Caporal, 11 avril 1916 RACLE Antoine, 2e cl., 16 juin 1916 BOUISSON Léon, „ 10 juill. 1916 SANTONI Ange, „ 18 juill. 1916 CHAREYRON Jean, „ 18 sept. 1916 COLONNA Charles, Capl, 29 oct. 1916 Tête de Faux OLIVIER Louis, lrecl., 10 nov. 1916 HAUTOT Honoré, 2e cl., 3 juin 1917 Mézé THOULOUMET Chs, „ 11 août 1917 CEuilly DÉJOUX François, „ 13 août 1917 il METAYER Hayeinthe,,, 16 août 1917 PELOILLE René, „ 15 août 1917

COTHENET Claude, „ „

GRANIER Pierre, „ 16 août 1917 SÉDARD Félix, „ „ VALLET Eugène, „ 13 août 1917 GANCEL Pierre, „ „

BETAILLE Aug., Caporal, FORDO, Barthélémy, 2e cl., „ RONDIER Sylvain, „ PALMIERI Raphaël, „ „


AUDIBERT François, 2e cl., 13 août 1917 Œuilly VILLEPELET Alfred,,, ROMAN Jules, „ „ THIERRY Fernand, 16 août 1917

GUIRAUDON Eug., 30 sept. 1917 BAUDRY Théodore, 7 mai 1918 Laval CARRÉ RE Etienne, Y) RIGOLE Pierre, „ 26 sept. 1918 MARÉCHAL Marie, „ LECROCQ Eugène, „ ODINI Michel, „ „ LEJUS Léon, „ „ RENOUX Marcel, „ VERY Victor, „ „ LONG André, Caporal, GERMAIN Jean „ 30 sept. 1918 QUERY Paul, 2e cl., TORREILLES Michel, „ BOURDELOT Maure, „ „


Douzième Compagnie.

G IRA RI) Victor, Caporal AHTENGO Louis, Caporal 28 août 1914 AnKloinont SOULA8 Frédéric, 2" cl., le BRfiH François, „ 4 sept. 1914 Chipott.

ARDltfHON lion ri, „ „ DUCROH L'iorro, „ Il nupt. 1914 AYMARL) Adolphe, „ 21 nept. 1914 Col de la'.Halte CARI TOUX Albert, „ „ LONG Mnriiirt, „ „ TRIVELLY .losoph, 28 sept. 1914 Xivrny REMUFFHL Himôoii, „ „ REVKST Huuvuur, „ 6 oct. 1914 NOUVEL JoHopU, „ 4 nov. 1914 VKYRTEUEH ÀUK., lti dôc. 1914 Louibaortzyde RICANO Minhol, „ 17 dôc. 1914 GAUFFRE Elie, „ 18 dec. 1914 ALT A M Erneat, 22 nov. 1914 Woormozollc LSCA1N Don IH, DOREAUI) LOUÎH, „ „ VALENCE Louis, „ 11 jauv. 1915 Fliroy A ML fi .TUIOH „ ,, FRANCHI .Jean, Bornent, 7 j'evr. 191H „ VTA LA Emile, „ 8 fflvr. 1915 l'I l'ITRl JIIO([UCH, Adjudant, 10 févr. 1915 GELY Jnnn, 2" el.,,, GUIRAIJJ) Fernand, „ „ LEGRAH Adrien, Hersent, 13 avril 1915 F1NELLI Hmitoviio, 21) III., „ Hazcllo M1ANOILER1 Joan, KEJUHTER < labriol, „ „ Flirey TIAUTI ER Raoul, BONNET «Inloîs, „ „ BEtfHlftllEH Mnrius, „ „ AUDlGLER MHrillH,,, „ BATIMTER Adrien, „ „ VERNÈDE Lavior, „ 14 mai 1915 DUN1H Eup$ne, „ „ ALLA RI) Gabriel, HERAUT LouiB, „ „ BAHUT Fermmd,


MARTIN Marcel, 2e el., 14 mai 1915 Flirey ROCCA Etienne „ „ ARNULF Paul, „ „ » ESPOSITO Eugène, „ „ » ROMAN Joseph, „ 5 juin 1915 ROUSSEL Clément, „ 12 juin 1915 MUNCH Jean, Sergent, 10 sept. 1915 Hazelle FOBIS Ernest, 2e cl., 22 sept. 1915 RASPAIL Pierre, „ Il LATIL Gabriel, Caporal, 24 déc. 1915 Jury TESTATRIÈRE Erst, 2e cl., 28 mars 1916 Haucourt CLEMENT Charles, „ „ NIEL Joseph, „ „ n


Treizième Compagnie.

DALM AS Jules, 2e cl. 28 août 1914 Anglemont AKTOLL8 Augustin, „ „ AGOSTINI Jean, YIJ' GERARD Pierre, Caporal, 4 sept. 1914 Chipotte VENTURA Louis, 20 el. 28 août 1914 Anglement GAGIERU Louis „ 4 sept. 1914 Chipotte LAROUZlÈRE Can'1", „ yy yy ITASCJIIERO NieolaH, „ „ yy MONTER Marius, „ 17 LAMAILLOUX Mars, „ >7 LACOUR Henri, Sergent, 29 sept. 1914 Xivray BRUN Amúùé 2° eL,,, DiS Dl EH Louis, „ -77 HLAN GARD Adrien, „ „ ROSSO Séraphin, LIONS Charles, „ „ HOUCHET Firmin,,, „ DONADEY Louis, „ FERRAT Gaston, „ LUSSO Joseph, „ „ DOflILE Joseph, „ „ BOTJIN Jean, „ „ DALMASSO Mathieu, „ „ GUENDE Charles, „ „ SAFFRAY Auguste, „ - MOLINARD Octave, „ „ BERTRAND Louis, „ „ HUGUES Stanislas, BARLATIER Léon, „ GAG LIU Jacques, „ DUPIN Jean, „ „ 31MQN CéHar, 24 nov. 1914 Kusstraatoeck (Belgique) INFERNET LouiA,,,,, BIANC Victor, 28 nov. 1914 Woormzelle TARQUINO Pierre, JULLIAN Janin, „ 26 nov. 1914 AUTRAN Louis, „ 27 sept. 1914 Xivray ALLÈGRE Julien, „ 16 nov. 1914 Bischoote LECOMTE Victor, Caporal


