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PLUMERIA ALBA PLUMERIA ALBA 551

sède les propriétés, croît clans les lieux arides et sablonneux.

Platycodon grandiflorum A. DC. (P. c/iinense Lindl. — Wahlenbergia grandiflora Sclirod.). — Cette plante, qui appartient à la famille des Campanulacées, croît à HongKong et,' d'après David, clans la Mongolie, le Kiangsi et les plaines du Petchili, cle la Mandchourie. Elle porte en Chine le nom de Ckieh keng. '

Sa racine, qui a été étudiée par Ch. Ford, et W. Crow (Pharm. Journ., 27 août 1887), se présente en fragments cle 5 à 9 pouces cle longueur, de 5/8 cle pouce d'épaisseur, blanchâtres, l'épiderme ayant été enlevé. Sur une coupe transversale, on voit un méditullium jaune, occupant les 3/4 du diamètre, entouré par une couche corticale brunâtre. Près cle la base de la racine, cette dernière est aussi épaisse que le méditullium, de couleur plus claire, et une ligne brune bien distincte forme la démarcation entre les deux.

D'après les marchands, ce rhizome vient surtout cle Szeehuen, cle Tientsin et du Kvvanasi.

C'est un médicament fort usité par les Chinois comme tonique, astringent, sédatif, vermifuge et carminatif. On le regarde aussi comme fort utile clans la dysenterie, le choléra, les affections nerveuses et pulmonaires.

Plumeria alba L.— Le Frangipanier blanc, Bois cle lait, Jasmine tree des colons anglais, le Tobaiba des Espagnols, croît daris les Antilles et appartient à la famille des Apocynacées. C'est un petit arbre cle 9 à 18 pieds de hauteur, rempli cle suc laiteux. Feuilles alternes, ovales oblongues, tomenteuses en dessous. Les fleurs disposées en cimes pédonculées sont blanches et odorantes. Calice petit, à 5 dents. Corolle gamopétale, dont les o lobes sont plus longs que le tube. Etamines libres, à anthères convergentes, non appendiculées à la base. Ovaire libre, à 2 loges pluriovulées. Follicules longs, comprimés. Graines oblongues, comprimées, munies d'une membrane larce, ovale, dentée.

Coinpodtion chimique. — L'écorce a été analysée rxin '1 Geuther [Archic. f pharm. (2),

,. L1'i P- 20]. Elle renferme un glucoside, l'agoniaaine L H O", qui cristallise en aiguilles soveuses,

lisibles a 155°, peu solubles dans l'eau, l'alcool,

e sulture de carbone, l'éther et la benzine, solubles aaiis les acides sulfurique et nitrique. Ces solutions sont jaune d'or, mais deviennent vertes en peu de temps. En présence des acides étendus et bouillants, jiDomadinc se dédouble en educose et en un corps amorphe qui n'a pas été étudié.

"ans le P. acutifolia, Oudeman a retiré du suc iiir * reSlne Vacide plumiérique C"H,DOs, crisî'„ , , ?S aiSullles microscopiques, solubles dans

eau bouillante, l'alcool, l'éther, peu solubles dans

Me i ■ 6 et le sulfure de carbone, fondant à 130°

et se décomposant. A la distillation sèche, il donne

leau, de l'acide acétique, et probablement de

l'aldéhyde cinnamique. En présence de la potasse en fusion il donne de l'acide salicylique.

Thérapeutique. — Le suc laiteux administré à l'intérieur, et à closes élevées, agit comme toxique irritant à la façon du suc des Euphorbiacées. A doses minimes, 0Sl',50 à O6"', 80, et sous forme d'émulsion il donne lieu à des évacuations bilieuses extrêmement abondantes, propriétés qui le font employer parles indigènes pour combattre l'hydropisie.

L'écorce cle la racine et celle du tronc sont un remède fort prisé pour combattre la blennorragie. L'écorce fraîche est réduite en poudre, et on met 60 grammes en contact avec 4 litres d'eau sucrée. On abandonne le tout au soleil pendant 4 jours, en ayant soin d'agiter le liquide de temps à autre. On administre ensuite un verre de cette macération, 4 à 5 fois par jour, en même temps que des boissons rafraîchissantes et émollientes. On pirescrit également des bains tiècles prolongés. Cette drogue agit tout d'abord comme purgative, puis elle porte son action sur l'appareil urinaire et arrête rapidement l'écoulement purulent.

On peut aussi faire, avec un litre de vin doux ou de bière et 30 grammes d'écorce, un oenolé dont on prend un verre 3 ou 4 fois par jour. Le Dr Grosourdy emploie l'extrait cle l'écorce à la close de 20 à 25 centigrammes par jour, en l'augmentant peu à peu, cle façon à la porter à 6 grammes environ au bout d'une semaine.

Le Dr A. José Amadeo, qui a passé en revue la matière médicale cle Porto-Rico,et auquel nous empruntons ces renseignements (Pharm. Journ., 21 avril 1888), dit employer la formule suivante avec le plus grand succès clans la blennorragie :

Ecorce do plumeria alba 15 grammes.

Racine de cynosurus sepiarius. 30 —

Aristolochia"triloba ^4 —

Eau bouillante. 500 —

Pour une infusion dont on prescrit un verre 5 à 6 fois par jour.

Cette plante, mélangée à un certain nombre d'autres, est employée contre la syphilis, et les indigènes l'estiment beaucoup pour ses propriétés altérantes et dépuratives. La clécoction de l'écorce est un puissant antiherpétique, et modifie rapidement les ulcérations syphilitiques. En résumé, le P. alba mérite rfêtre l'objet d'une double étude chimique et thérapeutique.

Le P. rubra L. ou Franchipanier rose présente les mêmes propriétés. Les fruits sont mangés aux Antilles, comme les précédents, sous le nom cle Franchipanes, parce qu'ils ont une saveur rappelant un peu celle cle nos Franchipanes. Le suc laiteux du P. drastica Mart. (Tiborna au Brésil), est employé dans les provinces de Minas, Bahia, Pernambuco, comme drastique. On l'emploie frais et avec du