RAVEU Marius, Sergent, 15 déc. 1914 Lombaertzyde BARTHÉLEMY Ls, 2* cl., BARELLI François, „ „ LAUTIER Emile, ,, „ PÉGORIER Jean, CUGGIA Joseph, „ „ VAQUIER Etienne, „ 19 déc. 1914 PAUPY Joseph, „ 15 déc. 1914 LIOTIER Charles, „ „ COUMES François „ „ MAS Louis, „ „ CONSTANT Alphonse, „ „ MATHIEU Jean, ARNAUD Aclrien, FREZIÈRES Louis, „ „ TROUMP Marius, „ CHAIX Hippolyte, „ „ FERRARI Vincent, „ 29 sept. 1914 Xivray BONIFACE Albert, St-Mor, 28 févr. 1915 Broussey AUDIBERT Lucien, 2e cl., 6 avril 1915 Jury .CARLOTTI Frois, Caporal, 9 avril 1915 Flirey LIAUTAUD Chles, 2e el., 17 mars 1915 Ansanville BONNERIE Jos., Caporal, 10 avril 1915 Flirey MORRE Joseph, 2e cl.,,, BflEGLIANO Arthur, „ „ PELLEQUIER Désiré, „ „ RIGAUD Arthur, „ „ MEUNIER Honoré, „ „ MARTY Joseph, Sergent, 14 avril 1915 ROUX Fernand, 2e el., 15 mai 1915 SOAVI Jean, „ 21 mai 1915 PONS Henri, „ 28 mai 1915 Sud du bois de la Hazelle VEYRIER Pierre, „ 27 mai 1915 MOLINIER Jean, yy GUAGLIA Jean, Yi RYCKEBUSCH Mei, Capl, 9 juin 1915 JUSTINESY Frois, GURJON Emile, 2e eL,,, GILLI Pierre, 25 juin 1915 CIANFARINI Jules, „ ROSSI Ange, „ 1eraoût 1915 JOUVEN Emile, „ 28 sept. 1915 EYCHENNE Fréd.,,, 2 oct. 1914 Rambrecourt MARIA Pierre. Caporal, 28 sept. 1914 AZAM Antoine, 2e el., 13 déc. 1915 Hazelle VALEZ Paul, „ 28 nov. 1914 ? Près Ypres SEYVON Léon, „ 28 août 1914 VIAL Louis, „ BESSON Jean, „ 25 mars 1916 Esnes GERBAL Alphonse, ,, „ ISOARDI Joseph, „ 29 mars 1916 BOREL François, „ TOMATIS Michel, Caporal, 26 mars 1916 MUSSO Alphonse 2e cl.,


DUFOUR Antonin, 2e el., 26 mars 1916 Esnes SIMÉONI Toussaint „ „ » POGGI Auguste, „ „ » GIORDAN Guillme, Sergent, „ POURRET Charles, „ „ » VINCENT Louis, „ 8 avril 1916 LÉON Henri, Caporal, 9 avril 1916 CAMOUS Honoré, 2e cl., 8 avril 1916 JULLIAN Fortuné, „ „ » GIBERT Célestin, „ 10 avril 1916 ROUME François, „ 11 avril 1916 BELLENDY Paul, Caporal, 8 avril 1916 ARIETTI Ernest, 2e cl., 11 avril 1916


Quatorzième Compagnie.

MAGNI Arnaldo, Sergent, 26 août 1914 Anglemont NIYIÈRE Adolphe, 2« cl., AMEDEO Pierre, „ GIRARD Marius, „ - 4 sept. 1914 Chipotte TALLET Emile, „ 17 sept. 1914 Moulin de Lajus VINCENTI Joseph, „ 27 sept. 1914 Xivray MARIOTTI Charles, Capl, 28 sept. 1914 >1

BAUDOIN Paul, 2e cl. PASCAL Marie, „ 29 sept. 1914 CELLI François, Caporal, „ ROLLAND Antoine, 2e cl., „ CAUVIN Pierre, BOURISSON Théod., SOULÉ Jean, „ 30 sept. 1916 PORTAL Pierre, „ 15 oct. 1914 CHABERT François, „ 17 oct. 1914 NATTA Nicolas, „ 22 nov. 1914 Woormezelle TURCHI Marco, „ 16 déc. 1914 Lombaertzyde DUBOS André, „ „ BAZINETTE Georgs, FERRETI Hippolyte, „ „ PASTORELLO Jean, „ „

DEFRANCO François, „ ,i DUSSERT Fernand, Capl, 21 déc. 1914 PICENA Pierre, Il ROQUEBRUNE Jules, „ „ PASSERON Frois, 2e cl., GAUDINO Julien, „ „ ELDIN Emile, „ „ RIEUX François, „ „ PICCATO Etienne, „ „ CAUVIN Jean, NOVIS Emile, „ „ VIAL Samuel, „ „ GAILLARD Louis, „ „ BRUN Antony, „ „


JULLIEN Anaclet, 2° cl., 21 déc. 1914 Lombaertzyde FARGIER MariuF;, „ TOSTEN Louis, n „ PAYAN Rémy, „ „ MERCLE Cyrille, „ ,, CAGNOL Fortuné, „ „ TROIN Louis, „ MERLET Adolphe,,, „ HONORÉ Paul, „ „ PASTRÉ Adrien, , „ FOURNIER, Lucien,,, 9 ianv. 1915 Xivray BERETTA Dominique,, 21 révr. 1915 YI CORTICHIATTO, „ 16 mars 1915 yy BOÉ Etienne, „ 5 avril 1915 Flirey RENUCCI Alphonse, 6 avril 1915 1)

GUIGNE Clovis, COCARD Marcel, „ „ PELISSIER Victor, Capl, 9 avril 1915 JEAN Jean, „ „ PEYRIÈRE Jules, „ GORLIER Jean, „ „ CAILLE Alphonse, „ „ ASTRE Jacques, „ „ FOURÈS Louis, „ „ BÉRARD Alexandre, „ „ MARTIN Claude, Sergent, 10 avril 1915 VALGALIER Jules, Capl,,, GABER Joseph, 2° el., el POURPRE Camille, „ yy LANTERNO Robert, „ „ ,, LAGET Pierre, „ „ DUMAS Louis, „ BRUGAL Félix, HESMIOL Antoine, „ BOUCHIER Frais, Caporal, 20 avril 1915 ,, GOUNEAUD Ggos, 2° cl., PELISSIER Léon, •„,,' PEYROT Joseph, PERROT Pierre, ,, „ ,,

BOUDON Louis, „ MURGANTI Antoine, „ ,, FÉLIX Marius, „ „ PAULEAU Etienne, „ FALICON Maurice, Sergent, VERMIÈRES Noël, Caporal, ROUX Augustin, 2e cl., 28 avril 1915 ,, DEVÈZE Jean, 21 mai 1915 BESSIERES Henri, , 28 mai 1915 PRÉVOT René, „ 27 mai 1915 LACROIX Louis, „ 2 juin 1915 SOULIER Paul, „ ler juin 1915 SORBA Joseph, 13 juin 1915 BOUGEAREL Jean, „ COLLANGE Gabriel, , 20 avril 1015


MARTIN Jules, 2e cl-, 11 oct. 1915 Bois de la Hazellc BERTETTI Arthur,,,,, BOËT Bruno, 27 oct. 1915 MORINI Marius, „ 28 oct. 1915 ROUX Faustin, 29 nov. 1915 ROMANA Aimé, „ 20 déc. 1815 TARDIEU Marius, Sergent, 29 mars 1916 Côte 304 BEAUMONT Léon, Caporal, „ Bois Cauard SARRUS Alphonse, 2e cl., 25 mars 1916 BLANC Valentin, „ „ Esnes VENTRE Honoré, Caporal, 9 avril 1916 PERRIN Arthur, 2e el., VICARI Victor, CASTEU Victor.


Quinzième Compagnie.

2e cl., 26 août 1914 Anglement

VEYRET Firmin, Adjudant, „ GROHS Jean, Adjudant,,, CULIÉ Armand, 2e cl., „ GALZIN Louis, „ „ » ARNOIJX Gabriel, „ „ Y, BESSON Eugène, Sergent, 28 sept. 1914 Xivray LARUE Emile, 2e eL,,, RAFFOUR Jean, „ „ GUIRAL Georges, „ ,, PORTAL Siméon, „ LIGNIÈRES Louis, „ 29 sept. 1914 PESCHI Michel, Caporal, 11 oct. 1914 LAMBARD Adolphe, „ 30 sept. 1914 ANSIDÉI Ange, „ 17 oct. 1914 FIGHIERA Paul, SergLFier, 27 nov. 1914 Ypres TORRENTS Socrate, lre eL,,, ANASTASIE Pierre, „ 28 nov. 1914 GIACOBI Joseph, „ „ ,, YNÈS Félix, „ 15 déc. 1914 NOUGARET Marcel, „ 26 janv. 1915 Xivray CASTEL Louis, „ „ SAVEL Eugène, „ 13 févr. 1915 CORSO Isidore, „ 7 avril 1915 DOIZE Marcel, „ 10 avril 1915 Flirey BAILLE Henri, „ „ MAURIN Marcel, ,, „ BERTOLOTTI Jean, „ „ NEVISSAS Firmin, Adjudt, 10 mai 1915- Jury ALBOUY Jean, 2e eL,,, REYNAUD Antoine, „ „ Y7 BOLIER Pierre, „ 4 juin 1915 Noviant BÉRARD Alexandre, „ 14 juin 1915 Bois de la Hazelle BOUFIER Henri „ 27 juin 1915 LAUGIER André „ 26 juin 1915 JAMBON André, „ lerfévr.1915 MAGNAN Victor, Sergent, 26 juin 1915 BERTRAND Alfred, 2e cl., 9 sept. 1915 BARETY Marc, „ 26 oct. 1915 ROURE Sébastien, Sergent, „

AMBARD Marius, 2e cl., 4 déc. 1915


VIEL Antoine, 2e cl., 23 mars 1916 Esnes PEPINO Bernard, Sergent, 26 mars 1916 CARCENAC Justn, Caporal, 27 mars 1916 ROSSI Franco, 2e cl., 23 mars 1916 >7 LABOYRIE Martin, „ „ Y, DURAND Alfred, ROUBAUD Grille, CHALINDOR Louis, „ „ POGGI Pierre, Caporal, GREC Etienne, 2e el,,, RICHAUD Gabriel, „ 8 avril 1916 BERLAN René, „ 9 avril 1916 CHEVALIER Fernd, Adjudt, 10 avril 1916 '1 COLONNA Domin., 2e cl., 8 avril 1916 FILIPPI Don Jacques, „ 11 avril 1916


Seizième Compagnie.

SOUCHE Paul, 2e cl. 3 sept. 1916 Chipotte GAUDO Joseph, „ „ PAUL Joseph, „ „

ALESSANDRINI, „ „ GIRARD Charles, „ 27 sept. 1916 Xivray BIC Paulin, „ „ yy TIBLE Justin, „ „ GAILLEUR André Caporal, „ AUGIER Louis, Sergent, 28 sept. 1916 VERRION Pierre, Caporal, „ ENJALBERT Raph., 2e cl., „ BASINOTTI Antoine, „ „ AUDIGIER Henri, „ NEVIÈRE Isidore,,, „ „

PIERI Simon, yy LUCIANI Joseph, DOL Auguste, „ „ COSTE Auguste,,, „ ASTIER Louis, „ „ ISOARD Maxime, „ OLIVIER Jules, TOFANELLI Paul, BLANC Jacques, „ BARNOIN Rosé, SEASSEAU Marius, DALONIS Marius, „ MOLLIER Louis, , „ TOESCA Philippe,,, Woormezelle PIERRISNARD Jean,,, yy MARCEL Louis, „ 12 déc. 1914 PELLERAN Frais, „ 16 déc. 1914 Lombaertzyde.

RAINERI Jean, , GAUTHIER Albert, , „ TRAMONI Antoine, „ 17 déc. 1914, MAYOL Justin, „ 19 déc. 1914 DELTOUR Pierre, „ 8 déc. 1914 Woormezelle FLORY Pierre, 'Y GAY Léon, 16 déc. 1914 LORENZl Jean, Caporal, 17 janv. 1915 Xivray BARTOLI Hilaire, Sergent, 28 ianv. 1915 BIENVENU Léon, 2e cl., „ MANDIN Louis; „ 8 févr. 1915 SOULIER Raoul, „ 11 févr. 1915 f) MASSA Jean, , 28 févr. 1915 RAMONET Frois, NALIN Paul, „ "n LUCCIONI Eugène, Sergt,' 3 mars 1915


MILLET Jules, 2e cl., 14 avril 1915 Flirey COMTE Damien, „ „ LIONS Philippe, „ „ CLEMENTI Paul, NICOU Raphaël, GISCARD Marcel, CAVALLO Pierre, „ LAVIELLE René, „ MICHEL Emile, FORT Félix, „ „ CASTÉ Jérôme, „ „ MANDRILLE Jean, „ PARDIGON Louis, „ JOURDAN Louis, „ ILLY Albert, „ „ ESBALIN Régis, „ 20 avril 1915 JAUBERT qustave,,, „ LACHARRIÈRE Paul,,, POINTIS Maurice, „ VINCENSINI Paul, MOSCATELLI Hor, SAINT-MARTIN Mei, RANCE Mathieu, „ 10 Avril 1915 DAVID Albert, „ 15 Avril 1915 MATHIEU Vincent, Sergt, 20 Avril 1915 NEGROU Joseph, 2e eL,,, CARME Adolphe, „ 19 juin 1915 Hazelle CAYOL Paul. „ 28 sept. 1914 Xivray PÉGLION Michel, „ 26 sept. 1915 Hazelle BERTHOUZE Alex., FAREL Jean, REBOULET Louis, „ „ MARTIN Vincent, Sergent, 18 oct. 1915 PELLEGRIN Clémt, 2e el., 20 oct. 1915 LAUGIER Vincent BAILET César. „ 12 nov. 1915 SUBRIN Pierre, Sergent, 21 nov. 1915 ISNARD Marius, 2e cl., 24 mars 1916 Esnes 6 mars 1916 COLLOMP Laurent, „ 26 mars 1916 PONS Joseph, Caporal, REYMONET Gabl, 2e cl., 23 mars 1916 RIGOARD Pierre, „ 9 avril 1916 ,, SABADINI Paul, „ PIC Louis. ESQUISITO Ange, Sergent, PORRI Jean, 2e eL,,,


Première Compagnie de Mitrailleuses.

RASSEN Louis, 2e el., 20 avril 1915 Ansanville TREMOLET Georgs, 12 avril 1915 PONS Félix, „ 3 juin 1915 Flirey MIGNONE, AYMES Lucien, „ „ LIGORATI Jean, „ „ BARNEAUD Julien. Capl,,, VERNET Toussaint, „ 12 juin 1915 Hazelle LYONNET René, 2e el., 22 juin 1915 PERRIMOND Paul, , 26 juin 1915 LE BOZEC Vincent, 1er juill.1915 CHAVE Raoul, „ fi juill. 1915 LIENS Henri, 15 juill. 1915 SPERDUTO Jules, „ 21 juill. 1915 BARNOUIN Marcel, Sergt, 31 juill. 1915 DELMAS Louis, Caporal, 25 août 1915 MURRIS Joseph, 2e cl.. 10 sept. 1915 BERNARD André Caporal, 25 oct. 1915 BARRAL Jean, Sergent, l0rnov.l915 DURAND Marcel, 2c eL,,, RAYNAUD Elisée, „ „ CAUVIN François, Sergent, „ PEY Noël, 2e cl., 17 nov. 1915 DELEUSE Pierre, „ 29 mars 1916 LESCHI Jean, „ „ Esnes LAHARANNE Jos., Capi, OLIVE Julien, Sergent, „ MARCOU Philippe, 2e cl.,,, STRO M BONI Antoine, „ 9 avril 1916 Avocourt LAFONT Jean, Caporal, 4 avril 1916 1) AGNETTI Pierre, 2e cl., 24 avril 1916 17 CORNIL Germain, „ 10 sept. 1916 Cude RODIER Jules, lrecl. 27 févr. 19>7 Mézé LYSSANDRE Louis, Adjt, 16 mars 1918 Trosly-Loire


Deuxième Compagnie de Mitrailleuses.

PONS Félix, 2e cl., 28 mars 1916 Haucourt FOUQUE Raymond, „ 24 mars 1916 Malancourt AOTERRIEU André „ 15 août 1917 Œuilly AUBIN Eugène, Capitaine, 19 juill. 1918 Laval CHAMBON Jean, 2e cl., 26 sept. 1918 1> BERTRAND Henri, „ „ PATÉ Raymond, Caporal, „


Troisième Compagnie de Mitrailleuses.

LEY Gabriel, Mal des Logis, 3 juill. 1916 Œuilly CARDON Marius, 2° el., 11 août 1917 DUCHEMIN Georges, „ 15 août 1917 THÉRON Abel, Sergent, 16 août 1917

FAREL, René, 2° cl., „ PUJOL Paul, Sergent, 17 juill. 1918 Minaucourt BOISSET Joseph, 2e cl., 7 juill. 1918 Hans TOCAN Emile, „ 26 sept. 1918


Compagnie de Mitrailleuses de la 97e Brigade.

JURAIN Henri, 2e clàsse 3 octobre 1915 Bois de la Hazelle GRIMALDI Antoine, „ 22 novembre 1915 Jury BLANC François, 11 avril 1916 Avocourt RANC Eugène, » YUNG Eugène, „ 9 „ » CAUDAL Guillaume,,,,, » MOLINIER François, „ » BLANC Fortuné, 26 mars 1916 Malancourt MAZET Firmin, il avril 1916 Avocourt


LISTE DES OFFICIERS ET HOMMES décorés de la

LÉGION D'HONNEUR pendant la Guerre.

--+e+-

AUDIER Jules, Lieutenant JEGON DU LAZ) Lieutenant ALLIX Marius, Lieutenant JUDES Léon, Medecin-Major BASEVI Hugues, Capitaine LEBRUN, Capitaine BRONNER Frantz, Sous-Lieut. LARGEAU, Capitaine BRUCHET Norbert „ LAUZE R., Capitaine BRETON Georges „ LARIOTTE Félix, Lieutenant BERENI Antoine, Lieutenant LARGENTIER Aug., S.-Lieut.

BOURGEON Georges, Capit1,p LANDI Bernardin, Lieutenant CLEMENS, Chef de Bataillon MICHIÈRE Fernand, S.-Lieut.

DE CAVARLHO, Sous-Lieut. MIGNUCCI Etienne'" CADIÈRE Marius, Sous-Lieut. NATALI CliAUTARD Théod., Capitaine NIBOULIÈS, Capitaine CASALONGA Jules, Lieut. PARTIOT, Commandant CORDES Marie, Sous-Lieut. PIERI Ange, Sous-Lieutenant CASTA l'ierre, Lieutenant PUTOIS Emile, Lieutenant DELARUE, Lieutenant PERRIN, Capitaine DEPRAITÈliE ConRt., Capit. DU PAC MARSOLIÈS, LL-CI DELPONT Jean, Lieutenant PACCHIODO Noël, Sous.Lieut.

EMMANUELLI Jules, Capit. RIVAS, Lieutenant-Colonel FELCE J., Lieutenant RIHOUET Yves, Lieutenant FÉVHE Léon, Ch. de Bataillon RICCI Joseph, Sous-Lieut.

FRANC André, S.-Lieutenant RAOUX Albert Capitaine G RANGER, Capitaine SATURNI Georges, S.-Lieut.

GENSOLLEN Léon, S.-Lieut. VENTRE GALLE l'aul, Lieutenant VIGNE Marcel ,


LISTE DES OFFICIERS ET HOMMES décorés de la MÉDAILLE MILITAIRE pendant la Guerre.

--�-��)��

ARMAND Albert Sergent BARBIER Marius Clairon AGUILLENTI „ BALDIT Auguste, Serg.-Major.

ACCIARI L. Soldat BOUTIN Victor Soldat ALLÈGRE „ BUGUGNANI Sergent-Major ARNOUX Charles Caporal BIANCAMARIA SoldatjjTJ ANDRÉ Jean „ BODINO Georges Soldat ALPINI Adrien Sergent BAODINO Emile ANTOINE Emile Soldat BERNARD Aimé AICARDI Albert Sergent BONDIL Grille AITHERT Paul Soldat BISOTTO François ALFONSI Joseph Sergent BLANC Aimé AUBERY Henri Soldat BECH Paul AILLAUD Félix „ BOURGET Xavier „ ALBERTINI Joseph „ BOURGES Antoine Caporal ARMANTIER Léop. Sergent BASTELICA Domin. Sergent AVON Alphonse Soldat BRQGGI Jules Soldat ACHILLI Ange Sergent BRÉMOND Joseph „ AINESI Paul Adjudant BRUN Marius Caporal AGOSTINI Pierre, Cap'.-fourr. BARTHÉLEMY Louis, Soldat ALPHONSY Jules Soldat BANC Jean ANDRÉ Albert „ BRUNETTI Louis „

AUMONT Arthur „ BOISSET Cyprien Caporal ASTIER Jules „ BAILET Paul ADOIRE Louis „ BUONFILS, Sergent-fourrier AUDIFFREN Jean „ BUY Benoît Soldat AIGUIER François, Adj dl- Chef BONNEFOY Henri Soldat ALFONSI Sabien, Adjudant BRICE Jacques ARBAULT Pierre Soldat BERENGUIER Fréd.

AUDIGIER Henri „ BORGOMANO Ant. Caporal AUBRY Léon Caporal BOIT Louis Soldat ALLAVENA François, Soldat BRIONDE ABEL Augustin „ BRÉMOND Hilaire ANSIDEI Ange Caporal BELLOSI Etienne AUBERT Siffren Soldat BOUYSSAC Elie ARNAUD Adrien „ BRAHY AGOSTINI Paul „ BONNET Gaston Caporal ANTOINE Louis „ BARET Eugène Soldat


BRUN Félix Soldat CONSTANT Vincent" BEAUCHAMPS J.-B. „ CHARDON Maurice Sergent BOUCHET Isidore „ COMITI Joseph Caporal BARRET Georges „ CALLOT Louis Soldat BARBAROUX Phil. Sergent CRENET Antoine Sergent BOURRELY Aug. Soldat CONSTANT Claudius, Soldat BONNET Alexis „ CORNUT Firmin yy BRUN Alphonse „ CODOL Albert BROTTE Marius Caporal CONIL-COMBET BAY Marcel Soldat COURNILLE Franç.

BARBIER Raoul „ COLOMBET Marius BEAUMONT Louis Sergent CAVAROZ Jean BRUCCHINI Simon Soldat CAT Auguste BRETON Joseph „ CLERISSI BOVIS Ferdinand „ CHEVAU Louis BARIELLE Pierre Caporal CASABIANCA Charles BARLATIER Léon Soldat COLIN Pierre BARRAL Jean Sergent COMBRES Etienne Caporal BANAL Camille „ CARMAGNOLLES BRUN Léopold Soldat CARRIÈRE Jacques „ BARLAGUET Raoul „ CALMON Joseph Soldat BACCIOCHI Joseph „ CAZAUD Léon BARTHELEMY Sylvain „ CHÉRASSE Jean CASANOVA Jules Adjudant COUSIN Hipp.

CALVAIRE Henri Soldat CAMPET Joseph Sergent COLOMBANI Simon „ CAMBE F. Soldat COUTAT Camille „ DAVID Georges Caporal CARLOTTI Sergent-Major DAVID Emile Soldat COUDURIER Caporal DALVERNY Albert CHAYNE Paulin Soldat DALMASSO Joseph Caporal COMBES Louis „ DUBOIS Clovis Soldat CONSTANTIN Félix „ DUCROS Marcel CAMOIN André „ DELORD Mare CERVONI Pascal Adjudant DUTRONCY Claude CHANCEL Jean Soldat DUGUÉ Adelin CALAMET Gustave „ DE JEAN Martin CHRISTINI B. „ DEBRAY Hubert Sergent COURT Julien „ DONNET Marius CHAPON Léon „ DELAUMENIE Franç.

COSTE Séraphin „ DURY Claude Caporal CASANOVA Jean „ DAUNY Eugène CAPRA René „ DEL FIORENTINO CAMOUS Louis „ DUREL Pierre Caporal CHAUVIN André „ DONADEY André Soldat CHARMASSON G. „ DALMASSO Mathieu CASANOVA Ant. „ DELOUCHE Arnoud, Caporal CALVIN Félix „ DARDALHON Henri Soldat CALANDRIN Edd „ ESCOFFIER E.

CIANFARINI Ant. „ ELDIN Victorin Caporal CORNIHERE „ ETIENNE Louis Soldat CIAIS Emile „ ENJALBERT Ange CONSTANT Emile „ FABRE Antoine CHABAND Paul „ FOUQUES Eugène COUDOULET J.-B. „ * FERRAND Auguste


FARRAND Jules Soldat HUGON Achille Soldat FABRE Emile „ HABOUZIT Alexis FABRE Jean „ HUGUES Jean FIRPO René „ HINGRE Adelin FERRAT Marie „ HUGUES Edouard FABRE Louis Caporal ISTRIA Adjudant FAURE Alexis Soldat ISOARD Aug. Soldat FAYOLLE Henri IZERHN Jos.

FOURNIER Jules JOURDAN Pierre Sergent FERALI Paul „ JULLIAN Emile FÉLIX "JACQUES Léonce Soldat FANJAT Aug. » JEAN Félix FOUQUON Paul JALABERT Marcel FERRAND Fernand JANSELME J.-B.

FONDÈRE Louis Adjudant JEAY Jean FERRARI Antoine Caporal JACONY Clovis FLANDIN F. Soldat JULLIEN L. Sergent GARAGNON Soldat JANAVEL Louis >9 GROS Albert „ JOUBERT Joseph Soldat GUIGONIS Paul JUGE Alexandre Soldat GRATEROLLE KOPP René Soldat GROS J.-B. * LAPEYRE Fernand Sergent GOULON Jules „ LAN Vincent Soldat GIRARD Prosper Soldat LUCINI Aug. GROS J.-B. Caporal LASTRETO Victorin" GUIOICELLI DE MERCURY Soldat LAMBERT Paul GROS Louis LAMBEL Marius ,,' GILLES Cyprien Caporal LÉVESQUti Delphin Adjudl GIRAUD Joseph „ LAVÈNE Louis Soldat GACHE Henri „ LAFFITE Henri GROULIER Henri Soldat LECOMPTE Eugène" GARNIER Martin „ LAYET J.-B. Caporal GALINIER Guillaume „ LAGOUTTE Claude GARRONE Nicolas" LEGA Rene GUIEN Louis „ LONGPRE Henri - GUIGON Emile „ LAURE Mercure Caporal GRAVIER Marius „ LARUE Sylvain ,, GOUPIL Pierre „ LEMAIRE Georges Soldat GROS Mathieu „ LEGRAND François GRIMAUD Louis „ LAMBERT André G1TILMET Luc. „ LAVAIL Pierre GARCIN Aug. „ LAUTHIER Adolphe GRASSET Aug. „ MAESTRACCI Joseph Sergt GALTIER Léon Adjudant MICHEL Caporal GUINTRAUD Charles Sergent NAZAUDIER Franç. Soldat GUIGUES Paul Caporal NATTONE M.

GANICHOT Léon „ MATHA Henri GHILIONDA Fortuné „ MAHE Adrien CALLOIS Camille Sergent MANDRILLE Jean GOURDON Aug. Soldat MOUNARD Louis GINESTET Victor Caporal MAIANO J. GIRARD Jean Soldat MONCLARD Louis Soldat GENTES Ferdinand „ MARTIN Marius Sergent HOUSSEAU Adjudant MONTALRÉ Louis Soldat


NOÉ Eloi Sergent RAI Boniface yy NICOLIN Jean Caporal RAIBAUD Jean YI OLIVIER Louis Soldat RICHAUD Justin Sergent OURDAN Pierre ,,. RICCI André Soldat OLIVIER Léon „ REBOUL Léon ORSIN1 Don Pierre, Adjudant ROUSSET Marius OSMANE Eugène Soldat ROCASSERA Pierre Adjudt ORSI Ange Caporal RAYBAUD Charles Soldat PELLAS Caporal RASPAIL Louis PAULET Marius Soldat RUA André yy POLI Jacques Caporal RANDON Just PROVENSAL Joseph Adjudt RICCI Michel PINELLI Dominique Soldat RAOULT Alcindor Caporal PEGLION Joseph „ RAY Albert Sergent PALPANT Jacques „ RENAUD Alph. Soldat PARENTI Jean Caporal RACANIÈRE Alfred PERRISSOL André Soldat RUDELLE Joseph Adjudant PADOVANI Dominique „ RE COQUE Henri Sergent PÉTRY Marius „ REBOUL Simon Soldat PAUL Louis „ RAYNALDI Caporal PATRIARCHE Jules Adjudt ROA Jean Soldat PEYRE Paul Soldat SABLIER Gédétfn PORTE Oscar „ SERRI Joseph PELLISSIER Adrien „ SUZZONI Jean PAGÈS Albert „ SALINI Jean PERRIER Pierre „ SERRA Jérôme PONS Roger „ SANTI Louis PRADE Louis Soldat SIMON Aug. Soldat.

POUSSIGUE Louis „ SAUVAN Jules Sergent PAYOL André „ SAISSI André PETITPIERRE Jos. „ SIGAUD Pierre PIOCHELLE François „ SUSINI Jean Caporal PETITCOLAS Franç." SIMIAN Jean Soldat PEYRE Henri „ SANTARINI Paul GRAND Olivier „ SOMMER Théoph. ,, BENNET Etienne Sergent SALVARELLI Pierre PAULIN Pierre Soldat SAMSON Edmond PRUDHON Ferdinand „ SCHMITT Eug. PINATEL Félix Caporal SICARD François Sergent PREZIOST Paul Sergent SAUREL Emile Soldat PIGEYRE Bapt. Soldat TEISSIER Sergent PACCAUD CI. „ TOUCHE Pierre Soldat PESCE François Sergent TESTELIN Aug. PELISSIER Franç. Soldat TRAVIER Gratien QUARANTA Louis „ THABIUS Jean RACLE Paul Caporal THOMATIS Math. Caporal ROUX Gabriel Sergent TARDIEU Joseph Soldat ROMIEU Etienne Soldat TROUSSEAU Arthur ROUX Henri „ TURC Fern. REY Antoine „ TOSELLO François ROX Henri „ TROUMP Marius RESSEGUIER Alfred „ TIXIER Antoine ROBERT Edouard Caporal VERLAGUE Henri Clairon ROLLAND Léonce Soldat VÉRAN Marius Branc.


VITON Louis Sergent VIDAL Marcel Soldat WLAMINCK Adjudant VOLPELIÈRE Elie" VIALE Lucien Sergent VIVAT Elie Soldat VIGNE Henri Soldat VILVERT Benoît ,.

VAST Alph. Adjudant VILLARET François Adjudt VINCENT Ed. Soldat VERRINE Pierre Soldat VIALES Jules „ VILLARET Joseph Sergent VOUCHEY Jules „ VEST Ph. Soldat VINCENT Ernest „ ZANINI Antoine VALETTE Albert Sergent ZIZZI Louis VICTOR Aimé


TABLEAU DES CITATIONS à L'ORDRE DE L'ARMÉE pendant la Guerre

——

ANGELI Sergent-Major BALDIT Aug. Serg.-Major ALPINI Adrien Sergent BOUTIN Victor - Soldat ARNAL Georges" BRONNER Frantz S.-Lieut.

AULOIS L. Capitaine BRETON Maurice ALBERTINI Franç. Soldat BOUCHENY E. Caporal AVIS Marcel Sergent BOURG EY L. Capitaine ALLEMAN Bin „ BIANCAMARIA Serg.-Maior AZEMA Frédéric „ BASEVI Hugues Capitaine AGOSTINI Amédée Soldat BRICHET Norbert S.-Lieut.

ARMAND Albert Sergent BODINO Georges AGUILLENTI „ BAODINO Emile Soldat ACCIARI L. Soldat BERNARD Aimé ALLEGRE Soldat BRETON Georges S.-Lieut.

ARNOUX Ch. Caporal BOSC Paul Lieutenant ANDRÉ JEAN Soldat BARRE Charles Adjudant ANGELELLI Franç. Capit. BLANC Léon Sergent ANDARELLI Paul S.-Lieut. BOURGEON Georges Lieut.

ANTONINI Jourdan Sergent BRUN Louis Caporal ALIX Albert S.-Lieut. BAILLAYRE M. Chef de Bat.

ASTRUC Emile Adjudant BARBERIS Charles Soldat AUBIN Louis Caporal BÈS Chef de Bat.

ALTIER Lucien Sergent BARRAUD César Adjudant.

ALZIARI Jean-B. „ BARRAGUÉ Antoine Aspirant ALLEGRINI Joseph Sergent BELLOSI Emile Soldat BALDACCI S.-Lieut. BERTRAND Paul S.-Lieutn.

BARTHOLA Soldat BERENI Antoine Lieutenant BAUCHIN "BOREL Jean BENEZETIi „ BRUN Louis Sergent.

BONVIELLI „ BAUME Emile Lieutenant BRONNKR Adjudant BLANC Louis Soldat BURGUGNANI Serg.-Major BERENI Antoine Capitaine BLAISE L. Sergent CERVONI Sergt.-Major BONNERIE Joseph CALVAIRE Soldat BEL-AIDI-MOHAMED Soldat CUCCHI Joseph BOUCHIER Franç. Caporal COPPAZ Jules Paul Lieutenant BALAY Pierre „ COLOMBANI Simon Soldat


COUTAT Camille Soldat GALLIBERT Aug. Sergent CONSTANT „ GALTIER Léon S.-Lieut.

CARLOTTI Sergt.-Major GRISEZ J. Victor Capitaine COUDURIER Caporal GANTEAUME E. Soldat COULON Charles S.-Lieut. GAUBERT Clément Sergent CHAYME Paulin Soldat GENTY Arsène Soldat COMBES L. „ HERVÉ Georges Lieutenant CONSTANTIN Félix „ HOUSSEAU Adjudant CAMOIN André „ HYON Paul Soldat 'CERVONI P. Pascal Adjudant HENRIET Joseph Lieutenant CIGOGNINI Caporal IONETT Alfred Chef de Bat.

COURRECH Adjudant ISTRIA Adjudant CHOTAID Henri S.-Lieut. ISOARD Aug.

CLEMENS Albert Chef de Bat. IMHAUS Théod. Chef de Bat.

COFFANI Elie S.-Lieut. ICARD Paul Soldat COLONNA Ch.-Jean Caporal JEHAN CORNUT Firmin Soldat JEGON DU LAZ Lieutenant CHATAGNIER Jean „ JACQUES Leonce ,, CAILLOUX E. ,, JUDES Léon Méd.-Major CARLAVAU Casimir Aspirant JALABERT Jean Soldat CASTA Pierre Lieutenant JACQUET René Caporal DASALONGA Jules Capitaine KRIEG Robert Sergent CHALAUSONE P. Caporal KONIG M.

CHAIX Charles Lieutenant KRANCHER M. Soldat CADIÈRE „ LECOMTE Capitaine CUINAT J.-B. Caporal LAGARDE Aug. Chef de Bat.

DAVID „ LEBRUN Capitaine DAVID Emile Soldat LARGEAU ,, DOSSETTO B. „ LEYDET Germ. Aspirant DUBOIS Marcel „ LACOMBE Julien Caporal DELAPORTE F. H. Caporal LEGIER Lucien S.-Lieut.

DUPONT Pierre Soldat LABOUREL Eugène Soldat DELPONT Jean Capitaine LORSON M. Caporal DAVID Victor Caporal LABOUREL Eugène Soldat FELCE Jean-Ch. Lieutenant LACANAUD Pierre Lieutenant FÈVRE Léon Capitaine LOSSERAND C.-P. Soldat FABRE Antoine MIHIÈRE Fernand S.-Lieut.

FIESCHI Jean S.-Lieut. MILLOT Jules Capitaine FAREL René Soldat MEYNADIER Th. Lieutenant FAULET Gabriel „ MICHEL Caporal FONDÈRE Laurent Adjudant MAESTRACCI J. Sergent FOQUIN Roger Sergent MAZAUDIER Franç.

GUERINI Adjt.-Chef MATTONE M.

GAILLOT René Soldat MONNIER Alex GAILLEUR André Capitaine MACLE Fernand S.-Lieut.

GARAGNON Soldat MAIANO Antoine Soldat GROS Albert „ MONTABRE L.-Eug.

GUIGONIS Paul „ MUGUET Claude ,, GRATEROLLE „ MIGNUCCI Et. S.-Lieut.

GROS J.-B. MARTIN René GAUTHIER Léopold MULLER André GIROD Georges Sergt.-Four. MAS Raoul Sergent GIRARD Victor Capitaine MILLET Jean Soldat GILLAU Ulysse Sergent MAIRE Emile Soldat


MILLET Jean Soldat RINALDI J.-B. Soldat MOLLO Paul „ SORBIER Sergent MURAOUR L. S.-Lieut. SIMONCELLI Soldat NATALI Adjudant SANTINI 99 NOARO Jules Lieutenant SEGUINAUD J. Méd.-Maior OLIV A Pierre S.-Lieut. SABLIET Gédéon Soldat OLAGNON Joseph Caporal SERRI Joseph ., PIETRI Sergent STEFANAGGI R.-A. ye PEYRON Jean „ STEFANO Ambroise Caporal PERRIN Jean S.-Lieut. SEYRIÈS Henri S.-Lieut.

PUTOIS E. Lieutenant SEGUIN Alb.-O. S.-Lieut.

PERRIN E.-J. Capitaine SEGUIN Alb.-O. ,.

PELLAS Caporal SANTUCCI Ange PAULET M. Soldat DE SIGALDI R. Aspirant POLI Jacques Capitaine SCHMITT Eug. Soldat PROVENSAL J. Adjudant SANGLÉ Joannès PERAGALLO Franç. S.-Lieut. SOLDATI Jean Elie PAC DU MARSOLIÈS V-CI SARDA Achille py PACCHIODO Noël S.-Lieut. SEGANT M. Aspirant PORTES Albert „ SAMOUR Charles Soldat PESCE D. Sergent SALVETAT Pierre Sergent PENZ François Soldat TERRASSE S.-Lieut.

POUSSEL Etienne Caporal TADDEI Sergt.-Major PORTES Albert Lieutenant TUFFERI '-Soldat PIANNE L. „ TRONC Victor: Sergent PICARDI Albert Soldat TRABUC J.-P-D. Capitaine PUJOL Paul Sergent TADDEI Eug. S.-Lieut, PIE RI Ernest S.-Lieut. TISSIER Sergent PEZIER Jules Soldat THIERS Gaston Soldat PIERI Ernest S.-Lieut. TAFANI Ant. Caporal QUARANTA Louis Soldat TAULEIGNE L. Soldat QUENIN Marcel „ THADÉE Damien REISS Eug. Caporal VILLARET Soldat RIVAS Fort. 'C^ ommandant VÉRAU M. RACLE Paul Caporal VERGNE Fernand Sergent ROUX Gabriel Sergent VERAU M. Soldat RIGOLLET-DUPRÉ H. Capit. VITON L. Sergent RIHOUET Yves Lieutenant VIALE Pierre ROMIEU Et. Soldat VERGNE Jean S.-Lieut.

ROUX Henri WLAMINCK Adjudant RESSEGUIER Alfred" VIDAL Sergent REBOUL Casimir Caporal VENTRE S.-Lieut.

ROURE Sébastien Sergent VÈVE Gustave Caporal RA YN A UD Elisée Soldat VESCO Pierre Soldat ROBERT André Méd. aux, VARENNE Louis Lieutenant ROCASSERA Pierre S.-Lieut. VARENNE Raoul y) RIOLACCI Franç. Soldat WITZGALL Aug. Sergent ROUQUET Fernand Sergent VIGNAL Laurent Soldat 8SET Fernand „ ZUCARELLI Soldat ROUVE François Caporal


TABLE DES MATIÈRES

Préambule. Page 5 La Mobilisation Générale „ 9 Encadrement du Régiment au 15 Août 1914 ,, 10 Le Baptême du feu — Combat de Tagolsheim „ 12 Combats d'Anglemont , , .., , , „ 15 St-Benoît, le Col de la Chipote, Celles , 16 Carte du Combat de Tagolsheim „ 16 Carte du Combat d'Anglemont „ 17 Combats de Bouconville et du Bois de Géréchamp „ 18 Carte des Combats de Bouconville et de Géréchamp 20 La Guerre de Tranchées 1 re Période n 21 Campagne de Belgique.. , , ,' „ 23 Encadrement du Régiment 16 Février 1915 „ 26 Le Secteur de Flirey. „ 29 Carte de Flirey „ 32 La Guerre de Tranchées 2° Periode. , „ 36 Encadrement du Régiment 1er Janvier 1916 „ 41 Verdun „ 43 Carte de Verdun ,, 48 Les Vosges, , , ,, 50 Encadrement du Régiment 1er Janvier 1917 „ <63 Le Chemin des Dames „ 59 Carte du Chemin des Dames.. n 64 Le Secteur de Vauxaillon :,- 66 Encadrement du Régiment 1er Janvier 1918 ., - 67 Le Secteur de Fresnes. , , ., n 70 La Champagne, , , , .:. ,, 75 Attaque Allemande du 15 Juillet 1918 „ 79 Plan des tranchées de Champagne „ 80 La Contre-Offensive „ 81 Encadrement du Régiment 1er Septembre 1918 ,, 83 Offensive de Champagne „ 88 Carte de l'Offensive de Champagne „ 89 Le Secteur de l'Armistice „ 98 La Période d'Armistice : ,, 100 Encadrement du Régiment 1er Janvier 1919 ; ., ,, 102 L'Occupation en Prusse Rhénane „ 104 La Signature de la Paix „ 108 Conclusion. , 110 Encadrement du Régiment 1er Juillet 1919 ., .111 Officiers morts au Champ d'Honneur. „ 117 Hommes morts au Champ D'Honneur (Liste par Compagnie) „ 119 Officiers et hommes décorés : Légion d'Honneur „ 162 .:M édaille Militaire ,, 163 Croix de Guerre avec Palme" 168




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